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63
MINISTERE DE L’ACTION SOCIALE BURKINA FASO

ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE Unité - Progrès - Justice









RAPPORT DE SUIVI DE LA POSITION

COMMUNE AFRICAINE

"UNE AFRIQUE DIGNE DES ENFANTS"









Juillet 2007









1

LISTE DES SIGLES ET ABREVIATIONS





: Aide à l’Enfance Canada

AEC

ACDI : Agence de Coopération et de Développement International

AEJT : Association des Enfants et Jeunes Travailleurs

AEMO : Action Éducative en Milieu Ouvert

AES : Action pour l’Enfance et la Santé

APEE : Association des Parents d’Enfants Encéphalopathes



APRODEB : Action pour la Promotion des Droits de l’Enfant au Burkina Faso



ATD : Aide à Toute Détresse



BICE : Bureau International Catholique de l’Enfance



C.N.C. : Commission Nationale de Codification



C.P. : Code Pénal



C.P.F. : Code de Protection de l’Enfance



CADBE : Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant



CCEB : Concertation des ONG et Associations Actives en Education de Base



CDE : Convention relative aux Droits de l’Enfant

CDV : Conseil de Dépistage Volontaire



CEBNF : Centres d’Éducation de Base Non Formelle



CEDEF : Convention sur l’élimination de toutes les Formes de Discrimination à

l’égard des Femmes



COBUFADE : Coalition au Burkina Faso sur les Droits de l’enfant





CONASUR : Conseil National de Secours d’Urgence et de Réhabilitation



CREDO : Organisation Chrétienne de Secours et de Développement

CRIN : Child Rights Information



CRS : Catholic Relief Service



CSLP : Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté



DEI : Défense Internationale des Enfants



DEP : Direction des Etudes et de la Planification





2

DPEA : Direction de la Protection de l’Enfant et de l’Adolescent



Enquête Burkinabé sur les Conditions de Vie des Ménages - Institut

EBCVM-INSD :

National de la Statistique et de la Démographie



EDS : Enquête Démographique et de Santé



FDC : Fonds de Développement Communautaire



FESPACO : Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou



FONAENF : Fonds National d’Appui à l’Alphabétisation et à l’Education non Formel



Gesellschaft Fuer Technische Zusammenarbeit (Coopération

GTZ :

Allemande)



IBFAN : International Baby Food Action Network



INSD : Institut National de la Statistique et de la Démographie



IPC : Initiative Privée Communautaire



IPEC : Programme International pour l’abolition du Travail des Enfants



ISPCAN : International Sociéty for the Prevention of child Abuse and Néglect



J.O. : Journal Officiel



LUTRENA : Lutte contre le Trafic des Enfants





MASSN : Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale



MATD : Ministère de l’administration Territoriale et de la Décentralisation



MDE : Monde digne des enfants



MEBA : Ministère de l’Enseignement de Base



MGF : Mutilations Génitales Féminines



MICS : Enquête à Indicateurs Multiples



MSF : Médecins Sans Frontières



MTSS : Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale



O.S.C. : Organisation de Société Civile



OEV : Orphelins et autres Enfants Vulnérables



OIT : Organisation Internationale du Travail









3

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement



OMS : Organisation Mondiale de la Santé



ONG : Organisation Non Gouvernementale



Organisation des Nations Unies de Lutte contre le Syndrome de

ONUSIDA :

l’Immuno Déficience Acquise



OSEO : Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière



OUA : Organisation de l’Unité Africaine



PAM : Programme Alimentaire Mondial



PAN : Plan d’Action National



PCIME : Prise en Charge Intégrée des Maladies de l’Enfant



PDDEB : Plan Décennal de Développement de l’Éducation de Base



PDSSN : Projet de Développement du Système Statistique National



PEV Programme Elargi de Vaccination



PNDS : Plan National de Développement Sanitaire



PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement



Programme Santé sexuelle, VIH/SIDA, Droits Humains, lutte contre le

PSV/DHTE :

trafic et les pires formes de Travail des Enfants



PTME : Prévention de la Transmission Mère-Enfant



RAJS : Réseau Africain, Jeunesse, Santé et développement au Burkina Faso



RAPPED : Réseau d’Action pour la Prévention et la Protection des Enfants en

Difficultés

SCF : Save the Children Found



SNU : Système des Nations Unies



SP-PAN /ENFANCE : Secrétariat Permanent du Plan d’Action National pour l’Enfance



TBS : Taux Brut de Scolarité



TNS : Taux Net de Scolarité



UE : Union Européenne









4

UNFPA : Fonds des Nations Unies pour la Population



UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance



VIH/SIDA : Virus de l’Immunodéficience Humaine

Syndromes de l’Immunodéficience Acquise









5

INTRODUCTION







ème

Lors de la 37 session de la conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'OUA tenue en juillet

2001, une position commune sur les enfants intitulée: « une Afrique digne des enfants » a été adoptée. Cette

position commune est composée d'une déclaration et d'un plan d'action. Ce plan d'action est un cadre

d'orientation qui définit les objectifs et donne les directives aux Etats membres pour qu'ils formulent leurs propres

mécanismes de mise en œuvre en fonction de leurs besoins et spécificités.



Cette Position commune de l'Afrique a contribué à l'élaboration et à l'adoption en 2002 du plan d'action,

"un monde digne des enfants" lors de la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations unies

consacrée aux enfants où 190 délégations nationales ont réaffirmé leur volonté de promouvoir et de protéger les

droits et le bien-être des enfants et se sont engagées à créer « Un monde digne des enfants ».



Pour faire l'évaluation à mi-parcours des progrès réalisés dans la mise en œuvre du plan d'Action la

commission de l'UA a élaboré un questionnaire qui comprend trois grandes parties. Il devra servir de guide aux

Etats membres pour faire leur rapport.



Le rapport du Burkina Faso s'inspire essentiellement du rapport initial sur la mise en œuvre de la

Charte Africaine des droits et du bien être de l'enfant, des 3ème et 4ème rapports sur la mise en œuvre de la

convention relative aux droits de l'enfant et du rapport sur la mise en œuvre du plan d'action « Un monde digne

des enfants », tous élaborés en 2006.



Il mesure les progrès réalisés par le Burkina Faso à travers des mesures prises pour atteindre un certain

nombre d'objectifs centrés sur la promotion d’une vie plus saine, l’offre d’une éducation pour tous, la protection

des enfants contre toute forme de violence, de maltraitance, d’exploitation, la lutte contre le VIH/SIDA et la

promotion de la participation des enfants et jeunes aux programmes de développement les concernant.









6

Identification :



Nom du pays BURKINA FASO

Ministère en charge des Ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale

questions de l’enfance



Adresses: 01 BP : 515 Ouagadougou 01



Tel; 226-50306880 / 226-50335389 / 226-50335390



Fax; 226-50316737 / 226-50318530

E-mail disa@fasonet.bf

Site WEB: www.action-sociale.gov.bf



Autres Ministères chargés des - Ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation

questions concernant les - Ministère des Enseignements Secondaires, Supérieurs, et de la Recherche

enfants Scientifique

- Ministère de la Promotion des Droits Humains

- Ministère de la Justice

- Ministère du Travail et de la Sécurité Sociale

- Ministère de la Santé



Structure chargée du suivi de Secrétariat Permanent du Plan d’Action National pour l’Enfance

la mise en œuvre des plans

d’action pour l’enfance

adresses: 01 BP : 515 Ouagadougou 01

Tel : 226-50364420 / 226-50484961

Fax : 226-50318530

E mail : infos@sp-panenfance.gov.bf

Site WEb www.sp-panenfance.gov.bf





Date 20 juillet 2007









7

Partie I :



Initiatives prises par le pays pour la sauvegarde des meilleurs intérêts de l’enfant dans tous les

domaines de développement.



Actions requises Exemples Situation dans

le Pays

1. Ratifier la Charte Africaine des - Année de ratification 8 juin 1992

Droits et du Bien-être de

l’Enfant

- Législation sur les enfants; -loi n° 38-2003/AN du 27

2. Mettre en oeuvre les mai 2003 portant

dispositions de la Charte définition et répression du

trafic d’enfant(s)

-la loi n° 43-96/ADP du

13 novembre 1996, issue

de la relecture en 1996

du Code Pénal a permis

la pénalisation des

mutilations génitales

féminines, des violences

physiques et morales,

des mariages forcés et

précoces, des violences

faites aux enfants telles

que l’exploitation

sexuelle, la vente, la

traite et l’enlèvement ;

-loi n° 13/96/ADP du 9

mai 1996 portant

orientation de l’éducation

a été adoptée ; elle

prévoit l’obligation

scolaire pour la tranche

de 6 à 16 contre 14 ans

précédemment.

- adoption de la loi N° 28-

2004/AN du 8 septembre

2004, portant

organisation judiciaire au

Burkina Faso, qui crée

les juridictions pour

mineurs.



- Législation sur la protection des -loi n° 19-61/AN du 9 mai

enfants; 1961 relative à l’enfance

délinquante ou en danger

qui régit la situation des

enfants en conflit avec la

loi



- Loi 33-2004 AN du 14

- Législation du travail etc. septembre 2004 portant

code du travail fixe l’âge

minimum d’admission à

l’emploi à 15 et fait des

pires formes de travail

des enfants une

interdiction absolue

8

3. Adhérer à d’autres instruments - Convention des Nations Unies Ratifiée le 23 juillet 1990

régionaux et internationaux sur sur les droits de l’enfant;

les enfants ou les ratifier



- Protocole additionnel à la

Convention des Nations unies contre

la criminalité transnationale organisée Ratifié le 28 février 2002

visant à prévenir, réprimer et punir la

traite des personnes, en particulier

des femmes et des enfants.(Protocole

de Palerme);

- Protocole facultatif à la Convention

relative aux Droits de l’Enfant Ratifié le 30 décembre

concernant la vente d’enfants, la 2005

prostitution des enfants et la

pornographie mettant en scène des

enfants;

- Le protocole facultatif à la

Convention relative aux Droits de

l’Enfant concernant l’implication des Ratifié le 30 décembre

enfants dans les conflits armés; 2005

- Convention No.182 de l’OIT

concernant l’interdiction des pires Ratifiée le 25 mai 2001

formes de travail des enfants et

l’action immédiate en vue de leur

élimination.

- protocole additionnel à la charte

africaine des droits de l’homme et Ratifié le 19 mai 2005

des peuples, relatif aux droits de la

femme en Afrique, adopté à Maputo

le 11 juillet 2003 sous l’égide de

l’Union africaine, dont l’article 5

interdit les Mutilations Génitales

Féminines (MGF) et l’article 6 les

mariages forcés

4. Légiférer et intégrer les - Législation sur les enfants; Idem 2

instruments internationaux

- Législation sur la protection des

dans les législations nationales

enfants;





- Législation du travail traduisant en

Code du travail relu en

actions concrètes la Convention No. 182

2004 dont l’article 148

de l’OIT sur les pires formes du travail

interdit les pires formes

des enfants, etc. de travail des enfants









5. Faire rapport sur la mise en Année de soumission de rapport(s) Rapport initial adopté en

œuvre de la Charte Africaine conseil des Ministres le

er

sur les Droits et le Bien-être de 1 Juin 2007 et transmis

l’Enfant en juillet 2007









9

6. Mettre en œuvre des - Création d’un ministère pour les Existence d’un ministère

interventions/programmes affaires des enfants; de l’Action Sociale et de

internationaux pour faire face la solidarité Nationale qui

aux problèmes des enfants a en charge la question

des enfants





- Bureau des enfants au ministère de

la santé ou de la promotion féminine; N’existe pas









- Médiateur pour le bureau des N’existe pas

enfants;









- Conseil national des enfants; N’existe pas







Le parlement des enfants

- Parlement des enfants; créé par décret 98-7 du

28 janvier 1998. Les

membres du parlement

sont élus par leurs pairs

pour un mandat de 3 ans.









Un Centre Hospitalier

Universitaire pédiatrique

- Hôpital des enfants, etc.

dénommé « Charles De

Gaulle » a été ouvert en

janvier 2001 pour la prise

en charge exclusive des

enfants de 0-14 ans.







Des mesures

- La protection sociale pour les administratives :

enfants, etc - la révision des

politiques, normes et

protocoles pour une

meilleure prise en charge

des enfants malades

- l’application de la

gratuité des soins

préventifs au profit des

enfants de 0-5 ans

- l’application de la

gratuité des soins

prénatals, avec

notamment la dotation de



10

carnets de santé, de

chloroquine et de fer

- l’application de la

gratuité des soins contre

le paludisme grave pour

les enfants de 0 à 5 ans







- Poste de police spéciale pour les N’existe pas

enfants.





- Tribunaux spéciaux pour les Adoption de la loi N° 28-

enfants 2004/AN du 8 septembre

2004,

portant organisation

judiciaire au Burkina

Faso, qui crée les

juridictions pour mineurs.

Sur les 19 juridictions

fonctionnelles, 2 sont

dotées d’un juge des

enfants et d’un tribunal

pour enfants.

La création des

juridictions pour mineurs

dans les autres

juridictions du pays est en

cours.





7. Prendre des mesures visant à La Direction de la

- Couverture multimédia des questions

habiliter les ONG, les Communication et de la

concernant les enfants;

organisations communautaires, Presse Ministérielle du

les organisations Ministère de l’Action

confessionnelles ainsi que la sociale s’occupe de la

société civile en matière de couverture médiatique de

droits/bien-être de l’enfant toutes les activités des

services du Ministère. Un

Site WEB du Secrétariat

Permanent du

PAN/Enfance (www.sp-

panenfance.gov.bf) fait

aussi une revue de

presse journalière sur

tout ce qui concerne

l’enfant

- l’édition par la Direction

de la Protection de

l’Enfant et de l’Adolescent

(DPEA/MASSN) avec

l’appui de l’UNICEF,

d’une revue trimestrielle

intitulée «Priorité Enfant».

Elle est reproduite en

3000 exemplaires et

ventilée aux différentes

structures de l’État et aux

partenaires. Elle traite de



11

différents sujets

concernant l’enfant

(Traite, maltraitance,

adoption, éducation, etc.).

- l’animation de revues

spécialisées par les

enfants dans certains

établissements

secondaires : exemple «

le petit Lassalien » du

collège Lassalien

Badénya, « la voix du

Viateur » du collège Saint

Viateur, Magazine

radiophonique Bibir

Radio, mensuel

« partenariat pour les

enfants » de Plan

Burkina, Caravane de

presse sur les droits de

l’enfant en 2005 et 2007





- Ateliers, séminaires et campagnes de Plusieurs campagnes de

sensibilisation au niveau local; sensibilisation sur les

droits de l'enfant sont

organisés à travers des

causeries, projection de

films émissions

radiophoniques, théâtres

forum par les services du

MASSN, le parlement des

enfants, les associations

et les ONG. A titre

d'exemple en 2005, les

services déconcentrés du

MASSN ont réalisé: 629

causeries, 63 ciné

débats, 56 émissions

radio, 189 services

conseils. On note

également des

sensibilisations en

langues locales à travers

les théâtres forum par

Plan Burkina. Entre 1999

et 2005 535 villages ont

été touchés

Le SP- PAN/ Enfance a

organisé 3 séminaires de

formations des leaders

religieux et chefs

coutumiers au profit de

131 personnes entre

2003 et 2005, et 3

conférences sur les droits

de l'enfants au profit de

168 Préfets, Maires et

agents d'état civil de

2005 à 2006.



12

- Organisation de cours de formation

Il n'y a pas de cours

sur l’identification des orphelins et des

spécifiques sur

enfants vulnérables, etc.

l'identification des

orphelins et autres

enfants vulnérables.

Néanmoins, au niveau

de la formation des

travailleurs sociaux

Il y a un module sur les

enquêtes sociales qui

leur donne des

compétences pour

l'identification des

orphelins.

