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prodecure soins infirmiers avec page de garde

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prodecure soins infirmiers avec page de garde
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20
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Pr. Michel KOUASSI KANGAH

Site Web : www.santedev.org/csv/institut.htm

E-mail : mkangah@yahoo.fr

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PROCEDURES EN SOINS INFIRMIERS



APPROCHE DU CONCEPT DE SOINS



Relation entre les exigences vitales (les besoins) et le Soin :



* Le fait même d'exister et de vivre nécessite l'accomplissement de nombreuses

activités d'accompagnement et d'entretien des processus vitaux, de la naissance à

la mort. Ceci est particulièrement observable chez l'Homme.



* Les activités les plus évidentes sont celles des "pratiques" liées au corps

physique = toilette, alimentation, élimination, exercice physique, etc.



Ces pratiques reposent sur des savoirs ancestraux (parfois millénaires dans les

sociétés traditionnelles). Ces savoirs sont transmis par la culture ambiante et

l'éducation, sans support écrit c'est la manière dont les gens vivent qui est le

support de ces savoirs, et qui assure leur apprentissage et leur transmission

par mimétisme. Ces pratiques constituent ce que MF Collières nomme les soins

coutumiers.* Dans la très petite enfance, pour des raisons d'immaturité physique et

psychologique, ces soins doivent être assurés par l'entourage (famille, tuteur,

professionnels de santé...) tant que l'autonomie n'est pas développée et acquise.



* Dans le grand âge, pour des raisons d'involution et de perte progressive

d'autonomie, ces soins doivent souvent être assurés également par l'entourage voir

des professionnels.



* L'âge adulte se caractérise entre autre par l'autonomie avec laquelle la personne

se prodigue à elle-même et par elle-même les soins coutumiers ==> concept d'auto-

soins. L'adulte a en général les moyens-ressources de gérer par lui-même la

satisfaction de ses besoins de vie et de ses aspirations.* Cette approche permet de

constater que tout au long de la vie et en l'absence de toute maladie, les soins sont

toujours nécessaires et présents ils tiennent même une place très importante.



SOIGNER et SE SOIGNER, PRENDRE SOIN de soi et / ou des autres, c'est

d'abord assurer les activités fondamentales pour le maintien et l'entretien de la vie.

L'être humain a donc besoin de SOINS (en anglais" care ") tout au long de sa vie,

même EN L'ABSENCE DE MALADIE.



Choisir d'être soignant, c'est donc choisir avant tout une profession qui a

pour fonction sociale d'assurer toutes les activités liées à l'entretien de la Vie

individuelle et collective (la vie du corps social), avec ou sans présence de

maladie, d'accident...



* Il faut remarquer que dans l'ensemble des sociétés et des cultures traditionnelles,

ces activités coutumières ont pratiquement toujours été dévolues aux femmes. La

société de type occidental permet une plus grande souplesse dans la répartition des

rôles entre les sexes.









Document de travail de Chirurgie Cardiovasculaire de l’ICA élaboré par le Secrétariat du Pr Kangah le 01/03/2005

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Relation entre les dysfonctionnements liés à la maladie et le Soin:



* A n'importe quel moment de la Vie peut survenir la maladie (ou l'accident) avec

ses nombreux dysfonctionnements biologiques. Dans ce cas, en plus des soins liés

aux processus vitaux eux-mêmes, il faut avoir recours a d'autres pratiques qui ont

pour but de traiter la maladie et de corriger les dysfonctionnements qu'elle entraîne,

tant au plan individuel qu'au plan social (arrêt de travail, fonction sociale non

assurée...). Ces pratiques constituent les soins curatifs ou de réparation (en anglais

"cure "). Cette approche met en évidence l'existence, entre autre, de deux axes de

soins distincts, différents dans leur essence, mais souvent confondus :



- l'axe des soins coutumiers, ou soins de base ou encore soins de maintien,

d'entretien, de promotion de la Vie et de la Santé = soins nécessités par les

processus vitaux, les besoins de Vie



- l'axe des soins de traitement et de réparation ou encore soins curatifs = soins

nécessités par la survenue d'une maladie ou d'un accident



* Il faut souligner que le développement de la Médecine scientifique, avec ses

performances techniques, curatives et réparatrices sur la maladie, a eu tendance à

focaliser l'intérêt, l'énergie et les motivations des professions sanitaires en général, y

compris des infirmières. Le langage courant exprime tout à fait cette évolution vers

une "médicalisation des soins" quand on dit

- "je suis malade, il va falloir que je me soigne", sous-entendu : "quand je ne suis

pas malade, je n'ai pas besoin de soin, je ne me soigne pas, je ne prends pas soin

de moi"...



* Dans notre société, le concept de Soin est donc implicitement et fortement

rattaché à la maladie : les soins d'entretien et de maintien de la Vie, de promotion

de la Santé, ou de prévention sont occultés au profit des soins de réparation. Ceci

n'est pas sans conséquence économique, sociale et humaine. En effet, on peut

mettre en évidence au fil de l'histoire de ces 50 dernières années, un sur-

investissement en motivation, en matériel, en personnel et en budget dans le

domaine curatif. D'où une sur-valorisation de cet aspect, avec le prestige social

important qui lui est rattaché.



