LES DIFFERENTES ETAPES
DE L’EVOLUTION DU JOUEUR
EN FONCTION
DE SON AGE
ET
DE SA MATURITE
ANALYSE DU SUJET
• Intéressant mais très difficile car les conséquences pédagogiques
sont individuelles. Pas un groupe ne correspondra aux mêmes stades
de maturité.
• En général les filles ont au moins deux ans d’avance sur les garçons.
• C’est à 15 ans (travail publié par Roattino) que les garçons
présentent le plus grand écart de maturation.
– Soit 2.5 ans en plus ou en moins en fonction de l’âge
chronologique.
– Schématisons: nous pouvons difficilement édicter des principes
similaires pour une fille de 12 ans en avance de deux et pour un
garçon du même âge en « retard » de deux. Ils ont six ans de
différence!
• Il est délicat de donner des consignes strictes. Plutôt éveiller notre
vigilance.
• N’oublions pas. Un enfant n’est pas un petit homme. Il est bien
différent. C’est seulement le petit de l’homme.
AU SUJET DE LA MATURITE
• *LA MATURITE est fonction:
• Âge chronologique
• Maturité osseuse : quand le squelette n’a plus de cartilage de croissance.
• Maturité sexuelle : aptitude à se reproduire.
• Maturité musculo-tendineuse : vers la fin de l’adolescence.
• Maturité psychologique : bien difficile à fixer pour beaucoup de handballeurs !
• LES DETERMINANTS DE LA CROISSANCE
• *Le génôme
– Hormones:
• GH sous contrôle GRF, pulsatile cart. Croissance
• T3, T4: ossification épiphyses synergie avec GH
• Androgènes et oestrogènes
– Cartilage de croissance: vascularisé +, fragile
• *Le milieu
– L’alimentation
– L’activité (et le repos)
OBJECTIF DE LA FORMATION DU JOUEUR
• *Développer le triptyque
Se poser des questions
• OBSERVATION
(conception) • Quelles sont les erreurs à
éviter?
• DECISION
• Sur quelles spécificités doit-on
• REALISATION agir en fonction de l’âge? Doit-on
être spécifique au risque d’être
excessif?
• *La conception sera fonction de: La dissection (des facteurs
d’exécution!) est-elle utile à 12
– Concentration ans?
– Logique analytique et • Y a-t-il des facteurs essentiels
synthétique en fonction du temps imparti?
– Adaptation • Ne dois-je pas d’abord inculquer
– Structure fournie (système, un état d’esprit?
entraîneur,..)
– Mémorisation…
DEVELOPPEMENT STATURO-PONDERAL
• Enfance = du premier anniversaire au début de
la puberté.
• Puberté
Filles : 8 – 19 ans
Garçons : 10 – 22 ans
• Pic de croissance (cartilages de croissance)
12 ans chez les filles
14.5 ans chez les garçons
• Période pré-pubertaire : 5-11 filles, 5-13
garçons
• Période pubertaire: 18 cm filles , 25 cm
garçons.
Croissance « près du genou , loin du coude ».
Donc fragilité poignet, genou.
• Âge osseux en concordance avec âge
chronologique dans seulement 50% des cas.
• Une pression moyenne stimule le cartilage de
croissance.
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (1)
• LE TISSU OSTEO-CARTILAGINEUX
Réserve de Ca et P (boire du lait plutôt que du coca) , fabrication des
globules rouges.
Cartilage de conjugaison entre diaphyse et épiphyse.
Exercice plutôt actif sur la densité.
A ce moment, l’importance de la charge est plus en relation avec la
longueur des leviers qu’avec l’âge.
Les excès de charge seront plus mal supportés au moment du pic de
croissance.
Le squelette recèle plus de 1000 cartilages: risque microtraumatique très
augmenté.
• LES ARTICULATIONS
• La souplesse serait maximale vers 10 ans .
• Elle diminue par augmentation de la masse musculaire puis re-augmente.
• Être attentif à l’hyperlaxité de certaines filles entre 8-10 ans.
• Une souffrance articulaire qui persiste quelques minutes à cet âge
doit être prise en considération. En particulier au niveau rachidien.
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (2)
LE SYSTEME MUSCULO-TENDINEUX
• La masse musculaire évolue parallèlement au poids jusqu’à l’adolescence.
• Elle passe de 25% (naissance) à 40% du poids d’un adulte mâle
(testostérone). Cette différence est encore très importante au début
de l’adolescence.
