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après ouverture, cliquer sur les dates renseignées pour explicitation des événements programmés.
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L’agenda militant d’Attac France
Toutes les actions, campagnes et mobilisations au jour le jour sur le site :
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Type d'actions Où ?
> Organisées par Attac > LocaNational
> Auxquelles Attac participe > International
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> Dans les comités locaux
Nota : Les rubriques ci-dessus sont accessibles par CTRL+clic
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INFOS LOCALES
Prochaine réunion d’ATTAC12, le mercredi 17 juin à 19 heures à La Mouline
Ordre du jour indicatif
Bilan de l‟action de l‟année
Préparation de la réunion avec les partenaires d‟ « Alternatives 12 »
Participation d‟ATTAC12 aux journées sur l‟esclavage en novembre à Rodez.
COMMUNICATIONS D’ATTAC – France
1. Rappel : Vote pour les statuts avant ce soir, 13 juin !
Chère adhérente, cher adhérent,
Ce message s'adresse à celles et ceux d'entre vous (à jour de cotisation au 3 avril) qui n'ont pas encore voté
pour la réforme des statuts. Il ne vous reste que cinq jours pour le faire, et pour qu'ainsi le quorum soit atteint. Il
manque à ce jour 400 bulletins, ce qui est à la fois peu et beaucoup. Il serait profondément regrettable qu'au
final la réforme échoue par la négligence (oubli ou perte du matériel) d'une dizaine d'entre nous.
Merci donc de voter dès aujourd'hui et de sensibiliser à nouveau les adhérents ne disposant pas d'une adresse
électronique.
Amicalement à vous Jean Tosti, CA d'Attac-France
( Le matériel de vote est joint au Lignes d'Attac n° 74 ). Si vous l'avez égaré, envoyez de toute urgence un message
électronique à Jean-Louis Sounes, délégué général (jean-louis@attac.org). Vous recevrez par retour de message
électronique ce matériel, et pourrez ainsi voter avant samedi soir.)
2. Comprendre la crise, J-M Harribey
Attac vient de publier le livre Sortir de la crise globale, Vers un monde solidaire et écologique, La Découverte.
En complément, et en prenant le parti d'un langage à mi-chemin entre le sérieux et la dérision, un livre intitulé
Raconte-moi la crise, Editions du Bord de l'eau, vient de paraître, dans lequel j'ai rassemblé des petites
histoires, des apologues et parodies sur la crise capitaliste. Vous trouverez la présentation à :
http://www.editionsbdl.com/HARRIBEY%20Jean-Marie%20Raconte-moi%20la%20crise.html
Amicalement Jean-Marie Harribey
3. Lettre N°25 du Conseil scientifique d‟ATTAC France
Éditorial :
Sortir de la crise globale - Vers un autre monde solidaire et écologique
Les soubresauts qui secouent l‟économie mondiale depuis l‟été 2007 ont remis en cause la
vulgate économique dominante. Malgré tout, accrochés à leurs certitudes, la plupart des
analystes n‟y voient qu‟une crise liée aux excès de la finance. Les remèdes généralement
proposés sont de mieux réguler les acteurs financiers, et de poursuivre les « réformes »,
notamment celles visant à flexibiliser le marché du travail, afin d‟améliorer la compétitivité de
nos économies.
Attac et son conseil scientifique viennent de publier « Sortir de la crise globale – Vers monde
solidaire et écologique » aux éditions La Découverte. Ce livre propose un diagnostic et des
propositions radicalement différents des analyses dominantes. Bien plus qu‟un dérègl ement
financier, cette crise est s ystémique et globale. Elle marque l‟effondrement du capitalisme
3
financier et l‟échec des politiques néolibérales. Cette crise conforte les analyses développées
par Attac sur les dangers de la mondialisation néolibérale. Do minique Plihon, président du
conseil scientifique d‟Attac présente les grandes lignes de ce nouveau livre.
Voir l'intégralité de l'édito
La démocratie, outil pour un autre monde
Vous avez la parole…Mais à la condition de dire ce que nous avons envie d’entendre…
Jacques Sapir, que les lecteurs de La Lettre du Conseil scientifique d‟Attac -France connaissent
bien, rapporte, dans un papier intitulé "Vous avez la parole…Mais à la condition de dire ce que
nous avons envie d’entendre… ", comment il a été l‟objet de la "censure ordinaire" de la part du
Parti socialiste à propos de l‟Europe.
On aurait mieux "compris" ce comportement si Jacques Sapir avait mis en évidence qu‟au cours
de l‟année 2008 sur 535 votes au Parlement européen le PPE (la droite) et le PSE (les
socialistes) ont émis un vote différent dans 18 cas seulement... JC
Biens et maux publics
Le commerce de la faim : les grandes entreprises persistent et signent
La Lettre du Conseil scientifique d‟Attac -France a déjà mentionné, à plusieurs reprises,
l‟organisation non gouvernementale GRAIN et son excellente publication trilingue en ligne.
Sur la page d‟accueil, on pourra lire plusieurs articles de très grande qualité.
En particulier "http://www.grain.org/seedling/?id=598". On y remarquera les bénéfices réalisés
en 2008 par 15 des plus grandes transnationales que GRAIN a eu la bonne idée de regrouper
en quatre secteurs : céréales, semences pesticides, engrais et matériel agricole. Les total des
ces bénéfic es est proche de 32 milliards de dollars.
Pour mettre en perspective ce chiffre, rappelons que le budget du PAM (programme alimentaire
mondial), qui n‟est pas en mesure d‟empêcher 25 000 personnes de mourir, quotidiennement,
de faim est de quelque 10% de c e montant ! JC
FAO : acquisition de terres cultivables par des intérêts privés ou publics
L‟Organisation des Nations Unies pour l‟alimentation et l‟agriculture (FAO) et le Fonds
International pour le Développement Agricole (FIDA) ont demandé à l‟Institut International pour
l‟environnement et le développement (IIED à Londres, de réaliser une étude relative à
l‟acquisition de terres cultivables par des intérêts privés ou publics, étr angers ou non aux pays,
notamment africains, où ont lieu ces acquisitions. On pourra télécharger cette étude, en
anglais.
Ce qui frappe dans ce rapport bien do cumenté c‟est la mise en évidence du processus employé,
c‟est une démarche strictement capitaliste dans laquelle les futurs propriétaires obéissent à des
exigences relevant de la sécurisation de l‟approvisionnement alimentaire ou énergétique mais
pas seulement. Les acquisitions sont majoritairement privées, même si les opérations de
gouvernement à gouvernement qui se développent obéissent aussi, purement et simplement,
aux calculs classiques de rentabilité financière d‟un investissement.
Les auteurs du rapport recommandent de ne pas voir ces opérations sous l‟angle de la seule
spoliation dans la mesure, prétendent -ils, où de telles opérations peuvent ouvrir des
opportunités de développement pour les pays concernés. Ils notent toutefois, honnêtement, que
les risques pour les paysans pauvres sont très importants.
C‟est bien là que réside toute la question. Procéder à des investissements en matière agricole
peut, en effet, être indispensable, surtout pour des pays comme Madagascar, l‟Éthiopie, le
Ghana, le Mali et le Soudan à la condition que pareils investissements soient conduits dans
l‟intérêt des populations et dans un cadre préservant l‟environnement d‟une manière générale.
On ne sache pas qu‟il s‟agit là de la préoccupation première des investisseurs privés . Tout
comme la Chine, en tant que pays, risque bien, quand elle acquiert des terres pour produire des
agrocarburants par exemple, de se soucier en premier lieu, de s‟approvisionner au moindre
coût pour les quantités les plus élevées possibles.
Une fois encore, on est là au cœur de la nécessité d‟une régulation publique, nationale comme
internationale à travers les biens publics mondiaux. Sans elle, c‟est évidemment l‟intérêt
financier et/ou l‟intérêt étranger qui prévaudra.
L‟étude tente de rassurer en mon trant que, dans les cinq pays étudiés, le volume des
acquisitions serait moins important que ce qui est, parfois, annoncé ici et là puisqu‟il s‟agirait
de 2,5 millions d‟hectares. JC
Relations internationales
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Perspectives économiques en Afrique
Trois institutions ou organismes se sont rassemblés pour publier annuellement « Perspectives
économiques en Afrique », ce sont la BAD (Banque africaine de développement), le Centre de
développement de l‟OCDE et la Commission économique des Nations Unies pour l‟Afrique ;
elles annoncent la publication de la huitième édition, celle de 2009.
Immigration, qualifications et marché d u travail
Monsieur Besson est en possession du rapport du Conseil d‟analyse économique intitulé
"Immigration, qualifications et marché du travail ".
On ne doute pas une seconde que le ministre de l‟imm igration de Monsieur Sarkos y saura faire
son miel de cette volumineuse étude qui, en guise de conclusion, donne trois "pistes de
réflexion" :
instituer des "permis à séjourner" ou des mécanismes d‟enchères. Ainsi seraient regroupés
ceux que l‟on appelle aujourd‟hui les "passeurs", sous la bannière du marché salvateur !
améliorer la mobilité internationale, avec comme outil, la réforme des l‟enseignement,
notamment pour "supprimer les inefficacités existantes" de l‟enseignement supérieur !
conduire les réformes structurelles du marché du travail qui sauront intégrer une immigration
bien choisie !
Les lecteurs de cet article peuvent prendre connaissance, dans le même numéro, de la
catégorisation proposée par Thomas Coutrot dans l‟article de la rubrique "éco nomie" consacrée
à l‟épargne et écrire à La Lettre pour proposer un classement de l‟auteur de ce rapport dans
l‟une des trois catégories proposées. JC
Les transferts financiers des migran ts
Le Centre d‟analyse stratégique, mis en place auprès du Premier ministre par décret de 2006,
remplace le Commissariat général du Plan puisque, comme on sait, "l‟ardente obligation", pour
le général de Gaulle d‟un plan, était passée de la mode libérale. Il est actuellement présidé par
Christian de Boissieu. Il publie, chaque semaine une Note de Veille à laquelle La Lettre du
Conseil scientifique d‟Attac -France a fait référence à plusieurs reprises.
La Note 135, de mai 2009 , étudie "Les transferts financiers des migrants".
On n‟est guère étonné par l‟attrait qu‟exercent ces fonds sur les différentes instances
internationales, à commencer par la Banque mondiale. Ce sont en effet, selon les chiffres du
CAS, plus de 300 milliards de dollars, soit toujours d‟après ses propres estimations, trois fois
l‟Aide publique au développement (APD). Ce chiffre de 100 milliards d‟APD est d‟ailleurs
sensiblement surévalué, ne serait -ce que parce qu‟il comporte les annulations de dette qui, on
en conviendra volontiers, peuvent difficilement être considérées comme une "aide".
En revanche ces 300 milliards -le PIB des pays les moins avancés (PMA), soit quelque 800
millions d‟habitants- vont bien, eux, du Nord vers le Sud sans peser, en quoi que ce soit, sur
les budgets du Nord ! Que demander de mieux ? Les surexploités du Nord, c‟est bien d‟eux
dont il s‟agit en effet, venant aider les milliards de pauvres dans le monde !
La note 35 nous le dit tout net "L‟ objectif est de parvenir à mieux bancariser les transferts, à
diminuer leur coût et à les orienter vers des activités profitables au développement des pays
pauvres. C‟est d‟autant plus nécessaire qu‟avec la crise financière, la hausse des transferts
observée ces dernières années pourrait se ralentir et nuire à la croissance des pays en
développement". La Banque mondiale estime que, en raison de la crise, les transferts devraient
baisser de quelque 8% en 2009 ; on imagine que les premières victimes des 50 mi llions de
chômeurs supplémentaires en 2009 seront les travailleurs immigrés. D‟ailleurs le CAS ne
dissimule pas quand il titre "une manne indispensable aux pays du Sud". On croit ainsi pouvoir
se dispenser d‟augmenter l‟APD et plus encore de mettre en œuvr e la seule véritable mesure
qui vaille : instaurer des taxes globales (cf " de la fin des paradis fiscaux aux taxes globales "
JC
Écologie et société
Rapport de l’Agence internationale de l’énergie : "Gadgets et gigawatt"
L‟Agence internationale de l‟énergie (AIE IEA) annonce le 13 mai 2009 la publication (en
anglais) de son étude "Gadgets and gigawatts" .
On y trouvera la présentation et un résumé (en anglais).
Le Journal de l‟environnement publie le 14 mai l‟ar ticle suivant de Victor Roux -Goeken :
CO2 arithm-ethics and geopol-ethics
S‟agissant des émissions de CO 2 , Olivier Ragueneau, biogéochimiste directeur de recherche au
CNRS, reprend, dans une courte étude en anglais, les travaux de son confrère étasunien pour
inclure dans les calculs les 250 dernières années.
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Partant de l‟observation que si l‟humanité entend, pour limiter l‟élévation de température sur la
planète, fixer la concentration de CO 2 dans l‟atmosphère à 560 ppm (1 milligramme par
kilogramme et sachant que ce niveau est considéré comme trop élevé par de nombreux
chercheurs), la "production" annuelle de diox yde de carbone est plafonnée à 720 Gt (720
milliard de tonnes). Si on considère que cette production doit être allouée en fonction du
nombre d‟habitants concernés, la part qui serait disponible pour les pays développés serait de
l‟ordre de 150 Gt.
Olivier Ragueneau calcule alors que les pays riches ont déjà dépassé leur "quota" de 40 Gt.
