Dessin d’un grand père et sa petite fille, le kiosque du Boulingrin…
Catherine Hoymans
- Raconte-moi grand père !
Le vieil homme ne répond pas. Sa petite fille l’observe. Elle devine au travers de ce
visage fermé et fier des rivages éloignés qu’elle ne connaît pas.
Depuis quelques mois son grand- père semble de plus en plus prisonnier des
méandres de sa mémoire.
Elle n’aime pas cela, peut être parce qu’elle sait qu’un jour, son grand père ne
reviendra pas.
Pourquoi regarde-t-il fixement ce kiosque vide ?
Elle observe ce visage buriné et silencieux.
Est-ce le fruit de son imagination ?
Les rides profondes qui sillonnent le contour de ses yeux tant admirés, se seraient-
elles détendues ?
Et quelle est cette flamme qui s’invite dans ce regard ?
Un brin de jalousie s’installe en elle. Pourquoi ne l’invite t’il pas dans ses souvenirs ?
- Raconte-moi grand père !
Brice
Je suis assis sur le banc et Mathilde ma petite fille joue à la marelle.
- Dis, grand-père raconte moi une histoire !
Je repense un instant, devant le kiosque à musique et me lance :
- Tu sais, Mathilde, j’ai dansé avec mamy Agnès, ta grand-mère. C’était un 14
Juillet, il y a bien longtemps au son des accordéons et des guitares. Les lampions
vacillaient, illuminés par les bougies. Elle était là, belle de nuit, dans sa robe de
satin. Elle brillait de mille feux et moi tout penaud, je n’osais l’aborder. C’est elle qui
est venue vers moi, j’avais les joues rouges et je tremblais de partout. Oui, je me
rappelle cette belle nuit, passée à danser et bavarder.
Dessin d’un vieux monsieur et d’une petite fille assis sur un banc
qui regardent un vieux lion en cage.
Laurie Poissonier
Un jour, mon grand-père âgé de 90 ans et moi de 6 ans, nous étions assis sur un
banc au zoo en face d’une grande cage où vivait un lion âgé de 90 ans aussi. Mon
grand-père parlait souvent à ce lion, moi je ne comprenais jamais, c’était bizarre.
Mon grand-père disait :
- Mon lion, mon pauvre lion, toi tu n’as pas mal partout. Nous sommes nés le même
jour, la même année.
Le lion lui dit :
- Eh oui, je me rappelle mon premier cri. Je l’ai fait devant toi, nous avons ouverts les
yeux en même temps.
Le grand-père :
- Tu sais mon vieux, depuis 90 ans, je ne t’ai jamais oublié. Aujourd’hui, je t’ai
amenée Morgane, ma petite fille.
Le lion dit :
- Elle est jolie, et très jeune. Tu lui as raconté ?
Le grand-père dit :
- Non. Tu le feras. Tu as encore le temps.
La petite fille crie et dit :
- Mais grand-père, tu es fou ! tu parles à un lion ; il ne te répondra jamais !
Le grand-père dit :
- Ecoute. Si tu lui fais confiance, que tu l’aimes, tu verras, le lion te parlera.
La petite fille dit :
- Oui, je te promets. Tu viens, on rentre ?
Et depuis ce jour-là, la petite chaque jour se rendait devant cette cage et parlait au
lion, car elle avait fait la promesse à son grand-père.
Jonas Boiteux
- T’as vu le lion, ma fille ?
- Oui, j’ai vu, il est beau, grand-père. Pourquoi ils mettent le lion dans une cage ?
- Parce que c’est très méchant, et ça peut faire beaucoup de dégâts, comme te
manger.
Laurent Vissuzaine
Le grand-père:
Et si on libérait ce vieux lion pour lui rendre sa liberté ?
Fille :
Oui, grand-père. Ce soir à 21 h00, quand toutes les personnes auront quitté le zoo.
Le grand-père:
Ok, ma petite fille, ce soir à 21 h00.
Donc le soir, le grand-père et la petite fille allèrent à 21 h 00 au zoo et libérèrent le
vieux lion de sa cage. Ils le ramenèrent dans sa jungle, où il vécut heureux jusqu’à la
fin de sa vie avec une vieille lionne.
