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PSYCHOLOGIE introduction

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PSYCHOLOGIE introduction
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11/24/2011
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French
pages:
50
PSYCHOLOGIE

introduction

Cécile VALLET





Paris 13 : DEUG I STAPS (2002-2003)

I. Une science humaine

 Efficacité de l’enseignement ou de l’entraînement lié

à la personne (développement mental et psychomoteur)

et au type d’apprentissage



 APS souvent pratiquée dans un groupe : primordial

de comprendre la dynamique de groupe, la cohésion, la

motivation, la communication…



 L’amélioration de la performance : quels mécanismes

de prise de décision, comment augmenter la confiance

en soi, utiliser l’imagerie mentale etc. ?



INDIVIDU GROUPE

Problème des croyances



ENFANT VICTIME DE

MAUVAIS TRAITEMENTS ?



oui non



Enfants victimes de Enfants non victimes de

PARENT mauvais traitements qui mauvais traitements qui

QUI oui deviennent des parents qui deviennent des parents qui

maltraitent leurs enfants maltraitent leurs enfants

MALTRAITE



SES Enfants victimes de Enfants non victimes de

ENFANTS ? non mauvais traitements qui ne mauvais traitements qui ne

deviennent pas des parents deviennent pas des parents

qui maltraitent leurs qui maltraitent leurs

enfants enfants

Distinguer psychologie / psychologie populaire



Paradoxe :

• tout le monde aurait envie « d’être un peu plus psychologue »

• on redoute « qu ’on vienne fouiller dans notre tête »

Règles :

– curiosité, réflexion et questionnement

– définir le problème

– examiner les faits

– analyser présuppositions et croyances

– éviter les raisonnements émotionnels

– éviter de simplifier à l’extrême

– formuler d’autres interprétations

– tolérer l’incertitude

Distinguer psychologie / psychologie populaire

EXEMPLES

• Hans, le cheval qui savait compter

• La communication assistée

Nouvelle technique de rééducation pour déficient mental ou autiste



Véritable miracle: acquisition en maths et lecture niveau fin du secondaire



 Si « l’assistant » ne voit pas les images, n ’entend pas les questions :

l’enfant autiste n’acquiert aucune habileté linguistique inattendue (Eberlin et

al., 1993).

 Des autistes adultes pouvaient observer la même image que l’assistant ou

une image différente :

les seules réponses correctes données par l’autiste correspondaient aux

images qui n’avaient été observées que par l’assistant (Wheeler et al., 1993).



la « communication assistée » REFLETE PLUTOT la communication de l’assistant

 Septicisme

prudence à l’égard de toute conclusion ancienne ou récente, MAIS

ouverture aux idées et faits nouveaux



 Précision

formulation d’une hypothèse (relations entre des variables, cadre

théorique)



 Recours aux confirmations empiriques

étayer la théorie ou l ’hypothèse par des faits



 Dimension publique

accessible à la communauté scientifique (données reproductibles)

Théorie Intuition







Hypothèse







Prédictions définies de façon opérationnelle







Observations objectives

PLAN (1)

I. Une science humaine

II. Psychologie d’hier et d’aujourd’hui

II. 1. La psychophysique



II. 2. Développement de la nouvelle psychologie

• Le promoteur : WUNDT

• Invention d’une méthode de mesure des actes psychiques



II. 3. Les grands courants théoriques

• L’école behavioriste de WATSON

• Le cognitivisme

– le cognitivisme structural

» L’école gestaltiste

» Le structuralisme piagétien

– le cognitivisme computationnel

– le connexionnisme

II. Psychologie d’hier et d’aujourd’hui

jusqu’au milieu du XIX, on cherchait à savoir :

comment on reçoit de l’information des sens

comment on utilise celle-ci pour résoudre des problèmes

ce qui motive une personne à agir de manière courageuse ou ignoble

si les émotions nous dominent ou si nous pouvons les dominer



 Hippocrate (426-377 av JC): cerveau = source suprême de nos plaisirs,

rires… et de nos peines, douleurs, chagrins et larmes ».

