Embed
Email

TP TAT b gal Octobre 2004

Document Sample
TP TAT b gal Octobre 2004
Shared by: HC111126074021
Categories
Tags
Stats
views:
5
posted:
11/25/2011
language:
French
pages:
28
TP DE GENETIQUE MOLECULAIRE APPLIQUEE IUP3









Vectorisation eucaryote

par transduction peptidique





PASCALE LE GOFF ET DENIS MICHEL



Aspects techniques vus dans ce TP :

Production de protéines recombinantes. Chromatographie d'affinité. Activité enzymatique -

galactosidase mesurée in situ. Vectorisation protéique-transduction. Mutagenèse simple. Préparation

de bactéries compétentes et transformation bactérienne. PCR analytique. Extraction d’ADN

plasmidique.



Organisation des trois jours

J1 Préparation du mutant Bam--gal : digestion BamHI du plasmide TAT--gal.

Ré-ensemensement des BL-21 et suivi de DO pour la préparation de bactéries compétentes

Analyse de la digestion par électrophorèse sur gel d'agarose

Préparation des boîtes agar-ampi avec et sans X-gal/IPTG



Cultures de 200 ml des colonies TAT--gal et -gal (Bam) pour atteindre DO 0,6.

Induction à l'IPTG

Ligation

Préparation de bactéries compétentes

Transformation plasmide TAT--gal contrôle et du mélange de ligation Bam

Etalement de chaque plasmide sur boîtes agar-ampi avec et sans X-gal/IPTG (4 boîtes en tout)



Récupération et congélation des bactéries

Equilibration des billes Ni:NTA

J2 Sur les boîtes de transformation : examen du nombre et de la couleur des colonies

Choisir 3 grosses colonies de TAT- -gal et de Bam sur chaque boîte sans X-gal/IPTG

Ensemencer des minicultures de 1 ml



Extractions des protéines recombinantes TAT--gal et  -gal à partir des culots bactériens

Lancer les PCR à partir des mini cultures et compléter les volumes à 5 ml



Ensemencement des cellules COS-7 et CHO

Préparation SDS-PAGE

Dosage de Bradford des aliquots prélevés au cours de la purification

J3 Incubation des cellules avec TAT--gal et -gal purifiées

Coloration in situ des cellules incubées avec TAT--gal ou -gal

Migration des SDS-PAGE

Analyser les PCR sur gel 2,5 % agarose

Préparations de l'ADN plasmidique et vérification par électrophorèse



Coloration et décoloration des gels d’acrylamide

Regarder les colorations -gal in situ au microscope

L'ordre des manipulations n'est qu'indicatif et peut être modifié pour une meilleure organisation du

temps







1

Sommaire



Organisation des trois jours. p1





Rappels théoriques.

1-Extraction d’ADN plasmidique. p3

1-1-Lyse alcaline. p3

1-2-« Boiling method ». p3

2-Réaction de polymérisation en chaîne : PCR. p4

2-1-Principe. p4

2-2-Mise en place d’une réaction de PCR. p5

3-Le vecteur d’expression bactérien pTAT-HA. p7

4-IMAC : Immobilized Metal Affinity Chromatography. p10

4-1-Principe. p10

4-2-Purification d’une protéine produite en système bactérien

par IMAC. p11





Manipulations.

1-Elimination de la partie TAT du plasmide TAT--gal. p14

1-1-Elimination de la partie TAT du palsmide pTAT--gal. p14

1-2-Préparation de bactéries compétentes et transformation p15

1-3-Criblage des colonies par PCR. p16

1-4-Mini préparation d’ADN plasmidique p17

2-Purification des protéines TAT--gal et -gal. p18

2.1-Culture des bactéries et induction par l’IPTG. p18

2.2-Purification des protéines recombinantes TAT--gal et -gal. p19

2.3-Analyse par SDS PAGE de la purification. p20

3-Transduction peptidique. p23

3.1-Repiquage des cellules eucaryotes. p23

3.2-Transduction peptidique. p24

3.3-Détection in situ de l’activité -galactosidase. p24





Bibliographie. p25





Annexe. p26









2

Rappels théoriques.





1-Extraction d’ADN plasmidique.

Il existe deux principales techniques qui permettent d’extraire l’ADN plasmidique.

1-1-Lyse alcaline.

La lyse alcaline (Birnboim, 1983; Birnboim and Doly, 1979) est vraisemblablement la technique

la plus souvent utilisée au cours des extractions d’ADN plasmidique. Les bactéries sont lysées par un

traitement court avec une solution contenant du SDS et du NaOH. Le SDS dénature les protéines

bactériennes tandis que l’ADN du chromosome bactérien et l’ADN plasmidique est dénaturé par la

soude. Le mélange est ensuite neutralisé par de l’acétate de potassium ce qui permet à l’ADN

plasmidique de se renaturer rapidement. L’ADN bactérien et les protéines précipitent ainsi que le SDS

qui forme un complexe avec le potassium. Cet ensemble est éliminé par centrifugation. L’ADN

plasmidique en solution peut être directement récupéré après précipitation éthanolique.





1-2-« Boiling method ».

Cette technique également très répandue consiste, dans un premier temps, à fragiliser les

bactéries en présence de lysozyme, qui clive les composés polysaccharidiques de la paroi bactérienne.

L’utilisation d’un détergent non ionique (tritonX-100) et de la chaleur (le mélange est généralement

porté 1 à 2 min à 100°C) va briser la paroi bactérienne déjà fragilisée par l’action du lysozyme

(Holmes and Quigley, 1981). L’ADN plasmidique ainsi que l’ARN sont libérés mais pas l’ADN

bactérien qui reste emprisonné dans les cellules lysées. Ce culot qui contient les débris cellulaires et

l’ADN bactérien est éliminé par centrifugation.





Pour de nombreux emplois comme la transfection ou le séquençage il est indispensable d’ajouter

au moins une étape supplémentaire de purification. Il peut s’agir d’une extraction phénolique suivie ou

non d’une précipitation en présence de polyéthylène gycol ou bien encore d’une précipitation en

présence d’un détergent cationique, le CTAB (cétyl triméthyl ammonium bromide) (Del Sal et al.,

1988). On peut aussi purifier une solution d’ADN plasmidique par chromatographie sur résine

échangeuse d’ions. C’est probablement la technique la plus efficace. Le plus souvent on utilise des

colonnes de chromatographie disponible dans le commerce. Cette technique est donc plus coûteuse et

doit être réservée à des emplois particuliers.





2-Réaction de polymérisation en chaîne : PCR.

La réaction de polymérisation en chaîne a été inventée par Kary Mullis au milieu des années 80

et a révolutionné les pratiques de la génétique moléculaire en permettant la production in vitro d’une

grande quantité d’un ADN spécifique sans avoir recours aux techniques de clonage. La versatilité de









3

cette technique fait qu’elle est utilisée dans tous les domaines de la biologie et il serait difficile de

lister toutes ses applications.