8. Mettre en œuvre des - Mettre en œuvre des programmes Des actions de

programmes de vulgarisation inclusifs pour les enfants dans les zones vulgarisation et de

dans les zones difficiles reculées; sensibilisation sont

d’accès menées par les

Directions Provinciales et

les Services

Départementaux de

l’action sociale dans les

zones reculées avec

l’appui des partenaires

(Cf. point 7 ci-dessus)

Avec le projet « les

engagements nationaux »

il y aussi les

programmes : Une école,

un bosquet, une école

une latrine, une école un

forage





- introduire des programmes

d’encadrement des enfants, des -Le Programme National

programmes d’alimentation, d’Encadrement de la

d’alphabétisation et arithmétique de Petite Enfance règle ces

base, de déclaration des naissances etc. divers aspects avec

l’appui des partenaires

Techniques et Financiers



-Le Programme de

développement de

l'éducation de base

(PDDEB) comprend une

composante du

développement de la

petite enfance



-Le PAN/ enregistrement

des naissances va

permettre de toucher les

enfants dans ces zones.









13

9. Planifier et utiliser efficacement - Programmation multisectorielle Le cadre Stratégique de

l’assistance fournie par les pour des avantages multiples et lutte contre la Pauvreté

donateurs et les partenaires prenant avantage des autres prend en compte les

mécanismes tels que le DSRP et le OMD.

OMD etc. pour y intégrer les droits et Plusieurs stratégies

les problèmes des enfants; existent pour suivre les

progrès sur les cibles du

Monde Digne des Enfants

dont les rapports

annuels de suivi du

CSLP, des OMD.









Panier commun pour la

- Collaboration en réseau pour éviter le santé dans la mise en

gaspillage des ressources, les œuvre du Plan National

chevauchements d’actions et la de Développement

lassitude des donateurs Sanitaire (PNDS)

Compte d’Affection

Spéciale du Trésor

(CAST) comme Panier

commun de l’éducation

pour la mise en œuvre du

PDDEB ;

Le Fonds Commun

Genre (FCG) est

composé de 4

partenaires : UNFPA,

Ambassades du Canada,

du Danemark, des Pays

Bas financent ensembles

la lutte contre la pratique

de l’excision ;

Le Duo : Plan Burkina et

GTZ, interviennent

ensembles dans les

régions de l’est et du sud-

ouest pour la promotion

de l’abandon de la

pratique de l’excision ;



Mise en place de comités

nationaux de pilotage qui

mettent en œuvre les

plans d’action

(Enregistrement des

naissances, traite des

enfants, etc.)





- Coordonner et mettre en place des Le Comité National

mécanismes de suivi viables en vue chargé du suivi et de

d’assurer le suivi, le contrôle et l’évaluation du

l’établissement de rapports PAN/Enfance a été crée

à ces fins. Il est composé

de représentants des

différents départements



14

ministériels concernés

par les questions de

l’enfant, des partenaires

techniques et financiers,

ainsi que des ONGs,

associations et des

leaders religieux et

coutumiers œuvrant dans

le domaine de l’enfant



La COBUFADE (Coalition

au Burkina Faso pour les

Droits de l’Enfant), une

coalition d’ONGs et

d’associations nationale

qui est chargée de suivre

la mise en œuvre des

droits de l’enfant et

l’élaboration de rapports

alternatifs.









10. Mettre en place des - Département des enfants à l’office Il n’y a pas de

mécanismes appropriés pour la central des statistiques département des enfants

collecte de données à l’Institut national de la

désagrégées destinées à statistique et de la

l’analyse et à la recherche démographie (INSD).

appliquée aux droits et au bien-

être de l’enfant

- Département Statistique et Recherche Au sein de la Direction

au Ministère chargé des enfants des Études et de la

Planification du Ministère

de l’Action Sociale et de

la solidarité Nationale il

existe un service

Statistique et Recherche



- Observatoire des droits de l’enfant Il n’y a pas d’observatoire

aux niveaux national / régional pour national des droits de

évaluer les données; identifier des l’enfant

exemples de meilleures pratiques en

matière de droits/bien-être de l’enfant

et veiller à leur adaptation au contexte

national









15

Partie II



1. Quelles sont les mesures immédiates prises au niveau national pour mettre en

oeuvre la Déclaration et le Plan d’action y compris les faire mieux connaître et les

vulgariser?



Pour la mise en œuvre de la déclaration et du plan d’action, le Burkina Faso n’a pas pris de mesures

spécifiques. Cependant plusieurs autres mesures prises par le gouvernement permettent d’atteindre

les objectifs poursuivis par la déclaration et le plan d’action. Parmi elles on peut retenir :



 l’introduction des priorités d’actions définies dans des documents de planification, en

particulier dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) qui constitue pour

notre pays le cadre de référence de toutes les interventions en matière de développement.

Ces priorités ont été intégrées dans l’axe 2 du CSLP qui traite de l’accès des pauvres aux

services sociaux de base et la protection sociale (éducation, action sociale, santé, nutrition,

eau potable, assainissement, lutte contre le VIH/SIDA) ;





 l’intégration des objectifs définis dans différents plans sectoriels en cohérence avec le CSLP.

On peut citer entre autres plans :

 le plan décennal de développement de l’éducation de base (2001-2010) ;

 le cadre stratégique de lutte contre le SIDA (2005-2005) ;

 le plan stratégique de lutte contre le paludisme (2005-2005) ;

 le plan national pour la réforme de la justice (2002-2006) ;

 le plan national de développement sanitaire (2001-2010).



Les buts et les cibles de ces différents plans stratégiques ont été alignés avec ceux d’un

Monde Digne des Enfants (MDE) et partant avec ceux du plan d’action de l’Union Africaine.



Les processus d’adoption et de mise en œuvre de ces différents plans et programmes incluent

une large diffusion (ateliers de validation, adoption en Conseil des Ministres avec large diffusion à

travers les organes de presse), l’information et la mobilisation sociale de toutes les couches de la

société.





2. Les structures existantes sont-elles utilisées pour mettre en oeuvre la Déclaration

et le Plan d’action ou avez-vous créer de nouvelles structures?



Il n'y a pas eu de création de structures nouvelles. Les structures existantes ont été utilisées.



3. Votre pays a-t-il élaboré un Plan d’action national pour réaliser les droits des

enfants et mettre en œuvre des programmes à cet effet? Est-il axé essentiellement

sur les domaines prioritaires identifiés dans le Plan d’action? Dans l’affirmative,

décrivez succinctement le processus : les départements, les agences et les

partenaires concernés, le calendrier des activités, les modalités de financement,

les progrès réalisés jusqu’ici et les contraintes rencontrées.



Le Burkina Faso s’est doté d’un premier plan d’action national (1991-2000) pour réaliser les

droits des enfants et mettre en œuvre des programmes.

Un comité national crée à cet effet et composé des départements ministériels en charge de la

question de l’enfance, des partenaires techniques et financiers et de la société civile était chargé entre

autres missions de suivre, évaluer et de proposer des réajustements au plan d’action.

Le rapport de suivi du premier plan a été positivement apprécié et a fait l’objet d’une large

diffusion. Les recommandations de son évaluation ont abouti à l’élaboration du second plan qui attend

d’être adopté en Conseil des Ministres.









9

4. La Déclaration et le Plan d’action sont-ils utilisés pour guider vos Ministères dans

la formulation des programmes pour les enfants?

En ce qui concerne l’utilisation de la déclaration et du plan d’action pour la formulation des

programmes pour les enfants (confère réponse question n°1 partie II)





5. Quelles relations de travail avez vous établies avec les ONG, les organisations

régionales et les autres organisations dans la mise en œuvre du Plan d’action?



5.1 Au plan international et régional



Les alliances et coalitions de la société civile continuent de s’employer à tous les niveaux, en

partenariat avec les agences des Nations Unies, à promouvoir et à appuyer la campagne « Unis pour

les enfants, unis contre le sida ». La campagne vise à fournir un cadre axé sur les enfants pour les

programmes nationaux, notamment en matière de prévention de la transmission du VIH de la mère à

l’enfant, de traitement pédiatrique, de prévention de l’infection chez les adolescents et les jeunes, et

de protection des enfants touchés par le VIH/Sida et de soutien à ceux-ci. Il s’agit également de

mettre en place un dispositif de sensibilisation au Sida à l’échelle mondiale mettant l’accent sur les

enfants. A cet effet, une rencontre s’est tenue sur les enfants et le VIH/ SIDA à Dakar en 2006. Dans

le but d’une meilleure mobilisation de la société civile et une implication des Etats pour un passage à

l’échelle, un « appel à l’action » a été adopté. Enfin, les partenaires de l’OIT, en étroite collaboration

avec la société civile, oeuvrent depuis 2005 à l’élaboration de programmes d’action visant la

prévention du Sida et de l’exploitation économique des orphelins et des enfants vulnérables en

Afrique subsaharienne.



En Afrique, plusieurs initiatives régionales ont renforcé l’engagement pris et l’action menée à

l’échelon national dans les domaines liés aux objectifs du MDE. Une réunion de parlementaires

africains tenue à Dakar en décembre 2005 a permis d’examiner les moyens de mettre fin aux

mutilations génitales des femmes. Une rencontre internationale sur l’harmonisation des législations

nationales contre l’exploitation des enfants en Afrique francophone a eu lieu en mars 2002 à Bamako.

Le développement du jeune enfant a également été mis en relief à la conférence tenue au Ghana en

mai 2005. La lutte contre la traite des enfants a fait l’objet de plusieurs accords, aux plans bilatéral et

multilatéral. Le Burkina Faso a également organisé de grandes rencontres telles la réunion

spécialisée sur la traite et l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre, en novembre

2006. Il a participé aussi à plusieurs rencontres sur différentes thématiques : réunion spécialisée sur

la traite et l’exploitation des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre en Côte-d’Ivoire en 2002 et au

Cameroun en 2005 ; rencontres sur les OEV à Washington en 2005. Enfin, AfricaInfo (base de

données panafricaines sur le suivi des OMD et des objectifs énoncés dans le document « Un monde

digne des enfants » concernant l’Afrique) a été mise à jour en 2005.



5.2 Au plan national



Depuis 2002, des initiatives importantes de partenariat ont été prises ou renforcées avec les

partenaires techniques et financiers, les associations et ONG de la société civile et les communautés

à la base, notamment dans les domaines de la protection, de la santé, de l’éducation et du suivi

évaluation.



De nombreuses actions entreprises par le gouvernement, les ONG et les associations

nationales pour la protection de l’enfant bénéficient de l’appui de partenaires au développement, tant

au niveau bilatéral que multilatéral.



Ainsi, le SNU (à travers principalement l’UNICEF, l’UNFPA, l’OMS et la PAM) et l’UE appuient

les structures étatiques ainsi que les ONG et associations intervenant dans la protection de l’enfant.

La coopération avec la Suède, le Danemark, les Pays Bas et le Canada, a soutenu des actions

diverses de protection de l’enfant dont la promotion des droits de l’enfants, la lutte contre le trafic et le

travail des enfants et la mise en place d’un système d’information sur ce phénomène.



Le concours de partenaires tels que l’UNICEF, l’UNFPA, l’OMS, la Banque Mondiale, le FAD,

l’Allemagne, la Belgique, les Pays Bas, etc., a permis des avancés dans la mise en œuvre du PNDS

et de projets dans le domaine de la santé au profit des femmes et des enfants.





10

D’autres partenaires techniques et financiers sont actifs dans la promotion de la CDE, de la

CADBE et de la CEDEF, la concertation genre, l’éducation, la santé, la prise en charge des mineurs

et des femmes en conflit avec la loi, la lutte contre l’excision, la lutte contre les pires formes de travail

et la traite des enfants. Les principaux intervenants sont : Plan Burkina, OSEO, AXIOS, Population

Council, SCF/Suède, Terre des Hommes Lausanne, Prisonniers Sans Frontières, CREDO, Terre des

Hommes Italie, Save the Children Canada (AEC), Enda Tiers Monde, Congrégation des Sœurs de

Saint Gildas des Bois, ATD-Quart Monde, APEE, IPEC/OIT, ECPAT international, Défense des

enfants/Mouvement international (DEI), Bureau International Catholique de l’Enfance (BICE), ENDA,

International Society for the Prevention of Child Abuse and Neglect (ISPCAN), Child Rights

Information (CRIN), International Committee on Harmful Practices, Child Abuse Prevention Network,

APA, REMAR Burkina, Compassion international, Association Solidarité Jeunes, Association des

Enfants Jeunes Travailleurs (AEJT), Action pour la Promotion des Droits de l’Enfant au Burkina

(APRODEB), Croix rouge, MSF, WILDAF, FAWE, COBUFADE, AES, IBFAN, AFRICARE, CCEB,

ACDI, TINTUA, etc...



Au niveau des enfants et des jeunes, les principaux partenaires sont : le Parlement des

Enfants, l’AEJTB, le RAPPED, le RAJS.



6. Avez-vous inclus les activités relatives aux enfants dans vos documents

stratégiques pour la réduction de la pauvreté (DSRP)?

Des activités relatives aux enfants sont inclues dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.

C'est ainsi que l’élaboration d’un programme d’actions prioritaires de mise en œuvre du CSLP pour la

période 2006-2008 qui traite des questions relatives à la petite enfance et des enfants ayant besoin

de mesures spéciales de protection.



Ce programme prévoit :

- des efforts particuliers pour une diminution importante des taux de mortalité maternelle et

infantile et de la malnutrition des enfants de moins de cinq ans ;

- une augmentation de l’accès à l’eau potable surtout pour les ménages vivant en zone rurale ;

- la prise en compte des enfants vivant dans la rue, ceux victimes des pires formes de travail,

les enfants en conflits avec la loi, les orphelins et autres enfants vulnérables (OEV) .



7. Quel est le pourcentage du budget alloué au financement des activités prévues

pour les enfants et la mise en oeuvre du Plan d’action? Des ressources

financières sont-elles en train d’être mobilisées pour compléter le budget

national?



Il y a lieu de souligner l’absence d’une allocation budgétaire spécifique à la mise en œuvre

des droits de l’enfant. Tous les programmes et projets mis en œuvre par les différents secteurs

ministériels (santé, éducation, justice, eau, assainissement, transport etc.) profitent d’une manière

directe ou indirecte aux enfants. De plus, on note que l’éducation, la santé/nutrition (y compris la lutte

contre le VIH/SIDA), l’eau potable et l’assainissement, l’habitat et la protection sociale (protection de

l’enfance en danger, installation socio économiques des jeunes, etc.) qui ont d’importants

programmes pour les enfants sont considérés comme des secteurs prioritaires dans la mise en

œuvre du cadre stratégique de lutte contre la pauvreté.



Sur la période 2002-2005, en termes de crédits alloués aux activités des principaux

secteurs traitant des questions de l’enfant, on note un effort budgétaire considérable, passant de

130,7 milliards de F.CFA à 173,5 milliards, soit un taux de progression moyen de 9,9 % par an. Le

Burkina Faso a consacré en moyenne 22,4 % du budget national à ces secteurs . Le budget affecté à

l’enseignement primaire est le plus élevé mais reste encore faible (9,8% en moyenne). Celui de la

santé (6,8% en moyenne) est en dessous des normes de l’OMS (10%). Cependant, l’indépendance

vaccinale (paiement par l’Etat des vaccins réguliers du programme élargi de vaccination) est un

acquis pour le Burkina Faso. Les budgets accordés à l’enseignement secondaire (5,3% en moyenne)

et à l’action sociale (2,3% en moyenne) sont encore plus faibles . (Cf. Rapport sur la mise en œuvre de

un MDE).



En ce qui concerne la mobilisation des ressources financières pour compléter le budget

national, beaucoup de partenaires au développement appuient l’état dans la mie en œuvre de ses

politiques et programmes en faveur de l’enfant.