Jennifer Dagonnet
Le grand-père qui habite en face de chez moi part tous les jours voir le zoo, la plupart
du temps l’après-midi. Il ne part pas tout seul, mais avec son petit fils, voir un vieux
lion si triste et malheureux d’être enfermé dans une grande cage. C’est pour ça que
le grand-père et son petit fils vont voir le lion très triste en se disant : « Oh, regarde
grand-père, le lion est si triste et malheureux ! » Le grand-père dit « Oui, je sais mon
petit. Il est en cage, mais aussi sauvage. »
« Bon allez, c’est fini pour aujourd’hui, on rentre à la maison ».
Jean-Philippe Rose
Un grand-père et sa petite fille s’assoient sur un banc et regardent un vieux lion. Le
vieux monsieur dit à sa petite fille :
- Regarde ce vieux lion, il peut à peine bouger.
La petite fille le regarde et lui dit :
- Pourquoi dis-tu cela ?
- Parce que je le sais.
- Et nous, est-ce que nous serons pareils, quand on aura son âge ?
- Peut-être que oui.
- Et bien moi, je ne veux pas finir comme cela, partons.
Alors, ils partirent en pensant à rien.
Carine Bertrand
Le grand-père et la petite fille voient un vieux lion et ils pensent qu’il est malheureux,
et triste dans cette cage, mais super beau et très gentil, et ils pensent qu’ils devraient
le relâcher.
Touriya El Mokhtari
Zoo
La petite fille et son grand-père se promènent en plein après-midi à pieds, rien que
tous les deux. Ils s’assoient sur un banc, au cirque, devant une cage où il y a un lion.
La petite fille dit à son grand-père :
- Est-ce que peux le caresser ?
Son grand-père lui dit :
- Non, il peut être dangereux, il peut te mordre la main.
M. B.
- Regarde ce petit lion, il est comme moi. Il est tout seul et vieux, dit le monsieur.
- Non, tu n’es pas tout seul, je suis là ! répond la petite fille.
M. M.
Un jour, un vieux monsieur et sa petite fille se promenaient au Zoo.
Ils ont vu un vieux lion prisonnier dans une grande cage.
La petite fille demande pourquoi le pauvre était prisonnier.
Le vieux monsieur répond que c’était un animal sauvage, qu’il était interdit de
l’approcher.
Il faut juste le regarder de loin.
Après, il lui raconte que le lion est le roi de la savane, qu’il vit en Afrique et que c’est
un animal indomptable.
Eric Bachmann
Un vieux monsieur et sa petite fille jouent avec un ballon devant la cage d’un lion.
- Fais attention avec le ballon. Il ne faut pas qu’il tombe dans la cage ! Il faudrait
l’ouvrir pour aller le chercher ! dit le vieux monsieur.
- Oh, si c’était possible ! pense le lion
- Après je vous mangerais !
Semer Elciler
Un vieux monsieur et sa petite fille visitent un zoo. Ils voient dans une cage un vieux
lion qui est endormi.
Dessin d’un pêcheur qui est au bord d’une rivière en compagnie
d’un arbre et d’un chat.
Pierre louis
Une fois le déjeuner avalé, une seule idée trotta dans ma tête, celle d’une bonne
journée de pêche. Je me dirigeais d’une foulée décidée vers le garage où j’enfilai
durement mes bottes trop étroites. La besace accrochée autour du cou, la canne
prise d’une main, j’enfourchais mon vélo pour me diriger vers un bras de rivière un
peu éloigné, au fin fond d’une vallée.
Je dépliais ma chaise et lançais ma ligne à l’eau, puis écoutais le bruit du cours
d’eau. C’était une douce mélodie reposante à souhait.
Une heure s’écoula, aucune touche à l’horizon, je décidais de sortir mon livre pour
passer le temps. Soudain, la ligne frémit, je ferrais immédiatement. Une fois que la
prise fut détachée, je m’aperçus que j’avais oublié mon filet, je posais mon poisson à
même le sol quand un chat venu de nulle part sauta sur lui, le prit dans sa gueule et
remonta sur son perchoir.
