Arthur-Marie Isidore HECQUARD by 7B4A72

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Arthur-Marie-Isidore HECQUARD




MONOGRAPHIE
DE
LA
SEIGNEURIE
DE
VOST
EN
HAUTE MARCHE




                              La présente transcription est dédiée

                      - en premier lieu à la mémoire de l’auteur de ces
                      notes, Arthur-Marie-Isidore HECQUARD, grâce à qui
                      de grands éléments du patrimoine ont été
                      conservés;

                      - en second lieu à Gonzalve de COURDOUE
                      (Château du Mesnil 61240 St Germain de
                      Clairefeuille) le pieux gardien de ces travaux
                      auxquels nous n’aurions jamais eu accès sans lui.

                      - et tout naturellement à la mémoire de feu Gaston
                      JOLLY, le regretté maire de Lourdoueix-St-Pierre qui
                      facilita, lui et ses services, bien des recherches dans
                      les archives communales et porta à cette
                      transmission du patrimoine un intérêt aussi attentif
                      que certain.
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Introduction - In Memoriam Arthur Hecquard - André Ramade et Louis-Philippe Brunet

        Cet ouvrage est la transcription intégrale de l’œuvre d’Arthur Hecquard consacrée à
la seigneurie de Vost en Haute-Marche, paroisse et commune de Lourdoueix-St-Pierre,
département de la Creuse (23).
        Cette œuvre se présentait sous forme d’un cahier manuscrit de 140 pages d’une
écriture petite et minutieuse, chaque page comportant une marge, destinée aux addenda et
corrigenda, comme c’est le cas à l’intérieur de ce pavé d’érudition.
        Arthur Hecquard a eu entre les mains le meilleur matériel qui soit, c.a.d. les archives
originales de la seigneurie de Vost, introuvables aujourd’hui et l’on peut craindre, hélas,
qu’elles n’aient été détruites par une main ignorant la valeur historique des documents dont
elle était dépositaire.
        C’est grâce à Monsieur Gonzalve de Courdouë (Château du Mesnil 61240 St
Germain de Clairefeuille), là où était décédée l’épouse d’Arthur Hecquard avant d’être
ensevelie à Lourdoueix-St-Pierre que nous avons pu avoir ce précieux dépôt entre les
mains. Sans sa garde vigilante et consciencieuse, sans son amabilité à nous le
communiquer, la seule trace restante de ces archives serait restée murée dans l’oubli.

       Il nous semble donc nécessaire, en un premier temps, d’appeler au pieux et
respectueux souvenir des mémoires d’ :

Arthur HECQUARD du château de Vost ( 1841/1903 )

André RAMADE, recteur de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre ( 1812/1869 )

et de Louis-Philippe BRUNET, recteur de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre ( 1839/1921 )

qui, par leurs recherches, leurs transcriptions, leurs compilations, leurs déductions
personnelles ont sauvegardé une partie du patrimoine occitano-marchois. Sans eux, rien de
tout cela ne nous serait parvenu.

        Il nous semble nécessaire de conserver leur mémoire (ils reposent tous les trois dans
le cimetière communal de Lourdoueix-St-Pierre), d’entretenir leurs tombes et de les
restaurer lorsque besoin sera. Ils le méritent. Mais le plus grand hommage à leur rendre,
c’est d’abord de faire connaître leur œuvre, la transmettre. Ils ne l’ont point créée pour autre
chose. La présente transcription n’a pas d’autre but que de s’y employer dans sa faible
mesure. Que s’en inspire qui veut ! Ce qu’il semble nécessaire de demander, ce n’est point
ici de l’argent, (il n’y a aucune affaire financière à faire et les présents transcripteurs ont
opéré à leurs frais comme à fonds perdus) mais de faire mention des sources c.a.d. soit de
Mr Arthur Hecquard, soit des travaux des abbés Ramade et Brunet lorsqu’il est question de
la “ Monographie de Lourdoueix-St-Pierre ” dont le premier est l’auteur, et le second le
compilateur.

Les Archives dont nous parlons comportaient 348 pièces et concernaient la période s’étalant
entre 1415 et 1822. L’ensemble pesait 400 kg. On les a dit “ déménagées ” à la mort de
Monsieur Arthur Hecquard (mais ses héritiers ne les ont jamais possédées). Mr Gonzalve de
Courdouë nous en transmet, outre le cahier ci-après transcrit un inventaire non daté qui,
par son exposition, nous fait prendre conscience de l’importance historique de cette perte.
On la regrette encore plus.

En voici le texte complet :
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Archives du château de Vost

Ces archives comprenant 348 pièces de 1415 à 1822 se composent :
1°) de pièces relatives à la terre de Vost classées par Mr A. Hecquart en 1882, numérotées
de sa main et dépouillées avec le plus grand soin, ainsi qu’en témoignent les notes qu’il a
laissées.
2°) de pièces recueillies par Mr A. Hecquard lui-même pour l’histoire de sa famille
maternelle, et aussi pour l’histoire de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre.

En 1903 et 1904, j’ai fait un inventaire détaillé de toutes ces pièces après les avoir classées
par ordre chronologique, et d’après les indications de Mr A. Hecquart. Les notes qui suivent
ne sont qu’un résumé très succinct de cet inventaire.

Ière liasse
Cette liasse contient uniquement des pièces recueillies dans le pays de Mr Hecquart et
relatives à sa famille.

IIème liasse
Cette liasse contient 50 pièces, toutes relatives sauf une, à la terre de Vost du temps de Mrs
Blondet.

IIIème liasse (comme la précédente - 26 pièces -)

IVème liasse
Dans cette liasse, qui contient 27 pièces, 10 pièces intéressant la famille Blondet.

V et VIème liasses
Trois pièces dans la cinquième liasse et quinze dans la sixième intéressent la famille
Blondet.

VIIème liasse
Dans cette liasse se trouvent :
- un cahier écrit par Mr Meunier, curé d’Aigurande et prêté par lui à Mr Hecquart;
- une pièce très intéressante pour l’histoire du Prieuré de Malval;
- plusieurs pièces intéressantes pour l’histoire de la paroisse de Lourdoueix et de ses curés;
- plusieurs pièces relatives à la famille Blondet.

VIII et IXème liasses
Ces deux liasses, dont les pièces ont été numérotées par Mr Hecquart, et sur lesquelles il a
travaillé bien souvent contiennent des papiers très intéressants :
1°) pour l’histoire du pays et même pour l’histoire de la France;
2°) pour l’histoire de la paroisse et de l’église de Lourdoueix
3°) pour la généalogie de la famille Ajasson;
4°) pour la famille Blondet.

Xème liasse
Comme les 8ème et 9ème liasse. Je pourrais fournir la liste très complète des pièces de ces
trois liasses.

XIème liasse
Outre quelques pièces intéressantes pour l’histoire du pays dans les temps anciens, cette
liasse contient le cahier des doléances de la collecte de Vost en 1789, et le procès-verbal de
la première assemblée du canton de Bonnat présidée par Mr Blondet de Vost.
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Nota : Plusieurs pièces manquaient aux archives, quand elles m’ont été confiées;
1°) dans les liasses VIII, IX et X, dont les pièces ont été numérotées par Mr Hecquart
certains numéros manquent. Ces numéros ont-ils été omis à dessein, afin de pouvoir les
affecter plus tard à d’autres papiers, ou les pièces qui auraient porté ces numéros ont-elles
disparu entre l’époque déjà éloignée où Mr Hecquart a fait son travail et le moment où les
archives m’ont été confiées ? Je n’ai rien trouvé à ce sujet.
2°) manque aussi une note manuscrite sur Malval dont Mr Hecquart parle dans ses notes
copiées par Mr Brunet.
3 et 4 enfin, je n’ai pas trouvé dans les archives, les copies faites par Mr Hecquart des
manuscrits de Mr l’abbé Meunier sur Aigurande et de Mr l’abbé Ramade sur Lourdoueix.

        L’auteur de cet inventaire que l’on peut dater entre 1903 et 1910 est très
probablement l’un des membres de la famille MERLE DE LA BRUGIERE. Quant aux pièces
manquantes (manuscrits des abbés Meunier et Ramade), elles ont été retrouvées par Mr
Gonzalve de COURDOUE au château du Mesnil en 1996.
        Les140 pages manuscrites des notes de Mr Hecquart s’inspirent évidemment de
toutes les liasses, mais on ne peut que regretter la perte des VIIIème, IXème et Xème dont
l’importance était soulignée par l’auteur de l’inventaire. Les notes transcrites abordent
cependant bien des faits détaillés sous ces numéros. Elles n’en sont que plus précieuses.
        Nous n’avons rien voulu changer aux transcriptions de Mr Hecquard, soucieux bien
sûr de ne rien transmettre sous son nom que ce qu’il a accompli, sans le déformer et sans
rien y ajouter.       Nous avons voulu aussi respecter l’esprit, le charme, et même les
limites de l’époque de leur transcription. Ceci leur donne encore plus de valeur, voire de
jeunesse, même si cela apparaît un peu contradictoire.

         “ Qui n’a point de passé, n’a pas d’avenir ” voilà un dicton connu. Mais même l’aigle
de Meaux vient à la rescousse. Placé sur un autre plan, et avec un génie que nous ne
pouvons même pas contrefaire Bossuet ne s’écrie t il pas : “ La vérité est un bien commun;
quiconque la possède la doit à ses frères ”. Certes, Bossuet parlait des vérités sublimes de
la Foi. Mais n’est-ce pas aussi valable, à un échelon bien différent et ô combien plus
modeste, comme celui de la vérité historique ? Et aujourd’hui, n’a t-on pas tendance à
n’accorder de créance qu’à ce qui est prouvé pas des documents ? D’où notre simple
transmission de cette vérité historique là, sauvegardée par la transcription de pièces
authentiques. Sur cette base Mr Hecquard procéda naturellement à des déductions dont
certaines peuvent avoir vieilli, mais cela ne concerne qu'une infime partie de son travail.
Confronté à des imprécisions dans les listes anciennes de filiations, il s'aida de travaux de
l'époque pour combler certains vides. Ce qui se révèle caduc après les études érudites de
nouveaux chercheurs sera signalé par des notes. Naturellement, chacun garde le droit
d'interpréter autrement que Mr Hecquard, et les pièces transcrites et ses déductions
personnelles. Ce que permettent d'autres recoupements et ce qu'a affiné le renouveau de la
science généalogique sont autant de polissoirs qui rehaussent la valeur des recherches de
l'érudit de Vost.
         Notre rôle a été bien plus modeste et grâce à notre désir de retrouver et conserver
tout ce qui compose notre patrimoine, nous avons eu la chance de trouver en Mr G. de
Courdouë une collaboration essentielle. Il nous reste à simplement transmettre tout ceci.
         Nous espérons qu’elle retiendra l’attention de la génération nouvelle qui se lève à
l’aube de ce XXIème siècle qui point.
         Si tel doit être le cas, la mémoire d’Arthur Hecquard et des abbés Ramade et Brunet
s’en trouvera honorée et nous, nous serons récompensés au-delà de nos espérances.

                                                          D. Fradeaud-Guillemot
                                                                                                   5




                                     Avis aux lecteurs

          Le style de cette monographie, (dont le titre est de nous, Arthur Hecquard n’en ayant
donné aucun à son cahier original) pourra surprendre et dépayser le lecteur par son contenu
qui s’apparente moins à un récit articulé qu’à une suite chronologique de “ documents pour
servir à l’histoire ” de la seigneurie de Vost, de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, tout
comme à la province de Haute-Marche.
Que nul n’en abandonne pourtant une lecture commencée même si, certaines répétitions,
redites, semblent alourdir le texte et noyer l’essentiel ! Il n’en est rien.
Arthur Hecquard a soigné jusqu’au plus petit détail. Lors de chaque alliance, de chaque fait,
il s’est ingénié à transcrire tout ce qu’il avait appris, tant sur l’alliance que sur l’événement. Et
lorsque l’on suit le fil, on constate que le récit n’en est point alourdi, mais rendu plus
passionnant.
Il n’empêche. Certains termes sembleront curieux. Justement, ils datent et servent
aujourd’hui de témoins.

         A ceux qui souhaitent, avant tout, prendre connaissance d’une période précise de
l’histoire, nous conseillons de se reporter à la table des matières, puis de commencer leur
lecture au chapitre choisi. Cela peut se faire, et donner goût à la lecture entière de l’ouvrage.

         Arthur Hecquard a fait œuvre de chercheur aussi. Citant ses sources, il lui arrive de
les comparer à ses propres déductions et découvertes. Il a même fait là un travail colossal et
particulièrement original par sa critique constructive. Mais, parlons net, pour le découvrir, il
est nécessaire de tout lire. Même si certaines notes, celles qui intéresseront le moins tel ou
tel lecteur, s’avèrent fastidieuses au premier abord, il convient de persévérer. Une fois le
sujet circonscrit, le lecteur sera plus apte encore à apprécier l’ensemble et à le relire, en
totalité, avec un intérêt renouvelé.

        Nous n’avons rien voulu changer à l’original. Tout comme Arthur Hecquard, nous
avons respecté les orthographes des noms, des lieux, des mots, sous toutes les versions
qui se succédèrent au cours du temps.

         Son travail qui a requis temps, précisions, recherches diverses peut aider tant les
historiens locaux que les généalogistes. Les uns et les autres ne pourront se contenter des
“ têtes de chapitres ”; il leur faudra fouiller le texte tout entier. Ils y seront grandement aidés
par “ l’index des noms modernes de lieux et de personnes ” (pp 92-102) mis en place par
Eric Boyron. C’est ce même ami du patrimoine qui s’est chargé du traitement informatique
de cette monographie. Cet outil permettra de remarquer le précis des déductions de l’auteur
et permettra de mesurer combien il lui a fallu comparer, réfléchir, rechercher. Un “ travail de
bénédictin ” en somme. Que le lecteur passionné d’histoire ou de généalogie s’évertue
maintenant à animer tout cela, à lui donner une âme, afin que revivent et finalement les
rejoignent, tous ces ancêtres qui forment une longue chaîne depuis les débuts jusqu’à
eux-mêmes.

       L’intérêt de ce travail ne vous échappera pas. Nous avons voulu en quelque sorte
l’exhumer et le porter à la connaissance de tous. Cet intérêt repose en grande partie sur la
masse d’informations que nous apporte la transcription intégrale de pièces d’archives
aujourd’hui plus que probablement disparues.
6




                                        La seigneurie de Vost

Le château de Vost est fort ancien; son nom, qui jusqu‟au dix huitième siècle s‟écrivait Vot, parait
celtique. La syllabe Vo est un préfixe gaulois, en irlandais fo, en breton guo, go, qui est aussi
employée comme préposition et signifie sous. (D‟Arbois de Jubainville „Revue des Questions
Historiques‟ XIV, 639).
D‟après Joullieton (Histoire de la Marche, I, 47-48) Vots -sic- tirerait son nom des Vaties, classe de
druides, chargés d‟offrir les sacrifices et qui s‟appliquait à connaître et à expliquer les choses
naturelles; étymologie qui me parait peu admissible. 1
Gourdon de Genouillac dans son “ Dictionnaire des fiefs, seigneuries, châtellenies de l‟Ancienne
France ” p. 564 cite en Bretagne une seigneurie du nom de Vost possédée en 1650 par la famille de
Moucheron.2
La seigneurie de Vost, qui relevait de la seigneurie de Malval parait avoir eu de l‟importance; en
1426, les seigneurs de Vot étaient en possession de droit de Haute justice, et la seigneurie avait sa
mesure propre, comme le prouve le dénombrement de cette même année, qui en indiquant les
redevances en nature, ajoute, “ à la mesure de Vot ”; terme que l‟on retrouve dans des actes
postérieurs.
Dans un acte du 28 mai 1484, il est dit que le seigneur de Vot “ à cause de son hotel et chastel fort de
Vot avait toute justice haute, moyenne et basse et droit d‟icelle exercer ou faire exercer par ses juges,
procureurs, sergents et autres officiers et ministres de justice; et à cause de son dit hotel et place forte,
il avait et lui appartenait plusieurs cens, rentes, domaines, dimes, terrages tant en la dite terre et
justice qui est de belle et grande étendue que ailleurs en la terre et seigneurie d‟Estinières, en Berry et
en plusieurs autres lieux. ”
Dans l‟acte d‟adjudication de la seigneurie de Vost en 1744, il est dit que le seigneur a la justice
haute, moyenne et basse dans l‟étendue de la dite terre, droit d‟y établir officiers, notaires, tabellions,

1
  Pol Potier de Coucy cite BOT ou BOD comme nom de famille (cf page 13 du Nobiliaire de Bretagne). Ce
terme signifie aussi “ résidence ” et convient dans parfaitement à un château. Les toponymes étant souvent
féminisés en breton, le terme Bot ou Bod subit donc, après l‟article, la mutation consonantique B/V ce qui donne
AR BOT ou AR VOT. Le toponyme VOT, LE VOT est relevé dans six communes des Côtes d‟Armor, sans
compter les composés avec Vot dont on relève au moins 38 toponyme en Bretagne (D.F.G 1993)
2
  Localisation des lieux-dits “ VOT ” :
LE VOT : à Cavan, Kermaria Sulard, Plounérin, Rospez, Trédarzec, Merdrignac; également à Fouesnant (29);
GOAS AN VOT à Locarn;
AR VOT à Maël Carhaix (où existe également KERGIQUEL AR VOT);
KERIVOT à Ploumilliau (où existe également KERAVOT); également à Guivapas, Plougasnou et à Milizac
(29); dans cette dernière commune, on trouve ALLEE DE KERIVOT, KERIVOT CREIS, KERIVOT HUELLA,
KERIVOT IZELLA;
LE VEVOT à Plounévez Quintin;
LESTINAVOT à Plufur;
GARDEVOT à Pommerit le Vicomte;
KERLEVOT à Remungol (56) et à Pleuven (29), où on trouve également LE CROISSANT KERLEVOT, TY
NEVEZ KERLEVOT, TY PARC NEVEZ KERLEVOT;
RUNAVOT à Plougastel Daoulas (29);
ROZAVOT à Plouhinec (29);
STANG AR VOT à Pont de Buis (29);
KERdeVOT à Concarneau et Ergué Gaberic (29), où on trouve également MENEZ KERDEVOT, TY
KERDEVOT, TY NEVEZ KERDEVOT;
ER VOTEN à Berric(56);
KERVOTER à Caudan (56);
KERVOTEN à Langoëlan (56);
KERVOLIVOT à Moustoir (56).
On peut également citer, dans le 22, LE BOT à Saint Martin des Prés, Saint Mayeux, Corlay et le Haut Corlay et
KERIBOT à Ploëzal. (D.F.G 1993)
                                                                                                                 7


greffiers et sergents. Dans les actes du 16 Octobre 1490, 24 Décembre 1493 et 22 Octobre 1502, on
parle du sénéchal de Vot, dans un acte du 7 Décembre 1621 du chatelain-juge ordinaire de la terre et
justice de Vot.
En 1521, au procès verbal de la rédaction des coutumes de la Marche, le seigneur de Vost est nommé,
le premier avant les seigneurs de Champvillan, de Richemont, Etignières, Nouzerolles, Le Bouchet,
Lavaux et avant même le seigneur de Saint-Germain Beaupré, dont la terre fut érigé en marquisat en
1645.
Vost formait une collecte créée en 1736 (Archives de la Creuse C 36,56) dont le rôle en 1788 s‟élevait
à 7934 livres, 17 sous, 6 deniers, ne renfermait aucun exempt, et contenait 243 cotes non compris
celles d‟un denier au nombre de 22; dont 180 feux vifs sur lesquels 6 domaines à 4 bœufs, 8 à 2
bœufs, 20 particuliers à 2 vaches et 6 moulins. (Archives de la Creuse C,165)
La moyenne généralement adoptée étant de 5 personnes par feu ou famille, 180 feux feraient un total
de 900 personnes, et en ne comptant que 4 ½ par feu, 810 personnes. En 1789, 209 villes, bourgs ou
collectes de la Sénéchaussée de la Haute Marche furent appelés à rédiger des cahiers de leurs
doléances et à nommer des députés chargés de les présenter à l‟assemblée des trois états, à raison de
deux députés pour 200 feux et au-dessous, 3 au-dessus de 200; Vost nomma quatre députés dont un
surnuméraire, tandis que Lourdoueix-St-Pierre n‟en nommait que deux. (Louis Duval, “ Cahiers de la
Marche ”, 93, introduction 172,173).
Plusieurs seigneuries furent formées du démembrement de la seigneurie de Vost, Richemont vers la
fin du XIVème siècle3, ou le commencement du XVème suivant un acte du 8 Avril 1496 ou on lit :
“ au regard dudit de Richemont, il n‟est pas des Ajasson ains est d‟iceulx du Boix ... et dit plus ledit
de Vot que le lieu de Richemont lui est avenu des Ajassons ... et que si le dit sieur de Richemont
voulait nier ce qui était dit par ledit de Vot, icellui de Vot offrait prouver et montrer par lettres ou par
témoins dignes de foi les choses par lui dites et alléguées et par le dit de Richemont a été dit que le dit
lieu de Richemont était venu des Ajassons ... ” Le même acte dit que les du Boix sont de la paroisse
de La Cellette ou en effet il y a encore un lieu qui s‟appelle le Boueix.4
La seigneurie du Monteix, commune de Chéniers, fut démembrée de celle de Vost en 1493 (partage
entre Guyot et Pierre Ajasson du 7 février 1493). Les seigneurs de Vost prétendaient qu‟Etignières
avait été démembré de Vost, ainsi qu‟on le voit dans les pièces d‟un procès entre les deux maisons au
sujet de la chapelle de Lourdoueix, ou parmi les faits et articles que le sieur de Vot en l‟année 1615
met baille et entend vérifier par devant le sénéchal de la Marche, il est dit, article XI : “ que la maison
de Vot est plus ancienne que celle d‟Etinières qui a été éclipsée (ou éclissée, vieux mot qui veut dire
détachée, séparée, divisée) de celle de Vot par partage ou autrement. ”.
Les seigneurs de Vot du nom d‟Ajasson se disaient fondateurs de l‟église de Lourdoueix-St-Pierre,
ainsi qu‟il parait par deux actes; dans le premier il est dit que Jehan de Sauzet, seigneur d‟Estinières
faisant construire une chapelle (maintenant la chapelle de la Sainte Vierge, attenant à l‟église de
Lourdoueix du côté de l‟Evangile - la première en entrant à gauche) Guyot Ajasson, seigneur de Vot y
met opposition disant que cette construction ne pouvait se faire sans son congé et accord comme
fondateur; par transaction il consentit que la chapelle fut achevée, mais à la condition que les armes
des Ajassons seront mises au plus haut à la clef d‟icelle chapelle et que les bancs qui y seront faits
seront par commun accord. L‟acte est signé du notaire de l‟official de Bourges et fait à Vost le 28
Avril 1489 5. Dans le second acte qui est une transaction sous le scel de l‟official de Limoges datée

3
  Je ne puis partager, ici, cette opinion d‟Arthur Hecquard concernant l‟origine de la seigneurie de Richemont. Je
renvoie ici à ma modeste étude sur “ la seigneurie de Richemont en Haute-Marche ”. Peut-être aussi, qu‟en cette
affaire, Mr Hecquard partageait-il les griefs que les Ajasson avaient semble-t‟il toujours nourri pour les Bouex de
Richemont. Il est difficile , outre les autres arguments qui militent pour une autre origine, de considérer comme
impartiaux les arguments cités par un antagoniste. Telle était la situation Ajasson/Bouex à cette époque, comme
la suite des notes de Mr Hecquard le montrera parfaitement. (D.F.G 1993)
4
  A propos de cette affirmation, on notera qu‟elle n‟a pas été recoupée par un autre document à ce jour. Sur le
même sujet d‟autres éléments montrent bien que le titre de “ seigneur du Boueix ” s‟il exista à la Cellette,
possède une origine extérieure à cette paroisse et à la Province, cf l‟étude “ La Seigneurie de Richemont en
Haute-Marche ”. (D.F.G 1993)
5
  Il est important de comprendre que le droit de fondation n‟est pas attaché à une famille mais à la terre des
seigneurs fondateurs. Il faut donc savoir si la seigneurie de Lourdoueix ou si une seigneurie plus importante
8


du 8 Avril 1496 entre le seigneur de Vot et le seigneur de Richemont au sujet d‟un banc dans l‟église
de Lourdoueix, il est dit : “ car ses prédécesseurs (du seigneur de Vot) étaient et sont fondateurs de la
dite église de Lourdoueix-St-Pierre, et si y a plus, car ledit seigneur de Vot qui est des Ajassons et
chef de nom et d‟armes desdits Ajassons qui, car dit est, sont fondateurs de la dite église de
Lourdoueix-St-Pierre et que lesdits Ajassons en signe d‟icelle fondation firent mettre et apposer leurs
armes en ladite et nul autre ne les y peut mettre, ne faire mettre que le dit seigneur de Vot ”. On voit
encore sur la façade occidentale de l‟église au-dessus de la grand porte un petit écusson dont les
armes sont effacées. Il est dit aussi dans un acte du 14 mai 1616 “ que les enterrements anciens de la
maison de Vot sont au-devant du crucifix de la porte du chœur ”. les fondateurs et bienfaiteurs des
églises étaient autrefois enterrés au pied du crucifix comme étant la place la plus honorable 6. Le
château de Vost actuel ne parait pas remonter plus haut que la fin du XIVème siècle; il remplaça un
château plus ancien alors détruit. On lit dans “ L‟Histoire des Princes de Déols, seigneurs de
Châteauroux ” par Frère Jehan de la Gogue (tome III) des esquisses biographiques de l‟Indre par
Grillon des Chapelles (p. 404) que Guy II de Chauvigny, seigneur de Châteauroux, aida Bertrand du
Guesclin “ à conquester la Guyenne. Il fust assaillir Vos ... ” vers 1370 ou 1372. C‟est peut-être à la
suite de ce siège que Vost fut rebâti. Après donc la reprise de la cité de Limoges, 10 Septembre 1370,
“ en yaux retrayant, li englès ardirent une partie de la terre du seigneur de Malval en Limozin ”
(Froissart, éd Luce,VII,428). Ce qui reste du château n‟est qu‟une partie de ce qu‟il était; il formait un
carré avec une cour intérieure entourée de bâtiments d‟inégale grandeur, l‟un des côté était occupé par
le grand corps de logis encore existant, flanqué d‟une tour ronde à deux ou peut-être trois des ses
angles; deux pavillons moins élevés faisaient deux autres côtés et allaient rejoindre deux autres tours
rondes probablement plus grosses placées aux deux autres angles du carré; dans le quatrième côté
entre les deux dernières tours et sous leur protection était l‟entrée composée d‟une grande et d‟une
petite porte avec pont-levis; de hautes murailles ou courtines reliaient toutes ces constructions et
étaient défendues par de grands fossés pleins d‟eau. Une première enceinte entourée de murs et
peut-être aussi d‟un fossé et par où il fallait passer pour arriver à la porte du château fermait la
basse-cour qui contenait la chapelle et les écuries. Le grand corps de logis existe seul aujourd‟hui; il
était encore flanqué d‟un tour ronde à l‟un de ses angles, mais comme elle menaçait ruine, on l‟a
démoli en 1862; il est probable qu‟il était couronné à son sommet, ainsi que la tour carrée qui contient
l‟escalier d‟une galerie en chemin de ronde, armée de hourds ou de machicoulis; l‟escalier ne se
termine pas au troisième étage formant le grenier, il continue plus haut; il est visible qu‟il y avait
quelque chose primitivement. les fenêtres et les cheminées ont été refaites au XVIIIème siècle 7.
La chapelle qui parait avoir été construite à la fin du XVème siècle a été dévastée pendant la
révolution, et sa cloche enlevée; on y voyait dans la partie des murs qui donnait hors de l‟enceinte
quatre ouvertures ressemblant à des meurtrières très étroites au-dedans, mais allant en s‟élargissant


englobant Lourdoueix existait à l‟époque de la fondation que l‟on ne peut que situer dans un large fourchette du
XI° au milieu du XII° siècle; or le premier seigneur connu de Lourdoueix est Podard de Vincent en 1405, et
malgré ce que pensent Lecler et G. Martin, il n‟apparaît pas qu‟il y en ait eu d‟autres auparavant. Arthur
Hecquard semble penser qu‟il a existé une super seigneurie regroupant Vot, Lourdoueix et Estinières, toutes
démembrées par la suite de la seigneurie de Vost, ce qui est possible et la Thaumassière le confirme en évoquant
un partage. Néanmoins, il y a un fort doute sur ce droit exclusif de fondation car comme le montre les
interrogatoires de 1616, c‟était le seigneur de Lourdoueix qui était seigneur justicier de l‟église et qui possédait
préséance sur les autres et il serait très étonnant qu‟il ait pu obtenir les droits de justice sans conserver celui de
fondation. En ce cas les Ajasson ne pouvaient que succomber à leur prétentions. (E.B 1999)
6
  Cette note nous apprend que l‟église de Lourdoueix en 1616 comprenait un jubé, cloison percée de portes et
légers barreaux séparant le sanctuaire de la nef. Cette topographie sacrée montre que l‟esprit de l‟orthodoxie
universelle gardait encore des vestiges en Occident puisqu‟un tel jubé s‟apparente naturellement à l‟iconostase
des églises orthodoxes d‟Orient et d‟Occident de nos jours. C‟est une preuve matérielle de cette tradition
commune qui se perdit dans la seule église papale... entre tant d‟autres, mais tel n‟est pas le sujet de cette
monographie. (D.F.G 1993)
7
  L‟abbé Brunet nous apprend qu‟en 1884-5, Arthur Hecquard fit restaurer le château où une grosse tour carrée
et un bâtiment subsistait seuls alors. Il fit allonger le corps de bâtiments et construire à l‟extrémité une tour des
mêmes dimensions que l‟ancienne. La chapelle fut alors restaurée. Il en fut de même un siècle plus tard en 1999.
(D.F.G 1999)
                                                                                                                9


au-dehors, une dans le pignon à droite de l‟autel, une dans le pignon d‟en face, les deux autres dans le
mur du côté du pré, elles avaient environ neuf centimètres de largeur et quinze de hauteur;
évidemment ces ouvertures étaient destinées à servir pour la défense. Les murs à l‟intérieur étaient
ornés de peintures, mais trop effacées pour qu‟on put distinguer ce qu‟elles représentaient; de chaque
côté de l‟autel était un grand sujet, sur les murs latéraux, il y avait une série de onze médaillons à
environ deux pieds et demi les uns des autres et trois écussons; deux à côté l‟un de l‟autre étaient
portés au 1 de sable à deux fusées et deux demies d‟argent, le 2 complètement effacé, cependant le
champ paraissait de gueules. Le troisième écusson qui était en face des deux autres et du côté opposé
à la porte représentait les armes pleines des Ajasson de sable à cinq fusées et deux demies d‟argent
posées en fasce; sa forme n‟était pas la même que celle des deux premiers qui avaient la forme dite
samnète, il avait le bas en pointe obtuse, forme plus ancienne. La chapelle était voûtée en bois.
L‟abbé Ramade dans sa “ Monographie de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre ” dit qu‟elle était
connue sous le nom de chapelle Sainte Catherine. Il y avait une chapelle de Ste Catherine “ fondée et
estant au chatel fort d‟Estignères ” (acte du 19 juin 1509 in “ archives de Vost ”)8; La restauration a
été commencée le 7 Octobre 1873 et le 7 Octobre 1874, Mr Thuillier, curé de Lourdoueix-St-Pierre
l‟a bénie sous le vocable de Notre Dame des Sept Douleurs, et y a célébré la Messe en présence de Mr
Menot curé de Measnes et de Mr de la Maisonneuve, curé de Nouzerolles. L‟abbé Ramade, dans sa
Monographie dit que le château fut d‟abord possédé par des seigneurs du même nom et passa vers la
moitié du douzième siècle à la famille Ajasson.
La Thaumassière, “ Histoire du Berry (nlle éd. tome IV p. 5) commence ainsi la généalogie des
Ajasson : “ Cette famille est issue de celle de Chauvigny, de Vot comme en fait foy le partage des
terres d‟Egurande, de Vot et d‟Estinières ... ”. La maison Ajasson est selon La Thaumassière,
historien du berri, une branche puînée de celle de Chauvigny (cf Saint-Allais “ Nobiliaire de France ”
tome XIV p. 34 note 1). On lit dans un factum imprimé de l‟année 1609 au sujet d‟un procès entre
Gabriel Ajasson et Mademoiselle de Montpensier dame d‟Aigurande : “ estant en la terre de Vot en la
maison dudit inthimé - Gabriel Ajasson - et de ses prédécesseurs, 300 ans et plus partagée en la
maison de Chauvigny, dont ledit sieur inthimé porte les armes, et de laquelle maison de Chauvigny, la
terre d‟Aigurande appartient à la dite Demoiselle de Montpensier ”.
Les armes des Chauvigny étaient “ d‟argent à cinq fusées et deux demies de gueules accolées et
posées en fasce, au lambel de sable alias d‟azur à six pendants ” (La Thaumassière II-440-441; Raynal
“ Histoire du Berry ” II 90 et planche; Esquisses pittoresques de L‟Indre ed. illustrée p. 1; Borel
d‟Hauterives : Annuaire pour la noblesse pour 1844 p. 395; pour 1863 p. 241 note 1).
Les armes des Ajasson se lisent : “ de sable à cinq fusées d‟argent et deux demies d‟argent accolées et
posées en fasce ”. ( La Thaumassière II, 580,582; IV,5; A. de la Porte Armorial de la Noblesse de la
Marche 2ème édition p. 7; Saint-Allais, Nobiliaire III, 2ème partie, 18).
Ce sont les mêmes armes sauf le changement de couleurs qui peut être une brisure de cadet.
Le nom d‟Ajasson qu‟on trouve écrit aussi Ajaçon, Ajazuns, Ajaczon, ajazcon, aïasson, ageasson,
ajatons, me semble avoir été un surnom et peut venir du vieux mot agace, agache, ageasse, ajasse :
nom de la pie, donné comme surnom à un seigneur qui aurait eu une pie comme cimier; ainsi un
chevalier héros d‟une chanson de geste composée au commencement du 13ème siècle fut nommé
Gaydon d‟un geai qui se posa sur son heaume;
                                     “ à icelle hore, oije thierris à non;
                                    mais por 1 jay m‟apelle on gaydon,
                               qui sor mon heaume s‟assist, bien le vit-on. ”
(Les anciens poètes de France, Chanson de Gaydon p. 14 vers 424-426 et préface p. I,II)
Gaydon : chevalier au geai; Ajasson : chevalier à l‟ajasse. Peut-être le premier qui reçut ce surnom
était-il d‟un caractère querelleur ou grand causeur comme la pie ou ajasse.
Quoiqu‟il en soit, cette maison s‟est alliée aux familles Aucapitaine de Limoges, Le Groin, Pressigny,

8
  Cette information représente sans doute la raison pour laquelle dans son dictionnaire historique de la Creuse A.
Lecler parle, pour la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, “ d‟une vicairie de Sainte Catherine ”. Ceci semblait
incompréhensible par le fait qu‟aucune autre église n‟était citée. Il s‟agissait donc probablement de cette
chapelle. Mais alors Vot ou Etignières dont le château a disparu comme celui d‟Aigude d‟ailleurs et dont il ne
reste plus aucune trace. (D.F.G 1993)
10


Puy-venant, La Celle, La Marche, Villène, Jardon, Chabannes, Salignac, Barbançois, Sauzet, Piedieu
de Ste Feyre, de L‟Age, Chamborant, Forges, Dumont-du-Breuil-Yvain, Lestrange, Malesset,
Poyenne, Bertrand, Barbe, Couraud de la Roche-Chevieux, Aubusson, Douault, des Ages, Du Breuil
du Bost de Gargilesse, Barton de Montbas, de la Ferrandière, du Boueix de Villemort-Richemont, de
la Chassaigne-Montjouan, Petitpied, d‟Aloigny, Mornay, Baraton d‟état, Chenu du Thuet de Mangou,
le Poitevin de Verrières etc... Les Ajasson étaient qualifiés de Vicomtes de Chateauclos en partie,
dans un acte du 23 Février 1648 (Archives de la Creuse E,578); Comtes de Grandsaigne 1645-1651
(Archives de la Creuse E,578); Comtes de Chateauclos, actes dy 27 Juin 1665 et 19 Octobre 1666
(Archives de Vost); Vicomtes de Grandsaigne 1669 (Abbé Ramade “ Monographie, art. Etignières)
La famille Ajasson est comptée parmi les principaux bienfaiteurs de l‟Abbaye d‟Aubepierre.
(Ramade, Monographie de Lourdoueix)9.
On trouve plusieurs personnages du nom d‟Ajasson auxquels on ne sait quelle place assigner dans la
généalogie de cette maison;
En 1153, Isembert ou Isembard Ajasson, Isembardus Ajasson ou Ajaçon fait une donation à l‟abbaye
cistercienne d‟Aubepierre (Abbé Ramade, Monographie).
En 1163, Pierre Ajasson est un des donateurs du domaine du Bourliat (Grangiam de Brolliath; de,
brolium = brogilus, brogilum = brocogilus, bois, taillis, d‟où breuil, brouillet etc...) aux religieux
d‟Aubepierre, “ Petrus Ajasson sub eisdem testibus concessit supra dicta omnia ” (Abbé Ramade,
Monographie; Titres d‟Aubepierre, Archives de la Creuse)
Un autre titre de la même année, 1163, contient des donations faites aux religieux d‟Aubepierre par
Aimeric Ajazuns, le même sans doute que dans l‟acte de donation du Bourliat (Abbé Ramade,
Monographie) est appelé Aimeric Ajazuns, par Isembart Ajazuns, par Pierre, frère d‟Aimeric Ajazuns,
dans le même acte, il est fait mention de donations faites précédemment par Aimeric Ajazuns à
l‟église de Chambon-Ste-Croix (Roy de Pierrefitte, Etudes historiques sur les monastères du Limousin
et de la Marche, Aubepierre pp 5 et 6).
“ Plusieurs dons de bois, prés, pacages, terres etc... faits à Aubepierre par différents seigneurs et entre
autres Isambart et Pierre Ajaczon ” (Joullieton, Histoire de la Marche, I, p. 149).
En 1209, Pierre Ajasson ou Ajaçon, seigneur de Nouzerolles 10. En 1287, donation à Aubepierre par
Tartarius de Nozerolles. Nouzerolles, paroisse de l‟archiprêtré d‟Anzême vers 1300. On dit qu‟en 832
Louis le Débonnaire donna à St Martial les églises “ d‟Anzismum ” -Anzême- “ Campum
singularem ” -Champsanglard-, “ Genetliacum ” que l‟abbé Roy de Pierrefitte traduit par “ La
Geneytouse ” mais qui me parait être plutôt Genouillac (Roy-Pierrefitte, St Martial, 16). En 1648 le
prieuré d‟Anzême était à la collation de l‟abbé de Déols, de même l‟église paroissiale de Genouillac:
la possession de ces deux églises en 1212 attestée par lettre du Pape Innocent III (Grillon des
Chapelles, Notice sur Déols 300,309,317). Le titre de l‟Archiprêtré d‟Anzême avait été uni en 1288 à
la paroisse de St Sulpice-le-Guérétois (Duval, Cahiers de la Marche, introduction 44,49; Nadaud,
Nobiliaire IV,303). Au milieu du 15ème siècle, Nouzerolles ainsi que Bois Lamy -en
Moutier-Malcard- appartenait à la maison de Blanchefort, de laquelle ils passèrent par mariage en
1495 alias 1497 à la maison de Chabannes. Au milieu du 18ème siècle on trouve Gabriel de Fricon,
écuyer, seigneur de Nouzerolles; en 1789 Gabriel François de la Marche, comte de Nouzerolles, du
chef de sa femme Marie (alias Marguerite) Françoise de Chabannes (Nouzerolles comme Nouziers
vient de “ Nucetum ”, “ Nuceriae ” cad “ lieu planté de noyers ”, “ ol ”, “ olles ” sont des finales de
noms de lieux ayant une valeur diminutive) donne à l‟abbaye d‟Aubepierre le droit qu‟il avait dans
une partie de la forêt de Féchaud; il eut des contestations avec les chanoines d‟Aureil, de qui
dépendait Chambon-Ste-Croix, concernant la division de cette forêt au temps de G. de Pontroy, prieur
d‟Aureil, mort en 1207. (Ramade, Monographie; Chronique de St-Martial 70, Roy de Pierrefitte,

9
   Au sujet de l‟abbaye d‟Aubepierre dans la paroisse de Measnes voir aussi l‟article de Gabriel Martin dans les
mémoires de la Sté de la Creuse tome VIII pp 47-127 -consultable aux Archives départementales de Guéret-.
(D.F.G 1993)
10
   Dans la deuxième moitié du Xème siècle, on trouve Enimie de Chanteilles, mariée au seigneur de Nozerolles.
La possession de l‟église de Nozerolles est confirmée à l‟abbaye de Déols par lettre du pape Innocent III en
1212. En 1648, l‟église paroissiale de Nouzerolles était à la collation de l‟Abbé de Déols. (Evrard de Nozeroles,
Abbé de Déols 1293-1295, alias 1282-1294). (D.F.G 1993)
                                                                                                               11


Aureil,7). L‟an 1263, la comtesse de la Marche, Yolande de Bretagne, porta plainte au roi Saint Louis
contre les vexations et violences exercées au préjudice des ses droits, par Thibaud de Neuvis,
sénéchal du poitou, aidé du chevalier Ebon Ajaczon, contre ses officiers et sujets (Joullieton, Hist. de
la Marche I, 203-204). On lit dans les plaintes de la comtesse de la Marche au roi Saint-Louis l‟an
1263 contre Thibaud de Neuvis, sénéchal du Poitou : “ Lidiz Thebaud tient en la marche un chevalier
et trezse serjans; ce est assavoir monseignor ebon ajaçon, alias albon ajazcon, qui est estagiers en la
terre à la contesse et tient ses assises de jor en jor à la terre de la contesse ”. (Généalogie de
Chamborant 17-21; Nadaud, Nob. I,551).
En 1266; Philippe, seigneur de Malval, vend à Pierre Ajasson, chevalier “ Petro Ajasson, militi de
Oratorio Sancti Petri ” moyennant 72 livres tournois payées comptant et une rente annuelle de douze
setiers de blés, savoir six de seigle et six d‟avoine, mesure de Lourdoueix, la forêt dite Diffashart
située dans la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre et Chéniers. (Ramade, Monographie; cartulaire
d‟Aubepierre; Archives de la Creuse).
Pierre Ajasson était peut-être seigneur de Lourdoueix “ miles ”, outre le sens de chevalier se prenait
aussi pour “ dominus ”, “ seigneur ”11.
En 1281, Roger de Brosse, baron de Boussac, Huriel et Ste-Sévère, acquit de Gilles Ajasson, écuyer la
maison du Puy et tout ce qu‟il avait en la chatellenie de Ste-Sévère (La Thaumassière III,19,20). C‟est
probablement le château du Puy dans la commune de Tercillat; il y a bien aussi dans celle de
Nouzerines un lieu qui s‟appelle le Puy , mais Nouzerines était dans la mouvance de la baronnie de
Boussac. (La Thaumassière III,17,18).
Le lundi avant la fête de Saint Denis, l‟an 1341 par acte signé Jean de Pommiers, clerc juré, noble
homme Perrot Ajasson ou Ajatons, damoiseau, seigneur de Vot, vend, cède, concède et à perpétuité
quitte à l‟abbé et couvent d‟Aubepierre moyennant douze livres tournois payées comptant une rente
de 4 setiers de seigle et 2 d‟avoine à la grand-messe d‟Aigurande à prendre chaque année à perpétuité
sur les hommes de Pun et les lieux et tenements des dits hommes (Abbé Ramade, Monographie).
La qualification de damoiseau se donnait ordinairement au fils du seigneur qui n‟était pas encore
chevalier. On trouve en 1346, Hugues Ajasson, exécuteur testamentaire de Noble Gaudrifus de
Oratorio, chevalier, seigneur de Nouzerines. (Nadaud, Nobiliaire I,33; III,303).
Du 6 Décembre 1363, signé Iolliet, Hanry Ajasson donne à Guyot Fouyne et aultres Fouines du
village des Chaulmes an toute servitude, argean 2 sols, 6 deniers, froumant, 1 boisseau, 1 setier
avoine, poulle 1 pour le feu, le disme et terrage bian et vinade et toute autre servitude pour sertins
héritages noumés audits contrat portant l‟aprobation du contrat de mariage de Iehan Fouine son père.
(Archives de Vost, inventaire des anciens titres).
Catherine Ajasson, femme de Pierre du Breuil vivant avec son mari l‟an 1399 (La Thaumassière
IV,333). Elle parait avoir eu en dot pour part d‟héritage les lieux de Bessoles, le Gourde, le Pin, les
Signolles et le Rochelas, qui furent alors distraits de la seigneurie de Vost; ces biens appartenaient
encore à ses descendants le 11 Février 1503 comme il parait par un terrier à cette date (Archives de
Vost) mais ils furent rachetés par le seigneur de Vost en l‟année 1504.
C‟est de cette dame que descendent les du Breuil du Bost, marquis de Gargilesse, qui portent, de
gueules au chevron d‟or, accompagné de trois glands avec leurs coupettes, de même 2 et 1, alias
bandé d‟argent et d‟azur de six pièces.
En 1529, vente par Louis Ajasson à Pierre Aubépin du fief de Villevassol en la mouvance de la
seigneurie de Buzançais. (Archives de l‟Indre, Inventaire sommaire E,52).
En 1560 Jean Ajasson, seigneur de la Givrerie, témoin dans une enquête (Archives de la Creuse,
E,345). Marguerite Ajasson, mariée avant 1559 à Guy de Sainte-Feyre, écuyer, seigneur de
Fourmenier et de Plainevaire, dont Agnès alias Aimée, alias Anne de Ste-Feyre, mariée en 1°) à André
de Loge, écuyer, seigneur de Puirogeat dont postérité; en 2°) en 1598 à Jean de la Celle, écuyer

11
   Alors l‟appellation “ militi de Oratorio Sancti Petri ” citée plus haut pourrait se prendre comme “ seigneur de
l‟Oratoire Saint Pierre ” appellation originelle de Lourdoueix. En ce cas, cela expliquerait la revendication
Ajasson comme étant “ fondateurs de l‟église de Lourdoueix ”, celle-ci ayant été bâtie en premier lieu dans
l‟enceinte du château. Mais ce peut-être ne semble pas avoir été retenu ni par l‟abbé Ramade, ni par A. Lecler qui
citent comme premier seigneur connu Podard de Vincent au 15ème siècle. (D.F.G 1993). Voir aussi note 5 page
5. (E.B 1999)
12


seigneur de Souvolle et de Fromental dont postérité. (Archives de la Creuse B, 28; E,
349,355,366,368,997: Nadaud Nob. III,22).
La Thaumassière a donné, tome IV pp 5-8 la généalogie de la famille Ajasson; je prends son travail
pour base, quoiqu‟il me paraisse contenir plus d‟une erreur, en y joignant des observations et en le
rectifiant et complétant d‟après les pièces conservées aux Archives de Vost. Il commence par


                                                    I

Etienne Ajasson, chevalier, seigneur de Vot et de Champvillant, il fut père de


                                                   II

Guilgaud Ajasson qui a signé dans la fondation du couvent de Bois-ferru “ Les franciscains se fixèrent
en 1376 dans la solitude de Bois-ferru ” (Louis Duval “ Cahiers de la Marche ”, Introduction, 57). En
1396, Louis, seigneur de Malval et Galienne sa femme donnèrent le tenement du Bois-ferru aux
Cordeliers de Limoges qui obtinrent du Comte de la Marche par lettres du dernier Juin 1400
l‟autorisation d‟y bâtir un couvent.
Bois-ferrut qu‟on écrit aussi Bois Férut, peut tirer son nom du latin “ ferrum ” et rappeler une
ancienne exploitation de mine de fer comme La Ferrolle près de Champvillant; il peut venir du latin
“ ferus ” sauvage “ en patois normand feru = vigoureux, du latin ferox ou du breton ferv ” (Dumeril
Dictionnaire du Patois Normand, 102. Pour Bois-ferrut : Roy de Pierrefitte et P. de Cessac, Bulletin
de la Sté arc. et hist. du Limousin XIV, 142; les Franciscains en Limousin et Marche 6; Joullieton,
Hist. de la Marche I, 247).
De Guilgaud Ajasson sont issus :
1°) Eudes Ajasson qui suit,
2°) Guillaume Ajasson, seigneur de Champvillant.


                                                   III

Eudes Ajasson, seigneur de Vot et d‟Estinières;
il traite l‟an 1300 avec les vénérables d‟Aigurande (La Thaumassière), avec les vénérables prêtres
Filloux de l‟église d‟Aigurande (Ramade, Monographie). Cette date présente une difficulté; si
Guilgaud, père d‟Eudes a signé la fondation de Bois-Ferut en 1376 au plus tôt, il est difficile
qu‟Eudes ait passé un acte en 1300; il doit y avoir là quelqu‟erreur.
C‟est d‟Eudes Ajasson qu‟il parait être question dans une pièce sur parchemin des Archives de Vost
intitulée au dos “ vieux extraits des devoirs de Vot ” et qui commence ainsi : “ ce sont les talhes de la
terre de monseigneur de Exstenheres ” plus loin est nommé “ monseigneur Hudes de Estenheres ”, on
y énumère les villages qui dépendent de lui, le Monteix, le Bois de Vost, Choueix, les Combes, Pun,
Montmartin, Lafaye, Le Chez, Etignères, les Chaumes; les hommes de chaque village qui sont : - pour
le Montelh, Eestene (Etienne) do Montelh; le Bost de Vot, Pasquet de Bost de Vot, Fradault, Jehan
Petit; Chuer (Choueix) Giraut de Chuer, Barnat, Chareton; Laz Combes, lo filh a la filhatone, Jehan
de laz Combes, Symon; Puyn, loroseaut de puyn; Mant-Martin, lo texer de montmartin, andré Betron,
Jehan Betron, lo leut jurgaut; La Faye, Jehan de La Faye; Estehnères (Etinières) Pasquet de
Estenhères, André Barnat; Pierre de Laz Chaumes, Chaumat, la Symone de la Chaumes, Charles
Esano, Jehan Murgaut, Pierre de Chers, sanpit do Chers, la chuchun, Piony Rybaudon, la lut Pierre
Mileton, Bernart de Vot; Agurande Pierre Antgeron, Jehan Bochart, Joucherat, Esaneouz. Avec ce
que chacun doit en argent, ce qui monte la somme de 20 livres sept sous, un denier (cette somme
                                                                                                                 13


aurait aujourd‟hui12 2238 francs, soit chaque livre 110 frs Pierre Clément, Jacques Cœur et Charles
VII ed. 1866 p. XLVII, LX note I); le blé de rente dû par chacun et qui fait avec les rentes
d‟Aigurande neuf setiers une quarte et demie de froment, trente setiers de seigle et vingt setiers
d‟avoine, les dimes d‟Aigurande, des Chaumes, d‟Etignière, des Combes et de Vost qui valent trois
émines de seigle et trois d‟avoine. Cet acte parait se rapporter à l‟année 1362; Eudes avait la qualité
de chevalier, puisqu‟on l‟appelle Monseigneur.
Il fut le père de Guyot Ajasson dont l‟article suivra;
2°) Louis Ajasson, seigneur d‟Estinières marié vers 1305 à Marguerite Le Groing, fille de Pierre Ier
du nom et d‟Agnès de la Roche-Guillebaud de laquelle il eut une fille, Blanche Ajasson femme de
Messire Claude de Pressigny (Nadaud, Nobiliaire II, Guillegaud p. 372; Tardieu, Généalogie
Bosredon,306). Le Groin ou LeGroing, très ancienne famille du Berry, connue depuis 1145, admise
aux honneurs de la cour et encore existante qui porte d‟argent à trois têtes de lions, alias trois groins
arrachées de gueules couronnées d‟or; alias, d‟argent à trois têtes de lion arrachées et couronnées de
gueules 1 et 2, au croissant montant de sable en abîme; alias d‟argent à trois têtes de lion arrachées de
gueules couronnées d‟or à un croissant montant d‟azur mis en abîme. Pressigny portait coupé, la
partie du chef encore coupée en deux; la première palée, contrepalée d‟or et d‟azur, aux deux cantons
gironnés de même; la seconde fascée, contrefascée de même; la partie de la pointe aussi de même; et
un écusson d‟argent en cœur.


                                                        IV

Guyot Ajasson, Ier du nom, écuyer, seigneur de Vot, dit aussi Guyot d‟Estegnères ou Guyot dit
d‟Etinières ou Guyot Ajasson alias d‟Estaignères; il fit partage avec Louis son cadet l‟an 1324; cette
date donné par La Thaumassière doit être fausse puisqu‟Eudes son père vivait peut-être encore en
1362, et de plus Guyot Ajasson était encore vivant en 1415; ce partage eut plutôt lieu en 1362, ainsi
qu‟il est écrit au revers d‟un acte du 17 Septembre 1420 en ces termes “ le partage est de l‟an 1362 ”
et à côté “ fost icy joindre le partage de l‟an 1362 ”.
La généalogie donnée jusqu‟ici par La Thaumassière me parait très incertaine et je serais porté à la
modifier ainsi 13
1°) Etienne Ajasson, chevalier, seigneur de Vot et de Champvillant vivant à la fin du 13ème siècle,
père de
         a) Eudes Ajasson qui suit;
         b) Guillaume Ajasson, seigneur de Champvillant.
2°) Eudes Ajasson, alias Eudes d‟Estignière, chevalier, seigneur de Vot et d‟Etignière vivant en 1300,
vivant encore en 1362, mort peut-être cette même anné, père de :
         a) Guyot Ajasson qui suit;
         b) Louis Ajasson, seigneur d‟Etignère. 14
3°) Guyot Ajasson, Ier du nom, alias Guyot d‟Etignère, écuyer, seigneur de Vot qui est le N° IV selon
La Thaumassière;
Je supprime le N° II de La Thaumassière, Guilgaud Ajasson qu‟il prétend avoir signé dans la
fondation du Bois-Férut et qui pourrait bien n‟être autre que Guyot qui vivait certainement à cette
époque; le nom de Guilgaud peut être une variante de Guigo, Guigues dérivé de Gui ou Guy, en latin

12
   AH écrivait au siècle dernier vers 1880. (D.F.G 1993)
13
   Arthur Hecquard, malgré sa méfiance, a commis l‟erreur de vouloir s‟appuyer sur la généalogie donnée par la
Thaumassière or nous ne savons pour quelle raison, celle-ci est complètement incohérente pour les cinq premiers
degrés et les dates toutes erronées. Il n‟a pas eu connaissance des travaux de Jougla de Morena, Lainé et du
Vicomte Ajasson. Afin de ne pas laisser l‟éventuel lecteur dans l‟erreur, nous donnons la filiation de cette famille
en fin d‟ouvrage. (E.B 1999)
14
   Nous ne savons pas comment situer Louis, ce qui est certain c‟est qu‟il n‟a pas pu épouser en 1305 Marguerite
Le Groing (le Nobiliaire du diocèse de Limoges donne Marguerite fille de Pierre I et d‟Agnès de la
Roche-Guillebaud et situe l‟union en 1315), ni partager en 1324 ou qu‟il ne pouvait être le fils d‟Eudes car
celui-ci s‟est marié en 1343. (E.B 1999)
14


Guido comme Guio, Guion, Guyon, Guyot, en provençal Guyotz. En supposant que Guilgaud soit
distinct de Guyot et qu‟il ait réellement existé à l‟époque de la fondation de Bois-Férut, au lieu d‟être
le fils d‟Etienne et le père d‟Eudes, il a du être plutôt le fils d‟Eudes et le frère ainé de Guyot, ce qui
s‟accorde beaucoup mieux avec les dates.
Eudes Ajasson peut encore avoir eu pour fils : Perrot Ajasson, qualifié damoiseau, seigneur de Vot,
dans l‟acte du Lundi avant la St Denis 1341 cité plus haut, et Henri Ajasson nommé dans l‟acte du 6
Décembre 1363, cité aussi précédemment; Catherine Ajasson femme de Pierre du Breuil, vivant en
1399 peut avoir aussi été fille d‟Eudes Ajasson.
Le 8 mai 1415 en vertu de certaines lettres royaulx, noble homme Guiot Aiasson, alias d‟Estaignières,
écuyer, seigneur de Vot est maintenu en la possession et saisine d‟un certain mas de terre ou bruyères
appelé bois grelot situé près du village de Chuet, par exploit de Guillaume Loubattier sergent du roi,
laquelle maintenue est signifiée par ledit Loubattier à Noble Homme Jehan d‟Estaignières, écuyer,
seigneur de Chamvillan en la personne de Noble dame Jehanne Boisselle sa mère demeurant audit lieu
de Chamvillan. Signé : Loubattier (Archives de Vost).
Guyot Ajasson avait épousé Agnès de Puyvivant ou Puy vinant (il y a un lieu qui s‟appelle Puyvinaud
ou Puivinaud dans la commune de St Aignan de Vercillat. Parmi les nobles appelés pour assister à la
publication des coutumes de la Marche en 1520, on trouve Jean du Puyvinant, seigneur des Viergnes),
de laquelle il eut :
a) Guyot Ajasson qui suivra;
b) Henri Ajasson qui viendra après son frère;
c) Marguerite Ajasson.
Guyot Ajasson était mort en 1420 comme il parait par un acte du 17 Septembre 1420, où il est dit
qu‟en vertu de certaines lettres royaulx noble demoiselle Agnès de Puyvinant, veuve de feu Guyot
d‟Estignières, tant en son nom que comme ayant l‟administration et gardement de Guyot, Henri et
Marguerite ses enfants et dudit feu Guyot d‟Estegnères, est maintenue en la possession et saisine d‟un
pré appelé Les Levades que tient Denis Foyne de la chaumes son homme serf par exploit de
Guillaume Loubattier, sergent du roi. Signé Loubattier (Archives de Vost)


                                                    V

Guyot Ajasson IIème du nom, alias Guyot d‟Estinières, écuyer, seigneur de Vot.
Le 20 Décembre 1426, noble homme Guiot d‟Estinières, écuyer, seigneur de Vot, a confessé tenir en
foi et hommage à noble et puissante Marguerite de Malleval, dame dudit lieu, à cause de son dit lieu
et chastel de Malleval les choses qui s‟ensuivent :
- le lieu et repaire (repaire en basse latinité “ reparium ” = “ domus munita ”, “ locus munitus ”,
maison, place forte) de Vot avec les maisons, ors et vergers avec la métairie dudit lieu ... pouvant
valoir ladite métairie chacune année dix livres de rente ou entour ... item deux pescheries anciennes et
un étang appelé l‟étang neuf de la garenne dudit lieu de Vot .. item un bois appelé la Ferrolle assis
près de Champvillan, item un autre bois appelé la Menusolle, situé joignant le bois de Guillaume des
Costis et joignant le bois de Guillaume de la Celle. (Ce doit être le même bois que le partage du 7
Février 1493 appelle le bois de la Malhesole évalué à 300 septérées, le même encore que le
dénombrement du 19 Mars 1575 appelle le Bois des Mallesolles, évalué à 100 septérées -50 hectares-;
au 17ème siècle on le trouve aussi appelé Menusolles. C‟était une partie de ce qu‟on appelle
maintenant la Mersolle et qui était autrefois en bois; en labourant on trouve encore aujourd‟hui dans
la terre des racines et des souches d‟arbres. Ces bois appartenaient à plusieurs seigneurs outre celui de
Vost, les seigneurs de Boéry (commune de la Celle-Dunoise) de la famille de la Celle (dénombrement
de 1426) les seigneurs de Bois-Lamy (cf aussi une enquête de 1691; Archives de la Creuse), les
seigneurs de Beaumont (commune de Chéniers) et de Champvillan. Il est fait mention d‟un fief appelé
le Mont-Basty-la-Mersolle, où le Mont Basty en la Mersolle appartenant (actes du 12 Juin 1631 et 25
Juin 1632) à Louis Basty, notaire royal, qui y avait une maison et y demeurait. (Aux Archives de la
Creuse, -E,59- on parle de la forêt de la Mère-Solle).
- item la justice dudit lieu de Vot laquelle comprend et s‟étend partout là où ledit Guiot et tous ses
                                                                                                              15


hommes tiennent et possèdent villages, terres et héritages en la terre dudit Maleval et est la justice
dudit Guiot haute, moyenne et basse ...
- item tout le village du Bois de Vot avec deux feulx serfs de chaines et leur postérité et héritages
serfs et de serve condition, l‟un appelé Mathé Fradaut ... l‟autre Claude Magé ..
- item le village de Choué avec le Petit Chisson habitant au dit village et sa postérité en héritages serfs
et de serve condition ...
- item le lieu et village de la Ribaudonnière avec Jehan de la Ribaudonnière et sa postérité en
héritages serfs et de serve condition ...
- item le village de Las Chaumes avec les habitants dudit lieu serfs et de serve condition, c‟est à savoir
le petit Chaumas ... Jehan de las Chaumes et Denize sa femme .. Simon de las Chaumes ... Denis
Fouine ...
- item le village du Monteil en la paroisse de Chénier avec Pierre du Monteil et sa postérité serfs et de
serve condition ...
- item les dimes et terrages des blés des villages de Las Chaumes et de la Ribaudonnière ... et peut
valoir ledit dime et terrage chaque année 70 septiers ...
- item moitié de dime d‟Aigurande sur les habitants qui labourent en Marche else part avec le seigneur
d‟Estinières et peut valoir chacune année 10 septiers ... item la dime de la Chassaigne ... et s‟appelle
la dime des Landes et vaut chacun an 10 septiers ...
- item sur le Mas (mas ou meix = mansus, maison avec lot de terre labourable habité tantôt par une
famille, tantôt par plusieurs) au lieu que tiennent les héritiers feu Colas Guyonnet, 4 sous de cens; -
item un pré assis à la Font Gautron et sur certaines terre attenant audit pré que tiennent les héritiers
Prodeloche, aussi 15 sous de cens et servitude ...
- item une pièce de terre assise près du champ à la Blonde qui soulait être censif; plus une place et
sault de moulin vague sous le lieu de Vot; lesquelles choses dessus nommées peuvent valoir chacune
année quatre vingt livres de rente (80 livres en 1426 auraient aujourd‟hui -1880- pour équivalent 3520
Frs soit 44 frs chaque livre -cf P. Clément, “ Jacques Cœur et Charles VII ” ed. 1866,p. LXVIII;
beaucoup de seigneuries même d‟une certaine importance ne rapportaient pas autant vers la même
époque; cf Tausserat in “ Chronique de Lury,249) ou entour. Signé: Jehan de Clugnac, prêtre juré du
scel de la chatellenie d‟Aigurande, notaire. (Archives de Vot)
Guyot Ajasson parait être mort sans postérité et eut pour successeur son frère Henri qui suit.


