Agence Fides Dossier 2009

Document Sample
Agence Fides Dossier 2009 Powered By Docstoc
					                                                    Agence FIDES Ŕ 30 septembre 2009

                                                           SPECIAL FIDES


               INSTRUMENTUM MENSIS SEPTEMBRIS
    PRO LECTURA MAGISTERII SUMMI PONTIFICIS BENEDICTI XVI
           PRO EVANGELIZATIONE IN TERRIS MISSIONUM
                                        Annus V Ŕ Numerus IX, September A.D. MMIX


         Durant le mois de septembre, le Pape Benoît XVI est resté à dans sa résidence d‟été à Castel Gandolfo.
         Le dimanche 6, il a fait une visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio.
         Le 12, il a présidé la Messe concélébrée dans la Basilique Saint-Pierre, au cours de laquelle il a consacré
5 Evêques.
         Le 19, il a rencontré à Castel Gandolfo les Patriarches et les Archevêques Majeures Orientaux, en
annonçant un prochain Synode pour le Moyen-Orient.
         Du 26 au 28, le Saint-Père a fait u Voyage Apostolique en République Tchèque ?
         Le Saint-Père a reçu en audience, également, les Evêques du, Brésil en visite « ad limina, les promoteurs
du Pavillon du Saint-Siège l‟Expo 2008 de Saragosse, les participants à la Rencontre organisée pour les Evêques
nommés dans l‟année écoulée.
         Signalons le Message adressé au X° symposium Interchrétien le 3 septembre. Le Message Vidéo adressé
au, Sommet des Nations-Unies sur les changements climatiques le 22 septembre. Le Message Vidéo adressé le 29
septembre aux participants à la Retraite Sacerdotale Internationale qui s‟est tenue à Ars sur le thème « La joie
d‟être prêtre : consacré pour le salut du monde »,
         Au terme de la prière de l‟Angélus du dimanche 30 septembre, le Saint-Père a exprimé sa peine profonde
face à l‟attentat sanglant en Afghanistan qui a tué plusieurs militaires italiens et de nombreuses autres victimes, et
assuré de ses prières à leur intention.


    SYNTHESIS INTERVENTUUM

2 septembre 2009 Ŕ Audience générale
3 septembre 2009 Ŕ Projection du film « Saiont Augustin »
3 septembre 2009 Ŕ Message au XI° Symposium Interchrétien
6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Santa Messa sulla Spianata di Valle Faul
6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Angélus
6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Au Sanctuaire de Notre-Dame de la Quercia
6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Rencontre avec la population
7 septembre 2009 Ŕ Audience des Evêques du Brésil en visite « ad limina » (1)
9 septembre 2009 Ŕ Audience générale
10 septembre 2009 Ŕ Audience aux promoteurs du Pavillon du Saint-Siège à l‟Exposition 2008 de Saragosse
12 septembre 2009 Ŕ Consécrations Episcopales
13 septembre 2009 Ŕ Angélus
14 septembre 2009 Ŕ Publication de l‟homélie prononcée le 30 août au Cercle des Anciens Elèves
16 septembre 2009 Ŕ Audience générale
17 septembre 2009 Ŕ Message de condoléances pour les victimes de l‟attentat en Afghanistan
17 septembre 2009 Ŕ Audience des Evêques du Brésil en visite « ad limina » (2)
19 septembre 2009 Ŕ Rencontre avec les Patriarches et les Archevêques Majeurs Orientaux
20 septembre 2009 Ŕ Angélus

       Agenzia Fides “Palazzo di Propaganda Fide” - 00120 Città del Vaticano - tel. 06 69880115 - fax 06 69880107 - E-mail: fides@fides.va
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

21 septembre 2009 Ŕ Audience aux Evêques participant au Congrès pour les Prélats récemment nommés
21 septembre 2009 Ŕ Télégramme de condoléances pour les victimes de l‟attentat à Kaboul
22 septembre 2009 Ŕ Message Vidée au Sommet de l‟ONU sur les changements climatiques
23 septembre 2009 Ŕ Audience générale
26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Cérémonie de bienvenue
26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ A l‟église de Sainte Marie de la Victoire
26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec le Président de la
République, avec les autorités et avec le Corps Diplomatique
26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Vêpres à la Cathédrale Saint Guy
27 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Messe à Brno
27 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec le Conseil
Œcuménique des Eglises de la République Tchèque
Incontro con il Consiglio Ecumenico delle Chiese nella Repubblica Ceca
27 septembre Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Rencontre avec les Institutions culturelles de
l‟Etat et de l‟Eglise Catholique
28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Messe à Melnik
28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec les jeunes pèlerins
28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Cérémonie de prise de congé
29 septembre 2009 Ŕ Message Vidéo à la Retraite Sacerdotale International à Ars
30 septembre 2009 Ŕ Audience générale

   VERBA PONTIFICIS

Année Sacerdotale
Consécration religieuse
Oecuménisme
Eucharistie
Enfance
Liberté
Mission
Mission
Sagesse
Problèmes actuels
Vertus théologales

   QUAESTIONES

Année Sacerdotale Ŕ AMÉRIQUE/COSTA RICA - Année Sacerdotale: l‟Archidiocèse de San José célèbre
une “Semaine de prière pour la sanctification des prêtres”

AMÉRIQUE/PÉROU - Lettre de l‟Archevêque de Lima au clergé pour l‟Année Sacerdotale: “vivre notre
vocation avec la joie qui naît de se savoir fils de Dieu en Christ”

Année Sacerdotale Ŕ ASIE/CHINE - Le diocèse de Nin Xia a célébré solennellement le Congrès de l‟Année
sacerdotale avec la présence de son évêque âgé de 98 ans

Année Sacerdotale Ŕ EUROPE/POLOGNE - “Fidèles à Marie et à Son Fils Jésus”: la Procession mariale
de l‟Archidiocèse de Czestochowa au Sanctuaire de Jasna Góra pour l‟Année sacerdotale

Année Sacerdotale Ŕ EUROPE/ESPAGNE - Prêtres et catéchistes de Grenade se rencontrent pour réfléchir
sur “Vocation et Catéchèse”, en syntonie avec l‟Année Sacerdotale


Droits de l‟homme - AMERIQUE/ARGENTINE - Le Cardinal Bergoglio pour l‟anniversaire de la
Convention internationale des Droits des travailleurs immigrés: “Cela vaut la peine de lutter pour qu‟il n‟y
ait plus d‟esclavage”

                                                                                                           2
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST



Droits de l‟homme Ŕ AMERIQUE/COSTA RICA - L‟Eglise s‟oppose au projet de loi « pour un état laïc » :
« une démocratie sans valeurs… se convertit facilement en une dictature et finit par trahir son peuple »


Famille Ŕ AMERIQUE/ARGENTINE - Pour l‟Archevêque de Rosario, “comparer les unions de fait au
mariage signifie minimiser sa valeur et celle de la famille”

Famille Ŕ AMERIQUE/COSTA RICA - Le Président de la Conférence épiscopale sur le projet de loi sur les
unions homosexuelles: l‟Eglise voit dans la famille “une valeur très importante, qui doit être défendue
contre tout ce qui met en danger sa solidité et qui porte préjudice à son existence »


Jeunes Ŕ ASIE/CHINE - Naissance d‟une Association catholique jeune dans la zone rurale du diocèse de
Jin Zhong, pour encourager les jeunes à être “sel de la terre et lumière du monde”


Migrations Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - Journée Nationale du Migrant sur le thème “Migrants, en
construisant l‟unité entre les peuples et culture” : “L‟immigré ne doit pas être vu comme une menace mais
bien comme une richesse”

Migrations Ŕ AMÉRIQUE/COLOMBIE - Semaine du Migrant 2009 sur le thème “En construisant la
dignité dans la diversité culturelle” et “Donner un témoignage fraternel au service des frères immigrés et
des sans logis”

Migrations Ŕ ASIE/THAILANDE - “Non à la fermeture des centres et des écoles catholiques pour les
enfants immigrés”: la société civile thaïlandaise

Migrations Ŕ EUROPE/ITALIE - L‟Archevêque Marchetto: « Là où l‟étranger devient hôte et est accueilli,
la possibilité de voir l‟autre comme un ennemi diminue progressivement»


Mission Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - “Nous ne pouvons pas avoir peur d‟être catholiques et chrétiens”:
lancement de la Mission Permanente dans la Prélature de Corocoro

Mission Ŕ ASIE/INDE - Le Congrès Missionnaire Indien approche : présentation del‟hymne et
inauguration du nouveau site web de l‟évènement

Mission Ŕ ASIE/TAIWAN - La communauté catholique de l‟île commence la neuvaine à sainte Thérèse de
l‟Enfant Jésus, pour se préparer à la fête de la Sainte Patronne des Missions

Mission Ŕ EUROPE/ITALIE - “Mettre Dieu et la Mission au premier plan” : les travaux du 17ème
Chapitre Général des Missionnaires Comboniens

Mission - AMÉRIQUE/ARGENTINE - A San Martin le IIème Congrès Missionnaire Diocésain sur le
thème “Église de San Martin, tu es disciple missionnaire : Proclame !” marquera le début de la Mission
continentale dans le diocèse


Mission Continentale Ŕ AMERIQUE/PEROU - Rencontre Continentale de Pastorale Sociale : “Pour
répondre à partir de notre essence d‟Eglise aux défis de notre époque, dans le contexte de la Mission
Continentale”




3
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMERIQUE/ARGENTINE- Pendant le mois de l‟Enfance et de
l‟Adolescence missionnaire, commémoration des 160 ans de présence de l‟Œuvre Pontificale en Argentine;
« chez les enfants et adolescents les plus démunis, nous pouvons reconnaître le visage de Jésus »

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/CANADA - Les Œuvres Pontificales Missionnaires du
Canada lancent “World Mission TV” en vue de la Journée Missionnaire du mois d‟octobre

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ EUROPE/GRANDE-BRETAGNE - Célébration présidée par le
Président de la Conférence Épiscopale pour la nouvelle dénomination, “Mission”, des Œuvres Pontificales
Missionnaires anglaises

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ OCEANIE/AUSTRALIE - Les Œuvres Pontificales Missionnaires se
lancent dans l‟évangélisation des jeunes en partenariat avec les Ecoles catholiques

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/ÉTATS-UNIS - Le Rosaire missionnaire devant le Saint
Sacrement, récité par 4 000 jeunes pour célébrer la Journée de l‟Enfance Missionnaire et l‟Année
Sacerdotale

AFRIQUE/ZAMBIE - L‟Enfance Missionnaire célèbre le 10ème anniversaire de sa présence dans deux
diocèses de Zambie, Lusaka et Monze

Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - “On ne peut pas parler de formation
missionnaire s‟il n‟y a pas d‟espace pour une rencontre avec Jésus Christ”: rencontre de formation pour 80
animateurs missionnaires et III Rencontre des Secrétaires de l‟Enfance et de l‟Adolescence Missionnaire
du Cono Sur


Violence Ŕ AFRIQUE/SOUDAN - “On ne peut pas affirmer que la guerre du Darfur est terminée” dit
l‟Administrateur Apostolique d‟El Obeid après les déclarations du commandant sortant de la force de paix
internationale

Violence Ŕ AFRIQUE/OUGANDA - L‟Ouganda s‟interroge sur son avenir après les violences de la semaine
dernière

Violence Ŕ AMERIQUE/BRESIL - Don Ruggero Ruvoletto, missionnaire fidei donum italien, tué au
presbytère de sa paroisse à Manaus

Violence Ŕ ASIE/PAKISTAN - Une autre victime de la loi sur le blasphème. Le Président de la Conférence
Épiscopale du Pakistan à Fides : “Abolissons-la, le Premiers Ministre est d‟accord”


Vocation Ŕ ASIE/CHINE - Les religieuses de différentes congrégations diocésaines chinoises ont prononcé
leurs voeux ces jours-ci, la veille de la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie



   SUPER QUAESTIONES


VATICAN Ŕ « AVE MARIA » par Mgr Luciano Alimandi Ŕ Le cœur du témoin !

