REPUBLIQUE DE DJIBOUTI
MINISTERE DELEGUE AUPRES UNICEF
DU PREMIER MINISTRE, CHARGE (FONDS DES NATIONS UNIES
DE LA PROMOTION DE LA FEMME, POUR L’ENFANCE)
DU BIEN-ETRE FAMILIAL ET
DES AFFAIRES SOCIALES
Rapport sur les progrès réalisés par la République de Djibouti
dans la mise en œuvre du Plan d’Action de l’Union Africaine
pour une Position commune africaine en faveur
« d’une Afrique digne des enfants »
Juillet 2007
1
SOMMAIRE
Liste des abréviations 3
Résumé synthétique 4
Introduction 5
Adresses des Ministères 6
Partie 1 7
Initiatives prises par le pays pour la sauvegarde des intérêts de l’enfant
dans tous les domaines de développement
Partie 2 131
Réponses aux questions
Domaine 1 : Améliorer la qualité de la vie 16
Domaine 2 : Eradiquer le VIH/SIDA 21
Domaine 3 : Droit à l’éducation 22
Domaine 4 : Droit à la protection 26
Domaine 5 : Participation des enfants et des jeunes 29
Domaine 6 : Autres actions 30
Partie 3 36
Progrès réalisés en ce qui concerne la Position Africaine Commune
« Pour Une Afrique digne des enfants »
Sources des références 64
2
Liste des abréviations
ADETIP : Agence Djiboutienne d’Exécution des Travaux d’Intérêt Public
ARV : Anti Rétroviraux
BAD : Banque Africaine de Développement
BED : Besoins Essentiels de Développement
BID : Banque Islamique de Développement
CDC : Centre de Développement Communautaire
CDE : Convention relative aux Droits de l’Enfant
DISED : Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques
DSRP : Document stratégique de réduction de la pauvreté
EABES : Enfants à besoins éducatifs spéciaux
EDAM : Enquête Djiboutienne Auprès des ménages
EDSF : Enquête Santé de la Famille
EDIM : Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiples
FADES : Fonds Arabe de Développement Economique et Social
FIDA : Fonds International de Développement Agricole
FMI : Fonds Monétaire International
FNUAP : Fonds des Nations Unies pour la Population
FRPC : Facilité de Réduction de la Pauvreté et Croissance
FSD : Fonds Social de Développement
GPE : Groupe des partenaires de l’éducation
GPS : Groupe des partenaires de la santé
HCR : Haut Commissariat des Réfugiés
IDA : Aide Internationale au Développement (Banque Mondiale)
INDS : Initiative nationale de développement social
IMOA : Initiative de Mise en Œuvre Accélérée
LAVI : Lutte anti-vectorielle intégrée
MGF : Mutilations Génitales Féminines
MPF : Ministère de la Promotion de la Femme
OEV : Orphelins et Enfants Vulnérables
OIT : Organisation Internationale du Travail
OMD : Objectifs du Millénaire pour le Développement
OMS : Organisation Mondiale de la Santé
PAM : Programme Alimentaire Mondial
PCIME : Prise en Charge Intégré des Maladies de l’Enfance
PEV : Programme élargi de vaccination
PNDIPED : Politique Nationale de Développement Intégral de Petite Enfance Djiboutienne
PNDS : Plan national de développement de la santé
PNLS : Programme national de lutte contre le Sida
PNUD : Programme des Nations Unies pour le Développement
PTME : Prévention de la Transmission du VIH de la Mère à l’Enfant
PTPE : Prévention de la Transmission du VIH des Parents à l’Enfant
PVVS : Personnes vivant avec le VIH/SIDA
SNIFD : Stratégie Nationale d’Intégration de la Femme dans le Développement
SNAEI : Stratégie nationale d’abandon de toutes formes d’excision et infibulation
SNA : Service National Adapté
UNFD : Union Nationale des Femmes Djiboutiennes
UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l’Enfance
USAID : Aide Américaine
3
RESUME SYNTHETIQUE
Ce rapport a été établi dans le cadre du Plan d’action pour une position commune africaine en
faveur d’une Afrique digne des enfants – issu du Forum panafricain sur l’avenir des enfants tenu
en mai 2001 au Caire et approuvé par la 74ème session du Conseil des Ministres et la 37ème session
de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA en juillet 2001 – afin
d’apprécier les progrès enregistrés à mi-parcours en la matière par la République de Djibouti.
Conformément au questionnaire/canevas proposé par la Commission de l’Union Africaine, le
rapport met en évidence les mesures qui ont été adoptées par le pays pour harmoniser la
législation nationale avec les dispositions de la Convention des Droits de l’Enfant d’une part, et
les politiques, stratégies et actions qui ont été entreprises pour le respect, la promotion et la
sauvegarde des droits de l’enfant Djiboutien d’autre part. A noter cependant que Djibouti n’a pas
encore ratifié la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’enfant, mais il en a fait sienne.
Les six domaines retenus par le Plan d’action pour la position commune africaine sont : 1-
amélioration de la qualité de la vie ; 2- éradication du VIH/SIDA ; 3- droit à l’éducation ; 4- droit
à la protection ; 5- participation des jeunes et des enfants ; 6- autres actions.
Dans ce sens, des progrès significatifs ont été accomplis par Djibouti depuis 2001 avec
notamment : i) l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement, ii) l’accès aux soins de
santé primaire ; iii) la réduction des taux de mortalité infantile et de mortalité infanto-juvénile ; iv)
la stabilisation du VIH/SIDA ; v) la prise en charge des personnes infectées par le VIH/SIDA; vi)
la prévention de la transmission du VIH parents-enfants; vii) l’augmentation du taux de
scolarisation des enfants ; viii) la réduction des disparités de genre à l’école primaire ; ix) la baisse
de l’analphabétisme ; x) l’accent mis sur l’intérêt supérieur de l’enfant en matière de protection ;
xi) la prise de conscience des problèmes de protection des orphelins et enfants vulnérables,
enfants de rue, enfants à besoins éducatifs spéciaux ; xii) l’enregistrement des naissances; xiii)
l’enquête sur les comportements, les attitudes et les pratiques sexuelles des jeunes; xiv) la création
des centres de développement communautaire pour les jeunes; xiii) la définition d’une politique
nationale de développement intégral de la petite enfance; xiv) la stratégie pour l’intégration de la
femme dans le développement; xv) le nouveau Code de la famille; xvi) la stratégie pour l’abandon
de toutes les formes d’excision et d’infibulation; xvii) la réduction du taux de prévalence des
MGFs..
Les dépenses sociales ont sans cesse progressé. Des partenariats ont été établis avec la société
civile, les associations locales et ONGs, avec les agences, fonds, et programmes du Système des
Nations Unies et autres partenaires au développement.
Cependant, la persistance de la malnutrition, la couverture vaccinale, la santé mère-enfant, la
problématique des enfants à besoins spéciaux, des enfants déscolarisés ou non scolarisés, la
délinquance juvénile, le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, l’accès au logement et à
l’assainissement, mais aussi la collecte des données désagrégées destinées à l’analyse et à la
recherche appliquée aux droits et au bien-être de l’enfant constituent des problèmes majeurs qui
restent à résoudre. De même, les effets des politiques d’ajustement structurel conjugués à la dureté
des conditions climatiques et à la persistance du chômage et des flux migratoires (internes et
externes) n’ont pas facilité la réalisation de plusieurs objectifs fixés pour améliorer les conditions
d’existence des enfants. Ces évènements parfois brutaux n’ont pas permis à Djibouti de s’acquitter
pleinement de ses obligations vis-à-vis de la CDE.
Toutefois, les actions futures planifiées pour la période 2008-2012 par les départements ayant à
charge les secteurs sociaux, dans le cadre de la coopération internationale, laissent espérer que la
situation des enfants à Djibouti ira en s’améliorant davantage.
4
INTRODUCTION
Ce rapport relatif aux progrès réalisés par la République de Djibouti dans la mise en œuvre du
Plan d’action pour une Afrique Digne des Enfants - issu du Forum panafricain sur l’avenir des
enfants tenu en mai 2001 au Caire et approuvé par la 74ème session du Conseil des Ministres et
la 37ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OUA en juillet
2001 - a été préparé par un Consultant national recruté par le Ministère de la Promotion de la
Femme, du Bien- être familial et des Affaires sociales et le Bureau de l’Unicef à Djibouti.
Conformément aux termes de référence, le Consultant a essentiellement procédé à une revue
documentaire dont on trouvera les références en fin du rapport. Il s’est par ailleurs entretenu
avec quelques hauts responsables des Ministères de la Promotion de la Femme, du bien-être
familial et des affaires sociales - de l’Éducation - de la Santé - de la Justice - et de la Jeunesse
et des Sports, et aussi avec des représentants de quelques ONG et associations locales
s’occupant des enfants, dont le Centre Mère et Enfant et l’Union Nationale des Femmes
Djiboutiennes.
Les informations et les données recueillies, en rapport avec la Convention des droits de
l’enfant et la Charte Africaine des droits et du bien-être de l’enfant, ont été analysées vis à vis
des domaines, objectifs et activités telles que définis dans le Plan d’action pour une Afrique
Digne des Enfants, à savoir :
1- Amélioration de la qualité de la vie ;
2- Eradication du VIH/SIDA ;
3- Réalisation du droit à l’éducation ;
4- Réalisation du droit à la protection ;
a)- Les enfants dans les situations de conflit et d’occupation étrangère ;
b)- La protection juridique ;
c)- La protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais
traitements et l’exploitation sexuelle ;
5- Participation des jeunes et des enfants ;
6- Autres actions.
Conformément au questionnaire/canevas élaboré en trois parties par la Commission de
l’Union Africaine, les réponses apportées ont été essentiellement établies en comparant les
indicateurs issus des deux enquêtes djiboutiennes auprès des ménages, la première
EDSF/PAPFAM ayant eu lieu en 2002 et la seconde EDIM en 2006 ; ce qui a permis
d’apprécier les progrès réalisés en la matière par le pays à mi-parcours du Plan d’action pour
une position africaine commune en faveur d’une Afrique digne des enfants.
En ce qui concerne, plus spécifiquement, le domaine de la protection de l’enfant, les mesures
prises au fur et à mesure par Djibouti en faveur des droits et du bien-être de l’enfant, elles
résultent tout naturellement de l’examen des deux rapports périodiques relatifs à la mise en
œuvre de la Convention des Droits de l’Enfant, le premier ayant été produit en 1997 et le
second en 2007 ; ce qui a permis d’apprécier les progrès enregistrés en l’espace de dix ans.
Enfin, le questionnaire/canevas dûment remplis a été examiné puis validé au sein d’un Comité
composé de quelques cadres du Ministère de la Promotion de la Femme et les chargés des
programmes de l’Unicef à Djibouti.
5
« UNE AFRIQUE DIGNE DES ENFANTS »
LA POSITION COMMUNE AFRICAINE SUR LES ENFANTS
Rapport sur les progrès réalisés par la République de Djibouti
dans la mise en œuvre du Plan d’Action de l’Union Africaine sur les enfants
Nom du pays République de Djibouti
Ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de
Ministère en charge des la Promotion de la Femme, du Bien-Être Familial
questions de l’enfance et des Affaires Sociales
Téléphone : (253) 35 34 09 ; Fax : (253) 35 04 39
Email : minfem @ intnet.dj. - B.P. 458 – Djibouti
1- Primature
Cité ministérielle – Téléphone : (253) 35 12 80
Fax : (253) 35 18 12 –B.P. 2086
2- Ministère de l’Education Nationale
et de l’Enseignement Supérieur
Téléphone : (253) 35 09 97 – Fax : (253) 35 42 34 – B.P. 16
Autres Ministères chargés
des questions concernant les 3- Ministère de la Santé
enfants Téléphone : (253) 35 19 31- Fax : (253) 35 63 00 – B.P. 1974
4- Ministère de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et
Musulmanes, chargé des Droits de l’Homme
Téléphone : (253) 35 15 06 et 35 67 7 2
Fax : 35 54 20 – B.P. 12
5-Ministère de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs
et du Tourisme
Téléphone : (253) 35 13 86 et 35 88 06
Fax : (253) 35 68 30 ; B.P. 2506
Structure chargée du suivi Comité intersectoriel de suivi du Sommet mondial des
de la mise en œuvre des enfants, mis en place en septembre 1991,
plans d’action pour et présidé par le Premier Ministre.
l’enfance
Date Juillet 2007
6
Partie I
Initiatives prises par la République de Djibouti pour la sauvegarde des meilleurs intérêts de l’enfant
dans tous les domaines de développement
Actions requises Situation dans le pays
1- Ratifier la Charte Africaine des Djibouti a signé la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant le 28 février 1992 et en a
Droits et du Bien-être de l’Enfant fait sienne, mais il ne l’a pas encore ratifiée. Rappelons cependant que Djibouti a ratifié la Charte
africaine des Droits de l’homme et des Peuples en 1991.
2- Mettre en œuvre les dispositions Djibouti a pris en compte les dispositions de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de
de la Charte Africaine des Droits et l’Enfant dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention des Droits de l’Enfant et aussi dans le
du Bien-être de l’Enfant cadre du Plan d’action pour un Monde digne des enfants issu de l’AG générale des Nations Unies ;
Djibouti adhère aux instruments régionaux et internationaux sur les enfants dans le respect de la
Constitution et de la législation nationale.
Il a ainsi ratifié la Convention des Nations Unies sur Des droits de l’Enfant (CDE) le 06 décembre
3- Adhérer à d’autres instruments 1990.
régionaux et internationaux sur les Il a ratifié également les Conventions de l’OIT dont le n° 138 sur l’âge minimum d’accès au travail
enfants ou les ratifier des enfants, le n° 182 sur l’interdiction des pires formes de travail des enfants et le n°183 sur la
protection de la maternité.
Par contre, les protocoles facultatifs à la CDE relatifs à la vente, la prostitution et la pornographie
concernant les enfants d’une part, et l’implication des enfants dans les conflits armés d’autre part ne
sont toujours pas ratifiés.
7
Depuis la présentation du rapport initial au Comité des droits de l’enfant, les efforts du
Gouvernement ont été marqués par l’adoption de textes essentiels pour la protection des enfants,
4- Légiférer et intégrer les comme le Code de la Famille, les Lois d’orientation des politiques de l’Education et de la Santé, le
instruments internationaux dans les Code du Travail, le Code de la Nationalité, le Code pénal, le Code de procédure pénale etc.
législations nationales L’examen de la législation nationale fait apparaître à présent une harmonisation plus avancée de
différents droits en vigueur (droit coutumier, droit musulman et droit moderne).
Un rapport initial relatif à la mise en œuvre de la CDE a été établi par le Gouvernement en 1997.
Ce rapport a été présenté au Comité des Droits de l’enfant à Genève en 1998.
Un rapport portant sur le suivi de la mise en œuvre du Plan d’action pour un Monde digne des
5- Faire rapport sur la mise en enfants a été élaboré en novembre 2006.
oeuvre de la Charte Africaine sur Le premier rapport périodique relatif à la mise en œuvre de la CDE a été produit en janvier 2007.
les Droits et le Bien-être de Le présent rapport est quant à lui le premier rapport relatif à la mise en œuvre de la Charte Africaine
l’Enfant sur les Droits et le Bien-être de l’Enfant. Il a été établi en juillet 2007 en vue d’évaluer les progrès
réalisés par Djibouti à mi-parcours dans la mise en œuvre du Plan d’action pour une Afrique digne
des enfants.
Djibouti n’a pas créé de Ministère spécial pour enfants, par contre il a créé le Ministère de la
Promotion de la Femme, du Bien-être familial et des Affaires sociales en 2002 qui s’occupe
implicitement des affaires des enfants.
Il existe aussi une direction de la santé Mère-Enfant au sein du Ministère de la santé.
Il n’existe cependant pas de Médiateur pour les enfants, ni de Conseil national pour enfants.
Par contre, un Parlement des enfants existe et il siège à l’Assemblée nationale où les enfants se
rendent chaque année à l’occasion de la journée nationale des enfants pour exposer leurs problèmes
6- Mettre en œuvre des aux élus du peuple.
interventions / programmes A noter aussi que le Président de la République reçoit chaque année, depuis 2004, une délégation
internationaux pour faire face aux d’enfants au Palais présidentiel. Il s’agit d’une rencontre au cours de laquelle les enfants remettent un
problèmes des enfants message au Président. En juin 2007, les enfants ont rappelé au Président qu’un grand nombre
d’enfants sont déscolarisés en fin du cycle primaire et près de 35% restent encore non scolarisés.
En ce qui concerne la protection sociale des enfants, l’Etat cherche à améliorer la protection de la
population non affiliée au secteur formel ou particulièrement démunis en mettant en place des
mesures susceptibles d’alléger leur fardeau.
8
En terme de prestations sanitaires, la création des centres de soins sanitaires, la mise à disposition de
médicaments génériques plus accessibles, l’établissement du certificat d’indigence pour une gratuité
des soins en centre des soins hospitalier visent à améliorer le sort des plus vulnérables, mais il
n’existe pas encore d’hôpital des enfants en tant que tel.
Il n’existe pas non plus de poste de police spéciale enfant à Djibouti..
Il n’ y a pas non plus de tribunal spécial pour enfants, mais le Ministère de la Justice chargé des
droits de l’homme intègre les droits de l’enfant dans ses attributions. Un juge pour mineur est chargé
de défendre l’intérêt supérieur de l’enfant. Un mineur âgé de plus de 15 ans peut demander au juge
par exemple son émancipation ou la levée partielle de la tutelle.
Les mesures, en tant que telles, n’ont pas été prises, mais des interventions visant à sensibiliser la
population sur les droits de l’enfant ont régulièrement eu lieu grâce au rôle de plus en plus important
assigné aux ONGs et associations locales en tant que relais communautaires indispensables dans les
programmes IEC.
De plus, le processus de conscientisation de la population sur l’importance à accorder aux droits et
au bien-être de l’enfant a pris de l’ampleur ces dernières années à Djibouti.
Le Ministère de la Promotion de la femme (MPF) a dressé en 2006 un inventaire quantitatif et
7- Prendre des mesures visant à qualitatif des ONGs et associations opérant dans le pays afin de permettre une meilleure visibilité du
habiliter les ONG, les organisations monde associatif et favoriser des actions efficaces et efficientes de la part des agences
communautaires, les organisations gouvernementales et des partenaires au développement.
confessionnelles, ainsi que la De leur côté les agences, fonds et programmes du Système des Nations Unies soutiennent le
société civile en matière de développement des ONGs et contribuent au renforcement de leurs capacités de manière à assurer leur
droits/bien-être de l’enfant participation effective en tant qu’acteur de développement.
Ainsi, les campagnes en faveur de la scolarisation des filles menées le MPF, qui ont ciblé les chefs
traditionnels des communautés en milieu rural en particulier, ont eu des répercussions positives grâce
à l’implication des ONGs. De même, la forte mobilisation du MPF, de l’UNFD et de nombreux
représentants de la société civile et des chefs religieux dans la prise de conscience des effets néfastes
des MGF sur la vie des jeunes filles et des femmes a commencé à porter ses fruits.
Les dispositions du Code de la Famille ont fait l’objet d’une vaste campagne de vulgarisation. Les
débats et discussions organisés aux sièges des associations de quartier ont permis une meilleure
appropriation de la nouvelle législation et l’installation de comportements favorables à la protection
des droits de l’enfant et de la femme.
9
Les manifestations liées aux journées nationales et/ou internationales (journée de l’Enfant djiboutien
-20 novembre-, journée des Orphelins-31 mars- …), répercutées par les médias, sont également des
occasions de forte mobilisation sociale à travers tout le pays.
Le Centre Mère et Enfant accueille des filles orphelines. Le nouvel orphelinat, qui a vu le jour en
2007 grâce à un don koweïtien, accueille des garçons orphelins. La fondation « Diwan-al-zakat mise
en place en 2006 par le Président de la République œuvre pour le parrainage des orphelins.
Le programme « école amie des enfants » initié par l’Unicef, le programme « distribution de
fournitures scolaires et de vivres », ainsi que le programme « cantines scolaires et dortoirs » ont
permis d’améliorer la scolarisation des enfants dans les zones rurales les plus reculées du pays.
8- Mettre en œuvre des Le programme des besoins essentiels de développement (BED) du Ministère de la santé - visant
programmes de vulgarisation dans l’accès à l’alphabétisation, au crédit, aux services de santé, à l’eau et à la nourriture - a permis aux
les zones difficiles d’accès populations démunies, y compris les enfants, vivant dans des zones enclavées du pays, de se prendre
en charge et de subvenir aux besoins vitaux.
Le programme enregistrement de naissances, lancé conjointement par les Ministères de l’intérieur
et de la Promotion de la femme avec l’Unicef, a permis également aux populations vivant dans les
zones enclavées de procéder à la déclaration des naissances.
Durant la période 2002-2006 en vue de planifier et d’utiliser efficacement l’assistance fournie par
les donateurs et les partenaires, les autorités du pays ont mis en place des groupes de partenaires au
développement notamment dans les secteurs de l’éducation (GPE) et de la santé (GPS).