                                                      VI

Henri Ajasson Ier du nom 15, seigneur de Vot épousa le 8 juillet 1393 Jeanne de la Celle, fille de
Rollin, seigneur de Bouéry. La famille de Bouéry, très ancienne, encore existante qui a fait les
preuves pour les honneurs de la cour porte “ d‟argent à une aigle éployée au vol abaissé de sable,
becquée et membrée d‟or, alias d‟argent à l‟aigle éployée d‟azur becqué et membre d‟or, alias, d‟or à
l‟aigle éployée de sable. Vers 1405 Ugo de Lacella fut l‟un des otages de l‟accommodement entre
Jourdain de Lazon, évêque de Limoges et Guillaume comte de Poitiers (cf “ Gallia Christiana II, instr.
172,E; Généalogie de la Roche-Aymon,7,9; Nadaud, Nobiliaire III,461). Parmi les nobles appelés

15
   Ici encore, Arthur Hecquard a bien vu la faiblesse de la généalogie de la Thaumassière mais il a quand même
tenu a faire de Henri I et Henri II deux personnages différents alors qu‟ils n‟en sont qu‟un. Henri Ajasson a
épousé en première noces pc du 8 juillet 1433 Jeanne de la Celle et en deuxième noces Marie de la Marche après
1453, cette dernière décèdera sans postérité. Nous en avons plusieurs confirmations outre celles données par
Jouglas de Morena, Lainé et le vicomte Ajasson: Henri Ajasson veuf de Jeanne de la Celle et beau-frère de Rollin
de la Celle vivait encore en 1472 (Généalogie de la maison de la Celle, F. de Maussabré); lors du mariage de
Guyot III Ajasson, nommé fils de Jeanne de la Celle, Marie de la Marche tante utérine de Jacqueline de
Barbançois lui donne la seigneurie de Grandsaigne à elle et non à Guyot ce qui aurait été normalement le cas s‟il
avait été son fils (Marie de la Marche était fille de Catherine de Villaines qui s‟était remariée avec Hélion de
Barbançois, grand-père de Jacqueline). Ferdinand de Maussabré propose qu‟il y aurait eu quand même un Henri I
ayant eu une autre alliance, malheureusement nous n‟avons pu retrouver sa généalogie sur la famille Ajasson.
(E.B 1999)
16


pour assister à la publication des coutumes de la Marche en 1521 on trouve Gabriel de la Celle,
seigneur de Boéry (La Celle-Dunoise) et Jacques de la Celle seigneur de Souvolle (St Sulpice le
Dunois). Cette date donnée par La Thaumassière me parait douteuse puisque dans l‟acte du 17
Septembre 1420 cité plus haut, Henri est dit ainsi que son frère aîné Guyot et sa sœur Marguerite sous
l‟administration et gardement d‟Agnès de Puyvinant sa mère, ce qui montre qu‟en 1420 il était encore
jeune, il est donc difficile qu‟il se soit marié en 1393; il eut de ce mariage, Henri Ajasson qui suit :


                                                     VII

Henri Ajasson IIème du nom, écuyer, seigneur de Vot, de Grandsagne et d‟Azat, marié à Marie de la
Marche. La famille de la Marche est une très ancienne famille encore existante qui porte “ d‟argent au
chef de gueules, alias à la bordure de gueules au chef de même, alias d‟argent au chef de gueules
chargé d‟une fasce ondée d‟or ”. En 1076, Gerardus de la Marcha, miles, souscrit la donation de
l‟église de Aguino, Ayen, à l‟abbaye de Solignac (Gallia Christiana II,570,A; Nadaud, Nobiliaire
III,464,313). Au 12ème siècle, donation au prieuré de Notre Dame de Longefont, ordre de
Fontevrault, par Guillaume de la Marche -de Marchia- chevalier, seigneur de Podio Agulhon
(Puyguillon); (Archives de l‟Indre,H,865). Le 21 Mai 1411, contrat passé par Perceval de la Marche,
écuyer, seigneur de Grantsaigne (cf Duchesne “ Histoire des Chasteigners ”,146, preuves 186). Parmi
les nobles appelés pour assister à la publication des coutumes de la Marche en 1521 on trouve
Antoine de la Marche, seigneur de Beaufranc ou Boisfranc (cne de Jouillac), François de la Marche,
seigneur de Puyguillon (en 1783, il y avait à Puyguillon, un moulin à fouler les draps; cf Archives de
la Creuse, C,149) (commune de Fresselines), François de la Marche, seigneur de Vervy (commune de
Fresselines). Parmi les nobles appelés pour assister à la publication des coutumes du Berry le 4
Octobre 1539, on trouve Claude de la Marche, seigneur de Bussière d‟Aillac..
Marie de la Marche, épouse d‟Henri Ajasson IIème du nom était dame de Grandsaigne ou Gransagne
(sania = fundus pinguis et humidus = localité où l‟eau abonde), qui lui apporta donc la terre du même
nom (Grandsagne en la commune de Bonnat) encore possédée aujourd‟hui par la famille Ajasson.
C‟était un fief sans justice relevant de Malval (Archives de la Creuse,E,1056). Pancarte et terrier faits
par Thomas Deaulx, sénéchal de Chatelus, Guillaume Delacourt et Etienne Rodier notaires, à la
requête de noble homme Thomas de Cluis procureur, écuyer, suffisamment fondé de Noble
demoiselle Marie de la Marche, sa femme, dame de Grandsaigne par vertus d‟une commission de
Guillaume Piédieu, lieutenant de messire Bertrand de Saint-Avit, chevalier, sénéchal de la Marche en
date du 23 Octobre 1452. Déclaration des habitants des villages de Grandsaigne, de Villesignon, des
Devons, des Forges, du Boix, paroisse de Bonnat; de Tierlengue, paroisse de Champseingler; de
pierre coverte, de rateaux, de la villenne, paroisse de Hent; de la Chazelles, de la valade, de
chanteloube, d‟agumonteil de la ville et paroisse de Champnyet; du village du telth, d‟heyret, villages
de rochelas, paroisse de lauradour St Pierre, de la faye, du chier, de maumartin, de pretvielh, de la
ribaudonnière, du bost de vost, de villebaton de caux (Archives de la Creuse E,1060). Je ne sais
expliquer cet acte où sont mentionnés des villages dépendant certainement de la seigneurie de Vost,
donc Marie de la Marche avait déjà épousé Henri Ajasson qui était vivant en 1452. Elle ne pouvait
dont être la femme d‟Etienne de Cluis; si l‟acte se rapportait à une autre Marie de la Marche, soeur
peut-être de la femme d‟Henri Ajasson, comment aurait-elle possédé des villages dépendant de la
seigneurie de Vot ? Peut-être le terrier ne fut-il fait que longtemps après la date de la commission,
après la mort d‟Henri Ajasson dont le dernier acte que je connaisse est du 28 mai 1484 et qui était
certainement mort le 20 Août 1487 et après que Marie de la Marche aurait épousé en premières noces
Etienne de Cluis; ou peut-être Marie de la Marche par une alliance antérieure de sa famille avec celle
des Ajasson était-elle en possession de droits sur ces villages, alors elle aurait été veuve d‟Etienne de
Cluis quand elle serait devenue la femme d‟Henri Ajasson après 1452. 16
16
  La copie du terrier de Grandsaigne (AD36 41J75) et le terrier de Beaumont établi du 25 septembre 1453 au 25
mars 1454 confirment qu‟Etienne de Cluys était toujours vivant à cette époque et repousse la date du mariage de
Marie de la Marche avec Henri Ajasson à l‟année 1454 au moins et avant le 16 janvier 1477, date du mariage de
Guyot Ajasson avec Jacqueline de Barbançois. (E.B 1999)
                                                                                                       17


Dans les biens apportés par Marie de la Marche on compte aussi baillette d‟un jardin contenant ½
boisselée qui joute le chemin d‟Agurande à Measnes et le chemin de la place publique dudit faubourg
d‟Agurande en la Marche en toute directe et justice de Vot aux devoirs de 4 deniers de cens le 5 Avril
1453 (Archives de Vost, inventaire des titres).
Le 10 Décembre 1464, Noble homme Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, reçoit une assignation à
comparaître aux prochains grands jours de la sénéchaussée de Berry qui seront tenus à Bourges, de la
part de noble homme Loys de Sauzet, écuyer, seigneur d‟Etinières, appelant de Lauradour-St-Pierre
en présence de Noble homme Jehan Vincent, écuyer, et Messire Pierre des Combes, prêtre: témoins
appelés par Léonard du Monteilh, sergent de Monseigneur le comte de Panthievre (Jean II de Brosse)
en sa chatellenie et justice de Maleval (Archives de Vost). Voici la cause du procès. Le seigneur
d‟Estinières avait un moulin banier près de son château d‟Etinières où ses hommes et ceux du
seigneur de Vot, avaient coutume de faire moudre; Henri Ajasson ayant établi un moulin dans sa terre
(il n‟est pas question de moulin dans le dénombrement de 1426; il y est dit seulement que le seigneur
de Vot “ a une place et sault de moulin vacgue sous le lieu de Vot ” ce qui peut faire croire que le
moulin avait été détruit pendant la guerre, peut-être à l‟époque du siège de Vost (vers 1370 -ou 1372-
voir plus haut) empêcha ses hommes d‟aller au moulin d‟Etinières, de là procès pardevant le bailli de
Berry ou son lieutenant à Issoudun, décidé en faveur du seigneur de Vot, c‟est de cette sentence
qu‟appelé Loys de Sauzet. Les parties transigèrent; Henri Ajasson consentit que les hommes des
Chaumes, de la Ribaudonnière et du bois de Vot fissent moudre au moulin d‟Etinières en
compensation Loys de Sauzet lui donna comptant cinquante écus d‟or valant la pièce vingt sept sol,
six deniers (cette somme aurait aujourd‟hui -1880- pour équivalent 2750 frs, soit 55 frs chaque écu
d‟or). Il fut décidé aussi que le petit dîme d‟Aigurande serait commun entre eux par moitié; que la
maison de Brilland demeurerait avec trois quarteliers de terre à l‟entour du seigneur de Vot avec le
meunage et que le seigneur d‟Etinières en prendrait autant ailleurs, et que si les hommes de Vot
acquéraient des héritages en la justice d‟Estinières. Ainsi a été fait, dit, parlé, passé et accordé, en
presence de Jehan Jolivet, clerc juré et notaire du scel de la chatellenie d‟Aigurande en 1466.
(Archives de Vost).
La contestation recommencera vers 1478 comme il parait par une pièce conservée aux Archives de
l‟Indre (E,2) ainsi désignée par l‟inventaire sommaire “ contestation entre Henry Ajasson et le
seigneur d‟Estinières au sujet de la banalité du moulin de Vot ”.
Le 15 Mars 1473 pour l‟ouche du Bois Bouchard, sentence et contrat entre Henri Ajasson et Jehan de
Sauzet contre Pierre Rigodin et son fils détempteurs de ladite ouche, les officiers et seigneurs dimiers
appelés; ledit Rigodin est condamné à rendre et restituer pour la dime de ladite ouche qu‟il avait pris
un septier de blé et défendu à l‟avenir d‟y troubler ledit seigneur de Vot, ni les siens. Signé :
Saboureux (Archives de Vost, inventaire des titres).
Le 16 Mars 1478, Henri Ajasson donne à Simon Pouiat de Las Chaumes, douze boisselées de terre
assises au lieu de las chaumes, à la charge de payer à chacun mois de mars, deux sols de cens et rente
plus à cause de ses autres héritages argent seize deniers, ainsi de cens, froment un boisseau et un tiers,
avoine un septier, et une poule de feu à chacune fête de Noël. Signé : Colliet (Archives de Vost,
inventaire des titres).
Le 14 Avril 1480 après Pâques, noble homme Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, accense et
baille par manière d‟accense annuelle et perpétuelle à Pierre et Jehan Magier a édifié une maison
tenant d‟une part au chemin par lequel on va d‟Aigurande à Malval et tenant d‟autre part au bois de la
Garenne dudit lieu de Vot appartenant audit écuyer et tenant à une pièce de terre appelée la chaume
du Guet, le chemin par lequel on va dudit lieu de Vot à la gasne du bois de Vot, à la charge de payer
trois sols de cens ou rente à trois termes l‟an, en accroissement des autres cens et rentes que doivent
déjà les dits Magier qui devront dorénavant quatre sols neuf deniers à chacune taille en Août, Noël, et
Mars partant des dites trois tailles l‟an, quatorze sols trois deniers. En présence de Mathieu de la
Modière et Jehan Bonayre, témoins appelés; signé : Jacques Jolivet, bachelier en loix juré et notaire
du scel de la chancellerie de la comté de la Marche. (Archives de Vost).
Baillette d‟un pièce de terre contenant 20 boissellées de terre ou environ qui joute le chemin qui va
d‟Aigurande aux Chaumes, la terre de Jehan Bertrand et celle de Jehan Mollan tenant en servitude de
la seigneurie de Vot aux devoirs de 8 sols la dime, le terrage; et justiciable par contrat reçu Dupoirier
le 5 Mars 1482 (Archives de Vost, inventaire des titres).
18


Le 11 Février 1483, baillette faitte par André Faratton (vers le milieu du XVème siècle vivait Pierre
Faraton, prieur de Crozon -Archives de l‟Indre, H,755) et sa femme du Mas an iau aux habitants des
Chaumes moyennant 40 sols de rente audit Faraton et deux sols de cens au seigneur de Vot. Signé :
Pelletier. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Un procès était engagé pardevant Jacques de la Court, bachelier en loix, sénéchal de Maleval, entre
noble Loys de Sauzet, écuyer, seigneur d‟Etinières et Jehan de Sauzet son fils, demandeurs, contre
noble homme Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, défendeur, au sujet d‟un dîme, nommé le petit
dîme d‟Aigurande lequel est accoutumé lever auprès du dit lieu d‟Aigurande es mas des chaumes de
l‟olme à la Blonde (olme = osme = orme) et au mas clous et en plusieurs autres lieux étant, tant en la
terre et seigneurie de Vot que aussi en la terre et seigneurie d‟Estinières que ailleurs en Berry; les
parties convinrent de s‟en rapporter à l‟arbitrage de Noble Homme bernard Jarvie, écuyer, seigneur de
la Vault de Bonneuil et Honorable homme et sage-maitre Martial Monamy, bachelier en loix,
procureur en la justice de Malval élus par le demandeur et noble homme Gilles de Jardon, écuyer,
seigneur dudit lieu et honorable homme et sage maitre François Autort, licencié en loix élus par le
défendeur, et fut convenu que le seigneur de Vot avait tout le petit dime d‟Aigurande, terrage et droit
de fondalité des terres, champs et autres lieux, étant de la terre et de la justice de Vot et autres lieux
étant en la Marche et en Berry et ailleurs, et que le seigneur d‟Etinières aurait le droit du dit petit
dime, terrrage et droit de fondalité des champs et terres étant de la terre et justice d‟Etinières; en outre
le seigneur de Vot a promis de donner au seigneur d‟Estignères onze septiers de seigle à la mesure
d‟Estignères et de Vot d‟annuelle et perpétuelle rente dedans la fête de St-Michel; donné et par nous
sénéchal susdit tenant audience à ce jour le 28 Mai 1484. (Archives de Vost).
Henri Ajasson était mort le 20 Mai 1487. Il eut de son mariage avec Marie de la Marche :
1°) Guyot Ajasson qui suivra;
2°) Pierre Ajasson, Abbé de Saint Mesmin “ Abbatis Sancti Maximini de Miciario ” (St mesmin de
Micy près d‟Orléans, abbaye fondée par Clovis en 508 en faveur de St Euspice et de St Maximin ou
Mesmin son neveu; cf D. Bouquet IV,616; Th. Cochard, Micy, son histoire, son influence, 15,16) Il se
démit de son abbaye en faveur de son frère Louis avant 1489 et vivait encore le 19 Juin 1509
(Archives de Vost);
3°) Louis ou Loys Ajasson, abbé de St Mesmin après son frère; il l‟était le 28 Avril 1489, comme il
parait par un acte en date de ce jour (Archives de Vost); il l‟était encore le 23 Juilet 1504, comme il
parait par un acte en date de ce jour passé à Orléans (Archives de Vost). La Thaumassière dit qu‟il
mourut en odeur de sainteté parmi les Feuillans, mais la réforme dite des Feuillans n‟eut lieu qu‟en
1577 par Jean de la Barrière, abbé de Feuillans, ordre de Citeaux, au diocèse de Rieux; la
congrégation des feuillans fut confirmée par le pape Sixte V le 13 Novembre 1557. C‟est sans doute
Louis Ajasson que le “ Gallia Christiana II, 160 E met le 37ème abbé de Notre Dame d‟Issoudun en
ces termes “ Ludovicus II Ajasson reperitur Abbas Exold. an. 1505 quam abbatiam deinde permutavit
pro Miciacensi S. Maximini cum Renato de prie cardinali, obiit vers 17 alias 16 Julii anni 1505 alias
1506 ex libro obituum, ubi dicitur Ludovicus Masson ”. D‟après le Gallia Chr. il aurait échangé avec
René de Prie, l‟abbaye d‟Issoudun pour celle de St Mesmin en 1489 et en 1504 à l‟article suivant du
Gallia chr. qui concerne René de Prie, on lit “ in alio indice Renatus de Prie proemittitur Ludovico ”
alors René de Prie aurait été abbé d‟Issoudun avant Louis Ajasson qui aurait peut-être échangé avec
lui son abbaye de St Mesmin pour celle d‟Issoudun. (Gallia Christiana, ch. XIII, 206,209,220; Revue
des Questions Historiques XXIII, 117);
4°) Eutrope Ajasson, Prieur commendataire des Prieurés d‟Anzême et de Malval en 1507. C‟est
peut-être son tombeau qui existe encore dans l‟église de Malval à côté du bénitier adossé au mur,
élevé d‟environ deux pieds au-dessus du sol, sur le dessous est gravée une croix et tout autour une
inscription presqu‟effacée, sur le devant on voit les armes des Ajassons avec un coeur au-dessous de
l‟écusson, et à gauche, un calice. D‟après Pierre de Cessac qui a déchiffré l‟inscription ce serait le
tombeau de Noble et scientifique personne Messire B. de Sallignac qui trépassa le 26 Mars 1557
(Revue du Centre I,167); cependant ce sont bien les armes des Ajasson;
5°) Pierre Ajasson, écuyer seigneur de Vot en partie, d‟Azat et du Monteix, vivant en 1519, mort
avant 1521;
6°) Antoinette Ajasson, épouse du seigneur de Vilenne, seigneur de Boeix, (La Thaumassière) ou de
Boueix (Ramade, Monographie).
                                                                                                    19


7°) Marguerite Ajasson, femme de Messire Louis de Jardon. Le château de Jardon (commune de
Parsac) était un simple fief sans justice mouvant de la baronnie de Boussac (La Thaumassière III,18);
l‟acte cité plus haut du 28 Mai 1454 mentionne Noble Homme Gilles de Jardon seigneur dudit lieu;
8°) Jeanne Ajasson, mariée à Charles de Chabannes. Chabannes, illustre maison encore existante des
comtes d‟Angoulême de la première race, représentée aux Croisades par Ebles en 1217 et Guy en
1248, admise aux honneurs de la Cour, titré cousins du roi, porte “ de gueules au lion d‟hermine,
armé, lampassé et couronné d‟or ”; devise “ je ne cède à nul autre ”. Jehan de Chabannes, seigneur de
Bois-Lamy (commune de Moutier-Malcard) est nommé parmi les nobles appelés pour assister à la
publication des coutumes de la Marche en 1521. Charles de Chabannes sera cité plus loin comme
témoin dans un acte du 7 Février 1493;
9°) Nycolle Ajasson, mariée en 1478 à Jacques de Sallignat, seigneur de Pars, de la Cherse et de
Béjon, le contrat de mariage est aux Archives de l‟Indre (E,2). Salignac, Salagnac, Salanhac, illustre
maison encore existante, connue en Périgord dès l‟an 1000, représentée à la Ière croisade (1096) par
Hugues de Salignac, admise aux honneurs de la cour et dont était François de Salignac de la Mothe
Fénelon, archevêque de Cambray, porte “ d‟or à trois bande de sinople, alias, bandé d‟or et de sinople
de six pièces ”;


                                                 VIII

Guyot Ajasson, écuyer, dit aussi messire et Chevalier (Nadaud, Nobiliaire, I, Généal. Chamborant),
seigneur de Vot et de Gransaigne, épouse Jacqueline de Barbançois, fille de Jean de Barbançois,
seigneur de Sarzay, Charon, Cordière, Corbilly, les Chézaux, Auzans, Barbotte, Fonteny, la
Coullardière ou Coullarderie, Limagne, Réveille, des Fourgères et des Gerbaux, et d‟Isabeau du Puy
de vatan, sa seconde femme; par testament daté du 12 Septembre 1476, Jean de barbançois légua à sa
fille Jacqueline 300 livres (La Thaumassière). La maison de Barbançois encore existante connue
depuis le commencement du XIIIème siècle tire son nom d‟une terre située en Marche. Dans la
commune de Roches, aujourd‟hui Barbansais. Elle a été admise aux honneurs de la cour, la terre de
Villegongis, Indre, a été érigée pour elle en marquisat en Mars 1767; elle porte de sable à trois têtes
de léopards arrachées d‟or, alias de sable à trois têtes de léopard d‟or, arrachées et lampassées de
gueules. Comparurent à la publication des coutumes du Berry en 1539, Messire Jean de Barbançois,
chevalier, seigneur de Charon et Elyon de Barbançois, écuyer seigneur de Sarzay et Douzans.
L‟Abbé Ramade, Monographie de Lourdoueix, dit (d‟après la Chesnaye des Bois) que Jacqueline était
fille de Jean de barbançois et de sa première femme Françoise de Boisé et qu‟elle fut mariée à Guyot
Ajasson en 1470.
Guyot Ajasson eut de ce mariage :
1°) Gabriel Ajasson dont l‟article suivra;
2°) François Ajasson;
3°) Bernard ou Bernardin Ajasson, dont l‟article viendra après celui de son frère Gabriel;
4°) Marguerite Ajasson, dite aussi Gillie Ajasson, qui épousa Hector de Sauzet, écuyer, seigneur
d‟Estignères, dont postérité. Sauzet d‟Etignères porte “ d‟argent à six fusées de gueules mises en
fasce, surmontées en chef de quatre canettes de même; voir notice sur Etinières;
5°) Jeanne Ajasson, qui épousa Noble Homme Adrien de Chamborant, écuyer, seigneur de la Faye et
de Montlevic, vivant le 26 Août 1544, dont postérité (Nadaud, Nob. I,566). Chamborant, très ancienne
maison, connue dès 1070, admise aux honneurs de la cour; porte d‟or au lion de sable et lampassé de
gueules ”; cri de guerre ou devise “ onque ne failli ”. Parmi les nobles appelés pour assister à la
publication des coutûmes de la Marche en 1521, on trouve Gabriel de Chamborant, seigneur de
Champvillan; Pierre de Chamborant, seigneur du Terrail, des Portes et de Jouillac; Gabriel de
Chamborant, chevalier, seigneur de Lavau de Measnes.
6°) Marie Ajasson, mariée à Yvain Dumont, seigneur du Breuil-Yvain. Le Breuil-Yvain, maintenant
le breuil, dans la commune d‟Orsennes, Indre. Dumont porte “ de sable à la croix d‟argent ”; cette
famille possédait aussi les seigneuries de Courtaillet (commune de Montchevrier), des Marches
d‟Orsennes et de Béthenet (commune de Pommiers) - voir plus loin à l‟année 1621, note à propos
20


d‟une autre famille Dumont qui portait “ d‟or à la croix ancrée de sable ”.
7°) Françoise Ajasson, mariée le 26 Mai 1510 à André Deforges, seigneur de Barreneuve, vivant en
1544 dont postérité (La Thaumassière IV,387). Forges, une très ancienne famille encore existante,
admise aux honneurs de la cour, qui porte “ échiqueté d‟argent et de gueules ”; elle parait avoir tiré
son nom du château de Forges, au bord de l‟Anglin qu‟elle ne possédait plus en 1368; elle a produit le
poète Evariste de Forges de Parny.

Le 20 Août 1487, Guyot Ajasson avec Pierre et Eutrope ses frères ont donné à Etienne du Danjon
d‟Aigurande, trois septerées (une septerée = 8 boisselées = ½ hectare) de terre au Mas des Chaumes à
la charge de 25 sols et une poule de cens et rente et d‟y édifier une maison dans trois ans. Signé :
André, notaire. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Un débat s‟était élevé entre Nobles personnes Guyot Ajasson, écuyer, seigneur de Vot en la paroisse
de Lourdoueix-St-Pierre et Jehan de Sauzet, seigneur d‟Etignières au sujet d‟une chapelle que ce
dernier faisait construire; Guyot Ajasson disait que cette construction ne pouvait se faire sans son
congé et accord comme fondateur et chargé des ... 17 mis en ladite église de Lourdoueix-St-Pierre ;
Jehan de Sauzet, sans contester ce que disait son adversaire prétendait pouvoir achever ladite
chapelle; enfin par l‟entreprise de Révérend Père en Dieu Loys Ajasson de Saint Mesmin, les parties
s‟accordèrent comme il suit; Guyot Ajasson a voulu et consenti que ladite chapelle soit faite et
achevée, à condition que les armes des Ajasson seront mises au plus haut à la clef d‟icelle chapelle, et
les bancs qui y seront faits seront par commun accord; et l‟ont voulu et veulent les parties, en la
présence dudit Révérend Père en Dieu, d‟Hélion d‟Estinières, seigneur de Champvillan, d‟Elion son
fils et de Jacques de Pages (Louise-Aimable de Pages; Thérèze-Antoinette de Pages furent reçues
chanoinesses du chapitre noble de Ste Anne de Bavière en 1825) écuyer, seigneur dudit lieu et moi
notaire du roi notre sire et dudit monseigneur l‟official de Bourges; fait audit lieu de Vot le 28 Avril
1489. Signé Paliay (Archives de Vost).
Cette chapelle au sujet de laquelle de nouvelles difficultés s‟élevèrent au commencement du 17ème
siècle, entre les seigneurs de Vost et d‟Etignères est maintenant la chapelle de la Sainte Vierge - la
première à gauche en entrant dans l‟église-.
Guyot Ajasson, écuyer, seigneur de Vost et de Grandsagne prenant en main pour Pierre et Eutrope
Ajasson ses frères a vendu à Guillaume du Poirier et Jehan du Poirier frères, demeurant en la rue
d‟Aigurande, trois septerées de terres de Jehan Tirelangue, et d‟autre part joignant aux terres dudit
seigneur de Vot et un chemin que lesdits du Poirier avaient accoutumé laissé tout du long des dites
trois septerées de terre et dudit pré Gautron, devers le côté d‟Aigurande, moyennant 25 sols de rente
et 5 sols de cens, lods et ventes portant, le 12 Juin 1490. Signé : André, notaire (Archives de Vost,
inventaire des titres).
Contrat de vente de la moitié du Mas au Jau contenant dix septerées de terres et d‟un autre mas appelé
le Patural G Pouyonnet contenant dix autres septerées de terre en la moitié joignant le pré Bayard
moyennant 4 livres de rente à Pierre Jolivet et à sa femme, à la charge de 2 sols de cens au seigneur de
Vot et du dîme et terrage par Simon Massé et Antoine Pouyat des Chaumes, preneurs. Le 18
Novembre 1492. Signé : J. Beaucguet (Archives de Vost, inventaire des titres).
Autre contrat de vente de la moitié du Mas au Jau 18 et patural pouinet aux Chaumes, à la charge de 2
sols, six deniers de cens au seigneur de Vot. 1492 (Archives de Vost, inventaire des titres).
Partage entre Nobles Hommes Guyot et Pierre Ajasson, frères écuyer, seigneur de Vot des biens à eux
délaissés et advenus par le trépas de feu Noble Homme Henri Ajasson, en son vivant écuyer, seigneur
de Vot leur père; Pierre Ajasson a pour sa part le lieu noble et seigneurie d‟Azat (Azat-Châtenay,
commune du canton de Bénévent) assis en la chatellenie de Drouilles (Drouilles, commune de St Eloi,
canton de Pontarion); le lieu et métairie du Monteil avec les hommes dudit lieu, les cens et rentes que
doivent les hoirs feu Mathieu Lesaut du Chazault Limousin (commune de Measnes); les cens et rentes
que doivent les hoirs feu Beaussau du Plaix et autres droits et devoirs quelconque; les cens et rentes,

17
   Là un mot que Mr A. H. n‟a pas pu lire et il ajoute “ je serais porté à croire que Guyot Ajasson avait le droit de
nommer ou au moins de présenter à la cure de Lourdoueix ”. (D.F.G 1993)
18
   Ecrit mas au iau, sans doute plutôt mas au jau -cad coq- plutôt que iau,eau mais c‟est possible aussi. (D.F.G
1993)
                                                                                                                 21


droits et devoirs que doivent les hommes des villages du Virly de las saignes (commune de Chéniers)
et de l‟age (commune de Chéniers); le lieu et village de la Ribaudonnière avec les cens, rentes, droits
et devoirs que doivents les hommes dedits villages, la dime et terrage que lesdits frères avaient auprès
de l‟arbre appelé Chaigne Martin; la moitié du grand bois de taille appelé le bois de la Malhesolle;
avec la justice haute, moyenne et basse. La part de Guyot Ajasson comprend tout le reste des
domaines, maison noble, moulins, étangs, dimes, terrages hommes serfs et francs, cens, rentes, droits
et devoirs advenus auxdits frères pour raison de la succession de leur feu père avec tout droit de
justice. Noble Homme Eutrope Ajasson, frère de Guyot et de Pierre consent audit partage et le ratifie
moyennant une rente annuelle de trente livres payable à chaque fête de Noël que ses frères promettent
de lui payer chacun par moitié. Fait en présence de Nobles hommes Charles de Chabannes,
Guillebaud Elion d‟Estignières, Maitre Mathieu de la Court, chatelain de Crozant et Jehan Martin,
témoins à ce appelés le 7ème jour du mois de Février 1493. Signé : Pierre Gerbault, clerc juré et
notaire du scel du pays et comté de la Marche (Archives de Vost).
Pierre Ajasson mourut sans postérité avant 1521 et ses biens revinrent aux enfants de Guyot excepté
Azat qui sortit de la famille.
Il est fait mention d‟un autre partage de l‟année 1495 entre Guyot et Pierre Ajasson; c‟est dans
celui-là sans doute que d‟après un mémoire au conseil rédigé par Messire Havet de la Foltière,
seigneur de Vost (1720-1730) il y a dime, terrages, cens, rentes, guet (le guet et garde était un droit
seigneurial que chaque habitant non noble ni ecclésiastique des chatellenies payait au seigneur
chatelain au lieu de la garde et du guet que le seigneur chatelain pouvait exiger qu‟ils fissent en son
château; une ordonnance de Louis XI en 1479 fixait ce droit à trois sols par an pour chaque habitant),
taille aux quatre cas, bians, vinades et autres droits suivant la coutume de la Marche, sur le village des
Chaumes vers la Maison du Limousin, la Font Gautron et Chesne Martin.
Exploits (ou défauts et amendes) de la justice de Vot tenant à la maison du Limosin par nous Pierre
André, sénéchal dudit lieu, du 16 Octobre 1490 au 24 Décembre 1493. Signé : Pelletier.
A la fin est écrit : “ Marsauld Rigodin, exécutez ceulx sui sont en se papier et vos payés par votre
main et adieu soyés escript à Vot celuy jor de saint Fiacre. Le Bien voustre, Guyot Ajasson. Ne
demandés riens à Piarot Villate ne a pouiat je vos envoye mandement pressé ” (Archives de Vost).
Un débat s‟était élevé entre Nobles Hommes Antoine du Boix, écuyer, seigneur de Richemont et
Guyot Ajasson, aussi écuyer, seigneur de Vot et de Grandsaigne, au sujet d‟un banc que Antoine du
Boix avait en l‟église de Lourdoueix-St-Pierre et que Guyot Ajasson avait fait rompre et démolir,
disant qu‟il n‟avait pas le droit de l‟y mettre, car c‟était un grand empêchement d‟église; qu‟autrefois
Guillaume du Boix le père dudit Antoine y avait fait mettre un banc, mais que noble homme Henri
Ajasson en son vivant, écuyer, seigneur de Vot, père dudit Guyot le lui avait fait mettre et jeter
dehors, et de plus que s‟il appartenait aux nobles de la paroisse de Lourdoueix d‟avoir banc en ladite
église il appartiendrait mieux à lui Guyot Ajasson que à nul autre, à cause que il portait le nom des
Ajasson et les armes et était le chef du nom et armes desdits Ajasson parceque les dits Ajasson étaient
et sont fondateurs de ladite église et qu‟il était descendu en droite ligne et en signe de cette fondation,
les dits Ajasson firent mettre et apposer leurs armes en ladite église dudit lieu et nul autre ne peut ni
doit mettre armes, fors que lesdits Ajasson, et au regard dudit de Richemont, il n‟est pas des Ajasson,
mais d‟iceulx du Boix qui sont ... 19 de la paroisse de la Cellette et dit plus ledit lieu de Vot que le
lieu de Richemont lui est avenu des Ajasson parquoi ne lui avait été loisible faire mettre banc ni
escabelle en ladite église et que si ledit seigneur de Richemont voulait nier ce que dit était par ledit de
Vot, icelui de Vot offrait prouver et montrer par lettres ou par témoins dignes de foi les choses par lui
dites et alléguées et par ledit de Richemont a été dit que ledit lieu de Richemont était venu des
Ajasson ...20. Les parties convinrent de s‟en rapporter audit et ordonnance de Révérend Père en Dieu

19
  Ici Arthur Hecquard n‟a pas pu lire. (D.F.G 1993)
20
  Nous avons déjà cité pourquoi, en l‟espèce, nous ne partageons pas cette opinion et renvoyons à l‟étude “ La
Seigneurie de Richemont en haute-Marche ”. Cependant transcrivons, sur ce même sujet, l‟opinion de l‟abbé
Ramade -cf Monographie- lequel devait forcément connaitre la théorie contraire : “ la fortune des seigneurs de
Richemond au 15 et 16ème siècle était considérable. Ils avaient maitre d‟hotel, maitre chasseur, un grand nombre
de domestiques... ils portaient le titre de marquis pour les honneurs de la cour ... cette famille noble et ancienne
dont quelques uns se sont distingués dans la carrière des armes serait originaire d‟Ecosse ou d‟Angleterre d‟après
22


Monseigneur Loys de Blanchefort, Abbé de Ferrières. Louis de Blanchefort, quatrième fils de Guy de
Blanchefort, 3ème du nom, chevalier, seigneur de Bois-Lamy, St Clément et Nouzerolles, chambellan
de Charles VII, sénéchal de Lyon, bailli de Macon et de Souveraine d‟Aubusson, Prieur de St Sauveur
près Bray en 1461, prieur de Ste Valérie de Malval et abbé de Ferrières en 1473, mort en 1505. Dom
Blanchefort, mort en odeur de sainteté, fit reconstruire l‟Eglise Notre Dame de Bethléem à Ferrières,
sanctuaire et pélerinage célèbre. Ferrières était autrefois dans le diocèse de Sens, maintenant dans
celui d‟Orléans. Ladite ordonnance prévoyait la peine de cent écus d‟or à payer, par la partie
désobéissante à la partie obéissante; ledit abbé fit mettre hors de l‟église le banc du seigneur de
Richemont et celui du seigneur de Vot puis il déclara que le seigneur de Richemont pourrait faire
mettre un coffre de trois pieds de long et deux pieds de large en ladite église et serait mis au bout des
tombes dudit seigneur de Richemont qui sont devant le grand autel à la main droite entre le grand
autel et la chapelle des prêtres, et que ledit seigneur de Vot soy mettra là ou bon lui semblera. Fait en
présence de Messire Léonard Meyrat, pretre juré et notaire de la cour du scel de l‟officialité de
Bourges, de nobles hommes Hélion d‟Estignères, seigneur de Champvillan, Jehan Vincent, seigneur
de Messes et discrète personne Frère Bernard d‟Estignères, prieur de Roche-cervière (maison de
l‟ordre de grandmont au diocèse de Poitiers, puis de Luçon) témoins appelés le 8ème jour d‟Avril
1496 (Archives de Vost).
Il y a deux exemplaires de cet acte : l‟un sur parchemin, l‟autre sur papier et dont les termes sont un
peu différents, mais le sens est le même.
L‟accord ne dura pas longtemps, car la même année 1496 “ lesdits du Boix coururent sus audit
Ajasson et se bastirent ainsi que lesdits attestants ont ouy dire en tant que le cymetière de ladite église
paroissiale dudit Lourdoueix-St-Pierre fut polut ”. Ainsi dit la relation faite le 16 Avril 1499 avant
Pâques à la requête de Noble Homme Pierre Ajasson, écuyer, seigneur de Champvillan âgé de 40 ans
ou environ, Noble homme Pierre de St Mor, écuyer, seigneur de Lourdoueix-St-Pierre, âgé de 28 ans
environ; signé Marcault Rigodin juré et notaire du scel en la chatellenie d‟Aigurande. (Archives de
Vost).
Dans une autre pièces intitulée “ Salvacion ” pour Pierre et Gabriel Ajasson intimés contre Antoine du
Boix appelant du sénéchal du Poitou ou son lieutenant, il est dit “ qu‟un dimanche à l‟issue de la
Grand-messe, Guyot Ajasson s‟en retournait de la messe et était dans le cimetière parlant à une
damoiselle, Jehannot du Boix, fils dudit Antoine, vint par derrière par trahison, chargea tant qu‟il put
sur la tête dudit Guyot, présent et voyant le dit Antoine qui le lui fit faire; et n‟eut été ledit Pierre
Ajasson qui survint ledit Antoine du Boix et ses complices au nombre de sept ou huit armés et
embastonnés qui donnérent plusieurs coups audit ajasson, les eussent meurtris et tués, mêmement
ledit Antoine qui donna un grand coup sur la tête dudit Pierre Ajasson et tellement qu‟il lui fit une
fente de demi-pied de long ”. (Archives de Vost)
L‟affaire fut porté en la Sénéchaussée de Poitou et en vertu de certaines lettres de commission portant
défaut, données en la cour ordinaire de la dite sénéchaussée tenue à Poitiers le 24 Novembre 1496, au
profit de nobles hommes Guyot Ajasson et Pierre Ajasson, écuyers, Loys Mars, sergent à cheval du
roi notre sire le 8 Décembre 1496 se transporta au lieu et maison noble de Richemont en l‟hotel et
domicile de Nobles hommes Antoine du Boix et Jehannot du Boix, écuyers défaillants, lesquels, en
parlant à la personne de Noble François du Boix et fils dudit Antoine après lecture à lui faire desdites
lettres de commission en présence de plusieurs témoins, il ajourna à comparaitre en leurs personnes
devant le Sénéchal du Poitou ou son lieutenant à Poitiers le 23 Décembre présent et afin qu‟ils ne
prétendissent cause d‟ignorance, il voulut mettre et attacher une cédule à la porte dudit hotel et
maison noble de Richemont, mais ledit François du Boix accompagné de trois ou quatre serviteurs
étrangers, armés et embastonnés de braquemarts ou épées, il sortit dudit hotel et lui dit en usant de
grosses paroles que s‟il attachait la dite cédule, il ferait folie et qu‟il s‟en repentirait, qu‟il s‟en
retournat et ne revient plus audit Richemont, et qu‟il pourrait bien mal s‟en trouver; et un nommé
Lepicard, serviteur dudit François lui dit en jurant et blasphémant et haussant la main contre lui que
s‟il attachait ladite cédule, par le sang Dieu il la lui ferait manger, parquoi pour doute de sa personne
ledite Loys Mars n‟osa attacher la dite cédule à la porte dudit Richemont; ledit François du Boix

certains chroniqueurs, et même descendrait des comtes de Richemond, dont elle aurait donné le nom à une terre
qu‟elle possédait en Haute-Marche... ” (D.F.G 1993)
                                                                                                            23


menaça aussi les témoins et assistants et leur dit qu‟ils les trouveraient bien; et aussi ledit Lepicard dit
à Noble Homme Gabriel Ajasson, fils dudit Guyot qu‟il était bien mari et déplaisant qu‟il ne lui avait
donné ledit jour quand il l‟avait trouvé et rencontré en allant à Richemont de l‟épée sur la tête, et
plusieurs injures et menaces et François du Boix dit audit Gabriel qu‟il n‟en revint plus là s‟il était
sage et que s‟il y revenait, il ferait folie et s‟en pourrait bien repentir et que si le père d‟icellui Gabriel
y fut venu, il eut fait folie et ne s‟en fut pas retourné; cependant ledit François demanda pour son père
et son frère une copie des dites lettres de commission et relation desdits exploits et contraignit le dit
sergent à l‟écrire devant la porte au grand vent et froidure sans lui permettre de se mettre à couvert et
d‟aller pour écrire ladite relation tant seulement jusqu‟à sa métairie. Signé : Loys Mars (Archives de
Vost).
Cependant le procès au sujet du banc était pendant pardevant Antoine Voillart, licencié en loix,
conseiller du roi notre sire, garde de la prévôté d‟Orléans, conservateur des privilèges royaux de
l‟université dudit lieu; à la requête de Guyot Ajasson et François Ajasson, fils émancipé dudit Guyot
et écolier étudiant en l‟université d‟orléans, en date du 9 Décembre 1496, ledit banc fut sequestré par
ledit Voillart jusqu‟à ce qu‟il en soit par lui autrement ordonné et défense faite aux parties pendant le
présent procès d‟aller ni eux transporter en icelui banc le 21 Mars 1497. Signé : Chalu. (Archives de
Vost)
Ledit sequestre fut signifié le 27 Juin 1498 au lieu de Richemont à nobles hommes Antoine du Boyx,
Loys du Boix, à Guillemette, femme de François du Boix et à Perrine du Boyx fille dudit Antoine par
Marcault Rigodin, sergent du roi. (Archives de Vost).
Une sentence fut rendue au profit de Pierre et Gabriel Ajasson écuyers, par le sénéchal du Poitou ou
son lieutenant, mais Antoine et François du Boix en appelèrent au Parlement de Paris et furent encore
condamnés comme il parait par un acte par lequel nobles hommes Pierre Ajasson et Gabriel Ajasson,
seigneurs de Vot et du Monteilh ratifient le traité de transaction et appointement faits et passés entre
vénérable Père en Dieu frère Loys Ajasson, abbé de l‟abbaye de St Mesmin de Micy lès orléans,
comme soi faisant fort desdits Pierre et Gabriel Ajasson, écuyers d‟une part et noble homme François
du Boix, écuyer seigneur de Richemont et ses consorts d‟autre part, pour raison de certaines criées
faites des héritages dudit François du Boix en vertu de certaine sentence et arrêt donné par la cour du
Parlement, ledit traité fait et passé par Pierre Noblet, notaire du Chatelet d‟Orléans le 23 Juillet 1504,
ladite rectification donnée le 5 Août 1504. Signé : Etienne Martinet clerc juré et notaire du scel de la
ville et chatellenie d‟Aigurande (Archives de Vost).
Baillette faite par Guyot et François Ajasson d‟une pièce de terre contenant dix septérées en la
chatelennie de Malval joute les bois de Puichevrier (vers Grandsagne) le 22 Août 1496. Signé :
Paleron, greffier. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Factum non daté pardevant le prévôt d‟orléans conservateur des privilèges royaux de l‟université
d‟Orléans pour noble homme Guy Ajasson, écuyer, seigneur de la terre et seigneurie de Vot,
défendeur tant en son nom que comme ayant pris la cause pour Jehan Chauma, Simon Bagault, Jehan
Chaumat fils d‟André Chaumat, Guillaume bagault, Jehan Bagault, Marsault du Soudrin, Denis
Garnault et Thomas Foine, habitants du village de Las Chaumes et Gabriel Ajasson, fils dudit écuyer,
écolier étudiant en l‟université d‟Orléans, contre maitre Pierre Jolivet, demandeur, au sujet d‟un mas
de terre appelé le Mas au Jau et un patural appelé le patural Poyonnet. (Archives de Vost).
Guyot Ajasson mourut à la fin de l‟année 1497 ou au commencement de l‟année 1498, comme il
parait par un acte du 16 février 1498 où l‟on parle des enfants mineurs délaissés par feu Guyot
Ajasson.
24


                                                   IX

Gabriel Ajasson, Ier du nom, écuyer, seigneur de Vot;
à la requête de nobles hommes, Pierre Ajasson, écuyer, seigneur d‟Azat et Françoise Ajasson,
pardevant Simon Dupoirier et François André, bacheliers en loix, jurés et notaires du scel de la
chatellenie d‟Aigurande, Guillot Tanère, Symon Boulet, Jehan Becquet, Bathomier Boulet et
Françoise Delafaye, tous marchands et habitants de la ville d‟Aigurande attestent par serment qu‟une
pièce de terre qui est à présent aux héritiers de feu Pierre Martin, assise et joignant le grand chemin
qui va de la rue de la Marge à l‟osme du Mérin et joignant d‟autre part aux terre de Guillaume du
poux et joignant d‟autre part au grand mas de las chaumes appartient à Monseigneur de Vot et est en
la justice d‟Agurande et toutes les terres joignant à ladite pièce de terre dessus confrontées jusques à
un petit chemin qu‟on va dudit Olme du Merin jusques audit Mas des Chaumes ... et tient autre que ...
ladite pièce de terre embladée en partie d‟avoine et l‟autre partie en pré, le 10 Novembre 1498; signé :
Dupoirier et André (Archives de Vost).
François Ajasson, fils émancipé de Guyot Ajasson, Pierre Ajasson tant en son nom et comme tuteur,
quant à cette cause des enfants mineurs délaissée par feu Guyot Ajasson et Gabriel Ajasson étaient en
procès pour la dime de cette terre qui faisait partie du dime appelé le petit dime d‟Aigurande, avec
Marguerite de jarrie, veuve de Jehan de Sauzet, seigneur d‟Etinières et Hector, Pierre et Catherine de
Sauzet (Hector de Sauzet, écuyer, seigneur d‟Estignères fut marié à Marguerite Ajasson et Catherine
de Sauzet à Pierre de Saint Mort, écuyer, seigneur de Lourdoueix-St-Pierre) ses enfants; le procès fut
d‟abord porté par les Sauzet pardevant Mathurin de la Court, sénéchal de Malval, mais en vertu des
lettres données par le garde de la prévôté d‟orléans, conservateur des privilèges royaux de l‟université
dudit lieu, où François Ajasson était écolier étudiant, il fut fait injonction par Marsault Rigodin,
sergent du Roi, le 16 Février 1498, audit sénéchal de Malval sous peine d‟une amende de 500 marcs
d‟argent d‟avoir à renvoyer la cause pardevant le dit garde de la prévôté d‟Orléans ou son lieutenant
au Chatelet d‟Orléans au 15 Mars de la même année.
Le 15 Juillet 1498, en vertu de certaines lettres données par ledit garde de la prévôté d‟orléans, lesdits
Ajasson furent maintenu par Marsault Rigodin, sergent du roi en la possession et saisine de prendre et
lever chaque année la dime de ladite pièce de terre et défense faite aux Sauzet d‟y mettre
empêchement.
Les Sauzet en appelèrent pardevant le bailli du Berry ou son lieutenant, mais François Ajasson, fit de
nouveau valoir son privilège comme écolier étudiant en l‟université d‟Orléans de n‟être tenu de
plaider ailleurs que devant le conservateur des privilèges royaux de ladite université, et par lettre
royaulx donnés à Paris le 16 Novembre 1498, par le conseil signé Boucher, les parties furent
renvoyées par devant le garde de la prévôté d‟orléans, conservateur des privilèges royaux de
l‟université dudit lieu. (Archives de Vost)
Pierre André, clerc, sénéchal de Vot, tenant son assise au lieu de la Ribaudonnière condamne à
l‟amende Mathieu Chaumat pour dommage causé par ses bêtes dans une terre de Monseigneur situé
au grand mas de Las Chaumes. Donné sous le scel établi ès causes de ladite sénéchaussée, le 22
Octobre 1502. Signé : Pelletier. (Archives de Vost)
Pierre Ajasson achète quarante sols de rente sur le mas de Jau de Jehan Caman d‟Aigurande et
d‟Isabeau Faratoune sa femme, le dit mas tenu par les habitants de Las Chaume, sur Jean et André
Chaumat, les hoirs Pierre Fouine, Simon Pouiat, Jeanne Fouine, Simon bagaud, Louis du Souldrin et
les hoirs Vincent Fouine et autres dudit village, le 9 Janvier 1504, signé André et Pelletier. (Archives
de Vost, inventaire des titres).
Vente des seigneuries des Rochellas, et Signolles au profit du seigneur de Vost en l‟année 1504.
(Archives de Vost, inventaire du 15 Mai 1754, coté M).
Reconnaissance du 18 Février 1509 signé André, notaire au profit de Pierre, Eutrope et Gabriel
Ajasson, seigneurs de Vot par François Barcat, Massé Chaumat, Pierre Chaumat, Jehan Bagaud,
Denis Thévenot, Pierre Chatrette à cause des neveux de sa femme, Catherine, veuve de Thomas
Fouyne, habitants du village de Las Chaumes, argent à trois tailles, froment, avoine, poule pour le feu,
dime, terrage, bian, vinade; par le susdit contrat ils se départent du Mas au Jau et patural pouionnet au
profit desdits seigneurs de Vot, et les devoirs ci-dessus sont dus à cause de leurs maisons, jardins,
                                                                                                       25


ouches, paturages et prés ainsi qu‟il est contenu audit contrat. (Archives de Vost, inventaire des
titres).
François Barcat, Marc Chaumat, Pierre Chaumat, Antoine Pouiat, Jehan Pouiat, jehan bagaud, Denis
bagaud, Denis Thévenot, Pierre des Chatrettes, Antoine Janaud prenant en main pour Catherine,
veuve de feu Thomas Fouyne, tous de Las Chaumes promettent de payer à nobles personnes Pierre
Ajasson, écuyer, seigneur du Monteil et demoiselle Jacqueline de barbançois, veuve de feu noble
homme Guyot Ajasson en son vivant seigneur de Vot, tant pour eux que prenant en main pour noble
homme Gabriel Ajasson, seigneur de Vot, pour tous les frais et dépens faits à cause de tous les procès
qu‟ils avaient eu ensemble à cause du mas au Jau des bians, vinades, des arrérages du temps passé de
la maintenue du grand mas et autres terres, la somme de 45 livres tournois payable en deux termes, la
moitié à la St jehan Baptiste prochainement venant et l‟autre moitié à Noël, fait en présence de
Mathieu et Jehan Fradaulx, témoins appelés le 19 Février 1510, signé André Pelletier, clerc juré et
notaire du scel de la chatellenie d‟Aigurande. (Archives de Vost)
Antoine Pouiat, jehan Pouiat, François barcat, macé Chaumat et autres habitants du village de Las
Chaumes reconnaissent à Pierre, Eutrope et Gabriel Ajasson le Mas au Jau, le patural Pouionnet et le
grand mas de Las Chaumes et se départent de la maintenue après un grand procès reconnaissant le
bian dès fête de St Jehan Baptiste jusque à la Toussaint une fois la semaine et dès Toussaint jusques à
la St Jehan une fois le mois, la vinade une fois l‟an, dime et terrage fors sur les terres affranchies par
lesdits seigneurs, chacun une géline à Noël et un septier d‟avoine pour le feu, un boisseau 1/3
froment, argent par lesdits Pouiat 11 sols, 4 deniers sans y comprendre leurs autres héritages et
maisons et les devoirs y contenus, le 22 Juin 1510, signé : Pelletier. (Archives de Vost, inventaire des
titres).
Reconnaissance de Denis Bagaud et Mathieu bagaud son neveu de Las Chaumes portant département
pour eux du grand mas des Chaumes et Mas au Jau et de toutes autres terres froides au profit desdits
seigneurs et reconnaissent à cause de leurs maisons, granges, vergers, ouches, prés et terres, argent 7
sols 4 deniers d‟une part pour la queste courante, 25 sols et encore 7 sols 6 deniers à cause d‟une
ouche et place de maison, item plus 6 deniers, froment 3 boisseaux 1/3, avoine 1 septier et 1 poule de
feu, le bian et la vinade, le 8 Août 1510. Signé : Pelletier, notaire. (Archives de Vost, inventaire des
titres).
Gabriel Ajasson était mort le 15 Août 1511 comme il parait par un acte en date de ce jour par lequel
Frère Pierre de Civitate, docteur en théologie, prieur du couvent des frères prêcheurs de Limoges et
Frère Pierre Fabry, procureur dudit couvent reconnaissent avoir recu par la main de discrète personne
Claude des Vinhes demeurant à la Châtre en Berry, la somme de 35 livres tournois et ce à cause de
légat fait par noble homme Gabriel Ajasson, seigneur de Vot, en son vivant lequel légat il fit en son
dernier testament au gain des dessus nommés frères prêcheurs de Limoges à celle fin qu‟ils soient
tenu de prier Dieu pour son âme; l‟an 1511 le 11 Août. Signé fr. P. de Civitate, prior; fr. Petrus Fabry,
procurator. (Archives de Vost)
Gabriel Ajasson mourut sans postérité et même probablement sans avoir été marié, Bernard Ajasson
son frère lui succéda.


                                                   X

Bernard ou Bernardin Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, chevalier de Grandsaigne et du Montet, marié
en 1525 à Anne de Lestrange. Lestrange, très ancienne famille encore existante qui porte “ de gueules
au lion léopardé d‟argent en chef et à deux lions adossés d‟or en pointe, alias de gueules au léopard
d‟argent et deux lions adossés d‟or mal ordonnés ”. Parmi ceux qui suivirent en 1066, Guillaume, duc
de Normandie en Angleterre, on trouve le seigneur de Lestrange; Jean Lestrange en 1214 est nommé
parmi les possesseurs de fiefs devant escuage en Poitou (En 1159, henri II, roi d‟Angleterre, dans un
parlement tenu à Poitiers, exempte ses barons du service militaire, moyennant le paiement de 60 sous
angevins par fief de haubert; cette contribution fut nommée escuage); Audoin de Lestrange était à la
6ème croisade en 1248. Anne de Lestrange, épouse de Bernardin Ajasson descendait donc de cette
famille, fille elle-même de Jean, chevalier, seigneur de Durat ou Duras et de Maignac et de Louise de
26


Montmorin de Saint Hérem, petite-fille d‟autre Jean de Lestrange et de Françoise de Blanchefort.
Françoise de Blanchefort, elle-même fille de Guy III de Blanchefort, seigneur de Bois-Lamy et de
Souveraine d‟Aubusson était soeur de Guy de Blanchefort, grand-maitre de Rhodes et de Louis de
Blanchefort, abbé de Ferrières, nommé plus haut et nièce de Pierre d‟Aubusson, grand maitre de
Rhodes et cardinal. Le contrat de mariage de Bernardin Ajasson et d‟Anne de Lestrange en 1525 est
aux Archives de la Creuse E,42.
Il eut de ce mariage :
1°) Gabriel Ajasson dont l‟article suivra;
2°) Hector Ajasson qui a fait la branche de Grandsagne encore existante : Hector Ajasson, écuyer,
seigneur de Grandsaigne, gentilhomme ordinaire de Monseigneur, frère du Roi; dénombrement rendu
à Louis Chasteignier de la Rocheposay, baron de Malval par Hector Ajasson, écuyer, seigneur de
Grandsaigne, gentilhomme ordinaire de Mgr le frère du Roi à cause de la seigneurie de Grandsaigne
(Archives de la Creuse E,1059). Marié par contrat du 25 Février 1584 à Marie de Douhaut, remarié
par contrat du 18 Novembre 1592 à Catherine Barton de Montbas. Il eut du premier lit
       A) Jacques Ajasson, chevalier de l‟ordre du Roi, seigneur de Grandsaigne et Champestaux,
       vicomte de Chateau-clos en partie, vivant en 1608,1649, marié à Jeanne du Boueix de
       Villemort-Richemont dont
               a) Charles Ajasson qui suit;
               b) Gabriel Ajasson, seigneur de Champvillan, mort sans postérité;
               c) Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne et d‟Etignières et Villevalaix,
               comte de Chateauclos, marié en premières noces à Charlotte de Sauzet, dame
               d‟Etignères; en seconde noces à Anne des Ages. Mort sans postérité en 1669.
       B) Charles Ajasson, écuyer, seigneur de Grandsaigne, Villevalais, de la Rance, alias Ransay et
       de la celle, vivant en 1649, marié par contrat du 23 Février 1648 à Gabrielle de la Celle, veuve
       d‟Henri du Mosnard écuyer, sieur d‟Autry, fille de François de la Celle, chevalier de l‟ordre du
       Roi, seigneur de Boéry, le Plaix, Mondon, Lavy, vicomte de Chateauclos et de Silvaine de
       Chamborant, dont
       C) Edmé, alias Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne, mort avant 1700, marié à
       Anne de la Chassaigne-Montjean, remarié avant 1700 à Claude de la Celle, écuyer, seigneur de
       Boéry; dont
               a) Silvain Aimé qui suit
               b) Marie-Silvaine alias Marie-Silvie, mariée par contrat du 23 avril 1700 à François de
               Mornay, écuyer, seigneur dudit lieu et de Bonnat en partie, mort en 1729 à Richemont
               dont postérité.
       D) Silvain-Aimé Ajasson 21, chevalier, seigneur de Grandsaigne, père de
       E) Louis Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne, marié à Marie de la Celle dont
               a) Silvain Ajasson, baptisé le 26 Avril 1701 qui suivra;
               b) Jacques Ajasson, né le 6 Juin 1703;
       F) Silvain Ajasson, écuyer, seigneur de Grandsaigne, marié le 22 Février 1718 à Barbe de
       Mornay dont :
               a) Gabrielle Ajasson, baptisée le 25 Mars 1709;
               b) Louis, baptisé le 3 Février 1721 qui suivra,
               c) Jacques, baptisé le 5 Janvier 1722,
               d) Marie, ondoyée le 28 Décembre 1725
       G) Louis Ajasson, seigneur de Grandsaigne, vicomte de Chateauclos, vivant en 1769, père de
       Jeanne. La branche Grandsaigne était représentée en 1789 par Henri Ajasson comte de
       Grandsaigne, François Ajasson, comte de Grandsaigne et R. Ajasson frère des précèdents
       connu dans le monde sous le nom de Mr de Fleurat, entré en religion à l‟abbaye des Pierres vers
       1780 et desservant de Soubrebost dans les premières années du XIXème siècle, son cachet dont
       j‟ai l‟empreinte portait d‟argent à cinq fusées de sable accolées et posées en fasce, couronne de
       comte, support 2 lions.
       François Ajasson, comte de Grandsagne, capitaine d‟artillerie, épousa le 9 Mai 1829 Louise
21
     Il y a erreur, Silvain-Aimé Ajasson n‟a pas existé. cf Généalogie en fin d‟ouvrage. (E.B 1999)
                                                                                                       27


      Baraton d‟état dont :
            a) Julie-Philippine Ajasson de Grandsagne, mariée le 9 Septembre 1857, à
            Charles-Adrien Chenu de Thuet de Mangou, officier d‟artillerie;
            b) Ludovic Ajasson, vicomte de Grandsagne, propriétaire actuel (1880) du château de
            Grandsaigne, marié à N. le Poitevin de Verrières, fille du général de ce nom dont
            postérité.

              - Après exposition de cette postérité d‟hector Ajasson, deuxième fils de Bernardin
              Ajasson et d‟Anne de Lestrange - revenons à la généalogie particulière desdits parents
              avec le troisième enfant d‟iceux :
3°) Françoise Ajasson qui épousa Jacques de la Marche, seigneur de Beaumont, (commune de
Chéniers) et de Beaufrant, ou Beaufranc ou Boisfranc (commune de Jouillac). A ce sujet, notons que
jacques de la Marche, écuyer, seigneur de Beaumont rendit aveu de la seigneurie de Beaumont au
baron de Malval le 22 Avril 1575 (il vivait en 1593); un acte du 3 Octobre 1559 ne donne à Jacques
de la Marche que la qualité de seigneur de Beaufrant; il était sans doute fils de Gaspard de la Marche,
écuyer, seigneur de Bois-franc mort avant 1551 et de Jeanne de Prinçay et petit-fils d‟Antoine de la
Marche, seigneur de Bois-franc qui comparut à la publication des coutumes de la Marche en 1521. La
seigneurie de Beaumont est mentionnée en 1453 (Archives de Vot); elle passera à la famille Bertrand,
dont il sera question plus loin, vers la fin du 16ème siècle et lui appartenait encore en 1789.

Mathé Fradault et Pierre Fradault son neveu demeurant au village du Bost de Vot reconnaissent tenir
servement de Pierre Ajasson, seigneur du Monteil, leur seigneur temporel et justicier, les héritages
énumérés dans l‟acte, à trois tailles chaque année qui se montent à 46 sols tournois, bian chaque
semaine, vinade une fois l‟an, un septier d‟avoine, chacun feu une poule et la taille aux quatre cas;
donnée en présence de Mathurin Trompin et Mathé Magier, témoins le 6 Février 1517, signé : Symon
Dupoirier, bachelier en loix, juré et notaire du scel de la ville et chatellenie d‟Aigurande. (Archives de
Vost)
Mathé et Pierre Fradault du Bos de Vost on vendu à vénérable et discrète personne Maitre Eutrope
Ajasson, prieur commendataire des prieurés d‟Anzême et de Malval pour lui et les siens, moyennant
la somme de quinze livre tournois payées comptant, un pré appelé le pré Bouzion, avec un patural
assis et situé près du pré de Pierre Ajasson, écuyer, seigneur du Monteil, et d‟autre part au patural de
Martin Magier, appelé le pré paillier, donné en présence de discrète personne Christofle de Chabanne,
prieur de Chabanet et Mathé Magier du Bost de Vost, le 6 Février 1517. Signé : Dupoirier, notaire.
(Archives de Vost)
Baillette faite par Eutrope Ajasson à Jehan et Louis Pouiat du village des Chaumes d‟un pré appelé le
pré des Levades, moyennant 12 sols et un septier de seigle de cens et rente, chacun par moitié sans
préjudice de leurs autres devoir et sous l‟hypothèque de tous leurs biens, le dernier Juin 1517, signé :
Dupoirier. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Louis du Soudrin du village des Chaumes reconnait devoir 30 sols à cause d‟un pré appelé de la
pinaguète, autrement appelé le pré de Dalor, baillé par Pierre Ajasson, seigneur de Vot et du Montet,
le 13 Septembre 1519, signé : Dupoirier. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Le lundi 27 Avril 1521, Bernard Ajasson écuyer, seigneur de Vot, appelé pour être et assister à la
publication des coutumes de la Marche à Guéret comparait en personne. (Coutumes de la Marche, ed.
Couturier de Fournoue, Clermont-Ferrand 1744, p. 255)
Jehan Chardon, écuyer et damoiselle jacquette du Breuilh sa femme avaient été condamnées à payer
pour certains dépens cent livres douze sols six deniers à Pierre Ajasson, écuyer, seigneur du Monteilh,
mort depuis et dont Bernardin Ajasson, écuyer, seigneur de Vot était héritier; ledit Chardon refusait
de payer à Bernardin Ajasson, et celui-ci lui avait fait bailler assignation pour voir mettre ses biens en
criées et subhastations; par transaction faite avec Messire Christofle de Chabannes, écuyer, curé de
Sainte Catherine prenant en main pour Bernardin Ajasson, Jehan Chardon, tant pour lui que pour sa
femme, s‟engage à payer la somme de cent livres tournois, dont 80 le dimanche suivant le 12 de ce
mois et les 20 autres le jour de la fête de Notre Dame d‟Août; fait le 7 Mai 1521 en présence de
Messire Christophe Morin (des Morin d‟orfeuille) écuyer, curé de la Celle, jehan Valin sergent royal
et Jehannot Poissonnier de la Celle, témoins appelés, signé : Bertrand et Rougier. (Archives de Vost)
28


L‟origine des dépens auxquels avaient été condamnés Jehan Chardon et Jacquette du Breuilh sa
femme me parait avoir été “ une demande en retrait lignager formée par Jacquette du Breuil à
l‟encontre de Pierre Ajasson ” (Archives de l‟Indre, E,2). Sans doute au sujet de la vente des
seigneuries des Rochelas, et Signolles faite au profit du seigneur de Vot en l‟année 1504 et dont l‟acte
maintenant perdu est coté “ M ” dans un inventaire fait au château de Vot le 15 Mai 1754.
Les Rochelas, et les Signolles ainsi que bessoles, la Gourde et le Pin appartenaient à Nobles Hommes
Christofle et Jean du Breuil, écuyer, seigneur du Puy de Mohet et du Puy Mausuge en Poitou qui en
firent faire le terrier signé Jehan grosset, clerc notaire en la chatellenie de Malval le 11 Février 1503
c‟est à savoir à Bessoles: Antoine Aupetit, homme serf, Mathieu Aupetit et Thomas son frère,
hommes serfs, Alexandre Aupetit, homme serf, Antoine Barbeau, homme serf; Au Gourde, Mathurin
Janot, Claude du Gourde; aux Signolles, Etienne des Signolles, homme serf; Monnet des Signolles,
homme serf; au Rochelas, Hélion Bertrand, homme serf, Jehan Bertrand, homme serf, Pasquet,
homme serf, Hélion Bertrand, homme serf, Peyrot Marquet, fils de feu Phélipon Marquet et Micheau
Marquet du rochela, doivent de plus auxdits seigneurs 4 livres de rente et 4 sols de cens pour raison
de la forêt du Rochela, plus 6 chapons et 2 douzaines ½ de fromages prisés 6 deniers et au choix des
dits seigneurs de prendre les six deniers ou les fromages (la forêt du Rochellas, est encore mentionnée
dans le dénombrement du 19 Mars 1575). L‟acte du 8 Mai 1415 plus haut cité mentionne la forêt de
Las Combes. (Archives de Vost)
Ils étaient petit-fils de Pierre du Breuil et de Catherine Ajasson vivant en 1399 (La Thaumassière
IV,333) et c‟est d‟elle sans doute que venaient ces villages qui durent être distraits de la seigneurie de
Vost pour former sa dot ou sa part d‟héritage; Christofle et Jean du Breuil les vendirent en 1504 à
Pierre Ajasson et Jacquette du Breuil qui était peut-être leur sœur ou du moins de leur famille,
quoiqu‟elle ne figure pas dans la généalogie des du Breuil donnée par La Thaumassière, voulut les
ravoir par retrait lignager, mais elle ne réussit pas dans son entreprise et fut condamnée à des dépens
envers Pierre Ajasson, et les dits villages restèrent au seigneur de Vot.
François et Simon Mager, frères, enfants de feu Martin Mager du village du Boys de Vot, ledit
François tant en son nom et comme prenant en main pour Etiennette Mager sa sœur, et Mathurin
Dubois, paroissien de Saint-Aoust, tant en son nom et comme prenant en main pour Catherine Mager
sa femme, ont vendu à Bernardin Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, tout le droit qu‟ils ont et peuvent
avoir au lieu village et territoire du boys de Vot, maisons, granges, prés, terres paturaux, bois,
buissons provenant de la succession de défunt Martin Mager leur père, moyennant la somme de 23
livres; fait à Lourdouer St Pierre, en présence de Loys Mager et Etienne Bonnesaigne, habitants du
Bois de Vot, témoins appelés le 17 Décembre 1529, signé Michel Adot, clerc notaire du scel de la
chatellenie de Malval. A l‟acte de vente est attachée une quittance par laquelle François Mager
demeurant en la paroisse de La Chatrez tant en son nom et comme prenant en main pour Simon son
frère et Marie sa soeur, reconnait avoir reçu plusieurs paiements de Bernardin Ajasson, écuyer,
seigneur de Vot, la somme de 25 livres pour la vente des biens que lesdits Mager avaient au Boys de
Vot; fait à Lourdouer St Pierre en présence de Messire Michel du Mollin, prêtre et Vincent Vincent,
clerc, paroissien dudit lieu, témoins le 1er juillet 1537, signé Michel Adot. (Archives de Vost)
Le 11 Mai 1530, Bernardin Ajasson écuyer, seigneur de Vot a baillé par accense annuelle à Jean
Bautardon, bourgeois et marchand d‟Aigurande pour 25 ans, moyennant 10 sols tournois payables
chaque anné à la nativité de St Jehan Baptiste un moulin à tan avec les granges, cours d‟eau, place et
autres appartenances d‟icellui assis à la Gasne du Champvot (gasne ou gâne, en basse latinité “ gana ”
du latin “ vadum ” qui, comme l‟italien “ guado ” avait le double sens de passage et d‟eau; gane =
mare d‟eau bourbeuse, mauvais chemin; en islandais, vatn = eau) entre les villages des Chaumes et du
boys de vot après l‟étang nommé l‟étang des Chaumes ou des Bergères. Signé, Jacques Pelletier et
Guillaume Richard, jurés notaires sous le scel de la chatellenie d‟Aigurande. (Archives de Vost)
Jehan Bonhaire et Etienne Bonhaire frères et Pierre Bonhaire, fils de feu Guyot Bonhaire, ledit Pierre
Bonhaire tant en son nom et comme prenant en main pour Antoine Bonhaire son frère et Françoise
Bonhaire sa soeur, ont vendu à Bernardin Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, tout le droit qu‟ils ont et
peuvent avoir au lieu village et territoire du boys de Vot, maisons, granges, vergers, près, terres, bois,
buissons pour le prix et somme de 25 livres payées comptant; fait au lieu et ville d‟Aigurande en
présence de Blaise de Lafaye et Jacques des Pousses, paroissiens de Lourdouer-St-Pierre, témoins
appelés le 28 Mars 1532, signé : Michel Adot, clerc notaire, juré du scel de la chatellenie
                                                                                                       29


d‟Aigurande. (Archives de Vost)
Le 6 Septembre 1536, Loys du Souldrin dit Gascard, laboureur du village des Chaumes, a vendu à
Bernardin Ajasson écuyer, seigneur de Vot et de Grantsaigne pour le prix et somme de 8 livres
tournois, pieça eues et reçues un septier de seigle mesure de Vot de rente annuelle et perpétuelle
payable à chaque fête de St Michel, assise et assignée sur un pré nommé les petits prés, situé au
territoire des Chaumes et contenant quatre journaulx ou environ, fait au lieu de Vot en présence de
Matthieu et Pierre Magier, laboureurs du boys de Vot témoins appelés, signé Jacques Pelletier juré
notaire sous le scel de la chatellenie de Malval. (Archives de Vost)
Michel marquet, maitre-maçon du diocèse de Limoges, demeurant à Cessy-les-Bois au diocèse
d‟Auxerre a vendu à Noble Homme Bernardin Ajasson, seigneur de Vot, tout tel droit, part et portion
que François et Jacques Marquet son frère ont et peuvent avoir, qui leur sont échus par le décès de feu
Michel marquet, le père et feu François Marquet leur oncle, lesquels droits le dit Maitre Michel
Marquet a acquis desdits François et Jacques Marquet par acte passé devant Antoine de Saint Malou
et Guillemin de Montoux, notaires sous le scel de la prévôté de Donzy, ladite vente faite pour le prix
et somme de 32 livres tournois que Bernardin Ajasson a payées comptant, fait et passé le 21 Avril
après Pâques l‟an 1539, signé : Antoine de Saint Malou, clerc notaire juré du scel de la prévôté de
Donzy. (Archives de Vost)
Bernardin Ajasson était mort avant l‟année 1551.


