LA PROSODIE
l’intonation
o les variations de hauteur musicale de la voix au cours de la parole sont perçues comme la
mélodie de la parole, appelée intonation
o ses éléments sont des lignes tonales complexes mais continues qui englobent des groupes
de mots étroitement liés par le sens, dits groups intonatifs
o Cette petite ville pittoresque│est entourée│d’un anneau de verdure. = 3 groupes intonatifs
l’accent
o l’accent d’intensité/l’accent rythmique/l’accent tonique
a une fonction démarcative – la mise en relief d’une syllabe
tombe toujours sur la dernière syllabe du mot phonétique
est imposé par le système phonétique, est obligatoire et automatiquement présent
est produit généralement par un accroissement de l’intensité, une élévation du ton et un
allongement de la syllabe en question
bien qu’il ne frappe en principe qu’une syllabe (dite alors accentuée), il intéresse l’unité
appelée mot phonétique ou groupe rythmique (accentuel) où les syllabes inaccentuées
voisines dépendent dans la prononciation de la syllabe accentuée
par exemple : Cette petite ville ‘ pittoresque│est entourée│d’un anneau ‘ de verdure.
o l’accent d'instance/l’accent explosif
a une fonction expressive
attire l’attention par sa place inhabituelle mise en évidence par l’accroissement de
l’intensité d’un accent qui existe déjà
par exemple, on ajoute l’accent sur le 1e syllabe, en gardant l’accent automatique sur la
dernière syllabe : le gouvernement pólonáis...
o les accents secondaires
de légers accents qui frappent toute syllabe impaire à compter de la dernière
facilitent l’émission des séquences longues et permettent de mieux garder la tension
articulatoire
par exemple : C’est épouvantable ! , Une très jolie petite plage. , Il a donné son
autorisation. ...
on rencontre souvent des accents faibles qui frappent la syllabe initiale de chaque mot
plein et qui ne sont pas les accents d’instance, donc ils sont les secondaires
o les moyens physiques de mise en relief accentuelle : l’intensité, la durée, la hauteur
tonale (na zadnjem slogu tonska je visina viša nego što bi bila da ton nije naglašen, ali nije
ništa viša od visine ostalih slogova fonetičke riječi)
la pause
o les pauses au cours de la parole ne sont pas aussi fréquentes qu’on l’imagine sous
l’influence de la graphie
o on ne trouve des pauses délimitatives qu’entre les groupes intonatifs et à la fin de la
phrase
o les mots phonétiques ne sont pas détachés par des pauses, mais par de l’accentuation de
leur dernière syllabe qui en marque la fin
le rythme
o la parole humaine n’est rythmée que de façon très approximative
o le rythme de la parole est l’alternance des syllabes accentuées et inaccentuées
o on a le plus souvent deux ou trois syllabes inaccentuées qui précèdent une syllabe
accentuée, mais il y aussi des autres combinaisons
o Oui,│j’ai continué ’ d’avoir honte,│j’ai appris cela,│que mous ne pouvions pas,│faire un
geste,│et j’ai perdu,│la paix.║ Je les prenais ‘ dans mes mains,│elles me servaient ‘
d’outils,│je prévoyais ‘ leurs résistances.║
1
LA SYLLABE
une syllabe : une voyelle seule ou accompagnée d’une ou plusieurs consonnes ; l’unité de base
de l’articulation
physiologiquement, la syllabe correspond à l’activité des muscles respiratoires qui produisent
autant de poussées d’air qu’il y a de syllabes dans la chaîne parlée
la consonne au début de la syllabe = position explosive ; la consonne à la fin de la syllabe =
position implosive
les consonnes se placent de préférence devant la voyelle : CV, CCV
les consonnes explosives sont plus nombreuses, aussi que les syllabes ouvertes
parce que les consonnes explosives ont été plus fermement et plus nettement articulées, elles
sont mieux conservées (les implosives se sont affaiblies ou vocalisées ou ont disparu)
o lat. auc-tor > fr. au-teur /o-tœR/
o lat. fac-tu > fr. fait /fε/
o lat. sal-vare > fr. sauver /so-ve/
o lat. tes-ta > fr. tête /tεt/
o lat. can-ta-re > fr. chanter /∫ã-te/
les implosives sont aujourd’hui articulées très nettement et très énergiquement
acoustiquement, la syllabe correspond à un maximum de sonorité (les voyelles) entouré de
minima de sonorité (les consonnes)
l’ordre selon le degré d’ouverture (des plus fermées aux plus ouverts) : occlusives > affriquées
> fricatives > nasales > liquides > semi-consonnes > voyelles
l’ordre selon le degré de sonorité (des moins sonores aux plus sonores) : occlusives sourdes >
affriquées sourdes > fricatives sourdes > occlusives sonores > affriquées sonores > fricatives
sonores > nasales > liquides > semi-consonnes > voyelles
l’ouverture croît du début à la fin de la syllabe si elle commence par une voyelle (/plүi/) ; si
elle se termine par une voyelle, l’ouverture décroît (/aRk/)
les consonnes les plus sonores se trouvent le plus près du noyau syllabique (les voyelles et les
semi-voyelles)
dans les mots qui se terminent par un groupe liquide, un fois perdu leur e caduc final, leur /l/ ou
/R/ devant une pause est désonorisé ou même amuï : /sabl/, /mεgR/...
perspectivement, la syllabe est une base du rythme de la parole et est l’unité dont tous les
sujets parlants, même illettrés, ont pleinement conscience
la syllabe ouverte : terminée par une voyelle dans la prononciation : longtemps /lõ-tã/, entrer
/ã-tRe/...
la syllabe fermée : terminée par une consonne dans la prononciation : chercheur /∫εR-∫œR/,
lecteur /lεk-tœR/...
la position accentuée : la dernière syllabe dans le mot sans compter le e caduc (chanter /∫ã-te/,
chante /∫ãt/)
la position inaccentuée : toutes les syllabes qui précèdent la syllabe accentuée, ainsi qui la
syllabe formée par un e caduc final (administration /ad-mi-nis-tRa-sjõ/, ensemble /ã-sãbl/)
dans un groupe intonatif les syllabes sont réparties sans tenir compte des frontières entre les
mots : il a pris│une allumette /i-la-pRi-y-na-ly-mεt/...
l’enchaînement = le rattachement d’une consonne ou un groupe liquide final d’un mot à la
voyelle initiale du mot suivant : rendre un jugement /Rã-dRœ-зyз-mã/...
les règles de syllabation
o une consonne intervocalique appartient toujours à la syllabe qui suit : utilité /y-ti-li-te/...
o deux consonnes entourées de voyelles sont séparées dans la syllabisation : fermer /feR-me/,
exactement /εg-zak-tə-mã/, respect /Rεs-pε/...
o les groupes liquides et les groupes formés d’une consonne et d’une semi-consonne sont
inséparables : souffler /su-fle/, abri /a-bRi/, avouer /a-vwe/, pression /pRe-sjõ/...
2
LE MOT PHONÉTIQUE
les mots phonétiques sont les unités supérieures en lesquels se groupent les syllabes
ils sont constitués d’un élément sémantiquement plein (un mot ou un radical ; le plus souvent
un substantif, un adjectif qualificatif, un verbe ou un pronom tonique) et d’un certain nombre
d’éléments grammaticaux (des préfixes, des suffixes, des désinences, des mots
grammaticaux : les articles, les adjectifs déterminatifs, les pronoms personnels atones, les
conjonctions, les verbes auxiliaires, les négations, etc.)
