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eau

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									 « Approvisionnement durable en eau potable : élaboration d’un Schéma directeur de l’eau
                     et de l’assainissement des Comores (SDEC)»
                                    Concept de l’idée de projet


I. Contexte d’intervention
1.1. Contexte général

L’archipel des Comores, situé dans la partie nord du canal du Mozambique entre l’Afrique orientale
et Madagascar, est composé de quatre îles, Grande Comore (Ngazidja), Mohéli (Mwali), Anjouan
(Ndzouani) et Mayotte (Maoré). Ces îles d'origine volcanique récente n'ont jamais été en contact
avec aucune autre masse terrestre et sont isolées les unes des autres par de profondes fosses
sous-marines. Elles ont pris naissance à des époques différentes, Mayotte étant la plus ancienne
(3 à 4 millions d'années) et Grande Comore la plus récente (10 000 à 13 000 ans), ce qui confère
à chacune des spécificités biophysiques distinctes.

2.2. Contexte de l’eau

Une analyse de la situation, avec le peu d’informations de qualité disponibles fait ressortir la
nécessité de mieux s’organiser pour un développement du secteur de l'eau, à travers le
renforcement des capacités de gestions du secteur à tout les niveaux de gouvernance afin
d’obtenir un accroissement des capacités de production et de distribution ainsi qu’une amélioration
de l’accès à l’eau potable. Plusieurs problèmes majeurs se posent, dont particulièrement (le déclin
progressif de la ressource, en particulier à Ngazidja et à Mwali ; l’insuffisance et la défaillance du
circuit de distribution ; le non traitement de l’eau ; l’absence de gouvernance des pouvoirs publics
dans ce domaine ; la dimension sexospécifique : la corvée de l’eau est une tâche réservée
exclusivement aux femmes et aux filles). Il est vrai que dans le secteur que ce soit pour des
initiatives communautaires, associatives, des ONG, du secteur privé, des Collectivités Locales, de
l’Etat, ou des partenaires au développement les interventions restent limitées avec une faible
portée. Le manque de coordination caractérise également ces interventions, ce qui se traduit
par à un manque de cohérence dans la planification des réalisations, dans le choix des
meilleures solutions techniques, dans le respect des normes, dans la démarche de mise en
oeuvre des projets, notamment pour pérenniser les infrastructures.

II. Principales mesures et pistes d’action

Le projet permettra d’intégrer dans une même approche globale de développement durable, à la
fois les dimensions des besoins humains de base, des options économiques du développement,
des contraintes environnementales et des ressources en eau. Il ne se limite donc pas aux
problématiques « eau potable assainissement » mais englobe également dans une démarche
intégrée, tous les autres usages économiques (industriels, agricoles, pastoraux, halieutiques, …)
et environnementaux, tous concernés par l’eau dans la nature .
D’un point de vue structuration du document, le projet est décliné en quatre composantes
essentielles telles que ci-dessous décrites :
   o Une analyse détaillée de la situation actuelle pour palier au déficit informatif dans le
       secteur et mise en place d’un système d’information reposant notamment sur un SIG ;
   o Une politique de l’eau aux Comores pour palier au déficit organisationnel et de
       gouvernance ;
   o Les stratégies générales de mise en œuvre retenues pour le développement durable de
       chacun des sous-secteur liés à l’eau ainsi que des stratégies générales retenues pour
       les mesures d’accompagnement (renforcement des capacités, mobilisation de
       ressources, suivi de la mise en œuvre du SDEC, stratégie d’évaluation du SDEC) ;
   o Un plan d’action chiffré pour les actions prioritaires identifiées pour la période de
       réalisation retenue suivi d’une Table Ronde des bailleurs sur l’Eau. Ce plan d’action
      s’appuiera sur tous les projets ou programmes retenus ou en cours pour la période de
      réalisation.
Le SDEC se composera d’un document de base, d’études thématiques, et d’un atlas des cartes
adaptatives (SIG) produites au cours du projet.