9- Planifier et utiliser efficacement Par ailleurs, Djibouti vient d’établir son plan cadre d’aide au développement (UNDAF) avec les
l’assistance fournie par les agences, fonds et programmes du Système des Nations et autres partenaires au développement pour le
donateurs et les partenaires cycle 2008-2012. Ce plan a été élaboré sur la base d’un bilan commun du pays (CCA) établi en
septembre 2006 selon l’approche basée sur les droits humains. Ce qui a permis d’intégrer les droits et
les problèmes des enfants dans la programmation multi sectorielle prenant en compte par ailleurs les
objectifs du DSRP et les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Cette
programmation dont la gestion est axée sur les résultats permettra d’éviter le gaspillage des
ressources, les chevauchements d’actions et la lassitude des donateurs. Le plan cadre prévoit par
ailleurs des mécanismes viables en vue d’assurer le suivi, le contrôle et l’établissement de rapports.
10
L’élaboration et l’exploitation d’un système de rassemblement de données statistiques permettant de
suivre l’évolution des principaux indicateurs socioéconomiques et démographiques sur l’enfance mais
aussi à l’échelle du pays demeurent une question cruciale à Djibouti. Les faibles capacités
opérationnelles de la Direction de la Statistique et des Études Démographiques (DISED) pour
centraliser les informations sur l’état et la structure de population, associées à l’absence d’un
recensement général récent (le dernier en date ayant eu lieu en 1983), rendent difficile l’accès à des
indicateurs fiables indispensables à la compréhension des tendances démographiques et à l’approche
des écarts de situation.
Néanmoins, les enquêtes exploratoires auprès des ménages EDAM-IS2 et EDSF/PAPFAM-2002 et
10- Mettre en place des EDIM-2006 réalisées par la DISED fournissent des informations sur la pauvreté, l’emploi, l’accès à
mécanismes appropriés pour la l’éducation, à l’eau potable, à la santé, la vaccination, les mortalités maternelle et infantile…
collecte de données désagrégées Ces trois enquêtes ont permis de disposer des informations utiles et exploitables pour évaluer
destinées à l’analyse et à la l’évolution des indicateurs visant les droits et le bien-être des enfants.
recherche appliquée aux droits et Certains départements, comme le Ministère de l’Education et le Ministère de la Santé, produisent et
au bien-être de l’enfant publient leurs propres informations statistiques constituées respectivement d’annuaire, de cahier des
indicateurs, des bulletins mensuels et des rapports de routine.
La non-concordance des données issues de ces différentes sources et la volonté d’assurer un suivi
rapproché de la situation des enfants et des femmes a poussé l’Unicef à lancer un programme Suivi
Évaluation portant sur l’appropriation par la DISED de l’outil DEVINFO. Ce plaidoyer pour la
nécessité de disposer des statistiques fiables à tous les niveaux pour l’ensemble des partenaires
internes comme externes, gouvernementaux et non gouvernementaux, a permis d’élaborer le Schéma
directeur pour le développement des statistiques qui est en voie de validation par le Gouvernement.
A noter aussi qu’un recensement de la population est prévu en 2008.
Il n’existe pas de département des enfants au sein de l’office central des statistiques, la DISED.
Il n’existe pas non plus d’observatoire des droits de l’enfant, ni au niveau national, ni au niveau
régional pour évaluer les données et identifier des exemples de meilleures pratiques en matière de
droits et du bien-être de l’enfant.
11
Partie II
Réponses aux questions
1 - Quelles sont les mesures immédiates prises au niveau national pour mettre en œuvre
la Déclaration et le Plan d’action, y compris à les faire mieux connaître et les
vulgariser ?
Les mesures prises au niveau national pour mettre en œuvre la Déclaration et le Plan d’action
relatifs à la Position commune africaine pour « une Afrique digne des enfants » ont été celles
visant à aligner d’abord la législation et la politique nationales sur les dispositions concernant
la Convention des Droits de l’Enfant (CDE) en vue d’adapter l’institution et ses instruments
aux réalités nationales et aux engagements internationaux.
Dans ce sens, les efforts du Gouvernement ont été marqués par l’adoption de textes
essentiels pour la protection des enfants, comme le Code de la Famille, les Lois
d’orientation des politiques de l’Education et de la Santé, le Code du Travail, le Code de la
Nationalité, le Code pénal et le Code de procédure pénale.
La Loi sur le Code de la Famille du 31 janvier 2002 procède de l’unification des valeurs
culturelles, des droits en vigueur dans le pays (droit musulman, droit coutumier et droit
moderne) et des droits internationaux régissant les différents aspects de la famille. Elle vise,
entre autres, à réaliser une meilleure définition des droits et responsabilités des parents vis-à-
vis de leurs enfants, à garantir la protection des enfants et le respect de leurs droits
économiques, sociaux et culturels.
La Loi d’Orientation du Système Educatif du 10 août 2000 détermine les principes
fondamentaux de l’organisation et du fonctionnement du système éducatif djiboutien. La
nouvelle législation reconnaît le droit à l’éducation à tous les enfants sans aucune
discrimination et garantit une éducation obligatoire et gratuite jusqu’à l’âge de 16 ans
La Loi sur la santé de 1999 instaure une nouvelle politique de santé et proclame le droit à la
santé pour tous et considère l’assistance à l’enfance dans son développement physique,
intellectuel et social comme une obligation et un droit reconnu à l’enfant.
La Loi portant Code du Travail de janvier 2006, remplace la législation héritée du droit
français en vigueur depuis 1952 dans le pays. Elle innove la réglementation du travail,
améliore sensiblement les conditions de travail des femmes et interdit formellement le travail
des enfants.
La réforme du Code de la Nationalité en 2004 est une initiative capitale accordant une
meilleure considération aux problèmes cruciaux des enfants et des conjoints étrangers.
Plus récemment, de nouvelles dispositions juridiques en faveur d’une meilleure protection des
personnes vulnérables sont venues renforcer la législation nationale. La loi de décembre 2006,
présentée par le Ministère de la Justice, cherche à améliorer la situation des personnes
vivant avec le VIH/SIDA (PVVS) et de leur famille, par la mise en place de mesures contre
la discrimination et la stigmatisation. La législation entérine ainsi le droit au respect et à la
dignité des personnes affectées par la pandémie dans leurs démarches d’accès aux soins, à la
13
réduction d’impact de la maladie, à l’emploi, à l’éducation et au crédit bancaire. Des
dispositions pénales sanctionnent toute atteinte aux droits ainsi reconnus.
Par ailleurs, l’attention particulière que porte désormais le Gouvernement aux droits des
personnes est manifeste avec la création du Ministère délégué auprès du Premier Ministre
chargé de la Promotion de la Femme, du Bien être Familial et des Affaires Sociales en mai
1999. Cette nouvelle institution est chargée de mettre en place des programmes de protection
de la femme et de son enfant et développer des actions sociales au profit des franges
nécessiteuses de la population. Le Ministère s’est vu confier ainsi le programme de politique
nationale du développement intégré de la petite enfance djiboutienne (PNDIPED).
A noter aussi que la restructuration administrative du Département de la Justice chargé des
droits de l’homme avec la mise en place d’une direction de la législation, de la planification et
des réformes en juillet 2000, la tenue des États Généraux de la Justice en novembre 2000,
ainsi que la tenue du Forum national de réflexion sur l’état des droits de l’homme à Djibouti
en mai 2004, traduisent la volonté du Gouvernement d’instaurer une justice moderne, efficace
et respectueuse des droits humains.
Cela dit, plusieurs autres instruments internationaux des droits de l’homme recommandés par
le Comité des droits de l’enfant en 1998 pour renforcer les capacités de l’État ont été
également ratifiées par Djibouti dès 2002, dont le Protocole International sur les Droits
Économiques, Sociaux et culturels – la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de
Discrimination Raciale – la Convention contre la Torture et autres Peines ou Traitements
cruels, inhumains ou dégradants.
Djibouti a aussi procédé en 2004 à la ratification des Conventions de l’Organisation
Internationale du Travail, y compris un instrument d’amendement à la Constitution de l’OIT,
dont trois sont relatives au domaine des droits de l’enfant : i) la Convention n°138 sur l’âge
minimum d’accès au travail ; ii) la Convention n°182 sur les pires formes de travail des
enfants 1999 ; iii) la Convention n°183 sur la protection de la maternité 2000.
Djibouti s’est aussi engagé fortement à juguler le tabagisme et ses méfaits sur la santé et
l’économie à travers la ratification de la Convention cadre de l’OMS (juin 2005) et l’adoption
d’une législation relative à l’organisation de la lutte anti-tabac (janvier 2007).
En ce qui concerne la sensibilisation et la vulgarisation, l’élaboration en janvier 2007 du
premier rapport périodique relatif à la mise en oeuvre de la CDE a nécessité la mise en place
d’un comité multisectoriel (Ministères sociaux d’État, partenaires au développement, ONG
locales). Les membres du comité sont à présent invités à réfléchir sur les voies et moyens,
ainsi que sur les formes de communication les plus pertinentes, afin qu’un débat national
puisse s’engager sur les droits et le bien-être des enfants à l’échelle du pays. Le Ministère de
la Justice est d’ailleurs en train de planifier des ateliers de vulgarisation dans ce sens.
Rappelons que la CDE a été traduit dans les langues nationales, afar, somali et arabe, et des
émissions radiophoniques ont été diffusées sur les ondes de la radio et la télévision. Les
dispositions de la CDE ont été également intégrées dans les programmes scolaires, et diverses
autres actions de vulgarisation et de promotion de la CDE ont également eu lieu (publications
de dépliants, brochures illustrées, activités de plaidoyer, campagnes de sensibilisation etc.).
14
2 - Les structures existantes sont-elles utilisées pour mettre en œuvre la Déclaration et le
Plan d’action ou avez-vous créé de nouvelles structures ?
Le Comité intersectoriel de suivi du Sommet mondial des enfants, mis en place en 1991,
n’étant plus fonctionnel, les actions relatives aux droits des enfants sont plutôt régies par des
mécanismes sectoriels intégrant les partenaires au développement comme par exemple le
Groupe des Partenaires de l’Éducation (GPE), le Comité de coordination Inter agence pour les
activités du Programme Elargi de Vaccination (PEV), le Groupe des Partenaires de la Santé
(GPS).Le Ministère de la Promotion de la Femme, du Bien-être Familial et des Affaires
Sociales constitue quant à lui, un partenaire indispensable à la coordination des actions en
faveur de la protection des enfants. Il assure la coordination intersectorielle et le suivi de la
politique nationale du développement intégral de la petite enfance djiboutienne.
Ces structures sectorielles, créés entre 2000 et 2005, représentent des lieux de concertation
privilégiée et de suivi régulier des projets, associant les Ministères publics aux agences
internationales et aux ONG de la place dans une coopération fructueuse.
A noter aussi que le Ministère de la Justice est en train de mettre sur pied un comité associant
tous les partenaires impliqués dans la préservation des droits des enfants (instances
gouvernementales, ONG, agences internationales d’aide au développement…), afin d’engager
une réflexion globale sur la situation des enfants à Djibouti, dans la perspective de disposer
d’une structure permanente de coordination plus efficace. Ce comité sera notamment chargé
de surveiller la mise en vigueur de tous les instruments ( conventions, protocole, déclaration,
plan d’action…) nationaux, régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’Enfant.
3 - Votre pays a-t-il élaboré un Plan d’action national pour réaliser les droits des enfants
et mettre en œuvre des programmes à cet effet? Est-il axé essentiellement sur les
domaines prioritaires identifiés dans le Plan d’action? Dans l’affirmative, décrivez
succinctement le processus : les départements, les agences et les partenaires concernés,
le calendrier des activités, les modalités de financement, les progrès réalisés jusqu’ici et
les contraintes rencontrées.
La République de Djibouti a ratifié la Convention des droits de l’enfant (CDE) le 06
décembre 1990, aussitôt après le Sommet mondial des enfants qui s’est tenu à New York en
septembre 1990. Pendant la décennie 1990-2000, malgré l’éclatement d’un conflit interne
armé (1991-1994), plusieurs initiatives louables ont été entreprises en faveur des enfants. Ces
initiatives ont été consignées dans le rapport initial relatif à la mise en œuvre de la CDE qui a
été présenté au Comité des Droits de l’enfant à Genève en 1998.
Djibouti a approuvé aussi le projet de Position commune africaine de l’Union Africaine pour
une Afrique digne des enfants à la 37ème session de la Conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement de l’OUA qui s’est tenue au Caire en juillet 2001.
En mai 2002, lors de la Session extraordinaire de l’Assemblée Générale des Nations Unies
consacrée aux enfants, Djibouti a de nouveau réaffirmé son engagement à promouvoir et à
protéger les droits et le bien être des enfants et s’est engagé, aux côtés des 190 pays présents,
à créer un Monde Digne des Enfants.
15
En avril 2003, le Président de la République recevait une délégation d’enfants, tandis que le
Parlement des enfants, institué dans les années 90, siégeait de nouveau dans les locaux de
l’Assemblée Nationale.
Cela dit, Djibouti n’a pas élaboré un Plan d’action national pour une Afrique digne des
enfants, faute de capacités institutionnelles, mais il a néanmoins intégré les priorités, objectifs,
stratégies et programmes dut Plan dans plusieurs de ses documents nationaux de
programmation sectorielle (stratégies, schémas directeurs, plans d’actions) dont ceux des
Ministères de l’Éducation – de la Santé – de la Justice et des Affaires pénitentiaires et
musulmanes – de la Jeunesse, des Sports, des Loisirs – de l’Agriculture chargé de ressources
hydrauliques – et surtout ceux du Ministère de la Promotion de la Femme, du Bien-être
familial et des Affaires sociales, implicitement chargé de la protection de l’enfant à travers le
concept du bien-être familial.
Ainsi, plusieurs programmes axés sur les domaines prioritaires du Plan ont été mis en œuvre
dans le cadre respectif de ces stratégies, schémas et plans d’actions sectoriels, avec le
concours des partenaires au développement et la participation de la société civile.
Le processus, les activités majeures, les modalités de financement, les progrès réalisés et les
contraintes rencontrées sont résumées comme suit :
Pour améliorer la qualité de la vie ( domaine 1 )
Pour améliorer la qualité de la vie et lutter contre la pauvreté qui s’est aggravée et a touché
toutes les zones géographiques et toutes les catégories sociales (74,4% de pauvres relatifs et
42,2% de pauvres extrêmes en 2002), Djibouti a défini un cadre stratégique de lutte contre
la pauvreté en 2003 ayant pour buts de : i) relancer la croissance économique ; ii) promouvoir
le développement progressif des ressources humaines ; iii) susciter un développement local
durable et améliorer l’accès à l’eau potable et aux services sociaux de base ; iv) promouvoir
une bonne gouvernance et renforcer la démocratie.
Le document de la stratégie (DSRP) a été approuvé par le FMI et la Banque Mondiale en juin
2004, mais sa mise en œuvre a pris beaucoup de retard, faute de financement, ce qui explique
le lancement de l’Initiative nationale de développement social (INDS) lancée par le
Président de la République en janvier 2007 pour venir en aide d’urgence aux couches de la
population les plus vulnérables sur financement propre du budget de l’Etat.
Pour réduire le fardeau de la pauvreté, Djibouti a relancé le Fonds Social de Développement
(FSD) en 2001 pour l’octroi de micro-crédit aux populations vulnérables, les femmes en
particulier, et un projet national de développement de la micro-finance et des micro-entreprises
rurales a été élaboré en 2002. Le nombre de bénéficiaires touchés à ce jour est 2.136
personnes. Les ONG sont au nombre de 15. L’impact socioéconomique du micro crédit
vise essentiellement l’amélioration des conditions de vie des ménages (augmentation de
revenus, contribution aux frais de soins médicaux, scolarisation des enfants).
Par ailleurs, Djibouti a mis en œuvre : i) le plan national du développement de la santé
(PNDS/2002-2006) visant entre autres les soins de santé primaire de la population, des femmes
et des enfants en particulier, avec la création d’une Direction chargée de la santé Mère-
Enfant en 2006.
16
Les efforts du Gouvernement en matière de santé ont été couronnés de succès notamment
dans:
- la réhabilitation et le rééquipement des structures de soins de la capitale et des
régions de l’intérieur ;
- la mise en place de cliniques mobiles pour la chirurgie et les soins de santé
primaire de proximité des districts ;
- la mise en place d’une centrale d’achat de médicaments essentiels et de
pharmacies communautaires offrant des médicaments génériques disponibles et à
des prix abordables;
- la formation et la mise en place de ressources humaines qualifiées (gynécologues
et sages femmes) dans les centres de soins;
- l’application du protocole de prise en charge de la malnutrition par les centres des
soins;
- la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME);
- l’exécution des plans d’éradication de la rougeole et de la poliomyélite ;
- le programme national d’immunisation (PNI) et les programmes élargis de
vaccination (PEV) ;
- le lancement du programme d’éducation parentale ;
- la mise en œuvre du programme maternité sans risque (MSR) ;
- la distribution de moustiquaires imprégnées aux ménages démunis.
L’analyse des données montre que des progrès ont été réalisés depuis 2002 :
Les résultats comparés des indicateurs des enquêtes PAP/FAM-2002 et l’EDIM-2006
indiquent une amélioration des taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans et
mortalité infantile tout en se maintenant à un niveau élevé.
Mortalité EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006
Taux de mortalité moins de 129,1 pour 1000 94 pour 1000
5ans
Taux de mortalité infantile 103,1 pour 1000 67 pour 1000
Cette évolution positive est liée notamment à l’impact de la Prise en Charge Intégrée des
Maladies de l’Enfant (PCIME).
Ce programme est mis en place en 2001 avec le concours de l’OMS, de la Banque Mondiale
et de l’Unicef et son application effective a lieu en 2004. Il vise, à travers une stratégie
globale, à prendre en charge la protection sanitaire de l’enfant en ciblant certaines maladies
du programme élargi de vaccination (PEV) et les principales infections chez l’enfant
(infections respiratoires aiguës (IRA), la diarrhée, le paludisme et la tuberculose).
Avec la nouvelle prise en charge, les efforts ont été d’abord dirigés vers la formation du
personnel et l’application progressivement étendue aux districts de l’intérieur. En 2006,
toutes les structures de soins mettaient en oeuvre ces prestations.
La PCIME communautaire lancée avec l’appui de l’Unicef en 2006 cherche à promouvoir des
pratiques familiales et communautaires clés susceptibles d’avoir un impact le plus grand
impact sur le suivi, la croissance et le développement de l’enfant comme l’allaitement
maternel exclusif, l’alimentation des enfants, la vaccination à l’âge de 6 mois, la prévention
du paludisme, et les mesures d’hygiène permettant de lutter contre la diarrhée. Des formations
complémentaires en nutrition sont proposées au personnel de centres de soins.
17
Ce programme enregistre aussi une performance particulière en matière de rassemblement de
données et de contrôle des maladies à l’échelle du pays grâce à une forte mobilisation de
moyens humains et matériels et avec la collaboration des partenaires au développement. Le
personnel de santé a ainsi été formé à la collecte de données remises mensuellement au
Service d’Information Sanitaire (SIS) pour traitement.
Par contre, les données comparées de l’EDSF/PAPFAM-2002 et de l’EDIM-2006 font
apparaître une légère dégradation de la situation nutritionnelle des enfants et un impact
conséquent des campagnes de sensibilisation en faveur de l’allaitement exclusif.
Nutrition EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006
Prévalence de l’insuffisance de poids 26,8 % 28,6 %
Prévalence de retard de croissance 23 % 32,2 %
Prévalence de la malnutrition aiguë 17,9 % 20,4 %
modérée
Taux d’allaitement exclusif 0,6 % 1,3 %
Taux d’allaitement continu 47,8 % 53,5 %
Taux d’alimentation complémentaire 22 % 23,1 %
En ce qui concerne la couverture vaccinale, après des années de dégradation du programme
de vaccination, le PNI est relancé en 2000 en tenant compte des recommandations des
différentes évaluations opérées dans ce domaine. Les objectifs du PNI 2002-2006 privilégient
les activités de vaccination de routine et les initiatives de contrôle, d’élimination et
d’éradication des maladies évitables par la vaccination. Profondément restructuré, il intègre
aussi une affectation supplémentaire de personnel et la réhabilitation de la chaîne du froid à
tous les niveaux des structures des soins.
Le Programme Élargi de Vaccination (PEV) vise essentiellement la vaccination des enfants
de moins de cinq ans contre la tuberculose, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la
poliomyélite et la rougeole avec l’appui de l’Unicef et l’OMS.
Le renforcement opéré a nettement amélioré la couverture vaccinale de routine des enfants de
moins de 1 an qui passe ainsi de 26 % en 1999 à 63 % en 2003 et à 90 % en 2006. Depuis
1999, aucun cas de polio n’a été enregistré sur l’ensemble du pays grâce à l’intensification des
campagnes d’éradication. Les efforts faits pour protéger totalement contre les infections
infantiles en effectuant tous les rappels semblent porter leurs fruits.
Il reste cependant à lever les difficultés et déperditions liées aux problèmes d’accès aux
structures, à l’instruction des chefs de famille, à la situation économique des ménages ou à
une insuffisance d’information.