LES PAROLES DE LA DOCTRINE aux soins de don Nicolas Bux et don Salvatore Vitiello - L‟État n‟est
pas maître de la vie




                                                                                                           4
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

VATICAN - Entretien avec le Cardinal Arinze, un des trois Présidents de la Deuxième Assemblée Spéciale
pour l‟Afrique du Synode des Evêques : « Montrer le visage du Christ dans les actes concrets de solidarité,
c‟est déjà en soi un facteur très important d‟évangélisation »

VATICAN - Message du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux pour la fin du Ramadan : «
Chrétiens et Musulmans : ensemble pour vaincre la pauvreté »

VATICAN - Le Prix « Cardinal Van Thuân » attribué au Grand-Duc Henri de Luxembourg ; les Prix «
Van Thuân-Solidarité et Développement » attribués à une Association Missionnaire italienne, à un projet
pour les personnes détenues à Bogotá , à un Centre pour non-voyants en Thaïlande, et à des Initiatives
Educatives et Sociales pour les habitants des périphéries déshéritées en France



    SYNTHESIS INTERVENTUUM

     Le texte des discours, des homélies et des catéchèses du Saint-Père, se trouve sur notre site.


2 septembre 2009 Ŕ Audience générale

VATICAN - Lors de l‟audience générale hebdomadaire, le Saint-Père parle de Saint Odon, Abbé de Cluny:
« Par une action incisive, il alimentait chez les moines, mais aussi chez les fidèles laïcs de son temps, la
résolution d‟avancer d‟un pas diligent dans la voie de la perfection chrétienne »

Rome (Agence Fides) Ŕ En reprenant la présentation des grand Ecrivains de l‟Eglise d‟Orient et d‟Occident de
l‟époque médiévale, « parce que, comme dans un miroir, nous voyons dans leur vie et dans leurs écrits ce que
veut dire être chrétiens », le Pape Benoît XVI a consacré l‟audience générale hebdomadaire du mercredi 2
septembre à la « figure lumineuse de Saint Odon, Abbé de Cluny ».
Saint Odon se trouve au cœur de la période du Moyen Age qui a vu se répandre dans toute l‟Europe la spiritualité
qui s‟inspire de la Règle de Saint Benoît, avec la naissance de nombreux centres monastiques dans la Continent,
qui contribuèrent « largement à répandre l‟esprit chrétien et la sensibilité chrétienne ». Saint Odon fut le
deuxième Abbé du Monastère de Cluny qui, « au Moyen Age fut parmi les plus illustres et les plus célèbres ». Né
vers 880, aux confins entre le Maine et la Touraine, en France, Odon, encore adolescent, au cours d‟une veillé de
Noël, sentit monter spontanément à ses lèvres une prière à la Vierge « Mère de Miséricorde », nom avec lequel il
s‟dressera toujours ensuite à Marie. Durant cette période, il connut la Règle de Saint Benoît, et commença à en
observer les principes. Il entra comme moine à l‟Abbaye bénédictine de Baume, puis à l‟Abbaye de Cluny, dont il
devint Abbé en 927.
« Depuis ce centre de vie spirituelle, il eut une grande influence sur les monastères du Continent », rappela le
Saint-Père en rappelant que « grâce à sa direction et à sa réforme, bénéficièrent aussi différents groupes
d‟anachorètes ». Etant à Rome lors de l‟été de 942, Odon tomba malade et, sentant proche sa fin, il voulut
retourner près de son Saint Martin, à qui son père l‟avait consacré dès son plus jeune âge, à Tours, où il mourut le
18 novembre 942.
« Le biographe, en soulignant chez Odon la „vertu de patience‟, présente une longue liste de ses autres vertus,
comme le mépris du monde, le zèle pour les âmes, l‟engagement pour la paix des Eglises. Les grandes aspirations
de l‟Abbé Odon étaient la concorde entre les Rois et les Princes, l‟observation des commandements, l‟attention
aux pauvres, l‟amendement et la correction des jeunes, le respect pour les personnes âgées… Il ne manquait pas
non plus… d‟exercer le ministère de la parole et de l‟exemple ».
Odon avait une conception de la vie monastique qui s‟inspirait à l‟attitude de Marie de Magdala qui, « assise aux
pieds du Seigneur, avec un esprit attentif, écoutait sa parole ». Dans ses écrits, transparaissent « l‟amour envers
l‟intériorité, une vision du monde comme d‟une réalité fragile et précaire dont il fallait se détacher, une
inclination constante au détachement des choses ressenties comme sources d‟inquiétude, une sensibilité aiguë vis-
à-vis de la présence du mal dans les différentes catégories d‟hommes, une aspiration eschatologique intime ». En
outre, le Saint-Père a souligné la « dévotion » particulière au Corps et au Sang du Christ, « que Odon, face à une
négligence qu‟il déplorait avec vivacité, cultiva toujours avec conviction ».
« Saint Odon a été un véritable guide spirituel, pour les moines et pour les fidèles de son temps. Devant
„l‟étendue des vices‟ répandus dans la société, le remède qu‟il proposait avec fermeté était celui d‟un changement

5
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

radical de vie, fondé sur l‟humilité, sur l‟austérité, sur le détachement des choses éphémères, et sur l‟adhésion aux
choses éternelles. Malgré le réalisme de son analyse sur la situation de son temps, Odon ne se laisse pas aller au
pessimisme… L‟Abbé de Cluny aimait s‟arrêter dans la contemplation de la miséricorde du Christ, le Sauveur
qui… a pris sur Lui les fléaux qui nous auraient été réservés, observe-t-il, pour sauver ainsi la créature qui est son
œuvre et qu‟il aime ».
Le Saint-Père souligna enfin n dernier trait de Saint Odon, à propos de sa bonté profonde. « Il était austère, mais
surtout, il était bon, c‟était un homme d‟une grande bonté, d‟une bonté qui provient du contact avec la Bonté
Divine. Odon, nous disent ses contemporains, répandait autour de lui la joie dont il était rempli… L‟Abbé
médiéval plein de vigueur et en même d‟une grande amabilité, passionné de réforme, par une action incisive, il
alimentait chez les moines, mais aussi chez les fidèles laïcs de son temps, la résolution d‟avancer d‟un pas
diligent dans la voie de la perfection chrétienne ».
Le Saint-Père termina sa catéchèse en souhaitant que « sa bonté, la joie qui provient de la foi, unies à l‟austérité et
à l‟opposition aux vices du monde, touchent aussi notre cœur, afin que nous aussi nous puissions trouver la
source de la joie qui jaillit de la Bonté de Dieu » (S.L.)
(Agence Fides, 3 septembre 2009)


3 septembre 2009 Ŕ Projection du film « Saiont Augustin »

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI au terme de la projection du film « Saint Augustin » : nous ne
pouvons pas trouver tout seuls la Vérité, mais la Vérité, qui est une Personne, nous trouve ».
Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ Le mercredi 2 septembre dans l‟après-midi, dans la Salle des Suisses du Palais
Apostolique de Castel Gandolfo, le Pape benoît XVI a assisté à la projection d‟une synthèse du film « Saint
Augustin », consacré à la vie de l‟Evêque d‟Hippone. Le fils est une coproduction Italie, Allemagne et Pologne,
et a été réalisé par « Lux Vide/Rai Fiction, Bayerischer Rundfunk/Tellux Film, Eos Entertainment Rai Trade e
Grupa Filmova Baltmedia, et est dirigé par le metteur en scène Christian Duguay. Au terme de la projection, le
Saint-Père a prononcé les paroles suivantes :
« Chers amis, à la fin de ce grand voyage spirituel, qui s‟est réalisé dans le film que nous avons vu, je ressens le
devoir de dire merci à tous ceux qui nous ont offert cette vision. Grâce à la Télévision Bavaroise pour
l‟engagement déployé Ŕ et c‟est une grande joie qu‟une observation plutôt fortuite faite il y a trois ans, ait été le
début d‟un chemin qui a conduit à cette représentation grandiose de la vie de Saint Augustin. Merci à Lux Vide et
à la Rai pour cette réalisation. En réalité, il me semble que le film est un voyage spirituel dans un continent
spirituel très loin de nous, et toutefois très proche de nous, parce que le drame humain est toujours le même. Nous
avons vu comment, dans un contexte qui est très lointain pour nous, se présente toute la réalité de la vie humaine,
avec tous les problèmes, toutes les tristesses, tous les insuccès, mais aussi le fait que, à la fin, la Vérité est plus
forte que n‟importe quel obstacle, et trouve l‟homme. C‟est là la grande espérance qui reste à la fin : nous ne
pouvons pas trouver tout seuls la Vérité, mais la Vérité, qui est une Personne, nous trouve. Extérieurement, la vie
de Saint Augustin semble finir de manière tragique : le monde pour lequel et dans lequel il a vécu, finit, est
détruit. Mais comme cela a été affirmé ici, son message est resté et, même dans les changements du monde, il
demeure, parce qu‟il vient de la Vérité, et conduit à la Charité, qui est notre destination commune. Merci à tous.
Nous espérons que beaucoup, en voyant ce drame humain, pourront être trouvés par la Vérité et trouver la Charité
». (S.L.)
(Agence Fides, 3 septembre 2009)


3 septembre 2009 Ŕ Message au XI° Symposium Interchrétien

VATICAN - Message du Pape Benoît XVI au XI° Symposium Interchrétien: « Construire ensemble la Cité
de Dieu, là où ses enfants puissent vivre dans la paix et dans la charité fraternelle, fondées sur la vérité de
la foi commune »

Rome (Agence Fides) Ŕ « Connaître avec une objectivité historique et une cordialité fraternelle les richesses
doctrinales et spirituelles quoi forment le patrimoine de l‟Orient et de l‟Occident chrétiens, devient indispensable,
non seulement pour les mettre en valeur, mais aussi pour promouvoir une meilleure appréciation réciproque entre
tous les chrétiens. C‟est pourquoi j‟exprime le souhait cordial que votre Symposium soit fructueux, plus que
jamais bénéfique pour découvrir les convergences doctrinales et spirituelles utiles pour construire ensemble la
Cité de Dieu, où ses enfants puissent vivre dans la paix et dans la charité fraternelle, fondées sur la vérité de la foi