Aussi, prévient-il, ces pays doivent "racheter" ces 40 Gt et, bien entendu, les 150 Gt auxquels
ils ont droit. Sur la base d‟un prix du carbone de 40 euros en 2006, il montre que le prix à payer
est de quelque 2 800 milliards de dollars dont il note, en reprenant les chiffres du CADTM, qu‟il
s‟agit du montant approximatif de la dette publique du Sud. Bien que ces calculs s‟appuient sur
des prix de marché et ne représentent donc pas ce qu‟il devra être quand le climat sera un bien
public mondial, la not e de O. Ragueneau est intéressante en cela qu‟elle montre combien
l‟arrogance du Nord et ses palinodies à propos de l‟urgence climatique sont loin de la réalité.
Dans le même registre on pourra lire, en français, l‟avis que vient de rendre le Conseil
économique et social intitulé "Les empreintes de développement durable et l‟empreinte
écologique"
Les lecteurs de La Lettre liront avec intérêt que le PIB ne saurait mesurer le bonheur ! Bien
qu‟il soit toujours étonnant de lire combien ce pauvre PIB est chargé d‟ignominie alors qu‟il
n‟est qu‟un simple agrégat monétaire et ne peut renseigner en rien sur, par exemple, la part de
la valeur ajoutée accaparée par les propriétaires du capital et celle qui r evient au travail....,
sauf précisément, pour exprimer un pourcentage de ce PIB. En revanche, on regardera avec
intérêt les développements du rapport à propos de l‟empreinte écologique. JC
Économie
Le partage de la valeur ajoutée
En 1633, après qu‟il eut été condamné par le Saint Office -vous savez l‟institution qui était
dotée d‟un accès direct à la connaissance par révélation, sans qu‟il soit besoin de quelque
démonstration que ce soit- Galileo Galilée aurait dit mezzo voce "Et pourtant, elle tourne " !
Beaucoup d‟économistes, notamment tous ceux du Conseil scientifique d‟Attac -France, ne se
contentent pas de murmurer mais ils crient depuis longtemps que l‟organisation de ce monde,
mise en place par et pour les propriétaires du capital, ne peut que conduire planète et
populations à leur perte.
Chacun des numéros de La Lettre du Conseil scientifique tente de démontrer cette évidence. À
propos du partage de la valeur ajoutée, avec " Le rapport Cotis ou l‟inanité de la règle des trois
tiers", Michel Husson, dans le numéro 25, faisait à nouveau la même démonstration.
Jean-Marie Harribey, économiste du Conseil scientifique, explique à son tour, ce "m ystère". On
lira deux articles de sa part publiés dans Politis et dans L’Humanité du 16 mai 2009. Blaise
Pascal recommandait déjà, dans un dogmatisme ahurissant mais efficace, de se mettre à
genoux pour que la foi vienne. Cette croyance -là ne manque ni de propagandistes ni des
trompettes pour relayer leur voix. JC
Et si les Français avaient raison...
Une fois n‟est pas coutume La Lettre vous propose de trouver qui peut bie n se cacher dernière
les trois petits points du titre ci -dessous et les deux phrases destinées à compliquer un peu ce
jeu :
"Et si les Français avaient raison. Il y a encore quelques mois, le “modèle français” était
moqué, voire méprisé. Trop interventionn iste et trop protecteur. Aujourd‟hui, et pour les mêmes
raisons, le ... lui trouve beaucoup de qualités".
"La planification à long terme des infrastructures publiques constitue le plus bel exemple de ce
qui fonctionne à merveille. L‟inauguration de la prem ière ligne de métro express interurbain de
Londres, le Crossrail, est prévue en 2017, alors que Paris peut se vanter d‟avoir un réseau de
cinq lignes de RER, dont la première a été mise en service à la fin des an nées 1960".
"Tout réglementer, une utile ob session hexagonale [...] Certaines règles paraissent incongrues.
Mais dans le secteur financier, la manie française de légiférer s‟est révélée salutaire en ces
temps de crise".
Pour vous faciliter la tâche, sachez que ces extraits n‟ont pas été rédigés par La Lettre mais
que vous trouverez l‟article et la réponse ici. Sachez aussi que les auteurs séditieux de cet
article sont en désaccord avec le Premier Ministre français qui, commentant les "performances"
de la France meilleures que celles des autres écono mies, déclarait le 15 mai 2009 "Nous avons
pris les bonnes décisions au bon moment", sous -entendu toutes les décisions allant à
l‟encontre de ce que vous lirez dans cet article. JC
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Epargner à long terme et maîtriser les risques financiers
Dans le numéro 1055 de Politis, Thomas Coutrot, économiste membre du Conseil scientifique
d‟Attac-France, classe les économistes qu‟il met sous la rubrique aussi provocatrice que
pertinente de EARL (écon omistes à responsabilité limitée) en trois catégories : les collabos -
ceux qui légitiment les slogans néolibéraux -, les neutres -ceux qui n‟avalisent pas mais ne
s‟opposent pas davantage-, les résistants -ceux qui vont ouvertement à contre -courant-.
On pourra lire une nouvelle livraison du Conseil d‟analyse économique intitulée " Epargner à
long terme et maîtriser les risques financiers ".
La Lettre se gardera de classer les cinq économistes auteurs de ce tte étude dans l‟une des
catégories évoquées ici. Disons simplement qu‟il serait difficile de compter au nombre des
résistants, les auteurs de ces recommandations :
en matière de retraite, mieux tirer parti de la complémentarité entre répartition et
capitalisation ;
en matière de fiscalité, rétablir une plus grande neutralité entre produits plutôt que d‟introduire
des incitations spécifiques supplémentaires ;
mieux prendre en compte les difficultés des ménages avec certaines décisions financières.
On reste toujours pantois de constater que, quels que soient les séismes qui engloutissent les
affirmations qui, malheureusement, structurent toutes nos vies, on rencontre toujours autant de
fidèles prêts à nous vendre ce qui ressemble à ces "indulgences" prônée s par le Droit canon
catholique dont on soupçonne l‟efficacité quelque peu douteuse. JC
Brèves - Parutions
Prévisions de l’OFCE
L‟OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques -le centre de recherche en
économie de Sciences-Po) publie son analyse semestrielle de l‟économie française et de
l‟économie mondiale.
Pour la France, l‟OFCE note « En moyenne annuelle, l‟économie française devrait connaître un
recul de son activité de -2,3% en 2009 et de -0,2% en 2010, après une croissance de +0,7 % en
2008. Le taux de chômage devrait repartir à la hausse et atteindre 9,8% à la fin de 2009, puis
10,7% fin 2010. De so n côté, le déficit public devrait s‟établir respectivement à 6,1 et 7,2% du
PIB en 2009 et 2010 ».
Tandis que pour l‟économie mondiale l‟OFCE est tout aussi pessimiste « Le choc est rude, mais
on pourrait se dire après tout que la purge en cours, d‟autant plus violente qu‟elle serait brève,
est une étape incontournable pour refonder le sentier de croissance sur des bases assainies.
Rien n‟est moins sûr. Les contraintes engendrées par les pertes de richesse et la dégradation
des bilans ne se lèveront pas ins tantanément et, malgré les plans de relance, la cure est partie
pour durer. C‟est ce que suggère l‟expérience japonaise des années 1990 ».
Synthèse des comptes de la nation 2008 par l’INSEE
Synthèse des comptes de la nation 2008 par l‟INSEE
Rapport Cotis
La Lettre 24 se livrait, à partir des éléments connus à cette époque, à une brève analyse du
Rapport Cotis dont on pourra prendre connaissance de la version officielle .
L‟analyse de Michel Husson publiée dans le numéro 24 n‟est en rien modifiée par cette version
définitive du rapport. JC
Panorama de la société 2009 - Indicateurs sociaux de l’OCDE
L‟OCDE publie, en français "Panorama de la société 2009 - Indicateurs sociaux de l‟OCDE".
On peut trouver en ligne la plupart des données.
ETUI (European trade union institute)
Un site à connaître, celui de l‟Institut s yndical européen (ETUI European trade union institute) .
L‟ETUI fournit de nombreux documents et études sur des sujets régulièrement abordés dans La
Lettre.
Le commerce international : libre, équitable et ouvert ?
L‟OCDE publie le 18 mai 2009 "International trade : free, fair and open ?". On pourra accéder
au résumé en français présenté par l‟OCDE " Le commerce international : libre, équitable et
ouvert ?".
Ce n‟est pas, évidemment publication de l‟OCDE oblige, une remise en cause des bienfaits des
échanges mondiaux mais on y trouve quelques données qui peuvent, pour le moins, alimenter
7
des interrogations.
Par exemple on remarque que la part du commerce mondial dans le PIB des pays de l‟OCDE
est d‟à peine 10% (tous les pays les plus riches sont très largement en dessous, à l‟exception
notable de l‟Allemagne) ; en revanche, sa part dans le PIB mondial est supérieure à 50% ce qui
laisse augurer ce qu‟il en est pour les PVD.
L‟étude essaie bien de montrer que c‟est l‟activité humaine qui pèse sur l‟environnement mais
pas les échanges en soi. Cepe ndant, elle est contrainte de noter que "Bien que la libéralisation
des échanges puisse conduire à une utilisation plus efficace des ressources naturelles et à une
meilleure diffusion de technologies moins polluantes, aucun effet bénéfique pour
l‟environnement n‟est automatique."
La publication tente évidemment de montrer que le commerce est bon pour le développement
mais remarque néanmoins que "Les prix des biens les plus ouverts aux échanges
internationaux ont chuté". Qui pâtit de cette chute ? Le rapport est discret à cet égard.
S‟agissant de la crise, l‟OCDE nous explique qu‟il n‟y a aucune corrélation entre celle -ci et le
commerce international mais personne ne se penche sur le "paradoxe" allemand et ses plus de
20% de commerce international. JC
Télétravail en congé-maladie
Cette information transmise par Guillaume Duval était accompagnée de ce commentaire "On vit,
décidément, une époque formidable…"
Télétravail en congé-maladie : Frédéric Lefebvre persiste lefigaro.fr) avec AP 26/05/2009
L‟amendement du porte -parole de l‟UMP permettant aux salariés volontaires de poursuivre leur
activité professionnelle pendant leur arrêt a été rejeté lundi soir en commission à l‟Assemblée.
Mais il le défendra à nouveau mercredi, dans l‟hémicycle.
A moins de deux semaines des élections européennes, c‟est un pavé dans la mare qu‟a lancé le
député des Hauts-de-Seine et porte-parole de l‟UMP Frédéric Lefebvre. Lundi, il a proposé de
« créer un nouveau droit pour les salariés » : celui de travailler pendant la période où ils se
trouvent en arrêt maladie ou en congé maternité.
Cela s‟appliquerait par exemple à « un ingénieur, immobilisé pendant quatre mois parce qu‟il
s‟est cassé la jambe et qui souhaiterait ne pas abandonner son projet », précise le député au
figaro.fr.
« C‟est un nouveau droit pour le salarié, déclenché uniquement à sa demande et si un certificat
médical l‟y autorise », poursuit-il, expliquant que « ce serait une façon de garder le contact
avec l‟entreprise ».
Rejet en commission
L‟amendement déposé en marge d‟une proposition de loi UMP sur le prêt de main -d‟oeuvre
entre entreprises, qui a débuté lundi soir à l‟Assemblée nationale, n‟a que peu de chances
d‟aboutir : il a été rejeté lundi soir en commission des Affaires sociales, y compris par des
députés de la majorité. Ce rejet laisse présager d‟un vote similaire lors de l‟examen de cet
amendement dans l‟hémicycle, probablement mercredi.
« Quand on fait des propositions innovantes (...) je c omprends que ça pose des questions », a
réagi Frédéric Lefebvre mardi sur RTL, rappelant que « la France est en retard sur le
télétravail », qui est « deux fois moins développé que dans la moyenne de l‟Europe ».
De son côté, le porte-parole du PS, Benoît H amon, a qualifié mardi de « parfaitement immoral
et indécent » le projet d‟amendement. « C‟est une nouvelle provocation insupportable », a-t-il
estimé, ajoutant : « Monsieur Lefebvre, manifestement, n‟est pas que le porte -parole de l‟UMP
mais du Medef et d es intérêts d‟un certain nombre de grandes entreprises ». Avec cet
amendement, « sous couvert du volontariat », c‟est au « démantèlement des garanties
collectives auquel on assiste », selon lui. « C‟est tout simplement hallucinant ! Les principes
ainsi bafoués remontent à la fin du XIXe siècle », a réagi le député socialiste Alain Vidalies.
« Bien entendu, c‟est toujours à l‟abri du volontariat du salarié que vous avancez ces
régressions majeures. Les salariés doivent être volontaires pour travailler le dim anche,
volontaires pour le prêt de main -d‟oeuvre et maintenant volontaires pour continuer à travailler
même s‟ils sont malades », a-t-il ajouté.
Le Secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand , a apporté, le mardi 26 mai 2009, son
soutien à cet amendement. Il est, néanmoins intéressant de lire dans les commentaires des
lecteurs du Figaro, celui-ci « Et pendant les congés-payés ? »
Enquête sur la fraude en entreprise
Une enquête de Ernst & Young intitulée "Enquête sur la fraude en entreprise ". On remarquera
qu‟il s‟agit de la fraude EN entreprises et non DANS les entreprises ! On notera aussi que 54 %
des personnes interrogées en France, estiment que "le plus gros risque de fraude se situe au
niveau des cadres dirigeants". JC
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Toutes les lettres du Conseil scientifique
4. Rapport Stiglitz et Conférence des Nations unies sur la crise économique et
financière - Quelles véritables propositions de sortie de crise ?