Santé de l’enfant EDSF/PAPFAM- EDIM-2006
2002
Couverture vaccinale contre la tuberculose 76,5 % 87,5 %
Couverture vaccinale contre la polio 3 39,2 % 56,0 %
Couverture vaccinale contre la DTC 3 55 % 45,8 %
Couverture vaccinale contre la rougeole 58,1 % 63,8 %
Enfants entièrement vaccinés 12,3 % 38,6 %
Traitements antibiotiques / pneumonie 35,3 % 42,5 %
18
Par ailleurs, la mortalité maternelle est en réduction et passe de 740 décès/100.000
naissances vivantes en 1998 (données Ministère de la santé) à 546 décès / 100.000 naissances
vivantes en 2002 (EDSF/PAPFAM). Malgré l’absence de données plus récentes sur cet
indicateur, les prestations sanitaires en faveur de la mère se sont améliorées notamment en
santé reproductive.
La politique d’Équilibre Familial initiée en 1996 par le gouvernement a permis de mettre en
place un premier programme de santé reproductive complété en 1998 par celui de la Maternité
Sans Risque. Aujourd’hui le programme intégré, en collaboration avec le FNUAP vise à
contribuer à l’amélioration de la santé reproductive et sexuelle de tous les couples et
individus y compris les adolescents en insistant particulièrement sur la réduction de la
mortalité maternelle.
Les activités entreprises dans le cadre de la maternité sans risque visent à améliorer le suivi
médical, l’accouchement assisté mais cherche aussi à réduire les facteurs de risque des
grossesses comme les anémies, la malnutrition et les MGF. La planification familiale par la
mise à disposition de conseils et de moyens de contraception cherche à assurer une meilleure
santé par l’espacement des naissances et la pratique de l’allaitement.
Des progrès significatifs ont été accomplis en matière de santé reproductive. On assiste à un
meilleur suivi des grossesses. Les accouchements assistés ont augmenté (60 % en 2002 à
92,9% en 2006). La prise en charge plus efficace des grossesses à risque, grâce notamment à
la pratique de la césarienne (de 3,5 % en 2002 à 5,3 % en 2005), entraîne une diminution de la
mortalité maternelle intra-hospitalière.
La planification familiale enregistre des progrès illustrés par l’augmentation de la prévalence
contraceptive des femmes en âge de procréer de 15 % en 2002 à 17,8 % en 2006 grâce aux
nombreuses activités de communication. Malgré cette évolution positive, le nombre de
femmes adoptant des pratiques modernes de contraception reste encore faible, l’intervalle
inter génésique ne dépasse pas 24 mois et des besoins en protection contre les grossesses non
désirées sont encore insatisfaits. La planification doit être élargie aux jeunes conformément
aux intentions du programme de santé reproductive.
Santé reproductive EDSF/PAPFAM-2002 EDIM-2006
Prévalence contraceptive 15 % 17,8 %
Assistance par un personnel qualifié 60 % 92,9 %
Accouchement dans un centre de 60 % 87,4 %
soins
En dépit de nombreuses campagnes d’information et l’organisation d’évènement fédérateur
comme la Conférence régionale pour l’abandon des pratiques néfastes, la lutte contre les
mutilations génitales féminines (MGF) reste un véritable défi socio-sanitaire. En 2002,
l’excision et l’infibulation concernaient 98 % des femmes en âge de procréer. En 2006, 93,1%
des femmes âgées de 15à 49 ans ont déclarées avoir subi une MGF. Toutefois, la lutte
continue et le Gouvernement s’est doté à présent d’une stratégie nationale d’abandon de
toutes formes d’excision et d’infibulation (SNAEI).
Toutefois, l’allocation budgétaire publique à la santé, bien qu’en légère croissance (4,2% en
2001 et 7,9% en 2005), reste insuffisante et expose le secteur aux difficultés de financement.
Un système de recouvrement des coûts a été mis en place en 2005 pour remédier à cette
situation. L’aide extérieure constitue donc la première source de financement des soins de
19
santé à Djibouti selon le DSRP (État : 27%, aide extérieure : 29%, les ménages : 24%, les
entreprises : 20%).
Autrement dit, les efforts pour rendre effectif le droit d’accès à des services de santé primaires
basés sur l’équité sont limités par la faiblesse en moyens du système de santé et plus
particulièrement en infrastructures et en ressources humaines et financières. Le renforcement
des capacités nationales, la mise en place de coordination et de partenariat à l’échelle
nationale ainsi que la contribution financière des organismes de développement peuvent aider
à améliorer la situation.
A noter aussi que Djibouti a organisé une Conférence régionale sur la santé dans les pays de
la Corne de l’Afrique en novembre 2006 à l’issue de laquelle une déclaration, « la déclaration
de Djibouti », a été signée entre les douze pays participants aux côtés des deux directeurs
régionaux de l’OMS et aussi le directeur régional de l’ONUSIDA.
Djibouti a également mis en œuvre une stratégie nationale d’intégration de la femme dans
le développement (SNIFD/2002-2006) visant en priorité les domaines de la prise de décision,
de la santé, de l’éducation et de la vie économique des femmes et, à travers elles, celle des
enfants. Djibouti a lancé aussi le programme de développement intégré de la petite enfance
(2003-2007) pour améliorer les soins et la vie des enfants et a défini une politique d’envergure
nationale (PNDIPED) visant à donner un bon départ dans la vie à l’enfant. Le Gouvernement a
également mis en place un cadre stratégique de prise en charge des enfants orphelins et
vulnérables en 2006.
Pour venir en aide aux populations victimes de la sécheresse, Djibouti a également déployé un
programme spécial de sécurité alimentaire (PSSA/2002-2006) financé par la BID. Des
forages, des puits et des retenues d’eau ont été réalisés dans les zones les plus reculées du pays.
A ce propos, l’élan de solidarité nationale qui se manifeste en situation d’urgence dans le
pays mérite d’être signalé. Ainsi, en janvier 2006, plus de 80.000 personnes dont une majorité
de femmes et enfants ont pu bénéficier d’une aide alimentaire par la distribution de vivres
grâce au soutien de la population et l’appui des agences internationales.
L’accès à l’eau, à l’assainissement et à la source énergétique s’est également amélioré :
Evolution de l’accès à l’eau, assainissement et à la source énergétique 2002-2006
2002 2006
Accès
Utilisation de sources d’eau potables améliorées 91,2 % 93,5 %
Utilisation d'installations sanitaires améliorées 65 % 67,0%
Utilisation de combustibles solides ND 12,7 %
(Source : EDAM-IS2-2002 et EDIM-2006)
Un programme de besoins essentiels de développement (BED) implanté en 2001 a été
étendu en 2004, afin d’améliorer les conditions de vie des communautés défavorisées et celles
vivant dans les zones reculées du pays. Ce programme comprend quatre axes d’intervention
prioritaires : i) l’accès à la formation ; ii) l’accès au crédit ; iii) la promotion de la santé par
l’amélioration des conditions d’hygiène et de vie; iv) l’accès à l’eau, à la nourriture, à la
salubrité et à la qualité de l’environnement.
20
Une politique nationale visant un nouveau contrat social avec la jeunesse (2001-2005) a
été mise en œuvre. L’usage de certaines drogues devenant une préoccupation grandissante, les
autorités ont créé un office central et mis en place un comité national de lutte contre le trafic et
la consommation des drogues (CNLD) en 2002.
Un programme national anti-tabac a été lancé en 2001. Enfin, la mise en œuvre du
programme de santé de la reproduction des jeunes et adultes a permis de mener à partir de
2003 des activités pilotes pour une meilleure information des jeunes et de la communauté sur
la sexualité et la santé reproductive.
Pour éradiquer le VIH/SIDA ( domaine 2 )
Un programme national de lutte contre la pandémie (2003-2007) et un nouveau cadre
institutionnel et organisationnel (un comité interministériel, un Comité National Intersectoriel
de Lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose et un Secrétariat Exécutif) sont mis en
place afin de mobiliser l’ensemble des partenaires.
Le plan de lutte met un accent particulier sur le renforcement de la coordination à l’échelle
nationale avec la mise en place des structures de soutien dans les 5 districts du pays et
l’implication des ONG et associations à base communautaire, la consolidation des systèmes
permettant la compréhension, le suivi et l’évaluation de cette épidémie, la réduction de
l’impact socioéconomique du VIH sur les individus, les familles et les communautés par la
prise en charge des personnes infectées par le VIH/SIDA (femmes enceintes, orphelins et
enfants vulnérables), le recours aux médicaments anti-rétroviraux (ARV) et la prévention
notamment la transmission de la mère à l’enfant.
Une vaste campagne d’information et de sensibilisation étalée sur toute une semaine (ateliers,
forums, débats télévisés, éducations par les pairs, publications et manifestations diverses) a
lieu chaque année depuis 2003 à l’échelle du pays, au sein de toutes les couches de la
population, au sein des ONG et associations locales, dans les camps militaires, dans les
établissements scolaires et dans les centres de développement communautaire. Une enquête
sur les comportements, attitudes et pratiques des jeunes face au sida a été réalisée en 2005. La
prise de conscience de la gravité de la pandémie a poussé les autorités à mettre en œuvre un
important volet d’éducation et de sensibilisation s’appuyant sur les structures à base
communautaire (ONG et associations).
Le Centre Yonis Toussaint, centre référent du pays pour les Conseils et Dépistages
Volontaires (CDV), les traitements thérapeutiques et psychologiques des Personnes Vivant
avec le Virus du SIDA (PVVS) est crée en 2003 et a réalisé depuis près de 4000 tests de
dépistages et le suivi de 489 personnes infectées par la maladie. Les ARV sont fournis
gratuitement aux malades depuis 2004. Un fond de solidarité de 100 millions de FD a été mis
en place en 2004 pour venir en aide aux orphelins du Sida qui seraient estimé à 5000 et
représenteraient 15% des orphelins du pays. L’année 2005 a vu la mise en place d’un numéro
vert à cet effet alors que l’accès aux préservatifs est facilité.
Le pourcentage de la population âgée de 15 à 24 ans ayant une bonne connaissance générale
du VIH/SIDA est de 18% en 2005. Ce sont des taux comparables aux taux des pays africains.
Initialement géré dans le cadre du Programme national de Lutte contre le Sida (PNLS), le
Programme de lutte contre la transmission du VIH/SIDA des Parents à l’Enfant (PTPE)
21
qui a débuté en 2003 est désormais exécuté par la Direction de la santé de la mère et de
l’enfant. Réalisé avec le soutien de l’Unicef, le projet cible les femmes enceintes, les femmes
enceintes infectées et les enfants à naître. Les activités du PTPE visent l’établissement de
services de dépistage et de conseil, à mettre à la disposition des mères séropositives et de leur
enfant l’approvisionnement en Nevirapine, l’accès à la prévention, au traitement d’infections
opportunistes et au soutien psychosocial. Ce dispositif est complété par un volet formation des
personnes (santé, volontaires, ONG) adapté aux nouvelles pratiques médicales obstétriques et
de traitements des maladies opportunistes et accompagné d’activités de mobilisation sociale et
de sensibilisation afin de développer les attitudes positives.
Le projet PTPE a concerné deux centres de soins pilotes en 2004 et a montré que les femmes
acceptaient facilement le dépistage, que les messages de prévention étaient adaptés à la
population cible, près 80% des femmes infectées ont été traités et enfin le risque de
transmission mère - enfant a baissé sensiblement.
Devant le succès de cette expérimentation, la généralisation du projet aux centres de soins
communautaires a été réalisée en 2006. Ces structures sanitaires reçoivent une alimentation
spécifique à base de lait artificiel et de sels de réhydratation destinée aux nourrissons et une
ration alimentaire aux enfants des mères séropositives.
Ces initiatives ont abouti à la stabilisation de la progression de la maladie depuis 2003 à un
taux de prévalence des adultes (15 à 49 ans) et des jeunes (15 à 24 ans) de 2,9 %. Ces résultats
confirment la réalisation de l’objectif du DSRP fixant à 3 % le taux de prévalence pour 2006.
Le manque de données récentes ne permet pas une comparaison plus fine avec les OMD.
A noter que le programme national de lutte contre le VIH/SIDA a bénéficié de dons
grandement importants provenant de plusieurs partenaires techniques et financiers.
Bailleurs Montant en USD
Banque Mondiale 12.000.000
Fonds Mondial 1 12.000.000
Fonds Mondial 2 18.500.000
AFD 6.000.000
USAID (FHI) 1.000.000
Total 49.500.000
(Source : Bulletin DJIB-SANTE n° 2 – Novembre 2006/ Ministère de la Santé)
A remarquer aussi qu’en décembre 2005 le Président de la République et le Directeur du
bureau régional de l’Unicef (Moyen Orient et Afrique du Nord) ont lancé officiellement à
Djibouti la campagne régionale de lutte contre le VIH/SIDA en faveur des Orphelins et
enfants vulnérables, ce qui démontre la prise de conscience de la sphère politique face à la
gravité de la pandémie à l’échelle régionale.
Pour réaliser le droit à l’éducation ( domaine 3 )
La nouvelle loi d’orientation du système éducatif djiboutien promulguée en août 2000 et le
Schéma directeur de l’éducation (2001-2010) reconnaissent le droit à l’éducation à tous les
enfants djiboutiens sans discrimination et définissent les objectifs de l’éducation avec
précision pour atteindre les objectifs de la décennie de l’OUA et ceux du Millénaire, à savoir :
- un enseignement fondamental obligatoire de neuf ans pour les enfants âgés de 6 à 16
ans (enseignement primaire de 5 ans+enseignement moyen de 4 ans), avec l’obligation
22
d’inscrire tous les enfants et de ne plus refuser certains pour non possession des
documents d’état civil.
- une meilleure qualité de l’éducation adaptée au contexte national ;
- la mise en place d’une culture de l’évaluation et le remplacement du concours à la fin
de l’enseignement primaire par un test d’évaluation ;
- la valorisation de la formation technique et professionnelle avec notamment la mise
en place d’un enseignement moyen professionnel ;
- le développement de relations partenariales étroites entre les différents acteurs et à
tous les niveaux : central, régional et local (établissement scolaire) ;
- et, le développement de l’éducation non formelle et en particulier de stratégies de lutte
contre l’analphabétisme.
La réforme du système éducatif a entraîné un accroissement sans précédent des effectifs
scolarisés de l’enseignement primaire jusqu’à l’enseignement supérieur.
Évolution de la population scolaire dans l’enseignement primaire
Années 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06
Total 42.754 44.321 46.364 48.713 50.533 53.743
Garçons 24.281 25.301 26.084 27.397 28.010 29.872
Filles 18.473 19.020 20.280 21.316 22.523 23.871
Source : CSE- Ministère de l’éducation nationale -2006
Évolution de la population scolaire dans l’enseignement moyen
Années 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06
Total 13.655 14.458 16.595 18.180 20.867 21.129
Garçons 8.438 8.940 10.056 10.872 12.650 12.729
Filles 5.217 5.518 6.539 7.308 8.217 8.400
Source : CSE- Ministère de l’éducation nationale -2006
La fréquentation scolaire semble plus régulière grâce à une légère diminution des abandons
scolaires à la fin du primaire (68,4% des enfants achèvent leur cycle primaire en 2004-2005
contre 49,9% en 2002-2003 selon la Banque mondiale). La suppression du concours d’entrée
en sixième a eu lieu cette année en mai 2007.
La construction d’un deuxième lycée à Balbala (banlieue de Djibouti-ville) et la création de
classe secondaires dans les districts de l’intérieur ont permis d’augmenter la scolarisation dans
le secondaire comme l’illustre l’évolution positive des divisions pédagogiques (48 unités en
1999-2000 contre 98 unités en 2003-2004 pour la filière générale) et des effectifs scolaires
(2510 élèves en 1999-2000 contre 6033 en 2003-2004 privé compris).
L’accès des étudiants djiboutiens à un enseignement supérieur de proximité a pu se réaliser
en 2000. Le Pôle Universitaire de Djibouti créé en 2000 et devenu Université de Djibouti en
2006, a enregistré une augmentation moyenne annuelle des effectifs d’étudiants de 25 %.
Les efforts pour renforcer la scolarisation des filles et améliorer les écarts entre les sexes
sont nombreux : i) l’étude exploratoire sur les facteurs obstacles ; ii) le Cadre d’Action pour la
Promotion de l’Éducation des Filles ; iii) les journées de sensibilisation, la distribution de kits
scolaires par l’USAID et l’Unicef ; iv) les programmes de « cantines scolaires » et de santé
23
scolaire…). Ces actions ont permis d’accroître le ratio filles/garçons dans l’enseignement
primaire de 0,76 en 2002 à 0,98 en 2006. L’élimination des disparités entre filles/garçons
dans le primaire fixée pour 2005 dans les priorités du plan d’action MDE est donc réalisée.
Selon l’EDIM-2006, le taux net de scolarisation primaire en 2006 est 66,2% dont 66,7%
de garçons et 65,7% des filles ; et le taux net de scolarisation secondaire atteint 41,0%
dont 44,1% de garçons et 37,8% des filles.
A noter que l’accroissement du budget alloué au secteur éducatif, de 16% à 24,8%, est
significatif de la priorité accordée aux allocations garantissant les droits sociaux. D’autre part,
ce secteur a aussi bénéficié en 2006 de l’initiative de mise en œuvre accélérée de la Banque
mondiale pour l’Éducation pour tous.
L’enseignement en arabe qui a toujours contribué à l’éducation et la formation de nombreux
djiboutiens constitue désormais un atout supplémentaire pour l’amélioration de la
scolarisation. Afin qu’il remplisse pleinement sa mission, le Ministère de l’Éducation
Nationale et de l’Enseignement Supérieur a procédé à une restructuration de ses programmes
d’enseignement en instaurant entre autre un baccalauréat unique.
Les efforts pour accroître la couverture scolaire restent cependant confrontés à l’insuffisance
des capacités de prévision et d’évaluation des besoins. Malgré l’augmentation des effectifs
scolarisés, l’École djiboutienne connaît encore un rendement interne caractérisé par des
redoublements et des abandons importants. Près de 35 % des enfants djiboutiens sont non
scolarisés.
En matière d’amélioration de la qualité de l’enseignement, la réforme du système éducatif
djiboutien a permis de réactualiser les finalités de l’enseignement aux besoins des personnes,
de la société et aux impératifs d’éducation pour tous, mais cherche aussi à instruire plus
efficacement les générations scolarisées.
Les différentes mesures adoptées dans ce cadre s’organisent autour de quatre interventions
majeures.
- La réforme des programmes : un programme plus adapté aux réalités socioculturelles
des apprenants et aux besoins de développement du pays a été élaboré par une équipe
nationale. Ce programme relatif au cycle fondamental s’appuie sur l’approche par les
compétences considérée comme une méthodologie moderne favorisant aussi l’équité.
- Disponibilité et accessibilité des manuels scolaires : une politique nationale sur la
conception et la production de manuels scolaires par le CRIPEN a été définie et adoptée.
Le ratio livres/élèves passe de 4,3 à 1,3 dans l’enseignement primaire. Enfin, le
gouvernement s’engage à supprimer les droits de douanes à l’importation des manuels
scolaires et autre matériel destiné aux écoles et bibliothèques.
- La formation des enseignants : depuis la réforme du système éducatif djiboutien, la
formation des enseignants est jugée obligatoire et indispensable pour atteindre les
objectifs d’un enseignement de qualité. Malgré les capacités limitées du Centre de
Formation du Personnel de l’Éducation Nationale (CFPEN), la formation initiale tend à se
généraliser (doublement des effectifs d’élèves instituteurs sur la période 2000/2004) et
conditionne désormais tout recrutement d’enseignant. D’autre part, le CRIPEN en
association avec le CFPEN et les inspections ont entrepris plusieurs formations
d’envergure aux nouveaux programmes destinés aux enseignants (instituteurs et
professeurs) des classes utilisant la nouvelle approche pédagogique. Les efforts réalisés
24
dans la formation continue ont été aussi l’occasion d’améliorer les compétences
pédagogiques de nombreux enseignants (instituteurs sans formation pédagogique passe de
37% à 22% sur la période 1999/2004). En matière de motivation, le gouvernement
continue à faire des efforts pour éliminer les arriérés de salaires, améliorer la gestion du
personnel enseignant et mettre en place des plans de carrières.
- La réforme de l’évaluation : les pratiques d’examens et de concours n’ayant d’autre but
que le classement seront progressivement abandonnées au profit de pratiques visant
l’évaluation des acquis et intégrant des plans de remédiation et/ou de prévention précoce
des difficultés rencontrées par les élèves.
Djibouti comme le reste du monde est touché aussi par le phénomène des Nouvelles
Technologies de l’Information et de la Communication. Dans l’attente des résultats d’une
étude sur l’intégration des NTIC dans l’éducation, le Ministère de l’éducation a déjà équipé
les établissements de l’enseignement moyen et secondaire d’ordinateurs avec connexion
internet. L’enseignement de base sera à son tour progressivement doté.
Malgré la volonté réelle d’adapter les enseignements aux réalités nationales et d’instruire plus
efficacement ses enfants, le Gouvernement est confronté aux difficultés liées à l’insuffisance
d’un encadrement pédagogique capable de soutenir les formations initiales et continues des
enseignants dont la demande ne cesse de croître avec l’augmentation des capacités d’accueil.
S’agissant de l’alphabétisation et l’éducation non formelle, la Loi d’orientation de
l’éducation les a introduit dans le champ éducatif et reconnaît la lutte contre l’analphabétisme
comme un objectif majeur. Son développement est considéré par les autorités djiboutiennes
comme une formation alternative susceptible de permettre une meilleure réalisation du droit à
l’éducation des enfants.
