PREFECTURE DE LA HAUTE GARONNE

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					                                              PREFECTURE DE LA HAUTE GARONNE
                                                COMMUNE DE PLAISANCE DU TOUCH
                                 CREATION D'UN ENSEMBLE COMMERCIAL « LES PORTES DE GASCOGNE »
                                                  DE 63251 m2 DE SURFACE DE VENTE
                                             ET 104913 m2 DE SURFACE HORS ŒUVRE NETTE

         ENQUÊTES PUBLIQUES CONJOINTES RELATIVES:
         1. Aux aspects économiques et sociaux d'aménagement du territoire.
         2. Sur l'impact environnemental de l'opération.
                                                                                                                                           septembre 2008
         Commission d'enquête :
         Président :                                  Jean Louis Baghioni
         Membres titulaires :                         Guy Benac
                                                      Henri Pujol Membre suppléant :
                                                      Gérard Bellecoste


Référence T.A de Toulouse
Portes de Gascogne n°E08000 156/31 du 12/06/2008



SOMMAIRE
RAPPORT.................................................................................................................................................................. 1
PARTIES CONJOINTES ............................................................................................................................................ î
CHAPITRE N°l ......................................................................................................................................................... 2
1-1 Objet des enquêtes publiques conjointes ........................................................................................................... 2
1-2 Présentation ...................................................................................................................................................... 2
1-3 Rappels historiques .......................................................................................................................................... 3
1-4 Les permis de construire................................................................................................................................... 4
1-5 Situation au début de l'enquête publique ........................................................................................................... 4
1-6 Identité des demandeurs.................................................................................................................................... 5
1-7 Composition du dossier .......................................................................................................................................... 5
CHAPITRE N°2.......................................................................................................................................................... 8
ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES ADMINISTRATIVES COMMUNES AUX
DEUX ENQUÊTES CONJOINTES............................................................................................................................. 8
2-1 Désignation de la commission d'enquête ................................................................................................................ 8
2-2 Ouverture de l'enquête publique, consultation de la commission d'enquête et
conditions de réception du publie............................................................................................................................ ...9
CHAPITRE N°3................................................................................. .................................. ............................. ....,15
BILAN QUANTITATIF ET QUALITATIF DES OBSERVATIONS FORMULEES PAR
LE PUBLIC .............................................................................................................................................................. 15
3-1 Bilan quantitatif. .................................................................................................................................................. 19
ENQUÊTE N°1 ........................................................................................................................................................ 25
CONCLUSIONS....................................................................................................................................................... 38
UN AVIS FAVORABLE........................................................................................................................................... 48
ENQUÊTE N°2......................................................................................................................................................... 53
CONCLUSIONS ...................................................................................................................................................... 85
UN AVIS FAVORABLE. .......................……………………....... .................................................................. ..........90




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                                                                 RAPPORT
                                                          PARTIES CONJOINTES
    CHAPITRE N°1

    1-1 Objet des enquêtes publiques conjointes.
             Création à Plaisance du Touch d'un ensemble commercial « Les Portes de Gascogne » de 63 251 m2 de surface de vente totale et
    104913 m2 de surface Hors Œuvre Nette induisant :
    - Une enquête portant sur les aspects économiques, sociaux et d'aménagement du territoire sur le projet de création d'un
    ensemble commercial de 63251 m2 de surface de vente totale à PLAISANCE DU TOUCH, en application des dispositions de l'article
    L 752-5 du Code de Commerce et dans les conditions prévues aux chapitres 1 et 2 du décret n° 85-453 du 23 avril 1985.
    De manière conjointe l'enquête publique sur l'impact environnemental de l'opération en application de l'article L 123-1 du code de
    l'Environnement, le projet soumis à permis de construire comportant une surface à usage de commerce hors œuvre nette supérieure à
    10000m2 formulée par les Sociétés SAS PCE et SNC Foncière Toulouse Ouest représentées par les Sociétés Mail et Market et
    Rhapsody.

    1-2 Présentation.
              Il s'agit d'un ensemble commercial de 63 251m2 de surface de vente totale, comprenant un hypermarché, 28 moyennes
    surfaces et 138 boutiques, situé sur la ZAC de la Menude à Plaisance du Touch. Un premier dossier avait été déposé en 2005 en CDEC
    et un deuxième a été remis à la CDEC au mois de mai 2008.
              Compte tenu de ses caractéristiques, il a été soumis en 2005, et de manière conjointe, à deux enquêtes publiques, l'une
    portant sur les aspects économiques en application de l'article L 752-5 du code de commerce, l'autre sur l'impact environnemental
    (code L123-1 du code de l'environnement, Loi Bouchardeau), enquêtes à réaliser préalablement à la procédure CNEC proprement
    dite. Ces dernières ont été réalisées du 9 mai 2005 au 15 juin 2005, et se sont conclues à l'époque par un avis favorable de la part du
    commissaire enquêteur.
              Ce projet est porté par la SAS PCE (affiliée au groupe Simon Ivanhoé et au groupe Casino) et par la SNC Foncière Toulouse
    Ouest représentées par les Sociétés Mail et Market et Rhapsody, en partenariat avec la Communauté de Communes de « la Save au
    Touch » et la SIDEXE en qualité de propriétaires.
              Sa mise en œuvre reste toujours conditionnée par la réalisation préalable des infrastructures nécessaires, notamment en
    matière de desserte routière (future RD 924).
              Son ouverture est prévue pour 2011.

    1-3 Rappels historiques.
    - Accord CDEC du 30/11/2005 par 5 votes favorables (Plaisance du Touch, Toulouse, Communauté de Communes Save au Touch,
    CCIT et représentante des consommateurs) et 1 vote défavorable (chambre des métiers).
    - Recours en CNEC enregistré le 27 janvier 2006 exercé par Monsieur Louis Escoula, Maire de Plaisance du Touch et Monsieur Yves
    Chambenoit, Président de la Communauté de Communes Save au Touch. Ces requérants ont formulé un recours en opportunité qu'ils
    n'ont pas eu l'obligation de motiver. Ce recours s'est traduit par une autorisation de la CNEC en date du 4 mai 2006.
    - Le 29 octobre 2007, le Conseil d'Etat a décidé d'annuler la décision de la CNEC au motif principal que la zone de chalandise
    n'avait pas été correctement définie par les pétitionnaires, à savoir 25 min. (temps accès/voiture) au lieu de 40 mn. Comme l'avait
    précisé la DDCCRF de la Haute Garonne, (production n°4).
    - Par décision du 16 janvier 2008, la CNEC a décidé de se ressaisir du recours exercé le 27 janvier 2006 (Cf. supra), (production
    n°5).

    1-4 Les permis de construire.
              Selon l'article L752-18 du Code de Commerce, « avant l'expiration du délai de recours ou, en cas de recours, avant la
    décision en appel de la commission nationale, le permis de construire ne peut être accordé ni la réalisation entreprise et aucune
    nouvelle demande ne peut être déposée pour le même terrain d'assiette auprès de la commission départementale d'équipement commercial
              Le permis de construire a été autorisé par le Maire de Plaisance du Touch le 14 septembre 2007.
              Dans le cadre du contrôle de légalité, l'Etat a adressé une lettre d'observations le 7 novembre 2007, et demandé à cet élu de
    retirer cet acte entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en raison principalement de l'insuffisance actuelle de la desserte du
    projet et de l'imprécision quant aux dates de réalisations des voiries nouvelles (RD 924), sous peine de le voir déféré par l'Etat.
              Cet acte a été retiré par le Maire de Plaisance du Touch le 12 décembre 2007.

    1-5 Situation au début de l'enquête publique.
              Les pétitionnaires ont déposé un nouveau dossier auprès de la CNEC ainsi qu'un dossier permis de construire et de nouvelles
    enquêtes publiques doivent se dérouler du 7 juillet au 13 août 2008.
              Les travaux d'infrastructures nécessaires, notamment en matière de dessertes routières sont pour certaines en cours de
    réalisation (déviation de la RN 124).
    Les modifications apportées sont les suivantes :
-   La zone de chalandise du projet est portée à 40 minutes comme l'a préconisé le Conseil d'Etat.
    Certaines enseignes ont confirmé leur intention de s'implanter (au nombre de 2) dans le projet alors que d'autres ont décidé de se retirer

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du dossier (au nombre de 4).

1-6 Identité des demandeurs
Nom :                              PCE
R.C.S. :                           Paris
Sous le numéro :                   B 447 984 764
Forme juridique :                  Société par Actions simplifiées (SAS)
Administration :                   Président : Monsieur Monnier Philippe
Capital ;                          37 000 euros
Adresse du siège social :          250b rue du faubourg Saint Honoré 75008 Paris
Objet social :                     toute activité dans le domaine de l'acquisition, de la vente, de l'aliénation, de l'administration, de
l'exploitation par tous moyens et la mise en valeur d'immeubles bâtis ou non bâtis, la recherche de tous terrains à bâtir en vue de proposer
avec les constructions ainsi réalisées la promotion de tous bâtiments industriels, commerciaux, tertiaires ou de bureaux.
Nom :                              Foncière Toulouse Ouest
R.C.S. :                           Toulouse
Sons le numéro :                   448 873 794
Forme juridique :                  Société en nom collectif (SNC)
Administration :                   gérants : Deromedi Raymond
Deromedi Christian
Capital :                          1500 euros
Adresse OM siège social :          8-10-12 impasse du ramier des catalans 31000 Toulouse
Objet social :                     l'acquisition de tous terrains et immeubles bâtis ou non, leur revente en l'état, en bloc, après division du
lotissement, la construction de tous immeubles en vue soit de leur exploitation par voie de location soit de leur vente en bloc après
division, achevés ou en l'état futur d'achèvement.

 1-7 Composition du dossier.
 4 tomes répartis comme suivent :
 • Volume 1 / 4 « présentation de la demande d'autorisation »
      - Information relative aux demandeurs.
      - Présentation du projet.
      - Conditions de réalisation du projet.
• Volume 2 / 4 « études économiques ».
      - Le marché concerné
      - L'offre commerciale existante
      - Effets attendus de la réalisation du projet
• Volume 3 / 4 « étude d'impact »
      - Aménagement du territoire, protection de l'environnement et qualité de l'urbanisme.
      - Modernisation et adaptation des équipements commerciaux et amélioration des conditions de travail
      - Emploi
      - Mesures d'accompagnement
      - Loi SRU
      -   Eléments extraits de l'étude sur le comportement des consommateurs, édité par l'Institut ROPARS en juillet 2003.
• Volume 4 / 4 « enseignes, concepts, autorisations, plans
      - Les concepts
      - Les autorisations d'enseignes
      - Les plans indicatifs de la surface de vente
 2 chemises (8kg) dossier de permis de construire.
 • 1 chemise pièces écrites comprenant :
      -      documents cerfa DPC et annexes
      -      état cadastral- notice foncière
      -      engagement accessibilité PMR
      -      engagement sur la solidité de l'ouvrage
      -      notice d'accessibilité PMR
      -      notice descriptive de sécurité et annexe
      -      notice SSI et annexes
      -      notice de présentation architecturale
      -      notice paysagère
      -      convention de participation
      -      rapport du bureau de contrôle
 • Etude d'impact de permis de construire 245 pages
     - 1 chemise pièces graphiques comprenant entre autres plans architecture, les plans des réseaux de la ZAC, les plans réseaux
        assainissement et plans de sécurité RDC et R+l
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COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
         Lors des permanences, la commission d'enquête a apprécié la qualité des documents d'accompagnement mis à la
disposition du public, notamment l'exposition graphique et montage de simulation couleurs permettant de percevoir très
rapidement l'impact du projet.

CHAPITRE N°2

ACCOMPLISSEMENT DES FORMALITES ADMINISTRATIVES COMMUNES AUX DEUX ENQUÊTES
CONJOINTES

2-1 Désignation de la commission d'enquête.
Président :
         Monsieur Jean Louis Baghioni, militaire à la retraite, demeurant place du Sol St Laurent du Levezou (12620)
Membres titulaires :
        Monsieur Guy Benac, agrée en architecture, demeurant 48 faubourg du Moustier 82000 Montauban.
        Monsieur Henri Pujol, concessionnaire automobiles, demeurant 955 A, rue Auguste Montjols 12100 Millau.
        En cas d'empêchement de Mr Jean Louis Baghioni, la présidence de la commission sera assurée par Mr Guy Benac,
membre titulaire de la commission.
Membre suppléant :
        Monsieur Gérard Bellecoste, chef d'atelier pré-retraité, demeurant 17 rue Frédéric Mistral 09100 Pamiers.
        En cas d'empêchement de l'un des membres titulaires, celui-ci sera remplacé par le premier des membres suppléants.
        (Voir en annexe 1 désignation de Monsieur le Président du Tribunal Administratif de Toulouse).

2-2 Ouverture de l'enquête publique, consultation de la commission d'enquête et conditions de réception du public.
           Par arrêté préfectoral en date du 17 juin 2008, Monsieur le Préfet de la Région Midi Pyrénées, Préfet de la Haute Garonne, a
ordonné l'ouverture des enquêtes conjointes relatives au projet de création d'un ensemble commercial de 63 251m2 de surface de vente
à Plaisance du Touch portant d'une part, pour la première enquête, sur les aspects économiques et sociaux et d'aménagement du
territoire, (article L752-5 du code du commerce) et d'autre part de manière conjointe à l'enquête sur l'impact environnemental de
l'opération (article L.123-1 du code de l'environnement)
           (Voir annexe 2 : arrêté préfectoral du 17 juin 2008, prescrivant l'ouverture des enquêtes conjointes).

        2-2-1 permanences de la commission d'enquête sur la période du 7 juillet au 13 août 2008.
Les membres de la commission étaient présents en mairie de Plaisance du Touch, rue Maubec, pour recevoir le public et recueillir ses
observations, suggestions et contre-propositions sur les registres d'enquête ouverts à cet effet aux dates et jours suivants :
    • S mercredi 9 juillet 2008 de 14 h à 17h.
    • S jeudi 17 juillet 2008 de 14h à 17h.
    • S mardi 22 juillet 2008 de 14h à 17h.
    • S jeudi 31 juillet 2008 de 14h à 17h.
    • S samedi 9 août 2008 de 9h à 12h.
    • S mercredi 13 août 2008 de 14h à 17h.L
    • Les observations pouvant également être adressées directement à la commission d'enquête, en mairie de
         Plaisance du Touch ou encore à l'adresse mail du Président de la commission d'enquête : jean-louis.baghioni@orange.fr

          2-2-2 Conditions de réception du public.
          La commune de Plaisance du Touch a mis a la disposition de la commission d'enquête, une salle avec exposition
permanente de panneaux informatifs reprenant la présentation du projet, ainsi qu'un bureau séparé permettant au Président de la
commission d'enquête de recevoir individuellement ou collectivement tous requérants le désirants, à charge par le Président de la
commission de tenir informé les membres de la commission d'enquête très exactement des propos tenus par le public.
COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
          Dans les conditions de réception du public, telles que définies ci dessus, la commission d'enquête n'a pu que
constater l'efficacité d'une organisation qui a permis au public d'exprimer ces demandes et f aire part de ses observations et
interrogations avec la confidentialité et la sérénité nécessaire.
          D'autre part, la commission d'enquête a apprécié la disponibilité et la compétence de « l'hôtesse d'accueil » qui se
tenait à la disposition du public non seulement lors des permanences de la commission d'enquête, mais également aux heures
normales d'ouverture des services au public.

