Embed
Email

Les Sites de communication

Document Sample
Les Sites de communication
Shared by: HC111122213150
Categories
Tags
Stats
views:
3
posted:
11/22/2011
language:
French
pages:
29
Les Sites de communication

Sites locaux d’Attac12 :

http://www.local.attac.org/attac12/

et

http://association.attac.free.fr/





Agenda Attac Aveyron :



http://association.attac.free.fr/agenda/agenda.htm

ou



http://www.google.com/calendar/embed?src=association.attac@free.fr&ctz=Europe/Paris



après ouverture, cliquer sur les dates renseignées pour explicitation des événements programmés.





=========================================================









L’agenda militant d’Attac France



Toutes les actions, campagnes et mobilisations au jour le jour sur le site :



http://www.France.attac.org/spip.php?page=agenda



Type d'actions Où ?

> Organisées par Attac > LocaNational

> Auxquelles Attac participe > International

> Des fondateurs et Amis > Vie interne

> Evénements divers

> Dans les comités locaux



Nota : Les rubriques ci-dessus sont accessibles par CTRL+clic









2

INFOS LOCALES

Prochaine réunion d’ATTAC12, le mercredi 17 juin à 19 heures à La Mouline



Ordre du jour indicatif



Bilan de l‟action de l‟année

Préparation de la réunion avec les partenaires d‟ « Alternatives 12 »

Participation d‟ATTAC12 aux journées sur l‟esclavage en novembre à Rodez.





COMMUNICATIONS D’ATTAC – France

1. Rappel : Vote pour les statuts avant ce soir, 13 juin !

Chère adhérente, cher adhérent,



Ce message s'adresse à celles et ceux d'entre vous (à jour de cotisation au 3 avril) qui n'ont pas encore voté

pour la réforme des statuts. Il ne vous reste que cinq jours pour le faire, et pour qu'ainsi le quorum soit atteint. Il

manque à ce jour 400 bulletins, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Il serait profondément regrettable qu'au

final la réforme échoue par la négligence (oubli ou perte du matériel) d'une dizaine d'entre nous.

Merci donc de voter dès aujourd'hui et de sensibiliser à nouveau les adhérents ne disposant pas d'une adresse

électronique.



Amicalement à vous Jean Tosti, CA d'Attac-France



( Le matériel de vote est joint au Lignes d'Attac n° 74 ). Si vous l'avez égaré, envoyez de toute urgence un message

électronique à Jean-Louis Sounes, délégué général (jean-louis@attac.org). Vous recevrez par retour de message

électronique ce matériel, et pourrez ainsi voter avant samedi soir.)







2. Comprendre la crise, J-M Harribey



Attac vient de publier le livre Sortir de la crise globale, Vers un monde solidaire et écologique, La Découverte.



En complément, et en prenant le parti d'un langage à mi-chemin entre le sérieux et la dérision, un livre intitulé

Raconte-moi la crise, Editions du Bord de l'eau, vient de paraître, dans lequel j'ai rassemblé des petites

histoires, des apologues et parodies sur la crise capitaliste. Vous trouverez la présentation à :

http://www.editionsbdl.com/HARRIBEY%20Jean-Marie%20Raconte-moi%20la%20crise.html



Amicalement Jean-Marie Harribey





3. Lettre N°25 du Conseil scientifique d‟ATTAC France

Éditorial :



Sortir de la crise globale - Vers un autre monde solidaire et écologique

Les soubresauts qui secouent l‟économie mondiale depuis l‟été 2007 ont remis en cause la

vulgate économique dominante. Malgré tout, accrochés à leurs certitudes, la plupart des

analystes n‟y voient qu‟une crise liée aux excès de la finance. Les remèdes généralement

proposés sont de mieux réguler les acteurs financiers, et de poursuivre les « réformes »,

notamment celles visant à flexibiliser le marché du travail, afin d‟améliorer la compétitivité de

nos économies.

Attac et son conseil scientifique viennent de publier « Sortir de la crise globale – Vers monde

solidaire et écologique » aux éditions La Découverte. Ce livre propose un diagnostic et des

propositions radicalement différents des analyses dominantes. Bien plus qu‟un dérègl ement

financier, cette crise est s ystémique et globale. Elle marque l‟effondrement du capitalisme



3

financier et l‟échec des politiques néolibérales. Cette crise conforte les analyses développées

par Attac sur les dangers de la mondialisation néolibérale. Do minique Plihon, président du

conseil scientifique d‟Attac présente les grandes lignes de ce nouveau livre.



Voir l'intégralité de l'édito



La démocratie, outil pour un autre monde

Vous avez la parole…Mais à la condition de dire ce que nous avons envie d’entendre…

Jacques Sapir, que les lecteurs de La Lettre du Conseil scientifique d‟Attac -France connaissent

bien, rapporte, dans un papier intitulé "Vous avez la parole…Mais à la condition de dire ce que

nous avons envie d’entendre… ", comment il a été l‟objet de la "censure ordinaire" de la part du

Parti socialiste à propos de l‟Europe.

On aurait mieux "compris" ce comportement si Jacques Sapir avait mis en évidence qu‟au cours

de l‟année 2008 sur 535 votes au Parlement européen le PPE (la droite) et le PSE (les

socialistes) ont émis un vote différent dans 18 cas seulement... JC



Biens et maux publics

Le commerce de la faim : les grandes entreprises persistent et signent

La Lettre du Conseil scientifique d‟Attac -France a déjà mentionné, à plusieurs reprises,

l‟organisation non gouvernementale GRAIN et son excellente publication trilingue en ligne.

Sur la page d‟accueil, on pourra lire plusieurs articles de très grande qualité.

En particulier "http://www.grain.org/seedling/?id=598". On y remarquera les bénéfices réalisés

en 2008 par 15 des plus grandes transnationales que GRAIN a eu la bonne idée de regrouper

en quatre secteurs : céréales, semences pesticides, engrais et matériel agricole. Les total des

ces bénéfic es est proche de 32 milliards de dollars.

Pour mettre en perspective ce chiffre, rappelons que le budget du PAM (programme alimentaire

mondial), qui n‟est pas en mesure d‟empêcher 25 000 personnes de mourir, quotidiennement,

de faim est de quelque 10% de c e montant ! JC



FAO : acquisition de terres cultivables par des intérêts privés ou publics

L‟Organisation des Nations Unies pour l‟alimentation et l‟agriculture (FAO) et le Fonds

International pour le Développement Agricole (FIDA) ont demandé à l‟Institut International pour

l‟environnement et le développement (IIED à Londres, de réaliser une étude relative à

l‟acquisition de terres cultivables par des intérêts privés ou publics, étr angers ou non aux pays,

notamment africains, où ont lieu ces acquisitions. On pourra télécharger cette étude, en

anglais.

Ce qui frappe dans ce rapport bien do cumenté c‟est la mise en évidence du processus employé,

c‟est une démarche strictement capitaliste dans laquelle les futurs propriétaires obéissent à des

exigences relevant de la sécurisation de l‟approvisionnement alimentaire ou énergétique mais

pas seulement. Les acquisitions sont majoritairement privées, même si les opérations de

gouvernement à gouvernement qui se développent obéissent aussi, purement et simplement,

aux calculs classiques de rentabilité financière d‟un investissement.

Les auteurs du rapport recommandent de ne pas voir ces opérations sous l‟angle de la seule

spoliation dans la mesure, prétendent -ils, où de telles opérations peuvent ouvrir des

opportunités de développement pour les pays concernés. Ils notent toutefois, honnêtement, que

les risques pour les paysans pauvres sont très importants.

C‟est bien là que réside toute la question. Procéder à des investissements en matière agricole

peut, en effet, être indispensable, surtout pour des pays comme Madagascar, l‟Éthiopie, le

Ghana, le Mali et le Soudan à la condition que pareils investissements soient conduits dans

l‟intérêt des populations et dans un cadre préservant l‟environnement d‟une manière générale.

On ne sache pas qu‟il s‟agit là de la préoccupation première des investisseurs privés . Tout

comme la Chine, en tant que pays, risque bien, quand elle acquiert des terres pour produire des

agrocarburants par exemple, de se soucier en premier lieu, de s‟approvisionner au moindre

coût pour les quantités les plus élevées possibles.

Une fois encore, on est là au cœur de la nécessité d‟une régulation publique, nationale comme

internationale à travers les biens publics mondiaux. Sans elle, c‟est évidemment l‟intérêt

financier et/ou l‟intérêt étranger qui prévaudra.

L‟étude tente de rassurer en mon trant que, dans les cinq pays étudiés, le volume des

acquisitions serait moins important que ce qui est, parfois, annoncé ici et là puisqu‟il s‟agirait

de 2,5 millions d‟hectares. JC







Relations internationales

4

Perspectives économiques en Afrique

Trois institutions ou organismes se sont rassemblés pour publier annuellement « Perspectives

économiques en Afrique », ce sont la BAD (Banque africaine de développement), le Centre de

développement de l‟OCDE et la Commission économique des Nations Unies pour l‟Afrique ;

elles annoncent la publication de la huitième édition, celle de 2009.



Immigration, qualifications et marché d u travail

Monsieur Besson est en possession du rapport du Conseil d‟analyse économique intitulé

"Immigration, qualifications et marché du travail ".

On ne doute pas une seconde que le ministre de l‟imm igration de Monsieur Sarkos y saura faire

son miel de cette volumineuse étude qui, en guise de conclusion, donne trois "pistes de

réflexion" :

instituer des "permis à séjourner" ou des mécanismes d‟enchères. Ainsi seraient regroupés

ceux que l‟on appelle aujourd‟hui les "passeurs", sous la bannière du marché salvateur !

améliorer la mobilité internationale, avec comme outil, la réforme des l‟enseignement,

notamment pour "supprimer les inefficacités existantes" de l‟enseignement supérieur !

conduire les réformes structurelles du marché du travail qui sauront intégrer une immigration

bien choisie !

Les lecteurs de cet article peuvent prendre connaissance, dans le même numéro, de la

catégorisation proposée par Thomas Coutrot dans l‟article de la rubrique "éco nomie" consacrée

à l‟épargne et écrire à La Lettre pour proposer un classement de l‟auteur de ce rapport dans

l‟une des trois catégories proposées. JC



Les transferts financiers des migran ts

Le Centre d‟analyse stratégique, mis en place auprès du Premier ministre par décret de 2006,

remplace le Commissariat général du Plan puisque, comme on sait, "l‟ardente obligation", pour

le général de Gaulle d‟un plan, était passée de la mode libérale. Il est actuellement présidé par

Christian de Boissieu. Il publie, chaque semaine une Note de Veille à laquelle La Lettre du

Conseil scientifique d‟Attac -France a fait référence à plusieurs reprises.

La Note 135, de mai 2009 , étudie "Les transferts financiers des migrants".

On n‟est guère étonné par l‟attrait qu‟exercent ces fonds sur les différentes instances

internationales, à commencer par la Banque mondiale. Ce sont en effet, selon les chiffres du

CAS, plus de 300 milliards de dollars, soit toujours d‟après ses propres estimations, trois fois

l‟Aide publique au développement (APD). Ce chiffre de 100 milliards d‟APD est d‟ailleurs

sensiblement surévalué, ne serait -ce que parce qu‟il comporte les annulations de dette qui, on

en conviendra volontiers, peuvent difficilement être considérées comme une "aide".

En revanche ces 300 milliards -le PIB des pays les moins avancés (PMA), soit quelque 800

millions d‟habitants- vont bien, eux, du Nord vers le Sud sans peser, en quoi que ce soit, sur

les budgets du Nord ! Que demander de mieux ? Les surexploités du Nord, c‟est bien d‟eux

dont il s‟agit en effet, venant aider les milliards de pauvres dans le monde !

La note 35 nous le dit tout net "L‟ objectif est de parvenir à mieux bancariser les transferts, à

diminuer leur coût et à les orienter vers des activités profitables au développement des pays

pauvres. C‟est d‟autant plus nécessaire qu‟avec la crise financière, la hausse des transferts

observée ces dernières années pourrait se ralentir et nuire à la croissance des pays en

développement". La Banque mondiale estime que, en raison de la crise, les transferts devraient

baisser de quelque 8% en 2009 ; on imagine que les premières victimes des 50 mi llions de

chômeurs supplémentaires en 2009 seront les travailleurs immigrés. D‟ailleurs le CAS ne

dissimule pas quand il titre "une manne indispensable aux pays du Sud". On croit ainsi pouvoir

se dispenser d‟augmenter l‟APD et plus encore de mettre en œuvr e la seule véritable mesure

qui vaille : instaurer des taxes globales (cf " de la fin des paradis fiscaux aux taxes globales "

JC





Écologie et société

Rapport de l’Agence internationale de l’énergie : "Gadgets et gigawatt"

L‟Agence internationale de l‟énergie (AIE IEA) annonce le 13 mai 2009 la publication (en

anglais) de son étude "Gadgets and gigawatts" .

On y trouvera la présentation et un résumé (en anglais).

Le Journal de l‟environnement publie le 14 mai l‟ar ticle suivant de Victor Roux -Goeken :



CO2 arithm-ethics and geopol-ethics

S‟agissant des émissions de CO 2 , Olivier Ragueneau, biogéochimiste directeur de recherche au

CNRS, reprend, dans une courte étude en anglais, les travaux de son confrère étasunien pour

inclure dans les calculs les 250 dernières années.

5

Partant de l‟observation que si l‟humanité entend, pour limiter l‟élévation de température sur la

planète, fixer la concentration de CO 2 dans l‟atmosphère à 560 ppm (1 milligramme par

kilogramme et sachant que ce niveau est considéré comme trop élevé par de nombreux

chercheurs), la "production" annuelle de diox yde de carbone est plafonnée à 720 Gt (720

milliard de tonnes). Si on considère que cette production doit être allouée en fonction du

nombre d‟habitants concernés, la part qui serait disponible pour les pays développés serait de

l‟ordre de 150 Gt.