11

Au titre de la coopération internationale, beaucoup de partenaires au développement

appuient l’État dans la mise en œuvre de ses politiques et programmes en faveur de l’enfant

notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé. A titre illustratif, on peut signaler la

signature en 2005 de 6 conventions de financement de projets et programmes dans le domaine de

l’éducation et de la santé pour un montant total de 70 190 500 000 de FCFA financés par les Pays

Bas, la Suède, DANIDA, l’USAID, IDA, le Japon et la BAD (source : MFB/DGCOOP). En 2006, 7

conventions ont été signées avec la France, IDA et l’UNFPA pour un montant total de

40 320 554 989 F CFA au bénéfice de la santé, de l’éducation et de la culture.



Pour la période 1997-2008, 15 conventions ont été signées pour un montant total de

68 567 311 907 F.CFA. Cette somme a été mobilisée auprès de nombreux partenaires au profit du

MEBA (source : MFB/DGCOOP). Il existe aussi un programme de coopération Burkina FASO -

l'UNICEF tous les cinq ans. Le coût du programme 2001-2005 s'élève à 51 027 600 Dollars et celui

de 2006- 2010 à 74 245 000 Dollars.



Au titre de l’apport des ONGs on peut citer entre autres:



- Plan Burkina dont la situation de la coopération au cours de la période 1999-2006 se

chiffre à 51 924 470,52 de dollars US et couvre les domaines suivants :



i. Santé de l’enfant : 8 701 045,87 US$



ii. Eau potable : 9 252 297,68 US$



iii. Education et droits de l'enfant: 28 618 533, 20 US$



iv. VIH/SIDA: 2 400 472, 45 US$



v. Sécurité alimentaire : 2 952 121,32 US$



- AXIOS: environ 12 millions de francs CFA par an jusqu'en 2006pour son programme

d’appui au MASSN relatif à la prise en charge des OEV et à l’enregistrement des

naissances ;



- Aide à l’enfance Canada dont le budget 2002-2006 au profit des enfants est

2 848 648 813 dans les domaines suivants :



-Travail, trafic des enfants, enfants de la rue : 2 239 685 519 FCFA



- Lutte contre le VIH/SIDA : 263 942 260 FCFA



- Education de base : 224 818 334 FCFA



- Droits de l’enfant : 120 202 700 FCFA.



8. Mesures prises pour diffuser la Déclaration et Plan d’Action au niveau de la

société civile et du secteur privé en vue de les informer et de les encourager à

participer au processus de la mise en œuvre, et en particulier, à fournir l’assistance

et les ressources financières.



Aucune mesure spécifique n’a été prise pour diffuser la déclaration et le plan d’action.

Cependant depuis 1996 le Burkina Faso œuvre intensément à la protection et à la promotion des

droits de l’enfant à travers la mise en œuvre de la Convention Relative aux Droits de l’Enfant (CDE) et

de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant (CADBE).

Des structures créées à cet effet mènent des actions de plaidoyer et de mobilisation sociale,

sur toutes les questions en relation avec les droits de l’enfant.



A titre d’exemples on peut retenir entre autres :

- les rencontres statutaires du comité national de suivi du plan d’action pour

l’enfance



12

- le cadre de concertation de la santé ;

- le cadre de concertation de l’éducation (états généraux de l’éducation) ;

- le cadre de concertation interministériel sur la traite des enfants.









13

Partie III : Rapport sur les progrès réalisés en ce qui concerne la Position Africaine Commune – ‘’Une Afrique digne des Enfants’’



La colonne pour les indicateurs n’est pas exhaustive et les Etats membres ont toute latitude pour indiquer leurs propres expériences en ce qui concerne les

actions/activités entreprises.







Domaine Activités Indicateurs Résultats obtenus Contraintes / autres

commentaires

i) Fournir l’assistance et la i) Politiques, législation, Politiques – Législation La sécurité sociale ne

1. Amélioration de protection aux familles et au budget alloué pour assister la - la constitution touche que les salariés

la qualité de la vie système de famille élargie. famille (avantages sociaux) - le Code des Personnes et de la Famille dont la et ne concerne et la

vulgarisation a permis la création de Services famille nucléaire

Objectif : institutionnels de conseils aux familles sont créés

s’assurer que au sein du Ministère de l’Action Sociale et de la

chaque enfant Solidarité Nationale

commence bien la - Une politique nationale d’éducation à la vie

vie, grandit et se familiale mise en œuvre par le Ministère de

développe, dans un l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale vise

environnement qui l’harmonie des rapports entre les membres de la

lui permette de famille

développer son - Décret n° 85-529/CNR/PRES/MEF-SN du 29 Août

potentiel, 1985 portant création des garderies populaires a

d’acceptation, de contribué à promouvoir les structures de garde

paix, de sécurité et d’enfants

de dignité - Politique Sanitaire Nationale 2001/2010

- Zatu (Ordonnance) n° 86-005/CNR/PRES du 16

Janvier 1986, accorde aux enfants handicapés

des avantages sociaux

- Loi n° 015-2006/AN du 11 mai 2006 portant

régime de sécurité sociale applicable aux

travailleurs salariés et assimilés au Burkina Faso

- Politique Nationale d’action sociale

- Budget alloué aux familles démunies:entre 2003

et 2005 est de 358 000 000 FCFA

(DEP/MASSN)









14

ii) Assurer un développement et i) Existence d’un programme Il existe un plan national pour l’alphabétisation des

une croissance appropriés des d’alphabétisation des adultes; adultes, avec la mise en place d’un fonds national d’appui

enfants en assurant l’éducation et à l’alphabétisation et l’éducation non formelle (FONAENF)

en fournissant l’information sur la en 2002

santé aux familles, aux pourvoyeurs

de soins et à la communauté, ainsi ii) Taux d’alphabétisation des le taux brut d’alphabétisation des adultes s’est amélioré,

que les services de soins adultes; passant de 27,0% en 2003 à 28,4% en 2004 et à 30,5%

nutritionnels et de santé pour les en 2005 (Rapport de mise en œuvre 2005 du CLSP). En

enfants et pour le développement. 2004-2005, les moins de 15 ans représentaient 12,7% des

inscrits dans les centres d’alphabétisation;



iii)Taux d’accouchements Le taux d’accouchements assistés a progressé, passant

assistés, de 27,11% en 2003 à 34,08% en 2005 (DEP/Santé), soit

un gain de 2,3 points par an. En 2006, ce taux est de

38,3%.

iv) Taux de mortalité des Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a

enfants de moins de cinq chuté de 105,3 pour 1000 en 1998(EDS II) à 81 pour

ans; 1 000 en 2003(EDSIII),



- Insuffisance pondérale 37,7 % (EDS 2003) à 37,4%

v) Taux de malnutrition des (MICS 2006)

enfants de moins de cinq ans - Retard de croissance 39 % (EDS 2003) à 34,6 % (MICS

2006)

iii) Intensifier des programmes i)Existence de programmes - Le programme élargi de vaccination (PEV) prend en

renforcés et soutenus de d’immunisation contre la compte l’immunisation contre la rougeole et la

vaccination afin d’atteindre les rougeole et la polio; poliomyélite

objectifs des campagnes de

vaccination. Les journées ii) Taux actuel de - Les taux sont passés de 77,8% en 2004 à 88,1% en

d’immunisation doivent aussi inclure l’immunisation; 2006 pour la rougeole (DEP/Santé) et de 87,7% en 2004

des services de protection à 95,3% en 2006 pour le DTC3 selon la même source

maternelle pour permettre aux









15

mères de s’occuper de leur propre iii) Programme de soins aux - Programme maternité à moindre risque 2004-2008

santé en même temps que de celle familles; - Cadre stratégique de lutte contre la VIH/SIDA 2006-

des enfants. 2010

- Programme national de prise en charge intégrée des

maladies de l’enfant (PCIME) 2005-2010

- Programme de lutte contre les carences nutritionnelles

- Programme élargi de vaccination (PEV)

- Programme national de lutte contre le paludisme 2001-

2005

- Politique nationale de planification familiale

- Plan stratégique de santé des jeunes 2004-2005



iv) Taux de femmes - le taux de couverture prénatale (CPN2) a légèrement

bénéficiant de consultations baissé entre 2005 et 2006 63,3% et 61,2% (DEP/ Santé)

pré et post natales - le taux de couverture post natale était de 33,68 % en

2004 et 36,8 en 2006 (DEP/Santé)

v) Existence de coopération L’appui de l’UNICEF et de l’OMS a été essentiel dans la

avec les partenaires tels que conduite de campagne de sensibilisation. Le Ministère de

l’OMS, l’UNICEF etc. dans le la Santé collabore également avec d’autres partenaires

domaine de l’immunisation tels que DANIDA, IDA, US/AID, la BAD, Plan Burkina,

AXIOS, la Coopération Allemande, Belge, Pays-Bas,

l’Union Européenne et le Japon.





iv) Accroître le budget national i) Budget alloué aux soins de Au Burkina Faso, entre 2002-2005, le budget alloué à la

alloué au secteur de santé santé primaires Santé représente en moyenne 6,8 % du budget national,

primaire. Les gouvernements avec un taux de 11,7% pour la seule année de 2005ce qui

doivent s’engager à mobiliser des est en deçà des normes de l’UA (15%).

ressources locales et externes y

compris la sensibilisation des

communautés à l’établissement des

fonds spéciaux pour la santé pour

restaurer les services de santé

médiocres ou délabrés dans leurs

pays respectifs.



v) Etendre les soins de santé i)Taux actuel de soins 73 % (EDS 2003)

primaire pour inclure les services de prénatals;

santé en matière de procréation,







16

aux services d’accouchement sans ii)Taux actuel de soins post 36,8 % en 2006 (DEP/Santé)

risque et aux soins prénatals et natals;

post-natals, et mettre l’accent sur la iii)Taux actuel de mortalité - taux de mortalité maternelle 175,7 pour 100 000

réduction de la mortalité, de la maternelle et néo-natale; parturientes en 2005 (DEP/Santé)

morbidité maternelles et néo-

natales. Mettre en place de iv) Taux de morbidité -

nouveaux programmes de maternelle et néo-natals;

formation pour les pourvoyeurs de

soins de santé primaire pour rendre v) Programme de formation - Des programmes existent pour la formation des

ces services fonctionnels. existant pour les pourvoyeurs personnels de santé toutes catégories confondues à

de soins de santé; l’Ecole Nationale de Santé Publique et à

l’UFR/Sciences de la Santé



vi) Budget alloué à la santé Au Burkina Faso, entre 2002-2005, le budget alloué à la

Santé représente en moyenne 6,8 % du budget national,

avec un taux de 11,7% pour la seule année de 2005ce qui

est en deçà des normes de l’UA (15%).



vi) Intégrer les programmes pour le i) Décès dus au VIH/SIDA; 12 000 en 2006(ONU/SIDA)

VIH/SIDA, la tuberculose et les ii) Programme en cours sur la Un programme de prévention de la transmission

hépatites et les autres maladies transmission du VIH/SIDA de mère/enfant (PTME) 2006-2010 est mis en œuvre par le

infectieuses dans les services de la mère à l’enfant Ministère de la Santé. -

soins de santé primaire, en - Il existe également des programmes de prise en charge

particulier la prévention de la pédiatrique du VIH/SIDA

transmission du VIH de la mère à - On note aussi l’existence d’une politique de prise en

l’enfant. charge des enfants vivant avec le VIH notamment les

ARV au CHU Pédiatrique et dispensaire Saint Camille



iii) Décès dus à la - Tuberculose 14,3% en 2005 (DEP/Santé)

tuberculose, l’hépatite et les - méningite 13,3% (DEP/Santé)

autres maladies contagieuses



vii) Mettre en œuvre la Déclaration i)Taux actuel du paludisme Le paludisme représente à lui seul 40,2% des

et le Plan d’action d’Abuja 2000 dans le pays; consultations en 2006 contre 35,9% en 2005 (DEP/Santé)

pour « faire reculer le paludisme », 45,8 % des causes de décès (DEP/Santé 2006)

et observé le 25 avril de chaque









17

année comme Journée africaine de ii) Existence d’un programme Au niveau du programme national de lutte contre le

lutte contre le paludisme. de prévention; paludisme, le volet prévention est pris en compte :

- par l’utilisation des moustiquaires traitées aux

insecticides (MII)

- par la chimioprophylaxie

- par la sensibilisation des populations

iii) Existence de déclaration

sur la journée africaine de Célébration chaque année le 25 avril de la journée de lutte

lutte contre le paludisme contre le paludisme



viii) Assurer la sécurité alimentaire i) Pourcentage de la - la proportion d’enfants présentant une insuffisance

des familles et des communautés, population vivant au dessous pondérale modérée ou grave : 42,2% des 0-4 ans, soit

fournir l’éducation et l’information à du niveau minimum de 44,5% en zone rurale et 27,0% en zone urbaine;

temps ainsi que les compléments consommation d’énergie - la proportion d’enfants présentant un retard de

alimentaires, et améliorer les diététique; croissance : 44,5%, avec un taux de 46,8% en zone rurale

services de soins de santé pour et 29,7% en zone urbaine. (EBCVM-2003);

réduire la malnutrition. Promouvoir

des stratégies communautaires ii) Taux de bénéficiaires en -

pour le contrôle du statut IEC/CC Nutrition;

nutritionnel des femmes et des

enfants. iii) Existence de programme La surveillance nutritionnelle comprenant la protection

communautaire de contrôle contre l’avitaminose A dans les provinces les plus

de l’état nutritionnel des touchées, le traitement de réhydratation par voie orale, la

femmes et des enfants vulgarisation des sels de réhydratation par voie orale et la

complémentation en vitamines sont les principales

stratégies. Il faut noter le lancement en 2001 des journées

nationales de micro nutriments avec la distribution de

vitamine A dans toutes les provinces, y compris le fer

dans d’autres

ix) Renforcer les mesures pour i)Pourcentage recevant un L’EDS (2003) révèle que 33% des enfants de moins de

éliminer les troubles liés à la supplément de vitamine A; cinq ans ont reçu des compléments de vitamines A. En

carence en iode en 2005, les 2006, 67,1% des enfants de 6-59 mois avaient reçu une

troubles liés à avitaminose A et supplémentation en vitamine A, les 6 mois précédent le

l’anémie en 2010. MICS.



ii)Pourcentage de la -

population utilisant du sel

iodé









18

x) Renforcer les mesures pour i) Mesures prises pour - Création d’une Direction de l’Hygiène et de -Même si toutes les

améliorer l’accès à l’eau potable promouvoir l’éducation sur l’Assainissement au Ministère de la Santé, qui s’occupe conditions ne sont pas

ainsi que l’hygiène. Promouvoir l’hygiène dans la de la sensibilisation de la communauté sur l’hygiène et toujours réunies, le

l’éducation en matière d’hygiène communauté; l’assainissement (DHPES) gouvernement et les

dans les écoles et dans la - Education sur l'hygiène dans les structures partenaires travaillent

communauté. Faire participer les d’encadrement de la Petite Enfance étroitement pour

femmes à la planification, à - politique nationale en matière d'hygiène adoptée par le surmonter les

l’installation et à la gestion des gouvernement en 2004 et mesures opérationnelles prises problèmes de

systèmes d’assainissement et pour sa mise en œuvre; financement et de

d’adduction d’eau. - un programme national d'approvisionnement en eau coordination dans le

potable et assainissement a été approuvé par le domaine de l'eau,

gouvernement en 2006 et une feuille de route de mise en l'hygiène et

œuvre est opérationnelle. l'assainissement

-Le processus de

décentralisation en

cours est un facteur

important de succès et

de pérennisation

ii) Pourcentage de la En 2005, 72,5% de la population avait accès à une eau

population ayant accès à potable contre 69,2% en 2003 et 40% en 1990, soit un

l’eau potable; gain de 32,5 points en 15 ans. En 2006, la proportion

atteint 77,3% (MICS)

iii)Pourcentage de la Selon les données de l’EP III, le taux de latrinisation au

population ayant des Burkina Faso n’est que de 33,3% en 2003 (dont 83,8% en

installations sanitaires; milieu urbain et 20,1% en milieu rural). En 2006, il est de

36,9 % dont 94,1% en milieu urbain et 18,5% en milieu

rural (MICS).

