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Hypersomnie fini les données à dormir debout

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posted:
11/23/2011
language:
French
pages:
1
Hypersomnie : fini les données à dormir debout !



L’hypersomnie consiste en une durée excessive du sommeil, encore qu’il

n’existe pas de consensus véritable sur une définition précise. A partir de quel

seuil considérer que le sujet dort trop longtemps ? Faut il faire intervenir

d’autres critères que la quantité de sommeil : la qualité, la fragmentation ou

d’autres caractéristiques telle la notion subjective de dormir plus qu’il ne faut

par exemple ? De ce fait, les données épidémiologiques sur le sujet sont à la fois

peu nombreuses et assez discordantes, car plusieurs définitions sont à l’évidence

possibles.

Une étude, réalisée aux Etats-Unis, permet d’en savoir un peu plus. Il s’agit en

fait d’une enquête téléphonique au cours de laquelle ont été interviewés 8 937

représentants de la population générale et vivant hors de toute institution. Le

questionnaire destiné à apprécier l’hypersomnie comptait des questions variées

qui ont permis de préciser les points suivants : durée du sommeil, habitudes et

troubles concernant ce dernier, mais aussi et surtout, troubles mentaux ou

psychopathologiques associés. L’objectif était, certes d’évaluer la prévalence de

l’hypersomnie, mais aussi d’en préciser les déterminants psychiatriques ou tout

au moins psychologiques.

La sensation de dormir trop a été rapportée par 3,5 % des participants. Dans

moins de 30 % des cas, la durée du sommeil était > ou = 9 heures. Sur le plan

des déterminants, certaines pathologies mentales ont été significativement

associées à cette hypersomnie et le risque relatif correspondant, en fait l’odds

ratio (OR), a été calculé cas par cas. Il s’agit notamment des troubles bipolaires

(OR=2,2), du syndrome d’anxiété généralisée (OR=2,4), des troubles

obsessionnels compulsifs (OR=1,6), des troubles paniques (OR=1,5), mais aussi

du syndrome de stress post-traumatique (OR=2,1). La plupart de ces troubles

psychiatriques ont au moins en commun l’angoisse multiforme qui s’éteint par

le sommeil.

Dans 11,1 % des cas, l’hypersomnie a un prix qui se paie le matin, c’est la

sensation d’être « groggy » ou très endormi au réveil. Dans 19,5 % des cas, les

troubles subjectifs sont moins sévères le matin, avec seulement une sensation

modérée d’avoir trop dormi. Les différents moyens utilisés pour apprécier la

somnolence matinale se sont avérés faiblement corrélés entre eux (r entre 0,22 et

0,35).

Une définition stricte de l’hypersomnie est à l’évidence nécessaire pour aboutir

à une approche épidémiologique plus précise et plus exhaustive, mais aussi pour

rendre les études comparables entre elles et mieux identifier les facteurs de

risque associés.



Dr Giovanni Alzato

Ohayon MM. : Epidemiology of hypersomnolence in the American General Population. 132nd Annual Meeting

of the American Neurological Associaiton (Washington) : 7-10 octobre 2007.



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