         2-2-3 Les registres d'enquête.
         Selon les dispositions de l'arrêté préfectoral d'ouverture d'enquête, les registres d'enquête à feuillets non mobiles,
préalablement cotes et paraphés par le Président de la commission d'enquête ont été déposés en mairie de Plaisance du Touch permettant
au public d'y consigner ses observations.
         A l'expiration du délai d'enquête, soit le mercredi 13 août 2008, les 29 registres ont été signés par Monsieur le maire de
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Plaisance du Touch, et transmis dans les 24 heures avec les documents annexés (pétitions) au Président de la commission
         2-2-4 l’affichage
         L'enquête.
         Les enquêtes ont fait l'objet d'un affichage selon les délais fixés par l'arrêté préfectoral d'ouverture d'enquête soit 15 jours
avant le début de l'enquête en mairie de Plaisance du Touch, sur des tableaux d'affichage ouverts à cet effet ainsi que sur le site
(voir photos et positionnement des panneaux d'affichage) (2-2-4)

        2-2-5 Annonces légales.
        L'avis au public a fait l'objet de quatre insertions dans la presse locale, dans deux quotidiens régionaux :
La Dépêche du Midi : 20 juin et 8 juillet 2008, et dans Voix du Midi, semaine du 19 au 23 juin ; semaine du 10 au 16 juillet
(Voir annexe 3)

         2-2-6 préparation de l'enquête en Préfecture et en mairie de Plaisance du Touch.
              2-2-6-1 Préparation en Préfecture.
                        Cette réunion avec Mme Mouton, Mme Cassassus, Mr De Cours, s'est tenue le lundi 16 juin de l0h30 à
              12h30 (bureau du développement des territoires) et a permis de préciser les éléments nécessaires à l'établissement
              de l'arrêté préfectoral d'ouverture d'enquête.
              2-2-6-2 Réunion en mairie de Plaisance du Touch.
                        Le lundi 16 juin de 14h à 16h30, en présence de Monsieur Escoula, Maire de Plaisance du Touch, de
              Monsieur le Directeur Général des Services Adjoint, de Messieurs et Madame les représentants du groupe Simon
              Ivanhoé, Monsieur Nicolas Monnier, Monsieur Pierre Lahilonne, Madame Claire Hemard, ainsi que les trois
              membres de la commission d'enquête.
              2-2-6-3 Bilan des observations.
                        Cette réunion s'est tenue à l'issue de l'enquête publique le 13 août 2008 de 17h30 à 18h45 et avait pour
              objet d'obtenir de Monsieur le Maire la signature des 29 registres d'enquête et de faire le bilan des courriers
              adressés ou remis à la commission d'enquête ainsi que des observations portées sur les registres d'enquêtes.
                        De plus il a été convenu que parmi les courriers parvenus après la clôture de l'enquête, seuls seraient pris
              en compte les courriers en date d'un affranchissement du 13 août 2008,

          2-2-7 Réunion de synthèse de la commission d'enquête.
          La réunion s'est tenue à Albi le vendredi 5 septembre 2008. Les trois commissaires étaient présents.
          Le reste de la mise au point, des corrections, de la pagination, s'est opéré soit par envoi postal, soit par fax ou courriel, sur
la base d'une maquette définitive du rapport.
           Les commissaires enquêteurs ont remis le rapport d'enquête et les pièces jointes annexées en préfecture de la
Haute- Garonne, le 23 septembre 2008.


CHAPITRE N°3
BILAN QUANTITATIF ET QUALITATIF DES OBSERVATIONS FORMULEES PAR LE PUBLIC

Préambule.
          Le public a fait preuve d'une très grande fréquentation avec un total de 1080 requêtes transmises sous forme de mémoires ou
courriers, ainsi que les 837 observations portées sur les 29 registres d'enquête.
           On retiendra qu'aucun incident n'est à signaler sur la durée de l'enquête. Bien que deux groupes s'opposent sur ce
projet, les uns favorables, les autres défavorables, on notera le caractère convivial qui pouvait régner dans la salle mise à la disposition
de la commission et du public, le débat bien que passionnel restant toujours à un niveau de tolérance et de respect des opinions.
          La commission tient à préciser que l'enquête publique a pour objet de donner à chacun le pouvoir de s'exprimer librement.
          Ainsi c'est au travers des nouvelles technologies d'information et de communication que le public a pu s'exprimer sur le
projet en adressant au Président de la commission d'enquête des courriels traduisant le plus souvent des opinions sur le projet. Ces
correspondances ont été au fur et à mesure de leurs arrivées enregistrées dans l'ordre chronologique des documents adressés.
          On notera également que plusieurs intervenants ont demandé à la commission d'enquête de fournir un complément de
dossier ou d’études concernant telles ou tel chapitre.
          Pour des raisons liées au respect de la procédure, la commission d'enquête a considéré quelle n'a pas à faire réaliser un
complément de dossier à chaque demande d'intervenant.
          Cela supposerait que tout élément nouveau apporté devrait être mis à la disposition du public sur le reste de la période
restant à couvrir jusqu'au dernier jour de l'enquête. De plus le public qui se serait manifesté en début de période n'aurait pas
nécessairement connaissance des compléments apportés.
          « D'autre part, l'on peut se reporter à la réponse qui est donnée sur ce sujet dans le guide du Commissaire Enquêteur dont
l'analyse fait ressortir que cette demande ne doit pas être retenue. »
          Cependant la majorité les demandes formulées trouveront réponses dans les thèmes traités par les membres de la commission
d'enquête, qui ont eu le souci constant dans le traitement des thèmes et les conclusions motivées de satisfaire au mieux aux divers
questionnements du public, en transcrivant dans le texte du rapport les réponses qui lui sont parvenues soit du promoteur, soit du maire
                                                                   5
de Plaisance du Touch.
         Globalement et après avoir pris connaissance de la totalité des observations portées par le public, les milieux associatifs,
les syndicats, les commerçants, les élus de diverses tendances, la commission d'enquête a retenu 9 thèmes dans lesquels les réponses
sont intégralement reproduites.

      Thème n°1 : projet inutile.
Le public précise :
          D'une manière générale qu'il y a trop de centres commerciaux, toutes les communes autour de Plaisance du Touch ont 2 à 3
hypermarchés et la zone commerciale du Perget à moins de 2 km du plateau de la Ménude s'étend déjà sur 40 hectares, sans compter le
projet des Portes du Gers à Fonsorbes.
Portet et Blagnac sont à moins de 10 minutes de voiture.

       Thème n°2 : projet polluant, liaisons routières inadaptées.
Le public précise :
           Ce projet est polluant, au moment ou nous cherchons des réponses collectives à l'asphyxie de notre planète et au
développement durable, 20 000 voitures quotidiennes dans une zone ou la circulation est déjà saturée.
           Les promesses de nouvelles liaisons routières ne répondent pas à cela. Toutes les études montrent que l'augmentation de la
taille des routes augmente mécaniquement le débit de voitures (cf. le débat sur la rocade toulousaine). Il faut au contraire réfléchir aux
transports collectifs et à un véritable plan de déplacement. Par exemple, les promoteurs du projet indiquent que la nouvelle bretelle RD
924 permettra aux Plaisançois de gagner rapidement la route d'Auch, mais à moins de mettre cette bretelle à sens unique ! Que
fera le centre
de Plaisance des milliers de voitures venant de ce centre commercial q ui souhaitera rejoindre les communes de Cugnaux,
Villeneuve etc.

     Thème n°3 ; projet bruyant et inconfort des riverains.
Le public s'inquiète :
         Ce projet est bruyant, il va augmenter de façon significative l'inconfort de tous les riverains : élévation de plusieurs dB du
niveau sonore dû au trafic routier.

      Thème n°4 : ce projet ne respecte pas l'environnement, en particulier sur la question de l'eau.
Le public s'interroge :
          II y a une nappe phréatique très proche de la surface qui risque la pollution tant pendant les travaux qu'après. Quid de
cette réserve d'eau pour les riverains et pour la faune ? De plus des questions restent non résolues avec les bassins de rétention et la
liaison avec la vallée de l’Aussonnelle.

      Thème n°5 : destruction du commerce de proximité.
Le public émet des craintes :
         Ce projet va détruire le commerce de proximité et le lien social : toutes les études montrent que l'implantation des centres
commerciaux a fait globalement diminuer l'emploi sur la zone. De plus les emplois crées sont beaucoup plus précaires (ouverture le
dimanche....) et moins qualifiés que les emplois détruits.
         Un exemple concret à citer, la fermeture de Mr Bricolage, quincaillerie à Tournefeuille, puis dans la foulée Brico-Marché à
Plaisance, tout cela comme par hasard après l'implantation et l'agrandissement de Leroy Merlin à Colomiers.

     Thème n°6 : destruction du lien social et déshumanisation.
Le public précise :
         Ce projet amènera déshumanisation et violence urbaine, il est avéré que sans social, les centres villes se déshumanisent et
créent les conditions favorables à la violence.
         Ces grands parkings de grandes surfaces sont vides le dimanche ou le soir, ils deviennent des lieux de rencontre de bandes
désœuvrées et violentes.

      Thème n°7 : Taxe professionnelle et rentrées fiscales.
Une partie du public souligne :
         Ce projet n'est pas la seule manière de faire rentrer de l'argent dans les caisses de la mairie : la question des rentrées fiscales est
un faux problème : il suffira d'attirer des entreprises sur cette zone ! Elles créeront de l'emploi stable et permettront la rentrée de la taxe
professionnelle dans les caisses de la mairie. Cette richesse permettra de financer tous les équipements publics proposés dans le projet.

      Thème n°8 : le plateau de la Menude et la ZAC recevant le projet.
Une partie du public évoque d'autre solutions
II y aurait d'autres solutions d'aménagement à la place de ce centre commercial.

     Thème n°9 : les permis de construire.
      Une partie du public a largement fait écho que les permis de construire avaient été annulés en 2007.
                                                  6
3-1 Bilan quantitatif.

           3 1-1 registres.
           La répartition numérique par registres, traite indifféremment les deux enquêtes. La commission a choisi de dresser dans un
premier temps, le bilan par registre en précisant les opinions exprimées pour ou contre le projet.
           Dans un deuxième temps, de classer les opinions dans le cadre soit des aspects économiques sociaux et d'aménagement du
territoire (enquête n°l) soit de l'impact environnemental de l'opération (enquête n°2)
           II reste entendu, que dans un même courrier reçu par la commission d'enquête, le public s'exprime globalement sur les thèmes
évoqués plus avant, et regroupant les enquêtes n°l et n°2.

         3-1-2 courriers.
Le traitement des courriers reçus, recevra la même procédure d'analyse.

          3-1-3 exploitation quantitative des registres d'enquête. ENQUÊTE N°l -14 registres
          Le très petit nombre d'opinions favorables ou défavorables exprimés sans argumentations ne nécessite pas de le
comptabiliser à part.
registre n° 1 : opinions défavorables : 17 opinions favorables :14
registre n°2 : opinions défavorables : 25 opinions favorables : 19
registre n°3 opinions défavorables : 23                                       opinions favorables : 9
registre n°4 opinions défavorables : 20                                       opinions favorables : 13
registre n°5 opinions défavorables : 29                                       opinions favorables : 6
registre n°6 opinions défavorables : 24                                       opinions favorables : 11
registre n°7 opinions défavorables : 22                                       opinions favorables : 9
registre n°8 opinions défavorables : 22                                       opinions favorables : 10
registre n°9 opinions défavorables : 19                                       opinions favorables : 12
registre n°10 : opinions défavorables : 18                                    opinions favorables : 10
registre n° l 1 : opinions défavorables : 20                                  opinions favorables : 20
registre n°12 : opinions défavorables : 20                                    opinions favorables : 11
registre n°13 : opinions défavorables : 12                                    opinions favorables : 10
registre n°14 : opinions défavorables : 22                                    opinions favorables : 4
        Soit un total de 293 opinions défavorables et 158 opinions favorables

ENQUÊTE N° 2 -15 registres
registre n°l opinions défavorables : 24     opinions favorables : 14
registre n°2 opinions défavorables : 25     opinions favorables : 15
registre n°3 opinions défavorables : 25     opinions favorables : 6
registre n°4 opinions défavorables : 25      opinions favorables : 8
registre n°5 opinions défavorables : 31                                opinions favorables : 18
registre n°6 opinions défavorables : 21                                opinions favorables : 10
registre n°7 opinions défavorables : 19                                opinions favorables : 5
registre n°8 opinions défavorables : 19                                opinions favorables : 8
registre n°9 opinions défavorables : 23                                opinions favorables : 10
registre n°10 : opinions défavorables : 19                             opinions favorables : 9
registre n°l 1 : opinions défavorables : 21                            opinions favorables : 5
registre n° 12 : opinions défavorables : 9                             opinions favorables : 2
registre n°13 : opinions défavorables : 8                                opinions favorables : 3
registre n°14 : opinions défavorables : 2                                opinions favorables : 0
registre n° 15 : opinions défavorables : 1                               opinions favorables : 1
          Soit un total de 272 opinions défavorables et 114 opinions favorables

         3-1-4 exploitation quantitative des courriers.
         Tous courriers confondus, la commission d'enquête a reçu 1080 courriers.
          II convient ici de préciser que les argumentaires développés par le public concernent les deux enquêtes, sans aucune
distinction particulière, les divers thèmes étant le plus souvent évoqués.
         Les courriers numérotés de 1 à 1080 sont rassemblés sous la forme de 5 classeurs répartis comme suit :
Classeur n° 1 de 1 à 116
Classeur n° 2 de 117 à 395
Classeur n° 3 de 396 à 670
Classeur n° 4 de 671 à 895
Classeur n° 5 de 896 à 1080
L'ensemble des classeurs répertoriés, ainsi que les listes nominatives des intervenants par courrier, constituent les pièces
                                                               7
annexées aux 29 registres d'enquête et déposés en préfecture de la Haute- Garonne par la commission d'enquête.

                  3-1-4-1 répartition des opinions « courriers ».
         La commission comptabilise des opinions exprimées supérieures à la numérotation chronologique, du fait que
certains courriers comportent plusieurs signatures ou pétitions.
         C'est ainsi les 1080 courriers expriment 1342 opinions ainsi réparties :
Enquête n°1 et Enquête n° 2 confondues : Opinions défavorables au projet : 484
Opinions favorables au projet : 858

DE LA COMMISSION D'ENQUETE.
          On peut constater que l'avance en nombre d'opinions défavorables exprimées sur la partie comptable registres, est
compensée par une large mobilisation sur les courriers reçus ou déposés en faveur du projet et qu'au final la participation
reste la suivante :
1049 opinions défavorables au projet
1130 opinions favorables au projet.
Soit sensiblement un équilibre d'opinions hors pétition.

                  3-1-4-2 pétitions
         Les pétitions de moyenne importance apparaissent dans la comptabilité totale des opinions exprimées.
         La remise d'une pétition le dernier jour de l'enquête de 15000 signatures par le collectif citoyen contre le projet des
Portes de Gascogne doit faire l'objet d'une analyse particulière pouvant refléter une forte participation des communes
voisines opposées au projet, au travers du SIDEXE et de la communauté de communes « de la SAVE au TOUCH »
          La commission tient à préciser l'excellent climat de confiance qui s'est instauré tout au long de l'enquête, avec les
milieux associatifs partisans ou détracteurs du projet, le président de la commission d'enquête ayant reçu en
particulier à plusieurs reprises, les présidents de collectifs ou d'associations. Les maires des communes voisines ayant
manifestés leur souhait de s'entretenir avec le Président de la commission d'enquête ont reçu le même accueil.