- 35% des écoles au Burkina disposent d'une source

iv) Proportion d’écoles d'eau potable

disposant d’eau et - 54% disposent de latrines

d’installations sanitaires



xi) Elaborer un code d’éthique i) Situation de la législation en le code des personnes et de la famille en vigueur depuis

devant régir les comportements et vigueur sur la famille 1990

attitudes au sein des familles et de

la société.









19

2. Eradication du i) Recourir à tous les moyens i) Programmes existants sur -Le Cadre Stratégique de lutte contre le Sida 2006-2010

VIH/SIDA disponibles, y compris les valeurs la prévention du VIH/SIDA; comprend un volet prévention Insuffisance et faible

éthiques, morales et traditionnelles - Le programme d’appui au monde associatif et utilisation des services

Objectif : pour la prévention du VIH/SIDA. . communautaire (PAMAC) a au cours de l’année 2005 préventifs

L’Afrique doit œuvré à promouvoir le conseil de dépistage volontaire (insuffisances des

éradiquer le (CDV) sur toute l’étendue du territoire (source bilan 2005 services jeunes)

VIH/SIDA pour du PAMAC)

assurer les droits - le Programme Santé Sexuelle VIH/SIDA, Droits

des enfants à la Humains, lutte contre le trafic et les pires formes de travail

survie et au des enfants (PSV/DHTE) période 2004-2015 de la GTZ

développement ii) Améliorer l’accès au programme i) Programmes en cours sur - Des programmes de prévention de la transmission Insuffisance ou

pour la prévention de la la transmission du VIH/SIDA mère/enfant (PTME) 2006 - 2010 et de prise en charge absence de doses

transmission du VIH/SIDA de la de la mère à l’enfant; pédiatrique du VIH/SIDA sont élaborés et mis en œuvre pédiatriques d’ARV

mère à l’enfant, augmenter l’accès par le Ministère de la Santé pour la prise en charge

aux soins, au soutien et au des enfants etc.

traitement des mères infectées et

leurs enfants et échanger les ii) Programmes en cours et - Des programmes de prévention de la transmission Baisse de la prévalence

meilleures pratiques pour réduire budget alloué au traitement mère/enfant (PTME) 2006-2010 et de prise en charge du VIH/SIDA de 6,3 en

les transmissions. des mères et des enfants pédiatrique du VIH/SIDA sont élaborés et mis en 1999 à 2,01% en 2005

infectés; œuvre par le Ministère de la Santé (source DEP/Santé)

Absence de doses

- Budget total du Cadre Stratégique de Lutte contre le pédiatriques d’ARV

Sida 2006-2010 : 160,60 milliards de F.CFA pour la prise en charge

des enfants





iii) Nombre de femmes 1958 femmes dépistées séropositives en 2006 dans les

enceintes infectées par le structures sanitaires couverts par le PTME (Source

VIH/SIDA; DSF/Santé)



iv) Nombre d’enfants infectés; Selon l’ONUSIDA, en 2005, 350 000 OEV ont été

recensés dont 80 000 enfants infectés

v) Nombre d’enfants sous Selon l’ONUSIDA le nombre de PV/VIH sous ARV est On note une hausse

traitement passé de 1 116 en fin 2003 à 2 734 en fin 2004 dont 117 des enfants sous ARV.

enfants. En 2006 le nombre de PVVIH sous ARV est de

12842 dont 534 enfants (SP/CNLS bilan 2006)









20

iii) Soutenir les initiatives i) Législation, politique et Il existe :

communautaires visant à aider les programmes en vigueur pour - le Cadre Stratégique de prise en charge des OEV ;

familles et les communautés à vivre assister les orphelins et les - le Cadre Stratégique de lutte contre le SIDA ;

avec le VIH/SIDA et mettre en place enfants vulnérables; - un programme de prise en charge des OEV existe et est

des mécanismes pour la fourniture mis en œuvre depuis 2006

de soins alternatifs aux enfants Un forum sur la prise en charge des OEV est organisé

orphelins du SIDA et les enfants depuis 2004 chaque année avec les différents

vulnérables. Adopter des lois partenaires pour une concertation dans la prise en charge

appropriées relatives à la protection des OEV

des droits des personnes affectées ii) Législation ou politiques Le CPF règlemente les adoptions formelles. Mais les

par le VIH/SIDA et compris les sur les adoptions formelles, confiages d’enfants ne sont pas réglementés par la loi.

orphelins et les veuves. domestiques;

iii) Budget alloué à De 2002 à 2005, 626 millions de FCFA ont été déboursés

l’assistance aux familles et au profit de 20.881 enfants par le Fonds de prise en

aux enfants; charge des orphelins du SIDA



iv) Législation spécifique sur Les problèmes d’héritage des orphelins sont réglés par le

l’héritage des orphelins CPF.





iv) Renforcer l’information, i) Politiques, budget alloué à Un programme de santé des jeunes et adolescents (6 à

l’éducation et la communication la sensibilisation des jeunes 24 ans) pour la période 2004-2008 a été élaboré et mis en

pour et avec les enfants et les au VIH/SIDA et à la santé en œuvre par le ministère de la santé

jeunes pour les sensibiliser matière de procréation;

davantage au VIH/SIDA et ii) Disponibilité de Oui les contraceptifs sont disponibles. Il existe un plan Il existe des structures

promouvoir des attitudes positives contraceptifs stratégique de sécurisation des produits contraceptifs de gestion et de

envers les personnes affectées et 2006-2015. distribution des

réduire la stigmatisation et contraceptifs jusqu'au

l’exclusion. niveau communautaire

iii) Pourcentage de jeunes En 2006 120 000 enfants sont orphelin du SIDA

affectés par le VIH/SIDA; (ONU/SIDA)



iv) Nombre d’enfants chef de 33 enfants ont été recensés comme chefs de ménage à

ménage Ouagadougou et 90 enfants à Bobo Dioulasso (DRASSN

et DPASSN Ouaga et Bobo)



v) Promulguer et appliquer des lois i) Proportion des jeunes En 2006, 273 146 jeunes ont bénéficié des campagnes de

appropriées et des règlements connaissant les mesures de sensibilisation sur la prévention du VIH/SIDA dans 13

commerciaux internationaux pour prévention du VIH/SIDA; provinces du Burkina (SP/CLNS bilan 2006)

assurer l’approvisionnement en





21

médicaments à des prix abordables ii) Pourcentage de dépistage Une évaluation réalisée en mars 2006 dans 8 provinces

y compris les anti retro-viraux, la volontaire parmi les jeunes; dont le Kadiogo et le Houet qui a touché donc les 2

production des produits grandes villes du pays montre que 90% des jeunes savent

pharmaceutiques appropriés et la où se fait le dépistage volontaire et 77,5% ont déjà fait

mise au point de technologies leur test de dépistage.( SP/CLNS bilan 2006)

requises pour les soins et le iii) Programme de prévention Les programmes et services visant à prévenir et à traiter

traitement des personnes infectées en cours; les problèmes de santé touchant les adolescents sont au

par le VIH/SIDA. nombre de 4 : programme santé des jeunes du ministère

de la santé, programme SR de la coopération allemande

(GTZ), le programme jeunes pour jeunes de l’ABBEF et

les programme SSR de l’association des Sages Femmes

du Burkina.





vi) Promulguer et appliquer des lois i) Existence de législation en Le renforcement des soins de santé primaires par la mise

appropriées et des règlements matière d’approvisionne- en œuvre de l’initiative de Bamako, l’adoption de la

commerciaux internationaux pour ment des médicaments; politique de médicaments essentiels génériques, avec la

assurer l’approvisionnement en création de la Centrale d’Achat des Médicaments

médicaments à des prix abordables Génériques et des consommables médicaux (CAMEG),

y compris les anti retro-viraux, la ont permis l’amoindrissement des coûts et la disponibilité

production des produits des médicaments.

pharmaceutiques appropriés et la

mise au point de technologies ii) Disponibilité des Le nombre de centres de prise en charge des PPVVIH

requises pour les soins et le médicaments antiretroviraux incluant les ARV est passé de 3 en 2003 à 60 en 2006.

traitement des personnes infectées La proportion des districts sanitaires avec au moins un

par le VIH/SIDA. centre de traitement ARV est passée de 4% en 2003 à

65% en 2006. (SP/CLNS bilan 2006)



iii) Accessibilité financière des De bonnes perspectives sont ouvertes aux malades dans

populations aux ARV; le domaine des soins avec la réduction récente, dans une

fourchette de 38% à 96%, des prix des ARV.



iv) Pourcentage des -

subventions pour les

médicaments.









22

vii) Promulguer, le cas échéant, des i) Mesures prises pour Il est créé au sein du Conseil national de lutte contre le

lois pour veiller à ce qu’il n’y ait pas favoriser l’accessibilité et le SIDA un Fonds de prise en charge des malades et

de discrimination à l’école ou sur le maintien des OEV à l’école; orphelins du SIDA qui permet d’atténuer les

lieu de travail envers les enfants et répercussions des décès des proches sur les enfants.

les jeunes vivant avec le VIH/SIDA. Les personnes affectées sont prises en charge aux plans

psychologique, économique et financier ; Ce Fonds

appuie le ministère de l’Action Sociale et de la Solidarité

Nationale dans sa politique de prise en charge des

Orphelins et autres Enfants Vulnérables (OEV). Ainsi, les

orphelins scolarisés reçoivent une prise en charge des

frais et fournitures scolaires (de 2002 à 2005, 626

millions de FCFA ont été déboursés au profit de 20.881

enfants).



ii) Situation de la législation Au plan législatif, l’article 14 de la loi n°049-2005/AN du

en vigueur sur la 22 décembre 2005 relative à la santé de la reproduction

discrimination contre les interdit toute discrimination motivée par l’infection au

personnes vivant avec le VIH/SIDA et garantit la confidentialité dans les rapports de

VIH/SIDA. la personne infectée avec le personnel socio-sanitaire.



viii) Adopter une politique nationale i) Politique existante sur Cadre Stratégique de Lutte contre le Sida 2006-2010

multisectorielle sur l’impact du l’impact du VIH/SIDA sur le Cadre stratégique de Prise en Charge des OEV 2006-

VIH/SIDA sur le développement de développement de l’enfant; 2010

l’enfant et impliquer toutes les

parties prenantes. ii) Budget alloué à cette -

campagne

ix) S’assurer que les enfants i) Nombre d’enfants dans les Le Burkina Faso ne connaît pas une situation de conflit.

affectés par les conflits y compris situations de conflit affectés

les enfants réfugiés et déplacés par le VIH/SIDA;

sont inclus dans les programmes de ii) Programmes de prévention Il n’y a pas de camps de réfugiés au Burkina Faso

prévention et de réaction au existant dans les camps de

VIH/SIDA et que ces programmes réfugiés, etc.

sont considérés comme un élément

essentiel de tous les secours et

assistance humanitaire









23

Les gouvernements doivent : i)Mesures prises pour mettre - l’élaboration en 1999 de la lettre de politique éducative

3. Réalisation du i) S’engager, de nouveau, à réaliser en œuvre les objectifs de la pour entre autres amener le taux de scolarisation à 70 %

droit à l’éducation les objectifs de la Décennie de Décennie de l’éducation de et le taux d’alphabétisation à 40% d’ici 2010

l’éducation de l’OUA et à assurer la l’OUA (1997-2006); -la mise en œuvre du projet enseignement post primaire II

Objectif : coordination des Communautés (L’éducation pour pour réduire les disparités géographiques

L’éducation est un économiques régionales pour la tous;l’éducation des filles et - la poursuite de la campagne de mobilisation sociale pour

droit fondamental mise en œuvre efficace des des femmes;promotion de inciter les parents à inscrire les filles au secondaire;

qui permet à objectifs. l’éducation et de - l'élaboration d'un projet de construction de 18 foyers

chaque enfant de l’alphabétisation des adultes) pour jeunes filles pour soutenir les filles dans leur scolarité

développer au - la distribution de prix aux meilleures élèves filles;

maximum ses - le non paiement de la cotisation des parents d'élèves

potentialités. pour les filles nouvellement recrutées;

Le droit de l’enfant - l'octroi de bourses aux filles dans les dix provinces à

à l’éducation doit faible taux de scolarisation;

être assuré -la mise en place d'association de mères éducatrices dans

tous les établissements;

- la réalisation d'études sur les causes de la sous

scolarisation des filles

- l'offre de fournitures scolaires aux élèves nécessiteux;

- l’obligation faite depuis 2004 d’inscrire tout enfant en âge

d’être scolarisé qui se présente à l’école;

- le développement de l'enseignement supérieur privé : le

nombre des établissements de formation en BTS est

passé de 11 en 2002 à 19 en 2005;

- les reformes des programmes d'enseignement (maths,

physiques, français)

- la construction d’infrastructures éducatives et de

recherches (lycées professionnels, écoles de formation,

laboratoires de recherches),

-l’institution de cantines scolaires permettant une

fréquentation régulière et le maintien des enfants à l’école,

-la création des écoles satellites dans le but de rapprocher

l’école et l’élève,

-la création de centres d’éducation de base non

formelle(CEBNF) qui accueillent les enfants de 10 à 15

ans non scolarisés ou déscolarisés prématurément,

-la mise en œuvre du projet d’appui à l’éducation de base

et au renforcement des capacités (Education V) pour la

période 2005-2009,

-le projet ES /CEBNF pour la période 1996-2010,

-le programme alphabétisation/formation de la coopération

Suisse pour la période 2003-2006

-la création d’une Direction de la Promotion de l’Éducation

des filles au sein du Ministère de l ’Enseignement de Base 24

en 1996. Elle met en œuvre des plans d’action annuel

pour la promotion de l’éducation des filles ;

ii) Etre résolus à fournir une i) Législation en matière de -Loi n° 013/96/ADP portant loi d’orientation de l’éducation Elle connaît quelques

éducation de base de qualité, gratuité de l’éducation; adoptée en 1996, en son article 2, rend la scolarisation difficultés d'application

obligatoire, gratuite et universelle. gratuite et obligatoire de 6 à 16 ans mais des mesures sont

Les gouvernements doivent entrain d’être prises

mobiliser la communauté pour la rendre effective

internationale des donateurs et les dans le cadre de la

institutions financières telles que la refondation du système

Banque mondiale et le FMI pour éducatif

qu’ils s’engagent à soutenir la ii) Taux de scolarisation; Au primaire:

réalisation de cet objectif. - le taux brut de scolarisation est passé de 45% en 2001-

2002 à 57% en 2004-2005 puis à 66,5% en 2006-2007

dont 71,6% pour les garçons et 61,10% pour les filles;

taux net de scolarisation: 53,1% dont 57,3% pour les

garçons et 48,7% pour les filles.

(DEP/MEBA)

Au secondaire:

- le taux brut de scolarisation est passé de 15,55% en

2004-2005 à 16,42% 2005-2006 dont 19,39% pour les

garçons et 13,48% pour les filles;

- taux net de scolarisation 2005-2006: 13,33% dont

15,83% pour les garçons et 10,86% pour les filles.

(DEP/MESSRS)

iii) Les plans d’action en - l’adoption du Plan Décennal de Développement de

matière de scolarisation; l’Éducation de Base (PDDEB) en 2001.

- l’adoption d’un Plan Décennal de Développement de

l’Enseignement Post-Primaire pour la période 1996-2005,

suivi du projet Post primaire II 2006-2009.

- le programme décennal de développement des

enseignements secondaires et supérieurs (2005-2014)

iv) Pourcentage des - le taux brut d'admission est passé de 70,7% en 2004-

inscriptions à l’école; 2005 à 78,3 % en 2006-2007dont 83,2 % les garçons et

73 % pour les filles.

v) Budget alloué à - La part du budget de l’Etat à l’éducation de base a connu

l’enseignement; une évolution jusqu’en 2003 passant de 11,5 % en 1998 à

15,15 % en 2003 ; en 2005 elle était de 12,19 %.