l’ensemble forme une unité de prononciation dont la cohésion est assurée par un accent
obligatoire sur la dernière syllabe du groupe de mots
la prononciation du groupe comme une unité est assurée par un accent obligatoire qui est
imposé par le système donné ; le mot phonétique = le groupe accentuel = le groupe rythmique
1 mot phonétique
o je chante; j’ai vécu; de la langue (les mots grammaticaux qui sont souvent remplacés par
des terminaisons ou des préfixes quand on les traduit dans une autre langue: pjevam,
proživjeh, jezika)
o le beau temps (un adjectif qualificatif intercalé entre le déterminant et le nom)
o les pommettes rouges (un adjectif monosyllabique postposé + on évite deux syllabes
accentuées successives)
o sur la carte; et sur le sol (le groupe nominal introduit par une préposition ou une
conjonction)
o j’écris (le groupe verbal avec un pronom personnel sujet)
o je ne l’ai pas encore vu (le groupe verbale avec un verbe auxiliaire, une négation, un ou
plusieurs pronoms personnels objets, ou un adverbe intercalé)
o ils chantent (le cas quand le sujet et le verbe forment un groupe phonétique est celui où le
sujet est exprimé par le pronom personnel atone)
2 mots phonétiques
o un temps ‘ splendide (un adjectif qualificatif postposé et polysyllabique)
o on ne vivra pas ‘ toujours (le groupe verbale avec un adverbe postposé qui forme un
groupe à part dans ce cas-là)
o les enfants ‘ chantent (le sujet et le verbe appartiennent presque toujours à deux mots
phonétiques différents)
LE GROUPE INTONATIF
un ou plusieurs mots phonétiques peuvent constituer une unité d’ordre supérieur – un groupe
intonatif
il remplit généralement l’une des fonctions essentielles de la proposition et coïncide avec le
groupe S ou le groupe V; si CO ou CC sont assez importants, ils peuvent constituer également
des groupes intonatifs
dans leur réalisation sonore ils sont marqués par une ligne mélodique continue et par une pause
finale
Elle ne dépasse pas│les grands tilleuls│qui versent ‘ l’ombre│sur ma maison ‘ de pierre.║
3
LA LIAISON
consiste à prononcer une consonne finale de mot devant l’initiale vocalique du mot suivant ou
devant un h muet
cette consonne finale est par contre muette devant une initiale consonantique, devant un h
aspiré ou devant une pause
deux /dø/
o deux amis /døzami/, deux heures /døzœR/
o mais: deux jours /døзuR/, deux héros /døeRo/
les niveaux d’expression
o dans le registre familier on ne fait que les liaisons qui rattachent des mots en rapport
syntactique direct (déterminant + déterminé, expression de pluriel)
o dans le registre d’une conversation soutenue on fait un certain nombre des liaisons
facultatives
o dans un discours radiodiffusé ou une conférence en public on fera presque toutes les
liaisons possibles
o dans la diction des vers classiques on fera un maximum de liaisons
le nombre de e caducs facultatifs va de pair avec le nombre de liaisons
consonnes de liaison
o /z/ - une marque de pluriel : leur ami / leurs amis, il aime / ils aiment...
o /t/ - dans la graphie représenté par t ou d : il est arrivé, cela peut attendre, avant-hier,
quand il vient, de fond en comble, un pied-à-terre...
o /n/ - lorsque la liaison se fait avec une voyelle nasale : un bon exemple, un homme, en
attendant, Moyen Âge...
o /R/ - dans quelques expressions : premier étage, dernier instant...
o /v/ - dans quelques expressions ; représenté par f dans la graphie : neuf ans, neuf heures...
o /p/ - en voie de disparition : beaucoup à faire
o /k/ - en voie de disparition : un long instant
on fait plus facilement la liaison avec un mot terminé par une voyelle (chez elle, sans abri...)
qu’avec un mot terminé par une consonne (ver(s) elle...)
on lie plus volontiers si une seule consonne précède la liaison (ils vivent encore...) que s’il y en
a deux (ils dormen(t) encore...)
les conditions de la réalisation de liaison
o les deux mots appartiennent au même mot phonétique : un enfant, les élèves, nos ennemis,
ces histoires, trois amis, quelques instants, très amusant, bon appétit, sans espoir...
o entre un nom et un adjectif suivant, bien qu’il appartiennent à deux mots phonétiques, mais
sont au pluriel (liaison en /z/ fonctionne comme un indice de pluriel) : des liaisons ‘
étranges, des gouvernements ‘ européens, des installations ‘ électriques, des camps ‘
ennemis...
o le pronom personnel atone qui fait partie de la forme verbale se lie au verbe dont il exprime
la personne grammaticale : il est parti, ils adorent ‘ les fraises...
o entre les mots en rapport syntactique direct : ils sont arrivés, on peut entrer, des vins
espagnols, des papiers importants...
o les conjonctions ne sont pas accentuées et donc ne forment pas un mot phonétique à eux
seuls : quand on voit ‘ une telle misère...
o entre les formes des verbes auxiliaires ou semi-auxiliaires et le verbe principal ou attribut,
surtout à la 3e personne : elle est arrivée, elle était heureuse, il peut entrer, ils ont ouvert...
o les locutions toutes faites et certains groupes consacrés par l’usage : de plus en plus, de
temps à autre, de fond en comble (iz temelja), tout à fait, d’un bout à l’autre, tout à l’heure,
tout à coup, pot au feu, arts et métiers, Ponts-et-Chaussées, États-Unis, Champs-Élysées,
sous-officier, sous-entendu, accent aigu...
4
o deux mots composés qui reçoivent un s marque du pluriel à leur premier élément : les
bonshommes, les gentilshommes
o un adverbe court est lié à un adjectif ou à un adverbe suivant : bien aimable, très
habilement...
les conditions du manque de liaison
o avec un h aspiré : le(s) Hollandais, le(s) hêtres (bukve), il(s) hurlaient...
o la conjonction et n’est jamais liée à ce qui suit : e(t) il partit, il est seul e(t) incompris...
o entre un nom et un adjectif suivant au singulier : une liaiso(n) ‘ étrange, le gouvernemen(t)
‘ américain, une installatio(n) ‘ électrique, un cam(p) ‘ ennemi...
o entre un nom sujet et un verbe – dans ce cas il s’agit de deux groupes intonatifs : les
enfant(s)│adorent ‘ les sucreries...
o entre les mots en rapport syntactique direct, mais altéré d’une façon ou l’autre –
l’inversion : sont-il(s) arrivés, peut-o(n) entrer... ; l’addition d’un autre élément : des vins
rouge(s) ‘ espagnols, des papier(s) ‘ extrêmement importants...
o les mots interrogatifs sont accentués et forment un mot phonétique à eux seuls : quan(d) ‘
arrive-t-il...
o à la 2e personne du singulier : tu e(s) arrivé, tu avai(s) entendu...
o certains groupes consacrés par l’usage : ne(z) à nez, ri(z) au lait, corp(s) à corps, de par(t)
en part, à tor(t) et à travers...
o la plupart des mots composés qui reçoivent un s marque du pluriel à leur premier élément :
des salle(s) à manger, des fer(s) à repasser, les arc(s)-en-ciel, un mouli(n) à vent, des
moulin(s) à vent...
o les mots mis en relief pour des besoins expressifs sont détachés par l’absence de liaison et
même d’enchaînement : je ne dirais pa(s) "incroyable" mai(s) "absurde"...
o un adverbe long n’est pas lié à un adjectif ou à un adverbe suivant : extrêmemen(t)
aimable...
o entre un substantif ou un adjectif et une préposition suivante : crayo(n) à billes, chambre(s)
à coucher, jolie(s) à voir...
la liaison facultative
o à la 1e personne : je suis allé, nous sommes américains...
o entre un groupe verbale et un adverbe ou un complément suivant (mais la liaison est
fréquente dans les registres plus soignés) : il nous a fait une grande scène, je ne le vois pas
encore, il habitait à la campagne...
LA QUANTITÉ VOCALIQUE
les voyelles ne peuvent être longues qu’en syllabe accentuée fermée
o grande /gRã:d/, mais : grandement /gRãdmã/, grande rue /gRãdRy/...
o autre /o:tR/, mais : autrement /otRəmã/, autre chose /otRə∫oz/...
toute voyelle accentuée est longue devant les consonnes allongeantes v, z, з, R, et le groupe vR
o sort /s :R/, pur /py:R/, vive /vi:v/, Muse /my:z/, loge /l :з/, beige /bε:з/, livre /li:vR/, œuvre
/œ:vR/...
o si les consonnes v, z, з, R sont suivies d’une autre consonne, l’allongement ne se produit
pas : sorte /s Rt/, source /suRs/...
les voyelles a, o, ø, ã, õ, ε, œ sont longues devant toute consonne ou tout groupe de
consonnes prononcé : pâle /pa:l/, gauche /go:∫/, meute /mø:t/ (hajka), blanche /blã:∫/, blonde
/blõ:d/, peindre /pε:dR/, défunte /defœ:t/ (pokojna)...
5
LA VOYELLE /i/
antérieure, rétractée, fermée, orale ; F1 = 240 Hz, F2 = 2500 Hz
les graphies
o i : nid, lit, vite, ville, mine, si, ici, lire, niveau, ivre...
o î : île, abîme, dîner, gîte (prebivalište), ci-gît (natpis na grobu)...
o y : synonyme, hymne, rythme, cycle, analyse...
o ï : maïs, haïr, naïf...
o les emprunts à l’anglais
ea : speaker, leader...
ee : meeting...
la quantité
o en position accentuée, la voyelle /i/ est longue devant /v, z, з, R, vR/
o vive, brise, tige (stabljika, deblo), rire, vivre, suivre...