Débat à l'initiative d'Attac le 15 juin 2009 16h30 – 18h45 Mairie du 2e arr. 8, rue de la Banque 75002 Paris
La "Conférence au sommet des Nations Unies sur la crise économique et financière mondiale et sur son impact
sur le développement" doit se tenir du 24 au 26 juin à New York. Volontairement moins médiatisée que le G20,
elle a déjà été repoussée sous la pression notamment des pays européens qui minimisent les enjeux de cette
conférence et tentent même d'organiser son boycott par les Etats membres du G20.
Ces enjeux sont pourtant cruciaux pour l'architecture économique et financière globale. Les conclusions du
rapport de la "Commission pour la Réforme du système financier et monétaire international" ou "Commission
Stiglitz" y seront étudiées avant d'être présentées au cours de l'Assemblée Générale des Nations Unies prévue
en septembre prochain.
G20 ? ONU ? Rapport Stiglitz ?
À l'occasion de la visite de François Houtart à Paris, Attac France ouvre le débat pour élucider les enjeux et
lancer les mobilisations des mois à venir.
Interviendront :
Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribey, Co-présidents d'Attac France.
François Houtart, Représentant personnel du président de l‟Assemblée générale des Nations unies auprès de
la "Commission Stiglitz".
Gustave Massiah, Ancien Président du CRID - a introduit le débat stratégique au Conseil International du FSM
de Belém.
5. AlterVillage 2009, à Rennes
Nous vous invitons à participer à la seconde édition de l‟AlterVillage qui se déroulera à Rennes, sur le site de
l'Elaboratoire, du mardi 11 au lundi 17 août.
Pour tout contact ou demande d‟informations complémentaires : altervillage@attac.org
PROGRAMME DE L'ALTERVILLAGE
=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10047 (le programme sera définitivement communiqué d'ici la mi-
juin)
RENSEIGNEMENTS PRATIQUES
=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10052
FICHE D'INSCRIPTION
=> http://www.france.attac.org/spip.php?article10045 (nécessaire à remplir pour notamment permettre
l'approvisionnement en nourriture)
QU' EST-CE QUE L' ALTERVILLAGE ?
L‟AlterVillage est un village alternatif organisé par Attac France sur les formes d„actions et les pratiques
militantes.
Des militants de différentes organisations seront présents et échangeront leurs expériences et réflexions
pendant quatre jours (les jeudi 13, vendredi 14, samedi 15 & dimanche 16 août), à travers des ateliers, des
débats, des entraînements à des techniques militantes, etc.
Deux types d‟ateliers sont prévus :
i) les uns, placés le matin, seront des moments d'échanges autour d'une expérience ou d'un savoir-faire donné
ii) les seconds, placés l'après-midi, seront l'occasion de mettre en pratique certaines techniques militantes
L‟AlterVillage est aussi l‟occasion de mettre en adéquation nos idées et nos modes de vie, à partir des principes
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de non-violence, d‟autogestion, d‟écogestion, du refus de tout comportement discriminatoire, etc.
L‟AlterVillage est un espace temporaire où s‟organise une vie collective ; dès les mardi 11 et mercredi 12 avec
l'installation du Village et jusqu'au lundi 17 avec le nettoyage du site, on y fait l‟apprentissage du vivre ensemble
et de la prise de responsabilités collectives. C‟est mettre ses idées en pratique : si « un autre monde est
possible », ce camp autogéré propose de le vivre concrètement.
POURQUOI ?
Attac se définit comme une association d‟éducation populaire tournée vers l‟action.
Notre travail d‟information et de décryptage des politiques néo-libérales est reconnu comme étant de qualité.
Nous avons en revanche plus de difficultés à rendre accessibles nos analyses et à articuler cette dimension d‟«
éducation populaire » avec des formes d‟action originales permettant de les diffuser au plus grand nombre.
Une réflexion a commencé à émerger sur la thématique des formes d‟actions militantes non violentes. Le
premier AlterVillage tenu l'an dernier aux environs de Toulouse les jours précédents l'Université d'été a été
l'occasion de prolonger ces premières réflexions et de poser les bases d'une nouvelle dynamique au sein de
notre association.
L‟objectif de l„AlterVillage est double :
- d'un côté, il s'agit de nous donner un temps de réflexion et de regard critique sur les manières de mener des
actions en rapport avec les analyses altermondialistes ;
- de l'autre, il s'agit de se former à des techniques militantes, simples, mais nécessaires pour gagner en
efficacité.
6. Changement de Délégué général d‟ATTAC - France
Chères amies, chers amis,
Le 31 juillet, pouvant faire valoir mes droits à la retraite, je quitterai Attac après presque neuf années,
aussi passionnantes que captivantes, passées auprès de vous toutes et tous.
Je saisis cette occasion pour vous remercier de l'amitié et de la confiance que vous m'avez toujours
témoignées, y compris lors d'une période désolante de l'histoire d'Attac. J'espère devenir un bénévole à
la hauteur de la majorité d'entre vous.
C'est avec plaisir que je vous informe que je serai remplacé dans mes fonctions de délégué général par
Amélie Canonne, qu'Attac a eu la chance de recruter, à mi-temps en juin et juillet pour une passation
de relais, et à temps plein après.
Université d'été, CNCL seront de bonnes occasions, pour celles et ceux d'entre vous qui ne l'auraient
pas croisée, de faire sa connaissance.
En effet, Amélie, chargée de projets et administratrice de l'Association internationale de techniciens,
experts, chercheurs (AITEC, membre fondateur d'Attac) et coordonnatrice du réseau européen Seattle
to Brussels (S2B) dont Attac est membre, a oeuvré régulièrement à nos côtés.
Convaincu qu'elle apportera par ses talents et sa personnalité un air vivifiant à Attac, je lui adresse mes
voeux de pleine réussite.
Jean-Louis
Amélie Canonne Amelie.canonne@attac.org 01 41 58 17 41 - 06 24 40 07 06
Jean-Louis Sounes Délégué Général d'Attac France jean-louis@attac.org
Attac, 66-72, Marceau - 93100 Montreuil-sous-Bois Tél. : 01 41 58 17 41 - Fax : 01 43 63 84 62
7. Évolution du site national : france.attac.org
Bonjour,
Découvrez les derniers changements en Une du site http://www.france.attac.org/ :
- l'annonce du débat Attac du 15 juin :"Rapport Stiglitz, Conférence des Nations Unies - Quelles véritables
10
propositions de sorties de crise ?"
- la présentation des derniers ouvrages signés Attac
- l'accès au nouveau compte Attac sur Dailymotion
- les dernières infos en direct avec Twitter
Wilfried Maurin
Crise, mondialisation libérale
1. Échange sur la création monétaire
S'il est vrai que tous les spécialistes savent que la création monétaire se fait par le biais du crédit, le grand
public (dont je faisais partie jusqu'à une période récente) l'ignore complètement.
Les conséquences en sont immenses.
Nous assistons à une double escroquerie :
- spoliation de type crapuleux : détournement de richesses (1300 milliards ?)
- confiscation politique : l'émission monétaire est un pouvoir ( aucun roi de France sous l'ancien régime n'y
aurait renoncé)
Beaucoup de gens croient que c'est le dépôt qui permet le crédit. Le grand public se laisse culpabiliser par la
dette publique. Tout cela par ignorance ou méconnaissance.
Quand l'ignorance populaire ou des croyances infondées aboutissent de fait à l'asservissement collectif il me
semble qu'un mouvement d'éducation populaire comme ATTAC est complètement dans son rôle en éclairant
les esprits.
Je trouve que les travaux cités par JM Harribey sont très intéressants mais ils mériteraient d'être assortis d'une
vulgarisation à destination du grand public.
Je crois qu'avec l'accélération de la crise du système, il ne suffit plus de "désarmer les marchés", ou "taxer les
transactions" il convient de poser le problème en termes de pouvoir, pouvoir monétaire en l'occurrence.
Certains partis politiques ou syndicats souhaitent la création d'un pôle financier public.
C'est bien mais ce pôle financier public n'est qu'un instrument.
Il faut poser la question en termes politiques en exigeant la restauration démocratique sur l'émission monétaire.
Christian Causse, ATTAC Lozère
Dans un récent document, Jean-Marie Harribey apporte son éclairage à quelques documents qui circulent, au
sein et en dehors d'Attac, à propos de la production monétaire. Merci à lui d'avoir fait l'effort de reprendre point
par point tout ce qu'il considère comme erroné dans les documents en question.
Peut être, néanmoins, faut-il, en plus, s'interroger sur le succès de textes si médiocres selon son analyse.. et de
bien d'autres économistes ?
Une raison, celle donnée par exemple par Frédéric Lordon, dans une de ses chroniques du Monde
Diplomatique, tiendrait à l'"amateurisme" des auteurs de ces textes.
L'argument est recevable et peut expliquer les nombreuses erreurs. Mais explique-t-il le succès ? N'est ce pas
plutôt la forme qui est responsable de cet engouement ?
Que ce soit le DVD "L'argent et la dette", le livre "La dette publique : une affaire rentable, À qui profite le
système ?"
/ou le document d'/ATTAC 78, /tous partent d'une volonté disons...pédagogique, cherchant à intéresser les
lecteurs en faisant le lien entre l'analyse de fond: le processus de création monétaire, et ses conséquences
pratiques : l'endettement public, la crise financière, le pouvoir des banques etc...
Plutôt que de pédagogie, certains parleront de sensationnalisme, de conspirationisme, voire de populisme,
selon leur degré d'adhésion aux thèses défendues...
Certes, mais la plupart des productions d'Attac ne risquent pas d'être ainsi maltraitées, tant elles sont rédigées
de façon si peu accessible au grand public !
Pour illustrer mon propos : JM Harribey rappelle, mais d'autres l'ont fait avant lui, que si la création monétaire
repose pour l'essentiel sur les banques privées par l'intermédiaire du crédit, c'est une connaissance élémentaire
de l'économie. Il a raison de dire qu'il n'y a aucune conspiration derrière cela. Pour autant, est-ce que la
majorité de nos concitoyens le sait ? Et est-ce important qu'ils ne le sachent pas ? Je ne pense pas m'avancer
beaucoup en estimant que 99% de nos concitoyens sont persuadés de deux choses :
-1- que la seule façon de produire de la monnaie, c'est la planche à billet et
-2- que les banques ne nous prêtent que l'argent des dépôts.
11
Est-il important que nos compatriotes commettent de telles erreurs ? Je suis persuadé que oui car cette erreur
n'est pas neutre et est consciencieusement entretenue par tous ceux qui ont intérêt à ce que cette confusion
perdure : financiers d'abord, hommes politiques ensuite qui raisonnent tous comme si la monnaie était une
marchandise comme les autres, produite uniquement dans ces sortes de mines que seraient l'imprimerie des
banques centrales et que l'on peut louer dans les banques comme une perceuse chez Kiloutou.
Cette méconnaissance populaire entretenue vise à justifier la nécessité de tous les plans d'économie ( il n'y a
plus d'argent), les privatisations ( il n'y a plus d'argent public à dépenser) les bénéfices des banques et la
spéculation ( l'argent travaille, disent-ils).
Il me semble donc indispensable qu'Attac adapte son vocabulaire pour que les notions élémentaires
d'économie pénètrent le grand public...
J.M Haribey cite nombre de publications qui sont censées le faire. Comme elles circulent beaucoup moins sur
Internet que les documents qu'il critique, c'est qu'il reste beaucoup à faire, au moins au niveau de la forme.
Cela dit, je pense que JM Harribey commet une méprise dans une partie de son analyse. Je cite le passage,
qu'il souligne lui même comme important :
… sans doute le point le plus important et l'erreur la plus importante : l'incompréhension que la création
monétaire est une anticipation par le système bancaire de l'acte productif qui suivra le crédit ; si cet acte
productif (c'est-à-dire le travail) est validé par la vente des marchandises, l'entreprise réalise monétairement la
plus-value produite par le travail, dont les intérêts sont une partie …
L'erreur précédente en entraîne une autre : la citation de Bernard Maris (qui aurait mieux fait de se relire avant
d'écrire) "On peut créer de la monnaie à l'infini" (p. 53). Non, la limite est donnée par le système productif et la
monnaie n'est pas extensible à l'infini car elle ne vaudrait rien. C'est d'ailleurs ce que dit Maris trois lignes avant,
sans qu'il s'aperçoive de la contradiction.
A mon avis de béotien, Il y a méprise sur les mots. Jean-Marie a raison de rappeler que seul le travail est
créateur de richesse,.Mais, pour autant, ne peut-il pas y avoir création monétaire _provisoire_ sans
contrepartie productive ? Il me semble que oui, même si c'est quelque peu pathologique.
A mon avis de toujours tout autant béotien, cela peut se faire de deux façons : soit par l'inflation -et là ce
n'est plus provisoire-, soit par bulle financière. Dans le premier cas la création monétaire est plus importante
que la croissance économique et comme cet argent sert à acheter un total constant de marchandise, il perd
de la valeur.. jusqu'à la caricature de l'hyper inflation du genre de celle de l'Allemagne des années 20. Le
second cas me semble le seul moyen d'expliquer comment, depuis une quinzaine d'années, la croissance
monétaire dans notre pays est de l'ordre de 10% quand PNB + inflation n'augmentent le besoin de monnaie
que de 6% au mieux. Ou vont les 4% excédentaires annuels ? D'où viennent-ils ? Fondamentalement de
l'augmentation des crédits... mais si ces crédits servaient à acheter des biens réellement produits, cela
devrait se traduire par une hausse équivalente du PNB. Ce n'est pas le cas et il me semble que cela ne peut
s'expliquer que par l'attribution de crédits visant à acheter des produits financiers, des actions, brefs des
biens capables, en quelque sorte de se multiplier sans intervention du travail humain... ou si peu.