- La part du budget de l’Etat aux Enseignements

Secondaire Supérieur et de la Recherche Scientifique qui

est passé de 6,6 % en 2001 à 6,1 % en 2003. En 2005,

elle était de 4,8 %









25

vi) Assistance reçue pour - La contribution des partenaires techniques et financiers

financer l’enseignement. se traduit par une évolution de l’assistance financière qui

est passée de 13,93 (milliers de franc) en 1999 à 18,38 en

2003.



iii) Etablir des partenariats avec des i) Existence de partenariat - De nombreuses activités en matière d’éducation et

fournisseurs informels, les pour réaliser l’enseignement d’alphabétisation ont été possibles grâce à la contribution

organisations de la société civile et gratuit et universel; financière de la Banque Mondiale, le Canada, les Pays-

la communauté pour réaliser Bas, l’UNICEF et le Royaume Uni, Catholic Relief (CRS),

l’éducation gratuite et universelle. le FMI, l’Union Européenne, l’A.F.D. et Plan Burkina

- D’autres partenaires techniques et plusieurs acteurs de

la société civile ont activement contribué à la mise en

œuvre de la politique d’éducation. Les plus actifs ont été

notamment l’OSEO, l’Association TIN TUA, l’ACDI, le

Projet Partenariat pour l’Education Non Formelle, le Projet

d’Appui à l’Education Nationale (PAEN), le Cadre de

Concertation des ONG et Associations actives en

Education de Base (CCEB), FDC.

ii) Décrivez les réussites Le Burkina Faso a certes accompli des efforts importants

remarquables ces dernières années pour donner aux garçons et aux

filles les moyens d’achever un cycle complet d’études

primaires. Les effectifs de l’enseignement primaire en

2005/2006 (1 390 571 élèves) ont connu une

augmentation de 54,3% par rapport à 2000/2001. De

même, le nombre de nouveaux inscrits au CP1 en

2005/2006 (305954 dont 45,1% de filles) a connu une

forte progression de 77,7% par rapport à 2000/2001. Dans

le même temps, le taux net de scolarisation (TNS) est

passé de 23,8% en 1990 à 36,5% en 2002, puis à 45,2%

(dont 43,8% pour les filles) en 2005, soit un

accroissement de 1,3 point par an sur la période 1990-

2005. Mais la progression est plus importante sur la

période 2002-2005, soit 2,2 points par an

-au secondaire, une augmentation du taux brut de

scolarisation qui est passé, en ce qui concerne les

garçons, de 13,68% en 1998-1999 à 15,70% en 2002-

2003; pour les filles et durant la même période, il est

passé respectivement de 8,52% à 10,38%, soit, pour la

période concernée, une augmentation globale de 11,42%

en 1998-1999 à 13,02% en 2002-2003 ;





26

iv) Relever d’urgence le défi de i)Taux d’inscription à l’école En 2006-2007

fournir une éducation appropriée et taux d ‘abandon de

adaptée aux besoins sociaux et scolarité. - Taux brut d’admission : 78 %

économiques nationaux, au niveau  Garçons : 83,2 %

de développement atteint tout en  Filles : 73 %

tenant compte des forces de la - Taux d’abandon de scolarité (primaire 2006-2007)

mondialisation. - Taux d’abandon du CP: 4,8 % dont 4,9% de filles

- Taux d’abandon du CE: 5,8 % dont 4,3% de filles

- Taux d’abandon du CM: 8,9 % dont 8,5% de filles

 Garçons : 4,7 %

 Filles : 4,9 %

(Source DEP /MEBA)



ii)Taux d’admission au En 2005-2006

secondaire - sixième (6ème)

Taux brut d’admission : 21,8 %

 Garçons : 9,5 %

 Filles : 18,9 %

- Seconde (2nd)

Taux brut d’admission : 7,3 %

 Garçons : 9,5 %

 Filles : 5,2 %

(Source DEP /MESSRS)









27

v) S’inspirer des nouveaux modèles i) Innovations en matière  -Les innovations en cours dans l’enseignement de base

d’éducation tels que la « nouvelle d’école de base sont : écoles communautaires de la Fondation pour le

école de base », devenue courante développement communautaire (FDC) ; les centres Banna

dans les Etats de l’Afrique de nuara de l’association TINTUA, les écoles du berger et de

l’Ouest qui met l’accent sur les la bergère de l’association Anal E Pinal ; les foyers

compétences et l’enseignement liés d’éducation et d’innovations pédagogiques pour

à la culture locale et aux valeurs adolescents de l’association Solidarité Internationale pour

morales, l’enseignement dans la le Bazèga.

langue locale ainsi que l’éducation - les écoles satellites ont été crées pour réduire la

civique. distance a parcourir par la jeune fille et consacre 50% des

effectifs aux filles.

- les centres d’éducation de base non formelle (CEBNEF)

accueillent les enfants de 10 a 15 ans non scolarises ou

déscolarisés pour les former et les initier à la production et

à l’exercice des métiers.









vi) Tenir compte des besoins i) Innovations pédagogiques L’institution des systèmes à double flux (les élèves sont

nationaux , des réalités, des en matière d’éducation répartis en deux (02) cohortes qui fréquentent

langues et des connaissances alternativement la même salle de classe) et multigrade

locales, des besoins spécifiques en (une même salle de classe comporte les deux années

enseignement des enfants ayant d’un même cours).

besoin de mesures spéciales, des Les écoles bilingues : elles commencent l’apprentissage

filles et des enfants des dans une langue maîtrisée par l’enfant.

communautés nomades, dans Les écoles intégratrices : elles permettent aux enfants

l’élaboration des programmes ayant un handicap de suivre les cours dans les même

scolaires et dans la fourniture de classes que les enfants normaux.

l’éducation.

vii) Renforcer et impliquer les - Mesures prises pour Il existe dans la majorité des établissements scolaires,

communautés dans la mobilisation l’implication des des associations de parents d’élèves et des associations

des ressources et la gestion des communautés dans de mères éducatrices. Ces organisations sont consultées

écoles, réexaminer le problème du la gestion des écoles pour toutes les questions importantes concernant la vie

personnel en raison des victimes du et la promotion de scolaire des élèves et des enseignants.

SIDA dans le système éducatif, l’éducation

examiner la rémunération des

enseignants et assurer la formation

continue des enseignants.









28

viii) Renforcer l’enseignement des i) Mesures prises pour Une stratégie e-éducation est en cours d'élaboration pour

sciences et promouvoir l’utilisation promouvoir l’enseignement faciliter le système d'enseignement à distance et

des nouvelles technologies de des sciences et l’utilisation l'utilisation des outils informatiques à l'école.

l’information ainsi que des des TIC Un plan d'action Internet est en cours et permettra

approches et des méthodes d'équiper toutes les écoles de formation des enseignants

d’enseignement et d’apprentissage avec l'accès à l'Internet

novatrices.

ii) Etat des programmes Au niveau du supérieur tous les étudiants ont la possibilité

scolaires existants-inclusion de se former à l'utilisation de l'outil informatique. La

de la science et des TIC plupart des lycées dans les grandes villes disposent d'un

point d'accès à Internet.

Une dizaine d'écoles primaires publiques disposent

d'outils informatiques. Plusieurs écoles privés ont intégré

la formation en informatique dans leurs programmes.

ix) Eliminer les disparités entre i) Pourcentage des filles Le taux d’inscription au :

garçon et fille dans l’éducation en inscrites à France école ; Primaire : 44,85 %

prenant des mesures spéciales Secondaire : 41,27 %

pour améliorer l’accès des filles à

ii) Taux d’abandon des filles Taux d’abandon des filles au primaire : 4,9 % en 2006-

l’école promouvoir leur participation

2007 (DEP/MEBA)

et les taux de maintien à l’école.



x) Renforcer les programmes de i) Existence d’écoles/centres Il existe seize (16) centres de formation professionnelle

formation professionnelle, introduire de formation professionnelle ; répartis sur tout le territoire

les compétences de base pour la

vie et créer d’autres possibilités de

formation pour les adolescents pour ii) Nombre de jeunes inscrits 139 950 jeunes inscrits dans ces centres dont 27,9 % de

leur permettre d’acquérir des dans ces centres de filles pour l’année scolaire 2004-2005

compétences d’aptitude à l’emploi formation ;

et pour le développement de la En 2006, une politique nationale de formation et

personne. iii) Existence de programme d’orientation professionnelle a été élaborée.

de post formation

xi) Assurer l’intégration de i)L’existence de modules sur L’introduction de l’EmP (Education en matière de

l’éducation à la paix, à la l’éducation à la paix, les Population), des droits humains, des droits de l’enfant

démocratie, aux droits de l’homme, droits de l’homme, le droit dans les programmes scolaires permet ainsi de prendre

aux droits humanitaires, à humanitaire, l’éducation en compte tous ces modules

l’éducation sexuelle, à l’éducation sexuelle, l’éducation à la

sanitaire et à la protection de santé, la protection de

l’environnement dans le système l’environnement inclus dans

éducatif. le système d’enseignement







29

i) Mettre fin à l’utilisation des i) L’âge formelle de A partir de 18 ans L’article 33 de la loi 9-

4. Réalisation du enfants comme soldats, démobiliser conscription dans l’armée ; 99 /AN du 16 avril 1998

droit à la tous les combattants âgés de moins stipule que seul peut

protection de dix huit ans et élaborer et mettre s’engager librement ou

en France des programmes de être appelé à servir

a)Les enfants réhabilitation et de réinsertion dans l’armée, tout

dans les sociale. Burkinabé âgé de 18 à

situations de 25 ans. De ce fait le

conflit et recrutement d’enfants

d’occupation est exclu

d’étrangère

ii) Nombre d’enfants de moins Néant Le Burkina Faso ne

de 18 ans engagés dans connaît pas de situation

l’armée, les bandes armées ; de conflits armés. Par

Néant conséquent, il n’a pas

Objectif : iii) Nombre d’enfants qui ont d’enfants recrutés ou

Donner plus de été démobilisés ; engagés

soins et protection volontairement dans les

aux enfants afin forces armées ou qui

d’atténuer les iv) Etat des services existants Néant prennent part aux

impacts pour assurer leur rééducation hostilités. Il n’y a pas

dévastateurs de la et leur intégration sociales non plus d’enfants

guerre. démobilisés et

réintégrés dans leur

communauté ou

victimes de conflits

armés.

ii) Protéger les enfants soldats i) Mesures prises pour Néant

contres les châtiments, les protéger les enfants soldats

exécutions sommaires, les ainsi que les anciens enfants

détentions arbitraires, la torture et soldats

d’autres actions punitives en

utilisant les dispositions de la

Charte africaine des droits et du

bien-être de l’enfant et de la CRC



iii) Protéger les enfants contre les i) Nombre d’enfants victimes Deux (2) cas vers la France de 1999 à 2006

enlèvements et mettre un terme à d’enlèvement ;









30

leur utilisation comme esclaves ii) Législation contre les - Le Burkina Faso a adhéré à la convention sur les

enlèvements aspects civils de l’enlèvement international d’enfants du

25 octobre 1980 par décret 92-54 du 12 mars 1992

- les dispositions législatives sur le plan national

concernent les articles 398 à 405 du Code Pénal relatifs à

l’enlèvement et à la non représentation de mineurs

iv) Empêcher le commerce illicite i) Mesures prises pour Toute acquisition d’armes est soumise à une procédure

des armes légères et de petit empêcher le trafic illicite des administrative sanctionnée par un permis de port d’armes

calibre au niveau national et armes légères et de petit

international. Instituer des calibre.

partenariats avec la société civile

pour prévenir l’acquisition illicite des

armes ainsi que dans les

campagnes de sensibilisation et

dans le suivi de la politique du

gouvernement



v) Assurer une protection spéciale i) Programmes en cours dans Le Burkina Faso n’a de camp de réfugiés Il existe une

et l’accès à l’aide et aux les camps de réfugiés pour commission nationale

programmes humanitaires en protéger et éduquer les pour les réfugiés qui

faveur des enfants réfugiés, des enfants ; veille a ce que tous les

enfants traumatisés, des enfants enfants r réfugiés au

déplacés et des enfants en situation Néant Burkina soient identifies

de post-conflit ii)Budget alloué à ces et scolarises avec le

programmes. concours du HCR. Une

ONG appelée CREDO

prend également en

charge les soins de

santé et les frais de

scolarité des enfants

réfugiés

vi) Eliminer la menace que sont les i) Ratification de la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de

mines terrestres et autres engins Convention d’Ottawa sur les la production et du transfert des mines antipersonnel et

non explosés, en assurant le mines terrestres ; sur leur destruction, Oslo le 18 septembre 1997 (ratifiée

respect de la Convention d’Ottawa par décret 98-344 bis du 3 septembre 1998, J.O.BF. du 10

par tous les Etats parties, en septembre 1998).

élaborant des programmes pour le

déminage et des programmes de Loi N°2001-180 du 2 mai 2001 portant interdiction des

réhabilitation des survivants en mines antipersonnel au Burkina Faso (J.O.BF. du 17 mai

consultation avec les communautés 2001).

touchées et les militaires



31

ii) Nombre de victimes des Néant

mines terrestres ;



iii) Existence de programme Néant

de déminage et de

réhabilitation des survivants





vii) Veiller à ce que les Etats i)Adhésion et mise en œuvre Conventions de Genève du 12 août 1949 relatives au

membres réaffirment leur du droit international traitement des victimes de guerre (ratifiées par le décret

engagement en faveur du droit humanitaire et des Chartes et 61-551 du 20 décembre 1961, J.O.RHV. du 30 décembre

international humanitaire et des Conventions continentales et 1961)

Chartes et Conventions internationales. - la création d’un comité interministériel sur les droits

Continentales et Internationales humains et le droit international humanitaire par le

Ministère de la Promotion des Droits Humains





viii) Encourager les Etats membres i)Ratification du Statut de Statut de Rome de la Cour pénale internationale, adopté à

à ratifier ou accéder au Statut de la Rome ; Rome le 17 juillet 1998 (ratifiée par décret 2003-675 du 31

Cour pénale internationale de décembre 2003, J.O. BF. Du 15 janvier 2004)

Rome comme initiative en vue de la

poursuite des auteurs de crimes de ii)Nombre des auteurs de Néant

guerre et de mettre fin à l’impunité crimes de guerre qui ont été

des crimes contre les enfants. poursuivis.







ix) Renforcer la capacité des i)Politiques pour inclure les Néant

organisations et groupements droits des enfants dans les

intergouvernementaux, régionaux et accords de cessez le feu et

sous-régionaux à traiter de façon de paix ;

appropriée les droits des enfants

lors des négociations de cessez le ii)Inclusion des droits des Un module de formation sur « les droits de l’enfant avant,

feu et d’accords de paix. enfants dans les programmes pendant et après les conflits armés » est administré dans

de formation des soldats de toutes les écoles de formation des militaires depuis 2003

maintien de la paix.









32

x) Veiller à ce les Etats membres i)Etat de la protection des -Convention relative au statut des réfugiés, adoptée à

réaffirment leurs engagements en réfugiés. Genève le 28 juillet 1951 et protocole relatif au statut des

faveur de la Convention relative au réfugiés faits à New York le 31 janvier 1967 (ratifiés par

statut des réfugiées de 1951 et de décret 74-166 du 30 mai 1974, J.O.RHV. du 19 juillet

son Protocole de 1967 ainsi que de 1974)

la Convention de 1969 régissant les -Zatu an V 28 du 3 août 1988 portant statut des réfugiés

aspects propres aux problèmes des (J.O.BF. du 4 août 1988, p. 679).

réfugiés en Afrique. - décret 94-55 du 10 février 1994 portant application du

statut de réfugiés



b) La protection i) Procéder à un examen exhaustif i)Examen exhaustif apporté à Le Burkina Faso s’est basé sur les dispositions de la CDE

juridique de toutes les lois avec un accent toutes les lois sur les enfants pour adopter son Code des Personnes et de la Famille

particulier sur le droit de la et les réformes promulguées (CPF).

