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UNE AFRIQUE DIGNE DES ENFANTS �

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REPUBLIQUE DE DJIBOUTI





MINISTERE DELEGUE AUPRES UNICEF

DU PREMIER MINISTRE, CHARGE (FONDS DES NATIONS UNIES

DE LA PROMOTION DE LA FEMME, POUR L’ENFANCE)

DU BIEN-ETRE FAMILIAL ET

DES AFFAIRES SOCIALES









Rapport sur les progrès réalisés par la République de Djibouti

dans la mise en œuvre du Plan d’Action de l’Union Africaine

pour une Position commune africaine en faveur

« d’une Afrique digne des enfants »









Juillet 2007







1

SOMMAIRE





Liste des abréviations 3



Résumé synthétique 4



Introduction 5



Adresses des Ministères 6



Partie 1 7



Initiatives prises par le pays pour la sauvegarde des intérêts de l’enfant

dans tous les domaines de développement



Partie 2 131



Réponses aux questions



Domaine 1 : Améliorer la qualité de la vie 16



Domaine 2 : Eradiquer le VIH/SIDA 21



Domaine 3 : Droit à l’éducation 22



Domaine 4 : Droit à la protection 26



Domaine 5 : Participation des enfants et des jeunes 29



Domaine 6 : Autres actions 30



Partie 3 36



Progrès réalisés en ce qui concerne la Position Africaine Commune

« Pour Une Afrique digne des enfants »



Sources des références 64









2

Liste des abréviations



ADETIP : Agence Djiboutienne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public

ARV : Anti Rétroviraux

BAD : Banque Africaine de Développement

BED : Besoins Essentiels de Développement

BID : Banque Islamique de Développement

CDC : Centre de Développement Communautaire

CDE : Convention relative aux Droits de l’Enfant

DISED : Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques

DSRP : Document stratégique de réduction de la pauvreté

EABES : Enfants à besoins éducatifs spéciaux

EDAM : Enquête Djiboutienne Auprès des ménages

EDSF : Enquête Santé de la Famille

EDIM : Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiples

FADES : Fonds Arabe de Développement Economique et Social

FIDA : Fonds International de Développement Agricole

FMI : Fonds Monétaire International

FNUAP : Fonds des Nations Unies pour la Population

FRPC : Facilité de Réduction de la Pauvreté et Croissance

FSD : Fonds Social de Développement

GPE : Groupe des partenaires de l’éducation

GPS : Groupe des partenaires de la santé

HCR : Haut Commissariat des Réfugiés

IDA : Aide Internationale au Développement (Banque Mondiale)

INDS : Initiative nationale de développement social

IMOA : Initiative de Mise en Œuvre Accélérée

LAVI : Lutte anti-vectorielle intégrée

MGF : Mutilations Génitales Féminines

MPF : Ministère de la Promotion de la Femme

OEV : Orphelins et Enfants Vulnérables

OIT : Organisation Internationale du Travail

OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement

OMS : Organisation Mondiale de la Santé

PAM : Programme Alimentaire Mondial

PCIME : Prise en Charge Intégré des Maladies de l’Enfance

PEV : Programme élargi de vaccination

PNDIPED : Politique Nationale de Développement Intégral de Petite Enfance Djiboutienne

PNDS : Plan national de développement de la santé

PNLS : Programme national de lutte contre le Sida

PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement

PTME : Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant

PTPE : Prévention de la Transmission du VIH des Parents à l’Enfant

PVVS : Personnes vivant avec le VIH/SIDA

SNIFD : Stratégie Nationale d’Intégration de la Femme dans le Développement

SNAEI : Stratégie nationale d’abandon de toutes formes d’excision et infibulation

SNA : Service National Adapté

UNFD : Union Nationale des Femmes Djiboutiennes

UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance

USAID : Aide Américaine





3

RESUME SYNTHETIQUE



Ce rapport a été établi dans le cadre du Plan d’action pour une position commune africaine en

faveur d’une Afrique digne des enfants – issu du Forum panafricain sur l’avenir des enfants tenu

en mai 2001 au Caire et approuvé par la 74ème session du Conseil des Ministres et la 37ème session

de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA en juillet 2001 – afin

d’apprécier les progrès enregistrés à mi-parcours en la matière par la République de Djibouti.



Conformément au questionnaire/canevas proposé par la Commission de l’Union Africaine, le

rapport met en évidence les mesures qui ont été adoptées par le pays pour harmoniser la

législation nationale avec les dispositions de la Convention des Droits de l’Enfant d’une part, et

les politiques, stratégies et actions qui ont été entreprises pour le respect, la promotion et la

sauvegarde des droits de l’enfant Djiboutien d’autre part. A noter cependant que Djibouti n’a pas

encore ratifié la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant, mais il en a fait sienne.



Les six domaines retenus par le Plan d’action pour la position commune africaine sont : 1-

amélioration de la qualité de la vie ; 2- éradication du VIH/SIDA ; 3- droit à l’éducation ; 4- droit

à la protection ; 5- participation des jeunes et des enfants ; 6- autres actions.



Dans ce sens, des progrès significatifs ont été accomplis par Djibouti depuis 2001 avec

notamment : i) l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ii) l’accès aux soins de

santé primaire ; iii) la réduction des taux de mortalité infantile et de mortalité infanto-juvénile ; iv)

la stabilisation du VIH/SIDA ; v) la prise en charge des personnes infectées par le VIH/SIDA; vi)

la prévention de la transmission du VIH parents-enfants; vii) l’augmentation du taux de

scolarisation des enfants ; viii) la réduction des disparités de genre à l’école primaire ; ix) la baisse

de l’analphabétisme ; x) l’accent mis sur l’intérêt supérieur de l’enfant en matière de protection ;

xi) la prise de conscience des problèmes de protection des orphelins et enfants vulnérables,

enfants de rue, enfants à besoins éducatifs spéciaux ; xii) l’enregistrement des naissances; xiii)

l’enquête sur les comportements, les attitudes et les pratiques sexuelles des jeunes; xiv) la création

des centres de développement communautaire pour les jeunes; xiii) la définition d’une politique

nationale de développement intégral de la petite enfance; xiv) la stratégie pour l’intégration de la

femme dans le développement; xv) le nouveau Code de la famille; xvi) la stratégie pour l’abandon

de toutes les formes d’excision et d’infibulation; xvii) la réduction du taux de prévalence des

MGFs..



Les dépenses sociales ont sans cesse progressé. Des partenariats ont été établis avec la société

civile, les associations locales et ONGs, avec les agences, fonds, et programmes du Système des

Nations Unies et autres partenaires au développement.



Cependant, la persistance de la malnutrition, la couverture vaccinale, la santé mère-enfant, la

problématique des enfants à besoins spéciaux, des enfants déscolarisés ou non scolarisés, la

délinquance juvénile, le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, l’accès au logement et à

l’assainissement, mais aussi la collecte des données désagrégées destinées à l’analyse et à la

recherche appliquée aux droits et au bien-être de l’enfant constituent des problèmes majeurs qui

restent à résoudre. De même, les effets des politiques d’ajustement structurel conjugués à la dureté

des conditions climatiques et à la persistance du chômage et des flux migratoires (internes et

externes) n’ont pas facilité la réalisation de plusieurs objectifs fixés pour améliorer les conditions

d’existence des enfants. Ces évènements parfois brutaux n’ont pas permis à Djibouti de s’acquitter

pleinement de ses obligations vis-à-vis de la CDE.



Toutefois, les actions futures planifiées pour la période 2008-2012 par les départements ayant à

charge les secteurs sociaux, dans le cadre de la coopération internationale, laissent espérer que la

situation des enfants à Djibouti ira en s’améliorant davantage.









4

INTRODUCTION



Ce rapport relatif aux progrès réalisés par la République de Djibouti dans la mise en œuvre du

Plan d’action pour une Afrique Digne des Enfants - issu du Forum panafricain sur l’avenir des

enfants tenu en mai 2001 au Caire et approuvé par la 74ème session du Conseil des Ministres et

la 37ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA en juillet

2001 - a été préparé par un Consultant national recruté par le Ministère de la Promotion de la

Femme, du Bien- être familial et des Affaires sociales et le Bureau de l’Unicef à Djibouti.



Conformément aux termes de référence, le Consultant a essentiellement procédé à une revue

documentaire dont on trouvera les références en fin du rapport. Il s’est par ailleurs entretenu

avec quelques hauts responsables des Ministères de la Promotion de la Femme, du bien-être

familial et des affaires sociales - de l’Éducation - de la Santé - de la Justice - et de la Jeunesse

et des Sports, et aussi avec des représentants de quelques ONG et associations locales

s’occupant des enfants, dont le Centre Mère et Enfant et l’Union Nationale des Femmes

Djiboutiennes.



Les informations et les données recueillies, en rapport avec la Convention des droits de

l’enfant et la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ont été analysées vis à vis

des domaines, objectifs et activités telles que définis dans le Plan d’action pour une Afrique

Digne des Enfants, à savoir :



1- Amélioration de la qualité de la vie ;

2- Eradication du VIH/SIDA ;

3- Réalisation du droit à l’éducation ;

4- Réalisation du droit à la protection ;

a)- Les enfants dans les situations de conflit et d’occupation étrangère ;

b)- La protection juridique ;

c)- La protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais

traitements et l’exploitation sexuelle ;

5- Participation des jeunes et des enfants ;

6- Autres actions.



Conformément au questionnaire/canevas élaboré en trois parties par la Commission de

l’Union Africaine, les réponses apportées ont été essentiellement établies en comparant les

indicateurs issus des deux enquêtes djiboutiennes auprès des ménages, la première

EDSF/PAPFAM ayant eu lieu en 2002 et la seconde EDIM en 2006 ; ce qui a permis

d’apprécier les progrès réalisés en la matière par le pays à mi-parcours du Plan d’action pour

une position africaine commune en faveur d’une Afrique digne des enfants.



En ce qui concerne, plus spécifiquement, le domaine de la protection de l’enfant, les mesures

prises au fur et à mesure par Djibouti en faveur des droits et du bien-être de l’enfant, elles

résultent tout naturellement de l’examen des deux rapports périodiques relatifs à la mise en

œuvre de la Convention des Droits de l’Enfant, le premier ayant été produit en 1997 et le

second en 2007 ; ce qui a permis d’apprécier les progrès enregistrés en l’espace de dix ans.



Enfin, le questionnaire/canevas dûment remplis a été examiné puis validé au sein d’un Comité

composé de quelques cadres du Ministère de la Promotion de la Femme et les chargés des

programmes de l’Unicef à Djibouti.







5

« UNE AFRIQUE DIGNE DES ENFANTS »

LA POSITION COMMUNE AFRICAINE SUR LES ENFANTS



Rapport sur les progrès réalisés par la République de Djibouti

dans la mise en œuvre du Plan d’Action de l’Union Africaine sur les enfants





Nom du pays République de Djibouti



Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de

Ministère en charge des la Promotion de la Femme, du Bien-Être Familial

questions de l’enfance et des Affaires Sociales

Téléphone : (253) 35 34 09 ; Fax : (253) 35 04 39

Email : minfem @ intnet.dj. - B.P. 458 – Djibouti





1- Primature

Cité ministérielle – Téléphone : (253) 35 12 80

Fax : (253) 35 18 12 –B.P. 2086



2- Ministère de l’Education Nationale

et de l’Enseignement Supérieur

Téléphone : (253) 35 09 97 – Fax : (253) 35 42 34 – B.P. 16

Autres Ministères chargés

des questions concernant les 3- Ministère de la Santé

enfants Téléphone : (253) 35 19 31- Fax : (253) 35 63 00 – B.P. 1974



4- Ministère de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et

Musulmanes, chargé des Droits de l’Homme

Téléphone : (253) 35 15 06 et 35 67 7 2

Fax : 35 54 20 – B.P. 12



5-Ministère de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs

et du Tourisme

Téléphone : (253) 35 13 86 et 35 88 06

Fax : (253) 35 68 30 ; B.P. 2506





Structure chargée du suivi Comité intersectoriel de suivi du Sommet mondial des

de la mise en œuvre des enfants, mis en place en septembre 1991,

plans d’action pour et présidé par le Premier Ministre.

l’enfance

Date Juillet 2007









6

Partie I



Initiatives prises par la République de Djibouti pour la sauvegarde des meilleurs intérêts de l’enfant

dans tous les domaines de développement





Actions requises Situation dans le pays



1- Ratifier la Charte Africaine des  Djibouti a signé la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant le 28 février 1992 et en a

Droits et du Bien-être de l’Enfant fait sienne, mais il ne l’a pas encore ratifiée. Rappelons cependant que Djibouti a ratifié la Charte

africaine des Droits de l’homme et des Peuples en 1991.





2- Mettre en œuvre les dispositions  Djibouti a pris en compte les dispositions de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de

de la Charte Africaine des Droits et l’Enfant dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des Droits de l’Enfant et aussi dans le

du Bien-être de l’Enfant cadre du Plan d’action pour un Monde digne des enfants issu de l’AG générale des Nations Unies ;







 Djibouti adhère aux instruments régionaux et internationaux sur les enfants dans le respect de la

Constitution et de la législation nationale.

 Il a ainsi ratifié la Convention des Nations Unies sur Des droits de l’Enfant (CDE) le 06 décembre

3- Adhérer à d’autres instruments 1990.

régionaux et internationaux sur les  Il a ratifié également les Conventions de l’OIT dont le n° 138 sur l’âge minimum d’accès au travail

enfants ou les ratifier des enfants, le n° 182 sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et le n°183 sur la

protection de la maternité.

 Par contre, les protocoles facultatifs à la CDE relatifs à la vente, la prostitution et la pornographie

concernant les enfants d’une part, et l’implication des enfants dans les conflits armés d’autre part ne

sont toujours pas ratifiés.









7

 Depuis la présentation du rapport initial au Comité des droits de l’enfant, les efforts du

Gouvernement ont été marqués par l’adoption de textes essentiels pour la protection des enfants,

4- Légiférer et intégrer les comme le Code de la Famille, les Lois d’orientation des politiques de l’Education et de la Santé, le

instruments internationaux dans les Code du Travail, le Code de la Nationalité, le Code pénal, le Code de procédure pénale etc.

législations nationales  L’examen de la législation nationale fait apparaître à présent une harmonisation plus avancée de

différents droits en vigueur (droit coutumier, droit musulman et droit moderne).

 Un rapport initial relatif à la mise en œuvre de la CDE a été établi par le Gouvernement en 1997.

Ce rapport a été présenté au Comité des Droits de l’enfant à Genève en 1998.

 Un rapport portant sur le suivi de la mise en œuvre du Plan d’action pour un Monde digne des

5- Faire rapport sur la mise en enfants a été élaboré en novembre 2006.

oeuvre de la Charte Africaine sur  Le premier rapport périodique relatif à la mise en œuvre de la CDE a été produit en janvier 2007.

les Droits et le Bien-être de  Le présent rapport est quant à lui le premier rapport relatif à la mise en œuvre de la Charte Africaine

l’Enfant sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant. Il a été établi en juillet 2007 en vue d’évaluer les progrès

réalisés par Djibouti à mi-parcours dans la mise en œuvre du Plan d’action pour une Afrique digne

des enfants.





 Djibouti n’a pas créé de Ministère spécial pour enfants, par contre il a créé le Ministère de la

Promotion de la Femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales en 2002 qui s’occupe

implicitement des affaires des enfants.

 Il existe aussi une direction de la santé Mère-Enfant au sein du Ministère de la santé.

 Il n’existe cependant pas de Médiateur pour les enfants, ni de Conseil national pour enfants.

 Par contre, un Parlement des enfants existe et il siège à l’Assemblée nationale où les enfants se

rendent chaque année à l’occasion de la journée nationale des enfants pour exposer leurs problèmes

6- Mettre en œuvre des aux élus du peuple.

interventions / programmes  A noter aussi que le Président de la République reçoit chaque année, depuis 2004, une délégation

internationaux pour faire face aux d’enfants au Palais présidentiel. Il s’agit d’une rencontre au cours de laquelle les enfants remettent un

problèmes des enfants message au Président. En juin 2007, les enfants ont rappelé au Président qu’un grand nombre

d’enfants sont déscolarisés en fin du cycle primaire et près de 35% restent encore non scolarisés.

 En ce qui concerne la protection sociale des enfants, l’Etat cherche à améliorer la protection de la

population non affiliée au secteur formel ou particulièrement démunis en mettant en place des

mesures susceptibles d’alléger leur fardeau.





8

En terme de prestations sanitaires, la création des centres de soins sanitaires, la mise à disposition de

médicaments génériques plus accessibles, l’établissement du certificat d’indigence pour une gratuité

des soins en centre des soins hospitalier visent à améliorer le sort des plus vulnérables, mais il

n’existe pas encore d’hôpital des enfants en tant que tel.

 Il n’existe pas non plus de poste de police spéciale enfant à Djibouti..

 Il n’ y a pas non plus de tribunal spécial pour enfants, mais le Ministère de la Justice chargé des

droits de l’homme intègre les droits de l’enfant dans ses attributions. Un juge pour mineur est chargé

de défendre l’intérêt supérieur de l’enfant. Un mineur âgé de plus de 15 ans peut demander au juge

par exemple son émancipation ou la levée partielle de la tutelle.



 Les mesures, en tant que telles, n’ont pas été prises, mais des interventions visant à sensibiliser la

population sur les droits de l’enfant ont régulièrement eu lieu grâce au rôle de plus en plus important

assigné aux ONGs et associations locales en tant que relais communautaires indispensables dans les

programmes IEC.

 De plus, le processus de conscientisation de la population sur l’importance à accorder aux droits et

au bien-être de l’enfant a pris de l’ampleur ces dernières années à Djibouti.

 Le Ministère de la Promotion de la femme (MPF) a dressé en 2006 un inventaire quantitatif et

7- Prendre des mesures visant à qualitatif des ONGs et associations opérant dans le pays afin de permettre une meilleure visibilité du

habiliter les ONG, les organisations monde associatif et favoriser des actions efficaces et efficientes de la part des agences

communautaires, les organisations gouvernementales et des partenaires au développement.

confessionnelles, ainsi que la  De leur côté les agences, fonds et programmes du Système des Nations Unies soutiennent le

société civile en matière de développement des ONGs et contribuent au renforcement de leurs capacités de manière à assurer leur

droits/bien-être de l’enfant participation effective en tant qu’acteur de développement.

 Ainsi, les campagnes en faveur de la scolarisation des filles menées le MPF, qui ont ciblé les chefs

traditionnels des communautés en milieu rural en particulier, ont eu des répercussions positives grâce

à l’implication des ONGs. De même, la forte mobilisation du MPF, de l’UNFD et de nombreux

représentants de la société civile et des chefs religieux dans la prise de conscience des effets néfastes

des MGF sur la vie des jeunes filles et des femmes a commencé à porter ses fruits.

 Les dispositions du Code de la Famille ont fait l’objet d’une vaste campagne de vulgarisation. Les

débats et discussions organisés aux sièges des associations de quartier ont permis une meilleure

appropriation de la nouvelle législation et l’installation de comportements favorables à la protection

des droits de l’enfant et de la femme.





9

 Les manifestations liées aux journées nationales et/ou internationales (journée de l’Enfant djiboutien

-20 novembre-, journée des Orphelins-31 mars- …), répercutées par les médias, sont également des

occasions de forte mobilisation sociale à travers tout le pays.

 Le Centre Mère et Enfant accueille des filles orphelines. Le nouvel orphelinat, qui a vu le jour en

2007 grâce à un don koweïtien, accueille des garçons orphelins. La fondation « Diwan-al-zakat mise

en place en 2006 par le Président de la République œuvre pour le parrainage des orphelins.



 Le programme « école amie des enfants » initié par l’Unicef, le programme « distribution de

fournitures scolaires et de vivres », ainsi que le programme « cantines scolaires et dortoirs » ont

permis d’améliorer la scolarisation des enfants dans les zones rurales les plus reculées du pays.

8- Mettre en œuvre des  Le programme des besoins essentiels de développement (BED) du Ministère de la santé - visant

programmes de vulgarisation dans l’accès à l’alphabétisation, au crédit, aux services de santé, à l’eau et à la nourriture - a permis aux

les zones difficiles d’accès populations démunies, y compris les enfants, vivant dans des zones enclavées du pays, de se prendre

en charge et de subvenir aux besoins vitaux.

 Le programme enregistrement de naissances, lancé conjointement par les Ministères de l’intérieur

et de la Promotion de la femme avec l’Unicef, a permis également aux populations vivant dans les

zones enclavées de procéder à la déclaration des naissances.





 Durant la période 2002-2006 en vue de planifier et d’utiliser efficacement l’assistance fournie par

les donateurs et les partenaires, les autorités du pays ont mis en place des groupes de partenaires au

développement notamment dans les secteurs de l’éducation (GPE) et de la santé (GPS).

9- Planifier et utiliser efficacement  Par ailleurs, Djibouti vient d’établir son plan cadre d’aide au développement (UNDAF) avec les

l’assistance fournie par les agences, fonds et programmes du Système des Nations et autres partenaires au développement pour le

donateurs et les partenaires cycle 2008-2012. Ce plan a été élaboré sur la base d’un bilan commun du pays (CCA) établi en

septembre 2006 selon l’approche basée sur les droits humains. Ce qui a permis d’intégrer les droits et

les problèmes des enfants dans la programmation multi sectorielle prenant en compte par ailleurs les

objectifs du DSRP et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cette

programmation dont la gestion est axée sur les résultats permettra d’éviter le gaspillage des

ressources, les chevauchements d’actions et la lassitude des donateurs. Le plan cadre prévoit par

ailleurs des mécanismes viables en vue d’assurer le suivi, le contrôle et l’établissement de rapports.