OK

 les stoïciens (1er s. ap JC): ce ne sont pas les événements en tant que

tels qui mettent les gens en colère ou les rendent tristes ou anxieux, mais

plutôt l’interprétation qu’ils en donnent.







ERREURS !!! Aristote (380-322 av JC): cerveau ne pouvait pas être le siège des

sensations puisqu’il n’est pas lui-même sensible à la douleur. Il avait aussi tort de

croire que les personnes de petite taille ont une mémoire peu étendue.

Phrénologie: GALL (1758-1828)



Hypothèses localisatrices

d’après les protéburances

crâniennes









Exemple: « la bosse des

maths » de VITO

II. 1. La psychophysique



Gustav Theodor FECHNER (1801-1887)

« une science exacte des rapports fonctionnels ou de

dépendance entre le corps et l’âme, et en général entre le

monde corporel et spirituel, physique et psychique ».



- psychophysique interne : phénomènes psychologiques / physiologiques

- psychophysique externe : phénomènes psychologiques / physiques extérieurs





 être capable de mesurer les phénomènes mentaux



Exemple: mesurer les impressions exercées par le monde

physique sur les organes sensoriels = les sensations

II. 1. La psychophysique : deux lois



 loi de WEBER

32 onces 32 onces 1 once = 29 g





32 drachmes 32 drachmes 8 fois plus légers

que l ’once



si des poids de 32 et 26 onces peuvent être discriminés, ceux de 32 et

26 drachmes seront discriminables

 I1 / I1 =  I2 / I2 =  In / In = k = constante

la différence de sensation reste égale quand le rapport des

excitations reste égal



 loi logarithmique de FECHNER

S = K log I

la sensation (S) varie comme le logarithme de l ’excitation (I)

Nourriture pour esprit

critique et curiosité

 L ’homme cognitif, sous la direction d ’A. WEILL-

BARAIS. PUF, 1994.

 Psychologie cursus STAPS: sujets d ’examens

corrigés. Vigot, 2000.

 Psychologie à l ’usage des STAPS, G. MISSOUM

& R. THOMAS. Vigot, 1998.



 www.google.fr

II. 2. Développement de la nouvelle psychologie



• Le promoteur : WUNDT, création du 1er laboratoire (1879),

de la 1ère revue de psychologie (1881)



• Le structuralisme : vise à déterminer les composantes de

la conscience à l’origine de la pensée et des émotions

les éléments chimiques indépendants se combinent pour produire des

composés aux propriétés différentes... DE LA MEME MANIERE :

la pensée humaine est un agrégat d’unités distinctes. Les composantes de

la conscience sont les sensations, les sentiments et les images mentales.



• L’introspection



• Inventer une méthode de mesure des actes psychiques

– Méthode de réaction

– Méthode de comparaison

– Psychométrie ou chronométrie sensorielle

DONDERS (1865): durée de l ’acte mental





Exp. A :

Règle: Stimulation Pied D Réponse Main D



Cas 1: Annonce à l’avance quel pied sera stimulé



Cas 2: N’indique pas à l’avance le pied stimulé









Toutes conditions étant égales par ailleurs :

(TR2 - TR1) représente le temps nécessaire pour se rendre

compte de quel côté la stimulation a eu lieu, et pour diriger l’acte

moteur à droite ou à gauche.