• Accroissement fonction:
– Essentiellement hypertrophie par épaississement des myofilaments
(masse adulte entre 16-20 ans chez les filles , 18-25 chez les
garçons).
– Pas ou très peu par hyperplasie.
• Différenciation des fibres de 0 à 6ans . A 6 ans le % F1, F2a, F2b est
pratiquement identique à l’adulte.
TENDONS
– Les tendons arrivent à maturité anatomique vers 13-14 ans.
– Après leur évolution est minime.
– Le grossissement et la solidité du tendon est fonction de
l’importance du travail aérobie (Tipton).
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (3)
LA FORCE MUSCULAIRE
• Le contrôle neuromoteur complet
n’est pas établi au même âge pour
tous les muscles.
• Le pic se situe à 20 ans chez la femme
, entre 20 et 30 ans chez l’homme.
• L’entraînement aérobie chez l’enfant
améliore les aptitudes anaérobies.
• L’enfant n’a pas la capacité d’activer
complètement les unités motrices.
• Augmentation importante de la FM des
membres inférieurs entre 12 et 16ans.
• Les scores par Kg de poids
augmentent beaucoup chez l’homme
en fin de puberté.
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (4)
• TISSU ADIPEUX
– Le stockage passe de 10% à 15% chez les garçons et à 25% chez les
filles.
– Essentiellement par augmentation de volume de la cellule adipeuse
(adipocyte).
• THERMOREGULATION
– Le rendement mécanique (adulte: 20%) est moins bon. Donc produit
plus de chaleur à l’effort.
– L’activité sudorale par unité de surface est moins importante chez
l’enfant. Évacuation par évaporation moins efficace.
– A l’exercice, s’il fait chaud , l’enfant est plus facilement envahi par la
température externe (radiation, convection, chaleur de l’exercice).
Donc attention à la thermolyse chez le jeune à l’effort physique en
condition de forte température.
– Serait plutôt bien au froid mais hypothermie plus rapide que l’adulte
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (5)
CARDIO-VASCULAIRE
• Les fortes contraintes hémodynamiques sont encore moins
souhaitables que chez l’adulte (c.a.d. variations brutales , profondes ,
répétées du débit cardiaque).
• Le débit cardiaque (Qc = Vs * Fc) est inférieur car le Vs (volume
systolique) est bien sûr inférieur.
– Il est compensé par l’augmentation de fréquence (Fc)
et la différence artério-veineuse (CaO² - CvO²).
– Le balancement circulatoire est augmenté
• Rappel.
– FC max = 220 - âge ( 10). Peu de différence entre 10 et 18 ans!
La FC est proportionnelle à l’énergie dépensée lors d’un
effort prolongé.
• Le coup de frein vagal est encore plus marqué
possible lipothymie
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (6a) Les hormones
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (6b)
LES HORMONES
• Catécholamines (adrénaline,..): moins élevées chez l’enfant
Déclenchement psy, puis T°, déshydratation, hypoglycémie.
Modulé par entraînement.
• Hormones Pancréatiques
Glucagon moins, insuline moins régulation glycémie moins
bonne , avec réserves glycogène moindres.
augmenter la prise de sucres lents
• GH (hormone de croissance)
moindre à l’effort chez entraîné et chez enfant moins de 12 ans.
LES SPECIFICITES DE CET ÂGE (7)
HORMONES ET DEVELOPPEMENT
• À 7ans: ADRENARCHE = puberté surrénalienne (dont DHA) initie puberté
• PUBERTÉ:
– Début 11 ans chez filles (contre 16 fin 18ème siècle), 12 chez garçons.
accélération maturation osseuse.
– À ce moment hypothalamus devient plus sensible au taux de LH;
• Ainsi LH RH secrété de façon pulsatile, correspond à plusieurs
phénomènes (comme les -endorphines : hypophyse et hypothalamus).
LE DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR (1)
LE SYSTEME NERVEUX
• Pourvoyeur de la motricité.
• Maturation , fonction de la myélinisation (gaine autour de l’axone favorisant
la transmission de l’influx).
• La myélinisation , très élaborée vers 7 ans, se poursuit pendant toute la
puberté. Incomplète, elle reste une limitation pour l’amélioration de gestes
spécialisés ( mouvements rapides et précis).
• Elle conditionne la force musculaire. La proprioception.
• Equilibre, souplesse, coordination s’améliorent avec la maturation du SN.