A contrario, on constate pendant cette période un désinvestissement des activités

de maintien et d'entretien de la Vie, avec une dévalorisation et peu de prestige

social. Actuellement pour des raisons économiques, la politique de santé a

tendance à redonner une place à la prévention, à la promotion et à l'éducation

sanitaires. En effet, on peut souvent vivre toute sa vie sans avoir besoin de

traitement ou de réparation, mais on ne peut pas vivre sans soin = Soigner est

différent de traiter (cf. MF Collières).



Approche multidimensionnelle (= holistique) du Soin : les différents axes du

Soin



1) assurer en permanence les grandes fonctions vitales de la naissance à la mort,

en prenant en compte les réponses aux besoins biologiques, psycho-

intellectuels, psycho-émotionnels et affectifs, et spirituels de la personne

humaine = soins de Santé primaires pour l'entretien de la vie et la promotion de

la Santé 2)



Document de travail de Chirurgie Cardiovasculaire de l’ICA élaboré par le Secrétariat du Pr Kangah le 01/03/2005

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2) Eduquer les gens pour une meilleure gestion de leur santé par eux-mêmes.



3) prévenir les risques liés à certaines activités de la Vie : prévention primaire

(accidents domestiques, accidents du travail, de la route...)



4) traiter la maladie quand elle survient et prévenir les risques qui lui sont reliés

(complications, séquelles, handicaps) par la prévention secondaire et tertiaire



5) réhabiliter, réinsérer dans la vie sociale, familiale et professionnelle après la

phase aigue de la maladie ou après l'installation d'un handicap.



Les différentes dimensions des Soins Infirmiers :



Elles sont fonction des axes mis en évidence ci-dessus. On distingue :



1) la dimension de promotion, d'entretien et de maintien de la vie et de la santé



2) la dimension éducative. L'éducation pour la Santé est une dimension

transversale par rapport aux autres = il faut être éduqué pour entretenir ou

promouvoir sa santé, pour gérer la maladie quand elle survient, et aussi pour savoir

se réinsérer le cas échéant



3) la dimension préventive (éviter les risques connus pour la santé, éviter les

complications connues des maladies et des traitements)



4) la dimension curative et de réparation



5) la dimension de réhabilitation-réinsertion



6) les soins palliatifs



Les soins coutumiers tels que définit par MF Collières, représentent les soins de

base ou soins de Santé primaires. Un manque de ce type de soins ou une mauvaise

adaptation de ceux-ci, peut entraîner des désordres de Santé pouvant aller jusqu'à

des dysfonctionnements graves (pathologies), par exemple:



- les maladies cardio-vasculaires = AVC, IDM, artérite - certains types de cancers



= poumons, vessie, côlon, peau - les accidents et traumatismes divers



- les dépressions et certains types de suicides



Point de vue :



On peut alors se demander si le recours quasi exclusif aux soins curatifs et de

réparation (tel que pratiqué dans le système de santé en France), n'est pas le signe

de l'absence, ou du moins de l'insuffisance notoire, de soins de Santé primaires

adaptés ?









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On ne désinfecte bien que ce qui est propre » Liu XANG



I) DESINFECTION A FROID



1) Préparation



a) lavage simple des mains

b) gants (non stériles) + bavette + lunettes de protection



2) Traitement préliminaire



Essuyage et rinçage de la partie externe du matériel (avec du non tissé, non stérile)



3) Nettoyage et Décontamination



a) démonter tout ce qui est démontable (valves et pistons) + ouvrir les robinets

b) immersion totale du matériel dans un bain d'ALKAZYME (1 dose pour 5 litres

d'eau chaude) pendant 15 min. le bain est renouvelé à chaque procédure

c) irrigations et écouvillonnages répétés des canaux

d) lavage extérieur (compresse non tissée, non stérile) brossage de l'optique, des

valves, des pistons et du câble de lumière froide (brosse souple non abrasive)



A la fin de cette étape il ne doit plus persister de trace de sang sur le matériel



4) Rinçage et Séchage



a) immersion totale

b) rinçage extérieur et intérieur à l'eau courante

c) séchage externe (avec du non-tissé, non stérile)

d) séchage interne à l'air comprimé médical

e) vérification du bon fonctionnement des instruments



Chaque étape doit durer 5 min. au moins



5) Désinfection à froid



a) immersion totale dans ALKACIDE à 5 % contenue dans un bac stérilisé



(2 flacons monodosés pour 10 litres d'eau) pendant 1 heure





b) irrigations des canaux (300 ml / canal)



La solution est utilisable pendant 5 jours maximum





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6) Rinçage final



Manipulation aseptique = gants stériles



a) immersion totale dans de l'eau stérile contenue dans un bac stérilisé

b) irrigation des canaux

c) séchage



Faire une fois par mois un prélèvement bactériologique de l'eau de rinçage



Les brosses et écouvillons utilisés à l'étape 2 doivent subir ce cycle de désinfection



DESINFECTION DE FIN DE JOURNEE





Pour le matériel non autoclavé: séchage minutieux, stockage INTERDICTION

FORMELLE DE LA MOUSSE

Le lendemain avant utilisation des étapes 5 et 6 de la procédure de désinfection à

froid



STERILISATION A L'AUTOCLAVE



Elle doit être utilisée de préférence à la stérilisation à froid

Les 3 premières étapes sont identiques



1) Traitement préliminaire

2) Nettoyage et décontamination

3) Rinçage et séchage

4) Stérilisation



Lubrification des valves, des pistons (qui ne sont pas remontés) et des articulations

des instruments



Reconstitution des boites et passage à l'autoclave à vapeur d'eau (134°C sous 2 bar

pendant 18 min)



SAUF : l'optique et le câble de lumière froide (désinfection à froid) ces 2 derniers

éléments ne doivent pas passer dans la machine à ultrasons



En effet, il est aujourd'hui obligatoire que le cycle de stérilisation de l'autoclave

comporte un plateau à 134°c sous 2 bars de pression pendant une durée de 18

minutes pour apporter une réponse efficace au risque prion.