Quand les actions d'une entreprise sont multipliées par 10 et qu'elles sont négociées, la nécessité des
échanges exige que l'argent pour les acheter soit créé. Il y a bien, dans ce cas, création monétaire sans acte
productif en contre partie. Certes c'est provisoire car si tous les détenteurs d'action ou de produits financiers
exigeaient de récupérer leur argent et le transformaient en marchandises, la balance serait rétablie et Jean-
Marie aurait à nouveau raison...Mais il a provisoirement tort !
Le processus est probablement en marche avec la crise actuelle et, au final il me semble qu'il n'y a que deux
façons de rétablir l'équilibre : soit la destruction de monnaie : certaines dettes ne valent plus rien, merci M.
Madof, merci les "créances toxiques", soit l'inflation redémarre.
Il me semble que le système financier a fait la preuve qu'il n'avait jamais lu JM Harribey ... ni les manuels
élémentaires d'économie. Ou, du moins fait-il semblant. Il tente de nous persuader, qu'il peut créer de
l'argent sans contre partie productive. Compte tenu de la dimension prise par la crise et l'importance de la
création monétaire des banques privées, création sans contrepartie productive pour une bonne part, il me
semble intéressant de l'expliquer à nos concitoyens, en s'appuyant sur les arguments de JM Harribey et de
la plupart des économistes, non pas pour nier l'existence du phénomène, mais pour montrer son caractère
provisoire et franchement... casse-gueule car cet argent créé artificiellement dans la poche de certains
fondra demain dans la poche de ceux qui auront cru au mirage monétaire... ou dans toutes les poches si
c'est la voie inflationniste qui l'emporte.
A quelques mois de la nouvelle AG , je suis persuadé que la seule façon de relancer la machine ATTAC est
de développer la communication populaire autour de ces fondamentaux. Expliquer en termes simples les
mécanismes monétaires, en dégager des mots d'ordre comme le retour de la création monétaire au secteur
public me semble un des piliers de cette ré-orientation.
Je ne suis pas sûr que mes réflexions soient assez claires pour cela, mais le travail collectif devrait y
parvenir si la volonté politique y est.
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Jean-Pierre Gaillet
2. Secret bancaire : La Suisse résiste
Journal « Le Temps »
Double imposition: les exigences suisses, par Philippe Jacquemoud*
«Faire des concessions? Oui, c‟est un point de vue – mais sur un cimetière», disait Guitry.
Suite aux pressions, ou plutôt menaces, pour être plus précis, exercées par l‟OCDE sur la Suisse, le Conseil
fédéral a annoncé des concessions sur le secret bancaire sans choisir son moment, car il est bien connu que la
faiblesse ne permet pas de choisir l‟heure de la capitulation. Le Conseil fédéral a déclaré son intention de
laisser tomber la distinction entre fraude fiscale et évasion fiscale dans le cadre de l‟entraide fiscale
internationale. Cet enterrement a pour but de conformer la Suisse avec le modèle d‟entraide fiscale
internationale établi par l‟OCDE. L‟outil juridique pour atteindre ce but s‟appelle en jargon légal: convention de
double imposition. Ces conventions donnent entre autres le droit aux autorités fiscales étrangères de demander
aux autorités fiscales suisses des informations confidentielles sur une personne soupçonnée d‟avoir fraudé le
fisc. La Suisse est précisément en train de renégocier ces conventions pour refléter l‟abandon de la distinction
entre fraude et évasion fiscale. Au 1er juin 2009, le Conseil fédéral avait déjà signé deux telles conventions
avec le Danemark et le Luxembourg. Il est maintenant important que la Suisse négocie effectivement sa
reddition: plier, mais ne pas se courber. Cette contribution n‟a pas pour but d‟analyser toutes les contreparties
que la Suisse devrait exiger des pays étrangers, mais tente d‟en présenter deux, qui sont à nos yeux
fondamentales. La première, qui va de soi pour les négociateurs suisses et qui a certainement été acceptée par
les deux pays, est liée aux informations que le pays étranger devrait fournir afin que sa requête d‟entraide soit
accordée. La deuxième, qui ne figure probablement pas dans les deux conventions déjà signées à ce jour,
concerne la manière dont le pays étranger a obtenu ces informations.
Tout d‟abord, la Suisse devrait exiger de l‟autorité étrangère qu‟elle lui fournisse des informations détaillées sur
le délit fiscal que l‟auteur est soupçonné d‟avoir commis. La demande de l‟état étranger décrirait le
comportement en question, le nom de l‟auteur, ainsi que les documents sur lesquels l‟état fonde ses suspicions.
Si l‟autorité étrangère cherche à faire lever le secret bancaire protégeant l‟auteur du supposé délit fiscal, le nom
de la banque suisse devrait également être indiqué dans la requête. Cette exigence de précision vise à
empêcher la pêche aux informations par des autorités fiscales étrangères. Autrement, toute autorité fiscale
étrangère pourrait demander des informations confidentielles aux autorités fiscales suisses sur la base de
soupçons infondés. Une telle démarche constituerait une violation de la sphère privée des personnes ayant un
compte bancaire en Suisse. Il est intéressant de noter que les autorités suisses n‟ont elles-mêmes pas le droit
de partir à la pêche aux informations contre ses propres résidents. Ensuite, la Suisse devrait négocier la
manière dont l‟état étranger peut récolter les moyens de preuve. La Suisse devrait exiger que les moyens de
preuve nommés ou non dans la requête et fondant le soupçon des autorités fiscales étrangères n‟aient pas été
obtenus de façon contraire au droit suisse. Si la Suisse apprenait de manière avérée que les soupçons de l‟Etat
étranger ont été ou avaient été rendus possibles grâce à des preuves provenant d‟un crime ou délit selon le
droit suisse, elle aurait d‟une part le droit de refuser l‟entraide fiscale dans le cas précis, et d‟autre part de la
refuser dans le futur, si la Suisse devait apprendre, après coup, que l‟Etat requérant a obtenu illicitement les
moyens de preuve. Une telle règle permettrait d‟éviter que des Etats étrangers encouragent des personnes à
commettre des infractions pour récolter des preuves. Nous pensons bien évidemment aux cas d‟espionnage et
au cas de Heinrich Kieber, l‟employé de banque liechtensteinois qui avait volé des documents à sa banque pour
les vendre au gouvernement allemand. De tels procédés sont contraires à tous les systèmes juridiques d‟Etats
démocratiques. Il est temps de sanctionner ces pratiques dans l‟entraide fiscale internationale. Le système de
procédure pénale américain est à ce propos de bon conseil: le fruit provenant de l‟arbre pourri est également
considéré comme pourri. La règle a pour but que les autorités de répression n‟abusent pas de leur pouvoir.
C‟est le même but que nous visons par l‟interdiction faite au pays requérant d‟acquérir et d‟utiliser des moyens
de preuve illégalement obtenus. De plus, seul un tel principe permet de sauvegarder la confiance entre les pays
nécessaire au bon fonctionnement des conventions bilatérales.
Nous pensons que les Suisses pourront probablement convaincre plus facilement les Etats-Unis que les pays
européens de l‟équité du deuxième principe. Néanmoins, la Suisse doit s‟efforcer de faire reconnaître l‟utilité
d‟un tel comportement à tous les pays, car d‟une part le bon fonctionnement des conventions en dépend, et
d‟autre part c‟est le seul moyen de décourager la violation du secret bancaire sur le territoire suisse. Concernant
la première contrepartie, elle a très certainement été obtenue par le Conseil fédéral lors de la conclusion des
deux conventions mentionnées plus haut, mais nous ne pouvons en être certains, car le texte des conventions
n‟a pas été divulgué. Si des pays devaient avoir des réticences quant à la pertinence d‟un tel système, le bon
fonctionnement de l‟entraide en matière boursière devrait les convaincre de son bien-fondé, car elle connaît une
interdiction similaire à celle que nous proposons sans pour autant avoir mis en péril son efficacité.
La Suisse a donc capitulé sur la distinction entre évasion et fraude fiscale, mais l‟architecture du nouveau
système d‟entraide n‟est pas encore arrêtée. Tout dépendra du résultat des négociations en cours. La «task
force» chargée de la mettre en branle est tout à fait au courant des défis auxquels la Suisse est confrontée et
13
nous sommes confiants dans son aptitude à défendre nos intérêts lors de ce long processus. Il est toutefois
important qu‟elle ne perde pas de vue les incitations qui seront créées ou abolies par ces nouvelles
conventions. Le diable se trouve dans le détail, mais le détail peut vite faire perdre la vue d‟ensemble. Cette
petite contribution est là pour ne pas oublier qu‟il y a une forêt derrière l‟arbre.
3. Opération très réussie de « Sauvons les riches ! »
Sauvons les riches arraisonne le yacht Lagardère !
Vendredi 5 juin 2009 à 20h30, le collectif « Sauvons les riches » a mis un flamboyant point final à sa campagne
européenne. Forts de nos relais embusqués au cœur même de l‟oligarchie, nous avons déniché une réserve
naturelle de riches à l‟état presque sauvage, protégés du monde extérieur par leur barrière d‟argent. Le PDG de
la branche médias du marchand d‟armes Lagardère (Paris Match, Europe 1, Elle, JDD…), Didier Quillot, avait
en effet eu la bonne idée de fêter son anniversaire à bord d‟un yacht amarré quai Henri IV, et d‟y inviter toute la
jet-set politico-médiatico-business la plus ringardos de Paris.
A quelques centaines de mètres de là, Yann-Arthus Bertrand projetait en bas de la Tour-Eiffel Home son film-
manifeste en hommage à notre maison-mère, la Terre. 24 heures plus tôt, les salariés de Didier Quillot avaient
voté la grève pour lundi, en protestation contre les suppressions d‟emplois annoncées. Le PDG demande à ses
employés de faire des sacrifices, et arbore en grande pompe son train de vie le plus clinquant. D‟après notre
enquête, la location du bateau « L‟Excellence » a coûté au bas mot 30 000 euros la soirée ! Et je sens que le
thème de la soirée va beaucoup plaire aux syndicalistes de Lagardère : « La croisière s‟amuse » (sic) !
Déguisés en pirates, les sauveurs de riches se sont donc postés à l‟entrée du ponton pour intercepter les
riches, au son de la BO de la Croisière s‟amuse, et leur demander de signer notre pétition de soutien à la
proposition d‟Europe-Ecologie : limiter les revenus supérieurs à 40 000 euros par mois. Nous fûmes servis !
Une avalanche de « Boat-people » a déferlé sur le collectif qui ne savait presque plus où donner de la tête, au
beau milieu d‟un ballet de grosses voitures aux vitres teintées. Mais tous sont passés sous nos fourches
caudines… Nous avons arraisonné le bateau, mais avons-nous pour autant réussi à ramener ses occupants à
la raison ?
Au moment de notre arrivée, le télégénique philosophe Michel Field devisait déjà une coupe à la main sur le
bateau. Il était rejoint dès 20h40 par un contestataire bien connu, Bruno Gaccio, fondateur des Guignols de
l‟info. 20h48 : premier gros poisson : Jean-Marie Messier, alias J6M, jadis étrillé par le précédent convive, avec
qui il allait trinquer sans remords. Il a signé notre pétition et en a même rempli les trois entrées. Nom : « JMM ».
Prénom : « MMM ». Salaire : « 1 euro symbolique ». Bref, du menu fretin, du maître du monde sur le retour
venu gratter un petit four pas cher.
A peine le temps de respirer qu‟arrive une nouvelle tête connu : Chouchou ! Mais oui Chouchou : pas Gad
Elmaleh, Xavier Bertrand ! Pour la dernière soirée de campagne, le secrétaire général du parti présidentiel n‟a
rien de plus urgent à faire que de festoyer au milieu de ses amis millionnaires. Incroyable, mais tristement vrai.
« Pas trop dur cette fin de campagne, chouchou ? » Un sourire, mais pas de réponse, et encore moins de
signature !
On respire un peu avec l‟arrivée de l‟intelligentsia lagardérienne dignement représentée par Faustine Bollaert et
Jean-Marc Morandini, qui refusent eux aussi la pétition. L‟inimitable Jean-Luc Reichman, animateur de Attention
à la marche, ne nous jette pas un regard non plus. Thierry Ardissson, grassement payé pour conseiller Didier
Quillot, nous jette un regard, mais avec des yeux un peu vides. La densité en jet-setters de luxe augmente
encore un peu avec l‟entrée en piste de patrons des médias comme l‟ex-PDG de Canal Plus Xavier Couture ou
Alexandre Bompard, PDG de Radio Sarko d‟Europe 1. En parlant de Sarkozy, voilà la silhouette de Jean-Pierre
Elkabbach. Haie d‟honneur pour le roi des courtisans. Spécial hommage à l‟inoubliable commentateur du
couronnement de « l‟empereur » Bokassa en 1977. C‟est vraiment une grande soirée pour la presse libre.
L‟ambiance redécolle avec l‟arrivée de Dove Attia, juré de la Nouvelle Star puis de Pascal Nègre,
manifestement un peu éméché, qui prétend être tout à fait en accord avec notre pétition, car lui « ne gagne pas
beaucoup d‟argent ». Ben tiens, PDG d‟Universal Music, c‟est sûr que c‟est juste un job d‟appoint ! Très en
verve, il revient exprès du yacht pour nous expliquer que Bernard Lavilliers aussi se méfiait de la taxation des
riches, parce que ça pouvait arriver à n‟importe qui. Ah ah, ça ne fait rire personne mais je crois qu‟il n‟est plus
en état de s‟en rendre compte. Le publicitaire Stéphane Fouks est aussi de la partie, à qui nous rappelons que
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nous avons déjà « sauvé » son collègue Jacques Séguéla, avec qui il partage une grande amitié envers
le dictateur camerounais Paul Biya.