10

 L’élaboration et l’exploitation d’un système de rassemblement de données statistiques permettant de

suivre l’évolution des principaux indicateurs socioéconomiques et démographiques sur l’enfance mais

aussi à l’échelle du pays demeurent une question cruciale à Djibouti. Les faibles capacités

opérationnelles de la Direction de la Statistique et des Études Démographiques (DISED) pour

centraliser les informations sur l’état et la structure de population, associées à l’absence d’un

recensement général récent (le dernier en date ayant eu lieu en 1983), rendent difficile l’accès à des

indicateurs fiables indispensables à la compréhension des tendances démographiques et à l’approche

des écarts de situation.

 Néanmoins, les enquêtes exploratoires auprès des ménages EDAM-IS2 et EDSF/PAPFAM-2002 et

10- Mettre en place des EDIM-2006 réalisées par la DISED fournissent des informations sur la pauvreté, l’emploi, l’accès à

mécanismes appropriés pour la l’éducation, à l’eau potable, à la santé, la vaccination, les mortalités maternelle et infantile…

collecte de données désagrégées  Ces trois enquêtes ont permis de disposer des informations utiles et exploitables pour évaluer

destinées à l’analyse et à la l’évolution des indicateurs visant les droits et le bien-être des enfants.

recherche appliquée aux droits et  Certains départements, comme le Ministère de l’Education et le Ministère de la Santé, produisent et

au bien-être de l’enfant publient leurs propres informations statistiques constituées respectivement d’annuaire, de cahier des

indicateurs, des bulletins mensuels et des rapports de routine.

 La non-concordance des données issues de ces différentes sources et la volonté d’assurer un suivi

rapproché de la situation des enfants et des femmes a poussé l’Unicef à lancer un programme Suivi

Évaluation portant sur l’appropriation par la DISED de l’outil DEVINFO. Ce plaidoyer pour la

nécessité de disposer des statistiques fiables à tous les niveaux pour l’ensemble des partenaires

internes comme externes, gouvernementaux et non gouvernementaux, a permis d’élaborer le Schéma

directeur pour le développement des statistiques qui est en voie de validation par le Gouvernement.

 A noter aussi qu’un recensement de la population est prévu en 2008.

 Il n’existe pas de département des enfants au sein de l’office central des statistiques, la DISED.

 Il n’existe pas non plus d’observatoire des droits de l’enfant, ni au niveau national, ni au niveau

régional pour évaluer les données et identifier des exemples de meilleures pratiques en matière de

droits et du bien-être de l’enfant.









11

Partie II



Réponses aux questions

1 - Quelles sont les mesures immédiates prises au niveau national pour mettre en œuvre

la Déclaration et le Plan d’action, y compris à les faire mieux connaître et les

vulgariser ?



Les mesures prises au niveau national pour mettre en œuvre la Déclaration et le Plan d’action

relatifs à la Position commune africaine pour « une Afrique digne des enfants » ont été celles

visant à aligner d’abord la législation et la politique nationales sur les dispositions concernant

la Convention des Droits de l’Enfant (CDE) en vue d’adapter l’institution et ses instruments

aux réalités nationales et aux engagements internationaux.



Dans ce sens, les efforts du Gouvernement ont été marqués par l’adoption de textes

essentiels pour la protection des enfants, comme le Code de la Famille, les Lois

d’orientation des politiques de l’Education et de la Santé, le Code du Travail, le Code de la

Nationalité, le Code pénal et le Code de procédure pénale.



La Loi sur le Code de la Famille du 31 janvier 2002 procède de l’unification des valeurs

culturelles, des droits en vigueur dans le pays (droit musulman, droit coutumier et droit

moderne) et des droits internationaux régissant les différents aspects de la famille. Elle vise,

entre autres, à réaliser une meilleure définition des droits et responsabilités des parents vis-à-

vis de leurs enfants, à garantir la protection des enfants et le respect de leurs droits

économiques, sociaux et culturels.



La Loi d’Orientation du Système Educatif du 10 août 2000 détermine les principes

fondamentaux de l’organisation et du fonctionnement du système éducatif djiboutien. La

nouvelle législation reconnaît le droit à l’éducation à tous les enfants sans aucune

discrimination et garantit une éducation obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans



La Loi sur la santé de 1999 instaure une nouvelle politique de santé et proclame le droit à la

santé pour tous et considère l’assistance à l’enfance dans son développement physique,

intellectuel et social comme une obligation et un droit reconnu à l’enfant.



La Loi portant Code du Travail de janvier 2006, remplace la législation héritée du droit

français en vigueur depuis 1952 dans le pays. Elle innove la réglementation du travail,

améliore sensiblement les conditions de travail des femmes et interdit formellement le travail

des enfants.



La réforme du Code de la Nationalité en 2004 est une initiative capitale accordant une

meilleure considération aux problèmes cruciaux des enfants et des conjoints étrangers.



Plus récemment, de nouvelles dispositions juridiques en faveur d’une meilleure protection des

personnes vulnérables sont venues renforcer la législation nationale. La loi de décembre 2006,

présentée par le Ministère de la Justice, cherche à améliorer la situation des personnes

vivant avec le VIH/SIDA (PVVS) et de leur famille, par la mise en place de mesures contre

la discrimination et la stigmatisation. La législation entérine ainsi le droit au respect et à la

dignité des personnes affectées par la pandémie dans leurs démarches d’accès aux soins, à la





13

réduction d’impact de la maladie, à l’emploi, à l’éducation et au crédit bancaire. Des

dispositions pénales sanctionnent toute atteinte aux droits ainsi reconnus.



Par ailleurs, l’attention particulière que porte désormais le Gouvernement aux droits des

personnes est manifeste avec la création du Ministère délégué auprès du Premier Ministre

chargé de la Promotion de la Femme, du Bien être Familial et des Affaires Sociales en mai

1999. Cette nouvelle institution est chargée de mettre en place des programmes de protection

de la femme et de son enfant et développer des actions sociales au profit des franges

nécessiteuses de la population. Le Ministère s’est vu confier ainsi le programme de politique

nationale du développement intégré de la petite enfance djiboutienne (PNDIPED).



A noter aussi que la restructuration administrative du Département de la Justice chargé des

droits de l’homme avec la mise en place d’une direction de la législation, de la planification et

des réformes en juillet 2000, la tenue des États Généraux de la Justice en novembre 2000,

ainsi que la tenue du Forum national de réflexion sur l’état des droits de l’homme à Djibouti

en mai 2004, traduisent la volonté du Gouvernement d’instaurer une justice moderne, efficace

et respectueuse des droits humains.



Cela dit, plusieurs autres instruments internationaux des droits de l’homme recommandés par

le Comité des droits de l’enfant en 1998 pour renforcer les capacités de l’État ont été

également ratifiées par Djibouti dès 2002, dont le Protocole International sur les Droits

Économiques, Sociaux et culturels – la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de

Discrimination Raciale – la Convention contre la Torture et autres Peines ou Traitements

cruels, inhumains ou dégradants.



Djibouti a aussi procédé en 2004 à la ratification des Conventions de l’Organisation

Internationale du Travail, y compris un instrument d’amendement à la Constitution de l’OIT,

dont trois sont relatives au domaine des droits de l’enfant : i) la Convention n°138 sur l’âge

minimum d’accès au travail ; ii) la Convention n°182 sur les pires formes de travail des

enfants 1999 ; iii) la Convention n°183 sur la protection de la maternité 2000.



Djibouti s’est aussi engagé fortement à juguler le tabagisme et ses méfaits sur la santé et

l’économie à travers la ratification de la Convention cadre de l’OMS (juin 2005) et l’adoption

d’une législation relative à l’organisation de la lutte anti-tabac (janvier 2007).



En ce qui concerne la sensibilisation et la vulgarisation, l’élaboration en janvier 2007 du

premier rapport périodique relatif à la mise en oeuvre de la CDE a nécessité la mise en place

d’un comité multisectoriel (Ministères sociaux d’État, partenaires au développement, ONG

locales). Les membres du comité sont à présent invités à réfléchir sur les voies et moyens,

ainsi que sur les formes de communication les plus pertinentes, afin qu’un débat national

puisse s’engager sur les droits et le bien-être des enfants à l’échelle du pays. Le Ministère de

la Justice est d’ailleurs en train de planifier des ateliers de vulgarisation dans ce sens.

Rappelons que la CDE a été traduit dans les langues nationales, afar, somali et arabe, et des

émissions radiophoniques ont été diffusées sur les ondes de la radio et la télévision. Les

dispositions de la CDE ont été également intégrées dans les programmes scolaires, et diverses

autres actions de vulgarisation et de promotion de la CDE ont également eu lieu (publications

de dépliants, brochures illustrées, activités de plaidoyer, campagnes de sensibilisation etc.).









14

2 - Les structures existantes sont-elles utilisées pour mettre en œuvre la Déclaration et le

Plan d’action ou avez-vous créé de nouvelles structures ?



Le Comité intersectoriel de suivi du Sommet mondial des enfants, mis en place en 1991,

n’étant plus fonctionnel, les actions relatives aux droits des enfants sont plutôt régies par des

mécanismes sectoriels intégrant les partenaires au développement comme par exemple le

Groupe des Partenaires de l’Éducation (GPE), le Comité de coordination Inter agence pour les

activités du Programme Elargi de Vaccination (PEV), le Groupe des Partenaires de la Santé

(GPS).Le Ministère de la Promotion de la Femme, du Bien-être Familial et des Affaires

Sociales constitue quant à lui, un partenaire indispensable à la coordination des actions en

faveur de la protection des enfants. Il assure la coordination intersectorielle et le suivi de la

politique nationale du développement intégral de la petite enfance djiboutienne.



Ces structures sectorielles, créés entre 2000 et 2005, représentent des lieux de concertation

privilégiée et de suivi régulier des projets, associant les Ministères publics aux agences

internationales et aux ONG de la place dans une coopération fructueuse.



A noter aussi que le Ministère de la Justice est en train de mettre sur pied un comité associant

tous les partenaires impliqués dans la préservation des droits des enfants (instances

gouvernementales, ONG, agences internationales d’aide au développement…), afin d’engager

une réflexion globale sur la situation des enfants à Djibouti, dans la perspective de disposer

d’une structure permanente de coordination plus efficace. Ce comité sera notamment chargé

de surveiller la mise en vigueur de tous les instruments ( conventions, protocole, déclaration,

plan d’action…) nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Enfant.



3 - Votre pays a-t-il élaboré un Plan d’action national pour réaliser les droits des enfants

et mettre en œuvre des programmes à cet effet? Est-il axé essentiellement sur les

domaines prioritaires identifiés dans le Plan d’action? Dans l’affirmative, décrivez

succinctement le processus : les départements, les agences et les partenaires concernés,

le calendrier des activités, les modalités de financement, les progrès réalisés jusqu’ici et

les contraintes rencontrées.



La République de Djibouti a ratifié la Convention des droits de l’enfant (CDE) le 06

décembre 1990, aussitôt après le Sommet mondial des enfants qui s’est tenu à New York en

septembre 1990. Pendant la décennie 1990-2000, malgré l’éclatement d’un conflit interne

armé (1991-1994), plusieurs initiatives louables ont été entreprises en faveur des enfants. Ces

initiatives ont été consignées dans le rapport initial relatif à la mise en œuvre de la CDE qui a

été présenté au Comité des Droits de l’enfant à Genève en 1998.



Djibouti a approuvé aussi le projet de Position commune africaine de l’Union Africaine pour

une Afrique digne des enfants à la 37ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de

Gouvernement de l’OUA qui s’est tenue au Caire en juillet 2001.



En mai 2002, lors de la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies

consacrée aux enfants, Djibouti a de nouveau réaffirmé son engagement à promouvoir et à

protéger les droits et le bien être des enfants et s’est engagé, aux côtés des 190 pays présents,

à créer un Monde Digne des Enfants.









15

En avril 2003, le Président de la République recevait une délégation d’enfants, tandis que le

Parlement des enfants, institué dans les années 90, siégeait de nouveau dans les locaux de

l’Assemblée Nationale.



Cela dit, Djibouti n’a pas élaboré un Plan d’action national pour une Afrique digne des

enfants, faute de capacités institutionnelles, mais il a néanmoins intégré les priorités, objectifs,

stratégies et programmes dut Plan dans plusieurs de ses documents nationaux de

programmation sectorielle (stratégies, schémas directeurs, plans d’actions) dont ceux des

Ministères de l’Éducation – de la Santé – de la Justice et des Affaires pénitentiaires et

musulmanes – de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs – de l’Agriculture chargé de ressources

hydrauliques – et surtout ceux du Ministère de la Promotion de la Femme, du Bien-être

familial et des Affaires sociales, implicitement chargé de la protection de l’enfant à travers le

concept du bien-être familial.



Ainsi, plusieurs programmes axés sur les domaines prioritaires du Plan ont été mis en œuvre

dans le cadre respectif de ces stratégies, schémas et plans d’actions sectoriels, avec le

concours des partenaires au développement et la participation de la société civile.

Le processus, les activités majeures, les modalités de financement, les progrès réalisés et les

contraintes rencontrées sont résumées comme suit :



 Pour améliorer la qualité de la vie ( domaine 1 )



Pour améliorer la qualité de la vie et lutter contre la pauvreté qui s’est aggravée et a touché

toutes les zones géographiques et toutes les catégories sociales (74,4% de pauvres relatifs et

42,2% de pauvres extrêmes en 2002), Djibouti a défini un cadre stratégique de lutte contre

la pauvreté en 2003 ayant pour buts de : i) relancer la croissance économique ; ii) promouvoir

le développement progressif des ressources humaines ; iii) susciter un développement local

durable et améliorer l’accès à l’eau potable et aux services sociaux de base ; iv) promouvoir

une bonne gouvernance et renforcer la démocratie.



Le document de la stratégie (DSRP) a été approuvé par le FMI et la Banque Mondiale en juin

2004, mais sa mise en œuvre a pris beaucoup de retard, faute de financement, ce qui explique

le lancement de l’Initiative nationale de développement social (INDS) lancée par le

Président de la République en janvier 2007 pour venir en aide d’urgence aux couches de la

population les plus vulnérables sur financement propre du budget de l’Etat.



Pour réduire le fardeau de la pauvreté, Djibouti a relancé le Fonds Social de Développement

(FSD) en 2001 pour l’octroi de micro-crédit aux populations vulnérables, les femmes en

particulier, et un projet national de développement de la micro-finance et des micro-entreprises

rurales a été élaboré en 2002. Le nombre de bénéficiaires touchés à ce jour est 2.136

personnes. Les ONG sont au nombre de 15. L’impact socioéconomique du micro crédit

vise essentiellement l’amélioration des conditions de vie des ménages (augmentation de

revenus, contribution aux frais de soins médicaux, scolarisation des enfants).



Par ailleurs, Djibouti a mis en œuvre : i) le plan national du développement de la santé

(PNDS/2002-2006) visant entre autres les soins de santé primaire de la population, des femmes

et des enfants en particulier, avec la création d’une Direction chargée de la santé Mère-

Enfant en 2006.









16

Les efforts du Gouvernement en matière de santé ont été couronnés de succès notamment

dans:

- la réhabilitation et le rééquipement des structures de soins de la capitale et des

régions de l’intérieur ;

- la mise en place de cliniques mobiles pour la chirurgie et les soins de santé

primaire de proximité des districts ;

- la mise en place d’une centrale d’achat de médicaments essentiels et de

pharmacies communautaires offrant des médicaments génériques disponibles et à

des prix abordables;

- la formation et la mise en place de ressources humaines qualifiées (gynécologues

et sages femmes) dans les centres de soins;

- l’application du protocole de prise en charge de la malnutrition par les centres des

soins;

- la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME);

- l’exécution des plans d’éradication de la rougeole et de la poliomyélite ;

- le programme national d’immunisation (PNI) et les programmes élargis de

vaccination (PEV) ;

- le lancement du programme d’éducation parentale ;

- la mise en œuvre du programme maternité sans risque (MSR) ;

- la distribution de moustiquaires imprégnées aux ménages démunis.



L’analyse des données montre que des progrès ont été réalisés depuis 2002 :



Les résultats comparés des indicateurs des enquêtes PAP/FAM-2002 et l’EDIM-2006

indiquent une amélioration des taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans et

mortalité infantile tout en se maintenant à un niveau élevé.



Mortalité EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006

Taux de mortalité moins de 129,1 pour 1000 94 pour 1000

5ans

Taux de mortalité infantile 103,1 pour 1000 67 pour 1000



Cette évolution positive est liée notamment à l’impact de la Prise en Charge Intégrée des

Maladies de l’Enfant (PCIME).



Ce programme est mis en place en 2001 avec le concours de l’OMS, de la Banque Mondiale

et de l’Unicef et son application effective a lieu en 2004. Il vise, à travers une stratégie

globale, à prendre en charge la protection sanitaire de l’enfant en ciblant certaines maladies

du programme élargi de vaccination (PEV) et les principales infections chez l’enfant

(infections respiratoires aiguës (IRA), la diarrhée, le paludisme et la tuberculose).

Avec la nouvelle prise en charge, les efforts ont été d’abord dirigés vers la formation du

personnel et l’application progressivement étendue aux districts de l’intérieur. En 2006,

toutes les structures de soins mettaient en oeuvre ces prestations.

La PCIME communautaire lancée avec l’appui de l’Unicef en 2006 cherche à promouvoir des

pratiques familiales et communautaires clés susceptibles d’avoir un impact le plus grand

impact sur le suivi, la croissance et le développement de l’enfant comme l’allaitement

maternel exclusif, l’alimentation des enfants, la vaccination à l’âge de 6 mois, la prévention

du paludisme, et les mesures d’hygiène permettant de lutter contre la diarrhée. Des formations

complémentaires en nutrition sont proposées au personnel de centres de soins.







17

Ce programme enregistre aussi une performance particulière en matière de rassemblement de

données et de contrôle des maladies à l’échelle du pays grâce à une forte mobilisation de

moyens humains et matériels et avec la collaboration des partenaires au développement. Le

personnel de santé a ainsi été formé à la collecte de données remises mensuellement au

Service d’Information Sanitaire (SIS) pour traitement.



Par contre, les données comparées de l’EDSF/PAPFAM-2002 et de l’EDIM-2006 font

apparaître une légère dégradation de la situation nutritionnelle des enfants et un impact

conséquent des campagnes de sensibilisation en faveur de l’allaitement exclusif.



Nutrition EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006

Prévalence de l’insuffisance de poids 26,8 % 28,6 %

Prévalence de retard de croissance 23 % 32,2 %

Prévalence de la malnutrition aiguë 17,9 % 20,4 %

modérée

Taux d’allaitement exclusif 0,6 % 1,3 %

Taux d’allaitement continu 47,8 % 53,5 %

Taux d’alimentation complémentaire 22 % 23,1 %



En ce qui concerne la couverture vaccinale, après des années de dégradation du programme

de vaccination, le PNI est relancé en 2000 en tenant compte des recommandations des

différentes évaluations opérées dans ce domaine. Les objectifs du PNI 2002-2006 privilégient

les activités de vaccination de routine et les initiatives de contrôle, d’élimination et

d’éradication des maladies évitables par la vaccination. Profondément restructuré, il intègre

aussi une affectation supplémentaire de personnel et la réhabilitation de la chaîne du froid à

tous les niveaux des structures des soins.



Le Programme Élargi de Vaccination (PEV) vise essentiellement la vaccination des enfants

de moins de cinq ans contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la

poliomyélite et la rougeole avec l’appui de l’Unicef et l’OMS.



Le renforcement opéré a nettement amélioré la couverture vaccinale de routine des enfants de

moins de 1 an qui passe ainsi de 26 % en 1999 à 63 % en 2003 et à 90 % en 2006. Depuis

1999, aucun cas de polio n’a été enregistré sur l’ensemble du pays grâce à l’intensification des

campagnes d’éradication. Les efforts faits pour protéger totalement contre les infections

infantiles en effectuant tous les rappels semblent porter leurs fruits.



Il reste cependant à lever les difficultés et déperditions liées aux problèmes d’accès aux

structures, à l’instruction des chefs de famille, à la situation économique des ménages ou à

une insuffisance d’information.





Santé de l’enfant EDSF/PAPFAM- EDIM-2006

2002

Couverture vaccinale contre la tuberculose 76,5 % 87,5 %

Couverture vaccinale contre la polio 3 39,2 % 56,0 %

Couverture vaccinale contre la DTC 3 55 % 45,8 %

Couverture vaccinale contre la rougeole 58,1 % 63,8 %

Enfants entièrement vaccinés 12,3 % 38,6 %

Traitements antibiotiques / pneumonie 35,3 % 42,5 %





18

Par ailleurs, la mortalité maternelle est en réduction et passe de 740 décès/100.000

naissances vivantes en 1998 (données Ministère de la santé) à 546 décès / 100.000 naissances

vivantes en 2002 (EDSF/PAPFAM). Malgré l’absence de données plus récentes sur cet

indicateur, les prestations sanitaires en faveur de la mère se sont améliorées notamment en

santé reproductive.