Deuxièmement, les optiques sont aujourd'hui autoclavables et tous les optiques

stérilisables à froid doivent progressivement être remplacés par des optiques

autoclavables, ce qui peut poser d'autres problèmes comme la réduction de la durée

de vie du matériel, mais qui améliore la sécurité du patient, ce qui reste primordial.





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PROCEDURES EN SOINS INFIRMIERS

D’UN OPERE A CŒUR OUVERT





PERIODE PREOPERATOIRE



Examens préopératoires :



Il faut :



 Récupérer les différents examens spécifiques :

- le bilan cardiaque : ECG, échographie Doppler cardiaque et aortique, coronarographie,

ECG et scintigraphie d’effort, enzymes cardiaques (CPK , MB, LDH) ;

- le bilan pulmonaire : radiographie du thorax face et profil, EFR, gaz de sang ;

- le bilan es facteurs de risque : bilan lipidique et hépatique ;

- la recherche d’un foyer infectieux ORL, stomatologique, urinaire ou

cutané (folliculite présternale) qui permet de repousser l’intervention

s’il existe une infection.



 Prélever ou récupérer les résultats du bilan préopératoire :

- NFS + plaquettes, hémostase complète, ionogramme sanguin,

glycémie, créatinémie ;

- Groupe sanguin, facteur rhésus, RAI et anticorps anti-

leucoplaquettaires accompagnés d’une commande systématique de

sang.



PREPARATION DU PATIENT



La veille de l’intervention :



- Préparation psychologique du patient : rassurer, expliquer

l’intervention et les suites opératoires (présence de drains) ; expliquer

au patient que la douleur est systématiquement traitée par des

antalgiques ;

- Préparation respiratoire avec le kinésithérapeute qui commence

plusieurs jours avant intervention ; elle permet un apprentissage des

exercices respiratoires indispensables en postopératoires ;

- Vérification de l’arrêt d’un traitement par les antivitamines K (Sintrom,

préviscan, …) 48 heures avant l’intervention ; le relais est

habituellement assuré par les héparines calciques ;

- Vérification de l’arrêt antiagrégants plaquettaires tel l’aspirine ou le

ticlid depuis au moins 8 jours si possible ;

- Poursuite des traitements prescrits comme les bêtabloquants ou les

inhibiteurs calciques ;

- Douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine rouge ;

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- Contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

- Patient à jeun à partir de 0 heur



Le jour de l’intervention :



- Douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine rouge ;

- Dépilation large selon le protocole du service : thorax, abdomen, région inguinale

et jambe (si nécessité d’un greffon veineux) ;

- Préparation du tissu cutané avec Hibitane ou Bétadine jaune et vérification de la

propreté de l’ombilic ;

- Prémédication en fonction de la prescription ;

- Habillement du patient avec une casaque, des surchaussures et une coiffe de bloc ;

- Contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

- Vérification et transmission du dossier complet.





DANS LA SALLE D’OPERATION :



1. Préparation spécifique de la salle d’opération

( Surveillant d’unité de soins )



 Table d’opération

 Stérilisation

 Air conditionné



2. Matériel non consommable



 Veiller au bon fonctionnement des appareils :

( Infirmiers panseurs )



o Scopes,

o Bistouri électrique avec les accessoires

o Scialytique,

o Aspirateur mural ou portable

o Pace maker

o Rallonge du pace maker

o Défibrilateurs et accessoires

o Poches de pression



( Infirmiers Instrumentistes )



Boites d’instruments spécifiques (Cœur adultes, cœur enfants, cœur nourrissons )



( Infirmiers Perfusionnistes )



o ‘’ Cœur –poumon artificiel ‘’

o Cell Saver

o Echangeur thermique

o Matelas chauffant









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3. Matériel consommable



 Veiller à la présence physique



( Infirmiers perfusionnistes) :





o des prothèses valvulaires avec des tailles adéquates : valves, anneaux de

Carpentier, conduit dialine droit

o tissus prothétiques ( patch )

o Oxygénateur

o Circuits de cardioplégie

o Autres accessoires de CEC

o Solution de cardioplégie

o Hémoconcentrateur

o Sang



( Infirmiers panseurs )



o Sutures

o Compresses

o Gants de tailles differentes

o Trousses opératoires

o Casaques opératoires

o Bavettes

o Sur Chaussures

o Cagoules

o Drains d’aspiration droits, courbes

o Tuyaux d’aspiration

o Raccords droits, biconiques ( prévoir la taille adéquate )

o Sondes de foley

o Matériel de pansement

o Lames de bistouri

o Accessoires pour la TA sanglante ( tête de pression avec les rallonges )

o Electrodes épicardiques

o Electrodes sèches

o Rondelles adhésives



( Infirmiers panseurs )



o Accueil du patient

o Vérification du permis opératoire

o Installation en salle d’opération

o Préparation du patient

o Service du matériel non consommable et matériel consommable



( Infirmiers instrumentistes )



o Préparation de la table d’opération

o Instrumentation

o Installation du système d’aspiration intra thoracique

o Installation de l’entraînement électrosystolique ( pace maker )

o Pansement



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PROCEDURE EN CHIRURGIE VASCULAIRE