Emmanuelle Henry
J’étais tellement amoureuse de lui que je suivais Julien tous les jours quand il allait à
la pêche. Il était si mignon. Mais ce dimanche là n’était pas comme tous les autres, je
le regardais de loin tenir sa canne quand soudain je vis un chat dans l’arbre à coté
de lui, il allait faire ses besoins. Je me suis mise à courir pour le prévenir mais c’était
trop tard, Julien avait tout pris sur la tête. J’avançais vers lui, il me vit et se sentait
tout gêné, je riais et lui aussi. Je me servis du livre qu’il avait amené pour lui essuyer
les cheveux puis je suis restée avec lui. Nous avons pêché assez loin de l’arbre et il
m’embrassa, me saisit la main afin de m’emmener sous l’arbre et c’est à vous
d’imaginer la suite.
Ozlem Katrenci
Le chat guettait le pêcheur avec ses petits yeux verts qui pendant ce temps lisait un
livre et guettait sa ligne. Il n’était pas au courant de la présence du chat et continuait
sa lecture. La canne à pêche bougea et il tira d’un seul coup. Un poisson de 15 cm
environ tomba dans le piège. Il le posa dans le seau avec un peu d’eau. Le chat qui
se trouvait dans un arbre descendit doucement sans se faire voir et sauta sur la
prise, le pêcheur en fut tellement effrayé qu’il ne comprit pas et s’évanouit.
Estelle Weckenmann
Pierrot avait l’habitude de passer son dimanche au bord de la Suize. Il se posait à
coté d’un arbre. Oh ! Mais attention, pas n’importe quel arbre. C’était son arbre, il y
avait gravé ses initiales et celle de son premier amour. Il s’installait donc là, sur sa
chaise avec un vieux roman policier. Ce jour là, un bruit suspect détourna son regard
du bouchon. Il guetta l’arbre, rien ! Quand il reposa ses yeux sur sa canne, plus de
bouchon ! Il avait coulé, rapidement Pierrot ferra de toutes ses forces et remonta une
vieille perche soleil. Elle se débattait encore au bout de la ligne quand un petit chat
tigré bondit de l’arbre et attrapa le poisson. Pierrot resta bouche bée pendant
quelques secondes. Le chat regarda Pierrot d’un œil malicieux avec sa prise plus
grosse que lui dans sa gueule, puis détala.
Flavien Grennerat
Un matin de septembre, Monsieur Louis pêchait au bord de la Suize. En attendant
que ça morde, il lisait un livre, adossé à un arbre. Un chat perché au dessus tomba
bruyamment dans l’eau. M. Louis ne le vit pas. Quelques secondes plus tard, il ferrait
quelque chose, il tira fort, c’était le chat accroché à l’hameçon. M. Louis tout content,
s’écria :
- Ah, j’ai enfin péché un poisson chat !
Angélique Farge
C’était un samedi matin, j’étais sortie de chez moi et je trouvais un endroit calme. Je
m’y étais installée, appuyée contre un arbre avec ma canne à pêche puis je jetais la
ligne. Au bout d’un moment, un poisson mordit l’hameçon. Je le remontais
doucement quand un chat sauta sur la prise que je perdis. J’attrapai le chat et le jeta
dans l’eau.
Julie Dos Santos
Début de journée tranquille pour Henry, assis sur sa chaise au bord de la Suize.
Henry sortit sa canne à pêche, il s’élança pour la jeter à l’eau quand il entendit un
chat miauler. Il vit alors qu’il avait coincé le chat dans l’arbre avec sa canne à pêche.
Il monta dans l’arbre et sur son collier, il vit un nom, un numéro de téléphone. Il
s’appelait Cédric, Henry fit le numéro ainsi que celui des pompiers. Le sapeur
Emmanuel ausculta Cédric, il informa Henry que le chat était sain et sauf.