                                                   XI

Gabriel Ajasson IIème du nom, né vers 1527, chevalier de l‟ordre du roi (l‟ordre du roi était
l‟appellation courante de l‟ordre de St Michel, lequel fut fondé par Louix XI le 1er Août 1469 et le
nombre des chevaliers fut fixé à trente six), seigneur de Vot, du Monteix, de Chasnon (il y avait un
fief du nom de Chanon, commune de Toulx-Ste-Croix, mouvant de la baronnie de Boussac. Il y avait
un autre Chanont dans la paroisse de Pionnat), et de Bonneul (il y avait un fief du nom de Bonneuil
dans la paroisse de Saint-Plantaire, maintenant Bonnu dans la commune de Cuzion; c‟est peut-être
celui-là), marié à Tristanne de la Marche, fille de Pierre, seigneur de Plessis-Vitry et de Galienne de
Saint-Julien, dont :
1°) Jean Ajasson dont l‟article suivra;
2°) Gabrielle Ajasson, mariée le 2 Mai 1578 à Jehan de Malesset, seigneur de Chatelus, et de Roche
dont postérité. Malesset, très ancienne famille éteinte au XVIIème siècle qui tirait son nom de la terre
de Malesset près de Tulle (Corrèze) et portait “ d‟or alias, d‟argent au lion de gueules au chef d‟azur,
chargé de trois étoiles d‟or, alias d‟argent mises en fasces ”. “ Geraldus de Montelauduno ... et frater
Guillelmus de Malleses dignus memoria laïcus monasterium de Casscellata (Chancelade près
Périgueux) .. aedificare coeperunt ... atque in festivitate sanctorum apostolorum Petri et Pauli ... 3
calendas Julii ... primas lapides in fundamento hujus aedificii ... posuerunt anno ab incarnatione
Domini M. G. XXIX indictione VII ” (Gallia Christi. II,1503, instr. 492,c.D.) Parmi les nobles appelés
à la publication des coutumes de la Marche en 1521, on trouve Pierre de Malesset, seigneur de
Châtelus. La Thaumassière (IV,179) en donne la généalogie depuis le milieu du XIVème siècle.

Anne de Lestrange, veuve de Bernardin Ajasson, seigneur de Vot et Gabriel Ajasson leur fils âgé de
25 ans, seigneur dudit lieu ont donné à prudent homme Jehan Moreau, marchand du faubourg
d‟Aigurande en la Marche une pièce de terre contenant six septérées au mas des Chaumes aux devoirs
de 6 deniers de cens lods et ventes portant à chacune fête de St Michel, et du dime le 19 Avril 1552,
signé Fauconnier, notaire royal; ladite terre faisant partie de 12 septerées ci-devant données par lesdits
seigneurs aux dits Moreaux par contrat de vente et baillette reçu par Jehan Rigodin le 29 Octobre
1551, moyennant dîme, terrage et autres devoirs. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Procuration délivrée par Anne de Lestrange, veuve de bernardin Ajasson, seigneur de Vot (Archives
de l‟Indre E,2)
Gabriel Ajasson, seigneur de Vot comparait au ban de la Marche, alias le 6 Juillet 1553 (Abbé
Ramade, Monographie; Archives de la Creuse; Bulletin de la société arch. et hist. du Limousin
30


VI,199) “ Le 12 Février 1555, Messire Gabriel Ajasson, écuyer, seigneur de Vot et de Bonnet assiste
comme proche parent du futur au contrat de mariage de Léon de Chamborant écuyer, seigneur en
partie de Lavaux, de Measnes et du Plaix-Gauliard, avec Françoise de Rancé (Généal. Chamborant,
237).
François Fradaud l‟ainé dit Mouret, du village du Bois de Vot, a vendu à Gabriel Ajasson, écuyer,
seigneur Vot, pour le prix et somme de 10 livres payées comptant, une pièce de terre qu‟il avait
acquise par échange de Laurent de la Notte le 26 Mars dernier, assise et située au lieu de Vot et
appelée le champ de Lafont contenant environ 9 boisselées, fait au lieu de Vot en présence de Jehan
Symonnet et Symon son frère de la ville de Guéret, témoins appelés le 12 Mai 1557. Signé : J.
Marquet, juré, notaire sous le scel de la chatellenie de Malval. (Archives de Vost)
Haut et puissant seigneur Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟ordre du Roi, seigneur de Vot et de
Bonneul, alias Bonnat (cf abbé Ramade) figure comme témoin le 2 février 1558 dans des contrats de
mariage (A. Ramade, Monographie; d‟Hozier, généalogie de Chamborant,86). Je ne crois pas que
Gabriel Ajasson fut chevalier de l‟Ordre du Roi dès 1558; des actes postérieurs ne lui donnent que la
qualité d‟écuyer; le premier acte des archives de Vost où il soit qualifié de chevalier de l‟ordre du roi
est le dénombrement du 19 Mars 1575.
Contrat de mariage de Loys Fradault, fils de François Fradault le jeune dit Pointu du Bois de Vot et
petit-fils de Martin Fradault, avec Marguerite des Chatrettes, fille de Denis des Chatrettes et de
Françoise sa femme, des Chaumes; François Fradault père du futur, Bernard et jacques Fradault ses
oncles ont promis de lui donner la somme de 32 livres, 10 sols et ce pour tous droits de père et mère,
frères et soeurs, sauf et reservée loyale echoitte collatérale s‟il advient; fait en présence de vénérable
et discrète personne Messire Loys Mourrand, prêtre, Pierre Magier, Jean Gobin (en vieux français
gobe = vaniteux; gobiner = se rengorger = faire le fat), Jehan maréchal, André Chaulmat, Pierre
Dallot, témoins appelés le 29 Décembre 1555 au lieu de Lourdouer-St-Pierre, signé : Bouyer, juré
notaire du scel de Malval.
Gabriel Ajasson, écuyer, seigneur de Vot a consenti et consent audit contrat moyennant la somme de
25 livres que lui a données François Fradault dit Pointu, père dudit Loys et en ce que les contractants
seront tenus faire les devoirs de servitude comme les lui faisait et était tenu faire feu Denis des
Chatrettes père de ladite Marguerite, fait en présence de Jacques de la Marche, écuyer, seigneur de
Beaufrant et Symon Symonnet, témoins appelés le 3 Octobre 1559, au lieu de Vot. Signé : Ajasson et
Bouyer (Archives de Vost)
On entend par “ maritagium ”, “ culagium ”, en français, “ culage ”, “ cullage ”, “ couillage ”,
“ nuptiacum ”, en français “ noçailles ”, “ cavagium ”, “ chatvagium ”, en français “ chatvage ”,
“ quesce ”, l‟obligation où était le vassal non noble de demander au seigneur la permission de se
marier et la redevance en argent moyennant laquelle cette permission lui était accordée; quelquefois
cette permission était accordée gratuitement ou du moins la redevance n‟était exigée que lorsqu‟il
s‟agissait d‟un mariage avec un conjoint étranger à la seigneurie (“ formariage ”); il parait qu‟à Vost
la redevance était exigée dans tous les cas.
Gabriel Ajasson, écuyer, seigneur Vot, reconnaît avoir reçu de prudent homme Michel Montet,
marchand tanneur d‟Aigurande, la somme de 2 écus, 11 sols pour les lods et ventes de la moitié de 5
septerées de terres assises au mas des Chaumes dans la justice de Vot, vendues audit Montet par
André du Souldrin par contrat du 27 Février 1560, fait à Vot, le 12 Mars 1560, signé : Ajasson et
Montet, notaire. (Archives de Vost)
En 1560, on note une sentence de la Sénéchaussée de la Marche condamnant Léonard de Gratin pour
homicides, voleries, pillages etc... à être décapité ... et Guillaume Pontière, barbier, à dix ans de
galères pour avoir, en compagnie dudit Gratin et étant armé, insulté Gabriel Ajasson, écuyer, seigneur
de Vot et resisté aux officiers du Roi dans la maison du Sieur de Villevaleys (Archives de la Creuse
E,297). Le fief de Villevaleix appartenait aux Ajasson de Grandsaigne.
Nicolas du Gourde, cordonnier, demeurant en la rue d‟Aigurande en Marche reconnait devoir à
Gabriel Ajasson, seigneur de Vot, la somme de 3 sous de cens et rente pour raison d‟une pièce de
terre appelée le Censif, que ledit du Gourde, tient dudit écuyer, acquise par ledit du Gourde de
Messire Louis Tirelangue, prêtre, par vente du 26 Décembre 1549; fait à l‟Eguille en la paroisse de
Chéniers le 19 Décembre 1562, signé : J. Marquet, notaire royal. (Archives de Vost, inventaire des
titres).
                                                                                                        31


Le 5 juillet 1563, Gabriel Ajasson, écuyer, seigneur de Vot a vendu à Jehan Symonnet, marchand
demeurant au Mas de la Ribaudonnière pour le prix et somme de 70 livres tournois, précédemment
données au vendeur par ledit acheteur, un pré appelé Les Levades, situé au territoire des Chaumes
contenant trois journaulx ou environ avec un bois de chataigners dessus le dit pré contenant trois
boisselées ou environ, lequel pré est tenu en directe seigneurie dudit seigneur de Vot et chargé envers
ledit seigneur de 15 sols tournois de cens et rente payables chacun an à Noël et de 2 deniers de rente
annuelle envers le sieur d‟Estignères; fait au lieu des Chaumes en présence de Martin Pasquet, jehan
Pouiat, Jehan Chaumat et Gabriel Bertrand, témoins appelés, signé Ajasson et Bouhier, notaire sous le
scel de Malval. (Archives de Vost)
Gabriel Ajasson, donne à Jehan Rigodin, une pièce de terre appelée le Censif, contenant cinq
septerées qui joute le grand chemin d‟Aigurande à Vot, Lourdouer et Malleval, proche les faubourgs
d‟Aigurande et le Bois Bouchard et de toutes autres parts, les terres froides et terragères dudit
seigneur de Vot, franche et quitte sauf du droit de dime et de 12 deniers de cens et rente et encore à
Noël chacun an 10 livres de rente; du 4 Avril 1564, signé Boyer, notaire. (Archives de Vost,
inventaire des titres).
Contrat entre Gabriel Ajasson, seigneur de Vot et Jehan Symonnet et Tirlangue pour une maison
grange ouche et jardin aux devoirs de 6 sols de cens et le meunage, le 23 Décembre 1565, signé G.
Ajasson, Barbarin et Pellerin. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Jean Barluet, marchand, mari de Marie Tirelangue a vendu à Jehan André, capitaine d‟Aigurande,
demeurant en la rue d‟Aigurande en la Marche, un pré appelé de la Font Gaultron sis et situé au Mas
de la Ribaudonnière, terre et justice de Vot, contenant à cueillir 3 charrettées de foin, chargé de 2 sols,
6 deniers de cens et rente dus au seigneur de Vot et par le même contrat au pied ledit acquereur fit
cession dudit pré à Gabriel Ajasson, seigneur de Vot par droit de retenue, le 26 Juin 1574, signé
Barbarin, notaire royal. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Dénombrement de la seigneurie de Vot et du Montet fourni par Messire Gabriel Ajasson, Chevalier de
l‟ordre du Roi, seigneur de Vot et du Montet à haut et puissant seigneur Messire Louis Chastagnier
(Chasteignier) chevalier de l‟ordre du roi, conseiller et maitre d‟hotel ordinaire de Sa Majesté,
seigneur d‟Abain, Chantemillan, baron de la terre justice et seigneurie de Malval à cause de laquelle
ledit Ajasson tient en foi et hommage les choses ci-après déclarées; premièrement le lieu chatel et
maison fort dudit lieu de Vot, tourné à l‟entour de grands fossés avec pont-levis à l‟entour duquel
chatel il y a deux tours rondes, deux pavillons, les dites tours flanquées lelong desdits fossés et de la
bassecourt dudit chatel, hors duquel chatel il y a une grand bassecourt tournée de murailles, dedans
laquelle il y a une chapelle et écurie et hors d‟icelle bassecourt une grange ... plus a ledit écuyer un
étang près dudit chatel auquel il y a un moulin, plus autre étant appelé l‟étant de Bregières (bergères);
plus autre étant appelé l‟étang du petit moulin auquel il y a un moulin; plus à l‟entrée du bourg de
Lourdouer-St-Pierre, il y a un étang appelé rompu auquel ledit écuyer y a la moitié avec le seigneur de
Lourdouer-St-Pierre; ... plus près dudit chatel il y a une métairie appelée la Métairie de Vot au labour
de 6 boeufs; plus deux métairies appelées le Bois de Vot au labour de 4 boeufs ... plus le village des
Chaumes auquel lui sont dus les devoirs sur les hommes qui s‟ensuivent qui tiennent de lui à cause
dudit fief de Vot tous leurs héritages servement et de serve condition ... Jehan Chaumat, alias Monnet
... Gabriel et Pierre Bertrand ... les hoirs Martin du Souldrin ... François Tardy ... Louis Chaumat alias
Gigot ... Jehan Mallet ... Antoine Bordiat ... Jehan Simonnet homme franc ... le village de la
Ribaudonnière dont les habitants sont tous hommes serfs ... le village du Bost de Vost dont les
habitants sont tous hommes serfs ... le village des Signolles dont les habitants sont tous hommes serfs
... le village de Pun, dont les habitants sont tous hommes serfs et de serve condition ... le village de
Choueix dont les habitants sont tous hommes serfs ...; des droits et devoirs à Bessoles et messes sur
Jacques Barbeau, homme serf ... Jehan Aupetit, homme serf ... Nicolas Tardy, homme serf ... Jacques
et François Tardy, homme serf ... les hoirs de Louis Monther ... Messire Jehan et Pierre Meignan
(probablement ecclésiastiques) ... les hoirs Jehanne Gavary et Jehanne Naillat ... tous justiciables du
fief de Vot; au Chézaud-Limousin (commune de Measnes) sur Mathieu Aussourt, homme franc ...
François Chattrette, homme serf ... Jehan Planteginest, homme serf; sur les villages de Praveix,
Pollier, Beauregard, la graulle (commune de Mortroux; étymologie venant de “ grolle ” = corbeau), La
Faye, les Chézauds (commune de Linard; étymologie venant de “ chazaux ” du latin “ casales ”
diminutif de casa), l‟Aiguillon (commune de Linard), Long-chaume (commune de Mortroux), le
32


Bourg de Linard, la Chassaigne (commune de Chéniers), le Pinet (commune de Chéniers), Lage
(commune de Chéniers), Le Montinaseau, les Bordes, les Chatres (commune de Chéniers), le Gourde
(il est dit dans la liève de la seigneurie de Vot de 1627 à 1641 qu‟il est du de rente et cens à la
seigneurie de Vot sur la métairie du Gourde, appartenant au sieur de Grandsaigne, alias par Claude du
Gourde, 30 sols par an à trois termes : Août, Noël et Mars; plus Mathurin Janot du village du Gourde
doit en servitude à trois termes, 30 sols -Archives de Vost-), le Virly (vient du latin villaria, diminutif
de villa, petit village ou hameau), les Combes, plus un droit de dime sur les Chaumes, la
Ribaudonnière et territoire d‟iceux à raison de 12 gerbes, 2 qui peut monter par commune année à 120
ou 140 septiers, plus sur lesdits villages, le dime de chanvre, pois qui vaut 30 à 40 septiers; le dime
appelé des Rochellas, qui se lève sur les Rochellas, les Signolles et le Bois de Vost et vaut 30 à 40
septiers avec la moitié du dime de Saigne morte au pin; la dime de Pun qui vaut 7 à 8 septiers; le dime
appelé la Marche ou les Marches qui se lève sur Lafaye, Pollier, Praveix, Montmartin et ès environs et
vaut 5 à 6 septiers (le seigneur de Vot a la cinquième partie de ce dime dont le reste est au seigneur
d‟Etinières et au commandeur de la forêt du liève de 1627-1641. Archives de Vost) le dime appelé
dime de Linard qui se lève sur les villages des Chauffaux, la Fayolle, le Bourg de Linard, et sa part du
droit de charnage (le droit de charnage était la dime des agneaux, 1, cochons et volailles et la dime
perçue sur la chair des bestiaux), lequel vaut 7 à 8 septiers; plus a droit de prendre sur le dime que
prend le seigneur de Mortroux (Mourtheroulx, Monteroux, Monterolium) audit lieu 4 septiers de
charge, plus a le dit écuyer un chatel et maison forte appelé du Monteix (Monther) en la paroisse de
Chéniers, auprès duquel il y a une chapelle et une métairie au labour de 4 boeufs; plus une maison au
lieu de Chanteranne appelée La Pisserotte, donnée par le dit écuyer aux tenanciers d‟icelle à la charge
de payer 5 sols de rente et de habiller audit écuyer tous les ans deux demi draps; plus des redevances
sur les hoirs Jehan du Danjoin ... Jehan Augroulx ... Jehan Bouyer de Lordouer-St-Pierre ... Louys
Rigodin ... Labournoux ...; tous lesquels droits et devoirs sont dûs audit écuyer à cause de son fief,
terre et justice et sont mouvant en plein fief de ladite terre baronnie et seigneurie de Malval, à cause
duquel fief de Vot le dit écuyer a tout droit de haute justice basse et moyenne subalterne et mouvant
dudit fief de Malval, laquelle justice s‟étend dès et depuis la maison du Limozin posée aux faubourgs
de la rue d‟Agurande en la Marche laquelle joute est près la maison de Pierre Gorjon et Jehan
Symonnet et le chemin entre deux et s‟etend de là à la Font Gautron et le long du ruisseau d‟icelle
fontaine, tendant à la Gâne de la Ribaudonnière et tirant au pré de Pierre Bagaud et dudit pré tirant le
long du pré de Denis de Lousignant et d‟illec tendant au carrefour tendant le chemin allant
d‟Agurande à Malval et tend du dit chemin à une sente qui fait séparation d‟entre la terre dudit
seigneur et du sieur de Lordouer-St-Pierre laquelle sente va du village des Chaumes au bourg de
Lordouer-St-Pierre laquelle va au Cheigne-Martin (Chêne-Martin, carrefour sur la route de
Lourdoueix ou se trouve la Croix du Chêne Martin à la rencontre du chemin qui va d‟un côté à la
Bernardière et de l‟autre aux Chaumes; je pense que c‟était là qu‟était le poteau de justice de la
seigneurie de Vot et peut-être les fourches patibulaires) et d‟icelui chêne tirant vers le Patural de
Cheupaignot à la saignotte appartenant audit seigneur et d‟icelle saignotte à certain champ appelé le
champ pourry des Racquabits tendant d‟icelui champ à la grange de Pierre Doulcet et d‟illec le long
du pré de François des Courauds et d‟illec s‟étend à la fontaine du Boys de Vot et d‟illec à la saigne
du Monnault du Boys de Vot, tendant d‟icelle à la Gâne de la Notte et autre gâne appelée des
Signolles et delà s‟étend le long du bois de Mouthont et des prés des signolles tendant d‟illec à la gâne
de Crachepaud (on trouve en Berry la dénomination de Moulin Crochepot, moulin auquel
l‟insuffisance d‟eau ne permet pas de marcher régulièrement. En 1698, le moulin de Crachepot faisait
partie de la terre de Bois-Lamy) et d‟illec à la fontaine des Courades appartenant aux hoirs Loynot des
Signolles et s‟étend d‟icelle fontaine à la Gâne du Pin appelée la Planche Maline alias Mallenne (on
voit près de l‟ancien étang de la pucelle depuis longtemps détruit mais où l‟on voit encore les restes
de la chaussée; on trouve au cadastre C 365 pature appelée, étang de la Pucelle, au confluent du
ruisseau qui vient de Champvillan et de celui qui vient de l‟étang de Vost; C 356, 357 bois taillis,
359,360 pré, appelés de la pucelle, près de l‟étang de la pucelle à gauche après la réunion des deux
ruisseaux; C 346 terre, 350,351 bois taillis appelés les six mortes près de l‟étang de la pucelle après la
réunion des deux ruisseaux à gauche en descendant le ruisseau du côté de Crachepot; C
609,610,611,612,613, terre dite des six gens au-dessus à droite du ruisseau qui vient de l‟étang de
Vost avant sa réunion à celui de Champvillan non loin de l‟étang de la pucelle, joutant d‟un côté le
                                                                                                       33


chodit ou clodit (573) de l‟autre le pré des Gouttes des Clos, 607,608, et des autres côtés le chemin
allant des Signolles au Rochelas,. Ces noms se rapportent sans doute à quelqu‟évènement ancien
oublié aujourd‟hui; le nom de la Pucelle doit rappeler le souvenir d‟une fée qu‟on appelait souvent
autrefois la dame, la demoiselle, la Pucelle) et d‟illec le long du ruisseau qui descend de la gâne des
Rochellas, venant à la Gaschière (alias Gouachière) du sieur de Chanvillan et d‟illec s‟étend le long
de la cloison de ladite Gaschière jusques au chêne de la Ferrolle (le bois de la Ferrolle près de
Champvillan est mentionné dans un acte du 8 Mai 1415 et dans le dénombrement du 20 Décembre
1426 comme dépendant de la seigneurie de Vot; ce nom parait rappeler une ancienne exploitation de
mine de fer) continuant de là aux chataigniers de Peyrellats (Peyrellats, alias Perllats, nom semblable
à Rochelas, peyre ou peire = pierre, petra lata, roca lata, las, peut-être de loch, mot celtique = pierre,
pierre plate; le dolmen de St Plantaire s‟appelle aussi pierre-là ou pierre des las; sur le bord du chemin
d‟Allouy à Alogny (Cher) on trouve dans le chemin dit des las une pierre levée appelée la pierre des
las -cf Laisnel de la Salle in ”croyances et légendes du centre de la France ” I, 101-103; II,159), et
d‟illec tendant au bois des Rochellas, appelé la Forêt tout ainsi que descend au ruisseau de la fontaine
de Pun, tirant à la gane de Ville-Douzisme, plus tout le village de Pun tout aussi qu‟il sétend et
comporte et dudit village tendant à une terre de Choué près les communages des Combes et d‟illec
tirant au pré de Michel de Loumezu tendant d‟icelui au quarre du grand patural de Vot et d‟illec à
l‟étang des Bergères et le long du pré d‟Hector Chareille et d‟illec le long et suivant le ruisseau
descendant du patural des hoirs Guillaume du Poux à la maison et grande de la Chaumarde
d‟Agurande qui est au dedans la justice près le Boys Bouchard tirant d‟icelui à la maison de Jehan
Simonnet, audedans de laquelle terre et justice Jacques Barbeau, les hoirs Jeanne Gavary; les hoirs
Pierre Aupetit, Nicolas Tardy, Martin Aupetit, Pierre Meignan et les hoirs de feu Louys du Monthet
dudit lieu du Monthet et de Bessolles et les tenanciers d‟une maison appelée Pisserotte tiennent tous
leurs domaines audedans ladite justice et en sont justiciables et dudit lieu à Chanterayne s‟étend ladite
justice vers la gêne du Repert (commune de Chéniers), tendant ladite gêne à la croix de Lannot et
d‟icelle croix tendant au bois des habitants de la Chassaigne tirant au Chaillot blanc et d‟illec au
patural de Lage et d‟icelui patural jusqu‟auprès et au carre de la forêt du sieur de Lordouer (la forêt de
Lourdoueix parait avoir été assez grande, les pièces de terre sont encore en bois, soit en bruyère, soit
en autre nature, dont le nom s‟y rapporte, comprennent une étendue d‟au moins 122 hectares) selon et
suivant lesquels aboutissements ladite justice dudit écuyer s‟étend et comporte ..... fait au chatel de
Vot le 19 Mars 1575, signé en l‟original Ajasson, Guillerot et Bruneau, notaires. (Archives de Vost)
L‟an 1576, le 3 Avril, alias 21 Avril pardevant Pelletier, Gabriel Ajasson a abonné de servitude
Claude et Pierre Marquet et consorts des Rochellas, et par la transaction est seulement contenu les
devoirs qu‟ils doivent payer qui est argent, 3 livres, 10 sous, 2 deniers, avoine, 20 boisseaux, poule 1,
rendu conduit à Vot, 1 vinade, 2 chapons et 10 fromages blancs bons et recevables lesdits deux
chaptons faisant partie de six et sans division. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Le 11 Décembre 1577, Gabriel Ajasson suit au chatel de Bonneul ou Bonneulx Jean Rollinat et son
fils Toussaint Rollinat comme métayers. (papiers des comptes de affaires du seigneur de Vot,
Archives de Vost).
François Tardy, dit Robyn, laboureur, demeurant aux Chaumes doit chaque année à cause des
héritages qu‟il tient au lieu des Chaumes servement et en serve condition aux us et coutûmes de la
Marche argent 1 écu 1/3 et 9 sous, seigle 20 boisseaux, froment, 7 boisseaux, avoine 3 septiers,
gélines 3, le bian comme les hommes des Chaumes; fait par accord entre haut et puissant seigneur
Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟ordre du Roi, seigneur de Vot et le dit Robin, en présence de
Martin Aupetit et François Aupetit, témoins appelés le 6 Avril 1578. Signé : Bouyer, notaire. (papiers
des comptes de affaires du seigneur de Vot, Archives de Vost)

Mémoire des mises en dimes en l‟année 1580
Le grand dime des Chaumes a été mis et affermé à 120 septiers de blé, une douzaine de poulets, une
demi-douzaine d‟oisons et cent fagots de paille, le dîme de Pun a été mis et affermé à Jehan Collas à
la quantité de 11 septiers, 4 poulets et 2 oisons; le dime de Planet a été mis et affermé à jacques Gobin
à 5 septiers et 6 boisseaux; le dime de chanvre a été mis par la femme de Mathurin d‟Agude à 6 aunes;
le dime des Rochellas, a été mis et affermé à Pierre Bertrand dit le Soudar à la quantité de 32 septiers
blé, 40 fagots de paille, 4 poules et 2 oisons. (papiers des comptes de affaires du seigneur de Vot,
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Archives de Vost)
Suit un acte concernant Louis de Poyenne, seigneur de Mortroux, lequel était cousin germain de
Françoise de Poyenne, femme de Jean Ajasson, fils de Gabriel. La seigneurie de Mortroux qui vint
aux Poyenne vers le milieu du 16ème siècle de la famille de Bessolles qui la possédait à la fin du
XIVème, passa par alliance de la maison de Poyenne à la maison de Biencourt, à laquelle elle
appartenait en 1789. En 1777, on trouve Charles, marquis de Biencourt, seigneur de la fortitesse,
Moutier-Malcard, Morteroux (Archives de Vot) Antoine Coindat et Louis Brissonnet comparurent à
la publication des coutûmes de la Marche en 1521.
Je Loys de Poïenne, sieur de Mortroux, confesse avoir reçu de Messire Gabriel Ajasson, chevalier de
l‟Ordre du Roi, sieur de Vot, quand j‟allai en Picardie prendre en la compagnie de Mr le Maréchal
d‟Aumont, 4 écus ½ plus il donna à Maitre Jehan Le Barbier d‟Agurande pour moi 10 livres 5 sols,
plus à Coubin, maitre d‟école à Aigurande pour 6 mois, 12 écus, pour deux charretées de bois 24 sols,
plus à un autre maitre d‟école nommé La Bouvrie pour 3 mois 5 écus pour un septier de blé, 1 écu
pour une charretée de bois 12 sols, pour un accoutrement de velours 20 livres, à la femme du parisien
pour de la marchandise que j‟ai prise 2 écus, et lui promets donner et rendre compte de ce que dessus
qu‟il a payé pour moi; fait à Vot ce 4 Mai 1585 et témoin de ça, j‟ai signé la présente. Signé : de
Poïenne. (papiers des comptes - Archives de Vost)
Le registre intitulé papiers des comptes des affaires du seigneur de Vot qui va depuis 1575 jusqu‟à
1592, en grande partie écrit de la main de Gabriel Ajasson, contient aussi des inventaires de vaisselle,
de linge, des reconnaissances de devoirs par des tenanciers, et les comptes de la métairie de Vot, de la
métairie des Chaumes, de la métairie du Montet, de la métairie de Loys Fradault, de la métairie de
Nouziers, de la métairie de Chasnon, de la métairie du Bois de Vot, de la métairie de la
Ribaudonnière, des vignes que le sieur de Vot possédait au Menoux près d‟Argenton, et du moulin de
Vot qui en 1581-1586 était affermé 32 septiers de seigle, 1 septier de froment, 6 poules et 6 chapons,
à Lionie Giros de la Gillatonne. (Archives de Vost)
Haut et puissant seigneur, Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟ordre du Roi, seigneur des
seigneuries de Vot et du Monteix a accensé et baillé par ferme et accensé jusques au temps et terme
de trois ans à commencer dès la Nativité de St Jehan Baptiste à Pierre Bertrand, marchand, demeurant
au lieu de Richemont, la moitié par indivis du revenu des dites seigneuries dudit Vot et Monteix,
consistant en deniers, grains, cens ,rentes, dimes, hommes francs serfs et abonnés, charnages, lainages
(lainage = dime de la laine, ordinairement 12 toisons), bois levés et haute futaie et autres droits et
prestations annuelles qui sont dues auxdites seigneuries sans aucune chose exceptée ni reservée
moyennant la somme de huit vingt six écus deux livres, valant 500 livres tournois (cette somme aurait
aujourd‟hui -1880- pour équivalent environ 3240 Frs et comme la moitié seulement du revenu de la
seigneurie de Vot était comprise dans la ferme, c‟aurait été pour la totalité 6480 frs -d‟après Tardieu :
généal. Bosredon p. 101 : 1000 livres tournois = 7126 frs; P. Clément : Jacques Coeur et Charles VII,
p. XLVII, LX note 1) pour chacun an payable en deux termes par moitié à Noël et à la Nativité de St
Jehan Baptiste; fait audit chatel dudit lieu de Vot après midi le Lundi 26 Juillet 1593 en présence
desdites parties et de François Barcat, témoin appelé. Signé : Pellynon juré notaire sous le scel de
Malval. (Archives de Vost)
Gabriel Ajasson donne à Jehan Maublanc, marchand et cordonnier au mas de la Ribaudonnière, une
toise de terre de la longueur de sa maison pour y bâtir et édifier ce que bon lui semblera (il y a édifié
sa boutique) à la charge de payer à chaque fête de Noël trois deniers de cens, lods et ventes portant,
outre et pardessus les autres cens de par ledit Maublanc sur sa dite maison, cour et jardin qui fut à
Jehan Gaumuguire contenant une boisselée de terre, laquelle maison jardin toise de terre et basse-cour
ledit Maublanc a confessé tenir dudit seigneur de Vot en toute justice et directe à la charge de 3 sols,
3 deniers de cens et rente et l‟obligation de moudre ses grains au moulin banier dudit seigneur, en lui
rendant du ras le comble et mener et retourner ses grains dans 24 heures, et payer audit seigneur le
charnage des bêtes qu‟il mènera dans ladite maison, payable à la manière accoutumée, le dernier Août
1598. Signé : Gabillon, notaire royal. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Le 25 Avril 1599, haut et puissant seigneur Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟Ordre du Roi,
seigneur de Vot et de Bonnet, assiste comme proche parent de la future au contrat de mariage de
Marie de Chamborant avec noble homme Claude André, écuyer, seigneur de la Garde (Généal.
Chamborant, 232).
                                                                                                       35


L‟acte suivant se rapporte aux démêlés qu‟il eut avec la seigneurie d‟Aigurande. Le seigneur
d‟Aigurande était alors Haut et Puissant Prince Messire Henri de Bourbon, pair de France, duc de
Montpensier, seigneur de la ville, seigneurie et chatellenie d‟Aigurande en Berry, rue d‟Aigurande en
la Marche et Aigurandette; il mourut le 27 Février 1608 et le procès fut continué au nom de sa fille
mineure, Marie de Bourbon, qui en 1626 fut mariée à Monsieur, frère du Roi, Gaston duc d‟Orléans.
C‟est donc avec le premier seigneur nommé que Gabriel Ajasson eut un grand procès au sujet du droit
de dime, de suite et de retour sur les habitants de la rue d‟Aigurande en la Marche. Commencé dès le
5 Juillet 1605, devant le bailli d‟Aigurande puis porté devant le bailli du Berry ou son lieutenant à
Issoudun; il fut jugé en faveur du seigneur de Vot par sentences du 27 Avril 1607 et 18 Janvier 1608,
données par Claude Dorsanne, conseiller du Roi, lieutenant général civil et criminel du baillage du
Berry, siège royal et ressort d‟Issoudun, pour Claude de la Chastre, maréchal de France, baron de la
maison fort, bailli et gouverneur des pays et duchés de Berry et Orléans.
Le seigneur d‟Aigurande appelé de ces sentences; on lit dans un factum imprimé pour Messire Gabriel
Ajasson, chevalier de l‟ordre du roi, seigneur de Vot, Villebussière (c‟est le seul acte que je connaisse
où Gabriel Ajasson soit qualifié seigneur de Villebussière, terre qui vint à son fils Jean Ajasson par
son mariage avec Françoise de Poyenne) Bonnu et le Montet, intimé et défenseur en lettres, contre
Messire François, cardinal de Joyeuse, tuteur honoraire de Mademoiselle Marie de Bourbon (et son
grand oncle) fille et héritière de feu Me Henri de Bourbon appelant et demandeur en lettres du 12
Avril 1609 afin d‟articuler faits nouveaux. “ La ville d‟Aigurande appartient à Mademoiselle de
Montpensier et est cette ville sise et située sur les confins du Berry et de la Marche. Comme aussi
appartient à ladite demoiselle de Montpensier un fief nommé Aigurandette, proche de la dite ville,
duquel fief d‟Aigurandette sis en la Marche, relève partie de la baronnie de Malval et de cette
baronnie relève la terre et seigneurie de Vot.
Es faux-bourgs de cette ville d‟Aigurande et proche de ce fief d‟Aigurandette, il y a un grande rue
appelée vulgairement la rue d‟Aigurande en la Marche sur les habitants de laquelle le Sieur de Vot de
tout temps et ancienneté a un droit de dime appelé vulgairement le grand dime des Chaumes duquel
dime dépend le droit de dime de suite et de retour, et sont ces dimes affermées ordinairement à mêmes
personnes.
Au dedans de cette terre et justice de Vot cette rue d‟Aigurande est enclavée et de telle sorte que le
bétail desdits habitants ne peut sortir pour pacager que les terres dudit sieur de Vot.
Les dimes d‟Aigurande appartiennent par indivis à Mademoiselle de Montpensier, au curé de ladite
ville et aux nommés les Moreaux comme les ayant acquis du sieur du Bouchet chacun pour un tiers
qui separt au boisseau.
En cette possession et puissance de laquelle l‟intimé est de tout temps et ancienneté de louer ce droit
de dime de suite et de retour sur ledits habitants de la rue d‟Aigurande en la marche, ledit intimé est
troublé sous le nom de Mademoiselle de Montpensier et néanmoins par lesdits nommés les Moreaux
qui de leur chef n‟osant faire de trouble ou se joindre en cause avec ladite demoiselle se voulant servir
de son nom et autorité pour travailler plus facilement ledit intimé pour quelques animosités
particulières.
L‟intimé prétend et est vérifié par son enquête que son droit de retour de dime se lève sur lesdits
habitants de la dite rue d‟Aigurande et y faisant feu vil, toutefois et quantes que lesdits habitants vont
faire labour et ensemence par leurs mains de blés provenant de leurs greniers et ménage, soit en la
terre de Mademoiselle de Montpensier ou du sieur du Plaids Gouillard, du Lourdoy, d‟Estignière ou
autres seigneurs circonvoisins en quelquepart que les dits habitants puissent aller soit en Berry, soit en
Marche faire leur labour pour affermer tenues par leurs mains ou labours de leurs boeufs et ménage.
Aussi le droit de retour de l‟intimé n‟a jamais été troublé par les dits seigneurs circonvoisins moins
encore par les prédécesseurs de ladite Damoiselle de Montpensier, étant la terre de Vot en la maison
dudit intimé et de ses prédécesseurs 300 ans sont et plus et partagée en la maison de Chauvigni dont
ledit sieur intimé porte les armes et delaquelle maison de Chauvigni la terre d‟Aigurande appartient à
ladite damoiselle de Montpensier ... ”
Le procès porté au Parlement de Paris continua pendant de longues années; au mois de Mai 1638 il
durait encore entre Henri Ajasson, seigneur de Vot, petit-fils de Gabriel et Monsieur Duc d‟Orléans,
frère unique du roi, tuteur de Mademoiselle sa fille, -Anne-Marie-Louise d‟Orléans, dite
Mademoiselle ou Mademoiselle de Montpensier, née le 29 Mai 1627, morte le 5 Avril 1693- et de feu
36


Madame Marie de Bourbon son épouse, dame de la seigneurie d‟Aigurande; et fut enfin décidé en
faveur des seigneurs d‟Aigurande. (Archives de Vost)
Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟Ordre du Roi, sieur de Vot a accensé et affermé pour deux
ans le grand dime appelé des Chaumes qui se lève sur tous les habitants des Chaumes, la
Ribaudonnière; la veuve Bertrand, Gabriel Symonnet, Jehan et Michel Maublanc, avec tout le droit de
suite et dime que ledit chevalier a accoutumé de prendre et lever sur les habitants de la rue
d‟Aigurande en la Marche sans rien excepter, à Gabriel Symonnet, fils émancipé de Jehan Symonnet
et à Pierre Adot, laboureur demeurant au bourg de Lourdoueix-St-Pierre, représentés par Vénérable et
discrète personne Messire Gabriel Tardy, prêtre curé dudit Lourdoueix et Maitre Jehan Symonnet,
notaire et praticien demeurant audit bourg de Lourdoueix moyennant le prix et somme de neuf vingt
livre tournois par chacun an, et les preneurs ont immédiatement payé la première année audit
chevalier; ils devront aussi payer au sieur ou dame d‟Etignière la quantité de cinq septiers ½ de seigle,
mesure d‟Aigurande par chacun; fait à Vot le 3 Février 1609 en présence de Gabriel Fradaulx, tailleur
d‟habits, et Pierre Barcat, témoins. Signé : Barbarin, notaire. (Archives de Vost)
Quittance fournie à Gabriel Ajasson, seigneur de Vot par Jean de Malesset son gendre. (Archives de
l‟Indre, E,2).
En l‟an 1610, une enquête fut faite à la requête de Gabriel Ajasson, chevalier des ordres du Roi, sur
certains droits de servitude qui lui étaient dus comme seigneur de Vot. (Archives de la Creuse, E,43).
Gabriel Ajasson vivait encore le 13 Mai 1611; il était mort le 16 Décembre 1611.


                                                  XII

Jean Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, du Montet, de Chasnon, de Bonhus et de Villebussière.
La Thaumassière (II,582) le qualifie de “ chevalier de l‟ordre du roi ”; il épousa l‟an 1580 Françoise
de Poyenne, dame de Villebussière et Bonhus, fille et héritière de Jehan de Poyenne (Poyenne :
ancienne famille originaire de Picardie qui porte “ d‟or au lion de sable, armé, lampassé et couronné
de gueules ”), chevalier, seigneur de Villebussière (Villebussière commune de Vigoux, Indre, simple
fief sans justice mouvant de la chatellenie d‟Argenton et pour quelques dépendance de la vicomté de
Brosse. En 1317 il appartenait à la famille de la Cour, passa par alliance vers 1440 à la famille de
Pannevere dont une fille Madelaine de Pannevere le porta par mariage vers 1500 à Pierre de Poyenne,
chevalier; des Ajasson, il passa à la famille Bertrand qui le possédait encore en 1724; en 1761-1790 il
appartenait à la famille Robin de Scévole, de laquelle il passa par mariage à la famille de Barral; il
appartient aujourd‟hui à Mlle de Barral, mariée au comte Ernest de Beaufranchet), et de Bonhus
(peut-être Bonnut, commune de Measnes; Bonhus appartenait au milieu du XVème siècle à la famille
de Saint-Mor, de laquelle il passa par mariage vers 1535 à la famille de Poyenne) , et d‟Avoye de
Douhault, dont :
1°) Françoise Ajasson, mariée en premières noces à Charles de Sauzet, seigneur d‟Estignières (le
contrat est aux Archives de l‟Indre,E,2) lieutenant du Roi en la Marche, dont Charlotte de Sauzet,
dame d‟Estignères mariée 1°) à Georges de Saint-Julien, chevalier, seigneur de St Vaulry; 2°) à
Sylvain Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne, comte de Châteauclos, mort sans postérité.
Françoise Ajasson épousa en autres noces le 9 Février 1600 François alias Georges Bertrand, écuyer,
seigneur de Beaumont, dont il sera parlé plus loin. (La Thaumassière II,582).
2°) Françoise Ajasson, la jeune, mariée à Mr Robert Barbe, écuyer, seigneur de Lage (Lage-courbe,
paroisse de Lathus en Poitou. Barbe en bourbonnais et marche porte “ d‟azur à une tête à deux fasces
d‟or ”. On trouve comme témoin d‟une donation faite par Raoul prince de Déols au chapitre de la
Chatre en 1176, Audebertus Barbe -cf Raynal, Histoire du Berry, II,547) et Cigny.
3°) Henri Ajasson dont l‟article suivra;
4°) François Ajasson, écuyer, seigneur en partie de Vot, Villebussière, Bonnu et le Montet marié par
contrat du 6 alias 8 Septembre 1621 à Anne Couraud de la Roche-Chevreuse, fille de Pierre Couraud,
chevalier de l‟ordre du Roi, chevalier de la Roche Chevreuse (très ancienne maison du Poitou
remontant par filiation authentique à la fin du XIIème siècle, maintenant éteinte, qui portait “ de sable
à la croix alaisée d‟argent et à la bordure de gueules, alias de sable à une croix d‟argent et une bordure
                                                                                                         37


de gueules, alias de sable à la croix d‟argent, alias de sable à la croix alaisée d‟argent ”) et de Jeanne
de Rechignevoisin; La Thaumassière met François avant Henri, mais Henri était l‟ainé, François
Ajasson vivait encore en 1635, il était mort avant le 3 Mars 1636, sans postérité.
Quoique La Thaumassière donne à Jean Ajasson la qualité de seigneur de Vot, je n‟ai trouvé aucun
acte où il soit ainsi qualifié; dans un acte du 22 Mai 1607 (Archives de Vot) il est ainsi désigné :
Jehan Ajasson, écuyer, sieur du Montet et de Villebussière; il était mort avant Gabriel Ajasson son
père.


                                                   XIII

Henri Ajasson, IIIème du nom, chevalier alias écuyer, seigneur de Vot, Villebussière, Bonhus ou
Bonnu et le Montet, marié le 21 Décembre 1613 à Jacqueline d‟Aubusson, fille de Georges
d‟Aubusson, premier comte de la Feuillade et de Jacqueline de Lignières (Nadaud, Nobiliaire
I,74,75). Aubusson était le nom d‟une illustre maison, admise aux honneurs de la cour, dont la
filiation est authentiquement établie depuis la fin du IXème siècle et qui porte “ d‟or à la croix ancrée
de gueules ”. parmi les nobles qui furent appelés à assister en 1521 à la publication des coutumes de
la Marche, on trouve Charles d‟Aubusson, seigneur baron de la Borne et Dougnon, Louis
d‟Aubusson, seigneur baron de Banson et de Poux; Pierre d‟Aubusson propriétaire de la seigneurie de
la Feuillade. La maison d‟Aubusson n‟est plus représentée que par Henriette-Pauline-Hilaire-Noémie,
mariée au Prince de Bauffremont-Courtenay.
Henri Ajasson, 3ème du nom n‟eut point d‟enfants de ce mariage; il semble même qu‟il fut plus tard
annulé ou tout au moins qu‟il y eut séparation entre les deux époux comme on le verra à l‟année 1623
(acte du 27 Juillet).
Damoiselle Françoise de Poyenne, veuve de defunt puissant seigneur Jehan Ajasson quand vivant
écuyer, sieur du Montet, Villebuxière et de Bonnu, au nom et comme ayant la garde noble des enfants
dudit défunt et d‟elle a accensé et affermé pour quatre ans à Gabriel Symonnet, fils émancipé de
Maitre Jehan Symonnet, notaire royal et de Françoise Bouyer, demeurant au bourg de
Lourdouer-St-Pierre, les terres et seigneuries de Vot et du Montet, ains leurs fruits, profits, revenus,
émoluments ensemble le revenu du village de Pun, soit homme francs, serfs, dimes, terrages, cens,
rentes, charnages, métairies, usages et marsage, prés, bois, lods et ventes droits de mortaille s‟il en
échet et semblablement tous les droits et devoirs dûs à ladite seigneurie de Vot, Montet et de Pun,
coupes de bois de taillis, jardins, chenevières, moulins, étangs, ains le profit du bétail étant ès
métairies dudit Vot et du Montet, ains le chatel, pavillon, étable dudit chatel sauf que ladite
damoiselle s‟est réservée toutes les chambres hautes dudit logis excepté celle qui est sur le cellier et
l‟écurie qui est audedans dudit chatel, ensemble s‟est réservée les vignes qu‟elle a au Menou,
moyennant la somme de 1100 livres (cette somme aurait aujourd‟hui pour équivalent -1880- 4400 frs
environ selon J. Clément, tardieu, réf. déjà données) par an; fait au lieu et chatel de Villebussière le
20 Mars 1612.
Suit l‟état du bétail qui s‟est trouvé ès métairies de la seigneurie de Vot et du Montet pour la somme
de 520 livres, 6 boeufs arables, 4 vaches, 2 desquelles ont chacune un veau, 3 tourins et 4 porcs à la
métairie de la Porte, ains 58 brebis et 9 agneaux; à la métairie du Monteix 2 boeufs arables, 2 vaches,
ainsi chacune leur veau, 1 tourin et 1 velle, 26 brebis et 8 agneaux et 4 porcs, et lesquelles brebis ont
été appréciées à la somme de 20 sols pièce, fait au lieu et chatel noble de Vot, le 24 Mars 1612. Signé
: Laytrenaus, notaire royal héréditaire. (Archives de Vost)
Messire Henri Ajasson, chevalier, seigneur de Vot, Le Montet et Villebuxière demeurant au chatel
dudit Vot, a baillé et délaissé en métairie pour cinq ans à Guillaume Aupetit, Pierre, Jehan, Gabriel et
Jacques Aupetit ses enfants laboureurs, demeurant en la Grande métairie de Vot, ladite métairie de
Vot, appelée la grand métairie du château; les parties fourniront la semence par moitié, les preneurs
seront tenus faire la récolte de tous fruits à leurs frais en ce que le dit sieur leur baillera par chacun 2
bians et 8 boisseaux de seigle; seront tenus lesdits preneurs payer chacun an 1 douzaine et demie de
poulets et 2 douzaines de fromage et 10 livres de beurre; lesquels preneurs seront tenus faire pour
chacun an avec leur boeufs et charrettes un charroy pour aller quérir du vin en la ville de Saint
38


Marceau Argenton ou autre lieu de semblable distance pour la provision dudit seigneur ledit Aupetit a
confessé avoir et tenir en ladite métairie à cheptel croit et profit dudit seigneur : 6 boeufs, 3 vaches
avec leurs veaux, 1 tourin de 2 ans, 1 tourin d‟un an, 37 boeufs et 7 pourceaux, le tout estimé 317
livres; fait au chatel dudit Vot le 2 Novembre 1614. Signé : Gabillon, notaire royal. (Archives de
Vost)
En l‟année 1614, Martial de Sauzet, écuyer, seigneur de la Faye, oncle et tuteur de demoiselle
Charlotte de Sauzet, fille mineure de feu Charles de Sauzet, écuyer, sieur d‟Etignières et de Françoise
Ajasson, voulut interdire à Henri Ajasson, l‟usage de la chapelle dite de Vot et d‟Estignères en
l‟église de Lourdoueix-St-Pierre, et dont les deux maisons jouissaient en commun depuis la
transaction du 28 Avril 1489 citée plus haut, prétendant qu‟elle appartenait exclusivement à la maison
d‟Etignières; dans le procès qui s‟ensuivit pardevant le sénéchal de la Marche (en l‟occurence devant
Perrot-Geoffroy de la Roche-Aymond, chevalier, seigneur de Saint-Maixant) Henri Ajasson fit
comparaitre un grand nombre de témoins pour attester ses droits parmi lesquels Maitre Claude
Renjard, notaire de la baronnie de Malval, demeurant au bourg de Lourdoueix-St-Pierre âgé de 35 ans,
Jehan Symonnet, notaire royal, habitant au bourg de Lourdoueix-St-Pierre âgé de 48 ans, Pierre
Desfaugères, marchand demeurant à l‟Eguille, paroisse de Chéniers âgé de 37 ans environ, Touchard
Aupetit, laboureur et charpentier demeurant au village de Bessolles, âgé de 60 ans environ, Jacques de
la Roche, marchand demeurant au bourg de Linard âgé de 60 ans et autres qui furent interrogés les 14
Mai 4 et 13 Juin 1616 pardevant Mathurin Mérigot, sieur de Sainte Affeyre (Sainte-Feyre) et de la
Tour-St-Austrille, conseiller du roi et de la reine douairière de France, comtesse de la Marche (Marie
de Médicis), maitre des requêtes ordinaires de l‟hotel de ladite dame reine, garde et lieutenant général
pour leurs majestés au pays, comté et sénéchaussée de la Marche; lesquels témoins ont déclaré que la
chapelle qui est dans le choeur de l‟église de Lourdoueix-St-Pierre du côté de l‟Evangile et joignant
les fonts baptismaux a toujours été appelée la chapelle de Vot et d‟Etignières ou bien la chapelle
d‟Etignières et de Vot; qu‟il y a des armes en écusson, garnies de cinq fusées et deux demies toutes
blanches qui sont posées au pignon de ladite chapelle par le dehors d‟icelle regardant vers le château
de Lourdoueix, lesquelles armoiries étaient ci-devant posées dans ledit pignon plus haut et mieux
faites qu‟elles sont de présent, ayant été puis peu de temps en ça rabaissées ne sais par qui si ce n‟est
par quelques couvreurs qui se disaient être de la part du sieur d‟Estignières qui recouvrirent peut avoir
deux ou trois ans et reblanchirent ladite chapelle, lesquelles armes sont celles de la maison de Vot et
telles comme elles sont au chateau de Vot, lesquelles armoiries sont différentes de celle de la maison
d‟Estignière qui sont aussi un écusson et cinq fusées mais ont de plus des merlettes par ledessus qui
sont figures de merles ou canettes sans pied ni bec qui sont de présent posées dans la vitre de ladite
chapelle; que la chapelle était commune aux deux maisons de Vot et d‟Etignières, que le defunt
seigneur de Vot, Gabriel Ajasson, sa mère, sa femme et son fils, le sieur du Montet, père du seigneur
de Vot actuel se plaçaient toujours au lieu le plus éminent et honorable de ladite chapelle qui est le
plus proche du grand autel de l‟église, que soit l‟entrée ou sortie de la dite chapelle pour aller à
l‟offrande ou à la procession, ledit Gabriel Ajasson précédait les sieurs d‟Etignières et tenait le
premier rang après le sieur de Lourdoueix, seigneur justicier de la dite église; que quand on présentait
le pain bénit au seigneur de Lourdoueix, celui-ci le renvoyait au seigneur de Vot qui le renvoyait au
seigneur d‟Etignière, qu‟ils ont entendu dire à Gabriel Ajasson qu‟il avait le droit d‟enterrement dans
la dite chapelle et droit de s‟y mettre qu‟elle lui appartenait et qu‟il en avait contrat, que les tombes
sépultures et enterrements anciens de la maison de Vot sont devant le crucifix de la porte du choeur
de la dite église (les fondateurs et bienfaiteurs des églises étaient enterrés au pied du crucifix; c‟était
autrefois la place la plus honorable; En 1496, les tombes des seigneurs de Richemont étaient devant le
grand autel à la main droite entre ledit grand autel et la chapelle des prêtres, maintenant chapelle de
Saint Goussaud, la première en entrant à droite, située donc côté épitre), comme aussi les tombes et
enterrements de ladite maison d‟Estignière sont du devant du choeur de ladite église, alias dans le
choeur, joignant et au milieu de ceux du sieur de Lourdoueix et du sieur de Richemont.
Henri Ajasson parmi les faits et articles qu‟il met en baille et entend vérifier par devant le sénéchal de
la Marche dit à l‟article IX qu‟ils ont eu et ont droit d‟enterrement dans icelle chapelle quand bon leur
semblera mais que s‟ils sont enterrés devant le crucifix à l‟entrée du choeur c‟est à cause que de toute
ancienneté ils avaient des tombes en cet endroit même auparavant que ladite chapelle fut construite
qui fut par un agrandissement du choeur de ladite église puis lequel ils n‟ont voulu changer leurs
                                                                                                         39


anciennes sépultures sans pourtant vouloir déroger au droit d‟enterrement qu‟ils ont dans ladite
chapelle.
Le procès fut terminé par une transaction du 4 Juin 1617 entre Martial de Sauzet, écuyer, seigneur de
la Faye, tant en son nom que prenant en main pour Georges de Saint-Julien, écuyer, seigneur de Saint
Vaury à présent mari et maitre des droits et actions de Demoiselle Charlotte de Sauzet et aussi pour
ladite demoiselle d‟une part, et Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot d‟autre part, lesquels ont décidé
que le banc et place d‟icelui qui est en ladite chapelle depuis la porte et entrée de ladite chapelle du
côté de l‟église tirant en haut jusques à la muraille à laquelle joint l‟autel de ladite chapelle sera et
demeurera au sieur d‟Etignière et à ceux de sa maison pour en ledit espace faire accomoder ledit banc
ou autre ainsi qu‟il avisera et même de pouvoir si bon lui semble faire une ouverture au coin de ladite
chapelle pour dudit banc avoir vue au grand autel de ladite église; et l‟autre banc qui est au dessous de
ladite porte et tirant d‟icelle à l‟autre coin de ladite chapelle qui est joignant les fonts baptismaux de
ladite église et l‟espace que ledit banc occupe sera et demeurera au sieur de Vot et à ceux de maison,
lequel il pourra aussi accomoder dans ledit espace ainsi qu‟il avisera et pour le regard du sol de ladite
chapelle ou peuvent être faits enterrements sera divisé entre les dites parties dès la moitié du
marchepied de l‟autel de ladite chapelle tirant à droit et au bas d‟icelle pour demeurer et appartenir la
portion étant du côté de ladite église au sieur de Vot et l‟autre moitié au sieur d‟Etignères; leurs armes
seront mises en la vitre de ladite chapelle, celles du sieur d‟Etignières du côté de l‟autel et celles du
sieur de Vot de l‟autre cöté. Et quand aux armoiries du sieur de Vot qui sont à chaux pour le dehors et
au pignon de ladite chapelle sur la fenêtre d‟icelle les pourra renouveler et embellir en la forme de
celles qui seront dans ladite vitre si bon lui semble; la préséance pour les entrées et sorties sera
alternativement aux deux maisons, l‟une, une année, l‟autre l‟année suivante; les autres droits,
honneurs, prérogatives et dépendances de ladite chapelle seront par commun et également entre les
parties et les réparations se feront par moitié. Fait à Lourdoueix, signé Pelletier, notaire royal.
(Archives de Vost)
La même année on agita la question de savoir si le Sieur de Vot pouvait faire mettre les armes de sa
femme en la vitre de la chapelle; une consultation d‟avocats déclara que ce n‟était pas manquer à la
transaction et que le mélange des armes de la femme avec celles du mari n‟augmente pas le droit et
n‟en acquiert aucun et que le sieur d‟Estignières peut en faire autant si bon lui semble. Délibéré à
Guéret, le 15 Juillet 1617, signé : Druillette et Fayolle. (Archives de Vost)
De nouvelles difficultés s‟élevèrent bientôt à cause de la chapelle, en 1648 un procès fut commencé
pardevant Messieurs des requêtes du Parlement de Paris à la requête de Messire Jehan Bertrand,
écuyer, sieur de Beaumont, Vot et Villebuxière (neveu d‟Henri Ajasson) contre Messire Georges de
Saint-Julien, écuyer, seigneur de St Vaury et Estignières et dame Charlotte de Sauzet son épouse au
sujet d‟un tableau que ledit seigneur d‟Etignières avait fait poser sur l‟autel de la chapelle et portant
ses armoiries des deux côtés; les parties transigèrent et il fut décidé que Messire Jacques de
Saint-Mor, ecuyer, sieur de Lourdoueix fera mettre au tableau qui est à présent dans ladite chapelle de
St Hubert, commune entre les parties les armes de la maison de Vot et celle desdits sieurs et dame
d‟Etignières en croix des deux côtés et à la même façon à la charge et condition qu‟arrivant que le dit
tableau vienne à se gâter et dépérir le dit sieur de Vot sera tenu et s‟est obligé d‟en faire mettre un
autre à ses frais et dépens au cadre duquel seront mis les armes de la maison d‟Etignières et celles de
Vot de la même façon que dessus; suit un arrangement au sujet des rentes dues à la seigneurie de Vot
par les habittants de Pollier, Praveix et La Faye, (il y eut sur les dites rentes une transaction en date du
Juin 1650 mentionnée dans un acte du 27 Juin 1665); fait en la rue d‟Aigurande en la Marche, hotel
de la veuve Gabriel Valantin, le 25 Avril 1650, en présence de Pierre Chauvelin, écuyer, seigneur de
Richemont y demeurant et Jacques de Saint-Mort, écuyer, seigneur de Lourdoueix demeurant
Maisonnisse, témoins. Signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Messire Henri Ajasson, chevalier, seigneur de Vot et Villebussière a affermé pour l‟année présente à
Jehan Moreau, marchand, demeurant en la rue d‟Aigurande, des terres qu‟ils ont embladé ès autres
dimeries, hors de la justice et seigneurie de Vot, moyennant 85 boisseaux d‟avoine mesure dudit Vot;
fait à Aigurande le 5 Juillet 1616. Signé : Barbarin, notaire. (Archives de Vost)
Messire Henri Ajasson, chevalier, seigneur de Vot et Villebussière avait un procès devant le sénéchal
de la Marche contre Damoiselle Marguerite, alias Marie de Tiercelin, veuve de Jehan de Chamborant,
vivant écuyer, sieur du Plaix (Le Plaix Gouillard ou Goulard, ou Gauliard, commune de Measnes, cf
40