Mais le clou du spectacle de cette caricature de soirée VIP arrive vers 21h30. Une énorme Mercedes à
chauffeur progresse jusqu‟au port. Derrière les vitres noires, on reconnaît bien sûr Arielle Dombasle et BHL.
Tout le monde à genou devant les princes des nuits parisiennes. Etrangement, BHL est avenant sans tarte
meringuée sur le visage. Il mérite amplement le prix « Jean Sarkozy » de la bonne figure, puisqu‟il connaissait
déjà très bien Sauvons les riches et désire ardemment en parler plus longuement avec nous. Rendez-vous est
pris pour convaincre le richissime philosophe nu sous sa veste. Une grande victoire. Arielle Dombasle, elle,
semble atterrir de Saturne (au moins). Haie d‟honneur pour les Sartre et Beauvoir de notre siècle ! Ils ont bien
mérité de l‟oligarchie.
Au moment du départ du yacht, notre troupe chante « Joyeux anniversaire » au mégaphone, en ajoutant : « Ca
va, c‟est pas trop dur la crise pour vous ? » et autres « Bon courage pour la grève de lundi ! ». Petite crispation
à bord du bateau qui s‟éloigne.
Bilan de ce “Grenelle du Yacht” improvisé : « Sauvons les riches » a rappelé que les différents segments des
élites se serrent toujours aussi bien les coudes : armes, UMP, télévision et méga-bilan-carbone font toujours
bon ménage. À 48 heures d‟une élection capitale, cette confirmation n‟est pas inutile !
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4. Résultats des européennes dans les villes connaissant des conflits sociaux
Echirolles (38, Caterpillar): http://elections.interieur.gouv.fr/05/082/038/038151.html
Participation : 36,07% (national : 40,65%)
Blanc ou Nuls : 1,96% (national : 4,34%)
Verts 20,12%
PS 19,52%
UMP 16,97%
Front de gauche 14,11%
FN 7,05%
Modem 7,01%
NPA 5,36%
Clairoix (60, Continental): http://elections.interieur.gouv.fr/01/022/060/060156.html
Participation : 45,14% Blanc ou Nuls : 7,68%
UMP 24,96%
Verts 15,33%
15
FN 14,19%
PS 12,07%
Modem 8,32%
Front de gauche 6,04%
NPA 4,73%
Villemur-sur-Tarn (31,Molex): http://elections.interieur.gouv.fr/04/073/031/031584.html
Participation : 42,33% Blanc ou Nuls : 5.43%
UMP 30,40%
PS 18,13%
Verts 12,27%
FN 7,57%
Front de gauche 7,08%
Modem 6,78%
NPA 6,41%
Amiens (80, GoodYear): http://elections.interieur.gouv.fr/01/022/080/080021.html
Participation : 36,25% Blanc ou nuls : 3,27%
UMP 22,23%
PS 17,67%
Verts 16,19%
Modem 10,80%
FN 7,84%
Front de gauche 7,05%
NPA 6,91%
Sandouville (usine Renault) : http://elections.interieur.gouv.fr/01/023/076/076660.html
Participation : 45,77% Blanc ou Nuls : 4,98%
CPNT 20,97%
UMP 15,36%
PS 11,99%
Verts 10,11%
Modem 9,74%
NPA 7,49%
Front de gauche 7,49%
5. ALTER – EU critique le registre des lobbies auprès de la Commission
Un an après : un rapport dévoile les diverses lacunes et possibilités de contournement du
registre des lobbies mis en place par la Commission Européenne.
L‟étude d‟ALTER-EU révèle un très faible taux de conformité et des données douteuses.
Bruxelles, le 4 juin 2009 – Alors que la Commission Européenne s‟apprête à évaluer son registre facultatif des
lobbies un an après son lancement, l‟Alliance pour la transparence et la réglementation des activités de
lobbying (ALTER-EU) a publié un rapport détaillé mettant en lumière les failles du registre et mettant en avant
des propositions concrètes pour son amélioration.
L‟étude révèle qu‟à peine 23% des organisations de lobbying bruxelloises se sont enregistrées. De plus,
beaucoup de renseignements donnés sont insuffisants ou sujets à questionnement.[1] Les think-tanks et les
cabinets d‟avocats boycottent le registre tandis que les lobbies des grandes entreprises sont très peu
représentés.
Cela montre que l‟approche facultative voulue par la Commission est inadéquate. “Au bout d’un an, le registre
facultatif européen est toujours snobé par une grande majorité des lobbyistes bruxellois. L’approche non
contraignante de la Commission ne fonctionne pas et la plupart des lobbyistes ne vont pas dévoiler
volontairement des informations significatives,” dit Jorgo Riss, directeur du bureau européen de Greenpeace.
Selon le rapport d‟ALTER-EU, la pauvreté des informations financières demandées permet aux lobbyistes de
déguiser l‟ampleur de leur activité réelle, rendant impossible de savoir qui dépense le plus pour son lobbying et
quelles politiques il tente d‟influencer.[2] Le manque de lignes directrices claires signifie également que le
registre est de plus en plus encombré par des associations qui ne jouent aucun rôle dans le lobbying auprès
des institutions bruxelloises.[3]
“Dans sa forme actuelle, le registre est incapable de fournir les réponses les plus basiques en termes de
transparence. Le registre ne nous apprend rien sur le nombre de lobbyistes opérants à Bruxelles, qui ils sont,
16
ce qu’ils dépensent et ce pour quoi ils font pression,” dit Olivier Hoedeman, coordinateur de recherche pour
Corporate Europe Observatory (CEO).
ALTER-EU demande à la Commission de:
- Remplacer le registre facultatif par un registre obligatoire à l‟horizon 2010;
- Fermer les échappatoires sur les informations financières et définir clairement le lobbying;
- Punir la non-conformité et la communication d‟informations trompeuses;
- Mettre fin aux exemptions concernant des domaines tels que la politique de concurrence.
Rapport, en anglais : www.alter-eu.org/en/publications/commissions-lobby-registerone-year-success-or-failure
Notes:
[1] Le Parlement Européen estime à 2600 le nombre d‟organisations faisant du lobbying à Bruxelles (chiffre de 2000). La Commission a
évalué à plusieurs occasions le nombre total de lobbyistes. Elle l‟estime à 15000. Actuellement, le registre de la Commission ne rend pas
compte des ressources humaines des organisations faisant du lobbying.
L‟Alliance pour la transparence et la réglementation des activités de lobbying est une coalition de plus de 160 groupes de la société civile,
syndicats, universités soucieux de l‟influence croissante des lobbyistes sur l‟agenda politique européen. Le résultat est de repousser,
affaiblir ou même parfois bloquer des réformes sociales, environnementales et de protection des consommateurs. www.alter-eu.org
[2] Le European Chemical Industry Council (Cefic), le lobby de l‟industrie à Bruxelles, déclare que seulement 0,1% de son chiffre d‟affaire
est consacré à des activités de lobbying (moins de 50,000€ de 37.9 millions). Les agences de conseil Hill&Knowlton et Burson-Marsteller
déclarent chacun de leurs clients comme représentant moins de 10% de leur chiffre d‟affaire. En d‟autres termes, l‟éventail est on ne peut
plus vague : de 0 € à 690.000 € et 810.000 € respectivement.
.[3] Les exemples vont de la "German Erotic Trade Association», qui estime ses coûts de lobbying à 10€, à la Surfrider Foundation en
Europe », avec un budget “lobby” de 0€.
Contacts:
Jorgo Riss – Director, Greenpeace European Unit: +32 (0)2 274 1907, jorgo.riss@greenpeace.org
Olivier Hoedeman – Research coordinator, Corporate Europe Observatory: +32 (0)474 48 65 45 (mobile), olivier@corporateeurope.org
Gildas Jossec, Chargé de mission Alter EU – Aitec – 01 43 71 22 22, gildas.aitec@reseau-ipam.org
6. « Encadrons la responsabilité des multinationales ! » (lien)
C‟est une campagne des Amis de la Terre
http://yonne.lautre.net/spip.php?article3381
à faire connaître, bien solidairement
Pascal Paquin co-rédacteur du site http://yonne.lautre.net
7. Le capitalisme peut-être blessé mortellement (lien)
http://eco.rue89.com/2009/06/05/pour-jorion-le-capitalisme-peut-etre-blesse-mortellement
8. Mobilisations sociales aujourd‟hui, 13 juin
Le 13 juin, toutes et tous dans la rue
De puissantes journées de manifestation et de grève ont eu lieu ces derniers mois en France et dans
plusieurs autres pays européens. Cependant, ces mobilisations doivent être amplifiées parce que,
jusqu’ici, elles n'ont entraîné aucun infléchissement réel des politiques gouvernementales en France,
en Europe, ou au plan international.
Et pendant ce temps-là, la crise continue :
• Près d'un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, 150 000 en meurent chaque jour ; cette
crise alimentaire a été renforcée par la spéculation sur les produits alimentaires, les augmentations des prix de
l'énergie...
• Le nombre de chômeurs monte en flèche dans tous les pays développés... En France les politiques sociales et
fiscales demeurent,avec les mêmes objectifs gouvernementaux : travailler plus pour qui travaille, forcer celles et
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ceux qui sont au chômage à accepter n' importe quel emploi, mal rémunéré, à temps partiel, avec la menace de
suppression des indemnités de chômage.
Pas de justice sociale, des inégalités croissantes parmi les populations et entre les peuples, pas de volonté de
redresser la dégradation de l'environnement qui pénalise les plus pauvres... cela veut dire qu'il n'y a pas de
changement de politique.
Certes, on fait semblant de s'attaquer aux paradis fiscaux, de lutter pour une plus grande transparence des
marchés ; on a même repris les idées d'Attac en évoquant une taxe à instaurer sur les transactions de change
pour aider au développement… mais tout cela est d'une faiblesse intolérable au vu des problèmes accumulés.
Ne pas payer la crise, c'est une chose...
Cela veut dire qu'il faut refuser que celle-ci soit l'occasion de nouvelles remises en cause des droits, et d'une
dégradation plus importante de la situation de celles et ceux qui travaillent, qui sont au chômage ou à la retraite.
... mais il faut aussi mettre le système hors d'état de recommencer
• De quelle reprise est-il question pour demain ? Celle qui va permettre de réaliser des profits gigantesques sur
les marchés ? d'accroître les inégalités sociales dès que stock-options et parachutes dorés seront à nouveau
légitimes ?
• Nous ne voulons pas non plus que revienne une croissance économique qui ne connaît qu'une forme de
richesse produite, celle qui rapporte, et que nous avons critiquée depuis des années car elle ne tient compte ni
des besoins sociaux, ni des nécessités écologiques.
Pour Attac la crise doit être l'occasion de rompre avec les anciennes politiques :
• établir un revenu minimum et un revenu maximum,
• mettre en place une fiscalité qui permette de répondre à l'ensemble des besoins sociaux,
• contrôler les capitaux, bloquer leur évasion et le dumping fiscal,
• engager un développement basé sur les besoins sociaux et écologiques, ce qui implique des reconversions et
une relocalisation des emplois.
Nos mobilisations communes dans cette période doivent être l'occasion de revendiquer et de débattre
ensemble sur ces enjeux fondamentaux. Au-delà de cette journée, Attac participera à plusieurs initiatives
cet été :
• manifestations contre les paradis fiscaux en Suisse, à Monaco, en Andorre au moment du passage du Tour de
France ;
• AlterTour pour une planète « sans dopages », du 4 juillet au 9 août ;
• Mobilisation à Notre -Dame des Landes, en Loire-Atlantique, entre le 1er et le 9 août, afin de lutter contre le
projet de nouvel aéroport nantais et de préparer les actions destinées à peser sur les prochaines négociations
sur le climat qui auront lieu à Copenhague à la fin de l'année ;
• lancement d'une campagne « Changez de banque » parce que nous ne sommes pas prisonniers des
établissements financiers qui ont conduit à la situation présente.
9. Les médicamenteurs
Attac Isère St-Marcellin Jean-Luc Neyroud
Un documentaire susceptible d'intéresser des CL et des militants !
France 5 Mardi 9 juin 2009 à 20.35 Re-diffusion : Dimanche 21 Juin - 21:29
Synopsis
Le médicament : enfin un domaine où personne ne détrônera la France. Premiers consommateurs de
médicaments sur la planète, les Français sont-ils vraiment plus malades que le reste de l'humanité ?
Ou bien y a-t-il d'autres explications à cette boulimie ? En mêlant interviews de fond et séquences d'animation
en pâte à modeler, ce documentaire embarque les téléspectateurs dans le parcours du médicament au sein du
système de santé français. Matérialisée par le décor d'une ville médicament, Pharmacity, cette promenade
guidée ne néglige aucune étape. Des essais cliniques à la mise sur le marché, de l'évaluation thérapeutique à
la fixation du prix, du matraquage marketing aux effets secondaires subis - en bout de chaîne - par les patients,
les pouvoirs publics et l'industrie pharmaceutique y sont questionnés sans détours sur leurs responsabilités.
Alors que la France détient le record du monde de consommation de médicaments, ce documentaire original
enquête sur les pratiques de l'industrie pharmaceutique.