L’analphabétisme a ainsi régressé au niveau national comme le montre les enquêtes EDAM-
IS1 et EDAM-IS2, en effet en passant de 61% (hommes) et 95%(femmes) en 1996 à
49,7%(hommes) et à 85,2% (femmes) en 2002.
En 2006, les données de l’EDIM montre que les différentes campagnes d’alphabétisation
menées en faveur des femmes ont commencé à porter leurs fruits, toutefois le taux reste faible
en milieu rural comme le montre le tableau suivant :
Pourcentage de femmes âgées de 15-24 ans alphabétisées en 2006
Lieux % de femmes alphabétisées Pourcentage non connu
District
Djibouti 48,5% 1,8%
Autres districts 41,0% 1,8%
Milieu
Milieu urbain 48,4 % 1,9%
Milieu rural 14,2 % 1,0%
Total 47,5 % 1,8%
(Source : EDIM-2006)
Outre la création d’un service au sein du ministère de l’éducation chargé du partenariat et de
l’éducation non formelle, les principales initiatives ont cherché à restructurer le domaine par
un renforcement de l’efficacité des programmes nationaux :
- le forum pour l’amélioration de la qualité et de l’efficacité de l’alphabétisation et de
l’éducation non formelle (mars 2004) a permis l’élaboration d’un cadre de référence.
25
- l’étude sur l’état des lieux de l’alphabétisation et l’éducation non formelle de 2005
permettait de disposer de données statistiques complémentaires.
- enfin les Assises nationales sur l’alphabétisation et l’éducation non formelle de
septembre 2006, en s’appuyant sur les travaux précédents ont permis de dégager les
orientations stratégiques et les axes d’intervention prioritaires indispensables à la
formulation d’une stratégie nationale et d’un plan d’action.
Le document de synthèse issu de ces assises met ainsi l’accent sur des orientations
stratégiques visant à améliorer le droit au savoir et à une meilleure insertion professionnelle
des enfants/jeunes non scolarisés, déscolarisés, à besoins spéciaux et des filles. Un
environnement (centres spécialisés) et des outils d’enseignement (programmes et manuels)
plus adaptés doivent être créés. Les passages entre le formel et le non formel doivent être
facilités.
Malgré une meilleure reprise en main des acteurs impliqués dans ce domaine, l’institution
reste principalement confrontée aux problèmes liés à la coordination d’intervenants
appartenant à des horizons très divers (organismes publiques, ONG, association à base
communautaire…), au manque de moyens matériels et humains.
Pour ce qui est de la formation professionnelle, la Loi d’orientation du système éducatif du
10 août 2000 souligne l’importance de la valorisation de la formation technique et
professionnelle avec notamment la mise en place d’un enseignement moyen professionnel.
Le renforcement de l’enseignement technique et professionnel ainsi que l’adaptation de sa
pertinence à l’épanouissement des enfants et aux besoins du marché constitue la deuxième
priorité du schéma directeur décennal.
La création d’une filière d’enseignement moyen professionnel, s’inscrit dans un contexte de
lutte contre le chômage et l’exclusion scolaire. Le plan 2001/2005 prévoit, entre autres : i) la
création de cinq Centres d’Apprentissages et de Perfectionnement (CAP) dont 3 dans les
districts de l’intérieur ; ii) la mise en œuvre d’une structure d’appui pédagogique et de
formation des enseignants ; iii) la mise en place d’un programme de formation des
formateurs ; iv) l’élaboration des programmes des nouvelles structures et la dotation des
centres d’apprentissages en manuels adaptés. Ce nouveau segment du système scolaire
djiboutien est en train de se mettre en place et les programmes d’enseignement des principales
filières sont en voie d’être finalisés pour une mise en œuvre à la rentrée 2006-2007.
A noter aussi que Djibouti a lancé aussi le Service National Adapté (SNA), un nouveau
système de formation adapté aux jeunes déscolarisés leur permettant, en deux ans de
formation, de s’insérer au mieux dans le marché de l’emploi ou de créer leur propre entreprise.
Pour réaliser le droit à la protection ( domaine 4 )
En plus de la Constitution et du Droit coutumier, Djibouti a mis tout un arsenal juridique en
place (le Code pénal, le Code de procédure pénale, le Code de la famille, le Code du travail, le
Code de la nationalité etc.) qui permet désormais d’assurer à l’enfant ses droits fondamentaux.
26
a) Protection en faveur des enfants dans les situations de conflit et d’occupation
étrangère
Le constat sur la réforme de la Justice a notamment mis en relief l’inexistence de tribunaux et
de prisons pour les enfants en situation de conflit et en particulier pour les délinquants
mineurs, mais des procédures particulières et mesures d’indulgence ont été mises en place
lorsque les mineurs délinquants suivent une scolarité. La plus grande indulgence est accordée
aux mineurs scolarisés par l’invocation plus fréquente de la notion de l’intérêt supérieur de
l’enfant par les magistrats.
D’autres initiatives ponctuelles du Ministère visent à renforcer la protection juridique des enfants
en situation de conflit, comme par exemple les instructions faites aux autorités judiciaires
d’exclure des remises de peine les auteurs des infractions allant à l’encontre des droits des
enfants.
Par ailleurs, la plupart des instruments juridiques djiboutiens sont favorables à une meilleure
protection des droits des enfants à l’instar du Code Pénal qui sanctionne les conditions
inhumaines de travail et d’hébergement, le proxénétisme et la prostitution et les avortements.
Ces dispositions sont désormais renforcées par le nouveau Code du Travail.
La réforme du Code de la nationalité accorde une meilleure considération aux problèmes des
enfants issus des conjoints étrangers.
b) Protection juridique
En matière de protection juridique, plusieurs domaines ont été couverts par la législation du
pays :
La Loi sur le Code de la Famille du 31 janvier 2002 procède de l’unification des valeurs
culturelles, des droits en vigueur dans le pays (droit musulman, droit coutumier et droit
moderne) et des droits internationaux régissant les différents aspects de la famille. Elle vise,
entre autres, à réaliser une meilleure définition des droits et responsabilités des parents vis-à-
vis de leurs enfants, à garantir la protection des enfants et le respect de leurs droits
économiques, sociaux et culturels.
A cet effet, la plus grande importance est accordée à la notion de l’intérêt supérieur de
l’enfant qui guide désormais toutes les décisions de justice. Le cadre juridique d’application
de cette loi a été mis en place avec l’instauration du Tribunal de Statut Personnel
Toutefois, la mise en œuvre de cette loi nécessitera l’organisation de formations
complémentaires en direction des magistrats des instances du Tribunal du statut personnel
dans le but d’une meilleure maîtrise des dispositions du Code l la Famille.
La réforme du Code de la nationalité accorde une meilleure considération aux problèmes
des enfants issus de conjoints étrangers.
La promulgation d’un nouveau Code du travail en janvier 2006 réglemente l’âge minimum
d’accès au travail des enfants.
27
Djibouti a fixé la majorité à 18 ans et sont considérés comme « jeunes » les mineurs âgés de
16 à 18 ans non révolus. Il s’agit là d’une nouveauté en la matière sur le plan juridique en
faveur de la protection des enfants.
Djibouti a par ailleurs entrepris plusieurs études, enquêtes et analyses pour mieux cerner les
différents aspects de la problématique des enfants dans le pays. Il s’agit notamment de : i) la
délinquance juvénile (2002) ; ii) les enfants des rues (2002) ; iii) l’enregistrement des enfants à
la naissance (2005) ; iv) la violence à l’école (2005) ; v) la violence contre les enfants (2005) ;
vi) l’analyse de la situation relative aux mutilations génitales féminines ; vii) l’analyse de la
situation des orphelins et enfants vulnérables en 2006 ; viii) et les enfants à besoins éducatifs
spéciaux.
A noter que l’analyse de la situation des MGF a permis au Ministère de la Promotion de la
femme d’élaborer une stratégie nationale pour l’abandon de l’excision et de l’infibulation
assortie d’un plan d’action national quinquennal en novembre 2006.
Dans ce sens, la mobilisation sociale qui a eu lieu dans le pays, ainsi que la tenue de la
conférence sous-régionale ayant abouti à la Déclaration de Djibouti sur l’abandon de toutes
formes d’excision, sans oublier la ratification du Protocole de Maputo constituent des
actions majeures qui méritent d’être soulignées.
Djibouti participe enfin aux plans d’actions de lutte contre l’usage et le trafic des
stupéfiants et drogues à l’échelle africaine afin de protéger notamment la santé mentale et
psychique des adolescents et des jeunes.
c) Protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais
traitements et l’exploitation sexuelle
Une enquête sur les enfants de rue réalisée en 2002 a montré que pour survivre ces enfants
exercent des métiers dans des conditions inhumaines et dégradantes : 16,37 % sont des cireurs
de chaussures ; 15% sont des laveurs de voiture ; 10 % vivent de la mendicité ; 26,67 % se
donnent à la prostitution ; 30 % exercent des activités ménagères (essentiellement des filles).
Ces enfants sont par ailleurs fortement affectés par le fléau de la drogue en recrudescence ces
dernières années dans le pays (plus de la moitié des enfants de rue utilisent des stupéfiants.
Selon cette même enquête, sur le plan épidémiologique, ces enfants connaissent des situations
de vie à hauts risques marquées par une méconnaissance du VIH/SIDA, alors que plus de la
moitié d’entre eux ont des rapports sexuels à risque (60 % des enfants actifs sexuellement
n’utilisent pas de préservatifs). Parmi les filles ayant eu des rapports sexuels : 94 % sont
prostituées; 18,85 % ont déjà contractées des IST; 37,5 % ont été enceintes et 66 % d’entre
elles ont avorté mettant leur vie en danger.
La République de Djibouti a procédé à la ratification de la grande majorité des conventions de
l’O.I.T et notamment les huit fondamentales dont les no138 et 182 qui réglementent
respectivement l’âge minimum d’accès au travail des enfants et l’interdiction des pires formes
de travail des enfants à travers des actions immédiates visant leur élimination.
Djibouti a également ratifié la Convention contre la torture et autres peines ou traitements
cruels, inhumains ou dégradants.
28
Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs prend en compte dans son programme
les enfants de rue dans le cadre de l’intervention destinée à la jeunesse marginalisée. Son plan
d’action 2002-2005 de lutte contre les drogues a développé des actions de sensibilisation et
d’information destinés aux adolescents en situation difficile, les déscolarisés, les non
scolarisés et les enfants de rue. Les autres initiatives ciblant cette population sont relatives à la
prévention et la lutte contre le VIH/SIDA par l’information et la distribution de préservatifs.
Le Ministère délégué auprès du Premier Ministre Chargé de la Promotion de la Femme et du
Bien-être Familial a inscrit aussi dans ses préoccupations la définition d’une politique
cherchant à réduire les risques potentiels menaçant les enfants en situation difficile. Ces
soucis se sont concrétisés par l’adoption de la politique nationale de développement intégré de
la petite enfance djiboutienne avec l’appui de l’Unicef dont un volet est consacré à la
protection des orphelins et enfants vulnérables.
Pour la participation des jeunes et des enfants ( domaine 5 )
La Constitution djiboutienne élaborée en septembre 1992 consacre un certain nombre de
valeurs notamment la liberté d’expression à toute personne vivant sur le territoire national
dans le respect des lois et des règlements en vigueur. L’attachement à cette liberté
fondamentale s’est traduit par la promulgation d’une loi organique qui définit et réglemente la
notion, sans oublier les mesures pénales pour les atteintes à la liberté d’expression.
La législation nationale et notamment le Code Pénal protège la liberté d’expression accordée à
tous les citoyens du pays y compris les enfants en condamnant les entraves à celle-ci ( coups,
violence…) par l’emprisonnement et l’amende.
De même, le Code de la Famille reconnaît ce principe à l’enfant en tenant compte de son âge
et son degré de maturité.
En outre, la nouvelle loi d’orientation de l’éducation précise les droits et devoirs des enfants
dans les structures d’enseignement, en favorisant la liberté d’expression et en encourageant
leur représentation dans les instances délibérantes. Ainsi, dans le milieu scolaire, la
représentation des élèves de chaque classe est assurée par un délégué servant de relais entre
l’administration scolaire, les enseignants et les élèves. Celui-ci est particulièrement actif dans
les conseils de classe où son avis est sollicité pour mieux comprendre la situation familiale
d’un de ses camarades ou adopter une décision d’orientation plus objective. La Loi reconnaît
explicitement aux étudiants le droit de participer au fonctionnement de l’Université à travers
leurs représentants siégeant dans les instances décisionnelles de l’enseignement supérieur.
Comme le droit d’expression est un préalable au respect de l’opinion de l’enfant, celui-ci est
de plus en plus pris en compte dans les décisions le concernant. Ainsi, lors de la tenue des
Etats généraux de l’éducation en décembre 1999 par exemple, ils étaient au nombre de 10 à
représenter les élèves.
A noter aussi qu’il existe un Parlement des enfants qui siègent à l’Assemblée nationale une
ou deux fois par an, à l’approche de la journée nationale de l’enfant qui a lieu tous les 20
novembre. Par ailleurs depuis trois ans, à l’occasion de la semaine de l’éducation pour tous, le
Président de la République reçoit une délégation d’enfants, porte parole des enfants, qui lui
remette chaque fois un message les concernant.
29
En ce qui concerne les adolescents et les jeunes, un Conseil national de la jeunesse
djiboutienne a été mis en place en mars 2007. Il a pour but de promouvoir l’épanouissement
des jeunes par un rôle consultatif, proactif et représentatif auprès des institutions nationales et
internationales agissant sur les sujets relatifs à la jeunesse. Le Ministère de la Jeunesse a créé
également des centres de développement communautaire où les jeunes ont l’occasion de se
rencontrer, de s’informer et de s’épanouir à travers des activités culturelles, sportives et
informatiques par l’accès à l’Internet. Mais l’institution souffre toujours d’insuffisance
budgétaire ; l’essentiel des projets étant réalisé sur fonds des partenaires au développement.
A noter aussi que les enfants, les adolescents et les jeunes ont toujours l’occasion de
représenter leurs collègues dans les instances régionales et internationales. Des enfants ont
participé par exemple au Sommet mondial des enfants en 2002. Deux adolescents ont
également représenté Djibouti au Sommet de la Francophonie. Deux jeunes ont récemment
participé au Forum africain de la jeunesse qui s’est tenu en novembre 2006 à Addis Abeba.
Autres actions ( domaine 6 )
Parmi les autres actions que l’on peut citer en faveur du bien-être de l’enfant et de la
protection de leurs droits, il y a d’abord l’organisation régulière des journées de l’enfant
djiboutien qui ont lieu le 20 novembre de chaque année depuis plus d’une quinzaine
d’années. A l’approche de cette journée, un partenariat efficace est mis en place avec les
ONGs et associations locales, les écoles privées, les artistes, les mass-média, les chefs
religieux, le monde des affaires, les responsables politiques et les partenaires au
développement, en vue de faire le plaidoyer sur les droits des enfants.
Il y a ensuite la vulgarisation de la CDE qui a été traduite dans les langues nationales,
somali, afar et arabe. Des émissions relatives aux droits de l’enfant qui ont été préparées par
le CRIPEN et diffusées sur les ondes de la radio. Des pièces de théâtres, des sketches ont été
produits sur scène et filmés pour être diffusés sur les ondes de la télévision. Des brochures et
dépliants ont été également confectionnés et diffusés dans les établissements scolaires.
Il y a aussi le Code de la Famille dont les campagnes de sensibilisation de grande envergure
en langues nationales se sont étalées sur plus d’un semestre et auxquelles ont pris part de
nombreuses ONGs et associations locales. On peut dire que toutes les couches de la
population ont informées du contenu du Code en faveur de la protection de la famille et par
conséquent des droits de enfants et de la femme.
Il y a eu de même une large campagne de sensibilisation relative aux MGF en partenariat
avec la société civile.
4- La Déclaration et le Plan d’action sont-ils utilisés pour guider vos Ministères dans la
formulation des programmes pour les enfants ?
Tous les instruments régionaux et internationaux que la République de Djibouti a ratifié ou a
signé, servent en principe de guide et sont utilisés dans la formulation des programmes pour
les enfants.
5- Quelles relations de travail avez-vous établies avec les ONG, les organisations
régionales et les autres organisations dans la mise en œuvre du Plan d’action?
30
Les relations de travail avec les ONGs sont établies sur base de partenariat. Le mouvement
associatif, apparu dans le paysage djiboutien au milieu des années 90, s’est affirmé
progressivement pour devenir un partenaire incontournable dans toutes les actions et partout
dans le pays. Encouragées par la politique de décentralisation et la volonté nouvelle de l’État
d’impliquer davantage les populations dans les projets les concernant, les ONGs et
associations locales s’investissent dans des nombreux domaines ciblant les enfants comme
l’alphabétisation et la formation, le sport et la culture, l’assistance à l’enfance marginalisée ou
la prévention et la lutte contre le Sida. L’État et les agences partenaires s’efforcent de leur
apporter leur soutien en terme de formation et de promouvoir leurs actions afin de leur
permettre de jouer pleinement leur rôle. Un inventaire quantitatif et qualitatif des ONGs et
associations locales présentes à Djibouti a d’ailleurs été réalisé par le Ministère de la
Promotion de la femme, en vue de mieux les connaître et les faire participer dans le processus
de développement du pays. Le Ministère cherche également à renforcer les capacités des
ONGs à travers un programme financé par la BAD.
6- Avez-vous inclus les activités relatives aux enfants dans votre document stratégique
pour la réduction de la pauvreté (DSRP) ?
Même si elles n’apparaissent pas en tant que telles, les activités relatives aux enfants sont
implicitement incluses dans le document stratégique de réduction de la pauvreté d’une part, et
dans l’initiative nationale pour le développement social lancée par le Président de la
République en janvier 2007 d’autres part, comme en témoigne les principaux axes et objectifs
respectifs de ces documents :
Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP)
Les objectifs qualitatifs à long terme de la stratégie sont d’éliminer la pauvreté extrême,
de donner à chaque djiboutien l’accès à l’instruction et à la santé de base, d’éradiquer
l’analphabétisme, d’éliminer les disparités entre filles et garçons et entre catégories sociales
dans l’accès aux infrastructures et aux services sociaux essentiels.
Les objectifs quantitatifs à l’horizon 2006 sont : i) de porter le taux de croissance moyen
du PIB à 4,6% ; ii) de ramener l’incidence de l’extrême pauvreté à 40% ; iii) de porter le taux
de scolarisation brut à 73% ; iv) de ramener le taux de mortalité infantile à 90 pour mille et le
taux de mortalité infanto-juvénile à 110 pour mille ; iv) de stabiliser le taux de prévalence du
VIH autour de 3%.
Les objectifs quantitatifs à l’horizon 2015 sont : i) de porter le taux de croissance du
revenu moyen par tête à 4% ; ii) de ramener l’incidence de pauvreté extrême à moins de 10%
et l’incidence de pauvreté relative à moins de 30% ; iii) d’atteindre la scolarisation universelle
et d’éliminer les disparités dans l’accès à l’éducation ; iv) de réduire le taux de mortalité
infantile à 50 pour mille et le taux de mortalité infanto-juvénile à 80 pour mille et de ramener
le taux de mortalité maternelle à 350 pour 100.000 naissances vivantes.
(Source : Document DSRP – Rapport final –2004)
Initiative Nationale de Développement Social (INDS)
Le constat
1) Les services sociaux de base ne répondent pas suffisamment aux besoins de la population ;
31
2) De larges franges de la population djiboutienne et des zones entières du territoire national
vivent dans des conditions difficiles et parfois dans une situation de pauvreté et de
marginalisation…
Les trois axes de l’initiative
1) Promouvoir l’accessibilité aux services sociaux de base par le renforcement des politiques
sociales en matière d’éducation, de santé, d’énergie et de logement et favoriser le
développement des infrastructures routières, culturelles et sportives ;
2) Restructurer l’appareil productif national afin de créer l’emploi nécessaire et suffisant pour
éradiquer la pauvreté et réduire le chômage, notamment des jeunes ;
3) Apporter une assistance aux personnes en grande vulnérabilité pour leur permettre de
subvenir à leurs besoins et de sortir de l’isolement en s’intégrant dignement dans la société.
Les Objectifs prioritaires
En urgence : 1) Le premier objectif de la première étape du projet consiste à améliorer le
niveau social des localités les plus pauvres du monde rural, des quartiers pauvres en milieux
urbains et périurbains où sévissent les manifestations les plus alarmantes de l’exclusion
sociale, du chômage, de la délinquance et de la misère. 2) Ensuite le projet doit
progressivement permettre la création et le renforcement des structures d’accueil existant tant
en qualité qu’en capacité pour venir en aide aux personnes en situation de détresse sociale,
tels les enfants abandonnés, les femmes démunies, sans soutien et sans abri, les vieillards et
les orphelins livrés à eux-mêmes…
Sur le court terme…donner corps à l’initiative, dans sa première phase, sous forme de
programmes et de projets intégrés tangibles sur le terrain…
Sur le moyen terme…concrétiser l’initiative eu égard à ses objectifs de développement qui
sont au centre des préoccupations quotidiennes du peuple…
Sur le long terme…hisser les indices de développement humain…à un niveau comparable à
celui des pays comme Djibouti…
(Source : Projet INDS du Président de la République, présenté en Conseil des Ministres le mardi 09 janvier
2007 et publié dans le journal La Nation du 10 janvier 2007)
7- Quel est le pourcentage du budget alloué au financement des activités prévues pour
les enfants et la mise en oeuvre du Plan d’action ? Des ressources financières sont-elles
en train d’être mobilisées pour compléter le budget national ?