Angélique Nageotte
Mon voisin Adrien et mon frère Jérémy ont pour hobby la pêche et comme tous les
samedis, ils étaient partis au bord de la rivière de Chaumont. Je les ai rejoint à
bicyclette et ils avaient déjà péché une carpe, une truite, une morue. J’entendais des
bruits bizarres dans l’arbre près de nous .Je m’en suis approché et j’ai vu un chaton,
ce n’était pas le mien, je l’ai laissé dans son arbre. Quelques minutes plus tard,
c’étaient des claquements de dents, des grognements. Tout à coup, un crocodile
sortit de l’eau et dévora les poissons. Nous n’avons pas attendu de vérifier si ses
proies l’avaient rassasié, nous avons pris nos jambes à nos cous.
Aurélie Maujean
Un beau dimanche matin, le soleil s’était enfin décidé à se montrer, mes parents
proposèrent un pique-nique en famille dans un coin tranquille. Mon grand frère et moi
nous nous souvînmes de la promesse que notre père nous avait faite : nous
emmener au bord d’une rivière pour apprendre à pêcher. Nous lui rappelâmes et
nous voici partis. Mon grand-père avait montré à mon père un endroit agréable pour
la pêche et la détente. Ma mère mit de la crème solaire pour éviter les brûlures. Nous
nous installâmes sous un gros chêne de façon à être protéger du soleil pendant le
repas. Mon père m’offrit ma première canne à pêche que j’acceptais avec émotion.
Au bout de deux heures d’attente, un poisson vint mordre à mon hameçon. Toute
fière, je remontais sur la petite colline ou se trouvait ma mère pour lui montrer. Elle
était également fière de moi et me dit que ce poisson serait le déjeuner. Sans se
méfier, elle fit cuire ma prise sur le barbecue et descendit nous rejoindre au bord de
l’eau. A midi et demi, nous allions passer à table lorsqu’un petit chaton mangea notre
pitance. Nous rentrâmes bredouilles à la maison et notre mère nous prépara des
pâtes.
Aurélien Andreotti
Ce jour là, je me baladais le long de la Suize, je vis Monsieur X qui pêchait tout en
lisant un livre. Quand soudain, un chat qui était dans l’arbre lui tomba dessus.
Monsieur X entraîné par le poids de l’animal et le sol glissant chuta dans l’eau.
Julien Tailleur
Ce jour de pêche de M Dupont fut très particulier. Le vieil homme qui était d’habitude
un pêcheur très chevronné, rentrait chez lui bredouille.
Armé de toutes ses cannes à pêche et d’un équipement qui faisait de Monsieur
Dupont le pêcheur le plus chanceux de la région.
Mais un chat qui manifestement avait décidé de se procurer un bon festin se cacha
dans ce qui servait d’ombre à l’homme. De nombreuses tentatives de ferrage ne
furent que des échecs, le nylon montait si haut que le félin n’avait qu’à tendre la patte
pour saisir le poisson.
Elodie Bernardon
Il ya 18 ans, au mois de juillet, mon frère se préparait à une partie de pêche mais ne
voulait pas m’emmener avec lui.
Il disait que j’étais trop jeune, j’avais 5 ans. Alors je l’ai suivi. Il était assis sur une
chaise, le dossier, contre l’arbre, la canne à la main gauche et un livre dans la main
droite. Au dessus de lui, je voyais les feuilles bouger. Le bouchon orange de la ligne
coula trois fois, c’était une touche, il ferra le poisson. Il était petit, tellement petit que
j’ai eu du mal à l’apercevoir, il le mit dans le seau. Attiré par l’agitation, un chat blanc
et roux sorti de l’arbre et se mit à tourner autour, D’un seul coup, il vola le poisson et
s’enfuya. Par surprise, mon frère recula et tomba dan l’eau, le fou rire me prit.
Amirzadeh, Le chat, l’homme, et la rivière
Le chat est gris
L’homme est habillé en gris
L’eau est grise
Le chat attend sans attendre
L’homme pêche sans pêcher
L’eau coule, tout doucement
Est-ce qu’il se passe quelque chose entre eux ?
Difficile à dire
Le chat est arrivé avant l’homme
L’homme n’a aucune intention d’attraper des poissons
Et l’eau, coule toujours, tout doucement
Claudette Delom
Un courant serpentait au milieu du pré. Je goutais un instant de repos sous le
couvert ombragé de la berge toute proche. De profil une silhouette s’en détachait :
un homme ; peut-être une femme, mais, je ne sais car un chapeau en couvrait la tête
et dissimulait ses traits bien que de toute évidence ce devait être un pêcheur.