                                                                                                                      6
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

commune ». C‟est le souhait que le Pape Benoît XVI a adressé , dans un Message envoyé au Président du Conseil
Pontifical pour la Promotion de l‟Unité des Chrétiens, le Cardinal Walter Kaspers, aux participants au XI°
Symposium Interchrétien organisé par l‟Institut Franciscain de Spiritualité de l‟Université Pontificale «
Antonianum », et par la Faculté Orthodoxe de Théologie de l‟Université « Aristoteles » de Thessalonique ; le
Symposium s‟est tenu à Rome du 3 au 5 septembre.
Le Saint-Père adresse « un chaleureux salut plein de vœux aux organisateurs et aux participants », en se
réjouissant pour cette initiative « de rencontre fraternelle et de confrontation sur les aspects communs de la
spiritualité, qui est la sève bienfaisante pour un rapport plus ample entre catholiques et orthodoxes ».
Commencés en 1992, les Symposiums abordent « des questions importantes et constructives pour la
compréhension réciproque et l‟unité des intentions », rappelle le Saint-Père, soulignant que, cette année, le
Symposium se tient à Rome, « ville qui offre à tous les chrétiens des témoignages indélébiles d‟histoire,
d‟archéologie, d‟iconographie, d‟hagiographie et de spiritualité. La mémoire des Apôtres Pierre et Paul,
Protòthroni, est un puissant encouragement pour avancer vers la pleine communion, ainsi que celle des nombreux
martyrs, témoins très anciens de la foi ».
Rappelant le thème choisi : « Saint Augustin dans la tradition occidentale et orientale », le Saint-Père déclare : «
Ce thème est plus intéressant que jamais pour approfondir la théologie chrétienne et la spiritualité chrétienne en
Occident et en Orient, et leur développement. Le Saint d‟Hippone, un grand Père de l‟Eglise Latine, revêt en effet
une importance fondamentale pour la théologie et pour la culture elle-même de l‟occident, alors que l‟accueil de
sa pensée dans la théologie orthodoxe s‟est révélée plutôt être problématique ». (S.L.)
(Agence Fides, 4 septembre 2009)


6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Santa Messa sulla Spianata di Valle Faul
(Viterbe)

VATICAN - Le Pape Benoît XVI à Viterbe (1) - « Les saisons de l‟histoire se succèdent, mais la vocation des
chrétiens à vivre l‟Evangile dans la solidarité avec la famille humaine, au pas avec les temps, ne change pas
et ne passe pas »

Viterbe (Agence Fides) Ŕ Le dimanche 6 septembre, le Pape Benoît XVI s‟est rendu en visite pastorale à Viterbe
et à Bagnoregio. A Viterbe, après avoir béni les nouvelles portes de bronze de la Cathédrale, le Saint-Père a reçu
la bienvenue de la part du Maire de la Ville sur le Balcon des Papes (« Loggia dei Papi »). Puis, après une brève
visite à la « Salle du Conclave » du Palais, il s‟est rendu sur l‟esplanade de Valle Faul, où il a présidé la Messe
Solennelle concélébrée (cf. Fides 31 juillet 2009.
« Dans ce contexte qui évoque des siècles d‟histoire civile et religieuse, toute votre communauté diocésaine se
trouve idéalement rassemblée avec le Successeur de Pierre, pour être confirmée par lui dans la fidélité au Christ et
à son Evangile » a déclaré le Saint-Père dans l‟homélie ; puis il a salué aussitôt les différents mouvements de la
communauté diocésaine, les autorités civiles et militaires.
Chaque Assemblée liturgique est un endroit de la présence de Dieu. Réunis pour la Sainte eucharistie, les
disciples du Seigneur proclament qu‟Il est ressuscité, qu‟il est vivant et qu‟il donne la vie, et ils témoignent que sa
présence est une grâce, qu‟elle est une tâche, qu‟elle est une joie ».

ommentant les lectures de la Messe, le Saint-Père a cité le Prophète Isaïe (35, 4-7), qui encourage les cœurs
bouleversés » parce que « quand le Seigneur est présent, les yeux des aveugles se dessillent, les oreilles du sourd
s‟ouvrent, le boiteux bondit comme un cerf. Tout renaît et tout revit parce que des eaux bienfaisantes irriguent le
désert ». Le Saint-Père a expliqué ensuite que le désert, dans son langage symbolique pouvait « évoquer les
événements dramatiques, les situations difficiles et la solitude qui marque fréquemment la vie ; le désert le plus
profond est le cœur humain, quand il perd la capacité d‟écouter, de parler, de communiquer avec Dieu et avec les
autres. On devient alors aveugles parce que l‟on devient incapables de voir la réalité : les oreilles se ferment pour
ne pas entendre le cri de ceux qui implorent de l‟aide ; le cœur s‟endurcit dans l‟indifférence et dans l‟égoïsme ».
L‟épisode raconté dans l‟Evangile de Marc (7, 31-37) se rattache à ce passage, car Jésus y guérit un sourd et
muet. « Nous pouvons voir dans ce „signe‟, le désir ardent de Jésus de vaincre dans l‟homme la solitude et
l‟impossibilité de communiquer créées par l‟égoïsme, pour donner un visage à une „humanité nouvelle‟,
l‟humanité de l‟écoute et de la parole, du dialogue, de la communication, de la communion avec Dieu. Une
humanité „bonne‟, comme est bonne toute la création de Dieu ; une humanité sans discriminations, sans
exclusions, comme le met en garde l‟Apôtre Jacques dans sa Lettre (2, 1-5) Ŕ en sorte que le monde soit vraiment


7
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

et pour tous, „un champ de fraternité authentique, dans l‟ouverture de l‟amour pour le Père commun qui, nous a
créés et qui a fait de nous ses fils et ses filles ».
Reprenant ensuite plusieurs lignes spirituelles et pastorales, le Saint-Père a rappelé l‟importance de l‟éducation à
la foi, comme « recherche, comme initiation chrétienne, comme vie dans le Christ », qui concerne les paroisses,
les familles, les associations, et aussi l‟école, depuis les classes primaires jusqu‟à l‟Université de la Tuscia. Parmi
les « modèles toujours actuels, pionniers authentiques de l‟éducation à la foi, auxquels il faut s‟inspirer », le
Saint-Père a cité Sainte Rosa Venerini, « véritable précurseur des écoles féminines en Italie », et Sainte Lucia
Filippini qui a fondé les méritantes « Maestre Pie ». « A ces sources spirituelles, on pourra toujours puiser
heureusement, pour affronter avec lucidité et cohérence, „l‟urgence éducative‟ actuelle, inévitable et prioritaire,
un grand problème pour chaque communauté chrétienne et pour la société tout entière ».
Puis, le Saint-Père a cité le témoignage de la foi, qui s‟exprime par l‟action caritative de l‟Eglise : « Ses
initiatives, ses œuvres, sont des signes de la foi et de l‟amour de Dieu qui est Amour… C‟est alors que fleurit, et
il faut toujours plus la développer, la présence du volontariat, soit au plan personnel, soit au plan des associations,
qui trouve dans la Caritas son Organisme propulseur et éducatif ». Le Saint-Père a cité ensuite la jeune Sainte
Rosa, Co-patronne du Diocèse, « exemple lumineux de foi et de générosité envers les pauvres » ; Sainte Giacinta
Marescotti, qui « promut dans la ville l‟Adoration eucharistique depuis son Monastère, et donna vie à des
institutions et à des œuvres pour les détenus et les marginaux » ; le Capucin Saint Crispino, « qui inspire toujours
des présences d‟assistance méritantes ». Les nombreuses Maisons de vie consacrée, d‟hommes et de femmes, et
les monastères de clôture du Diocèse, « nous rappellent que la première forme de la charité est précisément la
prière ». Le Saint-Père a cité l‟exemple de la Bienheureuse Gabriella Sagheddu, Trappiste : « Au monastère de
Vitorchiano, où elle est enterrée, on continue à proposer cet œcuménisme spirituel, alimenté par une prière
incessante, vivement demandée par le Concile Vatican II », et le Bienheureux Viterbois Domenico Bàrberi,
Passionniste qui, en 1845, accueillit dans l‟Eglise John Henry Newman, devenu ensuite Cardinal.
La troisième ligne directrice du plan pastoral du Diocèse concerne l‟attention apportée aux signes de Dieu. En
effet, « Dieu continue à nous révéler son projet par des „événements et par des paroles‟. Ecouter sa parole et
discerner ses signes, doit être nécessairement l‟engagement de chaque chrétien et de chaque communauté ». Le
Saint-Père a rappelé que le signe du Dieu Vivant doit être en premier lieu le prêtre, « que le Christ a choisi tout
entier pour soi », mais aussi « chaque personne consacrée et chaque baptisé ».
Le Saint-Père a invité ensuite les fidèles, jeunes et familles, à ne pas avoir peur « de vivre et de témoigner de leur
foi dans les différents milieux de la société, dans les situations multiples de l‟existence humaine ! ». Puis il a
rappelé le jeune Mario Fani, de Viterbe, initiateur du « Cercle Sainte Rose », la première semence de ce qui serait
devenue l‟expérience historique du laïcat en Italie : l‟Action Catholique. « Les saisons de l‟histoire se succèdent,
mais la vocation des chrétiens à vivre l‟Evangile dans la solidarité avec la famille humaine, au pas avec les temps,
ne change pas et ne passe pas. Voilà l‟engagement social, voilà le service propre de l‟action politique, voilà le
développement humain intégral ».
Le Saint-Père a terminé en invitant à ne pas avoir peur « quand le cœur se perd dans le désert de la vie », mais à
se confier au Christ, le premier-né de l‟humanité nouvelle, et à notre Mère commune, Marie, vénérée sous le titre
de Notre-Dame « della Quercia ». (S.L.)
(Agence Fides, 7 septembre 2009)


6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Angélus

VATICAN - Le Pape Benoît XVI à Viterbe (2) - « Viterbe est appelé à juste titre „Ville des Papes‟, et cela est
pour vous un nouvel engagement à vivre et à témoigner de la foi chrétienne » - Le salut adressé aux
participants au Congrès International « Hommes et Religions »

Viterbe (Agence Fides) Ŕ Après la Messe célébrée sur l‟esplanade de Valle Faul, le Saint-Père a récité l‟Angélus
; il a introduit cette prière mariale en rappelant le thème choisi pour sa visite pastorale « Confirme tes frères »
(Luc 22, 31). Puis il a déclaré : « Ces paroles, Jésus les a adressées à Pierre pendant la Dernière Cène, en lui
confiant la tâche d‟être ici, sur la terre, Pasteur de toute son Eglise », et que depuis de nombreux siècles le
Diocèse de Viterbe se distinguait « par un lien singulier d‟affection et de communion avec le successeur de Pierre
».
Le Saint-Père a cité ensuite Saint Léon le Grand, né dans l‟antique Tuscia, puis le Pape Sabinien qui naquit à
Blera, et Paul III qui naquit à Canino. Viterbe fut en outre la résidence des Pontifes Romains pendant toute la
deuxième partie du XIII° siècle : ici, furent élus cinq Papes, dont quatre y sont enterrés. Cinquante Papes l‟ont
visitée. « Ces chiffres revêtent une signification historique, mais, à leur sujet, je voudrais, en ce moment, insister

                                                                                                                     8
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

sur la valeur spirituelle. Viterbe est appelée à juste titre „Ville des Papes‟ et cela est pour vous un nouvel
engagement à vivre et à témoigner de la foi chrétienne, la même foi pour laquelle ont donné leur vie les saints
Martyrs Valentino et Ilario, conservés dans l‟Eglise Cathédrale, les premiers d‟une longue série de Saints Martyrs
et Bienheureux de votre terre».
Le Saint-Père a conclu en déclarant qu‟il ressentait l‟invitation du Seigneur Ŕ « Confirme tes frères » - adressée à
Lui aujourd‟hui, « avec une intensité singulière » ; puis il a invité à prier « pour qu‟il puisse exercer toujours avec
fidélité et avec amour la Mission de Pasteur de tout le troupeau du Christ ». Pour sa part, il a assuré de son
souvenir constant auprès du Seigneur, pour la communauté diocésaine de Viterbe « pour que ses différentes
articulations… tendent à une unité toujours plus pleine et à une communion fraternelle plus entière, conditions
indispensables pour offrir au monde un témoignage évangélique efficace ».