Afin d’améliorer la situation de ses enfants et satisfaire les obligations qui lui incombe, l’état
a progressivement augmenté la part du budget alloué aux secteurs sociaux (éducation, santé,
eau et assainissement, promotion de la femme, habitat) et a bénéficié des contributions dans le
cadre de la coopération internationale. En effet, l’analyse des différents budgets montre que
les dépenses sociales sont passées de 38 % en 1999 à 44 % en 2004, ce qui témoigne de la
volonté du Gouvernement de garantir les droits sociaux à la population en général, et aux
enfants en particulier.
Dans ce sens, il est à noter que la part des dépenses publiques en faveur de l’éducation des
enfants, à elle seule, est passée de 19,2% en 2000 à 24,2% en 2005. D’autre part, ce secteur a
aussi bénéficié en 2006 de l’initiative de mise en œuvre accélérée de la Banque Mondiale
pour l’Éducation pour Tous (EPT).
Années 1999/2000 2000/01 2001/02 2002/03 2003/04 2004/05
Part des dépenses
publiques de l’éducation 19,2% 21,9% 21,3% 23,9% 23,1% 24,2%
(financement extérieur)
(Source : Bilan de la réforme/Ministère de l’éducation nationale-2005)
32
L’allocation budgétaire publique à la santé bien qu’en légère croissance (4,2% en 2001 et
7,9% en 2005) reste insuffisante et expose le secteur aux difficultés de financement. Dans ce
sens, un système de recouvrement des coûts fondé sur la solidarité nationale a été mis en
place en 2005 pour remédier à cette situation.
Selon le DSRP, l’aide extérieure constitue, donc, la première source de financement des soins
de santé à Djibouti (État : 27%, aide extérieure : 29%, les ménages : 24%, les entreprises :
20%). Cela est d’autant plus vrai pour le programme de lutte contre le VIH/SIDA qui reçoit
de subventions conséquentes des partenaires au développement.
Le Ministère de la jeunesse et celui de la promotion de la femme disposent des allocations
publiques limitées et financent l’essentiel de leurs activités sur des fonds extérieurs.
L’État djiboutien, en tenant compte des recommandations formulées en 2000 par le Comité
des droits de l’enfant, a ainsi amélioré les ressources disponibles des secteurs sociaux grâce à
une affectation plus conséquente de ses fonds propres et en faisant appel à la coopération
internationale.
Pour pouvoir faire face à l’accroissement prévisible des dépenses sociales pour les prochaines
années et honorer ses engagements internationaux, l’État djiboutien cherche à mobiliser les
ressources extérieures en faveur des projets relatifs à l’éducation, la santé, l’habitat social,
l’eau et l’assainissement. Pour cela, une réunion avec les institutions financières arabes a été
organisée en novembre 2005 et une deuxième facilité pour la réduction de la pauvreté et la
croissance (FRPC) a été négociée avec le FMI en 2006.
Pour atteindre les objectifs du plan MDE ainsi que les OMD Djibouti n’a cessé d’augmenter
la part du budget alloué aux secteurs sociaux (éducation, santé, eau, assainissement et habitat)
et à faire appel à l’aide bilatérale et multilatérale dans le cadre de la coopération
internationale.
La nomenclature du budget national ne fait pas apparaître de ligne budgétaire « spéciale
enfants », mais indique par contre que les dépenses sociales en leur faveur se sont accrues
d’année en année en passant de 38% en 1999 à 44% en 2004. L’aspect le plus patent de ces
dépenses se reflète notamment dans la part du budget alloué au secteur de l’éducation qui en
l’espace de cinq ans est passée de 16% à 24,8%. De plus, ce secteur a bénéficié en 2006 de
l’initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA) de la Banque mondiale en faveur d’une
éducation de qualité pour tous.
Evolution des dépenses Sociales
Pourcentage par rapport au budget
55%
52%
50% 49% 49%
48% 47%
45% 46%
44%
42%
40% 41%
39% 39%
38%
35%
30%
1999 2000 2001 2002 2003 2004
DEPENSES SECT SOC DEPENSES SECT NON SOC
(Source : Budget national 2006- Ministère des finances)
33
Toutefois, les estimations de la Banque mondiale montrent que les dépenses courantes pour
l’atteinte des OMD devraient augmenter dans les années à venir et ce dans tous les secteurs
sociaux. C’est dans ce sens que les autorités du pays ont organisé une réunion avec le groupe
de coordination des institutions financières arabes en novembre 2005, et négocié une
deuxième facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) avec le FMI en
2006, afin de mobiliser les ressources extérieures nécessaires en faveur des projets concernant
notamment les secteurs de l’éducation, la santé, l’habitat social, l’eau et l’assainissement. A
noter que les financements annoncés des institutions financières arabes sont évalués à près de
370 millions de dollars US.
Pour les années 2006- 2008 les dons programmes s’inscrivent pour leur part essentiellement en
matière de coopération technique dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’eau et des
actions sociales comme l’indique le tableau suivant :
Programme d’investissements publics 2006-2008
Secteurs Bailleurs Nature Coût
Agriculture – Elevage – Eau
Programme sécurité alimentaire BID Prêt 269
Programme sécurité alimentaire BID Don 69
Développement micro finances rurales FIDA Prêt 619
Système d’alerte famine rapide (FEWS) USAID Don 177
Construction de 23 forages Fonds saoudien Prêt 712
Projet Eau /Energie IDA Prêt 1.239
Actions sociales
ADETIP (travaux d’intérêts publics) IDA Prêt 3.557
Fonds social de développement BAD Prêt 1.447
Appui au Ministère de la femme BAD Don 174
Appui à la lutte contre la pauvreté PNUD Don 122
Education
Construction écoles et collèges BAD Prêt 1027
Construction écoles et collèges BAD Don 82
Construction écoles et lycées BID Prêt 848
Construction écoles et lycées FADES Prêt 2380
Construction écoles et collèges Japon Don 1400
Construction écoles et lycées Fonds saoudien Prêt 1246
Amélioration capacités des écoles IDA Prêt 1777
Alphabétisation des jeunes filles et femmes BID Don 45
Alphabétisation des jeunes filles et femmes BID Prêt 189
Scolarisation des filles UNICEF Don 75
Accès équitable à l’éducation de base USAID Don 1780
Equipements du CRIPEN OPEP Prêt 240
Santé
Divers projets de santé OMS Don 300
Santé de reproduction FNUAP Don 275
Développement services de santé IDA Prêt 2670
Lutte contre le VIH/SIDA IDA Don 2136
Lutte contre le VIH/SIDA Fonds mondial Don 2124
Equipements de santé USAID Don 2136
Divers projets de santé UNICEF Don 157
Renforcement service de santé BAD Don 222
Renforcement service de santé BAD Prêt 666
Renforcement service de santé OPEP Prêt 444
Développement services de santé BID Prêt 840
Construction d’un hôpital BID Prêt 1012
(Source : Budget national 2006 – Coût en millions de francs Djibouti (1 US$ = 177 FD)
34
8- Mesures prises pour diffuser la Déclaration et Plan d’Action au niveau de la société
civile et du secteur privé en vue de les informer et de les encourager à participer au
processus de la mise en œuvre, et en particulier, à fournir l’assistance et les ressources
financières.
Le processus de conscientisation de la population sur l’importance à accorder à la protection
de l’enfant, entamé dès 1990, s’est poursuivi et s’est perfectionné au fil du temps.
Les initiatives des principaux Ministères sociaux en vue de faire connaître leur politique
sectorielle et matérialiser les droits qui s’y rattachent ont énormément contribué à diffuser les
dispositions de la Convention des droits de l’enfant sur l’ensemble du territoire, et notamment
auprès des populations vulnérables ou défavorisées.
Les manifestations liées aux journées nationales et/ou internationales (de l’Enfant djiboutien,
des Droits de l’Homme…) ont été aussi des occasions de forte mobilisation sociale. Elles ont
été répercutées par les médias à travers tout le pays.
Les ONGs et associations locales, soutenues par les agences, fonds et programmes des
Nations Unies ont joué un rôle de premier plan dans la sensibilisation et la vulgarisation des
droits de l’enfant en tant que relais communautaires indispensables.
Les dispositions du Code de la Famille par exemple ont fait l’objet d’une vaste campagne de
vulgarisation radiotélévisée dans les langues nationales durant tout un semestre. Les débats et
discussions organisés aux sièges des associations de quartier, ont complété cette
sensibilisation visant une meilleure appropriation de la nouvelle législation et l’installation de
comportements favorables à la protection des droits de l’enfant et de la femme.
L’organisation de la Conférence régionale sur l’élimination des mutilations génitales
féminines et la signature du Protocole de Maputo par la République de Djibouti en février
2005 ont été un moment de forte mobilisation de l’ensemble de la société et d’une prise de
conscience plus aiguë des effets néfastes de ces pratiques sur la vie des femmes. La forte
participation de nombreux représentants de la société civile, des chefs religieux et leur
adhésion à la lutte contre ces pratiques ont permis une meilleure efficacité des actions
entreprises. .
L’agence du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Djibouti en collaboration avec
le Ministère de l’éducation a assuré la formation de nombreux enseignants du primaire et du
collège à l’éducation à la paix, et les enfants de certaines écoles privées ont été sensibilisés à
ces concepts. Actuellement, des équipes pédagogiques sont en train d’élaborer les supports
pédagogiques et didactiques à l’intention des élèves du collège et du lycée. Le lycée industriel
et commercial de Djibouti-ville a intégré dans ses programmes de formation de seconde un
module d’instruction civique et professionnelle relatif aux principes et dispositions de la
Convention sur les droits des enfants.
Enfin, les dispositions de la CDE ont été intégrées dans les programmes scolaires dans les
cours d’éducation civique et morale au primaire. Elles ont été traduites dans les langues
nationales. Des émissions radiophoniques ont été également produites par le CRIPEN et
diffusées sur les ondes de la radio et télévision djiboutiennes.
35
Partie III
Progrès réalisés en ce qui concerne la Position Africaine Commune : « Une Afrique digne des Enfants »
Domaine 1 : Amélioration de la qualité de la vie
Objectif : S’assurer que chaque enfant commence bien la vie, grandit et se développe dans un environnement d’acceptation, de paix,
de sécurité et de dignité qui lui permette de développer son potentiel
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i) Fournir l’assistance et la i)Politiques, législation, i) Elaboration du Code de la famille Le DSRP a pris du retard dans son démarrage faute de
protection aux familles et au budget alloué pour assister la en 2002. Elaboration du DSRP en financement. Le Président de la République a lancé
système de famille élargie. famille (avantages sociaux) 2003 et lancement de l’INDS en l’INDS pour venir en aide d’urgence aux couches les
janvier 2007. Toutes ces politiques plus vulnérables de la population.
visent à protéger la famille.
Le budget relatif aux dépenses Le budget alloué aux secteurs sociaux a augmenté,
sociales dans le budget national est passant de 38% en 1999 à 44% en 2004.
de 44%
ii) Assurer un développement i) Existence d’un programme i)De nombreuses campagnes i) Il existe à présent une stratégie nationale
et une croissance appropriés d’alphabétisation des adultes ; d’alphabétisation en français et en d’alphabétisation et d’éducation non formelle définie
des enfants en assurant arabe ont eu lieu. pour améliorer davantage les performances. Plus de
l’éducation et en fournissant 19000 femmes ont été alphabétisées
l’information sur la santé aux ii) Taux d’alphabétisation des ii) Hommes : 65,9% ii) Le taux d’alphabétisation des femmes en milieu
familles, aux pourvoyeurs de adultes ; Femmes : 47,5% rural est cependant très faible : 14,2%.
soins et à la communauté, iii)-Taux d’accouchements iii) 92,9% iii) En amélioration
ainsi que les services de soins assistés ;
nutritionnels et de santé pour -Accouchement dans un 87,5% - En amélioration
les enfants et pour le centre de santé ;
développement. iv)-Taux de mortalité infantile iv) 67 pour mille iv) En matière de santé infantile, des progrès ont été
-Taux de mortalité infanto- 94 pour mille enregistrés, grâce au suivi des femmes enceintes et aux
juvénile ; accouchement assistés dans ces centres de santé par des
personnes qualifiées.
36
v) Taux de malnutrition aiguë v) Cas modérés : 20,7% v) La santé nutritionnelle des enfants a connu une
des enfants de moins de 5 ans ; Cas sévères : 7,5% légère dégradation.
vi) Taux d’insuffisance vi) 28,9%
pondérale des enfants de
moins de 5 ans
vii) Taux d’allaitement vii) 1,3%
exclusif
_________________________________
i)Existence de programmes i) Exécution de campagnes de Les campagnes de vaccination contre la polio ont
d’immunisation contre la vaccination contre la rougeole et la assuré une large couverture avec un taux supérieur à
iii) Intensifier des rougeole et la polio ; polio. 90% sur dix ans. La PCIME communautaire lancée
programmes renforcés et avec l’appui de l’Unicef en 2006 cherche à promouvoir
soutenus de vaccination afin ii)Taux actuel des enfants ii) 39,6% l’allaitement maternel exclusif, l’alimentation des
d’atteindre les objectifs des entièrement vaccinés ; enfants, la vaccination à l’âge de 6 mois, la prévention
campagnes de vaccination. du paludisme, et les mesures d’hygiène permettant de
Les journées d’immunisation iii)Programme de soins aux iii)Programme PCIME et lutter contre la diarrhée. Le Programme national
doivent aussi inclure des familles ; programme BED d’immunisation (PNI) lancé avec le concours de
services de protection l’OMS, de la Banque Mondiale et de l’Unicef en 2004
maternelle pour permettre iv) Taux de femmes iv) 96,3% vise à prendre en charge la protection sanitaire de
aux mères de s’occuper de bénéficiant de consultations l’enfant en ciblant certaines maladies du Programme
leur propre santé en même prénatales Elargi de Vaccination et les principales infections chez
temps que de celle des v) Existence de coopération v) Il existe le Programme national l’enfant (infections respiratoires aiguës, la diarrhée, le
enfants. avec les partenaires tels que d’immunisation (PNI). paludisme et la tuberculose). Un plan pluriannuel de
l’OMS, l’Unicef etc. dans le vaccination 2007-2011 vient également d’être élaboré
domaine de l’immunisation par le Ministère de la santé.
___________________
iv) Accroître le budget iv)Budget alloué aux soins de iv) Budget alloué en hausse, passant iv) Le budget alloué aux soins de santé primaire
national alloué au secteur de santé primaires de 4,2% en 2001 à 7,9% en 2005. demeure cependant insuffisant. Un système de
santé primaire. Les participation financière de la population aux dépenses
gouvernements doivent de santé a été mise en place.
s’engager à mobiliser des
ressources locales et externes
y compris la sensibilisation
37
des communautés à
l’établissement des fonds
spéciaux pour la santé pour
restaurer les services de santé
médiocres ou délabrés dans
leurs pays respectifs. ________________________________________
v) Etendre les soins de santé i) Taux actuel de soins i) 96,3% en 2006 i) Il existe 25 centres de santé qui fournissent les
primaire pour inclure les prénatals ; consultations post et prénatales ainsi que la prise en
services de santé en matière ii) Taux actuel de soins post ii) 29,2% en 2005 charge intégrée des maladies de l’enfant.
de procréation, aux services natals ;
d’accouchement sans risque iii)Taux actuel de mortalité iii) 546/ 100.000 naissances en 2002 iii) Le taux de mortalité maternelle intra hospitalier est
et aux soins prénatals et post- maternelle ; de 385 pour 100.000 naissances vivantes en 2005.
natals, et mettre l’accent sur iv) Taux de mortalité néo- iv) 50,8 pour mille en 2002
la réduction de la mortalité, natale;
de la morbidité maternelles et v) Programme de formation v) Oui, il existe des programmes de
néo-natales. Mettre en place existant pour les pourvoyeurs formation pour les fournisseurs et
de nouveaux programmes de de soins de santé ; prestataires de service soins de santé
formation pour les
pourvoyeurs de soins de santé vi) Budget alloué à la santé vi) En hausse, passant de 4,2% en vi) Le budget alloué demeure cependant insuffisant.
primaire pour rendre ces 2001 à 7,9% en 2005. L’aide extérieure constitue la première source de
services fonctionnels. financement.
________________________________________
vi) Intégrer les programmes i) Décès dû au VIH/SIDA ; i) 110 en 2006 (15,2%) ii) Le PTPE cible les femmes enceintes, les femmes
pour le VIH/SIDA, la enceintes infectées et les enfants à naître. Près de 80%
tuberculose et les hépatites et ii) Programmes en cours sur la ii) Il existe le programme de lutte des femmes infectées ont été traités et enfin le risque
les autres maladies transmission du VIH/SIDA de contre la transmission du VIH/SIDA de transmission mère-enfant a baissé. Ce programme a
infectieuses dans les services la mère à l’enfant parent-enfant (PTPE). abouti à la stabilisation de la maladie depuis 2003 à un
de soins de santé primaire, en taux de prévalence de 2,9 %
particulier la prévention de la
transmission du VIH de la iii) Décès dû à la tuberculose iii) 121/100.000 iii) Avec un taux de prévalence de 1.137 cas pour
mère à l’enfant. 100.000 habitants Djibouti occupe la première place au
niveau mondial
38
vii) Mettre en œuvre la i) Taux actuel du paludisme i)5580 cas simples et 1780 cas La prévention est renforcée par la lutte anti-vectorielle
Déclaration et le Plan dans le pays ; graves cas graves recensés en 2005. intégrée (LAVI). Mais seulement 9% des enfants
d’action d’Abuja 2000 pour dorment sous une moustiquaire et 1,3% sous une
« faire reculer le paludisme », ii) Existence d’un programme ii) Il existe un plan d’action moustiquaire imprégnée en 2006..
et observer le 25 avril de de prévention ; quinquennal de lutte contre le Depuis 2003, il existe un cadre institutionnel de lutte
chaque année comme Journée paludisme 2007-2011. contre les 3 maladies (SIDA, Tuberculose et
africaine de lutte contre le Paludisme) appuyé par le Fonds mondial. Djibouti est
paludisme. iii) Existence de déclaration iii) La journée est célébrée chaque l’un des rares pays à avoir obtenu l’approbation des
sur la journée africaine de lutte année le 25 avril depuis trois ans trois projets en même temps.
contre le paludisme
viii) Assurer la sécurité i)Pourcentage de la population i)74,4% de pauvres relatifs i) Djibouti a connu plusieurs cycle de sécheresse ce qui
alimentaire des familles et vivant au dessous du niveau et 42,2% de pauvres extrêmes a aggravé la pauvreté dans le pays. Un programme de
des communautés, fournir minimum de consommation spécial de sécurité alimentaire PSSA financé par la
l’éducation et l’information à d’énergie diététique ; BID permis d’assurer la sécurité alimentaires des
temps ainsi que les ii) Taux de bénéficiaires en ii) Plus de 80.000 personnes familles.
compléments alimentaires, et IEC/CC Nutrition; touchées par la sécheresse ont pu ii) Le PAM a grandement contribué dans la distribution
améliorer les services de bénéficié du programme. des vivres d’urgence.
soins de santé pour réduire la iii) Existence de programme iii) Il existe un programme de iii) Les programmes de nutrition et des besoins
malnutrition. communautaire de contrôle de nutrition renforcé dans le cadre des essentiels de développement (BED) nécessitent
Promouvoir des stratégies l’état nutritionnel des femmes urgences qui a commencé en 2006. Il cependant une approche communautaire qui doit être
communautaires pour le et des enfants y a aussi le programme de besoins renforcer.
contrôle du statut nutritionnel essentiels de développement (BED) Une unité de récupération nutritionnelle est disponible
des femmes et des enfants. dans les services e pédiatrie, les CMH et les centres de
santé urbains.
ix) Renforcer les mesures i)Pourcentage recevant un i) ND
pour éliminer les troubles liés supplément de vitamine A ; Dans le cadre des campagnes de vaccination contre la
à la carence en iode en 2005, ii)Pourcentage de la ii) ND polio des suppléments de vitamine A ont été distribués.
les troubles liés à avitaminose population utilisant du sel iodé
A et l’anémie en 2010. ________________________________
39
x) –Renforcer les mesures i)Mesures prises pour i) Programme d’éducation à la i) Ces programmes sont axés sur la promotion de
pour améliorer l’accès à l’eau promouvoir l’éducation sur santé et programme BED; l’hygiène dans la communauté
potable ainsi que l’hygiène. l’hygiène dans la
-Promouvoir l’éducation en communauté ;
matière d’hygiène dans les ii) Pourcentage de la ii) 93,5% ont accès à des sources ii) Ce pourcentage est de 95,2% en zone urbaine et de
écoles et dans la population ayant accès à l’eau potables améliorées 52,5 % en zone rurale.
communauté. potable ;
-Faire participer les femmes à iii)Pourcentage de la iii) 67% utilisent des sanitaires pour iii) Ce pourcentage est de 69,1% en milieu urbain et de
la planification, l’installation population ayant des l’élimination des excréments 17,3 % en milieu rural.
et à la gestion des systèmes installations sanitaires ;
d’assainissement et iv) Proportion d’écoles iv) Sur 87 écoles, 75% disposent de iv) Le pourcentage d’accès à l’eau est cependant de
d’adduction d’eau. disposant d’eau et l’eau avec une connexion à un 34% dans le milieu rural contre 66% en milieu urbain.
d’installations sanitaires réseau de distribution et 93% Par ailleurs, la plupart des écoles en milieu rural de ne
disposent de latrines reliées à un disposent pas de latrines.
réseau d’évacuation.