III. Principaux enjeux du point de vue développement durable
2.1. Enjeux écologiques

Bien que 85% de la population du pays ait accès à un point d’eau aménagé, le niveau d’accès à
l’eau potable demeure extrêmement faible (de l’ordre de 5,8% sur l’ensemble des îles de Mwali,
Ndzouani et Ngazidja). Ce chiffre de 5,8% concerne uniquement le réseau de Moroni à Ngazidja.
La gestion de l’utilisation partagée et de la protection de leur qualité pourra faire l’objet de
concentration locale et pourra être conduite en conformité avec des accords de co-gestion avec
les communautés.

2.2. Enjeux économiques

La ressource en eau est vitale pour les populations, le développement socioéconomique du pays
et la diversité biologique. Elle doit être connue, protégée et gérée de manière intégrée, en quantité
comme en qualité. Les services de l’Etat doivent améliorer en continu les connaissances à la fois
sur la ressource, considérée comme unitaire et ses utilisations. Les impacts des activités
économiques sur le domaine hydraulique, ceux du développement de la mobilisation et des
usagers de l’eau en tant que ressource naturelle, doivent être examinés et traités dans la
perspective de la protection des écosystèmes aquatiques et de l’environnement en général. Dans
certains cas le principe de pollueur payeur doit être appliqué. L’eau doit être une source
d’intégration économique régionale et locale

2.3. Enjeux sociaux

La situation de l’eau potable sur les îles de Mwali, Ndzouani et Ngazidja est préoccupante. Elle est
caractérisée par un très faible taux (5,8%) d’accès à l’eau potable ; et par conséquent, par une
grande insécurité des communautés et une grande vulnérabilité aux risques de maladies et de
mortalité. L’accès durable à une eau potable peut être considéré comme un droit fondamental,
dans la mesure où, il constitue un préalable à l’accès à d’autres droits établis, plus particulièrement
les droits à l’éducation, à l’information et plus généralement le droit au développement. A la
lumière de ces éléments, Il devient crucial de mettre en place une gouvernance de l’eau la plus
proche possible des usagers (prenant en compte les niveaux de décentralisation Union et îles
autonomes). Ces différents niveaux doivent se renforcer mutuellement en fonction de leurs
avantages comparatifs.


IV. But du projet

Le Schéma Directeur de l’Eau et de l’Assainissement des Comores constituera un cadre
stratégique et multisectoriel d’orientation pour la mise en valeur durable et la gestion des
ressources en eau aux Comores en vue de satisfaire les besoins de base des populations,
d’accompagner le développement économique et social du pays d’une façon durable. Le DSCRP
trace les axes prioritaires pour l’Union des Comores. Les propositions d’action suivantes
s’inscrivent dans le Programme 6 (Accroissement de l’accès à l’eau potable et gestion durable de
la ressource) de l’axe stratégique VI (Promouvoir un environnement sain et garantir la durabilité du
développement) du Plan d’Action 2006-2009 du DSCRP.


V. Approche et stratégie de mise en œuvre du projet
   o   Dans ce projet, Il sera question d’adopter une approche tenant compte du droit
       fondamental à l’eau en tenant compte des obligations contenu dans les différentes
       constitutions, le Code de l’eau et le Code de la santé publique.

   o   L’élaboration du SDEC résultera d’un processus hautement participatif impliquant tous les
       acteurs à tous les niveaux, et selon une approche stratégique et intégrée reposant
       notamment sur la planification participative, dont l’équipe sera sensibilisée à l’impact de
       l’eau dans la réduction de la pauvreté grâce à : l’accès équitable et durable à l’eau potable,
       l’assainissement et aux activités génératrices de revenus tributaires de l’eau. Il en va de
       même pour le processus de mise en œuvre et de suivi évaluation dudit projet dans la
       perspective d’assurer la pérennisation et l’appropriation des résultats du projet.



VI. Coût estimé du projet et sources de cofinancement :

5.1. Coût estimé du projet :    Un million trois cents mille dollars (1.300.000 USD).

5.2. Sources de financement : UNDP-ROK          :   900.000 USD
                              PNUD/GEF          :   400.000 USD

VII. Durée estimée du projet :

6.1. Durée d’exécution du Projet : 24 mois

								
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