LA VOYELLE /y/
antérieure, arrondie, fermée, orale ; F1 = 240 Hz, F2 = 1850Hz
les graphies
o u : tu, bu, du, lune, lecture, numéro...
o û : mûr, sûr, dû, flûte, brûle, bûche (cjepanica), piqûre...
o eu : j’ai eu, j’eus, il eut, gageure (oklada)...
o eû : nous eûmes, vous eûtes, qu’il eût...
o ü : Saül...
o le tréma sur un e suivant indique qu’il faut prononcer le u indépendamment du e caduc,
indice du féminin : contiguë (granična), exiguë (nedostatna), aiguë, ciguë (kukuta)...
o dans les mots tel que algue, figue, vague, fatigue, exsangue (slabokrvan)... le u est muet,
indiquant la prononciation vélaire du g
la quantité
o en syllabe accentuée, la voyelle /y/ est long devant /v, z, з, R/
o cuve (kada, bačva), étuve, Vésuve, Muse, ruse (lukavstvo), écluse (brana), juge, déluge
(poplava), refuge, dur, cure, azur...
LA VOYELLE /u/
postérieure, arrondie, fermée, orale ; F1 = 240 Hz, F2 = 760 Hz
les graphies
o ou : jour, tour, coup, toujours, souvent...
o oû : goût, voûte (svod), soûl (pijan, sit), croûte (kora), ragoût...
o où : où...
o aoû : août...
o oo : snow-boot...
o ow : clown...
o ew : interview, New York...
o u : putcsh (puč, prevrat)...
la quantité
o en position accentuée, la voyelle /u/ est longue devant /v, z, з, R, vR/
o louve, couve (couver = smišljati, sjediti na jajima, tinjati), rouge, bouge, lourd, court, four,
pelouse, blouse, épouse, couvre, Louvre...
6
L’OPPOSITION /e/-/ε/
la voyelle /e/ est antérieure, rétractée, mi-fermée, orale ; F1 = 350 Hz, F2 = 2200 Hz
la voyelle /ε/ est antérieure, rétractée, mi-ouverte, orale ; F1 = 510 Hz, F2 = 1950 Hz
/e/
o n’est jamais long parce qu’il n’apparaît pas qu’en syllabe ouverte
o en syllabe accentuée ouverte
les graphies
□ é(e,s) : volonté, allé, allée, allées...
□ er(s) : parler, chanter, premier, léger, épicier, volontiers...
□ ez : parlez, chez, assez, nez...
dans les mots monosyllabiques : les, des, mes, tes, ses, ces, et
à la 1ère personne du présent du verbe avoir : j’ai
au passe simple des verbes en -er : je passai...
dans quelques mots isolés : pied, assied, clef (clé)
o en syllabe inaccentuée ouverte
avec l’accent aigu : déjà, départ...
suivi d’une lettre double (autre que r) ou de groupe -sc- : effet, essence, intelligent,
descendre...
□ les exceptions : la prononciation /ə/: dessus, dessous et le préfixe re- suivi de -ss-
les mots dérivés gardent le même timbre que les mots simples : thé > théière, fée >
féerique...
/ε/
o est long devant v, z, з, R, vR
o en syllabe fermée, accentuée ou inaccentuée, indépendant de la graphie : mer, mère, maire,
mètre, mettre, maître, tête, terre, peine, scène, Seine, saine, Bayle, merci, sceptique,
exercice, pèlerin, médecin, enseignement, aileron, Peyrefitte...
o en syllabe accentuée ouverte ; les graphies
è : succès, procès, près...
ê : forêt, arrêt, intérêt...
et : billet, complet, préfet...
ai : balai, laid, paix, mais, mai, (les terminaisons verbales en dehors du passé et futur
simple)...
ect : aspect, respect, suspect...
es – dans : tu es, il est
eg – mot isolé : legs (zapis, ostavština)
ay : Epernay, Orsay, Fontenay...
□ la prononciation /aj/ – dans un petit nombre de mots d’origine dialectale ou
étrangère, ainsi que dans certains noms propres, provenant souvent du Sud de la
France : cobaye (zamorac), Biscaye, Handaye, Nay, papay...
□ la prononciation /εj/ – dans les verbes en -ayer et dans certains substantifs : payer,
paye, frayer (prokrčiti, mrijestiti se), rayer (isprugati), ayons, crayon, rayon, hayon
(zadnja vrata kamiona)...
aye : La Haye
ey : poney, Rey, Ney...
o en syllabe inaccentuée ouverte
suivi de -rr- ou -ill- : terrasse, perroquet, erreur, meilleur, merveilleux, veilleuse,
vieillesse...
la graphie œ dans les mots savants : œdème, fœtus, œsophage, œnologie (vinarstvo),
œcuménisme...
7
les graphies ay, ey, ai, ei : Raymond, Peyrefitte, Feydau, Dreyfus, maison, raison,
Eiffel, veinard (sretnik)...
□ la prononciation /aj/ : fayot (grah), fayard (bukva), bayadère, Bayonne, Bayard,
Bayeux...
les mots dérivés gardent le même timbre que les mots simples : tête > entêtement,
raison > raisonnement, terre > terrain, professe > professeur, confesse > confesseur...
les paires minimales
/e/: dé pré clé épée thé poignée vallée fée passer, passai,
(držak) passé passez
/ε/: dès, près, claie épais taie poignet valet fait passais, passaient
dais prêt (sito) (navlaka) (ručni zglob) passait
les facteurs qui provoquent le changement du timbre
o la structure syllabique modifiée : cède /sεd/ > céder /se-de/
o la chute d’un e caduc qui entraîne la fermeture de la syllabe précédente : élève /e-lεv/ >
élever, médecin /mεd-sε/, événement /e-vεn-mã/
o l’harmonisation vocalique
l’assimilation d’une voyelle inaccentuée par la voyelle accentuée suivante
elle affecte le e ouvert en syllabe inaccentuée ouverte qui se ferme sous l’influence
d’une voyelle antérieure fermée ( /e, i, y/ )
sèche /sε∫/ > sécher /se-∫e/, rêve /rεv/ > rêver /re-ve/, aime /εm/ > aimer /e-me/, neige
/nεз/ > neiger /ne-зe/, plaire /plεR/ > plaisir /ple-ziR/, tête /tεt/ > têtu /te-ty/, professe
/pr -fεs/ > professer /pr -fe-se/
L’OPPOSITION /o/-/ /
la voyelle /o/ est postérieure, arrondie, mi-fermée, orale ; F1 = 350 Hz, F2 = 850 Hz
la voyelle / / est postérieure, arrondie, mi-ouverte, orale ; F1 = 510 Hz, F2 = 1000 Hz
/o/
o est long devant toute consonne prononcée
o en syllabe accentuée ouverte finale de mot : beau, faux, faut, chaud, mot, gros, numéro,
patio, Goth...
o parfois, en syllabe accentuée fermée
devant /z/ : rose, chose, j’ose, dose, Berlioz...
la plupart de mots avec les graphies au, eau : chaude, faute, jaune, aube, mauve (sljez),
chauve, glauque (sivozelen), gaufre (vafl), taupe, heaume (kaciga), Beauce...
graphie ô : côte, rôle, dôme, trône, alcôve (ložnica), aumône (milostinja, globa),
diplôme, binôme, contrôle, hôte, le nôtre...
quatre mots en -osse : grosse, fosse, adosse, endosse (odgovornost)
certains noms en -os avec s prononcé : albatros, mérinos, albinos, calvados (rakija
jabukovača), pathos, thermos...
certains mots savants en -ome et -one : atome, axiome, brome, chrome, idiome, gnome
(patuljak), sarcome, cyclone, zone, Amazone...
graphies archaïques : Vosges, Saone...
mots empruntés à l’anglais : toast, ferry-boat, hall, football...
o en syllabe inaccentuée ouverte
graphies au, eau, ô – le o est en principe fermé (beaucoup, aussi...), mais il y a une
tendance à l’ouvrir
en principe devant /z/ : groseille (ribiz), oseille (kiselica), Joseph, Dauzat...