Nadaud, Nob. I,567, dont la plus ancienne mention que je connaisse est vers 1550 où il appartient à un
puiné des Chamborant de Lavaux; des Chamborant, il passa par mariage au commencement du 17ème
siècle aux la Celle à qui il appartenait encore en 1733. Quand aux Tiercelin, ils devinrent en 1585,
seigneurs du Chatellier, près Pommiers, Indre, fief relevant de Cluis-Dessus, par alliance avec la
famille de Rance, qui le tenait elle-même par alliance de la famille de Magnac qui le possédait au
13ème siècle. La terre du Chatelier sortit de la famille Tiercelin par le mariage de
Marie-Louise-Hyacinthe Tiercelin de Rance, fille de Jean-Louis Tiercelin de Rance, comte de la
Chapelle-Bariou, Bazelat, St Sébastien et Chatellier et d‟Henriette-Louise d‟Appelvoisin, avec Louis
de Foudras, comte de Chateautiers, dont Marie-Louise-Alexandrine de Foudras de Chateautiers,
mariée à Hugues-François de Lusignan de Lezay. En 1789, le Chatellier appartenait aux Lusignan) et
les Chandodries au sujet d‟un droit de retour de dime sur deux terres appelées l‟une le petit Mas de
Marmeron et l‟autre le pré de Marmeron, situées dans la dimerie de ladite demoiselle appelée
vulgairement le grand dime et terrage de Vacheresse, lequel droit de retour les seigneurs de Vot
levaient à cause de leur dime appelé le grand dime des Chaumes; ayant choisi pour arbitres Olivier du
Bouex, écuyer, sieur de Richemont et de la Court, Jehan de Razay, écuyer, sieur d‟Orsayne (En 1236,
1261, orsenne appartenait à la maison de Naillac; au milieu du 14ème -au moins 1374- siècle il
appartenait aux Chamborant, encore en 1513, peut-être 1529; en 1578, il appartenait à la famille de
Razay et d‟elle par alliance à la famille de Préaux qui les possédait en 1683-1772. Dans un acte du 18
Octobre 1777, on trouve Jean Rigodin, seigneur décimateur de Champvillan et de la ville d‟Orsennes
et Murat (commune de Saint-Plantaire) et François Ajasson, sieur de Bonneul et le Montet, ledit sieur
de Vot demeurant au chatel de Vot d‟une part et ladite demoiselle de Tiercellin demeurant au chatel
du Plaix, paroisse de Measnes et François de la Celle, seigneur, vicomte de Chateauclos et demoiselle
Silvaine de Chamborant son épouse demeurant au chatel de Bouéry paroisse de la Celle Dunoise
d‟autre part, convinrent que le dit sieur de Vot et ses successeurs ne prendraient plus à l‟avenir aucun
droit de retour sur les deux dites terres, mais que si dorénavant les habitants de la rue d‟Aigurande et
Aigurandette labouraient dans la dimerie de ladite demoiselle hors les deux dites terres, le sieur de
Vot prendrait la dimerie de ladite demoiselle hors les deux dites terres, le sieur de Vot prendrait le
droit de retour et suite et que semblablement si les habitants demeurant en la dimerie de ladite
damoiselle labouraient dans la terre de la seigneurie de Vot, la dite damoiselle prendrait aussi le droit
de retour; fait en la rue d‟Aigurande le 9 Juillet 1607, en présence de Ponthus Angot, juge de
Lourdoueix-St-Michel demeurant au bourg d‟Orsenne et Pierre André, bailli d‟Aigurande y
demeurant. Signé : Gabillon, notaire royal. (Archives de Vost)
Damoiselle Françoise de Poyenne, veuve de feu Jehan Ajasson quand vivait écuyer, sieur du Montet
et François Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, Bonneul et du Montet ont affermé pour trois ans à
Maitre Jehan Bertrand, notaire et praticien demeurant en la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, ledit
lieu et seigneurie de Vot tout ainsi qu‟elle s‟étend et comporte la maison noble et généralement tout
ce qui appartient à ladite seigneurie moyennant le prix et somme de 800 livres (équivalent 3200 Frs
alias 4028,80 Frs aujourd‟hui-1880) par an; le preneur sera tenu de faire administrer la justice par les
officiers d‟icelle; fait au chatel de Vot, le pénultième jour de mai 1618. Signé : Renjard, notaire.
Vente de la seigneurie du Monteil, paroisse de Chéniers par Henri Ajasson, seigneur de Vot et de
Villebuxières et François Ajasson, seigneur de Bonneu, frères à Jehan de Chamborant, écuyer,
seigneur de la Clavière et à Gabrielle de Chamborant sa femme. (Archives de la Creuse, E,43)
Denis Petit, tixier en drap, achète de Pierre Jouhanneau et Pierre Thomas son gendre du village des
Chaumes demeurant en la rue d‟Aigurande en la Marche, une pièce de terre située au Mas des
Chaumes en la terre et justice de Vot sous le bon plaisir et consentement du seigneur de Vot à la
charge de payer chaque année 2 deniers de cens, lods et vente portant au seigneur de Vot à la St
Michel et la tenir en serve condition dudit seigneur et ne la pourra faire labourer qu‟à ceux de ce pays
de la Marche, sans division des rentes dues audit seigneur; le 21 Mai 1621. Signé : Gabillon, notaire
royal. (Archives de Vost, inventaire des titres).
Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot y demeurant a affermé pour la présente année à Maitre Simon
Tillau, praticien, demeurant en la rue d‟Aigurande en la Marche, le droit de dime et suite de dime sur
les habitants de la rue d‟Aigurande quelque part qu‟ils aient ensemencé moyennant la quantité de 80
boisseaux d‟avoine, mesure de Vot, semblable à celle d‟Aigurande, payable à la Toussaint; fait à
Aigurande, le 28 Juin 1621. Signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
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Puissant seigneur Messire Gabriel Ajasson, chevalier de l‟ordre du roi, seigneur de Vot ou ses
prédécesseurs avaient constituée aux vénérables prêtres Filloux de l‟église paroissiale d‟Aigurande,
moyennant la somme de 500 livres tournois, une rente annuelle et perpétuelle de 37 livres, 10 sols,
payable à chacune fête de Purification Notre Dame assignée sur le grand dime de la seigneurie de Vot,
appelé le grand dime des Chaumes, laquelle rente Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot désirant
racheter et amortir suivant les contrats de reconnaissance et même celui du 8 Mai 1609 reçu par
Gabillon, notaire royal, offrit auxdits vénérables la somme de 500 livres, laquelle somme, vénérables
et discrètes personnes Messires Michel Jahuet le jeune, tous prêtre filloux de ladite église assemblés
capitulairement en ladite église au son de la cloche et représentant la plus grande et saine partie
d‟iceux confessent avoir reçue dudit Henri Ajasson et quittent et déchargent ledit sieur de Vot, son
dime et tous ses autres biens de ladite rente de 37 livres, 10 sols; lesquelles 500 livres lesdits
vénérables ont remises à François de La Lande, écuyer, sieur de Maisonneuve (le château de la Lande,
commune de Crozon, Indre, doit ou a donné son nom à la famille de La Lande; on trouve vers l‟année
1440, un de ses membres Jacques de La Lande, seigneur du fief de Saint-Aubin, commune de Crevant,
situé à une demie-lieue environ de la Lande; il y avait un château qui a complètement disparu mais
dont on voyait encore il y a quelques années une partie des fossés et qui est remplacé par une ferme;
ce fief fut saisi sur lui pour forfaiture par le seigneur de Sainte-Sévère son suzerain; il épousa Marie
du Moustier veuve de Guillaume du Bouex son parent, seigneur de Richemont et de Planet, tué dans
une rencontre près d‟Aigurande par Hugues de Chamborant, seigneur de Lavaux, avant le mois de
Novembre 1448; c‟est peut-être par ce mariage que la seigneurie de Planet, commune d‟Aigurande,
entre dans la famille de La Lande (cf Raynal, Histoire du Berry, III, 35-36; IV errata à la fin du
volume; En 1728 Antoine Rigodin, sieur de Planet, praticien, exerçait la justice à
Lourdoueix-St-Pierre. Le Château de La Lande appartenait au 16ème siècle à la famille Dumont qui
porte “ d‟or à la croix ancrée de sable ”. Il est possible qu‟il y eut communauté d‟origine entre cette
famille Dumont et la famille Dumont du Breuil Yvain citée plus haut, comme alliée de la famille
Ajasson vers la fin du 15ème ou le commencement du 16ème siècle et qui portait “ de sable à la croix
d‟argent ”. Cette famille Dumont a fourni plusieurs chevaliers de Malte, entre autres Pierre Dumont,
commandeur des Bordes qui, le 4 Octobre 1539, comparut à la publication des coutûmes du Berry,
Charles Dumont reçu le 25 Mai 1535; Michel Dumont le 11 Juillet 1539; Pierre Dumont de La Lande
le 25 Mars 1626, Jacques Dumont La Lande le 24 Mars 1627. En 1589, Perrette de Sauzet était veuve
de Pierre, alias Jean Dumont écuyer, seigneur de la Lande, de qui descendait Balthazar Dumont,
seigneur de Fonteny, baron de Neuvy-St-Sépulchre qui hérita de la seigneurie d‟Etignières à la mort
de Silvain Ajasson en 1669; il eut pour fils Charles Dumont, chevalier, seigneur de la Lande, Fonteny,
Mondurier, Neuvy-St-Sépulchre et Etignières sur lequel la saisie réelle de ces terres fut établie en
1688. Après avoir appartenu à la famille, le Maitre de Lage, la terre de la Lande est passée par
mariage à la maison du Pouget de Nadaillac qui la possède aujourd‟hui) écuyer, seigneur de
Maisonneuve, Vieilleguière et de Planet en partie demeurant au lieu de Villeguière, paroisse de
Vineuil en Berry qui moyennant cette somme leur a constituée une rente annuelle et perpétuelle de 37
livres, 10 sols, payable à chaque fête de la nativité de St Jehan Baptiste, laquelle rente il a assigné par
spécial hypothèque sur la seigneurie de Planet maison noble, métairies, moulins à blé et écorce (il
parait y avoir eu des tanneries à Aigurande aux 16 et 17èmes siècles; par acte du II Mai 1530 cité plus
haut on trouve un moulin à tan accensé par Bernardin Ajasson, seigneur de Vot à Jehan Bautardon
d‟Aigurande; dans deux actes du 27 février et 12 Mars 1560 cités plus haut on trouve Michel Montet,
marchand tanneur à Aigurande), étangs, etc .. et généralement sur tous ses autres biens, ledit sieur de
Maisonneuve a payé ces 500 livres à Damoiselle Isabeau de Gigault à présent femme de Pierre de
Razay, écuyer, sieur de Murat et Gâtesouris (commune de Montchevrier, fils de Jean de Razay cité
dans l‟acte du 9 Juillet 1617) et auparavant veuve de feu Pierre de la Lande quand vivait écuyer,
seigneur de Planet, frère dudit François pour les prétentions qu‟elle avait sur ladite seigneurie de
Planet à cause dudit feu Pierre de la Lande son premier mari; fait et passé en l‟église paroissiale
d‟Aigurande le 28 Juin 1621 en présence de Maitre Jehan Rigodin, procureur fiscal de la seigneurie
d‟Aigurande et de Maitre Simon Tillaut, praticien, témoins. Signé : Pelletier, notaire royal.
Le jour et an susdits à la même heure et au même lieu que dessus a comparu Messire André Meignan,
prêtre filloux de ladite église qui a dit qu‟il ne veut consentir le présent contrat parce qu‟il doit être le
premier audit contrat d‟autant qu‟il dit être le premier prêtre filloux de ladite église et doit être le
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premier en rang, et qu‟il ne donnait personne en ladite église que Monsieur de Bourges pour avoir
prééminence sur lui; dont acte. Signé Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Simon Barcat a pris du seigneur de Vot une pièce de terre contenant cinq boisselées à les prendre
depuis le bout de l‟ouche dudit Barcat qui est derrière la maison qu‟il a de nouveau édifiée au lieu de
Cheus Paignot près le bois de la seigneurie de Vot appelé la Bétoulle, pour laquelle terre, il doit
bailler du cens et rente 4 boisseaux d‟avoine et le dime, et est tenu d‟entretenir le buisson entre ladite
terre et le bois dudit seigneur; le 18 Août 1621. Signé : Bertrand, notaire. (Archives de Vost,
inventaire des titres).
Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, y demeurant a baillé à titre de métairie pour cinq années à
Etienne Hibault, Martial Barrauldon, et Jehan Barrauldon la grande métairie de Vot et proche du
chatel dudit lieu avec ses appartenances et dépendances; les semences seront fournies par moitié et
tous fruits partagés par moitié; les premiers feront la récolte à leurs frais, mais le bailleur leur fournira
chaque année des bians et 10 boisseaux de seigle, mesure dudit Vot semblable à celle d‟Aigurande;
ledit sieur fournira le bétail nécessaire que les preneurs tiendront à cheptel moitié croit et profit; ils
donneront chaque année 18 poulets, 24 fromages et 10 livres de beurre et seront tenus de conduite
chaque année 2 tonneaux de vin pour ledit sieur du vignoble d‟Argenton audit lieu de Vot ou autre
lieu de semblable distance à la charge d‟être nourris pendant ladite conduite; fait du consentement de
François Ajasson, écuyer sieur de Bonnu, frère dudit sieur de Vot, demeurant audit Vot, le 3
Décembre 1621. Signé : Bertrand notaire sous le scel de Malval.
Le 29 Mars 1622, les preneurs confessent avoir et tenir à cheptel croit et profit d‟Henri Ajasson
écuyer sieur de Vot y demeurant, 6 boeufs arables, 4 vaches dont 2 pleines et 2 autres avec chacune
leur veau, 1 tourin de 2 ans, 92 brebis et 11 pourceaux, le tout estimé à 360 livres. Signé : Bertrand,
notaire. (Archives de Vost)
François Ajasson, écuyer, seigneur de Bonnu, à l‟occasion de son mariage avec demoiselle Anne
Couraud de la Roche-chevreuse par contrat du 6 alias du 8 Septembre 1621 portant communauté de
meubles, chevaux, bestiaux et autres choses se trouvant au chatel de Vot, en conséquence le 7
Décembre 1621, Jehan Moreau, chatelain, juge ordinaire de la terre et justice de Vot assisté de Maitre
Simon Tillaud, procureur d‟office de céans, de Maitre Jehan Symonnet son greffier ordinaire, de
Maitre Claude Renjard, praticien habitant de Lourdoueix-St-Pierre fondé de procuration du sieur de la
Roche-Chevreuse et de prudent homme Pierre Bouyer le jeune et François Boullet, marchands,
habitants de la ville d‟Aigurande experts, s‟est transporté au chatel et maison noble de Vot et
premièrement dans la salle basse dudit chatel ou s‟est trouvé ... plus un chalit de menuiserie de bois et
garni de rideau ... plus hallebarde et un mousquet à rouet ... plus un chalit de couchette avec une
couette, coussin couverture ... et delà dans la cuisine dudit chatel où s‟est trouvé ... et de là dans la
boulangerie dudit chatel où s‟est trouvé ... plus un méchant chalit avec deux couettes ... et delà dans le
cellier dudit chatel étant près de la salle basse dans lequel s‟est trouvé ... et de là dans la salle haute
dudit chatel dans laquelle s‟est trouvé dans la cheminée d‟icelle deux landiers garnis de 4 pommes de
cuivre ... plus un table double de bois de noyer ... plus un tapis de drap vert de la longueur de deux
aunes avec une bande d‟ouvrage à l‟entour ... plus une bancelle, une couchette, deux chaises garnies
de moquette ... plus deux chaises de bois de menuiseries avec cinq coussinets ... plus un bahut avec un
tapis vert étant dessus ... plus 8 pièces de tapisseries étant tendues à l‟entour de ladite salle ... et de là
dans la chambre haute dudit chatel qui est dessus le cellier, près la salle haute dans laquelle s‟est
trouvé dans la cheminée d‟icelle deux landiers garnis de pommes de cuivre ... plus une table sur deux
tréteaux de bois de cerisier et une bancelle ... plus un tapis d‟ouvrage sur ladite table ... plus deux
chaises, l‟une étant couverte de broderies ... plus un chalit de bois de cerisier avec un lit garni de
couette, coussin et matelas et un laudier (lodier, couverture de lit faite de laine entre deux toiles
piquées) et couverture de drap avec un ciel de lit de velours gris passementé de passement d‟or et
d‟argent avec la crépine semblable à trois rideaux et un chevet, le tout de taffetas gris ... plus un chalit
de couchette sur lequelle s‟est trouvé deux couettes et deux coussins avec un pavillon de serge jaune
imprimé et une couverture faite en catoulone (catalogne) ... plus sept pantes de tapisseries étant
tendues autour de ladite chambre ... et de là dans une autre chambre appelée du Tardy dans laquelle
s‟est trouvé ... plus un chalit de bois de chêne sur lequel s‟est trouvé une couette, un coussin, un
linceulx, entouré de trois rideaux de serje bleue avec le pante étant à l‟entour garnie de broderies de
velours et une frange de laine ... plus un autre chalit de couchette ... et de là dans une autre chambre
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nommée la chambre blanche dans laquelle s‟est trouvé un grand chalit de bois de chêne ... plus un
chalit de couchette ... plus un fauconneau de métal de la longueur de trois pieds et demi ... et de là
dans le grenier dudit chatel ... et delà dans un autre grenier étant près le grand grenier ... et delà dans
une autre chambre appelée le pavillon dans laquelle s‟est trouvé dans la cheminée deux landiers
garnis de pommes d‟airain ... plus un chalit de bois de chêne sur lequel s‟est trouvé une couette, un
coussin, un matelas et une couverte garni de trois rideaux de serge rouge avec une pante à l‟entour en
broderies de velours noirs ... plus une couchette de bois de chêne ... plus un coffre de menuiserie
fermant à clef dans lequel s‟est trouvé ... une salière et trois cuillers d‟argent ... plus cinq arquebuses à
mèche, une longue arquebuse à rouet et une carabine ... plus une paire d‟armes complètes ... et dans
un cabinet étant près ledit pavillon ... et dans un autre cabinet proche du susdit un chalit de bois de
chêne ... et dans la cave étant en dessous de ladite chambre du pavillon s‟est trouvé le nombre de huit
tonneaux de cru d‟Argenton ... et de là dans l‟écurie du chateau dans laquelle s‟est trouvé 3 chevaux
... plus s‟est trouvé dans la grand Métairie dudit chatel 6 boeufs arables, appréciés à 180 livres, plus 3
vaches mères, 1 taurin, 1 velle de 3 ans appréciés à 65 livres; plus 92 brebis appréciées à 100 livres,
plus 8 pourceaux appréciés à 15 livres. Signé : Symonnet, greffier. (Archives de Vost)
Puissant seigneur Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot, Villebuxière et Bonnu demeurant au lieu de
Vot a affermé pour 7 ans à François Barcat, menuisier, demeurant de présent au Moulin des
Bregières, paroisse de Lourdoueix, le Moulin banal de la seigneurie de Vot, situé près le chatel dudit
lieu de Vot vulgairement appelé le grand moulin de Vot, tout ainsi qu‟en jouit présentement Jehan de
Lespinat avec le jardin et le petit pré près du jardin et pourra en temps de paisson mener 2 porcs dans
les bois et glandées de la dite seigneurie de Vot sans que ledit écuyer lui en fasse rien payer
moyennant chaque année 30 septiers de seigle, mesure de Vot, 6 chapons, 6 poulets, un gâteau à la
fête des Rois, le pénultième Mars 1622. Signé : Tabourdeau, notaire sous le scel de Malval. (Archives
de Vost, inventaire des titres).
Baillette de François Gaiaud d‟une pièce de terre à Cheus Paignot contenant 8 boisselées, appelé le
champ de la Croix, moyennant 3 boisseaux d‟avoine et ¾ de poule en toute servitude. 1623. (Archives
de Vost, inventaire des titres).
François Ajasson, écuyer, sieur de Bonnut et de Vot en partie, demeurant au chatel de Vot a affermé
pour 4 ans à Jehan Bertrand, notaire de la baronnie de Malval, demeurant au Mas de la
Ribaudonnière, la moitié du revenu de la terre et seigneurie de Vot, moyennant 400 livres par an; le
preneur a payé d‟avance 3 années soit 1200 livres plus 30 livres en sus du prix convenu; la présente
ferme faite en présence et du consentement de Henri Ajasson, écuyer, sieur dudit Vot y demeurant,
frère dudit sieur de Bonnut; il a été convenu que ledit Bertrand pour la moitié à lui affermée prendrait
le grand dime et terrage des Chaumes sur François Moreau des Signolles 16 septiers de seigle qu‟il
doit chaque année à cause de la métairie du Bois de Vot, le pré de la Gane appelé le pré de la Caute, le
charnage de laine et agneau partout ou il est du à ladite seigneurie, la dime de chanvre et de raves qui
se prend sur le village des chaumes, la ribaudonnière et autour 15 septiers de seigle chaque année sur
le moulin banal de la dite seigneurie de Vost, 20 livres par an sur le moulin des Bergères (il est dit
dans la liève 1627-1641 que le moulin des Bergères est arrenté à François Baracat moyennant 21
livres, 2 chapons, 12 poulets et 1 fromage de forme -cad de guyère-), la moitié du revenu des bois de
ladite seigneurie la moitié des taillis tant du pacage que des coupes, la moitié des eaux deladite
seigneurie et pour icelle le grand étang des bergères, la pêche duquel étang ledit sieur de Bonnu s‟est
réservée pour icelui pêcher la première semaine de carême, la dime des marches et les rentes dues à
ladite seigneurie sur les villages de La Faye, Praveix et Pollier à la charge de payer les charges dues à
la seigneurie d‟Estignières, plus pour sa part et moitié des villages de ladite seigneurie le village des
Chaumes, la Ribaudonnière, Aigurande et entour, le village des Rochelas, excepté le bian du par
Gabriel Giraud des Rochellas, qui demeurent audit sieur de Vot pour sa moitié avec le surplus du
revenu de ladite seigneurie; fait au chatel de Vot le 19 Mai 1623. Signé : Renjard, notaire de Malval.
(Archives de Vost)
Noble homme Philippe Labbe, sieur de Chamgrand, conseiller du roi au siège présidial de Bourges y
demeurant au nom et comme procureur de Soeur Marie du Saint-Esprit, novice carmélite de la
communauté du couvent dudit Bourges, dite au monde Damoiselle Jacqueline d‟Aubusson à reçu de
Messire Henri Ajasson, seigneur de Vot, demeurant au chatel dudit Vot présent la somme de 281
livres, 5 sous pour demi-année échue le jour de St Jehan Baptiste dernier des profits et intérêts de la
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somme de 9000 livres restant à payer de plus grand somme contenue par transaction faite entre ladite
damoiselle d‟Aubusson et Sieur Ajasson et autres le 1er Février 1620; fait à Bourges en l‟hôtel du dit
sieur Labbe le 27 Juillet 1623. Présents; Pierre Dumes et Philippe Guillot, clerc, demeurant audit
Bourges, témoins. Signé : Doulset, notaire royal. (Archives de Vost)
Je crois que cette Jacqueline d‟Aubusson n‟est autre que Jacqueline d‟Aubusson, mariée le 21
Décembre 1613 (Nadaud, Nob. I,75) à Henri Ajasson et qui se serait faite carmélite après que leur
mariage aurait été annulé pour je ne sais quel motif avant l‟année 1620; et la dette dont Henri Ajasson
était tenu envers elle provenant de la restitution de sa dot.
Louis Ajasson, écuyer, sieur de Vot y demeurant a vendu à Mathurin Chartron, jardinier demeurant au
bois de Vot, moyennant 45 livres payées comptant, une petite maison couverte à paille, située au
village du Bois de Vot, vulgairement appelé le Fournioulx de Cheulx le pointu avec son courtillage
par ledevant, plassage au pignon d‟icelle et jardin par lederrière le tout contenant ½ boisselée ou
environ, plus un petit lopin de chenevière, avec le droit de puisage au puits dudit village pour le
service de ladite maison et le droit de communal audit village à la charge de tenir deux héritages du
dit sieur vendeur à cause de ladite seigneurie de Vot servement et en serve condition et de lui payer
chaque année de rente et cens 6 deniers et I géline à la St Michel; fait et passé au chatel de Vot, le 10
Août 1624. Signé : Bertrand, notaire. (Archives de Vost)
Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot y demeurant a baillé et délaissé à titre de métairie à François
Fradault, laboureur, demeurant au Bois de Vot pour cinq ans, les héritages appartenant audit écuyer et
situés au village du Bois de Vot et territoire d‟icelui, vulgairement appelé Cheulx Mouret et Cheulx
Basset; les récoltes en seigle, froment et avoine seront partagées par moitié et la semence fournie par
moitié; le preneur fera la récolte à ses frais, mais ledit écuyer lui donnera chaque année 8 boisseaux de
seigle mesure de Vot et des bians pour aider à la maison; les autres fruits seront entièrement audit
Fradault qui devra donner chaque année une charretée de raves s‟il en récolte, 6 poulets, 6 fromages,
et 5 livres de beurre et faire un charroi avec sa charette et boeuf qu‟il tiendra pour conduire du vin du
vignoble d‟Argenton audit lieu de Vot étant nourri audit charroi pendant le temps dudit bail le dit
Fradault demeurera quitte de toutes les rentes et devoirs qu‟il doit à ladite seigneurie à cause de son
héritage, sauf la dime et paiera par chacun an le dit Fradault entour la fête des rois, la Guilheneuf
(probablement un gâteau) audit sieur de la valeur de 10 sols pour le moins, et a reconnu tenir à moitié
profit dudit écuyer 10 pourceaux dont 7 mâles et 3 truies avec 3 petits cochons qu‟il pourra mener à la
paisson des bois de la seigneurie de Vot; fait au chatel de Vot le 3 Juin 1625, en présence de puissant
seigneur Robert Barbe, sieur de Lage-courbe de Lathus y demeurant (beau-frère d‟Henri Ajasson)
Mathurin Chartron et Pierre Tiffeau serviteurs demeurant audit chatel de Vot. Signé : Bertrand,
notaire sous le scel de Malval. (Archives de Vost)
Henri et François Ajasson, frères, écuyers, seigneurs de Vot, Villebuxière et Bonnu, demeurant audit
lieu et chatel de Vot, ont confessé avoir été payés et satisfaits de Prudent homme Pierre Bouyer,
marchand, demeurant en la rue d‟Aigurande en la Marche du droit de lods et ventes du à ladite
seigneurie de Vot pour raison de l‟acquisition faite par ledit Bouyer de honorable homme et sage
maitre François Bouyer, conseiller du roi et son enquêteur au bailliage d‟Issoudun son frère d‟une
pièce de terre chenevière et pré tenant ensemble située près les faux bourgs d‟Aigurande en la directe
de la dite seigneurie de Vot vulgairement appelée le petit mas de La Font Gaultron, sans préjudice à
leurs droits et devoirs seigneuriaux; fait audit chatel de Vot le 18 Septembre 1625 en présence de
Mathurin Chartron et Pierre Tiffeau serviteurs demeurant audit chatel de Vot, témoins. Signé :
Bertrand, notaire. (Archives de Vost)
François Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, Villebussière et Bonnu, avait intenté un procès en la
sénéchaussée de Guéret à François Montet, fermier du dime du clocher de la ville d‟Aigurande au
sujet de gerbes de Marseiche que ce dernier avait levées dans une pièce de terre étant au dedans la
dimerie dudit seigneur de Vot appelée la pièce du Bois Bouchard, par droit de suite et retour; par
transaction Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot, demeurant au chatel dudit Vot se portant fort pour
François Ajasson son frère a renoncé audit procès moyennant que ledit Montet lui a donné la somme
de 3 livres et a promis de restituer la moitié des gerbes qu‟il avait prises; fait à Aigurande, le 7
Octobre 1625. Signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Reconnaissance souscrite par Robert Barbe, seigneur de Lage-courbe et par Françoise Ajasson son
épouse, au profit d‟Henri Ajasson, seigneur de Vot et Villebuxière. (Archives de l‟Indre E,2)
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Sentence au profit d‟Henri et François Ajasson , seigneurs de Vot et de Bonneuil, contre Françoise de
Poyenne. (Archives de l‟Indre E,2)
Transaction entre Charles d‟Aubusson, seigneur de Chassingrimont, Chazelet et la Bussière d‟une part
et François Ajasson, seigneur de Villebuxière d‟autre part. (Archives de l‟Indre, E,366)
Cette transaction prouve que François Ajasson vivait encore en l‟année 1635 puisque Charles
d‟Aubusson ne devint seigneur de Chassingrimont que par la mort de son frère ainé François
d‟Aubusson, tué au siège de Valence en 1635, sans postérité. (La Thaumassière IV, 17; Nadaud, Nob.
I,93)
François Ajasson était mort avant le 3 Mars 1636, sans postérité laissant pour héritier son frère Henri
Ajasson.
C‟est vers cette époque qu‟Henri Ajasson parait avoir cessé de demeurer à Vot pour se fixer à
Villebuxière. Vot fut habité dorénavant par des fermiers.
C‟est la liève des cens, rentes et devoirs dus à la seigneurie de Vot, tout ainsi qu‟ils ont été payés,
levés et reçus par Claude Boucheron, fermier de ladite seigneurie dès l‟année 1627 jusqu‟au 27
Décembre 1641; -le village des Signolles, Simon et Michel Douhard ..., François des Signolles et
hoirs Michel des Signolles, ..., les hoirs et détempteurs Jehan des Signolles; -le Bois de Vost, les hoirs
Michel du Puibalievre ..., Mathurin Chartron ..., André de Lespine ... François des Signolles dit le
Monnaud ..., Pierre et Gabriel Fradault ..., -Cheux Paignot, la veuve Maget et hoirs Thévenot ..., les
hoirs Gayaud et de Phénix ... les hoirs Simon Barcat ..., -les Rochellas, les détempteurs de feu Messire
Gabriel Tardy (peut-être Messire Gabriel Tardy, prêtre curé de Lourdoueix, mentionné dans un acte
du 3 Février 1609, cité plus haut; il est aussi nommé dans les actes du 14 Décembre 1575, 8 Mai
1578, 12 Janvier 1579, 27 Mai 1580 - papiers des comptes des affaires de Vot - mais où on ne lui
donne que la qualité de prêtre, de sorte qu‟on ne sait pas s‟il était déjà curé de Lourdoueix; peut-être
était-il alors attaché comme chapelain à Gabriel Ajasson) ...; les hoirs Pierre et Claude Marquet ...; les
détempteurs de défunt Etienne Gaiault ..., Françoise Triffault ..., Messire Jehan Bertrand ... Gabriel et
Claude Giraud ...; -Choueix, les hoirs d‟Antoine de Choueix ..., les hoirs de Denis de Choueix ...,
François Barcat détempeurs d‟Etienne Beaufrère ... les détempteurs de Pierre de Choueix et Jean
Delage ..., Claude de Choueix, André de Lépine demeurant au Bois de Vot...; - Les Chaumes, Pierre,
alias André et Simon Chaumat ... Jehan de Louzignat dit Boulaud ..., Gabriel Bertrand dit Pillier ...
Jean Cardoux, gendre de Pierre Chicaud dit Fumeau ..., les hoirs de Pierre Berthommier..., Gabriel
Berthommier..., Jacques Servant, gendre de Pierre Bertrand, ... Guillaume Bertrand ...; les
détempteurs de Pierre Jouhanneau ..., Jehan de Luzignat ..., Jacques de Lusignat ..., les hoirs
Guillaume Aupetit ..., Gabriel Bertrand ...; - La Ribaudonnière, Silvain Bagaud ..., Messire Jehan
Bertrand ..., François Bertrand ..., Messire Jean-Baptiste Pelletier ..., la veuve Gabriel Simonnet ...,
Louis et Michel Maublanc ...; -Aigurande, Silvain Montet au lieu de Jehan Montet dit Roudet ...,
Anne Tillaud et Pierre Bouier au lieu d‟Etienne du Danjon et Tillaud Pierre Bouier au lieu de la
Reignière ... Pierre Thibout ... les hoirs Léonard Dumont ..., les hoirs Pierre Jahuet ..., les Moreaux ...,
Louis de Laugère dit la cave ..., Messire Gabriel Moreau dit Johet ... mre Jacques Moreau ..;
Blanchard au lieu de Pierre Ovrelle ..., -La Faye, Gabriel de la Faye ..., Jehan de La Faye ..., les hoirs
Jehan de La Faye, les Chalettes et Jehan fils de Pierre de La Faye ..., -Pravaix, Aimé Jammet ...,
Gabriel Peyron ..., Jehan Jammet ..., Jehan Bonnayre pour l‟héritage de feu Pierre Tardy ..., Jehan
Moreau ... François Jehanet Madeleine Bonnayre ..., Jacques Boyard ..., -Pollier, Antoine Pinot ...,
Pierre de Pollier ..., les hoirs Michel Pourthier ..., -Le Gourde, Claude du Gourde, alias la métairie du
Gourde ..., Mathurin Janot ..., François Barcat à cause de l‟arrentement du moulin des Bergères ..., fait
le 9 Janvier 1642; signé Boucheron, Jehan Bertrand et Bruneau, notaires. (Archives de Vost)
Jehan Bertrand, écuyer, sieur de Beaumont, au nom et comme ayant charge expresse d‟Henri Ajasson,
écuyer, seigneur de Vot (son oncle) a affermé et arrenté par accense annuelle et perpétuelle à André
Lespine, marchand demeurant au Bois de Vot un petit lopin de terre, assis au territoire du bois de Vot,
contenant environ 2 boisselées moyennant 2 boisseaux, avoine à la mesure de Vot, chaque année
payables à la St Michel et dime à raison de 12 gerbes 1 et de tenir cette terre en justice serve dudit
sieur de Vot sans autre devoir; fait au bourg de Lourdoueix-St-Pierre le 22 Janvier 1642, en présence
de Claude Boucheron, marchand et fermier de la seigneurie de Vot, y demeurant et Jehan Meignan,
marchand, demeurant au Montet, paroisse de Chéniers, témoins. Signé : Bertrand, notaire. (Archives
de Vost)
46


Le 7 Avril 1642, il fut fait une visite des chatel, bâtimens et domaine de la seigneurie de Vot par
puissant seigneur Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Vot et de Villebuxière, demeurant audit
Villebuxière d‟une part, et prudent homme Pierre Boyer, marchand, demeurant au chatel de Lavaux,
paroisse de Measnes, d‟autre part, à l‟occasion d‟un bail à ferme fait par ledit seigneur de Vot audit
Boyer de la seigneurie dudit Vot le 8 Octobre 1641; on voit par cette visite faite en présence de
Prudent homme Claude Boucheron ci-devant fermier de ladite seigneurie de Vot que le château était
assez mal entretenu; plusieurs portes et fenêtres sont en mauvais état; les carreaux sont rompus à
plusieurs fenêtres; plusieurs serrures ne ferment pas, s‟est trouvé au pont trois chaines de fer, un
marteau frappant à la petite porte ...; dans un cabinet du pavillon s‟est trouvée une chasuble, un calice
et autres ornements pour célébrer la Sainte Messe avec un Missel ...; au ballatas (galatas, le lieu le
plus élevé d‟une maison dont on a fait le galetas, de l‟arabe calata) par ledessus (au-dessus du grenier)
il y a deux cloches la grande avec son battant détaché, et la petite sans battant ...; il y a dans la grand
métairie pour 390 livres de bestiaux; fait au chatel de Vot en présence de Maitre Jehan Bertrand,
chatelain de Vot et François Guéret, clerc, témoins. Signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Reconnaissance faite par les habitants des villages des Bordes et des Chatres (commune de Chéniers)
qui établit la servitude du seigneur de Vot (Archives de Vost, inventaire du 15 Mars 1574 cotté J)
Terrier fait à la requête de Jehanne Tacquenet, femme d‟Yves Bertrand, écuyer, seigneur de la
Villatte, du Peux et du fief de Chéniers pour les villages des Bordes et des Châtres, paroisse de
Chéniers, tenures en serve condition, 1632. (Archives de la Creuse E,1020).
Le 4 Novembre 1647, François Barcat, menuisier demeurant au moulin de Lourdoueix-St-Pierre,
reconnait avoir reçu de puissant seigneur, Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot et de Villebuxière,
demeurant au chatel et maison de Villebuxière, la somme de cent sols pour avoir fait un banc dans la
chapelle dudit sieur de Vot, aboutissant à l‟église paroissiale dudit Lourdoueix, ledit sieur lui ayant
fourni le bois; fait en présence de vénérable et discrète personne Messire Pierre Lanzade, prêtre prieur
dudit Lourdoueix St Pierre demeurant à Etignière et Gabriel Adot, marguilier dudit Lourdoueix y
demeurant, témoins. Signé : Pelletier, notaire. (Archives de Vost)
Louis Ajasson, écuyer, seigneur de Vot et Villebuxière, demeurant à Villebuxière a prolongé pour 7
années à prudent homme Pierre Boyer, marchand, fermier de la seigneurie de Vot, y demeurant la
ferme de ladite terre et seigneurie de Vot aux mêmes charges et conditions que pour les 7 années
précèdentes suivant le bail fait entre eux le 8 Octobre 1641 et moyennant le même prix et somme de
1100 livres (1100 livres = 4312 frs de 1880) et 60 livres de beurre par an; ledit Boyer jouira des prés
acquis par Jehan Bertrand, écuyer, sieur de Beaumont, de François Barcat suivant les contrats des 26
Février 1642 et 5 Avril 1644 reçus par Bertrand, notaire, sans augmentation du prix de ladite ferme
attendu que ledit Boyer a payé d‟épingles audit seigneur 220 livres; fait et passé au chatel de Vot, le 4
Janvier 1649, en présence de Pierre Chauvelin, écuyer, seigneur de Richemont, y demeurant et
François Barcat, meunier, demeurant au moulin banal de Lourdoueix-St-Pierre; signé : Henri Ajasson,
Boyer, P. Chauvelin et Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Prudent homme Pierre Boyer, marchand, fermier de la seigneurie de Vot y demeurant a affermé pour
7 années à Claude Cardinaud, meunier, demeurant au moulin banal de la seigneurie de Vot, ledit
moulin banal de Vot avec les sujets et meunans d‟icelui et un pré qui est proche ledit moulin,
moyennant 20 septiers de seigle, mesure d‟Aigurande et 70 livres par an; fait au chatel et maison
noble de Vot le 26 Février 1649, signé Boyer, Cardinaud et Bertrand, notaire royal. (Archives de
Vost)
Marguerite Pelletier, fille de Maitre Jehan-Baptiste Pelletier et honnête femme Marguerite Simonnet,
mariée par contrat du 5 Avril 1639 à François Augay, sieur du Portal, fils de Maitre Jehan Augay,
lieutenant de Malval, avait reçu une promesse d‟une constitution de dot de 1200 livres; pour acquitter
cette somme on lui a donné un pré, appelé Les Levades, situé au territoire des Chaumes contenant à
cueillir 7 ou 8 charretées de foin et un bois de chataigniers contenant 7 à 8 boisselées, lesdits pré et
bois estimés 800 livres tenus et mouvant franchement et en franche condition de la seigneurie de Vot
et chargés de lui payer chaque année 15 sous de rente; on lui a donné en outre un cheptel de bestiaux
valant 400 livres complétant ladite somme de 1200 livres; elle a de plus reconnu avoir précédemment
reçu un lit garni de couette, coussin, couverture de drap vert et 2 douzaines de serviettes; fait en la rue
d‟Aigurande en la Marche le 27 Mai 1650. Signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Par contrat du 3 Janvier 1652, Claude de Choué, veuve de Léonard Daudon, avait vendu à Antoine
                                                                                                         47


Chaumeau du village des Combes, un pré appelé le Pré Battet contenant une charretée de foin situé au
territoire de Choué tenu en servitude de la seigneurie de Vot; le contrat ayant été par l‟acquereur
communiqué au seigneur de Vot, ledit seigneur a répondu qu‟il entendait retenir ledit pré vendu pour
le prix; en conséquence Antoine Chaumeau, tailleur d‟habits et laboureur, demeurant au village des
Combes reconnait avoir reçu de prudent homme Pierre Boyer, fermier de ladite seigneurie de Vot, la
somme de 36 livres pour le prix principal, et 5 livres, 15 sols pour les frais; fait au bourg de
Lourdoueix-St-Pierre, le 24 Février 1653. Signé : Bertrand, notaire royal. Au bas de l‟acte, Pierre
Boyer reconnait avoir reçu de Monsieur de Vot, le prix du contrat ci-dessus le 3 Mars 1653, signé :
Boyer. (Archives de Vost)
Prudent homme Pierre Boyer, marchand, fermier de la seigneurie de Vot, y demeurant a affermé pour
3 ans à Simon de Choué, charpentier, demeurant au village de Choué le moulin banal de ladite
seigneurie de Vot avec les sujets et meunans en dépendant, appartenances et dépendances d‟icelui,
moyennant 20 septiers de seigle, 70 livres, 4 poules et La Guillaneuf chaque année; pendant la
présente ferme , le preneur ne prendra par de mouture des grains que le bailleur fera moudre pour la
provision de sa maison, mais pour cela le bailleur lui déduira chaque année 28 boisseaux de seigle;
fait et passé au chatel dudit Vot le 1er Avril 1653, en présence d‟Etienne Boyer, clerc, demeurant en
ce lieu et Martin Rebillon, maitre tailleur de pierre, demeurant à Lage, paroisse de Chéniers. Signé :
Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Henri Ajasson, écuyer, sieur de Vot et Villebuxière, demeurant audit lieu de Villebuxière a donné et
donne par ces présentes par donation entre vifs, pure et simple et irrévocable à Henri Bertrand son
filleul, fils aîné de feu Jehan Bertrand, vivant écuyer, sieur de Beaumont (neveu d‟Henri Ajasson, fils
de Georges Bertrand et de Françoise Ajasson) et de demoiselle Isabelle de Chamborant, sa veuve, la
terre et seigneurie de Vot consistant en maisons, métairies, cens, rentes, dimes, moulins, bois, étangs,
directe franche et serve le tout en justice avec tout ce qui dépend de la seigneurie de Vot sous la
réserve de l‟usufruit que ledit sieur a faite pour en jouir sa vie durant et à la charge de donner par ledit
Henri à Claude Bertrand son frère puiné après la mort dudit sieur de Vot, la somme de 3000 livres;
dans le cas ou Henri Bertrand viendrait à mourir sans enfants et sans avoir disposé de la dite terre de
Vot en majorité, elle demeurera audit Claude Bertrand; Henri Bertrand devra en plus payer le douaire
viager de par ledit sieur de Vot à Damoiselle Anne Couraud (veuve de François Ajasson); fait et passé
audit lieu et chatel de Villebuxière, le dernier jour du mois de Décembre 1654, en présence de Charles
Contanssin, marchand apothicaire demeurant à Argenton, Antoine Cabenet, meunier demeurant au
grand moulin de Villebuxière et Pierre Rousseau, marchand et serviteur domestique de Pierre Berton,
écuyer, seigneur de Piégu, natif de la ville et paroisse de St Etienne d‟Argenton, demeurant à présent
en ce lieu, témoins; signé : Chézault notaire royal sous le scel d‟Issoudun. (Archives de Vost)
Henri Ajasson, écuyer, seigneur de Villebussière et de Vot demeurant audit lieu de Villebussière a
prolongé pour cinq années à Pierre Boyer, marchand, demeurant au chatel de Vot, la ferme de la
seigneurie dudit Vot, moyennant le prix et somme de 1100 livres et 60 livres de beurre par an, et pour
facilité de la prolongation de ladite ferme, ledit sieur preneur a promis de donner audit écuyer la
somme de 150 livres; fait et passé au chatel de Villebussière le 12 Juillet 1655, en présence de
Messire Léonard Collas, prêtre demeurant au bourg de Parnac et Pierre Chauvelin, écuyer, seigneur de
Richemont demeurant au lieu de Richemont, témoins. Signé : Puchet, notaire. (Archives de Vost)
Gabriel Bagaud, laboureur, demeurant à la Ribaudonnière a affermé et accensé pour 7 ans à honnête
femme Jeanne Lavis, veuve de feu Maitre Jehan Bertrand, demeurant au bourg de Lourdoueix,
certains bâtiments et héritages sis et situés au village et territoire de la Ribodonnière, appartenant
audit bailleur et à ses frères, avec leur portion des usages et pacages desdits lieux, à la charge de payer
par ladite preneur les rentes dues sur les dits héritages à la seigneurie de Vot qui consistent par an 16
boisseaux avoine, 2 boisseaux seigle, 2 tiers de boisseau froment et 40 sols argent et les rentes que
peut devoir ledit bailleur à la seigneurie de Lourdoueix-St-Pierre par chacun an, en considération de
ce que la preneur s‟oblige de payer 2 boisseaux seigle par an de rente à Vot et que par leur accord elle
n‟y était tenu ledit Bagaud promet lui délivrer à Noël prochain 14 boisseaux seigle; la présente ferme
moyennant le prix et somme de 170 livres pour les 7 Janvier dont 90 ont été payées d‟avance; fait à
Lourdoueix-St-Pierre, le 8 Février 1656. Signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Henri Ajasson IIIème du nom mourut avant le 27 Août 1665 sans postérité. Le dernier de la branche
ainée des Ajasson eut pour successeur, son petit neveu et filleul, Henri Bertrand.
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                                                 XIV

Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebussière, de Vot et de Lavi;
La famille Bertrand, d‟après Mr de Maussabré (Nadaud, Nobiliaire I,320) est originaire du pays de
Combraille où on la trouve dès le XIIème siècle; d‟après A. Tardieu (généalogie de Bosredon,229)
elle est originaire de Bretagne 22. Le Gallia Christiana ch. II, 630,A nomme comme huitième abbé de
Bonlieu, diocèse de Limoges : “ Guillelmus Bertrand e dominis de S. Pris, qui dederunt olim
bono-loco pagum de la Villatte sedit Guidone Lemovicensi proesule, ac obiit anno 1227 ”; voir aussi
Roy de Pierrefitte, étude sur les monastères, bonlieu, p.17.
En 1247, “ Guillelmus Bertrandi ” est au nombre des possesseurs de fiefs en combraille qui doivent
l‟hommage à Robert V, comte d‟Auvergne. (Baluze, Histoire généalogique de la maison d‟Auvergne
II, 107). En 1250, on trouve Guillaume Bertrand, habitant de Lubersac, arrd. de Brive, Corrèze
(Nadaud, Nob. III,614).
Parmi les chevaliers qui servaient en Palestine pour Alphonse, comte de Poitiers en 1252, on trouve
Hugo Bertrandi et Guillelmus Bertrandi (au temps de St Louis, le comte d‟Auvergne tenait la
Combraille du comte de Poitiers) (Borel d‟Hauterive, Annuaire de la Noblesse pour 1873 pp
188,189).
En 1255, vente consentie moyennant 110 sous payés comptant au profit de l‟abbaye Notre-Dame de la
Prée, ordre de Citeaux, diocèse de Bourges, par Jean Bertrand et Martin son fils d‟une partie de bois
(preciam memoris) fons et superficie joutant les bois de ladite abbaye. (Archives de l‟Indre,H,350).
Les Bertrand sont comptés au nombre des bienfaiteurs de l‟abbaye des Pierres, ordre de Citeaux,
diocèse de Bourges (La Thaumassière III,271).
Avant 1323, Marguerite de Chanceaux (de Cancellis) veuve de Messire François Bertrand, fit une
donation à l‟abbaye des Pierres sur la dime de Néret. (Mémoires des antiquaires du Centre VII, 214,
77-80). Ils ont possédé les fiefs du Boueix, le lys-st-Georges, Diors, le Chassin, Rousselan, le sollier,
pousieux, chazellas, grandeffe, doudières, beaumont, roches, boisvert, la fosse, chéniers, beuvron,
bellefons, chauveron, villemasault, saint-julien, clerbaudières, lavie, marteau, clion, legris, laveau du
fourché, le theil, les lignières, coulanges, villemort, la matha, pallière, vijoin, la coste, beaupuis,
chantemerle, guy-poisson ou guépoisson, vichy ou vicher, serre ou la motte de serre, néret, le cluseau,
madon, breffy, l‟age champroy, l‟age meillot, saint avit, bouquot le plessis, richebourg, l‟aveau,
beaulieu, le bois renard, le plaix-joliet, la vicomté ou vaherie de Bourgs, maubranches, marmagne,
Pouligny, Villebussière, Vot, Richemont, Villarnaud (villarnous, commune de Parnac), la Pérouse, le
chézaud, tercillat, la cellette, Nouserine; en Berry, Marche, Bourbonnais le Lys en Nivernais etc...
La famille Bertrand s‟est alliée aux maisons : de Beaufranchet, bouer, du Boueix, brade, bienassis, la
chenaie, saint-julien, chanceaux, assis, malesset, de lage, may de Termont, du peyroux, barbançois,
buchepot, montalembert, vignolles, villebrenne, le groin, laville, dupuy, crevant, poyenne, chauveron,
neuchèze, le borgne callary, dourif de la collinière, bresche, exelmans, de launay, giverlay,
branchelion, boucher, cadier, coigne, ceri, la garde, noblet, du bois de St Etienne, jonat alias jonas
alias jaunat, chevenon de bigny, sicaud, du repaire, de la roche, des ages, ajasson, chamborant, tryon,
filliance, veiny d‟arbouse, bonneca, cournault, roffignac, franc de la maison-fort, bridier, la celle,
chastellux, fontenay, lussac, henrique ou henriquès, bressolles, du moutiers, barbezières, faignan,
chauvelin, Bosredon, esmoing, la rigaudie, sailli, rilhac, bouliette, la bourdonnaye etc...
Elle a produit un bailli et gouverneur du Berry sous Charles VIII et Louis XII, Gilbert Bertrand,
seigneur du Lys St Georges, conseiller et chambellan du roi; un autre chambellan; un maitre d‟hotel;
un gentilhomme de la chambre et panetier du roi Jehan Bertrand, chevalier, seigneur de la Coste; un
panetier de la reine de Navarre, duchesse de Berry François Bertrand, seigneur du Lys St Georges; un
capitaine des archers du roi; un capitaine du château d‟Angers; et un grand nombre d‟officiers; un
président au parlement de Paris et de Bretagne au XVIème siècle Messire Jean Bertrand; un abbé

22
  On moins une branche l‟est cf La Chesnaye des Bois cité dans “ La seigneurie de Richemond en
Haute-Marche ” (D.F.G 1993)
                                                                                                   49


général de l‟ordre de Cluny Henry Bertrand de la branche de Beuvron, élu le 17 Octobre 1672 mais
une ordonnance royale du 21 l‟obligea à se démettre, il fut fait abbé de St Waast de Moreuil, diocèse
d‟Amiens); un abbé du Landais; une abbesse de Charenton, un aumonier et conseiller du roi Jean
Bertrand de la branche du lis st georges, aussi protonotaire apostolique, vivant au XVIème siècle; un
autre protonotaire apostolique, Claude Bertrand mort vers 1505; un aumônier de la comtesse d‟Artois;
deux prieures de Longefont, ordre de Fontevrauld, diocèse de Bourges, Anne Bertrand de
Villebussière en 1686 et Marie-Marthe Bertrand de l‟avau en 1727 (Archives de l‟Indre H,861,880);
trois chanoines comtes de Lyon : Gabriel Bertrand de Beaumont reçu en 1763, Gabriel de Bertrand de
Richemont reçu en 1766, Georges Henri de Bertrand de Richemont Pouligné reçu en 1771 (les
preuves étaient de huit quartiers dont 4 paternels et 4 maternels, la ligne paternelle remontée à 1400
inclusivement sans principe d‟anoblissement de quelqu‟époque qu‟il fut; la ligne maternelle devait
prouver 8 générations et les 6 autres devaient être nobles de 200 ans à compter du jour de la
présentation) (St-Allais Nobiliaire XI,501). D‟après Tardieu, (gen. Bosredon, 230), un quatrième
aurait été reçu : Henri de Bertrand-Beaumont-Tercillat, un chanoine comte de Brioude (les preuves de
Brioude étaient de 16 quartiers) de la branche de Beaumont de Tercillat au 18ème siècle, une
chanoinesse de Remiremont, une chanoinesse du chapitre noble de Ste Anne de Bavière
Agathe-Adrienne-Alexandrine de Bertrand de Beaumont reçue en 1846 (une dame du chapitre-noble
de l‟ordre royal de Thérèze de Bavière, Françoise baronne de Gisé, née comtesse Bertrand de la
Pérouse, reçue en 1835 -cf Borel d‟Hauterive, 1859, 304; 1879, 339), (cf Borel d‟Hauterive, annuaire
pour 1857, p 258).
Un grand nombre de chevaliers de Malte dont 4 commandeurs: Georges de Bertrand dit La Coste reçu
le 9 Février 1556; François de Bertrand dit Beauvront le 17 Août 1600, commandeur de Carlat,
Gabriel de Bertrand dit Beaulieu, le 6 Mars 1634, Charles de Bertrand du Lys St Georges, le 3
Décembre 1660; Claude de Bertrand de Villebussière le 2 Février 1662, Georges de Bertrand de
Beuvron le 16 Mars 1667; Jean Bertrand de Beuvron; François Bertrand de Beaumont le 27 Mai
1687; Jean de Bertrand-Madon, le 15 Décembre 1702, Henri de Bertrand-Madon le 15 Décembre
1703, François Bertrand de Beaumont le 7 Juillet 1765, François de Bertrand de Beaumont Poligny le
17 Décembre 1770, Jean-Baptiste de Bertrand de Beaumont le 14 Décembre 1775; Louis-François de
Bertrand de Beaumont le 14 Janvier 1780; François Ursule de Bertrand de Beaumont le 15 Février
1783.
La Thaumassière II, 580-587 et Tardieu (généalogie de Bosredon 229, 230) ont donné la généalogie
de la maison de Bertrand depuis Charles Bertrand, seigneur du Boueix, la Matha, du Chassin, de Serre
et de Vichy en 1380. Les armes sont “ losangé d‟hermines et de gueules, alias, losangé de gueules et
d‟hermines; supports deux lions d‟or ”; devise “ Potius mori quam foedari ”.

Références : voir encore : La Thaumassière I,82,120; II,519,193; IV, 59,62,154;
Saint-Allais Nob. IV catalogue des familles anciennes admises à Malte, état des chevaliers de Malte
en 1789, p. 130,131; V, répertoire héraldique, 254, XIX, 249; XX, 2ème partie 251,253; Nadaud,
Nobiliaire I, 207,266,320,321; II, 102,627; III, 298,299,528;
A. de la Porte Armorial de la Noblesse de la Marche,11,12;
Vertot, Histoire des chevaliers de Malte VII, 109,130,142,153,156,166,173;
Paulin Riffé, famille de Bengy, 12,182;
Raynal, Histoire du Berry, III,242,278; IV, 547;
Esquisses pittoresques de l‟Indre -ed illustrée- pp. 109,118;
L. Duval, Archives Révolutionnaires de la Creuse 199,200,332,333;
L. Duval, Cahiers de la Marche, introduction, 47 note 2;
Tausserat, chronique de la châtellenie de Lury, 50,11,116,288;
Just Veillat, la Vendée de Palluau, notes, 287;
Mémoires de la société des antiquaires de Centre VII,192,197,200,201,204,208;
Bulletin de la société arch. et hist. du Limousin, XIV,146;
Archives de l‟Indre, E, 54,356,387,485;265,698;
Ramade, Monographie de Lourdoueix-St-Pierre23. 24
23
     Musée Pierre de Cessac (1993)
50



On trouve un mandat de paiement de 12 livres à Pierre Bertrand pour être allé de Tulle à Sully auprès
du seigneur de la Trémouille le 18 Décembre 1439. (Thomas, Etats provinciaux, I, 231, E)
On trouve en 1486, Pierre Bertrand, lieutenant général du sénéchal du Bourbonnais. (La Thaumassière
III;122)
Guillaume Bertrand, écuyer, seigneur du bois, comparut le 4 Octobre 1539 à la rédaction des
Coutûmes du Berry. (Coutumes du Berry annotées par l‟abbé de Montvéron 1607,p.1635)
Guillaume Bertrand, conseiller du roi en ses conseils d‟état et privé, lieutenant général en la
sénéchaussée du Velai, 1632. (Nadaud, Nob. IV,27).

La famille Bertrand a porté les titres de marquis de Bertrand, marquis de Pouligny, marquis de
Beaumont, marquis de Tercillac, comte de Bertrand de la Pérouse, comte du lys, comte de Bertrand de
Beuvron; de cette dernière branche, résidant en Orléanais, était l‟abbé de Bertrand de Beauvron,
premier aumônier de l‟hopital militaire du Val de Grâce, chanoine honoraire d‟Orléans en Juin 1873;
en 1870 aumônier militaire à Reischoffen et plus tard à l‟armée de la Loire; et Charles-Gustave, comte
de Bertrand de Beuvron, gendre de la comtesse Edouard de la Bourdonnaye, mort agé de 58 ans à
Orléans le 26 Juin 1879.

Georges, alias François Bertrand, chevalier, écuyer, sieur de Boisvert (il y a un Boisvert dans la
commune de Nouzerines, mais ce doit être plutôt Boisvert, commune de St-Priest-la-Marche - Cher
-non loin de la terre du Boueix - commune de Préveranges - Cher - qui doit être Le Boueix dont les
Bertrand étaient seigneurs au XIVème siècle et qui est célèbre par ses légendes -P. Vermont,
chroniques populaires du Berry, 2ème ed. 51-58,307- Au commencement du 17ème siècle le Boueix
passa à la famille de Vignoles - La Thaumassière II,375; IV,484; Raynal, Hist. du Berry,IV,317 note;
Mémoires de la Soc. des antiquaires du Centre VII,201,208 -. Dans la 2ème moitié du 18ème siècle la
tour du Boueix appartenait à la famille du Peyroux - Tardieu, gén. de Bosredon,343-) Beaumont et
Chéniers, mari de Françoise Ajasson, écuyer, sieur du Boueix, vivant en 1607 (La Thaumassière
II,582; IV,8), ledit fils de François Bertrand IIème du nom, sieur du Boueix et d‟Anne de Bigny, mais
il était son frère puiné et le second fils de François Bertrand, Ier du nom et de Marie des Ages
(Tardieu, gen. de Bosredon,230) par contrat d‟apanages reçu par Bigny, notaire royal demeurant à
Saint-Amant en date du 17 Septembre 1598; François Bertrand, père dudit Georges Bertrand l‟apana
et proportionna de ses biens à la somme de 1000 livres (Archives de Vost , acte du 12 Octobre 1608).
Georges Bertrand épousa le 9 Février 1600 (après 1620 dit le Nobiliaire de Nadaud -II, 372- mais
c‟est une erreur puisque dans l‟acte du 12 Octobre 1608 cité plus loin, Françoise Ajasson est nommée
comme femme de Georges Bertrand. Les 9 Février 1600 est la date donnée par La Thaumassière.
Françoise Ajasson dont il eut :
1°) Jean Bertrand, dont l‟article suivra;
2°) René Bertrand qui a donné naissance à la branche de Beaumont : René Bertrand écuyer, alias
chevalier, sieur de Beaumont, chéniers, épousa Marie de la Celle le 12 Juin 1638 alias 21 Janvier,
alias par contrat du 20 Juin 1638, fille de François de la Celle, seigneur de Boéry, la Barde, Mondon,
Havy, Le Plaix-Gaulhiard, Sardet, vicomte de Chateauclos et de Silvaine de Chamborant, -Archives
de la Creuse, B,30- dont, comme postérité; a) Jean Bertrand, chevalier, seigneur de Beaumont,
Chéniers et autres places, né le 15 Août 1642, marié à Marie de Bridiers, vivant le 2 Avril 1687, dont
plusieurs fils; b) Henri Bertrand, seigneur de Chéniers et Madon, marié à Gabrielle de Bridiers soeur
de la précédente; c) Marie-Esther Bertrand, née le 14 Mai 1644;
Germain alias Jean Bertrand, chevalier, seigneur de Beaumont, La Fosse épousa le 15, alias le 19,
alias le 9 Février 1708 Jeanne-Claire Chauvelin, fille du seigneur de Richemont, dont a) Henri qui
suit; b) Claude Bertrand, chevalier, seigneur de Beaumont, Tercillac, baron de la Cellette, ancien
officier de cavalerie, chevalier de St Louis, marié le 15 Juin 1749 à Marie-Silvaine-Hortense de

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  On peut aussi consulter la Chesnaie des Bois, les travaux de Gustave-Chaix-d‟Est-Ange et Woëlmont de
Brumagne. Après avoir parcouru ces derniers, je suis frappé de la profondeur des recherches de Mr Arthur
Hecquard et des précisions qu‟il connaissait; précisions souvent manquantes dans certains ouvrages modernes.
(D.F.G 1993)
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Noblet, vivant 1774 dont postérité.
Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Beaumont, Richemont, Pouligny, Chéniers et autres lieux,
vivant en 1758, s‟était marié le 7 Mars 1734 à Marie Bertrand-Pouligny, dont; Georges-Bertrand,
marquis de Bertrand, chevalier, seigneur de Richemont, Chéniers, Beaumont, la Fosse, Pouligny,
Vilarnaud, le Chézaud et autres lieux, page du roi dans la Grande Ecurie, chevalier de St Louis,
capitaine général de dragon, mestre de camp, mort avant 1789; marié le 25 alias 27 Février 1759 à
Anne-Henriette de Bosredon qui lui survécut dont, entre autres enfants, François de Bertrand,
seigneur en partie de Beaumont, Richemont et Chéniers, électeur en 1789, émigré25.
D‟après Tardieu toutefois, René Bertrand qui donna naissance à cette branche de Beaumont ci-dessus
étudiée (Généal. Bosredon,230) était fils de Charlotte Leborgne première femme de Georges
Bertrand; La Thaumassière (et Archives de la Creuse B,30) il était le fils de sa seconde épouse,
Françoise Ajasson, comme mentionné ci-dessus.

Le 12 Octobre 1608, Haute et puissante dame Claude du Puy, dame d‟Abain, Chantemillan et Malval
(veuve de Louis Chasteigner, baron de Preuilly et Malval, seigneur de la Rocheposay, Touffou, Abin,
Chantemilan et la Tour-Ste-Austrille, chevalier des ordres du roi, gouverneur de la haute et basse
marche -Duchesne, Hist. des Chasteigner,305-398-) a vendu à Georges Bertrand, écuyer, sieur de
Boisvert et de Beaumont la seigneurie et justice appelée de la Fosse, en la paroisse de Chéniers,
appartenant à ladite dame, étant des appartenances et dépendances de la baronnie de Malval ci-devant
joint à ladite baronnie, ladite seigneurie consistant en cens, rentes partie et directe et l‟autre partie en
rente foncière, justice haute, moyenne et basse à la charge de tenir ladite seigneurie en foi et
hommage de ladite baronnie et néanmoins ressortiront immédiatement les appellations dudit juge de
la Fosse en la sénéchaussée de la marche; ladite seigneurie comprenant des droits et devoirs sur le
bourg de Chéniers et habitants d‟icelui avec le four banal dudit lieu de Chéniers et les droits d‟usage
et chauffage pour ledit four dans les taillis appelés de grandsaigne, à présent possédés par le sieur de
Bois-Lamy, sur les villages de Céau, du grand et petit fréchampeau, la Chassaigne, le charrioux, les
châtres, les Bordes, Chaumont, le thé, Rochetaillage, le rateau, sardé, la roche, la villatte, le peux, le
moulin guillot, le pinet, les touches, héré, herdé, le moulin de la touaille, le madon, le pommeroux et
ranciat (ces trois derniers villages dans la paroisse de Linard); ladite justice vendue étant un droit de
chatellenie avec pouvoir de créer juge, procureur, greffier, sergent et les droits de prévot, aunage,
mesurage, droits et honneurs de justice dans les églises du bourg de Chéniers (il y avait deux églises à
Chéniers : Saint-Martin ancienne église paroissiale détruite pendant la révolution et Notre Dame
paroisse actuelle, laquelle n‟était qu‟une simple annexe en 1555 -cf Archiprêtré d‟Anzême vers 1300,
L. Duval, Archives révolutionnaires de la creuse,203, Roy de Pierrefitte, notes hist. sur le culte de la
Ste Vierge, 27; Bul. de la Soc. Arch. et Hist. du Limousin XI, 150 -Chéniers s‟écrivait autrefois
Champnier, Champniers, Chempnier, Chepniers = campus niger. Il y avait jadis un château; dans
l‟acte du 12 Octobre 1608, la dame de Malval s‟est réservée, entre autres choses “ les plassaiges
appelés vulgairement le vieulx chasteau étant dans ledit bourg de Champnier, près l‟église de St
Martin ”. La cure de Chéniers était à la nomination du Prévot de Chambon ainsi que celle de Bonnat -
Roy de Pierrefitte, Chambon-Ste-Valérie-) banc et enterrement dans icelui, tout droit de de pêcherie à
la rivière et écluse à elle appartenant; ladite vente faite moyennant la somme de 8000 livres; fait et
passé au lieu et bourg de Malval au lieu et maison du Prieuré en présence de Nicolas Esmoingt,
écuyer, sieur du Moutier-Malcart, y demeurant, Jean Musart, sieur de Fay, paroisse d‟Aubepierre,
demeurant audit fay, Noble Claude André, sieur de la Garde, demeurant à Aigurande, et Jullien
Peschier, notaire demeurant en la paroisse de Chéniers, témoins; signé en l‟original, Claude du Puy,
G. Bertrand, N. Esmoingt, Jean du Musard, Claude André, J. Peschier, et J Augay, notaire. (Archives
de Vost)
Vente par Georges Bertrand, écuyer, seigneur de Beaumont et Françoise Ajasson sa femme, à Jean
Augay, d‟une rente de 18 setiers seigle assise sur le moulin de la Touaille, paroisse de Chéniers en

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  A ce dernier propos Woëlmont de Brumagne démontre que c‟est à tort que François de Bertrand est donné
comme le fils de Georges Bertrand et d‟Anne-Henriette de Bosredon. Il démontre la confusion avec une autre
branche Bertrand, voir Woëlmont de Brumagne cité aussi dans “ la seigneurie de Richemond en Haute-Marche ”
(D.F.G 1993)
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1614.
Adjudication à Françoise Ajasson, femme séparée de Georges Bertrand de la seigneurie de Beaumont,
composée du château en forme de pavillon avec deux tours aux deux coins entouré de fossés avec
pont-levis, pêcherie, gardoir à tenir poisson, métairie, dimes, été saisie sur son mari -1619- (Archives
de la Creuse, E,1057).
Accord entre Gabriel Bertrand, seigneur de Chézelles et Georges Bertrand, seigneur de Beaumont
(Archives de l‟Indre, E, 54).
Georges Bertrand était mort avant le 12 Janvier 1631; Françoise Ajasson est mentionnée comme sa
veuve dans des actes du 12 Juin 1631 et 25 Juin 1632. (Archives de Vost)

Jehan Bertrand, écuyer, alias chevalier, seigneur de Beaumont, Chéniers, Vot, et Villebuxière en
partie, l‟un des cent gentilhommes de la Maison du Roi (appelés becs de corbin; il y en avait d‟abord
deux compagnies de cent gentilhommes chacune, sous Louis XIV il n‟en restait plus qu‟une qui fut
supprimée en 1688) épousa par contrat du 26 Juillet 1637 Isabelle alias Elisabeth de Chamborant, fille
de Pierre de Chamborant, chevalier, seigneur de la Clavière, la Chaume, Lavy etc... lieutenant de la
seconde compagnie des cent gentilhommes de la maison du roi, et lieutenant, pour sa majesté, au
gouvernement de la ville et fort de Ham, et de Diane de Gentils, dont douze enfants entre lesquels;
1°) Henri Bertrand dont l‟article suivra;
2°) Claude Bertrand reçu chevalier de Malte le 2 Février 1662 (procès entre Gabriel Bertrand, baron
de Malval et Claude Bertrand, seigneur de Villebuxière, qui avait fait saisir la terre de Malval et
s‟était installé de force dans le château avec plusieurs adhérents, avant 1679 -Archives de la Creuse,
E,71);
3°) Anne Bertrand, prieure de Notre Dame de Longefont, ordre de Fontevrauld -diocèse de Bourges-
en 1686;
4°) Catherine Bertrand, religieuse,
5°) Françoise Bertrand, religieuse;
6°) Thérèze Bertrand, religieuse;
7°) Marie Bertrand, religieuse à Longefont en 1686; (cf La Thaumassière II,582,583; IV,107; - Vertot,
Hist. des che. de Malte VII,153; - Nadaud, Nobiliaire,I,564; -Archives de l‟Indre, H,880; - Archives
de la Creuse, B,30; - Généalogie de Chamborant,191).