SURVOL PSYCHOLOGIQUE
• Lors puberté et adolescence, le niveau d’écoute, la concentration sont
moins élevés qu’à l’état adulte.
• La volonté dans l’effort demande une plus grande motivation ludique.
• On constate une fragilité du caractère plus marquée. A 15-16 ans, existe la
peur de l’échec, peu constatée à 12 ans.
• Âge des grandes émotions , de la prise de risque.
• Âge où on doit apprendre à être raisonnable, judicieux.
LE DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR (2)
DEVELOPPEMENT NEURO-PSY, INTELLECTUEL, SOCIAL
• Assujetti au développement des synapses (connections) et à la
myélinisation.
• Le schéma corporel est affirmé vers 7 ans mais en pleine évolution
au niveau coordination , indépendance segmentaire.
A cet âge les gestes techniques deviennent réalisables.
D’où l’importance de l’entraînement, des habitudes.
• Il existe des syncinésies toniques (raidissement) qui vont
disparaître vers 10-12 ans (voire jamais!).
• La maturité du système visuel s’établit vers 10-12 ans.
• Lors des arrêts , des vacances on constate une évaporation des
acquis au retour , sans doute pas manque d’attention , de
concentration,..
LE DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR (3)
PSYCHISME SPECIFIQUE (Dupuis, Daudet)
• Vers 12 ans
– Début d’autonomie vis à vis de l’adulte.
– Fortes capacités d’apprentissage.
– Développement de l’esprit de compétition
– Construction du raisonnement à partir du concret
– Peut s’approprier les règles.
– Décontenancé face à l’échec.
– Ressent mal les remarques devant le groupe
– Goûts fragiles , variables.
– Seul sait s’arrêter si fatigué ( Ex : « gendarmes et voleurs »)
• 15 – 16 ans
– L’abstraction est arrivée
– La motivation est plus diversifiée. Devient moteur face à l’effort.
– S’oppose à l’adulte pour s’affirmer.
– La notion de tricherie utile peut se développer!
QUELQUES CONSTATS CHEZ LE 11 – 12 ANS
• Quelques attitudes ou comportements témoins de l’évolution chez des
pratiquants débutants ou juste débrouillés.
• La puissance du bras s’exprime par bras roulé ou bras horizontal.
• La coordination (indépendance segmentaire ++) est plus difficile sans la vue.
• Accélération du bras n’est pas marquée.
• Balle tenue comme un plateau de fromage.
• Membre supérieur rétréci type lancer de poids , comme lors de l’utilisation
de la main non dominante.
• Surtout chez les filles, différenciation difficile main droite/ main gauche .
Importance de la torsion (amble) pour sentir la tension des obliques et à
cause d’une moins bonne indépendance des ceintures.
• Centre de gravité vers l’avant (meilleure prise de vitesse,… ) . Non contrôle
du nombre de pas . Sensation d’équilibre imparfaite.
• Dissociation et précision encore imparfaite lors maniement corps/balle
(devant/derrière - derrière/devant, lancer –reprendre en l’air, dribbler avec
talons-fesses en faisant cercle bras,..). Grosse différence entre 6ème et
3ème.
SOURCES ENERGETIQUES : SPECIFICITES (1)
Les métabolismes énergétiques sont moins différenciés que chez l’adulte.
La source anaérobie est moins aboutie.
ANAEROBIE ALACTIQUE
• Explosif (100Cal/mn soit 418 KJ/mn) .
• Réserve ATP, PCr presque identique à l’adulte: 2-3 sec d’effort à P maxi.
Pas d’effet de l’entraînement spécifique.
ANAEROBIE LACTIQUE
• Grande puissance (50 Cal/mn). 30’’ (Wingate) à 1’ 30.
• Les réserves de glycogène sont faibles, l’utilisation plus limitée.
Wp = puissance maximale anaérobie Est bien inférieure à l’adulte.
Multipliée par 3 entre 7-8ans et 14-15ans.
• A 9-12 ans , l’enfant a une capacité de récupération de puissance anaérobie
supérieure à celle de l’adulte.
• La testostérone stimule le métabolisme anaérobie.
SOURCES ENERGETIQUES : SPECIFICITES (2)
• A. L. (suite)
• Expérience Ericksson: enfant 11-13ans.
Entraînement prolongé en aérobie provoque une
augmentation de [Als]max de 8.8 à 13.7 mmol/Kg.