2-1-Principe.

Le matériel de départ est de l’ADN double brin qui contient la séquence à amplifier. Il n’est pas

nécessaire de purifier la séquence à isoler, elle sera déterminée par le couple d’amorces utilisé dans la

réaction. C’est l’hybridation de ces amorces sur l’ADN qui va ensuite amener la DNA polymérase à

synthétiser une région spécifique d’ADN. Il est donc indispensable de connaître au moins en partie la

séquence de l’ADN à amplifier afin de déterminer la séquence des amorces. En plus de l’ADN et du

couple d’amorces le mélange réactionnel doit contenir une DNA polymérase et les quatre

desoxynucléotides triphosphates.

Pour commancer, le mélange réactionnel est chauffer pendant 5 minutes à 94°C. Cette

température permet la dénaturation les molécules d’ADN. Les simples brins obtenus serviront de

matrice pour la DNA polymérase et l’hybridation des amorces.

La température est ensuite abaissée pour permettre l’appariement des amorces. Le choix de la

température d’hybridation est un point très important pour la spécificité de la réaction de PCR. Cette

température dépend de la séquence des amorces et de la concentration en sels du milieu réactionnel.

Des programmes informatiques simples permettent de calculer la température de fusion (Tm) des

amorces et la température d’hybridation peut être choisie quelques degrés au-dessous de cette Tm. La

température utilisée pour cette deuxième étape est généralement comprise entre 55° et 68°C.

Pour l’étape suivante, la température est augmentée à 72°C, température optimale pour la Taq

polymérase. C’est la découverte d’une DNA polymérase thermostable qui a permis le développement

spectaculaire de la technique de PCR. La DNA polymérase de Thermus aquaticus, bactérie vivant

dans des sources chaudes, n’est pas dénaturée même à 94°C. L’enzyme ajoutée en début de réaction va

rester active au cours des différents cycles malgré les variations de température. De plus, il est

intéressant d’utiliser une température élevée (72°C, température supérieure à la température

d’hybridation des amorces) pour l’étape de polymérisation, cela empêche un appariement moins

spécifique des amorces. Le temps nécessaire à la polymérisation est dépendent de la longueur de

l’ADN cible. Généralement on prévoit 1 min par kb d’ADN à synthétiser. A la fin de la

polymérisation, la température est à nouveau augmentée, mais cette fois-ci uniquement pendant 30 s à

1 min afin de permettre la dénaturation des courts fragments d’ADN synthétisés. Ces simples brins

servent de matrice pour un nouveau cycle d’amplification. La figure 1 illustre ces différentes étapes.

Ainsi la PCR permet une amplification exponentielle d’ADN et conduit à un maximum théorique de 2n

molécules d’ADN double brin à la fin de n cycles.









4

2-2-Mise en place d’une réaction de PCR :

Compte tenu de la puissance de la PCR il est indispensable de travailler dans un endroit qui ne

soit pas contaminé par de l’ADN.

L’ADN, qualité et quantité.

La qualité et la quantité de l’ADN à amplifier sont deux facteurs qui affectent la PCR plus

particulièrement, sa sensibilité et l’efficacité de l’amplification. Comme l’amplification nécessite des

réactions enzymatiques répétées, elle est beaucoup plus sensible aux impuretés telles que des sels, des

solvants (phénol, chloroforme), de l’éthanol et d’autres produits chimiques, qu’une réaction

enzymatique qui aurait lieu en une seule étape.

L’efficacité d’hybridation des amorces sur la matrice est un facteur important. Le rapport

primer/matrice influence fortement la spécificité et l’efficacité de la PCR et il doit être optimisé

empiriquement. Si trop peu de matrice est utilisé, les amorces trouveront difficilement leurs séquences

complémentaires. En revanche, l’utilisation d’une concentration trop élevée d’ADN cible peut

conduire à des hybridations aspécifiques des amorces. On peut démarrer une réaction de PCR avec

500 ng d’ADN génomique, 1 à 10 ng d’ADN bactérien et 0,1 à 500 ng d’ADN plasmidique.

Les amorces.

Pour réussir une PCR il faut une paire irréprochable de amorces : La longueur des amorces est

généralement comprise entre 18 et 30 nucléoides, le contenu en GC se situe entre 40 et 60%, les Tm

des deux amorces sont proches, les séquences complémentaires entre les amorces sont évitées et ils ne

forment pas de structure secondaire interne. Chaque amorce est utilisé à une concentration

généralement comprise entre 0,1 et 0,6 µM. Le plus souvent une concentration de 0,2 µM est adaptée.

Enfin, les amorces peuvent être conservés à –20°C dans du Tris 5mM pH 7,5..

La DNA polymérase thermostable.

Depuis la Taq polymérase d’autres DNApolymérases thermostables ont été purifiées et sont

maintenant commercialisées. Ces enzymes ont des propriétés différentes, elles sont capables de copier

des fragments d’ADN plus ou moins longs avec des fiabilités plus ou moins grandes.

Les ions Mg++.

Les ions Mg++ forment des complexes solubles avec les dNTP et l’ADN matrice. Ces complexes

sont le véritable substrat reconnu par la DNA polymérase. Les ions Mg++ sont donc indispensables à la

réaction de PCR. En excès, ils peuvent favoriser l’hybridation aspécifique des primers, à trop faible

concentration ils vont réduire l’efficacité de l’amplification. Leur concentration dépend de la

concentration dans le milieu de composées comme les dNTP, le phosphate inorganique et l’EDTA

(qui provient du tampon). Ces composés fixent les ions Mg++ grâce à leurs charges négatives. La

concentration optimale en ions Mg++ doit être déterminée empiriquement et varie généralement entre 1

et 5 mM. La concentration en Mg++ la plus communément utilisée est 1,5 mM avec une concentration

de chaque dNTP de 200 µM.









5

Figure 1 : PCR

a) Le matériel de départ est de l’ADN

double brin. b) Les brins sont séparés par

chauffage à 94 °C puis la température est

abaissée au-dessous de la Tm des amorces

afin de permettre leur appariement de part

et d’autre de la séquence d’ADN à

amplifier. c) La Taq polymérase

synthétise les nouveaux brins d’ADN

complémentaires des brins matrices. Rien

ne limite leur extension. Ils peuvent donc

être de longueur variable et ils vont

s’étendre au-delà de la position

d’hybridation du primer sur le brin

complémentaire. d) Le milieu réactionnel

est chauffé à nouveau pour séparer les

brins d’ADN. Pour simplifier le schéma

seuls les brins néo-synthétisés sont

représentés. e) La Taq polymérase

synthétise de nouveaux brins d’ADN

mais cette fois leur extension est limitée.