Un exemple concret vaut parfois mieux qu'une longue démonstration. C'est sur ce principe que cette enquête
démarre son sévère réquisitoire contre les rouages de l'industrie pharmaceutique. Une attaque en règle aux
conclusions édifiantes. Exemple pris avec le tristement célèbre Vioxx®, vanté pour son efficacité contre
l'arthrose et la polyarthrite rhumatoïde. Les ventes explosent jusqu'en 2005, date à laquelle il est brutalement
retiré du marché. En cause ? Des effets secondaires graves et parfois mortels : près de 30 000 personnes sous
traitement succomberont à un accident cardio-vasculaire. Si ce scandale a marqué les esprits, il n'a pas pour
autant mis fin aux pratiques douteuses des géants pharmaceutiques. Essais cliniques tronqués, publications
médicales biaisées, experts rétribués, marketing forcené, médecins harcelés. Tout est bon pour vendre un
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médicament.
Pharmacity, la ville où le médicament règne en maître.
Pour illustrer sa démonstration, le documentaire a l'excellente idée de mettre en scène de drôles de
bonshommes en forme de gélules. Tous habitent la ville-médicaments de Pharmacity. Les auteurs embarquent
le spectateur dans une visite des lieux fort instructive. Chaque étape est l'occasion de détailler la chaîne de
fabrication du médicament, depuis les premiers essais cliniques jusqu'à sa commercialisation. En interviewant
sans ménagement les différents acteurs du secteur de la santé, les enquêteurs réussissent à mettre au jour les
défaillances des divers organismes de contrôle. Loin d'assurer leur rôle de garde-fous, ils participent à alimenter
les appétits des labos. Illustration avec l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Cette autorité délivre entre autres les autorisations de mise sur le marché (AMM). Sa « première priorité est la
régulation du marché et de la santé des firmes pharmaceutiques, et non la santé des hommes », affirme le
rédacteur en chef de Prescrire, seule revue médicale à pouvoir se targuer d'être indépendante. Et pour cause :
le budget de la commission d'AMM est alimenté à 80 % par les laboratoires. Et ses experts n'ont pas meilleure
réputation. Ils collectionneraient des contrats avec les entreprises dont ils sont censés évaluer les produits.
Difficile dans ces conditions de rendre des décisions en toute indépendance.
Le juste prix ?
Autre exemple : la Haute Autorité de santé (HAS), l'organisme qui évalue l'intérêt médical des médicaments. Si
75 % d'entre eux décrochent leur AMM, qu'en est-il de leur efficacité ? De la bouche du président de la HAS, on
apprend que « ceux qui représentent une réelle avancée thérapeutique se comptent sur les doigts d'une main
». Ce qui n'empêchera pas les géants pharmaceutiques de commercialiser, à grand renfort de publicité, un
produit aux effets peu innovants. Ainsi, le Plavix® est devenu l'anticoagulant le plus prescrit au monde, alors
qu'il présente « la même efficacité que l'aspirine ». Pour un prix vingt-sept fois supérieur ! Un véritable jackpot
commercial pour Sanofi-Aventis, qui prouve bien qu'une nouvelle molécule n'est pas toujours à la hauteur de
ses promesses ni de son prix. Au fil de cette promenade de santé, les démonstrations de collusion entre labos
et instances de contrôle s'accumulent. Avec, en bout de chaîne, le patient qui en paie le prix fort. Une pilule
parfois dure à avaler.
Lise Bollot
Services publics, droits, libertés, sans papiers
1. Le courrier en 48 heures, un projet mortifère pour la Poste
Attac Isère St-Marcellin Jean-Luc Neyroud
SUD PTT
Alors même que La Poste, acteur essentiel de l'économie et du lien social du pays est fragilisée par la crise,
sa tutelle envisagerait d'instaurer le J+2 pour le courrier et les colis.
Le gouvernement n'aura pas attendu longtemps après les élections européennes pour relancer la machine
de la privatisation de La Poste, et tous les moyens sont bons pour dénaturer le service public.
Aujourd'hui, les démentis de La Poste ne portent pas sur le projet, qui fait bien partie d'un ensemble de
mesures comme la fin du tarif unique du timbre, les batteries de boites aux lettres à l'entrée des villages ou
le passage à la distribution 5 jours sur 7, tout ceci dans le cadre de l'ouverture totale du marché postal qui a
été approuvée par le gouvernement Sarkozy en 2008.
L'application d'une telle mesure équivaut à une trahison de l'Etat, parce que les critères de qualité de service
de La Poste sont une partie intégrante du service public. Le J+1 est inscrit dans un décret de 2008 et dans le
contrat de service public signé par Christine Lagarde avec le président de La Poste en juillet 2008, qui
prévoit des objectifs clairs pour le J+1 à 84% pour 2009 et 85% pour 2010, rien n'est prévu pour les années
suivantes.
Pour la fédération SUD PTT, cette mesure, si elle s'appliquait, pourrait avoir des conséquences mortifères
pour La Poste qui représente un tiers de confiance, sur la confidentialité des informations transportées mais
aussi sur la certitude de leur acheminement le lendemain 8 fois sur 10. Les usagers devraient passer à des
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produits express (de La Poste ou des concurrents) pour avoir la garantie d'une livraison le lendemain, pour
10 à 20 fois le tarif d'un timbre aujourd'hui. L'impact sur l'emploi pourrait porter sur la suppression de
plusieurs milliers de postes, conséquence déjà confirmée de l'ouverture du marché postal.
SUD PTT dénonce l'instrumentalisation par l'Etat de la crise économique pour accélérer des réformes
susceptibles de dégrader le service public, les liens de la collectivité et la cohésion sociale des territoires.
2. Défense de l‟hôpital public
A signer et à diffuser : il y a urgence ! Défense de l'hôpital public
Oui, je sais : encore une pétition ! Mais il faut défendre le service public en général et l'hôpital public,en
particulier. Je peux vous garantir que, vivant maintenant en Amérique du Nord, j'ai pu constater et expérimenter
la très mauvaise qualité, le non - fonctionnement et les prix exorbitants d'un système de santé
privatisé !
Flo
Chers amis,
La pétition du Mouvement de Défense des hôpitaux publics est mise en ligne, http://www.petition -mdhp.fr/
.
L'objectif est d'atteindre 1 million de signatures, afin de maintenir la pression après le vote de la Loi HPST au
Sénat. On doit maintenir la pression, car quelle que soit l'issue du mouvement actuel, l'hôpital public ne sera
plus jamais comme avant.
Amitiés Véronique
Centre de Référence des maladies Auto-Inflammatoires (CeRéMAI)
177, rue de Versailles 78150 Le Chesnay Cedex tel : + 33 1 39 63 90 98 fax : + 33 1 39 63 93 96
Ceremai@ch-versaill es.fr http://asso. orpha.net/ CEREMAI/
3. Marchandisation de la connaissance
Pour info seulement (Aix en Provence)
La marchandisation de la connaissance, avec projection de la vidéo de la conférence de Geneviève Azam :
"Du processus de Bologne à la loi LRU, une catastrophe annoncée"
Réunion publique ouverte à tout-e-s Jeudi 18 juin 2009 à 19h00 % Attac pays d'Aix au Ligourès
Débat animé par Christelle Baunez, chercheure au CNRS et membre du Conseil d‟administration d‟Attac
France
La mise en oeuvre de la loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) qui a suscité des résistances
au sein des universités françaises est l'aboutissement du processus de Bologne (1999). Cette loi s'inscrit
dans le processus mondial de mise en concurrence et de marchandisation de l'enseignement supérieur.
Dans sa conférence, Geneviève Azam identifie les inspirateurs et les vecteurs de cette intégration dans le
marché mondial. Déjà, en 1994, l'AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) avait inclus
l'enseignement et la recherche dans le processus de libéralisation de l'OMC.
En 2000, la stratégie de Lisbonne avait fixé pour l'UE (Union Européenne) l'objectif d'une "économie de la
connaissance la plus compétitive" du monde. Dans ce cadre chaque pays de l'UE s'efforce de libéraliser ses
universités et organismes de recherche.
Ainsi, selon l'idéologie néolibérale, la connaissance devient un bien économique réduit à "l'utilité" que l'on
peut s'approprier grâce au système des brevets. Au moment où les dogmes néolibéraux sont remis en
cause, ne faut-il pas au contraire soustraire l'université, ce lieu précieux d'élaboration des connaissances et
de confrontation des idées, aux règles du marché ?
*Le Ligourès, place Romée de Villeneuve, Encagnane, Aix en Pce (Co-voiturage au retour)
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4. Bunkérisation des Services publics (lien)
Bunkérisation du service public, un concept de résistance à l‟impérialisme des libéraux. C Delarue
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article710
5. Pétition contre l‟ O.Q.T.F. visant la maman de Kawthar
RESF et CIMADE 34 : Kawthar, en grave dépression, a besoin de sa maman
Bonjour,
À nouveau se reproduit à Montpellier la tentative de démantèlement d'une famille, dans des conditions
particulièrement graves : Monsieur et Madame Chaioui de nationalité marocaine, sont venus en France
en 2001 avec deux enfants mineurs. Kawthar n‟avait que 9 ans. Scolarisée mais traumatisée par la
situation difficile de sa famille elle est aujourd‟hui en traitement pour une grave dépression ; son frère
aîné, brillant élève devenu majeur a obtenu une carte d‟étudiant. Les parents installés près de
Montpellier, ont déposé dossier après dossier pour obtenir leur régularisation, essuyant refus après
refus, alors que leur situation matérielle est aujourd‟hui assurée et que leurs enfants bien intégrés ont
eu de bons parcours scolaires.
Kawthar doit pouvoir rester en France, à Montpellier, où toute sa vie s‟est construite et où elle est
actuellement soignée.
Ses parents doivent pouvoir rester auprès d‟elle. Madame Chaioui a pourtant reçu une Obligation à
Quitter le Territoire Françqis. Son recours sera jugé par le Tribunal Administratif de Montpellier le 11
juin 2009 à 11h.
Signez et faites signer la pétition Kawthar, en grave dépression a besoin de sa maman !
http://resf.info/P1201 contre son expulsion programmée et demandez au tribunal d‟ordonner sa
régularisation afin qu‟elle puisse continuer à vivre en famille, soigner sa fille, circuler, travailler et vivre
sereinement parmi nous
Comité de soutien à Madame Chaioui
Cimade Montpellier
RESF 34 Montpellier Répondre à : resf34@placeauxdroits.net
6. … et contre celle visant Yazid Zarour
Le RESF 38 sollicite votre soutien pour obtenir la régularisation de Yazid Zarour.
Un collectif RESF 38 s'est créé au Lycée Marie Curie d'Echirolles (38) : il rassemble toute la communauté
éducative et plus largement des éluEs, des soutiens locaux, des citoyens et des citoyennes.
Nous vous invitons à prendre connaissance de la situation et si, tout comme nous, vous la jugez
intolérable, faxer et mailer en vous appuyant sur la lettre écrite par le collectif au Préfet de l'Isère.
Il faut que Yazid Zarour, jeune algérien assistant de vie et Olivier Morel, professeur d'anglais handicapé
puissent continuer à vivre normalement dans l'entraide et l'amitié.
Pour le Préfet de l'Isère, Yazid n'est pas irremplaçable. Seule la fonction est importante, pas la personne qui
l'occupe.
Monsieur le Préfet est-ce vraiment la seule réponse que vous comptez apporter face à une situation
d'entraide et d'amitié ? Si oui, quelle grande humanité !
Yazid Zarour, jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant, travaille en qualité
d'auxiliaire de vie auprès d' Olivier Morel, professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles, lourdement
handicapé en fauteuil. Il est depuis juin de cette même année son co-locataire.
Le 3 février 2009, Yazid (algérien d'origine, auxiliaire de vie d'Olivier Morel, professeur d'anglais au lycée
Marie Curie d'Echirolles, handicapé lourdement dépendant) a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite
à la frontière.
Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié
21
d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009,
annulation contre laquelle vous faites appel.
Vous devez comprendre que ces menaces d'expulsion sont source d'inquiétude et de stress pour Messieurs
Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d'étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de
séjour jusqu'au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit
plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent
l'intégration des handicapés comme une priorité nationale.
Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur
Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.
Il est nécessaire de régulariser sa situation afin qu'il puisse résider en France et puisse travailler comme il l'a
toujours fait depuis 2006 avec compétences, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que
celui-ci souhaite légitimement conserver.
En conséquence, Monsieur le Préfet, nous vous le demandons avec force, Monsieur Zarour, doit rester sur
le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d'auxiliaire de vie auprès
d'Olivier Morel.
Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser
immédiatement Yazid. Nous vous demandons instamment de faire preuve de bon sens et d'humanité, en
tenant compte de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.
Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr
Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr
Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre : eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
M. Faugère
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html*
GUEANT *>
7. Un “aidant” devant le tribunal correctionnel de Rodez, le mercredi 17 juin
(Collectif pour les Réfugiés de la région de Rodez)
Fofana Salimou doit comparaître ce jour-là à 14 heures devant le tribunal correctionnel pour aide à séjour d'un
étranger en situation irrégulière. Après rencontre avec Me Mazars, défenseur de Fofana – et parce que nous
ne voulons pas jeter de l'huile sur le feu nous nous sommes arrêtés à cette attitude :
1) A 13 h 45 rendez-vous devant le Palais de Justice : Haie "d'honneur" autour de l'entrée avec affiches et
dossards sur le thème : La solidarité n'est pas un délit (Nous aurons le matériel.) Pas de cris, pas – trop- de
mouvements. Elle y restera le temps qu'il faudra.
2) Présence d'une délégation dans la salle d'audience quand l'affaire serra appelée.