Son attitude, le matériel déposé près de lui semblaient l’indiquer.
D’un geste patient, il amorçait sa ligne et tirait sur le fil et surveillait le moindre
frémissement du bouchon avec une constance qui paraissait être chez lui, une
seconde nature. Un peu en retrait, un chêne vénérable recevait les rayons obliques
d’un soleil déjà déclinant.
Des oiseaux venaient s’y poser et pépiaient encore bien fort. Un chat immobile s’y
était lui aussi abrité. Il n’était pas là par hasard ? Guettait-il le manège du pêcheur
pour saisir dès la première occasion, l’une de ses prises négligées ?
Sa présence complétait la scène harmonieusement.
Sylvie Séjournant, le pêcheur
Se levant aux aurores et constatant avec enthousiasme que cette journée serait
ensoleillée et chaude, Marius se décida pour aller à la pêche. Il prépara avec soin sa
canne, ses hameçons, ses appâts et n’oublia pas un pique–nique frugal. Ne dit-on
pas que le grand air donne faim ?
De plus, il mit dans sa besace le dernier roman d’un auteur à l’accent fleurant bon le
sud.
Il s’installa le plus confortablement contre le tronc d’un chêne plus que centenaire
aux feuilles verdoyantes et qui, sous le soleil, ferait un très beau parasol naturel.
D’un geste vif, Marius lança l’hameçon dans les eaux bleues de la Suize. Il prit son
roman et commença à en lire les premières phrases quand un bruit le fit sursauter. Il
se retourna plusieurs fois. Puis, soudain, le silence, plus un son ; seulement le
ruissellement de l’eau. La partie de pêche pouvait reprendre quand tout à coup dans
un miaulement, un chat apparut d’entre les feuilles du chêne. Marius eu la vague
impression qu’il se payait sa tête car il n’avait toujours pas attrapé de poisson. Le
chat lui proposa son aide car, dit-il, il était le meilleur pêcheur. Marius accepta et le
chat descendit de l’arbre, entra dans l’eau et de ses griffes acérées et son agilité
pêcha en un temps record, un grand nombre de poissons. Marius était ébahi et
proposa de partager cette pêche miraculeuse.
Depuis ce jour, Marius et le chat sont devenus inséparables, et tous les week-ends
ont les aperçoit parcourant les routes à la recherche de bons coins.
Une sorte de fable de La Fontaine moderne.
Gérard Lausecker, La partie de pêche
Au pied d’un arbre penché, l’eau de la rivière s’écoulait lentement. Il y avait même un
chat perché qui s’étirait benoîtement, trop fatigué pour miauler. Qu’attendait-il ? Un
pêcheur ? Ce matou gros tricheur habitué des lieux ne courait plus guère, encore
moins sautait. Les oiseaux à sa vue s’envolaient et même les souris arrivaient à se
sauver. Le pêcheur, retraité méthodique arrivait toujours à la même heure, dépliant
son pliant, sa ligne, ses hameçons. Il s’appuyait à l’arbre, somnolait en surveillant
son bouchon. Une touche ! Le poisson innocent avait avalé l’hameçon et tirait, tirait.
Le pêcheur en faisait autant et ce fut lui, vainqueur sans gloire qui sortit le poisson de
l’onde. Pauvre petite bête, indigne de la poêle ou de la poissonnerie, ce fut le chat
qui s’en régala.
Sema Kilickaya, L’Arbre bleu
Je n’ai jamais quitté la Haute-Marne. Quand j’étais enfant, mes parents n’avaient
jamais été très tournés vers les voyages, trop frileux qu’ils étaient, trop craintifs de
tout ce qui pouvait déranger la belle ordonnance de leurs préjugés, n’osant jamais
franchir les limites des à-priori qui compassaient leur triste existence.
Plus tard, alors que l’avenir s’ouvrait à moi, un accident de voiture m’avait
définitivement cloué dans ce fauteuil, m’arrimant pour toujours au carré de ma
chambre.