Ces deux nouveaux brins s’étendent entre

la région déterminée par l’hybridation

desamorces. f) Le processus est répété, les

amorces s’apparient et g) deux nouveaux

fragments d’ADN sont synthétisés. Ainsi

à chaque cycle le nombre de molécules

d’ADN est multiplié par deux.









6

3-Le vecteur d’expression bactérien pTAT-HA.

 Le vecteur d’expression pTAT-HA (Schwarze et al., 1999) présenté (figure 2) a été

construit à partir d’un vecteur de la famille pET dont il existe de nombreuses versions

commercialisées par Novagen. Il présente les caractéristiques suivantes :

 L’origine de réplication du plasmide pBR322 qui permet d’obtenir entre 15 à 20 copies

de l’ADN plasmidique par cellule bactérienne, ce qui est peu. Les origines de réplication des vecteurs

pUC, pBluescript ou pGEM par exemple (origines ColE1 ou pMB1 mutées) permettent d’obtenir un

bien plus grand nombre de copies par cellules entre 500 et 700 ce qui facilite la préparation d’ADN

plasmidique mais peut conduire à une trop forte production de protéine exogène. Cela peut conduire à

des problèmes d’insolubilité et/ou de toxicité.

 Le gène de la -lactamase qui code la résistance à l’ampicilline. Ainsi les bactéries qui

possèdent ce type de plasmide peuvent pousser dans un milieu contenant de l’ampicilline.

 Le gène cible, codant dans notre cas la -galactosidase, est sous le contrôle du

promoteur de la RNA polymérase du bactériophage T7 (Dubendorff and Studier, 1991) ainsi que des

séquences nécessaires à sa traduction. Ces signaux ne sont pas fonctionnels chez E. coli. L’expression

de la protéine cible est possible uniquement lorsque l’on apporte une source de RNA polymérase T7.

Cette source provient d’une souche particulière de E. coli, BL21(DE3)pLys qui a l’avantage d’être

déficiente pour deux protéases Ion et ompT. DE3 indique que la bactérie porte sur son chromosome

une copie du gène codant la RNA polymérase du bactériophage T7 sous le contrôle du promoteur

lacUV5. Ce promoteur contient la séquence opérateur de l’opéron lactose. La production de la

polymérase T7 est donc inductible en présence d’IPTG. En revanche, il diffère de promoteur lac

sauvage. Sa séquence en position -12, -7 est TATAAT ce qui correspond à la séquence consensus. Ces

modifications permettent à la transcription d’être considérablement augmentée et cette forte

transcription devient indépendante de l’activateur CAP (Meiklejohn and Gralla, 1989; Silverstone et

al., 1970).

 Le site multiple de clonage (MCS) qui renferme 7 séquences pour des sites uniques de

restriction.

 Une succession de 6 codons histidine génère le Tag 6xHis qui permet la fixation sur

résine de Ni-NTA-agarose. Ce Tag peut être placé à l’extrémité C- ou N-terminale de la protéine

d’intérêt. Il est peu immunogénique et à pH 8,0 ses acides aminés non chargés n’affectent

généralement pas la sécrétion, la compartimentation ou le repliement de la protéine de fusion. Le plus

souvent, le Tag 6xHis n’interfère pas avec la structure ou la fonction de la protéine purifiée comme

cela a pu être démontré pour une grande variété de protéines incluant des enzymes et des facteurs de

transcription.

 Le Tag HA est une séquence de 9 acides aminés (figure 2) correspondant à un épitope

de l’hémaglutinine. Cette séquence qui sera en fusion avec la protéine exogène lui ajoute cet épitope







7

pour lequel on possède un anticorps spécifique commercialisé. Cette étiquette permet par exemple de

repérer par Western blot l’expression de la protéine recombinante.

 La séquence TAT correspond à un peptide de 11 acides aminés dérivé de la protéine

TAT du virus HIV. Ce peptide a été décrit comme un domaine de transduction, « protein transduction

domain » ou PTD (Wadia and Dowdy, 2002). Les PTDs sont de petits domaines identifiés dans

diverses protéines, ils ont la propriété particulière de traverser efficacement les membranes

biologiques. Ce phénomène, dont le mécanisme est encore très discuté est appelé transduction

peptidique. Des protéines ou d’autres composés liés à un PTD vont eux aussi traverser une membrane

biologique. Ces PTDs ont donc un potentiel extraordinaire pour délivrer à l’intérieur d’une cellule des

composés ou des protéines biologiquement actifs.









8

Figure 2 : Carte du plasmide pTAT-HA

Le promoteur T7 et le domaine TAT sont surligné, le Tag poly histidine est encadré.









9

4- IMAC : Immobilized-metal Affinity Chromatography.

La technique d’IMAC a été utilisée pour la première fois en 1975 pour la purification des

protéines (Porath et al 1975). C’est une technique de séparation adaptée à la purification de protéines

qui possèdent des histidines exposées à leur surface ou bien des protéines recombinantes auxquelles on

a ajouté un groupe d’histidines.

IMAC est une chromatographie d’affinité qui peut permettre de purifier une protéine en une

seule étape. Cette technique est cependant moins spécifique que d’autres types de chromatographie

d’affinité (enzymes/cofacteurs–inhibiteurs, récepteurs/ligands, antigène/anticorps), le ligand est

cependant plus stable et peut facilement être greffé à l’extrémité C- ou N-terminale d’une protéine. Ce

type de chromatographie est très largement utilisé aujourd’hui pour la préparation de protéine à plus

ou moins grande échelle mais aussi pour étudier l’accessibilité de certains acides aminés.





4-1-Principe.

En IMAC l’adsortion des protéines est basée sur la coordination entre un métal immobilisé et un

groupe donneur d’électrons de la surface de la protéine. Les métaux les plus couramment utilisés sont

des métaux de transition comme Cu2+, Ni2+,Zn2+et Fe3+qui sont des accepteurs de paires d’électrons.

Les atomes donneurs d’électrons sont N, S et O présents dans les composés chélateurs qui sont

couplés au support de chromatographie par exemple de l’agarose. Ces composés sont capables de

coordonnés des ions métalliques et de former ainsi des métaux chélatés. Les sites de coordination qui

restent libres sont habituellement occupés par des molécules d’eau mais peuvent être échangés par des

groupes donneurs d’électrons de la protéine. En plus de l’amine N-terminale certains acides aminés

comme Tyr, Cys, His, Arg, Lys et Met peuvent participer à la liaison grâce aux atomes donneurs

d’électrons de leur chaîne latérale. Cependant, les cystéines par exemple sont rarement disponibles

dans un état réduit approprié et la rétention des protéines est surtout basée sur la disponibilité de

résidus histidyl. Les chaînes aromatiques de Trp, Phe et Tyr peuvent participer à la rétention des

protéines si elles se trouvent dans le voisinage de résidus histidyls. Pour les protéines recombinantes, il

y a de nombreuses possibilités pour construire un Tag efficace. En pratique les solutions les plus

simples sont retenues et des Tag constitués de 6 ou 10 histidines greffés en N- ou C- terminal de la

protéines sont le plus souvent utilisés.