Objectif : personne et de la famille pour en particulier sur les lois de Il est entrain de se doter d’un code de l’enfance. A cet

Assurer une garantir la conformité avec les la personne et de la famille ; effet, on peut noter que le Ministère de la Promotion des

protection juridique dispositions de la Charte africaine Droits Humains (MPDH) a procédé à la compilation de

aux enfants hors des droits et du bien-être de l’enfant tous les textes de lois internationales, régionales et

des situations de et de la Convention relative aux nationales en vigueur et qui protègent les droits des

conflit armé et droits de l’enfant. Les dispositions enfants. Il marque le début d’un processus qui, à terme,

d’occupation coutumières contraires à l’intérêt de devrait aboutir à la mise en harmonie de la législation

étrangère. l’enfant et aux normes nationale relative aux droits de l’enfant avec les

internationales garantissant les engagements internationaux auxquels le Burkina Faso a

droits de l’enfant doivent être souscrit.

écartées ou réadaptées.

La sous commission « pénale » de la Commission

Nationale de Codification prévoit dans son programme, la

relecture du code pénale (C.P) pour y intégrer les

nouvelles infractions dont les enfants sont victimes

(pornographie infantile, criminalité transnationale

organisée, etc.) et le code de procédure pénale, pour

entre autres, revoir la procédure concernant la justice

pour mineurs.

Le processus de réforme de la justice pour mineurs est en

cours depuis la nomination et le renouvellement des

membres de la Commission Nationale de Codification en

2006









33

ii) Etat de la législation en Depuis la ratification par le Burkina de la CDE et de la Les principales

vigueur sur la protection des CADBE, beaucoup d’efforts ont été faits pour son difficultés concernant

enfants. application en tant que législation en faveur des enfants. les mesures

A cet effet on peut noter la formation des magistrats, des d’application générale

forces de l’ordre (police et gendarmerie), des agents de de la CDE sont :

la sécurité pénitentiaire sur les dispositions de la - Les ressources

convention et leur mise en œuvre. Dans la pratique, les limitées de l’État;

magistrats s’efforcent d’en tenir compte dans les - la pauvreté de la

décisions concernant les enfants (pension alimentaire, population;

garde d’enfant, adoption, cas de violation des droits de - les pesanteurs socio

l’enfant d’une manière générale). culturelles.



ii) Elaborer des lois relatives à i) Existence de législation en Ratification le 11 janvier 1996 de la convention de la Haye

l’héritage et à l’adoption, dans les matière d’adoption ; du 29 mai 1993 sur la protection des enfants et la

Etats où l’adoption est reconnue, coopération en matière d’adoption internationale, des

favorables aux enfants et aux mesures sont prises pour améliorer la surveillance des

jeunes et au genre adoptions internationales.

Au niveau national, c’est le Code des Personnes et de la

Famille qui réglemente les adoptions



ii) Nombre d’adoptions Entre 2003 et 2005, 41 enfants seulement ont fait l’objet L’adoption telle que

nationales ; d’une adoption nationale. conçue par la loi n’est

pas ancrée dans les

iii) Nombre d’adoptions Entre 2003 et 2005, 242 enfants ont fait l’objet d’une mœurs et habitudes de

internationales adoption internationale. la population. En cas

de stérilité, les couples

préfèrent accueillir

l’enfant d’un proche

parent, plutôt que

d’adopter « un

inconnu ». C’est ce qui

justifie la prédominance

de l’adoption

internationale sur celle

nationale.









34

iii) Elaborer des mécanismes pour i) Proportion des enfants qui Il n’y a pas de données sur cette proportion d’enfants Une enquête

l’application et le suivi des lois, connaissent leurs droits ; Connaissance Aptitude

s’assurer que les enfants sont et Pratique (CAP) sur

éduqués à leurs droits, assurer un les droits de l’enfant

accès fiable à la protection sera réalisée en fin

judiciaire et instituer des systèmes 2007 pour connaître la

judiciaires protégeant les enfants et proportion des enfants

des systèmes appropriés pour les qui connaissent leurs

jeunes délinquants droits



ii) Existence de tribunaux et Un des progrès importants enregistrés au cours de la

de juges pour enfants ; période, en matière de justice pour mineurs est l’adoption

de la loi Adoption de la loi N° 28-2004/AN du 8

septembre 2004, portant organisation judiciaire au

Burkina Faso, qui crée les juridictions pour mineurs. Sur

les19 juridictions fonctionnelles, 2 sont dotées d’un juge

des enfants et d’un tribunal pour enfants.

La création des juridictions pour mineurs dans les autres

juridictions du pays est en cours.

Le juge des enfants est compétent pour traiter des cas

d’enfants en situation de conflit avec la loi et d’enfants en

danger moral.



iii) Existence de centres de Dans chacune des 19 maisons d’arrêt et de correction

réinsertion pour les jeunes (MAC) fonctionnelles, il existe au moins un travailleur

délinquants; social. Douze (12) MAC disposent d’un quartier pour

mineurs.

Par ailleurs, il existe quatre (4) établissements d’éducation

spécialisée qui reçoivent les mineurs en conflit avec la loi

ou en danger moral. Il s’agit du Centre de Laye, de la

Maison de l’Enfance André Dupont d’Orodara, du Centre

d’éducation spécialisée et de formation de Gampéla et du

Centre pénitentiaire de Baporo.



iv) Existence de poste de Il n’existe pas de poste de police spécifique pour les

police pour les enfants au enfants au niveau national

niveau national;









35

v) Les dispositions de la Un plan d’action national pour l’introduction des droits de

Charte africaine des droits et l’enfant dans l’éducation est en cours d’exécution avec la

du bien-être de l’enfant et de phase expérimentale au secondaire et au primaire.

la Convention relative aux

droits de l’enfant inclus dans

le programme scolaire



iv) Promouvoir la participation de la i) Existence de partenariat Depuis 2002, des initiatives importantes de partenariat ont Pour le partenariat cf.

communauté et des organisations entre les gouvernements, les été prises ou renforcées avec les partenaires techniques partie II question 5

de la société civile au contrôle des ONG et les OSC. et financiers, les associations et ONG de la société civile

violations des droits de l’enfant et et les communautés à la base, notamment dans les

réformer le processus de domaines de la protection, de la santé et de l’éducation

notification de ces violations .

De nombreuses actions sont entreprises par le

gouvernement de concert avec les ONG et les

associations nationales pour la protection de l’enfant. A

titre illustratif on peut citer :

- les CVS composés des autorités locales de police, de

gendarmerie, le syndicat des transporteurs, le haut

commissaire ;

- les Comités Provinciaux de lutte contre la Pratique de

l’Excision ;

- les Comités Provinciaux de Secours d’Urgence et de

Réhabilitation (COPROSUR) ;

- l’Association Solidarité jeune œuvre dans le cadre des

violences sexuelles faites aux enfants.





v) Renforcer les structures i) Existence des textes sur L’article 106 du Code des Personnes et de la Famille

d’enregistrement des naissances et l’obligation de stipule que : « Toute naissance survenue sur le territoire

adopter des stratégies de l’enregistrement des burkinabé doit faire l'objet d'une déclaration à l'officier de

déclaration effective de toutes les naissances ; l'état civil du lieu de naissance ».

naissances sans distinction aucune

dès la naissance, particulièrement ii) L’enregistrement des Il existe des centres secondaires d’enregistrement de Le fichier de l’état civil

dans les zones rurales et dans les naissances est-t-il naissance avec la communalisation intégrale n’est pas informatisé ;

communautés nomades. décentralisé; Les principales

Il y a aussi la mise en place d’un comité de suivi et de difficultés inhérentes à

mobilisation (volontaires) pour l’enregistrement des l’état civil sont les

naissances dans chaque village, secteurs de commune : suivantes :

6440 volontaires identifiés et formés ;

-l’éloignement des



36

iii) Existence des facilités Avec les centres secondaires d’enregistrement de centres d’état civil :

pour d’enregistrement des naissance dans toutes les communes, les parents ont la tous les villages ne sont

naissances dans les zones possibilité d’enregistrer leur enfant dès la maternité pas dotés d’un centre

rurales et les communautés Le Ministère de l’Administration Territoriale et de la secondaire d’état civil;

nomades; Décentralisation (MATD) grâce à l’appui du Projet de

Développement du Système Statistique National (PDSSN) -l’inexistence d’un

mène depuis décembre 2004 des activités sur corps d’officiers d’état

l’importance de l’état civil avec pour objectifs de : civil consacré à la

tâche : dans beaucoup

-promouvoir la fréquentation des centres d’état civil par les de centres, le travail est

populations surtout rurales ; confié à des

-amener les parents à déclarer entre autres les bénévoles ;

naissances dans le délai légal de deux mois ; -la non rémunération

-sensibiliser les populations sur l’importance de l’acte de des membres des

l’état civil pour l’individu et l’État ; tribunaux

-décentraliser les centres d’état civil. départementaux

conformément a l’arrêté

nº98-134 MJ-MEF

portant rémunération

des membres des

tribunaux

départementaux et

d’arrondissements



iv) Pourcentage des enfants Le recensement administratif d’avril 2004 au Burkina Faso

enregistrés à la naissance; fait ressortir que sur un total de 7 401 364 enfants de 0-18

ans, 2 467 121 sont enregistrés à l’état civil contre 4 934

243 non enregistrés, soit 67%.



En 2006, 63,7% des enfants de moins de 5 ans étaient

enregistrés, soit 85,9% en milieu urbain et 58,4% en

milieu rural (MICS 2006)



v) Existence d’exemption - Il y a eu un rabattement des frais d’établissement des On note que 42,4%

d’honoraires pour actes de naissance de 1500 FCFA à 600 FCFA des parents disent ne

l’enregistrement en vue - L’organisation des campagnes d’enregistrement des l’avoir pas fait par

d’augmenter le nombre naissances a permis, au cours de la période 2004-2005 négligence (MICS

d’enregistrement de délivrer environ 106 525 actes de naissances et 2006)

particulièrement dans les jugements supplétifs en tenant lieu, dont 525 établis

communautés défavorisés dans 3 régions à l’occasion de la commémoration de la

journée de l’Enfant africain le 16 juin 2005.



37

vi) Alléger l’impact humanitaire des i) Existence de mesures Il n’y a pas de sanctions encourues pour n’avoir pas

régimes des sanctions sur des d’allègement des sanctions enregistré l’enfant dans les délais légaux

enfants.



C) Protection des i) Prendre des mesures urgentes i) Etat de ratification de la Le Burkina Faso a ratifié le 25 mai 2001 la Convention Après la ratification de

enfants contre la visant l’élimination du travail des Convention 182 de l’OIT sur n°182 de l’OIT sur l’interdiction des pires formes de travail la Convention 182, le

violence, le enfants en particulier les pires les pires formes de travail des des enfants et l’action immédiate en vue de leur Burkina Faso n’a pas

manque de soins, formes de travail de l’enfant tel que enfants; élimination. encore identifié les

les mauvais défini dans la Convention 182 de travaux dangereux, ce

traitements et l’OIT. Les Etats membres qui ne qui limite l’efficacité de

l’exploitation l’ont pas encore fait sont invités à la lutte contre les pires

sexuelle ratifier la Convention 182 de l’OIT et formes de travail des

à mettre en place des mécanismes enfants dans le pays









38

Objectif : pour sa mise en œuvre. - l’adoption de la loi n° 033-2004/AN du 14 septembre

Renforcer la ii) Etat de a mise en œuvre 2004 portant Code du travail dont l’article 147 fait passer

protection des de cette Convention. l’âge minimum à tout type de travail de 14 à 15 ans ;

enfants contre - la création en 2006 d’une Direction chargée de la lutte

toutes formes de contre le travail des enfants et ses pires formes au

violence, de Ministère du Travail et de la sécurité sociale (MTSS) ;

mauvais traitement

et d’exploitation. - la mise en œuvre par le MTSS des programmes

centrés sur la lutte contre les pires formes de travail des

enfants et le soutien des actions éducatives en milieu

ouvert qui concerne essentiellement les enfants en

difficultés ;

- la mise en place d’un comité directeur national du

programme international pour l’abolition du travail des

enfants ;

- la réalisation de trois (3) films de sensibilisation sur le

travail des enfants : la rançon de l’or, un apprenti peut en

cacher un autre, la galère silencieuse ;

- l’appui à l’Association des enfants et jeunes

travailleurs (AEJT) pour la réalisation de ses activités

notamment par la construction d’une maison d’écoute.



En terme d’impact des programmes, on peut noter que

623 enfants (158 garçons et 465 filles) victimes de pires

formes de travail ont été réhabilités grâce au projet IPEC.

234 enfants ont été retirés des sites d’or du Sahel par

l’ONG Action pour la Promotion des Droits de l’Enfant au

Burkina Faso.



-Augmentation du nombre d’inspecteur et de contrôleur du

travail pour une meilleure protection des enfants

travailleurs









39

ii) Eliminer le phénomène croissant i) Existence de législation, Le protocole additionnel à la Convention des Nations Un plan d’action de

du trafic des enfants, grâce à des programmes et Plan d’action unies contre la criminalité nationale organisée visant à lutte contre la traite des

mesures visant à la prévention et à national de lutte contre le prévenir, à réprimer et à punir la traite des personnes, en enfants est en cours de

la protection des enfants ainsi qu’à trafic des enfants; particulier des femmes et des enfants a été ratifié par le finalisation

la poursuite judiciaire des Burkina Faso par décret n°2002-61 du 19 février 2002.

trafiquants. Conclure des accords

régionaux et bilatéraux efficaces sur L’adoption le 27 mai 2003 de la loi n° 038-2003/AN

les contrôles à la frontière et le portant définition et répression du trafic d’enfant(s),

traitement des enfants victimes de

trafic. -la mise en œuvre d’un projet expérimental de juillet 2001

à mai 2002, avec l’appui de l’UNICEF, par les Directions

régionales de l’Action Sociale dans les 5 régions les plus

concernées par le phénomène : le Centre, le Centre

ouest, le Nord, le Sahel et les Hauts bassins. Le projet a

permis la mise en place de Comités de Vigilance et de

Surveillance (CVS) et la formation de leurs animateurs. Le

nombre actuel de CVS est de 86;



-la mise en œuvre depuis 2002 du projet « lutte contre le

trafic des enfants dans la région de l’Est avec l’appui de

LUTRENA qui a permis notamment la formation de 75

membres de CVS dans 5 provinces;



la mise en œuvre du programme PSV/DHTE par la

coopération allemande GTZ dans les régions de l’Est et

du Sud Ouest. La mise en oeuvre du projet expérimentale

2001-2002implication des communautés à travers les

comités de vigilances et de surveillance (CVS),



ii) Nombre des enfants ayant Plus de 4000 enfants ont été interceptés entre 2000 et

fait l’objet de trafic; 2006



iii) Nombre de trafiquants 57 trafiquants arrêtés dont 18 jugés et condamnés

arrêtés ou emprisonnés;

iv) Législation en vigueur Loi n° 038-2003/AN du 27 mai 2003 portant définition et

pour protéger ces enfants; répression du trafic d’enfant(s),









40

v) Accord conclu avec les La signature de trois accords de coopération : Suivi des accords de

pays voisins pour mettre fin coopération Mali-

au trafic des enfants; - Bilatéral entre le Burkina Faso et la République du Mali Burkina Faso et accord

en matière de lutte contre le trafic transfrontalier des multilatéral de lutte

enfants, du 25 juin 2004 ; contre la traite des

- Multilatéral avec 8 autres pays (Bénin, Côte d’Ivoire, enfants

Mali, Niger, Nigeria, Guinée, Togo, Libéria) le 27 juillet L’accord de

2005, coopération entre le

- Multilatéral avec 23 autres pays de l’Afrique de l’ouest et mali et le Burkina Faso

du centre le 06 juillet 2006. a permis à

l’AJET/Burkina

d’organiser une

caravane

transfrontalière avec

l’AEJT/Mali et

concevoir un plan

d’action commun pour

lutter contre la traite et

les pires formes de

travail des enfants



vi) Succès remarquables. -l’organisation d’une caravane de presse sur le trafic et les