Olivier Ragueneau calcule alors que les pays riches ont déjà dépassé leur "quota" de 40 Gt.

Aussi, prévient-il, ces pays doivent "racheter" ces 40 Gt et, bien entendu, les 150 Gt auxquels

ils ont droit. Sur la base d‟un prix du carbone de 40 euros en 2006, il montre que le prix à payer

est de quelque 2 800 milliards de dollars dont il note, en reprenant les chiffres du CADTM, qu‟il

s‟agit du montant approximatif de la dette publique du Sud. Bien que ces calculs s‟appuient sur

des prix de marché et ne représentent donc pas ce qu‟il devra être quand le climat sera un bien

public mondial, la not e de O. Ragueneau est intéressante en cela qu‟elle montre combien

l‟arrogance du Nord et ses palinodies à propos de l‟urgence climatique sont loin de la réalité.

Dans le même registre on pourra lire, en français, l‟avis que vient de rendre le Conseil

économique et social intitulé "Les empreintes de développement durable et l‟empreinte

écologique"

Les lecteurs de La Lettre liront avec intérêt que le PIB ne saurait mesurer le bonheur ! Bien

qu‟il soit toujours étonnant de lire combien ce pauvre PIB est chargé d‟ignominie alors qu‟il

n‟est qu‟un simple agrégat monétaire et ne peut renseigner en rien sur, par exemple, la part de

la valeur ajoutée accaparée par les propriétaires du capital et celle qui r evient au travail....,

sauf précisément, pour exprimer un pourcentage de ce PIB. En revanche, on regardera avec

intérêt les développements du rapport à propos de l‟empreinte écologique. JC





Économie

Le partage de la valeur ajoutée

En 1633, après qu‟il eut été condamné par le Saint Office -vous savez l‟institution qui était

dotée d‟un accès direct à la connaissance par révélation, sans qu‟il soit besoin de quelque

démonstration que ce soit- Galileo Galilée aurait dit mezzo voce "Et pourtant, elle tourne " !

Beaucoup d‟économistes, notamment tous ceux du Conseil scientifique d‟Attac -France, ne se

contentent pas de murmurer mais ils crient depuis longtemps que l‟organisation de ce monde,

mise en place par et pour les propriétaires du capital, ne peut que conduire planète et

populations à leur perte.

Chacun des numéros de La Lettre du Conseil scientifique tente de démontrer cette évidence. À

propos du partage de la valeur ajoutée, avec " Le rapport Cotis ou l‟inanité de la règle des trois

tiers", Michel Husson, dans le numéro 25, faisait à nouveau la même démonstration.

Jean-Marie Harribey, économiste du Conseil scientifique, explique à son tour, ce "m ystère". On

lira deux articles de sa part publiés dans Politis et dans L’Humanité du 16 mai 2009. Blaise

Pascal recommandait déjà, dans un dogmatisme ahurissant mais efficace, de se mettre à

genoux pour que la foi vienne. Cette croyance -là ne manque ni de propagandistes ni des

trompettes pour relayer leur voix. JC



Et si les Français avaient raison...

Une fois n‟est pas coutume La Lettre vous propose de trouver qui peut bie n se cacher dernière

les trois petits points du titre ci -dessous et les deux phrases destinées à compliquer un peu ce

jeu :

"Et si les Français avaient raison. Il y a encore quelques mois, le “modèle français” était

moqué, voire méprisé. Trop interventionn iste et trop protecteur. Aujourd‟hui, et pour les mêmes

raisons, le ... lui trouve beaucoup de qualités".

"La planification à long terme des infrastructures publiques constitue le plus bel exemple de ce

qui fonctionne à merveille. L‟inauguration de la prem ière ligne de métro express interurbain de

Londres, le Crossrail, est prévue en 2017, alors que Paris peut se vanter d‟avoir un réseau de

cinq lignes de RER, dont la première a été mise en service à la fin des an nées 1960".

"Tout réglementer, une utile ob session hexagonale [...] Certaines règles paraissent incongrues.

Mais dans le secteur financier, la manie française de légiférer s‟est révélée salutaire en ces

temps de crise".

Pour vous faciliter la tâche, sachez que ces extraits n‟ont pas été rédigés par La Lettre mais

que vous trouverez l‟article et la réponse ici. Sachez aussi que les auteurs séditieux de cet

article sont en désaccord avec le Premier Ministre français qui, commentant les "performances"

de la France meilleures que celles des autres écono mies, déclarait le 15 mai 2009 "Nous avons

pris les bonnes décisions au bon moment", sous -entendu toutes les décisions allant à

l‟encontre de ce que vous lirez dans cet article. JC

6

Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers

Dans le numéro 1055 de Politis, Thomas Coutrot, économiste membre du Conseil scientifique

d‟Attac-France, classe les économistes qu‟il met sous la rubrique aussi provocatrice que

pertinente de EARL (écon omistes à responsabilité limitée) en trois catégories : les collabos -

ceux qui légitiment les slogans néolibéraux -, les neutres -ceux qui n‟avalisent pas mais ne

s‟opposent pas davantage-, les résistants -ceux qui vont ouvertement à contre -courant-.

On pourra lire une nouvelle livraison du Conseil d‟analyse économique intitulée " Epargner à

long terme et maîtriser les risques financiers ".

La Lettre se gardera de classer les cinq économistes auteurs de ce tte étude dans l‟une des

catégories évoquées ici. Disons simplement qu‟il serait difficile de compter au nombre des

résistants, les auteurs de ces recommandations :

en matière de retraite, mieux tirer parti de la complémentarité entre répartition et

capitalisation ;

en matière de fiscalité, rétablir une plus grande neutralité entre produits plutôt que d‟introduire

des incitations spécifiques supplémentaires ;

mieux prendre en compte les difficultés des ménages avec certaines décisions financières.

On reste toujours pantois de constater que, quels que soient les séismes qui engloutissent les

affirmations qui, malheureusement, structurent toutes nos vies, on rencontre toujours autant de

fidèles prêts à nous vendre ce qui ressemble à ces "indulgences" prônée s par le Droit canon

catholique dont on soupçonne l‟efficacité quelque peu douteuse. JC





Brèves - Parutions

Prévisions de l’OFCE

L‟OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques -le centre de recherche en

économie de Sciences-Po) publie son analyse semestrielle de l‟économie française et de

l‟économie mondiale.

Pour la France, l‟OFCE note « En moyenne annuelle, l‟économie française devrait connaître un

recul de son activité de -2,3% en 2009 et de -0,2% en 2010, après une croissance de +0,7 % en

2008. Le taux de chômage devrait repartir à la hausse et atteindre 9,8% à la fin de 2009, puis

10,7% fin 2010. De so n côté, le déficit public devrait s‟établir respectivement à 6,1 et 7,2% du

PIB en 2009 et 2010 ».

Tandis que pour l‟économie mondiale l‟OFCE est tout aussi pessimiste « Le choc est rude, mais

on pourrait se dire après tout que la purge en cours, d‟autant plus violente qu‟elle serait brève,

est une étape incontournable pour refonder le sentier de croissance sur des bases assainies.

Rien n‟est moins sûr. Les contraintes engendrées par les pertes de richesse et la dégradation

des bilans ne se lèveront pas ins tantanément et, malgré les plans de relance, la cure est partie

pour durer. C‟est ce que suggère l‟expérience japonaise des années 1990 ».



Synthèse des comptes de la nation 2008 par l’INSEE

Synthèse des comptes de la nation 2008 par l‟INSEE



Rapport Cotis

La Lettre 24 se livrait, à partir des éléments connus à cette époque, à une brève analyse du

Rapport Cotis dont on pourra prendre connaissance de la version officielle .

L‟analyse de Michel Husson publiée dans le numéro 24 n‟est en rien modifiée par cette version

définitive du rapport. JC



Panorama de la société 2009 - Indicateurs sociaux de l’OCDE

L‟OCDE publie, en français "Panorama de la société 2009 - Indicateurs sociaux de l‟OCDE".

On peut trouver en ligne la plupart des données.



ETUI (European trade union institute)

Un site à connaître, celui de l‟Institut s yndical européen (ETUI European trade union institute) .

L‟ETUI fournit de nombreux documents et études sur des sujets régulièrement abordés dans La

Lettre.



Le commerce international : libre, équitable et ouvert ?

L‟OCDE publie le 18 mai 2009 "International trade : free, fair and open ?". On pourra accéder

au résumé en français présenté par l‟OCDE " Le commerce international : libre, équitable et

ouvert ?".

Ce n‟est pas, évidemment publication de l‟OCDE oblige, une remise en cause des bienfaits des

échanges mondiaux mais on y trouve quelques données qui peuvent, pour le moins, alimenter

7

des interrogations.

Par exemple on remarque que la part du commerce mondial dans le PIB des pays de l‟OCDE

est d‟à peine 10% (tous les pays les plus riches sont très largement en dessous, à l‟exception

notable de l‟Allemagne) ; en revanche, sa part dans le PIB mondial est supérieure à 50% ce qui

laisse augurer ce qu‟il en est pour les PVD.

L‟étude essaie bien de montrer que c‟est l‟activité humaine qui pèse sur l‟environnement mais

pas les échanges en soi. Cepe ndant, elle est contrainte de noter que "Bien que la libéralisation

des échanges puisse conduire à une utilisation plus efficace des ressources naturelles et à une

meilleure diffusion de technologies moins polluantes, aucun effet bénéfique pour

l‟environnement n‟est automatique."

La publication tente évidemment de montrer que le commerce est bon pour le développement

mais remarque néanmoins que "Les prix des biens les plus ouverts aux échanges

internationaux ont chuté". Qui pâtit de cette chute ? Le rapport est discret à cet égard.

S‟agissant de la crise, l‟OCDE nous explique qu‟il n‟y a aucune corrélation entre celle -ci et le

commerce international mais personne ne se penche sur le "paradoxe" allemand et ses plus de

20% de commerce international. JC



Télétravail en congé-maladie

Cette information transmise par Guillaume Duval était accompagnée de ce commentaire "On vit,

décidément, une époque formidable…"

Télétravail en congé-maladie : Frédéric Lefebvre persiste lefigaro.fr) avec AP 26/05/2009

L‟amendement du porte -parole de l‟UMP permettant aux salariés volontaires de poursuivre leur

activité professionnelle pendant leur arrêt a été rejeté lundi soir en commission à l‟Assemblée.

Mais il le défendra à nouveau mercredi, dans l‟hémicycle.

A moins de deux semaines des élections européennes, c‟est un pavé dans la mare qu‟a lancé le

député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l‟UMP Frédéric Lefebvre. Lundi, il a proposé de

« créer un nouveau droit pour les salariés » : celui de travailler pendant la période où ils se

trouvent en arrêt maladie ou en congé maternité.

Cela s‟appliquerait par exemple à « un ingénieur, immobilisé pendant quatre mois parce qu‟il

s‟est cassé la jambe et qui souhaiterait ne pas abandonner son projet », précise le député au

figaro.fr.

« C‟est un nouveau droit pour le salarié, déclenché uniquement à sa demande et si un certificat

médical l‟y autorise », poursuit-il, expliquant que « ce serait une façon de garder le contact

avec l‟entreprise ».

Rejet en commission

L‟amendement déposé en marge d‟une proposition de loi UMP sur le prêt de main -d‟oeuvre

entre entreprises, qui a débuté lundi soir à l‟Assemblée nationale, n‟a que peu de chances

d‟aboutir : il a été rejeté lundi soir en commission des Affaires sociales, y compris par des

députés de la majorité. Ce rejet laisse présager d‟un vote similaire lors de l‟examen de cet

amendement dans l‟hémicycle, probablement mercredi.

« Quand on fait des propositions innovantes (...) je c omprends que ça pose des questions », a

réagi Frédéric Lefebvre mardi sur RTL, rappelant que « la France est en retard sur le

télétravail », qui est « deux fois moins développé que dans la moyenne de l‟Europe ».

De son côté, le porte-parole du PS, Benoît H amon, a qualifié mardi de « parfaitement immoral

et indécent » le projet d‟amendement. « C‟est une nouvelle provocation insupportable », a-t-il

estimé, ajoutant : « Monsieur Lefebvre, manifestement, n‟est pas que le porte -parole de l‟UMP

mais du Medef et d es intérêts d‟un certain nombre de grandes entreprises ». Avec cet

amendement, « sous couvert du volontariat », c‟est au « démantèlement des garanties

collectives auquel on assiste », selon lui. « C‟est tout simplement hallucinant ! Les principes

ainsi bafoués remontent à la fin du XIXe siècle », a réagi le député socialiste Alain Vidalies.

« Bien entendu, c‟est toujours à l‟abri du volontariat du salarié que vous avancez ces

régressions majeures. Les salariés doivent être volontaires pour travailler le dim anche,

volontaires pour le prêt de main -d‟oeuvre et maintenant volontaires pour continuer à travailler

même s‟ils sont malades », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand , a apporté, le mardi 26 mai 2009, son

soutien à cet amendement. Il est, néanmoins intéressant de lire dans les commentaires des

lecteurs du Figaro, celui-ci « Et pendant les congés-payés ? »





Enquête sur la fraude en entreprise

Une enquête de Ernst & Young intitulée "Enquête sur la fraude en entreprise ". On remarquera

qu‟il s‟agit de la fraude EN entreprises et non DANS les entreprises ! On notera aussi que 54 %

des personnes interrogées en France, estiment que "le plus gros risque de fraude se situe au

niveau des cadres dirigeants". JC

8

Toutes les lettres du Conseil scientifique







4. Rapport Stiglitz et Conférence des Nations unies sur la crise économique et

financière - Quelles véritables propositions de sortie de crise ?