A noter que la convocation à 14 heures ne signifie pas qu'il sera jugé à ce moment-là : tous les mis en examen
jugés cet après-midi-là sont convoqués à 14 heures. Il faudra donc être aussi nombreux que possible – compte
- tenu de l'heure et du jour ouvré – à l'ouverture puis se remplacer pour rester toujours quelques-uns... Le
jugement peut avoir lieu n'importe quand, entre 14 heures et 19 heures. Un observateur dans la salle nous
avertira quand l'affaire sera appelée. La délégation entrera alors, sans badges, ni insignes. (N'oublions pas
qu'il ne faut pas manifester approbation ou réprobation par paroles, bruits, gestes…. Attention, pas d'objets
pouvant être considérés comme armes : couteaux, ciseaux, cutters… Pensez aussi, avant d'entrer, à éteindre
vos téléphones portables.)
Si vous ne pouvez être là à14 heures mais plus tard et si vous venez de loin, appelez à partir de 15 h
30, le 06 78 77 66 32 : si l'affaire est déjà passée il sera inutile de vous déplacer.
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Écologie, OGM, …
1. Empreinte écologique, émission de France-Culture à ré-écouter
France-Culture, le samedi 6 juin Phyto Bar : « L’empreinte écologique et les indicateurs de richesse »
http://sites.radiofrance.fr/chaines/France-culture2/emissions/terre_a_terre/
Empreinte écologique, décroissance, recherche de nouveaux critères d‟évaluation …
Tous ces thèmes traversent la réflexion écologique depuis longtemps et sont aujourd‟hui repris plus largement.
Quels liens de parenté peut-on trouver entre eux ? Ou, au contraire, quelles différences fondamentales
révèlent-ils entre les différents courants de pensée ?
Invités
Aurélien Boutaud, co-auteur de « L’empreinte écologique » (La Découverte)
Rémy Cardinale, membre du Collectif parisien pour la décroissance.
2. Des médecins américains demandent un moratoire sur les aliments OGM
L'American Academy of Environmental Medicine/ (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d‟un
moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.
Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l‟AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un
grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études
sur des animaux, l'AAEM conclut qu‟« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et
les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire
en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l‟équilibre de la reproduction, métabolique,
physiologique et
génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de
plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des
fournisseurs de semences OGM et des herbicides.
Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association
internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé
environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne
la consommation humaine des OGM :
* Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de
l'étiquetage des denrées OGM.
* Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu‟il faut éviter la
nourriture OGM.
* Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.
* D‟autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données
pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.
Le Dr Amy Dean, président de l‟AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la
nourriture OGM endommage divers systèmes de l‟organisme. Devant la montée de ces évidences, il est
impératif, pour
la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement
modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans
doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments
OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l‟huile de colza et de graines de coton. »
La monographie de l‟AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org .
LIRE LA SUITE : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13709
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3. Des droits pour la terre, « bien commun de l‟humanité »
…au delà d'une journée de la terre
La journée mondiale de la terre, le 22 avril dernier, a donné lieu à diverses manifestations et, dans un contexte
de grande inquiétude liée au réchauffement de la planète, plusieurs dirigeants de pays particulièrement
concernés se sont exprimés...
L'état des Maldives, archipel aux vingt-six atolls et aux 1 200 îles aux écrins de corail occupe une place de
choix dans les catalogues du tourisme mondial. Mais pour combien de temps encore ?
« Ne soyons pas naïfs et préparons-nous au scénario du pire », avertit Mohammed Aslam, le ministre de
l'environnement. « Le pire, c'est l'engloutissement à venir de l'archipel sous l'effet de la montée des eaux
provoquée par le réchauffement climatique ».
Le nouveau président des Maldives, Mohamed Anni Nasheed, élu en octobre 2008, a annoncé, au lendemain
de son investiture, la création d'un fonds souverain destiné à acheter des terres dans les États voisins. Cette
annonce a deux objectifs : sensibiliser la communauté internationale et, surtout, trouver une terre d'accueil pour
les « réfugiés climatiques » que risquent de devenir un jour les Maldiviens. Quant aux solutions à court terme
elles existent : gagner de la terre sur la mer, par exemple en bétonnant: La faible profondeur des lagons
permet l'extension des îlots existants, voire la création de nouvelles îles. L'industrie touristique, qui attire 600
000 visiteurs par an, ne s'en prive pas....
Ailleurs, en Bolivie,la journée de la terre, prend une dimension plus mystique, puisque dans la croyance
indigène des habitants des Andes,la terre est mère nourricière « la Pachamama »;on y voue un culte
suprême en rendant hommage aux ruisseaux, aux lacs, aux animaux...
Le président Evo Morales,seul élu indigène d'Amérique latine, voyant le « Poncho » blanc de ses montagnes
diminuer de jour en jour, est monté à la tribune des nations unies à New York ce 22 avril: « ce qui se passe
avec le changement climatique, vient du fait que nous n'avons pas respecté la Terre Mère ».Dans un brillant
discours il a proposé que le vingt -et -unième siècle soit le siècle de la « Pachamama »,comme le vingtième
avait été le siècle des droits de l'homme:
« La terre ne nous appartient pas; nous appartenons à la terre, et elle a des droits », et il en a proposé
quatre :
-le droit pour la terre d'exister
-le droit pour la terre de se régénérer (produire de l'oxygène plutôt que du gaz carbonique)
-le droit pour la terre de vivre dans un environnement sain
-le droit pour la terre à une vie harmonieuse entre ses occupants
Devant l'avidité des financiers, pour lesquels la terre n'est qu'une source de spéculation, devant la menace
d'une migration humaine liée à la montée des eaux... ces paroles de sagesse seront-elles entendues?
Les vrais paysans du monde l'espèrent...
4. Vers une taxe - carbone ?
http://www.france.attac.org/spip.php?article10087
Le gouvernement français vient d‟annoncer la mise à l‟étude d‟une contribution climat-énergie et il organise
pour cela une conférence d‟experts les 2 et 3 juillet 2009. Un Livre blanc a été produit, il est consultable à
l‟adresse suivante : http://www.contributionclimatenergie.fr/
Pour répondre aux défis du changement climatique et aux engagements en matière de réduction des émissions
de gaz à effet de serre, l‟association Attac est favorable à la mise en place de taxes nouvelles. Les besoins de
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financement pour faire face à l‟urgence climatique sont considérables. Il s‟agit en effet à la fois d‟inciter à des
économies d‟énergie et à la sobriété énergétique et de dégager des ressources nouvelles pour financer des
politiques publiques de reconversion des industries les plus polluantes, de soutien à l‟agriculture paysanne, de
développement des transports publics et de mise aux normes des logements sociaux, de participation au fonds
mondial de lutte contre le changement climatique dans le cadre de l‟ONU.
Le Livre blanc indique les pistes choisies pour répondre au défi climatique. Elles nous paraissent, en l‟état,
non seulement insuffisantes mais contradictoires :
- les objectifs de réduction des émissions (moins 20% d‟ici 2020) sont insuffisants : ils reprennent a minima
ceux du plan climat-énergie de l‟Union européenne ; ils n‟intègrent ni la possibilité de les porter à 30% comme
l‟indiquait l‟UE, ni les recommandations du GIEC de les porter à 40% d‟ici 2020 pour les pays riches.
- cette contribution aurait un effet seulement incitatif et ne permettrait pas de dégager des ressources nouvelles,
pourtant nécessaires : « les ressources nouvelles financeront en contrepartie la baisse d‟autres prélèvements
obligatoires », en particulier les prélèvements sur la masse salariale qui financent la protection sociale !
- cette contribution serait socialement injuste : s‟il s‟agit, comme l‟indique le Livre blanc, de protéger l‟emploi et
le pouvoir d‟achat des plus fragiles, qui sera affecté par la hausse du prix des produits taxés, c‟est le
développement massif et rapide de consommations collectives, financé par des ressources publiques, qu‟il
s‟agit de promouvoir. Les transports et la consommation énergétique en matière d‟habitat, qui constituent deux
postes essentiels des budgets et des sources majeures d‟émission de gaz à effet de serre, requièrent des
politiques publiques qui sortent les plus démunis de la « trappe à carbone ».
- seule une taxe CO2, portant sur les énergies fossiles, semble envisagée alors que c‟est l‟ensemble des
consommations énergétiques, électricité comprise, qui devrait faire partie de la taxe.
- les entreprises déjà soumises à des objectifs de réduction des émissions dans le cadre de la politique
européenne (elles représentent 38% des émissions totales de la France) et qui ont accès au marché européen
des droits d‟émission créé en 2005, pourraient être exemptées de taxation, alors que ce marché des droits à
polluer s‟est révélé plus efficace pour stimuler la spéculation financière que pour réduire les émissions de gaz à
effet de serre.
La fiscalité écologique est un des outils indispensables pour faire face aux défis du changement climatique et
de la transition énergétique. Elle ne peut toutefois être étudiée indépendamment de la fiscalité globale et
indépendamment d‟autres mesures, notamment réglementaires. Un débat public doit s‟instaurer sur toutes ces
questions pour assurer une justice climatique dans le cadre de choix démocratiques. C‟est pour cela qu‟Attac
avait organisé le 1er février 2008 une table ronde sur la fiscalité écologique, avec la CGT, le SNUI, les Amis de
la Terre, le Réseau Action Climat (http://www.france.attac.org/spip.php?article8239)
Attac France, Montreuil, le 12 juin 2009
Divers
1. Obama et le voile
Ci-dessous une réaction aux propos d'Obama sur le voile. Plus généralement, je trouve son discours d'hier
difficilement supportable pour un laïc et un membre d'Attac. Contrairement à ce qu'il dit et redit à satiété, il ne
s'agit pas de réconcilier l'Amérique et l'islam, mais l'Amérique et les peuples du Moyen-Orient qu'elle a
opprimés et opprime encore, quelle que soit leur religion (ou leur absence de religion).
Amicalement, Jean Tosti
La ligue du droit des femmes critique les propos d'Obama sur le voile
Les propos du président Barack Obama prenant la défense du voile islamique sont "une gifle" pour toutes les
femmes qui luttent pour ne plus le porter, estime Anne Sugier, présidente de la Ligue du Droit international des
femmes, dans un communiqué diffusé vendredi.
Dans son discours prononcé jeudi à l'Université du Caire, "à trois reprises le président américain a pris la
défense du voile islamique qui selon lui, ne serait pas un signe d'inégalité", rappelle-t-elle.
"Quelle gifle donnée aux femmes d'Algérie, d'Iran ou d'Afghanistan qui sont mortes dans des conditions atroces
pour avoir refusé de porter ce qu'elles croyaient être le signe le plus radical de l'oppression des femmes et de la
ségrégation entre les hommes et les femmes", estime Mme Sugier.
"Les sociétés humaines, ajoute-t-elle, sont construites sur des symboles. Positifs comme les couleurs d'un
drapeau, un chant de libération, la forme d'un monument, d'une pyramide ou de la tour Eiffel! Négatifs comme
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le costume du bagnard, le brassard noir du deuil ou le voile sous lequel disparaissent les femmes d'Arabie
Saoudite".
"Le voile n'est pas un signe religieux comme les autres. Affirmer qu'on le porte volontairement n'en efface pas le
sens humiliant pour toutes les femmes", insiste-t-elle en se demandant si le président Obama "veut se
réconcilier avec le monde musulman sur le dos des femmes ?".
En France, le port du voile est interdit dans les écoles publiques par la loi de 15 mars 2004 sur la laïcité.
Le président américain Barack Obama a défendu jeudi au Caire le port du voile pour les musulmanes en
Occident, prenant le contre-pied de la France.
"Il est important pour les pays occidentaux d'éviter de gêner les citoyens musulmans de pratiquer leur religion
comme ils le souhaitent, et par exemple en dictant les vêtements qu'une femme doit porter", a-t-il lancé.
http://www.la-croix.com/afp.static/pages/090605090819.02etnv6v.htm
2. Contre l‟apartheid en Palestine
Expéditeur original : faucheurs.ogm Adresse : faucheurs.ogm@laposte.net
Georges Frêche, président de la Région Languedoc Roussillon vient de finaliser un accord commercial avec la
société israélienne AGREXCO, spécialisée dans l'import-export de fruits, légumes et fleurs provenant des
colonies israéliennes. Cet accord fera du port de Sète la plateforme qui écoulera ces produits dans toute
l'Europe et fera ainsi d'Israël « le nouvel allié commercial de la Région » . La Région investira 200 millions
d'euros dans ce projet tandis que les Israéliens investiront 30 millions d'euros !
Ce projet est intolérable ! Rappelons que 5 mois après le carnage de Gaza, la Cisjordanie est plus que jamais
spoliée, violée et martyrisée par des centaines de milliers de colons qui volent les terres, s'accaparent des
ressources en eau, détruisent des centaines de milliers d'oliviers et brutalisent la population palestinienne qui vit
dans un véritable cauchemar. Nous, défenseur des droits de l'homme, citoyens français, contribuables de la
région, considérons cet accord comme une véritable provocation !
Dans le cadre de la dynamique du boycott des produits israéliens initiée par les Palestiniens, nous, citoyens
nîmois, lançons une marche pacifique et non violente afin d'exiger l'annulation de l'accord avec AGREXCO et
afin de dénoncer l'apartheid que subit le peuple palestinien depuis tant d'années.
REJOIGNEZ LA MARCHE !
Nous vous appelons à nous rejoindre pour cette marche qui partira de la mairie de Nîmes le mercredi 24 juin à
9h30. La marche rejoindra le lendemain la manifestation a Montpellier contre le projet AGREXCO qui partira du
Conseil Régional à 18h.
NON à l'implantation de la firme israélienne Agrexco à Sète ! OUI à la fin de l'apartheid en Palestine !