41

pires formes de travail des enfants durant la période du 20

au 30 juin 2005;



-l’élaboration d’un manuel de procédure à l’utilisation des

CVS et d’un module de formation en IEC/CCC/trafic et

travail des enfants, ainsi que la réalisation d’une boite à

images;



-l’organisation d’une caravane d’information et de

sensibilisation dans 6 localités à forte prévalence de la

traite, l’implantation de panneaux de sensibilisation dans

les principales gares routières du pays, un contrôle

systématique lors des débarquements, en collaboration

avec les forces de l’ordre et les services sociaux par le

Syndicat National des Transporteurs Routiers de

Voyageurs du Burkina (SNTRV-B) au cours de l’année

2005 ;



-la formation de :

.18 formateurs nationaux (3 travailleurs sociaux, 3

gendarmes, 3 douaniers, 3 inspecteurs du travail, 3

magistrats et 3 policiers) chargés de former les forces de

sécurité sur la lutte contre la traite des enfants en octobre

2003;

300 personnes dans 11 régions, en 2004-2006 : policiers,

gendarmes, travailleurs sociaux, agents des eaux et

forets, douaniers, inspecteurs du travail ;

. 50 délégués syndicaux du Syndicat National des

Transporteurs Routiers et de Voyageurs du Burkina

(SNTRV-B) en droits de l’enfant et à la lutte contre la traite

et le travail des enfants en octobre 2005;



.personnes ressources et membres de CVS provinciaux

(88) et départementaux (90) en 2004-2005 dans 3

provinces et 11 départements de la région du Sud-Ouest;

24 autorités locales et leaders d’opinion, 7 noyaux relais

des villages ont été réunis en atelier dans la région de

l’Est les 19 et 20 juillet 2006 ;

- l’interception et le raccompagnement des victimes dans

leurs localités d’origine ;

- l’arrestation des trafiquants (en collaboration avec les 42

forces de l’ordre, les services sociaux et le SNTRV-B)

iii) Mettre à profit la coopération i)Accord conclu avec l’OIT et Coopération UNICEF / Burkina D’autres accords

technique et financière fournie par l’UNICEF pour lutter contre le Coopération OIT à travers IPEC /Lutrena existent avec la

l’OIT et l’UNICEF et par d’autres travail des enfants; coopération Allemande

institutions internationales dans le à travers la PROSAD et

cadre de l’élaboration de leurs avec Aide à l’enfance

programmes et politiques contre le Canada

travail des enfants.

ii) Pourcentage d’enfants Une enquête nationale est en cours sur le travail des

victimes des pires formes de enfants en vue de fournir des données quantitatives sur

travail des enfants; les enfants victimes de Pires Formes de Travail



iii) Existence de politiques et -Programme d’Appui à la Mise en œuvre des Principes et

de programmes de lutte Droits Fondamentaux aux Travail (PAMODEC 2003 à

contre le travail des enfants 2005)

-Programme National pour l’Abolition du Travail des

Enfants au Burkina Faso (IPEC/BF) depuis 1999,

- L’élaboration d’un plan d’action national et de plans

sectoriels :

. Agriculture et élevage,

. orpaillage,

.apprenti et métiers à risques,

.petites filles au travail.



iv) Protéger les enfants contre i) Mesures spéciales prises - L’article 2 de la Constitution garantit le droit à la vie, la

toutes les formes de violence, de pour protéger les enfants sûreté et l’intégrité et interdit les traitements inhumains

torture et prendre des mesures contre toutes les formes de cruels, dégradants et humiliants, la torture physique ou

spéciales propres à traiter les violence tout en respectant morale, les sévices et les mauvais traitements infligés aux

enfants en assurant le respect de leur intégrité physique et enfants,

leur intégrité physique et mentale. mentale - La création en 2004 d’une juridiction pour enfants dans

les 2 grandes villes du pays,

- Le Code Pénal punit de 1 an à l’emprisonnement à vie,

toute personne qui inflige de mauvais traitements aux

enfants en dessous de 15 ans,

- Il punit également les Mutilations Génitales Féminines

(MGF),

- Le décret N°289 Bis de 1965 portant organisation de

l’enseignement interdit formellement les châtiments

corporels à l’école,









43

v) Protéger les enfants contre les i)Mesures prises pour - Existence de centres de placement et de suivi public et

sévices et l’exploitation sexuels par protéger les enfants contre la privé qui reçoivent les enfants victimes d’abus et de

l’entremise de partenariats avec la violence et l’abus sexuels; mauvais traitement,

société civile en vue de promouvoir - Étude dans 4 régions du pays en octobre 2001 sur les

des foyers, des écoles, des violences faites aux enfants

voisinages et des communautés

surs mettre en place des systèmes ii) Programmes et politiques - Le Burkina Faso reconnaît le système d’adoption aussi Faiblesse de la

alternatifs de soins de santé pour encourageant l’adoption bien national que international, demande nationale en

les enfants sans famille. nationale et formelle et/ou - Il a signé la Convention de la Haye du 29 mai 1993 sur matière d’adoption, par

les soins de OVC dans les la protection des enfants en matière d’adoption contre prédominance

communautés international, du système de confiage

-Le CPF réglemente l’adoption avec l’esprit de famille

élargie



vi) Sensibiliser les enfants, les i) Stratégies mises en œuvre En collaboration avec certaines organisations de la Elaboration d’un plan

familles, les pourvoyeurs de soins pour sensibiliser la société civile des actions ont été entreprises pour : d’action de lutte contre

et les communautés aux communauté et prévenir la - l’information et la sensibilisation (causeries-débats, les violences sexuelles

conséquences néfastes de violence sexuelle; conférences, émissions radiophoniques) à l’intention en cours

l’exploitation sexuelle. Mettre de la population ;

l’accent sur les facteurs tels que le

tourisme, la pornographie, les ii)Programme de réadaptation - 860 victimes d’abus et d’exploitation sexuelles dont au

pratiques culturels et traditionnels pour les victimes de la moins 600 filles ont été pris en charge entre 2002-2006 et

qui encourage l’exploitation violence et d’exploitation les auteurs ont été condamnés (42 cas).

sexuelle. Mettre en place des sexuelle; -l’assistance juridique et judicaire des victimes;

programmes des réinsertions des -la formation professionnelle et l’appui à la scolarisation,

victimes de sévices et de par l’octroi de bourses scolaires,

l’exploitation sexuels. -Une association dénommée « Solidarité Jeunes » œuvre

activement sur le terrain et dispose d’un centre d’écoute.

iii) Existence de Néant Une réflexion pour

politique/code de conduite sur l’élaboration d’un code

la protection des enfants pour de conduite protégeant

les organisations travaillant les enfants travaillant

avec les enfants comme domestiques

est en cours



vii) Eliminer les pratiques i) Existence de pratiques Il existe au Burkina Faso des Mutilations Génitales

traditionnelles néfastes qui sont traditionnelles néfastes à la Féminines, mariages forcé/précoce, infanticide d’enfants

préjudiciables aux droits et à la santé des filles et les malformés ou ayant un handicap, tabous et interdits

santé des filles et des femmes. femmes; alimentaires, tatouage, discrimination à l’égard des filles.

Mettre fin à la mutilation génitale





44

féminine et soutenir les initiatives ii) Existence de politiques, En matière de législation il y a : l’adoption et la mise en

en faveur d’autres méthodes en vue programmes et législation - la ratification de la Convention sur l’élimination de toutes œuvre du plan d’action

de la socialisation. Mettre un terme contre ces pratiques; les formes de Discrimination à l’égard des Femmes, « tolérance zéro à la

aux mariages précoces, promulguer - La constitution qui dispose en son article 23 que le MGF d’ici 2010 » en

et appliquer des lois sur l’âge mariage est fondé sur le libre consentement de l’homme cours

minimum de mariage des filles. et de la femme,

- La Constitution (Article 2),

- Le Code Pénal punit d’un emprisonnement de 6 mois à 3

ans quiconque contraint une personne au mariage,

- Le Code Pénal (Art 380 à 382) réprime les MGF, Il y a des difficultés

- Le CPF interdit le mariage forcé en son article 234, d’application de la loi

liées aux facteurs socio

Comme Programme il y a : culturels

- les plans d’actions nationaux de lutte contre les MGF

dont le plan d’action « Tolérance Zéro » est en cours

d’élaboration,

Taux de prévalence de

Au niveau politique, il y a : l’excision est passé de

- La création d’un comité national de lutte contre les MGF, 67% en 2003 à 49,5%

doté d’un secrétariat permanent ; en 2007 (Source

- La prise en charge intégrale des victimes de séquelles SP/CNLPE)

par la création d’un mini bloc opératoire (175 médecins et

aide opérateurs ont été formés en techniques de

réparation de séquelles de l’excision et 700 femmes et

filles ont bénéficiées de cette intervention à la date de

2007

- L’institutionnalisation par décret N°2001-

258/PRES/PM/MASSN du 6 juin 2001 de la journée du 18

mai comme journée nationale de lutte contre la pratique

de l’excision.



iii) Des pratiques alternatives Pas d’actions particulières

non-néfastes e.g les

coutumes de passage

encouragées et pratiquées

dans les communautés ou les

PTN existent;









45

viii) Protéger les enfants contre i)Politiques mises en œuvre Le renforcement de la législation par:

l’abus des substances pour la lutte contre l’abus des -L’adoption de la loi 17-99 AN du 22 avril 1999 portant

psychotropes en les sensibilisant drogues; Code des drogues dont l’article 63 punit

largement à leurs effets néfastes et d’emprisonnement ou d’amende, ceux qui fournissent des

en leur donnant les compétences inhalants chimiques toxiques à un mineur,

de base pour la vie. Appliquer des - le Code pénal de 1996 : aux termes de l’article 445 de ce

politiques de lutte contre la culture, texte, la peine d’emprisonnement passe du simple au

la production, les trafics et la double (5 à 10 ans) lorsque les stupéfiants sont offerts à

consommation illicites des drogues des mineurs ;

y compris l’interdiction de solvants

intoxiquants, les substances ii) Existence d’un plan - la création d’un Comité Nationale de lutte contre la

psychotropes et la publicité sur le d’action National contre Drogue.

tabac. l’abus des drogues et progrès - l’adoption du PAN/AEMO

réalisés en sa mise en oeuvre - la prise de mesures par les services de douane, de

gendarmerie et de police, à l’effet de procéder à la saisie

et à la destruction de drogues et autres substances

psychotropes,

- Forum du Ministère de la Sécurité avec les tenanciers

des débits de boisson afin de réfléchir sur les stratégies à

mettre en place pour réduire la présence des mineurs

dans ces lieux dangereux pour eux,

-La campagne de sensibilisation des parents et des

populations en 2005.



ix) Mettre en œuvre des i)Etat d’avancement des -L’amélioration des capacités d’accueil et des conditions

programmes en faveur des enfants programmes pour satisfaire de vie dans les institutions de placement,

ayant besoin des mesures les enfants ayant besoins de -l’application effective de la loi par l’incarcération des

spécifiques au niveau local, national mesures spéciales de exciseuses,

et régional. Promouvoir l’accès à la protection -la création depuis 2004, d’un service chargé de la

réhabilitation, à l’éducation, à des réadaptation des personnes handicapées au sein de la

compétences utiles et à la formation direction de la promotion et de la protection sociale du

professionnelle, aux activités MASSN. De même, une Direction de la Protection et de la

culturelles et récréatives, et à Défense des Droits Humains (DPDDH) est créée au sein

l’amélioration de l’environnement du Ministère de la Promotion des Droits Humains (MPDH)

physique. et met en œuvre un programme opérationnel de

prévention et de protection des droits des personnes

handicapées ;



-la mise en œuvre d’un programme sur l’école intégratrice.

A cet effet une direction chargée de l’intégration a été

créée le 29 avril 2005 au sein du Ministère de



46

l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation (MEBA),

des enseignants ont été formés et mis à la disposition des

écoles. On peut noter également le projet en matière

d’éducation intégratrice mis en œuvre par l’APEE, avec

l’appui financier de l’ONG Save the Children Suède ;



-la mise en place d’un comité multisectoriel pour la prise

en compte des besoins des personnes handicapées dans

les différents secteurs (éducation, santé, formation,

emploi, sport et loisirs),

- l’organisation du Handisport au profit des personnes

handicapées

-l’accès égal des filles à l’éducation

-une plus grande implication des parents dans la prise en

charge des enfants en institution,

-une meilleure acceptation des enfants (notamment

encéphalopate) par les familles

-de 1999 à 2006, 4594 enfants vivant dans la rue dont 103

filles ont été encadrés

-de 2000 à 2004, 13570 OEV ont bénéficié de soutien

scolaire

-en 2005, 25402 élèves ont bénéficié d’une prise en

charge scolaire

-des enfants infectés par le VIH sont pris en charge (ARV)

-l’évaluation du programme PTME est en cours









47

5. Participation i) Adopter les mesures juridiques i)Législation pour assurer la - Le parlement des enfants créé par décret en 1998 a Le parlement existe

des jeunes et des nécessaires pour veiller à ce que participation des enfants aux participé activement à l’élaboration de plusieurs dans les 45 provinces

enfants les avis des enfants soient pris en politiques qui les concernent. politiques et programmes pouvant avoir des incidences et le genre est respecté

compte dans les questions en sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, tels que : dan le choix des

Objectif : rapport avec leurs intérêts. . le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté; parlementaires

Le droit des enfants . la Politique Nationale d’Action Sociale;

et des jeunes de . la Politique Nationale de Développement Intégré de la

participer et de Petite Enfance;

faire respecter . le plan d’action national de lutte contre le trafic des

leurs droits contenu enfants;

dans la Charte . le plan d’action national de lutte contre l’exploitation

africaine des droits sexuelle des enfants;

et le bien-être de . le plan d’action national de lutte contre les pires formes

l’Enfant et dans la de travail des enfants;

Convention relative . le programme national de prise en charge des OEV;

aux droits des . le plan d’action pour l’introduction des droits de l’enfant

enfants dans l’éducation



ii) Procéder aux réformes juridiques i) Lois facilitant le litige L’adoption de la loi n°007-2004/AN du 6 avril 2004 portant

nécessaires pour permettre aux concernant l’intérêt général; modification de code pénal, instituant le Travail d’Intérêt

groupes intéressés de mener des Général (TIG) comme peine correctionnelle et la loi

actions en justice au nom des n°007-2004/AN du 6 avril 2004 fixant les modalités

enfants dans l’intérêt général. d’administration de ladite peine.



ii) Formation des juristes; 102 magistrats ont bénéficié de formation sur les droits

de l'enfant. Le module de formation adopté en 2004 est

enseigné à l'école de formation des magistrats.

iii) Arrêts des tribunaux Ils sont la résultante de décisions prises par des juges

relatifs à l’action sociale; suites à des infractions commises par les mineurs; On

dénombre : des décisions de remises aux parents, de

placement en institution, de condamnation ferme

d’emprisonnement, de condamnation assorti de sursis









48

iv) Législation ayant un Relecture du code pénal pour y intégrer de novelles

impacte sur les enfants infractions dont les enfants sont victimes (pornographie

infantile, criminalité transfrontalière organisée, trafic etc.)

et le code de procédure pénale pour entre autre revoir la

procédure concernant la justice pour mineurs.