Débat à l'initiative d'Attac le 15 juin 2009 16h30 – 18h45 Mairie du 2e arr. 8, rue de la Banque 75002 Paris



La "Conférence au sommet des Nations Unies sur la crise économique et financière mondiale et sur son impact

sur le développement" doit se tenir du 24 au 26 juin à New York. Volontairement moins médiatisée que le G20,

elle a déjà été repoussée sous la pression notamment des pays européens qui minimisent les enjeux de cette

conférence et tentent même d'organiser son boycott par les Etats membres du G20.

Ces enjeux sont pourtant cruciaux pour l'architecture économique et financière globale. Les conclusions du

rapport de la "Commission pour la Réforme du système financier et monétaire international" ou "Commission

Stiglitz" y seront étudiées avant d'être présentées au cours de l'Assemblée Générale des Nations Unies prévue

en septembre prochain.



G20 ? ONU ? Rapport Stiglitz ?

À l'occasion de la visite de François Houtart à Paris, Attac France ouvre le débat pour élucider les enjeux et

lancer les mobilisations des mois à venir.



Interviendront :



Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey, Co-présidents d'Attac France.

François Houtart, Représentant personnel du président de l‟Assemblée générale des Nations unies auprès de

la "Commission Stiglitz".

Gustave Massiah, Ancien Président du CRID - a introduit le débat stratégique au Conseil International du FSM

de Belém.







5. AlterVillage 2009, à Rennes



Nous vous invitons à participer à la seconde édition de l‟AlterVillage qui se déroulera à Rennes, sur le site de

l'Elaboratoire, du mardi 11 au lundi 17 août.



Pour tout contact ou demande d‟informations complémentaires : altervillage@attac.org



PROGRAMME DE L'ALTERVILLAGE

=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10047 (le programme sera définitivement communiqué d'ici la mi-

juin)



RENSEIGNEMENTS PRATIQUES

=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10052



FICHE D'INSCRIPTION

=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10045 (nécessaire à remplir pour notamment permettre

l'approvisionnement en nourriture)



QU' EST-CE QUE L' ALTERVILLAGE ?



L‟AlterVillage est un village alternatif organisé par Attac France sur les formes d„actions et les pratiques

militantes.

Des militants de différentes organisations seront présents et échangeront leurs expériences et réflexions

pendant quatre jours (les jeudi 13, vendredi 14, samedi 15 & dimanche 16 août), à travers des ateliers, des

débats, des entraînements à des techniques militantes, etc.

Deux types d‟ateliers sont prévus :

i) les uns, placés le matin, seront des moments d'échanges autour d'une expérience ou d'un savoir-faire donné

ii) les seconds, placés l'après-midi, seront l'occasion de mettre en pratique certaines techniques militantes

L‟AlterVillage est aussi l‟occasion de mettre en adéquation nos idées et nos modes de vie, à partir des principes



9

de non-violence, d‟autogestion, d‟écogestion, du refus de tout comportement discriminatoire, etc.

L‟AlterVillage est un espace temporaire où s‟organise une vie collective ; dès les mardi 11 et mercredi 12 avec

l'installation du Village et jusqu'au lundi 17 avec le nettoyage du site, on y fait l‟apprentissage du vivre ensemble

et de la prise de responsabilités collectives. C‟est mettre ses idées en pratique : si « un autre monde est

possible », ce camp autogéré propose de le vivre concrètement.

POURQUOI ?

Attac se définit comme une association d‟éducation populaire tournée vers l‟action.

Notre travail d‟information et de décryptage des politiques néo-libérales est reconnu comme étant de qualité.

Nous avons en revanche plus de difficultés à rendre accessibles nos analyses et à articuler cette dimension d‟«

éducation populaire » avec des formes d‟action originales permettant de les diffuser au plus grand nombre.

Une réflexion a commencé à émerger sur la thématique des formes d‟actions militantes non violentes. Le

premier AlterVillage tenu l'an dernier aux environs de Toulouse les jours précédents l'Université d'été a été

l'occasion de prolonger ces premières réflexions et de poser les bases d'une nouvelle dynamique au sein de

notre association.

L‟objectif de l„AlterVillage est double :

- d'un côté, il s'agit de nous donner un temps de réflexion et de regard critique sur les manières de mener des

actions en rapport avec les analyses altermondialistes ;

- de l'autre, il s'agit de se former à des techniques militantes, simples, mais nécessaires pour gagner en

efficacité.







6. Changement de Délégué général d‟ATTAC - France



Chères amies, chers amis,



Le 31 juillet, pouvant faire valoir mes droits à la retraite, je quitterai Attac après presque neuf années,

aussi passionnantes que captivantes, passées auprès de vous toutes et tous.

Je saisis cette occasion pour vous remercier de l'amitié et de la confiance que vous m'avez toujours

témoignées, y compris lors d'une période désolante de l'histoire d'Attac. J'espère devenir un bénévole à

la hauteur de la majorité d'entre vous.



C'est avec plaisir que je vous informe que je serai remplacé dans mes fonctions de délégué général par

Amélie Canonne, qu'Attac a eu la chance de recruter, à mi-temps en juin et juillet pour une passation

de relais, et à temps plein après.

Université d'été, CNCL seront de bonnes occasions, pour celles et ceux d'entre vous qui ne l'auraient

pas croisée, de faire sa connaissance.

En effet, Amélie, chargée de projets et administratrice de l'Association internationale de techniciens,

experts, chercheurs (AITEC, membre fondateur d'Attac) et coordonnatrice du réseau européen Seattle

to Brussels (S2B) dont Attac est membre, a oeuvré régulièrement à nos côtés.

Convaincu qu'elle apportera par ses talents et sa personnalité un air vivifiant à Attac, je lui adresse mes

voeux de pleine réussite.



Jean-Louis



Amélie Canonne Amelie.canonne@attac.org 01 41 58 17 41 - 06 24 40 07 06



Jean-Louis Sounes Délégué Général d'Attac France jean-louis@attac.org

Attac, 66-72, Marceau - 93100 Montreuil-sous-Bois Tél. : 01 41 58 17 41 - Fax : 01 43 63 84 62









7. Évolution du site national : france.attac.org

Bonjour,

Découvrez les derniers changements en Une du site http://www.france.attac.org/ :

- l'annonce du débat Attac du 15 juin :"Rapport Stiglitz, Conférence des Nations Unies - Quelles véritables

10

propositions de sorties de crise ?"

- la présentation des derniers ouvrages signés Attac

- l'accès au nouveau compte Attac sur Dailymotion

- les dernières infos en direct avec Twitter



Wilfried Maurin









Crise, mondialisation libérale

1. Échange sur la création monétaire

S'il est vrai que tous les spécialistes savent que la création monétaire se fait par le biais du crédit, le grand

public (dont je faisais partie jusqu'à une période récente) l'ignore complètement.

Les conséquences en sont immenses.

Nous assistons à une double escroquerie :

- spoliation de type crapuleux : détournement de richesses (1300 milliards ?)

- confiscation politique : l'émission monétaire est un pouvoir ( aucun roi de France sous l'ancien régime n'y

aurait renoncé)



Beaucoup de gens croient que c'est le dépôt qui permet le crédit. Le grand public se laisse culpabiliser par la

dette publique. Tout cela par ignorance ou méconnaissance.

Quand l'ignorance populaire ou des croyances infondées aboutissent de fait à l'asservissement collectif il me

semble qu'un mouvement d'éducation populaire comme ATTAC est complètement dans son rôle en éclairant

les esprits.

Je trouve que les travaux cités par JM Harribey sont très intéressants mais ils mériteraient d'être assortis d'une

vulgarisation à destination du grand public.

Je crois qu'avec l'accélération de la crise du système, il ne suffit plus de "désarmer les marchés", ou "taxer les

transactions" il convient de poser le problème en termes de pouvoir, pouvoir monétaire en l'occurrence.

Certains partis politiques ou syndicats souhaitent la création d'un pôle financier public.

C'est bien mais ce pôle financier public n'est qu'un instrument.

Il faut poser la question en termes politiques en exigeant la restauration démocratique sur l'émission monétaire.



Christian Causse, ATTAC Lozère





Dans un récent document, Jean-Marie Harribey apporte son éclairage à quelques documents qui circulent, au

sein et en dehors d'Attac, à propos de la production monétaire. Merci à lui d'avoir fait l'effort de reprendre point

par point tout ce qu'il considère comme erroné dans les documents en question.

Peut être, néanmoins, faut-il, en plus, s'interroger sur le succès de textes si médiocres selon son analyse.. et de

bien d'autres économistes ?

Une raison, celle donnée par exemple par Frédéric Lordon, dans une de ses chroniques du Monde

Diplomatique, tiendrait à l'"amateurisme" des auteurs de ces textes.

L'argument est recevable et peut expliquer les nombreuses erreurs. Mais explique-t-il le succès ? N'est ce pas

plutôt la forme qui est responsable de cet engouement ?

Que ce soit le DVD "L'argent et la dette", le livre "La dette publique : une affaire rentable, À qui profite le

système ?"

/ou le document d'/ATTAC 78, /tous partent d'une volonté disons...pédagogique, cherchant à intéresser les

lecteurs en faisant le lien entre l'analyse de fond: le processus de création monétaire, et ses conséquences

pratiques : l'endettement public, la crise financière, le pouvoir des banques etc...

Plutôt que de pédagogie, certains parleront de sensationnalisme, de conspirationisme, voire de populisme,

selon leur degré d'adhésion aux thèses défendues...

Certes, mais la plupart des productions d'Attac ne risquent pas d'être ainsi maltraitées, tant elles sont rédigées

de façon si peu accessible au grand public !

Pour illustrer mon propos : JM Harribey rappelle, mais d'autres l'ont fait avant lui, que si la création monétaire

repose pour l'essentiel sur les banques privées par l'intermédiaire du crédit, c'est une connaissance élémentaire

de l'économie. Il a raison de dire qu'il n'y a aucune conspiration derrière cela. Pour autant, est-ce que la

majorité de nos concitoyens le sait ? Et est-ce important qu'ils ne le sachent pas ? Je ne pense pas m'avancer

beaucoup en estimant que 99% de nos concitoyens sont persuadés de deux choses :

-1- que la seule façon de produire de la monnaie, c'est la planche à billet et

-2- que les banques ne nous prêtent que l'argent des dépôts.

11

Est-il important que nos compatriotes commettent de telles erreurs ? Je suis persuadé que oui car cette erreur

n'est pas neutre et est consciencieusement entretenue par tous ceux qui ont intérêt à ce que cette confusion

perdure : financiers d'abord, hommes politiques ensuite qui raisonnent tous comme si la monnaie était une

marchandise comme les autres, produite uniquement dans ces sortes de mines que seraient l'imprimerie des

banques centrales et que l'on peut louer dans les banques comme une perceuse chez Kiloutou.

Cette méconnaissance populaire entretenue vise à justifier la nécessité de tous les plans d'économie ( il n'y a

plus d'argent), les privatisations ( il n'y a plus d'argent public à dépenser) les bénéfices des banques et la

spéculation ( l'argent travaille, disent-ils).



Il me semble donc indispensable qu'Attac adapte son vocabulaire pour que les notions élémentaires

d'économie pénètrent le grand public...

J.M Haribey cite nombre de publications qui sont censées le faire. Comme elles circulent beaucoup moins sur

Internet que les documents qu'il critique, c'est qu'il reste beaucoup à faire, au moins au niveau de la forme.

Cela dit, je pense que JM Harribey commet une méprise dans une partie de son analyse. Je cite le passage,

qu'il souligne lui même comme important :

… sans doute le point le plus important et l'erreur la plus importante : l'incompréhension que la création

monétaire est une anticipation par le système bancaire de l'acte productif qui suivra le crédit ; si cet acte

productif (c'est-à-dire le travail) est validé par la vente des marchandises, l'entreprise réalise monétairement la

plus-value produite par le travail, dont les intérêts sont une partie …



L'erreur précédente en entraîne une autre : la citation de Bernard Maris (qui aurait mieux fait de se relire avant

d'écrire) "On peut créer de la monnaie à l'infini" (p. 53). Non, la limite est donnée par le système productif et la

monnaie n'est pas extensible à l'infini car elle ne vaudrait rien. C'est d'ailleurs ce que dit Maris trois lignes avant,

sans qu'il s'aperçoive de la contradiction.



A mon avis de béotien, Il y a méprise sur les mots. Jean-Marie a raison de rappeler que seul le travail est

créateur de richesse,.Mais, pour autant, ne peut-il pas y avoir création monétaire _provisoire_ sans

contrepartie productive ? Il me semble que oui, même si c'est quelque peu pathologique.

A mon avis de toujours tout autant béotien, cela peut se faire de deux façons : soit par l'inflation -et là ce

n'est plus provisoire-, soit par bulle financière. Dans le premier cas la création monétaire est plus importante

que la croissance économique et comme cet argent sert à acheter un total constant de marchandise, il perd

de la valeur.. jusqu'à la caricature de l'hyper inflation du genre de celle de l'Allemagne des années 20. Le

second cas me semble le seul moyen d'expliquer comment, depuis une quinzaine d'années, la croissance

monétaire dans notre pays est de l'ordre de 10% quand PNB + inflation n'augmentent le besoin de monnaie

que de 6% au mieux. Ou vont les 4% excédentaires annuels ? D'où viennent-ils ? Fondamentalement de

l'augmentation des crédits... mais si ces crédits servaient à acheter des biens réellement produits, cela

devrait se traduire par une hausse équivalente du PNB. Ce n'est pas le cas et il me semble que cela ne peut

s'expliquer que par l'attribution de crédits visant à acheter des produits financiers, des actions, brefs des

biens capables, en quelque sorte de se multiplier sans intervention du travail humain... ou si peu.