Examens préopératoires :



Il faut :



 Récupérer les différents examens spécifiques :

- l’échographie Doppler de l’aorte et des membres inférieurs et la mesure de l’index

systolique de pression distale, qui précise l’étendue des atteintes des artères

profondes et superficielles ;

- l’artériographie, qui montre l’occlusion et la sténose artérielle et renseigne sur

l’importance du développement de la circulation collatérale ;

- le bilan lipidique et hépatique (cholestérol total, LDL, HDL, apolipoprotéines,

triglycérides), qui recherche les facteurs de risque ;

- le bilan d’une autre localisation athéromateuse :

- cardiaque : ECG, échographie cardiaque, scintigraphie au thallium,

coronarographie ;

- cérébrale : scanner et écho-doppler ;

- la recherche d’un foyer infectieux ORL et stomatologique, qui permet de repousser

l’intervention s’il existe une infection ;

- le bilan respiratoire : EFR et radiographie pulmonaire ;



 Prélever ou récupérer les résultats du bilan préopératoire : NFS + plaquettes, hémostase,

groupe sanguin facteur Rhésus, RAI, ionogramme sanguin, glycémie, créatinémie.



PREPARATION DU PATIENT



 La Veille de l’intervention :





 Préparation psychologique du patient : rassurer, expliquer l’intervention et les suites

opératoires (présence de drains) ; expliquer au patient que la douleur est

systématiquement traitée par des antalgiques ;

 Préparation respiratoire avec le kinésithérapeute commencée plusieurs jours avant

l’intervention ;elle permet un apprentissage des exercices respiratoires indispensables

en postopératoire ;

 Préparation colique si la voie d’abord utilisée est transpéritonéale

 (X prep …) ;

 Vérification de l’arrêt d’un traitement par les antivitamines K (Sintrom, Tromexane

…), 48 heures avant l’intervention ; le relais est habituellement assuré par les

héparines calciques ;

 Verification de l’arrêt des antiagrégants plaquettaires (aspirine, ticlid…) depuis au

moins 8 jours ;

 Douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine rouge ;

 Contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

 Patient à jeun à partir de 0 heure.







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 Le jour de l’intervention :



 Douche et shampooing avec Hibiscrub ou Bétadine rouge ;

 Dépilation selon le protocole du service : des mamelons (lésions sus-inguinales) ou de

l’ombilic (lésions sous-inguinales) jusqu’aux deux pieds inclus, sans oublier le pubis et le

périnée ;

 Préparation du tissu cutané avec Hibitane ou Bétadine jaune et vérification de la propreté

de l’ombilic ;

 Prémédication en fonction de la prescription ;

 Habillement du patient avec une casaque, des surchaussures et une coiffe de bloc ;

 Contrôle du pouls, de la pression artérielle et de la température ;

 Vérification et transmission du dossier complet.









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PANSEMENT







 OBJECTIF DU SOIN



 Protéger une plaie ;

 Prévenir le risque infectieux en isolant la paie ;

 Faciliter la cicatrisation.



 MATERIEL



Utiliser un chariot individuel et décontaminé entre chaque patient.



 Sur le premier étage : matériel stérile et propre :

 Protection à usage unique ;

 Surblouse et masque de protection (en fonction des

services) ;gants à usage unique non stériles type Vilain ;set de

pansement avec pinces et ciseaux ;

 Champ et compresses stériles ;

 Antiseptiques de préférence en monodoses ;

 Sérum physiologique ou eau stérile ;

 Nécessaire à prélèvement (écouvillon) si besoin ;

 Nécessaire à irrigation (seringue et Cathlon) si besoin ;

 Pansement primaire (Biogaze, tule gras, Adaptic, mèche…) ;

 Pansement secondaire (Elastoplast, Mépore, Tégaderm, bande

élastique…).



 Sur l’étage inférieur : matériel susceptible de devenir septique :

 Conteneur à objets piquants ou tranchants ;

 Boîte de décontamination des instruments ;

 Sacs imperméables pour l’élimination des déchets.





 RECOMMANDATIONS



 Le pansement doit toujours être réalisé dans des conditions d’asepsie optimale,

c’est-à-dire sur un malade propre (après la toilette) et dans un lit propre.

 Vérifier les dates de péremption et l’intégrité des emballages du matériel utilisé.

 Commencer toujours par les pansements les plus propres pour terminer par ceux

des patients infectés.

 Pour un même patient, commencer par la plaie la plus propre et utiliser un set par

pansement.

 Pour nettoyer la plaie, aller du moins souillé vers le plus souillé.

 Appliquer l’antiseptique sur une plaie nettoyée au préalable.