         3-1-5 Bilan général
         Toutes opinions confondues regroupant pétitions, registres et courriers concernant le projet, les résultats se répartissent ainsi
Une pétition de 15 000 signatures contre le projet.
1049 opinions défavorables au projet.
1130 opinions favorables au projet.
3-1-6 répartition des thèmes évoqués.
         La commission d'enquête au regard de l'ensemble des thèmes traités privilégie la répartition suivante :
Enquête n°l : thèmes n° 1-5-6-7
Enquête n°2 : thèmes n° 2-3-4-8-9

COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
        Pour la suite du rapport d'enquête, la commission traitera séparément l'enquête n°l et l'enquête n°2.
        L'analyse globale, et conjointe menée au terme de la répartition des thèmes prend fin avec ce chapitre. Les enquêtes
séparées n°l et n°2 ne seront traitées qu'à travers les thèmes évoqués.
        La mise en page des enquêtes n°l et n°2 sera organisée comme suit :
* Présentation du thème
* Traitement et réponse du maître d'ouvrage (si existante)
* Avis et commentaires de la commission d'enquête.
Une conclusion motivée sera élaborée pour chaque enquête.

ENQUÊTE N°l

        Dans le cadre des dispositions de l'article L752-5 du code du commerce et portant sur les aspects économiques sociaux et
d'aménagement du territoire.
        Au terme du traitement conjoint des éléments recueillis lors de l'enquête publique, qui s'est déroulée du 7 juillet au
13 août 2008, la commission d'enquête publique a retenu les thèmes suivants :

      Thème n°1 : « il y a déjà trop de centre commerciaux.... »
Dans son mémoire en réponse le maître d'ouvrage s'exprime ainsi : (Pour faciliter la lecture du rapport, les réponses du groupe
PCE.SAS seront reproduites en italique).
Au sens strictement administratif du terme, les communes membres du Sidexe et de la communauté de communes de la Save-au-
Touch ne possèdent pas d'hypermarché.
         Pour autant, on notera dans la zone de chalandise, la présence d'hypermarchés de petit format (- de 4 000 m2) dont la fonction
principale est d'assurer une réponse alimentaire de proximité au même titre que les supermarchés, sur les communes de :
         - Cugnaux (Intermarché de 3 574 m2) en zone primaire
                                                               8
          - Tournefeuille (hyper Champion de 3 000 m2) en zone primaire
          - Colomiers (Super U de 3 900 m2) déjà en zone secondaire.
          Ces trois équipements commerciaux ne sont pas organisés en « centres commerciaux » car ils ne bénéficient pas d'une offre
commerciale complète,
          A contrario les premiers centres commerciaux avec hypermarché de taille comparable à celle de l'hypermarché du projet des
Portes de Gascogne sont situés dans la première couronne toulousaine
                              - Carrefour Purpan (11 167 m2) en zone secondaire
                               - Carrefour Portet sur Garonne (25 060 m2) en zone tertiaire
                               - Leclerc Blagnac (14 300 m2) en zone tertiaire
          Ces deux derniers sont situés à plus de 20 mn (et non pas 10 mn comme le dit M. Moreau) selon la méthode de calcul retenue
par le Conseil d'Etat.
           Pour information, la liste complète des hypermarchés de la zone de chalandise se trouve p 113 du volume 2 du dossier
soumis à l'enquête publique.
          Cela témoigne de l'absence d'une réponse commerciale complète pour les habitants de l'ouest du département de la Haute-
Garonne qui donne toute sa place au projet.
           En effet, le choix de l'enseigne Géant casino apporte une réponse concurrentielle à l'offre alimentaire quasiment limitée à trois
groupes (Leclerc / Carrefour / Intermarché) sur les formats hypermarché et supermarché, ce qui va accentuer la concurrence et faire
bénéficier les consommateurs de l'ouest du département d'un équipement plus proche de leur domicile et de prix plus compétitifs
(amélioration du pouvoir d'achat).
          Enfin, l'analyse des densités commerciales en hypermarché (cfp 149-volume 2) témoigne d'une densité dans cette
catégorie sur la zone de chalandise, inférieure aux moyennes de référence départementales et nationales.
           Quant à la zone commerciale du Perget, on rappellera d'une part qu'elle ne possède pas d'équipement alimentaire et
d'autre part, que les activités commerciales proposées dans le projet des Portes de Gascogne, s'inscrivent dans une démarche
volontaire de complémentarité avec celles existant sur la-dite zone du Perget, d'où notamment l'absence dans notre projet
d'activités de bricolage, de jardinerie, de bazar...
          Enfin, le projet des Portes du Gers à Fonsorbes n'en est qu'au stade de la réflexion. Sa justification devra donc être analysée
au regard de la réalisation des Portes de Gascogne et non l'inverse.

AVIS ET COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
          La commission d'enquête n'est pas en mesure de répondre individuellement à tous les argumentaires évoqués par les
détracteurs du projet. Néanmoins on retiendra que le groupe PCE, dans ses réponses traite de tous les sujets évoqués à l'enquête
publique :
          Zone de chalandise, situation géographique des centres commerciaux voisins, choix de l'enseigne Géant Casino, zone
commerciale du Perget, projet des portes du Gers.
• On peut retenir, que ce projet des portes de Gascogne est une réponse commerciale complète pour les habitants de l'Ouest
     du département de la Haute Garonne,(dont l'augmentation démographique est plus importante que la moyenne nationale et
     pour la commune de Plaisance du Touch et ses voisines est du double de celle du département) ainsi que pour les habitants de
     l'est du Gers, apportant une réponse concurrentielle à l'offre alimentaire quasiment limitée à trois groupes (Leclerc-
     Carrefour- Intermarché) sur les formats hypermarchés, ce qui devrait de ce fait accentuer la concurrence et faire
     bénéficier les consommateurs de l'Ouest du département des prix plus compétitifs au plus proche de leur domicile.
• Cette création est facilement absorbée dans la densité commerciale en hypermarché de la région.
• Cette création doit être vue comme une complémentarité à la zone du Perget (Portes de Gascogne) absence de projet
     d'activités de bricolage, de jardinerie, de bazars).
• En ce qui concerne le projet des « Portes du Gers » à Fonsorbes, sa justification en rapport du projet, (si les
     Portes de Gascogne se réalisent), devra être analysée au regard de la réalisation des « Portes de Gascogne ».
• L'implantation des Portes de Gascogne offre, sur le plan commercial, des avantages pour les consommateurs de
     l'ouest Toulousain et tous ceux au sein du bassin de vie.

        Thème n°5 ; « destruction du commerce de proximité, emploi précaire »
         Ce thème très largement évoqué, fait l'objet de réponses très précises de la part du groupe PCE qui s'exprime ainsi :

          Nous rappellerons qu'au cours des quatre années qui viennent de s'écouler, 200 000 m2 de commerces ont été
autorisés dans le département de
Haute Garonne et que dans le même temps, le nombre de commerces de proximité n’a cessé d'augmenter.
          En second lieu, l'étude d'impact sur l'emploi menée dans notre dossier, nous conduit à mesurer le prélèvement sur le chiffre
d'affaires réalisé par employé quelque soit le format commercial (petit commerce, moyennes surfaces spécialisées, grandes
surfaces alimentaires).

         L'analyse des résultats (voir p 133 à 140 du volume 3) démontre qu'aucun emploi du commerce dans la zone de chalandise
n'est menacé de disparition du fait de la réalisation du projet des Portes de Gascogne.
         En effet, les taux de prélèvement sur le chiffre d'affaires par employé s'établissent en fonction des activités entre
0,44%(boutiques en bricolage et jardinerie) et 13,56%(hypermarchés en rayon équipement de la personne).
                                                                   9
           Considérant une marge moyenne par magasin d'environ 20% et une croissance prévisionnelle des marchés entre 2008 et 2015 de
12% (INSEE), on constate aisément que la protection des salariés du commerce est totalement assurée.
          En fait, l'impact des Portes de Gascogne s'inscrit dans une logique de croissance des chiffres d'affaire du commerce, dont
l'évolution positive sera certes amoindrie mais ne subira pas un retournement de sa courbe.
           De manière plus anecdotique, vous conviendrez de la difficulté à répondre sérieusement à des affirmations gratuites
dont nous serions les premiers avec l'ensemble de notre profession à aimer bénéficier des sources qui les motivent:
           - A ce jour, nous n'avons pas connaissance « d'études » qui viendraient démontrer l'impact négatif ou positif sur l'emploi de
«l'implantation» de centres commerciaux en France.
            - Sur une précarité accrue des emplois créés par rapport à une « qualité supérieure » des « emplois détruits »,
nous invitons les tenants de cette thèse à se reporter au contenu de notre dossier (pages 101 à 129 du volume 3) pour
constater la part essentielle faite aux emplois en contrat à durée indéterminée (CDI) et à temps plein. De plus, ces emplois
s'adressant essentiellement à une population jeune et sans qualification (c’est à dire une population dont l'accès à l'emploi est le plus
difficile), nous invitons chacun à mesurer la réalité du caractère « précaire » des 1700 emplois générés par le projet des Portes de
Gascogne. Dans le contexte économique et social actuel, on pourra aussi mesurer la soit disant « inutilité » de notre démarche.
            - Pour finir, nous apprenons avec étonnement le classement par le public de l'enseigne M. Bricolage en
quincaillerie et son assimilation à un petit commerce. Devons nous rappeler qu'il s'agit là d'une enseigne nationale de grande
distribution et que sa disparition annoncée du fait du magasin Leroy Merlin de Colomiers ne peut que nous interpeller car cette
enseigne est apposée sur un bâtiment dont l'exploitation en bricolage remonte à une dizaine d'années sous l'enseigne HDB dans un
aménagement digne des meilleurs Leroy Merlin de l'époque puisque ce même groupe en est devenu propriétaire avant même son
ouverture.

AVIS ET COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
         L'étude fait ressortir que le niveau de prélèvement retenu pour le projet sur ces types d'activités ne bouleverse pas
l'équilibre commercial dans ce domaine.
• C'est en s'appuyant sur de nombreuses références citées pages 133 à 140 du volume 3 que PCE conclut ci dessous :
« Cependant, il n'est pas moins vrai que ces moyennes surfaces implantées sur la zone de chalandise réaliseraient pour
certains moins de marges et qu'il est donc nécessaire que ces magasins n'aient pas une baisse du chiffre d'affaire et
pour cela ils devront adapter une nouvelle organisation du travail et améliorer leurs activités dans un souci de
meilleure réponse pour les consommateurs ce qui va leur impliquer de nouveaux investissements, ce qui demande la
disponibilité de mesures d'accompagnement exceptionnelles » : - Par les communes
Par l'aide à la recommercialisation en centre ville (voir charte en pièces annexes).
• Prise en charge financière d'une partie des coûts de création et de développement d'actions d'améliorations et de
     promotions d'activités commerciales et culturelles.
 • Un prélèvement sur les taxes professionnelles perçues par les communes du fait de la création des Portes de Gascogne
     pourrait aider les communes à valoriser cette aide.
     & Forum de l'emploi.

      Thème n°6 : « déshumanisation et violence urbaine... »
Ce thème doit pouvoir être traité dans l'une ou l'autre des enquêtes.
           Le choix de la commission s'est porté sur le traitement de ce sujet au titre de l'enquête N°l.
Le maître d'ouvrage tient à préciser ce qui suit :
            Le caractère déshumanisé et la violence qui en est le corollaire sont l'addition de caractéristiques parfaitement identifiées
qui conduisent un certain nombre de centres commerciaux en France à devoir faire face à ce fléau, conséquence d'un
aménagement urbain aléatoire conduit dans les années 80-90 :
Qualité architecturale et urbanistique médiocre.
           Orientation uniquement commerciale et détournée d'une pratique essentiellement familiale
Moyens inadaptés en matière de sécurité et de prévention
           Positionnement géographique en cœur de ville (sud de la France) ou dans des quartiers difficiles
Accessibilité facile et rapide en matière de transports en commun Fermeture au public du lundi au samedi à partir de 19h jusqu'à 9h
le lendemain et fermeture le dimanche, d'où de multiples détournements de destination des espaces restés accessibles (parking,
voiries...).
           Sur l'agglomération toulousaine on observe à ce jour un unique cas cumulant tous ces inconvénients et générant des situations
telles que rappelées par le public, à savoir le centre commercial de Basso-Combo à Toulouse.
           A contrario, aucun des centres commerciaux existant dans la zone de chalandise, nonobstant leur ancienneté, n'a à
souffrir de « violences urbaines » telles que mentionnées par M. Moreau.
           Pour autant, les Portes de Gascogne, s'inscrivent dans une nouvelle génération de centres commerciaux, fruit de réflexions
collectives autour des problématiques liées au rôle social et fédérateur représenté par ces véritables lieux de vie que sont devenus les
grands ensembles commerciaux :
           Mixité des activités proposées (commerces, loisirs, restauration, équipements publics...)
           Elargissement des plages horaires (de 9h à minuit en moyenne) grâce aux activités non commerciales.
           Priorité aux activités commerciales orientées vers la famille (femme et beauté, vêtements et accessoires enfants, restauration
et loisirs familiaux...)
                                                                   10
         Accroissement des temps de pratique du centre commercial par l'adjonction d'activités sportives, ludiques et culturelles
complémentaires dans un environnement protégé (plans d'eau, circulations douces, théâtre de verdure, 2000 arbres plantés au sein
d'un parc paysager, ...).
          Notons enfin que la conception des parkings des Portes de Gascogne démontre à elle seule l'évolution de la réflexion des
opérateurs du commerce, puisqu'elle rompt avec une organisation traditionnelle (plateau unique noir et blanc autonome et
déshumanisé) en proposant un morcellement par îlot paysager.

AVIS ET COMMENTAIRES DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
• Le groupe PCE ne semble pas ignorer ce problème et compte sur l'humanisation qui a été préservée dans cette
   étude par des dispositions innovantes.
• Ce projet se situe dans on bassin de vie destiné à s'urbaniser de plus en plus. L'évolu tion de la commune est inévitable
   dans le contexte qui est le sien.
• La commission estime qu'il convient de faire face à ce fléau par des moyens adaptés portant essentiellement sur la
   sécurité et la prévention.

      Thème n°7 : « les rentrées fiscales »
La commission d'enquête a souhaité traiter ce sujet dans l'enquête n°l.
Le maître d'ouvrage apporte les réflexions suivantes :
           Comment concilier les aspirations légitimes des détracteurs en matière de respect de l'environnement et la proposition
surprenante de n’accueillir sur l'ensemble du plateau de la Ménude, que des activités économiques industrielles qui ne sont pas
spécialement synonymes de progrès en matière de développement durable ?
          En dehors de cette contradiction apparente, comment reprocher aux collectivités concernées, de préférer une diversité
d'activités sur ce site, plutôt qu'une orientation unique, dont force est de constater qu'elle est le germe d'une fragilité potentielle liée
au contexte économique voire industriel des années à venir. L'ouest du département serait-il la seule partie de ce territoire à ne pas
rechercher une diversification, seule à même de se garantir des accidents de conjoncture ? Toulouse elle-même ayant compris
qu'elle ne devait pas courir le risque d'être uniquement tributaire de l'industrie aérospatiale (nanotechnologies, canceropôle...).
           De plus, la vocation économique et la volonté des élus de créer des emplois pour leurs concitoyens sur le plateau de la
Ménude, définit très clairement le parti pris d'aménagement de cette zone. La volonté partagée par les élus des communes et
intercommunalités concernées est bien d'éviter à ce secteur de se transformer en vaste « cité dortoir » d'habitants ne trouvant des
emplois qu'à Toulouse, C'est un choix stratégique que les électeurs ont confirmé à de nombreuses reprises au cours des nombreuses
années durant lesquelles cette question s'est révélée être un enjeu. S'il ne nous revient pas de commenter ces choix, nous sommes
heureux d'avoir la possibilité par les Portes de Gascogne, de participer à la création diversifiée d'emplois locaux.
          Au-delà de toute polémique d'ordre politique à laquelle nous n'entendons pas répondre ou participer, les Portes
de Gascogne apporteront aux collectivités concernées, des revenus pérennes, complémentaires et différents de ceux des autres
activités du plateau de la Ménude.