Quand les actions d'une entreprise sont multipliées par 10 et qu'elles sont négociées, la nécessité des

échanges exige que l'argent pour les acheter soit créé. Il y a bien, dans ce cas, création monétaire sans acte

productif en contre partie. Certes c'est provisoire car si tous les détenteurs d'action ou de produits financiers

exigeaient de récupérer leur argent et le transformaient en marchandises, la balance serait rétablie et Jean-

Marie aurait à nouveau raison...Mais il a provisoirement tort !

Le processus est probablement en marche avec la crise actuelle et, au final il me semble qu'il n'y a que deux

façons de rétablir l'équilibre : soit la destruction de monnaie : certaines dettes ne valent plus rien, merci M.

Madof, merci les "créances toxiques", soit l'inflation redémarre.

Il me semble que le système financier a fait la preuve qu'il n'avait jamais lu JM Harribey ... ni les manuels

élémentaires d'économie. Ou, du moins fait-il semblant. Il tente de nous persuader, qu'il peut créer de

l'argent sans contre partie productive. Compte tenu de la dimension prise par la crise et l'importance de la

création monétaire des banques privées, création sans contrepartie productive pour une bonne part, il me

semble intéressant de l'expliquer à nos concitoyens, en s'appuyant sur les arguments de JM Harribey et de

la plupart des économistes, non pas pour nier l'existence du phénomène, mais pour montrer son caractère

provisoire et franchement... casse-gueule car cet argent créé artificiellement dans la poche de certains

fondra demain dans la poche de ceux qui auront cru au mirage monétaire... ou dans toutes les poches si

c'est la voie inflationniste qui l'emporte.

A quelques mois de la nouvelle AG , je suis persuadé que la seule façon de relancer la machine ATTAC est

de développer la communication populaire autour de ces fondamentaux. Expliquer en termes simples les

mécanismes monétaires, en dégager des mots d'ordre comme le retour de la création monétaire au secteur

public me semble un des piliers de cette ré-orientation.

Je ne suis pas sûr que mes réflexions soient assez claires pour cela, mais le travail collectif devrait y

parvenir si la volonté politique y est.





12

Jean-Pierre Gaillet







2. Secret bancaire : La Suisse résiste

Journal « Le Temps »

Double imposition: les exigences suisses, par Philippe Jacquemoud*



«Faire des concessions? Oui, c‟est un point de vue – mais sur un cimetière», disait Guitry.

Suite aux pressions, ou plutôt menaces, pour être plus précis, exercées par l‟OCDE sur la Suisse, le Conseil

fédéral a annoncé des concessions sur le secret bancaire sans choisir son moment, car il est bien connu que la

faiblesse ne permet pas de choisir l‟heure de la capitulation. Le Conseil fédéral a déclaré son intention de

laisser tomber la distinction entre fraude fiscale et évasion fiscale dans le cadre de l‟entraide fiscale

internationale. Cet enterrement a pour but de conformer la Suisse avec le modèle d‟entraide fiscale

internationale établi par l‟OCDE. L‟outil juridique pour atteindre ce but s‟appelle en jargon légal: convention de

double imposition. Ces conventions donnent entre autres le droit aux autorités fiscales étrangères de demander

aux autorités fiscales suisses des informations confidentielles sur une personne soupçonnée d‟avoir fraudé le

fisc. La Suisse est précisément en train de renégocier ces conventions pour refléter l‟abandon de la distinction

entre fraude et évasion fiscale. Au 1er juin 2009, le Conseil fédéral avait déjà signé deux telles conventions

avec le Danemark et le Luxembourg. Il est maintenant important que la Suisse négocie effectivement sa

reddition: plier, mais ne pas se courber. Cette contribution n‟a pas pour but d‟analyser toutes les contreparties

que la Suisse devrait exiger des pays étrangers, mais tente d‟en présenter deux, qui sont à nos yeux

fondamentales. La première, qui va de soi pour les négociateurs suisses et qui a certainement été acceptée par

les deux pays, est liée aux informations que le pays étranger devrait fournir afin que sa requête d‟entraide soit

accordée. La deuxième, qui ne figure probablement pas dans les deux conventions déjà signées à ce jour,

concerne la manière dont le pays étranger a obtenu ces informations.

Tout d‟abord, la Suisse devrait exiger de l‟autorité étrangère qu‟elle lui fournisse des informations détaillées sur

le délit fiscal que l‟auteur est soupçonné d‟avoir commis. La demande de l‟état étranger décrirait le

comportement en question, le nom de l‟auteur, ainsi que les documents sur lesquels l‟état fonde ses suspicions.

Si l‟autorité étrangère cherche à faire lever le secret bancaire protégeant l‟auteur du supposé délit fiscal, le nom

de la banque suisse devrait également être indiqué dans la requête. Cette exigence de précision vise à

empêcher la pêche aux informations par des autorités fiscales étrangères. Autrement, toute autorité fiscale

étrangère pourrait demander des informations confidentielles aux autorités fiscales suisses sur la base de

soupçons infondés. Une telle démarche constituerait une violation de la sphère privée des personnes ayant un

compte bancaire en Suisse. Il est intéressant de noter que les autorités suisses n‟ont elles-mêmes pas le droit

de partir à la pêche aux informations contre ses propres résidents. Ensuite, la Suisse devrait négocier la

manière dont l‟état étranger peut récolter les moyens de preuve. La Suisse devrait exiger que les moyens de

preuve nommés ou non dans la requête et fondant le soupçon des autorités fiscales étrangères n‟aient pas été

obtenus de façon contraire au droit suisse. Si la Suisse apprenait de manière avérée que les soupçons de l‟Etat

étranger ont été ou avaient été rendus possibles grâce à des preuves provenant d‟un crime ou délit selon le

droit suisse, elle aurait d‟une part le droit de refuser l‟entraide fiscale dans le cas précis, et d‟autre part de la

refuser dans le futur, si la Suisse devait apprendre, après coup, que l‟Etat requérant a obtenu illicitement les

moyens de preuve. Une telle règle permettrait d‟éviter que des Etats étrangers encouragent des personnes à

commettre des infractions pour récolter des preuves. Nous pensons bien évidemment aux cas d‟espionnage et

au cas de Heinrich Kieber, l‟employé de banque liechtensteinois qui avait volé des documents à sa banque pour

les vendre au gouvernement allemand. De tels procédés sont contraires à tous les systèmes juridiques d‟Etats

démocratiques. Il est temps de sanctionner ces pratiques dans l‟entraide fiscale internationale. Le système de

procédure pénale américain est à ce propos de bon conseil: le fruit provenant de l‟arbre pourri est également

considéré comme pourri. La règle a pour but que les autorités de répression n‟abusent pas de leur pouvoir.

C‟est le même but que nous visons par l‟interdiction faite au pays requérant d‟acquérir et d‟utiliser des moyens

de preuve illégalement obtenus. De plus, seul un tel principe permet de sauvegarder la confiance entre les pays

nécessaire au bon fonctionnement des conventions bilatérales.

Nous pensons que les Suisses pourront probablement convaincre plus facilement les Etats-Unis que les pays

européens de l‟équité du deuxième principe. Néanmoins, la Suisse doit s‟efforcer de faire reconnaître l‟utilité

d‟un tel comportement à tous les pays, car d‟une part le bon fonctionnement des conventions en dépend, et

d‟autre part c‟est le seul moyen de décourager la violation du secret bancaire sur le territoire suisse. Concernant

la première contrepartie, elle a très certainement été obtenue par le Conseil fédéral lors de la conclusion des

deux conventions mentionnées plus haut, mais nous ne pouvons en être certains, car le texte des conventions

n‟a pas été divulgué. Si des pays devaient avoir des réticences quant à la pertinence d‟un tel système, le bon

fonctionnement de l‟entraide en matière boursière devrait les convaincre de son bien-fondé, car elle connaît une

interdiction similaire à celle que nous proposons sans pour autant avoir mis en péril son efficacité.

La Suisse a donc capitulé sur la distinction entre évasion et fraude fiscale, mais l‟architecture du nouveau

système d‟entraide n‟est pas encore arrêtée. Tout dépendra du résultat des négociations en cours. La «task

force» chargée de la mettre en branle est tout à fait au courant des défis auxquels la Suisse est confrontée et

13

nous sommes confiants dans son aptitude à défendre nos intérêts lors de ce long processus. Il est toutefois

important qu‟elle ne perde pas de vue les incitations qui seront créées ou abolies par ces nouvelles

conventions. Le diable se trouve dans le détail, mais le détail peut vite faire perdre la vue d‟ensemble. Cette

petite contribution est là pour ne pas oublier qu‟il y a une forêt derrière l‟arbre.







3. Opération très réussie de « Sauvons les riches ! »

Sauvons les riches arraisonne le yacht Lagardère !



Vendredi 5 juin 2009 à 20h30, le collectif « Sauvons les riches » a mis un flamboyant point final à sa campagne

européenne. Forts de nos relais embusqués au cœur même de l‟oligarchie, nous avons déniché une réserve

naturelle de riches à l‟état presque sauvage, protégés du monde extérieur par leur barrière d‟argent. Le PDG de

la branche médias du marchand d‟armes Lagardère (Paris Match, Europe 1, Elle, JDD…), Didier Quillot, avait

en effet eu la bonne idée de fêter son anniversaire à bord d‟un yacht amarré quai Henri IV, et d‟y inviter toute la

jet-set politico-médiatico-business la plus ringardos de Paris.



A quelques centaines de mètres de là, Yann-Arthus Bertrand projetait en bas de la Tour-Eiffel Home son film-

manifeste en hommage à notre maison-mère, la Terre. 24 heures plus tôt, les salariés de Didier Quillot avaient

voté la grève pour lundi, en protestation contre les suppressions d‟emplois annoncées. Le PDG demande à ses

employés de faire des sacrifices, et arbore en grande pompe son train de vie le plus clinquant. D‟après notre

enquête, la location du bateau « L‟Excellence » a coûté au bas mot 30 000 euros la soirée ! Et je sens que le

thème de la soirée va beaucoup plaire aux syndicalistes de Lagardère : « La croisière s‟amuse » (sic) !

Déguisés en pirates, les sauveurs de riches se sont donc postés à l‟entrée du ponton pour intercepter les

riches, au son de la BO de la Croisière s‟amuse, et leur demander de signer notre pétition de soutien à la

proposition d‟Europe-Ecologie : limiter les revenus supérieurs à 40 000 euros par mois. Nous fûmes servis !

Une avalanche de « Boat-people » a déferlé sur le collectif qui ne savait presque plus où donner de la tête, au

beau milieu d‟un ballet de grosses voitures aux vitres teintées. Mais tous sont passés sous nos fourches

caudines… Nous avons arraisonné le bateau, mais avons-nous pour autant réussi à ramener ses occupants à

la raison ?



Au moment de notre arrivée, le télégénique philosophe Michel Field devisait déjà une coupe à la main sur le

bateau. Il était rejoint dès 20h40 par un contestataire bien connu, Bruno Gaccio, fondateur des Guignols de

l‟info. 20h48 : premier gros poisson : Jean-Marie Messier, alias J6M, jadis étrillé par le précédent convive, avec

qui il allait trinquer sans remords. Il a signé notre pétition et en a même rempli les trois entrées. Nom : « JMM ».

Prénom : « MMM ». Salaire : « 1 euro symbolique ». Bref, du menu fretin, du maître du monde sur le retour

venu gratter un petit four pas cher.

A peine le temps de respirer qu‟arrive une nouvelle tête connu : Chouchou ! Mais oui Chouchou : pas Gad

Elmaleh, Xavier Bertrand ! Pour la dernière soirée de campagne, le secrétaire général du parti présidentiel n‟a

rien de plus urgent à faire que de festoyer au milieu de ses amis millionnaires. Incroyable, mais tristement vrai.

« Pas trop dur cette fin de campagne, chouchou ? » Un sourire, mais pas de réponse, et encore moins de

signature !



On respire un peu avec l‟arrivée de l‟intelligentsia lagardérienne dignement représentée par Faustine Bollaert et

Jean-Marc Morandini, qui refusent eux aussi la pétition. L‟inimitable Jean-Luc Reichman, animateur de Attention

à la marche, ne nous jette pas un regard non plus. Thierry Ardissson, grassement payé pour conseiller Didier

Quillot, nous jette un regard, mais avec des yeux un peu vides. La densité en jet-setters de luxe augmente

encore un peu avec l‟entrée en piste de patrons des médias comme l‟ex-PDG de Canal Plus Xavier Couture ou

Alexandre Bompard, PDG de Radio Sarko d‟Europe 1. En parlant de Sarkozy, voilà la silhouette de Jean-Pierre

Elkabbach. Haie d‟honneur pour le roi des courtisans. Spécial hommage à l‟inoubliable commentateur du

couronnement de « l‟empereur » Bokassa en 1977. C‟est vraiment une grande soirée pour la presse libre.

L‟ambiance redécolle avec l‟arrivée de Dove Attia, juré de la Nouvelle Star puis de Pascal Nègre,

manifestement un peu éméché, qui prétend être tout à fait en accord avec notre pétition, car lui « ne gagne pas

beaucoup d‟argent ». Ben tiens, PDG d‟Universal Music, c‟est sûr que c‟est juste un job d‟appoint ! Très en

verve, il revient exprès du yacht pour nous expliquer que Bernard Lavilliers aussi se méfiait de la taxation des

riches, parce que ça pouvait arriver à n‟importe qui. Ah ah, ça ne fait rire personne mais je crois qu‟il n‟est plus

en état de s‟en rendre compte. Le publicitaire Stéphane Fouks est aussi de la partie, à qui nous rappelons que









14

nous avons déjà « sauvé » son collègue Jacques Séguéla, avec qui il partage une grande amitié envers









le dictateur camerounais Paul Biya.