• Chez l’enfant , l’effort aérobie puissance semble
augmenter le potentiel anaérobie: (PCr + ATP) et
glycolyse (activité PFK).
Donc pas besoin de travailler spécifiquement la
filière anaérobie lactique.
AEROBIE
• 10-20 Cal/mn , inertie moins longue.
• VO² max évolue régulièrement avec la croissance
jusqu’à la puberté.
• En ml/Kg : cf dessin ci-contre.
• Malgré cette aptitude élevée, l’enfant est moins
performant: moins bonne économie de course.
SOURCES ENERGETIQUES : SPECIFICITES (3)
AEROBIE (suite)
• Aptitude aérobie
D., 12 ans en 86
– Perf 10 tours (2500m) = 14’ 12 : 12’ 30 à plus de 194 , 5’ 45 à plus de 199
– Match UNSS peu intense , 15’ par mi-temps
– 1ère mi-tps : 12’ à + de 190 dont 4’ 30 à + de 200, 2ème mi-tps : 9’ 30 à + de 190
– Perf 6 tours (1500) sans échauffement = 7’ 32
– Perf 6 tours avec échauffement = 8mn 25
Fcmax 208 début à 147 , 6mn 45 à plus de 195, 3mn 30 à plus de 200
• Retour d’arrêt (selon les sources)
Perte de 50% des gains après 4 semaines d’arrêt total.
Trois semaines d’arrêt total pour athlète haut niveau : tout reprendre à zéro.
VIGILANCE (1)
DIETETIQUE
Priorités nutritionnelles
fruits et légumes.
Calcium (enf >10ans)
Favoriser vita D (> 10 ans)
lipides et AG saturés
produits sucrés
Besoins énergétiques
plus importants que
l’adulte entre 13 et 16
• Pain, féculents à chaque repas
• Légumes 2 fois / jour
• Fruits 2 fois / jour au moins
• Viande, poisson, œufs une à deux fois / jour
• Produits laitiers 3 fois / jour au moins
• Produits sucrés et matières grasses avec
modération
• Eviter les sirops au repas , le coca lors des efforts
VIGILANCE (2)
PATHOLOGIE
• Constats
– Attention à l’hyper laxité chez les filles. Redoubler le travail
proprioceptif.
– Entorse rare avant 12-13 ans(cf ci-dessus) . Si c’est le cas:
rééducation ++ avant la reprise. Éventuellement podologue.
– Une tendinite à 12-13 ans est exceptionnelle. Se méfier d’un
arrachement ou d’une épiphysite de croissance.
• Surveiller les traumatismes.
– Être beaucoup plus vigilant que chez l’adulte.
– L’enfant est une mosaïque de cartilages de croissance , ce qui pourra
entraîner des troubles à de nombreux endroits.
• Ne pas stimuler les pathologies
– Excès de répétitions
– Charges trop lourdes
– Étirements à ressort
– Ne pas boire.
– Travailler le ventre vide
VIGILANCE (3)
PATHOLOGIE
Être attentif aux plaintes (douleurs) des enfants. « Ne pas travailler dessus ».
• Talon:
Maladie de Sever.
Chaussures anormalement usées: malformation du pied.
• Genou
Osgood –Schlatter hyper fréquent : repos 3semaines à 1 an.
Ostéochondrite disséquante, avec séquestre: rare. Blocage douloureux.
Syndrome rotulien fréquent chez les filles. A l’effort puis au repos assise.
La rupture du croisé est plutôt rare avant 13-14 ans.
• Douleur de hanche à 11-12 ans.
Ostéochondrite primitive: aplatit la tête. Arrachement de l’EIAS.
• Bras arraché, tirs en excès:
Arrachement de l’épitrochlée, luxation gléno-humérale (récidive d’autant
plus que le 1er accident est précoce).
• Rachis douloureux.
Maladie de Scheuermann : repos en fonction de la douleur.
Attention à l’apparition d’une scoliose (surtout si douloureuse).Début pré-
pubertaire, fille ++.
APPLICATIONS (1)
ECHAUFFEMENT
• De temps en temps un petit jeu immédiat en début d’entraînement
n’est pas condamnable. Surtout vers 12-13 ans.
• Malgré tout un échauffement bien conduit permettra d’éveiller
concentration et proprioception, et surtout donnera de bonnes
habitudes !
Cela rentre aussi dans le cadre de la protection articulaire : donne
le temps de secréter de la synovie pour favoriser les glissements.