POSITION ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
• Les détracteurs du projet, et principalement la commune limitrophe, n'appartenant pas à la Communauté de
     Communes, intégrant Plaisance du Touch, déclinent leurs argumentaires comme suit :
          « Les impacts sur la structure commerciale de Tournefeuille auraient des répercussions graves sur l'activité commerciale
de cette ville située dans la zone primaire de chalandise et entre autres conséquences, mise en péril des pôles commerciaux de
proximité »,
          Ainsi en est on arrivé au tissu « périurbain » avec cette multitude de lotissements et de maisons à perte de vue. C'est
dans ce contexte que s'installe le projet, juste en limite de commune. C'est là que naî t la contradiction entre le choix de
vivre dans les banlieues perturbées et le rejet du projet de centre commercial, et le collectif citoyen « non aux Portes de Gascogne»
s'exprime ainsi «on ne peut pas laisser faire des choses uniquement parce que les gens veulent se faire plus de sous ! Ces grands
centres à l'américaine ne correspondent pas à notre mode de vie ».
• II s'agit avant tout de refuser le montage financier de Simon Ivanhoe, promoteur regroupant le constructeur BEG et
     Simon Property Group (n°l aux Etats-Unis des propriétaires gestionnaires de centres commerciaux). Car il faut retenir
     qu'en dehors des taxes professionnelles, dont les revenus alimenteront les comptes communaux ou intercommunaux,
     d 'autres ava ntage s no n n égligeab les so nt o fferts aux « Plaisançois » :
          Une crèche, une salle associative, une serre géante, un théâtre de plein air, avec en perspective un bassin et un lac.
 • Enfin le souhait, qui résume l'opposition et les confusions existantes sur sa vision de ce dossier est que les « études de tels
     projets doivent se faire à l'échelle de l'agglomération » précise le collectif. C'est là, l'idée de pouvoir faire profiter le
     plus grand nombre des retombées économiques, et chacun pourrait ainsi recevoir sa quote-part.
 • La commune de Plaisance quant à elle avec ses 17 000 habitants, venus fusionner avec un centre ancien, adhérente de
      la Communauté des Communes, avec La Salvetat-Saint-Gilles, Lasserre, Léguevin, Lévignac- sur-Save, Mérenvielle,
      Pradère-les-Bourguets et Sainte-Livrade n'a que ce projet de centre commercial pour répondre à l'attente de
      demandeurs d'emplois peu qualifiés. Peut-on lui en tenir grief ?
          De l'analyse de cette situation, la commission d'enquête précisera sa position définitive dans ses conclusions.

         « Ainsi sont traités les thèmes que nous avons retenus. Tous les autres thèmes évoqués par le public trouvent leur
                                                          11
réponse dans le dossier de demande de permis de construire. »


                                        CONCLUSIONS
ENQUÊTE N°l
CONCLUSIONS DE LA COMMISSION D’ENQUETE
ASPECTS ECONOMIQUES ET SOCIAUX ET 'AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

PREAMBULE
          Cette enquête fait suite à un premier dossier déposé en 2005 en CDEC, et un deuxième a été remis en CNEC au mois de
mai 2008.
          Il avait été soumis compte tenu de ses caractéristiques, toujours en 2005, et de manière conjointe à deux enquêtes
publiques, l'une portant sur les aspects économiques en application de l'art L752-5 du code du commerce, l'autre sur l'aspect
environnemental (code L123-1 du code de l'environnement Loi Bouchardeau), enquêtes réalisées préalablement à la procédure
CNEC (Commission Nationale d'Equipement Collectif) proprement dite.
          Ces enquêtes ont été réalisées du 9 mai 2005 au 15 juin 2005 et se sont conclues par un avis favorable de la part du
commissaire enquêteur.
          Ce projet est porté par la Société PCE (affiliée au groupe Simon Ivanhoe et au groupe Casino) et par la Société
FTO en partenariat avec la Communauté de Communes « SAVE au TOUCH » et le SIDEXE en qualité de propriétaires.
          Sa mise en œuvre reste toujours conditionnée par la réalisation des infrastructures, notamment en matière de
desserte routière (future RD924).
          Les pétitionnaires après avoir déposé un nouveau dossier en Préfecture de la Haute Garonne (2008) ainsi qu'un
dossier de permis de construire ont reçu l'autorisation d'une ouverture d'enquête publique conjointe.
Les enquêtes se sont déroulées du 7 juillet au 13 août 2008.
          Aujourd'hui les travaux d'infrastructure nécessaires, notamment en matière de desserte routière sont pour certaines en cours
de réalisation.
          Les modifications apportées sur le dossier 2008, soumis aux enquêtes conjointes sont les suivantes :
La zone de chalandise du projet est portée à 40 mn comme l'a préconisé le Conseil d'Etat. Ainsi cette nouvelle zone de chalandise
et ces nouvelles données impliquent des modifications notamment sur l'ensemble des renseignements économiques et de l'étude
d'impact indiqués dans les volumes 2,3 et 4 dont les pages sont détaillées ci-dessous :
Volume 2 renseignements économiques.
P7 : délimitation de la zone de chalandise
PI4 : population de la zone de chalandise 1999 et actualisée
P30 : évaluation du marché potentiel de la zone de chalandise
PI 11 : offre commerciale existante
PI43 : analyse des densités
P161 : artisanat et petit commerce
PI61 : marchés forains
PI82 : équipements commerciaux hors de la zone exerçant une attraction sur la zone de chalandise
Volume 3 : étude d'impact.
P6 : impact du projet sur son environnement proche : actualisation des entreprises situées dans les kilomètres
          P9 : opérations d'urbanisme et programmes de logement
          P40 : description de la situation du projet par rapport aux différents pôles commerciaux de la zone de chalandise
P73 : particularités éventuelles des techniques de commercialisation utilisées en terme de surfaces et d'effectifs nécessaires
(pour les nouvelles enseignes du projet)
PI00 : indication du nombre d'emploi
P118 : indications complémentaires
PI30 : évaluation de la part respective du chiffre d'affaire résultant de la réalisation du projet
P148 : impact global du projet sur les flux de voitures particulières et véhicules de livraison
Volume 4 : enseignes, concepts, autorisations et plans.
Intégration des concepts et plans des enseignes nouvellement intégrées :
P53 : Douglas
P91 : Animalis
P96 : Complices
PI 19: Star sport
P131 : Jysk
          L a c o m m i s s i o n d ' e n q u ê t e c o n s i d è r e q u ' i l n e s ' a g i t p a s d e « reformuler » les acquits de l'enquête de
2005, mais au contraire de souligner les modifications apportées et fournir au public les réponses qu'il attend au travers
d'argumentaires du maître d'ouvrage et du positionnement des membres de la commission d'enquête,

CONCLUSIONS ;
     L'enquête publique s'est déroulée du lundi 7 juillet 2008 au mercredi 13 août 2008, aux heures d'ouverture de la mairie, rue
                                                          12
    Maubec à Plaisance du Touch.
             Le public venu en masse, (837 observations écrites sur 29 registres d'enquête ouverts et 1080 courriers ou pétitions
    enregistrés dont une pétition d'environ 15 000 signatures) a très largement exprimé ses observations et ses remarques.
              Comme cela a déjà était dit dans le préambule, l'enquête publique portait principalement sur les modifications apportées au
    dossier de 2005. On retiendra que la présente enquête par la pugnacité des détracteurs du projet s'est transformée et substituée à celle
    de 2005, qui n'avait pas reçu l'attention qu'elle méritait !
             C'est ainsi qu'un débat d'idées s'est affiché tout au long de l'enquête entre les partis favorables où défavorables au projet.
             La commission tient à préciser ici l'excellente ambiance en salle de consultation des dossiers d'enquête ou s'installaient
    des débats improvisés entre Ses personnes venues porter leurs observations pour où contre le projet.
              La commission d'enquête a distingué 3 types de requête qui peuvent se décliner ainsi :
    - Requêtes individuelles dites « hors sujet, par rapport au type de l'enquête publique (exemple demande de référendum). »
        - Requêtes individuelles portant sur des cas concrets et personnels en rapport avec l'objet de l'enquête publique. •
        - Requêtes d'élus, d'associations et individuelles portant sur le volet global du projet et diverses prises de position.

    POSITION ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUETE.
>   Pour toutes les observations et requêtes, la commission d'enquête s'est efforcée au travers des argumentaires ayant
    conduit à divers thèmes, d'apporter une réponse ou un avis en s'appuyant en particulier sur la réponse du maître
    d'ouvrage.
> De l'ensemble de cette analyse, il apparaît comme une volonté forte de la part de la Communauté de Communes
    « Save au Touch » et le SIDEXE (Syndicat Intercommunal de Développement et d'Expansion Economique) de voir
    aboutir le projet
> Opposé à cette volonté, une forte mobilisation « associative et citoyenne » ainsi que des élus des communes voisines
    (hors communauté) pour se prononcer « contre ce projet pharaonique ».
> Pour étayer cette affirmation, on retiendra l'importante campagne de « presse », la diffusion de « bulletins », de
    tracts.. ..dont la commission d'enquête a été destinataire.
    Il ne convient pas ici de plagier les avis de la commission d'enquête qui s'est déjà exprimée sur les thèmes les plus récurrents
    comme :
    Trop de centres commerciaux et projet pharaonique, destruction du commerce de proximité et emplois précaires,
    déshumanisation et violence urbaine, rentrées fiscales.
> Dans les conclusions la commission d'enquête tient à préciser la juste mesure au travers de réflexions exemptes de « parti pris ».
> Le public au travers des avis de la commission d'enquête et des réponses apportées par le maître d'ouvrage (PCE) pourra
    percevoir les éléments complémentaires non précisés dans le dossier comme dans la lecture des points de détails transcrits
    intégralement dans le rapport de la commission d'enquête.
> En complément des avis déjà prononcés par la commission d'enquête et sur le sujet particulier portant sur son « inutilité »,
    celle ci tient à rappeler que la conception du projet émane de préconisation issues du schéma de développement commercial
    et de la charte INTERSCOT approuvée en mars 2005, dans la poursuite du schéma directeur adopté en décembre 1998.
> Suivant les documents auxquels la commission d'enquête a pu accéder, il reste constant que la CDEC de la Haute Garonne en
    novembre 2005, a écrit que : « Ce projet de centre commercial, qui s'inscrit dans un contexte de fort
    développement           démographique,         revêt     par      ses caractéristiques architecturales et environnementales, ainsi
    que par les services qu'il offre un caractère innovant, a u sens des préconisations du schéma de développement
    commercial »,
> Concernant l'attribution du terme « pharaonique », dont s'est trouvé désigné le projet « les Portes de Gascogne », la
    commission dans un souci d'indépendance tient à préciser que par les éléments connus à l'enquête, ce dernier semble avoir été
    pensé comme un complexe de dimension humaine, pouvant s'intégrer à l'échelle de l'agglomération toulousaine. En effet il
    se classe seulement 43ème par sa taille, soit 1/3 de la surface du centre de Portet sur Garonne et qu'au final il restera inférieur à
    celui du centre commercial de Blagnac. C'est sur cet aspect que les craintes du public sont les plus nombreuses, pour dire que ce
    projet sera destructeur du commerce de proximité et n'offrira que des emplois précaires.
> La commission d'enquête pour sa part a retenu qu'à terme, le projet entraînera la création de 1790 emplois directs dont 1474
    temps plein. Cet impact, sera accentué pendant la phase de réalisation du projet qui mobilisera de nombreux sous traitants
    et prestataires de service. Peut-on imaginer un seul instant que la main d'œuvre nécessaire se limitera territorialement aux seules
    entreprises et prestataires de la Communauté de Communes porteur du projet ? Le projet devait générer suivant les estimatifs
    connus de 6 à 8 millions d'euros de taxe professionnelle rapprochant ainsi les administrés de la communauté « Save au
    Touch » au même niveau que les communes « riches » de l'agglomération.
> La commission d'enquête n'a pas de réponses appropriées pour confirmer ou infirmer le caractère dangereux de tels centres
    commerciaux qui doivent souffrir de « violences urbaines ». Pour autant « les Portes de Gascogne » semblent s'inscrire dans une
    nouvelle génération de centres commerciaux, en particulier sur la conception même des parkings qui s'intègrent par le biais d'îlots
    paysagés, à contrario des plateaux uniques connus jusqu'alors et déshumanisés.
> De cette analyse succincte, il apparaît que la commission d'enquête n'est pas convaincue que la modification de la zone de
    chalandise puisse interférer sur le thème tel que la sécurité car, du fait de mesures et de moyens adaptés mis en place (sociaux,
    culturels, etc.), les grands centres, véritables lieux de vie jouent un rôle fédérateur dans de nombreux domaines.
    Ainsi la commission d'enquête, eu égard à ce qui a été précédemment évoqué :
=> Considérant que le projet soumis à l'enquête porte essentiellement sur la modification de la zone de chalandise, portée à 40 minutes
                                                                        13
    comme le préconisé le Conseil d'Etat.
=» Considérant que la commission d'enquête s'est trouvée dans la situation de recevoir les observations du public, comme s'il
    s'agissait d'une première enquête publique, alors qu'en 2005, une première enquête avait débouché sur « un avis favorable » du
    commissaire enquêteur.
=> Considérant que la commission d'enquête en charge de l'enquête publique a reçu un dossier déjà produit en 2005 et actualisé (suivant
    source cabinet spécialisé et chambre consulaire).
    Considérant que la commission d'enquête dans son rapport, a souhaité qu'aux questions posées par le public, une réponse du
    pétitionnaire soit « lisible » dans le texte (regroupement par thèmes).
=> Considérant que le projet s'inscrit dans la dynamique économique du programme d'aménagement de la ZAC de la Ménude, porté par
    le Syndicat Intercommunal de développement et d'Expansion Economique (SIDEXE) constitué par les communes de Plaisance du
    Touch, la Salvetat Saint Gilles et Fonsorbes.
=> Considérant qu'il conviendra dans le cas de la confirmation de la première décision par CNEC pour la Communauté de Communes «
    Save au Touch », pour la commune de Plaisance du Touch, pour les promoteurs, de respecter les engagements et promesses tenues
    ou annoncées dans les dossiers soumis à l'enquête publique tels que :
- Mise en place des mesures compensatoires annoncées par l'aménageur (CCI).
    Réalisation des infrastructures nécessaires à la « viabilité » du projet avant l'ouverture du centre.
=> Considérant l'étude sérieuse d'accessibilité routière du projet avec trois points « d'entrée - sortie ».