Mais le clou du spectacle de cette caricature de soirée VIP arrive vers 21h30. Une énorme Mercedes à

chauffeur progresse jusqu‟au port. Derrière les vitres noires, on reconnaît bien sûr Arielle Dombasle et BHL.

Tout le monde à genou devant les princes des nuits parisiennes. Etrangement, BHL est avenant sans tarte

meringuée sur le visage. Il mérite amplement le prix « Jean Sarkozy » de la bonne figure, puisqu‟il connaissait

déjà très bien Sauvons les riches et désire ardemment en parler plus longuement avec nous. Rendez-vous est

pris pour convaincre le richissime philosophe nu sous sa veste. Une grande victoire. Arielle Dombasle, elle,

semble atterrir de Saturne (au moins). Haie d‟honneur pour les Sartre et Beauvoir de notre siècle ! Ils ont bien

mérité de l‟oligarchie.

Au moment du départ du yacht, notre troupe chante « Joyeux anniversaire » au mégaphone, en ajoutant : « Ca

va, c‟est pas trop dur la crise pour vous ? » et autres « Bon courage pour la grève de lundi ! ». Petite crispation

à bord du bateau qui s‟éloigne.

Bilan de ce “Grenelle du Yacht” improvisé : « Sauvons les riches » a rappelé que les différents segments des

élites se serrent toujours aussi bien les coudes : armes, UMP, télévision et méga-bilan-carbone font toujours

bon ménage. À 48 heures d‟une élection capitale, cette confirmation n‟est pas inutile !

ShareThis







4. Résultats des européennes dans les villes connaissant des conflits sociaux

Echirolles (38, Caterpillar): http://elections.interieur.gouv.fr/05/082/038/038151.html

Participation : 36,07% (national : 40,65%)

Blanc ou Nuls : 1,96% (national : 4,34%)

Verts 20,12%

PS 19,52%

UMP 16,97%

Front de gauche 14,11%

FN 7,05%

Modem 7,01%

NPA 5,36%



Clairoix (60, Continental): http://elections.interieur.gouv.fr/01/022/060/060156.html

Participation : 45,14% Blanc ou Nuls : 7,68%

UMP 24,96%

Verts 15,33%

15

FN 14,19%

PS 12,07%

Modem 8,32%

Front de gauche 6,04%

NPA 4,73%



Villemur-sur-Tarn (31,Molex): http://elections.interieur.gouv.fr/04/073/031/031584.html

Participation : 42,33% Blanc ou Nuls : 5.43%

UMP 30,40%

PS 18,13%

Verts 12,27%

FN 7,57%

Front de gauche 7,08%

Modem 6,78%

NPA 6,41%



Amiens (80, GoodYear): http://elections.interieur.gouv.fr/01/022/080/080021.html

Participation : 36,25% Blanc ou nuls : 3,27%

UMP 22,23%

PS 17,67%

Verts 16,19%

Modem 10,80%

FN 7,84%

Front de gauche 7,05%

NPA 6,91%



Sandouville (usine Renault) : http://elections.interieur.gouv.fr/01/023/076/076660.html

Participation : 45,77% Blanc ou Nuls : 4,98%

CPNT 20,97%

UMP 15,36%

PS 11,99%

Verts 10,11%

Modem 9,74%

NPA 7,49%

Front de gauche 7,49%







5. ALTER – EU critique le registre des lobbies auprès de la Commission

Un an après : un rapport dévoile les diverses lacunes et possibilités de contournement du

registre des lobbies mis en place par la Commission Européenne.

L‟étude d‟ALTER-EU révèle un très faible taux de conformité et des données douteuses.

Bruxelles, le 4 juin 2009 – Alors que la Commission Européenne s‟apprête à évaluer son registre facultatif des

lobbies un an après son lancement, l‟Alliance pour la transparence et la réglementation des activités de

lobbying (ALTER-EU) a publié un rapport détaillé mettant en lumière les failles du registre et mettant en avant

des propositions concrètes pour son amélioration.

L‟étude révèle qu‟à peine 23% des organisations de lobbying bruxelloises se sont enregistrées. De plus,

beaucoup de renseignements donnés sont insuffisants ou sujets à questionnement.[1] Les think-tanks et les

cabinets d‟avocats boycottent le registre tandis que les lobbies des grandes entreprises sont très peu

représentés.

Cela montre que l‟approche facultative voulue par la Commission est inadéquate. “Au bout d’un an, le registre

facultatif européen est toujours snobé par une grande majorité des lobbyistes bruxellois. L’approche non

contraignante de la Commission ne fonctionne pas et la plupart des lobbyistes ne vont pas dévoiler

volontairement des informations significatives,” dit Jorgo Riss, directeur du bureau européen de Greenpeace.

Selon le rapport d‟ALTER-EU, la pauvreté des informations financières demandées permet aux lobbyistes de

déguiser l‟ampleur de leur activité réelle, rendant impossible de savoir qui dépense le plus pour son lobbying et

quelles politiques il tente d‟influencer.[2] Le manque de lignes directrices claires signifie également que le

registre est de plus en plus encombré par des associations qui ne jouent aucun rôle dans le lobbying auprès

des institutions bruxelloises.[3]

“Dans sa forme actuelle, le registre est incapable de fournir les réponses les plus basiques en termes de

transparence. Le registre ne nous apprend rien sur le nombre de lobbyistes opérants à Bruxelles, qui ils sont,

16

ce qu’ils dépensent et ce pour quoi ils font pression,” dit Olivier Hoedeman, coordinateur de recherche pour

Corporate Europe Observatory (CEO).



ALTER-EU demande à la Commission de:

- Remplacer le registre facultatif par un registre obligatoire à l‟horizon 2010;

- Fermer les échappatoires sur les informations financières et définir clairement le lobbying;

- Punir la non-conformité et la communication d‟informations trompeuses;

- Mettre fin aux exemptions concernant des domaines tels que la politique de concurrence.



Rapport, en anglais : www.alter-eu.org/en/publications/commissions-lobby-registerone-year-success-or-failure



Notes:

[1] Le Parlement Européen estime à 2600 le nombre d‟organisations faisant du lobbying à Bruxelles (chiffre de 2000). La Commission a

évalué à plusieurs occasions le nombre total de lobbyistes. Elle l‟estime à 15000. Actuellement, le registre de la Commission ne rend pas

compte des ressources humaines des organisations faisant du lobbying.

L‟Alliance pour la transparence et la réglementation des activités de lobbying est une coalition de plus de 160 groupes de la société civile,

syndicats, universités soucieux de l‟influence croissante des lobbyistes sur l‟agenda politique européen. Le résultat est de repousser,

affaiblir ou même parfois bloquer des réformes sociales, environnementales et de protection des consommateurs. www.alter-eu.org

[2] Le European Chemical Industry Council (Cefic), le lobby de l‟industrie à Bruxelles, déclare que seulement 0,1% de son chiffre d‟affaire

est consacré à des activités de lobbying (moins de 50,000€ de 37.9 millions). Les agences de conseil Hill&Knowlton et Burson-Marsteller

déclarent chacun de leurs clients comme représentant moins de 10% de leur chiffre d‟affaire. En d‟autres termes, l‟éventail est on ne peut

plus vague : de 0 € à 690.000 € et 810.000 € respectivement.

.[3] Les exemples vont de la "German Erotic Trade Association», qui estime ses coûts de lobbying à 10€, à la Surfrider Foundation en

Europe », avec un budget “lobby” de 0€.



Contacts:

Jorgo Riss – Director, Greenpeace European Unit: +32 (0)2 274 1907, jorgo.riss@greenpeace.org

Olivier Hoedeman – Research coordinator, Corporate Europe Observatory: +32 (0)474 48 65 45 (mobile), olivier@corporateeurope.org

Gildas Jossec, Chargé de mission Alter EU – Aitec – 01 43 71 22 22, gildas.aitec@reseau-ipam.org









6. « Encadrons la responsabilité des multinationales ! » (lien)

C‟est une campagne des Amis de la Terre



http://yonne.lautre.net/spip.php?article3381



à faire connaître, bien solidairement



Pascal Paquin co-rédacteur du site http://yonne.lautre.net







7. Le capitalisme peut-être blessé mortellement (lien)



http://eco.rue89.com/2009/06/05/pour-jorion-le-capitalisme-peut-etre-blesse-mortellement





8. Mobilisations sociales aujourd‟hui, 13 juin



Le 13 juin, toutes et tous dans la rue

De puissantes journées de manifestation et de grève ont eu lieu ces derniers mois en France et dans

plusieurs autres pays européens. Cependant, ces mobilisations doivent être amplifiées parce que,

jusqu’ici, elles n'ont entraîné aucun infléchissement réel des politiques gouvernementales en France,

en Europe, ou au plan international.



Et pendant ce temps-là, la crise continue :

• Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, 150 000 en meurent chaque jour ; cette

crise alimentaire a été renforcée par la spéculation sur les produits alimentaires, les augmentations des prix de

l'énergie...

• Le nombre de chômeurs monte en flèche dans tous les pays développés... En France les politiques sociales et

fiscales demeurent,avec les mêmes objectifs gouvernementaux : travailler plus pour qui travaille, forcer celles et



17

ceux qui sont au chômage à accepter n' importe quel emploi, mal rémunéré, à temps partiel, avec la menace de

suppression des indemnités de chômage.

Pas de justice sociale, des inégalités croissantes parmi les populations et entre les peuples, pas de volonté de

redresser la dégradation de l'environnement qui pénalise les plus pauvres... cela veut dire qu'il n'y a pas de

changement de politique.

Certes, on fait semblant de s'attaquer aux paradis fiscaux, de lutter pour une plus grande transparence des

marchés ; on a même repris les idées d'Attac en évoquant une taxe à instaurer sur les transactions de change

pour aider au développement… mais tout cela est d'une faiblesse intolérable au vu des problèmes accumulés.

Ne pas payer la crise, c'est une chose...

Cela veut dire qu'il faut refuser que celle-ci soit l'occasion de nouvelles remises en cause des droits, et d'une

dégradation plus importante de la situation de celles et ceux qui travaillent, qui sont au chômage ou à la retraite.

... mais il faut aussi mettre le système hors d'état de recommencer

• De quelle reprise est-il question pour demain ? Celle qui va permettre de réaliser des profits gigantesques sur

les marchés ? d'accroître les inégalités sociales dès que stock-options et parachutes dorés seront à nouveau

légitimes ?

• Nous ne voulons pas non plus que revienne une croissance économique qui ne connaît qu'une forme de

richesse produite, celle qui rapporte, et que nous avons critiquée depuis des années car elle ne tient compte ni

des besoins sociaux, ni des nécessités écologiques.

Pour Attac la crise doit être l'occasion de rompre avec les anciennes politiques :

• établir un revenu minimum et un revenu maximum,

• mettre en place une fiscalité qui permette de répondre à l'ensemble des besoins sociaux,

• contrôler les capitaux, bloquer leur évasion et le dumping fiscal,

• engager un développement basé sur les besoins sociaux et écologiques, ce qui implique des reconversions et

une relocalisation des emplois.

Nos mobilisations communes dans cette période doivent être l'occasion de revendiquer et de débattre

ensemble sur ces enjeux fondamentaux. Au-delà de cette journée, Attac participera à plusieurs initiatives

cet été :

• manifestations contre les paradis fiscaux en Suisse, à Monaco, en Andorre au moment du passage du Tour de

France ;

• AlterTour pour une planète « sans dopages », du 4 juillet au 9 août ;

• Mobilisation à Notre -Dame des Landes, en Loire-Atlantique, entre le 1er et le 9 août, afin de lutter contre le

projet de nouvel aéroport nantais et de préparer les actions destinées à peser sur les prochaines négociations

sur le climat qui auront lieu à Copenhague à la fin de l'année ;

• lancement d'une campagne « Changez de banque » parce que nous ne sommes pas prisonniers des

établissements financiers qui ont conduit à la situation présente.





9. Les médicamenteurs

Attac Isère St-Marcellin Jean-Luc Neyroud



Un documentaire susceptible d'intéresser des CL et des militants !



France 5 Mardi 9 juin 2009 à 20.35 Re-diffusion : Dimanche 21 Juin - 21:29



Synopsis

Le médicament : enfin un domaine où personne ne détrônera la France. Premiers consommateurs de

médicaments sur la planète, les Français sont-ils vraiment plus malades que le reste de l'humanité ?

Ou bien y a-t-il d'autres explications à cette boulimie ? En mêlant interviews de fond et séquences d'animation

en pâte à modeler, ce documentaire embarque les téléspectateurs dans le parcours du médicament au sein du

système de santé français. Matérialisée par le décor d'une ville médicament, Pharmacity, cette promenade

guidée ne néglige aucune étape. Des essais cliniques à la mise sur le marché, de l'évaluation thérapeutique à

la fixation du prix, du matraquage marketing aux effets secondaires subis - en bout de chaîne - par les patients,

les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique y sont questionnés sans détours sur leurs responsabilités.

Alors que la France détient le record du monde de consommation de médicaments, ce documentaire original

enquête sur les pratiques de l'industrie pharmaceutique.