 Si une erreur occasionne la déstérilisation du matériel, il doit être changé.

 Les ciseaux utilisés pour couper l’adhésif ne doivent jamais se trouver dans la

poche, mais sur le chariot après avoir été lavés et décontaminés.



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 DEROULEMENT



 Vérifier la prescription médicale.

 Préparer le matériel sur le chariot individuel en séparant le matériel stérile ou

propre (1er étage du chariot) du matériel non stérile.

 Effectuer un lavage simple des mains : eau et savon, durée 30 secondes.

 Monter ou descendre le lit du patient de façon à travailler dans des conditions

ergonomiques.

 Installer confortablement le patient en veillant à la pudeur.

 Revêtir une surblouse, une coiffe et un masque si le protocole du service le

demande.

 Installer une protection de façon à isoler le pansement des drap.

 Retirer le pansement à l’aide d’un gant de type Vilain, retourner le gant pour

enfermer le pansement sale à l’intérieur et jeter l’ensemble dans le sac à déchets.

 Effectuer un lavage antiseptique des mains : eau et savon antiseptique, durée 1

minute minimum ; ou réaliser l’antisepsie au Stérillium : 3 ml de produit en friction

durant 30 secondes.

 Ouvrir le set de pansement, installer les pinces sur le bord du plateau, remplir la

cupule du produit à utiliser.

 Ouvrir un paquet de compresses et déposer celles-ci dans le plateau.

 Choisir une pince qui servira à prélever les compresses et restera toujours dans le

plateau stérile, tandis que l’autre ne sera utilisée que pour nettoyer la plaie.

 Faire un tampon monté à l’aide des deux pinces en veillant à ce qu’il soit le plus

fonctionnel possible et non traumatisant.

 Prélever le sérum physiologique ou l’antiseptique.

 Nettoyer le champ opératoire (extérieur de la plaie).

 Nettoyer la plaie du plus propre au plus souillé, c’est-à-dire de l’intérieur de la

plaie vers l’extérieur, en utilisant une compresse par passage (jamais de va-et-

vient).

 Rincer, puis sécher la plaie et appliquer la prescription (Adaptic, tulle gras,

pansement sec ou humide…).

 Recouvrir de compresses ou d’un pansement secondaire tout prêt (Mépore), en

veillant à rendre le pansement hermétique.

 Immerger les instruments sales dans le bain décontaminant.

 Réinstaller confortablement le patient.

 Fermer les sacs à déchets avant de sortir de la chambre du patient.

 Ranger le matériel, nettoyer et décontaminer le chariot.

 Effectuer un lavage simple des mains : eau et savon, durée 30 secondes.

 Noter dans le dossier de soins les observations concernant la plaie et les produits

utilisés.









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ABLATION DE FILS OU D’AGRAFES





 OBJECTIF DU SOIN

Retirer le matériel de suture (fils non résorbables ou agrafes) lorsque l’incision est refermée en

voie de cicatrisation.



 MATERIEL

 Protection à usage unique ;

 Gants à usage unique non stériles type Vilain ;

 Set de pansement ;

 Coupe-fil, bistouri ou ciseaux pointus stériles ;

 Pince de Michel ou ôte-agrafe type Précise ;

 Compresses stériles ;

 Antiseptiques ;

 Sérum physiologique ou eau stérile ;

 Sutures adhésives (Stéri-strip…) ;

 Pansement secondaire (Elastoplast, Mépore, Tégaderm, bande élastique…) ;

 Conteneur à objets tranchants ;

 Boîte de décontamination des instruments ;

 Sacs imperméables ^pour l’élimination des déchets.



 RECOMMANDATIONS



 Vérifier la prescription médicale avant l’ablation des fils ou des agrafes. Les fils ou

les agrafes peuvent être retirés en une seule fois ou seulement un fil ou une agrafe

sur deux. Les agrafes sont généralement desserrées la veille de leur ablation.

 Vérifier l’état de la cicatrisation avant l’ablation du matériel ;

 Eviter de faire pénétrer la partie extérieure du fil (considérée septique) à l’intérieur

de la plaie (considérée aseptique).



 DEROULEMENT



 Pr2parer le matériel sur le chariot individuel en séparant le matériel stérile ou

propre (1er étage du chariot) du matériel non stérile ;

 Effectuer un lavage simple des mains : eau et savon, durée 30 secondes .

 Monter ou descendre le lit du patient de façon à travailler dans des conditions

ergonomiques ;

 Installer confortablement le patient en veillant à la pudeur ;

 Expliquer le soin au patient ;

 Installer une protection de façon à isoler le pansement des draps ;

 Retirer le pansement à l’aide d’un gant de type Vilain, retourner le gant pour

enfermer le pansement sale à l’intérieur et jeter l’ensemble dans le sac à déchéts ;

 Effectuer un lavage antiseptique des mains : eaux et savon antiseptique, durée 1

minute minimum ; ou réalisr l’antisepsie au Stérillium : 3 ml de produit en friction

durant 30 secondes ;

 Ouvrir le set de pansement, installer les pinces sur le bord du plateau, remplir la

cupule de produit antiseptique ;

 Nettoyer et désinfecter la plaie en insistant sur lesp oints de pénétration des fils ou

des agrafes pour retirer d’éventuelles croûtes ;

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 Déposer une compresse stérile près de la plaie pour y poser les fils ou les agrafes

au cours de l’ablation.