Revente par contrat du 25 Juin 1632 au profit de Jehan Bertrand, écuyer, sieur de Beaumont et de
Chéniers, demandeur en retrait lignager, par Maitre Louis Basty, sieur du Montbasty, la Mersolle, des
cens, rentes, dimes et devoirs du tenement du Pinet et arrentement du Moulin de la Touaille, acquis
par ledit Basty de Damoiselle Françoise Ajasson, veuve de feu Georges Bertrand, écuyer, sieur de
Beaumont et Chéniers, mère dudit Jehan Bertrand, et autres vendeurs par contrat du 12 Juin 1631.
(Archives de Vost)
Partage de Chéniers et Beaumont en 1641; s‟ensuivent les rentes échues au troisième lot de la
seigneurie de Beaumont sur le Charrioux..., Céan..., le bourg de Chéniers..., le Moulin du Naud..., La
Chassaigne..., le Grand et Petit Fréchampeau...; signé Jehan Bertrand, R. (René) Bertrand. (Archives
de Vost)
Cession faite par Jean Bertrand, écuyer, seigneur de Beaumont, du château de Beaumont à René
Bertrand, écuyer, sieur de Chéniers, qui en échange lui cède une rente de 18 setiers seigle, 1643.
(Archives de la Creuse, E,1057).
En 1650, procédure pour Yves Bertrand (cette famille Bertrand est tout à fait différente de celle des
Bertrand, seigneurs de Beaumont, Vot, Villebuxière etc. elle parait originaire du Limousin et a
possédé les seigneuries de St Vaury, la Villatte, la baronnie de Malval etc... à la recherche de 1666
elle a prouvé depuis 1535 et porte “ d‟or au lion de sable, lampassé et armé de gueules ” (Nadaud,
Nob. I, 206,320,544,628; Lainé, Nobiliaire de Limosin,5) Une troisième famille Bertrand qui n‟a rien
de commun avec les deux précédentes a déjà été mentionnée plusieurs fois; elle sort de tenanciers de
la seigneurie de Vost et dès le quinzième siècle tenait des héritages en serve condition aux Chaumes, à
la Ribaudonnière, et aux Rochellas,; aux 17 et 18ème siècles ses membres furent notaires sous le scel
de Malval, notaire royal, bailli d‟aigurande, juge, procureur fiscal, greffier de la seigneurie de
Lourdoueix, chatelain juge ordinaire de la justice de Vot; dès le milieu du 17ème siècle, ils
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possèdèrent le fief d‟Aigude, la métairie du Peux, dans la directe de la seigneurie de Murat, paroisse
de St Plantaire. La métairie d‟Orfeuil, celles de la Ribaudonnière et des Rochellas, toutes deux dans la
directe de la seigneurie de Vot; on trouve dans un acte du 18 Décembre 1683, Pierre Bertrand, sieur
des Rochellas, controleur général des travaux du Roi à Montlouis - cf abbé Ramade, Monographie-
Dans un acte du 18 Octobre 1777, on trouve Jean Bertrand, sieur du Peux, seigneur décimateur du fief
d‟Aigude; on trouve aussi des Bertrand qualifiés dans les actes, sieur du Bost, sieur d‟Orfeuil, sieur
d‟Aigude, Bertrand du Marmeron - commune de Measnes) chevalier, seigneur de la Villatte au nom et
comme ayant pris le fait et cause pour Julien Colas son meunier au Moulin du Naud, appelant de la
sentence rendue le 22 Mars 1650 par le sénéchal de Malval, contre Jean Bertrand, chevalier, seigneur
de Vot et Chéniers intimé. (Archives de Vost)
Production pour Etienne Tournyol contre Jean Bertrand, seigneur de Chéniers au sujet des
hommes-serfs du moulin de la Touaille (Archives de la Creuse,E,1057).
Inventaire de la production que fait pardevant vous Nosseigneurs suivant les requêtes du Palais à
Paris, Jean Bertrand, écuyer, sieur de Chéniers, Beaumont, Vot et Villebuxière, l‟un des cent
gentilhommes de la maison du roi, pour raison du Moulin de la Touaille contre Messire Estienne
Tourniol, sieur des Rateaux, président en la sénéchaussée de la Marche et siège présidial de Guéret;
(sans date, mais postérieur au 25 Février 1651 - Archives de Vost)
Vente de cens, rentes, hommes et héritages à Champnier par Jacques Ajasson, seigneur de
Grandsaigne et ses fils Charles et Silvain Ajasson à Jean Bertrand, écuyer, seigneur de Beaumont et
de Champnier (Archives de la Creuse, E,43).
Jehan Bertrand était mort avant le 30 Décembre 1654, date de la donation de la seigneurie de Vot,
faite par Henri Ajasson à Henri Bertrand, fils ainé de feu Jehan Bertrand, vivant, écuyer, sieur de
Beaumont et de damoiselle Isabelle de Chamborant sa veuve.
Constitution par Elisabeth de Chamborant, dame de Villebussière, veuve de Jean Bertrand, chevalier,
sieur de Vot, François de Chardon, dame de la Fortilesse, veuve de Gabriel de Biencourt, seigneur de
Peizat, et par plusieurs autres nommés au contrat, au profit de noble homme François de Bourdeille,
chirurgien ordinaire du roi, d‟une rente de 400 livres au principal de 7000 livres; 8 Juin 1663
(Archives de la Creuse, 3, 1073)

Henri Bertrand, né vers 1639 épousa le 12 Octobre 1665 Marie de Bridiers (Bridiers, très ancienne
famille connue dès le commencement du 11ème siècle, encore existante qui porte “ d‟or à la bande de
gueules ”. Jacques de Bridiers, chevalier, seigneur de Fournoue, comparut le 27 Avril 1521 à la
publication des coutûmes de la Marche; le même comparut à la publication des coutûmes du Berry le
4 Octobre 1539, où il est qualifié Messire Jacques de Bridiers, chevalier, seigneur de Fernils
-Fournoue- de Bestes (Bétête), quarte partie de Nozerines et du Chastelier), fille de Messire Jean de
Bridiers et de Marguerite de Saint-Jullien, héritière de la baronnie de Saint Julien, dont :
1°) Paul Bertrand, qualifié dans un acte du 6 Avril 1689, chevalier, seigneur de Vot, capitaine de
cavalerie dans le régiment de la Bussière (Archives de Vost);
2°) Claude Bertrand;
3°) Pierre Bertrand dont l‟article suivra;
4°) Elisabeth Bertrand, mariée à M. de la Rigaudie (alias Rigondie, portant “ de gueules à cinq fasces
d‟argent ”), seigneur du Mazeau; dont Joseph, alias Pierre-Joseph de la Rigaudie, chevalier, seigneur
du Mazeau, marié à Sylvie Martin de la Goutte-Bernard, vivant en 1742 et 1744;
5°) d‟autres filles.
(cf - Archives de la Creuse, E,622,1053; La Thaumassière II,583;IV, 60,250; Saint-Allais, Nobiliaire,
XV,207; Nadaud, Nob. III,216).

Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière fut au nombre des parents qui decernèrent la
tutelle des enfants mineurs d‟Etienne de Chamborant, chevalier, seigneur de la Clavière à Marie
Philippe sa veuve, le 1er avril 1662; (gen. de Chamborant,202) Etienne de Chamborant était frère de
la mère d‟Henri Bertrand.
Echange entre Messire Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne et Estignères, comte de
Chateauclos, demeurant à Etignères d‟une part, et Messire Henri Bertrand, chevalier, seigneur de
Villebuxière et de Vot, demeurant à Villebuxière d‟autre part, par lequel le seigneur de Grandsaigne a
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délaissé au seigneur de Villebuxière et de Vot la charge qu‟il a droit de prendre chaque année à cause
de sa seigneurie d‟Estignères sur la seigneurie de Vot de cinq septiers, quatre boisseaux de seigle,
plus la portion du charnage dépendant de la seigneurie d‟Estignères qui est la moitié du charnage qui
se lève chaque année sur les villages et habitants dépendants de la terre et seigneurie de Vot; et en
contréchange le seigneur de Villebuxière a délaissé au seigneur de Grandsaigne le droit de dime qu‟il
a le droit de prendre chaque année à cause de sa seigneurie de Vot sur les villages de Praveix, la Faye,
Montmartin, Pollier, et les Marlières, plus les rentes de seigle et avoine à lui dues à cause de sa
seigneurie de Vot sur tous les habitants des villages de La Faye, Praveix et Pollier et telles qu‟elles
sont spécifiées par la transaction du 10 Juin 1650; et comme ce que le seigneur de Grandsaigne a
délaissé est de plus grande valeur que ce que lui a cédé le seigneur de Villebuxière, ledit seigneur de
Villebuxière a donné audit seigneur de Grandsaigne la somme de neuf vingt livres tournois; fait et
passé au chatel de Vot le 27 Juin 1665 en présence de Jehan de Chamborant, écuyer, sieur du Montet
y demeurant paroisse de Chéniers et de Pierre Boyer, sieur de Jarlet, demeurant en ce lieu, témoins.
signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Affranchissement par Henri Bertrand, écuyer, sieur de Vot des rentes dues sur le pré appelé Pré
Régnaut, alias Renart, situé au territoire des Chaumes et sur le pré appelé l‟Ouche du Bois Bouchard
autrement chez Chaumarde, au profit de Pierre Boyer par contrat du 24 Août 1665 à la charge de tenir
lesdits biens de ladite seigneurie de Vot en directe franche et d‟un denier de cens par chacun an
portant lods et ventes à raison de 20 deniers pour livre. (Archives de Vost)
Pierre Boyer, sieur de Jarlet, fermiers de la seigneurie de Vot y demeurant a affermé pour trois ans à
Simon de Choué, Maitre Charpentier et Antoine Delage son gendre aussi charpentier et meunier,
demeurant au moulin de la seigneurie de Vot, le moulin banal dit de Vot avec ses cours d‟eaux,
meunants et astreignables d‟icelui, jardin et pré, y compris les habitants du village des Chaumes, la
Ribaudonnière et le Bois de Vot, moyennant chaque année 40 livres, 20 septiers de seigle, 12 poulets,
2 poules et la guilleneuf; les preneurs pendant la dite ferme ne prendront aucune mouture des grains
que ledit sieur bailleur fera moudre pour la provision de sa maison et famille; fait à Vot le 29 Avril
1670 en présence de Pierre Faverot clerc demeurant en la paroisse de Lourdoueix et Jean Chasteron,
fendeur, demeurant à la Ribaudonnière; signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Messire Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière et de Vot, demeurant au chatel de
Villebuxière, a affermé et accensé pour huit ans à partir du 8 avril prochain, à Pierre Boyer, sieur de
Jarlet, fermier de la seigneurie de Vot y demeurant, la terre et seigneurie dudit Vot, consistant en la
maison seigneuriale dudit lieu, écuries, granges, jardins, chenevières, prés, terres, pacages, buissons
des bois de haute futaie, bois revenant, moulin banal astreignables d‟icelui; métairies, étangs, cens
rentes, dimes, terrages, charnages, droits de lods et ventes, consentements de contrats, successions de
personnes de serve condition décédant sans hoirs ou communs avec les droits de prélation et retenues
et généralement tout ce qui dépend de la dite seigneurie de Vot et comme ledit Boyer en jouit suivant
le bail à lui fait par ledit seigneur bailleur le 5 Mars 1670, sans rien réserver sauf le moulin des
bergères avec son cours d‟eau, jardin et courtillage, et en cas que ledit seigneur y mette demeurer
quelques personnes, il lui sera loisible de prendre la terre qui joint le jardin que les meuniers dudit
moulin avaient accoutumé jouir, mais le preneur aura la pêche de l‟étang; le preneur paiera chaque
année 3 livres au curé de Lourdoueix pour les messes et liberas qu‟il doit dire les vigiles des quatre
fêtes annuelles; ladite ferme faite moyennant 6400 livres pour les huits années, soit 800 livres par an,
dont le preneur a payé comptant 3200 livres pour les 4 premières années, pour les 4 dernières il a
transporté au bailleur des obligations sur divers débiteurs pour 1124 livres 19 sols, plus il sera tenu de
payer par avance, le prix des marchés des réparations que ledit seigneur, bailleur, sera tenu faire à la
maison seigneuriale, métairie et moulin et ce qui restera à payer du prix des 4 dernières années sera
payable à deux termes, par chacune d‟icelles également, à la St Jean et à Noël de chacune d‟icelles par
moitié; il a en outre donné 88 livres pour les épingles; fait et passé au lieu de la Roche, paroisse de
Saint-Plantaire, logis de Messire Jean Frenaison, notaire royal, sieur dudit lieu, le 23 Mars 1673, en
présence de Pierre Berthon, sieur de Piégu, demeurant Villebuxière, et dudit sieur Frenaison
demeurant en ce lieu, témoins; signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de Vost)
Pierre Boyer, sieur de Jarlay, fermier de la seigneurie de Vot y demeurant, a affermé pour huit ans à
Charles Giraud, tisserand, demeurant aux Rochelas, le moulin banal de Vot, avec ses cours d‟eaux
meunants et astreignables d‟icelui, le jardin et pré comme en jouissait Simon de Choué, moyennant
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chaque année 40 livres, 30 septiers de seigle, 12 poulets, 2 poules et l‟aguillanneuf à la fête des Rois;
le preneur ne prendra aucune mouture des grains que ledit sieur bailleur fera moudre pour la provision
de sa maison et famille; il a en outre promis de donner d‟huy en un mois 10 livres pour les épingles;
fait au bourg de Lourdoueix, le 6 Avril 1673 en présence de François Augay, sieur du Portal,
demeurant en la rue d‟Aigurande en la Marche, paroisse de Lourdoueix, et d‟Etienne Rochoux, sieur
de la Ribière, demeurant à Neuvy-St-Sépulcre, temoins. signé, Bertrand, notaire royal. (Archives de
Vost)
François Bagault, maçon, a affermé pour 5 ans à François Bertrand, marchand demeurant au mas de la
Ribaudonnière, tous les batiments, domaines et héritages que ledit bailleur possède à la Ribaudonnière
à la charge de payer chaque année à la seigneurie de Vot, 8 boisseaux avoine, 1 boisseau seigle, 1/3 de
boisseau froment, 28 sols argent et la moitié d‟une poule; et à la seigneurie de Lourdoueix, 2
boisseaux et ¼ avoine, ½ boisseau et ½ tiers de froment, 16 deniers argent et la moitié d‟un tiers de
poule et moyennant la somme de 10 livres tournois par an; fait à Aigurande le 29 Novembre 1676, en
présence de Nicolas Luret, serviteur et de François Barluet, marchand demeurant audit Aigurande.
Signé : Pelletier, notaire royal (Archives de Vost)
Sentence de la sénéchaussée de Montmorillon du 10 Avril 1680, condamnant Henri Bertrand, écuyer,
sieur de Villebussière, à garantir la rente de 400 livres constituée par Elisabeth de Chamborant.
(Archives de la Creuse , E,1076)
Messire Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière, Vot et autres ses places, et dame Marie
de Bridiers son épouse, demeurants au chatel et maison noble de Villebussière, ont vendu à Louis
Boyer, sieur de la Saigne, demeurant au chatel de Vot, fils de défunt Pierre Boyer, vivant sieur de
Jarlet, 1°) toutes les rentes droits et devoirs de servitude et autres et tous les droits de terrage qu‟il
peut devoir à la seigneurie de Vot pour les biens immeubles qu‟il possède aux villages seigneuriaux
qui sont la justice, le dime des blés à raison de 12 gerbes l‟une et le droit de directe et monnage en
franche condition aux devoirs d‟un denier de cens pour chacun an à ladite seigneurie de Vot à la St
Michel, lods et vente portant à raison de 20 deniers pour livres en cas d‟aliénation ou vente; 2°) une
pièce de terre appelée le Chesne-Martin contenant 2 septérées environ, située près des Chaumes à la
charge de la tenir en directe franche dudit Vot et de payer le dime; 3°) le droit de terrage sur une terre
appartenant aux héritiers des Thiboux, située dans le mas des Chaumes contenant environ 10
boisselées, ladite vente faite moyennant 1170 livres payées comptant; fait au village de la ligne,
paroisse d‟Aiguzon, le 29 Mars 1681, au logis de François Lacoux, marchand, en présence de Antoine
Baboust alias Basbouts, praticien, demeurant en la paroisse de Saint-Domet et de présent à
Villebussière et de François Porinet, laboureur, témoins; signé : Bertrand, notaire royal. (Archives de
Vost)
Les terres ainsi affranchies et celles affranchies déjà par le contrat du 24 Août 1665 formèrent ce
qu‟on appela le Domaine des Chaumes; il y avait une maison de maitre, probablement construite à
cette époque par le sieur de la Saigne qui y demeurait le 5 Octobre 1698 - Archives de Vost - et qui
eut une fille, mariée à un Dargier. En 1767, 1773, le domaine des Chaumes appartenait à
Mademoiselle Dargier, famille connue au I5ème siècle, possédant au 16,17 et 18ème siècles la
seigneurie de Saint-Plantaire et existant encore sous le nom de Dargier, baron de St Vaury, et portant
“ d‟argent à trois tourteaux de gueules ”.
En 1780, 1787, 1790, il appartenait - ce domaine des Chaumes - à Madame d‟Antigny (cad Marie
d‟Argier, veuve de Pierre, alias Jean-Marie de Scourion, chevalier, seigneur de Grands et Petits
Boismorand et d‟Antigny, dame des ville et seigneurie d‟Aigurande).
Messire Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière, Lavy, Vot et autres ses places demeurant
à Villebuxière, étant présent au chatel de Beaumont, paroisse de Chéniers a vendu à Pierre Bonayre
(peut-être plutôt Benayon), laboureur, demeurant aux Combes, un pré appelé le Pré Pasquet contenant
à cueillir environ deux charretées de foin, situé au territoire de Vot, moyennant une rente annuelle et
perpétuelle de 6 livres et un chapon payable à chaque fête de Noël et de tenir ledit pré servement et en
serve condition de la seigneurie de Vot et en cas de vente et aliénation d‟icelui pré, d‟en payer par
l‟acquereur le tiers denier avec droit de retenue par ledit seigneur de Villebuxière; le dit seigneur de
Villebuxière a donné pleins pouvoirs audit Bonayre et aux siens de racheter ladite rente de 6 livres
moyennant la somme de six vingt six livres sauf à la réserve du chapon que ledit Bonayre paiera par
chacun an de rente foncière audit seigneur de Villebuxière avec droit de censive et tous droits de
56


servitude dudit Vot; fait et passé au chatel de Beaumont le 2 Avril 1687, en présence de Messire Jean
Bertrand, chevalier, seigneur de Beaumont, Chéniers et autres ses places, demeurant audit Beaumont,
et Jean Allelix, cordonnier, demeurant à Aigurande, témoins; signé : Henri Bertrand Villebussière
(Archives de Vost)
L‟an 1689, le 6 Avril, Messires Henri Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière, demeurant au
chatel dudit lieu et Paul Bertrand, chevalier, seigneur de Vot son fils ainé, capitaine de cavalerie dans
le régiment de Bussière, demeurant aussi au chatel de Villebuxière, ont affermé pour cinq ans à partir
du 20 Mars dernier à Damoiselle Anne Lamy, demeurant au chatel de Vot la terre et seigneurie de Vot
tant ainsi qu‟en a ci-devant joui defunt Martial de la Pasque, sa veuve; laquelle Lamy ne sera tenue
pendant ladite jouissance de faire exercer la justice de ladite seigneurie, ni contribuer en aucune
manière aux frais des procès criminels qui se feront en ladite justice, tous lesquels frais, lesdits
seigneurs de Villebuxière et de Vot seront tenus de faire, aussi ladite Lamy ne prendra-t‟elle aucune
amende ni droits qui procèderont desdits procès criminels et autres amendes qui pourront être
adjugées en ladite justice tant pour le criminel que pour le civil; la présente ferme faite moyennant
900 livres (cad 4500 frs de 1880) par an et pour faciliter les affaires desdits seigneurs de Villebuxière
et de Vot qui sont dans le dessein d‟acheter des chevaux pour le service du roi pour remonter la
compagnie dudit seigneur de Vot armes et autres équipages de ladite compagnie, ladite Lamy a
présentement payé et par avance le prix de la présente ferme pour les cinq années, soit 4500 livres;
n‟est pas compris dans ladite ferme le moulin appelé des Bergères qui est en friche et sera libre
néanmoins ladite damoiselle Lamy de le réparer à ses frais et dépens, et pour la jouissance dudit
moulin elle ne paiera aucune augmentation; fait à Argenton en présence de Jacob Péjaud, marchand,
demeurant à Vilaine, paroisse de Celon et Me Jacques Godin, procureur au siège dudit Argenton, y
demeurant, témoins; signé : Delagrave, notaire. (Archives de Vost)
Le 5 Octobre 1698, Françoise des Signolles, veuve de François Poitié, demeurant au village des
Signolles a vendu à Louis Bernardet, demeurant audit village tous les biens à elle appartenant au
village du Bois de Vot et ailleurs meubles et immeubles à la charge de les tenir par l‟acquéreur en
directe serve et de serve condition de la seigneurie de Vot, et de payer les rentes foncières et autres
droits et devoirs seigneuriaux dus à cause des dits biens moyennant le prix et somme de 100 livres
payées comptant et a ledit acquéreur payé à la venderesse pour les épingles de la présente vente 30
livres et a été dépensé faisant les présentes et le marche d‟icelle I0 livres payées par l‟acquéreur du
consentement de la vendresse; fait au bourg de Lourdoueix-St-Pierre en présence de Louis Boyer,
sieur de la Saigne, demeurant aux Chaumes et Louis Durieux, tisserant, demeurant à Lignaux,
témoins; signé : Bertrand, notaire royal héréditaire. (Archives de Vost)
Etat des dimes des seigneurs de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre (postérieur à 1688) trouvé dans
les papiers de feu Messire le Président du Bouchet, décédé en 1699. Il s‟agissait d‟Etienne Tourniol,
seigneur du Râteau et du Bouchet, président en la sénéchaussée de la Marche et siège présidial de
Guéret comme l‟atteste une lettre au Président du Bouchet faite par Mr Boyer au sujet de son différent
avec le chevalier de Villebuxière. (Archives de la Creuse, E,91)
Le Râteau ou les Rateaux (commune de Bonnat dont le président du Bouchet était seigneur) était un
fief relevant de Malval. On trouve en 1397, Jean de la Souzmanghe, damoiseau, seigneur de Rasteaux
et de l‟age; en 1520 Louis de la Sousmagne, seigneur d‟Aubepeyre, du Râteau et de la Chassagne,
comparut à la publication des coutumes de la Marche; en 1540 et 1555, Léonet d‟Eschizadour, écuyer,
seigneur d‟Aubepeyre, rateaux, etc... Etienne Tourniol l‟acheta par contrat ratifié le 24 Mai 1638 -
Archives de la Creuse B,32;E,1054-. Quand au Bouchet, en latin Bochetus, seigneurie relevant de
Malval, il reste du château une tour en ruines et quelques pans de murs; il est parlé du mas du bouchet
dans un acte de 1163; on trouve en 1287, Sibille, dame du Bouchet, encore en 1297 où elle est dite
veuve de Guillaume de St-Julien, écuyer (antérieurement le Bouchet appartenait à la famille de
St-Julien comme il parait par un accord entre l‟abbé d‟Aubepierre, Etienne Ier, et Guillaume et Aubert
de St-Julien en l‟année 1223 - cf Duval, esquisses marchoises, 115 note 2; Roy de Pierrefitte,
Aubepierre, 12); en 1521, Philippe Cléret, seigneur du Bouchet comparut à la publication des
courûmes de la Marche; le 4 alias 24 Juin 1578, François de Bars, le barrois, fournit le dénombrement
de sa terre du Bouchet au baron de Malval -Archives de Vost-. Par sentence d‟adjudication du 3
Février 1635, Etienne Tournyol devint propriétaire de la seigneurie du Bouchet; à sa mort en 1699,
elle passa à sa fille Marie Tournyol (laquelle était son arrière petite fille d‟après le Nobiliaire de
                                                                                                     57


Nadaud, IV,604; Archives de la Creuse, E,1072) mariée à Jean-Pierre Rogier des Essards, leur fille
demoiselle Gabrielle Marie Rogier des Essards, dame du Bouchet, Lignaud et autres places, vendit
cette terre par contrat reçu par Fournier, notaire à Limoges le 6 Mars 1778 à Pierre-Eléonore Poujaud
de Nanclas, écuyer, ancien administrateur des fermes du Roi; qui devint directeur de la régie nationale
des domaines droits d‟enregistrement et autres y réunis au département de la Charente à Angoulême;
ce dernier après la suppression des dimes par les décrets de l‟Assemblée Nationale réclama en vertu
de la loi du 5 Mars 1791 une indemnité pour les dimes inféodées qu‟il possédait dans la paroisse de
Lourdoueix à cause de sa seigneurie du Bouchet, qui se trouvaient supprimées et dont il estimait le
produit annuel à 76 septiers, 5 boisseaux ½ de seigle; soit pour la dime de Lignaux, 67 septiers, la
dime du Virly, Bessoles et le Gourde, 6 septiers et 1 boisseau 1/2, la dime de Choueix, 1 septier 4
boisseaux ½ et le dime appelée des rimijoux ou remijons 1 septier, 7 boisseaux 1/2; sur lesquels il
était obligé de payer à l‟abbaye d‟Aubepierre une redevance de 8 septiers et une autre de 5 septiers à
la paroisse de Lourdoueix pour la cure; il déduit aussi 5 septiers seigle à quoi il porte le produit
annuel de la dime du domaine de Lignaux lui appartenant; l‟indemnité lui revenant doit donc être
calculée sur le produit annuel de 58 septiers, 5 boisseaux 1/2; cette réclamation non datée est sans
doute de la fin de 1790 ou de 1792 (Archives de Vost). Le Bouchet appartient maintenant à la famille
Choppy. Il est dit dans le Mémoire de Mr Poujaud de Nanclas qu‟en 1668, les décimateurs de la
paroisse de Lourdoueix payaient au curé un supplément de pension, la somme de 100 livres; d‟après
un acte du 5 Avril 1713, la part à la charge du seigneur de Vot montait à 25 livres, 10 sols).
L‟état des dimes plus haut cité nous apprend ceci :
1°) le seigneur de Lourdoueix : la dime du bourg de Lourdoueix avec le terrage se montant par
commune année de 35 à 40 septiers seigle, la dime de la Bouraudière (Brodière) des deux métairies et
des habitants se montant par commune année à 7 septiers.
2°) Madame de Richemont : (cad Honorée de Marant, veuve de Jean de Chauvelin, seigneur de
Richemont) la dime de la métairie de la Poche, 3 septiers, la dime de la Bernardière avec le terrage, 8
à 9 septiers, la dime de la grande métairie de Richemont avec la dime de la Notte et partie de la
métairie de la Chebrelle qui est dans la paroisse de Lourdoueix, 6 à 7 septiers, la dime du Pin avec la
Grange de l‟Eguille, 11 septiers et demi, de Pun, 6 septiers.
3°) Monsieur de Fonteny : (cad Charles Dumont), chevalier, seigneur de la Lande, Fonteny,
Mondurier, Neuvy-St-Sépulchre, Etignères, la dime d‟Etignère avec les entours valant 19 à 20
septiers.
4°) Madame des Granges : (cad Anne des Ages, veuve de Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de
Grandsaigne et d‟Etignières, comte de Chateauclos mort en 1669, dame de la forêt du temple,
remariée à Gilbert de la Pérouse, chevalier, seigneur des Granges) la dime de Pollier et es entour
valant 22 à 23 septiers.
5°) Monsieur de Villebuxière : la dime des chaumes avec le terrage, 80 septiers, la dime du Rochelas,
et ses environs 30 à 35 septiers, la dime des deux métairies de Vot, 6 septiers, la dime de la métairie
de Losmeau, 3 septiers (ce qui fait pour Mr de la Villebuxière un total d‟environ 124 septiers; le
septier = 8 boisseaux, en considérant la quarte = 2 boisseaux comme l‟équivalent du double décalitre,
124 septiers équivaudraient à 496 doubles décalitres.
6°) Monsieur le Président du Bouchet : le dime de Linéoux (Lignaud) 60 à 65 septiers, la dime de
Choué, 1 septier.
7°) le dime d‟Agude du sieur d‟Orfeuille : 3 septiers.
8°) le dime de la métairie d‟Orfeuille du sieur d‟Agude : lequel ne se lève que d‟une partie des
héritages les autres étant de la dimerie de Lourdoueix, 1 septier, 4 boisseaux.
9°) le dime de la dame du Bois-Lamy : 4 à 5 septiers. (Marie de Cluis, mariée en 1662 agée de 16 ans
à François de Chabannes-Blanchefort IIIème du nom, chevalier, seigneur comte de Saignes,
Bois-Lamy et autres places, mort après 1688 -cf Fléchier, Mémoires sur les grands jours d‟Auvergne
en 1665, pp 169-175 - Le 11 Mai 1714 au chateau noble de la Dauge (dauge, dange = monticule de
terre que l‟on croit être des tombelles ou tertres funéraires celtiques) a vendu à Maitre Jacques et
Etienne Paulet frères, notaire royal et marchand demeurant à Chéniers, les cens, rentes annuelles
droits et devoirs de directe franche et serve à elle dus et appartenant sur le bourg de Chéniers et les
villages des Bordes et des Chatres et tenanciers desdits lieux en ladite paroisse de Chéniers, plus la
rente à elle due à cause de l‟étang, appelé des Chatres, lesquelles choses vendues lui sont arrivées par
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le partage de la terre du Bois-Lamy fait entre elle et Messire Annet-Marie de Chabannes, chevalier,
seigneur du Mariol et autres héritiers de défunt Messire Joseph de Chabannes, chevalier, seigneur,
comte du Bois-Lamy -mort en 1688- fils de ladite dame de Cluys en date du 22 Avril 1699, la présente
vente faite moyennant 1200 livres payées comptant; sont compris dans ladite vente tous les arrérages
de rentes, lods et ventes et autres droits et devoirs depuis ledit partage comme aussi ce qui pourrait lui
être dû dans le bourg et paroisse de Chéniers dans le temps qu‟elle a été jouissante de la terre du
Bois-Lamy; ladite dame de Cluys se réserve expressément toutes les dimes à elle appartenant tant
dans ledit bourg de Chéniers que dans les villages ci-dessus et autres de ladite paroisse de Chéniers;
outre le prix ci-dessus le dit sieur Paulet a encore donné d‟épingles à la dite dame la somme de 130
livres; signé : Peyronneau notaire royal héréditaire (Archives de Vost)
10°) le dime de Champvillan : 5 à 6 septiers.
11°) le sieur Abbé d‟Aubepierre : a une charge sur le village d‟Agude de 10 septiers seigle et 96
boisseaux avoine qui ne paie point de dime, plus une charge sur le dime de Linéoux, valant 8 septiers
au sieur abbé et 5 au curé de Lourdoueix, plus une charge sur Champvillant, plus une charge sur le
village de Beauregard (Archives de Vost)

Henri Bertrand mourut avant 1703 comme le démontre la requête de Gabriel Tournyol, seigneur du
Bouchet, Président au Présidial, contre Marie de Bridiers, veuve d‟Henri Bertrand au sujet de
l‟exécution du contrat de constitution du 8 Juin 1663, souscrit par Elisabeth de Chamborant;
document daté d‟avant 1703 in Archives de la Creuse,E,1074.
Son fils Pierre lui succéda.


                                                  XV

Pierre Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière, Vot, Lavi, Legry et Lavaux-Franchet (Lavis,
commune de la Cellette; Legris, commune de Parnac; Laveau-du-Fourché, commune de Vigoux), l‟un
des gendarmes de la Garde du Roi, mort avant 1742, marié à Marguerite de Bridiers, probablement
fille de Messire Paul de Bridiers, chevalier, seigneur, baron de Saint-Julien et d‟Isabelle de
Chamborant (Marie, autre fille de Paul de Bridiers, baron de St-Julien, fut mariée à Germain de
Pichard, chevalier, seigneur de l‟Eglise-au-bois -Archives de la Creuse,B,56,E,458- ceci porta la
baronnie de St-Jullien)
(La Thaumassière IV, 61,107; généalogie de Chamborant, 201; Nadaud, Nob. I,544)

dont ;
Paul-François Bertrand, chevalier, seigneur, comte du Lis (le Lys, canton de Tannay, arr. de Clamecy
- Nièvre-), vivant 1742,1744; auteur d‟une branche qui parait encore existante (cf Tardieu, généalogie
de Bosredon,230,235).
A propos de Paul de Bridiers ci-dessus, fils de Messire Jean de Bridiers et de Marguerite de St Julien,
héritière de la baronnie de Saint Julien, première baronnie de la Haute-Marche. Quelques mots sur
cette baronnie :
Saint-Julien, très ancienne famille encore existante, connue dès le commencement du 12ème siècle et
qui parait sortir des premiers seigneurs de Combrailles; elle porte “ de sable semé de billettes d‟or au
lion rampant de même, alias, de sable semé de billettes d‟or au lion rampant du même armé et
lampassé de gueules, alias de sable semé de billettes d‟or au lion rampant de même armé lampassé et
vilené de gueules, alias, d‟azur semé de billettes d‟or au lion de même, armé et lampassé de gueules ”.
Sa filiation est établie depuis Renier, baron de St Julien vivant en 1380. Parmi les nobles qui
comparurent en 1521 à la publication des coutûmes de la Marche, on trouve Léonard de Saint-Julien,
seigneur et baron dudit lieu et de la Rochette, François de Saint-Julien, seigneur de Saint-Marc,
Antoine de Saint-Julien seigneur du Vimère (Veniers) et du Plaix-Jolliet; Messire François de
Saint-Jullien, chevalier, seigneur du Luzeret comparut le 4 Octobre 1539 à la publication des
coutûmes du Berry. Jeanne Lobe, damoiselle, tant en son nom que comme ayant la garde de Louis de
Saint-Julien son fils fit foi et hommage à la dame de Malval du fief du Plaix-Joliet de la justice, haute,
                                                                                                       59


moyenne et basse et de ses dépendances l‟an 1398, mère de : - Louis de St Julien, chevalier marié à
Marie de Vouhet le 21 Février 1419 (par acte du 9 Juin 1442 Maitre Guillaume Piédieu céda à Louis
de St-Julien, chevalier et à Marie de Vohet sa femme la dime des blés de la paroisse de
Lourdoueix-St-Michel en échange de cens et rentes dus par des hommes francs et serfs en la paroisse
de Dun le palleteau) dont; a) Pierre de St-Jullien qualifié en 1485, seigneur de Véniers, du Plessis et
du Pleix-Jolivet, mort sans postérité avant 1493; b) Guillaume de St-Jullien père d‟Antoine de
Saint-Julien, seigneur de Véniers, Angibault et le Plaix-Joliet, qualifié, seigneur du Plaix-Jollivet dans
un acte du 7 Juillet 1500; il comparut à la publication des coutûmes de la Marche en 1521 où il est
appelé seigneur du Vimère et du Plaix-Jolliet, Vimère doit être là pour Véniers? Il fut père de
François de St-Julien, seigneur de Véniers, d‟Angibault et du Plessis-Jolivet, marié à Louise des
Dames, dont plusieurs enfants, mort en 1535.
(Ref : La Thaumassière IV,256,257; III,124; II,548-553; L. Raynal, Hist. du Berry, III, 333-336;
Généalogie de la Roche-Aymon 91,429)
D‟après Mr de Maussabré les Bouchard étaient seigneur de la Baulce en Berry de l‟Age-Bouchard, de
Champrouhet et du Plais-Jolivet en Marche en 1578 (Nadaud, Nob. I,243bis,636). Ce doit être un
Bouchard, probablement Louis, qualifié écuyer, seigneur de l‟Age en 1563 qui est appelé le Sieur de
l‟Age-Fresselines et qui jouissait de l‟Abbaye d‟Aubepierre, en 1565 sous le nom de Michel de la
Charpagne (La Charpagne, l‟âge-Champroix, commune de Fresselines; il y avait une chapelle à la
Charpagne; Roy de Pierrefitte, notes hist. sur le culte de la Ste Vierge, 27); en 1569 quand le Duc des
Deux-Ponts saccagea Aubepierre, l‟Abbé Michel de la Charpagne se retira au château du Plaix-Jolliet
d‟où il était. (Mémoires de la Soc. Archives. de la Creuse IV,291,292,295). Le Plaix-Jolliet
appartenait alors sans doute au Sieur de l‟Age (Fresselines); il lui appartenait peut-être déjà en 1558
(Roy de Pierrefitte, Aubepierre, 16 N°s 25,26).
Il eut pour femme Marguerite de St Marsault, qualifiée Dame de l‟Age-champroy et du Plaix-Jollivet
dans un acte du 17 Août 1571 dont Isabeau Bouchard, mariée à Pierre Bertrand écuyer, seigneur de
Pouzieux, du Plaix-Jollivet, l‟age et Champroy, morte avant le 22 Avril 1597, dont enfants entre
lesquels sans doute Gabrielle Bertrand, mariée à René d‟Assy à qui elle porta l‟Age-Champroy et le
Plaix Jollivet et qui suit ;
Dans la première moitié du I7ème siècle, René d‟Assi, écuyer était seigneur de l‟age-champronnet et
le Plaix Jolliet; (Nadaud, Nob. I,57); et il était mort avant 1641, laissant une fille Suzanne d‟Assy,
mariée par contrat du 10 Novembre 1641 à Gabriel Le Groin, écuyer, seigneur d‟Herculat à qui elle
porta le Plaix-Joliet;
Le 4 mars 1669, Joseph de Saint-Jullien, écuyer, seigneur des Combes, épousa Marie, fille de Gabriel,
écuyer, sieur d‟Herculat et du Plaix-Joliet et de feu Suzanne d‟Assy, paroisse de
Lourdoueix-St-Michel dont postérité (cf Nadaud, Nob. II; 472; -La Thaumassière, IV,155)
Les armes de la famille Le Groin sont “ d‟argent à trois têtes de lion, alias trois groins, arrachés de
gueules, couronnés d‟or, alias, d‟argent à trois têtes de lion arrachées et couronnées de gueules, 2 et 1
au croissant montant de sable en abime, alias d‟argent à trois têtes de lion arrachées de gueules,
couronnées d‟or à un croissant montant d‟azur mis en abîme ”. Il parait que cette famille a possédé le
Plaix-Jolliet jusqu‟à la révolution. Gabriel Le Groin eut pour fils Joseph Le Groin, écuyer, seigneur
du Plaix-Jollivet, vivant en 1694 (cf Archives de la Creuse, B,30,31, E, 100, 523, 524, 525, 526,
607,930,952,963,1020 - Archives de l‟Indre E,54; Tardieu, généalogie Bosredon, 307). On lit dans la
liève des cens et rentes dus à la seigneurie du Plaix-Jollivet à savoir : le petit plaix, le grand plaix,
l‟ousche, mortegoutte, les gouttes, la boussiges, lafa, la gliesolle, la bétoulle, la bourigère, le moulin
saunier pour 1633. On lit également dans les esquisses pittoresques de l‟Indre (ed. illustrée 105,106;
petite édition, 86) que d‟après La Thaumassière, Pierre de Chamborant, frère de Gilbert, abbé de
Massay, marié à Souveraine de Chamborant sa cousine germaine était seigneur du Plaix-Joliet au
I5ème siècle; La Thaumassière IV, p. 104 ne dit pas que Pierre de Chamborant qu‟il qualifie seigneur
du Terray de Jouillac, des Portes, de Montlevic, de Lavaux de Measnes, du Plaix-Goliat et du
Plaix-Jolliet fut frère de Gilbert, abbé de Massay, il dit qu‟il était son neveu;
La Thaumassière parait avoir mêlé ensemble des personnages différents et des branches différentes de
la maison de Chamborant; Pierre de Chamborant comparut à la publication des coutumes de la
Marche en 1521 avec la qualité de seigneur du Terrail, des Portes et de Jouillac (coutumes de la
marche, 256). La généalogie de Chamborant (Nadaud, Nob. I,568) l‟appelle Pierre de Chamborant,
60


écuyer, seigneur du Terrail Bonneval, alias Bonneveaux, Jouillac et des Portes, marié par contrat du
21 Avril 1481 à Souveraine de Chamborant, fille de Jacques, chevalier, seigneur de Droux, la
Clavière, etc... (Nadaud, Nob. I,552,553), sa cousine éloignée et non sa cousine germaine, dont deux
fils (Gen. de Chamborant,47,55,24...)
La Thaumassière lui donne trois filles qu‟il fait marier dans les maisons de Boéri, du Montet et de
Razay; une Chamborant fille du seigneur du Plaix-Goulard épousa en 1607 un la Celle-Boéri et sa
soeur un Chamborant, seigneur du Montet, dont la mère était une Razay (Nadaud, Nob. I,567,568). La
Thaumassière dont la généalogie des Chamborant est peu exacte a donc suivant toute apparence
confondu des perssonages différents, et il ne parait pas probable que les Chamborant aient possédé le
Plaix-Joliet au I5ème siècle puisque les St-Julien qui en étaient seigneurs à la fin du 14ème le
possédaient encore en 1485 et 1521; une pierre sculptée, provenant dit-on de la chapelle et placée
maintenant en-dessus de la petite porte par laquelle on descend à l‟étang porte en relief les armes des
Saint-Julien. On trouve à la fin du I6ème siècle et au commencement du I7ème un Pierre de
Chamborant de la branche de la Clavière, qui est dit seigneur du Plaix et de Reinier, mort avant 1628
et son fils, Jacques, dit seigneur de Chamblet et du Plaix mort en 1636 (Nadaud Nob. I,563; généal.
Chamborant, 185-186) mais il n‟est pas probable que ce soit le Plaix-Joliet, il y a beaucoup de lieux
du nom de Plaix ! Le mot Plaix vient du bas-latin plaxitium, plexicium, plessiacum, plexium,
pleisseia, de plectere ou plicare = lieu entouré de pieux ou de branches entrelacées, enclos plessé,
fermé de haies à branches entrelacées, par extensions maison fortifiée, d‟où en vieux-français
plaiseys, plaissiés, pleisseis, plessié et les noms actuels de plessis, plesse, plaix. Le Plaix-Jolliet peut
devoir son surnom de Jolliet à un fondateur ou possesseur nommé Jolliet ou Jollivet nom qui se trouve
à Aigurande au 14 et 15èmes siècles (Archives de Vost, voir aussi Nadaud, Nob. II,449). Les
esquisses de l‟Indre (éd. illustrée pp 103,104; petite édition,84) prétendent que Plaix-Jolliet veut dire
jolie petite maison de plaisance ! Le Plaix-Jolliet formait une collecte en 1727 (Archives de la Creuse,
C,23)
Production pour Marguerite Bouéry, veuve de François de Biencourt, contre Pierre Bertrand de
Villebussière, fils de feu Henri Bertrand et petit-fils d‟Elisabeth de Chamborant, pour obtenir
l‟exécution du contrat de constitution de rente du 8 Juin 1663 (Archives de la Creuse E,1076)
Production nouvelles pour Marguerite Bouéry, poursuivant la saisie réelle de la terre de Vot - 1711 -
(Archives de la Creuse, E,1078).
En vertu d‟une ordonnance du lieutenant-général de la sénéchaussée de la Marche et au siège présidial
de Guéret en date du 13 Juillet 1711, Dame Marguerite Boiry, veuve de Messire François de
Biencourt, écuyer, seigneur de Peyrat, alias Peyzat, fit saisir réellement par procès-verbal du 21 du
même mois sur Messire Pierre Bertrand, chevalier, seigneur de Villebussière et damoiselle Elisabeth
Bertrand le fief, terre et seigneurie de Vot pour avoir paiement des sommes à elle dues en qualité de
tutrice de ses enfants, François, Marie et Silvie de Biencourt; Claude Bertrand, marchand demeurant
au mas de la Ribaudonnière, alors fermier par bail volontaire, devint fermier judiciaire de ladite terre
et seigneurie.
Le 5 Avril 1712, il fut fait un devis et état des réparations les plus urgentes à faire au château et
batiments d‟exploitation par Antoine Chaumon, Maitre-Charpentier du village des Chatres, paroisse
de Chéniers, Gabriel Delage, maitre-maçon du village des Combes, paroisse de Lourdoueix-St-Pierre
et François Delage maitre-couvreur du village de la Davidière, paroisse de Lourdoueix-St-Michel; la
somme à dépenser monte à 1049 livres pour les couvertures; 2000 livres pour le maçonnage et 930
livres pour la charpente, non compris quelque bois debout et de la pierre de quelque mazure qui se
prendront sur les lieux. Signé : Varillaud, notaire royal (Archives de Vost)
Pierre Bertrand, seigneur de Villebuxière, Vot, Lavis, Legry, et Lavaux-fouchet, a donné à titre de
ferme pour 7 ans à partir du 25 Mars dernier à Charles Montet, marchand, habitant du faubourg
d‟Aigurande, paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, la terre et seigneurie de Vot, tout ainsi qu‟elle s‟étend
et comporte excepté la métairie du Plaix-Laumeau (Il y avait à Laumeau ou Lhaumaud une maison de
maitre qui en 1672 était habitée par Gabriel Ferret, écuyer, sieur de Maisonneuve et demoiselle Anne
de Senneville sa femme, dont Marie-Thérèze Ferret, baptisée à Lourdoueix-St-Pierre le 29 Novembre
1679 - A. Ramade, monographie -. Une famille Ferré tirant sa noblesse de gentilhomme verriers
habitait au 15ème siècle les environs de Couhé en Poitou d‟où elle alla se fixer bientôt après dans la
Marche où elle demeure encore; Losmeault, lormeau, laumeau, laumaud, vient d‟orme = osme, olme =
                                                                                                       61


olm était d‟après un mémoire au conseil de Mr Havet de la Foltière, seigneur de Vost, 1720-1730, un
fief appartenant à la seigneurie de Vot où il y avait 4 maisons en servitude payant bians, vinades,
cens, rente, charnage, dimes et autres droits de servitude qui dépendait d‟abord d‟Estignières et qui fut
donné il y a environ 60 ans, cad vers 1670 aux seigneurs de Vot, ses prédécesseurs pour une dette qui
était due sur la seigneurie d‟Etignières) et autres choses dont la nommée Marmette, veuve de Jean
Eslion a accoutumé jouir; ledit Montet sera tenu d‟acquitter la portion congrue du sieur curé de
Lourdoueix-St-Pierre, la rente de 6 septiers de blé à lui due, tout quoi ne pourra monter qu‟auxdits six
septiers de blé et 25 livres, 10 sols, la présente ferme moyennant 800 livres par an; ledit Montet a
payé comptant la première année audit seigneur de Villebuxière pour lui faciliter la continuation du
service de sa majesté en qualité de l‟un des gendarmes de sa garde; ledit seigneur de réserve sa
chambre ou il a ses meubles pour en jouir à la manière accoutumée; pour les épingles de la présente
ferme, ledit Montet a payé à la dame épouse dudit seigneur, 40 livres; fait à Richemont, sous seings
privés le 5 Avril 1713. Signé : Villebussière, Montet. (Archives de Vost)
Le bail de Charles Montet d‟abord bail volontaire devint bail judiciaire. En 1713,1714,1715,1716, il
eut des difficultés, avec les habitants et tenanciers du village des Chaumes qui par malice et mauvaise
foi refusaient de payer les uns le terrage et dimes accoutumés, les autres le bian et vinade, d‟autres les
rentes dont leurs biens étaient chargés. C‟était Pierre Gaudiard dit Bonnet, Louis Meignat, Toussaint
Chaumat, Pierre et Noël Barcat, Claude Barcat, Jean Meignat, Barthélémy Bernardet mari de Silvaine
Thomas, Jean de la Bernardière, Michel Andraud, métayer du sieur du Peux, Jean Gaudiard, Charles
de la Bernardière, Etienne le Blaud dit Catonna et Courjaret, Jean Moreau, Claude Bertrand, Pierre
Batthias, Maurice Founière, chirurgien juré de la ville d‟Aigurande, Etienne de la Faye, Auroy, veuve
de François Silvain, Sylvain Robinet. Le 2 Octobre 1716, Jean Chartron et autre Jean Chartron, oncle
et neveu exploitant la Grande métairie de Vost (c‟est là l‟acte le plus ancien où j‟ai trouvé le nom de
Vost ainsi écrit; dans les actes précédents il était toujours écrit Vot; dans ceux qui suivront on voit
encore quelquefois l‟ancienne orthographe, mais elle disparait bientôt complètement), Nicolas Cassin,
exploitant la petite métairie de Vost, Sylvain Aufort en partie locataire dudit château et Jean Alanors,
meunier du moulin dudit tenement de Vot, ont fait faire sommation par Gorjon, sergent, reçu et
immatriculé en la sénéchaussée de Malval et justice dudit Vost à Charles Montet, fermier de ladite
terre de Vost de faire faire incessemment et sans délai les réparations pressantes et qui sont en grand
nombre aux maisons, granges, étables desdites deux métairies, celle du château dans la portion des
bâtiments affermés audit Silvain Aufort, ensemble aux moulins, étangs et écluses, attendu que les
requérants ne peuvent jouir ni exploiter les dits lieux en l‟état où ils sont. (Archives de Vost)
Reprise d‟instance pour François Tournyol, François de Biencourt, chevalier, seigneur de la Fortilesse
et Sylvie-Marie de Biencourt au sujet de la saisie de la terre de Vot - 1716 - (Archives de la Creuse,
E,1079)
Par contrat du 16 Février 1720, Pierre Bertrand, chevalier, seigneur de Villebuxière, Vot, Lavy, et
autres places et Dame Marguerite de Bridiers son épouse, ont vendu le lieu, terre et seigneurie de Vot
à Jean-Pierre Havet, écuyer, seigneur de la Foltière, moyennant le prix et somme de 48500 livres
(environ 133375 Frs de 1880); fait et passé au lieu du Gris, paroisse de Parnac, maison noble
appartenant auxdits seigneur et dame vendeurs; signé : Delaneau, notaire (Archives de Vost, Paris)


                                                  XVI

Jean-Pierre Havet, écuyer, seigneur de la Foltière et de Vost, l‟un de cent gendarmes de la Garde du
Roi.
Jean Chartron, autre Jean et Claude Chartron ses neveux, laboureurs demeurant à la grande métairie
de Vot et au bois de Vot ont délaissé par échange à Jean-Pierre Havet, écuyer, seigneur de la Foltière
et de Vost, y demeurant une ouche appelée de Cheux Paignot contenant 5 boisselées environ qui joute
de toute part les terres de la petite métairie dudit seigneur de Vost, plus un morceau de terre appelé la
chaume du Guet contenant environ 30 boisselées, pour contre-échange ledit seigneur a délaissé
auxdits Chartron un pré appelé le pré de la gâne contenant à cueillir une charretée de foin, plus une
terre appelée de la garenne contenant environ 35 boisselées à la charge pour iceux Chartron de tenir
62


lesdites terre et pré en serve condition de la seigneurie de Vost et de payer les rentes à ladite
seigneurie tout ainsi qu‟ils faisaient ci-devant; les dits échanges ainsi faits moyennant 33 livres, 8
sols, 6 deniers pour les droits de lods et ventes dus à ladite seigneurie par lesdits Chartron pour raison
d‟un contrat de vente ou cession à eux consenti par Jean-Baptiste-Marion Bouard dit Baugy le 15
Février dernier; fait au chatel de Vost en présence de Maitre Pierre Bouier, marchand, demeurant dans
l‟un des faux bourgs d‟Aigurande, paroisse de Lourdoueix et de Louis André, sieur de Chateaufort,
aussi demeurant dans le faux bourg de la ville d‟Aigurande, paroisse de Measnes; le 28 Avril 1722;
signé : Vallantin, notaire royal (Archives de Vost)
Messire Jean-Pierre Havet de la Foltière, écuyer, seigneur de Vost, l‟un des deux cents gendarmes de
la garde du roi, demeurant audit lieu et chatel de Vost a vendu à Maitre Nicolas Bertrand, sieur
d‟Orfeuille, les rentes foncières droits et devoirs seigneuriaux, appartenant audit seigneur de Vost,
argent 25 sols, 2 chapons, 1 poule 1/2, 5 fromages, avec la vinade à 4 boeufs, et toutes autres rentes ou
charges qui pourraient être dues, à la réserve de 6 deniers de cens et rentes, droits de dime, charnage
et lainage que ledit seigneur se réserve et le droit de banalité au moulin et justice de Vost; la présente
faite à Lourdoueix-St-Pierre le 9 Octobre 1725 en présence de Messire Sylvain de la Bastide,
chevalier, seigneur du Monteix et autres places demeurant au dit lieu et chatel du Monteix, paroisse
de Chéniers, et Léonard de la Coste, maréchal, demeurant à Lourdoueix; signé : Vallantin, notaire
royal héréditaire. (Archives de Vost)
Le 17 Octobre 1726 est née au Moulin de Vost et a été baptisée Jeanne-Claire, fille de Jean Alorent et
Jeanne Gay sa femme; a été parrain Messire Jean-Pierre Havet de la Foltière, seigneur de Vost et
marraine Dame Jeanne-Claire de Chauvelin-Beaumont qui ont signé (A. Ramade, Monographie)
Jean-Pierre Havet, écuyer, seigneur de la Foltière et de Vost, l‟un des gendarmes de la garde ordinaire
demeurant en son chatel de Vost a vendu à François Jouinot, sieur des Bageois (le sieur des Bageois
était propriétaire du domaine de Longchaume; en 1750 le domaine de Longchaume avait un cheptel de
1280 livres. Il était marié à Marguerite Brillant, fille de Pierre Brillant et de Silvaine Perperot dont
enfants; morts avant 1750) demeurant au Bourg de la Forêt du Temple où il y a paroisse, une pièce de
terre en friche où il y avait un bois levis de chênes qui a été coupé depuis un an, appelé également les
Tailles de Vost autrement de la Meilles, contenant environ 50 septerées en la paroisse de
Lourdoueix-St-Pierre et de Mortroux, en la justice de Vost, moyennant un rente de 10 livres par an au
principal de 200 livres qui ne pourra être remboursée et amortie qu‟après la mort dudit seigneur et à la
charge de tenir ladite terre vendue en la directe franche dudit seigneur de Vost et de payer
annuellement un denier de cens lods et ventes portant à 20 deniers par livres en cas de nouvelle
aliénation, le sieur des Bageois a de plus payé 20 livres d‟épingles; fait et passé au bourg de la Forêt
du Temple le 4 Août 1728. Signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Les trois actes consentis par le sieur de la Foltière les 28 Avril 1722, 9 Octobre 1725 et 4 Août 1728
se trouvèrent annulés par la sentence du 17 Décembre 1739 qui déclara nul le contrat de vente de la
terre et seigneurie de Vot du 16 Février 1720.
Le 9 Février 1730, au chateau de Vost est décédé Jean-Pierre Havet de la Folletière, seigneur de Vost,
agé de 32 ans. (A. Ramade, Monographie)
Il eut pour héritier et successeur son frère, Michel Havet de Neuilly.


                                                 XVII

Michel Havet, écuyer, seigneur de Neuilly (on trouve en 1788 un sieur Havet de Neuilli, seigneur de
la Bazoche, au Perche-Goët; le perche-goët ou gouet = bas-perche, maintenant dans le département de
l‟Eure et Loire) et de Vost, conseiller, secrétaire du roi, maison couronne de france et de ses finances,
maitre des requêtes du conseil de feu S.A.R. Monseigneur le duc d‟Orléans, régent du Royaume.
A la requête de Michel Havet, écuyer, seigneur de Neuilly, demeurant à Paris, rue de la Vrillière seul
habile à se dire et porter héritier de Jean-Pierre Havet, écuyer, ancien gendarme de la garde, seigneur
de Vost son frère au moyen de la renonciation faite à sa succession par les dames et damoiselles ses
soeurs par acte reçu à Rouen le 5 Mars dernier, il fut procédé à la reconnaissance et levée des scellés
et à l‟inventaire des effets dudit défunt, seigneur de Vost, par Léonard Vallantin, sieur de la Bussière,
                                                                                                        63


ancien postulant expédiant en la justice de Vost depuis le décès du sieur juge assisté de Me Pierre
Varillaud l‟ainé procureur d‟office de ladite seigneurie de Vost et de Pelletier, greffier, en présence de
Pierre-Marc Montamant, fondé de la procuration générale et spéciale du sieur de Neuilly, Me Pierre
Varillaud le jeune et François Auvrelle, maréchal; on y voit une épée à poignée et garde et bout
d‟argent, sans crochet avec un ceinturon de cuir rouge piqué avec du fil d‟argent; une aube, chasuble,
étolle et manipule, corporal, un Te Igitur, un lavabo, un évangile de carton avec une nappe d‟autel, le
tout vieux et presque usé, et un vieux Missel romain; un petit calice avec sa patène, le tout d‟argent et
doré au-dedans dans un étui doublé dessus par le dedans dans lequel s‟est trouvé un certificat du 5
Juillet 1725 du sacre dudit calice fait à Limoges; une écuelle d‟argent avec son couvercle qui fut
demandée à emprunter par Pierre de Fleury, sieur des Boutroux entre les mains duquel elle est
toujours restée; de la vaisselle d‟étain; des chaises de paille, des meubles de grosse menuiserie, des
vêtements entre autres un habit et une veste d‟un petit drap couleur de noisette tirant sur le gris,
doublé de rouge, galonné d‟argent et boutons à fil d‟argent; du linge, une jument avec sa selle et sa
bride prêtée au sieur Baugy, curé de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, plusieurs titres de créances
au profit du défunt seigneur de Vost, entre autres un contrat de rente constituée au profit dudit
seigneur par le seigneur de Villebussière et son épouse de la somme de 500 livres par an au principal
de 12000 livres en date du 19 Janvier 1720, le contrat d‟acquisition de ladite terre de Vost du 16
Février 1720; un grand nombre de titres concernant la seigneurie de Vost divisés en 27 cotes dont une
contenant 72 pièces qui sont vieux titres et papiers en mauvais état et difficiles à lire; des hommages
un rôle de la taille aux quatre cas de la terre de Vost; des pièces concernant des droits particuliers sur
des villages voisins de la terre de Vost qui n‟en dépendent plus; des lettres de la chancellerie à Paris
du 16 Juin 1720 pour renouveler le terrier et droits de la seigneurie de Vost; une requête présentée à
Monsieur le lieutenant général à Guéret et l‟ordonnance au bas qui nomme ses commissaires, un
exploit de publication et affiche à la paroisse desdites lettres, ledit exploit du 8 Juillet 1720; ledit
inventaire fait au chatel de Vost les 10,12 et 15 Juin 1730; signé : Pelletier, greffier. (Archives de
Vost)
Messire Michel Havet, seigneur de Neuilly, conseiller secrétaire du Roi maison couronne de France et
de ses finances, héritier sous bénéfice d‟inventaire de feu Jean-Pierre Havet écuyer, seigneur de la
Foltière et de Vot son frère, demeurant à Paris rue de la Vrillière, paroisse de Saint-Eustache, et le
présent en la ville d‟Aigurande, paroisse de Notre Dame, logé ou pend par enseigne la fleur de lis, a
affermé pour neuf ans à partir du Ier Mars 1737 à François Tollaire, sieur des Gouttes demeurant au
château d‟Etignières la terre et seigneurie de Vot consistant en un château, fossés en ruines, etc... 2
étangs, 3 domaines appelés le grand et petit domaine de Vot et celui de Laumaud, à la charge de par
ledit sieur Tollaire d‟acquitter annuellement la fondation due à la cure de Lourdoueix-St-Pierre (Voir
pour cette fondation, l‟acte d‟adjudication du 5 Septembre 1744) et outre ce la part dont la seigneurie
de Vot est tenue chaque année pour les pensions congrues des sieurs curé et vicaire de ladite paroisse;
se réserve le seigneur bailleur la liberté de faire enlever le petit pavillon en ruine qui est vis à vis le
château pour être employé aux réparations; la présente ferme faite moyennant 650 livres par an; fait et
passé à Aigurande le 29 Septembre 1736. Signé : Varillaud, notaire royal (Archives de Vost)
Cependant une transaction du 25 Novembre 1724 entre Dame Marguerite Boéry, veuve de Messire
François de Biencourt, François Tournyol, seigneur du Râteau son beau-frère, mari de Silvie de
Biencourt, d‟une part, et Pierre Bertrand, Elisabeth Bertrand sa soeur d‟autre part, avait liquidé la
créance de Dame Boéry et sieur du Râteau à la somme de 17000 livres que le sieur Bertrand de
Villebussière s‟était obligé de payer dans les termes portés au contrat, faute de quoi la dame Boéry et
le sieur Tournyol pourraient exercer tous leurs droits et poursuites; ayant appris la vente de la terre et
seigneurie de Vost faite par Pierre Bertrand au sieur Havet de la Foltière, sur l‟instance qui fut portée
aux requêtes du Palais à Paris, le contrat de vente du 16 Février 1720 fut déclaré par sentence du I7
Décembre 1739, appel ayant été interjeté par le sieur Havet de Neuilly, la sentence fut confirmée par
arrêt du 24 ... 1742; en conséquence le sieur Tournyol du Rateau et la Dame de Biencourt firent
assigner Messire Paul-François Bertrand, chevalier, seigneur, comte du Lis en qualité d‟héritier dudit
Pierre Bertrand et Joseph de la Rigaudie, chevalier, seigneur du Mazeau en qualité d‟héritier de ladite
Elizabeth Bertrand, pour reprendre leur part ce que fut ordonné par sentence des 16 Juin et 14 Juillet
1742 (1740-1743 : visite des réparations à faire au château de Vost à la requête de Jean Tollaire, sieur
des Gouttes, baillistre judiciaire de ladite seigneurie saisie ... sur Joseph de la Rigondie, écuyer, sieur
64


du Mazeau -Archives de la Creuse, E,1053); enfin ladite terre et seigneurie de Vost ayant été mise en
vente à la requête de Messire François Tournyol, seigneur du Râteau, ancien conseiller du Roi son
avocat au siège présidial de Guéret, Messire François de Biencourt, chevalier, seigneur de la
Fortilesse et autres lieux et damoiselles Marie et Silvie de Biencourt ses soeurs, elle fut adjugée le 5
Septembre 1744 à Guéret, en l‟audience de la sénéchaussée, à Me Jean Blondet, demeurant au lieu
des Monceaux, paroisse de Ladapeyre, moyennant la somme de 19000 livres. (Archives de Vost)

La famille Blondet, originaire du lieu des Monceaux, paroisse de Ladapeyre, remonte à :
1°) Louis Blondet, premier du nom, vivant en 1584, mort avant 1603, marié avant 1572 à Marguerite
Callot, dont;
2°) Louis Blondet, second du nom, né vers 1572, mort avant 1627, marié par contrat en date du 9
Février 1603 à Antoinette Blondet, dont;
3°) Jean, premier du nom, Blondet, marié à Jeanne Brun, dont;
4°) Jean deuxième du nom Blondet, né vers 1636, mort en 1694, marié par contrat du 26 Novembre
1667 à Jeanne Dedieu dont;
5°) Jean, troisième du nom, Blondet, mort en 1705, marié par contrat le 4 Février 1698 à Jeanne
Brillant, fille de Pierre Brillant, sieur de Lebeyret et de Jeanne du Carteron (par les Carteron, les
Blondet sont apparentés aux familles de Rabotin, de la Celle, Chabans, Soumard de Boisroux et de
Crosses, de Carbonnières, de Ribeyreix, Couraud de la Roche-Chevreux, Thibault de la Rochethulon,
Bridieu, Wall Espivent de la Villeboisnet26) dont :
     a) Jean -quatrième du nom- Blondet, qui achetera la terre de Vost et dont l‟article suivra;
     b) Sylvain Blondet, dont l‟article suivra après celui de son frère.
Quoique la sentence d‟adjudication ne porte que la somme de 19000 livres, le prix réel de la terre de
Vost était de 21240 livres (45878,40 de 1880) suivant plusieurs sousseings des 11 Mai, 16 Octobre et
20 Novembre 1744 entre François de Biencourt, chevalier, seigneur de la Fortilesse pour lui et Marie
et Silvie ses soeurs, Guillaume Tournyol, sieur du Râteau, avocat du roi en la sénéchaussée et siège
présidial de la Marche pour lui et François Tournyol son père et sa soeur du Charrioux d‟une part, et
Jean et Sylvain Blondet frères, d‟autre part. (Archives de Vost)
Procès au conseil d‟état entre Jean Dissandes, procureur et receveur des consignations à Guéret et
commissaire examinateur au droit de 4 deniers par livre à percevoir sur le prix de toutes les
adjudications par décret d‟une part, et MM Tournyol du Râteau et de Biencourt d‟autre part,
opposants à la levée de ce droit lors de l‟adjudication de la terre de Vost. (Archives de la Creuse,
E,166)


                                                       XVIII

Jean Blondet, quatrième du nom, né vers 1699, seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres, marié
à Françoise Jouinot des Bageois, mort sans enfants le 12 Avril 1754;
La terre et seigneurie de Vost, d‟après l‟acte d‟adjudication du 5 Septembre 1744 consistait en un
château et maison forte, renfermée de hautes murailles et fossés à l‟entour d‟icelui, basse cour;
boulangerie, écurie dans l‟enceinte dudit château, granges étables et une chapelle au-dehors ...
garenne, moulin banal (les sujets et astreignables au moulin banal sont les trois métairies de Vost,
Choueix, les Rochelas, les Signolles, le Bois de Vost, le mas de la Ribaudonnière, les Chaumes, Pun,
le Plaix, les Chatres et les Bordes; ces deux derniers villages à cause de la justice de Vost, le seigneur
direct desdits villages n‟ayant pas de moulin) ... trois domaines et métairies au labourage de chacun
deux paires de boeufs, l‟une appelée de la Porte, l‟autre la petite métairie et l‟autre appelée du Plaix
(Laumaud), cens, rentes, droits et devoirs seigneuriaux en serve condition suivant la coutume de la
Marche sur les habitants et tenanciers des villages et territoires des Signolles, le Bois de Vost,
26
  Les abbés Ramade et Brunet rappellent que les Blondet, grâce à leur non-appartenance à la noblesse, du moins
quand à leur lignée directe, ne furent pas frappés par les lois de proscription de la terreur en 1793. Ils purent donc
demeurer à Lourdoueix sans trop de problèmes. L‟administration révolutionnaire ne devait guère prêter
d‟attention aux généalogies apparentées ... heureusement pour les Blondet ! (D.F.G 1993)
                                                                                                     65