La politique d’Équilibre Familial initiée en 1996 par le gouvernement a permis de mettre en

place un premier programme de santé reproductive complété en 1998 par celui de la Maternité

Sans Risque. Aujourd’hui le programme intégré, en collaboration avec le FNUAP vise à

contribuer à l’amélioration de la santé reproductive et sexuelle de tous les couples et

individus y compris les adolescents en insistant particulièrement sur la réduction de la

mortalité maternelle.

Les activités entreprises dans le cadre de la maternité sans risque visent à améliorer le suivi

médical, l’accouchement assisté mais cherche aussi à réduire les facteurs de risque des

grossesses comme les anémies, la malnutrition et les MGF. La planification familiale par la

mise à disposition de conseils et de moyens de contraception cherche à assurer une meilleure

santé par l’espacement des naissances et la pratique de l’allaitement.

Des progrès significatifs ont été accomplis en matière de santé reproductive. On assiste à un

meilleur suivi des grossesses. Les accouchements assistés ont augmenté (60 % en 2002 à

92,9% en 2006). La prise en charge plus efficace des grossesses à risque, grâce notamment à

la pratique de la césarienne (de 3,5 % en 2002 à 5,3 % en 2005), entraîne une diminution de la

mortalité maternelle intra-hospitalière.



La planification familiale enregistre des progrès illustrés par l’augmentation de la prévalence

contraceptive des femmes en âge de procréer de 15 % en 2002 à 17,8 % en 2006 grâce aux

nombreuses activités de communication. Malgré cette évolution positive, le nombre de

femmes adoptant des pratiques modernes de contraception reste encore faible, l’intervalle

inter génésique ne dépasse pas 24 mois et des besoins en protection contre les grossesses non

désirées sont encore insatisfaits. La planification doit être élargie aux jeunes conformément

aux intentions du programme de santé reproductive.



Santé reproductive EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006

Prévalence contraceptive 15 % 17,8 %

Assistance par un personnel qualifié 60 % 92,9 %

Accouchement dans un centre de 60 % 87,4 %

soins



En dépit de nombreuses campagnes d’information et l’organisation d’évènement fédérateur

comme la Conférence régionale pour l’abandon des pratiques néfastes, la lutte contre les

mutilations génitales féminines (MGF) reste un véritable défi socio-sanitaire. En 2002,

l’excision et l’infibulation concernaient 98 % des femmes en âge de procréer. En 2006, 93,1%

des femmes âgées de 15à 49 ans ont déclarées avoir subi une MGF. Toutefois, la lutte

continue et le Gouvernement s’est doté à présent d’une stratégie nationale d’abandon de

toutes formes d’excision et d’infibulation (SNAEI).



Toutefois, l’allocation budgétaire publique à la santé, bien qu’en légère croissance (4,2% en

2001 et 7,9% en 2005), reste insuffisante et expose le secteur aux difficultés de financement.

Un système de recouvrement des coûts a été mis en place en 2005 pour remédier à cette

situation. L’aide extérieure constitue donc la première source de financement des soins de





19

santé à Djibouti selon le DSRP (État : 27%, aide extérieure : 29%, les ménages : 24%, les

entreprises : 20%).



Autrement dit, les efforts pour rendre effectif le droit d’accès à des services de santé primaires

basés sur l’équité sont limités par la faiblesse en moyens du système de santé et plus

particulièrement en infrastructures et en ressources humaines et financières. Le renforcement

des capacités nationales, la mise en place de coordination et de partenariat à l’échelle

nationale ainsi que la contribution financière des organismes de développement peuvent aider

à améliorer la situation.



A noter aussi que Djibouti a organisé une Conférence régionale sur la santé dans les pays de

la Corne de l’Afrique en novembre 2006 à l’issue de laquelle une déclaration, « la déclaration

de Djibouti », a été signée entre les douze pays participants aux côtés des deux directeurs

régionaux de l’OMS et aussi le directeur régional de l’ONUSIDA.



Djibouti a également mis en œuvre une stratégie nationale d’intégration de la femme dans

le développement (SNIFD/2002-2006) visant en priorité les domaines de la prise de décision,

de la santé, de l’éducation et de la vie économique des femmes et, à travers elles, celle des

enfants. Djibouti a lancé aussi le programme de développement intégré de la petite enfance

(2003-2007) pour améliorer les soins et la vie des enfants et a défini une politique d’envergure

nationale (PNDIPED) visant à donner un bon départ dans la vie à l’enfant. Le Gouvernement a

également mis en place un cadre stratégique de prise en charge des enfants orphelins et

vulnérables en 2006.



Pour venir en aide aux populations victimes de la sécheresse, Djibouti a également déployé un

programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA/2002-2006) financé par la BID. Des

forages, des puits et des retenues d’eau ont été réalisés dans les zones les plus reculées du pays.

A ce propos, l’élan de solidarité nationale qui se manifeste en situation d’urgence dans le

pays mérite d’être signalé. Ainsi, en janvier 2006, plus de 80.000 personnes dont une majorité

de femmes et enfants ont pu bénéficier d’une aide alimentaire par la distribution de vivres

grâce au soutien de la population et l’appui des agences internationales.



L’accès à l’eau, à l’assainissement et à la source énergétique s’est également amélioré :



Evolution de l’accès à l’eau, assainissement et à la source énergétique 2002-2006

2002 2006

Accès

Utilisation de sources d’eau potables améliorées 91,2 % 93,5 %

Utilisation d'installations sanitaires améliorées 65 % 67,0%

Utilisation de combustibles solides ND 12,7 %

(Source : EDAM-IS2-2002 et EDIM-2006)



Un programme de besoins essentiels de développement (BED) implanté en 2001 a été

étendu en 2004, afin d’améliorer les conditions de vie des communautés défavorisées et celles

vivant dans les zones reculées du pays. Ce programme comprend quatre axes d’intervention

prioritaires : i) l’accès à la formation ; ii) l’accès au crédit ; iii) la promotion de la santé par

l’amélioration des conditions d’hygiène et de vie; iv) l’accès à l’eau, à la nourriture, à la

salubrité et à la qualité de l’environnement.









20

Une politique nationale visant un nouveau contrat social avec la jeunesse (2001-2005) a

été mise en œuvre. L’usage de certaines drogues devenant une préoccupation grandissante, les

autorités ont créé un office central et mis en place un comité national de lutte contre le trafic et

la consommation des drogues (CNLD) en 2002.



Un programme national anti-tabac a été lancé en 2001. Enfin, la mise en œuvre du

programme de santé de la reproduction des jeunes et adultes a permis de mener à partir de

2003 des activités pilotes pour une meilleure information des jeunes et de la communauté sur

la sexualité et la santé reproductive.



 Pour éradiquer le VIH/SIDA ( domaine 2 )



Un programme national de lutte contre la pandémie (2003-2007) et un nouveau cadre

institutionnel et organisationnel (un comité interministériel, un Comité National Intersectoriel

de Lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose et un Secrétariat Exécutif) sont mis en

place afin de mobiliser l’ensemble des partenaires.



Le plan de lutte met un accent particulier sur le renforcement de la coordination à l’échelle

nationale avec la mise en place des structures de soutien dans les 5 districts du pays et

l’implication des ONG et associations à base communautaire, la consolidation des systèmes

permettant la compréhension, le suivi et l’évaluation de cette épidémie, la réduction de

l’impact socioéconomique du VIH sur les individus, les familles et les communautés par la

prise en charge des personnes infectées par le VIH/SIDA (femmes enceintes, orphelins et

enfants vulnérables), le recours aux médicaments anti-rétroviraux (ARV) et la prévention

notamment la transmission de la mère à l’enfant.



Une vaste campagne d’information et de sensibilisation étalée sur toute une semaine (ateliers,

forums, débats télévisés, éducations par les pairs, publications et manifestations diverses) a

lieu chaque année depuis 2003 à l’échelle du pays, au sein de toutes les couches de la

population, au sein des ONG et associations locales, dans les camps militaires, dans les

établissements scolaires et dans les centres de développement communautaire. Une enquête

sur les comportements, attitudes et pratiques des jeunes face au sida a été réalisée en 2005. La

prise de conscience de la gravité de la pandémie a poussé les autorités à mettre en œuvre un

important volet d’éducation et de sensibilisation s’appuyant sur les structures à base

communautaire (ONG et associations).



Le Centre Yonis Toussaint, centre référent du pays pour les Conseils et Dépistages

Volontaires (CDV), les traitements thérapeutiques et psychologiques des Personnes Vivant

avec le Virus du SIDA (PVVS) est crée en 2003 et a réalisé depuis près de 4000 tests de

dépistages et le suivi de 489 personnes infectées par la maladie. Les ARV sont fournis

gratuitement aux malades depuis 2004. Un fond de solidarité de 100 millions de FD a été mis

en place en 2004 pour venir en aide aux orphelins du Sida qui seraient estimé à 5000 et

représenteraient 15% des orphelins du pays. L’année 2005 a vu la mise en place d’un numéro

vert à cet effet alors que l’accès aux préservatifs est facilité.



Le pourcentage de la population âgée de 15 à 24 ans ayant une bonne connaissance générale

du VIH/SIDA est de 18% en 2005. Ce sont des taux comparables aux taux des pays africains.



Initialement géré dans le cadre du Programme national de Lutte contre le Sida (PNLS), le

Programme de lutte contre la transmission du VIH/SIDA des Parents à l’Enfant (PTPE)





21

qui a débuté en 2003 est désormais exécuté par la Direction de la santé de la mère et de

l’enfant. Réalisé avec le soutien de l’Unicef, le projet cible les femmes enceintes, les femmes

enceintes infectées et les enfants à naître. Les activités du PTPE visent l’établissement de

services de dépistage et de conseil, à mettre à la disposition des mères séropositives et de leur

enfant l’approvisionnement en Nevirapine, l’accès à la prévention, au traitement d’infections

opportunistes et au soutien psychosocial. Ce dispositif est complété par un volet formation des

personnes (santé, volontaires, ONG) adapté aux nouvelles pratiques médicales obstétriques et

de traitements des maladies opportunistes et accompagné d’activités de mobilisation sociale et

de sensibilisation afin de développer les attitudes positives.

Le projet PTPE a concerné deux centres de soins pilotes en 2004 et a montré que les femmes

acceptaient facilement le dépistage, que les messages de prévention étaient adaptés à la

population cible, près 80% des femmes infectées ont été traités et enfin le risque de

transmission mère - enfant a baissé sensiblement.

Devant le succès de cette expérimentation, la généralisation du projet aux centres de soins

communautaires a été réalisée en 2006. Ces structures sanitaires reçoivent une alimentation

spécifique à base de lait artificiel et de sels de réhydratation destinée aux nourrissons et une

ration alimentaire aux enfants des mères séropositives.



Ces initiatives ont abouti à la stabilisation de la progression de la maladie depuis 2003 à un

taux de prévalence des adultes (15 à 49 ans) et des jeunes (15 à 24 ans) de 2,9 %. Ces résultats

confirment la réalisation de l’objectif du DSRP fixant à 3 % le taux de prévalence pour 2006.

Le manque de données récentes ne permet pas une comparaison plus fine avec les OMD.



A noter que le programme national de lutte contre le VIH/SIDA a bénéficié de dons

grandement importants provenant de plusieurs partenaires techniques et financiers.





Bailleurs Montant en USD

Banque Mondiale 12.000.000

Fonds Mondial 1 12.000.000

Fonds Mondial 2 18.500.000

AFD 6.000.000

USAID (FHI) 1.000.000

Total 49.500.000

(Source : Bulletin DJIB-SANTE n° 2 – Novembre 2006/ Ministère de la Santé)



A remarquer aussi qu’en décembre 2005 le Président de la République et le Directeur du

bureau régional de l’Unicef (Moyen Orient et Afrique du Nord) ont lancé officiellement à

Djibouti la campagne régionale de lutte contre le VIH/SIDA en faveur des Orphelins et

enfants vulnérables, ce qui démontre la prise de conscience de la sphère politique face à la

gravité de la pandémie à l’échelle régionale.



 Pour réaliser le droit à l’éducation ( domaine 3 )



La nouvelle loi d’orientation du système éducatif djiboutien promulguée en août 2000 et le

Schéma directeur de l’éducation (2001-2010) reconnaissent le droit à l’éducation à tous les

enfants djiboutiens sans discrimination et définissent les objectifs de l’éducation avec

précision pour atteindre les objectifs de la décennie de l’OUA et ceux du Millénaire, à savoir :

- un enseignement fondamental obligatoire de neuf ans pour les enfants âgés de 6 à 16

ans (enseignement primaire de 5 ans+enseignement moyen de 4 ans), avec l’obligation





22

d’inscrire tous les enfants et de ne plus refuser certains pour non possession des

documents d’état civil.

- une meilleure qualité de l’éducation adaptée au contexte national ;

- la mise en place d’une culture de l’évaluation et le remplacement du concours à la fin

de l’enseignement primaire par un test d’évaluation ;

- la valorisation de la formation technique et professionnelle avec notamment la mise

en place d’un enseignement moyen professionnel ;

- le développement de relations partenariales étroites entre les différents acteurs et à

tous les niveaux : central, régional et local (établissement scolaire) ;

- et, le développement de l’éducation non formelle et en particulier de stratégies de lutte

contre l’analphabétisme.



La réforme du système éducatif a entraîné un accroissement sans précédent des effectifs

scolarisés de l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement supérieur.



Évolution de la population scolaire dans l’enseignement primaire



Années 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06

Total 42.754 44.321 46.364 48.713 50.533 53.743

Garçons 24.281 25.301 26.084 27.397 28.010 29.872

Filles 18.473 19.020 20.280 21.316 22.523 23.871

Source : CSE- Ministère de l’éducation nationale -2006



Évolution de la population scolaire dans l’enseignement moyen



Années 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06

Total 13.655 14.458 16.595 18.180 20.867 21.129

Garçons 8.438 8.940 10.056 10.872 12.650 12.729

Filles 5.217 5.518 6.539 7.308 8.217 8.400

Source : CSE- Ministère de l’éducation nationale -2006



La fréquentation scolaire semble plus régulière grâce à une légère diminution des abandons

scolaires à la fin du primaire (68,4% des enfants achèvent leur cycle primaire en 2004-2005

contre 49,9% en 2002-2003 selon la Banque mondiale). La suppression du concours d’entrée

en sixième a eu lieu cette année en mai 2007.



La construction d’un deuxième lycée à Balbala (banlieue de Djibouti-ville) et la création de

classe secondaires dans les districts de l’intérieur ont permis d’augmenter la scolarisation dans

le secondaire comme l’illustre l’évolution positive des divisions pédagogiques (48 unités en

1999-2000 contre 98 unités en 2003-2004 pour la filière générale) et des effectifs scolaires

(2510 élèves en 1999-2000 contre 6033 en 2003-2004 privé compris).



L’accès des étudiants djiboutiens à un enseignement supérieur de proximité a pu se réaliser

en 2000. Le Pôle Universitaire de Djibouti créé en 2000 et devenu Université de Djibouti en

2006, a enregistré une augmentation moyenne annuelle des effectifs d’étudiants de 25 %.



Les efforts pour renforcer la scolarisation des filles et améliorer les écarts entre les sexes

sont nombreux : i) l’étude exploratoire sur les facteurs obstacles ; ii) le Cadre d’Action pour la

Promotion de l’Éducation des Filles ; iii) les journées de sensibilisation, la distribution de kits

scolaires par l’USAID et l’Unicef ; iv) les programmes de « cantines scolaires » et de santé





23

scolaire…). Ces actions ont permis d’accroître le ratio filles/garçons dans l’enseignement

primaire de 0,76 en 2002 à 0,98 en 2006. L’élimination des disparités entre filles/garçons

dans le primaire fixée pour 2005 dans les priorités du plan d’action MDE est donc réalisée.



Selon l’EDIM-2006, le taux net de scolarisation primaire en 2006 est 66,2% dont 66,7%

de garçons et 65,7% des filles ; et le taux net de scolarisation secondaire atteint 41,0%

dont 44,1% de garçons et 37,8% des filles.



A noter que l’accroissement du budget alloué au secteur éducatif, de 16% à 24,8%, est

significatif de la priorité accordée aux allocations garantissant les droits sociaux. D’autre part,

ce secteur a aussi bénéficié en 2006 de l’initiative de mise en œuvre accélérée de la Banque

mondiale pour l’Éducation pour tous.



L’enseignement en arabe qui a toujours contribué à l’éducation et la formation de nombreux

djiboutiens constitue désormais un atout supplémentaire pour l’amélioration de la

scolarisation. Afin qu’il remplisse pleinement sa mission, le Ministère de l’Éducation

Nationale et de l’Enseignement Supérieur a procédé à une restructuration de ses programmes

d’enseignement en instaurant entre autre un baccalauréat unique.



Les efforts pour accroître la couverture scolaire restent cependant confrontés à l’insuffisance

des capacités de prévision et d’évaluation des besoins. Malgré l’augmentation des effectifs

scolarisés, l’École djiboutienne connaît encore un rendement interne caractérisé par des

redoublements et des abandons importants. Près de 35 % des enfants djiboutiens sont non

scolarisés.



En matière d’amélioration de la qualité de l’enseignement, la réforme du système éducatif

djiboutien a permis de réactualiser les finalités de l’enseignement aux besoins des personnes,

de la société et aux impératifs d’éducation pour tous, mais cherche aussi à instruire plus

efficacement les générations scolarisées.



Les différentes mesures adoptées dans ce cadre s’organisent autour de quatre interventions

majeures.

- La réforme des programmes : un programme plus adapté aux réalités socioculturelles

des apprenants et aux besoins de développement du pays a été élaboré par une équipe

nationale. Ce programme relatif au cycle fondamental s’appuie sur l’approche par les

compétences considérée comme une méthodologie moderne favorisant aussi l’équité.

- Disponibilité et accessibilité des manuels scolaires : une politique nationale sur la

conception et la production de manuels scolaires par le CRIPEN a été définie et adoptée.

Le ratio livres/élèves passe de 4,3 à 1,3 dans l’enseignement primaire. Enfin, le

gouvernement s’engage à supprimer les droits de douanes à l’importation des manuels

scolaires et autre matériel destiné aux écoles et bibliothèques.

- La formation des enseignants : depuis la réforme du système éducatif djiboutien, la

formation des enseignants est jugée obligatoire et indispensable pour atteindre les

objectifs d’un enseignement de qualité. Malgré les capacités limitées du Centre de

Formation du Personnel de l’Éducation Nationale (CFPEN), la formation initiale tend à se

généraliser (doublement des effectifs d’élèves instituteurs sur la période 2000/2004) et

conditionne désormais tout recrutement d’enseignant. D’autre part, le CRIPEN en

association avec le CFPEN et les inspections ont entrepris plusieurs formations

d’envergure aux nouveaux programmes destinés aux enseignants (instituteurs et

professeurs) des classes utilisant la nouvelle approche pédagogique. Les efforts réalisés





24

dans la formation continue ont été aussi l’occasion d’améliorer les compétences

pédagogiques de nombreux enseignants (instituteurs sans formation pédagogique passe de

37% à 22% sur la période 1999/2004). En matière de motivation, le gouvernement

continue à faire des efforts pour éliminer les arriérés de salaires, améliorer la gestion du

personnel enseignant et mettre en place des plans de carrières.

- La réforme de l’évaluation : les pratiques d’examens et de concours n’ayant d’autre but

que le classement seront progressivement abandonnées au profit de pratiques visant

l’évaluation des acquis et intégrant des plans de remédiation et/ou de prévention précoce

des difficultés rencontrées par les élèves.



Djibouti comme le reste du monde est touché aussi par le phénomène des Nouvelles

Technologies de l’Information et de la Communication. Dans l’attente des résultats d’une

étude sur l’intégration des NTIC dans l’éducation, le Ministère de l’éducation a déjà équipé

les établissements de l’enseignement moyen et secondaire d’ordinateurs avec connexion

internet. L’enseignement de base sera à son tour progressivement doté.



Malgré la volonté réelle d’adapter les enseignements aux réalités nationales et d’instruire plus

efficacement ses enfants, le Gouvernement est confronté aux difficultés liées à l’insuffisance

d’un encadrement pédagogique capable de soutenir les formations initiales et continues des

enseignants dont la demande ne cesse de croître avec l’augmentation des capacités d’accueil.



S’agissant de l’alphabétisation et l’éducation non formelle, la Loi d’orientation de

l’éducation les a introduit dans le champ éducatif et reconnaît la lutte contre l’analphabétisme

comme un objectif majeur. Son développement est considéré par les autorités djiboutiennes

comme une formation alternative susceptible de permettre une meilleure réalisation du droit à

l’éducation des enfants.



L’analphabétisme a ainsi régressé au niveau national comme le montre les enquêtes EDAM-

IS1 et EDAM-IS2, en effet en passant de 61% (hommes) et 95%(femmes) en 1996 à

49,7%(hommes) et à 85,2% (femmes) en 2002.