=> Considérant qu'il n'y a pas lieu de retenir les propositions des détracteurs proposant d'autres aménagements du plateau de la
    Ménude, avec préservation de l'écosystème et du biotope par le biais d'une zone verte ou de zone de maraichage, compte tenu du
    classement de la terre en catégorie « GREP » ou « BOULBENE » peu compatible avec une terre de culture agricole.
=> Considérant que la question relative à la nouvelle demande du référendum d'initiative locale présentée par le collectif de gauche
    alternatif recueillant 2292 signatures, n'est pas d'actualité dans le cadre de cette enquête publique, la commission d'enquête servant
    pour cette intervention de «boite aux lettres». (Une première demande avait été refusée par le Maire de Plaisance du Touch au mois
    de mai 2008).
=> Considérant que certaines critiques du public concernant la période choisie pour réaliser les enquêtes publiques peu propice à une bonne
    réception du public en période de vacances « d'été » ne sont pas recevables du fait de la participation tout à fait exceptionnelle des
    intervenants tant au plan des observations portées sur les registres d'enquête, que des courriers et mémoires adressés à la Commission
    d'enquête. Que de plus la Cour Administrative d'Appel de Douai, dans un rendu de jugement du 22/07/03 a estimé que le choix de la
    période de vacances pour le déroulement d'une enquête publique ... n'entachait pas la procédure d'irrégularité dès lors qu'il n'est pas
    établi que ce choix ait constitué un obstacle au bon déroulement de l'enquête.
=> Considérant les résultats du sondage par le porteur de projet (PCESAS) réalisé par l'institut BVA en août 2008 (résultats joints en
    annexe du rapport) démontrant qu'une très large majorité de la population concernée reste favorable au projet des Portes de
    Gascogne.
=> Considérant enfin que les avantages de la création du centre commercial et de loisir :
- Amélioration de la circulation autour du projet qui n'aggravera pas la circulation de l'agglomération
    Toulousaine pour la fréquentation des centres de Purpan, Blagnac et Portet.
    Création d'espaces de convivialité, de développement culture, de loisirs et de vie associative. L'apport pour la mise en œuvre
    du projet, d'emplois de proximité (construction BTP et emplois pérennes).
- Développement de l'activité globale du plateau de la Ménude, au delà de l'existant.
    Et les inconvénients présentés (mais avec des mesures d'accompagnement non négligeables).
    Libre concurrence qui s'exercera sur le commerce de proximité et les conséquences.
- Emplois menacés et fermetures de petits commerces de proximité.
              Qui sont analysés ci dessus présentent une balance favorable en faveur d'un avis largement positif.
    Ainsi la commission d'enquête,
    • Après avoir analysé, commenté les nombreux courriers et mémoires remis pendant la durée de l'enquête.
                                                                  14
     •   Après avoir analysé les observations portées sur les 29 registres d'enquête.
     •   Après avoir entendu, en particulier, les détracteurs et partisans du projet, élus venus à la rencontre du Président de la
         commission d'enquête lors des 6 permanences de la commission.
     • Après avoir retenu qu'une importante pétition d'environ 15 000 signatures a été déposée contre le projet par le « collectif citoyen
         » contre les Portes de Gascogne, que les dépôts de signature sont non datés et que certains feuillets laissent apparaître la date de
         2005.
      • Après avoir analysé les motions des Collectivités, Syndicats, EPCI, .. .pour ou contre le projet.
      • Au delà du débat « politique » dont la presse s'est faite l'écho avant, pendant, et après la clôture de l'enquête.
      • Après avoir pris connaissance du courrier adressé le 25 mai 2008 à Madame le Ministre de l'Economie et des
          Finances et de l'Emploi, par Mr Hervé Legay, Mme Dominique Maurin et Mr Xavier Smith, dans lequel il lui est
          demandé « d'aider à remettre en question le projet des Portes de Gascogne ».
      • Estimant que les résultats de l'enquête publique et l'avis de la co mmission d 'enq uête seront so umis a u plus haut
          niveau « politique » et de l'Etat.
     Qu'ainsi la commission d'enquête en toute indépendance et impartialité décide d'émettre à l'unanimité

                                                           UN AVIS FAVORABLE
               Au projet tel que présenté dans les documents formants les 4 tomes du dossier d'enquête ainsi que les 2 tomes du permis de
     construire,
                                                     Assorti de la réserve expresse suivante ;
               L'autorisation d'ouverture du centre commercial, ne pourra être acceptée qu'après la mise en œuvre de nouvelles
     infrastructures routières, telles que définies au dossier et en ayant obtenu les autorisations des Services compétents de
     l'Etat, de la Région, du Département : '
               Fin des travaux de la RN 124, (en cours en août 2008) devant permettre de répondre à des impératifs de
     dimensionnement des flux.
     • Réalisation des 3 nouveaux échangeurs sur la RN 124 :
     Echangeur de la Salvetat Saint Gilles et échangeur est sur la RN 124 devant décharger l'échangeur d'EN JACCA, en
     proposant «ne alternative pour les déplacements vers Toulouse mais aussi d'accéder à l'ensemble commercial. Raccordement
     de l'échangeur de la Salvetat Saint Gilles à une voie routière nouvelle, la RD 924, prochainement créée et inscrite par le
     Conseil Général depuis 2002 en 2x1 voies.
     Création d'une « zone tampon » d'environ 2 x 1.6km constituée par :
          • Les bretelles de sortie de l'échangeur
          • La RD 924 doublée (le financement en 2 x 2 voies est prévu dans le dossier de réalisation de la ZAC)
          • Réalisation des giratoires d'accès largement redimensionnés avec des rayons de l'ordre de 50 à 60 mètres.

                                                      Assorti des recommandations suivantes :
     •    Les Services compétents de l'Etat devront pendant la phase chantier des travaux routiers mettre en œuvre tous
          les dispositifs permettant la fluidité de la circulation pour assurer la compatibilité du trafic avec les heures de pointe
          (circulation quotidienne)
     •    La mi s e e n œ u v r e d e s m e s u r e s d 'a c co mp a g n e me n t exceptionnelles devront intervenir au plus tôt afin de
          permettre une harmonisation avec la phase de fin de travaux et l'ouverture au public, lesquelles devront faire
          l'objet d'un suivi permanent et régulier par la Communauté de Communes de la « Save du Touch ».
     •    a Les Services compétents de l'Etat devront s'assurer avant tout début de la mise en travaux à 2X2 voies de la RD 924
          de la compatibilité du POS de la commune voisine de Cugnaux, (dont la transformation en PLU vient d'être engagée,
          et dont les emplacements réservés devraient assurer la continuité des travaux routiers). En effet la commune de
          Cugnaux est directement concernée par le flux de circulation des automobilistes qui se rendraient aux « Portes de
          Gascogne
     •    Poursuivre la mise en œuvre par un calendrier fixant les étapes du projet structurant annonçant l'arrivée du tramway
          en 2013 sur Plaisance du Touch,
     •    Poursuivre la mise en œuvre du projet (transport en com mun site propre) et de plateforme multimodale (bus et
          trains) dans le cadre du POU (Plan de Déplacement Urbain)

     Fait à Saint Laurent du Lévézou Le 22 septembre 2008
Jean-Louis BAGHIONI Président

                                 Guy BENAC Membre                                                        Henri PUJOL Membre
                                 titulaire                                                           titulaire

  Référence T.A de Toulouse
  Portes de Gascogne n°EO8000156/31 du 12/06/2008



                                                                    15
ENQUÊTE N°2
          Dans le cadre des dispositions du code de l'environnement relatives aux enquêtes publiques (article R123-1 et suivants)
          Projet de création à Plaisance du Touch d'un ensemble commercial d'une surface de plancher hors œuvre nette
supérieure à 10 000m2
          Au terme du traitement conjoint des éléments recueillis lors de l'enquête publique, qui s'est déroulée du 7
juillet au 13 août 2008, la commission d'enquête publique a retenu les thèmes suivants :

          Thème n°2 ; «projet polluant....dans une zone à circulation saturée.
Le groupe PCE apporte les observations suivantes Dans le domaine du développement durable, la question des transports (en
termes de pollution) occupe une place essentielle et doit être abordée sous différents angles. En effet, on ne peut se limiter à une
approche quantitative (nombre de véhicules en déplacement) et ne pas prendre en compte la durée des trajets, et la distance
parcourue.
           Enfin, la qualité et le calibrage des ouvrages routiers impactent fortement le déroulement des transports et leurs
effets sur l'environnement. A titre d'exemple, les ralentissements et les embouteillages sont sources d'une pollution plus
importante que dans le cas d'une circulation fluide, y compris composée de plus de véhicules.
          En toute hypothèse, les nombreuses questions relatives à l'engorgement du trafic, dont les courriers sont révélateurs,
s'expliquent également par un ressenti fondé de la population concernée qui est confrontée à toute une série de travaux actuels en
amont comme en aval de Plaisance du Touch.
          L'Ouest toulousain connaît en effet de grandes difficultés de circulation largement amplifiées par les travaux de
la déviation de Léguevin. Cette situation est à l'origine de l'engorgement au niveau de l'échangeur d'En-Jacca qui provoque de
longs embouteillages aux heures de pointes pour les habitants travaillant sur Toulouse et réalisant des allers-retours quotidiens.
           Cette situation est provisoire et va considérablement s'améliorer grâce à l'initiative de l'Etat sur les travaux
d'aménagement de la RN 124 (mise en service 2009) dont l'objectif principal est de diluer le trafic existant en créant plusieurs
points d'échanges
           Quant à l'ensemble commercial des Portes de Gascogne, ce dernier ne va pas générer un trafic supplémentaire mais au
contraire revoir à la baisse les déplacements des usagers de la zone concernée (Plaisance-du-Touch, Salvetat-Saint-Gilles,
Tournefeuille...) qui ne traverseront plus les communes voisines pour se rendre sur les sites du Perget ou de Portet. En effet la
fréquentation des Portes de Gascogne permettra une sédentarisation de l'acte d'achat des clients du bassin de vie de l'ouest du
département, qui se rendent aujourd'hui dans les centres commerciaux existants de l'agglomération toulousaine, ce qui
réduira la longueur et la durée des trajets parcourus, limitera leur impact négatif sur l'environnement et générera des
gains de temps que les ménages concernés pourront consacrer à d'autres activités familiales ou sociales.
          Les résultats de l'étude de trafic sont concluants et démontrent que la circulation se fera avec un bon niveau de
fonctionnement.

           Cette étude a été confiée au bureau d'ingénierie EGIS Mobilité, spécialisé dans les métiers du trafic et filiale du
groupe EGIS rassemblant 3700 collaborateurs dans le monde.
           EGIS Mobilité est reconnu nationalement et travaille essentiellement pour :
           - les Collectivités locales : Villes, Départements, Régions, Communautés urbaines,
           - les sociétés d'autoroutes,
           - les gestionnaires d'infrastructures ferroviaires (RPF, Eurotunnel),
           - les opérateurs de transport public (tramway, bus, métro),
           - les Ministères de l'Equipement et des Transports, les services techniques de l'Etat dans les départements et régions, la
                Commission Européenne,
           - Les investisseurs privés réalisant des projets d'infrastructure en partenariat public-privé.
Pour cette étude, la méthodologie a été la suivante :
           - Vérification du trafic actuel.
           - Estimation du trafic généré en heures de pointe (semaine et samedi) par l'ensemble commercial.
           - Evaluation de l'impact de l'opération sur le réseau d'infrastructures.
           Le trafic actuel a été dimensionné en réalisant des comptages en avril 2008 sur le réseau départemental au niveau de la
future zone d'implantation de l'ensemble commercial.
           Ce dimensionnement a été pondéré afin de tenir compte de l'évolution à l'horizon 2015.
           La progression retenue pour le trafic actuel est celle définie dans l'annexe 5 de la circulaire n° 98-99 du 20 octobre
1998 de la DTRF (rédigé par la SETRA organisme public) et celle observée sur les réseaux de voirie similaire dans
l'agglomération toulousaine.
           La génération de trafic induite (entrée et sortie) par l'ensemble commercial a été estimée par analogie avec des centres
commerciaux de tailles similaires en France (Bordeaux, Région Parisienne, Caen...), confirmant des ratios de véhicules par
mètre carré de surfaces de vente en fonction de l'activité (hypermarché, moyennes surfaces, boutiques...).
           En fonction de la zone de chalandise et du réseau d'infrastructures, le bureau d'études a déterminé l'origine des flux
routiers et l'impact généré sur les ouvrages desservant le secteur de l'ensemble commercial. Ainsi le dimensionnement de
l'infrastructure routière a pu être vérifié et recalibré si nécessaire. Cet impact, en fonction des dimensions des ouvrages, se
traduit par des pourcentages de réserve de capacité sur les nœuds routiers (giratoires) à l'heure de pointe de la semaine (soir) et du
samedi.
           Les résultats obtenus traduisent un bon niveau de fonctionnement avec un trafic aux heures de pointes compatible

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avec le schéma de voirie.
           Les 4 principales raisons de l'obtention de résultats aussi concluants au niveau de la circulation sont :
           La réalisation de nouvelles infrastructures avant l'ouverture de l'ensemble commercial.
La création d'une zone « tampon ».
La réalisation de giratoires d'accès largement dimensionnés.
Une accessibilité exceptionnelle.
           Les travaux de déviation de la NI 24 actuellement en cours vont permettre d'aérer le cœur de Léguevin et
de répondre à des impératifs de dimensionnement de flux. Trois nouveaux échangeurs vont être créés sur la déviation de la
RN124. Ces échangeurs vont permettre un' éclatement des trafics en relation avec l'ouest de l'agglomération et soulager
certains axes départementaux (notamment la RD82).
T
           Le nouvel échangeur de la Salvetat-Saint-Gilles et l'échangeur Est sur la RN124 vont considérablement soulager
l’échangeur d'En Jacca (actuellement saturé) en proposant aux habitants des communes avoisinantes (La Salvetat-Saint-
Gilles, Plaisance-du-Touch, Fonsorbes..,) une alternative pour leurs déplacements vers Toulouse, mais également un accès
privilégié à l'ensemble commercial.
          De plus l'ensemble de ces infrastructures sera mis en circulation avant l'ouverture de notre opération.
           L'échangeur de la Salvetat-Saint-Gilles sera raccordé à une voie routière nouvelle, la RD 924, prochainement créée
et inscrite par le Conseil Général depuis 2002 en 2x1 voies.
           Depuis cet échangeur, l'accès au site sera facilitée par la création d'une « zone tampon » d'environ 2x1, 6 km
constituée par :
Les bretelles de sortie de l'échangeur,
           La RD 924 doublée (le financement en 2x2 voies est prévu dans le dossier de réalisation de ZAC
Les longues voies d'insertion dans les parkings.
           Cette zone tampon permettra d'éviter les bouchons, comme ceux de Colomiers et Portet-sur-Garonne qui ne disposent
que d'une distance de 100 m et 300 m entre l'échangeur et l'entrée, ou comme encore sur l'échangeur d'En Jacca où les mêmes
raisons sont à l'origine d'une saturation routière.
           L'ensemble commercial va également bénéficier de giratoires d'accès largement dimensionnés avec des rayons de
l'ordre de 50 à 60 mètres, soit le double du giratoire existant au niveau de l'échangeur d'En Jacca.
           Enfin, contrairement au site concurrent de la zone, l'ensemble commercial se retrouve au cœur d'un réseau
d'infrastructures permettant une accessibilité exceptionnelle. Il existe 3 points d'entrée/sortie assurant un recyclage des
véhicules vers le Nord, le Sud-est et le Sud-ouest et évitant un enclavement si nuisible à une circulation fluide.
           Quant à la problématique des transports en commun, nous ne pouvons que souscrire aux diverses remarques du public.
           Le respect de l'environnement et la nécessaire réduction du trafic routier passent par une augmentation significative
des modes de transport collectifs.
           Conscient des enjeux, notre projet intègre d'ores et déjà une zone dédiée aux transports en communs (bus, navettes,
autocars...).
           La spécificité des Portes de Gascogne qui s'insèrent dans le Plateau de la Ménude, autorisera le renforcement des
transports en commun tel qu'annoncé à terme par M. Stéphane Coppey, Président du SMTC (Syndicat Mixte des
Transports en Commun) lors d'une récente réunion publique sur la mobilité qui s'est tenue à Plaisance du Touch au mois de juin
2008.
           L'hypothèse même d'une prolongation du tramway jusqu'à Plaisance du Touch y a en effet été annoncée à l'horizon
2013.
           Tous les acteurs publics s'accordent à penser que le réseau actuel de transports en commun doit être amélioré et le sera,
nous nous en félicitons.
           Nous avons pu noter avec satisfaction que les réserves foncières sont d'ores et déjà réservées, qu'il est envisagé pour le
plateau de la Ménude, un renforcement du nombre de lignes de bus, et qu'un projet de TCSP (Transports en Commun en Site
Propre) et de plateforme multimodale (Tram-bus-train), a été étudié dans le cadre du PDU (Projet de Déplacement Urbain).
           Quant aux données relatives à l'environnement, nous reviendrons sur leur détail sur le

         Thème n° 4.

COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
• La réponse de PCE se veut positive et apporte des éléments de réponses aux inquiétudes traduites par le public, dans ses
     observations.
 • La qualité et le calibrage des ouvrages routiers impactant énormément le déroulement des transports et donc leurs
     effets sur l'environnement, l'initiative de l'Etat sur les travaux d'aménagement de la RN 124 (mise en service en
     2009) diluera le trafic existant et créera plusieurs points d'échange.
 • L'étude du bureau d'ingénierie EGIS Mobilité, reconnue nationalement, fait état de ce que la circulation se fera
     avec un bon niveau de fonctionnement, en tenant compte de l'évaluation de l'impact de l'opération sur le
     réseau d'infrastructure avec : Des créations de zone « tampon » - La réalisation de giratoires d'accès largement
     dimensionnés
La réalisation de nouvelles infrastructures
II paraît sage de se baser sur une étude réalisée par EGIS reconnu nationalement pour son travail.

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•   Pour les transports en commun, il parait opportun que le projet intègre une zone dédiée aux transports en commun
    (bus, navettes, autocars et éventuellement tramway).
La commission d'enquête précisera sa position dans ses coudassions motivées.

Thème n°3 ; « projet bruyant..... »
Le groupe PCE, apporte les réponses suivantes :
           Dans le cadre du projet, une étude d'impact acoustique a été réalisée en avril 2008 tenant compte de la nouvelle étude
de trafic également menée à la même période.
           Les principales sources de nuisances sonores sont liées au trafic engendré par l'aménagement de la zone
commerciale. A l'aide d'un logiciel de modélisation (MITHRA) du CSTB avec une hypothèse de travail à l'horizon 2015,
l'étude révèle que l'impact sonore du projet respecte les niveaux réglementaires en façade des habitations existantes et ne
nécessite pas de dispositifs de protection.
           Cependant, tout au long de notre concertation et de notre dialogue avec les riverains les plus proches, à savoir les
habitations de la rue des Chênes, les initiatives suivantes ont été intégrées au projet :
           Création d'un mer Ion de terre avec un dénivelé de 5m sur une longueur de 30m,
Plantation d'une chênaie sur l'ensemble du mer Ion,
           Transformation de la rue de chênes en impasse réduisant ainsi son utilisation au service de ses habitants.
La méthodologie de l'étude acoustique a été la suivante :
- caractériser l'ambiance sonore actuelle,
           - examiner l'impact sonore du projet du fait de la création de voiries et
de la modification des trafics des routes avoisinantes lies à la desserte de cette
zone,
            - vérifier le respect des niveaux sonores réglementaires en façades des habitations existantes et de préciser les éventuels
dispositifs de protection à prévoir.
           Des mesures (points fixes sur une période 24 heures) réparties autour de la zone à aménager et situées à proximité de
bâtiments sensibles (type habitations) ont été réalisées, et l'analyse des résultats permet de montrer que les habitations situées
prés de la zone commerciale sont situées en zone d'ambiance sonore «modérée» (LAeq jour< 65 dB(A) et LAeq nuit < 60
dB(A)).
           Sur la zone d'étude des calculs ont été réalisés par modélisation. Les résultats obtenus montrent que toutes les façades des
habitations même celles situées à proximité de voies routières présentant des trafics importants (RD 82 et RD 24) sont en zone
d'ambiance sonore modérée (LAeq jour < 65 dB(A) et LAeq nuit < 60 dB(A)).
           « Les conclusions de la modélisation concernant la situation prévue après aménagement de la zone commerciale :
           - Compte tenu des travaux prévus certaines voiries feront l'objet de
modifications (création de ronds points) et d'autres voiries seront crées.
           - Compte tenu des niveaux sonores initiaux (ambiance calme) et afin
d'harmoniser les prescriptions de l'aménagement, il a été considéré que
l'objectif à respecter en façade des habitations est de 60 dB(A) pour la période
6h-22h.
            L'analyse des résultats de la modélisation indique que l'objectif en façade des habitations situées à proximité des
voies créées est respecté avec l'hypothèse de trafic TMJA ou l'hypothèse de trafic heure de pointe.
           Il n'y a donc pas d'obligation de réaliser des aménagements complémentaires (isolement de façade ou protection
collective "de type écran ou merlon). »
Cas particulier de la phase chantier
Le chantier lié au projet générera des nuisances sonores temporaires.
           Pendant le chantier, les travaux et les engins utilisés sont à l'origine d'une source de bruit supplémentaire. Aussi, toutes
les précautions nécessaires seront prises afin de n'accepter sur le chantier que des engins conformes à la réglementation en vigueur.
            Le chantier va également générer un trafic de camions (liés au terrassement, à la construction et à l'évacuation des
déchets), source de bruit sur le site et sur les axes de desserte du site. Cependant les caractéristiques de notre projet vont
également contribuer à la diminution de ces nuisances, du fait :
           De la maîtrise foncière des terrains accolés au projet mais éloignés des habitations, permettant d'installer une base vie «
non bruyante »
           De faibles terrassements en déblais, évitant les va et vient des camions chargés d'évacuer les surplus de terre ou
d'acheminer les matériaux de remblais.
            Afin de limiter ces nuisances, le chantier ne sera autorisé que lors des jours ouvrables, en période diurne.
            Un plan d'accès au chantier permettra de maîtriser les nuisances sonores en les limitant dans l'espace et dans le
temps. Aussi, toutes les précautions nécessaires seront prises afin de n'accepter sur le chantier que des engins conformes à la
réglementation en vigueur.
           Il faut toutefois souligner le fait que ces nuisances sont temporaires : elles ne sont pas caractéristiques des impacts
acoustiques définitifs du projet.

COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
• Les initiatives annoncées pour les habitants de la rue des chênes devront impérativement être réalisées :
      - Création d'un mérion de terre avec un dénivelé de 5 mètres sur une longueur de 30 mètres.

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         - Plantation d'une chênaie sur l'ensemble du mérion.
         - Transformation de la rue des chênes en impasse réduisant ainsi son utilisation au service de ses habitants.
 • Dans le cadre du projet, l'étude d'impact acoustique réalisée en avril 2008 tient compte de la nouvelle étude de
     trafic également menée à la même période et indique qu'il n'y a pas d'obligation de réaliser des
     aménagements complémentaires, cependant il pourra à tout moment être contrôlé sur demande des riverains
     pour lesquels des travaux particuliers n'ont pas été prévus, si l'objectif à respecter en façade des habitations est
     bien de 60 DBA pour la période de 6 heures - 22 heures.
Pour la phase chantier :
II semble difficile d'éviter une source de bruit sur le site ainsi que sur les axes de desserte du site, comme pour tout
autre chantier, qui serait entrepris dans le cadre de cette ZAC.
Il conviendra cependant de maîtriser au mieux ces nuisances sonores temporaires.

Thème n°4 ; « ce projet ne respecte pas l’environnement en particulier sur la question de l'eau.... »
Une partie du public évoque :
A. Les eaux souterraines.
Compte tenu des nombreuses questions soulevées lors de l'enquête publique, la commission, la commission d'enquête
soucieuse d'obtenir des réponses aux interrogations du public, a obtenu des réponses précises du maître d'ouvrage, qui tient à
préciser les points suivants :
Le groupe PCE tient à préciser les points suivants : En complément de l'étude géotechnique menée durant l'année 2006
comprenant notamment la pose et le suivi pendant une année de piézomètres afin de déterminer le niveau de la nappe
phréatique, nous avons réalisé une étude de faisabilité hydrogéologique des ouvrages d'assainissement pluvial de projet dont le
but était de :
           Décrire le fonctionnement du système hydrogéologique local afin de donner un avis sur la faisabilité du bassin et des
noues en proposant des principes d'aménagement compatibles avec le milieu hydraulique souterrain.
          Décrire les dispositions à prendre en phase chantier vis-à-vis de la nappe
           Cette étude complémentaire intégrait également le suivi des piézomètres précédemment posés ainsi que la
réalisation et le suivi de nouveaux piézomètres pendant toute l'année 2007, afin d'analyser l'hétérogénéité des niveaux de
la nappe sur plusieurs saisons.
          A l'issue de cette phase, l'impact du bassin sur la nappe et les avoisinants a été approché à l'aide d'un modèle
informatique, confirmant que l'incidence du projet restait négligeable.
Impacts sur les eaux souterraines
           Etant donné que le projet se localise sur le niveau de la moyenne terrasse de la Garonne où la nappe n’a pas usage
spécifique, notamment en terme d'alimentation en eau potable, celui-ci ne présente a priori que peu de sensibilité.
           Néanmoins, au vu du contexte initial et de la nature du projet d'aménagement, trois types d'incidences seront à
prendre en compte:
           -une modification des conditions de réalimentation de la nappe due à l'imperméabilisation d'une partie du site et
conduisant à diminuer les débits d'infiltration,
           -une modification des conditions d'écoulement de la nappe aux abords des ouvrages enterrés prévus,
-un risque de diffusion de pollution accidentelle ou chronique.

Incidences sur les conditions de réalimentation de la nappe
          Le projet pourrait avoir des effets sur les conditions d'alimentation de la nappe de la moyenne terrasse de la Garonne
qui circule dans les formations graveleuses sous-jacentes par l'imperméabilisation des sols ce qui réduit la surface d'infiltration
des eaux dans le sol, puis dans le sous-sol.
           Les eaux de pluie tombant actuellement dans l'emprise de terrains voués à être imperméabilisés ruissellent pour
partie mais sont surtout utilisées par la végétation (espaces enherbés), s'évaporent ou s'infiltrent dans le sol.
           Compte tenu des caractéristiques climatiques, topographiques, pédologiques et géologiques, cette infiltration peut
être estimée à 10 à 15 % des précipitations, soit une hauteur d'eau de l'ordre de 100 mm par an, équivalente à 100 Iitreslm2/an.
           L'imperméabilisation liée au projet pourrait donc entraîner un déficit annuel maximum de l'ordre de 40000 m3, ce qui est
équivalent à un pompage permanent de l'ordre de 4,5 m3/h.
          Ce pompage équivalent est néanmoins non significatif dans le contexte de la nappe de la moyenne terrasse de la
Garonne.
           De plus, étant donné que la collecte des eaux pluviales passe pour l'essentiel de la zone par des noues enherbées
qui permettront une infiltration partielle des eaux, la valeur présentée ci-dessus est à relativiser.
          Dans le cadre du projet une étude d'impact hydrogéologique des ouvrages d'assainissement pluvial du projet a été
réalisée.
          Il s'agit pour cette phase, d'une mission G12 au sens de la norme NFP 94-500 de juin 2000.

Les conclusions de cette étude sont les suivantes :
          «En conditions de Basse Eaux, les ouvrages d'assainissement pluvial (bassin et noues) ne provoqueront aucun impact
sur l'environnement hydrologique du secteur du projet.
         En condition de Hautes Eaux (sur la base des relevés effectués en 2007, les ouvrages d'assainissement pluvial devraient
provoquer un écrêtage de la nappe dans l'emprise du projet et un rabattement de l'ordre de 20 à 40 cm sur les avoisinants les plus

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proches.
          L'impact peut être considéré comme négligeable comparé aux 2 à 3 m de fluctuations saisonnière naturelle de la nappe
phréatique,
          En conditions de très hautes eaux de nappe, l'incidence sur la nappe est plus significative. Les rabattements atteignent
0,40 m au niveau des premiers riverains au Sud-ouest et 0,60m à 0,80m au Nord-est.
          Pour un niveau de nappe théorique au TN, (saturation Totale des sols) les rabattements sont du même ordre.
          L'incidence du projet reste néanmoins négligeable car ses effets ne sont remarquables que pour des périodes de très hautes
eaux et hivernale.
          Les rabattements sont bien plus faibles que les fluctuations naturelles de la nappe.
          Les ouvrages d'assainissement pluvial n'empêcheront pas la création de nappes épidermiques locales ou la remontée
locale à faible profondeur de la nappe en dehors du projet, en cas de forte précipitation, du fait de la faible « drainance » de la
partie supérieure des alluvions. »

Incidences sur les conditions d'écoulement de la nappe
          Etant donné que tous les terrassements réalisés dans le cadre du projet ne seront que superficiels, soit hors d'eau, les
écoulements souterrains pourront continuer à circuler sans entrave : aucun effet de barrage, ou de dérivation de la nappe, lié
aux travaux d'aménagement, n'est donc ici à redouter.
          En effet, à l'exception du creusement du bassin destiné à la rétention des eaux pluviales et du bassin d'agrément, les
travaux réalisés dans le cadre de ce projet ne seront que superficiels.
          L'impact de ces bassins, aux berges étanchées, sur l'écoulement de la nappe devrait être limité car ils ne recouperont
chacun la nappe que sur une largeur de l'ordre de 60 m, ce qui n 'est pas suffisant pour impliquer des variations significatives
(déplus de 0,5 m) de lapiézométrie aux abords de ces ouvrages.
          Concernant le bassin d'agrément, la libre circulation des eaux étant maintenue sous l'ouvrage (bassin d'une profondeur
de l m), son impact sur la piézométrie locale sera en fait parfaitement nul.
          De même, les noues enherbées et les espaces verts, d'une profondeur maximale de 1 m, devraient eux aussi se
maintenir au-dessus du niveau de la nappe.
          Pour les réseaux enterrés qui se placeront dans la nappe, ceux-ci seront parfaitement étanches et encadrés de
matériaux perméables pour éviter tout drainage ou entrave à la libre circulation de la nappe.

Risque de diffusion de pollution accidentelle ou chronique
          Les eaux usées provenant de l'aménagement seront collectées par des conduites enterrées et étanches, d'un réseau
séparatif et dirigées vers une station de refoulement puis vers le réseau public.
          Les eaux issues des cours de service du centre commercial, secteurs les plus susceptibles d'être affectées par des
pollutions accidentelles, seront dirigées vers des séparateurs d'hydrocarbures pour traitement préalable avant rejet dans le réseau
d'eaux pluviales de la ZAC.
          Concernant les eaux pluviales issues des voiries, parkings et accès, celles-ci seront traitées par décantation puis
collectées par des noues enherbées et les espaces verts qui assureront aussi un traitement complémentaire des eaux
avant rejet dans le réseau de la ZAC.
          Compte tenu des caractéristiques des dispositifs de collecte des eaux pluviales et des eaux usées, le projet n’aura aucun
véritable impact quantitatif ou qualitatif sur l'aquifère de ce secteur de la moyenne terrasse de la Garonne.

COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
    •Des études sérieuses ont été réalisées et en complément de l'étude géotechnique a été réalisée une étude de
         faisabilité hydrogéologique des ouvrages d'assainissement pluvial du projet. L'impact du bassin sur la
         nappe et les voisinants a été approché à l'aide d'un modèle informatique confirmant que l'incidence du
         projet restait négligeable . L'imperméabilisation liée au projet entraînera un déficit annuel de l'ordre
         de 40 0§§m3, ce qui est l'équivalent à un pompage permanent de l'ordre de 4.5m3/h.« Ce pompage de
         4,5m/h est néanmoins non significatif dans le contexte de la nappe de la moyenne terrasse de la Garonne.
         »Nous en prenons acte, il s'agit de conclusions de professionnels.
    •Et ud e d 'i mp act géo t ec h n iq u e e t d e f ai sab il it é hydrogéologique des ouvrages d'assainissement
         pluvial du projet. Aménagement compatible avec le milieu hydraulique souterrain. Hétérogénéité des
         niveaux de la nappe sur plusieurs saisons.
    •En ce qui concerne l'étude d'impact hydrogéologique des ouvrages d'assainissement pluvial du projet réalisé
         selon une mission G Au sens de la norme NFP94-500 de juin 2000. Il est conclu : « l'incidence du projet
         reste négligeable car ses effets ne sont remarquables que pour des périodes de très hautes eaux et hivernale
         ».Nous en prenons acte.