• En compétition, on obtiendra un rendement maxi particulièrement
par augmentation de la concentration, tout en favorisant la
proprioception.
APPLICATIONS (2)
Le renforcement musculaire peut être pratiqué de façon prudente.
• Rappel : il peut y avoir augmentation de la FM sans augmentation de la masse musculaire
donc ne pas la chercher ! ( Augmentation des U.M., qualités neuro-musculaires,..)
11-13ans: Renforcer les notions techniques pour chaque exercice de base.
Etre très progressif. Tout exercice nouveau doit être exécuté
sans charge ou à charge faible.
14-15ans: Insister toujours sur les aspects techniques. Introduire des gestes
spécifiques à l’activité sportive pratiquée.
• Plutôt utiliser l’augmentation du nombre, pas de la charge ( ++ chez grand)
• Attention aux charges excessives , aux gestes mal réalisés.
Exemple : Gros « médecine-balle » chez un jeune peut entraîner des douleurs
rachidiennes type torticolis.
Protection articulaire.
• Éviter une trop grande sollicitation des genoux (par exemple pliométrie avec fortes
charges) au moment du pic de croissance pubertaire.
• Savoir protéger le rachis qui est responsable de la majorité de la croissance à cette
période de pic de croissance.
• Donc travail de gainage, assouplissement des ischios-jambiers, placement du dos.
APPLICATIONS (3)
ETIREMENTS
• Immédiatement avant ou après l’effort , l’étirement n’apporte pas les vertus qu’on lui prête.
A long terme , c’est un bon moyen de maintenir ou d’améliorer la mobilité articulaire.
• L’étirement utilisé comme outil pour s’assouplir et aussi comme moyen d’éducation à la
perception est bien sûr très utile. Ne pas en faire des tonnes !
VMA ET ENTRAÎNEMENT AEROBIE PUISSANCE
• Un travail continu et intense (P élevée) est utile : tendons, capacité anaérobie, amélioration
des performances motrices (voire FM), initiation à la préparation physique. Le travail
intermittent est très favorable.
• Mobiliser un maximum de masses musculaires
• Recherche de la VMA
Le test de L. Léger reste un bon indicateur et peut être utilisé à 14-15ans.
Par contre le travail en aller-retour maximal (navettes) n’est pas à utiliser en excès
(motivation relative et contraintes sur le genou voire sur le tendon d’Achille).
• Utilisation facile :
Courir 6 mn à allure maximale régulière après un bon échauffement donne une bonne
indication de la VMA. En corrélation avec LL. Respect de la régularité difficile à 11-12 ans.
Se travaille en 4 fois 1mn 30 avec 15 secondes de repos sur place. Bon élément
d’éducation rapide à la régularité.
• De toute façon il est important d’enchaîner les exercices.
APPLICATIONS (4)
FORMES D’EXERCICES
• Insister sur le travail « coordination-dissociation » , sur les mouvements
rapides précis qui acquièrent leur aptitude à ce moment là ( 12-15 surtout).
• Souhaitable chez les 11-13:
– S’occuper plus de l’observation-décision en travaillant la dissociation
optico-motrice et la dissociation des ceintures,
– que le travail des 1 contre 1 en force.
• La variété des exercices favorise la motricité.
• Bien sûr ces catégories présentent une grande variété de maturité
physiologique.
Cela implique une pédagogie différenciée évidente pour optimiser la
formation d’un 15-16 ans évolué physiologiquement et d’un 11–12 ans
encore pré-pubère.
• Varier
– Les modalités d’action
– Les champs d’action
APPLICATIONS (5)
Petites recommandations pour éviter les erreurs.
A appliquer judicieusement selon la maturité de l’enfant.
La réussite n’est souvent que la somme de petits détails
• Pic de croissance. Importance • Cartilage de conjugaison en pleine activité:
du cartilage de conjugaison. pas de soulèvement lourd, pas trop de
Longueur des leviers. chocs répétés, le danger des charges est dû
à la longueur des segments.
• Souplesse maxi à 10 ans, • Ne pas trop chercher à transformer
diminue, puis revient. l’amplitude articulaire, se contenter de
l’entretenir. Pas de secousse. Toujours en
actif (aidé..).ne pas provoquer de souffrance
articulaire.
• Augmentation de la masse • Ne pas faire de musculation avec charges
musculaire entre 13 et 16. lourdes. Être bien technique pour préparer
le futur. Agir sur la répétitions (sans
excès). Pas obligé de faire de la musculation
avant 13 ans!