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o la tendance à garder le timbre pendant la transformation de la syllabe accentuée à la
syllabe inaccentuée
a: dos gauche fosse jaune rose autre
i: dossier gaucher fossé jaunir rosier autrement
/ /
o est long devant v, з, R
o généralement, en syllabe accentuée fermée : or, port, force, dot, noce (svadba), robe,
étoffe, poche, ode, loge, votre, cloche, cigogne...
devant /R/ : dort, lors, mort...
quelques mots avec la graphie au : Paul, Maure, Laure, Faure, saur (suhi (sleđ)),
centaure...
tous les mots en -osse, sauf les quatre mentionnés au-dessus : bosse (bačva, kvrga),
crosse (žezlo), brosse, gosse (dijete, izmišljotina), Écosse...
quelques mots en -os avec s prononcé : rhinocéros, un os (des os sans s prononcé)
certains mots savants en -ome et -one, mieux intégrés : tome, astronome, économe,
autonome, anémone (šumarica, sasa), monotone, téléphone...
dans la terminaison latine -um : album, atrium, minimum, maximum, optimum, opium,
aquarium, vivarium, columbarium (trijem s urnama)...
dans le mot d’origine arabe : alcool
dans le mot isolé : oignon / õ/
o en syllabe inaccentuée fermée : porter, mollement, volcan, docteur, fonctionnement,
nocturne, bonnement...
o généralement, en syllabe inaccentuée ouverte : moderne, comment, police, programme...
graphies au, eau, ô
□ le o est en principe fermé, mais il y a une tendance à l’ouvrir : aurai, saurai,
mauvais, augmenter, ausculter (osluškivati), lauréat, restaurant, restaurateur...
□ les dérivés provenant des mots simples : aromatique, atomique, axiomatique,
idiomatique, Amazonie, diplomatique, drolatique, polaire...
□ on hésite dans les mots suivants, mais on peut prononcer / / : hôtel, côtelette, autel,
auguste, austère (strog), automobile, automatique, autonome, augure (vrač),
austral (južni), autorité, autoriser, aurore, automne, aumône, auréole, auspice,
auxiliaire, sauvage...
□ parfois devant /z/ : mosaïque, cosaque, losange (romb), Moselle, myosotis
(potočnica)...
o la tendance à garder le timbre dans les mots dérivés que la voyelle avait dans les simples
s: mode pomme sonne vol cote col fol donne bosse
d: moderne pommier sonner voler coter collet folâtre donner bossu
(popisivati) (ovratnik) (grbav)
les paires minimales – syllabe accentuée
/ /: roc sotte homme pomme molle Paul cote, hotte votre
(stijena) cotte (koš)
/o/: rauque saute heaume paume môle (mol; Paule, côte hôte vautre (pas hajkaš),
(hrapav) kvrga) pôle vôtre
L’OPPOSITION /ø/-/œ/
la voyelle /ø/ est antérieure, arrondie, mi-fermée, orale ; F1 = 350 Hz, F2 = 1600 Hz
la voyelle /œ/ est antérieure, arrondie, mi-ouverte, orale ; F1 = 510 Hz, F2 = 1400 Hz
les graphies eu et œu représentent aussi bien /ø/ que /œ/ : deux, fleur, nœud, sœur...
9
/ø/
o est long devant toute consonne prononcée
o en syllabe accentuée ouverte finale de mot : deux, peu, feu nœud, queue, adieu...
o parfois, en syllabe accentuée fermée
devant /z/ (féminin des noms et des adjectifs) : chanteuse, menteuse, heureuse,
curieuse, courageuse, flatteuse, minutieuse, précieuse, audacieuse, périlleuse...
devant /t/ dans quelques mots : meute (pasji čopor), émeute (pobuna), neutre, feutre
(filc)...
devant d’autres consonnes dans quelques mots isolés, rares : jeûne, veule (slab), meule
(mlinski kamen), meugle (>mukati), beugle (>rikati), neume (neuma), leude (vazal),
Maubeuge, Zeus, Polyeucte, Pentateuque (Mojsijevo Petoknjižje), Eudes, empyreume
(miris paleža)...
o en syllabe inaccentuée ouverte
dans les mots dérivés, plus rare que /œ/ (le timbre dépend du timbre du radical) : pleut
> pleuvoir, deux > deuxième, neutre > neutralité, feutre > feutré, beugle > beugler,
creux > creuser...
quand il ne s’agit pas de mots dérivés : jeudi, meunier (mlinar)...
/œ/
o est long devant v, R, vR
o les graphies
eu – réservée à quelques mots : accueillir, cueillir, recueillir, accueil, recueil, écueil
(litica), orgueil (oholost)
dans des emprunts à l’anglais
□ u : bluff, club, nurse, puzzle, tub...
□ er : leader, speaker, steamer, starter, carter...
□ ir : flirt...
o généralement, en syllabe accentuée fermée : peur, cœur, fleur, meuble, seul, seuil (prag),
feuille, fauteuil, œuvre...
o en syllabe inaccentuée fermée : heurter, meurtrir (natući), flirter
o en syllabe inaccentuée ouverte
/œ/ est plus fréquent dans le mots dérivés (le timbre dépend du timbre du radical) –
déjeune > déjeuner, fleur > fleuriste, pleure > pleurer, œil > œillet, peuple > peuplade
(pleme), deuil > endeuiller, leurre (mamac) > leurrer, feuille > feuillage, jeune >
jeunesse, cueille (berba) > cueillir
les paires minimales
/ø/: veule jeûne (post)
/œ/: veulent jeune
LE E CADUC
antérieure arrondie (opposé à /e/ et /ε/ qui sont antérieures rétractés)
il est un lubrifiant, une articulation vocalique qui facilite l’émission des consonnes dans la
chaîne parlée en leur fournissant un appui vocalique
il est particulièrement stable dans les contextes phoniques où la consonne qui le précède n’a
pas d’autre voyelle à côté d’elle
/ε/
o toujours en syllabe fermée : per-du, res-pect, res-ter, mer-ci...
o en syllabe inaccentuée ouverte s’il est suivi du double r ou de groupe -ill- : terrain,
perroquet, merveilleux, meilleur...
o avec un accent grave (è) ou circonflexe (ê)
10
o dans certains mots de la famille du faire : bienfaiteur, malfaiteur...
o l’initiale d’un mot formé par la préposition de est prononcé /dε/ : derrière
/e/
o en syllabe inaccentuée ouverte s’il est suivi d’une lettre consonantique double ou de groupe
-sc- : essai, effet, intelligent, descendre...
o avec un accent aigu (é)
o le préfixe de- (l’étymologie : dis- = la séparation, la différence) est généralement prononcé
/de/ et a souvent l’accent aigu, mais pas toujours : déborder, débrouiller, déclaration,
découverte ; dessaler (ublažiti), dessaisir, destruction...
/ə/
o en syllabe inaccentuée ouverte si il n’est pas suivi d’une lettre double et s’il n’y a pas
d’accent orthographique : revenir, demain, avenue, apercevoir...
o la graphie on – dans le seul mot : monsieur
o la graphie ai – dans certaines formes du verbe faire : faisons, faisais, faisant ; dans certains
mots de la même famille : faiseur, bienfaisant, malfaisant ; dans la famille de mots : faisan,
faisane, faisandeau, faisander...
o le préfixe re- est généralement prononcé /Rə/ (même devant deux s), mais non pas avec un
accent orthographique : repartir, revoir, religion, remise, remonter, relation ; ressource,
ressentir, resservir, ressembler, ressaisir, resserrer, ressort, ressouder (spojiti), ressasser
(ponavljati)...
o les deux mots isolés contiennent un e caduc : dessus, dessous
o l’initiale de quelques mots formés par la préposition de est prononcé /də/ : deçà (s ove
strane), delà, debout, dehors, dedans, depuis, derechef (iznova), devant, devancer,
devanture...
o la syllabe initiale d’un petit nombre d’autres mots est également prononcée /də/ : degré,
demander (demande, demandeur), demeurer, demain, demi (et composés), demoiselle,
denier, devenir, devis (proračun), devise, devoir...
le maintien du e caduc en prononciation
o à l’intérieur du mot, précédé de deux consonnes et suivi d’au moins une troisième (ccəc) :
strictement, apercevoir, entretien, entrevoir, appartement, rassemblement, mercredi,
vendredi, brusquement...
o si les deux consonnes finales forment un groupe liquide, le e caduc est maintenu pour
permettre la prononciation de ce groupe : rendre des services /RãdRədesεRvis/, autre chose
/otRə∫oz/, prendre froid /pRãdRəfrwa/, un arbre fruitier /œnaRbRəfrүitje/, quatre francs
/katRəfrã/
o en position initiale absolue (après une pause) si les consonnes qui l’entourent sont difficiles
à enchaîner dans la même syllabe ou si elles risquent de former les groupes inhabituels en
français : regardez /RəgaRde/, mesurer à l’aide d’instruments /məzyRe’alεddεnstRymã/, le
ciel lourd d’un soir d’été /ləsjεl’luR’dœswaR’dete/, pesait sur la ville /pəzε’syRlavil/...
o lorsqu’un h aspiré le sépare d’une voyelle suivante : de haut, dehors, je hais, le héros, une
honte, cette hache (sjekira), une course de haies (trka s preponama), une forte hausse
(porast), cette haine implacable, la tête haute...
o au milieu et au début du mot s’il est précédé d’une seule consonne mais suivi du groupe rj
ou lj : atelier, batelier, tonnelier, sommelier, hôtelier, râtelier (umjetno zubalo, jasle,
vješalica), muselière (brnjica), bachelier, Richelieu, nous serions, vous feriez, vous
parleriez, je ne demande rien...
o dans des mots composés plus brefs : porte-plume, porte-clé, garde-côte, garde-fou (ograda,
upozorenje), portefeuille, bourse plate...
o ceux dont la suppression risquerait de créer des groupes consonantiques rares ou inconnus
en français : les besoins = bz, les guenons (majmunice) = gn, les bedeaux (crkvenjaci) = bd,
les squelettes = skl, la femelle = fm, la quenouille (preslica) = kn, le fenouil (komorač) =
fn, j’ai pesé = pz...