Mon horizon se limite à ce jardin, cette rivière qui coule et emporte mes rêves
avortés.
Je viens souvent au bord de cette rivière, ou plutôt l’on m’y pousse. J’aime pêcher.
Lorsque je jette ma ligne, j’espère toujours ferrer quelque nouvel espoir d’évasion.
Ma vie est un tableau figé où seule l’eau de cette rivière coule. Le feuillage de l’arbre
frémit à peine. Les battements de mon cœur sont imperceptibles aussi.
Quand je viens pêcher, j’apporte toujours de la lecture avec moi. Le monde est
tellement vaste dans ces pages si étroites !
Hier, j’ai terminé l’Arbre Bleu d’un illustre inconnu et je me replonge aujourd’hui dans
Alice au pays des Merveilles. Il y a un chat qui apparaît dans le feuillage de l’arbre.
Je lève les yeux.
Point de chat dans mon arbre à moi qui jamais ne sera bleu.
Je suis seul dans ce désert de verdure. Pour toujours.
La rivière est le flot d’encre dans lequel tremper la pointe acérée de l’imaginaire.
J’aime y noyer mon regard.
Rahma Foulani
Il est six heures du matin ; Monsieur Jean s’installe aux abords d’une écluse de
Choignes. Tout d’abord, il sort sa canne à pêche, ses verrons, ses appâts, puis il
déplie son siège et commence à mettre au bout de la ligne un petit gaudin. Il lance la
ligne et s’assoie près de l’arbre qu’il avait choisi. Tout en pensant être tranquille, il
prend la revue qui se trouve à côté de lui.
- Pas mal, se dit-il, mais quelque chose intrigue Monsieur Jean, ce sont des
miaulements. Il regarde autour de lui mais ne voit rien. Il continue donc sa lecture
tout en surveillant sa ligne. Au dessus, des branches faisaient claquer leurs feuilles.
L’homme leva la tête mais ne pouvant rien voir de ce qui se passait, levait les yeux
une nouvelle fois. Mais quelle ne fut pas sa surprise, Minet, son chat, l’avait suivi et
avait tellement eu peur qu’il avait grimpé dans l’arbre et ne pouvait en descendre.
Son maitre l’attrape et le laisse à côté de lui. On pouvait voir Monsieur Jean pêcher
et son chat attrapant des poissons avec ses petites pattes. Minet très heureux de
cette aventure s’endormit aux pieds de Monsieur Jean.
Réjane Ceglia
Yohann est un fin pêcheur, toujours prêt, bien équipé et confiant. Il sait qu’il a la main
heureuse, comme on dit. Aussi a-t-il emporté avec lui de la lecture pour le distraire
du bouchon à surveiller. Il aime comme ça multiplier les petits plaisirs. Il le dit autour
de lui, pêcher, c’est d’abord se détendre, communier avec la nature, mesurer le
temps qui passe, ouvrir ses sens, goûter à la vie avec ce sentiment de sérénité.
Tout est jubilatoire, les couleurs qui varient depuis l’aube, les odeurs qui remplissent
ses poumons d’un bonheur pur rempli d’images évocatrices, les légers bruits qui
atteignent ses tympans en résonnant de tranquillité. Il est bien. Il a vérifié ses lignes,
ses bouchons. Il est prêt à savourer maintenant le petit plaisir de la lecture d’un texte
conseillé par l’animatrice des Silos. Il s’y plonge avec délice tout en obéissant à son
rythme de surveillance à chaque fin de page tournée. Sa place est toujours la même,
au pied de ce saule majestueux qui s’est implanté à l’exact confluent de la Suize et
de la Marne, au pied de Chaumont. Il lui apporte l’ombre quand il fait beau, un abri si
la météo est moins favorable et en tout cas un dossier pour s’appuyer.
Un chat s’y prélasse, tout aussi régulier que le jeune homme. Il connaît le rendez
vous de cette aubaine possible. Il guette le moment où le pêcheur s’assoupira de
plaisirs conjugués et où il pourra se délecter en toute tranquillité. Yoann a déjà
approvisionné suffisamment la poissonnière depuis ce matin. L’animal s’en lèche
déjà les babines. Et le moment arrive enfin. Un discret ronflement le prévient. Il saute
avec souplesse sur le sol et se prépare à son festin.