Les composés chélateurs de métaux disponibles sont nombreux. Les plus utilisés sont

probablement l’acide iminodiacétique (IDA) et l’acide nitrilotriacétique (NTA), développé par

Hoffmann-La Roche et commercialisé par QIAGEN (figure 3). IDA possède trois sites de chélation

des métaux tandis que le NTA en possède 4 (figure 4). Ainsi NTA a une meilleure affinité pour les

métaux que IDA mais une capacité de liaison pour les protéines plus faible compte tenue de la perte

d’un site de coordination. Cette meilleur affinité pour les métaux prévient une fuite d’ions lors de la

purification de protéines à fort pouvoir chélateur ainsi que lors des étapes de lavage les plus

stringentes. Cela évite la contamination par l’ion métallique de la protéine purifiée.





10

Les supports solides sur lesquels sont greffés les composés chélateurs sont variés. Ils peuvent

être de l’agarose ou d’autres polysaccharides. Des supports nouveaux ont été développés constitués de

billes inorganiques combinées à des polysaccharides qui peuvent supporter les hautes pression des

systèmes HPLC.









Figure 3 : Comparaison des interactions entre

des ions nickel et les acides nitrilotriacétique

(NTA) et iminodiacétique (IDA).









Figure 4: Interactions

entre résidus voisins du

Tag 6xHis et la matrice

Ni-NTA.









4-2-Purification d’une protéine recombinante possédant un Tag 6xHis sur Ni-NTA agarose.

Conditions natives ou dénaturantes ?

Une protéine recombinante fusionnée à un Tag polyhistidine peut être purifiée par IMAC à

partir de bactéries soit en conditions natives soit en conditions dénaturantes. Lorsque la protéine

recombinante est soluble et son Tag 6xHis accessible, il est possible de la purifier sans utiliser

d’agents dénaturants ou de détergents. En revanche lorsque la protéine produite par les bactéries est

stockée sous forme insoluble dans des corps d’inclusion, elle devra être purifiée en conditions

dénaturantes. Cette insolubilité est liée à la nature même de la protéine recombinante (présence de

domaines hydrophobes) ou à une trop forte expression. La plupart des protéines accumulées dans les

corps d’inclusion peuvent être solubilisées en présence de détergents, d’urée 8M ou de chlorure de







11

guanidine 6M. En conditions dénaturantes les histidines du Tag seront parfaitement exposées

favorisant ainsi la liaison à la matrice. L’efficacité de purification sera ainsi maximale. Cependant, si

l’on souhaite récupérer l’activité biologique de la protéine après ce type de purification il faudra

prévoir l’élimination des agents dénaturants par des étapes de dialyse par exemple et un protocole

permettant la renaturation de la protéine.





Accrochage.

Des protéines contenant un Tag 6xHis peuvent se lier aux groupements Ni-NTA avec une

affinité plus forte que celle qui existe entre un anticorps et son antigène ou bien une enzyme et son

substrat. La liaison ne dépend pas de la structure tridimensionnelle de la protéine c’est pourquoi il est

possible de travailler en conditions dénaturantes. Si le Tag n’est pas entièrement accessible il peut tout

de même lier le nickel. Au minimum deux His sont nécessaires à la liaison, l’affinité de la liaison

protéine recombinante pour Ni-NTA est alors plus faible.

L’étape de liaison peut se faire en « batch » ou sur colonne. Pour limiter l’accrochage sur la

colonne de protéines qui ont une faible affinité pour Ni-NTA il est souvent recommandé d’effectuer

cette étape en présence de 10-20 mM imidazole. Le noyau imidazole fait partie de la structure de

l’histidine (figure 5) . Il se lie aux ions nickel retenus par le NTA. A faible concentration en imidazole,

l’accrochage des protéines ayant une faible affinité pour le nickel est empêché tandis que celui des

protéines ayant une forte affinité pour le métal n’est pas affecté.









Figure 5: Structure

chimique de l’imidazole

et de l’histidine.









Lavage.

Des lavages sont effectués le plus souvent en présence d’une faible concentration d’imidazole

(voir ci-dessus). La stringence des lavages peut être augmentée en réduisant le pH jusqu’à une valeur

de 6,3 ou en augmentant la concentration en imidazole jusqu’à 50 mM. Ces conditions de pH et de

concentration en imidazole devront être déterminées empiriquement pour chaque protéine









12

Elution.

Les histidines du Tag 6xHis ont un pKa d’approximativement 6,0 et vont être protonées si le pH

est diminué pH (4,5-5,3). Dans ces conditions le Tag 6xHis ne peut plus lier les ions nickel et la

protéine recombinante est éluée.

De la même manière, si la concentration en imidozale est augmentée (400-500mM ou plus), le

Tag 6xHis sera dissocié parce qu’il ne peut plus entrer en compétition pour les sites de liaison de la

résine.

Des réactifs comme l’EDTA ou l’EGTA chélatent les ions nickel et suppriment donc leur

interaction avec le support insoluble, le NTA-agarose. Cela provoque l’élution de la protéine

recombinante complexée au métal.

Ces trois méthodes d’élution sont efficaces. Cependant, et plus spécialement lorsque la

purification est menées en conditions natives, il est préférable d’éluer en augmentant la concentration

en imidazole. En effet une diminution du pH peut endommager une protéine et la présence d’ions

métalliques est souvent indésirable. Des fortes concentrations d’imidazole peuvent également détruire

partiellement ou complètement l’activité d’une protéine.









13

Manipulations





1-Elimination de la partie TAT du plasmide TAT--galactosidase.

Objectif :

Le plasmide pTAT--Gal (fourni) sera digéré par Bam HI ce qui permettra d’éliminer le

domaine de transduction peptidique TAT (figure 2) sans modifier le cadre de lecture. Après ligation,

ce nouveau plasmide "Bam" sera introduit dans des bactéries compétentes. Finalement la

construction sera vérifiée par PCR.





LUNDI

1-1-Elimination de la partie codant TAT du plasmide pTAT--Gal -> plasmide "Bam"

Digestion du plasmide pTAT-Gal par BamHI.

Digestion (D) Témoin (T)

H2O qsp 20µl qsp 20µl

Plasmide 0.2 µg/µl 1 µg 1 µg

Tampon 10x 2 l 2 l

BamHI (10 u/l) 0,5 l 0 µl





 Incuber 1h30 à 37 °C.

 Pendant l’incubation, préparer un gel d’agarose à 0,8 % : peser 0,72 g d'agarose, y

ajouter 90 ml de tampon 1xTBE, dissoudre au micro-onde, refroidir légèrement, ajouter 7 l de BET à

10 mg/ml, et couler.