Cheux-Paignot (le village de Cheux-paignot était près du petit domaine de Vost qui a fini par le faire
disparaitre; cheux-paignot ou pagnot = maison du nommé Pagnot, nom qui se trouve cité dans le
registre des comptes des affaires du seigneur de Vot aux années 1579, 1586, 1588, voir aussi actes du
18 Août 1621, 1623 et liève de 1627-1641), les Rochelas, Choueix, les Chaumes, la Ribaudonnière, et
en censive sur les habitants et tenanciers du faubourg de la Marche de la ville d‟Aigurande en la
paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, droits de dimes et terrages sur tous les susdits villages et héritages
en dépendant, cens, rentes dus sur les habitants et tenanciers des village des Châtres, des bordes et
petit dime du Pinet en la paroisse de Chéniers avec la justice haute, moyenne et basse dans toute
l‟étendue de la dite terre droit d‟y établir officiers, notaires, tabellions, greffiers et sergent pour
l‟exercice d‟icelle, droit de chapelle dans l‟église de Lourdoueix-St-Pierre, banc sépulture et litre
funèbre dans ladite chapelle appelée la chapelle de Vost et tous autres droits et devoirs seigneuriaux
ainsi que les seigneurs de Vost en avaient joui ou du jouir; le curé de Lourdoueix-St-Pierre est
conservé dans le droit de percevoir 6 septiers seigle, mesure d‟Aigurande par chacun an sur la dime
des Rochelas, dépendant de la terre de Vost et 3 livres d‟argent sur ladite terre à la charge par lui de
célébrer pour les 3 livres, 4 messes les 4 veilles des fêtes annuelles de chaque année et des messes
dans la chapelle de Vost chaque année pour lesdits 6 septiers de blé, d‟après le règlement fait d‟icelle
suivant la transaction du 19 Mai, alias, mars 1700 (Archives de Vost).
Ladite fondation a été faite en 1623 d‟après l‟abbé Ramade dans sa monographie. Les 3 livres et les 4
messes sont mentionnées dans un acte du 23 Mars 1673, les 6 septiers dans un acte du 5 Avril 1713.
Le 23 Avril 1746, Maitre Jean Blondet, sieur de Vost, demeurant au lieu du Monceau, paroisse de
Ladapeyre, voulant entrer en foi et hommage envers le seigneur baron de Malval de qui relève la
seigneurie de Vost, s‟est transporté avec les notaires soussignés au château de Beauvais
(Beauvais-lès-lions, alias beauvais-le-lion qui en 1651-1699 appartenait à la famille d‟Aigurande),
paroisse de Bonnat, où étant, ayant fait supplier Messire Gabriel-Valéry de Saint-Julien, chevalier,
baron de Malval, seigneur de la Chézotte, Beauvais, Fournoux, St Martin, La Celle, Essidioux et
autres places de le recevoir à foi et hommage, étant entré dans la salle dudit château, ledit sieur
Blondet a mis un genou en terre, tête nue et dit à Monseigneur le baron de Malval, j‟entre vers vous
en foi et hommage et m‟avoue votre vassal pour raison du fief de Vost en la paroisse de
Lourdoueix-St-Pierre que je tiens de vous à cause de votre baronnie de Malval, vous promets et jure
de vous servir dorénavant envers et contre tous et accomplir tout le contenu aux chapitres de fidélité
vieux et nouveaux; vous exhibant la sentence d‟adjudication du 5 Septembre 1744; à l‟instant mondit
seigneur baron de Malval ayant pris ledit sieur Blondet par les mains, s‟étant relevé, il lui a donné le
baiser d‟une joue et l‟a reçu en foi et hommage, sauf son droit et celui d‟autrui; signé en la minute :
Saint-Julien, Blondet, Peyronneau et Coudert notaires royaux. (Archives de Vost)
Maitre Jean Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres,
demeurant en son château de Vost a affermé pour l‟année présente 1748 à Etienne Chaumon et René
Tillioux, laboureurs demeurant au village des Châtres, paroisse de Chéniers, le dime appelé du Pinet
appartenant audit seigneur, moyennant 18 boisseaux de seigle, payables à la St Michel; fait et passé à
Aigurande le 25 Juin 1748, signé : Varillaud, notaire royal.
Le même dime du Pinet, est affermé pour l‟année suivante 1749 à Jean Lamuraud, métayer au Pinet,
paroisse de Lourdoueix, moyennant 16 boisseaux payables à la Saint-Michel, le 13 Juillet 1749. Signé
: Blondet (Archives de Vost)
Quittances données par Jean Blondet, seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres des rentes à lui
dûes à cause de sa seigneurie de Vost, à Guillaume Renti, les mineurs Bertrand d‟Orfeuille, Henri
Gayaud, la veuve Proteau, Antoine Tardiveaux, Marie Giraud, veuve de Claude Tardiveaux, Jean la
Notte, les enfants mineurs de Michel Lanotte; du village des Rochellas, Gilbert Chartron, Michel
Alaclot, Nicolas Fradeau, Pierre et François Chartron; le Bois de Vost, Henri Gayaud, François
Auvrel, Pierre Collas, Léonard Boullet, marchand boucher à Aigurande, Jeanne Dugat veuve de Louis
du Virly, Silvain Dupuis, Jeanne de Choué, veuve de Silvain Sainson; de Choueix Jean Chartron,
André et Jean Moreau, Claude Douard; des Signolles; Charles Desfaugères, Etienne Chaumont,
Guillaume Chaumont, Jean Ragot, Claude Tillioux, Germain des Châtres, Martin Tillioux, Michel
Desfaugères, Gabrielle Champeau, veuve de Jean Desfaugères, Henri Desfaugères; des Bordes et des
Châtres; les 10 et 11 Janvier 1749; signé Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Jean Blondet, seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Chatres, demeurant en son chatel de Vot a
66


accensé à titre de bail, métairie pour 7 ans à Pierre et François Eslion, frères laboureurs la métairie de
Laumeau dépendant de la seigneurie de Vost ... avec un cheptel de 930 livres ...; Maitre Jean Blondet,
seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres a accensé à titre de bail métairie pour 7 ans à Pierre et
François Chartron, laboureurs, le grand domaine de Vost ... avec un cheptel de 900 livres composé de
4 boeufs, 5 vaches-mères avec leurs suites, 1 jument et son poulain, 66 moutons et 6 porcs ...; Jean
Blondet seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres a accensé à titre de bail métairie pour 7 ans à
Silvain Duplaix dit Fleurand, laboureur, la petite métairie de Vost avec un cheptel de 790 livres;
chacun des preneurs doit de menus suffrages, un charroi pour voitures deux pièces de vin du Berry
rendu conduit au domicile du bailleur, 8 poulets et I gâteau des rois ou 30 sols; fait et passé à
Aigurande le 20 Février 1749. Signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Le 30 Avril 1749, Gabriel Bertrand, sieur du Peux, premier fabricien de l‟église paroissiale de
Lourdoueix-St-Pierre fait assigner Jean Blondet, seigneur de Vost, les Bordes et les Chatres et
propriétaire de la chapelle de Saint Jean (dans un acte du 25 Avril 1650, cité plus haut, elle est
appelée chapelle de Saint-Hubert) flanquée au choeur de l‟église de Lourdoueix-St-Pierre, pour qu‟en
conséquence des procès verbaux et ordonnance de Monseigneur l‟Evêque de Limoges, il fasse réparer
ladite chapelle qui menace ruine si mieux il n‟aime abandonner icelle à la paroisse dudit Lourdoueix;
signé : André, huissier royal et Bertrand, syndic.
Les 2 et 20 Mai 1749, Jean Blondet, seigneur de Vost, Pun, Les Bordes, et les Châtres fit assigner
François Tollaire, sieur des Gouttes, procureur d‟office des justices d‟Etignières et la Forêt du
Temple, caution du nommé Chastiron, baillistre ou fermier judiciaire de la terre et seigneurie
d‟Etignières (saisie depuis 1688) pour que la seigneurie d‟Etignières contribuat pour sa part aux
réparations à faire à la chapelle de St Jean dépendant de la terre de Vot si tant est comme on le
prétend que partie de ladite chapelle dépende de la terre d‟Etignière, ce que dénie ledit sieur Blondet;
signé : Lacoste, huissier audiencier.
La chapelle de St Jean fut réparée aux frais du seigneur de Vost en septembre et octobre de la même
année 1749, sans que la seigneurie d‟Etignières contribua aux frais qui s‟élevèrent à la somme de 270
livres que Louis Touzain, tailleur de pierres et maçon et Louis Guilbaud, maitre-charpentier et
couvreur reconnaissent avoir reçu de Jean Blondet, seigneur de Vost par acte passé à Aigurande le 30
Novembre 1749; signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
La chapelle du château fut également restaurée à la même époque et garnie des ornements nécessaires
pour dire la Messe.
Les seigneurs de Vost restèrent paisibles possesseurs de la chapelle dite de Vost, attenant à l‟église de
Lourdoueix-St-Pierre jusqu‟à l‟année 1834 où, à la suite d‟une circulaire du 21 Décembre 1833, de
deux lettres de l‟évêque de Limoges (Mgr de Tournefort) du 1er Février 1834 et d‟une délibération du
conseil de fabrique de la commune de Lourdoueix en date du 10 Février 1834, Mr Jamot, curé de
Lourdoueix en prit possession et en fit la chapelle de la Sainte Vierge (Cette chapelle construite vers
1489 par Jehan de Sauzet, seigneur d‟Etignières fut par une convention du 28 Avril 1489 avec Guyot
-3ème du nom- Ajasson, seigneur de Vot déclarée commune aux deux maisons d‟Etignière et de Vot.
Depuis vers la fin du 17ème siècle probablement, le château d‟étignière n‟étant plus habité par les
seigneurs et tombant en ruine ou par toute autre cause, les seigneurs de Vost restèrent seuls
propriétaires de la chapelle, comme il parait par les actes des 30 Avril, 2 et 20 Mai 1749; en résumé,
c‟était une construction particulière faite aux frais des seigneurs d‟Etignière et de Vot, entretenue
exclusivement par eux et ne résultant en aucune manière d‟un droit seigneurial, ni d‟une concession
faite par l‟église, comme on le voit souvent pour certaines chapelles concédées à des familles surtout
dans les églises des villes; s‟il y eut quelque concession ou permission, et il n‟en est fait mention nulle
part, ce fut du côté du seigneur de Lourdoueix auquel appartenait le sol où l‟église paroissiale était
construite, laquelle “ était enclose au-dedans du fort dudit lieu ” et “ notoirement le sieur de
Lourdouer est seigneur justicier de ladite église et oratoyre de St-Pierre de Lourdouer ” (acte de
1616). A l‟époque où l‟église paroissiale fut fondée, les Ajasson paraissent avoir été seigneurs de
Lourdoueix; ils se disaient fondateurs de l‟église et quand la chapelle fut bâtie, ils avaient encore
conservé sur les choses de l‟église paroissiale certains droits et prérogatives -actes du 28 Avril 1489 et
8 Avril 1496-. Dans l‟acte du 30 Avril 1749, le seigneur de Vost est dit “ propriétaire de la chapelle St
Jean ”, par cet acte il est assigné pour faire réparer ladite chapelle qui menace ruine “ si mieux il
n‟aime abandonner icelle à la paroisse dudit Lourdouer ”; la paroisse n‟avait donc alors aucun droit de
                                                                                                                   67


propriété ni de prétentions sur elle. L‟entretien et les réparations se sont toujours faites aux dépens
des seigneurs de Vost avant et depuis la Révolution et ils ont payé l‟impôt dont elle était chargée. La
prise de possession de 1834 me parait donc avoir été basée sur une fausse appréciation de l‟origine de
la chapelle et par conséquent contestable au point de vue du droit27.
Jean Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost demeurant au château de Vost et Messire
Georges du Breuil de Lourdoueix, prêtre bachelier et licencié ès loix, ancien chanoine de la sainte et
royale chapelle de Bourbon l‟archambault, prieur-curé de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre, de
Lourdoueix, furent en contestation par devant le présidial de Guéret au sujet de la dime de la terre et
ouche du censif appartenant aux sieurs François et Pierre Vallantin père et fils, situé près les mas de la
Ribaudonnière près le faux bourg de la Marche de la ville d‟Aigurande, paroisse dudit
Lourdoueix-St-Pierre et que ledit sieur du Breuil prétendait terre novalière parr transaction du 20
Avril 1750, le sieur du Breuil de Lourdoueix s‟est désisté de sa prétention et a consenti que le droit de
dime sur ladite terre appartint dorénavant audit sieur Blondet et de plus, pour deux gerbes et demi
d‟orge d‟hiver qu‟il avait induement prises et le dépens, il lui a payé la somme de 10 livres; fait et
passé à Aigurande en présence de Gabriel Bathias, huissier royal et de Sylvain Augras, journalier;
témoins; signé Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance à Jean Guillemain du tiers de droit de lods et vente et
composition pour les biens par lui acquis de Gabriel Guillemain en servitude au village de Choueix,
dépendant de la terre de Vost et consent à l‟exécution du contrat, le 28 Juin 1750; signé : Blondet.
(Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance à Léonard Boulet du tiers denier de droit de lods et vente et
composition pour les biens par lui acquis de Jean Guillemain, en servitude au village de Choueix,
dépendant de la terre de Vost et consent à l‟exécution du contrat, le 7 Août 1750; signé : Blondet.
(Archives de Vost)
Le 9 Août 1750, en la ville de Guéret, maitre Jean Blondet fit son testament par lequel il ordonne qu‟il
soit dit 400 messes de Requiem pour le repos de son âme et des siens au plus tard trois mois après son
décès et qu‟il soit donné, dans le même délai, même avant si faire se peut, une aumône aux pauvres de
la paroisse de Ladapeyre de 50 septiers de blé et à ceux de la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre de 40
septiers; il donne et lègue à Jean et François Blondet frères, ses neveux, le tiers de tous ses biens
meubles et immeubles, et au cas de prédécès de l‟un d‟eux sans enfants légitimes, sa portion accroitra
celle du survivant; signé en la minute; Blondet; Peyronneau et Coudert, notaires royaux. (Archives de
Vost)
Les tenanciers des Chaumes avaient essayé de se soustraire à leurs devoirs vis à vis du seigneur de
Vost; et furent condamnés par un arrêt rendu par la cour du Parlement à Paris le 12 Août 1751, au
profit de Jean Blondet. (Archives de Vost, inventaire des 15 et 16 Mai 1754 cotté C).
Damoiselle Léonarde-Thérèze Bertrand, demeurant au mas de la Ribaudonnière a déclaré tenir et
posséder dans le tenement du village des Chaumes en directe serve et de serve condition du seigneur
de Vost un petit bois chataignier appelé le bois de Boiron pour raison de quoi elle a reconnu devoir à
la suite de ses auteurs et promis payer et porter au chateau de Vost annuellement et à perpétuité la
somme de 8 sols de rente serve; en cas d‟aliénation le tiers deniers appartiendra au seigneur de Vost,
laquelle déclaration a été acceptée par Jean Blondet, seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Chatres
demeurant en son château de Vost, sous la réserve de ses autres droits et devoirs seigneuriaux; fait à
Aigurande, le 20 Avril 1752; signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Dans un autre acte du 20 Avril 1752, contenant une constitution de rente de 50 livres consentie par
27
    Mr Arthur Hecquard exprime là son opinion, parfaitement justifiable selon le droit ancien, antérieur à la
révolution. L‟abbé Jamot, né le 7/2/1800, ordonné en 1824 et qui passa pour un observateur zélé de ses devoirs
n‟était certes pas “ jacobin ”, mais désireux non d‟un témoignage nouveau, mais du témoignage de toujours
réaffirmé en tout temps. L‟abbé Ramade, dit qu‟il “ s‟autorisa du décret de l‟assemblée nationale qui avait aboli
les titres de noblesses pour faire enlever la balustrade qui séparait la chapelle seigneuriale de Vost de l‟église, la
fit réparer complètement par Huster, menuisier à Aigurande et la dédia à la Sainte Vierge. Ce fut pour l‟abbé
Jamot la brouille complète avec la famille Barbuat, propriétaire du château de Vost à cette époque. ”. Pour
démontrer que cela ne soustendait aucune idéologie “ jacobine ” pour employer les termes de l‟époque, disons
que ce même recteur s‟opposa à un instituteur communal, dont la vie et les principes ne lui paraissaient pas ceux
réclamés par un instructeur de la jeunesse. (D.F.G 1993)
68


Pierre Varillaud et sa femme Anne Rachet au profit de Maitre Jean Blondet, seigneur de la terre et
seigneurie de Vost, il est qualifié Maitre Pierre Varillaud, notaire royal et sieur des Chatrettes
-commune d‟Aigurande- et de Chateaufort, juge, sénéchal de la baronnie de Malval. (Archives de
Vost)
Accord portant affranchissement fait entre le sieur Blondet, seigneur de Vost et Jean Bertrand sieur de
Bost demeurant au mas de la Ribaudonnière portant reconnaissance de 25 sols argent, une poule et
autres devoirs envers le seigneur de Vost, le 6 Mars 1754. (Archives de Vost des 15 et 16 Mai 1754
cotté N)
Jean Blondet, seigneur de Vost mourut sans postérité au château de Vost le 12 Avril 1754 laissant
pour héritiers les enfants de son frère Silvain Blondet. Silvain Blondet, sieur de Lebeyret et de la
Villatte né vers 1702, mort le 22 Mai 1744, marié par contrat à Jeanne Françoise Fayolle de Peyzat
(fille de noble Jean de Peyzat, alias Peyrat, conseiller du roi, élu en l‟élection de la Marche et de
Marie Cruchereau ou Crochereau de Montbartray), morte à Vost le 25 Avril 1778, dont ;
1°) Françoise Blondet, mariée le 7 Mai 1758 à Jean-Baptiste Berthucat de la Rondière, seigneur du
Plaix (on trouve Jean Bertucat, marchand en 1608, Berthucat, sergent royal en 1618; Me Jean
Berthucat, sergent royal demeurant à Lourdoueix-St-Michel, achetant par acte du 3 Juillet 1653 un pré
et chenevière dit de Laugère; un acte du 5 Décembre 1694 mentionne Silvain Berthucat, sieur de
Laugère, marié à Catherine Baronnet, fille de Me Louis Baronnet, sieur des Planches et de Jeanne
Pollier, remariée à Jean Bayon seigneur des Jarriges; Jean-Baptiste Berthucat, sieur de la Rondière,
acheta par contrat du II Mars 1754 moyennant II000 livres, de Messire Guillaume Desrièges,
chevalier, seigneur de Villemontaix - paroisse de St Pardoux les Cards - et autres lieux un fief et
seigneurie composé des domaines et villages du grand plaix et plaix baronnet ou barnet avec tous les
droits seigneuriaux attachés audit fief; la famille Berthucat possédait déjà avant cette acquisition, un
domaine en roture au Plaix-Baronnet; du mariage de Jean-Baptiste Berthucat de la Rondière et de
Françoise Blondet naquirent trois filles : a) Madame Lenoble, dont la famille Lenoble; Madame
Duhail de St Georges, grand-mère de la vicomtesse Henri de Beaufranchet; Madame de la Seiglière,
dont la famille de la Seiglière).
2°) Marie Blondet, morte jeune et non mariée;
3°) Jean-Baptiste Blondet qui acheta vers 1770, la terre et seigneurie de Lourdoueix-St-Pierre;
4°) Jeanne Blondet, religieuse;
5°) Marie-Anne Blondet, religieuse;
6°) François Blondet dont l‟article suivra;
7°) Etienne Blondet, sieur de Magnat, mort non marié;
Jean-Baptiste, François et Etienne Blondet, après la mort de leur oncle Jean Blondet, jouirent par
indivis de la seigneurie de Vost sous la tutelle de leur mère jusqu‟à ce que par un partage du 24 Mars
1767, elle fut attribuée exclusivement à François Blondet.


                                                 XIX

François Blondet, seigneur de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres né aux Monceaux, paroisse de
Ladapeyre, le 30 Mars 1740, mort à Vost le .. Septembre 1814, marié par contrat du 8 Juillet 1776 à
Marie-Jeanne Rousseau, fille de Louis Rousseau et de Jeanne Laurent; morte à Vost le 12 Juillet
1813, dont;
1°) Jean-Baptiste-François Blondet de Vost né à Vost, baptisé à Lourdoueix le 18 Avril 1777, mort
non marié à Bourges le 10 Septembre 1840;
2°) Julie Blondet de Vost dont l‟article suivra;

Les 15 et 16 Mai 1754, on fit un inventaire de tous les effets morts ou vifs, titres, papiers et
enseignement or et argent délaissé par les défunts Silvain et Jean Blondet frères communs et qui se
sont trouvés au chateau et domaine de la terre et seigneurie de Vost, en présence de François Barluet
et Henri Montet experts, de demoiselle Jeanne-Françoise Fayolle, veuve de défunt Maitre Silvain
Blondet, tutrice de ses deux enfants mineurs, de Messire Victor-Silvain Brillant, prêtre curé de St
                                                                                                       69


Hilaire de Lignières, grand oncle paternel desdits mineurs, et de Messire Etienne Fayolle, prêtre curé
de Mortroux, oncle maternel desdits mineurs; le mobilier et les bestiaux ont été estimés 4823 livres,
10 sols; les fonds placés montent à 36595 livres, 11 sols, les dettes sont environ de 4000 livres; n‟ont
pas été compris dans l‟estimation du mobilier, attendu que c‟est un fond pour la maison, un calice
avec sa patène d‟argent, l‟un et l‟autre doré en-dedans, deux chasubles, l‟une de toutes couleurs, et
l‟autre de camelot noir damassé avec leurs manipules, étoles et bourses, aubes, linges, cordons et
purificatoires servant à l‟autel, un missel et deux chandeliers de cuivre. Fait et passé au chatel de
Vost; signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
La fortune immobilière de la famille Blondet comprenait outre la terre et seigneurie de Vost (acte du
partage du 24 Mars 1767) le domaine des Monceaux, paroisse de Ladapeyre et de Jalèches, relevant
en mortaillable condition de l‟abbaye de Prébenoit et de la commanderie de Blaudeix; en 1744 le
cheptel du domaine des Monceaux se composait de 4 boeufs arables, 5 vaches mères, 2 velles, 50
brebis, I cochon et 2 chevaux, le tout estimé 900 livres; (inventaire du 28 Mai 1744)
En 1758, le domaine des Monceaux était estimé 3000 livres, mais cette estimation, qui, ainsi que celle
des autres domaines suivant, avait été faite pour le paiement de droits de succession, était sans doute
au-dessus de la valeur réelle.
Le domaine de la Villatte, paroisse de Ladapeyre, dont la moitié en son épouse par contrat du 14
Octobre 1732; en 1744 le cheptel du domaine de la Villatte valait 740 livres (inventaire du 28 Mai
1744); en 1758, le domaine de la Vilatte était estimé à 4000 livres.
Le domaine de Magnat, paroisse de Jarnages, acquis par les sieurs Blondet frères par contrat du 2
Décembre 1734; en 1735 le cheptel du domaine de Magnat valait 790 livres (inventaire du 28 Mars
1744); en 1758, le domaine de Magnat était estimé 5000 livres.
Le domaine de Lebeyret aujourd‟hui Rebeyret, paroisse de Roches, relevant en franche condition de
la terre de Chibart; en 1728 le cheptel du domaine de Lebeyret valait 770 livres (inventaire du 28
Mars 1744); en 1757 le domaine de Lebeyret était estimé 4200 livres. Lebeyret provenait de la famille
Brillant, originaire de la Brousse, paroisse de Glénic, dont la filiation remonte à la fin 15ème siècle et
dont les membre à la fin du I7ème siècle se qualifiaient dans les actes, sieur de Villelot et Lacoux et
sieur de Lebeyret.
Le domaine de Risa, paroisse de Ladapeyre, acquis depuis 1744; des biens au village de la Brousse,
paroisse de Glénic; la dime du village de Longe chaux, paroisse de St-Sulpice le Guérétois; des rentes
foncières sur les villages de La Rochette, paroisse de Ladapeyre, Lacoux et Villelot, paroisse de
Jouillac.
En 1744, la fortune des Blondet se composait des Monceaux, Magnat, Lebeyret et la Villatte, le pré de
la gasne situé au village de Risa, les rentes de la Rochette, la dime de Longe-chaux et 21000 livres en
mobilier, bestiaux et fonds placés. (inventaire du 28 Mai 1744)
Dame Jeanne Fayolle, veuve de Maitre Sylvain Blondet, tant en son nom qu‟en qualité de mère tutrice
de ses enfants mineurs seigneurs de la terre et seigneurie de Vost, demeurant en son chateau de Vost a
affermé pour 7 ans à François Richard, le moulin banal de ladite terre et seigneurie de Vost avec
toutes ses dépendances moyennant 300 livres par an et comme menus suffrages 3 livres de sucre, un
gateau des rois du prix de 3 livres et 6 chapons, plus 48 livres d‟épingles payées comptant; fait et
passé à Aigurande, le 27 Janvier 1755, signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance à Gabriel Chaumont du tiers deniers pour droit de lods et ventes
des biens par lui acquis de François Chicaud au village et territoire des Bordes et des Chatres, en sa
directe serve et de serve condition, le 28 Mai 1755; signé : Blondet. (Archives de Vost)
Dame Jeanne-Françoise Fayolle, veuve de Silvain Blondet, en qualité de mère et tutrice de ses enfants
mineurs, seigneurs de la terre et seigneurie de Vost, demeurant en son château de Vost a accensé à
titre de bail métairie pour 9 ans à Pierre et François Eslion frères, demeurant la métairie de
L‟Haumeau, la dite métairie de l‟haumeau ... les preneurs donneront tous les ans de menus suffrages à
ladite dame, un charroi pour lui voiturer deux pièces de vin et conduire audit chateau de Vost du
vignoble d‟Argenton, 8 poulets et I gateau des rois de 30 sols; fait et passé à Aigurande le 6 Juillet
1755; signé : Varillaud, notaire royal. (Archives de Vost)
Pierre Auvéty, laboureur et Catherine Collas sa femme, Gabriel Caffin, laboureur et Françoise Collas
sa femme et Marie Caffin leur fille, Maurice Pénin, maçon et Françoise Lafaye sa femme, Louis
Bujardet maçon et Jeanne Bouzet sa femme, Gabriel Gaudiard maçon et Marie Lacoste sa femme,
70


Antoine Darchis maçon et Antoinette Tardivaud sa femme, Gabriel Bouzet, maçon et Marie Guilliot
sa femme, Françoise Virly, femme de Claude Bujardet maçon, tous demeurant au village de Pun,
furent poursuivis pour avoir refusé de faire moudre leurs grains au moulin banal de la seigneurie de
Vost, et en outre pour s‟être livrés à des excès de violences, coups et voies de fait sur les personnes de
Françoise Gaillaud, veuve de Silvain Jupille, Silvain et Léonard Jupille ses enfants, meuniers du
Moulin de Vost et Joseph Aubard, huissier royal. Les accusés furent décrétés de prise de corps,
Françoise Collas fut arrêtée et mise dans les prisons d‟Aigurande; Françoise Lafaye porta plainte
contre ledit Aubard disant que l‟ayant trouvée au lieu de Petit Merin il l‟avait courue avec sa jument
et lui avait fait marcher icelle sur une de ses jambes; pour éviter de plus grands procès, l‟affaire fut
accomodée; les habitants de Pun promirent de payer à Maitre Jean-Baptiste Blondet, seigneur de la
terre et seigneurie de Vost émancipé d‟âge par lettre du Prince, se portant fort pour ses meuniers et
pour Joseph Aubard la somme de 200 livres, tant pour les droits de mouture que provision alimentaire
audit Aubard, dommages, intérêts dépens et tous autres frais, moyennant que Françoise Collas sera
élargie des prisons d‟Aigurande, son écrou rayé et biffé et les autres parties mises hors de cours et
procès; les habitants de Pun reconnaissent qu‟ils sont sujets et astreignables au moulin banal de la
terre et seigneurie de Vot; fait et passé à Aigurande le 18 Mai 1755; signé : Pelletier, notaire royal.
(Archives de Vost)
Maitre Jean Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost a délaissé à titre de bail métairie pour 7
ans à Pierre Chartron et Pierre Jupille beaux-frères demeurant ensemble à la métairie de la Porte du
château de Vost, ladite métairie avec un cheptel de 1143 livres; les preneurs feront un charroi tous les
ans au sieur bailleur pour lui voiturer du vin aux vignobles des environs d‟Argenton et lui donneront
de menus suffrages 8 poulets et un gâteau des rois ou 30 sols au choix du bailleur; fait et passé à
Aigurande, le 27 Novembre 1758; signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Marché d‟ouvrage à faire au château de Vost, savoir cinq croisées et une cheminée, entre Maitre Jean
Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost et Louis Touzain, maitre-tailleur de pierres et
entrepreneur de bâtiments demeurant au lieu de la Grangette, paroisse de N.D. d‟Aigurande; fait à
Aigurande le 25 Février 1759; signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Messire Georges du Breuil de Lourdoué, bachelier, licencié en l‟un et l‟autre droit, ancien chanoine
de la haute et royale chapelle de Bourbon l‟Archambault, prieur et curé de St Pierre de Lourdoué, et
Maitre Jean Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost tant pour lui que pour ses frères
terminent une contestation au sujet de dimes pendante en la sénéchausée de la Marche à Guéret
depuis 1751 par une transaction qui spécifie ce qui appartiendra en dime novale audit sieur prieur de
Lourdoué et ce qui est en dime dudit sieur Blondet; fait et passé à Lourdoueix-St-Pierre en la maison
presbytèrale le 17 Mars 1759; signé : Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Maitre Jean Blondet, seigneur de la terre et seigneurie de Vost, Pun, les Bordes et les Châtres, prend
possession des biens immeubles situés dans la directe serve de sa seigneurie de Vost, délaissé par
Gilbert Chartron son homme-serf décédé sans enfants auquel il a succédé suivant la coutume de la
Marche, lesquels biens situés au village et territoire du bois de Vost se composent du tiers d‟une petite
maison avec son courtillage, devant et derrière, du tiers d‟une petit pré appelé le Pré de Lavaud, d‟une
petite terre appelée le champ de la ganne, d‟une terre appelée le champ des pierres bures (C,
418,421,422 terre appelée, Pierre-bure, près du bois de Vost en allant du côté des Signolles; il y avait
au I8ème siècle pierre grise; pierre folle = pierre fée, pierre des fées, pierre sotte; folle = fatua = fade
= fée - cf Laisnel de la Salle in croyances et légendes I, I0I,I09,II6; L. Martinet in le berry
préhistorique II,I5), du tiers d‟un pré appelé le Pré de la Ganne, d‟une pièces de terre appelée le petit
bois de la Mauguère d‟environ trois boisselées de terre appelée le petit bois et du tiers de la
chenevière; en conséquence ledit sieur Blondet s‟est transporté avec le notaire soussigné dans tous
lesdits héritages les uns après les autres; y a remué de la terre et rompu des branches aux arbres en
criant à haute et intelligible voix qu‟il en prenait la vraie, réelle, actuelle et corporelle possession, et
ledit notaire a fait assavoir à haute voix qu‟il mettait ledit sieur Blondet en icelle possession, sans
qu‟il se soit présenté aucun opposant, dont acte le 14 Juillet 1759; signé : Pelletier, notaire royal.
(Archives de Vost)
Vente par Martin Denizon à Jean, François et Etienne Blondet frère, seigneurs de Vost de certains
petits prés joignant ceux desdits sieurs Blondet de leur domaine de Magnat et situés au territoire du
village de Tressaigne, paroisse de Pionnat, relevant en mortaillable condition du Prieuré de la ville de
                                                                                                       71


Jarnages, moyennant le prix et somme de 279 livres et 45 livres d‟épingles; fait et passé à Jarnages, le
28 Octobre 1760, signé : Rocque, notaire royal héréditaire. Au bas de l‟acte, le prieur de Jarnages
reconnait avoir reçu les droits de lods et ventes à raison de 20 sols par écu et approuve le contrat à
Guéret le 15 Décembre 1760; signé : Besse, prieur de Jarnages. (Archives de Vost)
Dame Jeanne Fayolle, veuve de Maitre Silvain Blondet, demeurant en son chateau de Vost tant en son
nom qu‟en qualité de mère et tutrice de ses enfants mineurs, seigneurs de la terre et seigneurie de
Vost, a affermé pour 9 ans à partir du I2 Avril 1762 à Pierre Poisson dit Lépinette, le moulin banal de
la terre et seigneurie de Vost avec ses dépendances moyennant 300 livres par an et comme menus
suffrages 3 livres de sucre, un gâteau des rois, de valeur de 3 livres; et I2 poulets; il donnera de plus
en entrant en jouissance 48 livres d‟épingles; fait et passé au château de Vost en présence de Messire
Etienne Redon, seigneur de Vallansange, ancien officier d‟infanterie, demeurant au bourg et paroisse
de Measnes, témoins le 30 Décembre 1760; signé : André du Merin, notaire royal. (Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance des droits de lods et vente pour raison de l‟échange de biens fait
entre Pierre Auvéty et François de Pollier au territoire de Pun dans la censive et directe de sa terre et
seigneurie de Vost et consent à l‟exécution du contrat le 3 Mai 1766; signé : Blondet de Vost.
(Archives de Vost)
Nous Marie-Louis Caillebot, marquis de la Salle, Lieutenant-général des armées du Roi, gouverneur
et lieutenant-général pour le roi de la Province de la Haute et Basse Marche, étant pleinement informé
des bonnes vies et moeurs religion catholique, apostolique et romaine du sieur Blondet de Vost,
l‟avons nommé et nommons par les présentes à la Cornette de la compagnie de nos gardes, vacante
par la démission que nous en avons reçue du Sieur Berthucat de la Rondière qui en était ci-devant
pourvu. Mandons au sieur Martin de Chantagrue (de la même famille que les Martin de Linard et les
Martin de Lignac), capitaine de nos gardes de notre gouvernement de la Marche (25 gardes à cheval,
capitaine, lieutenant et cornette) de recevoir et faire reconnaitre le sieur Blondet de Vost en qualité de
Cornette, en foi de quoi nous lui avons délivré les présentes, scellées du sceau de nos armes et
contresignées par notre secrétaire ordinaire; données en notre hôtel à Paris, le 26 Décembre 1766;
signé : Caillebot, marquis de la Salle par Monseigneur; Montagne. (Archives de Vost)
Par acte de partage en date du 26 Mars 1767, la terre et seigneurie de Vost consistant dans le chateau,
pré, cloture, trois métairies, un moulin banal, dimes, cens, rentes, haute, moyenne et basse justice avec
un cheptel de 4315 livres fut attribué à François Blondet à la charge de payer une soulte de 5000
livres à Jean-Baptiste Blondet son frère ainé; fait au chateau de Vost sous seings privés; signé :
Blondet et Blondet de Vost. (Archives de Vost)
Maitre François Blondet, seigneur de Vost demeurant en son chateau noble de Vost a délaissé par
échange à Jeanne Chartron, veuve de Michel Lalland, demeurant au Bois de Vost, le tiers d‟une
maison en masure avec son courtillage, le tiers d‟une chenevière, la moitié d‟un petit jardin et un
champ appelé la Chaume du Petit bois, le tout provenant de la succession de Gilbert Chartron, frère de
ladite Jeanne Chartron auquel ledit seigneur Blondet a succédé comme à son homme serf, mort sans
enfants et parents connus, suivant la coutume de la Marche (acte du I4 Juillet 1759 cité
précédemment) à la charge pour ladite Jeanne Chartron de tenir lesdits biens en servitude et serve
condition de ladite terre et seigneurie de Vost et de payer à l‟avenir les droits et devoirs seigneuriaux;
ladite femme Chartron a délaissé en contre-échange audit seigneur Blondet le quart d‟un pré appelé le
Pré de la Gasne, avec un petit bois y tenant aussi de même nom, le tout situé au territoire de Vot; fait
et passé au bois de Vot le 24 Août 1767; signé : André du Merin, notaire royal. (Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance des droits de lods et vente à Pierre Auvéti pour les biens qu‟il a
acquis de François Delage au territoire de Pun en la censive et directe de sa terre et seigneurie de Vost
et consent à l‟exécution du contrat, le 5 Mai 1768; signé : Blondet de Vost. (Archives de Vost)
Maitre François Blondet, seigneur de Vost fut présent le 10 Octobre 1769 au mariage de Jacques
Bertrand d‟Orfeuille, maitre es-arts et de demoiselle Jeanne André de Measnes. (A. Ramade,
Monographie)
Maitre François Blondet, seigneur de Vost, demeurant en son château de Vost a affermé pour sept ans
à Maitre François Yvernaud, marchand, et Silvain Grospied, laboureur, le moulin banal de la terre et
seigneurie de Vost avec ses dépendances moyennant 240 livres par an, et de menus suffrages, 3 livres
de sucre, un gâteau des rois de valeur de 3 livres, et 12 poulets plus 45 livres d‟épingles en entrant en
jouissance; fait et passé au lieu du Communeau, paroisse de Measnes, le 15 Novembre 1770; signé :
72


André du Merin, notaire royal. (Archives de Vost)
Le 1er Décembre 1770, au bourg de Malval, au château et principal manoir de la baronnie dudit
Malval, appartenant à Haut et Puissant Seigneur, Charles de malvin, marquis de Montazet, comte de
Plassat, baron de Quissat et Malval, seigneur de Brouillet, Beauvais, la Chézotte, St Martin,
Essidioux, Fournoux, la Barde et autres places, colonel du régiment d‟Enghien, Maitre François
Blondet, seigneur de Vost, parlant à Maitre Antoine Desfaugères procureur fiscal en la sénéchaussée
de Malval, représentant ledit seigneur marquis de Montazet, s‟est mis en devoir de vassal, sans épée
ni éperons et autres formalités ordinaires, et a déclaré qu‟il s‟avouait être vassal dudit seigneur,
marquis de Montazet pour raison de ladite terre et seigneurie de Vost, de Rochellas, avec leurs
appartenances et dépendances, et de la justice, haute, moyenne et basse desdites terres, fief et
seigneurie, relevant en plein fief de ladite baronnie de Malval; ledit sieur François Blondet a été reçu
à foi et hommage, sauf le droit dudit seigneur, marquis de Montazet et l‟autrui et accomplir tout le
contenu écuyer, seigneur chapitres de fidélité vieux et nouveaux et de le servir d‟ores en avant contre
tous sauf le roi, et en signe de ce ledit procureur fiscal l‟a baisé à la joue, à la charge toutefois, par
ledit sieur Blondet de fournir son aveu et dénombrement. (Archives de Vost)
Vers ce temps, devis d‟un bâtiment accolé au château par derrière, contenant une cave, au-dessus une
grande chambre et deux cabinets et par-dessus un grenier. (Archives de Vost)
Compte des rentes de la terre et seigneurie de Vost 1765-1771;
Les Signoles; Silvain Bernardet ...; les enfants de feu Jean Moreau et André leur oncle ...; Pierre
Douard ..., Derome, de Montmartin ..., - Le Bois de Vost; Nicolas Fradeau ..., Louis Chartron ..., les
enfants de Jeanne Chartron veuve Alaclos ..., François Chartron des Chaumes; Les Rochellas,; la
métairie de Mr d‟Orfeuille ..., Pierre et Silvain Collas dit Noireau; Léonard Gobin ..., Jean Mittat ...,
Choueix; François Delage dit Montet ..., la veuve Virly dit Piolet ..., Léonard Boullet ..., François
Auvrelle ..., Germain Delosme dit Boury, les héritiers de Charles Robin dit Martin ..., Les Chaumes;
les héritiers de François Raveau dit Fontaraby ..., Jean Touzet dit Chinebure ..., les héritiers de Louis
Gaudiard dit Sourdeau ..., Jean Meignat dit Grosjean alias grandjean ..., Jean Chartron ..., Pierre et
jean Gaudiard ..., les héritiers Meignat dit Voisin ..., Jean Gaudiard dit Cotty et Pierre Maublanc dit
Cardinaud, Noël de la Bernardière dit Branletête ..., Mr Compagnie d‟Aigurande pour son domaine
des Chaumes ..., Noël Nicollas ..., Louis Chicaud dit Roquelin ..., Mr Tollaire des Gouttes ..., Jean
Pirot, meunier de Chambon, paroisse de Genouillac ..., Jean Thavenet dit Poullet ..., Mr Bertrand de
Marmeron ..., la veuve de Louis Nicollas ..., Charles Peirot et Pierre Paris dit bontemps ..., Les Bordes
et les Châtres; Silvain Simon dit Chabanne ..., Jean et Charles Desfaugères ..., Jean Connois ...,
Claude Tilloux dit baradas ..., René Ragot ..., Michel Desfaugères dit Forget ..., la veuve de
Guillaume Chaumont ..., Gabriel Chaumont ..., Martin Chaumont et Silvain Jouhannet. la reine ...,
Pierre Tollinet dit riquet ..., la veuve Lamiraud et ses enfants ..., Charles de Chaumont dit grelet ...,
(Archives de Vost)
Le Roi avait ordonné (déclaration du Roi du 20 Mars 1748; arrêts du conseil des 17 Septembre, 28
Novembre 1761, 26 Mars 1762, 12 Février 1764) que les droits seigneuriaux dus pour mutation, par
échange, en vertu des édits et déclarations des mois de Mai 1645, 20 Mars 1673 et Février 1674 autres
règlements depuis intervenus dans l‟étendue des fiefs et terres des seigneurs particuliers seraient
vendus et aliénés, que lesdits seigneurs pourraient acquérir par préférence pendant l‟espace de 6 mois
à compter du jour de la signification des rôles lesdits droits pour en jouir en pleine propriété comme
des autres droits dépendant de leurs terres et fiefs et sous la mouvance du domaine du roi le plus
prochain en payant les finances portées par lesdits rôles, passé lequel temps, il serait procédé à
l‟adjudication desdits droits d‟échange au plus offrant et dernier enchérisseur, et ceux qui s‟en
rendraient acquéreurs les posséderaient à titre de fief mouvant du roi à cause de son domaine le plus
prochain et seraient réputés seigneurs en partie des terres, fiefs et seigneuries dans l‟étendue desquels
ils auraient acquis lesdits droits pourraient en prendre le titre et jouiraient de tous les droits attachés à
la qualité de seigneurs des fiefs après les seigneurs; le rôle arrêté au conseil le 4 Décembre 1770, taxa
le Sieur François Blondet, seigneur de la terre et fief de Vost, paroisse de Lourdoueix-St-Pierre,
élection de Guéret à la somme de 165 livres et un avertissement lui fut envoyé le 15 Mars 1772.
(Archives de Vost)
Le seigneur de Vost donne quittance au sieur Louis Compagnie, marchand, de droits de lods et ventes
et de composition pour la terre qu‟il a acquise de Silvaine Barcat, veuve en première noces de
                                                                                                       73


François Eslion et en dernières noces de Pierre Paris, au territoire des Chaumes en la directe serve de
la seigneurie de Vost et consent à l‟exécution du contrat, le 11 Septembre 1773; signé : Blondet de
Vost, seigneur de Vost. (Archives de Vost)
Par contrat du 24 Novembre 1776, Messire Jean-Guy du Peyroux, chevalier, seigneur de la
Forêt-du-Temple a vendu à François Blondet, seigneur de Vost moyennant la somme de 14000 livres
(environ 28560 Frs de 1880) de prix principal et 480 livres d‟épingles, le domaine et métairie de La
Faye, -il y avait alors à La Faye une maison de maitre avec un jardin entouré de murs qu‟avaient fait
bâtir les ancêtres de Mr du Peyroux et qu‟avait habitée Mme du Peyroux sa mère; La Faye, dépendait
originairement d‟Etignières; en 1614, 1615 ,1616, 1617, Martial de Sauzet est qualifié de sieur de la
Faye; le 19 Octobre 1666 Messire Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de Grandsaigne et Estignières,
comte de Chateauclos, délaisse à titre de bail métairie pour 5 ans à Jean Charles et Adrien Charles son
frère la métairie de La Faye, dépendant de la seigneurie d‟Etignières; les preneurs donneront chaque
année 15 Livres de beurre, 2 douzaines et demie de poulets, 2 douzaines et demie de fromages et, à
chaque premier de l‟an, 1 pain de sucre pesant 3 livres. En 1673, La Faye, fit partie de la portion de la
seigneurie d‟Etignières qui forma le fief et seigneurie de la Forêt du Temple. Le 30 Juin 1776,
Messire Jean-Guy Dupéroux, marquis du Péroux, chevalier, novice de l‟ordre royal et hospitalier de
Notre Dame du Mont Carmel et de Saint Lazare, seigneur de la Forêt du Temple afferme à
Jean-Baptiste Barluet, marchand, pour 9 ans le domaine et métairie de la Faye, avec un cheptel de
1330 livres, excepté la maison de maitre et le jardin en dépendant, lequel est entouré de murs,
moyennant 400 livres par an et 288 livres d‟épingles et pot de vin. Le 14 Septembre 1776, Messire
Jean-Guy Dupéroux, marquis du Péroux, seigneur de la Forêt du Temple, afferme à Jean-Baptiste
Barluet, marchand, pour 9 ans, le pré appelé de Montmartin (le pré quay), moyennant 80 livres par an.
- ces trois actes des Archives de Vost - avec un pré appelé le Pré Quay à la charge de tenir ces biens
partie en directe franche de sa seigneurie de la Forêt du Temple, et de lui payer annuellement 6
deniers de cens, portant lods et ventes, le surplus de la seigneurie du Bourliat, appartenant aux
religieux d‟Aubepierre; signé : André du Merin, notaire royal. (Archives de Vost)
Par contrat du 25 Novembre 1776, haut et puissant seigneur Messire Jean-Guy Dupéroux, chevalier,
seigneur de la Forêt du Temple, chevalier novice de l‟ordre royal militaire et hospitalier de St Lazare,
a vendu à Maitre Etienne Blondet, sieur de Magnac, bourgeois, demeurant au château de Vost, le
cens, la directe franche avec tous ses attributs et la banalité au moulin appartenant et réservés audit
seigneur vendeur, sur les domaines, biens et héritages par lui vendus le jour de hier au Sieur François
Blondet de Vost, à la charge par ledit sieur acquéreur de tenir lesdits cens directe et tous ses attributs
à la banalité en fief relevant du seigneur baron de Malval et moyennant le prix et somme de 1500
livres payées comptant; signé; André du Merin, notaire royal. ladite vente est consentie, au bas de
l‟acte, par le fondé de la procuration du marquis de Montazet, baron de Malval; à la Chatre le 2 Mars
1777; signé : Desfaugères. (Archives de Vost)
Le 26 Novembre 1776, le sieur Etienne Blondet de Magnac s‟est transporté avec le notaire et les
témoins ci-après nommés au lieu de la Faye, sur et au dedans de tous et chacun les biens et héritages
sur lesquels se trouvent dus et assis les cens directe franche avec ses attributs et banalité au moulin à
lui vendus par Messire Jean-Guy Dupeyroux et y a fait tous actes de véritable propriétaire en criant à
haute et intelligible voix qu‟il prenait la vraie , réelle, actuelle et corporelle possession desdits cens
directe franche avec ses attributs et banalité au moulin dans laquelle possession ledit notaire l‟a mis
sans que personne s‟y soit opposé; dont acte; fait et passé en présence de Sieur Jean Bertrand de
Marmeron, bourgeois, et de Maitre André Labruère, chirurgien, juré, tous deux demeurant au Mas de
la Ribaudonnière; signé : André du Merin, notaire royal.

Ici prend place une note sur la Forêt du Temple pour éclairer certains actes suivants :
Le bourg de la Forêt du Temple a pris son nom d‟un établissement qu‟y possédaient les Templiers; la
forest est nommée comme l‟une des douze commanderies qui appartenaient aux templiers dans le
diocèse de Limoges vers 1300 -bulletin de la Sté arch. et hist. du Limousin XI, 150, 169. L‟ordre du
temple fut fondé à Jérusalem en III8; en 1128 il fut confirmé par le concile de Troyes, reçut sa règle
de St Bernard de Clairvaux et passa en Occident, il est probable que l‟établissement des templiers à la
Forêt eut lieu vers le milieu du I2ème siècle. Après la suppression de l‟Ordre du Temple que le pape
Clément V prononça par voie de provision et règlement pour cause d‟hérésie et autres crimes par la
74


bulle “ Vox in excelso ” donnée à Vienne le 22 Mars 1312, “ XI kal. Aprilis pontificatus nostri anno
septimo ” - Y. Loiseleur, la doctrine secrète des templiers, 170,213-223- les biens de l‟ordre furent
confisqués et durent être attribués aux Hospitaliers de St Jean de Jérusalem, plus tard, chevaliers de
Malte.
L‟Ordre de St Jean eut en effet au moins une partie de la terre de la Forêt du Temple; il y a dans la
commune de Mortroux, à quelque distance de la Forêt un lieu qui s‟appelle encore La Commanderie.
Dans la liève de la seigneurie de Vost, 1627-1641, il est dit que le seigneur de Vost prend la 5ème
partie du dime des marches qui se lève sur les villages de la Faye, Praveix, Pollier, Montmartin et ès
environs, les surplus appartient au seigneur d‟Etignières et au commandeur de la Forêt. Dans un acte
de 1691, il est fait mention de la commanderie de la Foret du Temple; “ le 22 Avril 1691, sont
comparus pour le village des Marlières, dans la collecte d‟Etignières, Pierre Durand, Pierre Dugat,
Jacques Dugat qui déclarent avoir un communal en bruyères de l‟étendue de 3 septérées ou entour
qu‟ils tiennent du seigneur d‟Etignières, lequel joute d‟une part les terres du commandeur de la Forêt
du Temple; plus déclarent qu‟ils ont droit de pacage dans une brande appelée le Signeret et les places
qui est commune entre eux le bourg de la Forêt du Temple et le village de Pollier, laquelle brande est
de l‟étendue de 20 septerées de terres ou entour qui joute d‟une part les prés dudit village de Pollier,
les terres du commandeur de la Forêt du Temple et le chemin tendant d‟Aigurande à la Forêt ” - signé
: Bertrand, notaire royal héréditaire - in Archives de Vost -
Dans la liste des commanderies, préceptoreries, cures et chapelles de l‟ancien diocèse de Limoges
dépendant de l‟ordre de Malte, on trouve dans l‟Archiprêtré d‟Anzême : “ Morteroux ou Morterolles ”
-bulletin de la Sté hist. et arch. du Limousin IX,170- Une autre partie des possessions des templiers à
la Forêt est devenue la propriété des seigneurs ou baron de Malval. Louis de Malval, chevalier, vivant
1356-1402 est qualifié seigneur de Malleval, La Forest ou La Forêt du Temple, Chateauclos, aguzon
et Jancillac ou Genouillac. Cette portion devint plus tard la propriété des seigneurs d‟Etignières; il en
est fait mention dans un aveu et dénombrement de la seigneurie d‟Etignières, fourni au baron de
Malval en 1669; la terre d‟Etignières appartenait à Silvain Ajasson, chevalier, seigneur de
Grandsaigne, comte de Chateauclos qui la tenait de sa femme Charlotte de Sauzay, de laquelle étant
devenu veuf il se remaria à Anne des Ages et mourut sans enfant en 1669 instituant sa femme sa
légataire universelle pour le tiers de sa fortune; elle reçut pour sa part en 1673 une partie de la
seigneurie d‟Etignières et cette portion estimée à 16000 livres fut dorénavant connue sous le nom de
fief et seigneurie de La Forêt du Temple; les seigneurs de la Forêt du Temple firent bâtir un chateau et
eurent la justice haute moyenne et basse dans l‟étendue de leur fief, pour lequel ils rendirent
hommage au baron de Malval, il y avait une paroisse; dans un acte du 4 Août 1728 cité plus haut, il
est parlé de la Forêt du Temple “ où il y a paroisse ”.
La terre de la Forêt du Temple était chargée d‟une rente et fondation annuelle de 50 livres au profit
des Cordeliers de Bois-Ferrut et dont voici l‟origine : Silvain Ajasson avait laissé par son testament de
1669 une somme de I000 livres auxdits cordeliers, sa veuve, Anne des Ages, par transaction avec le
couvent du 23 Février 1691 changea ce legs en une rente annuelle et perpétuelle de 50 livres assise sur
la Forêt du Temple.
Anne des Ages -la famille des Ages portait “ d‟argent au lion de sable couronné d‟or armé et lampassé
de gueules-, dame de la Forêt du Temple se remaria à Gilbert du Peyroux, chevalier, seigneur des
Granges, du Vernay et de la Leux, d‟une famille dont la Thaumassière -IV,447- donne la généalogie
depuis le commencement du 16ème siècle et Tardieu -généal. de Bosredon, 336-344- depuis 1330
mais qui était connue dès le XIème siècle, et parait tirer son nom de la terre du Peyroux, située près de
Chénérailles, dans la commune de Saint Chabrais; elle a pour armes “ de gueules à trois chevrons d‟or
au pal de même brochant sur le tout, alias, de gueules à trois chevrons d‟argent et un pal de même
brochant sur le tout, alias, d‟argent à trois chevrons de gueules et un pal brochant sur le tout, alias,
d‟or à trois chevrons d‟azur au pal de même brochant sur le tout ”; elle a fourni plusieurs chevaliers
de Malte; François alias François Gilbert du Peyroux, reçu le 3 Janvier 1663 commandeur de
Lormeteau, en 1685 et 1702, Charles du Péroux-Mazières, reçu le 27 Novembre 1686, Pierre du
Péroux le 3 Novembre 1702 qui devint commandeur de Ste Anne; Pierre du Péroux, le Ier Décembre
1705, Pierre du Péroux, le 12 Novembre 1721, François du Peyroux le I0 janvier 1750 et commandeur
en 1779, Joseph du Peyroux, reçu page le II Décembre 1770, commandeur de Carlat en 1786, René
Joseph du Peyroux de Jardon, reçu le 18 Février 1771, Antoine-Sylvain du Peyroux le 8 Février 1777,
                                                                                                         75


et Louis-Etienne du Peyroux. (Archives de Vost, voir plus haut)
En 1752, l‟ordre de Malte possédait le fief de la Forêt du Temple, une métairie, une rente sur un
moulin, une chapelle, avec tous les cens, rentes, dimes, vinades, droits de mortaillable condition etc...
dépendant dudit fief et chapelle (notice sur Aigurande,180)

La famille du Peyroux existe encore avec les titres de marquis et de comte. Anne des Ages, appelée
Madame des Granges possédait à la fin du I7ème siècle le dime de Pollier et entour à la paroisse de
Lourdoueix-St-Pierre, valant chaque année 22 à 23 septiers (Archives de Vost, citées précédemment).
Gilbert du Peyroux et Anne des Ages eurent pour fils;
Joseph du Peyroux, chevalier, marquis du Peyroux, seigneur de la Forêt du Temple, des Granges, la
Leux, la Lande, Fonteny, La Faye, capitaine de dragons au régiment de Bonnelles, chevalier de St
Louis, qui épousa Marie Garaud alias Garreau, alias Garreaux, veuve de Charles Dumont, chevalier,
seigneur de la Lande, Fonteny, Mondurier, Neuvy St Sépulchre, Etignières sur lequel toutes ces terres
avaient été saisies réellement en 1688 à la requête de Messire Camille d‟Albon, prince souverain
d‟Yvetot et Dame Françoise-Julie de Crevant, son épouse. La terre de la Lande, Fonteny, Mondurier
furent vendues par Marie Garreau à Messire Martin Berauld, écuyer, qui en fit l‟hommage à Mr de
Flexelles, paroisse de Ste Sévère le 19 Décembre 1737 (notice sur Aigurande,157). Joseph du Peyroux
prit le bail judiciaire de la terre d‟Etignières et en jouit en même temps que sa propre seigneurie de la
Forêt du Temple; cette jouissance continuée par ses enfants dura environ 50 ans, après quoi ils
laissèrent Etignières et ne jouirent plus que de leur fief de la Forêt du Temple;
Joseph du Peyroux, se remaria par contrat du 7 Août 1726 à Madelaine Carret, fille de feu Michel
Carret, écuyer, conseiller du roi, commissaire ordinaire des guerres à Lyon et de Dame Jeanne Barge
Sallier dont; Guy du Peyroux, chevalier, seigneur-marquis de la Forêt du Temple, des Granges, de la
Force, de la Lande et de Fonteny, capitaine de dragons dans le régiment du Roi, chevalier de l‟ordre
royal et militaire de Saint Louis; tué à l‟armée en 1760, marié en décembre 1748 à Epinal à Suzanne
de Bertrand alias Marie-Anne Bertrand qui en 1767-1772 demeurait au lieu noble de Marmeron,
paroisse de Measnes, dont;
Jean-Guy Dupeyroux, chevalier, marquis du Peyroux, seigneur de la Forêt du Temple, chevalier
novice de l‟ordre royal militaire et hospitalier de ND du Mont Carmel et de St Lazare; en 1774 le
marquis du peyroux commença à vendre partiellement sa terre de la Forêt du Temple et se rendit à
Paris; en 1789, il servait dans le régiment de Christine-dragons; on croit qu‟il a laissé postérité -cf
Tardieu in Généal. Bosredon, 342; Archives de la Creuse B,52-.
Dans un acte du 18 Octobre 1777, on trouve Léonard Prévost, seigneur décimateur de la Forêt du
Temple. Dans la liste des députés des paroisses à l‟assemblée du Tiers-Etat de la sénéchaussée de la
Haute Marche à Guéret pour l‟élection des députés aux Etats Généraux en 1789, on trouve comme
députés pour la Forêt : Faury, Trousset. -L. Duval, cahiers de la Marche, 145-. Le château de la Forêt
du Temple a été vendu par la famille Gérouille de Beauvais à un nommé Bujardet à qui il appartient
aujourd‟hui.
L‟acte cité plus haut du 26 Novembre 1776 - avant la note sur la Forêt du Temple- était un
démembrement ou jeu de fief; La Faye, est détachée de la seigneurie de la Forêt du Temple et forme
une nouvelle seigneurie relevant comme elle de la baronnie de Malval de même que la seigneurie de
la Forêt du Temple avait été détaché en 1673 de la seigneurie d‟Estignières pour former un fief en
faveur d‟Anne des Ages; mais dans le démembrement de La Faye, il y a deux objets distincts et
séparés; le domaine honorifique, c‟est à dire le fief ou les droits seigneuriaux qui sont vendus au sieur
de Magnac qui peut dorénavant prendre la qualité de seigneur de La Faye, sous la suzeraineté du
baron de Malval, et le domaine utile c‟est à dire les héritages qui ont été vendus au sieur Blondet de
Vost qui devra les tenir en directe franche du nouveau seigneur de la Faye, et lui en payer les devoirs.
Ces ventes furent attaquées le 12 Décembre 1785 par Claude-Jacques-Pierre de la Châtre, chevalier,
conseiller en la cour des monnaies à Paris, devenu seigneur d‟Etignières en 1781, qui par une
transaction du 15 Janvier 1785 était aux droits des seigneurs et dame du Montazet, baron de Malval,
et prétendait réunir à la seigneurie d‟Etignières par la voie du retrait féodal et de prélation, les parties
connues sous la dénomination du fief de la Forêt du Temple qui d‟après un aveu et dénombrement
d‟Estignières en 1669, faisaient partie de cette seigneurie dont elles furent distraites en 1673; trois
consultations délibérées à Guéret, l‟une du 30 Décembre 1785, signé Péronneau; la seconde du 20
76


Janvier 1786, signée Purat et la troisième du 2 Février 1786, signée Bazenery, estiment que la
demande de Monsieur de la Châtre est mal fondée et non recevable et que Messieurs Blondet de Vost
et de Magnat ne peuvent être troublés dans leur possession. (Archives de Vost)
Monsieur de la Châtre parait avoir pris néanmoins la qualité de seigneur de La Faye. (P. Riffé, famille
de Bengy, 100, note)
Maitre François Blondet de Vost a affermé pour 9 ans à Sylvain Renty le moulin de Vost avec ses
dépendances comme en jouit le nommé Emmery Renty, meunier actuel, moyennant 240 livres par an
et de menus suffrages, 3 livres de sucre et un gâteau de valeur de 3 livres le 6 Janvier de chaque
année, et 12 poulets et de plus 120 livres d‟épingles payées comptant; le preneur devra payer toutes
les tailles et capitations du Moulin pendant son bail; fait et passé le 24 Janvier 1780; signé : André du
Merin, notaire. (Archives de Vost)
Le 14 Juin 1780, Monsieur de La Loue, prieur-curé de Lourdoueix-St-Pierre bénit la bannière fournie
par Mr Blondet de Vost et consent à l‟exécution du contrat le 10 Juin 1782. (Archives de Vost)
Noble François Blondet, seigneur de Vost, demeurant en son château de Vost a affermé pour 9 ans à
Sieur Fiacre Durand, marchand, demeurant à Polier, la terre et seigneurie de Vost consistant en 3
domaines, un moulin à deux roues, un étang, dimes, cens et rentes et autres appartenances et
dépendances, droits et devoirs seigneuriaux et même tous droits de lods et ventes, compositions et de
successions, sans exception ni réserve si ce n‟est du château et préclotures tels qu‟en jouit le seigneur
bailleur et qui demeurent réservés audit seigneur bailleur, moyennant le prix et somme de 900 livres
par an; le preneur paiera pendant le présent bail toutes les impositions royales et fera trois charrois en
Berry au cas que le seigneur bailleur habite son château de Vost pour voiturer 9 pièces de vin, et
donnera 18 poulets et 12 livres de beurre; fait et passé au château de Vost le 29 Juin 1786; signé :
Pelletier, notaire royal. (Archives de Vost)
Fondation par Jean-Baptiste Blondet, seigneur de Lourdoueix-St-Pierre et François Blondet seigneur
de Vost, de douze messes basses de Requiem pour feu Etienne Fayolle, curé de Mortroux , leur oncle,
moyennant une somme de 2000 livres. (Archives de la Creuse, H. suppl. 148)
En 1789, les habitants du Tiers-Etat de 209 villes, bourgs et collectes de la sénéchaussée de la Haute
Marche furent appelés à rédiger le cahier de leur doléances et à nommer des députés chargés de
présenter ce cahier à l‟assemblée des trois états à Guéret, à raison de deux députés pour deux cents
feux et en dessous; trois au dessus de deux cents; quatre au-dessous de trois cents et ainsi de suite; la
collecte de Vost nomme 4 députés; François Blondet, seigneur de Vost, Jacques Bertrand d‟Orfeuille,
bourgeois qui signent le cahier général du Tiers-Etat de la Haute Marche le 21 Mars 1789; Jean
Riboulat, laboureur et Fiacre Durant, laboureur, surnuméraire. (L. Duval, cahiers de la Marche 93,
introduction 171-174)
Le cahier de doléances, demandes et remontrances des habitants de la collecte de Vost, paroisse de
Lourdoueix-St-Pierre comprend 55 articles plutot d‟un intérêt général au royaume ou à la province
que particuliers à la localité, cependant, article 29, ils demandent qu‟il soit formé un dépôt (de sel)
plus près que ceux de Saint-Vaury, Dun et Guéret pour la facilité du canton qui en est éloigné de cinq,
six et sept lieues, deux rivières à passer, souvent dangereuses, ce qui occasionne des dépenses
considérables. A l‟article 31; il représenteront les plaintes que fait la même province (La Marche)
contre la ferme qui non contente d‟être arbitraire du prix du tabac veut encore que les particuliers le
reçoivent de sa main en poudre et de la plus mauvaise qualité, et cela par intérêt et cupidité; art. 46; il
représentent que le tirage de la Milice qui se fait tous les ans en la ville de Guéret, distante de sept
grand‟lieues de cette paroisse occasionne des dépenses considérables aux jeunes gens qui y vont en
grand nombre petits et grands avec leurs plus proches parents; demander que le subdélégué ou autre
commissaire se transporte sur les lieux, comme cela se pratiquait autrefois; art. 47, ils demandent
aussi une brigade de maréchaussée en la ville d‟Aigurande qui nous avoisine, très nécéssaire, à cause
des foires nombreuses qui s‟y tiennent, ainsi que deux marchés par semaine, où il arrive souvent des
rixes et désordres, faute de personnes propres à maintenir le bon ordre; fait clos et arrêté par
l‟assemblée ce jourd‟hui 8 Mars 1789 et ont, ceux qui composent ladite assemblée déclaré ne savoir
signé, sauf les soussignés ; Blondet de Vost, Bertrand de marmeron, Renty, Guilbaud, Bertrand,
Bourdery, Lafaye, Bertrand d‟Orfeuille, Durand, syndic, Fradeaut, Peyron, Riboullat, Pelletier
postulant, Pelletier, commis greffier. (Archives de Vost)
Ratification par lettres royales de la vente faite par Antoine Rossignol de tous les biens et droits à lui
                                                                                                       77


appartenant dans la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre au sieur François Blondet de Vost, seigneur de
Vost, moyennant la somme de 1348 livres par contrat du 21 Février 1790, reçu par André du Merin,
notaire Royal; Guéret le 6 Mai 1790; signé : Coudert de Sardent, lieutenant-général. (Archives de
Vost)
Ratification par lettres royales de la vente faite par Hugues du Peux de tous les biens, droits à lui
appartenant dans la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre au sieur François Blondet de Vost, seigneur de
Vost, moyennant la somme de 1294 livres par contrat du 21 Février 1790, reçu par André du Merin,
notaire royal; Guéret le 6 Mai 1790; signé : Coudert de Sardent, lieutenant-général. (Archives de
Vost)
Les 8, 9 et 10 Mai 1790 au bourg de Bonnat, chef-lieu de canton, district de Guéret, département de la
Creuse, dans la chapelle de Notre Dame, choisie pour le rassemblement des communautés du canton,
ont comparu les citoyens actifs (pour être citoyen actif, il fallait payer une contribution équivalente à
trois journées de travail) des communautés de Bonnat au nombre de 164, parmi lesquels, Mr Ajasson
de Grandsagne, Chéniers (98 parmi lesquels Me Antoine Marioton, curé dudit lieu), du Bourg d‟Hen
(44, parmi lesquels le sieur Léonard Yvernaud, curé dudit lieu), Moutier-Malcarre (69),
Lourdoué-St-Pierre fournit quatre vingt dix neufs représentants qui sont : Me Jean-Baptiste Blondet,
Me François Blondet de Vost, François Renard, Mathurin Peyron, Nicolas Fradeau, Léonard de la
Bernardière, Hugues Robin, Louis Gaudiard, Martial Renard, Sylvain Renard, Antoine Gillet, Jean
Dugat, Georges Bouéry, Jacques Chivaud, Jean Charasson, Antoine Lagrange, Pierre Desfaugères,
Jean Dugat, Jean Auvesty, Jean Maillochon, Antoine Dugat, Mathurin Moulinneuf, Jean Lagrange,
Simon Pérot, Antoine Dugat, Jean Maillochon, Antoine Dugat, Gille Dugat, Gabriel Gagneraud,
Hyacinthe Moulinneuf, Louis Elion, Jean Riboulat, Pierre Derome, André Fradaud, Jean Moraux,
Jean Lafaye, Louis Gariou, Pierre Jupille, Claude Gouvernaire, Claude Lafaye, Silvain Chicaud, Jean
Mittat, François Delage, François Guillot, Claude Delage, Silvain Maréchal, Jean Robinet, Louis
Lablaude, Jean Maignat, François Douard, Gabriel Trillaud, Antoine Péron, Georges Chenet, Pierre
Jamet, Jean François, François Rabion, Jean Moraux, Jean Robin, Jean Derome, Gilles Dugat,
Antoine Péron, Gilbert Durieux, Toussaint Péron, Gabriel Dugat, Silvain Quénat, Henri Delouche,
Jean Morel, Gabriel Riardant, Antoine Mialon, Jacques Péron, Léonard Maillochon, Jean Cafin, Marc
Barjaud, Silvain Ravion, Jean Bardet, Gabriel Labernardière, René Touinet, Léonard Trigaud, Pierre
Poisson, Pierre Gobin, Jean Gouvernaire, Léonard Gobin, Henri Lagrange, Jean Maignat, Germain
Ravaud, Silvain Robin, Léonard Renard, Fiacre Durant, Silvain Robinet, François Mercier, Jean
Robinet, Laurent Ranti, Jean Montagnier, Jean Auclair, Jean Péron, Jean Gobin, Gabriel Laroche,
Silvain Gorce, Jacques Auclair. Linard fournit (43), Malval (12), Champsanglard (60), Mortroux (42)
: en tout 631; après avoir ouï lecture des lettres patentes du roi sur différents décrets de l‟assemblée
nationale concernant les assemblées primaires et administratives, de la commission accordée par le roi
au sieur Comte de la Marche (peut-être Sylvain de la Marche, comte de Crozant, dit aussi marquis de
la Marche) pour l‟organisation du département, des districts, dépendants et la tenue des assemblées
primaires, de l‟acte de comparution faite par ledit sieur commissaire au greffe de la municipalité de
ladite communauté de Bonnat, ils ont nommé pour président à la pluralité des suffrages le sieur
Blondet de Vost; pour secrétaire Antoine Poissonnier des Forges (Antoine Poissonier, seigneur des
Forges, avocat en parlement, notaire royal, juge bailli et chatelain de la justice baronnie et chatellenie
de Chéniers, Beaumont, la Fosse, député de Chéniers à l‟assemblée du tiers état en 1789) et pour
scrutateurs, les sieurs Brunet de Bonnat, Dubois de Moutier-Malcard et Lemaigre de Champsanglard;
puis ayant prêté le serment d‟être fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout leur
pouvoir la constitution du royaume, de choisir en leur âme et conscience les plus dignes de la
confiance publique et de remplir avec zèle et courage les fonctions civiles, et politiques qui leur seront
confiées, ils ont procédé à la nomination des vingt électeurs que doit fournir le canton; le nombre des
citoyens actifs des communautés qui le composent s‟élevant à près de deux mille, et qui ont été élu
dans l‟ordre suivant;
- le comte de la Brade (Jean-Baptiste, comte, alias marquis de Brade, seigneur de Mornay, Bonnat, la
Chassagne, Clugnat, Bastisse, lieutenant des maréchaux de france en Marche, mort en 1810 sans
postérité, de Marie-Solange-Ursule Peyrot de Bastisse) citoyen actif de la communauté de Bonnat;
- le sieur Antoine Poissonnier, citoyen de la communauté de Chéniers;
- le sieur Mathieu-Alexis de la Loue, prêtre-prieur de Lourdoué-St-Pierre;
78


- le sieur François Blondet de Vost, citoyen de cette dernière communauté;
- le sieur Alexis Le Maigre des Fougères, de Champsanglard;
- le sieur Pierre Desrye, de Chateauclos-Hen;
- le sieur Jean Dubois, de Moutier-Malcarre;
- le sieur François Maulmon, de Mortroux;
- Mmrs Jean Baptiste Blondet de Lourdoué-St-Pierre;
- Jean Riboulat, de la même communauté;
- Etienne Brunet, de Bonnat;
- Jacques Gaultier de Chéniers;
- François Dubrouillet fils, de Bonnat;
- Annet Barry (notaire royal) de Chéniers;
- Silvain Tourniol, de Champsanglard;
- Jean Magny, de Chateauclos-hen;
- François Mingasson, de Moutier-Malcarre
- Jean Vintouroux, de Bonnat;
- François Coquelet, de Moutier-Malcarre;
Les vingt électeurs ainsi nommés ont été invités à se rendre à l‟assemblée des électeurs qui se tiendra
le 20 du présent mois (Mars 1790) à 8 heures du matin en la ville de Guéret. Signé : Poissonnier,
secrétaire. (Archives de Vost)
Acquisition fait par M. Blondet de Vost, du Sieur Furgaud, de maisons, bâtiments et héritages situés
dans les censives de Feuillet et des Jariges dépendant de la terre de Gargillesse; par contrat du 18
Septembre 1790; les dits biens acquis par le Sieur Furgaud de Messieurs et Mesdames de Bertrand;
reçu par Mr Blondet de Vost 300 livres pour les lods et ventes le 17 Avril 1792; signé : de Gargilesse.
(Archives de Vost)

Après le 9 Thermidor, en 1794, Mr Blondet de Vost fut nommé membre du Comité révolutionnaire du
district de Guéret; il fut remplacé au commencement de l‟année 1795. (L. Duval, Archives
révolutionnaires de la Creuse, 355,379).
Acquisition faite le 24 Frimaire an III (14 Décembre 1794) par Mr Blondet de Vost, pour se
rembourser d‟une créance qu‟il avait sur Mr Bertrand de Pouligny, émigré, de trois héritages formant
le troisième lot du domaine de la Notte dépendant de la terre de Richemont, moyennant 7700 livres
dont quittance du receveur de l‟enregistrement et des domaines à Guéret, en date du 11 Messidor, an
III (29 Juin 1795). (Archives de Vost)
Monsieur Blondet de Vost adressa une réclamation aux citoyens composant l‟administration
municipale du canton de Bonnat, au sujet des impôts excessifs dont était chargée sa terre de Vost,
imposée au-dessus du quart de son revenu net, le 28 Fructidor an IV (14 Septembre 1796)
Une quittance, signée Montagnier, percepteur des contributions financières de la commune de
Lourdoueix-St-Pierre à la date du 20 Fructidor, an IV (6 Octobre 1796) établit que les impôts de la
terre de Vost pour l‟année 1793 avaient été de 1200 livres, 2 sols, 3 deniers, pour un revenu de 1755
livres, 15 sols, 6 deniers; les membres de l‟administration municipale du canton de Bonnat
ordonnèrent qu‟il serait fait une estimation du revenu de la terre de Vost par François Charpentier,
Sylvain Descombes, et Jacques Gautier, commissaires nommés par eux à cet effet, le 29 Fructidor an
IV (sept. 96); signé : Charlange, Baron, Brunaud, Mingasson, Gérouille, Bertrand, Fayard et Baugy.
L‟estimation du revenu net de la terre de Vost faite le 10 Vendémiaire an IV (Ier Oct. 1796) fut
suivant Sylvain Descombes de 2535 livres, II sols; suivant Jacques Gautier, 2590 livres, 18 sols;
suivant François Charpentier, 2474 livres, 1 sol. (Archives de Vost)
                                                                                                    79


                                                 XX

Julie Blondet de Vost, née à Vost, baptisée à Lourdoueix-St-Pierre le 31 Juillet 1780, morte à Bourges
le 28 Décembre 1862, mariée le 26 Avril 1806 à Joseph-Bernard Barbuat (famille établie en
Champagne et Bourgogne et dont plusieurs branches ont été connues sous les noms de barbuat du
Plessis, Barbuat de Boisgiraud, Barbuat de Maison-Rouge, Barbuat de Juranvigny ou Juzanvigny; ses
armes sont “ de sinople à la fasce d‟argent, accompagnée de trois épis d‟or ”) dont;
1°) Jules, mort non marié;
2°) Eugénie-Jeanne-Laure, dont l‟article suivra;
3°) Henri, mort sans postérité;


                                                XXI

Eugénie-Jeanne-Laure Barbuat, née à Bourges, le 16 Mai 1809, mariée à Bourges le 16 Mai 1836 à
Edmond-Pierre-Victor-Romulus Hecquard, né à Pistoïa (Toscane) le 2 Juillet 1809, de
Edme-Jean-Charles Hecquard, capitaine adjudant de la place de 1ère classe, chevalier de Saint Louis
et de Constance-Louise-Thérèse Arnoult, morte à Paris le 14 Novembre 1881; dont :


                                                XXII

Marie-Isidore-Arthur Hecquard, né à Paris le 4 Avril 1841, marié à Paris le 25 Mars 1867 à
Marie-Thérèse-Charlotte-Flavie du Haÿs, issue d‟une famille de Normandie qui porte “ de sable à
trois épieux d‟argent ” et dont la filiation est prouvée depuis Messire Guillaume Haüs, chevalier,
seigneur de Sacy, de St Christophe, du Plessis, vivant en 1387; dont :
1°) Marie-Jeanne-Aimée-Edmée, née à Paris le 6 Février 1868 qui épousera Thomas des Chesnes;
2°) Marguerite-Marie-Edmée, née à Paris le 21 Février 1870.