Après l‟Angélus, le Saint-Père s‟est adressé en ces termes aux participants au Congrès International « Hommes et
Religions : « Je désire à présent envoyer un salut cordial aux participants au Congrès International „Hommes et
Religions‟ qui se tient à Cracovie sur le thème : „Fois et Cultures en dialogue‟. De nombreuses personnalités et
représentants de différentes religions Ŕ invités par l‟Archidiocèse de Cracovie et par la Communauté de
Sant‟Egidio Ŕ sont réunis pour réfléchir et pour prier en faveur de la paix, 70 ans après le début de la Deuxième
Guerre Mondiale. Nous ne pouvons pas ne pas nous rappeler les faits dramatiques qui ont donné naissance à l‟un
des plus terribles conflits de l‟histoire, qui a fait des dizaines de millions de morts et a provoqué de nombreuses
souffrances au peuple polonais bien-aimé ; un conflit qui a vu la tragédie de l‟Holocauste, et l‟extermination de
foules d‟innocents. Que la mémoire de ces événements nous pousse à prier pour les victimes et pour ceux qui en
portent toujours les blessures dans leur corps et dans leur cœur ; que ce soit en outre un avertissement pour tous à
ne pas répéter de telles barbaries, et à intensifier les efforts pour construire à notre époque, marquée encore par
des conflits et des oppositions, une paix durable, en transmettant, aux nouvelles générations surtout, une culture et
un style de vie empreints de l‟amour, de la solidarité » et de l‟estime de l‟autre. Dans cette perspective, il est
particulièrement important l‟apport que les Religions peuvent et doivent donner en répandant le pardon et la
réconciliation contre la violence, contre le racisme, contre le totalitarisme et l‟extrémisme qui défigurent l‟image
du Créateur dans l‟homme, effacent l‟horizon de Dieu, et, en conséquence, conduisent au mépris de l‟homme lui-
même. Que le Seigneur nous aide à construire la paix, en partant de l‟amour et de la compréhension réciproque
(cf. Caritas in Veritate, 72) ». (S.L.)
(Agence Fides, 7 septembre 2009)


6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Au Sanctuaire de Notre-Dame de la Quercia

VATICAN - Le Pape Benoît XVI à Viterbe (3) - « Vous, qui êtes moniales de vie contemplative, vous avez la
mission dans l‟Eglise d‟être des lampes qui, dans le silence des monastères, brûlent de prière et d‟amour de
Dieu »

Viterbe (Agence Fides) Ŕ Le dimanche 6 septembre dans l‟après-midi, le Pape Benoît XVI a rencontré les
Moniales de clôture des douze Monastères du Diocèses, réunies dans la Sanctuaire de Notre-Dame « della
Quercia » et Patronne du Diocèse de Viterbe. « Vous, qui êtes moniales de vie contemplative, vous avez la
mission dans l‟Eglise d‟être des lampes qui, dans le silence des monastères, brûlent de prière et d‟amour de Dieu.
Je vous confie mes intentions, les intentions du Pasteur de ce Diocèse et les besoins de tous ceux qui vivent sur
cette terre. Je vous confie surtout les prêtres, en cette année Sacerdotale, ainsi que les séminaristes et les
vocations. Par votre silence priant, soyez leur soutien „à distance‟, et exercez envers eux votre maternité
spirituelle ». Puis, après avoir remercié les religieuses de leur présence, le Pape les a invitées à invoquer la
protection maternelle de Marie par une prière qu‟il avait lui-même composée.
Dans la prière à Notre-Dame « della Quercia », le Pape demande à, la Sainte Vierge de veiller « sur le successeur
de Pierre et sur l‟Eglise qui a été confiée à ses soins ; sur cette communauté diocésaine et sur ses pasteurs ; sur
l‟Italie sur l‟Europe et sur les autres Continents ». Puis il invoque la Reine de la Paix, pour qu‟elle obtienne “le
don de la concorde et de la paix pour les peuples et pour l‟humanité tout entière ».
S‟adressant à la Mère du Christ, il Lui demande d‟aider tous ses enfants « à suivre les desseins que le Père
Céleste a sur chacun, pour coopérer au projet universel de rédemption ». A la Reine de la Famille, il adresse la
demande de maintenir ferme l‟unité des familles, « aujourd‟hui si menacée de toutes parts », et de veiller surtout
“sur celles qui sont divisées et qui sont en crise.
A la Mère de l‟Eglise, le Pape demande de nourrir l‟enthousiasme de tous les éléments du Diocèse, et de rendre
ferme et décidée la volonté de tous ceux que le Maître de la Moisson continue à appeler comme ouvriers dans sa

9
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

vigne pour que, résistant à toute flatterie et tromperie mondaine, ils persévèrent généreusement dans le chemin
qu‟ils ont entrepris de parcourir ».
« Que la Mère de l‟humanité tourne son regard vers les hommes et les femmes de notre temps, sur les peuples set
sur leurs gouvernants, sur les Nations et sur les Continents ; qu‟Elle console ceux qui pleurent, ceux qui souffrent,
qu‟Elle soutienne ceux qui flanchent sous le poids du labeur, qu‟Elle encourage ceux qui travaillent pour
construire un monde meilleur. ».
Enfin, à la Vierge de l‟Ecoute, Etoile de l‟Espérance, il adresse ses remerciements et l‟offrande renouvelée de sa
propre vie, « certains qu‟Elle ne nous abandonnera jamais, spécialement dans les moments sombres et difficiles
de l‟existence ». (S.L.)
(Agence Fides, 7 septembre 2009)


6 septembre 2009 Ŕ Visite pastorale à Viterbe et Bagnoregio Ŕ Rencontre avec la population

VATICAN - Le Pape Benoît XVI à Viterbe (4) - « En cette Année Sacerdotale, je voudrais inviter
spécialement les prêtres à se mettre à l‟école de ce grand Docteur de l‟Eglise, pour approfondir
l‟enseignement de sa sagesse enracinée dans le Christ »

Bagnoregio (Agence Fides) Ŕ Le Saint-Père quitta le Sanctuaire de Notre-Dame « della Quercia », et se rendit en
hélicoptère à Bagnoregio, où dans la Co-cathédrale de Saint Nicolas, il a vénéré la Relique du « Saint Bras » de
Saint Bonaventure. Puis, sur la Place Saint Augustin, se tint la rencontre avec les habitants de Bagnoregio, au
terme de laquelle, il est rentré à Castel Gandolfo.
Dans son discours, le Saint-Père a salué les autorités religieuses, civiles et militaires et les fidèles présents. Puis il
a rappelé la présentation que Giovanni Fidanza, devenu par la suite Frère Bonaventure, fait de lui-même dans la
Divine Comédie : « Dans les tâche importantes, souligna-t-il, qu‟il eut à accomplir dans l‟Eglise, il subordonna
toujours le soin des réalités temporelles au bien spirituel des âmes. Ici, à Bagnoregio, il passa son enfance et son
adolescence ; il suivit ensuite Saint François… Avec le „Poverello‟ d‟Assise, il sut établir un lien profond et
durable, en retirant de lui son inspiration ascétique et son génie ecclésial ».
« Il n‟est pas facile de synthétiser la vaste doctrine philosophique, théologique et mystique que nous a laissée
Saint Bonaventure. En cette année Sacerdotale je voudrais inviter spécialement les prêtres à se mettre à l‟école de
ce grand Docteur de l‟Eglise, pour approfondir l‟enseignement de sa sagesse enracinée dans le Christ. Vers la
sagesse, qui fleurit en sainteté, il oriente chaque pas de sa spéculation et de sa tension mystique… En rappelant ce
profond chercheur et amant de la sagesse, je voudrais en outre exprimer mes encouragements et mon estime pour
le service que, dans la Communauté ecclésiale, les théologiens sont appelés à rendre à cette foi qui cherche
l‟intellect, cette foi qui est „amie de l‟intelligence‟ et qui devient une vie nouvelle selon le projet de Dieu ».
Traçant plusieurs pistes de réflexion, tirées du riche patrimoine doctrinal et mystique de Saint Bonaventure, le
Pape Benoît XVI déclara : « Il fut, en premier lieu, un chercheur infatigable de Dieu dès le moment où il suivit
ses études à Paris, et il continua à l‟être jusqu‟à sa mort ». Dans ses écrits, il indique l‟itinéraire à parcourir, qui
est « un parcours intense de foi », qui « concerne toute la personne pour arriver, par le Christ, à l‟amour
transformant de la Trinité ».
« En plus d‟être un chercheur de Dieu, saint Bonaventure fut un chanteur séraphique du monde créé qui, à la suite
de saint François, apprit à louer Dieu dans toutes les créatures et par le moyen de toutes les créatures », dans
lesquelles « resplendissent la toute-puissance, la sagesse et la bonté du Créateur ». Saint Bonaventure présente, du
monde, don d‟amour de Dieu aux hommes, une vision positive : il reconnaît dans le monde le reflet de la suprême
Bonté et Beauté que, dans la ligne de Saint Augustin et de Saint François, il affirme être Dieu même. Tout nous a
été donné par Dieu, De Lui, comme d‟une source originelle, jaillissent le vrai, le bien et le beau… Combien il
serait utile que, aujourd‟hui aussi, on redécouvrît la beauté et la valeur du monde créé à la lumière de la bonté et
de la beauté divine ! ».
Enfin, Saint Bonaventure fut un message d‟espérance. « Une belle image de l‟espérance, nous la trouvons dans
une de ses prédications de l‟Avent, où il compare le mouvement de l‟espérance au vol de l‟oiseau, qui déploie ses
ailes de la manière la plus ample possible, et pour les mouvoir, qui emploie toutes ses forces. Il se fait, en un
certain sens, tout lui-même mouvement pour aller en haut et voler. Espérer, c‟est voler, dit Saint Bonaventure.
Mais l‟espérance exige que tous nos membres se mettent en mouvement et se projettent vers la vraie hauteur de
notre être, vers les promesses de Dieu… Que Saint Bonaventure nous aide à „déployer les ailes‟ de l‟espérance
qui nous pousse à être comme lui, des chercheurs incessants de Dieu, des chanteurs des beautés du monde créé, et
des témoins de cet Amour et de cette Beauté qui „fait mouvoir toutes choses‟ ». (S.L.)
(Agence Fides, 7 septembre 2009)