 A 9 l des mélanges de digestion D ou T, ajouter 1 µl de tampon de charge 10x pour

ADN déposer sur gel 0,8% agarose-TBE-BET. Déposer parallèlement 5 µl du marqueur de taille pour

grand fragments (DNA ladder 200 à 10 000 bp p 25). Si la linéarisation apparaît totale aux UV,

chauffer le mélange de digestion à 65°C pendant 2 min .





Ligation de re-circularisation des plasmides digérés (D) ou non (T).

H2O qsp 10 l

Incubation des plasmides D ou T 2 l

Tampon ligase 10x 1 l

ATP 10 mM 1 l

DNA ligase (5u/l) 0,5 l

 Incuber au moins 1h30 à 4°C, une température basse défavorise les concatémérisations

au profit des circularisations







14

1-2-Préparation de bactéries compétentes et transformation.



Préparation des boîtes pour bactéries.



 Stabiliser au bain-marie à 55 °C des bouteilles autoclavées de LB-Agar fondu.

 Ajouter l'ampicilline à 50 g/ml final (stock 50 mg/ml) et mélanger en tournant la

bouteille sans faire mousser.

 Couler 4 boîtes rondes de 10 cm sans faire de bulles. Laisser solidifier.

 Faire sécher les boîtes entrouvertes autour d'un bec benzen.

 Sur 2 des boîtes (à marquer "X-gal/IPTG"), étaler en surface 150 l d'un mélange (80 l

LB, 50l IPTG 100 mM, 20 l Xgal à 40 mg/ml). Laisser sécher.





Préparation de bactéries compétentes.

ATTENTION : Les bactéries doivent être constamment maintenues à 4 °C. Le moindre

réchauffement annule leur compétence

 Inoculer 25 ml de LB avec 2,5 ml de culture bactérienne de nuit (BL-21, fournies).

 Incuber en agitateur orbital à 37°C pendant 1-2 heures.

 Lorsque la DO600nm atteint 0,6 à 1, refroidir la culture dans la glace.

 Transvaser la culture dans un tube à centrifuger de 40 ml (un tube par binôme).

 Centrifuger à froid 8 krpm/10min/4°C. Eliminer le surnageant.

 Reprendre les culots dans 2 ml de CaCl2 0,1 M froid.

 Recentrifuger. Reprendre le culot dans 2 ml de CaCl2 0,1 M froid.

 Laisser dans la glace pendant 40 min. Centrifuger 6 krpm/10min/4°C. Eliminer le

surnageant.

 Resuspendre dans 0,4 ml de CaCl2 0,1 M froid et les garder dans la glace. Utilisable

pour une transformation dans les 4 heures.

 Si la transformation est reportée, ajouter 20% final glycérol, et stocker à –70°C en

aliquotes de 100 l, à décongeler dans la glace pour les transformations.





Transformation bactérienne.

 Ajouter tous les mélanges de ligation D et T séparément dans 50 l de bactéries

compétentes sur la glace.

 Laisser 30 minutes dans la glace.

 Mettre à 42°C pendant 1,5 minutes, puis replacer dans la glace 5 minutes.



 Ajouter 200 µl de Luria Broth et incuber à 37°C/30 minutes.









15

 Etaler chaque transformation sur boîte agar-ampicilline. 2 boîtes par transformation :

100 µl sur boîte avec X-gal/IPTG et 100 µl sur boîte sans X-gal/IPTG => 4 boîtes en tout par binôme.

Bien identifier les boîtes au feutre.

 Incuber les boîtes placées à l'envers à 37°C toute la nuit. Les boîtes seront ensuite

conservées à 4°C









MARDI

Traitement des boîtes de transformation.

 Examiner les boîtes de transformation : noter le nombre et la couleur des colonies sur

chaque boîte. Calculer l’efficacité de transformation, c’est à dire le nombre de colonies résistantes à

l’ampicilline obtenues par µg d’ADN. Les efficacités de transformation obtenues sont très variables en

fonction de la souche bactérienne et de la méthode de préparation utilisées. Ces efficacités peuvent

varier de 104 à 107 colonies résistantes par µg d’ADN.

 Choisir 3 grosses colonies de TAT- -gal et de Bam. Prélever ces colonies au cure-

dent ou au cône jaune et les disperser dans un tube contenant 1 ml de LB. Incuber à 37°C pendant 3 ou

4 heures. Ces mini cultures seront utilisées pour la vérification par PCR (5 µl à prélever stérilement).

Ajouter 4 ml de LB ampicilline à chaque culture. Une culture positive sera utilisée pour l’extraction

d’ADN plasmidique (p 17).





1-3-Criblage des colonies par PCR.

 Dans les 6 tubes PCR contenant 5 l de culture bactérienne et dans un tube contenant 5

l d'eau (témoin de "contamination PCR"). Rajouter 45 l de prémix suivant:

 Exemple de prémix pour 10 tubes:

H2O qsp 450 l

Buffer Taq 10x 50 l

dNTP, 25 mM chacun 2 l

Oligo TAT-Up (1g/ll) 2 l

Oligo TAT-Do (1g/ll) 2 l

Taq pol. (5u/l) 2 l

ATTENTION : l’enzyme doit être ajoutée à peu près simultanément pour l’ensemble des

binômes afin de démarrer rapidement la PCR après l’ajout de l’enzyme.





Oligonucléotides: TAT-UP: 5'-ACGACTCACTATAGGGAGACC-3'

TAT-DO: 5'-TGGGACGTCATATGGATAGCC-3'









16

Vous pouvez rechercher la position d’hybridation de ces amorces sur la figure 2 et calculer la taille des

fragments qui seront amplifiés.





 Fermer les tubes et les placer dans l'appareil PCR programmé de la manière suivante :

94°C 5 min

28 cycles de 3 températures (94°C 30s; 60°C 30s; 72°C 40s)

72°C 3 min

4°C









MERCREDI

 Déposer 15 l de chaque PCR avec 2 l de tampon de charge (10x) pour ADN, sur gel

3% agarose-TBE-BET, avec en parallèle 4 l d'un marqueur de taille adéquat (voir annexe 1).





1-4-Mini préparation d’ADN plasmidique"Boiling Method".

Il faut maintenant reconstituer des stocks de plasmide pour les futurs TP:

 Choisir d’après vos résultats de PCR une culture TAT- -gal.

 Prélever 1,5 ml de cette culture et centrifuger 5 min à 12000 rpm. Eliminer le

surnageant et renouveler l’étape précédente dans le même tube.

 Reprendre le culot, correspondant à 3 ml de culture, dans 300 l de STET (sucrose 8%,

Triton x-100 0,1%, EDTA 50 mM, Tris-HCl 50 mM, pH 8.

 Bien vortexer pour éliminer tous les grumeaux.