Le château neuf construit en 1883-1885 a été béni le 29 Juillet 1885 par Mr l‟abbé Fournet, curé de
Lourdoueix-St-Pierre en présence de MM. de la Maisonneuve, curé de Nouzerolles, Appey, curé de
Mortroux, Lesoldat, curé de Linard et Grouard, curé de Crozon.
La chapelle du cimetière à été bénie le 31 Octobre 1888 sous le vocable de ND de la Salette par Mr
Brunet, curé de Lourdoueix qui y a célébré la messe.

( A la fin de sa transcription des archives , Mr Arthur Hecquard ajoute une note sur son patronyme : )

HECQUARD : famille d‟origine franque dont le nom originairement personnel est devenu
patronymique; établi avant 1600 en Nivernais où elle a possédé les terres de Forgeneuve,
Moulin-neuf, Neuville, Mussy, elle parait être une branche d‟une famille Eckart de Mayence qu‟un
historien qualifie d‟illustre et qui a produit un évêque suffrageant de l‟électeur au I8ème siècle.
On pourrait la rattacher à la famille des premiers comtes d‟Autun à la fin du 8ème siècle et au IXème
siècle dont plusieurs membres ont porté presque héréditairement le nom d‟Heccard ou Eckart, en latin
Heccardus, Eckardus, Ecchardus, Echardus.
Il est de tradition dans la famille qu‟un Hecquard a suivi Guillaume, duc de Normandie en Angleterre
en 1066.
Les armes de la famille Hecquard : “ coupé au premier d‟argent à deux aigles de sable au deuxième,
d‟argent à la rose de pourpre. ”.


                       Fin de la transcription du texte intégral de l’original
80



Monsieur Arthur Hecquard est décédé le 26 Avril 1903 et fut enseveli dans sa chapelle
mortuaire, sise au cimetière communal de Lourdoueix-St-Pierre, y rejoignant son épouse,
Marie-Thérèse-Charlotte-Flavie du Haÿs qui l’avait précédée dans la mort le 20 Juillet 1900
au château de St Germain de Clairefeuille (Orne). Elle fut transportée jusqu’à
Lourdoueix-St-Pierre et fut inhumée par l’abbé Brunet en la chapelle susdite le 24 Octobre
1900.
Après la mort de celui qui fut un véritable historien local, le château de Vost passa à la
famille Merle de la Brugière. Il fut ensuite occupé par la Croix Rouge française. Vers la fin
des années 1960, il devint la propriété de Mr et Mme Guy et resta dans cette famille
jusqu’en 1988. La même année, l’antique castel fut acquis par des religieuses d’un ordre
contemplatif. Ces dernières qui n’obtinrent pas l’autorisation ecclésiastique nécessaire pour
s’établir dans le diocèse de Limoges ne purent réaliser à Vost la fondation monastique
projetée. C’est en Novembre 1989 seulement qu’elles purent le revendre à Mr Bernard
LECHERBONNIER qui s’y installa en 1990. Le nouveau propriétaire se trouvant dans les
mêmes dispositions que feu Arthur Hecquart, l’ancienne chapelle a été de nouveau renovée.
En ce début 1999 elle se retrouve remise à neuf, cent ans après la dernière restauration du
31 Octobre 1888.
L’un des plus anciens lieux symboliques de Lourdoueix-Saint-Pierre se trouve donc “ paré ”
pour la traversée du XXIème siècle qui point.
                                                                                              81




                         Généalogie de la famille Ajasson

Arthur Hecquard a écrit cette monographie à la toute fin du XIX° siècle, il n’a pas pu
bénéficier des travaux ultérieurs qui ont totalement remis en cause la version donnée par
Thaumas de la Thaumassière. Comme pour tous les autres travaux imprimés, et bien qu’il
ait parfaitement discerné l'extrême faiblesse de cette dernière, il n’a pas eu d’autres moyens
que de s’appuyer sur celle-ci pour les événements antérieurs aux XV° siècle. Il n’y a
aujourd’hui aucune publication qui soit correcte, il nous a donc paru opportun et approprié
d’apporter les correctifs et compléments nécessaires afin de ne pas laisser le lecteur dans
l’erreur. Néanmoins les actes qu’il a retranscrit restent tout à fait valables et nous ne
pouvons que conseiller de s’y reporter d’autant plus que cette annexe n’a repris que les
références indispensables, la plupart étant connues par d’autres travaux et documents.
Enfin précisons que cette généalogie ne se veut ni complète, ni approfondie, il ne nous a
pas encore été donné l’opportunité d’accéder aux archives de la seigneurie de Grandsaigne,
le chartrier d’Aubepierre est loin d’avoir été complètement dépouillé, les fonds de la
Bibliothèque Nationale ou des Archives Nationales et bien d’autres sources n’ont pas été
mis à contribution. Elle donnera quand même une base solide, nombre de références et
voies de recherche utiles à tout travail futur.


Sources : Généalogies : Histoire de Berry, Gaspard Thaumas de la Thaumassière. Grand
Armorial de France, Jouglas de Morena, 1934-1952. Archives Généalogiques de la
Noblesse de France, Lainé, 1828. Histoire sommaire de Grandsagne, Vicomte Ajasson,
1914. Monographie de Lourdoueix-Saint-Pierre, Abbés Ramade et Brunet, 1926. Articles :
Nobiliaire du diocèse et de la généralité de Limoges, Abbé J. Nadaud, 1856-1880;
Dictionnaire des familles françaises ou notables à la fin du XIX° s, H. Chaix-d’Est-Ange;
Grand dictionnaire historique, généalogique et biographique de la Haute-Marche, A. Tardieu,
1894; Mémoires de la Société des Sciences Naturelles et Archéologiques de la Creuse,
notamment t. XXIV. Archives : Archives départementales de la Creuse, série H abbaye
d’Aubepierre, liasses E42 et E43, fonds Mornay 48J. Archives de Vot (pièces éparses).
Archives départementales de l’Indre, E2. Registres Paroissiaux Bonnat. Divers : Généalogie
de la maison de la Celle, vicomte F. de Maussabré, comte de la Celle & E. Hubert, 1925.
Aigurande, histoire d’une frontière, G. Martin, 1905. Le comté de la Marche et le parlement
de Poitiers (1418-1436), A. Thomas, 1910. Etudes historiques sur les monastères du
Limousin et de la Marche, P. de Cessac 1857-1863.
Origine : Noblesse connue en Haute-Marche dès 1087 1 ; certains auteurs pensent qu’elle a
souche commune avec les de Chauvigny du Poitou qui devinrent seigneurs de Châteauroux
et Déols à la fin du XII° siècle. Thaumas de la Thaumassière est formel : “Cette famille est
issue de celle de Chauvigny, de Vot, comme en fait foy le partage des Terres d’Egurande,
de Vot et d’Estinières”. Il est fort possible qu’il y ait eu un partage de cette sorte ; en effet
Vot, Estinières, une partie d’Aigurande se trouvaient en Haute-Marche. En revanche, que
ces terres aient appartenu aux Chauvigny, rien n’est moins sûr. L’auteur qui paraît bien
informé sur ce partage, n’en connaît pas la date ; il qualifie lui-même Raoul V de Déols, dit le
Vieil, mort vers 1128, de seigneur d’Aigurande. (Histoire de Berry p.510). En 1609, lors du
procès qui opposait Gabriel Ajasson à Mademoiselle de Montpensier, un factum indique “...
estant la terre de Vot en la maison dudit inthimé et de ses prédécesseurs, 300 ans et plus,
et partagée en la maison de Chauvigny dont le dit sieur inthimé porte les armes et de
laquelle maison de Chauvigny la terre d’Aigurande appartient à damoiselle de Montpensier.”
(Arch. de Vot). Gabriel Ajasson rajeunit de beaucoup sa maison. La plus ancienne mention

1
    Selon Tardieu.
82


connue avec certitude est à situer aux alentours de 1136, date à laquelle Isembardus, Pierre
et Ebbes Ajasson, firent une donation au prieuré de Chambon-Sainte-Croix; les Chauvigny
ne posséderont Déols et donc la terre d’Aigurande que bien plus tard. Il est possible comme
il était d’usage en ce temps qu’une branche de la famille de Chauvigny alliée aux Ajasson ait
pris leur nom à la faveur d’une extinction de la première maison, mais on ne saurait situer
précisément la date sinon qu’elle ne peut pas être antérieure au XIII° siècle. Néanmoins il
apparaît une très nette cassure au milieu de ce siècle, qualifiés jusqu’alors de seigneurs de
Nouzerolles, nous n’avons plus aucune mention sur cette seigneurie jusqu’au XV°; les
Ajasson qui certes possédaient déjà des terres en Lourdoueix (Lignaud, le Bourliat,...) ne
sont plus mentionnés que seigneurs en cette paroisse alors qu’ils ne l’avaient jamais été.
Les archives de famille qui étaient entreposées au château de Vot remontaient à 1415, elles
en ont été enlevées à la fin du XIX° et sont aujourd’hui perdues.
Armes : de sable à 5 fusées et 2 demies d’argent accolées en fasce; alias de sable, à la
fasce fuselée d’argent. Couronne : de Comte. Supports : Deux lions. Devise : Chevaliers
pleurent !
Fiefs : Nouzerolles; Vost, Estignières, Champvillant (Lourdoueix-St-Pierre); le Montet
(Chéniers); Grandsaigne (Bonnat); Azat-Chatenay (Bénévent-l’abbaye); Villebâton (le
Bourg-d’Hem); Châteauclos (Anzême); le Cluzeau; Bonnu; Villebussière (Vigoux); Rançay;
etc. Tous ces fiefs étant en Haute-Marche ou Berry.
Filiation : Le premier a avoir donné une généalogie fut la Thaumassière, malheureusement
                          2
fausse ou incohérente pour les cinq premiers degrés. La plupart des auteurs l’ayant
reprise, y ont ajouté leurs propres erreurs ce qui rend difficile l’approche des imprimés. Nous
donnons les premiers degrés pour mémoire.
I Etienne Ajasson chevalier, S. de Vot et Champ-villant d’où II Guilgaud qui a signé dans la
fondation du couvent de Boisferru 3 , duquel sont issus Eude qui suit, et Guillaume Ajasson
S. de Champ-villant. III Eude Ajasson S. de Vot et d’Estinières, traita l’an 1300 avec les
vénérables d’Egurande; il fût père de Guyot qui suit, et de Louis S. d’Estinières, conjoint par
mariage avec Marguerite le Groin; de laquelle il eut Blanche, femme de Messire Claude de
Pressigny. IV Guyot Ajasson S. de Vot, fit partage avec Louis, son cadet l’an 1324. Il avait
                                                                                       4
épousé Agnès de Puyvinaud, qui le rendit père de Henry qui épousa le 8.07.1393 Jeanne
de la Celle dont autre Henry S. de Vot époux de Marie de la Marche.
Jouglas de Morena donne la suivante : Eudes Ajasson épousa en 1343 Marie du Mont d’où
Guyot écuyer, épousa en 1374 Agnès de Puyvinault d’où Henri épousa en premières noces
Jeanne de la Celle d’où Guyot II. Voilà qui est plus sérieux.

                                          Branche aînée
I. Peut-être un Ajasson du nom de Guyot.
Il eut probablement 1° Eudes qui suit; 2° Guillaume qui vendit avec son frère une rente en
1332 à Aubepierre et qui aurait été seigneur de Champvillant.
II. Eudes Ajasson alias d’Estignières, chevalier, seigneur d’Estignières.
Il épousa en 1343 Marie du Mont. Eudes d’Estignières est cité dans un parchemin estimé à
1362. D’où 1° Guyot qui suit.
III. Guyot I Ajasson alias d’Estignières, seigneur de Vot.
Il épousa en 1374 Agnès de Puyvinault, veuve en 1420. Il était exécuteur testamentaire de
Louis de Malval en 1392. Il eut un procès en 1400 avec le seigneur de Richemont et acheta
la terre du Bois-Grellet située près de Choueix (Lourdoueix-St-Pierre) en 1415. C’est
probablement lui qui signa l’acte de fondation de Boisferru en 1400. Comme il apparaît dans
l’acte de 1420, ils avaient trois enfants sous le gouvernement de leur mère : 1° Guyot II
Ajasson alias Guyot d’Estignières, écuyer, seigneur de Vot, rendit foy et hommage en 1426
2
   Nous pensons que seules les dates dont erronnées, peut-être à cause d‟une mauvaise lecture de chiffres
romains, quoi qu‟il en soit, il apparaît que La Thaumassière n‟eut jamais les preuves en main et que cette filiation
fut faite soit par un autre auteur, soit suivant une correspondance erronée.
3
   Le couvent de Boisferru fut fondé en 1400.
4
   La date exacte est le 8 Juillet 1433.
                                                                                            83


à Marguerite baronne de Malval; 2° Henri qui suit; 3° Marguerite.
IV. Henri Ajasson, seigneur de Vot, le Montet.
Il, eût procès en 1464 avec Jean de Sauzay seigneur d’Estignières et figura à la montre de
la noblesse de la Marche en 1470, et vivait encore en 1472. Il avait épousé 1° par contrat du
8.7.1433 Jeanne de la Celle fille de Raoulin I, seigneur de Bouéry et de Marguerite le
Groing; 2° après 1453 Marie de la Marche, dame de Grandsaigne, veuve d’Etienne de
Cluys, seigneur de Béjon, fille de N. seigneur de Grandsaigne et de Catherine de Villaines.
Elle n’eut pas de postérité. De son premier mariage, Henri eût 1° Guyot qui suit; 2° Pierre
abbé de Saint-Mesmin; 3° Louis, abbé de Saint-Mesmin après son frère, mort en odeur de
sainteté; 4° Antoinette épouse du Sieur de Villaines, seigneur du Boueix; 5° Marguerite
épouse de Louis de Jardon; 6° Jeanne épouse de Charles de Chabannes; 7° Nicole qui
épousa par contrat du 18.02.1478 Jacques de Salignac, seigneur de Pars (Nouziers) , la
Chèze (Dun) , Béjon (Saint-Martin-de-Pouligny) , fils de N. seigneur de Pars, la Chèze et de
N. de Cluys, dame de Béjon après la mort de son frère Etienne, époux de Marie de la
Marche.
V. Guyot III, seigneur de Vot, Grandsaigne.
Il partagea en 1483 l’héritage paternel et vivait encore en 1495. Il avait épousé le 12.02.1476
Jacqueline de Barbançois, fille de Jean, damoiseau, seigneur de Sarzay, Charron et de
Françoise de Boisé de Courcenay, petite-fille d’Hélion de Barbançois et de Catherine de
Villaines, mère par un précédent mariage de Marie de la Marche. Elle devînt, lors de son
mariage, dame de Grandsaigne par donation de Marie de la Marche, sa tante utérine. Ils
eurent : 1° Bernardin qui suit; 2° Marguerite épouse d’Hector de Sauzay, seigneur
d’Estignières; 3° Jeanne épouse d’Adrien de Chamborant, seigneur de la Faye, Montlevic,
vivants le 26.08.1544; 4° Françoise qui avait épousé le 25.05.1510 André de Forges,
seigneur de la Barre-Neuve, fils de Jean seigneur dudit lieu et d’Yvonne de Greule. 5° Marie
épouse d’Yvain du Mont, Seigneur du Breuil-Yvain.
VI. Bernardin, seigneur de Vot, Grandsaigne, le Montet, le Palis (Argenton) en partie.
Il eut procès avec les seigneurs d’Aigurande en 1498. En 1521, il parut à la rédaction des
coutumes de la Marche. En 1535, il vendit la seigneurie du Palis, tenue en copropriété avec
Etienne de Crésancy. (Nous ignorons comment ce fief berrichon possédé en 1514 par Pierre
de Fricon lui est parvenu). Il avait épousé par contrat du 20.06.1525 Anne de Lestrange, fille
de Jean, seigneur de Durat et de Louise de Montmorin de Saint-Héran. Furent entre autres
présents à ce contrat : Léon de Barbançois, écuyer, seigneur de Sarzay, Jehan de
Barbançois, seigneur de Charon, cousins germains du futur; Yvain du Breuil, seigneur dudit
lieu, André des Forges seigneur de la Barre-Neuve et Adrien de Chamborand, seigneur de
la Faye, ses beaux-frères; Christofe de Chabannes, prêtre commendataire du prieuré de
Chambonnet, parent. Ils eurent 1° Gabriel qui suit; 2° Hector qui a fait la branche de
Grandsaigne; 3° Françoise épouse de Jacques de la Marche seigneur de Beaumont,
Boisfranc, vivant en 1580, 1583.
VII. Gabriel, chevalier de l’ordre du roi, seigneur de Vot, le Montet, Villebussière, Bonnu.
Décédé fin 1611, début 1612. Il comparut au ban de la Marche en 1553. En 1575 il fit aveu
et dénombrement de son fief de Vot. Il assista le 25.04.1599 comme curateur de Marie de
Chamborant, fille mineure de Charles écuyer, seigneur de Montlevic, au mariage de celle-ci
avec Claude André. La même année, il est présent au mariage de son parent Léon de
Chamborant, fils de Gabriel et de Louise de Saint-Maur avec Françoise de Rancé. En 1605,
commença un procès avec Henri de Bourbon-Montpensier, seigneur d’Aigurande, au sujet
de la dîme des Chaumes; procès continué à la mort de ce dernier en 1608, par sa fille qui
deviendra la grande Mademoiselle en épousant en 1626 Gaston, duc d’Orléans, frère du Roi
Louis XIII. Le procès dura jusqu’en 1638 et fut perdu par Henri II Ajasson. Gabriel épousa
Tristane de la Marche, fille de Pierre, seigneur du Plessis-Vitry et de Galienne de
Saint-Julien, d’où 1° Gabrielle qui épousa le 2.05.1578 Jean de Malesset, seigneur de
Châtelus, Roches, fils de Pierre, seigneur des mêmes lieux et de Marguerite de
Saint-Georges; 2° Jean qui suit.
84


VIII. Jean, seigneur de Vot, le Montet, le Cluzeau, Villebussière, Bonnu. Décédé avant 1612.
C’est sans doute lui qui vendît le fief du Menoux (Berry), acquis d’Isabeau de la Châtre, au
seigneur d’Argenton en 1564. Il avait épousé Françoise de Poyenne, dame de Villebussière,
Bonnu, fille de Jean, seigneur des mêmes lieux et d’Avoye de Douhault. Elle testa en 1634
et eut 1° Françoise qui épousa a) Charles de Sauzay, seigneur d’Estignières, lieutenant du
Roi en la Marche b) entre 1600 et 1606 Georges Bertrand, seigneur de Beaumont, Boisvert
fils de François, seigneur du Boueix. 2° autre Françoise épouse de Robert Barbe, seigneur
de l’Age-Courbe, Cigny. 3° François, seigneur de Bonnu, épousa Anne Couraud, fille de
Pierre, seigneur de la Rochechevreux et de Jeanne de Rechignevoisin. Il décéda avant
1637. 4° Henri qui suit. François et Henri vendirent le 26.12.1620 le fief du Montet à Jean
de Chamborant pour 5036 livres tournois.
IX. Henri II, seigneur de Vot, Villebussière.
Il épousa par contrat du 21.12.1613 Jacqueline d’Aubusson, fille de Georges, comte de la
Feuillade et de Jacqueline de Linières, dont il n’eut pas d’enfants. En 1654, il fit donation
de la terre et seigneurie de Vot à Jean Bertrand, son neveu.

                                    Branche de Grandsaigne
VII. Hector, vicomte en partie de Châteauclos, seigneur de Grandsaigne, la Faye.
Page à 13 ou 14 ans, puis gentilhomme de Monseigneur, frère de Charles IX; puis homme
d’armes de la compagnie du Duc d’Alençon en 1570. Il fut autorisé le 14.03.1584 à refortifier
sa maison de Grandsaigne de tours, tourelles, canonnières, fossés et murailles. Il fit
dénombrement et établir un terrier en 1595 et acquît le 14.7.1597 de Balthazar de
Chalençon, vicomte de Châteauclos, le fief noble, terre et seigneurie de Châteauclos
conjointement avec Jean de la Celle et Claude Boéry, d’un prix total de 12000 écus. Il
décéda en 1598 et laissait 3 enfants mineurs. Il épousa 1° par contrat du 5.02.1584 au
château de Chamoussaux, Marie de Douhault fille de François, seigneur de Rançay et de
feue Françoise de Boisé de Courcenay; 2° par contrat du 18.11.1592 Catherine Barthon de
Montbas, veuve d’Amable de Seris, décédé le 16.09.1581, fille de Pierre, vicomte de
Montbas, seigneur de Lubignac, Fayolles et d’Anne de Nilhat. Elle était tutrice de Geoffroy et
Marie en 1598. Il eût du premier lit 1° Jacques qui suit; 2° Geoffroy décédé avant 1618; et
du deuxième lit 3° Marie peut-être épouse du S. de la Ferrandière, en Poitou.
VIII. Jacques chevalier, seigneur de Grandsaigne, Champvillant, vicomte de Châteauclos en
partie, Rançay, chevalier de l’ordre du roi.
Il vendit en 1630 à Jean Bertrand écuyer, seigneur de Beaumont, Chéniers, ce qu’il
possédait sur le territoire de Chéniers et du Fournioux pour 2060 livres. En 1648, lors du
contrat de mariage de son fils, il inscrit que si l’époux décède sans enfants mâles la maison
de Grandsaigne ira à Sylvain Ajasson son jeune fils ou ses descendants. Il constitue à
Claude Ajasson, sa fille une rente pour se mettre en religion. Il vivait encore en 1652. Il avait
épousé Jeanne du Boueix de Villemort, dame de Roussage, Champvillant, fille de Gabriel,
seigneur de Villemort et de Marguerite de Moussy-lès-Comtour. Ils eurent 1° Charles qui
suit; 2° Sylvain, comte de Grandsaigne, vicomte de Châteauclos, seigneur d’Estignières. Il
consentit la vente du fief de Villevaleix à Henri Augay, Sr de la Fayolle pour 6600 livres en
1663. Il légua en 1669 50 livres de rente aux cordeliers du Boisferru et décéda vers 1672
sans postérité connue. Il avait épousé a) par contrat du 19.05.1660 Charlotte de Sauzay,
dame d’Estignières, veuve de Georges de Saint-Julien, seigneur de Saint-Vaury, fille de
Charles, seigneur d’Estignières et de Françoise Ajasson. Le 27.06.1662, par acte passé au
château d’Estignières, elle donna 1400 livres au couvent de Boisferru. b) Anne des Ages, qui
veuve, se remaria avec Gilbert du Peroux, Sieur des Granges. 3° Gabriel, seigneur de
Grandsaigne, Champvillant et par sa femme de Ronnet. Il épousa vers 1640 Gilberte de
Chalus, veuve de François de Saint-Maur, écuyer, seigneur de Lourdoueix-St-Pierre, fille de
Claude, seigneur de Ronnet, Fretaise et de Jeanne de Murat, dame de Viersat. Elle mourut
au Château de Ronnet (Allier) le 10.5.1644. Ils laissèrent Gabrielle, baptisée le 12.05.1644
ayant pour parrain Charles Ajasson, son oncle. 4° Claude.
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IX. Charles chevalier de l’ordre de Saint-Michel, seigneur de Grandsaigne, Rançay,
Villebâton, vicomte de Châteauclos.
Il avait épousé par contrat du 23.02.1648 Gabrielle de la Celle, veuve d’Henry du Mosnard
de Burges, seigneur d’Antoy, fille de François, vicomte de Châteauclos, seigneur de Bouéry
et de Sylvaine de Chamborant. Elle reçut 12000 livres de dot. Il décéda le 16.01.1654. Sa
veuve se remaria avec Jean du Breuil du Bost puis avec François de la Chassaigne,
seigneur du Gué. Elle poursuivit la vente de la seigneurie de Villebâton. Ils avaient eu :
X. Aimé Sylvain écuyer, seigneur de Grandsaigne, Estignières.
Il avait épousé par contrat du 20.04.1670 Anne de la Chassaigne, fille de † Jacques, écuyer,
seigneur de Montjouan, le Genest (Azérables) et de Marie Pouthe de Château-Dampierre. Il
testa le 7.11.1677 et décéda le lendemain. Sa veuve se remaria le 26.09.1683 avec Claude
de la Celle, écuyer seigneur de Lavis, fils de Louis écuyer et de † Catherine Bertrand. Ils
avaient eu 1° Marie-Silvaine, baptisée le 15.04.1675, qui épousa par contrat du 24.09.1700
François de Mornay écuyer seigneur de Mornay fils de Silvain écuyer seigneur de Mornay,
Bonnat et de Gabrielle de Noblet de la Rocheaymon. Elle en est veuve en 1731 et décéda le
02.06.1734; 2° Louis qui suit.; 3° Marie-Anne qui entra le 11.06.1696 au couvent des
Hospitaliers d’Eguzon.
XI. Louis chevalier, seigneur de Grandsaigne.
Né le 27.01.1677. Il épousa le 26.07.1700 Marie de la Celle, veuve d’Antoine de Noblet,
écuyer seigneur du Bazillon, fille de René, seigneur du Plaix-Gaulhiard et de Claire
Tacquenet. Décédé début 1708, François de Mornay est nommé tuteurs de ses enfants. Ils
eurent 1° Sylvain qui suit; 2° Jacques, né le 6, baptisé le 7.06.1703 et décédé en 1732.
XII. Sylvain chevalier, seigneur de Grandsaigne.
Baptisé le 26.04.1701. Il épousa Barbe de Mornay le 22.02.1718, fille de † Sylvain et de
Gabrielle de Noblet. Il décéda le 09.11.1732 à environ 32 ans, Claude de la Celle, chevalier
seigneur d’Ajain, est nommé tuteur de ses enfants. Ils eurent 1° Gabrielle baptisée le
25.03.1719; 2° Louis qui suit; 3° Jacques baptisé le 25.01.1722; 4° Marie ondoyée le
28.12.1723 qui épousa le 31.01.1752 Léonard de Martin seigneur d’Ajonc veuf de † Marie
de Tiscières, décédée le 24.12.1751 à Saint-Sulpice la Châtre; 5° Charlotte baptisée le
02.02.1728; 6° Louis né le 24.01.1731. 7° Barbe; avec Marie et Charlotte toutes
mentionnées en 1744 et 1749.
XIII. Louis II chevalier, comte de Grandsaigne, vicomte de Châteauclos.
Baptisé le 03.02.1721. Décédé le 6.04.1780 à Bonnat. Il avait épousé 1° le 29.1.1744
Jeanne Peschant, fille de † Jean, Sieur d’Heredet (Chéniers), conseiller du Roi au présidial
de la Marche et de Jeanne Basty. Décédée le 5.01.1746 à environ 30 ans. 2° le 19.01.1749
Marie-Josèphe de Madot, fille de Sylvain-Louis-Antoine, écuyer, seigneur de Jouillat,
Boisfranc, lieutenant général en la sénéchaussée de la Marche et de Marie du Carteron de
Beaulieu. Décédée le 27.12.1772 à 39 ans à Bonnat. Du premier lit : 1° Jeanne, née le
19.09.1745, décédée le 09.06.1750. Du deuxième : 2° Gabrielle, née le 29.10.1749 et
décédée le 2.11.1749; 3° Gabrielle née le 27.12.1750, décédée le 3.05.1752; 4° Henry né le
29.11.1752, comte de Grandsaigne, décédé le 17 prairial an X; 5° Barbe Louise baptisée le
05.02.1753; 6° Sylvain Louis né le 06.03.1754; 7° François en 1755, décédé le 17.01.1763;
8° François, né le 25.05.1756, décédé le 30.03.1760; 9° Marie Elisabeth née le 13.11.1758,
décédée le 29.11.1758; 10° Antoine Xavier né en 1760, décédé le 05.09.1763; 11° Martin
Agathe né en 1761, décédé le 14.03.1762; 12° François Alexis qui suit; 13° Agathe née le
05.01.1765, décédée le 06.10.1771; 14° Marie née le 10.02.1766, décédée le 14.02.1815;
15° Abdon-Louis Sylvain Joseph né le 18.04.1770; 16° Germain.
XIV. François seigneur, comte de Grandsaigne.
Né le 21.05.1763. Présent avec ses frères Henri et Germain à l’assemblée de la noblesse de
la Marche en 1789. Il épousa le 10.01.1782 à la Châtre Marie Aumeur, fille unique de Pierre
et de Jeanne Dissandes de la Villatte, veuve de Jean Peschant d’Heredet, dont :
XV. François II, officier d'artillerie.
Il épousa à Vierzon le 17.02.1823 Louise Baraton fille de Philippe-Claude Baraton d'Estat et
de Marie Félicité d'Orsanne dont
86


XVI. Louis-Alexandre.
Il épousa le 24.08.1841 au fort de Vincennes Marie-Gabrielle-Hélène Poitevin de Veyrière,
fille d'Aristide-Paul-Henry Poitevin de Veyrière, gouverneur du fort de Vincennes et de
Arsène-Félicité Bernier le Camus dont 1° Pierre-Louis-François-Marie, comte de
Grandsagne; 2° Jean-Joseph-Marie-Michel, vicomte de Grandsagne, épousa le 02.02.1909
au château de la Muette à Paris, Hélène-Cécile-Geneviève de Gournay fille de Lionel comte
de Gournay et de Marguerite Franquet de Franqueville.
Noms isolés :
Vers 1136 , les garants d’une donation faite au prieuré de Chambon-Sainte-Croix par
Hesimbarz, Petrus et Hebo Aiazo sont : “Omnes potestates HUJUS PROVINCIAE, Radulfus
scilicet Dolensis (Raoul de Déols), et Raimundus atque Loerius (?), sive Beraldus de Brider
(Béraud II de Bridiers) et dominus Adalbertus de Maraval (Aubert de Malval), domino Odo de
Lineriis (Eudes de Linières) et dominus G. Dunensis (Géraud de Dun).”. Isembardus et son
frère Pierre, font donation dans la paroisse de Lourdoueix-St-Pierre en 1154 (Confirmé en
1163), Aimery Ajasson entre autres la confirme. En 1154, Aimery fait donation de terres
entre Lignaud, le Bouchet et Champ-Cholet à Aubepierre en présence de Pierre Ajasson. En
1163, Aimery Ajasson donne le lieu du Bourliat à l’abbaye d’Aubepierre, en plein accord
avec Pierre Ajasson; les fils d’Aimery, Aimery et Ebon font la même concession; l’acte est
passé en présence d’entre autres Isembard Ajasson et son frère Pierre (Aimericus Aizuns,
Pierre Aiasson sub eisdem testibus concessit supra dicta omnia Aimericus Aimerici filius
concessit similiter Hebo Aimerici filius maior audientibus, guarnerio de lineriis, petrus
ajasson, geraldo Leffa et filius ejus geraldo leffa item Isambardus et frater ejus Petrus).
Donation en 1209 (confirmée 1238) à l’abbaye d’Aubepierre, par Pierre Ajasson, chevalier,
seigneur de Nouzerolles, Eudes, chanoine d’Issoudun et Geoffroy, ses frères, pour
l’entretien d’une lampe (Petrus Ajasson, miles, dominus de Nozerolles et Odo, canonicus
exoldunensis et Goffridus fratres ejus). Un Ajasson chevalier, croisé en 1239. Ebbes
Ajasson chevalier, est dit fils de Géraud de Dun, chevalier et de dame Mabille épouse dudit
Géraud, en 1247 (Guillelmus prior de Cambono Sanctae Crucis, Guillebertus de
Champnhiet, et Umbertus de Meanis, capellani. Geraudus de Dun, miles, Ebo Ajasson,
miles, filis dicti Giraudi et domina mabilia uxor dicti Giraudi) . Eudes, damoiseau, seigneur de
Nouzerolles en 1248, descendant d’Arnulphe. Hugues chevalier, en 1252. Aimery est garant
d’une donation de Philippe de Malval en 1256. Ebon Ajaczon, chevalier de Thibaud de
Neuvis, sénéchal du Poitou, tenait pour lui assises dans les terres de la comtesse de la
Marche en 1263-1265. Pierre, chevalier de Lourdoueix-St-Pierre, achète la forêt des
Faucharts de Philippe de Malval en 1266. Ebon chevalier, donne une dîme sur Champvillant
à Aubepierre en 1267. Ebon Ajasson chevalier, seigneur d’Estignières en 1273 (Ebonem
Aiasson militem, dominum de Esthaneriis ex alia super metis terrarum et pratorum uilla de
Esthaneriis dicti militis et grangiae de Brolliath dictorum religiosorum in parochia de Oratorio
Sancti Petri). Gilles Ajasson vendît tout ce qu’il possédait dans la paroisse de Sainte-Sévère,
dont la maison du Puy à Roger de Brosse, baron de Boussac et d’Huriel en 1281. Louis
épousa vers 1315 Marguerite le Groin fille de Pierre I et d’Agnès de la Roche-Guillebaud. En
1332 Eudes Ajasson, chevalier, seigneur d’Estignières et Guillaume Ajasson damoiseau,
vendent une rente de 2 setiers de seigle mesure d’Aigurande sur la dîme de Bessoles à
l’abbaye d’Aubepierre. Perrot, damoiseau, seigneur de Vot, vend une rente sur les hommes
du Pin à Aubepierre en 1341. Hugues, exécuteur testamentaire de Gaudrifus de Oratorio
(Geoffroy d’Oradour) en 1346. En 1363 Donation de Hanry Ajasson à Guillot Fouyne.
Catherine épouse de Pierre du Breuil, vivants en 1399. Jean Ajasson, seigneur
d’Estignières, Chinali, Champvillan en procès en 1457. Pierre Ajasson présent au testament
de Raoulin III de la Celle en 1509. Eutrope, prieur commanditaire du prieuré de Malval et
d’Anzême en 1517. Vente par Louis Ajasson du fief de Villevassol (Buzançais) à Pierre
Aubépin en 1529. Jean Ajasson seigneur de la Givrerie en 1560. Françoise épousa vers
1560 Antoine de Saint-Julien, seigneur de la Terrade, la Chezotte, fils de Guillaume,
seigneur des mêmes lieux et de Jeanne de Serre. Marguerite épouse de Jean de
Sainte-Feyre, seigneur de Fourmenier, Puyléger vers 1570. N. épousa en 1604 François
                                                                                         87


Coudert. Marie, veuve de Florent Petitpied écuyer, seigneur d’Ouzilly, co-secrétaire du Roi,
épousa par contrat du 26.04.1638 Charles d’Aloigny chevalier, seigneur des Bordes,
l’Espine, Boismorand, fils de Guy, seigneur de Boismorand et de Renée de la Pouge. Marie
décéda à Saint-Junien à 80 ans le 12.12.1666. Il est évident que la famille Ajasson fut très
tôt en possession de la seigneurie d’Estignières, prenant ainsi le nom de cette terre. Ceux
qui suivent font peut-être partie de cette maison ( il peut y avoir néanmoins confusion avec
la famille de Tinières). En 1270 ou avant, Pierre de Stagnières, chevalier, reconnaît aux
religieux d’Aubepierre un droit de dîme à prendre sur le chr (?) de Bessolles excepté deux
setiers appartenant à Guillaume, seigneur de Sacierges (probablement Guillaume de
Chauvigny), à cause de son épouse, sœur du dit Pierre de Stagnières. Guilhagendo de
Estaneriis présent lors du testament de Louis de Malval en 1392. Louis d’Estinières chr en
1409. Jean d’Estignières, seigneur de Champvillant, fils de Jeanne Boisselle 1415. Jean
d’Esteignières vendit le fief de St-Aigny (le Blanc) en 1424 à André Macé. Hélion
d’Estignères, seigneur de Champvillant et autre Hélion, son fils, 1489. Guillebaud Hélion
d’Estignères 1493. Hélion d’Estignères seigneur de Champvillant, frère Bernard
d’Estignières, prieur de Roche-Cervière, 1496. Jean d’Estignières, seigneur de la Guierche
(Lafat), comparut le 7.04.1521 pour la réforme des coutumes de la Marche.
Nadaud et à sa suite Tardieu mentionnent encore une branche qui aurait existé aux
Goberties (Basse-Marche), c’est une erreur et une confusion avec la famille De
Grandsaigne.


                                                                                  E. Boyron
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                                                 Table des matières

Cette table n’existait pas dans l’original du travail d’Arthur Hecquard. Nous l’avons mise au
point pour faciliter la lecture des chapitres que l’auteur n’a établis que pour déterminer les
administrations seigneuriales successives qui ses sont succédées à Vost. Nous avons,
quant à nous, ajouté à ces chapitres trois choses : 1°) une tranche de dates qui ne
correspond pas ordinairement à la durée de vie du seigneur désigné, mais à une époque
historique probable dans laquelle cette vie s’est déroulée, tout en mordant parfois largement
sur l’avant et l’après lorsque des faits rapportés dans ce chapitre s’y rapportent; 2°) nous
avons indiqué également la période de l’Histoire de France qui se déroulait au même
moment que cette histoire locale étudiée; 3°) nous avons précisé quelques éléments du
contenu de ces chapitres, mais la chose n’est pas aisée, cette description reste lacunaire.
Ajoutons enfin que cette table des matières n’est qu’indicative comme c’est toujours les cas
pour les ouvrages constituant des “ pièces pour servir l’histoire ”, que cette dernière soit
vaste ou restreinte. Aussi certains chapitres sont-ils des sources précieuses, tant pour
l’histoire de Lourdoueix-St-Pierre que d’autres paroisses de la Haute Marche. L’abondance
des noms, les citations de familles ne concernent pas uniquement celle des seigneurs. Les
lièves de cens; l’état des dîmes nous transmet les patronymes de bien des “ manants ” du
temps : paysans, maçons, artisans, hommes francs parfois, mais le plus souvent, hommes
serfs en serve condition. Les baux, les actes de vente, les contrats de mariage cités
brossent aussi partiellement le tableau de bien des époques passées et nous transmettent
les traditions d’alors. C’est dire que cet ouvrage d’histoire est un fidèle rapporteur du
coutumier local, parfois dans le plus menu détail.

Introduction : In Memoriam Arthur Hecquard - André Ramade et Louis-Philippe Brunet ........ 2

Avis aux lecteurs .................................................................................................................... 5

Petit historique général de la seigneurie de Vost - ici commence l’oeuvre de Mr Arthur
Hecquard ............................................................................................................................... 6

Chapitre I           Le premier seigneur de Vost connu.
                     fin du XIIIème siècle, début du XIVème siècle
                     (1285, Philippe IV le Bel; 1314, Louis X le Hutin) ........................................... 12

Chapitre II          Guilgaud Ajasson, second seigneur de Vot.
                     Son rôle dans la fondation du couvent des cordeliers de Bois-Féru.
                     13ème siècle; vers 1200/1340
                     (1316, Philippe V le Long; 1322, Charles IV le Bel) ....................................... 12

Chapitre III         Eudes Ajasson, troisième seigneur de Vot.
                     Ses transactions avec les recteurs d’Aigurande; son rôle à Bois-Féru.
                     vers 1310/1362
                     (1328, Philippe VI; 1350, Jean II le Bon)........................................................ 12

Chapitre IV          Guyot Ajasson, premier du nom, quatrième seigneur de Vot.
                     vers 1350/1415
                     (1364, Charles V le Sage; 1380, Charles VI) ................................................. 13
                                                                                                                                89


Chapitre V        Guyot Ajasson, deuxième du nom, cinquième seigneur de Vot.
                  Etat de sa seigneurie : fief, domaines, hommes-serfs
                  15ème siècle
                  (1422, règne de Charles VII) ....................................................................... 14

Chapitre VI       Henri Ajasson, premier du nom, sixième seigneur de Vot.
                  Epoux de Jeanne de la Celle. Etude de ses alliances, de ses procès
                  à propos d’un moulin banal.
                  vers 1383/1450
                  (1422 à 1460, règne de Charles VII).............................................................. 15

Chapitre VII      Henri Ajasson, septième seigneur de Vot.
                  Epoux de Marie de la Marche.
                  vers 1450/1487
                  (1461, Louis XI) ............................................................................................. 16

Chapitre VIII Guyot Ajasson, troisième du nom, huitième seigneur de Vot.
              Epoux de Jacqueline de Barbançois. Etude de ses alliances, du devenir
              de sa postérité. Son accroissement foncier : achats, héritages; ses procès
              avec le seigneur d’Etignières à propos de sa chapelle seigneuriale dans
              l’église de Lourdoueix-St-Pierre; ses contestations à propos d’un banc
              seigneurial du seigneur de Richemont dans la même église; les voies de
              faits et procès qui s’ensuivent.
              vers 1450/1497
              (1483 à 1497, Charles VIII)............................................................................ 19

Chapitre IX       Gabriel Ajasson, neuvième seigneur de Vot.
                  Ses acquisitions, achats; de nouveaux procès avec les seigneurs
                  d’Etignières.
                  vers 1475/1511
                  (1498 à 1514, Louis XII) ................................................................................ 24

Chapitre X        Bernardin Ajasson, dixième seigneur de Vot.
                  Epoux d’Anne de Lestrange. Etude de sa famille d’alliance, du devenir de
                  sa postérité. Son agrandissement du domaine seigneurial, ses achats de
                  champs, de ses hommes-serfs.
                  vers 1504/1551
                  (1515, François Ier; 1547, Henri II) ................................................................ 25

Chapitre XI       Gabriel Ajasson, deuxième du nom, onzième seigneur de Vot.
                  Epoux de Tristanne de la Marche. Etude de ses alliances; état de la
                  perception de ses droits lors du mariage de ses tenanciers en serve
                  condition.
                  vers 1527/1611
                  (1559, Henri II; 1560, Charles IX) .................................................................. 29

Chapitre XII      Jean Ajasson, douzième seigneur de Vot.
                  Epoux de Françoise de Poyenne. Etude de ses alliances, et de sa
                  postérité. Vie de son domaine seigneurial.
                  vers 1550/1590
                  (1574, Henri III; 1589, Henri IV) ..................................................................... 36
90


Chapitre XIII Henri Ajasson, deuxième du nom, treizième seigneur de Vot.
              Epoux de Jacqueline d’Aubusson. Etude de ses alliances, état de ses
              biens; ses nouveaux démêlés à propos de leur chapelle seigneuriale
              en l’église de Lourdoueix, transaction; liste de ses tenanciers pour
              l’impôt du cens.
              vers 1590/1617
              (1610, Louis XIII) ........................................................................................... 37

Chapitre XIV Henri Bertrand, quatorzième seigneur de Vot.
             Epoux de Françoise Ajasson. Perspective général de la famille Bertrand.
             Etat des dîmes de la seigneurie de Vost.
             vers 1580/1703
             (1643, règne de Louis XIV; Régence)............................................................ 48

Chapitre XV        Pierre Bertrand, quinzième seigneur de Vot.
                   Epoux de Marguerite de Bridiers. Etude de ses alliances et du devenir de
                   sa postérité. Ses contrats.
                   vers 1690/1741
                   (1715, règne de Louis XV) ............................................................................. 58

Chapitre XVI Jean-Pierre Havet, seizième seigneur de Vot.
             Son histoire, les circonstances de sa possession du fief de Vost; ses
             ventes, achats, baux.
             vers 1720/1730
             (1715 à 1774, règne de Louis XV) ................................................................. 61

Chapitre XVII Michel Havet, dix-septième seigneur de Vot.
              Ses alliances. Inventaire du château. Baux, documents divers.
              vers 1731/1744
              (1715 à 1774, règne de Louix XV) ................................................................. 62

Chapitre XVIII Jean Blondet, dix-huitième seigneur de Vost.
               Epoux de Françoise Jouinot des Bageois.
               Son acquisition du fief de Vost; liste des quittances données par le
               seigneur après levée de l’impôt du cens.
               vers 1744/1754
               (1774, règne de Louis XVI) ............................................................................ 64

Chapitre XIX François Blondet, dix-neuvième et dernier seigneur de Vost.
             Epoux de Marie-Jeanne Rousseau. Etat de ses possessions à
             Lourdoueix et à Ladapeyre; ses baux, le compte de ses rentes; notes
             sur l’histoire de la Forêt du Temple. Son procès avec les habitants des
             Chaumes refusant d’utiliser le moulin banal de Vost; leur emprisonnement,
             la transaction. Son devenir sous la Révolution.
             vers 1755/1810
             (1774 à 1792, règne de Louix XVI; 1792, Iere République;
             1804, Ier Empire : Napoléon Ier) ................................................................... 68

Chapitre XX        Julie Blondet, propriétaire de la terre de Vost.
                   Epouse de Joseph Barbuat.
                   vers 1810/1862
                   (1814, Louis XVIII; 1824, Charles X; 1830, Louis-Philippe;
                   1848, 2ème République; 1852, Second Empire, Napoléon III) ...................... 79
                                                                                                                                  91


Chapitre XXI Eugénie Barbuat, propriétaire de la terre de Vost.
             Epouse d’Edmond Hecquard.
             vers 1809/1881
             (1852 à 1870, Napoléon III; 1871, 3ème République) ................................... 79

Chapitre XXII Arthur Hecquard, propriétaire de la terre et du château de Vost.
              Epoux de Marie-Thérèze du Haÿs.
              vers 1850/1903
              (3ème République : 1871, Thiers; 1873, Mac-Mahon; 1879, Jules Grévy;
              1889, Sadi Carnot; 1894, Casimir Périer; 1895, Félix Faure; 1899 à 1905,
              Emile Loubet) ................................................................................................ 79

Généalogie de la famille Ajasson ......................................................................................... 81

Table des matières ............................................................................................................... 88

Index des noms modernes de lieux et de personnes ............................................................ 92
92




     INDEX DES NOMS MODERNES DE LIEUX ET DE PERSONNES
                                         II,16, 17, 18, 20; Henri III,35,    Assy (d'): René,59; Suzanne,59
                                         36, 37, 38, 40, 42, 43, 44, 45,     Aubard: Joseph,70
             —A—                         47, 53; Henri IV,26; Hugues,11,     Aubepeyre: fief,56
Abain: fief,51                           86; Isambard,10;                    Aubepierre: abbaye, cne de
Adot: Gabriel,46; Michel,28;             Isembardus,82, 86; Jacques,26,        Measnes,10, 11, 56, 57, 58, 59,
  notaire,28; Pierre,36                  53, 84, 85; Jean,11, 29, 34, 36,      73; paroisse,51
Age (de l'),10, 48                       37, 86; Jean-Joseph,86;             Aubépin: Pierre,11, 86
Age (l'): vill., cne de Chéniers,20,     Jeanne,19, 26, 83, 85; Jehan,37,    Aubusson (d'),10, 37; Charles,37,
  32, 47                                 40; Julie-Philippine,27;              45; François,45; Georges,37,
Age-Bouchard (l'): fief,59               Louis,11, 13, 18, 20, 22, 23, 26,     84; Henriette,37; Jacqueline,37,
Age-Champroy (l'): fief, cne de          46, 82, 83, 85, 86;                   43, 84; Louis,37; Pierre,26, 37;
  Fresselines,48, 59                     Louis-Alexandre,85;                   Souveraine,22, 26
Age-Meillot (l'): fief,48                Lourdoueix-St-Pierre,13;            Aucapitaine,9
Ages (des),10, 48; Anne,26, 57,          Ludovic,27; Marguerite,11, 14,      Auclair: Jacques,77; Jean,77
  74, 75, 84; Marie,50                   16, 18, 19, 24, 83, 86; Marie,19,   Aufort: Silvain,61
Agude (d'): Mathurin,33                  26, 83, 84, 85, 86;                 Augay: François,46, 55; Henri,84;
Agumonteil: vill.,16                     Marie-Anne,85;                        Jean,51; Jehan,46
Aigude: fief, cne de                     Marie-Elisabeth,85;                 Augras: Silvain,67
  Lourdoueix-Saint-Pierre,52, 57         Marie-Silvaine,85; Martin,85;       Augroulx: Jean,32
Aiguillon (l'): vill., cne de            Nicole,19; Nicoles,83;              Aumeur: Marie,85; Pierre,85
  Linard,31                              Perrot,11, 14, 86; Pierre,7, 10,    Aumont (d'): Maréchal,34
Aigurande: canton, Indre,9, 11, 12,      11, 18, 20, 21, 22, 23, 24, 25,     Aupetit: Alexandre,28;
  13, 15, 16, 17, 18, 20, 22, 23,        27, 28, 82, 83, 86;                   Antoine,28; François,33;
  24, 25, 27, 28, 29, 30, 31, 34,        Pierre-Louis,86; Silvain,26, 36,      Gabriel,37; Guillaume,37;
  35, 36, 39, 40, 41, 42, 43, 44,        53, 57, 73, 74, 84, 85;               Jacques,37; Jean,31; Jehan,37;
  45, 46, 51, 52, 55, 56, 60, 61,        Silvain-Aimé,26;                      Martin,33; Mathieu,28;
  62, 63, 65, 66, 67, 68, 69, 70,        Silvain-Edmé,26                       Pierre,33, 37; Thomas,28
  72, 74, 75, 76, 81; rue, fief en     Ajonc: fief,85                        Aureil,10
  Haute-Marche,20, 30, 31, 35,         Alaclos,72; Michel,65                 Auroy,61
  36, 39, 40, 44, 46, 55               Alanore: Jean,61                      Aussourt: Mathieu,31
Aigurandette: fief en                  Albon (d'): Camille,75                Autort: François,18
  Haute-Marche,35, 40                  Alençon (d'): duc,84                  Autry: fief,26
Ajasson,7, 9, 10, 12, 48;              Allely: Jean,56                       Autun (d'): comtes,79
  Abdon-Louis,85; Agathe,85;           Aloigny (d'),10; Charles,87;          Auvergne (d'): Robert V, comte,48
  Aimeric,10; Aimery,86;                 Guy,87                              Auvesty: Jean,77; Pierre,69, 71
  Antoine,85; Antoinette,18, 83;       Alorent: Jean,62; Jeanne-Claire,62    Auvrelle: François,63, 65, 72;
  Barbe,85; Bernardin,19, 25, 26,      Andraud: Michel,61                      Pierre,45
  27, 28, 29, 41; Blanche,13, 82;      André,24; Claude,34, 51, 83;          Auzances: canton,19
  Catherine,11, 14, 28, 86;              François,24; Jean, capitaine        Ayen: cne, canton
  Charles,26, 53; Charlotte,85;          d'Aigurande,31; Jeanne,71;            d'Evaux-les-Bains,16
  Claude,84; Ebbes,82, 86;               Louis,62; notaire,20, 24, 25;       Azat-Châtenet: fief, cne, canton de
  Ebon,11, 86; Etienne,12, 13,           notaire royal,71, 73, 76;             Bénévent-l'Abbaye,16, 18, 20,
  82; Eudes,12, 13, 14, 82, 86;          Pierre,24, 40                         21, 24, 82
  Eutrope,18, 20, 21, 24, 25, 27,      Angibault: fief,59
                                       Angot: Ponthus,40
  86; François,19, 23, 24, 26, 36,
                                       Angoulême (d'): comtes,19;
                                                                                         —B—
  37, 40, 43, 44, 47, 84, 85;
  François II,85; Françoise,19,          Ebles,19; Guy,19                    Baboust, Basbouts: Antoine,55
  24, 27, 36, 38, 44, 47, 50, 51,      Antgeron: Pierre,12                   Bagaud: Denis,25; François,55;
  52, 83, 84, 86; Gabriel,84;          Antigny: fief,55                        Gabriel,47; Jean,23, 24, 25;
  Gabriel I,19, 22, 23, 24, 25;        Antigny (d'),55                         Mathieu,25; Pierre,32;
  Gabriel II,9, 26, 29, 30, 31, 33,    Antoy: fief,85                          Silvain,45; Simon,23, 24
  34, 35, 36, 38, 40; Gabriel          Anzème: archiprêtré, cne, canton      Bageois (les),62, 64
  III,26; Gabrielle,26, 29, 83, 84,      de Bonnat,10, 18, 27, 51, 74        Banson: fief, cne de Gelles,
  85; Geoffroy,84, 86;                 Appelvoisin (d'): Henriette,40          Puy-de-Dôme,37
  Germain,85; Gilles,11, 86;           Appey: curé de Mortroux,79            Baraton: Louise,85; Philippe,85
  Gillie,19; Guilgaud,12, 13, 82;      Arbois de Jubainville (d‟),6          Baraton d‟Etat,10; Louise,27
  Guillaume,12, 82, 86; Guyot,82;      Argenton,56, 69; canton, Indre,36,    Barbançois (de),10, 19, 48;
  Guyot I,13, 14, 82; Guyot II,14,       42, 44, 47                            Hélion,19, 83; Jacqueline,19,
  15, 82; Guyot III,7, 18, 19, 20,     Argier (d'),55; Marie,55                25, 83; Jean,19, 83; Léon,83
  21, 22, 23, 24, 25, 66;              Arnoult: Constance,79                 Barbansais: vill., cne de Roches,19
  Hector,26, 27; Henri,11, 14, 82,     Arnulphe,86                           Barbarin,31; notaire,31, 36, 39
  83, 85, 86; Henri I,14, 15; Henri    Assis (des),48                        Barbe,10; Aldebert,36; Robert,36,
                                                                                                             93