_____________________________________
xi) Elaborer un code i)Situation de la législation en i) Elaboration du Code de la famille i) Le Code de la famille promulguée en 2002 a été
d’éthique devant régir les vigueur sur la famille en 2002 garantissant aux femmes et largement vulgarisé à travers tout le pays. Les
comportements et attitudes au enfants une protection familiale et la campagnes d’information et de sensibilisation se sont
sein des familles et de la protection de leurs droits respectifs étalées sur plus de six mois.
société.
Domaine 2 : Eradication du VIH / SIDA
Objectif : L’Afrique doit éradiquer le VIH/SIDA pour assurer les droits des enfants à la survie et au développement
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i) Recourir à tous les moyens i) Programmes existants sur la i) Il existe un programme national i)Un Comité interministériel, un comité technique
disponibles, y compris les prévention du VIH/SIDA; de lutte contre le SIDA (PNLS) composé de 11 ministères, un Secrétariat exécutif, la
valeurs éthiques, morales et établi sur la période 2003-2007. société civile (plus d’une centaine de ONGs et
traditionnelles pour la associations locales) ainsi que les chefs coutumiers et
prévention du VIH/SIDA. religieux, et les mass média sont mobilisés. De
nombreuses campagnes d’information et de
_____________________ _________________ _________________________ sensibilisation ont lieu à travers tout le pays.
ii) Améliorer l’accès au i) Programmes en cours sur la i) PNLS /2003-2007 et PTME i)Le Programme de lutte contre la Transmission du
programme pour la transmission du VIH/SIDA de
40
prévention de la transmission la mère à l’enfant; ii) La loi de décembre 2006 VIH/SIDA de la Mère à l’Enfant (PTME), qui a débuté
du VIH/SIDA de la mère à ii) Programmes en cours et cherche à améliorer la situation en 2003, cible les femmes enceintes, les femmes
l’enfant, augmenter l’accès budget alloué au traitement des des PVVS et de leur famille. enceintes infectées et les enfants à naître.
aux soins, au soutien et au mères et des enfants infectés; Près de 80% des femmes infectées ont été traités et enfin
traitement des mères iii) Nombre de femmes iii) 170 soit 2,4% en 2006 le risque de transmission mère-enfant a baissé. 15
infectées et leurs enfants et enceintes infectées par le structures sanitaires offrent des services PTME. Ce
échanger les meilleures VIH/SIDA; programme a abouti à la stabilisation de la progression de
pratiques pour réduire les iv) Nombre d’enfants infectés; iv) 85 la maladie depuis 2003 à un taux de prévalence des
transmissions. v) Nombre d’enfants sous v) 52 adultes (15 à 49 ans) et des jeunes (15 à 24 ans) de 2,9 %
traitement
_________________
iii) Soutenir les initiatives i) Législation, politique et i) Il existe un cadre stratégique de i) 5.000 enfants sont estimés orphelins du SIDA
communautaires visant à programmes en vigueur pour lutte contre le SIDA en faveur des
aider les familles et les assister les orphelins et les enfants orphelins et vulnérables.
communautés à vivre avec le enfants vulnérables;
VIH/SIDA et mettre en place ii) Législation ou politiques ii) La loi portant création du Code ii)Dans la pratique, les adoptions internationales
des mécanismes pour la sur les adoptions formelles, de la famille préconise concernent les enfants sans filiation connue, orphelins ou
fourniture de soins alternatifs domestiques; l’interdiction formelle de déclarés judiciairement abandonnés. L’adoption fait
aux enfants orphelins du l’adoption dans le pays, et donc l’objet d’une décision judiciaire motivée par des textes
SIDA et les enfants n’implique aucune obligation. juridiques antérieurs à l’indépendance et privilégie selon
vulnérables. Adopter des lois les cas la légitimation adoptive ou l’adoption plénière.
appropriées relatives à la
protection des droits des
personnes affectées par le iii) Budget alloué à iii) Un fonds de 100 millions de
VIH/SIDA y compris les l’assistance aux familles et aux Francs Djibouti (1 $ = 177 FD) a
orphelins et les veuves. enfants; été débloqué par le
Gouvernement.
iv) Législation spécifique sur iv) Le droit musulman spécifie les
l’héritage des orphelins droits à l’héritage.
_____________________ ___________________ __________________________________________
iv) Renforcer l’information, i) Politiques, budget alloué à la i) Une nouvelle politique est en i) La politique est appuyée par l’Unicef et de l’UNFPA.
l’éducation et la sensibilisation des jeunes au cours d’élaboration au MJSLT en Une enquête CAP des jeunes en matière de VIH/SIDA a
communication pour et avec VIH/SIDA et à la santé en faveur des jeunes (face au SIDA et eu lieu en 2005. Des Centres de mobilisation sociale et
les enfants et les jeunes pour matière de procréation; en matière de santé reproductive des points information sont créés pour les jeunes.
41
les sensibiliser davantage au en particulier)
VIH/SIDA et promouvoir des ii) Disponibilité de ii) Contraceptifs disponibles
attitudes positives envers les contraceptifs; gratuitement au niveau de plus de
personnes affectées et réduire tous les centres de soins
la stigmatisation et
l’exclusion. iii) Pourcentage de jeunes iii) 42 cas de femmes de 15-24 ans
affectés par le VIH/SIDA; affectés par le VIH
iv) Nombre d’enfants chef de iv) ND
ménage
_______________________ ______________________ ______________________ _______________________________
v) Promouvoir les services de i) Proportion des jeunes i) 18% Ce taux est comparable aux taux des pays africains.
santé intégrés, en particulier connaissant les mesures de
améliorer l’accès à prévention du VIH/SIDA;
l’information sur la santé en ii)Pourcentage de dépistage ii) ND ii) Il existe 19 structures de CDV et un centre de
matière de procréation, les volontaire parmi les jeunes; référence pour le conseil et dépistage volontaire (CDV)
services de conseils et de iii)Programme de prévention iii) Il existe des programmes de depuis 2003. A noter que 5.321 test ont été réalisés dans
dépistages volontaires pour le en cours; prévention dans le cadre du PNLS. l’ensemble. 752 se sont avérés VIH+positif soit 14,1%
VIH/SIDA. Impliquer les Un programme de santé reproductive des jeunes est en
enfants et les jeunes dans cours d’élaboration au Ministère de la santé avec le
l’élaboration et la mise en UNFPA.
œuvre des programmes visant iv) Existence de modules sur iv) Il existe des modules sur iv)Les modules d’Éducation sexuelle sont dispensés au
à changer les attitudes à haut l’éducation sexuelle dans les l’éducation sexuelle niveau de l’enseignement moyen dans les collèges.
risque chez les jeunes. programmes scolaires
Introduire l’éducation
sexuelle dans les programmes
scolaires et inclure des
programmes sur la prévention
du VIH/SIDA.
___________________ _____________________ _____________________ __________________________________
vi) Promulguer et appliquer i) Existence de législation en i)La politique fondée sur le i) Une centrale de médicaments et des pharmacies
des lois appropriées et des matière d’approvisionne- concept de médicaments essentiels communautaires ont été mises en place.
règlements commerciaux ment des médicaments; et le recouvrement des coûts
internationaux pour assurer constitue la première priorité des
l’approvisionnement en priorités de la politique de santé
42
médicaments à des prix ii) Disponibilité des ii) Les ARV sont disponibles
abordables y compris les anti médicaments anti retroviraux; gratuitement.
retro-viraux, la production iii) Accessibilité financière des iii) Accès gratuit aux ARV;
des produits pharmaceutiques populations aux ARV;
appropriés et la mise au point iv) Pourcentage subventions iv) ND
de technologies requises pour pour les médicaments.
les soins et le traitement des
personnes infectées par le
VIH/SIDA.
_________________ _____________________ ______________________
i) Mesures prises pour i) Des kits scolaires sont distribués Il existe un Centre mère et enfant qui accueille des filles
vii) Promulguer, le cas favoriser l’accessibilité et le à tous les enfants. orphelines depuis 1977, mais à capacité d’accueil limitée.
échéant, des lois pour veiller maintien des OEV à l’école; Un nouveau orphelinat vient de voir le jour en 2007 pour
à ce qu’il n’y ait pas de accueillir des orphelins garçons. Une fondation, la
discrimination à l’école ou ii)Situation de la législation en ii) La loi de décembre 2006 qui Diwan-al-zakat, créée par le Président de la République
sur le lieu de travail envers vigueur sur la discrimination cherche à améliorer la situation en 2006, parraine les orphelins et enfants vulnérables.
les enfants et les jeunes contre les personnes vivant des PVVS et de leur famille.
vivant avec le VIH/SIDA. avec le VIH/SIDA.
___________________ _________________ ____________________ ______________________________________
La politique nationale du développement intégré de
viii) Adopter une politique i)Politique existante sur i) Il existe la PNDIPED et un l’enfance djiboutienne (PNDIPED) prend en compte
nationale multisectorielle sur l’impact du VIH/SIDA sur le cadre stratégique de prise en l’impact du VIH/SIDA sur le développement de l’enfant.
l’impact du VIH/SIDA sur le développement de l’enfant; charge des OEV. Cette politique est toute récente encore.
développement de l’enfant et
impliquer toutes les parties ii)Budget alloué à cette ii) ND ii) En matière de lutte contre le SIDA, Djibouti bénéficie
prenantes. campagne. de nombreux fonds. Toutes les parties prenantes sont
____________________ _____________________ _______________________ impliquées.
ix) S’assurer que les enfants i) Nombre d’enfants dans les
affectés par les conflits y situations de conflit affectés i) ND
compris les enfants réfugiés par le VIH/SIDA;
et déplacés sont inclus dans ii) Programmes de prévention ii) Les enfants de réfugiés sont pris en charge par le HCR
les programmes de existant dans les camps de ii) Programme du HCR et dans le cadre de la PNDIPED
prévention et de réaction au réfugiés, etc.
VIH/SIDA…
43
Domaine 3 : Réalisation du droit à l’éducation
Objectif : L’éducation est un droit fondamental qui permet à chaque enfant de développer au maximum ses potentialités. Le droit de
l’enfant à l’éducation doit être assuré.
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
Les gouvernements doivent : i)Mesures prises pour mettre i) Loi d’orientation de l’éducation La Loi reconnaît le droit à l’éducation à tous les enfants
i) S’engager, de nouveau, à en œuvre les objectifs de la de 2000 intègre les objectifs de djiboutiens sans discrimination et définit les objectifs de
réaliser les objectifs de la Décennie de l’éducation de l’éducation pour tous d’ici à 2015 l’éducation dont un enseignement fondamental
Décennie de l’éducation de l’OUA (1997-2006); et par conséquent ceux de la obligatoire et gratuit de neuf ans pour les enfants âgés de
l’OUA et à assurer la (L’éducation pour tous; décennie de l’éducation de l’OUA 6 à 16 ans et une meilleure qualité de l’éducation adaptée
coordination des l’éducation des filles et des pour la mise en œuvre efficace des au contexte national ;
Communautés économiques femmes; promotion de objectifs.
régionales pour la mise en l’éducation et de
œuvre efficace des objectifs. l’alphabétisation des adultes)
_____________________ ______________________ ____________________ ______________________________________
ii) Etre résolus à fournir une i) Législation en matière de i) La loi d’orientation de i) Cette loi décrète l’enseignement fondamental
éducation de base de qualité, gratuité de l’éducation; l’éducation de 2000. obligatoire et gratuit.
obligatoire, gratuite et ii) Taux de scolarisation; ii) TNS primaire : 66,2% ii) Le TNS primaire est de 66,7% pour les garçons et de
universelle. Les iii) Les plans d’action en iii) Plan 2001-2005 et 2006-2008. 65,7% pour les filles. (67,1% en milieu urbain et 49,0%
gouvernements doivent matière de scolarisation; en milieu rural)
mobiliser la communauté iv) Pourcentage des iv) 68,4%
internationale des donateurs inscriptions à l’école;
et les institutions financières v) Budget alloué à v) 24,8% v) La part du budget alloué à l’éducation est le plus
telles que la Banque l’enseignement; important par comparaison aux autres secteurs sociaux. Il
mondiale et le FMI pour est passé de 16 en 1999 à 24,6% en 2005.
qu’ils s’engagent à soutenir la vi)Assistance reçue pour vi) Nombreuses assistances
réalisation de cet objectif. financer l’enseignement. vi) Banque Mondiale, BID, BAD, FADES, FSD, AFD,
Unicef, PAM, HCR, PNUD, USAID...
_____________________ ________________________
iii) Etablir des partenariats i) Existence de partenariat i) Des partenariats sont établis i)Nombreux sont les partenaires au développement qui
avec des fournisseurs pour réaliser l’enseignement avec les ONGs et associations aide Djibouti à assurer un enseignement gratuit (Unicef,
informels, les organisations gratuit et universel; locales et surtout avec les USAID, PAM, HCR, AFD…)
de la société civile et la partenaires au développement.
44
communauté pour réaliser ii) Décrivez les réussites ii) Initiative « école, amie des ii)Les réussites remarquables sont les initiatives de
l’éducation gratuite et remarquables enfants » ; distribution des kits l’Unicef avec le projet « Ecole, amie des enfants » ; le
universelle. scolaires et des vivres ; projet de distribution gratuite des fournitures et manuels
scolaires pour la scolarisation des enfants issus de
familles pauvres ; le projet de cantines et dortoirs et la
____________________ ____________________ ____________________ distribution de vivres.
iv) Relever d’urgence le défi i) Taux d’inscription à l’école i) 68,4% Les contenus de l’Éducation visent à : i) dispenser une
de fournir une éducation ii) Taux d’abandon ii) 2,4% formation centrée sur les réalités objectives du milieu tout
appropriée adaptée aux iii) Taux de redoublement iii) 7,2% en tenant compte de l’évolution économique, technique,
besoins sociaux et iv) Taux d’admission au iv) 49% sociale et culturelle du monde; ii) enseigner au citoyen
économiques nationaux, au secondaire les principes de la démocratie, le sens du patriotisme, de
niveau de développement l’unité nationale, de l’unité africaine, de l’unité arabo-
atteint, tout en tenant compte islamique et des valeurs de civilisation universelle; iii)
des forces de la développer en chaque individu l’esprit de solidarité, de
mondialisation. justice, de tolérance et de paix ; iv)donner une éducation
à l’environnement, à la santé et au bien-être familial.
_____________________ ______________________
v) S’inspirer des nouveaux i) Innovations en matière
modèles d’éducation tels que d’école de base i) Les nouveaux programmes i) L’enseignement des langues nationales a été introduit
la « nouvelle école de base », d’enseignement fondamental ont dans les programmes scolaires
devenue courante dans les été développé selon l’approche par
Etats de l’Afrique de l’Ouest les compétences.
qui met l’accent sur les
compétences et
l’enseignement liés à la
culture locale et aux valeurs
morales, l’enseignement dans
la langue locale ainsi que
l’éducation civique. _______________________________________
__________________ _______________________ ___________________
vi) Tenir compte des besoins i) Innovations pédagogiques L’éducation islamique a été
nationaux , des réalités, des en matière d’éducation introduite dans les classes
langues et des connaissances primaires, ainsi que
locales, des besoins l’apprentissage des langues
nationales.
45
spécifiques en enseignement
des enfants ayant besoin de
mesures spéciales, des filles
et des enfants des
communautés nomades, dans
l’élaboration des programmes
scolaires et dans la fourniture
de l’éducation.
___________________ ____________________ __________________________________________
vii) Renforcer et impliquer i) Mesures prises pour Il existe au sein de tous les Il existe également des associations de parents d’élèves
les communautés dans la l’implication des établissements scolaires dans certains écoles et collèges.
mobilisation des ressources et communautés dans la gestion des comités de gestion
la gestion des écoles, des écoles et la promotion de qui veillent au bon
réexaminer le problème du l’éducation fonctionnement
personnel en raison des de l’établissement et à la
victimes du SIDA dans le promotion de l’éducation.
système éducatif, examiner la
rémunération des
enseignants et assurer la
formation continue des
enseignants.
___________________ ______________________ _______________________ ______________________________________________
viii) Renforcer i) Mesures prises pour i) l’introduction des Dans l’attente des résultats d’une étude sur l’intégration
l’enseignement des sciences promouvoir l’enseignement l’enseignement des sciences se fait des NTIC dans l’éducation, le Ministère a déjà équipé les
et promouvoir l’utilisation des sciences et l’utilisation des à partir de la troisième année du établissements de l’enseignement moyen et secondaire
des nouvelles technologies de TIC primaire. d’ordinateurs avec connexion internet. L’enseignement
l’information ainsi que des ii) Etat des programmes de base sera à son tour progressivement doté.
approches et des méthodes scolaires existants ; inclusion L’enseignement des sciences est introduit dès ls classes
d’enseignement et de la science et des TIC primaires.
d’apprentissage novatrices.
____________________ ____________________
ix) Eliminer les disparités i) Pourcentage des filles i) TNS primaire filles : 65,7% Les nombreuses campagnes menées en faveur de la
entre garçon et fille dans inscrites à l ‘école; scolarisation des filles en partenariat avec les agences des
l’éducation en prenant des Nations Unies ont porté leurs fruits ; le taux de parité
mesures spéciales pour ii) Taux d’abandon des filles ii) ND, mais elles sont nombreuses fille/garçon est de 0,98 dans le cycle primaire. ; il y a par
46
améliorer l’accès des filles à à quitter l’école pour des raisons conséquent presque autant de filles que de garçons au
l’école promouvoir leur diverses. primaire.
participation et les taux de
maintien à l’école. L’étude sur les facteurs obstacles à la parité scolaire a
permis d’élaborer un cadre d’action pour promouvoir
leur participation et leur maintien à l’école.
__________________ ______________________ _______________________
x) Renforcer les programmes i) Existence d’écoles/centres i) oui, il existe des écoles et centre Il existe plusieurs écoles et centre de formation
de formation professionnelle, de formation professionnelle; de formation porfessionnelle professionnelle : école ménagère de Boulaos, l’école de
introduire les compétences de l’UNFD, le centre Cardjin de Tadjourah, le CFPA, le
base pour la vie et créer ii) Nombre de jeunes inscrits ii) 1.152 élèves LIC, le LEP d’Ali Sabieh ; le centre de protection des
d’autres possibilités de dans ces centres de formation; jeunes etc.
formation pour les iii) Existence de programme iii) oui iii) Le service d’insertion professionnelle du Ministère de
adolescents pour leur de post formation l’emploi et de la solidarité nationale initie des
permettre d’acquérir des programmes post formation.
compétences d’aptitude à Il y a le SNA, Service National adapté pour les jeunes
l’emploi et pour le déscolarisés
développement de la
personne.
_____________________ _________________________ _____________________________________________
xi) Assurer l’intégration de i) L’existence de modules sur L’intégration de l’éducation à la Le Ministère de l’éducation a initié de nombreux
l’éducation à la paix, à la l’éducation à la paix, les droits paix, à la démocratie, aux droits de programmes avec l’appui des partenaires au
démocratie, aux droits de de l’homme, le droit l’homme etc. assurée. développement autour des thèmes comme l’Éducation en
l’homme, aux droits humanitaire, l’éducation matière de population, l’Éducation environnementale,
humanitaires, à l’éducation sexuelle, l’ éducation à la l’Éducation à la paix., et le droit humanitaire avec le
sexuelle, à l’éducation santé, la protection de CICR .
sanitaire et à la protection de l’environnement inclus dans
l’environnement dans le le système d’enseignement
système éducatif.
47
Domaine 4 : Réalisation du droit à la protection
a) Les enfants dans les situations de conflit et d’occupation étrangère
Objectif : Donner plus de soins et protection aux enfants afin d’atténuer les impacts dévastateurs de la guerre
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
Djibouti n’a jamais utilisé des enfants âgés de moins de
i) Mettre fin à l’utilisation i) L’âge formelle de i) 18 ans 18 ans dans l’armée.
des enfants comme soldats, conscription dans l’armée; ii) Djibouti n’a pas encore ratifié La question de leur réhabilitation et de réinsertion sociale
démobiliser tous les ii) Nombre d’enfants de moins le protocole facultatif relatif à ne se pose donc pas.
combattants âgés de moins de de 18 ans engagés dans l’engagement d’enfants dans les Toutefois, Djibouti a connu une période de conflit interne
dix huit ans et élaborer et l’armée, les bandes armées; conflits armés. armé entre 1991-1994, mais les accords de paix entériné
mettre en oeuvre des iii) Nombre d’enfants qui ont iii) ND le 12 mai 2001 a entraîné la démobilisation et la
programmes de réhabilitation été démobilisés; reconversion de plus de 10.000 combattants. Leur
et de réinsertion sociale. iv) Etat des services existants iv) ND réinsertion professionnelle a fait l’objet d’un programme
pour assurer leur rééducation de réinsertion (PRAC) soutenu financièrement par
et leur intégration sociales. l’Union Européenne et la Banque Mondiale.