En 2006, les données de l’EDIM montre que les différentes campagnes d’alphabétisation

menées en faveur des femmes ont commencé à porter leurs fruits, toutefois le taux reste faible

en milieu rural comme le montre le tableau suivant :



Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans alphabétisées en 2006

Lieux % de femmes alphabétisées Pourcentage non connu

District

Djibouti 48,5% 1,8%

Autres districts 41,0% 1,8%

Milieu

Milieu urbain 48,4 % 1,9%

Milieu rural 14,2 % 1,0%

Total 47,5 % 1,8%

(Source : EDIM-2006)



Outre la création d’un service au sein du ministère de l’éducation chargé du partenariat et de

l’éducation non formelle, les principales initiatives ont cherché à restructurer le domaine par

un renforcement de l’efficacité des programmes nationaux :

- le forum pour l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’alphabétisation et de

l’éducation non formelle (mars 2004) a permis l’élaboration d’un cadre de référence.





25

- l’étude sur l’état des lieux de l’alphabétisation et l’éducation non formelle de 2005

permettait de disposer de données statistiques complémentaires.

- enfin les Assises nationales sur l’alphabétisation et l’éducation non formelle de

septembre 2006, en s’appuyant sur les travaux précédents ont permis de dégager les

orientations stratégiques et les axes d’intervention prioritaires indispensables à la

formulation d’une stratégie nationale et d’un plan d’action.



Le document de synthèse issu de ces assises met ainsi l’accent sur des orientations

stratégiques visant à améliorer le droit au savoir et à une meilleure insertion professionnelle

des enfants/jeunes non scolarisés, déscolarisés, à besoins spéciaux et des filles. Un

environnement (centres spécialisés) et des outils d’enseignement (programmes et manuels)

plus adaptés doivent être créés. Les passages entre le formel et le non formel doivent être

facilités.



Malgré une meilleure reprise en main des acteurs impliqués dans ce domaine, l’institution

reste principalement confrontée aux problèmes liés à la coordination d’intervenants

appartenant à des horizons très divers (organismes publiques, ONG, association à base

communautaire…), au manque de moyens matériels et humains.



Pour ce qui est de la formation professionnelle, la Loi d’orientation du système éducatif du

10 août 2000 souligne l’importance de la valorisation de la formation technique et

professionnelle avec notamment la mise en place d’un enseignement moyen professionnel.

Le renforcement de l’enseignement technique et professionnel ainsi que l’adaptation de sa

pertinence à l’épanouissement des enfants et aux besoins du marché constitue la deuxième

priorité du schéma directeur décennal.



La création d’une filière d’enseignement moyen professionnel, s’inscrit dans un contexte de

lutte contre le chômage et l’exclusion scolaire. Le plan 2001/2005 prévoit, entre autres : i) la

création de cinq Centres d’Apprentissages et de Perfectionnement (CAP) dont 3 dans les

districts de l’intérieur ; ii) la mise en œuvre d’une structure d’appui pédagogique et de

formation des enseignants ; iii) la mise en place d’un programme de formation des

formateurs ; iv) l’élaboration des programmes des nouvelles structures et la dotation des

centres d’apprentissages en manuels adaptés. Ce nouveau segment du système scolaire

djiboutien est en train de se mettre en place et les programmes d’enseignement des principales

filières sont en voie d’être finalisés pour une mise en œuvre à la rentrée 2006-2007.



A noter aussi que Djibouti a lancé aussi le Service National Adapté (SNA), un nouveau

système de formation adapté aux jeunes déscolarisés leur permettant, en deux ans de

formation, de s’insérer au mieux dans le marché de l’emploi ou de créer leur propre entreprise.



 Pour réaliser le droit à la protection ( domaine 4 )



En plus de la Constitution et du Droit coutumier, Djibouti a mis tout un arsenal juridique en

place (le Code pénal, le Code de procédure pénale, le Code de la famille, le Code du travail, le

Code de la nationalité etc.) qui permet désormais d’assurer à l’enfant ses droits fondamentaux.









26

a) Protection en faveur des enfants dans les situations de conflit et d’occupation

étrangère



Le constat sur la réforme de la Justice a notamment mis en relief l’inexistence de tribunaux et

de prisons pour les enfants en situation de conflit et en particulier pour les délinquants

mineurs, mais des procédures particulières et mesures d’indulgence ont été mises en place

lorsque les mineurs délinquants suivent une scolarité. La plus grande indulgence est accordée

aux mineurs scolarisés par l’invocation plus fréquente de la notion de l’intérêt supérieur de

l’enfant par les magistrats.



D’autres initiatives ponctuelles du Ministère visent à renforcer la protection juridique des enfants

en situation de conflit, comme par exemple les instructions faites aux autorités judiciaires

d’exclure des remises de peine les auteurs des infractions allant à l’encontre des droits des

enfants.



Par ailleurs, la plupart des instruments juridiques djiboutiens sont favorables à une meilleure

protection des droits des enfants à l’instar du Code Pénal qui sanctionne les conditions

inhumaines de travail et d’hébergement, le proxénétisme et la prostitution et les avortements.

Ces dispositions sont désormais renforcées par le nouveau Code du Travail.

La réforme du Code de la nationalité accorde une meilleure considération aux problèmes des

enfants issus des conjoints étrangers.



b) Protection juridique



En matière de protection juridique, plusieurs domaines ont été couverts par la législation du

pays :



La Loi sur le Code de la Famille du 31 janvier 2002 procède de l’unification des valeurs

culturelles, des droits en vigueur dans le pays (droit musulman, droit coutumier et droit

moderne) et des droits internationaux régissant les différents aspects de la famille. Elle vise,

entre autres, à réaliser une meilleure définition des droits et responsabilités des parents vis-à-

vis de leurs enfants, à garantir la protection des enfants et le respect de leurs droits

économiques, sociaux et culturels.



A cet effet, la plus grande importance est accordée à la notion de l’intérêt supérieur de

l’enfant qui guide désormais toutes les décisions de justice. Le cadre juridique d’application

de cette loi a été mis en place avec l’instauration du Tribunal de Statut Personnel



Toutefois, la mise en œuvre de cette loi nécessitera l’organisation de formations

complémentaires en direction des magistrats des instances du Tribunal du statut personnel

dans le but d’une meilleure maîtrise des dispositions du Code l la Famille.



La réforme du Code de la nationalité accorde une meilleure considération aux problèmes

des enfants issus de conjoints étrangers.



La promulgation d’un nouveau Code du travail en janvier 2006 réglemente l’âge minimum

d’accès au travail des enfants.









27

Djibouti a fixé la majorité à 18 ans et sont considérés comme « jeunes » les mineurs âgés de

16 à 18 ans non révolus. Il s’agit là d’une nouveauté en la matière sur le plan juridique en

faveur de la protection des enfants.



Djibouti a par ailleurs entrepris plusieurs études, enquêtes et analyses pour mieux cerner les

différents aspects de la problématique des enfants dans le pays. Il s’agit notamment de : i) la

délinquance juvénile (2002) ; ii) les enfants des rues (2002) ; iii) l’enregistrement des enfants à

la naissance (2005) ; iv) la violence à l’école (2005) ; v) la violence contre les enfants (2005) ;

vi) l’analyse de la situation relative aux mutilations génitales féminines ; vii) l’analyse de la

situation des orphelins et enfants vulnérables en 2006 ; viii) et les enfants à besoins éducatifs

spéciaux.



A noter que l’analyse de la situation des MGF a permis au Ministère de la Promotion de la

femme d’élaborer une stratégie nationale pour l’abandon de l’excision et de l’infibulation

assortie d’un plan d’action national quinquennal en novembre 2006.



Dans ce sens, la mobilisation sociale qui a eu lieu dans le pays, ainsi que la tenue de la

conférence sous-régionale ayant abouti à la Déclaration de Djibouti sur l’abandon de toutes

formes d’excision, sans oublier la ratification du Protocole de Maputo constituent des

actions majeures qui méritent d’être soulignées.



Djibouti participe enfin aux plans d’actions de lutte contre l’usage et le trafic des

stupéfiants et drogues à l’échelle africaine afin de protéger notamment la santé mentale et

psychique des adolescents et des jeunes.



c) Protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais

traitements et l’exploitation sexuelle



Une enquête sur les enfants de rue réalisée en 2002 a montré que pour survivre ces enfants

exercent des métiers dans des conditions inhumaines et dégradantes : 16,37 % sont des cireurs

de chaussures ; 15% sont des laveurs de voiture ; 10 % vivent de la mendicité ; 26,67 % se

donnent à la prostitution ; 30 % exercent des activités ménagères (essentiellement des filles).



Ces enfants sont par ailleurs fortement affectés par le fléau de la drogue en recrudescence ces

dernières années dans le pays (plus de la moitié des enfants de rue utilisent des stupéfiants.



Selon cette même enquête, sur le plan épidémiologique, ces enfants connaissent des situations

de vie à hauts risques marquées par une méconnaissance du VIH/SIDA, alors que plus de la

moitié d’entre eux ont des rapports sexuels à risque (60 % des enfants actifs sexuellement

n’utilisent pas de préservatifs). Parmi les filles ayant eu des rapports sexuels : 94 % sont

prostituées; 18,85 % ont déjà contractées des IST; 37,5 % ont été enceintes et 66 % d’entre

elles ont avorté mettant leur vie en danger.



La République de Djibouti a procédé à la ratification de la grande majorité des conventions de

l’O.I.T et notamment les huit fondamentales dont les no138 et 182 qui réglementent

respectivement l’âge minimum d’accès au travail des enfants et l’interdiction des pires formes

de travail des enfants à travers des actions immédiates visant leur élimination.



Djibouti a également ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements

cruels, inhumains ou dégradants.





28

Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs prend en compte dans son programme

les enfants de rue dans le cadre de l’intervention destinée à la jeunesse marginalisée. Son plan

d’action 2002-2005 de lutte contre les drogues a développé des actions de sensibilisation et

d’information destinés aux adolescents en situation difficile, les déscolarisés, les non

scolarisés et les enfants de rue. Les autres initiatives ciblant cette population sont relatives à la

prévention et la lutte contre le VIH/SIDA par l’information et la distribution de préservatifs.



Le Ministère délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Promotion de la Femme et du

Bien-être Familial a inscrit aussi dans ses préoccupations la définition d’une politique

cherchant à réduire les risques potentiels menaçant les enfants en situation difficile. Ces

soucis se sont concrétisés par l’adoption de la politique nationale de développement intégré de

la petite enfance djiboutienne avec l’appui de l’Unicef dont un volet est consacré à la

protection des orphelins et enfants vulnérables.



 Pour la participation des jeunes et des enfants ( domaine 5 )



La Constitution djiboutienne élaborée en septembre 1992 consacre un certain nombre de

valeurs notamment la liberté d’expression à toute personne vivant sur le territoire national

dans le respect des lois et des règlements en vigueur. L’attachement à cette liberté

fondamentale s’est traduit par la promulgation d’une loi organique qui définit et réglemente la

notion, sans oublier les mesures pénales pour les atteintes à la liberté d’expression.



La législation nationale et notamment le Code Pénal protège la liberté d’expression accordée à

tous les citoyens du pays y compris les enfants en condamnant les entraves à celle-ci ( coups,

violence…) par l’emprisonnement et l’amende.



De même, le Code de la Famille reconnaît ce principe à l’enfant en tenant compte de son âge

et son degré de maturité.



En outre, la nouvelle loi d’orientation de l’éducation précise les droits et devoirs des enfants

dans les structures d’enseignement, en favorisant la liberté d’expression et en encourageant

leur représentation dans les instances délibérantes. Ainsi, dans le milieu scolaire, la

représentation des élèves de chaque classe est assurée par un délégué servant de relais entre

l’administration scolaire, les enseignants et les élèves. Celui-ci est particulièrement actif dans

les conseils de classe où son avis est sollicité pour mieux comprendre la situation familiale

d’un de ses camarades ou adopter une décision d’orientation plus objective. La Loi reconnaît

explicitement aux étudiants le droit de participer au fonctionnement de l’Université à travers

leurs représentants siégeant dans les instances décisionnelles de l’enseignement supérieur.



Comme le droit d’expression est un préalable au respect de l’opinion de l’enfant, celui-ci est

de plus en plus pris en compte dans les décisions le concernant. Ainsi, lors de la tenue des

Etats généraux de l’éducation en décembre 1999 par exemple, ils étaient au nombre de 10 à

représenter les élèves.



A noter aussi qu’il existe un Parlement des enfants qui siègent à l’Assemblée nationale une

ou deux fois par an, à l’approche de la journée nationale de l’enfant qui a lieu tous les 20

novembre. Par ailleurs depuis trois ans, à l’occasion de la semaine de l’éducation pour tous, le

Président de la République reçoit une délégation d’enfants, porte parole des enfants, qui lui

remette chaque fois un message les concernant.





29

En ce qui concerne les adolescents et les jeunes, un Conseil national de la jeunesse

djiboutienne a été mis en place en mars 2007. Il a pour but de promouvoir l’épanouissement

des jeunes par un rôle consultatif, proactif et représentatif auprès des institutions nationales et

internationales agissant sur les sujets relatifs à la jeunesse. Le Ministère de la Jeunesse a créé

également des centres de développement communautaire où les jeunes ont l’occasion de se

rencontrer, de s’informer et de s’épanouir à travers des activités culturelles, sportives et

informatiques par l’accès à l’Internet. Mais l’institution souffre toujours d’insuffisance

budgétaire ; l’essentiel des projets étant réalisé sur fonds des partenaires au développement.



A noter aussi que les enfants, les adolescents et les jeunes ont toujours l’occasion de

représenter leurs collègues dans les instances régionales et internationales. Des enfants ont

participé par exemple au Sommet mondial des enfants en 2002. Deux adolescents ont

également représenté Djibouti au Sommet de la Francophonie. Deux jeunes ont récemment

participé au Forum africain de la jeunesse qui s’est tenu en novembre 2006 à Addis Abeba.



 Autres actions ( domaine 6 )



Parmi les autres actions que l’on peut citer en faveur du bien-être de l’enfant et de la

protection de leurs droits, il y a d’abord l’organisation régulière des journées de l’enfant

djiboutien qui ont lieu le 20 novembre de chaque année depuis plus d’une quinzaine

d’années. A l’approche de cette journée, un partenariat efficace est mis en place avec les

ONGs et associations locales, les écoles privées, les artistes, les mass-média, les chefs

religieux, le monde des affaires, les responsables politiques et les partenaires au

développement, en vue de faire le plaidoyer sur les droits des enfants.



Il y a ensuite la vulgarisation de la CDE qui a été traduite dans les langues nationales,

somali, afar et arabe. Des émissions relatives aux droits de l’enfant qui ont été préparées par

le CRIPEN et diffusées sur les ondes de la radio. Des pièces de théâtres, des sketches ont été

produits sur scène et filmés pour être diffusés sur les ondes de la télévision. Des brochures et

dépliants ont été également confectionnés et diffusés dans les établissements scolaires.



Il y a aussi le Code de la Famille dont les campagnes de sensibilisation de grande envergure

en langues nationales se sont étalées sur plus d’un semestre et auxquelles ont pris part de

nombreuses ONGs et associations locales. On peut dire que toutes les couches de la

population ont informées du contenu du Code en faveur de la protection de la famille et par

conséquent des droits de enfants et de la femme.



Il y a eu de même une large campagne de sensibilisation relative aux MGF en partenariat

avec la société civile.



4- La Déclaration et le Plan d’action sont-ils utilisés pour guider vos Ministères dans la

formulation des programmes pour les enfants ?



Tous les instruments régionaux et internationaux que la République de Djibouti a ratifié ou a

signé, servent en principe de guide et sont utilisés dans la formulation des programmes pour

les enfants.



5- Quelles relations de travail avez-vous établies avec les ONG, les organisations

régionales et les autres organisations dans la mise en œuvre du Plan d’action?





30

Les relations de travail avec les ONGs sont établies sur base de partenariat. Le mouvement

associatif, apparu dans le paysage djiboutien au milieu des années 90, s’est affirmé

progressivement pour devenir un partenaire incontournable dans toutes les actions et partout

dans le pays. Encouragées par la politique de décentralisation et la volonté nouvelle de l’État

d’impliquer davantage les populations dans les projets les concernant, les ONGs et

associations locales s’investissent dans des nombreux domaines ciblant les enfants comme

l’alphabétisation et la formation, le sport et la culture, l’assistance à l’enfance marginalisée ou

la prévention et la lutte contre le Sida. L’État et les agences partenaires s’efforcent de leur

apporter leur soutien en terme de formation et de promouvoir leurs actions afin de leur

permettre de jouer pleinement leur rôle. Un inventaire quantitatif et qualitatif des ONGs et

associations locales présentes à Djibouti a d’ailleurs été réalisé par le Ministère de la

Promotion de la femme, en vue de mieux les connaître et les faire participer dans le processus

de développement du pays. Le Ministère cherche également à renforcer les capacités des

ONGs à travers un programme financé par la BAD.



6- Avez-vous inclus les activités relatives aux enfants dans votre document stratégique

pour la réduction de la pauvreté (DSRP) ?



Même si elles n’apparaissent pas en tant que telles, les activités relatives aux enfants sont

implicitement incluses dans le document stratégique de réduction de la pauvreté d’une part, et

dans l’initiative nationale pour le développement social lancée par le Président de la

République en janvier 2007 d’autres part, comme en témoigne les principaux axes et objectifs

respectifs de ces documents :



Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP)



 Les objectifs qualitatifs à long terme de la stratégie sont d’éliminer la pauvreté extrême,

de donner à chaque djiboutien l’accès à l’instruction et à la santé de base, d’éradiquer

l’analphabétisme, d’éliminer les disparités entre filles et garçons et entre catégories sociales

dans l’accès aux infrastructures et aux services sociaux essentiels.

 Les objectifs quantitatifs à l’horizon 2006 sont : i) de porter le taux de croissance moyen

du PIB à 4,6% ; ii) de ramener l’incidence de l’extrême pauvreté à 40% ; iii) de porter le taux

de scolarisation brut à 73% ; iv) de ramener le taux de mortalité infantile à 90 pour mille et le

taux de mortalité infanto-juvénile à 110 pour mille ; iv) de stabiliser le taux de prévalence du

VIH autour de 3%.



 Les objectifs quantitatifs à l’horizon 2015 sont : i) de porter le taux de croissance du

revenu moyen par tête à 4% ; ii) de ramener l’incidence de pauvreté extrême à moins de 10%

et l’incidence de pauvreté relative à moins de 30% ; iii) d’atteindre la scolarisation universelle

et d’éliminer les disparités dans l’accès à l’éducation ; iv) de réduire le taux de mortalité

infantile à 50 pour mille et le taux de mortalité infanto-juvénile à 80 pour mille et de ramener

le taux de mortalité maternelle à 350 pour 100.000 naissances vivantes.



(Source : Document DSRP – Rapport final –2004)





Initiative Nationale de Développement Social (INDS)

Le constat

1) Les services sociaux de base ne répondent pas suffisamment aux besoins de la population ;







31

2) De larges franges de la population djiboutienne et des zones entières du territoire national

vivent dans des conditions difficiles et parfois dans une situation de pauvreté et de

marginalisation…

Les trois axes de l’initiative

1) Promouvoir l’accessibilité aux services sociaux de base par le renforcement des politiques

sociales en matière d’éducation, de santé, d’énergie et de logement et favoriser le

développement des infrastructures routières, culturelles et sportives ;

2) Restructurer l’appareil productif national afin de créer l’emploi nécessaire et suffisant pour

éradiquer la pauvreté et réduire le chômage, notamment des jeunes ;

3) Apporter une assistance aux personnes en grande vulnérabilité pour leur permettre de

subvenir à leurs besoins et de sortir de l’isolement en s’intégrant dignement dans la société.

Les Objectifs prioritaires

En urgence : 1) Le premier objectif de la première étape du projet consiste à améliorer le

niveau social des localités les plus pauvres du monde rural, des quartiers pauvres en milieux

urbains et périurbains où sévissent les manifestations les plus alarmantes de l’exclusion

sociale, du chômage, de la délinquance et de la misère. 2) Ensuite le projet doit

progressivement permettre la création et le renforcement des structures d’accueil existant tant

en qualité qu’en capacité pour venir en aide aux personnes en situation de détresse sociale,

tels les enfants abandonnés, les femmes démunies, sans soutien et sans abri, les vieillards et

les orphelins livrés à eux-mêmes…

Sur le court terme…donner corps à l’initiative, dans sa première phase, sous forme de

programmes et de projets intégrés tangibles sur le terrain…

Sur le moyen terme…concrétiser l’initiative eu égard à ses objectifs de développement qui

sont au centre des préoccupations quotidiennes du peuple…

Sur le long terme…hisser les indices de développement humain…à un niveau comparable à

celui des pays comme Djibouti…

(Source : Projet INDS du Président de la République, présenté en Conseil des Ministres le mardi 09 janvier

2007 et publié dans le journal La Nation du 10 janvier 2007)



7- Quel est le pourcentage du budget alloué au financement des activités prévues pour

les enfants et la mise en oeuvre du Plan d’action ? Des ressources financières sont-elles

en train d’être mobilisées pour compléter le budget national ?



Afin d’améliorer la situation de ses enfants et satisfaire les obligations qui lui incombe, l’état

a progressivement augmenté la part du budget alloué aux secteurs sociaux (éducation, santé,

eau et assainissement, promotion de la femme, habitat) et a bénéficié des contributions dans le

cadre de la coopération internationale. En effet, l’analyse des différents budgets montre que

les dépenses sociales sont passées de 38 % en 1999 à 44 % en 2004, ce qui témoigne de la

volonté du Gouvernement de garantir les droits sociaux à la population en général, et aux

enfants en particulier.