- Le texte instituant l’assistance judiciaire a été adopté par

le décret n° 2001/593/PRES/PM/MJPDH du 6 novembre

2001, portant organisation de l’assistance judiciaire au

Burkina Faso

- l’adoption de la loi N° 28-2004/AN du 8 septembre 2004,

portant modification de la loi N° 010/93/ADP du 17 mai

1993 portant organisation judiciaire au Burkina Faso, qui

crée les juridictions pour mineurs

- L’adoption le 27 mai 2003 de la loi n° 038-2003/AN

portant définition et répression du trafic d’enfant(s)



iii) Accorder une attention i) Inclusion de la participation Institution d'une politique "genre" au MEBA pour lutter

particulière à l’égalité entre garçons des filles. contre la discrimination en matière d'éducation et qui

et filles dans toutes les réformes permet une meilleure scolarisation des filles

juridiques ou prendre des mesures - La création de la Direction de l’Éducation des Filles

de fond pour promouvoir la (DPEF)

participation.



iv) Renforcer les groupes qui i)Mesures prises pour Une meilleure organisation et un bon fonctionnement du

représentent les jeunes et les renforcer les parlement des enfants, le renforcement de ses capacités

enfants. conseils/organisations des et de son encadrement technique sont des acquis

jeunes. importants à relever. Le parlement des enfants bénéficie

d’un appui technique, matériel et financier aussi bien de

l’Etat que des partenaires techniques et financiers (PTF)

pour mener ses activités. L’allocation budgétaire de l’Etat

a doublé, passant d’un million en 2004 à 2 millions FCFA

en 2005 et 2006. Les PTF (UNICEF, PLAN) contribuent

au fonctionnement et à la réalisation des activités du

parlement à hauteur de 20 à 30 millions FCFA par an. Le

siège du parlement des enfants est au sein du MASSN

depuis 2005.









49

v) Faciliter la liberté d’association et i) Existence d’un parlement le Décret n° 98-007/PM/MASF du 28 janvier 1998 portant Des parlements

d’expression pour les jeunes et les des enfants dans votre pays. création du Parlement des enfants vise à promouvoir la provinciaux existent

enfants, y compris la création et participation de l’enfant ; les parlementaires, au nombre dans les 45 provinces

l’élargissement de Parlements de 100, sont élus par leurs pairs. et les élections des

d’enfants et de jeunes. parlementaires tiennent

compte de la parité

filles/garçons

vi) Soutenir les droits des enfants à i)Distribution de la Charte De 1999 à 2005, environ 7 000 exemplaires de la Charte

l’éducation, au sein des africaines aux communautés africaine des droits et du Bien être de l'enfant ont été

communautés traditionnelles, parmi et dans les écoles; distribués

les enfants et les jeunes dans les

écoles en dehors des écoles, dans ii)Organisation des cours de La Charte est citée comme un instrument protecteur au L’expérimentation en

les institutions d’enseignement formation sur les droits des même titre que la CDE, et ses spécificités relevées ; cours de l’introduction

supérieur, dans le médias, la police, enfants pour les forces le SP- PAN/Enfance, de 1999 à 2005, a organisé 22 des droits de l’enfant

dans les forces armées et de armées, la police, les médias, formations au profit de 646 personnes (les membres du dans l’enseignement

maintien de la paix, les pourvoyeurs les soldats de maintien de la comité de suivi du PAN/Enfance, des journalistes, des primaire et secondaire

de soins de santé, les institutions paix, les pourvoyeurs de agents sociaux, des magistrats) et 43 conférences. Les

judiciaires et toutes les institutions soins de santé, les magistrats stagiaires des écoles professionnelles de la Police, de la

d’Etat au niveau local ou au niveau et la communauté. Gendarmerie, de l’Enseignement de base, de l’Action

national. sociale, soient 7133 personnes.

Les services déconcentrés du MASSN mènent également

les conférences et organisent des formations. Ainsi, en

2005, 15 conférences et la formation de 30 chefs

coutumiers et 20 leaders d’opinion ont eu lieu (MASSN,

Rapport d’activités 2005, décembre 2005) ;

- l’enseignement des droits : Cet enseignement est

dispensé dans quatre (4) écoles de formation

professionnelle (École Nationale d’Administration et de la

Magistrature, École Nationale de Police, École Nationale

de Gendarmerie, Institut National de Formation en Travail

Social). Un module de formation sur «les droits de

l’enfant avant, pendant et après les conflits armés» est

également enseigné dans toutes les écoles de formation

militaire, depuis 2003. Ces actions sont menées par une

équipe de formateurs officiers militaires. Plan Burkina a

également conduit un projet pilote sur l’enseignement des

droits de l’enfant dans 50 écoles primaires de ses zones

de couverture, pendant trois années scolaires (2001 à

2004). A cet effet, 200 enseignants et 50 encadreurs

pédagogiques ont été formés. 10 000 bandes dessinées

et 5 000 guides pédagogiques ont été produits.



50

iii)Budget alloué aux cours de De 1999 a 2006, le SP-PAN/Enfance a organise 25

formation. formations au profit de 720 personnes et 49 conférences

qui ont touche 8164 personnes. Le budget de ces activités

s’élève a 87 450 030 FCFA

vii) Soutenir les initiatives en vue de i) Inclusion de la culture et de Adoption en 2005 d'une politique qui consacre l'éducation

promouvoir la compréhension des la tradition dans les et la formation artistique et culturelle au profit des enfants

valeurs, des pratiques et des programmes scolaires pour et des jeunes ;

perceptions culturelles africaines les enfants. Organisation d'un concours d'excellence en culture dans

des enfants en ce qui concerne les les écoles en 2006 qui a regroupé les 18 écoles

droits des enfants et la participation bilingues que compte le pays.

des enfants en particulier.

ii) Recherche sur les Aucune recherche récente n'a été faite sur ce point.

perceptions et les pratiques Cependant, la COBUFADE a effectué en 1996 une

concernant les droits des recherche sur les perceptions socio culturelles des droits

enfants et leur participation de l’enfant au Burkina Faso



viii) Soutenir le rôle des jeunes i)Programmes existants pour -Organisation de jeux concours relatifs aux droits de

dans le domaine de la consolidation les jeunes dans la l’enfant : Ces jeux mettent en compétition des élèves des

de la paix, de la réconciliation et de consolidation de la paix. établissements secondaires. Ils sont organisés chaque

reconstruction, en particulier dans année depuis 2002 par le Ministère de la Promotion des

les situations post-conflit. Droits Humains au cours d’une semaine dénommée

« semaine nationale de la citoyenneté ». Les lauréats

sont récompensés le 10 décembre, date anniversaire de

la Déclaration des Droits de l’Homme. En 2004 et 2005,

7251 enfants ont participé à ces jeux concours.



ix) Faciliter la participation des i) Nombre de fora nationaux Le parlement des enfants a participé à 10 rencontres dont

jeunes et des enfants aux fora et internationaux concernant 3 rencontres nationales et 7 internationales de 2001 à

internationaux concernant les les enfants et les jeunes et 2006.

questions touchant à leurs intérêts. auxquels ils ont pris part.









51

x) Etablissement des réseaux, i) Existence de réseaux de -L’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs (AEJT)

communication et partage communication et existe. Elle est basée dans quinze (15) villes du pays et

d’information entre les jeunes et les d’information entre les est membre du RAJS. Sa mission est de susciter auprès

enfants. organisations de jeunes et des autorités, des institutions et des organisations des

d’enfants réactions concrètes par rapport aux conditions de vie

difficiles des enfants et jeunes travailleurs;

le Réseau africain de lutte contre le Sida, né en 2001,

s’est réorganisée en 2006 pour devenir « Réseau africain,

jeunesse, santé et développement au Burkina Faso »

(RAJS). Il participe également à l’élaboration des

politiques et programmes et à des rencontres importantes

tant au niveau national qu’international où il exprime ses

vues

-Réseau d’action pour la prévention et la protection des

enfants en difficultés (RAPPED) a été formalisé en 2004.

Il regroupe une soixantaine (60) d’ONGs et d’associations



i) La mobilisation sociale doit être i)Lancement de campagnes Plaidoyer et activités de sensibilisation menées pendant le

6. Autres Actions intensifiée afin que tous les groupes de plaidoyer et de FESPACO par Plan Burkina, UNICEF, UNFPA ;

sociaux soient amenés à prendre sensibilisation sur les droits et Les campagnes de sensibilisation se résument

des mesures en faveur du bien-être le bien être des enfants; principalement aux causeries, projection de films, services

des enfants et de la protection de conseils les émissions radiophoniques. Elles sont

leurs droits. réalisées par le MASSN, les ONG et associations, le

parlement des enfants. A titre d'exemple : courant 2005

les services du MASSN ont réalisé 629 causeries

éducatives, 63 cinés- débats, 56 émissions

radiophoniques, 189 services conseils;



ii) Organisation régulière des Chaque année la journée de l'enfant africain est

journées de l’enfant Africain. commémorée sur un thème particulier depuis 1991









52

ii) Un partenariat efficace doit être i) Donnez les détails sur a Un partenariat existe entre les structures étatiques et la

mis en place avec les mouvements mise en place d’un tel société civile ainsi qu'avec les ONG nationales. Elles sont

populaires, les mouvements des partenariat. membres du comité national chargé du suivi et de

jeunes, les réseaux professionnels, l'évaluation du PAN/Enfance; Les différents partenaires

les artistes, les intellectuels, les apportent leur soutien pour la mise en œuvre de la

mass média, le monde des affaires, politique de promotion et protection des droits de l'enfant.

les chefs religieux, les chefs Aussi, dans le but de coordonner et de capitaliser les

traditionnels, les enfants, les efforts, l'Etat a dégagé des orientations dans les différents

militaires, les adolescents, les domaines auxquels ces organisations se réfèrent. Des

responsables politiques, ainsi que concertations périodiques sur des thèmes spécifiques ont

les organisations de la société civile été instituées au niveau de la Direction de la Protection de

en vue de faire le plaidoyer sur les l’Enfant et de l’Adolescent pour échanger avec les

droits des enfants et de résoudre partenaires sur les différentes problématiques.

les problèmes qui les touchent. -Réseau des Communicateurs et Journalistes sur les

Droits de l’enfant

- Réseau des Communicateurs et Journalistes sur la traite

des enfants,

Réseau des Communicateurs et Journalistes sur

l’éducation des filles ;

-Réseau des parlementaires sur les droits de l’enfant



iii) Il est important et nécessaire de i) Etat de la traduction de la Le principe est la prise en compte de la CADBE au même La Charte Africaine en

mener des programmes de Charte africaine dans les titre que la CDE lors des différentes actions relatives aux elle-même n’a pas

vulgarisation des droits des enfants langues locales et sa droits de l'enfant. encore été traduite

dans toutes les langues y compris diffusion. Un guide simplifié de la CDE a été élaboré en 2000 par le langues nationales

les langues nationales. SP-PAN/Enfance. Il a été traduit en 7 langues nationales.

La reproduction est en cours et sera suivie d'une large

diffusion pour la majorité de la population.



iv) La participation de la i) Existence de mécanisme La société civile (autorités coutumières et religieuse, les

communauté dont l’objectif est de participation des associations etc.) sont membres du comité national

l’implication véritable des populations à l’élaboration chargé du suivi et de l'évaluation du PAN/Enfance et

populations, spécialement les des politiques pour les participent à ce titre aux instances décisionnelles relatives

femmes, dans la conception des enfants. aux droits de l'enfant.

politiques et des programmes en

faveur des enfants et des jeunes,

sera activement recherchée.



v) Renforcer les unités familiales, i) Existence d’un plan d’action Un plan d’action national sur la famille est en cours

redynamiser la famille élargie pour national sur la famille; d’élaboration

qu’elle joue son rôle traditionnel et



53

assume ses fonctions relatives à la ii) Existence d ‘un code sur la Depuis 1990, un code des personnes et de la famille est

réintégration et à la sécurité sociale famille; en vigueur au Burkina Faso.

et abolir les pratiques et préjugés

traditionnels néfastes ou nuisibles iii) Etat d’avancement des Le « projet information et sensibilisation sur le Code des

tout en assurant la promotion les programmes mis en œuvre Personnes et de la Famille pour le bien-être familial » a

pratiques culturelles et pour sensibiliser les femmes été exécuté pendant une décennie (1995-2005) et a

traditionnelles positives qui mettent et budget alloué. permis la réalisation de plusieurs activités de formation et

les valeurs morales et éthiques. de mobilisation des communautés.

vi) Les gouvernements doivent i) Interaction existante avec la Le Burkina Faso a bénéficié de l’initiative PPTE de la part

sensibiliser et négocier avec la communauté internationale. des pays donateurs. Par ailleurs il y a le cadre stratégique

communauté internationale et les de lutte contre la pauvreté qui est mis en œuvre.

institutions financières telles que la

Banque mondiale et le FMI pour

l’annulation de la dette,

l’augmentation de l’aide au

développement, la promotion du

commerce international et des

investissements, l’assistance dans

l’accélération de la croissance de la

technologie de l’information et de la

communication comme mesures

visant à redynamiser les économies

africaines, à accroître les avantages

de la mondialisation et minimiser

ses effets négatifs.



vii) Les gouvernements doivent i) Budget alloué au Au titre de l'année 2005, l'Etat a consacré 173 504 439

mobiliser des ressources humaines développement social; 000FCFA pour le secteur social; la répartition est:santé

et financières auprès des sources (45239369000) ; MEBA (85410380 000); MASSN

privées et publiques, réduire ou (4303186000).

rationaliser les dépenses militaires,









54

recentrer leurs projets nationaux et ii) Existence d’un cadre Le CSLP a été adopté en 2000 et relu en 2004

en assurer une utilisation efficace. stratégique de lutte contre la

Ils doivent également collaborer pauvreté

avec les partenaires au

développement économique et

social, les institutions financières

internationales, les gouvernements

des donateurs et les communautés

économiques régionales (CER) en

vue de la mobilisation des

ressources et de la fourniture de

l’assistance technique.



viii) Les Gouvernements doivent i) Existence de programmes Une étude a été menée en 2003 par le MASSN avec le Une étude sur la

contribuer au renforcement des de recherche sur l’enfance et PNUD, sur la situation des OEV dans les domaines de la mendicité est en cours

capacités de recherche sur les recherches en cours; scolarisation et de la formation professionnelle de réalisation

l’enfance par la mise en place et/ou

la consolidation de réseaux de ii) Nombre de recherches Les résultats ont permis à l’élaboration du Cadre

recherche sur l’enfance en Afrique menés et l’utilisation des Stratégique de Prise en Charge des OEV

afin de développer des liens étroits résultats de recherche

la Recherche, la prise de décision

et les plaidoyers en faveur de

l’enfance en Afrique.









55

CONCLUSION





Au terme de ce rapport et en dépit de ses moyens limités, le Burkina Faso a déployé des

efforts considérables pour promouvoir les droits de l'enfant et assurer à terme "une Afrique digne des

enfants". Cette volonté politique, fortement soutenue par l’ensemble des partenaires techniques et

financiers, la société civile et les communautés à la base, participe de l'intérêt manifesté à tous les

niveaux pour l’amélioration de la situation de l’enfant. Des efforts en matière d’allocation budgétaire,

de suivi des progrès, de mise en oeuvre de plusieurs plans, programmes et projets ont été

enregistrés.



Il reste que, malgré les progrès enregistrés dans les domaines tels que ceux liés aux droits à

l'éducation et à la santé, la protection de l’enfant contre certains fléaux et la protection judiciaire de

l’enfant, des difficultés spécifiques subsistent. Ce sont notamment l’application insuffisante des textes

de loi, l’apparition de nouveaux types de violences et l'insuffisance dans la prise en charge des

enfants victimes des violences, du VIH/SIDA et d'autres maladies.



Il s’agira, en perspectives, de poursuivre les activités d’information, de formation et de

sensibilisation des populations pour un changement de mentalité.



L’implication des enfants eux-mêmes à travers le parlement des enfants et les autres associations

d'enfants et de jeunes demeure un atout inestimable.



Des mesures prises également dans le cadre stratégique de lutte contre la pauvreté, contribueront à

accélérer l'atteinte des objectifs "une Afrique digne des enfants".









56


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