Mais quelle horreur, la poissonnière ne contient que des poissons chats, qu’il ne peut
manger, il n’est pas cannibale !
Yohann, qui ne dormait que d’un œil, rit de bon cœur à la vue du désappointement
du félin. Il avait enfin trouvé une parade pour protéger ses prises que l’animal
s’octroyait régulièrement.
René Nicolas, Messire Félix le chat
Par un après-midi chaud, j’avais eu l’idée, avec ma femme bien sûr, d’aller me
promener près de Brethenay, village qui surplombe le canal de la Marne à la Saône.
Malgré la torpeur ambiante, le canal apportait un peu de fraîcheur avec les arbres qui
le bordaient.
A une centaine de mètres, nous avons aperçu un pêcheur un peu camouflé par de
hautes herbes. Curieux de savoir s’il avait déjà attrapé quelques poissons nous nous
approchâmes sans faire de bruit.
Nous ne voulions pas gêner ce Monsieur, d’autant qu’il était particulièrement pris par
son occupation. Il nous jeta un regard un peu anxieux, de peur que le poisson ne file
dans l’eau, apeuré par notre présence.
Un troisième larron, messire Félix le chat, était tout aussi sérieux et aux aguets que
le pêcheur. Qu’était venu faire dans la nature ce raminagrobis plutôt préoccupé par
les souris ? Cet animal surveillait, attiré par les mouvements de la ligne que le
pêcheur tirait de temps à autre pour la ramener vers lui.
A un moment donné, une intense activité se mit à régner, car le fil venait de
s’enfoncer dans l’eau. Le pêcheur ferra sa ligne et une magnifique truite se mit à
gigoter, messire chat se régalait déjà attendant une récompense.
Cette petite scène nous amusa bien fort. Nous pûmes faire alors un brin de causette,
ce fut une bonne discussion, une détente.
Damien Forlini
Le pêcheur qui était près d’un arbre, lança sa ligne plusieurs fois. Il entendit un chat
miauler, il l’avait accroché avec l’hameçon et le projeta dans l’eau. Il sauta dans la
rivière pour secourir l’animal et le ramena sur la terre ferme.
Laurie Poissonnier
Un jour au bord de la Suize, un petit garçon lançait sa ligne pour attraper du poisson.
Il était là depuis des heures à coté d’un arbre géant. Ce petit garçon avait l’habitude
de sentir la fraicheur de l’eau et adorait ce coin de nature. Mais ce jour là, il y avait un
chat qui miaulait dans l’arbre. Ce chat tomba dans la rivière. Le petit garçon dit : j’ai
attrapé un poisson et tout content, il le ramena. C’était un chat et il l’emmena chez le
vétérinaire et le garda pour toujours. Maintenant, Chaque jour, il revient avec l’animal
près de la Suize.
Coraline Piquée
Le pécheur lança sa ligne, le chat prit peur et tomba dans la Suize.
Delphine Radenac
Kan le pêcheur va lancer sa canne, le chat va attraper le fil, il va atterrir dans l’eau.
Cynthia Lamour
Le pêcheur qui est tranquillement installé, voit un chat dans l’arbre qui se repose.
Tout à coup, le chat se réveille et tombe dans l’eau. Dégouter qu’on le dérange, il
rentre chez lui. Il reviendra plus tard pour être enfin au calme et pêcher dans la
Suize.
Carine Bertrand
L’homme pécha et ne vit pas le chat tomber dans l’eau.
Jean-Philippe Perrier
Quand le pêcheur pêche, le chat tombe dans l’eau, il le repêche, le chat tremble
parce qu’il a froid. Il le réchauffe et lui donne à manger puis le ramène à la maison
Gwénaëlle Douche
Le pêcheur grimpe sur l’arbre pour aller chercher le chat.
Jonas Boiteux
Le pêcheur qui était en train de choper un poisson dans la Suize entendit soudain
craquer, un chat sauta sur lui et attrapa la prise qui était à coté de l’arbre