  44, 84                              Bénévent-l'Abbaye: canton,20          Béthenet: fief, cne de Pommiers,
Barbeau: Antoine,28; Jacques,31,      Berauld: Martin,75                      Indre,19
  33                                  Bernardet: Barthélémy,61;             Bétoulle (la): vill.,59
Barbezières (de),48                     Louis,56; Silvain,72                Betron: André,12; Jehan,12
Barbotte: fief,19                     Bernardière (de la): Charles,61;      Beuvron: fief,48
Barbuat:                                Gabriel,77; Jean,61;                Bienassis (de),48
  Eugénie-Jeanne-Laure,79;              Léonard,77; Noël dit                Biencourt (de),34; Charles,34;
  Henri,79; Joseph-Bernard,79;          Branletête,72                         François,60, 61, 63, 64;
  Jules,79                            Bernardière (la): vill.,                Gabriel,53; Marie,60, 64;
Barcat: Claude,61; François,24,         Lourdoueix-St-Pierre,32, 57           Marie-Sylvie,61, 63; Silvie,60;
  25, 34, 43, 45, 46; Noël,61;        Bernier: Arsène,86                      Sylvie,64
  Pierre,36, 61; Silvaine,72;         Berthommier: Gabriel,45;              Bigny (de): Anne,50
  Simon,42, 45                          Pierre,45                           Blanchard,45
Barde (la): fief, cne de              Berthon: Pierre,47, 54                Blanchefort (de),10; Françoise,26;
  Saint-Sulpice-le-Dunois,50, 72      Berthucat,71; Jean,68;                  Guy,22, 26; Louis,22, 26
Bardet: Jean,77                         Jean-Baptiste,68; sergent           Blaud (le): Etienne dit Catonna et
Barge Sallier: Jeanne,75                royal,68; Silvain,68                  courjaret,61
Barjaud: Marc,77                      Bertrand,27, 52, 65, 76, 78;          Blondet,64; Antoinette,64;
Barluet: François,55, 68; Jean,31;      Claude,60, 61; François,45, 55;       Etienne,68, 73; François,67, 68,
  Jean-Baptiste,73                      Gabriel,31, 66; Gabriel dit           71, 72, 73, 76, 77; Françoise,68;
Barnat,12; André,12                     Pillier,45; Guillaume,45;             Jean,64; Jean I,64; Jean II,64;
Baron,78                                Hélion,28; Jacques,71, 76;            Jean III,64; Jean IV,64, 65, 66,
Baronnet: Catherine,68; Louis,68        Jean,17, 28, 53, 68, 73;              67, 68; Jean V,67;
Barral (de): famille,36                 Jehan,45, 46, 47; Jehan,              Jean-Baptiste,68, 70, 71, 76, 77,
Barraudon: Jehan,42; Martial,42         notaire,40; Jehan, notaire            78; Jeanne,68; Julie,68, 79;
Barreneuve,19, 83                       royal,43, 45; la veuve,36;            Louis,64; Marie,68;
Barrière (de la): Jean,18               Léonade-Thérèze,67; Mr.,72;           Marie-Anne,68; Silvain,64, 68,
Barry: Annet,78                         Nicolas,62; notaire royal,39, 42,     71
Bars (de): François,56                  44, 45, 46, 47, 54, 55, 56, 74;     Bochart: Jehan,12
Barton de Montbas,10;                   Pierre,31, 34, 45, 53; Pierre dit   Boéry ou Bouéry: Claude,84;
  Catherine,26, 84; Pierre,84           le soudar,33                          Marguerite,60, 63
Bastide (de la) Voir Joubert de la    Bertrand (de): Suzanne alias          Bois de St Etienne (du),48
  Bastide                               Marie-Anne,75                       Bois de Vost (le): vill.,
Basty: Jeanne,85; Louis,14, 52        Bertrand de Beaumont,10, 27, 48;        Lourdoueix-St-Pierre,12, 15,
Batardon: Jean,28; Jehan,41             Agathe,49; Anne,49, 52;               16, 17, 27, 28, 29, 30, 31, 32,
Bathias: Gabriel,67; Pierre,61          Catherine,52; Charles,49;             34, 43, 44, 45, 54, 56, 61, 64,
Bauffremont-Courtenay (de):             Charles-Gustave,50; Claude,47,        65, 70, 71, 72
  Prince,37                             49, 50, 52, 53; Elisabeth,53, 60,   Bois de Vot (du): Pasquet,12
Baugy,78                                63; famille,36; François,48, 49,    Boisé (de): Françoise,19, 83, 84
Bayon: Jean,68                          84; François dit Beauvront,49;      Bois-Ferrut: couvent, cne de
Bazelat: fief, cne, canton de la        François II,50; Françoise,52;         Linard,12, 13, 74, 82, 84
  Souterraine,40                        François-Ursule,49; Gabriel,49,     Boisfranc: fief, cne de Jouillat,16,
Bazenery,75                             52; Gabriel dit Beaulieu,49;          27, 30, 83, 85
Bazillon: fief, cne de Tercillat,85     Georges,36, 47, 49, 50, 51, 52,     Bois-Grellet (le):
Bazoche (la): au Perche-Goët,           84; Georges-Henri,49;                 Lourdoueix-St-Pierre,14
  Eure-et-Loire,62                      Germain,50; Gilbert,48;             Bois-Lamy (le): fief, cne de
Beauce (la): fief, la Châtre,           Guillaume,48, 50; Henri,47, 48,       Moutier-Malcard,10, 19, 22, 26,
  Indre,59                              49, 50, 52, 53, 54, 55, 56, 58,       32, 51, 57
Beaucguet: J.,20                        60; Hugues,48; Jean,48, 49, 50,     Boismorand: fief,55, 87
Beaufranchet (de),48; Ernest,36         52, 53, 84; Jean-Baptiste,49;       Boisselle: Jeanne,87; Jehanne,14
Beaufrère: Etienne,45                   Jehan,39, 45, 47, 48, 52, 53, 55;   Boisvert: fief, cne de
Beaumont: fief, cne de                  Louis-François,49; Marie,52;          Saint-Priest-la-Marche,
  Chéniers,14, 27, 36, 39, 45, 46,      Marie-Esther,50;                      Cher,48, 50, 84
  47, 48, 49, 50, 51, 52, 53, 55,       Marie-Marthe,49; Martin,48;         Boix (du): famille,7
  77, 83, 84                            Paul,53, 56; Paul-François,58,      Boix (le): vill., cne de Bonnat,16
Beaupuis: fief,48                       63; Pierre,50, 53, 58, 60, 61,      Bonayre: Antoine,28; Etienne,28;
Beauregard: vill., cne de               63; René,50, 51, 52; Thérèze,52       Françoise,28; Guyot,28;
  Lourdoueix-Saint-Pierre,31, 58      Bertrand de Malval: Catherine,85;       Jean,17, 28; Jehan,45;
Beaussau: hoirs,20                      Gabriel,52; Yves,46, 52               Madelaine,45; Pierre,28, 55
Beauvais: fief, cne de Bonnat,65,     Bertrand de Pouzieux:                 Bonlieu: Abbaye, cne de
  72                                    Gabrielle,59; Pierre,59               Peyrat-la-Nonière,48
Becquet: Jean,24                      Bessoles: vill., cne de               Bonnat: canton,16, 26, 51
Béjon: fief, cne de                     Lourdoueix-Saint-Pierre,11, 28,     Bonneca,48
  St-Martin-de-Pouligny,                31, 33, 38, 57, 86, 87              Bonnesaigne: Etienne,28
  Indre,19, 83                        Bétête: cne, canton de                Bonnu: fief, cne de Cuzion,
Bellefons: fief,48                      Châtelus-Malvaleix,53                 Indre,29, 30, 33, 35, 36, 37, 40,
94


  42, 43, 44, 82, 83, 84                 55; Pierre, prieur,54              Celle (de la),10, 14, 40, 48, 64;
Bordes (les): commanderie,41;          Brade (de),48; Jean-Baptiste,          Claude,26, 85; François,26, 50,
  fief,87; vill., cne de                 comte,77                             85; Gabriel,15; Gabrielle,26,
  Chéniers,32, 46, 51, 57, 64, 65,     Branchelion,48                         85; Guillaume,14; Hugues,15;
  66, 67, 68, 69, 70, 72               Braudière (la): vill., cne de          Jacques,15; jean,11; Jean,84;
Bordiat: Antoine,31                      Lourdoueix-Saint-Pierre,57           Jeanne,15, 82, 83; Louis,85;
Borel d‟Hauterive,9, 48, 49            Breffy: fief,48                        Marie,26, 50, 85; René,85;
Borgne (le),48                         Bresche (de),48                        Rolin,15, 83; Rolin III,86
Borne (la): Baronnie, cne de           Bressolles (de),48; famille,34       Celle (la): fief,65
  Blessac,37                           Bretagne (de): Yolande,11            Celle-Dunoise (la): cne, canton de
Bosredon (de),48; Henriette,51         Breuil (du): Christophe,28;            Dun-le-Palestel,14, 15, 40
Bouard: Jean-Baptiste-Marion dit         Georges,67, 70; Jacquette,27,      Cellette (la),50; cne, canton de
  Baugy,62                               28; Jean,28, 85; Pierre,11, 14,      Châtelus-Malvaleix,7, 21;
Bouchard,59; Isabeau,59; Louis,59        28, 86; Yvain,83                     fief,48
Boucher,24, 48                         Breuil du Bost (du),10               Ceris (du),48; Amable,84
Boucheron: Claude,45; notaire          Breuil-Yvain (le): fief, cne         Cessac (de): Pierre,12, 18
  royal,45                               d'Orsennes, Indre,10, 19, 83       Cessy-les-Bois: dioc. d'Auxerre,29
Bouchet (du): Sibille,56               Bridiers (de),48; Beraud II,86;      Chabannes (de),10;
Bouchet (le): fief, Measnes,7, 35,       Gabrielle,50; Jacques,53;            Annet-Marie,57; Charles,19, 21,
  56, 57, 58                             Jean,53; Marguerite,58, 61;          83; Christophe,27, 83;
Boueix (du),10, 48; Antoine,21,          Marie,50, 53, 55, 58; Paul,58        François,57; Jean,19;
  22, 23; François,22, 23;             Bridieu,64                             Joseph,57; Marie-Françoise,10
  Gabriel,84; Guillaume,21, 41;        Brillant,17, 69; Jeanne,64;          Chabans,64
  Jeanne,26, 84; Jehannot,22;            Marguerite,62; Pierre,62, 64;      Chalençon (de): Balthazar,84
  Louis,23; Olivier,40; Perrine,23       Victor-Silvain,68                  Chalettes (les),45
Boueix (le),18; cne de la              Brioude: chanoine-comte de,49        Chalu,23
  Cellette,7, 83; fief, cne de         Brissonnet: Louis,34                 Chalus (de): Claude,84;
  Préveranges, Cher,48, 49, 50,        Brosse: vicomté,36                     Gilberte,84
  84                                   Brosse (de): Jean II,17; Roger,11,   Chamblet: fief,60
Bouéry: fief, cne de la                  86                                 Chambon: vill., Genouillac,72
  Celle-Dunoise,15, 26, 40, 50,        Brouillet,72                         Chambonnet: prieuré,83
  83, 85                               Brousse (la): vill., cne de          Chambon-Ste-Croix: cne, canton
Boulet: Barthomier,24;                   Glénic,69                            de Bonnat,10, 82, 86
  François,42; Léonard,65, 67,         Brun: Jeanne,64                      Chambon-Sur-Voueize: canton,51
  72; Simon,24                         Brunaud,78                           Chamborant (de),10, 11, 19, 48,
Bouliette,48                           Bruneau: notaire,33; notaire           59; Adrien,19, 83; Charles,83;
Bouquet: D.,18                           royal,45                             Elisabeth,52, 53, 55, 58, 60;
Bouquot le Plessis: fief,48            Brunet,77; Etienne,78; Louis           Etienne,53; Gabriel,19, 83;
Bourbon (de): Henri,35, 83;              Philippe, abbé, curé de              Gabrielle,40; Gilbert,59;
  Marie,35, 36                           Lourdoueix-St-Pierre,8, 64, 79       Hugues,41; Isabelle,47, 53, 58;
Bourbon-l‟Archambault,67, 70           Buchepot (de),48                       Jacques,60; Jean,84; Jehan,39,
Bourdeille (de): François,53           Bujardet,75; Claude,69; Louis,69       40, 54; Léon,30, 83; Marie,34,
Bourdery,76                            Bussière (la),62; fief,45              83; Pierre,19, 52, 59, 60;
Bourdonnaye (de la),48;                Bussière d‟Aillac: cne, Indre,16       Silvaine,26, 40, 50, 85;
  Edouard,50                           Buzançais,11                           Souveraine,59
Bourg-d'Hem: cne, canton de                                                 Chamgrand,43
  Bonnat,16                                                                 Chamoussaux: fief,84
Bourges,7; Préfecture, Cher,17,
                                                   —C—                      Champeau: Gabrielle,65
  20, 22, 41, 43, 44, 48, 49, 52,      Cabenet: Antoine, meunier,47         Champeau, anciennement
  68, 79                               Cadier,48                              Fréchampeau: vill., cne de
Bourigère (la): vill.,59               Caffin: Gabriel,69; Jean,77;           Chéniers,51, 52
Bourliat (le): vill.,                    Marie,69; Nicolas,61               Champestaux: fief,26
  Lourdoueix-St-Pierre,10, 73,         Caillebot: Marie-Louis,71            Champrouhet: fief,59
  82, 86                               Callary,48                           Champsanglard: cne, canton de
Boury ou Bouéry: Georges,77            Callot: Marguerite,64                  Bonnat,10, 16
Boussac,11, 86; Baronnie,              Caman: Jean,24                       Champvillant: fief,
  canton,18                            Cambrai: archevéché,19                 Lourdoueix-St-Pierre,7, 12, 13,
Boussiges (la),59                      Carbonnières (de),64                   14, 19, 20, 22, 26, 32, 33, 40,
Bouyer,30; François,44;                Cardinaud,46; Claude,46                58, 82, 84, 86, 87
  Françoise,37; Jean,32;               Cardoux: Jean,45                     Chanceaux (de),48
  notaire,30, 31, 33; Pierre,42, 44,   Carlat: cammanderie,49, 74           Chancelade: monastère près
  45, 62                               Carret: Madelaine,75; Michel,75        Périgueux,29
Bouzet: Gabriel,69; Jeanne,69          Carteron (du): Jeanne,64; Marie,85   Chandodries (les),40
Boyard: Jacques,45                     Cassin Voir Caffin                   Chanon: fief, cne de
Boyer,46; Etienne, clerc,47;           Catherine,24, 25                       Toulx-Ste-Croix,29
  Louis,55, 56; Pierre,46, 47, 54,     Caux: vill.,16                       Chanont: fief, cne de Pionnat,29
                                                                                                           95


Chanteloube: vill.,16                   Linard,32                          Chezelles (les): vill., cne,
Chantemerle: fief,48                  Chaumat,12; André,23, 24, 30;           Bourg'd'hem,16
Chantemillan: fief,51                   Jean,23, 24, 31; Jean dit          Chézelles (les),52
Chanteranne: vill.,32                   Monnet,31; Jean, fils              Chezotte (la): fief, cne de
Chapelle-Baloue (la): fief, cne,        d'André,23; le petit,15; Louis        Lupersat,65, 72, 86
  canton de Dun-le-Palestel,40          dit Gigot,31; Macé,24, 25;         Chibart,69
Charasson: Jean,77                      Marc,25; Mathieu,24; Pierre,24,    Chicaud: François,69; Louis dit
Chardon: Jean,27, 28                    25; Pierre alias André,45;            Roquelin,72; Pierre dit
Chardon (de): Françoise,53              Simon,45; Toussaint,61                Fumeau,45; Silvain,77
Chareille: Hector,33                  Chaumeau: Antoine,46, 47             Chier (le):
Charenton: Abbaye,49                  Chaumes (des): Jehan,15;                Lourdoueix-St-Pierre,12; vill.,
Chareton,12                             Pierre,12; Simon,15; Simone,12        cne de Lourdoueix-St-Pierre,16
Charlange,78                          Chaumes (les): vill.,                Chivaud: Jacques,77
Charles: Adrien,73; Jean,73             Lourdoueix-St-Pierre,11, 12,       Choppy: famille,57
Charles IX: roi de France,84            13, 14, 15, 17, 18, 20, 21, 23,    Choueix: vill.,
Charles VII,13; roi de France,22,       24, 25, 27, 28, 29, 30, 31, 32,       Lourdoueix-St-Pierre,12, 14,
  34                                    33, 34, 35, 36, 40, 41, 43, 45,       15, 31, 45, 57, 64, 65, 67, 72,
Charon: fief, cne de Maillet,           46, 52, 54, 55, 56, 57, 61, 64,       82
  Indre,19, 83                          65, 67, 72                         Choueix (de): Antoine,45;
Charpagne (de la): Michel,59          Chaumont: Antoine,60;                   Claude,45, 46; Denis,45;
Charpentier: François,78                Etienne,65; Gabriel,69, 72;           Giraud,12; Jeanne,65; Pierre,45;
Charrioux (le): vill., cne de           Guillaume,65, 72; Martin,72;          Simon,47, 54
  Chéniers,51, 52, 64                   vill., cne de Chéniers,51          Chuchun (la): nom de femme,12
Chartron: Claude,61; François,65,     Chaumont (de): Charles dit           Cigny: fief,36, 84
  66, 72; Gilbert,65, 70, 71;           Grelet,72                          Civitate (de): Pierre, prieur,25
  Jean,61, 65, 72; Jeanne,71, 72;     Chauvelin,48; Jean,57;               Clairvaux: abbaye,73
  Louis,72; Mathurin,44, 45;            Jean-Claire,50;                    Clavière (la): fief,40, 52, 53, 60
  Pierre,65, 66, 70                     Jeanne-Claire,62; Pierre,39, 46,   Clément: Père,15; Pierre,12
Chasnon: vill.,34                       47                                 Clément V: pape,73
Chassagne (la): fief, cne de          Chauveron: fief,48                   Clerbaudières: fief,48
  Bonnat,56                           Chauveron (de),48                    Cléret: Philippe,56
Chassaigne (de la),10; Anne,26;       Chauvigny,9                          Clion: fief,48
  François,85                         Chauvigny (de),35, 81;               Clovis: roi des francs,18
Chassaigne (la), aujourd'hui la         Guillaume,87; Guy II,8             Clugnac (de): Jean, prêtre,15
  Sagne: vill., cne de Chéniers,32,   Chazelet: fief,45                    Cluis (de): Etienne,16, 83;
  33, 51, 52                          Chazellas: fief,48                      Marie,57; Thomas,16
Chassin (le): fief,48, 49             Chebrelle (la): vill., cne de        Cluis-Dessus: fief, cne, Indre,40
Chassingrimont: fief,45                 Lourdoueix-Saint-Pierre,57         Cluseau (le): fief,48, 82, 84
Chasteignier: Louis,26, 31, 51        Cheise (la): fief, cne de            Cochard: Th.,18
Chastelier (le),53                      Dun-le-Palestel,19, 83             Coeur: Jacques,12, 34
Chastellux (de),48                    Chenaie (de la),48                   Coindat: Antoine,34
Chasteron: Jean,54                    Chêne-Martin: lieu-dit, cne de       Collas: Catherine,69;
Chastiron,66                            Lourdoueix-St-Pierre,21, 32           Françoise,69, 70; Jean,33;
Chateauclos: vicomté, Anzème,10,      Chénérailles: canton,74                 Julien,53; Léonard, prêtre,47;
  26, 36, 40, 50, 53, 57, 73, 74,     Chenet: Georges,77                      Pierre,65, 72; Silvain dit
  78, 82, 84, 85                      Chéniers: cne, canton de Bonnat,7,      Noireau,72
Chateaufort,62, 68                      11, 14, 15, 16, 20, 27, 30, 32,    Colliet,17
Châteauroux,81                          33, 38, 40, 45, 46, 47, 48, 50,    Combes (des) Voir Descombes
Châteauroux,8                           51, 52, 53, 54, 55, 57, 58, 60,    Combes (les): fief, cne de
Châteautiers: fief,40                   62, 65, 77, 78, 84, 85                Fresselines,59; vill., cne de
Chatellier (le): fief, cne de         Chéniers (de): Gilbert,86               Lourdoueix-St-Pierre,12, 13,
  Pommiers, Indre,40                  Chenu: Charles-Adrien,27                28, 32, 33, 46, 55, 60
Châtelus-Malvaleix: canton,16, 29,    Chenu du Thuet,10                    Combraille: pays,48
  83                                  Cher (du): Pierre,12; Sanpit,12      Combrailles (de): sgrs,58
Châtre (de la): Claude,35;            Chesnes (des): Thomas,79             Compagnie: Louis,72; Mr.,72
  Claude-Jacques-Pierre,75;           Cheux-Paignot: vill., cne de         Connois: Jean,72
  Isabeau,84                            Lourdoueix-Saint-Pierre,42, 64     Contanssin: Charles, marchand
Châtres (des): Germain,65             Chevenon de Bigny,48                    apothicaire,47
Châtres (les): vill., cne de          Chézaud (le): fief,48, 51            Coquelet: François,78
  Chéniers,51, 57, 60, 64, 65, 68,    Chézauds (les): vill., cne de        Corbilly: fief,19
  69, 70 Voir les Bordes                Linard,31                          Cordière: fief,19
Chatrette Voir Deschatrettes;         Chézault: notaire royal,47           Coste (de la): Léonard,62
  François,31; Pierre,24              Chézaux (les): fief,19               Coste (la): fief,48
Chatrettes (les): vill., cne          Chézeau-Limousin (le): fief, cne     Costis (des): Guillaume,14
  d'Aigurande,67                        de Measnes,31; vill., cne de       Couaigne (de),48
Chauffaux (les): vill., cne de          Measnes,20                         Coubin: maître d'école,34
96


Coudert: François,86; notaire       Diors: fief,48                          Lourdoueix-St-Pierre,6, 7, 9,
  royal,65, 67                      Dissandes: Jean,64; Jeanne,85           12, 13, 14, 15, 17, 18, 20, 24,
Coudert de Sardent:                 Dognon (le): Baronnie,37                26, 31, 32, 35, 36, 38, 39, 41,
  lieutenant-général,77             Donzy: prévôté,29                       43, 46, 53, 54, 57, 61, 63, 66,
Couhé: Poitou,60                    Dorsanne: Claude,35                     73, 74, 75, 81
Coulanges: fief,48                  Douard: Claude,65; Douard,72;         Euspice: Saint,18
Coullardière (la): fief,19            François,77                         Exelmans,48
Cour (de la): famille,36;           Doucet: notaire royal,44; Pierre,32
  Guillaume,16; Jacques,18;         Doudières: fief,48
  Mathurin,21, 24                   Douhard: Michel,45; Simon,45
                                                                                       —F—
Couraud de la Rochechevreux,10,     Douhault (de),10; Avoye,36, 84;       Fabry: Pierre,25
  48, 64; Anne,36, 42, 47, 84;        François,84; Marie,26, 84           Faignan,48
  Pierre,36, 84                     Dourif de la Collinière,48            Faraton: André,17; Pierre, prieur
Courauds (des): François,32         Drouilles: châtellenie, cne de           de Crozon,17
Courdoüe (de): Gonzalve,1, 2, 4       St-Eloi,20                          Faratoune: Isabeau,24
Court (la): fief,40                 Druillette: notaire,39                Fauconnier: notaire,29
Courtaillet: fief, cne de           Dubois,77; Jean,78; Mathurin,28       Faury: député,75
  Montchevrier, Indre,19            Dubrouillet: François,78              Faverot: Pierre, clerc,54
Crachepot: moulin,32                Dugat: Antoine,77; Gabriel,77;        Fay,51
Crésancy (de): Etienne,83             Gilles,77; Jacques,74; Jean,77;     Fayard,78
Crevant: cne, Indre,41                Jeanne,65; Pierre,74                Faye (de la): Gabriel,45; Jehan,45;
Crevant (de),48;                    Duhail de St Georges,68                  Pierre,45
  Françoise-Julie,75                Dumeril,12                            Faye (de): Etienne,61
Crochereau: Marie,68                Dumes: Philippe,44                    Faye (la): vill., fief, cne de
Crozant: comté, cne de              Dumont,10, 41; Balthazar,41;             Lourdoueix-St-Pierre,12, 16,
  Dun-le-Palestel,77                  Charles,41, 57, 75; Jacques,41;        31, 32, 38, 39, 43, 45, 54, 73,
Crozon: cne, Indre,79                 Léonard,45; Marie,82;                  74, 75, 76
                                      Michel,41; Pierre,41; Yvain,19,     Fayolle: notaire,39
                                      83
            —D—                     Dun (de): Geraud,86; Géraud,86
                                                                          Fayolle (la): vill., cne de
                                                                             Linard,32, 84
Dallot: Pierre,30                   Dun-le-Palestel: canton,59, 76        Fayolle de Peyzat: Etienne,68, 76;
Dames (des): Louise,59              Duplaix: Silvain dit Fleurand,66         Jean,68; Jean-Françoise,68;
Danjon (du): Etienne,20, 45;        Dupoirier Voir Poirier; notaire,17       Jeanne,69, 71;
  Jean,32                           Dupuis: Silvain,65                       Jeanne-Françoise,68
Darchis: Antoine,69                 Durand,76; Fiacre,76, 77;             Fayolles: fief,84
Daudon: Léonard,46                    Pierre,74                           Féchaud: forêt, Lourdoueix et
Dauge (la): fief,57                 Durat: fief, cne de Pionsat,             Chéniers,10, 11
Davidière (la): vill., cne de         Puy-de-Dôme,25, 83                  Ferrandière (de la),10
  Lourdoueix-Saint-Michel,60        Durieux: Gilbert,77; Louis,56         Ferret: Gabriel,60;
Deaulx: Thomas,16                   Duval: Louis,7, 10, 12, 49, 51, 56,      Marie-Thérèze,60
Dedieu: Jeanne,64                     75, 76, 78                          Ferrières: abbaye,22, 26
Delafaye: Françoise,24                                                    Ferrolle (la):
Delage: Antoine,54; Claude,77;                  —E—                          Lourdoueix-St-Pierre,12
  François,60, 77; François dit                                           Feuillade (la): cne de
  Montet,72; Gabriel,60; Jean,45    Eckart de Mayence: famille,79            Faux-la-Montagne,37, 84
Delagrave: notaire,56               Eglise-au-Bois (l'): fief,58          Feuillans: abbaye, diocèse de
Delaneau: notaire,61                Eguille (l'): vill., cne de              Rieux,18
Delosme: Germain dit Boury,72          Chéniers,38                        Filhatone (la): nom de femme,12
Delouche: Henri,77                  Eguzon: cne, Indre,55, 74             Filliance,48
Denize,15                           Esaneouz,12                           Fleurat (de): Mr.,26
Déols,8, 10, 81                     Esano: Charles,12                     Fleury (de): Pierre,63
Déols (de): Raoul,36, 86; Raoul V   Eschizadour (d'): Leonet,56           Flexelles (de): Mr.,75
  dit le Vieil,81                   Eslion: François,65, 69, 72;          Foltière (la): fief,61
Derome,72; Jean,77; Pierre,77          Jean,61; Louis,77; Pierre,65, 69   Fontenay (de),48
Deschatrettes: Denis,30;            Esmoingt,48, 51; Nicolas,51           Fonteny,41; fief,19, 57, 75
  Marguerite,30; Pierre,25          Espine (l'): fief,87                  Font-Gautron (la): vill., cne de
Descombes: Jehan,12; Pierre,17;     Essidioux: fief,65, 72                   Lourdoueix-St-Pierre,15
  Silvain,78                        Estignières (d'): Bernard,22, 87;     Force (la): fief,75
Desfaugères,73; Charles,65, 72;        Guilgaud,87; Guillebaud            Forêt du Temple (la),57, 62, 66,
  Henri,65; Jean,65, 72;               Hélion,21;                            73, 74, 75
  Michel,65; Michel dit                Guillebaud-Hélion,87;              Forgeneuve: fief,79
  Forget,72; Pierre,38, 77             Hélion,20, 22, 87; Hélion,         Forges (de),10; André,19, 83;
Desrièges: Guillaume,68                fils,20; Jean,87; Jehan,14;           Evariste,20; Jean,83
Desrye: Pierre,78                      Louis,87; Pasquet,12; Pierre,87    Forges (les): vill., cne de
Devants (les): vill., cne de        Etienne Ier: abbé d'Aubepierre,56        Bonnat,16
  Bonnat,16                         Etinières, Estignières: fief,         Fortilesse (la),53, 64; fief,34, 61,
                                                                                                                  97


   64                                  Gavary: Jeanne,31, 33                    60, 63, 64, 67, 70, 71, 72, 75,
Fosse (la): fief, cne de Chéniers,48   Gay: Jeanne,62                           76, 77, 78
Foudras (de): Louis,40;                Gaydon,9                               Guesclin (du): Bertrand,8
   Marie-Louise,40                     Genest (le): fief, cne                 Guierche (la): fief, Lafat,87
Fouine: Denis,14, 15; Guyot,11,          d'Azerables,85                       Guillaume: prieur de
   86; Jeanne,24; Jehan,11;            Geneytouse (la),10                       Chambon-Ste-Croix,86
   Pierre,24; Thomas,23, 24, 25;       Genouillac: cne, canton de             Guillebaud,76; Louis,66
   Vincent,24                            Châtelus-Malvaleix,10, 72, 74        Guillegaud,13
Founière: Maurice,61                   Gentils (de): Diane,52                 Guillemain: Gabriel,67; Jean,67
Fourgères (les): fief,19               Gerbault: Pierre,21                    Guillerot: notaire,33
Fourmenier: fief, cne de               Gerbaux (les): fief,19                 Guillot: François,77; Marie,69;
   Maison-Feyne,11, 86                 Gérouille,78; famille,75                 Philippe, clerc,44
Fournet: abbé, curé de                 Gigault (de): Isabeau,41               Guy: Mr et Mme,80
   Lourdoueix,79                       Gillatonne (la): vill.,34              Guyonnet: Colas,15
Fournier: notaire,57                   Gillet: Antoine,77
Fournioux (le): vill., cne de          Giraud: Charles,54; Claude,45;
   Chéniers,84                           Gabriel,43, 45; Léonnie,34;
                                                                                           —H—
Fournoux: fief, cne d‟Anzême,53,         Marie,65                             Ham: fort,52
   65, 72                              Gisé: baronnie,49                      Haüs: Guillaume,79
Fradeaud,12, 44, 76; André,77;         Giverlay,48                            Havet,21; Jean-Pierre,61, 62, 63;
   Bernard,30; François,30, 44;        Givrerie (la),11; fief,86                Michel,62, 63
   François l'aîné, dit Mouret,30;     Gliesolle (la): vill.,59               Havet,60
   François le jeune, dit Pointu,30;   Gobin: Jacques,33; Jean,30, 77;        Haÿs (du): Marie-Thérèse,80;
   Gabriel,36, 45; Jacques,30;           Léonard,72, 77; Pierre,77              Marie-Thérèze,79
   Jean,25; Louis,30, 34;              Godin: Jacques,56                      Hecquard: Arthur,1, 2, 3, 4, 5, 79,
   Martin,30; Mathé,15, 25, 27;        Gogue (de la): Jehan,8                   80, 81, 88;
   Nicolas,65, 72, 77; Pierre,27,      Gorce: Silvain,77                        Edme-Jean-Charles,79;
   45                                  Gorjon: Pierre,32; sergent,61            Edmond,79; famille,79;
Franc de la maison-fort,48             Gourde (du): Claude,28, 32, 45;          Marguerite-Marie-Edmée,79;
François: Jean,77                        Nicolas,30                             Marie-Jeanne,79
Françoise,30                           Gourde (le): vill., cne de             Henri II: roi d'Angleterre,25
Franquet: Marguerite,86                  Lourdoueix-Saint-Pierre,11, 28,      Henriquès,48
Fréchampeau Voir Champeau                32, 45, 57                           Herculat: fief,59
Frenaison: Jean, notaire royal,54      Gourdon de Genouillac: Henri,6         Heredet: vill., cne de Chéniers,51,
Fresselines: cne, canton de            Gournay (de): Hélène,86;                 85
   Dun-le-Palestel,16, 59                Lionel,86                            Heyret: vill., cne de Chéniers,16,
Fretaise: fief, Allier,84              Gouttes (les),63, 66; vill.,59           51
Fricon (de): Gabriel,10; Pierre,83     Gouvernaire: Claude,77; Jean,77        Hibault: Etienne,42
Froissart: Jean,8                      Grandeffe: fief,48                     Huriel,11, 86
Fromental,11                           Grandsaigne: fief, Bonnat,10, 16,
Furgaud,78                               19, 20, 21, 23, 25, 26, 27, 30,
                                         32, 36, 51, 53, 54, 57, 73, 74,                   —I—
                                         77, 82, 83, 84, 85, 86
             —G—                       Grandsaigne (de): Famille,87
                                                                              Innocent III: pape,10
                                                                              Iolliet: notaire,11
Gabillon: notaire royal,34, 38, 40,    Grange de l‟Eguille (la): vill., cne   Issoudun: canton, Indre,17, 18, 35,
  41                                     de Chéniers,57                          44, 47
Gagneraud: Gabriel,77                  Granges (les),74; fief,57, 75, 84
Gaillaud,45; Etienne,45;               Grangette (la): vill., cne de
  François,43; Françoise,70;             Aigurande,70                                      —J—
  Henri,65                             Gratin (de): Léonard,30
                                                                              Jahuet: Michel, prêtre filloux,41;
Garde (de la),48                       Graulle (la): vill., cne de
                                                                                 Pierre,45
Garde (la),51                            Mortroux,31
                                                                              Jalèches: cne, canton de
Gargilesse,11                          Greule (de): Yvonne,83
                                                                                 Châtelus-Malvaleix,69
Gargilesse (de): notaire,78            Grillon des Chapelles,10
                                                                              Jamet: Aimé,45; Jehan,45;
Gariou: Louis,77                       Gris (le) Voir Legris
                                                                                 Pierre,77
Garnault: Denis,23                     Groing (le),9, 13, 48, 59;
                                                                              Jamot: curé de Lourdoueix,66
Garreau: Marie,75                        Gabriel,59; Joseph,59;
                                                                              Janot: Antoine,25; Mathurin,28,
Gâtesouris: fief, cne de                 Marguerite,13, 82, 83, 86;
                                                                                 32, 45
  Montchevrier,41                        Marie,59; Pierre,13, 86
                                                                              Jardon: fief, cne de Parsac,18
Gaudiard: Gabriel,69; Jean,61, 72;     Grospied: Silvain,71
                                                                              Jardon (de),10; Gilles,18, 19;
  Jean dit Cotty,72; Louis,77;         Grosset: Jean,28
                                                                                 Louis,18, 83
  Louis dit Sourdeau,72;               Grouard: curé de Crozon,79
                                                                              Jarlet,54, 55
  Pierre,72; Pierre dit Bonnet,61      Gué: fief,85
                                                                              Jarnages,70; cne,70
Gaultier: Jacques,78                   Guépoisson: fief,48
                                                                              Jarriges (les),68
Gaumuguire: Jean,34                    Guéret: François,46; préfecture,
                                                                              Jarrye (de): Bernard,18;
Gautier: Jacques,78                      Creuse,27, 30, 39, 44, 53, 56,
98


   Marguerite,24                        Champsanglard,26, 50, 85; fief,      Lusignan (de):
Jau: Mas de, village., cne de           cne de la Cellette,48, 55, 58, 60,     Hugues-François,40
   Lourdoueix,15, 17, 20, 23, 24,       61; Jeanne,47                        Lussac (de),48
   25                                 Lavy: fief, cne d‟Eguzon, Indre,52     Luzeret (le): fief,58
Jehanet: François,45                  Laytrenaus: notaire royal,37           Luzignat (de): Denis,32;
Jolivet: Jacques, notaire,17; Jean,   Le Barbier: Jean,34                      Jacques,45; Jehan,45; Jehan dit
   notaire,17; Pierre,20, 23          Lebeyret,64, 68                          Boulaud,45
Jolly: Gaston,1                       Leborgne: Charlotte,51                 Lyon: préfecture, Rhône,22
Jonas (de),48                         Lecherbonnier: Bernard,80              Lys (le),48; fief, Tannay,
Joubert de la Bastide: Silvain,62     Leffa: Geraud,86                         Nièvre,58
Joucherat,12                          Legris: fief, cne de Parnac,           Lys-Saint-Georges (le): fief,48
Jouhanneau: Pierre,40, 45               Indre,48, 58, 61
Jouhannet: Silvain,72                 Legroin Voir Groing (le)
Jouillat: cne, canton de Guéret,16,   Lemaigre,77; Alexis,77
                                                                                         —M—
   19, 27, 59, 69, 85                 Lenoble,68                             Mabille,86
Jouinot: François,62; Françoise,64    Lepicard,22                            Macé: André,87
Joullieton,6, 10, 11, 12              Lesaut: Mathieu,20                     Macon: préfecture,22
Joyeuse (de): François, cardinal,35   Lesoldat: curé de Linard,79            Madon (le): fief, cne de Linard,48,
Jupille: Léonard,70; Pierre,70, 77;   Lespinat (de): Jehan,43                 49, 50, 51
   Silvain,70                         Lespine (de): André,45                 Madot (de): Marie-Josèphe,85;
Jurgaut,12                            Lestrange (de),10, 25; Anne,25,         Silvain,85
                                        27, 29, 83; Audoin,25; Jean,25,      Magier,17; Catherine,28;
                                        26, 83
            —L—                       Lhaumeau, Lhaumaud ou
                                                                              Claude,15; Etiennette,28;
                                                                              François,28; Jean,17; la veuve
La Bouvrie: maître d'école,34           Laumeau: vill., cne de                Maget,45; Louis,28; Marie,28;
Labbé: Philippe,43                      Lourdoueix-St-Pierre,60, 63,          Martin,27, 28; Mathé,27;
Lablaude: Louis,77                      64, 65, 69                            Mathieu,29; Pierre,17, 29, 30;
Labournoux,32                         Lignaud: vill., cne de                  Simon,28
Labruère: André,73                      Lourdoueix-Saint-Pierre,56, 58,      Magnat,68; fief, cne du canton de
Lacoste: huissier audiencier,66;        82, 86                                la Courtine,25; vill., cne de
  Marie,69                            Ligne (la): vill., Eguzon, Indre,55     Jarnages,69, 70, 73, 75, 76
Lacoux,69; François,55; vill., cne    Lignières (de): Eudes,86;              Magnat (de),40
  de Jouillat,69                        Garnier,86; Jacqueline,37, 84        Maillochon: Jean,77; Léonard,77
Ladapeyre: cne,67, 68, 69             Lignières (les): fief,48               Maisonneuve: curé de
Lafa: vill.,59                        Limagne: fief,19                        Nouzerolles,79; fief,41
Lafaye,76; Blaise,28; Claude,77;      Limoges,7, 8; Haute-Vienne,63          Maisonnisses: cne, canton
  Françoise,69, 70; Jean,77;          Linard: cne, canton de Bonnat,31,       d'Ahun,39
  Jehan,12                              32, 38, 51, 71, 77, 79               Maitre de Lage (le),41
Lage-courbe: fief, cne de Lathus      Loge (de): André,11                    Malesset (de),10, 29, 48;
  en Poitou,36, 44, 84                Longchaume,62; vill., cne de            Guillaume,29; Jean,29, 36, 83;
Lagrange: Antoine,77; Henri,77;         Mortroux,31                           Pierre,29, 83
  Jean,77                             Longe chaux: vill., cne de             Mallet: Jean,31
Laleu: fief,74, 75                      Saint-Sulpice-le-Guéretois,69        Malval: baronnie, cne, canton de
Lalland: Michel,71                    Longefont: prieuré, couvent, ordre      Bonnat,6, 8, 16, 17, 18, 22, 23,
Lamiraud ou Lamuraud: Jean,65;          de Fontevrault, dioc. de              24, 26, 27, 28, 29, 30, 31, 32,
  la veuve,72                           Bourges,16, 49, 52                    34, 35, 38, 42, 43, 44, 46, 51,
Lamy: Anne,56                         Lormeteau: commanderie,74               52, 53, 56, 58, 61, 65, 68, 71,
Landais (le): Abbaye,49               Loubattier: Guillaume,14                72, 73, 74, 75, 77
Lande (de la): François,41;           Loubes: Jeanne,58                      Malval (de): Aubert,86;
  Jacques,41; Pierre,41               Loue (de la): Mathieu-Alexis,           Galienne,12; Louis,12, 74, 82,
Lande (la): fief, cne de Crozon,        prieur de Lourdoueix,76, 77           87; Marguerite,14, 83;
  Indre,41, 57, 75                    Louis IX dit Saint Louis: roi de        Philippe,11, 86
Lanotte: Jean,65; Michel,65             France,11                            Malvin (de): Charles,72, 73
Laroche: Gabriel,77                   Louis le Débonnaire: roi des           Marant (de): Honorée,57
Laron (de): Jourdain, évêque de         francs,10                            Marche,7
  Limoges,15                          Louis XI: roi de France,21             Marche (de la),10, 16; Antoine,16,
Laugère (de): Louis dit la cave,45    Louis XIII: roi de France,83            27; Claude,16; François,16;
Launay (de),48                        Loumezu (de): Michel,33                 Gabriel-François,10;
Laurent: Jeanne,68                    Lourdoueix-Saint-Michel: cne,           Gaspard,27; Géraud,16;
Lavau-Bonneuil: fief, cne de            Indre,59                              Guillaume,16; Jacques,27, 30,
  Sazeray, Indre,18                   Lourdoueix-St-Pierre,7, 8, 9, 11;       83; Marie,16, 18, 82, 83;
Lavaud: fief, Measnes,7, 19, 30,        cne, canton de Bonnat,7, 16, 22,      Perceval,16; Pierre,29, 83;
  40, 41, 46, 59                        24, 28, 36                            Silvain,77; Tristane,29, 83
Lavaux-Franchet: fief, cne de         Lubersac,48                            Marches d'Orsennes (les): fief, cne
  Vigoux, Indre,48, 58                Lubignac: fief,84                       d'Orsennes, Indre,19
Lavis: fief, cne de                   Luret: Nicolas,55                      Maréchal: Jean,30; Silvain,77
                                                                                                             99


Marioton: Antoine,77                   Champsanglard,26, 50                 Bonnat,10, 19, 34, 51, 77, 78
Marlières (les): vill., cne de        Mondurier: fief,41, 57, 75           Moutiers (du),48
  Lourdoueix-Saint-Pierre,54          Mont (du) Voir Dumont                Murat: fief, cne de
Marmeron: fief, cne de                Montagne,71                           Saint-Plantaire,40, 41, 52
  Measnes,40, 53, 72, 73, 75, 76      Montagnier: Jean,77;                 Murat (de): Jeanne,84
Marmette: nom de femme,61              percepteur,78                       Murgaut: Jehan,12
Marquet: Claude,33, 45;               Montalembert (de),48                 Musart: Jean,51
  François,29; J., notaire,30;        Montamant: Pierre-Marc,63            Mussy: fief,79
  Jacques,29; Micheau,28;             Montazet,72
  Michel,29; Peyrot,28;               Montbas: fief, cne de Lépinas,84
  Philippon,28; Pierre,33, 45         Mont-Basty (le): fief,
                                                                                        —N—
Mars: Louis,22, 23                     Mortroux,14, 52                     Nadaud: abbé,10, 11, 12, 13, 16,
Marteau: fief,48                      Montchevrier: cne, Indre,19            19, 37, 39, 44, 45, 48, 49, 50,
Martin: Jehan,21; Pierre,24           Montet: Charles,60, 61;                52, 53, 56, 58, 59, 60
Martin (de): Léonard,85                François,44; Henri,68; Jehan dit    Naillac (de),40
Martin de Chantagrue,71                Roudet,45; Louis,31;                Naillat: Jeanne,31
Martin de la Goutte-Bernard:           Michel,30, 41; notaire,30;          Naud: moulin disparu, cne de
  Sylvie,53                            Silvain,45                            Chéniers,52, 53
Martinet: Etienne, notaire,23         Montet (du): Etienne,12;             Néret,48; fief,48
Massay: Abbaye,59                      Léonard,17; Louis,33; Pierre,15     Neufchaise (de),48
Massé: Simon,20                       Montet (le): fief, cne de            Neuilly: fief,62, 63
Matha (la): fief,48, 49                Chéniers,7, 12, 15, 18, 20, 21,     Neuville: fief,79
Maublanc: Jean,34, 36; Louis,45;       23, 25, 27, 29, 31, 32, 34, 35,     Neuvis (de): Thibaud,11, 86
  Michel,36, 45; Pierre dit            36, 37, 38, 40, 44, 45, 54, 60,     Neuvy-St-Sépulchre: baronnie,
  Cardinaud,72                         62, 82, 83, 84                        cne, Indre,41, 55, 57, 75
Maulmon: François,78                  Montinaseau (le): vill., cne de      Nicollas: Louis,72; Noël,72
Maussabré (de): Ferdinand,             Chéniers,32                         Nilhat (de): Anne,84
  comte,48, 59                        Montjouant: fief, cne                Noblet (de),48; Antoine,85;
Maximin: Saint,18                      d'Azerables,10, 85                    Gabrielle,85; Marie-Silvaine,50
May de Termont (de),48                Montlevic: fief, Indre,19, 59, 83    Normandie (de): Guillaume,
Mazeau (le),53; fief,63               Montlouis,53                           duc,79
Measnes: cne, canton de               Montmartin: vill., cne de            Notte (de la): Laurent,30
  Bonnat,16, 30, 31, 36, 39, 40,       Lourdoueix-St-Pierre,12, 16,        Notte (la): vill., cne de
  46, 53, 62, 71, 75                   32, 54, 74                            Lourdoueix-Saint-Pierre,57, 78
Measnes (de): Humbert,                Montmartin (de),72; lo texer,12      Nouzerines,11, 48, 53; cne,11
  chapelain,86                        Montmorin (de): Louise,26, 83        Nouzerolles: cne, canton de
Médicis (de): Marie,38                Montoux (de): Guillemin,29             Bonnat,7, 10, 22, 82, 86
Meignant, Meignat: André, prêtre      Montpensier (de): Mademoiselle,9,    Nouzerolles (de): Tartarius,10
  filloux,41; dit Voisin,72;           35, 81                              Nouziers: cne, canton de
  Jean,31, 45, 61, 77; Jean, dit      Moreau,35, 45; André,65, 72;           Châtelus-Malvaleix,10, 34
  Grosjean alias Grandjean,72;         François,43; Gabriel dit
  Louis,61; Pierre,31, 33              Johet,45; Jacques,45; Jean,29,
Menoux (le): cne, canton               61, 65, 72, 77; Jehan,39, 42, 45                 —O—
  d'Argenton, Indre,34, 84            Morel: Jean,77                       Oradour (d'): Geoffroy,11, 86
Mercier: François,77                  Morin d'Arfeuille: Christophe,27     Orfeuille,52, 57, 62
Mérigot: Mathurin,38                  Mornay: fief, cne de Bonnat,26, 85   Orléans: préfecture, Loiret,18, 22,
Mérin (le): vill., cne d'Aigurande,   Mornay (de),10; Barbe,26, 85;          23, 24, 35, 50
  Indre,24                             François,26, 85; Silvain,85         Orléans (d‟): duc,62; Gaston,
Merle de la Brugière,80               Mortegoutte: vill.,59                  duc,35, 83; Louise,35
Mersolle (la): vill., cne de          Mortroux: cne, canton de             Orsanne (d'): Marie-Félicité,85
  Mortroux,14, 21, 52                  Bonnat,31, 32, 34, 62, 68, 74,      Orsennes: fief, cne, Indre,40
Messes: fief, cne de                   76, 77, 79                          Ousche (l'): vill.,59
  Lourdoueix-St-Pierre,22, 31         Mosnard (du): Henri,26, 85           Ouzilly: fief,86
Meyrat: Léonard, notaire,22           Mothe-Fénelon (la): vicomté,
Mialon: Antoine,77                     Périgord,19
Micy: Loiret,18                       Motte de Serre (la): fief,48                      —P—
Mileton: Pierre,12                    Moulin-Guillot (le): vill., cne de
                                                                           Pages (de): Jacques,20;
Mingasson,78; François,78              Chéniers,51
                                                                             Louise-Amable,20;
Mittat: Jean,72, 77                   Moulinneuf: Hyacinthe,77;
                                                                             Thérèze-Antoinette,20
Modière (de la): Mathieu,17            Mathurin,77
                                                                           Paleron: greffier,23
Mollan: Jean,17                       Moulin-neuf: fief,79
                                                                           Paliay,20
Mollin (du): Michel,28                Moulin-Saunier (le): vill.,59
                                                                           Palis (le): fief, Argenton, Indre,83
Monamy: Martial,18                    Mourrand: Louis, prêtre,30
                                                                           Pallières: fief,48
Monceaux (les): vill., cne de         Moussy (de): Marguerite,84
                                                                           Pannevere (de): famille,36;
  Ladapeyre,64, 65, 68, 69            Moustier (du): Marie,41
                                                                             Madelaine,36
Mondon (le): fief, cne de             Moutier-Malcard: cne, canton de
100


Paris,62, 79; parlement,35;            Pirot: Jean,72                        Préaux (de),40
   Pierre,72; Pierre dit               Pistoïa: Toscane, Italie,79           Pressigny (de),9, 13; Claude,13,
   Bontemps,72                         Plainevaire,11                           82
Parnac: cne, Indre,47, 61              Plaix (le),20, 59; vill.,64           Preuilly,51
Pars: fief, cne de Nouziers,19, 83     Plaix-Baronnet (le),68                Prévost: Léonard,75
Parsac: cne, canton de Jarnages,18     Plaix-Goliard (le): fief, cne de      Prie (de): René,18
Pasque (de la): Martial,56                Measnes,26, 30, 39, 40, 50, 59,    Prinçay (de): Jeanne,27
Pasquet,28; Martin,31                     60, 85                             Prodeloche: nom d'homme,15
Paulet: Etienne,57; Jacques,57         Plaix-Jolliet (le): fief, cne de      Proteau: la veuve,65
Péjaud: Jacob,56                          Measnes,48, 58, 59, 60             Puchet: notaire royal,47
Pellerin,31                            Planet: fief, cne d'Aigurande,        Puibalievre (du): Michel,45
Pelletier,76; greffier,62; Jacques,       Indre,33, 41                       Puirogeat,11
   notaire,28, 29; Jean-Baptiste,45,   Planteginest: Jean,31                 Pun: vill., cne de Chéniers,11, 12,
   46; Marguerite,46; notaire          Plassat,72                               31, 32, 33, 37, 57, 64, 65, 66,
   royal,18, 21, 24, 25, 33, 39, 40,   Plessis-Vitry (le),29, 83                67, 68, 69, 70, 71
   41, 42, 44, 46, 55, 67, 70, 76      Poche (la): métairie,57               Pun (de): Loroseaut,12
Pellynon: notaire,34                   Poirier (du),27; François,24;         Purat,75
Pénin: Maurice,69                         Guillaume,20; Jean,20;             Puy (du),48; Claude,51;
Pérouse (de la): Gilbert,57               notaire,27; Simon,27                  Isabeau,19
Pérouse (la): fief,48                  Poisson: Pierre,77                    Puy (le): fief, Tercillat,11, 86;
Perperot: Silvaine,62                  Poissonnier,78; Antoine,77;              Nouzerines,11
Peschant: Jean,85; Jeanne,85              Jean,27                            Puy-de-Mouhet: fief, Indre,28
Peschier: Julien, notaire,51           Poitevin,10; Aristide,86;             Puyguillon: fief, cne de
Petit: Denis,40; Jehan,12                 Marie-Gabrielle,86;                   Fresselines,16
Petit Chisson (le): nom                   Marie-Gabrielle-Hélène,27          Puyléger: fief,
   d'homme,15                          Poitié: François,56                      Saint-Sulpice-le-Dunois,86
Petitpied,10; Florent,86               Poitiers: préfecture, Vienne,22, 25   Puyvinaud:
Peux (du): Hugues,77                   Poitiers (de): Alphonse, comte,48;       St-Aignant-de-Versillat,14
Peux (le): vill., cne de                  Guillaume, comte,15                Puyvinaud (de),10; Agnès,14, 16,
   Chéniers,46, 51; vill., cne de      Pollier: vill., cne de                   82; Jean,14
   Saint-Plantaire, Indre,52, 61, 66      Lourdoueix-St-Pierre,31, 32,
Peyron,76; Antoine,77;                    39, 43, 45, 54, 57, 74, 75, 76
   Gabriel,45; Jacques,77; Jean,77;    Pollier (de): François,71;
                                                                                          —Q—
   Mathurin,77; Toussaint,77              Jeanne,68; Pierre,45               Quénat: Silvain,77
Peyronneau,75; notaire royal,58,       Pommeroux (le): fief,, cne de         Quinsat,72
   65, 67                                 Linard,51
Peyrot: Charles,72;                    Pommiers: cne, Indre,19, 40
   Marie-Solange-Ursule,77;            Pommiers (de): Jean,11                             —R—
   Simon,77                            Pontarion: canton,20                  Rabion: François,77
Peyroux (du),48, 50;                   Pontière: Guillaume,30                Rabotin (de),64
   Antoine-Silvain,74; Charles,74;     Pontroy (de): G.,10                   Rachet: Anne,67
   François,74;                        Porinet: François,55                  Ragot: Jean,65; René,72
   François-Gilbert,74; Gilbert,74,    Portal (le),46                        Ramade: André, abbé, curé de
   75, 84; Guy,75; Jean-Guy,73,        Porte (de la): Armand,9                 Lourdoueix-St-Pierre,9, 10, 11,
   75; Joseph,74, 75;                  Portes (les),59; fief,19                12, 18, 19, 29, 30, 49, 53, 60,
   Louis-Etienne,74; Pierre,74;        Pouge (de la): Renée,87                 62, 65, 71
   René Joseph,74                      Pouget de Nadaillac (du),41           Rancé: fief,26, 82, 84
Peyroux (le): fief, cne de             Poujaud de Nanclas:                   Rancé (de),40; Françoise,30, 83
   Saint-Chabrais,74                      Pierre-Eléonore,57                 Ranciat: vill., cne de Linard,51
Peyzat: fief, cne de Genouillac,53,    Pouligny: fief,50                     Ranty,76; Emmery,76;
   60                                  Pourthier: Michel,45                    Guillaume,65; Laurent,77;
Phénix,45                              Pousses (des): Jacques,28               Silvain,76
Philippe: Marie,53                     Pouthe: Marie,85                      Rateau (chez): vill., cne de
Pichard (de): Germain,58               Poux: fief, cne de Saint-Amand,37       Chéniers,51
Piédieu,10; Guillaume,16, 58           Poux (du): Guillaume,24, 33           Râteau (le): fief, cne de Bonnat,16,
Piégu: fief,47, 54                     Pouyat,21, 25; Antoine,20, 25;          56, 63, 64
Pierrecouverte: vill., cne de             Jean,25, 27, 31; Louis,27;         Raveau: François dit Fontaraby,72;
   Bonnat,16                              Simon,17, 24                         Germain,77
Pierres (les): abbaye,26, 48           Pouyonnet: G.,20                      Ravion: Silvain,77
Pin (le): vill., cne de                Pouzieux: fief,48, 59                 Raynal,9, 41
   Lourdoueix-St-Pierre,11, 28, 86     Poyenne (de),10, 48; Françoise,34,    Razay (de): Jean,41; Jehan,40;
Pinet (le): vill., cne de                 35, 36, 37, 40, 45, 84; Jean,36,     Pierre,41
   Chéniers,32, 51, 65                    84; Louis,34; Pierre,36            Rebeyret: vill., cne de Roches,69
Pinot: Antoine,45                      Praveix: vill., cne de                Rebillon: Martin,47
Pionnat, cne du canton d'Ahun,29,         Lourdoueix-St-Pierre,16, 31,       Rechignevoisin (de): Jeanne,37, 84
   70                                     32, 39, 43, 54, 74                 Redon: Etienne,71
                                                                                                          101


Reignière (la): nom de personne,45    Rocque: notaire royal,70             Saint-Louis: roi de France,48
Reischoffen,50                        Rodier: Etienne,16                   Saint-Maixant: marquisat, cne,
Remiremont,49                         Roffignac (de),48                       canton d'Aubusson,38
Renard: François,77; Léonard,77;      Rogier des Essards:                  Saint-Malou (de): Antoine,29
   Martial,77; Silvain,77               Gabrielle-Marie,56;                Saint-Marc-à-Frongier: fief, cne du
Renjard: Claude,38, 42; notaire         Jean-Pierre,56                        canton d‟Aubusson,58
   royal,40, 43                       Rollinat: Jean,33; Toussaint,33      Saint-Marcel: cne d'Argenton,
Repaire (du),48                       Ronnet: fief, cne, Allier,84            Indre,37
Repert (le): vill., cne de            Rossignol: Antoine,76                Saint-Marsault (de): Marguerite,59
   Chéniers,33                        Rouen: Seine-Maritime,62             Saint-Martial: abbaye, Limoges,10
Réveille: fief,19                     Rougier,27                           Saint-Martin: fief,65, 72
Riardant: Gabriel,77                  Roussage: fief,84                    Saint-Maur (de): François,84;
Ribaudonnière (de la): Jean,15        Rousseau: Louis,68;                     Jacques,39; Louise,83;
Ribaudonnière (la): vill.,              Marie-Jeanne,68; Pierre,              Pierre,22, 24
   Lourdoueix-St-Pierre,15, 16,         marchand,47                        Saint-Mesmin-de-Micy: Abbaye,
   17, 20, 24, 31, 32, 34, 36, 43,    Rousselan: fief,48                      Loiret,18, 20, 23
   45, 47, 52, 54, 55, 60, 64, 65,    Roy de Pierrefitte,10, 12, 48, 51,   Saint-Sauveur: prieuré,22
   67, 68, 73                           56, 59                             Saint-Sébastien: fief, cne, canton
Ribeyreix (de),64                     Rybaudon: Piony,12                      de Dun-le-Palestel,40
Ribière (la),55                                                            Saint-Sulpice-le-Dunois: cne,
Riboulat,76; Jean,76, 77, 78                                                  canton de Dun-le-Palestel,16
Richard: François,69; Guillaume,
                                                   —S—                     Saint-Sulpice-le-Guérétois: cne,
   notaire,28                         Saboureux,17                            canton de Saint-Vaury,10, 69
Richebourg: fief,48                   Sacy: fief,79                        Saint-Vaury: canton,39, 52, 55,
Richemont: fief,                      Sagnes (les): vill., cne de             76, 84
   Lourdoueix-St-Pierre,7, 8, 10,       Chéniers,20                        Saint-Waast de Moreuil: Abbaye,
   21, 22, 23, 26, 34, 38, 39, 40,    Saigne (la),55                          diocèse d'Amiens,48
   41, 46, 47, 48, 49, 50, 51, 57,    Saignes,57                           Salignac (de),10, 19; Bertrand,18;
   61, 78, 82                         Sailli,48                               François,19; Hugues,19;
Rieux: diocèse,18                     Sainson: Silvain,65                     Jacques,19, 83
Rigaudie (de la),48; Joseph,53, 63;   Saint-Aigny: fief, Le Blanc,         Salle (la): marquisat,71
   M.,53                                Indre,87                           Sardet: fief, cne de Chéniers,50, 51
Rigodin: Antoine,41; Jean,31, 40;     Saint-Allais,9                       Sarzay: fief, cne, Indre,19, 83
   Jean, notaire,29; Jehan,41;        Saint-Amant,50                       Sauzay (de): Charles,84;
   Louis,32; Marsaut,21, 23, 24;      Saint-Août,28                           Charlotte,84; Hector,83;
   Marsaut, notaire,22; Pierre,17     Saint-Aubin: fief, cne de Crevant,      Jean,83
Rilhac (de),48                          Indre,41                           Sauzet (de),10, 24; Catherine,24;
Risa: vill., cne de Ladapeyre,69      Saint-Avit: fief,48                     Charles,36, 38; Charlotte,26,
Robin: Charles dit Martin,72;         Saint-Avit (de): Bertrand,16            36, 38, 39, 74; Hector,19, 24;
   Hugues,77; Jean,77; Silvain,77     Saint-Chabrais: cne,74                  Jean,17, 18, 20, 24; Jehan,7, 66;
Robin de Scévole: famille,36          Saint-Christophe: fief,79               Louis,17, 18; Martial,38, 39,
Robinet: Jean,77; Silvain,61, 77      Saint-Clément: fief,22                  73; Perrette,41; Pierre,24
Roche (de la),48; Jacques,38          Sainte-Anne-de-Bavière,20, 49        Sciaux: vill., cne de Chéniers,51,
Roche (la): vill., cne de             Sainte-Feyre: fief, cne, canton de      52
   Chéniers,51; vill., cne de           Guéret,38                          Scourion (de): Pierre alias
   Saint-Plantaire,54                 Sainte-Feyre (de): Agnès,11;            Jean-Marie,55
Rocheaymon (de la):                     Guy,11; Jean,86                    Seiglière (de la),68
   Perrot-Geoffroy,38                 Saint-Eloi: cne, canton de           Senneville (de): Anne,60
Roche-Cervière (la),22                  Pontarion,20                       Sens: diocèse,22
Rochechevreux (la): Indre,36, 84      Sainte-Sévère: baronnie, Indre,11,   Serre: fief,48, 49
Rocheguillebaud (de la):                41                                 Serre (de): Jeanne,86
   Agnès,13, 86                       Saint-Georges (de): Marguerite,83    Servant: Jacques,45
Rochelas (les): vill.,                Saint-Germain Beaupré: cne,          Sicaud,48
   Lourdoueix-St-Pierre,11, 16,         canton de Dun-le-Palestel,7        Signolles (des): Etienne,28;
   24, 28, 32, 33, 43, 45, 52, 53,    Saint-Julien: baronnie,48, 58           François,45; François dit le
   54, 57, 64, 65, 72                 Saint-Julien (de),48, 58;               Monnaud,45; Françoise,56;
Rocheposay (la),51                      Antoine,58, 86; Aubert,56;            Jean,45; Loynot,32; Michel,45;
Roches: cne, canton de                  François,58, 59; Gabrielle,83;        Monnet,28
   Châtelus-Malvaleix,19, 29, 69,       Gabriel-Valéry,65; Galienne,29;    Signolles (les): vill.,
   83; fief,48                          Georges,36, 39, 84;                   Lourdoueix-St-Pierre,11, 24,
Rochetaillade: vill., cne de            Guillaume,56, 59, 86;                 28, 31, 32, 33, 43, 45, 56, 64,
   Chéniers,51                          Joseph,59; Léonard,58;                65, 70, 72
Rochette (la): fief, cne du canton      Louis,58; Marguerite,53;           Silvain: François,61
   d‟Aubusson,58; vill., cne de         Pierre,59; Renier,58               Simon: Silvain dit Chabanne,72
   Ladapeyre,69                       Saint-Junien: cne,                   Simonnet: Gabriel,36, 45; Jean,30,
Rochoux: Etienne,55                     Haute-Vienne,87                       31, 32, 33, 36; Marguerite,46;
102


   Simon,30                          Tirelangue,31; Jean,20; Louis,          Villaines (de),10, 18; Catherine,83
Sixte V: pape,18                        prêtre,30; Marie,31; vill., cne de   Villarnoux: fief, cne de Parnac,
Solignac: Abbaye,16                     Champsanglard,16                       Indre,48
Sollier: fief,48                     Tiscières (de): Marie,85                Villate: Pierrot,21
Soubrebost,26                        Tollaire: François,63, 66; Jean,63;     Villatte (la),68; fief, cne de la
Soudrin (du): André,30; Louis,24,       Mr.,72                                 Celle-Dunoise,46, 52; vill., cne
   27; Louis dit Gascard,29;         Tollinet: Pierre dit Riquet,72            de Chéniers,51; vill., cne de
   Marsaut,23; Martin,31             Touaille (moulin de la): vill., cne       Ladapeyre,69
Soumaigne (de la): Jean,56;             de Chéniers,51, 52                   Ville (de la),48
   Louis,56                          Touches (les): vill., cne de            Villebaton: fief, cne,
Soumard de Boisroux,64                  Chéniers,51                            Bourg-d'hem,16, 82, 85
Souvolle: fief, cne de               Touffou: fief,51                        Villebreme (de),48
   St-Sulpice-le-Dunois,11, 15       Touinet: René,77                        Villebussière,61; fief, cne de
St-Aignant-de-Versillat: cne du      Tournefort (de): évêque de                Vigoux, Indre,35, 36, 37, 39,
   canton de la Souterraine,14          Limoges,66                             40, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 49,
Sully,50                             Tournyol: Etienne,53, 56;                 52, 53, 54, 55, 56, 57, 58, 60,
Symon,12                                François,61, 63, 64; Gabriel,58;       61, 63, 82, 83, 84
Symonnet: Gabriel,37; Jehan,37,         Guillaume,64; Marie,56;              Villegongis: marquisat, Indre,19
   38, 42                               Silvain,78                           Villelot: vill., cne de Glénic,69
                                     Tour-Saint-Austrille (la): fief, cne    Villemasault: fief,48
                                        de Saint-Dizier-la-Tour,38, 51       Villemontaix: fief, cne de
            —T—                      Touzain: Louis,66, 70                     Saint-Pardoux-les-Cards,68
Tabourdeau: notaire royal,43         Touzet: Jean dit Chinebure,72           Villemort: fief,48, 84
Tacquenet: Claire,85; Jeanne,46      Trémouille (de la): sgr,50              Villesignon: vill, cne de Bonnat,16
Taillefer (de): Guillemette,23       Tressaigne: vill., cne de Pionnat,70    Villevaleix: fief, cne de
Tanère: Guillot,24                   Triffault: Françoise,45                   Chéniers,26, 30, 84
Tardieu: Ambroise,13, 34, 37, 48,    Trigaud: Léonard,77                     Villevassol: fief, Buzançais,
   49, 50, 51, 58, 59, 74, 75        Trillaud: Gabriel,77                      Indre,86; vers Buzançais,11
Tardiveau: Antoine,65;               Trion (de),48                           Vincennes: fort,86
   Antoinette,69; Claude,65          Trompin: Mathurin,27                    Vincent: Jean,17, 22; Vincent,28
Tardy: François,31; François dit     Trousset: député,75                     Vinhes (des): Claude,25
   Robyn,33; Gabriel,36, 45;         Troyes: concile,73                      Vintouroux: Jean,78
   Jacques,31; Nicolas,31, 33;       Tulle,50                                Virly (du): Françoise,69; la veuve
   Pierre,45                                                                   dit Piolet,72; Louis,65
                                                                             Virly (le): vill., cne de
Tausserat,15                                      —V—                          Lourdoueix-St-Pierre,20, 32, 57
Tercillat: cne du canton de
   Châtelus-Malvaleix,11, 48, 49,    Vacheresse,40                           Voillart: Antoine,23
   50                                Valade (la),16                          Vost: fief, Lourdoueix-St-Pierre,6,
Terrade (la): fief, cne de           Valence: siège en 1635,45                 7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16,
   Jalesches,86                      Valin: Jean,27                            17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24,
Terrail (le): fief,19, 59            Vallansange: fief,71                      25, 27, 28, 29, 30, 31, 32, 33,
Thaumas de la Thaumassière:          Vallantin: François,67; Gabriel,39;       34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41,
   Gaspard,9, 11, 12, 13, 16, 18,      Léonard,62; notaire royal,62;           42, 43, 44, 45, 46, 47, 48, 52,
   19, 20, 28, 29, 36, 37, 45, 48,     Pierre,67                               53, 54, 55, 56, 57, 58, 60, 61,
   49, 50, 51, 52, 53, 58, 59, 60,   Varillaud: notaire royal,60, 62, 63,      62, 63, 64, 65, 66, 67, 68, 69,
   74, 81                              65, 66, 67, 69; Pierre,67; Pierre,      70, 71, 72, 73, 74, 75, 76, 77,
Thavenet: Jean dit Poullet,72          l'aîné,62; Pierre, le jeune,63          78, 82, 83, 84, 86
Theil (le): fief,48                  Veiny d‟Arbouse (de),48                 Vost (de): Bernard,12
Theix (le): vill., cne de            Veniers: fief,58, 59                    Vouhet (de): Marie,58
   Chéniers,16, 51                   Vergnes (les): fief, Villard,14
Thévenot,45; Denis,24, 25            Vernay (le): fief,74                                —W—
Thibault de la Rochethulon,64        Vertot: abbé,52
Thibout: nom d'homme,55;             Vervy: fief, Fresselines,16             Wall Espivent de la
   Pierre,45                         Vichy: fief,48, 49                       Villeboisnet,64
Thomas: Pierre,40; Silvaine,61       Vieilleguière: fief, cne de
Thuillier: curé,9                      Vineuil,41
Tiercelin de Rancé: Jean-Louis,40;   Viersat: fief, cne,84
                                                                                         —Y—
   Marguerite,39; Marie-Louise,40    Vignolles (de),48, 50                   Yvernaud: François,71;
Tiffeau: Pierre,44                   Vijoin: fief,48                           Léonard,77
Tillaud: Anne,45; Simon,40, 41,      Vilaine: vill., cne de Celon,56         Yvetot: principauté,75
   42                                Vilaine (la): vill., cone du
Tillioux: Claude,65; Claude dit        Bourg-d'hem,16
   Baradas,72; Martin,65; René,65    Vilarnaud: fief,51

								
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