____________________ ____________________ _____________________ _______________________________________
ii) Protéger les enfants i) Mesures prises pour protéger Le cas d’enfants soldats ni En tout état de cause, les délits pour violence et menace
soldats contres les les enfants soldats ainsi que les d’anciens enfants soldats n’a pas qu’elles soient physiques ou psychologiques sont
châtiments, les exécutions anciens enfants soldats lieu. particulièrement aggravés quand elles sont dirigées contre
sommaires, les détentions des mineurs de quinze ans .
arbitraires, la torture et La législation pénale condamne à quinze ans de réclusion
d’autres actions punitives en criminelle le fait de soumettre une personne à des tortures
utilisant les dispositions de la ou à des actes de barbarie et aggrave cette sanction dans
Charte africaine des droits et le cas où la victime est un mineur de quinze ans.
du bien-être de l’enfant et de
la CRC
___________________ ________________________ ______________________________________
iii) Protéger les enfants i) Nombre d’enfants victimes i) ND i)Djibouti reste très peu confronté à ce problème car on
contre les enlèvements et d’enlèvement; ne rencontre que très peu de parents élevant seuls leurs
mettre un terme à leur ii) Législation contre les ii) Les mesures pénales contre les enfants issus de mariage mixte avec un conjoint étranger.
utilisation comme esclaves enlèvements atteintes à la liberté des personnes Quand cela existe, pays frontaliers ou plus lointains, la
condamnent les délits procédure nationale appliquée avant le Code de la
d’enlèvement et de séquestration à Famille tendait à privilégier la mère pour la garde de
de lourdes peines l’enfant. Les accords bilatéraux et multilatéraux
complètent ce dispositif de lutte contre la détention
48
d’emprisonnement et d’amende arbitraire d’enfant leur empêchant d’exercer pleinement
leur droit à des relations régulières avec tous les membres
de leur famille.
____________________ _______________________ ____________________ _____________________________________________
iv) Empêcher le commerce i) Mesures prises pour i) Le commerce des armes légères i)
illicite des armes légères et empêcher le trafic illicite des et de petit calibre est interdit dans
de petit calibre au niveau armes légères et de petit le pays.
national et international. calibre.
Instituer des partenariats avec
la société civile pour
prévenir l’acquisition illicite
des armes ainsi que dans les
campagnes de sensibilisation
et dans le suivi de la politique
du gouvernement
___________________ ______________________ __________________
v) Assurer une protection i) Programmes en cours dans Programme du HCR et de
Djibouti a connu plusieurs vagues de réfugiés depuis son
spéciale et l’accès à l’aide et les camps de réfugiés pour l’UNESCO(PEER)
indépendance. Les enfants des réfugiés ont été toujours
aux programmes protéger et éduquer les pris en charge par le HCR.
humanitaires en faveur des enfants;
enfants réfugiés, des enfants ii)Budget alloué à ces …………………………..
traumatisés, des enfants programmes.
déplacés et des enfants en
situation de post-conflit
_____________________ _________________________________________
______________________ ________________________
vi) Eliminer la menace que i) Ratification de la i) ……………………..
sont les mines terrestres et Convention d’Ottawa sur les
Suite au conflit armé, un programme de déminage a
autres engins non explosés, mines terrestres;
ii) ND permis de débarrasser efficacement et définitivement
en assurant le respect de la ii) Nombre de victimes des
Djibouti de ce fléau. 549 mines et explosifs ont été
Convention d’Ottawa par mines terrestres;
tous les Etats parties, en iii) Existence de programme Après le conflit interne armé, un déterrés par les forces armées djiboutiennes.
élaborant des programmes de déminage et de programme de déminage a eu lieu Une ONG SOS anti-mines a milité en faveur du
en 2004. déminage.
pour le déminage et des réhabilitation des survivants
programmes de réhabilitation
49
des survivants en
consultation avec les
communautés touchées et les
militaires
______________________ ________________________ ___________________ ________________________________________
vii) Veiller à ce que les Etats i)Adhésion et mise en œuvre i) Djibouti affirme son i) Djibouti adhère et met en œuvre le droit international
membres réaffirment leur du droit international engagement en faveur du droit humanitaire en coopération avec le CICR. Des modules
engagement en faveur du humanitaire et des Chartes et international humanitaire d’enseignement ont été introduits dans le cursus scolaire
droit international Conventions continentales et dans le primaire à partire de la cinquième année et au
humanitaire et des Chartes et internationales. collège.
Conventions Continentales et
Internationales
_________________ ______________________ ____________________ _________________________________________
viii) Encourager les Etats i)Ratification du Statut de …………………… Après les accords de paix signé entre les partis, Djibouti
membres à ratifier ou accéder Rome; n’a pas eu à poursuivre les auteurs de crime de guerre.
au Statut de la Cour pénale ii)Nombre des auteurs de ……………………..
internationale de Rome crimes de guerre qui ont été
comme initiative en vue de la poursuivis.
poursuite des auteurs de
crimes de guerre et de mettre
fin à l’impunité des crimes
contre les enfants.
___________________ _____________________ _________________ ________________________________________
ix) Renforcer la capacité des i)Politiques pour inclure les i) ND
organisations et groupements droits des enfants dans les
intergouvernementaux, accords de cessez le feu et de
régionaux et sous-régionaux paix;
à traiter de façon appropriée ii)Inclusion des droits des ii) ND
les droits des enfants lors des enfants dans les programmes
négociations de cessez le feu de formation des soldats de
et d’accords de paix. maintien de la paix.
_____________________ _____________________ __________________________________________
x) Veiller à ce que les Etats i)Etat de la protection des __________________
membres réaffirment leurs réfugiés. Djibouti est devenu depuis son Depuis les cinq dernières années, les réfugiés perçoivent
engagements en faveur de la indépendance en 1977 la terre un régime de demi ration La malnutrition chez les
d’accueil des réfugiés chassés de enfants reste cependant prépondérante. La mortalité y est
50
Convention relative au statut leur pays par les multiples conflits élevée. La situation est critique d’autant plus que le HCR
des réfugiés de 1951 et de qui ont ensanglanté la région de la a vu son budget réduit de 34%. Le PAM a lancé un appel
son Protocole de 1967 ainsi Corne de l’Afrique (Ethiopie, d’urgence international en mars 2007.
que de la Convention de 1969 Somalie,Erythrée). Actuellement, A noter aussi qu’un dispositif juridique et administratif
régissant les aspects propres il existe un seul camp de réfugiés relevant du Ministère de l’Intérieur est chargé d’attribuer
aux problèmes des réfugiés à Ali Addé reconnu par le HCR, le le statut de réfugié à toute personne, y compris les
en Afrique. PAM et l’ONARS, où 6450 enfants, remplissant les critères prédéfinis dans le respect
personnes sont regroupées depuis des droits internationaux dont les dispositions de la
le recensement de janvier 2007. Convention de 1951 et de son Protocole de 1967, tous
deux ratifiés par la République de Djibouti.
Domaine 4 : b) La protection juridique
Objectif : Assurer une protection juridique aux enfants hors des situations de conflit armé et d’occupation étrangère
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i) Procéder à un examen i)Examen exhaustif apporté à Depuis la présentation du rapport Ces nouveaux cadres juridiques, plus soucieux des
exhaustif de toutes les lois toutes les lois sur les enfants initial au Comité des droits de engagements internationaux, intègrent à des degrés divers
avec un accent particulier sur et les réformes promulguées en l’enfant, les efforts du les dispositions de la Convention. L’examen de la
le droit de la personne et de particulier sur les lois de la Gouvernement dans ce sens, sont législation nationale fait aussi apparaître une
la famille pour garantir la personne et de la famille; marqués par l’adoption de Textes harmonisation plus avancée des différents droits en
conformité avec les essentiels pour la protection des vigueur (droit coutumier, droit musulman et droit
dispositions de la Charte enfants comme le Code de la moderne) .
africaine des droits et du Famille, les Lois d’Orientation des
bien-être de l’enfant et de la Politiques d’Education et de Djibouti a procédé à la ratification de la grande majorité
Convention relative aux ii) Etat de la législation en Santé, le Code du Travail et enfin des conventions de l’O.I.T et notamment les no138 et 182
droits de l’enfant. Les vigueur sur la protection des le Code de la Nationalité. qui réglementent respectivement l’âge minimum d’accès
dispositions coutumières enfants. La Loi portant création du Code au travail des enfants et l’interdiction des pires formes de
contraires à l’intérêt de de la Famille dans ses dispositions travail des enfants à travers des actions immédiates visant
l’enfant et aux normes légales préconise l’interdiction leur élimination.
internationales garantissant formelle de l’adoption en
les droits de l’enfant doivent République de Djibouti (article
être écartées ou réadaptées. 80) et par conséquent elle
________________ _______________________ n’implique aucune obligation. i) L’adoption fait l’objet d’une décision judiciaire
ii) Elaborer des lois relatives i) Existence de législation en Dans la pratique, les adoptions motivée par des textes juridiques antérieurs à
à l’héritage et à l’adoption, matière d’adoption; internationales concernent les l’indépendance (ordonnance du 23 décembre 1958 et loi
dans les Etats où l’adoption ii) Nombre d’adoptions enfants sans filiation connue, du 11 juillet 1966) et privilégie selon les cas la
51
est reconnue, favorables aux nationales; orphelins ou déclarés légitimation adoptive ou l’adoption plénière. Le magistrat
enfants et aux jeunes et au iii) Nombre d’adoptions judiciairement abandonnés du Tribunal de Première Instance de Djibouti est au
genre internationales centre du processus qui réglemente l’adoption et
n’autorise celle-ci qu’après une procédure rigoureuse
tendant à garantir les intérêts de l’enfant depuis le
prononcé de jugement déclaratif d’abandon et son
placement dans un orphelinat qui sollicite le jugement
d’adoption en faveur de la famille adoptante à
l’organisation du départ de l’enfant confié à l’orphelinat.
___________________ ________________________
iii) Elaborer des mécanismes i) Proportion des enfants qui i)Tous les enfants scolarisés en
pour l’application et le suivi connaissent leurs droits; principe
des lois, s’assurer que les
enfants sont éduqués à leurs ii) Existence de tribunaux et ii) Il n’existe pas de tribunal pour
droits, assurer un accès fiable de juges pour enfants; enfant mais de juges oui.
à la protection judiciaire et iii) N’existe pas
instituer des systèmes iii) Existence de centres de
judiciaires protégeant les réinsertion pour les jeunes
enfants et des systèmes délinquants; iv) N’existe pas
appropriés pour les jeunes iv) Existence de poste de
délinquants police pour les enfants au v) Les dispositions sont inclus
niveau national; dans les programmes scolaires en
v) Les dispositions de la cours d’éducation civique et
Charte africaine des droits et morale
du bien-être de l’ enfant et de
la Convention relative aux
droits de l’enfant inclus dans
le programme scolaire
____________________ ______________________ ______________________ ___________________________________________
iv) Promouvoir la i) Existence de partenariat i) Il n’existe pas encore de
participation de la entre les gouvernements, les partenariat entre le gouvernement
communauté et des ONG et les OSC. et les ONGs en matière de
organisations de la société contrôle de violation de droits de
civile au contrôle des l’enfant.
52
violations des droits de
l’enfant et réformer le
processus de notification de
ces violations.
____________________ _______________________ _____________________ _____________________________________________
v) Renforcer les structures i) Existence des textes sur Djibouti est confrontée à la Le Gouvernement a aussi entrepris des initiatives
d’enregistrement des l’obligation de problématique de l’enregistrement ponctuelles afin de préserver l’identité des enfants
naissances et adopter des l’enregistrement des des naissances et tente à sa comme en 1989 où une opération de facilitation
stratégies de déclaration naissances ; manière et selon ses moyens de d’établissement d’Actes de Notoriété Supplétifs d’Actes
effective de toutes les ii) L’enregistrement des remédier à ses conséquences. Une de Naissance a été réalisée dans les écoles du pays au
naissances sans distinction naissances est-t-il décentralisé; circulaire du 29 février 1988 profit des enfants scolarisés.
aucune dès la naissance, iii) Existence des facilités pour contient des mesures facilitant La stratégie de délivrance des pièces d’état civil arrêtée
particulièrement dans les d’enregistrement des l’enregistrement des naissances privilégie les opérations ponctuelles dans les écoles du
zones rurales et dans les naissances dans les zones des enfants dont l’identité et la pays pour doter tous les enfants scolarisés d’acte d’état
communautés nomades. rurales et les communautés nationalité des parents ne sont pas civil. Les actions mises en œuvre en 2006-2007 ont
nomades; clairement établies. Une Enquête permis d’attribuer les actes de naissances à 200 élèves
iv) Pourcentage des enfants djiboutienne sur l’enregistrement environ . Ces opérations se poursuivront ensuite dans
enregistrés à la naissance; des enfants à la naissance en 2005 d’autres écoles de la capitale puis seront progressivement
v) Existence d’exemption a montré que 16,1 % des garçons étendues aux districts et aux écoles coraniques.
d’honoraires pour et 9,6 % des filles scolarisés du L’amélioration du système d’enregistrement d’état civil
l’enregistrement en vue pays n’ont pas un acte d’état civil s’effectue par la mise à disposition de moyens matériels
d’augmenter le nombre plus performants et la formation du personnel.
d’enregistrement
particulièrement dans les
communautés défavorisés
______________________ ______________________ ____________________ _____________________________________________
vi) Alléger l’impact i) Existence de mesures
humanitaire des régimes des d’allègement des sanctions Oui, il existe des mesures La législation pénale condamne à quinze ans de réclusion
sanctions sur des enfants. d’allègement des sanctions criminelle le fait de soumettre une personne à des tortures
ou à des actes de barbarie et aggrave cette sanction dans
le cas où la victime est un mineur de quinze ans .
Les délits pour violence et menace qu’elles soient
physiques ou psychologiques sont particulièrement
aggravés quand elles sont dirigées contre des mineurs de
quinze ans.
53
Domaine 4 : c) Protection des enfants contre la violence, le manque de soins, les mauvais traitements et l’exploitation sexuelle
Objectif : Renforcer la protection des enfants contre toutes formes de violence, de mauvais traitement et d’exploitation
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i) Prendre des mesures i) Etat de ratification de la i) Convention ratifiée Le Code du travail fixe l’âge d’accès au travail à 16 ans
urgentes visant l’élimination Convention 182 de l’OIT sur révolus. Cependant des dispositions particulières ont été
du travail des enfants en les pires formes de travail des édictées permettant aux jeunes de 16 à 18 ans de
particulier les pires formes de enfants; travailler dans des conditions humaines et conformément
travail de l’enfant tel que ii) Etat de a mise en œuvre de ii) Le Code du Travail prohibe le à la Convention sur les droits de l’enfant. La loi interdit
défini dans la Convention cette Convention. travail des jeunes dans les secteurs toute discrimination salariale.
182 de l’OIT. Les Etats d’emploi domestiques, de Pour davantage de protection, le Code du Travail interdit
membres qui ne l’ont pas l’hôtellerie, des bars et autres à tout employeur de faire travailler les mineurs durant la
encore fait sont invités à débits de boissons. nuit.
ratifier la Convention 182 de
l’OIT et à mettre en place des
mécanismes pour sa mise en
œuvre.
____________________ ______________________ __________________________________
ii) Eliminer le phénomène i) Existence de législation, i)Le protocole facultatif relatif au i) Djibouti est très peu confronté au problème du trafic
croissant du trafic des programmes et Plan d’action trafic et la vente d’enfant n’a pas d’enfants.
enfants, grâce à des mesures national de lutte contre le été ratifié
visant à la prévention et à la trafic des enfants;
protection des enfants ainsi ii) Nombre des enfants ayant ii) ND
qu’à la poursuite judiciaire fait l’objet de trafic; iii) ND
des trafiquants. Conclure des iii) Nombre de trafiquants ..........................................
accords régionaux et arrêtés ou emprisonnés;
bilatéraux efficaces sur les iv) Législation en vigueur pour .............................
contrôles à la frontière et le protéger ces enfants;
traitement des enfants v) Accord conclu avec les pays .....................................
victimes de trafic. voisins pour mettre fin au
trafic des enfants; .................................... vi) Rien à signaler
vi) Succès remarquables.
____________________ ______________________ ___________________________ ________________________________________
iii) Mettre à profit la i)Accord conclu avec l’OIT et i)……………….
coopération technique et l’UNICEF pour lutter contre le
54
financière fournie par l’OIT travail des enfants;
et l’UNICEF et par d’autres ii) Pourcentage d’enfants ii) ND
institutions internationales victimes des pires formes de
dans le cadre de l’élaboration travail des enfants;
de leurs programmes et iii) Existence de politiques et iii) ..............………………
politiques contre le travail de programmes de lutte contre
des enfants. le travail des enfants
________________________ ________________________ _______________________ _______________________________
iv) Protéger les enfants contre i) Mesures spéciales prises Le Code pénal contient plusieurs Les autorités djiboutiennes mettent cependant l’accent sur
toutes les formes de violence, pour protéger les enfants dispositions préservant les enfants la concrétisation des principes existants. Le Plan d’Action
de torture et prendre des contre toutes les formes de contre toutes les formes de Éducatif 2006-2008 prône la mise en application des
mesures spéciales propres à violence tout en respectant leur violences ou de mauvais mesures d’interdiction des châtiments physiques ou
traiter les enfants en assurant intégrité physique et mentale traitements. psychologiques envers les apprenants.
le respect de leur intégrité
physique et mentale.
_____________________ ______________________ __________________ ____________________________
v) Protéger les enfants contre i)Mesures prises pour protéger i) Une étude contre la violence des i) Les cas de violence à l’école sont minimes
les sévices et l’exploitation les enfants contre la violence enfants et une autre sur la violence
sexuels par l’entremise de et l’abus sexuels; à l’école ont été entreprises.
partenariats avec la société ii) Programmes et politiques
civile en vue de promouvoir encourageant l’adoption
des foyers, des écoles, des nationale et formelle et/ou les
voisinages et des soins de OVC dans les
communautés surs mettre en communautés
place des systèmes alternatifs
de soins de santé pour les
enfants sans famille.
_____________________ _________________________ ____________________ _____________________________________
vi) Sensibiliser les enfants, i) Stratégies mises en œuvre Un programme de lutte contre les Une cellule d’écoute pour les jeunes filles et femmes a
les familles, les pourvoyeurs pour sensibiliser la violences fondées sur le genre a été inauguré en mars 2007 au sein de l’Union Nationale
de soins et les communautés communauté et prévenir la démarré en 2006. des femmes djiboutiennes.
aux conséquences néfastes de violence sexuelle; ……………………….. Des cellules d’écoute existent également dans certains
l’exploitation sexuelle. ii)Programme de réadaptation collèges et lycées pour les jeunes.
Mettre l’accent sur les pour les victimes de la
55
facteurs tels que le tourisme, violence et d’exploitation …………………………..
la pornographie, les pratiques sexuelle;
culturels et traditionnels qui iii) Existence de politique/code
encourage l’exploitation de conduite sur la protection
sexuelle. Mettre en place des des enfants pour les
programmes des réinsertion organisations travaillant avec
des victimes de sévices et de les enfants
l’exploitation sexuels.
____________________ _______________________ ___________________ ________________________________________
vii) Eliminer les pratiques i) Existence de pratiques i) Les MGF restent un défi à Djibouti cherche par tous moyens à mettre fin aux
traditionnelles néfastes qui traditionnelles néfastes à la relever. Les pratiques traditionnelles néfastes. De nombreuses
pratiques
sont préjudiciables aux droits santé des filles et les femmes; campagnes de sensibilisation en direction des femmes et
traditionnelles existent toujours,
et à la santé des filles et des notamment en milieu rural notamment en directions des chefs coutumiers et
femmes. Mettre fin à la religieux ont été conduites par le Ministère de la
mutilation génitale féminine ii) Existence de politiques, ii) Une stratégie nationale pour Promotion de la femme et l’UNFD.
et soutenir les initiatives en programmes et législation l’abandon de l’excision et Une conférence régionale a eu également lieu en 2005.
faveur d’autres méthodes en contre ces pratiques; infibulation a été élaborée en Une table ronde des premières Dames des Chefs d’Etat
vue de la socialisation. iii) Des pratiques alternatives 2006. africains membres du COMESA s’est tenu en novembre
Mettre un terme aux mariages non-néfastes e.g les coutumes 2006.
précoces, promulguer et de passage encouragées et Les premiers résultats obtenus sont encourageants. Le
appliquer des lois sur l’âge pratiquées dans les taux de MGF a baissé ces dernières années en passant de
minimum de mariage des communautés ou les PTN 98% à 93%
filles. existent;
______________________ ______________________ ____________________ _______________________________________
viii) Protéger les enfants i)Politiques mises en œuvre Le Ministère de la Jeunesse a Il existe un office central et un comité national de lutte
contre l’abus des substances pour la lutte contre l’abus des élaboré une politique dans ce sens. contre le trafic de drogues.
psychotropes en les drogues; Djibouti participe également au programme africain de
sensibilisant largement à ii)Il existe un plan d’action contre lutte contre le trafic et la consommation des stupéfiants et
leurs effets néfastes et en leur ii) Existence d’un plan l’abus de drogues et stupéfiants. drogues.
donnant les compétences de d’action National contre l’abus Djibouti s’est également engagé fortement à juguler le
base pour la vie. Appliquer des drogues et progrès réalisés tabagisme et ses méfaits sur la santé et l’économie à
des politiques de lutte contre en sa mise en oeuvre travers la ratification de la Convention cadre de l’OMS
la culture, la production, les
trafics et la consommation Djibouti a adopté une législation relative à la lutte anti-
illicites des drogues y tabac en janvier 2007.