APPLICATIONS (6)
• Dès 12-13 ans, fibres presque • Possible d’utiliser le même type d’entraînement
identiques adulte, nb de aérobie que chez l’adulte, sans excès. En
mitochondries aussi. trouvant les sources … de motivation.
• Être délicat sur les étirements , pas de
• Allongement musculaire par « ressort ». Pas d’excès en passif par un
création de sarcomères pré- tiers.
tendineux.
• Tendon vite mature, importance • Ne pas chercher à faire du travail anaérobie
du travail aérobie. spécifique, la filière profite du travail aérobie.
Travail aérobie constant par continuité de
l’entraînement. Exercices sollicitant un maxi
de segments, de muscles.
• Contrôle neuro-moteur pas • Variété importante des exercices dans
abouti. Cf myélinisation l’espace, dans le rapport corps-balle.
incomplète.
• importante de la FM entre 12 • Intensification progressive du travail
et 16 ans , par hypertrophie musculaire, sans excès de charge. Pas
progressive. nécessaire avant.
APPLICATIONS (7)
• Production chaleur augmentée, • Attentif aux enfants trop habillés, ou trop
évaporation moindre. essoufflés, aux atmosphères confinées. Faire
boire souvent. Eau fraîche, 8°.
• Augmentation du Qs par fqce. • Savoir prendre le pouls, si doute. Récupération
importante en une minute après gros effort.
• N’aime pas les variations • Pas d’interruptions trop fréquentes mais
hémodynamiques brutales. surtout trop longues (> 2-3mn) entre des ex
intenses de 30’’ – 2’. Ne pas parler trop
longtemps.
• balancement circulatoire • Éviter de s’entraîner après un repas normal. Du
moins pas d’effort maximal , long.
• Coup de frein vagal + marqué. • Après effort long, intense, pas d’arrêt brutal.
• Myélinisation incomplète se • Important travail de coordination, d’indép.
fignole pdt l’adolescence. segmentaire, éduque la proprio. Mb sup. et inf.,
Développement des synapses. travail de l’équilibre. Travail dissocié mb inf –
mb sup, plus travail d’observation.
APPLICATIONS (8)
• Volonté adulte. puissance. Proposer des récupérations un peu
plus courtes. Parler moins devant un auditoire
assis!
APPLICATIONS (9)
• VO²max en ml/Kg identique • Travail de progression aérobie jusqu’à cet âge
entre 5 et 14 ans malgré se fera donc sur la gestuelle, la technique de
amélioration perf. course, la variété des appuis, et bien sûr la
sollicitation!
• Entretien de la puissance • Effort long soutenu proche de la VMA pour le
aérobie. mental. Effort intermittent (court-court)
supérieur à VMA, (plus) efficace, plus attractif.
Le Fartlek difficile à réaliser avant 12-13 ans.
• Gestion des efforts longs. • Penser à augmenter les sucres lents. Penser au
Aptitude encore inférieure. goûter , copieux. Mais ne pas oublier la règle
des 3 heures, si possible. Mieux vaut un repas
immédiatement avant que rien depuis 6 heures.
Prévention des blessures • Respect des règles. Par exemple la
préconisation du rouge direct (15 flexions de
jambes). A tous les entraînements, condamner
arrachage de bras , poussée en l’air ou latérale.
Cela évitera des lésions du coude ou du poignet,
des luxations d’épaule.
CONCLUSION
Primum non nocere
• Volonté ludique. La motivation est une part importante du travail
énergétique à cet âge.
• Pédagogie différenciée
• Ne pas chercher à développer l’anaérobie lactique spécifiquement.
• Éviter de trop parler (et surtout trop longtemps) pendant les entraînements.
• Faire boire, surveiller l’état de fatigue (pâleur, essoufflement, fréquence
cardiaque).
• Ne pas stimuler les pathologies (excès de répétition,charges trop
importantes, ..)
• En résumant la phrase de Paracelse ** « le poison est dans l’excès » , on
peut déjà éviter beaucoup d’erreurs.
• Jouer sur la charge d’entraînement pour explorer et affiner les différents
facteurs de la performance. Utiliser une grande palette d’exercices : la
variété psychomotrice est sans doute la meilleure formation.
• Ne pas oublier : il est très difficile de changer les mauvaises habitudes
après 16-17 ans.
** « Toute chose est un poison et rien n’est exempt de poison, seule la dose fait
qu’une chose n’est pas toxique ».