DONDERS (1865): durée de l ’acte mental



Exp. B : méthode de soustraction

méthode Mécanismes impliqués dans

la réaction

a le sujet répète une voyelle connue à Prise de conscience du S

l’avance

b le sujet sait que des voyelles seront Identification du S et sélection de

prononcées, il doit reproduire aussitôt R appropriée

le son entendu

c le sujet sait que des voyelles seront Identification du S

prononcées, il ne doit répondre qu’à

une seule voyelle, le i par exemple, et

garder le silence pour toutes les autres







(b – a) représente le temps d’identification du S et le choix de R

(c – a) représente le temps d’identification du S

(b – c) représente le temps de décision

PLAN (1)

I. Une science humaine

II. Psychologie d’hier et d’aujourd’hui

II. 1. La psychophysique



II. 2. Développement de la nouvelle psychologie

• Le promoteur : WUNDT

• Invention d’une méthode de mesure des actes psychiques



II. 3. Les grands courants théoriques

• L’école behavioriste de WATSON

• Le cognitivisme

– le cognitivisme structural

» L’école gestaltiste

» Le structuralisme piagétien

– le cognitivisme computationnel

– le connexionnisme

II.3. A. Le behaviorisme (WATSON, 1878-1958) 1/3



• On ne peut pas accéder aux états mentaux des individus

• Contre l’introspection qui est reconstruction après coup,

interprétation, subjectivité

• Découvrir les lois générales qui régissent le

comportement (behavior) des individus

relier les caractéristiques physiques des stimulations parvenant à

l'individu avec les caractéristiques physiques des comportements.





Entrées (S) INDIVIDU Sorties (R)





 But : pas décrire ou expliquer les états conscients,

mais prédire et contrôler le comportement observable

Expérience de PAVLOV

Expérience de PAVLOV (suite)

II.3. A. Le behaviorisme 2/3





(+) modélisation économique

(+) décomposer les conduites complexes en unités plus

élémentaires

(-) découpage trop fin peut modifier la nature de l’objet étudié

(-) fait l’impasse sur les états internes des individus





Influencé par les travaux en réflexologie



 expliquer toute action humaine comme étant

simplement une réponse de l’organisme à une

stimulation, un réflexe conditionné.

II.3. A. Le behaviorisme 3/3





• Domine la psycho expé jusqu’en  1950, PARCE QUE :

– le structuralisme s’épuisait avec ses experts de l’introspection,

– ouvre vers la physiologie animale avec d’autres schémas

théoriques

– offre des perspectives pratiques





• THORNDIKE (1874-1949) : 2 lois importantes / l’éducation

– loi de l’exercice

– loi de l’effet



• SKINNER (1904-1990) : adopte la notion de réflexe de

PAVLOV et le concept de renforcement de THORNDIKE,

et met au point la technique de conditionnement opérant.

II.3. B. Le cognitivisme

• Se focalise sur l’intérieur du système cognitif, sa structure, son

fonctionnement

 on ouvre la boîte noire behavioriste

• Postulat majeur: si on connaît le système, on pourra dire ce qu’il peut

faire et pourquoi il le fait… pouvoir expliquer les dysfonctionnements

• Les « sciences cognitives »





Différentes approches :

1) le cognitivisme structural : représente le système cognitif par des

structures et les mécanismes de fonctionnement de ces structures

 Gestaltisme

 Structuralisme piagétien



2) le cognitivisme computationnel : représente le système cognitif

par des connaissances calculables et des règles de calcul.

…………………………vers une autre approche : le connexionnisme

Le Gestaltisme (psychologie de la forme)

• C'est l'esprit humain qui structure et organise

le monde

• pas d ’intérêt pour la manière dont

l'environnement agit sur le système humain

(behaviorisme)

 mais à la manière dont le système

organise l'environnement

• critique à l ’égard des approches analytiques:

le tout ne peut pas être assimilé à la somme

des parties

 importance des règles d'organisation

le tout ne peut pas être assimilé à la somme des parties



• Le changement d'une partie change l'ensemble, mais

la transposition de la structure est possible

EX : une note change la mélodie, mais se transpose dans un

autre octave

• L'inverse est vrai. Un élément a une valeur différente

selon l'environnement dans lequel il se trouve

L'organisation du champ perceptif



Ségrégation figure-fond

=

facteur d'organisation du

monde visuel

EXEMPLES : effets de contexte





Possible d ’interpréter un argument en faveur de

même patron d'information = l'existence de facteurs

sensorielle non sensoriels

de plusieurs façons différentes dans la perception

Le structuralisme piagétien

connaissances  addition d'éléments provenant de l'extérieur.

connaissances s'organisent, se structurent au travers des

interactions constantes des sujets avec l'environnement.