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la suppression du e caduc en prononciation
o précédé ou suivi d’un voyelle : une amie d’enfance, être utile, j’oublierai, une énorme
injustice, dénouement...
o devant une pause au milieu ou à la fin d’une phrase : Les cours de la Bourse. / Il a ôté son
masque│pour se faire reconnaître.║
o entouré de deux consonnes (cəc) : vêtement, boulevard, certainement, élever, allemand,
avenue, entêtement, médecin, événement...
o précédé d’une seule et suivi de deux consonnes (cəcc) : cimetière, gibecière (torba), pare-
brise (vjetrobran)...
o s’il y a une seule consonne à la fin du mot devant le e caduc : faire la fête, tête de Turc...
o en voulant le faire tomber après le groupe liquide, la liquide qui précède est en même temps
supprimée : un mètre cinquante /œmεtsεkã/, rendre des services /RãddesεRvis/, autre chose
/ot∫oz/, prendre froid /pRãdfrwa/, un arbre fruitier /œnaRbfrүitje/, quatre francs /katfrã/...
o dans les mots composés plus longues : porte-crayon, porte-cigarette, garde-malade,
portemanteau, porte-monnaie, bourse trouée...
le maintien facultatif du e caduc en prononciation
o un e caduc précédé de deux consonnes à la fin du mot : c’est la stricte vérité...
o en position initiale absolue (après une pause) si les consonnes qui l’entourent ne sont pas
difficiles à enchaîner dans la même syllabe ou si elles ne risquent pas de former les groupes
inhabituels en français : ce n’est rien /snεRjε, sənεRjε/, chemin faisant /∫mεfəzã, ∫əmεfəzã/...
o dans la première syllabe et dans les mots monosyllabiques (le, de, ne, me, te, se, ce que...) :
une fenêtre /ynfənεtR, ynfnεtR/, la fenêtre /lafnεtR, lafənεtR/, je voudrais le voir
/зvudRεlvwaR, зəvudRεləvwaR/, tu regardes /tyRgaRd, tyRəgaRd/...
o à la fin du mot s’il est précédé d’une seule consonne mais suivi du groupe rj ou lj
plusieurs e caducs se suivent dans plusieurs syllabes consécutives
o d’habitude on garde le premier et tous les e caduc impairs : je me le demande /зəmlədmãd/,
ne me le racontez pas /nəmləRakõtepa/...
o dans quelques groups de monosyllabes (ce que, je te) on prononce toujours le second e
caduc et les e caducs pairs : tu entends ce que je te dis /tyãtãskəзtədi/...
LE GROUPE LIQUIDE
= une consonne-bruit + une liquide qui se trouve au début, à l’intérieur ou à la fin du mot
la prononciation des mots qui se terminent par l’une des consonnes /b, p, d, t, g, k, v, f/ suivies
s’un /R/ ou d’un /l/
o devant une pause la liquide finale et assourdie et atténuée, réduite à une friction, souvent
brève et à peine perceptible : prière de faire suivre /pRijεR’dəfεRsүivR/, sortir de l’ombre
/s RtiR’dəlõmbR/, avant la lettre /avãlalεtR/, une beauté noble /ynbotenõbl/...
o lorsque le groupe liquide final d’un mot est immédiatement suivi d’une initiale
consonantique, le e caduc est maintenu : c’est lettre morte /sεlεtRəm Rt/, suivre des yeux
/sүivRədezjø/, l’angle droit /lãnglədRwa/, il n’y a pas l’ombre d’un doute
/ilnjapalõbRədœdut/...
o en voulant supprimer le e caduc, la liquide tombe en même temps : un mètre cinquante
/œmεt(Rə)sεkã/, rendre des services /Rãd(Rə)desεRvis/, autre chose /ot(Rə)∫oz/, prendre
froid /pRãd(Rə)frwa/, un arbre frutier /œnaRb(Rə)frүitje/, quatre francs /kat(Rə)frã/...
o si le mot contenant un groupe liquide final est immédiatement suivi d’une initiale
vocalique, le e caduc tombe et le groupe liquide passe à la syllabe formée par la voyelle
initiale du mot suivant : une lettre exprès /yn-lε-tRεks-pRεs/, une lettre anonyme /yn-lε-tRa-
n -nim/, suivre un suspect /sүi-vRœ-sys-pε/, un angle obtus /œ-nã-gl p-ty/, mettre une lettre
à la poste /mε-tRyn-lε-tRa-la-p st/
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LES VOYELLES NASALES
représentées dans la graphie par une lettre vocalique suivie d’une des lettres n ou m
ces consonnes n et m se trouvent en fin de syllabe et ne sont pas prononcées, mais ils laissent
une trace de nasalité dans la voyelle qui les précède
aujourd’hui on trouve les voyelles nasales le plus souvent en syllabe ouverte, également à la fin
du mot (bon, pain, passion...) et devant une consonne (français, instinct...)
les deux formants de nasalité sont autour de 250 Hz et de 1000 Hz
sous l’accent les voyelles nasales sont longues devant toute consonne ou groupe consonantique
prononcé
la voyelle /ã/
o postérieure, arrondie, ouverte, nasale ; F1 = 750 Hz, F2 = 1000 Hz
o graphies
an : tante, ange...
am (devant p et b) : ample (prostran), lampe...
en : enfer, vent, entrer, tenter, ensemble, tendre...
em (devant p et b) : emporter, embellie (razvedravanje)...
ien /jã/ (parfois) : client, orient, fiente (balega), conscience, inconvénient, quotient,
ingrédient, faïence (poluporculan), Mayence (Mainz)...
ean : Jean
aen : Caen
aën : Saint-Saëns /sεsãs/
aon : paon, faon (lane), taon (obad), Laon...
la voyelle /ε/
o antérieure, non-arrondie, mi-ouverte, nasale ; F1 = 650 Hz, F2 = 1600 Hz
o graphies
in : vin, intime...
im : simple, impasse (tjesnac)...
ain : faim, essaim (roj)...
ein : teint, feindre...
eim : Reims /Rεs/...
yn : synthèse...
ym : symbole...
oin : loin, coin...
yen : moyen, citoyen, mitoyen (srednji)...
éen : lycéen, européen...
ïn : coïncider...
ïen /jε/ : païen...
în : il vînt, il tînt...
ien (parfois) /jε/ : bien, rien, tiens, vient, vient, tiendra, viendront, mien, tien, sien,
comédien, parisien, musicien, historien, soutien, maintien, entretien, physicien,
électricien, aérien, vietnamien, malien, chilien, italien...
en – dans les mots de formation savante : examen, mentor, benjamin, appendice,
pentagone, pentathlon, referendum, benzène, benzol...
la voyelle /œ/
o antérieure, arrondie, mi-ouverte, nasale ; F1 = 700 Hz, F2 = 1250 Hz
o graphies
un : un, chacun, aucun, quelqu’un, lundi, brun, défunt ; et dans quelques mots anglais :
lunch, jungle...
um (devant p et b) : humble, parfum... ; dans les mots latins cette graphie est prononcé
/ m/ : maximum, minimum, critérium... et dans le mot : rhum
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la voyelle /õ/
o postérieure, arrondie, mi-fermée, nasale ; F1 = 500 Hz, F2 = 800 Hz
o graphies
on : bon, songe...
om : ombre, tomber...
un – dans quelques emprunts à l’anglais : punch...
um – dans quelques emprunts à l’anglais et au latin : columbarium, lumbago (bol u
križima), secundo, Cumberland...
les difficultés de la prononciation
o le préfixe en- : fonctionne comme un élément autonome et garde sa voyelle nasale :
suivi d’une voyelle : enamoure, enivrer, enorgueillir (uzoholiti)...
suivi d’un n ou m : ennoblir, ennui /ãnүi/, ennuyer /ãnүije/, enneigé, ennuagé,
emmener, emmailloter, emmiellé, emmêler...
suivi d’un h aspiré : s’enhardir /sãaRdiR/, en Hollande /ã lãd/, en Hongroie /ãõgRi/,
un Hollandais /œ lãdε/, un Hongrois /œõgRwa/...
suivi d’une consonne autre que n et m (d’après la règle générale) : ensoleillé, encadrer,
s’endormir, enchère (licitacija)...
o les préfixes in- et im-
sans nasalisation s’ils sont suivis d’une voyelle : inodore (bezmirisan), inoculer
(cijepiti), inondation, inanimé, inaudible...
sans nasalisation devant n et m : inné, innervation, innocent, innombrable, innovation,
immatériel, imminent (neizostavan), immense, immanent (postojan), immobile,
immigré, immortel, immoral...