Pont séparé :



 Saisir une des extrémités du fil avec la pince et le mobiliser pour le décoller de la

peau ;

 Couper le fil sou le nœud au ras de la peau ;

 Tirer le fil et le poser sur la compresse en vérifiant la présence des trois brins ;

 Faire de même pour les autres fils ou un fil sur deux selon la prescription.



Sujet simple :



 Tenir le nœud de départ avec la pince et couper au ras de la peau ;

 Extérioriser en tirant avec la pince le premier fil ainsi libéré, le couper au ras de la

peau et le déposer sur la compresse ;

 Faire de même jusqu’au nœud final, ce qui a pour conséquence de ramener la

totalité du fil intradermique à l’extérieur. Cette manœuvre est effectuée doucement,

pour ne pas casser le fil.



Agrafes :



 Saisir les deux extrémités de l’agrafe entre les mors de la pince à pansement ;

 Introduire le bec de la pince de Michel ou la partie proéminente de l’ôte-agrafe

entre la peau et au centre de l’agrafe ;

 Serrer la pince de Michel ou l’ôte-agrafe, ce qui entraîne l’ouverture de l’agrafe ;

 Dégager l’agrafe et la déposer sur la compresse ;

 Faire de même pour toutes les agrafes ou une sur deux en fonction de la

prescription ;

 Jeter le coupe-fil dans le conteneur à objet tranchant

 Immerger la pince de Michel sale dans le bain décontaminant ;

 Nettoyer et sécher la cicatrice ;

 Si l’incision présente une désunion, il est possible de rapprocher les berges et de les

fixer avec des sutures adhésives (Stéri-strip) ;

 En fonction de la cicatrice obtenue, la laisser à l’air ou la recouvrir d’un

pansement ;

 Immmerger les instruments sales dans le bain décontaminant ;

 Réinstaller confortablement le patient ;

 Fermer les sacs à déchets avant de sortir de la chambre du patient ;

 Ranger le matériel, nettoyer et décontaminer le chariot ;

 Effectuer un lavage simple des mains : eau et savon, durée 30 secondes ;

 Noter dans le dossier de soins l’ablation des fils ou des agrafes, l’état de la

cicatrice, la pose de sutures adhésives ou de pansement.









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DRAINAGE ASPIRATIF DE TYPE REDON





 OBJECTIF DU SOIN



Permettre l’évacuation des liquides organiques d’une plaie suturée. En éliminant les saignements

persistants à la fin d’une intervention chirurgicale, il prévient les hématomes et les suppurations

secondaires.



 MATERIEL



 Le drain en PVC est installé pendant l’intervention dans la plaie, et l’une de ses

extrémités ressort en peau saine, à quelques centimètres de la cicatrice. Il est en

principe fixé à la peau par un fil ou des Stéri-trip.

 La tubulure de liaison permet de raccorder le drain au flacon collecteur. Une de

ses extrémités est munie d’un connecteur multicharrières adaptable au drain et

l’autre d’un embout adaptable au flacon (connexion Luer-Lock).

 Le flacon collecteur peut être fourni sous vide 5FLACON PLASTIQUE TYPE

Drainobag° ou sans vide (flacon plastique à soufflets tpe Drainosetp.

 Les témoins de vide ont le plus souvent la forme d’un accordéon et peuvent se

trouver :

 Sur le flacon (Drainobag) ; il est muni d’un indicateur de contrôle ;

 Pour le Drainoset, le vide est réalisé manuellement par simple pression sur

les parois du flacon. Le flacon ainsi replié sert donc de témoin de vide.



 Le matériel est livré stérile. Les flacons collecteurs sont gradués et de taille

différentes de 40 ml (mini-Drainoset) à 600 ml en fonction de leur usage. La

dépression n’est pas réglable et diminue au fur et à mesure que le flacon se remplit,

d’où la nécessité de le surveiller et de le changer lorsqu’il n’est plus sous vide.



 RECOMMANDATIONS



 L’ensemble du système doit toujours rester stérile ;

 Le drain doit toujours être perméable ;

 Le flacon doit être maintenu en déclive pour éviter la remontée de secrétions dans

la plaie ;

 Lorsqu’il existe plusieurs flacons, ils doivent être identifiés (numérotés), ainsi que

les tubulures, afin d’être différenciés.

 Selon le protocole de service, le flacon collecteur est changé :

 Lorsqu’il doit être mis en culture ;

 Lorsqu’il est plein ;

 Lorsqu’il n’est plus sous vide.



 Suivant le type d’intervention, le drainage est maintenu en place de 48 heures à 8

jours, voire plus chez les patients infectés (ablation du Redon après trois cultures

stériles).

 Lorsque le liquide recueilli est trop abondant ou en fonction de l’intervention (site

de prélèvement), il peut être nécessaire de casser le vide avec une prise d’air stérile

affin de limiter les pertes sanguines.





 CHANGEMENT DE FLACON COLLECTEUR

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 Avant le soin, se laver les mains (lavage antiseptique) ;

 Il est recommandé de mettre un masque et des gants à usage unique non stériles. Il

peut être nécessaire de faire porter un masque au patient lorsque le Redon est près

de son visage (chirurgie maxillo-faciale…).