La connaissance est une opération qui construit son objet

– la connaissance n’est pas le reflet du monde extérieur

– la connaissance n’est pas non plus une projection sur le monde réel de

structures mentales issues de l'hérédité





 l'intelligence humaine est un système d'opérations

vivantes qui s'adapte au milieu biologique



• apprendre = rétablir l'équilibre entre le milieu et l'organisme



action

Structures cognitives Fonctions cognitives

- varient - invariantes



organisation toujours plus

complexe des conduites



adaptation du sujet à son

milieu



• Schème = structure d'action

• Assimilation

 processus cognitif par lequel l ’organisme impose ses structures

propres, qui préexistent en lui, à un élément du milieu.



• Accommodation

 processus cognitif par lequel les schèmes sont rendus compatibles

avec la réalité extérieure.

Assimilation généralisatrice

(pratique ou conceptuelle)





Si succès Si échec + Si échec vécu comme

désintérêt ou une perturbation

 renforcement

refoulement = déséquilibre

du schème par

feedback positif  statu quo  essai

d ’accommodation







Si accommodation réussie

= nouveau schème

d ’assimilation

 le processus redémarre

BILAN du structuralisme



(-) ne permet pas de rendre compte des calculs

dont les individus sont capables

 comprendre comment l’individu traite les

situations qu’il rencontre





(-) ne permet pas de comprendre les différences de

conduites constatées dans des tâches

supposées relever d’une même structure

 1 système cognitif unique responsable de

toutes les conduites OU 1 ensemble de

systèmes indépendants (« modules »)

Le cognitivisme computationnel

centré sur la représentation du flux des informations qui entre

dans le système cognitif et sur le traitement de celle-ci

1. Traiter l’information = calculer

manipuler des symboles

– Sous quelle forme symbolique l’information est codée dans le

système cognitif ?

– Quelles sont les règles de manipulation des symboles ?



2. Le cerveau humain n’est qu’un système matériel

parmi d’autres (calculatrices, ordinateurs)



3. L’information est codée sous une forme

propositionnelle (logique des propositions)

Émission Dispositif de Canal de Dispositif de Réception

Codage Transmission Décodage

Entrée Sortie

message message



Opérations Opérations Opérations

de de de

Codage Transmission Décodage





(+) Etude de la réponse mais aussi du cheminement

(+) Tableaux des stratégies déployées par les individus

(-) Dans la pratique, les systèmes artificiels ne sont

jamais aussi performants que les individus

(+) Spécificité de l’intelligence humaine / machines

(-) Généralité d’un codage propositionnel / image mentale

Le connexionnisme : origines



LASHLEY (1950) souligne que les différents types

de mémoire ne se localisent pas dans des endroits

différents du cerveau

 postule l ’existence de modes

d ’activation différents dans des structures

communes



IA et neurosciences constatent que les structures

cérébrales fonctionnent en utilisant souvent des

traitements parallèles

Le connexionnisme



1. Les représentations internes n’ont rien à voir

avec ce que se représente la psychologie

commune.

 grands réseaux d’entités très simples (« neurone formel » par ex)

interconnectés et opérant en parallèle.

 chaque entité est caractérisé par une variable (qui représente son

niveau d’activation) et par une constante (qui représente son seuil).



2. L’architecture du système est variable

3. Règles de propagation, de modification de la

force des connexions ( = équations différentielles) et non sur des

représentations symboliques

 on mémorise en réglant la force des connexions

 les valeurs des variables (des neurones ou des liaisons) évoluent

continûment : donc système dynamique

Un neurone formel

1

w1







 y

w2



2

w3



3

III. Les disciplines en psychologie



psychologie = étude scientifique du comportement et des

processus mentaux, que conditionnent les caractéristiques de

l’environnement ainsi que l’état physique et mental du sujet.