Dans ce sens, il est à noter que la part des dépenses publiques en faveur de l’éducation des

enfants, à elle seule, est passée de 19,2% en 2000 à 24,2% en 2005. D’autre part, ce secteur a

aussi bénéficié en 2006 de l’initiative de mise en œuvre accélérée de la Banque Mondiale

pour l’Éducation pour Tous (EPT).



Années 1999/2000 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05

Part des dépenses

publiques de l’éducation 19,2% 21,9% 21,3% 23,9% 23,1% 24,2%

(financement extérieur)

(Source : Bilan de la réforme/Ministère de l’éducation nationale-2005)





32

L’allocation budgétaire publique à la santé bien qu’en légère croissance (4,2% en 2001 et

7,9% en 2005) reste insuffisante et expose le secteur aux difficultés de financement. Dans ce

sens, un système de recouvrement des coûts fondé sur la solidarité nationale a été mis en

place en 2005 pour remédier à cette situation.



Selon le DSRP, l’aide extérieure constitue, donc, la première source de financement des soins

de santé à Djibouti (État : 27%, aide extérieure : 29%, les ménages : 24%, les entreprises :

20%). Cela est d’autant plus vrai pour le programme de lutte contre le VIH/SIDA qui reçoit

de subventions conséquentes des partenaires au développement.



Le Ministère de la jeunesse et celui de la promotion de la femme disposent des allocations

publiques limitées et financent l’essentiel de leurs activités sur des fonds extérieurs.

L’État djiboutien, en tenant compte des recommandations formulées en 2000 par le Comité

des droits de l’enfant, a ainsi amélioré les ressources disponibles des secteurs sociaux grâce à

une affectation plus conséquente de ses fonds propres et en faisant appel à la coopération

internationale.



Pour pouvoir faire face à l’accroissement prévisible des dépenses sociales pour les prochaines

années et honorer ses engagements internationaux, l’État djiboutien cherche à mobiliser les

ressources extérieures en faveur des projets relatifs à l’éducation, la santé, l’habitat social,

l’eau et l’assainissement. Pour cela, une réunion avec les institutions financières arabes a été

organisée en novembre 2005 et une deuxième facilité pour la réduction de la pauvreté et la

croissance (FRPC) a été négociée avec le FMI en 2006.



Pour atteindre les objectifs du plan MDE ainsi que les OMD Djibouti n’a cessé d’augmenter

la part du budget alloué aux secteurs sociaux (éducation, santé, eau, assainissement et habitat)

et à faire appel à l’aide bilatérale et multilatérale dans le cadre de la coopération

internationale.



La nomenclature du budget national ne fait pas apparaître de ligne budgétaire « spéciale

enfants », mais indique par contre que les dépenses sociales en leur faveur se sont accrues

d’année en année en passant de 38% en 1999 à 44% en 2004. L’aspect le plus patent de ces

dépenses se reflète notamment dans la part du budget alloué au secteur de l’éducation qui en

l’espace de cinq ans est passée de 16% à 24,8%. De plus, ce secteur a bénéficié en 2006 de

l’initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA) de la Banque mondiale en faveur d’une

éducation de qualité pour tous.



Evolution des dépenses Sociales

Pourcentage par rapport au budget









55%

52%

50% 49% 49%

48% 47%

45% 46%

44%

42%

40% 41%

39% 39%

38%

35%



30%

1999 2000 2001 2002 2003 2004

DEPENSES SECT SOC DEPENSES SECT NON SOC







(Source : Budget national 2006- Ministère des finances)







33

Toutefois, les estimations de la Banque mondiale montrent que les dépenses courantes pour

l’atteinte des OMD devraient augmenter dans les années à venir et ce dans tous les secteurs

sociaux. C’est dans ce sens que les autorités du pays ont organisé une réunion avec le groupe

de coordination des institutions financières arabes en novembre 2005, et négocié une

deuxième facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) avec le FMI en

2006, afin de mobiliser les ressources extérieures nécessaires en faveur des projets concernant

notamment les secteurs de l’éducation, la santé, l’habitat social, l’eau et l’assainissement. A

noter que les financements annoncés des institutions financières arabes sont évalués à près de

370 millions de dollars US.

Pour les années 2006- 2008 les dons programmes s’inscrivent pour leur part essentiellement en

matière de coopération technique dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et des

actions sociales comme l’indique le tableau suivant :



Programme d’investissements publics 2006-2008



Secteurs Bailleurs Nature Coût

Agriculture – Elevage – Eau

Programme sécurité alimentaire BID Prêt 269

Programme sécurité alimentaire BID Don 69

Développement micro finances rurales FIDA Prêt 619

Système d’alerte famine rapide (FEWS) USAID Don 177

Construction de 23 forages Fonds saoudien Prêt 712

Projet Eau /Energie IDA Prêt 1.239

Actions sociales

ADETIP (travaux d’intérêts publics) IDA Prêt 3.557

Fonds social de développement BAD Prêt 1.447

Appui au Ministère de la femme BAD Don 174

Appui à la lutte contre la pauvreté PNUD Don 122

Education

Construction écoles et collèges BAD Prêt 1027

Construction écoles et collèges BAD Don 82

Construction écoles et lycées BID Prêt 848

Construction écoles et lycées FADES Prêt 2380

Construction écoles et collèges Japon Don 1400

Construction écoles et lycées Fonds saoudien Prêt 1246

Amélioration capacités des écoles IDA Prêt 1777

Alphabétisation des jeunes filles et femmes BID Don 45

Alphabétisation des jeunes filles et femmes BID Prêt 189

Scolarisation des filles UNICEF Don 75

Accès équitable à l’éducation de base USAID Don 1780

Equipements du CRIPEN OPEP Prêt 240

Santé

Divers projets de santé OMS Don 300

Santé de reproduction FNUAP Don 275

Développement services de santé IDA Prêt 2670

Lutte contre le VIH/SIDA IDA Don 2136

Lutte contre le VIH/SIDA Fonds mondial Don 2124

Equipements de santé USAID Don 2136

Divers projets de santé UNICEF Don 157

Renforcement service de santé BAD Don 222

Renforcement service de santé BAD Prêt 666

Renforcement service de santé OPEP Prêt 444

Développement services de santé BID Prêt 840

Construction d’un hôpital BID Prêt 1012

(Source : Budget national 2006 – Coût en millions de francs Djibouti (1 US$ = 177 FD)







34

8- Mesures prises pour diffuser la Déclaration et Plan d’Action au niveau de la société

civile et du secteur privé en vue de les informer et de les encourager à participer au

processus de la mise en œuvre, et en particulier, à fournir l’assistance et les ressources

financières.



Le processus de conscientisation de la population sur l’importance à accorder à la protection

de l’enfant, entamé dès 1990, s’est poursuivi et s’est perfectionné au fil du temps.



Les initiatives des principaux Ministères sociaux en vue de faire connaître leur politique

sectorielle et matérialiser les droits qui s’y rattachent ont énormément contribué à diffuser les

dispositions de la Convention des droits de l’enfant sur l’ensemble du territoire, et notamment

auprès des populations vulnérables ou défavorisées.



Les manifestations liées aux journées nationales et/ou internationales (de l’Enfant djiboutien,

des Droits de l’Homme…) ont été aussi des occasions de forte mobilisation sociale. Elles ont

été répercutées par les médias à travers tout le pays.



Les ONGs et associations locales, soutenues par les agences, fonds et programmes des

Nations Unies ont joué un rôle de premier plan dans la sensibilisation et la vulgarisation des

droits de l’enfant en tant que relais communautaires indispensables.



Les dispositions du Code de la Famille par exemple ont fait l’objet d’une vaste campagne de

vulgarisation radiotélévisée dans les langues nationales durant tout un semestre. Les débats et

discussions organisés aux sièges des associations de quartier, ont complété cette

sensibilisation visant une meilleure appropriation de la nouvelle législation et l’installation de

comportements favorables à la protection des droits de l’enfant et de la femme.



L’organisation de la Conférence régionale sur l’élimination des mutilations génitales

féminines et la signature du Protocole de Maputo par la République de Djibouti en février

2005 ont été un moment de forte mobilisation de l’ensemble de la société et d’une prise de

conscience plus aiguë des effets néfastes de ces pratiques sur la vie des femmes. La forte

participation de nombreux représentants de la société civile, des chefs religieux et leur

adhésion à la lutte contre ces pratiques ont permis une meilleure efficacité des actions

entreprises. .



L’agence du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Djibouti en collaboration avec

le Ministère de l’éducation a assuré la formation de nombreux enseignants du primaire et du

collège à l’éducation à la paix, et les enfants de certaines écoles privées ont été sensibilisés à

ces concepts. Actuellement, des équipes pédagogiques sont en train d’élaborer les supports

pédagogiques et didactiques à l’intention des élèves du collège et du lycée. Le lycée industriel

et commercial de Djibouti-ville a intégré dans ses programmes de formation de seconde un

module d’instruction civique et professionnelle relatif aux principes et dispositions de la

Convention sur les droits des enfants.



Enfin, les dispositions de la CDE ont été intégrées dans les programmes scolaires dans les

cours d’éducation civique et morale au primaire. Elles ont été traduites dans les langues

nationales. Des émissions radiophoniques ont été également produites par le CRIPEN et

diffusées sur les ondes de la radio et télévision djiboutiennes.









35

Partie III



Progrès réalisés en ce qui concerne la Position Africaine Commune : « Une Afrique digne des Enfants »



Domaine 1 : Amélioration de la qualité de la vie

Objectif : S’assurer que chaque enfant commence bien la vie, grandit et se développe dans un environnement d’acceptation, de paix,

de sécurité et de dignité qui lui permette de développer son potentiel

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires



i) Fournir l’assistance et la i)Politiques, législation, i) Elaboration du Code de la famille Le DSRP a pris du retard dans son démarrage faute de

protection aux familles et au budget alloué pour assister la en 2002. Elaboration du DSRP en financement. Le Président de la République a lancé

système de famille élargie. famille (avantages sociaux) 2003 et lancement de l’INDS en l’INDS pour venir en aide d’urgence aux couches les

janvier 2007. Toutes ces politiques plus vulnérables de la population.

visent à protéger la famille.

Le budget relatif aux dépenses Le budget alloué aux secteurs sociaux a augmenté,

sociales dans le budget national est passant de 38% en 1999 à 44% en 2004.

de 44%





ii) Assurer un développement i) Existence d’un programme i)De nombreuses campagnes i) Il existe à présent une stratégie nationale

et une croissance appropriés d’alphabétisation des adultes ; d’alphabétisation en français et en d’alphabétisation et d’éducation non formelle définie

des enfants en assurant arabe ont eu lieu. pour améliorer davantage les performances. Plus de

l’éducation et en fournissant 19000 femmes ont été alphabétisées

l’information sur la santé aux ii) Taux d’alphabétisation des ii) Hommes : 65,9% ii) Le taux d’alphabétisation des femmes en milieu

familles, aux pourvoyeurs de adultes ; Femmes : 47,5% rural est cependant très faible : 14,2%.

soins et à la communauté, iii)-Taux d’accouchements iii) 92,9% iii) En amélioration

ainsi que les services de soins assistés ;

nutritionnels et de santé pour -Accouchement dans un 87,5% - En amélioration

les enfants et pour le centre de santé ;

développement. iv)-Taux de mortalité infantile iv) 67 pour mille iv) En matière de santé infantile, des progrès ont été

-Taux de mortalité infanto- 94 pour mille enregistrés, grâce au suivi des femmes enceintes et aux

juvénile ; accouchement assistés dans ces centres de santé par des

personnes qualifiées.







36

v) Taux de malnutrition aiguë v) Cas modérés : 20,7% v) La santé nutritionnelle des enfants a connu une

des enfants de moins de 5 ans ; Cas sévères : 7,5% légère dégradation.

vi) Taux d’insuffisance vi) 28,9%

pondérale des enfants de

moins de 5 ans

vii) Taux d’allaitement vii) 1,3%

exclusif

_________________________________



i)Existence de programmes i) Exécution de campagnes de Les campagnes de vaccination contre la polio ont

d’immunisation contre la vaccination contre la rougeole et la assuré une large couverture avec un taux supérieur à

iii) Intensifier des rougeole et la polio ; polio. 90% sur dix ans. La PCIME communautaire lancée

programmes renforcés et avec l’appui de l’Unicef en 2006 cherche à promouvoir

soutenus de vaccination afin ii)Taux actuel des enfants ii) 39,6% l’allaitement maternel exclusif, l’alimentation des

d’atteindre les objectifs des entièrement vaccinés ; enfants, la vaccination à l’âge de 6 mois, la prévention

campagnes de vaccination. du paludisme, et les mesures d’hygiène permettant de

Les journées d’immunisation iii)Programme de soins aux iii)Programme PCIME et lutter contre la diarrhée. Le Programme national

doivent aussi inclure des familles ; programme BED d’immunisation (PNI) lancé avec le concours de

services de protection l’OMS, de la Banque Mondiale et de l’Unicef en 2004

maternelle pour permettre iv) Taux de femmes iv) 96,3% vise à prendre en charge la protection sanitaire de

aux mères de s’occuper de bénéficiant de consultations l’enfant en ciblant certaines maladies du Programme

leur propre santé en même prénatales Elargi de Vaccination et les principales infections chez

temps que de celle des v) Existence de coopération v) Il existe le Programme national l’enfant (infections respiratoires aiguës, la diarrhée, le

enfants. avec les partenaires tels que d’immunisation (PNI). paludisme et la tuberculose). Un plan pluriannuel de

l’OMS, l’Unicef etc. dans le vaccination 2007-2011 vient également d’être élaboré

domaine de l’immunisation par le Ministère de la santé.

___________________



iv) Accroître le budget iv)Budget alloué aux soins de iv) Budget alloué en hausse, passant iv) Le budget alloué aux soins de santé primaire

national alloué au secteur de santé primaires de 4,2% en 2001 à 7,9% en 2005. demeure cependant insuffisant. Un système de

santé primaire. Les participation financière de la population aux dépenses

gouvernements doivent de santé a été mise en place.

s’engager à mobiliser des

ressources locales et externes

y compris la sensibilisation





37

des communautés à

l’établissement des fonds

spéciaux pour la santé pour

restaurer les services de santé

médiocres ou délabrés dans

leurs pays respectifs. ________________________________________



v) Etendre les soins de santé i) Taux actuel de soins i) 96,3% en 2006 i) Il existe 25 centres de santé qui fournissent les

primaire pour inclure les prénatals ; consultations post et prénatales ainsi que la prise en

services de santé en matière ii) Taux actuel de soins post ii) 29,2% en 2005 charge intégrée des maladies de l’enfant.

de procréation, aux services natals ;

d’accouchement sans risque iii)Taux actuel de mortalité iii) 546/ 100.000 naissances en 2002 iii) Le taux de mortalité maternelle intra hospitalier est

et aux soins prénatals et post- maternelle ; de 385 pour 100.000 naissances vivantes en 2005.

natals, et mettre l’accent sur iv) Taux de mortalité néo- iv) 50,8 pour mille en 2002

la réduction de la mortalité, natale;

de la morbidité maternelles et v) Programme de formation v) Oui, il existe des programmes de

néo-natales. Mettre en place existant pour les pourvoyeurs formation pour les fournisseurs et

de nouveaux programmes de de soins de santé ; prestataires de service soins de santé

formation pour les

pourvoyeurs de soins de santé vi) Budget alloué à la santé vi) En hausse, passant de 4,2% en vi) Le budget alloué demeure cependant insuffisant.

primaire pour rendre ces 2001 à 7,9% en 2005. L’aide extérieure constitue la première source de

services fonctionnels. financement.

________________________________________



vi) Intégrer les programmes i) Décès dû au VIH/SIDA ; i) 110 en 2006 (15,2%) ii) Le PTPE cible les femmes enceintes, les femmes

pour le VIH/SIDA, la enceintes infectées et les enfants à naître. Près de 80%

tuberculose et les hépatites et ii) Programmes en cours sur la ii) Il existe le programme de lutte des femmes infectées ont été traités et enfin le risque

les autres maladies transmission du VIH/SIDA de contre la transmission du VIH/SIDA de transmission mère-enfant a baissé. Ce programme a

infectieuses dans les services la mère à l’enfant parent-enfant (PTPE). abouti à la stabilisation de la maladie depuis 2003 à un

de soins de santé primaire, en taux de prévalence de 2,9 %

particulier la prévention de la

transmission du VIH de la iii) Décès dû à la tuberculose iii) 121/100.000 iii) Avec un taux de prévalence de 1.137 cas pour

mère à l’enfant. 100.000 habitants Djibouti occupe la première place au

niveau mondial









38

vii) Mettre en œuvre la i) Taux actuel du paludisme i)5580 cas simples et 1780 cas La prévention est renforcée par la lutte anti-vectorielle

Déclaration et le Plan dans le pays ; graves cas graves recensés en 2005. intégrée (LAVI). Mais seulement 9% des enfants

d’action d’Abuja 2000 pour dorment sous une moustiquaire et 1,3% sous une

« faire reculer le paludisme », ii) Existence d’un programme ii) Il existe un plan d’action moustiquaire imprégnée en 2006..

et observer le 25 avril de de prévention ; quinquennal de lutte contre le Depuis 2003, il existe un cadre institutionnel de lutte

chaque année comme Journée paludisme 2007-2011. contre les 3 maladies (SIDA, Tuberculose et

africaine de lutte contre le Paludisme) appuyé par le Fonds mondial. Djibouti est

paludisme. iii) Existence de déclaration iii) La journée est célébrée chaque l’un des rares pays à avoir obtenu l’approbation des

sur la journée africaine de lutte année le 25 avril depuis trois ans trois projets en même temps.

contre le paludisme





viii) Assurer la sécurité i)Pourcentage de la population i)74,4% de pauvres relatifs i) Djibouti a connu plusieurs cycle de sécheresse ce qui

alimentaire des familles et vivant au dessous du niveau et 42,2% de pauvres extrêmes a aggravé la pauvreté dans le pays. Un programme de

des communautés, fournir minimum de consommation spécial de sécurité alimentaire PSSA financé par la

l’éducation et l’information à d’énergie diététique ; BID permis d’assurer la sécurité alimentaires des

temps ainsi que les ii) Taux de bénéficiaires en ii) Plus de 80.000 personnes familles.

compléments alimentaires, et IEC/CC Nutrition; touchées par la sécheresse ont pu ii) Le PAM a grandement contribué dans la distribution

améliorer les services de bénéficié du programme. des vivres d’urgence.

soins de santé pour réduire la iii) Existence de programme iii) Il existe un programme de iii) Les programmes de nutrition et des besoins

malnutrition. communautaire de contrôle de nutrition renforcé dans le cadre des essentiels de développement (BED) nécessitent

Promouvoir des stratégies l’état nutritionnel des femmes urgences qui a commencé en 2006. Il cependant une approche communautaire qui doit être

communautaires pour le et des enfants y a aussi le programme de besoins renforcer.

contrôle du statut nutritionnel essentiels de développement (BED) Une unité de récupération nutritionnelle est disponible

des femmes et des enfants. dans les services e pédiatrie, les CMH et les centres de

santé urbains.





ix) Renforcer les mesures i)Pourcentage recevant un i) ND

pour éliminer les troubles liés supplément de vitamine A ; Dans le cadre des campagnes de vaccination contre la

à la carence en iode en 2005, ii)Pourcentage de la ii) ND polio des suppléments de vitamine A ont été distribués.

les troubles liés à avitaminose population utilisant du sel iodé

A et l’anémie en 2010. ________________________________







39

x) –Renforcer les mesures i)Mesures prises pour i) Programme d’éducation à la i) Ces programmes sont axés sur la promotion de

pour améliorer l’accès à l’eau promouvoir l’éducation sur santé et programme BED; l’hygiène dans la communauté

potable ainsi que l’hygiène. l’hygiène dans la

-Promouvoir l’éducation en communauté ;

matière d’hygiène dans les ii) Pourcentage de la ii) 93,5% ont accès à des sources ii) Ce pourcentage est de 95,2% en zone urbaine et de

écoles et dans la population ayant accès à l’eau potables améliorées 52,5 % en zone rurale.

communauté. potable ;

-Faire participer les femmes à iii)Pourcentage de la iii) 67% utilisent des sanitaires pour iii) Ce pourcentage est de 69,1% en milieu urbain et de

la planification, l’installation population ayant des l’élimination des excréments 17,3 % en milieu rural.

et à la gestion des systèmes installations sanitaires ;

d’assainissement et iv) Proportion d’écoles iv) Sur 87 écoles, 75% disposent de iv) Le pourcentage d’accès à l’eau est cependant de

d’adduction d’eau. disposant d’eau et l’eau avec une connexion à un 34% dans le milieu rural contre 66% en milieu urbain.

d’installations sanitaires réseau de distribution et 93% Par ailleurs, la plupart des écoles en milieu rural de ne

disposent de latrines reliées à un disposent pas de latrines.

réseau d’évacuation.