 Installer le patient confortablement ;

 Clamper la tubulure de liaison et le flacon à l’aide des clamps intégrés au système ;

 Désadapter la tubulure de l’ancien flacon à l’aide d’une compresse stérile

bétadinée et la réadapter sur le nouveau flacon stérile ;

 Déclamper le nouveau flacon, puis la tubulure ;

 Vérifier le témoin de vide qui doit être rétracté ;

 Réinstaller le patient confortablement ;

 Suspendre le flacon au lit du patient à l’aide de la bride de fixation en respectant la

position déclive du flacon ;

 Noter la date et l’heure du remplacement du ou des flacons sur la feuille de soins,

de même que la quantité et l’aspect des secrétions.

 Selon le protocole de service, une étude bactériologique du liquide recueilli peut

être effectuée (envoyer le flacon collecteur au laboratoire muni d’un obturateur

stérile et de la feuille de demande d’examen).

 Le flacon usagé sera éliminé selon le circuit des déchets contaminés



 ABLATION DU DRAINAGE



 Ce soin est effectué sur prescription médicale (article 4 du décret n° 93-345).

 Avant le soin, se laver les mains (lavage antiseptique).

 Mettre un masque et un gant à usage unique nos stérile de type Vilain. Il peut être

nécessaire de faire porter un masque au patient lorsque le Redon est près de son

visage (chirurgie maxillo-facial…) ;

 Installer le patient confortablement

 Retirer le pansement à l’aide du gant de Vilain et enfermer le pansement à

l’intérieur ;

 Se passer les mains au Stérillium (antiseptique spécifique) ;

 Effectuer le nettoyage de la peau et de l’orifice du drain avec des pinces et des

compresses stériles imbibées d’un antiseptique (Bétadine ou Hibiscrub) ;

 Couper le fil qui maintien le drain à la peau à l’aide d’un coupe-fil ou de ciseaux

stériles ;

 Demander au patient de respirer calmement et profondément, tirer doucement et

sans à –coups le drain non clampé. Surveiller les réactions du patient (faciès).

 Selon le protocole de service, couper l’extrémité du drain avec un coupe-fil ou des

ciseaux stériles et le placer dans un tube stérile pour examen bactériologique ;

 Jeter le coupe-fil dans le conteneur à objets piquants et tranchants ;

 Nettoyer l’orifice ainsi créé, le recouvrir d’une compresse stérile et d’un pansement

occlusif type Méporre.

 Lorsque le drain est sous le plâtre, il faut demander au chirurgien si le drain est fixé

à la peau. Dans ce cas, l’ablation nécessite la confection d’une fenêtre ou

l’ouverture du plâtre en vivalve ;

 Réinstaller le patient confortablement ;

 Noter la date et l’heure de l’ablation du drain sur la feuille de soins ;









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DRAINAGE THORACIQUE





 OBJECTIF DU SOIN



 Drainer un épanchement liquidien ;

 Evacuer un pneumothorax ;

 Rétablir une pression négative pour ramener le poumon à la paroi (Réexpansion) ;

 Dans les thoracotomies, le drainage thoracique permet de drainer l’air résiduel

(drain supérieur), le sang et les liquides d’exsudation (drain inférieur).





 PREPARATION DU SYSTEME



Le drainage avec bocaux





 Il se compose d’un ou de deux bocaux reliés à un manomètre de vide réglable par

l’intermédiaire d’une soupape à eau (tube en verre gradué type Jeanneret).

 Les bocaux sont fermés par un bouchon dans lequel pénètrent un tube (ou canne)

en verre long qui plonge dans l’eau et un tube en verre court qui ne doit jamais être

immergé ;

 Le tube court est laissé au contact de l’aire atmosphérique (siphonnage) ou relié au

manomètre de vide (drainage aspiratif) ;

 Le tube long est relié au drain du patient par l’intermédiaire d’un tuyau de raccord.



Etapes de préparation :



 Sortir le bocal de son emballage stérile ;

 Enlever le bouchon du bocal sans déstériliser les tubes en verre ;

 Verser 500 ml d’eau stérile et signaler le niveau avec du sparadrap ou un marqueur

sur le bocal ;

 Remettre le bouchon sur le bocal ;

 Faire de même pour le deuxième bocal ;

 Connecter les deux bocaux avec un raccord court ;

 Connecter le premier bocal au patient par l’intermédiaire d’un tuyau placé sur le

tube en verre immergé ;

 Connecter le deuxième bocal à la source d’aspiration (soupape de Jeanneret) par

l’intermédiaire du tuyau fixé sur le tube court non immergé ;

 Régler la dépression en fonction de la prescription.





Le drainage type Pleur-Evac A-6000 ou A-8000



 C’est un système de drainage à usage unique qui comprend :

 Une chambre de recueil des liquides (2500 ml) à trois

compartiments gradués et qui est reliée au patient ;

 Une colonne de sécurité dite « chambre scellée sous eau » ;

 Une chambre d’aspiration composée d’une colonne d’eau dont le

niveau détermine la valeur de l’aspiration. Elle est reliée à la prise

de vide ou à l’air ambiant ;



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 La préparation pouvant être légèrement différente d’un appareil à l’autre, il est

impératif de lire la notice explicative fournies avec le Pleur-Evac. En principe, il

faut respecter ces différentes étapes.