                                                                                                                       10
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST




7 septembre 2009 Ŕ Audience des Evêques du Brésil en visite « ad limina » (1)

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI aux Evêques du Brésil en visite « ad limina » : « Nos
contemporains, quand ils se rencontrent avec nous, veulent voir ce qu‟ils ne voient en aucune autre partie,
c‟est-à-dire la joie et l‟espérance qui naissent du fait d‟être avec le Seigneur Ressuscité »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ « Comme Successeur de Pierre et Pasteur Universel, je puis vous assurer que
mon coeur vit chaque jour vos préoccupations et vos labeurs apostoliques, sans cesser de rappeler auprès de Dieu
les problèmes que vous affrontez dans la croissance de vos communautés diocésaines ».Telles sont les paroles par
lesquelles le Pape Benoît XVI s‟est adressé au premier groupe des Evêques du Brésil (Régions Ouest 1 et Ouest
2), reçus en audience » le 7 septembre à Castel Gandolfo, à l‟occasion de leur visite « ad limina ».
« Avec votre groupe, s‟ouvre le long pèlerinage des membres de cette Conférence Episcopale en visite Ad Limina
Apostolorum, qui me donnera l‟occasion de mieux connaître la réalité des vos communautés diocésaines
respectives. Ce seront des journées de partage fraternel, pour réfléchir ensemble sur les questions qui vous
préoccupent ».
Après avoir rappelé sa visite au Brésil au mois de mai 2007 Ŕ « quand j‟ai eu l‟occasion d‟embrasser du regard
l‟Episcopat tout entier de cette grande Nation lors de la Rencontre dans la „Catedral da Sé di San Paolo‟ » - le
Saint-Père a cité, parmi les problèmes et les difficultés à affronter, les distances énormes que les Evêques eux-
mêmes, ainsi que leurs prêtres et les autres missionnaires, doivent parcourir pour assister pastoralement les
fidèles, « dont nombre d‟entre eux partagent la vie de ces problèmes propres d‟une urbanisation relativement
récente, où l‟Etat ne parvient pas toujours à être un instrument de promotion de la justice et du bien commun…
Ne vous découragez pas ! Rappelez-vous que l‟annonce de l‟Evangile et l‟adhésion aux valeurs chrétiennes,
comme je l‟ai déclaré récemment dans l‟Encyclique „Caritas in Veritate‟, „est un élément non seulement utile,
mais indispensable pour la construction d‟une bonne société, et d‟un véritable développement humain intégral‟
(n° 4) ».
Face au manque « d‟ouvriers dans la moisson du Seigneur », qui continuent au Brésil également à être peu
nombreux pour la récolte qui est grande, le Saint-Père, dans le cadre de l‟Année Sacerdotale en cours, a poursuivi
sa réflexion en insistant sur la sollicitude propre du ministère épiscopal d‟engendrer de nouveaux pasteurs. «
Même si Dieu est le seul qui est capable de semer dans le cœur de l‟homme l‟appel au service pastoral de son
peuple, tous les membres de l‟Eglise devraient s‟interroger sur l‟urgence intime et sur l‟engagement réel avec
lesquels ils ressentent et vivent cette cause… Il y a de très nombreuses personnes qui semblent vouloir consumer
leur vie entière en une minute, d‟autres qui errent dans l‟ennui et dans l‟inertie, ou qui s‟abandonnent à des
violences de toutes sortes. Au fond, ce n‟est rien d‟autre que des vies désespérées à la recherche de l‟espérance,
comme le montre une exigence répandue, même si elle est parfois confuse, de spiritualité, une recherche nouvelle
de points de référence pour reprendre le chemin de la vie ».
« Dans les décennies qui ont suivi le Concile Vatican II, a rappelé le Saint-Père, plusieurs ont interprété
l‟ouverture au monde non comme une exigence de l‟ardeur missionnaire du Cœur du Christ, mais comme un
passage à la sécularisation, en y trouvant des valeurs de grande importance chrétienne, comme l‟égalité, la liberté
et la solidarité, et en se montrant disponibles à faire des concessions et à découvrir des domaines de coopération.
On a assisté ainsi à des interventions de plusieurs responsables ecclésiaux dans des débats éthiques, en réponse
aux attentes de l‟opinion publique, mais on a cessé de parler de certaines vérités fondamentales de la foi, comme
le péché, la grâce, la vie théologale, et les fins dernières. On est tombé inconsciemment dans l‟auto-sécularisation
de nombreuses communautés ecclésiales ; ces dernières, espérant satisfaire touts ceux qui étaient loin, ont vu s‟en
aller, frustrés et déçus, ceux qui en faisaient déjà partie : nos contemporains, quand ils se rencontrent avec nous,
veulent voir ce qu‟ils ne voient en aucune autre partie, c‟est-à-dire la joie et l‟espérance qui naissent du fait d‟être
avec le Seigneur Ressuscité. Actuellement, il y a une nouvelle génération qui est née dans ce milieu ecclésial
sécularisé qui, au lieu de constater une ouverture et des consentements, voit s‟élargir toujours plus dans la société
l‟abîme des différences et des oppositions au Magistère de l‟Eglise, surtout dans le domaine éthique. Dans ce
désert de Dieu, la nouvelle génération ressent une grande soif de transcendance ».
Les jeunes de cette nouvelle génération qui frappent à la porte du séminaire, ont besoin de trouver « des
formateurs qui soient des hommes véritables de Dieu, des prêtres totalement consacrés à la formation, qui
témoignent du don de soi à l‟Eglise, par le célibat, et par une vie austère, selon le modèle du Christ Bon Pasteur ».
« C‟est la tâche de l‟Evêque, a rappelé le Saint-Père, d‟établir les critères fondamentaux pour la formation des
séminaristes et des prêtres, dans la fidélité aux normes universelles de l‟Eglise ». Puis il a invité « tous les


11
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Evêques, leurs prêtres et les séminaristes, à reproduire dans leur propre vie la charité du Christ Prêtre et Bon
Pasteur, comme le fit le Saint Curé d‟Ars » (S.L.)
(Agence Fides, 8 septembre 2009)


9 septembre 2009 Ŕ Audience générale

VATICAN - Saint Pierre Damien « a fait de la vie monastique un témoignage éloquent de la primauté de
Dieu, et un rappel pour tous à marcher vers la sainteté, libres de tout compromis avec le mal » : catéchèse
du Pape Benoît XVI lors de l‟audience générale hebdomadaire

Rome (Agence Fides) Ŕ « Saint Pierre Damien, moine, amant de la solitude, et, en même temps, homme d‟Eglise
intrépide, engagé personnellement dans l‟œuvre de réforme commencée par les Papes depuis longtemps », a été le
sujet de la catéchèse du Pape Benoît XVI durant l‟audience générale hebdomadaire de ce mercredi 9 septembre,
donnée dans la Salle Paul VI au Vatican.
Le Saint-Père, citant les éléments principaux de la vie du saint, rappela que Saint Pierre Damien n‟acquit à
Ravenne en 1007 dans une famille noble, mais de conditions modestes. Orphelin de père et de mère, et ayant
connu une enfance de souffrances, à l‟âge de 25 ans, il travaille déjà dans l‟enseignement. Dans ses études, il se
consacra au droit, à l‟art de la composition, et à la connaissance des grands classiques latins. « Sa sensibilité
envers la beauté l‟amenait à la contemplation poétique du monde… Pierre Damien concevait l‟univers comme
une „parabole‟ inépuisable et comme une grande quantité de symboles, d‟où partir pour interpréter la vie
intérieure et la réalité divine et surnaturelle ». Dans cette perspective, aux environs de l‟an 1034, il se retira au
Monastère de Fonte Avellana, connu pour son austérité, où il écrivit la Vie du Fondateur, Saint Romuald de
Ravenne, et où « il s‟engagea en même temps à en approfondir la spiritualité, en exposant son idéal du
monachisme érémitique ».
L‟ermitage de Fonte Avellana était dédié à la Sainte Croix, « et la Croix sera le mystère chrétien qui fascinera
plus que tous les autres Pier Damien ». En effet, rappelle le Saint-Père, « Pierre Damien adresse de très belles
prières à la Croix, dans lesquelles il révèle une vision de ce mystère qui a des dimensions cosmiques, parce qu‟il
embrasse l‟histoire tout entière du salut ». Il a rédigé en outre une Règle dans laquelle il souligne « la rigueur de
l‟ermitage », en considérant la vie érémitique comme étant « le sommet de la vie chrétienne… parce que le
moine, désormais libre des liens du monde de son propre „moi‟, reçoit, „les arrhes du Saint-Esprit, et que son âme
s‟unit tout heureuse à son Epoux Céleste‟ ». Cette attitude, a souligné le Saint-Père « est très importante pour
nous, aujourd‟hui encore, même si nous ne sommes pas moines : savoir faire le silence en nous pour écouter la
Voix de Dieu… Apprendre la Parole de Dieu dans la prière et dans la méditation, est la voie de la vie ».
Saint Pierre Damien fut « un homme de prière, de méditation, de contemplation », et aussi un fin théologien : il
expose « avec clarté et avec vivacité la doctrine trinitaire », et sa méditation sur la figure du Christ mérite une
attention particulière, car « elle doit être au centre de la vie du moine… Nous trouvons là un vibrant rappel pour
nous aussi, à ne pas nous laisser absorber totalement par les activités, par les problèmes et par les préoccupations
de chaque jour, en oubliant que Jésus doit être vraiment au centre de notre vie ».
Pierre Damien a présenté aussi « une théologie profonde de l‟Eglise comme communion… Toutefois, l‟image
idéale de la „Sainte Eglise‟ présentée par Pierre Damien, ne correspond pas Ŕ il le savait bien Ŕ à la réalité de son
temps. Pour cela, il ne craint pas de dénoncer l‟état de corruption qui existe dans les monastères et parmi le
clergé, en raison surtout de la pratique, par les Autorités laïques, d‟attribuer l‟investiture des charges
ecclésiastiques : plusieurs Evêques et Abbés se comportaient comme des gouverneurs de leurs propres sujets plus
que comme des Pasteurs d‟âmes. Fréquemment, leur vie morale laissait à désirer ». Pour cela, en 1057, Pierre
Damien quitte le Monastère et accepte d‟être nommé Cardinal Evêque d‟Ostie : « Il a vu qu‟il n‟était pas suffisant
de contempler, et il a dû renoncer à la beauté de la contemplation pour apporter sa propre aide à l‟œuvre de
renouveau de l‟Eglise ».
Dix ans plus tard, en 1067, il obtint la permission de retourner à Fonte Avellana, en renonçant au diocèse d‟Ostie.
Mais, deux ans plus tard, il fut envoyé à Francfort pour empêcher le divorce d‟Henry IV avec son épouse Berta ;
en 1071, il se rend au Mont Cassin pour la consécration de l‟église abbatiale, et, au début de 1072, il se rend à
Ravenne pour rétablir la paix avec l‟Archevêque du lieu, qui avait appuyé l‟Antipape, ce qui avait entraîné
l‟interdit sur la ville. Pendant son voyage de retour à son ermitage, il fut frappé d‟une maladie soudaine, fut
contraint de s‟arrêter à Faenza où il mourut dans la nuit du 22 au 23 février 1072.
« C‟est une grande grâce que, dans la vie de l‟Eglise, le Seigneur ait suscité une personnalité aussi remplie de
fougue, riche et complexe, comme celle de Saint Pierre Damien. Il fut moine à fond, au sens plein du terme, avec
des formes d‟austérité qui pourraient aujourd‟hui nous paraître même excessives. De cette manière, toutefois, il a