_____________________________________



xi) Elaborer un code i)Situation de la législation en i) Elaboration du Code de la famille i) Le Code de la famille promulguée en 2002 a été

d’éthique devant régir les vigueur sur la famille en 2002 garantissant aux femmes et largement vulgarisé à travers tout le pays. Les

comportements et attitudes au enfants une protection familiale et la campagnes d’information et de sensibilisation se sont

sein des familles et de la protection de leurs droits respectifs étalées sur plus de six mois.

société.

Domaine 2 : Eradication du VIH / SIDA

Objectif : L’Afrique doit éradiquer le VIH/SIDA pour assurer les droits des enfants à la survie et au développement

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires



i) Recourir à tous les moyens i) Programmes existants sur la i) Il existe un programme national i)Un Comité interministériel, un comité technique

disponibles, y compris les prévention du VIH/SIDA; de lutte contre le SIDA (PNLS) composé de 11 ministères, un Secrétariat exécutif, la

valeurs éthiques, morales et établi sur la période 2003-2007. société civile (plus d’une centaine de ONGs et

traditionnelles pour la associations locales) ainsi que les chefs coutumiers et

prévention du VIH/SIDA. religieux, et les mass média sont mobilisés. De

nombreuses campagnes d’information et de

_____________________ _________________ _________________________ sensibilisation ont lieu à travers tout le pays.

ii) Améliorer l’accès au i) Programmes en cours sur la i) PNLS /2003-2007 et PTME i)Le Programme de lutte contre la Transmission du

programme pour la transmission du VIH/SIDA de





40

prévention de la transmission la mère à l’enfant; ii) La loi de décembre 2006 VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant (PTME), qui a débuté

du VIH/SIDA de la mère à ii) Programmes en cours et cherche à améliorer la situation en 2003, cible les femmes enceintes, les femmes

l’enfant, augmenter l’accès budget alloué au traitement des des PVVS et de leur famille. enceintes infectées et les enfants à naître.

aux soins, au soutien et au mères et des enfants infectés; Près de 80% des femmes infectées ont été traités et enfin

traitement des mères iii) Nombre de femmes iii) 170 soit 2,4% en 2006 le risque de transmission mère-enfant a baissé. 15

infectées et leurs enfants et enceintes infectées par le structures sanitaires offrent des services PTME. Ce

échanger les meilleures VIH/SIDA; programme a abouti à la stabilisation de la progression de

pratiques pour réduire les iv) Nombre d’enfants infectés; iv) 85 la maladie depuis 2003 à un taux de prévalence des

transmissions. v) Nombre d’enfants sous v) 52 adultes (15 à 49 ans) et des jeunes (15 à 24 ans) de 2,9 %

traitement

_________________



iii) Soutenir les initiatives i) Législation, politique et i) Il existe un cadre stratégique de i) 5.000 enfants sont estimés orphelins du SIDA

communautaires visant à programmes en vigueur pour lutte contre le SIDA en faveur des

aider les familles et les assister les orphelins et les enfants orphelins et vulnérables.

communautés à vivre avec le enfants vulnérables;

VIH/SIDA et mettre en place ii) Législation ou politiques ii) La loi portant création du Code ii)Dans la pratique, les adoptions internationales

des mécanismes pour la sur les adoptions formelles, de la famille préconise concernent les enfants sans filiation connue, orphelins ou

fourniture de soins alternatifs domestiques; l’interdiction formelle de déclarés judiciairement abandonnés. L’adoption fait

aux enfants orphelins du l’adoption dans le pays, et donc l’objet d’une décision judiciaire motivée par des textes

SIDA et les enfants n’implique aucune obligation. juridiques antérieurs à l’indépendance et privilégie selon

vulnérables. Adopter des lois les cas la légitimation adoptive ou l’adoption plénière.

appropriées relatives à la

protection des droits des

personnes affectées par le iii) Budget alloué à iii) Un fonds de 100 millions de

VIH/SIDA y compris les l’assistance aux familles et aux Francs Djibouti (1 $ = 177 FD) a

orphelins et les veuves. enfants; été débloqué par le

Gouvernement.

iv) Législation spécifique sur iv) Le droit musulman spécifie les

l’héritage des orphelins droits à l’héritage.

_____________________ ___________________ __________________________________________

iv) Renforcer l’information, i) Politiques, budget alloué à la i) Une nouvelle politique est en i) La politique est appuyée par l’Unicef et de l’UNFPA.

l’éducation et la sensibilisation des jeunes au cours d’élaboration au MJSLT en Une enquête CAP des jeunes en matière de VIH/SIDA a

communication pour et avec VIH/SIDA et à la santé en faveur des jeunes (face au SIDA et eu lieu en 2005. Des Centres de mobilisation sociale et

les enfants et les jeunes pour matière de procréation; en matière de santé reproductive des points information sont créés pour les jeunes.





41

les sensibiliser davantage au en particulier)

VIH/SIDA et promouvoir des ii) Disponibilité de ii) Contraceptifs disponibles

attitudes positives envers les contraceptifs; gratuitement au niveau de plus de

personnes affectées et réduire tous les centres de soins

la stigmatisation et

l’exclusion. iii) Pourcentage de jeunes iii) 42 cas de femmes de 15-24 ans

affectés par le VIH/SIDA; affectés par le VIH

iv) Nombre d’enfants chef de iv) ND

ménage

_______________________ ______________________ ______________________ _______________________________

v) Promouvoir les services de i) Proportion des jeunes i) 18% Ce taux est comparable aux taux des pays africains.

santé intégrés, en particulier connaissant les mesures de

améliorer l’accès à prévention du VIH/SIDA;

l’information sur la santé en ii)Pourcentage de dépistage ii) ND ii) Il existe 19 structures de CDV et un centre de

matière de procréation, les volontaire parmi les jeunes; référence pour le conseil et dépistage volontaire (CDV)

services de conseils et de iii)Programme de prévention iii) Il existe des programmes de depuis 2003. A noter que 5.321 test ont été réalisés dans

dépistages volontaires pour le en cours; prévention dans le cadre du PNLS. l’ensemble. 752 se sont avérés VIH+positif soit 14,1%

VIH/SIDA. Impliquer les Un programme de santé reproductive des jeunes est en

enfants et les jeunes dans cours d’élaboration au Ministère de la santé avec le

l’élaboration et la mise en UNFPA.

œuvre des programmes visant iv) Existence de modules sur iv) Il existe des modules sur iv)Les modules d’Éducation sexuelle sont dispensés au

à changer les attitudes à haut l’éducation sexuelle dans les l’éducation sexuelle niveau de l’enseignement moyen dans les collèges.

risque chez les jeunes. programmes scolaires

Introduire l’éducation

sexuelle dans les programmes

scolaires et inclure des

programmes sur la prévention

du VIH/SIDA.

___________________ _____________________ _____________________ __________________________________



vi) Promulguer et appliquer i) Existence de législation en i)La politique fondée sur le i) Une centrale de médicaments et des pharmacies

des lois appropriées et des matière d’approvisionne- concept de médicaments essentiels communautaires ont été mises en place.

règlements commerciaux ment des médicaments; et le recouvrement des coûts

internationaux pour assurer constitue la première priorité des

l’approvisionnement en priorités de la politique de santé







42

médicaments à des prix ii) Disponibilité des ii) Les ARV sont disponibles

abordables y compris les anti médicaments anti retroviraux; gratuitement.

retro-viraux, la production iii) Accessibilité financière des iii) Accès gratuit aux ARV;

des produits pharmaceutiques populations aux ARV;

appropriés et la mise au point iv) Pourcentage subventions iv) ND

de technologies requises pour pour les médicaments.

les soins et le traitement des

personnes infectées par le

VIH/SIDA.

_________________ _____________________ ______________________

i) Mesures prises pour i) Des kits scolaires sont distribués Il existe un Centre mère et enfant qui accueille des filles

vii) Promulguer, le cas favoriser l’accessibilité et le à tous les enfants. orphelines depuis 1977, mais à capacité d’accueil limitée.

échéant, des lois pour veiller maintien des OEV à l’école; Un nouveau orphelinat vient de voir le jour en 2007 pour

à ce qu’il n’y ait pas de accueillir des orphelins garçons. Une fondation, la

discrimination à l’école ou ii)Situation de la législation en ii) La loi de décembre 2006 qui Diwan-al-zakat, créée par le Président de la République

sur le lieu de travail envers vigueur sur la discrimination cherche à améliorer la situation en 2006, parraine les orphelins et enfants vulnérables.

les enfants et les jeunes contre les personnes vivant des PVVS et de leur famille.

vivant avec le VIH/SIDA. avec le VIH/SIDA.



___________________ _________________ ____________________ ______________________________________

La politique nationale du développement intégré de

viii) Adopter une politique i)Politique existante sur i) Il existe la PNDIPED et un l’enfance djiboutienne (PNDIPED) prend en compte

nationale multisectorielle sur l’impact du VIH/SIDA sur le cadre stratégique de prise en l’impact du VIH/SIDA sur le développement de l’enfant.

l’impact du VIH/SIDA sur le développement de l’enfant; charge des OEV. Cette politique est toute récente encore.

développement de l’enfant et

impliquer toutes les parties ii)Budget alloué à cette ii) ND ii) En matière de lutte contre le SIDA, Djibouti bénéficie

prenantes. campagne. de nombreux fonds. Toutes les parties prenantes sont

____________________ _____________________ _______________________ impliquées.

ix) S’assurer que les enfants i) Nombre d’enfants dans les

affectés par les conflits y situations de conflit affectés i) ND

compris les enfants réfugiés par le VIH/SIDA;

et déplacés sont inclus dans ii) Programmes de prévention ii) Les enfants de réfugiés sont pris en charge par le HCR

les programmes de existant dans les camps de ii) Programme du HCR et dans le cadre de la PNDIPED

prévention et de réaction au réfugiés, etc.

VIH/SIDA…







43

Domaine 3 : Réalisation du droit à l’éducation

Objectif : L’éducation est un droit fondamental qui permet à chaque enfant de développer au maximum ses potentialités. Le droit de

l’enfant à l’éducation doit être assuré.

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires



Les gouvernements doivent : i)Mesures prises pour mettre i) Loi d’orientation de l’éducation La Loi reconnaît le droit à l’éducation à tous les enfants

i) S’engager, de nouveau, à en œuvre les objectifs de la de 2000 intègre les objectifs de djiboutiens sans discrimination et définit les objectifs de

réaliser les objectifs de la Décennie de l’éducation de l’éducation pour tous d’ici à 2015 l’éducation dont un enseignement fondamental

Décennie de l’éducation de l’OUA (1997-2006); et par conséquent ceux de la obligatoire et gratuit de neuf ans pour les enfants âgés de

l’OUA et à assurer la (L’éducation pour tous; décennie de l’éducation de l’OUA 6 à 16 ans et une meilleure qualité de l’éducation adaptée

coordination des l’éducation des filles et des pour la mise en œuvre efficace des au contexte national ;

Communautés économiques femmes; promotion de objectifs.

régionales pour la mise en l’éducation et de

œuvre efficace des objectifs. l’alphabétisation des adultes)

_____________________ ______________________ ____________________ ______________________________________



ii) Etre résolus à fournir une i) Législation en matière de i) La loi d’orientation de i) Cette loi décrète l’enseignement fondamental

éducation de base de qualité, gratuité de l’éducation; l’éducation de 2000. obligatoire et gratuit.

obligatoire, gratuite et ii) Taux de scolarisation; ii) TNS primaire : 66,2% ii) Le TNS primaire est de 66,7% pour les garçons et de

universelle. Les iii) Les plans d’action en iii) Plan 2001-2005 et 2006-2008. 65,7% pour les filles. (67,1% en milieu urbain et 49,0%

gouvernements doivent matière de scolarisation; en milieu rural)

mobiliser la communauté iv) Pourcentage des iv) 68,4%

internationale des donateurs inscriptions à l’école;

et les institutions financières v) Budget alloué à v) 24,8% v) La part du budget alloué à l’éducation est le plus

telles que la Banque l’enseignement; important par comparaison aux autres secteurs sociaux. Il

mondiale et le FMI pour est passé de 16 en 1999 à 24,6% en 2005.

qu’ils s’engagent à soutenir la vi)Assistance reçue pour vi) Nombreuses assistances

réalisation de cet objectif. financer l’enseignement. vi) Banque Mondiale, BID, BAD, FADES, FSD, AFD,

Unicef, PAM, HCR, PNUD, USAID...

_____________________ ________________________



iii) Etablir des partenariats i) Existence de partenariat i) Des partenariats sont établis i)Nombreux sont les partenaires au développement qui

avec des fournisseurs pour réaliser l’enseignement avec les ONGs et associations aide Djibouti à assurer un enseignement gratuit (Unicef,

informels, les organisations gratuit et universel; locales et surtout avec les USAID, PAM, HCR, AFD…)

de la société civile et la partenaires au développement.





44

communauté pour réaliser ii) Décrivez les réussites ii) Initiative « école, amie des ii)Les réussites remarquables sont les initiatives de

l’éducation gratuite et remarquables enfants » ; distribution des kits l’Unicef avec le projet « Ecole, amie des enfants » ; le

universelle. scolaires et des vivres ; projet de distribution gratuite des fournitures et manuels

scolaires pour la scolarisation des enfants issus de

familles pauvres ; le projet de cantines et dortoirs et la

____________________ ____________________ ____________________ distribution de vivres.



iv) Relever d’urgence le défi i) Taux d’inscription à l’école i) 68,4% Les contenus de l’Éducation visent à : i) dispenser une

de fournir une éducation ii) Taux d’abandon ii) 2,4% formation centrée sur les réalités objectives du milieu tout

appropriée adaptée aux iii) Taux de redoublement iii) 7,2% en tenant compte de l’évolution économique, technique,

besoins sociaux et iv) Taux d’admission au iv) 49% sociale et culturelle du monde; ii) enseigner au citoyen

économiques nationaux, au secondaire les principes de la démocratie, le sens du patriotisme, de

niveau de développement l’unité nationale, de l’unité africaine, de l’unité arabo-

atteint, tout en tenant compte islamique et des valeurs de civilisation universelle; iii)

des forces de la développer en chaque individu l’esprit de solidarité, de

mondialisation. justice, de tolérance et de paix ; iv)donner une éducation

à l’environnement, à la santé et au bien-être familial.

_____________________ ______________________

v) S’inspirer des nouveaux i) Innovations en matière

modèles d’éducation tels que d’école de base i) Les nouveaux programmes i) L’enseignement des langues nationales a été introduit

la « nouvelle école de base », d’enseignement fondamental ont dans les programmes scolaires

devenue courante dans les été développé selon l’approche par

Etats de l’Afrique de l’Ouest les compétences.

qui met l’accent sur les

compétences et

l’enseignement liés à la

culture locale et aux valeurs

morales, l’enseignement dans

la langue locale ainsi que

l’éducation civique. _______________________________________

__________________ _______________________ ___________________

vi) Tenir compte des besoins i) Innovations pédagogiques L’éducation islamique a été

nationaux , des réalités, des en matière d’éducation introduite dans les classes

langues et des connaissances primaires, ainsi que

locales, des besoins l’apprentissage des langues

nationales.





45

spécifiques en enseignement

des enfants ayant besoin de

mesures spéciales, des filles

et des enfants des

communautés nomades, dans

l’élaboration des programmes

scolaires et dans la fourniture

de l’éducation.

___________________ ____________________ __________________________________________

vii) Renforcer et impliquer i) Mesures prises pour Il existe au sein de tous les Il existe également des associations de parents d’élèves

les communautés dans la l’implication des établissements scolaires dans certains écoles et collèges.

mobilisation des ressources et communautés dans la gestion des comités de gestion

la gestion des écoles, des écoles et la promotion de qui veillent au bon

réexaminer le problème du l’éducation fonctionnement

personnel en raison des de l’établissement et à la

victimes du SIDA dans le promotion de l’éducation.

système éducatif, examiner la

rémunération des

enseignants et assurer la

formation continue des

enseignants.

___________________ ______________________ _______________________ ______________________________________________

viii) Renforcer i) Mesures prises pour i) l’introduction des Dans l’attente des résultats d’une étude sur l’intégration

l’enseignement des sciences promouvoir l’enseignement l’enseignement des sciences se fait des NTIC dans l’éducation, le Ministère a déjà équipé les

et promouvoir l’utilisation des sciences et l’utilisation des à partir de la troisième année du établissements de l’enseignement moyen et secondaire

des nouvelles technologies de TIC primaire. d’ordinateurs avec connexion internet. L’enseignement

l’information ainsi que des ii) Etat des programmes de base sera à son tour progressivement doté.

approches et des méthodes scolaires existants ; inclusion L’enseignement des sciences est introduit dès ls classes

d’enseignement et de la science et des TIC primaires.

d’apprentissage novatrices.

____________________ ____________________

ix) Eliminer les disparités i) Pourcentage des filles i) TNS primaire filles : 65,7% Les nombreuses campagnes menées en faveur de la

entre garçon et fille dans inscrites à l ‘école; scolarisation des filles en partenariat avec les agences des

l’éducation en prenant des Nations Unies ont porté leurs fruits ; le taux de parité

mesures spéciales pour ii) Taux d’abandon des filles ii) ND, mais elles sont nombreuses fille/garçon est de 0,98 dans le cycle primaire. ; il y a par





46

améliorer l’accès des filles à à quitter l’école pour des raisons conséquent presque autant de filles que de garçons au

l’école promouvoir leur diverses. primaire.

participation et les taux de

maintien à l’école. L’étude sur les facteurs obstacles à la parité scolaire a

permis d’élaborer un cadre d’action pour promouvoir

leur participation et leur maintien à l’école.

__________________ ______________________ _______________________

x) Renforcer les programmes i) Existence d’écoles/centres i) oui, il existe des écoles et centre Il existe plusieurs écoles et centre de formation

de formation professionnelle, de formation professionnelle; de formation porfessionnelle professionnelle : école ménagère de Boulaos, l’école de

introduire les compétences de l’UNFD, le centre Cardjin de Tadjourah, le CFPA, le

base pour la vie et créer ii) Nombre de jeunes inscrits ii) 1.152 élèves LIC, le LEP d’Ali Sabieh ; le centre de protection des

d’autres possibilités de dans ces centres de formation; jeunes etc.

formation pour les iii) Existence de programme iii) oui iii) Le service d’insertion professionnelle du Ministère de

adolescents pour leur de post formation l’emploi et de la solidarité nationale initie des

permettre d’acquérir des programmes post formation.

compétences d’aptitude à Il y a le SNA, Service National adapté pour les jeunes

l’emploi et pour le déscolarisés

développement de la

personne.

_____________________ _________________________ _____________________________________________



xi) Assurer l’intégration de i) L’existence de modules sur L’intégration de l’éducation à la Le Ministère de l’éducation a initié de nombreux

l’éducation à la paix, à la l’éducation à la paix, les droits paix, à la démocratie, aux droits de programmes avec l’appui des partenaires au

démocratie, aux droits de de l’homme, le droit l’homme etc. assurée. développement autour des thèmes comme l’Éducation en

l’homme, aux droits humanitaire, l’éducation matière de population, l’Éducation environnementale,

humanitaires, à l’éducation sexuelle, l’ éducation à la l’Éducation à la paix., et le droit humanitaire avec le

sexuelle, à l’éducation santé, la protection de CICR .

sanitaire et à la protection de l’environnement inclus dans

l’environnement dans le le système d’enseignement

système éducatif.









47

Domaine 4 : Réalisation du droit à la protection

a) Les enfants dans les situations de conflit et d’occupation étrangère

Objectif : Donner plus de soins et protection aux enfants afin d’atténuer les impacts dévastateurs de la guerre

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires

Djibouti n’a jamais utilisé des enfants âgés de moins de

i) Mettre fin à l’utilisation i) L’âge formelle de i) 18 ans 18 ans dans l’armée.

des enfants comme soldats, conscription dans l’armée; ii) Djibouti n’a pas encore ratifié La question de leur réhabilitation et de réinsertion sociale

démobiliser tous les ii) Nombre d’enfants de moins le protocole facultatif relatif à ne se pose donc pas.

combattants âgés de moins de de 18 ans engagés dans l’engagement d’enfants dans les Toutefois, Djibouti a connu une période de conflit interne

dix huit ans et élaborer et l’armée, les bandes armées; conflits armés. armé entre 1991-1994, mais les accords de paix entériné

mettre en oeuvre des iii) Nombre d’enfants qui ont iii) ND le 12 mai 2001 a entraîné la démobilisation et la

programmes de réhabilitation été démobilisés; reconversion de plus de 10.000 combattants. Leur

et de réinsertion sociale. iv) Etat des services existants iv) ND réinsertion professionnelle a fait l’objet d’un programme

pour assurer leur rééducation de réinsertion (PRAC) soutenu financièrement par

et leur intégration sociales. l’Union Européenne et la Banque Mondiale.