 Ajouter 8 l de lysozyme à 100 mg/ml, vortexer, puis incuber 1 min au bain-marie

bouillant.

 Centrifuger immédiatement en sortant du bain-marie à 14000 rpm pendant 20 min.

 Retirer le culots visqueux avec un cure-dents en bois, l'essuyer sur un papier.

 Ajouter 7 l de NaCl 5M

 Ajouter 200 l d'isopropanol et vortexer

 Mettre au moins 15 min à –20°C.

 Laisser fondre si le mélange est pris en masse, puis centrifuger 10 min/14000 rpm/4°C.

 Bien éliminer le surnageant, en finissant au cône jaune pour enlever la dernière goutte.

 Bien laisser sécher le culot à l'air.

 Dissoudre dans 100 l de TE: 10-1 contenant 50 g/ml de RnaseA. Chauffer 10 min à

65°C.

 Si le temps le permet digérer pendant 1h30 à 37 °C 8,5 µl de la préparation en présence

de 1 µl de tampon Bam HI 10X et de 0,5 µl d’enzyme.





17

 Contrôler la qualité et la quantité du plasmide en déposant 9 l de la solution d’ADN

plasmidique + 1 µl de tampon de charge 10X sur gel 1% agarose-TBE-BET. Parallèlement faire

migrer la digestion BamHI et les marqueurs de taille adéquats (c.f. annexe 1).

 Réunir les minipreps des binômes ayant de bons résultats. Doser la concentration de

l'ADN de ce mélange au spectrophotomètre à 260 nm. Etiqueter le tube avec la date et la

concentration. Le congeler pour le TP de l'année prochaine.









2-Purification des protéines recombinantes TAT- -Gal et  -Gal.

Objectif :

Deux souches de bactéries recombinantes BL21-TAT- -Gal et  -Gal vont être cultivées en

présence d’IPTG afin d’induire la production des deux protéines. Les deux protéines seront ensuite

purifiées par IMAC en conditions natives grâce à leur Tag 6xHis. Les différentes étapes de la

purification seront analysées par SDS PAGE. L’utilisation de conditions natives de purification

préserve l’activité  -galactosidase et permet l’incubation directe des protéines purifiées en présence

de cellules eucaryotes pour la transduction peptidique sans étape supplémentaire de dialyse et de

renaturation.









LUNDI

2-1- Culture et induction par l’IPTG des bactéries BL21-TAT et BL21-TAT- -gal.

Culture et induction

Mener TAT- -gal et  -gal séparément dans des tubes différents.





 Ensemencer 150 ml de LB (+ 150 µl d’ampicilline à 50 mg/ml) avec 15 ml des

précultures des colonies TAT--gal ou  -gal pendant environ 2 heures (DO600nm = 0.7), ajouter

400 µl d'IPTG ( 100 mM) et continuer l'incubation 3 heures.

 Culotter les bactéries 10 min à 5000 rpm.

 Reprendre chaque culot dans 2 ml PBS froid contenant 20 mM imidazole. Transvaser

chaque culot dans 2 tubes de 2 ml.

 Centrifuger 10 min à 5000 rpm. Eliminer les surnageants congeler les 4 culots secs

jusqu’au lendemain.









18

Equilibration des billes Ni-NTA. Pour la purification protéique du lendemain.

Ni-NTA agarose est composé de Ni-NTA couplé à du Sepharose  CL-6B. La concentration de NTA

permet la fixation de 5 à 10 mg de protéines en fusion avec le Tag 6xHis-par millilitre de résine.





 Prélever le volume nécessaire de billes (dans l'alcool), 500µl par binôme.

 Centrifuger 15" à 12 000 rpm, éliminer le surnageant.

 Ajouter 1 volume de PBS contenant 20 mM imidazole.

 Centrifuger 15" à 12 000 rpm, éliminer le surnageant.

 Ajouter 1 volume de PBS contenant 20 mM imidazole. Les billes sont prêtes.









MARDI

2-2-Purification des protéines recombinantes TAT- -gal et  -gal.

 Décongeler les 4 culots bactériens et ajouter 1 ml par tube de PBS imidazole 20 mM et

des inhibiteurs de protéases (PI 25X 2,5l/ml ) et 1 mg/ml de lysozyme incuber sur la glace pendant

10 min.

 Soniquer 3 fois 15 sec en incubant 30 s sur la glace après chacune des sonications.

 Eliminer les débris cellulaires et protéines insolubles par centrifugation 15 min à 14000

rpm.

 Reprendre 1 culot TAT--gal et 1 culot -gal (="insoluble" I) dans 500 µl de tampon de

dépôt de Laemmli 3x. Chauffer 3 min à 95 °C puis centrifuger 5 min à 12 000rpm. 10 l de chaque

fraction insoluble (ici le surnageant) seront analysés par SDS PAGE.

 Regrouper les deux surnageants équivalents (TAT--gal et -gal ) dans 2 nouveaux

tubes à hémolyse de 5 ml avec bouchon.

 Prélever 10 l de chaque surnageant (="soluble" S) à conserver sur de la glace pour le

dosage des protéines et l'analyse par SDS-PAGE.

 Ajouter par tube la moitié des billes Ni-NTA préalablement équilibrées.

 Agiter pendant 1 H à 4°C.

 Centrifuger 15 secondes.

 Garder le surnageant (= "flow through" F) pour dosage des protéines et SDS PAGE.

Attention à ne pas entraîner de billes de NI-NTA en prélevant le surnageant.

 Reprendre les culots dans 500 µl de PBS froid contenant 20 mM imidazole + PI puis

transvaser dans un tube microfuge de 1,5 ml.

 Centrifuger 15 secondes 12000 rpm.

 Prélever le surnageant, pour dosage et SDS PAGE (= "lavage" W20).





19

 Recommencer la même opération PBS + 20 mM imidazole + PI et centrifugation.

 Reprendre les culots dans 100 µl de PBS froid contenant 100 mM imidazole, + PI. Bien

remettre les billes en suspension. Incuber au moins 10 min sur la glace en agitant très fréquement.

 Centrifuger 15 secondes 12000 rpm

 Prélever le surnageant, pour dosage et SDS PAGE (= "Elution" E100).

 Reprendre les culots dans 100 µl de PBS froid contenant 250 mM imidazole, + PI. Bien

remettre les billes en suspension. Incuber au moins 10 min sur la glace en agitant très fréquement

 Centrifuger 15 secondes 12000 rpm

 Prélever du surnageant, pour dosage et SDS PAGE (= "Elution" E250).

 Reprendre les culots dans 100 µl de PBS froid contenant 1M imidazole, + PI. Bien

remettre les billes en suspension. Incuber au moins 10 min sur la glace en agitant très fréquement

 Centrifuger 15 secondes 12000 rpm

 Prélever le surnageant, pour dosage et SDS PAGE (= "élution" E1000).