                                                                                                                  12
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

fait de la vie monastique un témoignage éloquent de la primauté de Dieu, et un rappel pour tous à marcher vers la
sainteté, libres de tout compromis avec le mal. Il se dépensa, avec une cohérence lucide et une grande sévérité,
pour la réforme de l‟Eglise de son temps. Il donna toutes ses énergies spirituelles et physiques au Christ et à
l‟Eglise, en restant toujours, cependant, comme il aimait se définir… Pierre, le dernier serviteur des moines ».
(S.L.)
(Agence Fides, 10 septembre 2009)


10 septembre 2009 Ŕ Audience aux promoteurs du Pavillon du Saint-Siège à l‟Exposition 2008 de Saragosse

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI aux promoteurs du Pavillon du Saint-Siège à l‟Expo 2008 de
Saragosse: « Dieu, avec la création, a donné à l‟homme les clefs de la terre, et il attend de lui qu‟il sache se
servir de ce grand don en le faisant fructifier de manière responsable et respectueuse »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ « Avec sa participation à l‟Exposition, le Saint-Siège a voulu en outre
manifester non seulement la nécessité impérieuse de protéger l‟environnement et la nature, mais aussi de
découvrir leur dimension spirituelle et religieuse plus profonde ». C‟est ce qu‟a rappelé le Pape Benoît XVI lors
de l‟audience accordée le 10 septembre aux promoteurs du Pavillon du Saint-Siège à l‟Expo 2008 de Saragosse.
« Aujourd‟hui plus que jamais, a rappelé le Saint-Père, il faut aider les personnes afin qu‟elles sachent voir dans
la création quelque chose de plus qu‟une simple source de richesse et d‟exploitation dans les mains de l‟homme.
Par la création, Dieu, en effet, a donné à l‟homme les clefs de la terre et il attend de lui qu‟il sache se servir de ce
grand don en le faisant fructifier de manière responsable et respectueuse. L‟être humain découvre la valeur
intrinsèque de la nature s‟il apprend à la voir comme ce que qu‟elle est réellement, c‟est-à-dire l‟expression d‟un
projet d‟amour et de vérité qui nous parle du Créateur et de son Amour pour l‟humanité, et qui trouvera sa
plénitude dans le Christ, à la fin des temps ».
Puis le Saint-Père a rappelé de nouveau « le lien étroit qui existe entre le soin apporté à l‟environnement et le
respect des exigences éthiques de la nature humaine », parce que, comme il „a écrit dans son Encyclique « Caritas
in Veritate » (n° 51), « quand l‟ „écologie humaine‟ est respectée dans la société, l‟écologie proprement dite en
tire aussi avantage ».
Le Saint-Père a remercié les promoteurs du Pavillon du Saint-Siège pour leur collaboration avec l‟Archevêché de
Saragosse et avec la Nonciature Apostolique de Madrid, et a déclaré : « Cette installation, qui a été parmi les plus
visitées et les plus appréciées, a accueilli une importante exposition sur le patrimoine artistique, culturel et
religieux que conserve l‟Eglise Catholique. Par cette initiative, on a cherché à offrir à ses nombreux visiteurs une
réflexion opportune sur l‟importance et sur la valeur fondamentale que l‟eau a pour la vie de l‟homme ». (S.L.)
(Agence Fides, 11 septembre 2009)


12 septembre 2009 Ŕ Consécrations Episcopales

VATICAN - Le Pape Benoît XVI consacre 5 nouveaux Evêques : « Prions pour que vous deveniez des
serviteurs fidèles, prudents et bons, et que vous puissiez ainsi sentir un jour de la bouche du Seigneur de
l‟histoire, la parole : « Bon et fidèle serviteur, prends part à la joie de ton Maître »

Rome (Agence Fides) Ŕ Samedi 12 septembre, le Pape Benoît XVI a célébré une Messe solennelle au cours de
laquelle il a consacré 5 Evêques : Mgr Gabriele Giordano Caccia, nommé Nonce Apostolique au Liban ; Mgr
Franco Coppola, nommé Nonce au Burundi ; Mgr Pietro Parolin, nommé Nonce Apostolique au Venezuela ; Mgr
Raffaello Martinelli, élu Evêque du Diocèse suburbicaire de Frascati ; Mgr Giorgio Corbellini, Président du
Bureau du Travail du Siège Apostolique. Le deux Co-consécrateurs ont été le Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d‟Etat, et le Cardinal William Joseph Levada, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.
Dans l‟homélie, le Saint-Père a remercié les nouveaux Evêques « pour le service fidèle qu‟ils avaient rendu à
l‟Eglise en travaillant à la Secrétairerie d‟Etat ou à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, ou au Palais du
Gouverneur de l‟Etat de la Cité du Vatican ». Il s‟est déclaré certains « qu‟ils exerceraient leur ministère pastoral
qui leur est confié par l‟Ordination Episcopale dans de nouveaux champs d‟action, avec le même amour pour le
Christ et avec le même zèle pour les âmes ».
Le Saint-Père a insisté ensuite sur les éléments fondamentaux de la Consécration Episcopale, l‟imposition des
mains et la prière : « L‟imposition des mains se fait en silence. La parole humaine s‟efface. L‟âme s‟ouvre en
silence, pour Dieu, Sa main se tend vers l‟homme, le prend pour soi et, dans le même temps, le couvre de manière

13
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

à le protéger, afin que, par la suite, il soit totalement la propriété de Dieu, qu‟il lui appartienne entièrement, et
introduise les hommes dans les mains de Dieu… Puis, suit la prière. L‟Ordination Episcopale est un événement
de prière. Aucun homme ne peut rendre prêtre ou évêque un autre homme. C‟est le Seigneur lui-même qui, par la
parole de la prière et par le geste de l‟imposition des mains, prend totalement cet homme à son service, l‟attire
dans son Sacerdoce même ». Pendant la prière d‟Ordination, on tient ouvert l‟Evangéliaire sur le candidat, le
Livre de la Parole de Dieu, parce que, expliqua le Souverain Pontife, « l‟Evangile doit pénétrer en lui, la Parole
Vivante de Dieu, doit, pour ainsi dire, le pénétrer l‟imprégner… Par la Parole, la vie même du Christ doit
imprégner cet homme, en sorte qu‟il devienne entièrement une seule chose avec Lui, que le Christ vive en lui, et
donne à sa vie une forme et un contenu ».
Après avoir souligné que le Sacerdoce de Jésus-Christ, selon ses paroles mêmes, n‟était pas « domination mais
service », et l‟avertissement de Saint Paul concernant les Apôtres : « Qu‟on nous regarde donc comme des
serviteurs du Christ et des intendants des mystères de Dieu. Or, tout ce qu‟on demande à des intendants, c‟est que
chacun soit trouvé fidèle » (1 Corinthiens 4, 1s), le Saint-Père a rappelé l‟enseignement de Jésus sur la manière de
se comporter des serviteurs, auxquels le Seigneur confie ses biens dans le temps du monde.
« La première caractéristique que le Seigneur demande au serviteur, est la fidélité. Un grand bien lui a été confié,
qui ne lui appartient pas. L‟Eglise n‟est pas notre Eglise, mais son Eglise, l‟Eglise de Dieu. Le serviteur doit
rendre compte de la manière avec laquelle il a géré le bien qui lui a été confié. Nous ne lions pas les hommes à
nous, nous ne cherchons pas le pouvoir, le prestige, l‟estime à notre égard. Nous conduisons les hommes vers
Jésus-Christ, et ainsi, vers le Dieu Vivant… Nous savons combien, dans la société civile, et fréquemment aussi
dans l‟Eglise, les choses souffrent par le fait que nombre de ceux auxquels a été conférée une responsabilité,
travaillent pour eux-mêmes et non pour la communauté, pour leur bien commun… La fidélité du serviteur de
Jésus-Christ consiste précisément aussi dans le fait qu‟il ne cherche pas à adapter la foi aux modes du temps. Seul
le Christ a les paroles de la vie éternelle, et ces paroles nous devons les apporter aux gens. Elles sont le bien le
plus précieux qui nous ait été confié… La foi requiert d‟être transmise : elle ne nous a pas été transmise
seulement pour nous-mêmes, pour le salut personnel de notre âme, mais pour les autres, pour ce monde et pour
notre temps. Nous devons lui donner sa place dans ce monde, afin qu‟elle devienne en lui, une force vivante ;
pour faire croître en lui la présence de Dieu ».
« La deuxième caractéristique que Jésus demande au serviteur, est la prudence… La prudence est une chose
différente de la ruse. La prudence, selon la tradition philosophique grecque, est la première des vertus cardinales ;
elle indique la primauté de la vérité qui, par la „prudence‟ devient un critère de notre action. La prudence exige la
raison humble, disciplinée et vigilante, qui ne se laisse pas aveugler par des préjugés ; elle ne juge pas selon des
désirs et des passions, mais elle cherche la vérité, mais la vérité qui dérange. La prudence veut dire se mettre à la
recherche de la vérité et agir de manière conforme à elle… Dieu, par Jésus-Christ, nous a ouvert en grand la
fenêtre de la vérité qui, devant nos seules forces, reste toujours étroite et seulement transparente en partie… Ne
nous laissons pas guider par la petite fenêtre de notre ruse personnelle, mais par la grande fenêtre que le Christ a
ouverte sur l‟humanité tout entière ; regardons le monde et les hommes, et reconnaissons ainsi ce qui compte
vraiment dans la vie.
« La troisième caractéristique dont Jésus parle dans les paraboles du serviteur, est la bonté. Dieu seul est Bon au
sens plénier. Il est le Bien, le Bon par excellence, la Bonté en personne. Dans une créature, dans l‟homme, le fait
d‟être bon se fonde donc nécessairement sur une orientation profonde intérieure vers Dieu. La bonté croît quand
on s‟unit intérieurement au Dieu Vivant. La bonté présuppose surtout une communion vivante avec Dieu, le Bon,
une union intérieure croissante avec Lui… Nous devenons de bons serviteurs par notre rapport vivant avec Jésus-
Christ. C‟est seulement si notre vie se déroule dans la dialogue avec Lui, c‟est seulement si son être, ses
caractéristiques pénètrent en nous, et nous forgent, que nous pouvons devenir des serviteurs vraiment bons ».
Au terme de l‟homélie, le Saint-Père a rappelé que, dans la Vierge Marie qui « était et est totalement unie à son
Fils, au Christ, les hommes dans les ténèbres et dans les souffrances de ce monde ont trouvé le visage de la Mère,
qui nous donne le courage pour aller de l‟avant… Dans la bonté avec laquelle Elle a accueilli, et avec laquelle elle
vient toujours au-devant des grandes et des petites aspirations des nombreux hommes, nous reconnaissons de
manière très humaine la Bonté de Dieu lui-même. Avec sa bonté, Elle nous apporte toujours de nouveau Jésus-
Christ, et ainsi, la grande Lumière de Dieu dans le monde ».
Le Saint-Père, enfin, a invité à invoquer la Mère du Seigneur pour les nouveaux Evêques, pour qu‟Elle les
conduise toujours « vers son Fils, source de toute bonté », et pour qu‟ils deviennent « des serviteurs fidèles,
prudents et bons». (S.L.)
(Agence Fides, 14 septembre 2009)