____________________ ____________________ _____________________ _______________________________________

ii) Protéger les enfants i) Mesures prises pour protéger Le cas d’enfants soldats ni En tout état de cause, les délits pour violence et menace

soldats contres les les enfants soldats ainsi que les d’anciens enfants soldats n’a pas qu’elles soient physiques ou psychologiques sont

châtiments, les exécutions anciens enfants soldats lieu. particulièrement aggravés quand elles sont dirigées contre

sommaires, les détentions des mineurs de quinze ans .

arbitraires, la torture et La législation pénale condamne à quinze ans de réclusion

d’autres actions punitives en criminelle le fait de soumettre une personne à des tortures

utilisant les dispositions de la ou à des actes de barbarie et aggrave cette sanction dans

Charte africaine des droits et le cas où la victime est un mineur de quinze ans.

du bien-être de l’enfant et de

la CRC

___________________ ________________________ ______________________________________

iii) Protéger les enfants i) Nombre d’enfants victimes i) ND i)Djibouti reste très peu confronté à ce problème car on

contre les enlèvements et d’enlèvement; ne rencontre que très peu de parents élevant seuls leurs

mettre un terme à leur ii) Législation contre les ii) Les mesures pénales contre les enfants issus de mariage mixte avec un conjoint étranger.

utilisation comme esclaves enlèvements atteintes à la liberté des personnes Quand cela existe, pays frontaliers ou plus lointains, la

condamnent les délits procédure nationale appliquée avant le Code de la

d’enlèvement et de séquestration à Famille tendait à privilégier la mère pour la garde de

de lourdes peines l’enfant. Les accords bilatéraux et multilatéraux

complètent ce dispositif de lutte contre la détention





48

d’emprisonnement et d’amende arbitraire d’enfant leur empêchant d’exercer pleinement

leur droit à des relations régulières avec tous les membres

de leur famille.

____________________ _______________________ ____________________ _____________________________________________



iv) Empêcher le commerce i) Mesures prises pour i) Le commerce des armes légères i)

illicite des armes légères et empêcher le trafic illicite des et de petit calibre est interdit dans

de petit calibre au niveau armes légères et de petit le pays.

national et international. calibre.

Instituer des partenariats avec

la société civile pour

prévenir l’acquisition illicite

des armes ainsi que dans les

campagnes de sensibilisation

et dans le suivi de la politique

du gouvernement

___________________ ______________________ __________________

v) Assurer une protection i) Programmes en cours dans Programme du HCR et de

Djibouti a connu plusieurs vagues de réfugiés depuis son

spéciale et l’accès à l’aide et les camps de réfugiés pour l’UNESCO(PEER)

indépendance. Les enfants des réfugiés ont été toujours

aux programmes protéger et éduquer les pris en charge par le HCR.

humanitaires en faveur des enfants;

enfants réfugiés, des enfants ii)Budget alloué à ces …………………………..

traumatisés, des enfants programmes.

déplacés et des enfants en

situation de post-conflit

_____________________ _________________________________________

______________________ ________________________

vi) Eliminer la menace que i) Ratification de la i) ……………………..

sont les mines terrestres et Convention d’Ottawa sur les

Suite au conflit armé, un programme de déminage a

autres engins non explosés, mines terrestres;

ii) ND permis de débarrasser efficacement et définitivement

en assurant le respect de la ii) Nombre de victimes des

Djibouti de ce fléau. 549 mines et explosifs ont été

Convention d’Ottawa par mines terrestres;

tous les Etats parties, en iii) Existence de programme Après le conflit interne armé, un déterrés par les forces armées djiboutiennes.

élaborant des programmes de déminage et de programme de déminage a eu lieu Une ONG SOS anti-mines a milité en faveur du

en 2004. déminage.

pour le déminage et des réhabilitation des survivants

programmes de réhabilitation







49

des survivants en

consultation avec les

communautés touchées et les

militaires

______________________ ________________________ ___________________ ________________________________________

vii) Veiller à ce que les Etats i)Adhésion et mise en œuvre i) Djibouti affirme son i) Djibouti adhère et met en œuvre le droit international

membres réaffirment leur du droit international engagement en faveur du droit humanitaire en coopération avec le CICR. Des modules

engagement en faveur du humanitaire et des Chartes et international humanitaire d’enseignement ont été introduits dans le cursus scolaire

droit international Conventions continentales et dans le primaire à partire de la cinquième année et au

humanitaire et des Chartes et internationales. collège.

Conventions Continentales et

Internationales

_________________ ______________________ ____________________ _________________________________________

viii) Encourager les Etats i)Ratification du Statut de …………………… Après les accords de paix signé entre les partis, Djibouti

membres à ratifier ou accéder Rome; n’a pas eu à poursuivre les auteurs de crime de guerre.

au Statut de la Cour pénale ii)Nombre des auteurs de ……………………..

internationale de Rome crimes de guerre qui ont été

comme initiative en vue de la poursuivis.

poursuite des auteurs de

crimes de guerre et de mettre

fin à l’impunité des crimes

contre les enfants.

___________________ _____________________ _________________ ________________________________________

ix) Renforcer la capacité des i)Politiques pour inclure les i) ND

organisations et groupements droits des enfants dans les

intergouvernementaux, accords de cessez le feu et de

régionaux et sous-régionaux paix;

à traiter de façon appropriée ii)Inclusion des droits des ii) ND

les droits des enfants lors des enfants dans les programmes

négociations de cessez le feu de formation des soldats de

et d’accords de paix. maintien de la paix.

_____________________ _____________________ __________________________________________

x) Veiller à ce que les Etats i)Etat de la protection des __________________

membres réaffirment leurs réfugiés. Djibouti est devenu depuis son Depuis les cinq dernières années, les réfugiés perçoivent

engagements en faveur de la indépendance en 1977 la terre un régime de demi ration La malnutrition chez les

d’accueil des réfugiés chassés de enfants reste cependant prépondérante. La mortalité y est





50

Convention relative au statut leur pays par les multiples conflits élevée. La situation est critique d’autant plus que le HCR

des réfugiés de 1951 et de qui ont ensanglanté la région de la a vu son budget réduit de 34%. Le PAM a lancé un appel

son Protocole de 1967 ainsi Corne de l’Afrique (Ethiopie, d’urgence international en mars 2007.

que de la Convention de 1969 Somalie,Erythrée). Actuellement, A noter aussi qu’un dispositif juridique et administratif

régissant les aspects propres il existe un seul camp de réfugiés relevant du Ministère de l’Intérieur est chargé d’attribuer

aux problèmes des réfugiés à Ali Addé reconnu par le HCR, le le statut de réfugié à toute personne, y compris les

en Afrique. PAM et l’ONARS, où 6450 enfants, remplissant les critères prédéfinis dans le respect

personnes sont regroupées depuis des droits internationaux dont les dispositions de la

le recensement de janvier 2007. Convention de 1951 et de son Protocole de 1967, tous

deux ratifiés par la République de Djibouti.



Domaine 4 : b) La protection juridique

Objectif : Assurer une protection juridique aux enfants hors des situations de conflit armé et d’occupation étrangère

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires

i) Procéder à un examen i)Examen exhaustif apporté à Depuis la présentation du rapport Ces nouveaux cadres juridiques, plus soucieux des

exhaustif de toutes les lois toutes les lois sur les enfants initial au Comité des droits de engagements internationaux, intègrent à des degrés divers

avec un accent particulier sur et les réformes promulguées en l’enfant, les efforts du les dispositions de la Convention. L’examen de la

le droit de la personne et de particulier sur les lois de la Gouvernement dans ce sens, sont législation nationale fait aussi apparaître une

la famille pour garantir la personne et de la famille; marqués par l’adoption de Textes harmonisation plus avancée des différents droits en

conformité avec les essentiels pour la protection des vigueur (droit coutumier, droit musulman et droit

dispositions de la Charte enfants comme le Code de la moderne) .

africaine des droits et du Famille, les Lois d’Orientation des

bien-être de l’enfant et de la Politiques d’Education et de Djibouti a procédé à la ratification de la grande majorité

Convention relative aux ii) Etat de la législation en Santé, le Code du Travail et enfin des conventions de l’O.I.T et notamment les no138 et 182

droits de l’enfant. Les vigueur sur la protection des le Code de la Nationalité. qui réglementent respectivement l’âge minimum d’accès

dispositions coutumières enfants. La Loi portant création du Code au travail des enfants et l’interdiction des pires formes de

contraires à l’intérêt de de la Famille dans ses dispositions travail des enfants à travers des actions immédiates visant

l’enfant et aux normes légales préconise l’interdiction leur élimination.

internationales garantissant formelle de l’adoption en

les droits de l’enfant doivent République de Djibouti (article

être écartées ou réadaptées. 80) et par conséquent elle

________________ _______________________ n’implique aucune obligation. i) L’adoption fait l’objet d’une décision judiciaire

ii) Elaborer des lois relatives i) Existence de législation en Dans la pratique, les adoptions motivée par des textes juridiques antérieurs à

à l’héritage et à l’adoption, matière d’adoption; internationales concernent les l’indépendance (ordonnance du 23 décembre 1958 et loi

dans les Etats où l’adoption ii) Nombre d’adoptions enfants sans filiation connue, du 11 juillet 1966) et privilégie selon les cas la





51

est reconnue, favorables aux nationales; orphelins ou déclarés légitimation adoptive ou l’adoption plénière. Le magistrat

enfants et aux jeunes et au iii) Nombre d’adoptions judiciairement abandonnés du Tribunal de Première Instance de Djibouti est au

genre internationales centre du processus qui réglemente l’adoption et

n’autorise celle-ci qu’après une procédure rigoureuse

tendant à garantir les intérêts de l’enfant depuis le

prononcé de jugement déclaratif d’abandon et son

placement dans un orphelinat qui sollicite le jugement

d’adoption en faveur de la famille adoptante à

l’organisation du départ de l’enfant confié à l’orphelinat.



___________________ ________________________

iii) Elaborer des mécanismes i) Proportion des enfants qui i)Tous les enfants scolarisés en

pour l’application et le suivi connaissent leurs droits; principe

des lois, s’assurer que les

enfants sont éduqués à leurs ii) Existence de tribunaux et ii) Il n’existe pas de tribunal pour

droits, assurer un accès fiable de juges pour enfants; enfant mais de juges oui.

à la protection judiciaire et iii) N’existe pas

instituer des systèmes iii) Existence de centres de

judiciaires protégeant les réinsertion pour les jeunes

enfants et des systèmes délinquants; iv) N’existe pas

appropriés pour les jeunes iv) Existence de poste de

délinquants police pour les enfants au v) Les dispositions sont inclus

niveau national; dans les programmes scolaires en

v) Les dispositions de la cours d’éducation civique et

Charte africaine des droits et morale

du bien-être de l’ enfant et de

la Convention relative aux

droits de l’enfant inclus dans

le programme scolaire

____________________ ______________________ ______________________ ___________________________________________

iv) Promouvoir la i) Existence de partenariat i) Il n’existe pas encore de

participation de la entre les gouvernements, les partenariat entre le gouvernement

communauté et des ONG et les OSC. et les ONGs en matière de

organisations de la société contrôle de violation de droits de

civile au contrôle des l’enfant.





52

violations des droits de

l’enfant et réformer le

processus de notification de

ces violations.

____________________ _______________________ _____________________ _____________________________________________

v) Renforcer les structures i) Existence des textes sur Djibouti est confrontée à la Le Gouvernement a aussi entrepris des initiatives

d’enregistrement des l’obligation de problématique de l’enregistrement ponctuelles afin de préserver l’identité des enfants

naissances et adopter des l’enregistrement des des naissances et tente à sa comme en 1989 où une opération de facilitation

stratégies de déclaration naissances ; manière et selon ses moyens de d’établissement d’Actes de Notoriété Supplétifs d’Actes

effective de toutes les ii) L’enregistrement des remédier à ses conséquences. Une de Naissance a été réalisée dans les écoles du pays au

naissances sans distinction naissances est-t-il décentralisé; circulaire du 29 février 1988 profit des enfants scolarisés.

aucune dès la naissance, iii) Existence des facilités pour contient des mesures facilitant La stratégie de délivrance des pièces d’état civil arrêtée

particulièrement dans les d’enregistrement des l’enregistrement des naissances privilégie les opérations ponctuelles dans les écoles du

zones rurales et dans les naissances dans les zones des enfants dont l’identité et la pays pour doter tous les enfants scolarisés d’acte d’état

communautés nomades. rurales et les communautés nationalité des parents ne sont pas civil. Les actions mises en œuvre en 2006-2007 ont

nomades; clairement établies. Une Enquête permis d’attribuer les actes de naissances à 200 élèves

iv) Pourcentage des enfants djiboutienne sur l’enregistrement environ . Ces opérations se poursuivront ensuite dans

enregistrés à la naissance; des enfants à la naissance en 2005 d’autres écoles de la capitale puis seront progressivement

v) Existence d’exemption a montré que 16,1 % des garçons étendues aux districts et aux écoles coraniques.

d’honoraires pour et 9,6 % des filles scolarisés du L’amélioration du système d’enregistrement d’état civil

l’enregistrement en vue pays n’ont pas un acte d’état civil s’effectue par la mise à disposition de moyens matériels

d’augmenter le nombre plus performants et la formation du personnel.

d’enregistrement

particulièrement dans les

communautés défavorisés

______________________ ______________________ ____________________ _____________________________________________

vi) Alléger l’impact i) Existence de mesures

humanitaire des régimes des d’allègement des sanctions Oui, il existe des mesures La législation pénale condamne à quinze ans de réclusion

sanctions sur des enfants. d’allègement des sanctions criminelle le fait de soumettre une personne à des tortures

ou à des actes de barbarie et aggrave cette sanction dans

le cas où la victime est un mineur de quinze ans .

Les délits pour violence et menace qu’elles soient

physiques ou psychologiques sont particulièrement

aggravés quand elles sont dirigées contre des mineurs de

quinze ans.







53

Domaine 4 : c) Protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais traitements et l’exploitation sexuelle

Objectif : Renforcer la protection des enfants contre toutes formes de violence, de mauvais traitement et d’exploitation

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires

i) Prendre des mesures i) Etat de ratification de la i) Convention ratifiée Le Code du travail fixe l’âge d’accès au travail à 16 ans

urgentes visant l’élimination Convention 182 de l’OIT sur révolus. Cependant des dispositions particulières ont été

du travail des enfants en les pires formes de travail des édictées permettant aux jeunes de 16 à 18 ans de

particulier les pires formes de enfants; travailler dans des conditions humaines et conformément

travail de l’enfant tel que ii) Etat de a mise en œuvre de ii) Le Code du Travail prohibe le à la Convention sur les droits de l’enfant. La loi interdit

défini dans la Convention cette Convention. travail des jeunes dans les secteurs toute discrimination salariale.

182 de l’OIT. Les Etats d’emploi domestiques, de Pour davantage de protection, le Code du Travail interdit

membres qui ne l’ont pas l’hôtellerie, des bars et autres à tout employeur de faire travailler les mineurs durant la

encore fait sont invités à débits de boissons. nuit.

ratifier la Convention 182 de

l’OIT et à mettre en place des

mécanismes pour sa mise en

œuvre.

____________________ ______________________ __________________________________



ii) Eliminer le phénomène i) Existence de législation, i)Le protocole facultatif relatif au i) Djibouti est très peu confronté au problème du trafic

croissant du trafic des programmes et Plan d’action trafic et la vente d’enfant n’a pas d’enfants.

enfants, grâce à des mesures national de lutte contre le été ratifié

visant à la prévention et à la trafic des enfants;

protection des enfants ainsi ii) Nombre des enfants ayant ii) ND

qu’à la poursuite judiciaire fait l’objet de trafic; iii) ND

des trafiquants. Conclure des iii) Nombre de trafiquants ..........................................

accords régionaux et arrêtés ou emprisonnés;

bilatéraux efficaces sur les iv) Législation en vigueur pour .............................

contrôles à la frontière et le protéger ces enfants;

traitement des enfants v) Accord conclu avec les pays .....................................

victimes de trafic. voisins pour mettre fin au

trafic des enfants; .................................... vi) Rien à signaler

vi) Succès remarquables.

____________________ ______________________ ___________________________ ________________________________________

iii) Mettre à profit la i)Accord conclu avec l’OIT et i)……………….

coopération technique et l’UNICEF pour lutter contre le





54

financière fournie par l’OIT travail des enfants;

et l’UNICEF et par d’autres ii) Pourcentage d’enfants ii) ND

institutions internationales victimes des pires formes de

dans le cadre de l’élaboration travail des enfants;

de leurs programmes et iii) Existence de politiques et iii) ..............………………

politiques contre le travail de programmes de lutte contre

des enfants. le travail des enfants



________________________ ________________________ _______________________ _______________________________

iv) Protéger les enfants contre i) Mesures spéciales prises Le Code pénal contient plusieurs Les autorités djiboutiennes mettent cependant l’accent sur

toutes les formes de violence, pour protéger les enfants dispositions préservant les enfants la concrétisation des principes existants. Le Plan d’Action

de torture et prendre des contre toutes les formes de contre toutes les formes de Éducatif 2006-2008 prône la mise en application des

mesures spéciales propres à violence tout en respectant leur violences ou de mauvais mesures d’interdiction des châtiments physiques ou

traiter les enfants en assurant intégrité physique et mentale traitements. psychologiques envers les apprenants.

le respect de leur intégrité

physique et mentale.

_____________________ ______________________ __________________ ____________________________

v) Protéger les enfants contre i)Mesures prises pour protéger i) Une étude contre la violence des i) Les cas de violence à l’école sont minimes

les sévices et l’exploitation les enfants contre la violence enfants et une autre sur la violence

sexuels par l’entremise de et l’abus sexuels; à l’école ont été entreprises.

partenariats avec la société ii) Programmes et politiques

civile en vue de promouvoir encourageant l’adoption

des foyers, des écoles, des nationale et formelle et/ou les

voisinages et des soins de OVC dans les

communautés surs mettre en communautés

place des systèmes alternatifs

de soins de santé pour les

enfants sans famille.

_____________________ _________________________ ____________________ _____________________________________

vi) Sensibiliser les enfants, i) Stratégies mises en œuvre Un programme de lutte contre les Une cellule d’écoute pour les jeunes filles et femmes a

les familles, les pourvoyeurs pour sensibiliser la violences fondées sur le genre a été inauguré en mars 2007 au sein de l’Union Nationale

de soins et les communautés communauté et prévenir la démarré en 2006. des femmes djiboutiennes.

aux conséquences néfastes de violence sexuelle; ……………………….. Des cellules d’écoute existent également dans certains

l’exploitation sexuelle. ii)Programme de réadaptation collèges et lycées pour les jeunes.

Mettre l’accent sur les pour les victimes de la







55

facteurs tels que le tourisme, violence et d’exploitation …………………………..

la pornographie, les pratiques sexuelle;

culturels et traditionnels qui iii) Existence de politique/code

encourage l’exploitation de conduite sur la protection

sexuelle. Mettre en place des des enfants pour les

programmes des réinsertion organisations travaillant avec

des victimes de sévices et de les enfants

l’exploitation sexuels.

____________________ _______________________ ___________________ ________________________________________

vii) Eliminer les pratiques i) Existence de pratiques i) Les MGF restent un défi à Djibouti cherche par tous moyens à mettre fin aux

traditionnelles néfastes qui traditionnelles néfastes à la relever. Les pratiques traditionnelles néfastes. De nombreuses

pratiques

sont préjudiciables aux droits santé des filles et les femmes; campagnes de sensibilisation en direction des femmes et

traditionnelles existent toujours,

et à la santé des filles et des notamment en milieu rural notamment en directions des chefs coutumiers et

femmes. Mettre fin à la religieux ont été conduites par le Ministère de la

mutilation génitale féminine ii) Existence de politiques, ii) Une stratégie nationale pour Promotion de la femme et l’UNFD.

et soutenir les initiatives en programmes et législation l’abandon de l’excision et Une conférence régionale a eu également lieu en 2005.

faveur d’autres méthodes en contre ces pratiques; infibulation a été élaborée en Une table ronde des premières Dames des Chefs d’Etat

vue de la socialisation. iii) Des pratiques alternatives 2006. africains membres du COMESA s’est tenu en novembre

Mettre un terme aux mariages non-néfastes e.g les coutumes 2006.

précoces, promulguer et de passage encouragées et Les premiers résultats obtenus sont encourageants. Le

appliquer des lois sur l’âge pratiquées dans les taux de MGF a baissé ces dernières années en passant de

minimum de mariage des communautés ou les PTN 98% à 93%

filles. existent;

______________________ ______________________ ____________________ _______________________________________

viii) Protéger les enfants i)Politiques mises en œuvre Le Ministère de la Jeunesse a Il existe un office central et un comité national de lutte

contre l’abus des substances pour la lutte contre l’abus des élaboré une politique dans ce sens. contre le trafic de drogues.

psychotropes en les drogues; Djibouti participe également au programme africain de

sensibilisant largement à ii)Il existe un plan d’action contre lutte contre le trafic et la consommation des stupéfiants et

leurs effets néfastes et en leur ii) Existence d’un plan l’abus de drogues et stupéfiants. drogues.

donnant les compétences de d’action National contre l’abus Djibouti s’est également engagé fortement à juguler le

base pour la vie. Appliquer des drogues et progrès réalisés tabagisme et ses méfaits sur la santé et l’économie à

des politiques de lutte contre en sa mise en oeuvre travers la ratification de la Convention cadre de l’OMS

la culture, la production, les

trafics et la consommation Djibouti a adopté une législation relative à la lutte anti-

illicites des drogues y tabac en janvier 2007.







56

compris l’interdiction de

solvants intoxicants, les

substances psychotropes et la

publicité sur le tabac.