Un exemple concret vaut parfois mieux qu'une longue démonstration. C'est sur ce principe que cette enquête

démarre son sévère réquisitoire contre les rouages de l'industrie pharmaceutique. Une attaque en règle aux

conclusions édifiantes. Exemple pris avec le tristement célèbre Vioxx®, vanté pour son efficacité contre

l'arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Les ventes explosent jusqu'en 2005, date à laquelle il est brutalement

retiré du marché. En cause ? Des effets secondaires graves et parfois mortels : près de 30 000 personnes sous

traitement succomberont à un accident cardio-vasculaire. Si ce scandale a marqué les esprits, il n'a pas pour

autant mis fin aux pratiques douteuses des géants pharmaceutiques. Essais cliniques tronqués, publications

médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés. Tout est bon pour vendre un

18

médicament.



Pharmacity, la ville où le médicament règne en maître.



Pour illustrer sa démonstration, le documentaire a l'excellente idée de mettre en scène de drôles de

bonshommes en forme de gélules. Tous habitent la ville-médicaments de Pharmacity. Les auteurs embarquent

le spectateur dans une visite des lieux fort instructive. Chaque étape est l'occasion de détailler la chaîne de

fabrication du médicament, depuis les premiers essais cliniques jusqu'à sa commercialisation. En interviewant

sans ménagement les différents acteurs du secteur de la santé, les enquêteurs réussissent à mettre au jour les

défaillances des divers organismes de contrôle. Loin d'assurer leur rôle de garde-fous, ils participent à alimenter

les appétits des labos. Illustration avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Cette autorité délivre entre autres les autorisations de mise sur le marché (AMM). Sa « première priorité est la

régulation du marché et de la santé des firmes pharmaceutiques, et non la santé des hommes », affirme le

rédacteur en chef de Prescrire, seule revue médicale à pouvoir se targuer d'être indépendante. Et pour cause :

le budget de la commission d'AMM est alimenté à 80 % par les laboratoires. Et ses experts n'ont pas meilleure

réputation. Ils collectionneraient des contrats avec les entreprises dont ils sont censés évaluer les produits.

Difficile dans ces conditions de rendre des décisions en toute indépendance.



Le juste prix ?



Autre exemple : la Haute Autorité de santé (HAS), l'organisme qui évalue l'intérêt médical des médicaments. Si

75 % d'entre eux décrochent leur AMM, qu'en est-il de leur efficacité ? De la bouche du président de la HAS, on

apprend que « ceux qui représentent une réelle avancée thérapeutique se comptent sur les doigts d'une main

». Ce qui n'empêchera pas les géants pharmaceutiques de commercialiser, à grand renfort de publicité, un

produit aux effets peu innovants. Ainsi, le Plavix® est devenu l'anticoagulant le plus prescrit au monde, alors

qu'il présente « la même efficacité que l'aspirine ». Pour un prix vingt-sept fois supérieur ! Un véritable jackpot

commercial pour Sanofi-Aventis, qui prouve bien qu'une nouvelle molécule n'est pas toujours à la hauteur de

ses promesses ni de son prix. Au fil de cette promenade de santé, les démonstrations de collusion entre labos

et instances de contrôle s'accumulent. Avec, en bout de chaîne, le patient qui en paie le prix fort. Une pilule

parfois dure à avaler.

Lise Bollot









Services publics, droits, libertés, sans papiers



1. Le courrier en 48 heures, un projet mortifère pour la Poste

Attac Isère St-Marcellin Jean-Luc Neyroud



SUD PTT



Alors même que La Poste, acteur essentiel de l'économie et du lien social du pays est fragilisée par la crise,

sa tutelle envisagerait d'instaurer le J+2 pour le courrier et les colis.



Le gouvernement n'aura pas attendu longtemps après les élections européennes pour relancer la machine

de la privatisation de La Poste, et tous les moyens sont bons pour dénaturer le service public.

Aujourd'hui, les démentis de La Poste ne portent pas sur le projet, qui fait bien partie d'un ensemble de

mesures comme la fin du tarif unique du timbre, les batteries de boites aux lettres à l'entrée des villages ou

le passage à la distribution 5 jours sur 7, tout ceci dans le cadre de l'ouverture totale du marché postal qui a

été approuvée par le gouvernement Sarkozy en 2008.



L'application d'une telle mesure équivaut à une trahison de l'Etat, parce que les critères de qualité de service

de La Poste sont une partie intégrante du service public. Le J+1 est inscrit dans un décret de 2008 et dans le

contrat de service public signé par Christine Lagarde avec le président de La Poste en juillet 2008, qui

prévoit des objectifs clairs pour le J+1 à 84% pour 2009 et 85% pour 2010, rien n'est prévu pour les années

suivantes.



Pour la fédération SUD PTT, cette mesure, si elle s'appliquait, pourrait avoir des conséquences mortifères

pour La Poste qui représente un tiers de confiance, sur la confidentialité des informations transportées mais

aussi sur la certitude de leur acheminement le lendemain 8 fois sur 10. Les usagers devraient passer à des



19

produits express (de La Poste ou des concurrents) pour avoir la garantie d'une livraison le lendemain, pour

10 à 20 fois le tarif d'un timbre aujourd'hui. L'impact sur l'emploi pourrait porter sur la suppression de

plusieurs milliers de postes, conséquence déjà confirmée de l'ouverture du marché postal.

SUD PTT dénonce l'instrumentalisation par l'Etat de la crise économique pour accélérer des réformes

susceptibles de dégrader le service public, les liens de la collectivité et la cohésion sociale des territoires.





2. Défense de l‟hôpital public

A signer et à diffuser : il y a urgence ! Défense de l'hôpital public



Oui, je sais : encore une pétition ! Mais il faut défendre le service public en général et l'hôpital public,en

particulier. Je peux vous garantir que, vivant maintenant en Amérique du Nord, j'ai pu constater et expérimenter

la très mauvaise qualité, le non - fonctionnement et les prix exorbitants d'un système de santé

privatisé !



Flo



Chers amis,



La pétition du Mouvement de Défense des hôpitaux publics est mise en ligne, http://www.petition -mdhp.fr/

.

L'objectif est d'atteindre 1 million de signatures, afin de maintenir la pression après le vote de la Loi HPST au

Sénat. On doit maintenir la pression, car quelle que soit l'issue du mouvement actuel, l'hôpital public ne sera

plus jamais comme avant.



Amitiés Véronique



Centre de Référence des maladies Auto-Inflammatoires (CeRéMAI)

177, rue de Versailles 78150 Le Chesnay Cedex tel : + 33 1 39 63 90 98 fax : + 33 1 39 63 93 96

Ceremai@ch-versaill es.fr http://asso. orpha.net/ CEREMAI/







3. Marchandisation de la connaissance

Pour info seulement (Aix en Provence)



La marchandisation de la connaissance, avec projection de la vidéo de la conférence de Geneviève Azam :

"Du processus de Bologne à la loi LRU, une catastrophe annoncée"





Réunion publique ouverte à tout-e-s Jeudi 18 juin 2009 à 19h00 % Attac pays d'Aix au Ligourès



Débat animé par Christelle Baunez, chercheure au CNRS et membre du Conseil d‟administration d‟Attac

France



La mise en oeuvre de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) qui a suscité des résistances

au sein des universités françaises est l'aboutissement du processus de Bologne (1999). Cette loi s'inscrit

dans le processus mondial de mise en concurrence et de marchandisation de l'enseignement supérieur.

Dans sa conférence, Geneviève Azam identifie les inspirateurs et les vecteurs de cette intégration dans le

marché mondial. Déjà, en 1994, l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) avait inclus

l'enseignement et la recherche dans le processus de libéralisation de l'OMC.

En 2000, la stratégie de Lisbonne avait fixé pour l'UE (Union Européenne) l'objectif d'une "économie de la

connaissance la plus compétitive" du monde. Dans ce cadre chaque pays de l'UE s'efforce de libéraliser ses

universités et organismes de recherche.

Ainsi, selon l'idéologie néolibérale, la connaissance devient un bien économique réduit à "l'utilité" que l'on

peut s'approprier grâce au système des brevets. Au moment où les dogmes néolibéraux sont remis en

cause, ne faut-il pas au contraire soustraire l'université, ce lieu précieux d'élaboration des connaissances et

de confrontation des idées, aux règles du marché ?



*Le Ligourès, place Romée de Villeneuve, Encagnane, Aix en Pce (Co-voiturage au retour)





20

4. Bunkérisation des Services publics (lien)

Bunkérisation du service public, un concept de résistance à l‟impérialisme des libéraux. C Delarue

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article710





5. Pétition contre l‟ O.Q.T.F. visant la maman de Kawthar

RESF et CIMADE 34 : Kawthar, en grave dépression, a besoin de sa maman



Bonjour,

À nouveau se reproduit à Montpellier la tentative de démantèlement d'une famille, dans des conditions

particulièrement graves : Monsieur et Madame Chaioui de nationalité marocaine, sont venus en France

en 2001 avec deux enfants mineurs. Kawthar n‟avait que 9 ans. Scolarisée mais traumatisée par la

situation difficile de sa famille elle est aujourd‟hui en traitement pour une grave dépression ; son frère

aîné, brillant élève devenu majeur a obtenu une carte d‟étudiant. Les parents installés près de

Montpellier, ont déposé dossier après dossier pour obtenir leur régularisation, essuyant refus après

refus, alors que leur situation matérielle est aujourd‟hui assurée et que leurs enfants bien intégrés ont

eu de bons parcours scolaires.



Kawthar doit pouvoir rester en France, à Montpellier, où toute sa vie s‟est construite et où elle est

actuellement soignée.

Ses parents doivent pouvoir rester auprès d‟elle. Madame Chaioui a pourtant reçu une Obligation à

Quitter le Territoire Françqis. Son recours sera jugé par le Tribunal Administratif de Montpellier le 11

juin 2009 à 11h.



Signez et faites signer la pétition Kawthar, en grave dépression a besoin de sa maman !

http://resf.info/P1201 contre son expulsion programmée et demandez au tribunal d‟ordonner sa

régularisation afin qu‟elle puisse continuer à vivre en famille, soigner sa fille, circuler, travailler et vivre

sereinement parmi nous



Comité de soutien à Madame Chaioui

Cimade Montpellier

RESF 34 Montpellier Répondre à : resf34@placeauxdroits.net





6. … et contre celle visant Yazid Zarour

Le RESF 38 sollicite votre soutien pour obtenir la régularisation de Yazid Zarour.



Un collectif RESF 38 s'est créé au Lycée Marie Curie d'Echirolles (38) : il rassemble toute la communauté

éducative et plus largement des éluEs, des soutiens locaux, des citoyens et des citoyennes.

Nous vous invitons à prendre connaissance de la situation et si, tout comme nous, vous la jugez

intolérable, faxer et mailer en vous appuyant sur la lettre écrite par le collectif au Préfet de l'Isère.



Il faut que Yazid Zarour, jeune algérien assistant de vie et Olivier Morel, professeur d'anglais handicapé

puissent continuer à vivre normalement dans l'entraide et l'amitié.

Pour le Préfet de l'Isère, Yazid n'est pas irremplaçable. Seule la fonction est importante, pas la personne qui

l'occupe.





Monsieur le Préfet est-ce vraiment la seule réponse que vous comptez apporter face à une situation

d'entraide et d'amitié ? Si oui, quelle grande humanité !

Yazid Zarour, jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant, travaille en qualité

d'auxiliaire de vie auprès d' Olivier Morel, professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles, lourdement

handicapé en fauteuil. Il est depuis juin de cette même année son co-locataire.

Le 3 février 2009, Yazid (algérien d'origine, auxiliaire de vie d'Olivier Morel, professeur d'anglais au lycée

Marie Curie d'Echirolles, handicapé lourdement dépendant) a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite

à la frontière.



Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié

21

d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009,

annulation contre laquelle vous faites appel.



Vous devez comprendre que ces menaces d'expulsion sont source d'inquiétude et de stress pour Messieurs

Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d'étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de

séjour jusqu'au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit

plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent

l'intégration des handicapés comme une priorité nationale.



Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur

Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.



Il est nécessaire de régulariser sa situation afin qu'il puisse résider en France et puisse travailler comme il l'a

toujours fait depuis 2006 avec compétences, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que

celui-ci souhaite légitimement conserver.



En conséquence, Monsieur le Préfet, nous vous le demandons avec force, Monsieur Zarour, doit rester sur

le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d'auxiliaire de vie auprès

d'Olivier Morel.



Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser

immédiatement Yazid. Nous vous demandons instamment de faire preuve de bon sens et d'humanité, en

tenant compte de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.



Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

M. Faugère

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html*

GUEANT *>





7. Un “aidant” devant le tribunal correctionnel de Rodez, le mercredi 17 juin

(Collectif pour les Réfugiés de la région de Rodez)



Fofana Salimou doit comparaître ce jour-là à 14 heures devant le tribunal correctionnel pour aide à séjour d'un

étranger en situation irrégulière. Après rencontre avec Me Mazars, défenseur de Fofana – et parce que nous

ne voulons pas jeter de l'huile sur le feu nous nous sommes arrêtés à cette attitude :



1) A 13 h 45 rendez-vous devant le Palais de Justice : Haie "d'honneur" autour de l'entrée avec affiches et

dossards sur le thème : La solidarité n'est pas un délit (Nous aurons le matériel.) Pas de cris, pas – trop- de

mouvements. Elle y restera le temps qu'il faudra.

2) Présence d'une délégation dans la salle d'audience quand l'affaire serra appelée.