4 grandes sous-disciplines

– psychologie clinique

– psychologie cognitive

– psychologie sociale

– psychologie du développement

III. 1. La psychologie clinique

Objet d’étude : singularité

se penche sur l’affectivité de la personne et sur son organisation

psychique (besoins, désirs, motivations, émotions, pulsions, modes de

relation à autrui et au monde)





Recherche : accent sur la singularité + quels principes quand

on observe des régularités et des répétitions



Méthode : clinique en général



Analyse + observation + souvent passation

du discours parallèlement de tests





Originalité : prend en compte la subjectivité du chercheur

III. 2. La psychologie cognitive

Objet d’étude : cognition

s ’intéresse aux processus d’acquisition des informations, à comment on

élabore et traite des représentations mentales : apprentissage, mémoire,

perception, langage, motricité…





Recherche : rendre compte de phénomènes sans pouvoir

explorer les éléments

– rechercher des observables (par ex : des comportements)

– éventuellement les susciter

– repérer les règles de fonctionnement à partir de ces observables

Objet de la psychologie cognitive: l ’activité mentale analysée

à travers la mise en évidence des processus cognitifs



Intelligence Artificielle



Modèle Simulation



indication

d’écart écart





Système

nerveux Processus Comportement

objet objet

objet réel réel objet

de la de la de la de la





Neurophysiologie Psychologie

III. 2. La psychologie cognitive

Objet d’étude : cognition

s ’intéresse aux processus d’acquisition des informations, à comment on

élabore et traite des représentations mentales : apprentissage, mémoire,

perception, langage, motricité…





Recherche : rendre compte de phénomènes sans pouvoir

explorer les éléments

– rechercher des observables (par ex : des comportements)

– éventuellement les susciter

– repérer les règles de fonctionnement à partir de ces observables





Méthode : expérimentale principalement

 mettre en place une hypothèse du type : une modification de la variable X

entraîne une variation (quantitative) du phénomène Y

18

One foot (dyslexics)

17

16

15

14

13

12 Beam walk (dyslexics)

Clumsiness Score









11

10

9

8 Balance (dyslexics)

7

6 One foot (controls)

5

4

Beam walk (controls)

3

Balance (controls)

2

1

0

Single (Balance) Dual (Balance +

Counting)

III. 3. La psychologie sociale

Objet d’étude : comportements et représentations de l’individu

en groupe et en société



Recherche : dimension collective des thèmes de recherche



Méthode :

– clinique (fréquente) : approcher attitudes, opinions, attentes et

représentations d’un groupe à propos d’un objet social.

– expérimentale (parfois préférée) : avec des « compères » qui font

varier leurs attitudes pour mesurer l’effet chez les sujets observés.





Applications pratiques : dans la gestion des ressources

humaines, l’ergonomie, la communication...

Expérience de MILGRAM (1963)



Objet : la soumission à l’autorité



Définition : il y a soumission à l’autorité chaque fois qu’une

personne obéit aux ordres d’une autre personne occupant

une position hiérarchique supérieure

 Conséquences bénignes… ou très graves



Problème : Longtemps pensé que personnes qui obéissent

à des ordres immoraux sont trop faibles pour refuser ou

atteintes de troubles psychologiques graves



Objectif : évaluer le nb de personnes qui se plieraient

jusqu’au bout à des ordres qu’elles désapprouvaient

• confronté directement à l’autorité : 2/3 obéissent aveuglément

• résultats reproduits avec étudiants (+ critiques ?) et femmes (+ sensibles ?)