Cependant, la commission d'enquête soucieuse d'obtenir des éléments complémentaires a interrogé le maître
d'ouvrage PCE et ses éléments de réponse sont transcrits ci dessous.

B. Les eaux de surface et écoulement des eaux pluviales.
Les interrogations sont portées par l'Association « Réinventons Plaisance » qui produit un mémoire de 11 pages sur les
points jugés les plus sensibles qui méritent des réponses précises.

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La commission d'enquête dans un souci de transparence tient à faire connaître intégralement les réponses adressées
en retour par l'aménageur.
Réponse du maître d'ouvrage
           Nous rappelons que les travaux envisagés dans la TAC relèvent de la nomenclature définie dans le cadre de la Loi sur
l'Eau par le décret 93-743 du 29 mars 1993, à savoir:
           2,7.0 - Création de plans d'eau dans un secteur de 2° catégorie piscicole, la superficie étant comprise entre 0,1 et 3
ha (1,65 ha),
           5.3.0 - Rejets d'eaux pluviales dans les eaux superficielles ou dans un bassin d'infiltration, la superficie desservie
étant supérieure à 20 ha, de l'ordre de 57,3 ha correspondant à la surface de la ZAC (55,93 ha) et de certains apports
routiers,
           6.4.0 - Création d'une zone imperméabilisée supérieure à 5 ha d'un seul tenant,
           Ces travaux sont soumis à déclaration au titre de la rubrique 2.7.0 et à autorisation au titre des rubriques 5.3.0 et
6.4.0, dont la procédure d'instruction, conformément à l'article 4 du décret 93-742 du 29 mars 1993, comprend une enquête
publique.
           Or à ce jour la procédure d'instruction est close et ces travaux ont fait l'objet d'une autorisation par arrêté préfectoral
en date du 9 décembre 2005.
           Notre projet s'intègre dans la ZAC et s'applique à respecter les contraintes définies dans le dossier au titre de la loi
sur l'eau.
           Un dossier établi en vue d'autoriser les travaux d'aménagement de la ZAC des Portes de Gascogne à vocation
commerciale, tertiaire, artisanale et de loisirs, d'une surface de 55,93 ha, sur la commune de Plaisance-du-Touch (31), qui permet
de donner des indications sur les contextes hydrogéologique et hydrologique afin d'évaluer les incidences potentielles du
projet sur la ressource en eau, le milieu aquatique, l'écoulement, le niveau et la qualité des eaux, y compris de ruissellement et
présente les mesures correctives prévues, ainsi que la compatibilité du projet avec le S.D.A.G.E.
           Il y est précisé que dans le cadre de l'aménagement de la ZAC, les eaux de ruissellement seront dirigées vers le collecteur
Sud du lotissement de « La Ménude 2 » qui se rejette à l'Aussonnelle, via un fossé routier de la RD 24
           En terme de gestion des eaux pluviales, le projet d'assainissement s'est appuyé sur des techniques alternatives :
décanteur/déshuileur, noues enherbées et plantées, bassins en eau, ... qui ont permis de développer un projet
d'aménagement différent.
           Ainsi ce projet comprend des territoires naturels en creux d'où émergent des « îles artificielles» qui regroupent les
infrastructures (parkings, voiries, ...) et les bâtiments en unités compactes et totalement minéralisées.
           Le projet d'assainissement, élaboré selon les concepts présentés ci-dessus, précisé et dimensionné par des études
techniques complémentaires (étude hydrogéologique du CEBTP et étude VRD de BEG Ingénierie), comprend ainsi :
            - des voies et zones de stationnement où les eaux de ruissellement sont gravitairement dirigées vers les périphéries
pour y être décanté et versé dans un réseau de noues plantées qui viennent s'imbriquer entre les surfaces minéralisées,
            - un vaste parc linéaire planté qui achemine les eaux issues des noues vers un bassin de rétention,
            - des ouvrages de régulation qui permettent de maîtriser les débits de fuite et donc la mise en charge des espaces
plantés et du bassin de rétention lors des pluies non ordinaires,
            - à l'aval, les eaux sont dirigées par l'intermédiaire de conduites enterrées vers le collecteur Sud (en 3 points)
du lotissement de « La Ménude 2 » qui se rejette à l'Aussonnelle, via un fossé routier de la RD 24.
Le dossier au titre de la loi sur l'eau comprend par ailleurs 3 parties :
Etat actuel du site
Incidences et impacts des travaux de la TAC
Mesures de protection-

L’état actuel du site
Le relief
          Le couloir alluvial de l'Aussonnelle, large d'environ 500 m au droit du projet, est bordé de dénivelés hauts d'une
vingtaine de mètres (altitude de 170 à 160 NGF) et recouverts d'éboulis et de matériaux de solifluxion.
         Les terrains de la ZAC, d'une cote moyenne de 188 NGF, varie de l'altitude 189,3 NGF, en partie Sud, à 186,5 NGF
dans la partie Nord-Ouest, soit une pente orientée Sud-Sud-Est/Nord-Nord-Ouest en direction de l'Aussonnelle de l'ordre de
0,3 %.
         Les terrains présentent localement de légères variations de l'ordre de la dizaine de centimètres.
          Le relief naturel des terrains, régulier et fort peu accentué, ne présente aucune gêne particulière à la conduite
du projet et ne devrait nécessiter que très peu de travaux de terrassement
La géologie
          Les couches superficielles semblent être peu favorables à l'infiltration des eaux (argiles, traces d'hydromorphie, ...), les
alluvions sous-jacentes se composent de graves argileuses ou sableuses qui peuvent localement laisser présumer d'une bonne
perméabilité.
Le climat
          Sous l'influence méditerranéenne, de violentes précipitations orageuses peuvent survenir.
         En conclusion, les terrains de la ZAC se localisent à l'écart de tout cours d'eau et toute zone inondable.
         Ils sont actuellement drainés par un réseau de fossés, surtout routiers, qui évacuent gravitairement les eaux de
ruissellement en direction de l'Aussonnelle, rivière à l'étiage très sévère mais néanmoins connaissant d'importants phénomènes

                                                             21
de débordement et à la qualité des eaux mauvaise.
         L'imperméabilisation d'une partie des terrains dans le cadre de la création de la ZAC « Les Portes de Gascogne »
nécessitera la mise en place d'un réseau de collecte des eaux pluviales qui n'est pas aujourd'hui satisfaisant.
         Ce réseau devra être équipé de dispositifs de rétention et de traitement des eaux pour interdire toutes atteintes
qualitatives et quantitatives à l’Aussonnelle.

2. Incidences et impacts des travaux de la ZAC Impact sur le régime hydraulique
          Le projet de ZAC va entraîner l'imperméabilisation d'une surface totale d'environ 40,3 ha qui peut avoir pour
conséquence directe d'augmenter les volumes de ruissellement en sortie des terrains. En effet, la transformation de surfaces
enherbées, qui présentent des coefficients de ruissellement de 5 à 20 % (en fonction de la pente), en surfaces imperméabilisées
au coefficient de ruissellement de l'ordre de 90 %, va avoir pour incidence de modifier les coefficients de ruissellement des
terrains concernés par le projet.
          En tenant compte des surfaces totales mises en jeu, les coefficients de ruissellement obtenus par moyenne pondérée des
coefficients de ruissellement élémentaires sont les suivants :

Terrains de la ZAC             Surface imperméabilisée                     Coefficient de ruissellement retenu
Etat initial                   Tronçons de RD 82 et RD 24                  0,10
Etat projeté                   40,3 ha sur 55,93 ha et RD 82               0,68

          Les débits évacués par le projet, en l'absence de mesure compensatoire et en négligeant les infiltrations, en application de
la formule superficielle de l'Instruction Technique relative aux réseaux d'assainissement des agglomérations, pourraient
ainsi être les suivants :

 Terrains de la ZAC              Coefficient de ruissellement                 Débit à évacuer
 Etat initial                    0,10                                         Qio=ô,6m3/s
 Etat projeté                    0,69                                         Qio- 6,7 ms/s
           Pour que les débits de ruissellement à l'état futur ne soient pas plus importants que les débits actuels, des mesures
conservatoires, de type rétention et régulation, devront être mises en place sur l'ensemble des dispositifs de collecte des eaux
pluviales.
Impact sur l'inondabilité du secteur
           Les terrains se situant dans un secteur de la moyenne terrasse de la Garonne non inondable, donc hors de la zone
d'expansion de crue de tout cours d'eau, Aussonnelle ou Garonne, aucun impact de type réduction du champ d'expansion des
crues ou entrave au libre écoulement des eaux n'est donc à craindre dans le cadre de ce projet.
           De plus, étant donné que les ouvrages de rétention aménagés dans le cadre du projet permettront de réguler le débit de
sortie des terrains en deçà du débit existant, les conditions de débordement de l’Aussonnelle à l'aval ne seront pas aggravées.

2. Mesures de protection
Mesures de prévention relatives à la conservation des débits
          Pour que les débits de ruissellement à l'état futur ne soient pas plus importants que les débits actuels, afin de limiter
l'impact du projet de la TAC sur les phénomènes d'inondation de l’Aussonnelle, des mesures conservatoires devront être mises en
place sur le réseau de collecte des eaux pluviales.
          Les mesures envisagées consistent à stocker le volume de la pluie décennale dans :
- un bassin de rétention, pour les secteurs A (sauf sa partie Est) et B.
- des espaces verts de rétention pour les autres sous-bassins versants, qui seront aménagés sur les réseaux d'eaux pluviales
au niveau de chaque sous-bassin versant élémentaire avant leur exutoire vers le réseau du lotissement de la Ménude 2.
          Le débit de fuite (Qs) de chacun des ouvrages de rétention sera contrôlé par un régulateur de débit.
          Le rejet total autorisé dans le réseau du lotissement de la Ménude 2 est de 250 l/s pour l'ensemble de la ZAC, ce qui est
inférieur au débit décennal actuel estimé à 600 l/s.
          Ce débit de fuite se décompose, en fonction des sous-bassins versants élémentaires, de la façon suivante :

Numéro      Sous-bassin versant                                 Surface                           Qs
1           Partie Nord-Ouest du secteur A                      15,7 ha                           30l/s
2           Partie Nord du secteur B                            5, 6 ha                           20l/s
3           Partie Sud du secteur B                             7, 6 ha                           50 Us
4           Partie Sud du secteur A                             15, 3 ha                          801/s
5           Partie Est du secteur A                             6,9 ha                            401/s
6           Secteur C                                           6,2 ha                            30 Us
            TOTAL                                               57,3 ha                           250 Us

         Le dimensionnement des ouvrages de rétention a été réalisé par BEG Ingénierie conformément à l'instruction

                                                               22
    technique de 1977 relative aux réseaux d'assainissement des agglomérations ; les volumes de rétention ainsi calculés sont les
    suivants :

    .\ume~r Sous-bassin versant                      Volume en mi Caractéristiques principales des ouvrages
    0
    1       Partie Nord-Ouest du secteur A           5955             1 bassin en eau de 1,35 ha avec Qs de 30 l/s (hauteur
                                                                      d'eau de 0,45 m pour une pluie décennale)

    2         Partie Nord du secteur                 1 160            Noues enherbées d'un total de 1,6 ha avec Qs de 20 Us
                                                                      (hauteur moyenne de 0, 07 m pour une pluie décennale)


    3         Partie Sud du secteur B                1 375           Noues enherbées d'un total de 2,2 ha avec Qs de 50 l/s
                                                                     (hauteur moyenne de 0, 06 m pour une pluie décennale)


    4         Partie Sud du secteur A                3 160           Noues enherbées d'un total de 5, 7 ha avec Qs de 80 l/s
                                                                     (hauteur moyenne de 0, 055 m pour une pluie décennale)


    5         Partie Est du secteur A                1 070           Noues enherbées d'un total de 3,6 ha avec Qs de 40 l/s
                                                                     (hauteur moyenne de 0, 03 m pour une pluie décennale)


    6         Secteur C                              1 150           Noues enherbées d'un total de 1,8 ha avec Qs de 30 l/s
                                                                     (hauteur moyenne de 0,06 m pour une pluie décennale)



    COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
    La commission d'enquête prend acte des réponses apportées. Elle considère qu'au ni veau des questions soulevées et
    des réponses apportées par le promoteur, il s'agit avant tout d'un débat d'expert, dans laquelle elle n'a pas de
    compétences particulières.
    II conviendra également de retenir que pour l'ensemble des eaux pluviales, des écoulements et du traitement de ces
    eaux, le thème traité ne concerne pas seulement le projet, mais aussi se décline sur l'ensemble de la ZAC des Portes de
    Gascogne.
              Or à ce jour force est de constater que la procédure relevant de Sa nomenclature définie dans le cadre de la
    Loi sur l'eau au titre du décret 93-743 du 29 mars 1993 est close et que les travaux ont fait l'objet d'une autorisation
    au titre des rubriques 5.3.0 et 6.4.0 suivant un arrêté préfectoral en date du 9 décembre 2005.
              Il appartiendra au SIDEXE de veiller à ce que les prescriptions de cet arrêté soient bien mises en œuvre, et
    pour les Services compétents de l'Etat de s'assurer de la validité de cet arrêté.
              D'autre part et afin de limiter l'impact du projet de la ZAC sur les phénomènes d'inondation de l'Aussonnelle,
    les mesures conservatoires relatives à la conservation des débits devront être scrupuleusement respectées.
              La commission d'enquête constate néanmoins qu'il a bien été traité des débits de ruissellements à l'état futur,
    afin qu'ils ne soient pas plus importants que les débits actuels avec les mesures conservatoires de type rétention et
    régulation mis en place -étude réalisée par BEG Ingénierie démontrant ainsi le sérieux des études conduites.

    C. La démarche HQE.
    Une partie du public conteste la démarche « Haute Qualité Environnementale » par le fait que le promoteur n'a pas
    retenu tous les critères des 14 cibles retenues et pouvant être mises en œuvre sur l'éco construction, l'écogestion, le confort et la
    santé.

    COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
    La démarche HQE n'est ni un label, ni une norme, mais une d émarche vo lo ntaire d e ma nage me nt et d e q ualité
    environnementale des opérations de construction ou de réhabilitation de bâtiments.
    Cette démarche vise à maîtriser les impacts des bâtiments sur l'environnement extérieur (amélioration de la performance
    énergétique, limitation des émissions de polluants, réduction de la production de. déchets) et à créer un environnement
    intérieur sain et confortable. II s'agit d'une réponse opérationnelle à la nécessité d'intégrer les critères du développement
    durable dans l'activité du bâtiment.
    Cette démarche :
   induit une prise en compte de l'environnement à toutes les étapes de l'élaboration et de la vie des bâtiments
    programmation, conception, construction, gestion, utilisation, démolition, ce qui correspond à la mise en place d'un système
    de management environnemental de l'opération, établi et conduit sous la responsabilité du maître d'ouvrage,
                                                                 23
   nécessite l'intégration d'exigences environnementales dans le projet, exigences qui sont fixées selon le contexte et les priorités
    du maître d'ouvrage. Afin d'aider les maîtres d'ouvrage dans la définition des objectifs environnementaux, il est défini 14
    cibles indicatives : les maîtres d'ouvrage fixent en effet librement leurs objectifs.
   devrait à terme faire l'objet d'une certification, ce qui permettrait d'aboutir à un référentiel commun et unique
    en évitant que le label « HQE » ne soit utilisé abusivement ou pour des opérations de qualité inégale.
    Ainsi il est difficile en août 2008, de retenir que parce que le promoteur n'a pas retenu les 14 cibles indicatives, la
    démarche volontaire de mise en place d'un management environnemental établi et conduit sous sa
    responsabilité, ne peut s'inscrire globalement en HQE.