A noter que la convocation à 14 heures ne signifie pas qu'il sera jugé à ce moment-là : tous les mis en examen

jugés cet après-midi-là sont convoqués à 14 heures. Il faudra donc être aussi nombreux que possible – compte

- tenu de l'heure et du jour ouvré – à l'ouverture puis se remplacer pour rester toujours quelques-uns... Le

jugement peut avoir lieu n'importe quand, entre 14 heures et 19 heures. Un observateur dans la salle nous

avertira quand l'affaire sera appelée. La délégation entrera alors, sans badges, ni insignes. (N'oublions pas

qu'il ne faut pas manifester approbation ou réprobation par paroles, bruits, gestes…. Attention, pas d'objets

pouvant être considérés comme armes : couteaux, ciseaux, cutters… Pensez aussi, avant d'entrer, à éteindre

vos téléphones portables.)

Si vous ne pouvez être là à14 heures mais plus tard et si vous venez de loin, appelez à partir de 15 h

30, le 06 78 77 66 32 : si l'affaire est déjà passée il sera inutile de vous déplacer.





22

Écologie, OGM, …



1. Empreinte écologique, émission de France-Culture à ré-écouter

France-Culture, le samedi 6 juin Phyto Bar : « L’empreinte écologique et les indicateurs de richesse »

http://sites.radiofrance.fr/chaines/France-culture2/emissions/terre_a_terre/



Empreinte écologique, décroissance, recherche de nouveaux critères d‟évaluation …

Tous ces thèmes traversent la réflexion écologique depuis longtemps et sont aujourd‟hui repris plus largement.

Quels liens de parenté peut-on trouver entre eux ? Ou, au contraire, quelles différences fondamentales

révèlent-ils entre les différents courants de pensée ?



Invités

Aurélien Boutaud, co-auteur de « L’empreinte écologique » (La Découverte)

Rémy Cardinale, membre du Collectif parisien pour la décroissance.





2. Des médecins américains demandent un moratoire sur les aliments OGM

L'American Academy of Environmental Medicine/ (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d‟un

moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.



Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l‟AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un

grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études

sur des animaux, l'AAEM conclut qu‟« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et

les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire

en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l‟équilibre de la reproduction, métabolique,

physiologique et

génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de

plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des

fournisseurs de semences OGM et des herbicides.



Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association

internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé

environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne

la consommation humaine des OGM :



* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de

l'étiquetage des denrées OGM.

* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu‟il faut éviter la

nourriture OGM.

* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.

* D‟autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données

pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.



Le Dr Amy Dean, président de l‟AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la

nourriture OGM endommage divers systèmes de l‟organisme. Devant la montée de ces évidences, il est

impératif, pour

la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement

modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans

doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments

OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l‟huile de colza et de graines de coton. »

La monographie de l‟AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org .



LIRE LA SUITE : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13709









23

3. Des droits pour la terre, « bien commun de l‟humanité »



…au delà d'une journée de la terre

La journée mondiale de la terre, le 22 avril dernier, a donné lieu à diverses manifestations et, dans un contexte

de grande inquiétude liée au réchauffement de la planète, plusieurs dirigeants de pays particulièrement

concernés se sont exprimés...



L'état des Maldives, archipel aux vingt-six atolls et aux 1 200 îles aux écrins de corail occupe une place de

choix dans les catalogues du tourisme mondial. Mais pour combien de temps encore ?

« Ne soyons pas naïfs et préparons-nous au scénario du pire », avertit Mohammed Aslam, le ministre de

l'environnement. « Le pire, c'est l'engloutissement à venir de l'archipel sous l'effet de la montée des eaux

provoquée par le réchauffement climatique ».

Le nouveau président des Maldives, Mohamed Anni Nasheed, élu en octobre 2008, a annoncé, au lendemain

de son investiture, la création d'un fonds souverain destiné à acheter des terres dans les États voisins. Cette

annonce a deux objectifs : sensibiliser la communauté internationale et, surtout, trouver une terre d'accueil pour

les « réfugiés climatiques » que risquent de devenir un jour les Maldiviens. Quant aux solutions à court terme

elles existent : gagner de la terre sur la mer, par exemple en bétonnant: La faible profondeur des lagons

permet l'extension des îlots existants, voire la création de nouvelles îles. L'industrie touristique, qui attire 600

000 visiteurs par an, ne s'en prive pas....



Ailleurs, en Bolivie,la journée de la terre, prend une dimension plus mystique, puisque dans la croyance

indigène des habitants des Andes,la terre est mère nourricière « la Pachamama »;on y voue un culte

suprême en rendant hommage aux ruisseaux, aux lacs, aux animaux...



Le président Evo Morales,seul élu indigène d'Amérique latine, voyant le « Poncho » blanc de ses montagnes

diminuer de jour en jour, est monté à la tribune des nations unies à New York ce 22 avril: « ce qui se passe

avec le changement climatique, vient du fait que nous n'avons pas respecté la Terre Mère ».Dans un brillant

discours il a proposé que le vingt -et -unième siècle soit le siècle de la « Pachamama »,comme le vingtième

avait été le siècle des droits de l'homme:



« La terre ne nous appartient pas; nous appartenons à la terre, et elle a des droits », et il en a proposé

quatre :



-le droit pour la terre d'exister



-le droit pour la terre de se régénérer (produire de l'oxygène plutôt que du gaz carbonique)



-le droit pour la terre de vivre dans un environnement sain



-le droit pour la terre à une vie harmonieuse entre ses occupants



Devant l'avidité des financiers, pour lesquels la terre n'est qu'une source de spéculation, devant la menace

d'une migration humaine liée à la montée des eaux... ces paroles de sagesse seront-elles entendues?









Les vrais paysans du monde l'espèrent...





4. Vers une taxe - carbone ?

http://www.france.attac.org/spip.php?article10087



Le gouvernement français vient d‟annoncer la mise à l‟étude d‟une contribution climat-énergie et il organise

pour cela une conférence d‟experts les 2 et 3 juillet 2009. Un Livre blanc a été produit, il est consultable à

l‟adresse suivante : http://www.contributionclimatenergie.fr/



Pour répondre aux défis du changement climatique et aux engagements en matière de réduction des émissions

de gaz à effet de serre, l‟association Attac est favorable à la mise en place de taxes nouvelles. Les besoins de



24

financement pour faire face à l‟urgence climatique sont considérables. Il s‟agit en effet à la fois d‟inciter à des

économies d‟énergie et à la sobriété énergétique et de dégager des ressources nouvelles pour financer des

politiques publiques de reconversion des industries les plus polluantes, de soutien à l‟agriculture paysanne, de

développement des transports publics et de mise aux normes des logements sociaux, de participation au fonds

mondial de lutte contre le changement climatique dans le cadre de l‟ONU.



Le Livre blanc indique les pistes choisies pour répondre au défi climatique. Elles nous paraissent, en l‟état,

non seulement insuffisantes mais contradictoires :



- les objectifs de réduction des émissions (moins 20% d‟ici 2020) sont insuffisants : ils reprennent a minima

ceux du plan climat-énergie de l‟Union européenne ; ils n‟intègrent ni la possibilité de les porter à 30% comme

l‟indiquait l‟UE, ni les recommandations du GIEC de les porter à 40% d‟ici 2020 pour les pays riches.

- cette contribution aurait un effet seulement incitatif et ne permettrait pas de dégager des ressources nouvelles,

pourtant nécessaires : « les ressources nouvelles financeront en contrepartie la baisse d‟autres prélèvements

obligatoires », en particulier les prélèvements sur la masse salariale qui financent la protection sociale !

- cette contribution serait socialement injuste : s‟il s‟agit, comme l‟indique le Livre blanc, de protéger l‟emploi et

le pouvoir d‟achat des plus fragiles, qui sera affecté par la hausse du prix des produits taxés, c‟est le

développement massif et rapide de consommations collectives, financé par des ressources publiques, qu‟il

s‟agit de promouvoir. Les transports et la consommation énergétique en matière d‟habitat, qui constituent deux

postes essentiels des budgets et des sources majeures d‟émission de gaz à effet de serre, requièrent des

politiques publiques qui sortent les plus démunis de la « trappe à carbone ».

- seule une taxe CO2, portant sur les énergies fossiles, semble envisagée alors que c‟est l‟ensemble des

consommations énergétiques, électricité comprise, qui devrait faire partie de la taxe.

- les entreprises déjà soumises à des objectifs de réduction des émissions dans le cadre de la politique

européenne (elles représentent 38% des émissions totales de la France) et qui ont accès au marché européen

des droits d‟émission créé en 2005, pourraient être exemptées de taxation, alors que ce marché des droits à

polluer s‟est révélé plus efficace pour stimuler la spéculation financière que pour réduire les émissions de gaz à

effet de serre.



La fiscalité écologique est un des outils indispensables pour faire face aux défis du changement climatique et

de la transition énergétique. Elle ne peut toutefois être étudiée indépendamment de la fiscalité globale et

indépendamment d‟autres mesures, notamment réglementaires. Un débat public doit s‟instaurer sur toutes ces

questions pour assurer une justice climatique dans le cadre de choix démocratiques. C‟est pour cela qu‟Attac

avait organisé le 1er février 2008 une table ronde sur la fiscalité écologique, avec la CGT, le SNUI, les Amis de

la Terre, le Réseau Action Climat (http://www.france.attac.org/spip.php?article8239)



Attac France, Montreuil, le 12 juin 2009







Divers

1. Obama et le voile

Ci-dessous une réaction aux propos d'Obama sur le voile. Plus généralement, je trouve son discours d'hier

difficilement supportable pour un laïc et un membre d'Attac. Contrairement à ce qu'il dit et redit à satiété, il ne

s'agit pas de réconcilier l'Amérique et l'islam, mais l'Amérique et les peuples du Moyen-Orient qu'elle a

opprimés et opprime encore, quelle que soit leur religion (ou leur absence de religion).



Amicalement, Jean Tosti



La ligue du droit des femmes critique les propos d'Obama sur le voile

Les propos du président Barack Obama prenant la défense du voile islamique sont "une gifle" pour toutes les

femmes qui luttent pour ne plus le porter, estime Anne Sugier, présidente de la Ligue du Droit international des

femmes, dans un communiqué diffusé vendredi.

Dans son discours prononcé jeudi à l'Université du Caire, "à trois reprises le président américain a pris la

défense du voile islamique qui selon lui, ne serait pas un signe d'inégalité", rappelle-t-elle.

"Quelle gifle donnée aux femmes d'Algérie, d'Iran ou d'Afghanistan qui sont mortes dans des conditions atroces

pour avoir refusé de porter ce qu'elles croyaient être le signe le plus radical de l'oppression des femmes et de la

ségrégation entre les hommes et les femmes", estime Mme Sugier.

"Les sociétés humaines, ajoute-t-elle, sont construites sur des symboles. Positifs comme les couleurs d'un

drapeau, un chant de libération, la forme d'un monument, d'une pyramide ou de la tour Eiffel! Négatifs comme

25

le costume du bagnard, le brassard noir du deuil ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d'Arabie

Saoudite".

"Le voile n'est pas un signe religieux comme les autres. Affirmer qu'on le porte volontairement n'en efface pas le

sens humiliant pour toutes les femmes", insiste-t-elle en se demandant si le président Obama "veut se

réconcilier avec le monde musulman sur le dos des femmes ?".

En France, le port du voile est interdit dans les écoles publiques par la loi de 15 mars 2004 sur la laïcité.

Le président américain Barack Obama a défendu jeudi au Caire le port du voile pour les musulmanes en

Occident, prenant le contre-pied de la France.

"Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion

comme ils le souhaitent, et par exemple en dictant les vêtements qu'une femme doit porter", a-t-il lancé.



http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090605090819.02etnv6v.htm





2. Contre l‟apartheid en Palestine

Expéditeur original : faucheurs.ogm Adresse : faucheurs.ogm@laposte.net



Georges Frêche, président de la Région Languedoc Roussillon vient de finaliser un accord commercial avec la

société israélienne AGREXCO, spécialisée dans l'import-export de fruits, légumes et fleurs provenant des

colonies israéliennes. Cet accord fera du port de Sète la plateforme qui écoulera ces produits dans toute

l'Europe et fera ainsi d'Israël « le nouvel allié commercial de la Région » . La Région investira 200 millions

d'euros dans ce projet tandis que les Israéliens investiront 30 millions d'euros !

Ce projet est intolérable ! Rappelons que 5 mois après le carnage de Gaza, la Cisjordanie est plus que jamais

spoliée, violée et martyrisée par des centaines de milliers de colons qui volent les terres, s'accaparent des

ressources en eau, détruisent des centaines de milliers d'oliviers et brutalisent la population palestinienne qui vit

dans un véritable cauchemar. Nous, défenseur des droits de l'homme, citoyens français, contribuables de la

région, considérons cet accord comme une véritable provocation !

Dans le cadre de la dynamique du boycott des produits israéliens initiée par les Palestiniens, nous, citoyens

nîmois, lançons une marche pacifique et non violente afin d'exiger l'annulation de l'accord avec AGREXCO et

afin de dénoncer l'apartheid que subit le peuple palestinien depuis tant d'années.

REJOIGNEZ LA MARCHE !

Nous vous appelons à nous rejoindre pour cette marche qui partira de la mairie de Nîmes le mercredi 24 juin à

9h30. La marche rejoindra le lendemain la manifestation a Montpellier contre le projet AGREXCO qui partira du

Conseil Régional à 18h.



NON à l'implantation de la firme israélienne Agrexco à Sète ! OUI à la fin de l'apartheid en Palestine !



Contact : resistances30@gmail.com - 06 35 16 75 89 / 06 12 03 34 17 Blog : http://resistances30.skyrock.com/



Le Collectif Résistance 30





3. Agir, encore, pour sauver Troy Davis

2 minutes pour sauver un homme et éviter une erreur judiciaire



Chers amis,

Vous avez signé récemment la pétition adressée au gouverneur de Georgie, Sonnie Perdue et nous vous en

remercions vivement.