• avec expérimentateur et labo moins prestigieux : encore 48% obéissent

• en l’absence de l’expérimentateur : 20% obéissent



100

90

qui ont obéit à l'expérimentateur









80

Pourcentage de sujets









70

60

50

40 La majorité des

30 sujets continuent à

obéir jusqu’à la fin

20

10

0

Slight (15- Moderate Strong Very Intense Extreme Danger: XXX (435-

60) (75-120) (135-180) strong (255-300) intensity severe 450)

(195-240) (315-360) (375-420)

Intensité des chocs (en volts)

Intérêt de l ’expérience :

– 98 % des sujets acceptent l ’apprentissage fondé sur la punition

– 65 % iront jusqu'aux manettes rouges



Nullement une expérience sur le sadisme :

– tendance générale à administrer les chocs les plus faibles quand les

sujets ont eu la liberté d'en choisir le niveau

– « triche » lorsque le « savant » s'absentait, assurant faussement qu'ils

avaient bien puni l'élève



 pas l'agressivité humaine mais la soumission à l'autorité



Le sujet ne risque rien… « seulement » d'être

considéré comme un être désobéissant

– continuer parce qu ’il s ’est « engagé »

– arrêter suppose qu ’il accepte que tout ce qu ’il a fait jusqu ’à présent est mal

– désapprouver l’expérience pour réduire le conflit moral

III. 4. La psychologie du développement

Objet d’étude : développement, évolution de l’individu dans

ses aspects psychomoteurs, affectifs, sociaux et cognitifs



Recherche : décrit les changements des conduites en fonction

de l’âge, les causes et processus de ces modifications



Méthode : clinique ou expérimentale

– Méthode longitudinale : suivi (+ tests) d ’un groupe de sujet (même âge)

– Méthode transversale : comparer plusieurs groupes (différents âges)

– Méthode séquentielle : combiner les 2 méthodes (étude à long terme +

études transversales simultanément)



Applications pratiques : éducation, gérontologie, évolution normale /

anormale, diagnostics, programmes pédagogiques...

Méthode Avantages Inconvénients



- longueur de l’étude

- développement observé - perte des sujets

directement - effets de pratiques possibles

Longitudinale - observation des variations - familiarisation avec le test

individuelles - adéquation entre outils de

mesure et âge difficile





- changements doivent être

- résultat disponible inférés

Transversale immédiatement - effets de cohortes peuvent

- répétition des tests inutile influencer les résultats

- division individuelle masquée





- développement observé

directement, le temps exigé - analyses statiques posent

Séquentielle est court problème

- identifie les effets de

cohortes

III. 5. La psychologie du sport

n’est pas un courant théorique, ni une sous-discipline, mais

plutôt un ensemble pluridisciplinaire s’intéressant au champ

sportif restreint



 TRIPLETT étudie les effets de la présence d’autrui sur la

performance d’un cycliste

 COUBERTIN (1913) : terme de « psychologie du sport »

 GRIFFITH : premier laboratoire de recherche en sport,

travaux sur le TR lié au groupe et à la personnalité

 Entre 1920-40 : commence à toucher la formation des

entraîneurs

 Après 1950 : très grande expansion dans les pays de l’Est

et Anglo-saxons

 Entre 1950-80 : s’établit au niveau national et international

Conclusion : les STAPS

• STAPS = 74ème section scientifique de l’Université

(depuis 1981). Mais pas de section STAPS au CNRS…

• La performance motrice va être le principal objet d’étude,

cet objet est traversé par des courants scientifiques

divers (SV / SH ; physiologie / psychologie / sociologie).



EXEMPLE : En apprentissage, il y a 2 types de déterminants :

- internes (processus, mécanismes nerveux, moteurs, psychologiques)

correspondant au quoi : qu’est-ce qu’on apprend, qu’est-ce qui change.

- externes (situations, conditions, environnement) correspondant au

comment on apprend : quel milieu, quelle tâche, quelle méthode.

 questions sur les différents types d’apprentissage : fractionné

ou global, pratique ou mental, seul ou avec des pairs… mesurer

l’apprentissage en regardant quand la courbe a atteint un plateau.


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