    Thème n°8 : le plateau de la Ménude et la ZAC.
              C'est un secteur de 300 hectares dont 171 hectares constructibles et plus de 100 hectares en zone verte.
              Le bilan actuel fait apparaître 83 hectares déjà utilisés par 25 entreprises et un projet d'implantation de 25 autres d'ici à
    2011.
              Sur cet ensemble, 20 hectares sont dédiées à l'habitat, à un centre d'aide par le travail pour personnes handicapées, à
    l'accueil de personnes âgées, à un centre des compagnons du tour de France de 300 élèves, à une structure d'accueil pour
    autiste.
              De plus 12 hectares sont réservés à l'activité économique non commerciale.
              C'est dans ce contexte que 40 hectares couverts par « les Portes de Gascogne » soit environ 13% de l'ensemble de la
    zone.
              On retiendra qu'environ 40% englobent les espaces verts, le plan d'eau et le projet de circulation destiné aux piétons et
    cycles.

    COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUETE.
              Les détracteurs du projet prônent des alternatives à la place du centre commercial comme :
    • Une base logistique à la place du centre commercial.
    • L'implantation d'entreprises de haute technologie,
    • De transformer les terres en verger ou planter des arbres.
• Certes il y a toujours moyen d'envisager un contre projet. Néanmoins la commission d'enquête retient avant tout que
    les opposants dans le contexte particulier de l'enquête publique, ne peuvent pas techniquement présenter un contre
    projet, compte tenu d'une part de l'ampleur du dossier qu'il faudrait réaliser, et d'autre part de la difficulté à
    présenter des promoteurs susceptibles de s'engager contre une municipalité qui a déjà fait son choix.
• Néanmoins la commission constate que, les opposants au projet se sont exprimes globalement contre celui ci avec des
    argumentaires nombreux et techniques, et en utilisant tous les atouts qu'ils sont susceptibles de pouvoir mettre en
    œuvre dans une telle enquête.
    Pour sa part, la commission d'enquête a tenue à ce que le maximum de réponses aux diverses questions posées puisse être
    transmis au public par l'intermédiaire du présent rapport.

   Thème n°9 : les permis de construire.
             Ces derniers avaient été autorisés le 14 septembre 2007 par le Maire de Plaisance du Touch.
             Compte tenu du recours effectué en Conseil d'Etat et conformément à l'article L752-18 du code du commerce, le
   Maire de Plaisance du Touch a retiré l'acte administratif le 12 décembre 2007.
             Dans le dossier la demande porte sur la convention de participation au niveau de la ZAC « les portes de
   Gascogne » et il est mentionné que les pétitionnaires :
1) La Société PCE SAS, société par actions simplifiée au capital de 37 000 euros, dont le siège est 25 Ob rue du Faubourg Saint
   Honoré, 75008 Paris, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro B447 984 964 représentée
   par son Président Monsieur Philippe Monnier, dûment habilité à représenter la société.
2) La société SNC Foncière Toulouse Ouest, société en nom collectif au capital de 1 500 euros, dont le siège est 8/12 impasse du
   ramiers des catalans 31300 Toulouse, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Toulouse sous le n° D448 873 794
   représentée par son gérant, Monsieur Raymond Deromedi, dûment habilité à représenter la société,
   Envisagent de déposer demande de permis de construire en vue de leur permettre de construire sur les terrains compris dans
   le secteur De la ZAC « les portes de Gascogne » un programme de commerces, de services et de loisirs d'une surface hors œuvre
   nette (SHON) de 104 913m2 comportant deux sous-programmes ainsi qu'il suit :
   89 802m2 SHON dans la partie Nord du secteur a) devant revenir au pétitionnaire de PC 1,
    15 lllm2 SHON dans la partie sud du secteur a) devant revenir au pétitionnaire de PC2.
   Une des pièces obligatoires de ce dossier de PC est l'engagement écrit des pétitionnaires de PC de participer au paiement des
   équipements publics de la ZAC.

    COMMENTAIRES ET AVIS DE LA COMMISSION D'ENQUÊTE.
    Dans le cadre administratif défini ci dessus, il faut tenir compte qu'une des pièces maîtresse au niveau
    environnemental est le dossier d'étude d'impact du permis de construire, ou l'on peut trouver les éléments
    dénoncés comme manquants et ou l'on peut aller chercher des éléments complémentaires. La commission d'enquête
    estime que tous les éléments dénoncés comme manquants dans les autres documents se trouvent dans cet important
    volume de 245 pages. (voir photo du document ci-dessous)
                                                                  24
« Ainsi sont traités les thèmes que nous avons retenus. La commission d'enquête ayant eu le souci constant
d'aborder, de commenter et de donner son avis motivé sur les observations portées sur les registres d'enquête et
les courriers qui lui ont été adressés tant par le public, les élus, les conseils municipaux, syndicats, et les associations
»

                                                          CONCLUSIONS

ENQUÊTEN°2
CONCLUSIONS DE LA COMMISSION D’ENQUETE ASPECT ENVIRONNEMENTAL

PREAMBULE
          Cette enquête fait suite à un premier dossier déposé en 2005 en CDEC, et un deuxième a été remis en CNEC au
mois de mai 2008.
          Il avait été soumis compte tenu de ses caractéristiques, toujours en 2005, et de manière conjointe à deux
enquêtes publiques, l'une portant sur les aspects économiques en application de l'art L752-5 du code du commerce,
l'autre sur l'aspect environnemental (code L123-1 du code de l'environnement Loi Bouchardeau), enquêtes réalisées
préalablement à la procédure CNEC (Commission Nationale d'Equipement Collectif) proprement dite.
          Ces enquêtes ont été réalisées du 9 mai 2005 au 15 juin 2005 et se sont conclues par un avis favorable de la part
du commissaire enquêteur.
          Ce projet est porté par la Société PCE (affiliée au groupe Simon Ivanhoe et au groupe Casino) et par la
Société FTO en partenariat avec la Communauté de Communes « SAVE au TOUCH » et le SIDEXE en qualité de
propriétaires.
          Sa mise en œuvre reste toujours conditionnée par la réalisation des infrastructures, notamment en matière de
desserte routière (future RD924).
          Les pétitionnaires après avoir déposé un nouveau dossier en Préfecture de la Haute Garonne (2008) ainsi qu'un
dossier de permis de construire ont reçu l'autorisation d'une ouverture d'enquête publique conjointe.
Les enquêtes se sont déroulées du 7 juillet au 13 août 2008.
          Aujourd'hui les travaux d'infrastructure nécessaires, notamment en matière de desserte routière sont pour
certaines en cours de réalisation.
          Les modifications apportées sur le dossier 2008, soumis aux enquêtes conjointes sont les suivantes :
          • La zone de chalandise du projet est portée à 40 mn comme l ’a préconisé le Conseil d'Etat.
• Volume 4 : enseignes, concepts, autorisations et plans. Intégration des concepts et plans des enseignes intégrées nouvellement
P53 : Douglas P91 : Animalis P96 : Complices PI 19 : Star sport P131 : Jysk

CONCLUSIONS
          La commission d'enquête considère que cette enquête au niveau environnemental reste complémentaire de la 1ère
enquête, avec l'avantage de s'être déroulée sur la même période du lundi 7 juillet 2008 au mercredi 13 août 2008.
          Le public est venu en masse s'exprimer sur divers thèmes, dont nous retiendrons ici que ceux liés à l'environnement.
          Au travers des sujets traités précédemment, et des réponses du promoteur, transcrites intégralement, la
commission d'enquête considère ainsi qu'un maximum d'information est venu étayer et enrichir le rapport lisible par tout public.
          La commission d'enquête relève en particulier, outre les sujets relatifs au bruit et à la pollution, que les interrogations
le plus souvent abordées concernaient le traitement des eaux de surface et des eaux souterraines, mais aussi qu'était également
mise en cause la démarche « HQE » Haute Qualité Environnementale.
          Sur ce point la commission s'est exprimée dans le développement thématique, mais au final elle considère dans
l'ensemble que le projet « des Portes de Gascogne » s'est donné une priorité, celle du respect de l'environnement naturel,
dans le site privilégié de la ZAC de la Ménude.
          De plus, pour prendre en compte l'argumentaire évoqué par une partie du public concernant la perte de réserves
foncières que pourrait engendrer la réalisation du projet, il faut retenir que dans le Schéma Directeur de l'Agglomération
Toulousaine, devenue SCOT, le secteur de la Ménude était réservé, tout comme En Jacca, Le Perget à Colomiers et Pahin à
Tournefeuille, pour être l'accueil « du développement économique majeur ». Aussi dès la révision du SDAT, la commune de
Plaisance du Touch a procédé de même pour son Plan Local d'Urbanisme (PLU) permettant ainsi le développement
d’activités à la Ménude
          Comme a pu le dire le public, dénonçant les faiblesses du projet, il s'agit bien là de la naissance d'une
troisième génération de centres commerciaux, pour lesquels la commission d'enquête contrairement aux détracteurs du
projet estime qu'ils intègrent les diverses notions de développement durable.
          Il suffit d'analyser le projet, pour constater que les architectes ont voulu un centre entièrement ouvert vers l'extérieur.
Cette démarche soumise à l'expression du public, n'a pas fait l'unanimité, mais chacun a pu s'exprimer comme cela est de droit
dans une enquête publique.
           Sur le problème spécifique de l'autorisation du permis de construire, il reste constant que l'attribution restera
subordonnée à la levée des imprécisions quant aux dates de réalisation des voiries nouvelles liées à la RD 924 et à sa propre
réalisation.
          La commission d'enquête a retenu que la modification du demi échangeur de la Salvetat Saint Gilles en échangeur

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        complet, indispensable pour un accès direct depuis la RN 124 déviée, depuis et vers le Gers concerne essentiellement les services
        de l'Etat.
                   Dans cette optique la commission d'enquête retient que selon les accords conventionnels entre le Conseil Général
        de la Haute Garonne et le SIDEXE, ce dernier s'est porté acquéreur ou est titulaire de droits- par promesse de vente- sur
        l'ensemble de l'emprise foncière nécessaire à la réalisation de la RD 924 depuis l'échangeur de la Salvetat Saint Gilles, pour en
        permettre l'échangeur complet, jusqu'à sa jonction avec la RD 24 à Plaisance de Touch, comprenant également les emprises
        nécessaires aux deux ronds points sur le plateau de la Ménude.
                   S'ajoute à ces emprises, la propriété foncière du SIDEXE pour les parcelles nécessaires à la réalisation de la RD
        924, depuis le rond point sur la RD 24 jusqu'à la rue des mûriers, en limite de la commune avec Tournefeuille.
                   De plus, il est précisé qu'il existe une attestation notariale de la promesse de vente pour les terrains sis à
        Léguevin, nécessaires à la réalisation de la jonction entre l'échangeur de la Salvetat Saint Gilles et la future RD 924 et il est
        donné confirmation que la propriété foncière du SIDEXE pour les parcelles ou parties de parcelles correspondent à l'emprise
        foncière de la future RD 924, à la Salvetat Saint Gilles et à Plaisance du Touch, sur la Ménude.
                   Dès lors comme cela a été évoqué plus avant dans les propos de la commission d'enquête, il deviendra urgent dans la
        mesure d'une décision favorable de la CNEC sur le projet de préciser les dates calendaires des réalisations de ces travaux
        routiers.
                   Ainsi la commission d'enquête considérant la particularité de ce dossier qui fait apparaître des le départ les nécessitées
        contractuelles de réalisation d'infrastructures routières :
    •   Considérant les mesures exceptionnellement innovantes en matière de performance environnementale.
    •   Considérant que les opérateurs se sont engagés à co- financer l'échangeur de la Salvetat et le doublement 2x2 voies du
        boulevard circulaire au nord du plateau.
    •   Retenant qu'après les réalisations des infrastructures programmées les difficultés de circulation annoncées par les détracteurs du
        projet seront améliorées.
   •    Retenant les motions de soutien de plusieurs Conseils Municipaux, Collectivités ou Syndicats et après avoir pris
        connaissance des argumentaires des Conseils Municipaux des communes qui se sont prononcés contre la réalisation du
        projet, dont la Préfecture de la Haute Garonne et la commission d'enquête ont été rendues destinataires.
   •    Retenant qu'au niveau de la prise en compte technique par le promoteur, les eaux de surface (pluie) seront collectées,
        traitées et utilisées pour alimenter un plan d'eau placé en entrée de zone.
   •    Retenant que ce lac servira de représentation écologique des milieux humides en Midi Pyrénées.
   •    Retenant que la référence actuelle ne précise pas la présence de ZNIEFF impactant la zone, et qu'il n'y a pas eu de
        modifications additives signalant des espèces particulières.
   •    Retenant que la qualité de l'air fait partie des cibles majeures prises en compte dans la démarche de Développement Durable du
        Projet.
   •    Retenant que l'ensemble du projet a été conçu à partir de matériaux garants d'une valeur énergétique performante.
   •    Retenant la diversité des activités proposées par « Les portes de Gascogne » : commerces, loisirs, Services, dans un
        cadre environnemental attrayant avec une qualité de projet qui n'est pas seulement commerciale.

        La commission d'enquête, eu égard a ce qui a été précédemment évoqué dans le traitement thématique des
        observations, en toute indépendance et impartialité décide d'émettre à l'unanimité :
        UN AVIS FAVORABLE
        Au projet de création d'un centre commercial « Les Portes de Gascogne » qui participera à créer à l'ouest
        du département un pôle de développement multifonctionnel porteur des notions innovantes de
        développement durable.
        Assorti de la réserve suivante ;
                 L'ouverture du centre commercial ne pourra être autorisée qu'à la double condition de la réalisation du
        contournement de Léguevin et de la réalisation de la portion de RB 924, reliant la RN 124 au plateau de la Ménude, jusqu'au
        croisement de la route de Pibrac (RD24).
        -
        Avec les deux recommandations suivantes i
                 1-Un effort complémentaire doit être apporté par l'opérateur au plan végétalisation pour améliorer
        l'aspect des parkings, présentait encore trop de zones « noires » (voir photo page 45)

                 2-L'opérateur pourrait entreprendre une réflexion proposée par les défenseurs du projet, qui demandent à
        celui-ci d'être "encore plus performant et audacieux au plan environnemental en utilisant les milliers de m2 de
        couverture disponibles pour intégrer au bâti des capteurs solaires photovoltaïque dont on sait qu'un hectare de
        capteurs produirait une tranche de 1 MW (arrêté du 7 juillet 2006, relatif à la programmation pluriannuelle des
        investissements de production électrique d'origine renouvelable) et en contribuant ainsi au développement de la
        production électrique d'origine renouvelable dont les objectifs pour 2010 sont de 160Mw.
                                                                               Fait à Saint Laurent du Lévezou , le 21 septembre 2008

Jean Louis BAGHIONI Président

           Guy BENAC Membre                                                          titulaire

                                                                     26
Henri PUJOL Membre        titulaire


                                                      Référence T.A de Toulouse
                                Portes de Gascogne n°E08000156/31 du 12/06/2008




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