2-3- Analyse par SDS PAGE de la purification.

Dosage par Bradford et préparation des échantillons pour SDS-PAGE.

Prédosage

 Réaliser un prédosage de chaque fraction (S, F, W20, E100, E250, E1000) : Préparer le

premier et le dernier tube de gamme (0 et 20 µg de sérum-albumine bovine à partir d'une solution à

200 g /ml) dans un volume final de 100 l d'H2O. Pour chaque fraction à prédoser prélever 2 µl et

compléter à 100 µl avec de l’eau.

 Ajouter 2 ml par cuve de réactif de Bradford (Bleu de Coomassie G-250 0,01%, Ethanol

5%, H3PO4 10 %).

 Incuber environ 5 min à température ambiante. La coloration est stable pendant environ

1 heure. Puis lire l'absorbance à 595 nm.

 En fonction de ces premières valeurs prévoir les volumes de prise d’essai qui seront

utilisés pour le dosage. Les échantillons qui le nécessitent, seront dilués dans l’eau.





Dosage

 Préparer une série de tubes contenant des quantités croissantes (0, 4, 8, 12, 16, 20 g) de

sérum-albumine bovine (à partir d'une solution à 200 g /ml) dans un volume final de 100 l d'H2O.

Pour les échantillons le volume final est également de 100 l.

 Ajouter 2 ml par cuve de réactif de Bradford (Bleu de Coomassie G-250 0,01%, Ethanol

5%, H3PO4 10 %).

 Incuber environ 5 min à température ambiante. La coloration est stable pendant environ

1 heure. Puis lire l'absorbance à 595 nm.





20

 Calculer la concentration protéique de chaque extrait. Cela vous permet de caculer les

volumes à prélever pour la préparartion des échantillons pour le SDS PAGE (10 µg) et pour la

transduction peptidique (40 µg pour E100, E250 et E1000).

ATTENTION : Les fractions E seront conservées à 4°C jusqu’au lendemain.





Electrophorèse des prélèvements protéiques.

Préparation des échantillons

 Ajouter à un volume de chaque extrait (S, F , W20, E100, E250, E1000 pour TAT- -

gal et  -gal) contenant 10 g de protéines 1/3 de volume de tampon de Laemmli 3X (55% de

glycérol, 6 % de SDS, 14 % de ß-mercaptoéthanol et 0,028 % de bleu de bromophénol dans du Tris-

HCl 0,5M pH 6,6).

 Chauffer 3 min à 90°C. les échantillons sont près pour le dépôt sur gel. Les conserver à

–20 °C jusqu’au moment du dépôt.

Préparer le gel de séparation 6% polyacrylamide

Ne pas pipeter les solutions d'acrylamide à la bouche. Ne pas toucher sans gants avant qu'il ne soit

polymérisé.

 Gel de séparation 6% polyacrylamide 22,5 ml (pour 2 gels)

H2O 13 ml

Acrylamide/bis 40 % 3,3 ml => 6% final

Tris-HCI 1,5 M, pH 8,8 5,7 ml

SDS à 10 % 225 µl

Persulfate d'ammonium (PSA) 10% 225 µl

TEMED 22,5 l





 Mélangez doucement et déposez la solution jusqu'au niveau du repère. Recouvrir

doucement (sans perturbation) la surface de chaque gel avec de l'eau distillée et laissez polymériser.

 Après polymérisation, éliminez l'eau à la surface du gel et installez un peigne de 15

puits pour chaque gel.

 Gels de concentration 10,5 ml (pour 2 gels)

H2O 6,6 ml

Acrylamide/bis 40 % 1,1 ml => 4 % final

Tris-HCI 0,5 M, pH 6,8 2,6 ml

SDS à 10 % 105 µl

Bleu de bromophènol à 0,1% 7,5 µl

PSA 10% 105 µl

TEMED 10,5 µl







21

 Homogénéisez et déposez le mélange jusqu'au haut de chacune des plaques d'alumine.

Laissez polymériser.

 Stocker à 4°C les gels montés et entourés de Selofrais si nécessaire.









MERCREDI

 Démontez l'appareil ayant servi à couler les gels et récupérez un montage pour un gel.

Enlevez le peigne. Installez les gels d'acrylamide dans la cuve à électrophorèse (2 gels par cuve). Les

fixer avec les pinces et remplir la cuve de tampon de migration (= tampon Tris/Glycine) jusqu'en haut

des plaques. Les puits doivent baigner dans le tampon.

 Eliminer les bulles d'air qui pourraient se trouver en bas du gel et dans les puits.

 Dépôts : Déposez la totalité des 15 échantillons préparés la veille. Déposer 5 l d'un

mélange de protéines marqueurs de taille. Bien noter le plan des dépôts





Marqueurs moléculaires (Sigma markers M3788)

Myosine 205 000 Da

ß-Galactosidase E coli 116 000 Da

Phosphorylase b 97 000 Da

Fructose-6-phosphate kinase 84 000 Da

Albumine 60 000 Da

Glutamic dehydrogénase 55 000 Da

Ovalbumine 45 000 Da

Glyceraldehyde-3-phosphate dehydrogenase 36 000 Da





Effectuez la migration à 25mA jusqu'à ce que le colorant bleu atteigne le bas du gel.

 Coloration du gel : Après migration, démoulez votre gel en faisant attention de garder

des repères pour permettre son orientation. Mettez le gel dans une cuvette et couvrez-le de solution de

coloration (= Bleu de Coomassie R250 dissout dans 40% d'éthanol et 7,5 % d'acide acétique) incuber 2

fois 1 minute au micro-onde puissance maximale.

 Décoloration du gel : Récupérez la solution de coloration (réutilisable) puis rincez le gel

avec de l'eau. Ajouter la solution de décoloration (= éthanol 20 % - Acide acétique 7,5 %) puis

d’incuber 1 min au micro-onde pour accélérer le processus. Laisser à température ambiante jusqu’au

lendemain pour que la décoloration soit parfaite.

 Séchage du gel : Après apparition de bandes nettes sur un fond incolore, rincez le gel à

l’eau et installer le entre deux feuilles de cellophane sans emprisonner de bulles. Fixer-le tout à l’aide

du cadre et des pinces fournis. Sécher deux heures.







22

Comparer les résultats du dosage protéique avec celui du SDS PAGE. Sélectionner les 3

meilleures solutions des protéines TAT--gal et -gal pour la transduction peptidique, les conserver à

4°C.





3-Transduction peptidique.

Objectif :

Les protéines TAT--gal et -gal précédemment purifiées vont être ajoutées à deux types

cellulaires en culture, des cellules COS-7 et des cellules CHO. L’activité -galactosidase sera ensuite

détectée in situ. Cela devrait nous permettre de conclure que l’enzyme bactérienne a pu pénétrer dans

les cellules eucaryotes en culture uniquement lorsqu’elle est en fusion avec le domaine TAT.