___________________ ____________________ __________________ ________________________________________

ix) Mettre en œuvre des i)Etat d’avancement des Djibouti a entrepris une étude sur les Le plan d’action de l’éducation 2006-2008 prévoit des

programmes en faveur des programmes pour satisfaire les enfants à besoins éducatifs spéciaux. classes pilotes pour mettre en place des programmes en

enfants ayant besoin des enfants ayant besoins de faveur de ces enfants.

mesures spécifiques au mesures spéciales de La problématique des personnes handicapées en général

niveau local, national et protection et plus particulièrement celle des enfants ont fait l’objet

régional. Promouvoir l’accès de nombreux débats et discussions au sein de la société

à la réhabilitation, à djiboutienne ces dernières années. Les efforts entrepris

l’éducation, à des par les autorités djiboutiennes, les ONG nationales et les

compétences utiles et à la partenaires privés ou de développement ont permis de

formation professionnelle, réaliser des avancées significatives dans la perception de

aux activités culturelles et l’handicap et une meilleure prise en compte de ce dernier

récréatives, et à dans les orientations politiques de l’État.

l’amélioration de Un cadre juridique plus adapté à l’insertion des personnes

l’environnement physique. handicapées serait en préparation par le biais d’un projet

de loi dont la promulgation et l’adoption parlementaire

sont prévues courant 2007.



Domaine 5 : Participation des jeunes et des enfants

Objectif : Le droit des enfants et des jeunes de participer et de faire respecter leurs droits contenus

dans la Charte africaine des droits et le bien-être de l’Enfant et dans la Convention relative aux droits des enfants

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires

i) Adopter les mesures i)Législation pour assurer la i) Des représentants des élèves ont Des élèves participent au comité de gestion de leur école.

juridiques nécessaires pour participation des enfants aux participé aux Etats généraux de Ils participent également aux Conseils de classe.

veiller à ce que les avis des politiques qui les concernent. l’éducation. Mais il n’existe pas de Le Code pénal protège la liberté d’expression à tous les

enfants soient pris en compte mesures en matière de législation citoyens y compris les enfants.

dans les questions en rapport pour assurer leur participation aux Le Code de la Famille reconnaît également ce principe à

avec leurs intérêts. politiques qui les concernent. l’enfant.

__________________ ____________________ ___________________________ ______________________________________

ii) Procéder aux réformes i) Lois facilitant le litige

juridiques nécessaires pour concernant l’intérêt général;





57

permettre aux groupes ii) Formation des juristes; ii) Des juristes sont formés. Le ii) Pour favoriser l’attrait des jeunes juristes au métier de

intéressés de mener des iii) Arrêts des tribunaux nombre de magistrat est passé de 3 magistrat, la fonction a été revalorisée par une révision du

actions en justice au nom des relatifs à l’action sociale; à 9 en 2004. statut et une amélioration des revenus des magistrats.

enfants dans l’intérêt général. iv) Législation ayant un impact

sur les enfants

__________________ ________________________ _____________________ ____________________________________________



iii) Accorder une attention i) Inclusion de la participation Le Ministère de la Promotion de la Dans sa stratégie nationale d’intégration de la femme

particulière à l’égalité entre des filles. femme œuvre en faveur du dans le développement, un volet porte sur l’implication

garçons et filles dans toutes concept genre. des femmes dans la prise de décision.

les réformes juridiques ou Sept femmes ont été élues Des poins focaux genre ont été désignés dans

prendre des mesures de fond députées au Parlement. pratiquement tous les Ministères et qui veillent à la

pour promouvoir la Une loi portant accès d’au moins participation des jeunes filles et femmes dans toutes les

participation. 10% de femmes dans les fonctions réformes.

électives et administratives a été

également promulguée.





_____________________ ________________________ ___________________ ______________________________________________

iv) Renforcer les groupes qui i)Mesures prises pour Un conseil national de la jeunesse

représentent les jeunes et les renforcer les conseils djiboutienne a été créé en mars

enfants. organisations des jeunes. 2008.



v) Faciliter la liberté i) Existence d’un parlement Il existe un Parlement des enfants.

d’association et d’expression des enfants dans votre pays.

pour les jeunes et les enfants,

y compris la création et

l’élargissement de Parlements

d’enfants et de jeunes.

___________________ _______________________ _____________________ _________________________________________

vi) Soutenir les droits des i)Distribution de la Charte i) La Charte africaine n’a pas été i) Par contre, des dépliants de la CDE ont été distribuées

enfants à l’éducation, au sein africaine aux communautés et distribué. dans les écoles.

des communautés dans les écoles;

traditionnelles, parmi les ii)Organisation des cours de ii) Formation des magistrats sur le ii) Le Code de la Famille a été vulgarisé en direction de

enfants et les jeunes dans les formation sur les droits des Code de la famille toute la population à travers tout le pays.







58

écoles en dehors des écoles, enfants pour les forces armées,

dans les institutions la police, les médias, les

d’enseignement supérieur, soldats de maintien de la paix,

dans le médias, la police, les pourvoyeurs de soins de

dans les forces armées et de santé, les magistrats et la

maintien de la paix, les communauté.

pourvoyeurs de soins de iii)Budget alloué aux cours de ii) Budget alloué sur financement

santé, les institutions formation. extérieur.

judiciaires et toutes les

institutions d’Etat au niveau

local ou au niveau national.

___________________ ______________________ _____________________ ____________________________________________

vii) Soutenir les initiatives en i) Inclusion de la culture et de i) Les langues nationales ont été Les chants, poèmes, contes traditionnels sont introduits

vue de promouvoir la la tradition dans les introduites dans les programmes dans les programmes scolaires

compréhension des valeurs, programmes scolaires pour les scolaires. Elles véhiculent la Djibouti a créé par ailleurs un Institut des arts (IDA) en

des pratiques et des enfants. culture et la tradition du pays. 2004.

perceptions culturelles

africaines des enfants en ce ii) Recherche sur les ii) Djibouti n’a pas encore

qui concerne les droits des perceptions et les pratiques entrepris de recherche dans ce

enfants et la participation des concernant les droits des sens.

enfants en particulier. enfants et leur participation



viii) Soutenir le rôle des i)Programmes existants pour i) Il existe un programme i) Djibouti a organisé une conférence régionale sur la

jeunes dans le domaine de la les jeunes dans la d’éducation à la paix dans le paix en direction des jeunes en juin 2007.

consolidation de la paix, de la consolidation de la paix. cursus scolaire destiné aux enfants

réconciliation et de et aux jeunes..

reconstruction, en particulier

dans les situations post-

conflit.

____________________ ______________________ ____________________ ________________________________________

ix) Faciliter la participation i) Nombre de fora nationaux i) Les enfants et les jeunes i) La prise en charge de la participation est souvent assuré

des jeunes et des enfants aux et internationaux concernant participent toujours aux fora par les partenaires au développement.

fora internationaux les enfants et les jeunes et nationaux

concernant les questions auxquels ils ont pris part.

touchant à leurs intérêts.







59

x) Etablissement des réseaux, i) Existence de réseaux de Il existe des centres de

communication et partage communication et développement communautaire

d’information entre les jeunes d’information entre les (CDC) pour les jeunes et des

et les enfants. organisations de jeunes et points information-jeune (PIJ) au

d’enfants niveau des établissements

scolaires du secondaire.





Domaine 6 : Autres actions

Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires



i)La mobilisation sociale doit i)Lancement de campagnes de i) Depuis 1991 des campagnes de i) C’est à l’approche de la journée de l’enfant djiboutien

être intensifiée afin que tous plaidoyer et de sensibilisation plaidoyer et de sensibilisation ont que les activités de sensibilisation ont lieu.

les groupes sociaux soient sur les droits et le bien être des lieu sur les droits et le bien-être

amenés à prendre des enfants; des enfants

mesures en faveur du bien-

être des enfants et de la ii) Organisation régulière des ii)Les journées sont régulièrement ii) Les frais occasionnés pour l’organisation d ces

protection de leurs droits journées de l’enfant Africain. organisées tous les ans le 20 journées sont souvent pris en charge par les agences des

novembre. Nations Unies.





ii) Un partenariat efficace i) Donnez les détails sur la i) A chaque occasion, notamment i) Cette manifestation a eu lieu au Palais du Peuple, où

doit être mis en place avec les mise en place d’un tel à l’approche des journées tous les officiels, membres du Gouvernement, ONGs et

mouvements populaires, les partenariat. nationales (journée de l’enfant associations les enfants eux-mêmes etc. sont mobilisés.

mouvements des jeunes, les djiboutien, journée des orphelins Des spectacles sont présentés (chants, danses, sketchs,

réseaux professionnels, les etc.), le Ministère de la Promotion pièce de théâtre etc. ) avant que les officiels prennent la

artistes, les intellectuels, les de la femme établit un partenariat parole. Toutes les écoles primaires sont en fête ce jour-là.

mass média, le monde des efficace avec les jeunes, les Un message est lu par un représentant des élèves. Des

affaires, les chefs religieux, artistes, les intellectuels, les mass banderoles sont placés dans tous les principaux artères de

les chefs traditionnels, les média, les chefs religieux, les la ville. La radio et la télévision retransmettent le

enfants, les militaires, les chefs traditionnels, les enfants, les programme en édition spéciale le soir même

adolescents, les responsables adolescents, les responsables

politiques, ainsi que les politiques, ainsi que les

organisations de la société organisations de la société civile et





60

civile en vue de faire le les partenaires au développement

plaidoyer sur les droits des pour faire le plaidoyer sur les

enfants et de résoudre les droits des enfants.

problèmes qui les touchent.



____________________ _______________________ ____________________________ _________________________________________

iii) Il est important et i) Etat de la traduction de la i) La Charte africaine n’a pas été Des émissions radiophoniques concernant la CDE ont été

nécessaire de mener des Charte africaine dans les traduite, par contre la CDE a été également produites et diffusées sur les ondes de la radio.

programmes de vulgarisation langues locales et sa diffusion. traduite dans les langues

des droits des enfants dans nationales

toutes les langues y compris

les langues nationales.

____________________ ______________________ ______________________ _________________________________

iv) La participation de la i) Existence de mécanisme de i) Dans le cadre de la politique de Ces comités sont à présents impliqués dans toutes

communauté dont l’objectif participation des populations à décentralisation, des comités politiques concernant leur région.

est l’implication véritable des l’élaboration des politiques régionaux ont été mis en place.

populations, spécialement les pour les enfants. Des femmes sont également des

femmes, dans la conception comités.

des politiques et des

programmes en faveur des

enfants et des jeunes, sera

activement recherchée.

_____________________ __________________ ______________________ _______________________________________

v) Renforcer les unités i) Existence d’un plan d’action La loi sur le Code de la famille a Le Code de la Famille et le droit djiboutien en général

familiales, redynamiser la national sur la famille; été adoptée en janvier 2002. reconnaissent aux parents le droit naturel d’assumer les

famille élargie pour qu’elle ii) Existence d’un code sur la Le Droit djiboutien ne privilégie besoins indispensables au développement physique,

joue son rôle traditionnel et famille; aucun des parents et le Code de la intellectuel et affectif de leurs progénitures.

assume ses fonctions iii) Etat d’avancement des Famille reconnaît la responsabilité Les dispositions relatives à la pension alimentaire, la

relatives à la réintégration et programmes mis en œuvre partagée du père et de la mère garde et la tutelle permettent de réglementer les droits et

à la sécurité sociale et abolir pour sensibiliser les femmes et durant le mariage pour élever et les responsabilités des parents vis-à-vis de leurs enfants.

les pratiques et préjugés budget alloué. éduquer leur enfant dans les Les parents doivent surtout s’attacher à la scolarisation, à

traditionnels néfastes ou meilleures conditions. l’enregistrement à l’État civil dès la naissance, et entre

nuisibles tout en assurant la L’État, dans la mesure de ses autres compléter leurs vaccinations.

promotion les pratiques moyens, appuie les efforts des L’État a la responsabilité d’aider les parents dans leurs

culturelles et traditionnelles parents en accordant des aides, des initiatives et faciliter la recherche du bien-être de







61

positives qui mettent les prestations et autres avantages à l’enfant. C’est, dans ce cadre, qu’un livret d’éducation

valeurs morales et éthiques. travers notamment la mise en parentale a été réalisé par le Ministère de la Promotion de

place de programmes de santé la Femme et publié par l’Unicef afin d’informer les

visant la protection de la mère et parents et les institutions ayant en charge des enfants sur

de l’enfant, l’octroi d’allocations les principales causes de décès, de malnutrition infantile

familiales et les congés de et la protection des femmes pendant les grossesses et les

maternité. accouchements.

_______________________ _______________________ _______________________ __________________________________



vi) Les gouvernements i) Interaction existante avec la Djibouti organise des tables Djibouti sensibilise et négocie toujours avec la

doivent sensibiliser et communauté internationale. rondes sectorielles avec les communauté internationale et les institutions financières

négocier avec la communauté partenaires techniques et telles que la Banque mondiale et le FMI et autres

internationale et les financiers bailleurs de fonds dont les institutions financière arabes

institutions financières telles pour l’augmentation de l’aide au développement.

que la Banque mondiale et le Djibouti est par ailleurs le pays qui a le plus bénéficié de

FMI pour l’annulation de la l’aide publique au développement ces dernières années.

dette, l’augmentation de

l’aide au développement, la

promotion du commerce

international et des

investissements, l’assistance

dans l’accélération de la

croissance de la technologie

de l’information et de la

communication comme

mesures visant à redynamiser

les économies africaines, à

accroître les avantages de la

mondialisation et minimiser

ses effets négatifs.

_____________________ _______________________



vii) Les gouvernements i) Budget alloué au i) Le budget alloué aux dépenses

L’aide internationale soutient l’État djiboutien dans la

doivent mobiliser des développement social ; sociales a augmenté, en passant de

mise en œuvre du processus de développement

ressources humaines et 38% en 1999 à 44% en 2006.

socioéconomique, dans les réponses apportées aux





62

financières auprès des situations d’urgences, et dans le respect des obligations

sources privées et publiques, vis-à-vis de la CDE et l’atteinte des OMD.



réduire ou rationaliser les ii) Existence d’un cadre ii) Il existe un cadre stratégique de La coopération internationale s’établit avec de nombreux

dépenses militaires, recentrer stratégique de lutte contre la lutte contre la pauvreté et le partenaires dans un cadre bilatéral ou multilatéral et

leurs projets nationaux et en pauvreté document le DSRP a été adopté finance des programmes de santé, d’éducation,

assurer une utilisation par le FMI et la Banque Mondiale d’agriculture, d’ élevage, d’eau, de lutte contre la

efficace. Ils doivent en 2004 pauvreté. Si l’aide au développement est en

également collaborer avec les augmentation, ces financements correspondent surtout à

partenaires au développement des prêts jusqu’en 2004 alors que la tendance s’inverse en

économique et social, les faveur des dons depuis cette date.

institutions financières Les dons programmes prévus pour la période 2006-2008

internationales, les consacrent une coopération technique tournée vers les

gouvernements des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et d’autres

donateurs et les actions sociales.

communautés économiques

régionales (CER) en vue de

la mobilisation des ressources

et de la fourniture de

l’assistance technique.

____________________ ______________________ _______________________ _______________________________

viii) Les Gouvernements i) Existence de programmes de Plusieurs enquêtes et études ont Il s’agit d’une enquête sur les enfants des rues ; d’une

doivent contribuer au recherche sur l’enfance et les été entreprises par le Ministère de étude sur les orphelins et enfants vulnérables ; d’une

renforcement des capacités recherches en cours; la Promotion de la femme en vue étude sur les enfants à besoins éducatifs spéciaux ; d’une

de recherche sur l’enfance ii) Nombre de recherches de connaître la problématique des étude sur la délinquance juvénile etc.

par la mise en place et/ou la menés et l’utilisation des enfants dans le pays.

consolidation de réseaux de résultats de recherche

recherche sur l’enfance en

Afrique afin de développer

des liens étroits, la

Recherche, la prise de

décision et les plaidoyers en

faveur de l’enfance en

Afrique.









63

SOURCES DES REFERENCES



1- La Convention des Droits de l’Enfant des Nations Unies

2- La Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant

3- La Déclaration et le Plan d’action pour une Afrique digne des Enfants

4- Un Monde Digne des Enfants – Unicef / juillet 2002

5- Rapport initial sur la mise en œuvre de la Convention des Droits de l’enfant - juin

1997-Ministère de la Justice

6- Suivi de la mise en œuvre du Plan d’action pour un Monde digne des enfants –

Ministère de la Promotion de la femme/Unicef- novembre 2006

7- Rapport périodique portant sur la mise en œuvre de la Convention relative aux Droits

de l’Enfant– avril 2007 - Ministère de la Justice/Unicef

8- Compte rendu de la semaine des jeunes parlementaires /13-20 novembre 2003

9- Bilan et perspectives du Président de la République -2005

10- Bilan Commun de pays (CCA)-Djibouti/SNU- septembre 2006

11- Plan cadre d’aide au Développement des Nations Unies (UNDAF)-2007

12- Rapport de consultation relative à la délinquance juvénile-novembre 2002

13- Politique nationale du développement intégré de la petite enfance- octobre 2005-

Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial /Unicef

14- Analyse de la situation des orphelins et enfants vulnérables (OEV) – févrir 2006-

Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial /Unicef

15- Enquête djiboutienne sur l’enregistrement des enfants à la naissance-février 2005-

Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial / Unicef

16- Etude sur la situation de la violence contre les enfants- mai 2005 - Ministère de la

Promotion de la femme et du bien-être familial

17- Stratégie nationale pour l’abandon de toutes formes d’excision – novembre 2006 -

Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial / Unicef

18- Etude sur la violence à l’école- février 2005 – Education nationale /Unicef

19- Analyse de la situation des femmes et des enfants / DISED/Unicef-2006

20- Revue à mi-parcours du programme de coopération Djibouti/Unicef/ novembre 2005

21- Rapport annuel de l’Unicef - décembre 2005

22- Stratégie nationale d’intégration de la femme dans le développement – 2002

23- Loi portant Code de la famille – janvier 2002

24- Enquête Djiboutienne de la santé de la famille- EDSF/PAPFAM/DISED-2002

25- Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiples-EDIM-2006/DISED

26- Document cadre Stratégique de Réduction de la pauvreté (DSRP) - janvier 2004

27- Rapport National sur le Développement Humain -2004 / PNUD

28- Rapport sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement - PNUD/2005

29- Schéma Directeur de l’Education 2001- 2010 / septembre 2000

30- Plans d’action de l’éducation 2000-2005 et 2006-2008 /Ministère de l’Education

31- La Réforme de l’Ecole - Bilan des réalisations 1999-2004

32- Annuaire Statistique de l’Education - 2005/2006

33- Atelier des partenaires de l’initiative des Nations Unies en faveur de l’éducation des

filles (UNGEI) à Djibouti -octobre 2006

34- Rapports finaux d’alphabétisation des adultes 2003/2004/2005/2006 –UNFD

35- Etude sur les besoins en alphabétisation et éducation non formelle-décembre-

Ministère de l’éducation / Coopération française/2005

36- Assises nationales sur l’alphabétisation et l’éducation non formelle - septembre 2006 -

Ministère de l’éducation

37- Étude sur les enfants à besoins éducatifs spéciaux – Éducation Nationale-2004





64

38- Mise en place d’une stratégie de santé scolaire à Djibouti /Rapport OMS- 2004

39- Evaluation du programme des besoins essentiels de développement (BED) - avril

2005- Ministère de la Santé / OMS

40- Stratégie nationale d’extension des besoins essentiels de développement (BED) -juin

2006 – Santé / OMS

41- Enquête pilote sur la médecine scolaire préventive 2006 – Santé/UNFPA

42- Mission d’évaluation rapide de la nutrition et de la santé dans les zones touchées par la

sécheresse /OMS/Ministère de la .Santé/Unicef/PAM/ mai 2005

43- Enquête de nutrition dans les camps de réfugiés de Hol-Hol et Ali Addé- Ministère de

la Santé/OMS/AMDA/Unicef

44- Etude de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire PAM-mars 2005

45- Cadre stratégique intersectoriel de lutte contre le VIH/SIDA et les IST/ 2003-2007-

Ministère de la santé

46- Rapport bilan des activités entreprises dans le cadre du PNLS en 2006.

47- Forum de réflexion sur la santé - avril 2006 – Rapport final / Ministère de la santé

48- Plan national multisectoriel 2003-2005 de lutte contre le VIH/SIDA/IST/Min.Santé

49- Etude CAP sur les connaissances, attitudes et pratiques des jeunes djiboutiens :

rapport provisoire au 30 mars 2005./Ministère de la jeunesse - Secrétariat Exécutif de

lutte contre le SIDA – Unicef

50- Plusieurs numéros de Djib-Santé 2006 et 2007 publiés par le Ministère de la Santé.

51- Politique nationale de la jeunesse 2001-2005 /Ministère de la jeunesse

52- Les ONG- organisations non gouvernementales présentes à Djibouti – PNUD-2006

53- Inventaire des Ongs et associations/Ministère de la Promotion de la femme-2006

54- Document récapitulatif de différentes actions de lutte contre les drogues /Ministère de

la jeunesse et des sports /janvier 2002

55- Rapport sur la situation de la drogue en République de Djibouti-Ministère de

l’Intérieur /FNP/Police judiciaire/Office central de lutte anti-drogue –2001

56- Budget 2006 –Ministère des finances –République de Djibouti









65


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