                                                                                                                  14
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

13 septembre 2009 Ŕ Angélus

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI à l‟occasion de l‟Angélus : « Jésus n‟est pas venu nous enseigner
une philosophie, mais nous montrer une voie, et même la voie qui conduit à la vie. Cette voie est l‟amour,
qui est l‟expression de la vraie foi »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ Les deux “questions cruciales” que pose la Parole de Dieu de ce 24°dimanche
du temps ordinaire, ont été résumées par le Pape Benoît XVI dans le discours qu‟il a prononcé avant la récitation
de l‟Angélus, à Castel Gandolfo, par ces deux questions : « Qui est pour toi Jésus de Nazareth ? » ; « Ta foi se
traduit-elle en œuvres, ou non ? ». A la première question, a déclaré le Saint-Père parlant aux fidèles, Pierre
répond : « Tu es le Christ », c‟est-à-dire « le Messie, Celui qui est par Dieu et envoyé pour sauver son peuple ». «
Pierre et les autres Apôtres, à la différence de la plus grande partie des gens, croient que Jésus n‟est pas seulement
un Grand Maître, ou un Prophète, mais beaucoup plus. Ils ont la foi : ils croient que, en Lui, Dieu est présent et
agit ». Toutefois, quand Jésus « annonce ouvertement qu‟il devra souffrir et être mis à mort, Pierre lui-même
s‟oppose à la perspective de la souffrance et de la mort. Jésus alors doit le réprimander avec force, pour lui faire
comprendre qu‟il ne suffit pas de croire que Lui, il est Dieu, mais que, poussés par la charité, il faut le suivre sur
la même voie, celle de la Croix. Jésus n‟est pas venu nous enseigner une philosophie, mais nous montrer une
voie, et même la voie qui conduit à la vie. Cette voie est l‟amour, qui est l‟expression de la vraie foi ».
Citant ensuite l‟enseignement de Saint Jacques, dans la deuxième Lecture de la Messe de ce dimanche 13
septembre Ŕ « Si elle [la foi] n‟a pas les œuvres, elle tout à fait morte » (Jacques 2, 17) Ŕ le Saint-Père a poursuivi
en ces termes : « Si quelqu‟un aime son prochain avec un cœur pur et généreux, cela veut dire qu‟il connaît
vraiment Dieu. Si, en revanche, quelque déclare qu‟il a la foi, mais qu‟il n‟aime pas ses frères, il n‟est pas un vrai
croyant. Dieu n‟habite pas en lui ».
Le Saint-Père s‟est référé ensuite à Saint Jean Chrysostome qui, commentant ce passage de la Lettre de saint
Jacques, écrit : « Quelqu‟un peut avoir aussi une foi droite dans le Père et dans le Fils, tout comme dans le Saint-
Esprit, mais s‟il n‟a pas une vie droite, sa foi ne lui servira pas pour le salut. Quand donc tu lis dans l‟Evangile :
„La Vie éternelle c‟est qu‟ils Te connaissent, Toi, l‟Unique Vrai Dieu‟ (Jean 17, 3), ne pas penser que ce verset
suffit à nous sauver : une vie et un comportement très purs sont nécessaires ».

Puis, avant de réciter l‟Angélus, le Saint-Père a rappelé les deux fêtes de ces jours prochains : le 14 septembre,
l‟Exaltation de la Sainte Croix, et, le jour suivant, Notre-Dame des Sept Douleurs. Puis il a invité à apprendre, de
la Vierge Marie, « qui crut à la Parole du Seigneur… à témoigner de notre foi par une vie d‟humble service, prêts
à payer de notre personne pour rester fidèles à, l‟Evangile de la charité et de la vérité, certains que rien n‟est
perdu de tout ce que nous faisons ». (S.L.)
(Agence Fides, 14 septembre 2009)


14 septembre 2009 Ŕ Publication de l‟homélie prononcée le 30 août au Cercle des Anciens Elèves

VATICAN - Messe du Pape Benoît XVI en présence de ses anciens élèves: « Si nous réfléchissons sur la
perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur, alors, devrait naître au-dedans de
nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa volonté, Lui-même »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ La question de la pureté de l‟homme devant Dieu, un des thèmes
fondamentaux de l‟histoire religieuse de l‟humanité », a été au centre de l‟homélie du Pape Benoît XVI lors de la
Messe célébrée en présence de ses anciens élèves, le dimanche 30 août, à Castel Gandolfo. Le texte a été publié
ce jour par la Salle de Presse du Saint-Siège.
Partant de l‟Evangile du Dimanche, le Saint-Père a déclaré: « Quand il tourne son regard vers Dieu, l‟homme
reconnaît qu‟il est „souillé‟, et qu‟il se trouve dans une condition dans laquelle il ne peut approcher du Saint. Et
ainsi se présente la demande la question : comme peut-il devenir pur, se libérer de la „souillure‟ qui le sépare de
Dieu. C‟est ainsi que sont nés dans ce but les rites de purification dans les différentes religions. Même ceux qui
sont enracinés dans la tradition de l‟Ancien Testament, dont parle l‟Evangile du dimanche, ne servaient que pour
faire que l‟homme s‟ouvrît à Dieu ; ils n‟étaient plus des chemins de purification et de salut, étant donné que le
cœur de l‟homme n‟était plus touché.
« L‟exégèse libérale dit que, dans cet Evangile, se révèlerait le fait que Jésus aurait substitué le culte avec la
morale. Il aurait mis de côté le culte avec toutes ses pratiques inutiles. Le rapport entre l‟homme et Dieu se
fonderait à présent uniquement sur la morale. S‟il en était ainsi, cela voudrait dire que le Christianisme, dans son

15
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

essence, est une moralité, c‟est-à-dire que c‟est nous-mêmes qui nous rendons purs et bons, par notre action
morale. Si nous réfléchissons plus profondément sur cette opinion, il apparaît clairement que ce ne peut être la
réponse complète de Jésus sur la question concernant la pureté ». Il faut donc « entendre et comprendre dans sa
plénitude le message du Seigneur… En d‟autres termes, nous devons lire entièrement les Evangiles, tout le
Nouveau Testament et L‟Ancien Testament avec lui ».
Dans le commentaire de la première Lecture de la Messe, tirée du Livre du Deutéronome, le Saint-Père souligne
qu‟Israël « est invité par Dieu lui-même à être reconnaissant, et à ressentir une fierté humble pour le fait de
connaître la volonté de Dieu, et d‟être ainsi sage ». Dans cette période, l‟humanité « cherchait à comprendre ce
qui comptait… La sagesse est une connaissance de l‟essentiel… La Lecture tirée du Deutéronome souligne le fait
que la sagesse, en dernière analyse, est identique à la Torah Ŕ à la Parole de Dieu qui nous révèle ce qui est
essentiel, pour quelle fin et de quelle manière nous devons vivre. Ainsi, la Loi n‟apparaît pas comme un
esclavage, mais est … la cause d‟une grande joie : nous n‟allons pas à tâtons dans l‟obscurité, nous n‟allons en
errant en vain à la recherche de ce qui pourrait être droit, nous ne sommes pas comme des brebis sans pasteur, qui
ne savent où est la voie juste… Deux choses nous sont dites par Dieu : d‟une part, qu‟Il s‟est manifesté, et qu‟Il
nous indique la voie juste ; de l‟autre, que Dieu est un Dieu qui écoute, qui est proche, qui nous répond et qui
nous guide. Avec cela, on touche aussi le thème de la pureté : sa volonté nous purifie, sa proximité nous guide ».
A propos de « la joie d‟Israël face au fait de connaître la volonté de Dieu, et d‟avoir ainsi reçu en don la sagesse
qui nous guérit, et que nous ne pouvons trouver tout seuls », le Saint-Père s‟est demandé : « Existe-t-il chez nous,
dans l‟Eglise d‟aujourd‟hui, un sentiment semblable de joie devant la proximité de Dieu, et pour le don de sa
Parole?... Si nous réfléchissons sur la perplexité du monde face aux grandes questions du présent et du futur,
alors, devrait naître au-dedans de nous la joie pour le fait que Dieu nous a montré gratuitement son Visage, sa
volonté, Lui-même. Si cette joie resurgit en nous, elle touchera aussi le cœur des non-croyants. Sans cette joie,
nous ne sommes pas convaincants. Mais, là où cette joie est présente, même sans le vouloir, elle possède une
force missionnaire. Elle suscite en effet chez les hommes la question de savoir si ce n‟est pas là que se trouve pas
là la voie Ŕ si cette joie ne guide pas probablement effectivement sur les traces de Dieu lui-même ».
Le passage de la deuxième Lecture de la Messe, était extrait de la Lettre de Saint Jacques, que le Saint-Père a
déclaré aimer « surtout parce que, grâce à elle, nous pouvons nous faire une idée de la dévotion de la famille de
Jésus ». C‟était une famille fidèle, pratiquante, dans le sens « qu‟elle vivait la joie deutéronomique en raison de la
proximité de Dieu, qui nous est donnée dans sa Parole et dans son commandement… Pour Saint Jacques, la Loi
n‟est pas une exigence qui prétend trop de nous, qui se trouve devant nous, de l‟extérieur, et ne peut jamais être
satisfaite… Dans le Christ ? Dieu nous a tout dit, Il s‟est manifesté complètement. Nous ne sommes plus des
serviteurs, mais des amis. Et la Loi n‟est plus une prescription pour des personnes non libres, mais le contact avec
l‟Amour de Dieu Ŕ être introduits pour faire partie de sa famille, acte qui nous rend libres et parfaits… La Loi,
comme parole de l‟Amour, n‟est pas une contradiction pour la liberté, mais un renouveau de l‟intérieur grâce à
l‟amitié avec Dieu… Ce n‟est pas nous qui créons ce qui est bon Ŕ cela serait un simple moralisme, mais c‟est la
Vérité qui vient à notre rencontre. Il est Lui-même la Vérité, la Vérité en personne. La pureté est un événement de
dialogue. Elle commence avec le fait qu‟Il vient à notre rencontre, Lui, qui est la Vérité et l‟Amour, il nous prend
par la main, il pénètre tout notre être. Dans la mesure où nous nous laissons toucher par Lui, où la rencontre
devient amitié et amour, nous devenons nous-mêmes, à partir de sa pureté, des personnes pures qui aiment avec
son Amour, des personnes qui font entrer aussi les autres dans sa pureté et dans son amour ». (S.L.)
(Agence Fides, 15 septembre 2009)


16 septembre 2009 Ŕ Audience générale

VATICAN - La catéchèse du Pape Benoît XVI lors de l‟audience générale hebdomadaire : Syméon le
Nouveau Théologien « nous rappelle à tous à une attention à la vie spirituelle, à la présence cachée de Dieu
en nous, à la sincérité de la conscience et à la purification, à la conversion du cœur, en sorte que le Saint-
Esprit devienne présent en nous et nous guide »