□ l’exception (/ε/) : immangeable, immettable, immanquable, immariable
nasalisé devant consonne : indécent, inconditionnel, indiscutable, indisposer
(oneraspoložiti), imbuvable, impossible, imbattable, imbiber (nakvasiti)...
o les adverbes formés à partir d’adjectifs en -ant et -ent
dénasalisent /ã/ devant le m du suffixe – le résultat est la prononciation /am/ pour les
adverbes en –amment et –emment : couramment, constamment, abondamment,
indépendamment, fréquemment, ardemment, violemment, conséquemment, évidemment,
consciemment, indécemment...
/ã/ se dénasalise en /am/ dans quelques mots isolés : femme, solennel (svečan),
rouennerie (šarena pamučna tkanina), couenne (svinjska koža, tikvan)
la graphie enn est prononcée /εn/ dans : ennemi, hennir (rzati), biennal, quinquennal
o la graphie en
ne représente pas une voyelle nasale dans certains mots savants ou étrangers quand elle
est prononcée /εn/ : éden, abdomen, cyclamen, lichen /likεn/, pollen, spécimen, hymen,
amen, aven (kraški zdenac), dolmen (megalitički spomenik u obliku stola), menhir
(uspravni megalit)...
dans d’autres mots savants on la prononce /ε/ : appendice, examen, agenda, benjamin,
mentor, pentagone, pentane, Pentateuque (Mojsijevo Petoknjižje), pentamètre, pensum
(zadaća za kaznu), mémento, rhododendron, benzène, hendécasyllabe (jedanaesterac)...
o le cas spéciaux
la prononciation des mots suivants avec une seule consonne nasale /n/ : damner,
condamner, automne
la prononciation du mot suivant avec /mn/ : indemne (neoštećen)
pas de nasalisation
□ dans certains noms étrangers : Bergson, Newton, Washington, Abraham, Priam,
Islam, Hamlet, Amsterdam, Hofmann, Schumann, Haussmann, Jérusalem,
Beethoven, Mannheim, Lénine...
□ dans quelques mots d’origine étrangère : harem, macadam, intérim (međuvrijeme)
simoun (vjetar samum)
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dans d’autres noms on trouve la voyelle nasale : Adam, Dom Juan /dõзүã/, Huysmans,
Kant /kãt/, Rembrandt, Shanghai, Maeterlinck, Rubens /Rybεs/, Nuremberg, Edinburgh,
Berlin, Nankin, Pékin, Saigon...
o la dénasalisation dans la liaison
en général la liaison n’affecte pas la prononciation des voyelles nasales auxquelles
s’ajoute simplement le n de liaison : en Amérique /ãnameRik/, un homme /œn m/, on
arrive /õnaRiv/...
la voyelle /ε/ perd sa nasalité suivant un ancien usage qui faisait dénasaliser toute
voyelle nasale dans la liaison : Moyen âge /mwajεnaз/, plein air /plεnεR/, certain auteur
/sεRtεnotœR/, vain espoir /vεnεspwaR/, bien élevé /bjεnεlve/, bien entendu /bjεnãtãdy/,
rien à dire /RjεnadiR/, rien à faire /RjεnafεR/...
la voyelle /õ/ se dénasalise dans l’adjectif bon : bon amie /b nami/, bon élève /b nelεv/,
bon appétit /b napeti/...
LE SYSTÈME CONSONANTIQUE FRANÇAIS
basé sur 4 traits distinctifs : le mode d’articulation, le point d’articulation, la sonorité et la
nasalité (+ 5e : un point d’articulation secondaire = la labialisation ou l’arrondissement des
lèvres)
les occlusives
o /b/
en position initiale et à l’intérieur du mot
□ prononcé /p/ devant une consonne sourde : abcès (gnojni čir), absolu, abstenir,
obtenir, obstination, obstacle...
□ n’est pas prononcé dans quelques noms propres : Lefebvre...
en position finale
□ muet dans : plomb, radoub (popravak jarbola), Doubs, Colomb...
□ prononcé dans : snob, club /klœb/, tub, Jacob...
o /p/
en position initiale et à l’intérieur du mot
□ n’est pas prononcé devant un t dans un certain nombre des mots : baptiser,
baptême, compter, dompter (ukrotiti), indomptable, sept, septième, exempter,
sculpture, sculpteur, sculpter, promptement, promptitude...
□ prononcé dans d’autres mots : septante, septembre, septuple (sedmerostruki),
septennal, capiteux (opojan), assomption, corruption, sceptique, présomptueux
(uobražen), symptôme, péremptoire (odlučan), apte...
en position finale
□ est muet
dans : trop, champ, coup, drap...
suivie d’une autre lettre consonantique : prompt, exempt, temps, corps...
□ est prononcé
dans : cap, cep (trs), croup (difterija dušnika), hep (hej !), stop, handicap...
+ la consonne suivante : transept, concept, laps (interval), biceps, forceps...
o /d/
en position initiale et à l’intérieur du mot
□ muet dans les composés : grand-mère, grand-père, grand-rue, grand-place, grand-
tante...
□ prononcé /t/ dans : grand-oncle
en position finale
□ normalement muet : nœud, Nord, grand, différend (razmirica), il prend...
□ prononcé dans : Sud, George Sand, Alfred, David, Le Cid, Madrid, Bagdad...
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o /t/
en position initiale et à l’intérieur du mot –muet dans les nom propres qui commencent
par Mont- devant une consonne (Montmartre, Montparnasse, Montréal, Montpellier...)
et dans : asthme, isthme (tjesnac)
en position finale
□ généralement muet : chat, mât (jarbol), rat, ballet, valet, dot, droit...
□ les exceptions : Est, Ouest, sept, huit, net, brut, mat (zagasit, u šahu), chut, dot, zut,
Brest, Proust, zénith, [but, fait, soit, août] et les mots savants : déficit, accessit
(pohvalnica), aconit (modri klobučac), satisfecit (pohvalnica)
graphie ti
□ prononcé /ti/
en position initiale ou intervocalique : tige (stabljika, podrijetlo, motka, šiljak),
tilleul (lipa), tirer, itinéraire, outil, rôti, futile...
dans le groupe sti : question, bastion (kula), digestion, combustion, modestie,
dynastie, amnistie (pomilovanje), bestial, vestiaire (garderoba), Bastia,
Sébastien, Étienne/Estienne, chrétien/chrestien, châtier/chastier
dans les terminaisons
◊ -tier (en dehors des verbes) : métier, chantier, rentier, fruitier, entier,
portier, héritier, volontiers, Gautier, Poitiers...
◊ -tière : tabatière (duhankesa), héritière...
◊ -tié : amitié, pitié, moitié...
◊ -tième : huitième, vingtième, centième...
◊ -tions (verbes et dérivés) : nous portions, nous interventions, tiens, maintien,
soutien...
dans les mots isolés : galimatias (zbrkan govor), patio (popločano dvorište),
corinthien
□ prononcé /si/
dans les terminaisons
◊ –tie : démocratie, inertie, ineptie (ludost), minutie (sitnica), argutie
(domišljatost), facétie (šala), suprématie, Croatie, Helvétie... [les
exceptions : partie, mots en –sti : modestie, dynastie, amnistie...]
◊ -tier (verbes) : initier, différentier, balbutier (mucati)...
◊ -tiel : confidentiel, essentiel, partiel, substantiel, torrentiel...
◊ -tial : initial, partial, impartial, nuptial (svadbeni)...
◊ -tiaux: initiaux, partiaux...
◊ -tieux: ambitieux, prétentieux, factieux (buntovnički), capiteux, séditieux
(buntovni), infectieux...
◊ -tien /sjε/ : égyptien, vénitien, Titien, Capétien, tahitien, lilliputien, patient,
patience, quotient...