Depuis le refus de la Cour du 11ème Circuit d'accorder un nouveau procès à Troy Davis, la mobilisation n'a

fait que croître aux Etats-Unis et dans le monde. Des dizaines de rassemblements se sont tenus à travers le

monde autour de la journée globale d'action du 19 mai et de très nombreuses personnalités continuent de

prendre fait et cause pour Troy Davis, dans les médias et auprès des autorités judiciaires américaines.

Malgré ces mobilisations, la vie de Troy Davis est, pour une très grande part, suspendue à la prochaine

décision de la Cour Suprême des États-unis. Celle-ci pourrait rendre sa décision à la fin du mois de juin.



L'appel (pétition en habeas corpus) présenté par Troy Davis est une procédure très exceptionnellement

employée devant cette Cour, et encore plus rarement acceptée : le dernier appel de ce genre accepté l'a été il y

a 85 ans.



Si la Cour Suprême venait à refuser l'appel, la vie de Troy Davis serait entre les mains du nouveau

procureur de district du comté de Chattham, Larry Chisolm. C'est à lui que revient la décision d'ordonner

26

qu'une date d'exécution soit émise. Mais il peut aussi peser auprès du Comité des Grâces pour demander que

la peine de mort soit commuée. Il peut aussi décider de rouvrir une enquête sur la base des nouveaux

témoignages.

Larry Chisolm, le procureur de district a été élu en 2008 en faisant campagne sur la promesse "d'un plus grand

sens de l'équité" durant son mandat.



Nous devons l'appeler à faire tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir l'exécution et rouvrir une enquête sur

cette affaire, à partir des nouveaux éléments désormais existants.



Nous vous invitons à SIGNER LA NOUVELLE PETITION qui lui sera remise si la Cour Suprême devait

refuser l'appel de Troy Davis. Encore une fois, merci de votre soutien indispensable.



Pour en savoir plus, notre page spéciale sur Troy Davis (Information d‟Amnesty International)







4. Le calvaire des Bushmen du Botswana

(Est Républicain du 5 juin 2009)





Les firmes diamantaires abandonnent leur projet d'exploitation minière au Botswana. Fausse bonne nouvelle

pour les Bushmen.



Partout dans le monde, les peuples dits « premiers» souffrent du rouleau compresseur aveugle d'une

civilisation qu'ils ne comprennent pas. Yanomani du Brésil évincés de leur forêt par les orpailleurs, Nenets de

Sibérie privés de leur toundra par les compagnies pétrolières ou gazières, Jarawa des îles Andaman en Asie

exposés au voyeurisme béat des touristes...beaucoup de ces communautés indigènes qui représentent

actuellement 370 millions de personnes dans le monde vivent un calvaire dans l'indifférence presque générale.

Presque, car il existe heureusement des ONG, comme Survival International, qui se battent pour les aider à

défendre leurs droits. Et parfois, ça marche, comme dans le cas des Bushmen du Botswana menacés

d'expulsion de leur désert du Kalahari par les firmes diamantaires.

L'affaire a éclaté en 2002 lorsque la société sud-africaine De Beers décèle un gisement de diamants très

prometteur au cœur de la réserve du Kalahari central habitée par plusieurs tribus bushmen arc-boutées à leur

tradition ancestrale de chasse et de cueillette. De mèche avec le diamantaire, le gouvernement botswanais du

général-président Ian Khama décide d'expulser les petits chasseurs d'antilopes de la réserve au motif qu'ils

tuent trop de gibier. Argument facile et fallacieux, car ce peuple a toujours su gérer au mieux les maigres

disponibilités nutritives offertes par leur territoire spartiate. Avec le soutien de Survival, les spoliés saisissent la

justice et gagnent leur procès en 2006 devant la Haute Cour du Botswana.



Nouvelles menaces

Victoire historique certes, mais sur le papier seulement, car sur le terrain, le gouvernement a poursuivi les

opérations de déplacement de la population dans des camps de « relocalisation» où les Bushmen vivent dans

des conditions misérables. Entre-temps, De Beers avait cédé la concession à Gem Diamonds. En 2007, cette

firme évaluait le gisement à 2,4 milliards de dollars et annonçait son intention d'ouvrir la mine dans les plus

brefs délais.



Clap de fin ?

Non, car un élément nouveau s'est invité brutalement dans ce contentieux territorial et ethnique : la crise

mondiale. Pour les coureurs de brousse, la récession a du bon. Confrontées à l'effondrement de la demande

mondiale en précieux gemmes, les firmes diamantaires ferment leurs mines et abandonnent leurs nouveaux

projets de prospection, comme celui du Kalahari. « La menace Gem Diamonds s'est éloignée, mais le problème

reste entier car le gouvernement du Botswana ne supporte pas de devoir s'incliner devant des indigènes»,

observe Stephen Corry, directeur de Survival international, « il envoie maintenant la police confisquer les

troupeaux de chèvres des Bushmen, leur seul moyen de subsistance durant la saison sèche et encourage la

construction d'infrastructures touristiques à l'intérieur même de la réserve, une manière efficace de les priver de

leur espace vital». Bref, la machine infernale ne s'est pas enrayée avec le retrait des diamantaires. Trop

d'appétits se bousculent pour les chasser de leurs terres dans un pays où le président de la République siège

au conseil de l'organisation écologiste nord-américaine Conservation International ! Cela ne s'invente pas...



Patrice COSTA









27

5. Solidarité avec les peuples indigènes de l‟Amazonie péruvienne

Attac France s'est associé à cet appel de France Amérique Latine en soutien aux mouvements de révolte des

indiens de l'Amazonie péruvienne face à l'accord de libre-échange avec les USA, accord qui ouvre un droit

d'implantation illimité et inconditionnel aux compagnies minières, gazières et pétrolières sur les territoires de ces

communautés.



Attac soutient également l'appel à rassemblement pour jeudi matin 11h devant l'Ambassade du Pérou à Paris.



Nous vous invitons donc à relayer l'information et engager les actions de soutien que vous pourrez, localement.

L'UE négocie des accords similaires avec le Pérou et la Colombie (l'Equateur est en voie de retrait) et la

prochaine session de négociations est prévue la semaine prochaine. C'est donc le moment de faire un

maximum de bruit !



Halte au massacre des communautés indigènes de l’Amazonie péruvienne



Pour la défense des droits des peuples indigènes et de la biodiversité de l'Amazonie au Pérou, patrimoine de

l'humanité.



Les communautés indigènes natives de l'Amazonie péruvienne, rassemblées dans l'Association Inter ethnique

pour le développement de la forêt péruvienne » (AIDESEP), ont entamé depuis le 9 avril 2009 une grève

générale en réponse aux Décrets Législatifs (DL) 994, 1064, 1020, 1081, 1089, 1090, 1083, 1060 et 997, émis

par le gouvernement du président Alan Garcia dans le cadre de la mise en œuvre des Traités de Libre

Commerce signés avec les Etats Unis et avec la Chine, et en vue du futur Accord d'Association bilatérale avec

l'Europe.



Les DL émis par le gouvernement menacent les droits des populations autochtones et la biodiversité de la forêt.

Plus du 60% de la superficie du Pérou est constituée par la forêt amazonienne. 70% de celle-ci a été divisée en

lots attribués par le gouvernement aux multinationales pour la prospection et/ou l'exploitation d'énergies fossiles

et de minerais. (Note du CEL : Compagnies anglo-française Perenco et nord-américaines ConocoPhilips et Talisman

Energy) Ces lots se trouvent en grande partie dans des zones classées « réserves naturelles » ou sur les

territoires habités par les peuples indigènes. Les effets de cette exploitation sur l'environnement et la santé des

populations sont d'une extrême gravité. Ces DL prévoient également la mise en vente des terres de la forêt aux

multinationales liée aux filières des agro-combustibles, de l'eau, de la cellulose, des cultures transgéniques et

ouvrent les portes à la bio - piraterie. Actuellement, 4 millions d'hectares de terres de la forêt sont mis en vente.



La forêt amazonienne péruvienne représente une réserve de la biodiversité mondiale, et elle est un rempart

contre le réchauffement de la planète. Personne n‟a le droit de l‟utiliser à des fins de spéculation financière. Les

populations natives qui vivent dans ces régions détiennent l‟expérience et les connaissances ancestrales du

lieu, elles ont prouvé être les seules à avoir la maîtrise d'une gestion soutenable et « moderne » des ressources

naturelles. Ces populations, ce sont des citoyens péruviens, mais aussi des citoyens du Monde. Entre l‟avenir

de la planète et les intérêts privés, le choix est simple…



Nous demandons donc au gouvernement d'Alan Garcia:



- L'abrogation immédiate de l'ensemble des 9 Décrets Législatifs attentatoires contre la vie des communautés

indigènes natives, contre la biodiversité de l'Amazonie péruvienne, et contre le climat de la planète; le respect

de la convention 169 de l'OIT relative aux peuples indigènes et tribaux, la Déclaration des Nations Unies sur les

droits des peuples autochtones ainsi que de la Convention sur la Biodiversité Biologique dont le gouvernement

péruvien est signataire.

- La résolution pacifique du conflit, la fin de l'état d'urgence, la fin de la répression du mouvement de l‟opposition

aux DL et l‟annulation du procès entamé contre ses dirigeants, Alberto Pizango Chota (président de AIDESEP),

Saúl Puerta Peña, Marcial Mudarra Taki, Servando Puerta Peña, Daniel Marsano Campos y Teresita Antaza

López.

- La mise en place d'une politique répondant aux besoins des populations natives délaissées par tous les

gouvernements pendant des siècles et vivant en situation d'extrême pauvreté.



France Amérique Latine (FAL), France.

Association Culturelle Lupuna, France.



ATTAC, France

CETRI - Centre tricontinental, Belgique

Le Cercle Bolivarien de Paris.



28

Colectivo de Peruanos en Francia

Comité de Apoyo Internacional - Partido Nacionalista Peruano CAI-PNP-Paris

Comite de solidarité avec l'Amérique Comite Oscar Romero SICSAL

Comité Perú

Association ¿Dónde Están?

El Consejo Pro-Bolivia Europa

Association franco-chilienne CORDILLERA, France

Europe solidaire sans frontières (ESSF, France)

El Grupo de Derechos Humanos y Sostenibilidad (GIDHS), Espagne

Les Alternatifs, France

Manos Limpias Europa

Mémoire des luttes

Mouvement de la paix, France

NPA

PCF

Association SIMON BOLIVAR, France

SODEPAZ

Association "Tierra Y libertad para Arauco” », France

La Union de Asociaciones Latinoamericanas en Francia (UNION)



SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES PEUPLES ORIGINAIRES DU PÉROU, MAINTENANT !!!



Amélie CANONNE Seattle to Brussels Network (S2B)

00 33 9 54 46 15 40 00 33 6 24 40 07 06

amelie.aitec@reseau-ipam.org http://www.s2bnetwork.org





§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Dernière heure :



Le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" frappé d'exception juridique.

Signez et diffusez l'appel à un classement "sans suites" en sa faveur !



Lisez et signez l'appel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html



Merci de diffuser très largement ce message à vos connaissances !



Menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas

de crash d'avion de ligne, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", est

sous le coup d'une enquête "préliminaire" qui dure depuis plus de 3 ans, et dans l'impossibilité

d'accéder à son dossier juridique. Le bâtonnier de Paris estime que de tels délais "sont

contraires à la notion de procédure juste et équitable".

Stéphane Lhomme est menacé de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende.



Premiers signataires :

Corinne Lepage (CAP 21), Noël Mamère (Les Verts), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe-

Ecologie), Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), Corinne Morel-Darleux (Secrétaire nationale à

l'écologie du Parti de Gauche), Francine Bavay (Vice-Présidente du Conseil régional d'Ile de France),

Raoul-Marc Jennar (Chercheur / Tête de liste NPA Européennes Sud-Est), Myriam Martin (Tête de liste

NPA Européennes Sud-Ouest), Philippe Chesnau (Vice-Président du Conseil Régional PACA),

Christophe Ondet (Secrétaire national du Parti Pour La Décroissance), Jean-Marie Harribey (Co-Président

d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur

la radioactivité - CRIIRAD), Claude Bascompte (Président des Amis de la Terre France), Gustave Massiah

(Economiste / Président du CRID), Gilles Lemaire (Attac, faucheur d'OGM), Bernard Laponche (Expert

indépendant), Eugène Riguidel (navigateur), Michel Verna (Membre du conseil national de Génération

Ecologie), Gilles Kuntz (Les Alternatifs - Conseiller municipal de Grenoble), Alain Touleron (Les

Alternatifs - Adjoint au Maire de Vaulx-en-Velin), Hervé Guerrera (Conseiller municipal d'Aix-en-

Provence), Michael Lowy (Chercheur), Simon Charbonneau (Professeur de droit de l'environnement),

Philippe Leclercq (Conseiller régional Gauche Alternative), ...

Merci pour votre soutien ! Cordialement, L'équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"



-o-o-o-o-o-o-





29


Related docs
Other docs by HC111122213150
academic schedule
Views: 0  |  Downloads: 0
SOMMARIO
Views: 12  |  Downloads: 0
VISTO el Expediente N� 5801-1
Views: 3  |  Downloads: 0
otchet za 2010 god
Views: 2  |  Downloads: 0
BCR
Views: 1  |  Downloads: 0
Monografii, studii - volume
Views: 10  |  Downloads: 0
Mandated for:
Views: 3  |  Downloads: 0
C12 SC17 WG2 agenda 04 04
Views: 5  |  Downloads: 0
nbs
Views: 9  |  Downloads: 0
By registering with docstoc.com you agree to our
privacy policy

You are almost ready to download!

You are almost ready to download!