MARDI

3-1-Repiquage des cellules eucaryotes.

 Eliminer le milieu de culture.

 Rincer par 5 ml de PBS stérile équilibré à 37°C, éliminer ce PBS.

 Ajouter 1 ml de Trypsine/EDTA dans du PBS.

 Incuber 2 min à 37 °C. Secouer le flask, les cellules doivent se décoller.

 Ajouter 9 ml de milieu de culture complet (Dulbecco Modified Eagle Medium

contenant 10% de sérum de fœtus de veau, des antibiotiques et antimycotiques).

 Compter les cellules sur un aliquot en cellule de Mallassez.

 Faire la dilution requise puis ensemencer les cellules COS-7 (150 000 cellules/ 2 ml) ou

CHO (100 000 cellules / 2 ml) dans des boîtes 6 puits.

 Incuber à 37 °C en présence de 5 % de CO2.





Utilisation de la cellule ou lame de Malassez: fixer une lamelle par capillarité sur les deux rails

latéraux de la lame. Introduire une goutte de suspension de cellules entre lame et lamelle. Regarder au

microscope dans la zone où la lame est gravée d'un quadrillage. Sur ce quadrillage, des faisceaux de 6

lignes verticales croisent des faisceaux de 5 lignes horizontales, définissant ainsi des rectangles

constitués de 20 petits carrés. Compter les cellules présentes dans ces rectangles de 20 carrés. Si la

moyenne est n, alors la concentration cellulaire est de nx105 par ml de suspension cellulaire déposée

sur la lame.









23

MERCREDI

3-2-Transduction peptidique.

Rajouter dans les puits de culture un volume des fractions E100, E250 et E 1000 contenant 40

g de TAT--gal et  -gal. Chaque binôme dispose de 6 puits de culture. Pour chaque fraction il faut

déposer la solution de TAT- -gal.

Incuber 1 heure à 37°C.





3-3-Détection de l’activité -Galactosidase in situ.

 Rincer les cellules incubées avec les protéines recombinantes avec 2 ml de PBS.

 Fixation des cellules 5 min par 1 ml de fixateur (Glutaraldéhyde, 1%, MgCl2 1 mM dans

du PBS).

 Rinçage avec 2 ml de PBS.

 Recouvrir les cellules avec la solution de coloration,750 µl (X-gal 1 mg/ml, MgCl2 2

mM, ferricyanure de potassium 5 mM, ferrocyanure de potassium 5 mM dans du PBS, la solution est

conservée à 37°C pour éviter toute formation de cristaux).

 Incuber à 37°C de 1 à 18 heures.

 Après apparition de la coloration bleue, éliminer la solution de coloration, rincer deux

fois au PBS, puis une fois avec de l'eau.

 Préserver et observer dans du glycérol 50% dans l'eau.





4- Compte rendu.

Votre compte rendu de ces trois jours de TP sera constitué d’une courte introduction et des

résultats suivants :

1. Elimination de la partie TAT du plasmide TAT--gal

 Vérification de la coupure par Bam HI (photo)

 Calculs des efficacités de transformation (tableau)

 Criblage des colonies par PCR (photo)

 Mini préparation d’ADN plasmidique (photo)

2. Purification des protéines recombinantes -gal et TAT--gal.

 Dosage de Bradford des fractions S, F, W20, E100, E250, E1000 (tableau)

 Analyse par SDS PAGE de la purification des protéines -gal et TAT--gal

(gels colorés au bleu de coomassie)

3. Transduction peptidique.

 Evaluez l’ activité -galactosidase dans chaque puits de culture (tableau)

 Répartition de l’activité -galactosidase dans la cellule (photo).



24

Ces résultats devront être présentés à l’aide de figures que l’on pourrait trouver dans un article

scientifique. Ce type de figure comprend une photo, un graphique ou un tableau, au dessous

(photo, graphique) ou au-dessus (tableau) duquel doit être inscrit un titre explicite. Ce titre est

suivi d’une légende qui reprend les points essentiels du «matériels et méthodes » et définit

toutes les annotations utilisées sur la figure. Chaque résultat sera également énoncé puis

brièvement analysé. Votre rapport se terminera par une courte conclusion.





Remarque importante : Le respet scrupuleux des indications données ci-dessus sera pris en

compte dans la note attribuée à votre rapport.









25

Bibliographie





Birnboim, H. C. (1983). A rapid alkaline extraction method for the isolation of plasmid DNA.

Methods Enzymol 100, 243-55.

Birnboim, H. C. and Doly, J. (1979). A rapid alkaline extraction procedure for screening

recombinant plasmid DNA. Nucleic Acids Res 7, 1513-23.

Del Sal, G., Manfioletti, G. and Schneide, C. (1988). A one-tube plasmid DNA mini-

preparation suitable for sequencing. Nucleic Acids Res 16, 9878.

Dubendorff, J. W. and Studier, F. W. (1991). Controlling basal expression in an inducible

T7 expression system by blocking the target T7 promoter with lac repressor. J Mol Biol 219, 45-59.

Holmes, D. S. and Quigley, M. (1981). A rapid boiling method for the preparation of

bacterial plasmids. Anal Biochem 114, 193-7.

Meiklejohn, A. L. and Gralla, J. D. (1989). Activation of the lac promoter and its variants.

Synergistic effects of catabolite activator protein and supercoiling in vitro. J Mol Biol 207, 661-73.

Porath, J., Carlsson, J. Olsson, I., Belfrage, G. (1975). Metal chelate affinity

chromatography, a new approach to protein fractionation. Nature, 258, 598-9.

Schwarze, S. R., Ho, A., Vocero-Akbani, A. and Dowdy, S. F. (1999). In vivo protein

transduction: delivery of a biologically active protein into the mouse. Science 285, 1569-72.

Silverstone, A. E., Arditti, R. R. and Magasanik, B. (1970). Catabolite-insensitive

revertants of lac promoter mutants. Proc Natl Acad Sci U S A 66, 773-9.

Wadia, J. S. and Dowdy, S. F. (2002). Protein transduction technology. Curr Opin

Biotechnol 13, 52-6.









26

ANNEXE 1



Marqueurs de Taille ADN



DNA Ladder Small Fragments DNA Ladder









27

28


Related docs
Other docs by HC111126074021
The Power and Art of�..
Views: 0  |  Downloads: 0
Arzak RecetasJN
Views: 0  |  Downloads: 0
Parkland Mews Peregrine Falcons (Week 1)
Views: 0  |  Downloads: 0
kesz04
Views: 4  |  Downloads: 0
FORMULE ASSISTENZIALI
Views: 0  |  Downloads: 0
By registering with docstoc.com you agree to our
privacy policy

You are almost ready to download!

You are almost ready to download!