56
compris l’interdiction de
solvants intoxicants, les
substances psychotropes et la
publicité sur le tabac.
___________________ ____________________ __________________ ________________________________________
ix) Mettre en œuvre des i)Etat d’avancement des Djibouti a entrepris une étude sur les Le plan d’action de l’éducation 2006-2008 prévoit des
programmes en faveur des programmes pour satisfaire les enfants à besoins éducatifs spéciaux. classes pilotes pour mettre en place des programmes en
enfants ayant besoin des enfants ayant besoins de faveur de ces enfants.
mesures spécifiques au mesures spéciales de La problématique des personnes handicapées en général
niveau local, national et protection et plus particulièrement celle des enfants ont fait l’objet
régional. Promouvoir l’accès de nombreux débats et discussions au sein de la société
à la réhabilitation, à djiboutienne ces dernières années. Les efforts entrepris
l’éducation, à des par les autorités djiboutiennes, les ONG nationales et les
compétences utiles et à la partenaires privés ou de développement ont permis de
formation professionnelle, réaliser des avancées significatives dans la perception de
aux activités culturelles et l’handicap et une meilleure prise en compte de ce dernier
récréatives, et à dans les orientations politiques de l’État.
l’amélioration de Un cadre juridique plus adapté à l’insertion des personnes
l’environnement physique. handicapées serait en préparation par le biais d’un projet
de loi dont la promulgation et l’adoption parlementaire
sont prévues courant 2007.
Domaine 5 : Participation des jeunes et des enfants
Objectif : Le droit des enfants et des jeunes de participer et de faire respecter leurs droits contenus
dans la Charte africaine des droits et le bien-être de l’Enfant et dans la Convention relative aux droits des enfants
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i) Adopter les mesures i)Législation pour assurer la i) Des représentants des élèves ont Des élèves participent au comité de gestion de leur école.
juridiques nécessaires pour participation des enfants aux participé aux Etats généraux de Ils participent également aux Conseils de classe.
veiller à ce que les avis des politiques qui les concernent. l’éducation. Mais il n’existe pas de Le Code pénal protège la liberté d’expression à tous les
enfants soient pris en compte mesures en matière de législation citoyens y compris les enfants.
dans les questions en rapport pour assurer leur participation aux Le Code de la Famille reconnaît également ce principe à
avec leurs intérêts. politiques qui les concernent. l’enfant.
__________________ ____________________ ___________________________ ______________________________________
ii) Procéder aux réformes i) Lois facilitant le litige
juridiques nécessaires pour concernant l’intérêt général;
57
permettre aux groupes ii) Formation des juristes; ii) Des juristes sont formés. Le ii) Pour favoriser l’attrait des jeunes juristes au métier de
intéressés de mener des iii) Arrêts des tribunaux nombre de magistrat est passé de 3 magistrat, la fonction a été revalorisée par une révision du
actions en justice au nom des relatifs à l’action sociale; à 9 en 2004. statut et une amélioration des revenus des magistrats.
enfants dans l’intérêt général. iv) Législation ayant un impact
sur les enfants
__________________ ________________________ _____________________ ____________________________________________
iii) Accorder une attention i) Inclusion de la participation Le Ministère de la Promotion de la Dans sa stratégie nationale d’intégration de la femme
particulière à l’égalité entre des filles. femme œuvre en faveur du dans le développement, un volet porte sur l’implication
garçons et filles dans toutes concept genre. des femmes dans la prise de décision.
les réformes juridiques ou Sept femmes ont été élues Des poins focaux genre ont été désignés dans
prendre des mesures de fond députées au Parlement. pratiquement tous les Ministères et qui veillent à la
pour promouvoir la Une loi portant accès d’au moins participation des jeunes filles et femmes dans toutes les
participation. 10% de femmes dans les fonctions réformes.
électives et administratives a été
également promulguée.
_____________________ ________________________ ___________________ ______________________________________________
iv) Renforcer les groupes qui i)Mesures prises pour Un conseil national de la jeunesse
représentent les jeunes et les renforcer les conseils djiboutienne a été créé en mars
enfants. organisations des jeunes. 2008.
v) Faciliter la liberté i) Existence d’un parlement Il existe un Parlement des enfants.
d’association et d’expression des enfants dans votre pays.
pour les jeunes et les enfants,
y compris la création et
l’élargissement de Parlements
d’enfants et de jeunes.
___________________ _______________________ _____________________ _________________________________________
vi) Soutenir les droits des i)Distribution de la Charte i) La Charte africaine n’a pas été i) Par contre, des dépliants de la CDE ont été distribuées
enfants à l’éducation, au sein africaine aux communautés et distribué. dans les écoles.
des communautés dans les écoles;
traditionnelles, parmi les ii)Organisation des cours de ii) Formation des magistrats sur le ii) Le Code de la Famille a été vulgarisé en direction de
enfants et les jeunes dans les formation sur les droits des Code de la famille toute la population à travers tout le pays.
58
écoles en dehors des écoles, enfants pour les forces armées,
dans les institutions la police, les médias, les
d’enseignement supérieur, soldats de maintien de la paix,
dans le médias, la police, les pourvoyeurs de soins de
dans les forces armées et de santé, les magistrats et la
maintien de la paix, les communauté.
pourvoyeurs de soins de iii)Budget alloué aux cours de ii) Budget alloué sur financement
santé, les institutions formation. extérieur.
judiciaires et toutes les
institutions d’Etat au niveau
local ou au niveau national.
___________________ ______________________ _____________________ ____________________________________________
vii) Soutenir les initiatives en i) Inclusion de la culture et de i) Les langues nationales ont été Les chants, poèmes, contes traditionnels sont introduits
vue de promouvoir la la tradition dans les introduites dans les programmes dans les programmes scolaires
compréhension des valeurs, programmes scolaires pour les scolaires. Elles véhiculent la Djibouti a créé par ailleurs un Institut des arts (IDA) en
des pratiques et des enfants. culture et la tradition du pays. 2004.
perceptions culturelles
africaines des enfants en ce ii) Recherche sur les ii) Djibouti n’a pas encore
qui concerne les droits des perceptions et les pratiques entrepris de recherche dans ce
enfants et la participation des concernant les droits des sens.
enfants en particulier. enfants et leur participation
viii) Soutenir le rôle des i)Programmes existants pour i) Il existe un programme i) Djibouti a organisé une conférence régionale sur la
jeunes dans le domaine de la les jeunes dans la d’éducation à la paix dans le paix en direction des jeunes en juin 2007.
consolidation de la paix, de la consolidation de la paix. cursus scolaire destiné aux enfants
réconciliation et de et aux jeunes..
reconstruction, en particulier
dans les situations post-
conflit.
____________________ ______________________ ____________________ ________________________________________
ix) Faciliter la participation i) Nombre de fora nationaux i) Les enfants et les jeunes i) La prise en charge de la participation est souvent assuré
des jeunes et des enfants aux et internationaux concernant participent toujours aux fora par les partenaires au développement.
fora internationaux les enfants et les jeunes et nationaux
concernant les questions auxquels ils ont pris part.
touchant à leurs intérêts.
59
x) Etablissement des réseaux, i) Existence de réseaux de Il existe des centres de
communication et partage communication et développement communautaire
d’information entre les jeunes d’information entre les (CDC) pour les jeunes et des
et les enfants. organisations de jeunes et points information-jeune (PIJ) au
d’enfants niveau des établissements
scolaires du secondaire.
Domaine 6 : Autres actions
Activités recommandées Indicateurs Résultats obtenus Contraintes /Commentaires
i)La mobilisation sociale doit i)Lancement de campagnes de i) Depuis 1991 des campagnes de i) C’est à l’approche de la journée de l’enfant djiboutien
être intensifiée afin que tous plaidoyer et de sensibilisation plaidoyer et de sensibilisation ont que les activités de sensibilisation ont lieu.
les groupes sociaux soient sur les droits et le bien être des lieu sur les droits et le bien-être
amenés à prendre des enfants; des enfants
mesures en faveur du bien-
être des enfants et de la ii) Organisation régulière des ii)Les journées sont régulièrement ii) Les frais occasionnés pour l’organisation d ces
protection de leurs droits journées de l’enfant Africain. organisées tous les ans le 20 journées sont souvent pris en charge par les agences des
novembre. Nations Unies.
ii) Un partenariat efficace i) Donnez les détails sur la i) A chaque occasion, notamment i) Cette manifestation a eu lieu au Palais du Peuple, où
doit être mis en place avec les mise en place d’un tel à l’approche des journées tous les officiels, membres du Gouvernement, ONGs et
mouvements populaires, les partenariat. nationales (journée de l’enfant associations les enfants eux-mêmes etc. sont mobilisés.
mouvements des jeunes, les djiboutien, journée des orphelins Des spectacles sont présentés (chants, danses, sketchs,
réseaux professionnels, les etc.), le Ministère de la Promotion pièce de théâtre etc. ) avant que les officiels prennent la
artistes, les intellectuels, les de la femme établit un partenariat parole. Toutes les écoles primaires sont en fête ce jour-là.
mass média, le monde des efficace avec les jeunes, les Un message est lu par un représentant des élèves. Des
affaires, les chefs religieux, artistes, les intellectuels, les mass banderoles sont placés dans tous les principaux artères de
les chefs traditionnels, les média, les chefs religieux, les la ville. La radio et la télévision retransmettent le
enfants, les militaires, les chefs traditionnels, les enfants, les programme en édition spéciale le soir même
adolescents, les responsables adolescents, les responsables
politiques, ainsi que les politiques, ainsi que les
organisations de la société organisations de la société civile et
60
civile en vue de faire le les partenaires au développement
plaidoyer sur les droits des pour faire le plaidoyer sur les
enfants et de résoudre les droits des enfants.
problèmes qui les touchent.
____________________ _______________________ ____________________________ _________________________________________
iii) Il est important et i) Etat de la traduction de la i) La Charte africaine n’a pas été Des émissions radiophoniques concernant la CDE ont été
nécessaire de mener des Charte africaine dans les traduite, par contre la CDE a été également produites et diffusées sur les ondes de la radio.
programmes de vulgarisation langues locales et sa diffusion. traduite dans les langues
des droits des enfants dans nationales
toutes les langues y compris
les langues nationales.
____________________ ______________________ ______________________ _________________________________
iv) La participation de la i) Existence de mécanisme de i) Dans le cadre de la politique de Ces comités sont à présents impliqués dans toutes
communauté dont l’objectif participation des populations à décentralisation, des comités politiques concernant leur région.
est l’implication véritable des l’élaboration des politiques régionaux ont été mis en place.
populations, spécialement les pour les enfants. Des femmes sont également des
femmes, dans la conception comités.
des politiques et des
programmes en faveur des
enfants et des jeunes, sera
activement recherchée.
_____________________ __________________ ______________________ _______________________________________
v) Renforcer les unités i) Existence d’un plan d’action La loi sur le Code de la famille a Le Code de la Famille et le droit djiboutien en général
familiales, redynamiser la national sur la famille; été adoptée en janvier 2002. reconnaissent aux parents le droit naturel d’assumer les
famille élargie pour qu’elle ii) Existence d’un code sur la Le Droit djiboutien ne privilégie besoins indispensables au développement physique,
joue son rôle traditionnel et famille; aucun des parents et le Code de la intellectuel et affectif de leurs progénitures.
assume ses fonctions iii) Etat d’avancement des Famille reconnaît la responsabilité Les dispositions relatives à la pension alimentaire, la
relatives à la réintégration et programmes mis en œuvre partagée du père et de la mère garde et la tutelle permettent de réglementer les droits et
à la sécurité sociale et abolir pour sensibiliser les femmes et durant le mariage pour élever et les responsabilités des parents vis-à-vis de leurs enfants.
les pratiques et préjugés budget alloué. éduquer leur enfant dans les Les parents doivent surtout s’attacher à la scolarisation, à
traditionnels néfastes ou meilleures conditions. l’enregistrement à l’État civil dès la naissance, et entre
nuisibles tout en assurant la L’État, dans la mesure de ses autres compléter leurs vaccinations.
promotion les pratiques moyens, appuie les efforts des L’État a la responsabilité d’aider les parents dans leurs
culturelles et traditionnelles parents en accordant des aides, des initiatives et faciliter la recherche du bien-être de
61
positives qui mettent les prestations et autres avantages à l’enfant. C’est, dans ce cadre, qu’un livret d’éducation
valeurs morales et éthiques. travers notamment la mise en parentale a été réalisé par le Ministère de la Promotion de
place de programmes de santé la Femme et publié par l’Unicef afin d’informer les
visant la protection de la mère et parents et les institutions ayant en charge des enfants sur
de l’enfant, l’octroi d’allocations les principales causes de décès, de malnutrition infantile
familiales et les congés de et la protection des femmes pendant les grossesses et les
maternité. accouchements.
_______________________ _______________________ _______________________ __________________________________
vi) Les gouvernements i) Interaction existante avec la Djibouti organise des tables Djibouti sensibilise et négocie toujours avec la
doivent sensibiliser et communauté internationale. rondes sectorielles avec les communauté internationale et les institutions financières
négocier avec la communauté partenaires techniques et telles que la Banque mondiale et le FMI et autres
internationale et les financiers bailleurs de fonds dont les institutions financière arabes
institutions financières telles pour l’augmentation de l’aide au développement.
que la Banque mondiale et le Djibouti est par ailleurs le pays qui a le plus bénéficié de
FMI pour l’annulation de la l’aide publique au développement ces dernières années.
dette, l’augmentation de
l’aide au développement, la
promotion du commerce
international et des
investissements, l’assistance
dans l’accélération de la
croissance de la technologie
de l’information et de la
communication comme
mesures visant à redynamiser
les économies africaines, à
accroître les avantages de la
mondialisation et minimiser
ses effets négatifs.
_____________________ _______________________
vii) Les gouvernements i) Budget alloué au i) Le budget alloué aux dépenses
L’aide internationale soutient l’État djiboutien dans la
doivent mobiliser des développement social ; sociales a augmenté, en passant de
mise en œuvre du processus de développement
ressources humaines et 38% en 1999 à 44% en 2006.
socioéconomique, dans les réponses apportées aux
62
financières auprès des situations d’urgences, et dans le respect des obligations
sources privées et publiques, vis-à-vis de la CDE et l’atteinte des OMD.
réduire ou rationaliser les ii) Existence d’un cadre ii) Il existe un cadre stratégique de La coopération internationale s’établit avec de nombreux
dépenses militaires, recentrer stratégique de lutte contre la lutte contre la pauvreté et le partenaires dans un cadre bilatéral ou multilatéral et
leurs projets nationaux et en pauvreté document le DSRP a été adopté finance des programmes de santé, d’éducation,
assurer une utilisation par le FMI et la Banque Mondiale d’agriculture, d’ élevage, d’eau, de lutte contre la
efficace. Ils doivent en 2004 pauvreté. Si l’aide au développement est en
également collaborer avec les augmentation, ces financements correspondent surtout à
partenaires au développement des prêts jusqu’en 2004 alors que la tendance s’inverse en
économique et social, les faveur des dons depuis cette date.
institutions financières Les dons programmes prévus pour la période 2006-2008
internationales, les consacrent une coopération technique tournée vers les
gouvernements des secteurs de l’éducation, de la santé, de l’eau et d’autres
donateurs et les actions sociales.
communautés économiques
régionales (CER) en vue de
la mobilisation des ressources
et de la fourniture de
l’assistance technique.
____________________ ______________________ _______________________ _______________________________
viii) Les Gouvernements i) Existence de programmes de Plusieurs enquêtes et études ont Il s’agit d’une enquête sur les enfants des rues ; d’une
doivent contribuer au recherche sur l’enfance et les été entreprises par le Ministère de étude sur les orphelins et enfants vulnérables ; d’une
renforcement des capacités recherches en cours; la Promotion de la femme en vue étude sur les enfants à besoins éducatifs spéciaux ; d’une
de recherche sur l’enfance ii) Nombre de recherches de connaître la problématique des étude sur la délinquance juvénile etc.
par la mise en place et/ou la menés et l’utilisation des enfants dans le pays.
consolidation de réseaux de résultats de recherche
recherche sur l’enfance en
Afrique afin de développer
des liens étroits, la
Recherche, la prise de
décision et les plaidoyers en
faveur de l’enfance en
Afrique.
63
SOURCES DES REFERENCES
1- La Convention des Droits de l’Enfant des Nations Unies
2- La Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant
3- La Déclaration et le Plan d’action pour une Afrique digne des Enfants
4- Un Monde Digne des Enfants – Unicef / juillet 2002
5- Rapport initial sur la mise en œuvre de la Convention des Droits de l’enfant - juin
1997-Ministère de la Justice
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Ministère de la Promotion de la femme/Unicef- novembre 2006
7- Rapport périodique portant sur la mise en œuvre de la Convention relative aux Droits
de l’Enfant– avril 2007 - Ministère de la Justice/Unicef
8- Compte rendu de la semaine des jeunes parlementaires /13-20 novembre 2003
9- Bilan et perspectives du Président de la République -2005
10- Bilan Commun de pays (CCA)-Djibouti/SNU- septembre 2006
11- Plan cadre d’aide au Développement des Nations Unies (UNDAF)-2007
12- Rapport de consultation relative à la délinquance juvénile-novembre 2002
13- Politique nationale du développement intégré de la petite enfance- octobre 2005-
Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial /Unicef
14- Analyse de la situation des orphelins et enfants vulnérables (OEV) – févrir 2006-
Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial /Unicef
15- Enquête djiboutienne sur l’enregistrement des enfants à la naissance-février 2005-
Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial / Unicef
16- Etude sur la situation de la violence contre les enfants- mai 2005 - Ministère de la
Promotion de la femme et du bien-être familial
17- Stratégie nationale pour l’abandon de toutes formes d’excision – novembre 2006 -
Ministère de la Promotion de la femme et du bien-être familial / Unicef
18- Etude sur la violence à l’école- février 2005 – Education nationale /Unicef
19- Analyse de la situation des femmes et des enfants / DISED/Unicef-2006
20- Revue à mi-parcours du programme de coopération Djibouti/Unicef/ novembre 2005
21- Rapport annuel de l’Unicef - décembre 2005
22- Stratégie nationale d’intégration de la femme dans le développement – 2002
23- Loi portant Code de la famille – janvier 2002
24- Enquête Djiboutienne de la santé de la famille- EDSF/PAPFAM/DISED-2002
25- Enquête Djiboutienne à Indicateurs Multiples-EDIM-2006/DISED
26- Document cadre Stratégique de Réduction de la pauvreté (DSRP) - janvier 2004
27- Rapport National sur le Développement Humain -2004 / PNUD
28- Rapport sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement - PNUD/2005
29- Schéma Directeur de l’Education 2001- 2010 / septembre 2000
30- Plans d’action de l’éducation 2000-2005 et 2006-2008 /Ministère de l’Education
31- La Réforme de l’Ecole - Bilan des réalisations 1999-2004
32- Annuaire Statistique de l’Education - 2005/2006
33- Atelier des partenaires de l’initiative des Nations Unies en faveur de l’éducation des
filles (UNGEI) à Djibouti -octobre 2006
34- Rapports finaux d’alphabétisation des adultes 2003/2004/2005/2006 –UNFD
35- Etude sur les besoins en alphabétisation et éducation non formelle-décembre-
Ministère de l’éducation / Coopération française/2005
36- Assises nationales sur l’alphabétisation et l’éducation non formelle - septembre 2006 -
Ministère de l’éducation
37- Étude sur les enfants à besoins éducatifs spéciaux – Éducation Nationale-2004
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38- Mise en place d’une stratégie de santé scolaire à Djibouti /Rapport OMS- 2004
39- Evaluation du programme des besoins essentiels de développement (BED) - avril
2005- Ministère de la Santé / OMS
40- Stratégie nationale d’extension des besoins essentiels de développement (BED) -juin
2006 – Santé / OMS
41- Enquête pilote sur la médecine scolaire préventive 2006 – Santé/UNFPA
42- Mission d’évaluation rapide de la nutrition et de la santé dans les zones touchées par la
sécheresse /OMS/Ministère de la .Santé/Unicef/PAM/ mai 2005
43- Enquête de nutrition dans les camps de réfugiés de Hol-Hol et Ali Addé- Ministère de
la Santé/OMS/AMDA/Unicef
44- Etude de la vulnérabilité à la sécurité alimentaire PAM-mars 2005
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rapport provisoire au 30 mars 2005./Ministère de la jeunesse - Secrétariat Exécutif de
lutte contre le SIDA – Unicef
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53- Inventaire des Ongs et associations/Ministère de la Promotion de la femme-2006
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55- Rapport sur la situation de la drogue en République de Djibouti-Ministère de
l’Intérieur /FNP/Police judiciaire/Office central de lutte anti-drogue –2001
56- Budget 2006 –Ministère des finances –République de Djibouti
65