◊ -tion (substantifs et dérivés) : nation, ration, invention, acception, portion,
section, émotion, infection, rationnel, national, rationalisme, ratiociner
(mudrovati)...
dans les mots isolés : spartiate, à fortiori (to prije), satiété (zasićenost), tertio,
tertiaire, Latium
o /g/
en position initiale et à l’intérieur du mot – muet dans quelques mots composés :
longtemps, sangsue (pijavica)...
en position finale
□ muet dans : long, sang, rang, faubourg, bourg, doigt...
□ prononcé dans : gong, gang (pljačka), grog, zigzag, Zadig...
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graphie gu
□ dans les mots courant prononcée /g/ : Guy, Guillaume, Marguerite, gui (imela),
guindé (prenakićen, ukočen), guerre, onguent (mirisna mast), gué (prijelaz na
rijeci), guenon, anguille (jegulja), guitare, guider, languir (slabiti, odugovlačiti,
venuti), langueur (malaksalost, ravnodušnost), longueur, naviguer, fatiguer, bague,
blague, gueule, gueux, déguiser, guise (navika, volja), guillotine, guignol (kazalište
lutaka, žandar), guichet (vratašca, okno), aguerrir (prilagoditi), relégué
(zatočenik), délégué, guillemet (navodni znak)...
□ dans les mots moins fréquents, dont l’origine savante ou étrangère est encore
sensible aux locuteurs francophones, prononcée :
/gwa/ : Guadeloupe, Guatémala, Paraguay, Uruguay, jaguar, lingual...
/gүi/ : linguiste, ambiguïté, exiguïté (nedostatnost), aiguille, arguer...
o /k/
graphie c
□ muet
dans : croc (kuka), accroc (poderotina, poteškoća), escroc (lupež), caoutchouc,
tabac, estomac, clerc, marc (talog, marka), porc
si il est précédé d’une consonne nasale : banc, blanc, franc, tronc (deblo)...
□ prononcé /k/ dans : sec, chic, lac, bouc (jarac), Marc, Maroc, talc (milovka), fisc
(državna blagajna), parc, arc, cric (ručna dizalica za auto), troc (zamjena), avec,
pic (kramp, vršak), bec, aspic (talijanska ljutica, mala lavandula, guja, haldetina),
alambic (destilacijski kotao), suc (srž, čunjasti vulkanski vrh), pronostic (znak,
predviđanje), diagnostic, donc (au début de la phrase ou devant voyelle)...
□ prononcée /g/ : zinc, second, seconde...
graphie k : kilo, kiosque, ski, képi (šilterica), klaxon (auto-sirena), kyste (cista)...
graphie ck : ticket, bifteck, stock...
graphie cch : saccharine...
graphie qu
□ dans les mots courants prononcée /k/ : qualité, quintal (50 kg), quart, quinte (navala
kašlja, zlovolja), quartier, quintupler, quatrain, quotient, équilibre, équinoxe,
équivoque (dvosmislenost), équivalent, équipage, aqueux (vodenast), aqueduc,
obséquieux (preuslužan)...
□ dans les mots moins fréquents, dont l’origine savante ou étrangère est encore
sensible aux locuteurs francophones, prononcés :
/kwa/ : aquarium, aquatique, aquarelle, quadragénaire (četrdesetogodišnji),
quadrupède (četveronožni), square (park), quartz, quatuor (kvartet), quartette,
adéquat, équateur...
/kүi/ : équivalent, équidistant...
groupe final ct /kt/
□ prononcée dans : compact, contact, district, impact, tact (opip, taktičnost), strict,
correct, intellect, incorrect, intact, infect, direct, abject (gnusan), tract (letak)...
□ muette dans : aspect, respect, instinct...
□ on hésite dans : exact, suspect, circonspect (oprezan), distinct...
□ prononcée /t/ dans : verdict
graphie x
□ le plus souvent représente les sons /ks/ : Alexandre, alexandrin, Mexique, Texas,
extrême, lexique...
□ dans les préfixes ex- ou hex- devant voyelle, ainsi que dans le nom Xavier, elle
représente les sons /gz/ : exiger, exister, examen, exubérant (brbljav), exemple,
exact, exiler, exécrable (ogavan), exonérer (osloboditi), exulter (skakati od veselja),
hexagone, hexamètre, hexaèdre...
□ prononcée /s/ dans : Bruxelles, Auxerre, soixante, six, dis...
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fricatives
o /f/
graphies f, ff, ph
□ en position initiale ou médiane toujours prononcé : fin, effet, photographie...
□ en position finale généralement prononcé : chef, bref, neuf, veuf, actif, passif,
affirmatif, négatif, natif, affectif, émotif, chef-lieu, œuf, bœuf, serf /sεR(f)/ (rob)...
les exceptions : clef, cerf, cerf-volant (zmaj od papira), chef-d’œuvre,
Neufchâtel, œufs, bœufs...
graphie v
□ au début et au milieu du mot toujours prononcé
□ en finale absolue n’existe pas dans certains mots étrangers : Tel Aviv...
o /s/
en position initiale – les graphies s, c, sc : soleil, cinq, scène...
en position intervocalique
□ au début du radical des mots composés : vraisemblable, contresens, entresol
(polukat)...
□ après une voyelle nasale : chanson, ensemble...
□ les graphies ss, c, x, sc, ç : passer, chasser, décevoir, précepte (pravilo), Bruxelles,
Auxerre, descendre, desceller (odlijepiti), déçu, maçon...
en position médiane non intervocalique parfois muet : Desjardins, Desqueyroux,
Desmoulins, Persle, Vosges...
dans des groupes consonantiques sl, sm, sp, spl, st, str, rs : slogan, osmose, socialisme,
réalisme, respect, esplanade, mastiquer (žvakati), astragale (ukras), conversation,
persan, verser...
en position finale
□ normalement muet : repas, compas, chaos, pouls (bilo)...
□ prononcé dans
certains noms propres : Agnès, Arras, Atlas, Calvados, Damas, Devos, Duras,
Jaurès, Huysmans, Lens, Mars, Médicis, Ruy-Blas, Rubens, Saint-Saëns, Texas,
Tunis, Vénus, Pallas...
un grand nombre de mots, savants ou étrangers : albatros, angélus
(zdravomarija), autobus, biceps, bis (sivosmeđ, bis), blocus (opsada), cosmos,
détritus (ostaci), docteur ès lettres, éros, express, faciès (izraz lica), fils,
forceps, gratis, hélas (jao!), hiatus (interval), iris, jadis (nekada), laïus (govor),
laps, lotus (lotos), maïs, mérinos, myosotis, oasis, pancréas, prospectus, rébus,
relaps (povratni, heretik), rhinocéros, rictus (otvorena usta), tennis, terminus,
thermos, vasistas (prozorčić na vratima), vis (vijak), volubilis (slak)...
quelques mots isolés : tous (pronom), six, dix, mars, sens...
o /z/
en position intervocalique
□ la graphie s : chose, roseau (trstika), nasal, oser, les enfants, vous ouvrez,
gentilshommes, sous-estimer, sous-entendus...
□ la graphie ls : Alsace, balsa (meko drvo za izradu maketa), balsamique...
□ la graphie ns dans le préfixe trans- suivi d’une voyelle : transiter (tranzitno
prevoziti, izgubiti se), transitif, transiger (nagoditi se), transaction, transalpin,
transafricain...
□ la graphie ns dans d’autres contextes prononcée /ns/ : sensation, compenser...
□ la graphie x
dans les mots isolés : sixième, dixième...
dans les préfixes ex- et hex- prononcé /gz/ : exemple, hexagone... + Xavier
par assimilation : Strasbourg, Lisbonne, subsister...
en position finale normalement muet : parlez, Berlioz, Fez, Suez...
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o /∫/
la graphie ch
□ régulièrement en position initiale ou médiane, exceptionnellement en position finale
absolue : chaud, architecte, archipel, archevêque, archive, psychique, bronchite,
Achille, trochée (izdanci iz korijena odsječenog stabla), louche (velika žlica za
gnoj, vedro, razvrtač, ruka), mouche, Foch, Auch, sandwich...
□ peut représenter /k/ dans les mots savants : archéologue, archétype, archaïque,
archange, Michel-Ange, orchidée, orchestre, psychiatre, broncho-pneumonie,
Achéens, Achéron, Charybde, chaos, écho, lichen, Christ, chlore, chœur, chorale,
cholestérol, choléra, chronomètre, technique, varech (morska trava)...
□ muet dans : almanach
rarement la graphie sch
□ prononcée /∫/ dans : schéma, schisme (rascjep), schah...