Contact : resistances30@gmail.com - 06 35 16 75 89 / 06 12 03 34 17 Blog : http://resistances30.skyrock.com/
Le Collectif Résistance 30
3. Agir, encore, pour sauver Troy Davis
2 minutes pour sauver un homme et éviter une erreur judiciaire
Chers amis,
Vous avez signé récemment la pétition adressée au gouverneur de Georgie, Sonnie Perdue et nous vous en
remercions vivement.
Depuis le refus de la Cour du 11ème Circuit d'accorder un nouveau procès à Troy Davis, la mobilisation n'a
fait que croître aux Etats-Unis et dans le monde. Des dizaines de rassemblements se sont tenus à travers le
monde autour de la journée globale d'action du 19 mai et de très nombreuses personnalités continuent de
prendre fait et cause pour Troy Davis, dans les médias et auprès des autorités judiciaires américaines.
Malgré ces mobilisations, la vie de Troy Davis est, pour une très grande part, suspendue à la prochaine
décision de la Cour Suprême des États-unis. Celle-ci pourrait rendre sa décision à la fin du mois de juin.
L'appel (pétition en habeas corpus) présenté par Troy Davis est une procédure très exceptionnellement
employée devant cette Cour, et encore plus rarement acceptée : le dernier appel de ce genre accepté l'a été il y
a 85 ans.
Si la Cour Suprême venait à refuser l'appel, la vie de Troy Davis serait entre les mains du nouveau
procureur de district du comté de Chattham, Larry Chisolm. C'est à lui que revient la décision d'ordonner
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qu'une date d'exécution soit émise. Mais il peut aussi peser auprès du Comité des Grâces pour demander que
la peine de mort soit commuée. Il peut aussi décider de rouvrir une enquête sur la base des nouveaux
témoignages.
Larry Chisolm, le procureur de district a été élu en 2008 en faisant campagne sur la promesse "d'un plus grand
sens de l'équité" durant son mandat.
Nous devons l'appeler à faire tout ce qui est en son pouvoir pour prévenir l'exécution et rouvrir une enquête sur
cette affaire, à partir des nouveaux éléments désormais existants.
Nous vous invitons à SIGNER LA NOUVELLE PETITION qui lui sera remise si la Cour Suprême devait
refuser l'appel de Troy Davis. Encore une fois, merci de votre soutien indispensable.
Pour en savoir plus, notre page spéciale sur Troy Davis (Information d‟Amnesty International)
4. Le calvaire des Bushmen du Botswana
(Est Républicain du 5 juin 2009)
Les firmes diamantaires abandonnent leur projet d'exploitation minière au Botswana. Fausse bonne nouvelle
pour les Bushmen.
Partout dans le monde, les peuples dits « premiers» souffrent du rouleau compresseur aveugle d'une
civilisation qu'ils ne comprennent pas. Yanomani du Brésil évincés de leur forêt par les orpailleurs, Nenets de
Sibérie privés de leur toundra par les compagnies pétrolières ou gazières, Jarawa des îles Andaman en Asie
exposés au voyeurisme béat des touristes...beaucoup de ces communautés indigènes qui représentent
actuellement 370 millions de personnes dans le monde vivent un calvaire dans l'indifférence presque générale.
Presque, car il existe heureusement des ONG, comme Survival International, qui se battent pour les aider à
défendre leurs droits. Et parfois, ça marche, comme dans le cas des Bushmen du Botswana menacés
d'expulsion de leur désert du Kalahari par les firmes diamantaires.
L'affaire a éclaté en 2002 lorsque la société sud-africaine De Beers décèle un gisement de diamants très
prometteur au cœur de la réserve du Kalahari central habitée par plusieurs tribus bushmen arc-boutées à leur
tradition ancestrale de chasse et de cueillette. De mèche avec le diamantaire, le gouvernement botswanais du
général-président Ian Khama décide d'expulser les petits chasseurs d'antilopes de la réserve au motif qu'ils
tuent trop de gibier. Argument facile et fallacieux, car ce peuple a toujours su gérer au mieux les maigres
disponibilités nutritives offertes par leur territoire spartiate. Avec le soutien de Survival, les spoliés saisissent la
justice et gagnent leur procès en 2006 devant la Haute Cour du Botswana.
Nouvelles menaces
Victoire historique certes, mais sur le papier seulement, car sur le terrain, le gouvernement a poursuivi les
opérations de déplacement de la population dans des camps de « relocalisation» où les Bushmen vivent dans
des conditions misérables. Entre-temps, De Beers avait cédé la concession à Gem Diamonds. En 2007, cette
firme évaluait le gisement à 2,4 milliards de dollars et annonçait son intention d'ouvrir la mine dans les plus
brefs délais.
Clap de fin ?
Non, car un élément nouveau s'est invité brutalement dans ce contentieux territorial et ethnique : la crise
mondiale. Pour les coureurs de brousse, la récession a du bon. Confrontées à l'effondrement de la demande
mondiale en précieux gemmes, les firmes diamantaires ferment leurs mines et abandonnent leurs nouveaux
projets de prospection, comme celui du Kalahari. « La menace Gem Diamonds s'est éloignée, mais le problème
reste entier car le gouvernement du Botswana ne supporte pas de devoir s'incliner devant des indigènes»,
observe Stephen Corry, directeur de Survival international, « il envoie maintenant la police confisquer les
troupeaux de chèvres des Bushmen, leur seul moyen de subsistance durant la saison sèche et encourage la
construction d'infrastructures touristiques à l'intérieur même de la réserve, une manière efficace de les priver de
leur espace vital». Bref, la machine infernale ne s'est pas enrayée avec le retrait des diamantaires. Trop
d'appétits se bousculent pour les chasser de leurs terres dans un pays où le président de la République siège
au conseil de l'organisation écologiste nord-américaine Conservation International ! Cela ne s'invente pas...
Patrice COSTA
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5. Solidarité avec les peuples indigènes de l‟Amazonie péruvienne
Attac France s'est associé à cet appel de France Amérique Latine en soutien aux mouvements de révolte des
indiens de l'Amazonie péruvienne face à l'accord de libre-échange avec les USA, accord qui ouvre un droit
d'implantation illimité et inconditionnel aux compagnies minières, gazières et pétrolières sur les territoires de ces
communautés.
Attac soutient également l'appel à rassemblement pour jeudi matin 11h devant l'Ambassade du Pérou à Paris.
Nous vous invitons donc à relayer l'information et engager les actions de soutien que vous pourrez, localement.
L'UE négocie des accords similaires avec le Pérou et la Colombie (l'Equateur est en voie de retrait) et la
prochaine session de négociations est prévue la semaine prochaine. C'est donc le moment de faire un
maximum de bruit !
Halte au massacre des communautés indigènes de l’Amazonie péruvienne
Pour la défense des droits des peuples indigènes et de la biodiversité de l'Amazonie au Pérou, patrimoine de
l'humanité.
Les communautés indigènes natives de l'Amazonie péruvienne, rassemblées dans l'Association Inter ethnique
pour le développement de la forêt péruvienne » (AIDESEP), ont entamé depuis le 9 avril 2009 une grève
générale en réponse aux Décrets Législatifs (DL) 994, 1064, 1020, 1081, 1089, 1090, 1083, 1060 et 997, émis
par le gouvernement du président Alan Garcia dans le cadre de la mise en œuvre des Traités de Libre
Commerce signés avec les Etats Unis et avec la Chine, et en vue du futur Accord d'Association bilatérale avec
l'Europe.
Les DL émis par le gouvernement menacent les droits des populations autochtones et la biodiversité de la forêt.
Plus du 60% de la superficie du Pérou est constituée par la forêt amazonienne. 70% de celle-ci a été divisée en
lots attribués par le gouvernement aux multinationales pour la prospection et/ou l'exploitation d'énergies fossiles
et de minerais. (Note du CEL : Compagnies anglo-française Perenco et nord-américaines ConocoPhilips et Talisman
Energy) Ces lots se trouvent en grande partie dans des zones classées « réserves naturelles » ou sur les
territoires habités par les peuples indigènes. Les effets de cette exploitation sur l'environnement et la santé des
populations sont d'une extrême gravité. Ces DL prévoient également la mise en vente des terres de la forêt aux
multinationales liée aux filières des agro-combustibles, de l'eau, de la cellulose, des cultures transgéniques et
ouvrent les portes à la bio - piraterie. Actuellement, 4 millions d'hectares de terres de la forêt sont mis en vente.
La forêt amazonienne péruvienne représente une réserve de la biodiversité mondiale, et elle est un rempart
contre le réchauffement de la planète. Personne n‟a le droit de l‟utiliser à des fins de spéculation financière. Les
populations natives qui vivent dans ces régions détiennent l‟expérience et les connaissances ancestrales du
lieu, elles ont prouvé être les seules à avoir la maîtrise d'une gestion soutenable et « moderne » des ressources
naturelles. Ces populations, ce sont des citoyens péruviens, mais aussi des citoyens du Monde. Entre l‟avenir
de la planète et les intérêts privés, le choix est simple…
Nous demandons donc au gouvernement d'Alan Garcia:
- L'abrogation immédiate de l'ensemble des 9 Décrets Législatifs attentatoires contre la vie des communautés
indigènes natives, contre la biodiversité de l'Amazonie péruvienne, et contre le climat de la planète; le respect
de la convention 169 de l'OIT relative aux peuples indigènes et tribaux, la Déclaration des Nations Unies sur les
droits des peuples autochtones ainsi que de la Convention sur la Biodiversité Biologique dont le gouvernement
péruvien est signataire.
- La résolution pacifique du conflit, la fin de l'état d'urgence, la fin de la répression du mouvement de l‟opposition
aux DL et l‟annulation du procès entamé contre ses dirigeants, Alberto Pizango Chota (président de AIDESEP),
Saúl Puerta Peña, Marcial Mudarra Taki, Servando Puerta Peña, Daniel Marsano Campos y Teresita Antaza
López.
- La mise en place d'une politique répondant aux besoins des populations natives délaissées par tous les
gouvernements pendant des siècles et vivant en situation d'extrême pauvreté.
France Amérique Latine (FAL), France.
Association Culturelle Lupuna, France.
ATTAC, France
CETRI - Centre tricontinental, Belgique
Le Cercle Bolivarien de Paris.
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Colectivo de Peruanos en Francia
Comité de Apoyo Internacional - Partido Nacionalista Peruano CAI-PNP-Paris
Comite de solidarité avec l'Amérique Comite Oscar Romero SICSAL
Comité Perú
Association ¿Dónde Están?
El Consejo Pro-Bolivia Europa
Association franco-chilienne CORDILLERA, France
Europe solidaire sans frontières (ESSF, France)
El Grupo de Derechos Humanos y Sostenibilidad (GIDHS), Espagne
Les Alternatifs, France
Manos Limpias Europa
Mémoire des luttes
Mouvement de la paix, France
NPA
PCF
Association SIMON BOLIVAR, France
SODEPAZ
Association "Tierra Y libertad para Arauco” », France
La Union de Asociaciones Latinoamericanas en Francia (UNION)
SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC LES PEUPLES ORIGINAIRES DU PÉROU, MAINTENANT !!!
Amélie CANONNE Seattle to Brussels Network (S2B)
00 33 9 54 46 15 40 00 33 6 24 40 07 06
amelie.aitec@reseau-ipam.org http://www.s2bnetwork.org
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Dernière heure :
Le porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire" frappé d'exception juridique.
Signez et diffusez l'appel à un classement "sans suites" en sa faveur !
Lisez et signez l'appel : http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/Soutien-SLhomme.html
Merci de diffuser très largement ce message à vos connaissances !
Menacé de 5 ans de prison pour avoir révélé la vulnérabilité du réacteur nucléaire EPR en cas
de crash d'avion de ligne, Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", est
sous le coup d'une enquête "préliminaire" qui dure depuis plus de 3 ans, et dans l'impossibilité
d'accéder à son dossier juridique. Le bâtonnier de Paris estime que de tels délais "sont
contraires à la notion de procédure juste et équitable".
Stéphane Lhomme est menacé de 5 ans de prison et de 75 000 euros d'amende.
Premiers signataires :
Corinne Lepage (CAP 21), Noël Mamère (Les Verts), Olivier Besancenot (NPA), José Bové (Europe-
Ecologie), Cécile Duflot (Secrétaire nationale des Verts), Corinne Morel-Darleux (Secrétaire nationale à
l'écologie du Parti de Gauche), Francine Bavay (Vice-Présidente du Conseil régional d'Ile de France),
Raoul-Marc Jennar (Chercheur / Tête de liste NPA Européennes Sud-Est), Myriam Martin (Tête de liste
NPA Européennes Sud-Ouest), Philippe Chesnau (Vice-Président du Conseil Régional PACA),
Christophe Ondet (Secrétaire national du Parti Pour La Décroissance), Jean-Marie Harribey (Co-Président
d'Attac), Roland Desbordes (Président de la Commission de recherche et d'information indépendantes sur
la radioactivité - CRIIRAD), Claude Bascompte (Président des Amis de la Terre France), Gustave Massiah
(Economiste / Président du CRID), Gilles Lemaire (Attac, faucheur d'OGM), Bernard Laponche (Expert
indépendant), Eugène Riguidel (navigateur), Michel Verna (Membre du conseil national de Génération
Ecologie), Gilles Kuntz (Les Alternatifs - Conseiller municipal de Grenoble), Alain Touleron (Les
Alternatifs - Adjoint au Maire de Vaulx-en-Velin), Hervé Guerrera (Conseiller municipal d'Aix-en-
Provence), Michael Lowy (Chercheur), Simon Charbonneau (Professeur de droit de l'environnement),
Philippe Leclercq (Conseiller régional Gauche Alternative), ...
Merci pour votre soutien ! Cordialement, L'équipe du Réseau "Sortir du nucléaire"
-o-o-o-o-o-o-
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