 SORTIR LE Pleur6Evac de son emballage stérile ;

 Remplir d’eau stérile le scellé sous eau à l’aide de l’entonnoir

jusqu’au trait, soit 2 cm. Une membrane, accessible à l’aide d’une

aiguille et d’une seringue stérile, permet d’augmenter ou de

diminuer le niveau d’eau en cas d’erreur ;

 Remplir d’eau stérile la chambre d’aspiration jusqu’au niveau de

dépression prescrit. Une membrane, accessible à l’aide d’une

aiguille et d’une seringue stérile, permet d’augment ou de diminuer

le niveau d’eau en cas d’erreur ;

 Connecter le drain du patient au tube de la chambre de recueil ;

 Raccorder la chambre d’aspiration au manomètre, et régler le vide

jusqu’à l’apparition d’un bullage léger. Certains appareils (A-6000)

sont munis d’un sélecteur de contrôle de vide qu’il faut tourner

jusqu’à ce que le flotteur apparaisse dans la fenêtre.



 RECOMMANDATIONS





 Numéroter les drains pour les différencier ;

 Changer le système chaque jour après avoir noté les quantités recueillies ;

 Se laver les mains et utiliser des gants non stériles ;

 Le drain doit toujours être branché sur la tige en verre immergée, ce qui évite au

drain d’être en contact direct avec la pression atmosphérique ;

 L’aspiration doit toujours être branchée sur la tige non immergée sous peine

d’aspirer le liquide du bocal dans la source de vide ;

 Les drains doivent toujours être clampés lors des changements de système

d’aspiration. Ils sont clampés à l’aide de deux pinces placées tête-bêche sur le

drain. Le clampage doit être très rapide, car il est néfaste de clamper un drain qui

bulle (risque d’emphysème).

 Le système doit toujours être placé en déclive par rapport au patient ;

 Un drain de pneumonectomie ne doit jamais être en aspiration mais en siphonnage

à l’aide d’un bocal ou d’un système Pleur-Evac spécial permettant le contrôle des

pressions négatives et positives.





 SURVEILLANCE DU SYSTEME



 Contrôler le rythme et l’amplitude respiratoires du patient, la qualité de la toux, la

coloration des téguments, la présence ou l’absence de douleur ;

 Vérifier la fixation du drain pour limiter le risque de retrait accidentel : il est fixé à

la peau par un fil cutané et un sparadrap roulé en cravate ;

 Le drain ne doit pas être arraché lorsque le patient se retourne dans son lit ; de

même, le tuyau de raccord ne doit pas exercer de tension sur lui (fixer les tuyaux de

raccord au lit du patient).

 Vérifier la perméabilité : le drain ne doit pas être bouché ou coudé, et le patient ne

doit pas être couche dessus. Il faut « traire » le drain toutes les 4 heures pour éviter

la formation de caillots à l’intérieur et leur occlusion ; utiliser une pince à traire ou

les doigts en prenant garde de ne pas tirer sur le drain.





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 Vérifier la position des tuyaux qui ne doivent être ni coudés, ni faire de boucle, ni

être d’une longueur excessive (1,50m maximum) ;

 Noter l’aspect et la quantité de l’écoulement recueilli et signaler tout drainage

supérieur à 300 ml. Les quantités recueillies doivent faire partie du bilan des

entrées et des sorties et nécessitent parfois une compensation sur prescription.

 Vérifier l’étanchéité du circuit, la présence ou non de bullage (faire tousser le

patient) ;

 Vérifier la présence ou l’absence de siphonnage : l’eau monte à l’inspiration et

descend à l’expiration ;

 Vérifier l’efficacité du drainage par un contrôle radiologique et des gaz du sang

(sur prescription)

 Nettoyer et refaire le pansement du drain chaque jour en prenant soin de laisser en

place les fils d’attente.





 ABLATION DU DRAIN





 L’ablation du drain est exécutée par le médecin lorsque le drain est exclu, c’est-à-dire

quand il ne donne plus ni sang ni air depuis au moins 24 heures.

 Après clampage du drain pendant 24 heures, une radiographie pulmonaire permet de voir

si le poumon est revenu à la paroi. Deux personnes sont nécessaires pour retirer un drain :



 Préparer le matériel nécessaire à l’ablation : champ stérile, compresses stériles

bétadinées et sèches, coupe-fil et gants stériles ;

 Remettre le drain en aspiration à – 20 cm H2O ;

 Enfiler les gants stériles (pour les deux opérateurs) ;

 Nettoyer le pourtour du drain à l’aide de compresses stériles bétadinées ;

 Couper le fil qui retient le drain à la peau avec un coupe-fil stérile ;prevenir le

patient et lui demander de bloquer sa respiration ;

 Enserrer le drain avec des compresses stériles ;

 Pincer la peau à la sortie du drain et tirer doucement sur celui-ci pendant que

l’autre personne serre les fils d’attente au plus près de la peau ;

 Faire une pansement compressif pour obstruer l’orifice du drain ;

 Selon le protocole de service, couper l’extrémité du drain avec des ciseaux stériles

et la placer dans un tube stérile pour examen bactériologique ;

 Eliminer le reste du drain et le système aspiratif par le circuit des déchets

contaminés.









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