□ prononcée /sk/ dans : schizophrénie, scherzo...
rarement la graphie sh : shampooing...
o /з/
graphie j (sauf en position finale absolue)
graphie g : suivie de a, o, u prononcée /g/ - pour le faire prononcer /з/ il faut ajouter e :
(pigeon, mangeable, rougeoyer...)
les consonnes nasales
o /m/
simple ou double, en général n’est pas prononcé que devant une voyelle : âme,
immortel...
le m final n’est prononcé que dans les mots savant ou étrangers : album, maximum,
minimum, optimum, rhum, idem (to isto), macadam, Amsterdam, Islam, Jérusalem,
Stockholm...
o /n/
simple ou double, en général n’est pas prononcé que devant une voyelle : âne, année...
dans le groupe mn dans : automne, damner, condamner...
□ l’exception : indemne /εdεmn/
le n final prononcé dans quelques mots savants ou étrangers : amen, abdomen,
cyclamen, dolmen, gluten (ljepivo u žitu), hymen, lichen, pollen, spécimen, clown,
Bergson, Beethoven, Cohen, Hoffmann, Newton, Schumann, Washington...
o / / (la graphie gn)
généralement en position médiane : agneau, montagne, vigne (trs, ljetnikovac), digne,
soigner...
exceptionnellement, en position initiale : gnon (udarac), gnôle (rakija)...
prononcé /gn/ dans certains mots savants : diagnostic, stagnation, magnat, gnosticisme,
agnosticisme, cognation, ignition, prognathe (s izbačenom lalokom), gneiss
(kristalkasti škriljevac), gnome...
o /ŋ/ (la graphie ng) – prononcé en finale de quelques mots empruntés à l’anglais : meeting,
standing, parking, camping...
les liquides
o /l/
généralement prononcé : bal, bol (velika šalica bez drške, čaša, cilindar, rotor, zdjelica,
vrsta gline), carnaval, festival, final, initial, journal, mal, mistral (maestral), régal, sel,
seul, sol...
muet dans : pouls, fils, cul-de-sac (slijepa ulica, zaljev), soûl (pijan), aulx (češnjaci)...
dans certains noms à orthographe archaïsante n’est pas prononcé : Aulnoye, Meaulnes,
Meursault, Renault...
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dans les terminaisons –il et –ille
□ si ces terminaisons sont précédées d’une voyelle, elles représentent /j/ : ail
(češnjak), bail (zakup), chandail (pulover), détail, vitrail, caille (prepelica),
travailler, abeille, pareil, veiller, deuil, seuil, feuille, œil, œillet, andouille (svinjska
kobasica, glupan), nouilles (rezanci), bouillir, mouiller, aiguille...
□ dans la terminaison –il
prononcé dans : avril, Brésil, cil (trepavica), fil, péril, profil, vil (jeftin, prost)...
muet dans : coutil (platno cvilih), fournil (pekara, praonica), fusil, gentil,
nombril (pupak), outil, persil, sourcil (obrva)...
on hésite (avec tendance à le prononcer) dans : baril (bačvica), chenil (pasja
kućica), grésil (varijacija tuče, sugradica), gril...
□ dans la terminaison –ille
prononciation /j/ : bille (kugla, tikva, deblo), briller, chenille (gusjenica),
escadrille, espadrille (špagerica), fille, famille, fourmiller (vrvjeti), piller
(pljačkati) vaciller (njihati se)...
les exceptions – prononciation /l/
◊ quelques mots isolés : ville, mille, tranquille...
◊ les mots de formation savante : bacille, distiller, osciller, oscillographe,
pénicilline...
◊ quelques noms propres ou géographiques : Achille, Gilles, Lille...
o /R/
généralement muet : monsieur, parler, métier, gars, épicier, léger, premier, familier...
prononcé dans : amer, cher, car, cancer, cuiller (žlica, korito), fer, fier, hiver, par,
pour, sur, or, mer, verbes en –ir et –oir (finir, voir...), éther, Esther, Jupiter, Quimper,
reporter, revolver, starter, gangster, leader, terminaison –eur (mineur, danseur...)...
semi-consonnes
o en position initiale sont traitées comme les voyelles dans les mots courants appartenant au
vocabulaire traditionnel
l’élision et la liaison dans : l’huile, l’oiseau, l’yeuse (zimzeleni hrast), les huîtres
(kamenice), les ouailles (ovce, stada, župljani), les yeux...
on hésite dans les mots moins fréquents : l’ouate ou la ouate (vata), l’hyène ou la
hyène...
o dans les emprunts et les mots nouveaux les semi-consonnes sont considérées comme les
consonnes
il n’y a pas d’élision ni de liaison : le whisky, le yacht, le yaourt, le youyou (pomoćni
čamac), le yoga, les yogis, le yatagan, les Yankees...
o les oppositions voyelle // semi-consonne : pays // paye, abbaye (opatija) // abeille...
o la graphie w
/v/ : wagon, wagnérien, Walkyrie, weber, Wisigoth, wolfram, welter (velter-
kategorija)...
/w/ : Wallon, water-polo, Waterloo, week-end, western, watt, whisky...
la graphie h
o n’est jamais prononcée en français standard
o cependant, il faut distinguer dans la graphie entre le h muet et le h aspiré
o le h muet
n’entraîne aucune modification dans la prononciation : l’honneur /l nœR/, les hommes
/lez m/, j’habite /зabit/...
dans la plupart des noms d’antiquité hébraïque, grecque et romaine, ainsi que dans les
emprunts à ces langues : Hérode, hébreu, Hercule, Hérodote, Homère, hellénique,
Hadrien, Hécate, Hector, habitus, halluciné, hippique, hosanna, hymen, harmonie,
hiérarchie, hiéroglyphe...
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o le h aspiré
apparaît en principe au début du mot en empêchant l’élision de la voyelle précédente, la
liaison et l’enchaînement avec le mot qui précède
se manifeste souvent par le maintien du e caduc qui le précède : le héros /ləeRo/, les
hordes /lez Rd/, je hais /зəε/, le haricot /ləaRiko/, une hache /ynəa∫/, une forte hausse
/ynf Rtəos/, une course de haies /ynkuRs’dəε/, je hurle /зəyRl/...
l’absence de liaison et d’enchaînement a pour conséquence une syllabation différente
de celle qu’on aurait avec un h muet
□ h muet : il hésite /i-le-zit/, il habite /i-la-bit/...
□ h aspiré : il hausse /il-os/, ils heurtent /il-œRt/...
lorsque le e caduc précédent n’est pas maintenu (ou s’il n’y en a pas), il n’y pas
d’enchaînement et de liaison :
□ h muet – l’enchaînement : par habitant /pa-Ra-bi-tã/..., la liaison : de longues
histoires /də-lõg-zi-stwaR/...
□ h aspiré – pas d’enchaînement : par haine /paR-εn/..., pas d’enchaînement ni
liaison : de longues houles /də-lõg-ul/...
rarement, grâce à un préfixe, il se trouve à l’intérieur du mot quand il empêche
l’enchaînement, la liaison et l’élision et il fait maintenir le e caduc qui le précède
□ le maintien de e caduc : rehausser / Rə-o-se/ (podignuti), dehors /də- R/...
□ l’absence de liaison : s’enhardir /sã-aR-diR/ (osmjeliti se), enharnacher
/ã-aR-na-∫e/ (staviti ham, smiješno obući)...
la liste des mots les plus courants qui commencent par un h aspire : le hache (sjekira),
hagard (preplašen), la haie (ograda, prepona), le haillon (dronjak), la haine, haïr, le
hâle (žega), haler (vući, dražiti pse, najuriti, spržiti), haleter (dahtati, žudjeti), le hall,
les halles (tržnica), le halo (prsten oko Sunca/Mjeseca), la halte, le hameau (zaselak),
la hanche (kuk), le handicap, les handicapés, le hangar, hanter (pohoditi, salijetati),
happer (zgrabiti), harangue (huškanje, besjeda), harasser (umoriti,), harceler (dražiti,
mučiti), hardi (smion), le harem, le hareng, le haricot, la harpe (harfa, pandža), le
hasard, la hâte (žurba), les hautbois (oboa), la hausse (podloga, podizanje), haut,
hautain (ohol), la hauteur, le Havre, hérisser, le héros, le hêtre, heurter, le hibou,
hideux, la hiérarchie, hisser, le Hollandais, la Hollande, le homard (jastog), la
Hongrie, le Hongrois, la honte (sram), honteux, hors, le hors-d’œuvre, la hotte (koš,
vedro, komora), le houblon (hmelj), la houe (motika), la houille (kameni ugljen), la
houle (uzburkano more) la housse (navlaka), le hublot (okno na brodu), la huche
(škrinja), huer (hajkati, hukati), le huguenot, les Huns, huppé (kukmast, bogat), hurler,
le hussard, la hutte (koliba)...
dans les noms d’origine germanique : Hambourg, Halmstad, la Haye, Haydn,
Haendel...
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