Rome (Agence Fides) Ŕ Cette semaine également, l‟audience générale s‟est tenue dans la Salle Paul VI. Dans sa
catéchèse, le Saint-Père a parlé de Syméon le Nouveau Théologien, moine oriental, « dont les écrits ont exercé
une influence importante sur la théologie et sur la spiritualité de l‟Orient, en particulier pour ce qui concerne
l‟expérience de l‟union mystique avec Dieu ».
Né en 949 à Galatai en Asie Mineure, Syméon se rendit tout jeune à Constantinople pour entreprendre des études
et entrer au service de l‟Empereur. Se sentant peu attiré par la carrière civile, il trouva en Syméon le Pieux, un
simple moine du monastère de Studios, à Constantinople, un guide spirituel qui l‟aida à résoudre les doutes qu‟il

                                                                                                                   16
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

vivait, et à avancer dans la voie de l‟union avec Dieu. Syméon entra alors au monastère des Studites, puis il se
transféra au petit couvent de Saint Mamas, toujours à Constantinople, dont il devint le chef, l‟higoumène, trois
ans plus tard. « Il y mena une recherche intense d‟union spirituelle avec le Christ, ce qui lui donna une grande
autorité » rappela le Saint-Père, rappelant aussi « qu‟il souffrit des incompréhensions et de l‟exil, mais qu‟il fut
réhabilité par le Patriarche de Constantinople, Serge II ». Il passa la dernière période de son existence au
monastère de Sainte Marine, « où il écrivit une grande partie de ses œuvres », en devenant toujours plus célèbre
par ses enseignements et par ses miracles. Il mourut le 12 mars 1022.
L‟œuvre de Syméon comprend neuf volumes, qui se divisent en Chapitres théologiques, gnostiques et pratiques,
trois volumes de Catéchèses adressés aux moines, deux volumes de Traités théologiques et éthiques, et un volume
d‟Hymnes. En outre, nous possédons de nombreuses Lettres qu‟il a écrites. Toutes ces œuvres ont trouvé une
place importante dans la tradition monastique orientale jusqu‟à nos jours » déclara le Saint-Père, expliquant que «
Syméon concentra sa réflexion sur la présence du Saint-Esprit chez les baptisés, et sur la conscience qu‟ils
doivent avoir de cette réalité spirituelle… Syméon le Nouveau Théologien insiste sur le fait que la vraie
connaissance de Dieu ne vient pas des livres, mais de l‟expérience spirituelle, de la vie spirituelle. La
connaissance de Dieu naît d‟un chemin de purification intérieure, qui a son début avec la conversion du cœur,
grâce à la force de la foi et de l‟amour ; elle passe par un profond repentir et une douleur sincère pour ses propres
péchés, pour arriver à l‟union avec le Christ, source de joie et de paix, envahis par la lumière de sa présence en
nous. Pour Syméon, cette expérience de la grâce divine ne représente pas un don exceptionnel pour certains
mystiques, mais est le fuit du Baptême dans l‟existence de chaque fidèle sérieusement engagé ».
Le Saint-Père a souligné ensuite l‟actualité de la pensée de Syméon : « Ce saint moine oriental nous rappelle tous
à une attention à la vie spirituelle, à la présence cachée de Dieu en nous, à la sincérité de la conscience et à la
purification, à la conversion du cœur, en sorte que le Saint-Esprit devienne présent en nous et nous guide ». Tout
cela, Syméon en fait l‟expérience et nous l‟a transmis, en décrivant sa propre expérience mystique, des troubles et
de la lutte contre les tentations des jeunes années, à la lecture des livres spirituels au monastère qui « ne lui
procurait pas la paix qu‟il cherchait », aux visions de lumière dans laquelle le Seigneur se manifestait, jusqu‟à
ressentir « un transport d‟amour intense » pour tous ses ennemis qui voulaient lui tendre des pièges et lui faire du
mal. « Evidemment, il ne pouvait arriver de lui-même à un tel amour, mais il devait jaillir d‟une autre source.
Syméon comprit qu‟il provenait du Christ présent en lui, et tout devint clair pour lui… Ainsi, d‟une part nous
pouvons dire que sans une certaine ouverture à l‟amour, le Christ n‟entre pas en nous, mais, d‟autre part, le Christ
devient source d‟amour et nous transforme… L‟amour de Dieu croît en nous si nous restons unis à Lui par la
prière et par l‟écoute de sa Parole, par l‟ouverture du cœur ».
Le Saint-Père a souligné un autre élément de la figure de Syméon le Nouveau Théologien, qui concerne
l‟importance d‟avoir un guide spirituel : « Elle reste valable pour tous Ŕ prêtres, personnes consacrées et laïcs, et
spécialement pour les jeunes Ŕ l‟invitation à recourir aux conseils d‟un bon père spirituel, capable d‟accompagner
chacun dans la connaissance profonde de soi-même, et de le conduire à l‟union avec le Seigneur, afin que son
existence se conforme toujours plus à l‟Evangile. Pour aller vers le Seigneur, nous avons toujours besoin d‟un
guide, d‟un dialogue. Nous ne pouvons le faire seulement par nos réflexions. Et cela est aussi le sens du caractère
ecclésial de notre foi, que de trouver ce guide ».
En terminant, le Saint-Père a synthétisé en ces termes l‟enseignement et l‟expérience mystique de Syméon le
Nouveau Théologien : « Dans son incessante recherche de Dieu, même au sein des difficultés qu‟il rencontra, et
des critiques dont il fut l‟objet, en fin de compte, il se laissa guider par l‟amour. Il sut vivre lui-même, et
enseigner à ses moines que l‟essentiel pour tout disciple de Jésus c‟est de croître dans l‟amour, et, de la sorte,
nous grandissons dans la connaissance du Christ lui-même, pour pouvoir affirmer avec Saint Paul : „Ce n‟est plus
moi qui vis, mais le Christ qui vit en en moi‟ (Galates 2,20) ». (S.L.)
(Agence Fides 17 septembre 2009)


17 septembre 2009 Ŕ Message de condoléances pour les victimes de l‟attentat en Afghanistan

VATICAN - La peine et la prière du Pape Benoît XVI pour les victimes de l‟attentat en Afghanistan
Rome (Agence Fides) Ŕ Après avoir appris la nouvelle de l‟attentat sanglant qui a eu lieu le 17 septembre au
matin à Kaboul, contre le contingent italien en Afghanistan, et a fait 6 morts parmi les militaires de la « Folgore
», la force armée présente dans ce Pays, et plus de trente blessés chez les civils et les militaires, le Pape benoît
XVI a exprimé sa peine profonde, et a assuré de ses prières pour les victimes, et de sa proximité auprès des
familles, et de toutes les personnes touchées. C‟est ce qu‟a déclaré aux journalistes le Père Federico Lombardi,
Directeur de la Salle de Presse du Vatican, en souhaitant que « tout ce sang puisse enfin être remplacé par la paix,


17
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

pour laquelle de nombreuses personnes sont engagées et donnent leur vie… Ce qui blesse le plus, c‟est que cette
violence continue précisément à l‟égard des personnes qui se sont engagées en faveur de la paix ». (S.L.)
(Agence Fides, 18 septembre 2009)


17 septembre 2009 Ŕ Audience des Evêques du Brésil en visite « ad limina » (2)

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI au deuxième groupe des Evêques du Brésil en visite « ad limina
» : « C‟est dans la diversité fondamentale entre Sacerdoce ministériel et sacerdoce commun que se
comprend l‟identité spécifique des fidèles ordonnés et des fidèles laïcs »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ « Avec ses fidèles et avec ses Ministres, l‟Eglise est, sur la terre, la
communauté sacerdotale organiquement structurée comme Corps du Christ, pour réaliser de manière efficace,
unie à son Chef, sa Mission historique de salut… En effet, les membres n‟ont pas tous la même fonction : c‟est
cela qui fait la beauté et la vie du Corps. C‟est dans la diversité fondamentale entre Sacerdoce ministériel et
sacerdoce commun que se comprend l‟identité spécifique des fidèles ordonnés et des fidèles laïcs. Pour cela, il est
nécessaire d‟éviter la sécularisation des prêtres et la cléricalisation des laïcs. Dans cette perspective, les fidèles
laïcs doivent donc s‟engager à exprimer dans la réalité, y compris par l‟engagement politique, la vision
anthropologique chrétienne et la Doctrine Sociale de l‟Eglise ». C‟est la recommandation faite par le Pape Benoît
XVI au deuxième groupe des Evêques du Brésil, de la Région « Nordeste II », reçus en audience le 17 septembre
au Palais Apostolique de Castel Gandolfo, à l‟occasion de leur visite « ad limina ».
Dans son discours le Saint-Père a fait le rappel suivant : « Les prêtres doivent rester loin d‟un engagement
personnel dans la politique, afin d‟aider à l‟unité et à la communion de tous les fidèles, et de pouvoir ainsi être un
point de référence pour tous ». Il a souligné ensuite « l‟importance de faire croître cette conscience chez les
prêtres, chez les religieux et chez les fidèles laïcs, en encourageant et en veillant à ce que chacun puisse se sentir
poussé à agir selon son propre état ».
Insistant encore sur le rapport entre le sacerdoce commun et le Sacerdoce ministériel, qui « est actuellement une
des points les plus délicats de l‟existence et de la vie de l‟Eglise », le Saint-Père a ajouté : « Le nombre restreint
des prêtres pourrait en effet amener les communautés à se résigner devant cette carence, en se consolant parfois
par le fait que cela montre mieux le rôle des fidèles laïcs. Mais ce n‟est pas le manque de prêtres qui justifie une
participation plus active et plus consistante des laïcs. En réalité, plus les fidèles deviennent conscients de leurs
responsabilités dans l‟Eglise, plus ils manifestent l‟identité spécifique et le rôle irremplaçable du prêtre come
Pasteur de l‟ensemble de la communauté, comme témoin de l‟authenticité de la foi, et comme dispensateur, au
Nom du Christ-Chef, des mystères du salut ».
Le Saint-Père a fait ensuite le rappel suivant : « La Mission de salut confiée par le Père à son propre Fils Incarné,
est confiée aux Apôtres et, par eux, à leurs Successeurs… Pour cela, la fonction du prêtre est essentielle et
irremplaçable pour l‟annonce de la Parole, et pour la célébration des Sacrements, et surtout de l‟Eucharistie ».
Pour cette raison, « il est urgent de demander au Seigneur d‟envoyer des ouvriers pour sa moisson », et, en outre,
a ajouté le Souverain Pontife, « il est nécessaire que les prêtres manifestent la joie de leur fidélité à leur propre
identité, avec l‟enthousiasme de la mission ».
Le Saint-Père s‟est adressé ensuite à ses « frères Bien-aimés » les Evêques. Il les a invités à assurer aux
communautés de leurs Diocèses respectifs, la présence d‟un ministre ordonné, en se résignant pas à considérer la
situation actuelle, qui compte peu de prêtres, comme « normale ou typique de l‟avenir ». Reprenant tout ce qu‟il
avait déjà rappelé au premier groupe d‟Evêques brésiliens (cf. Fides 8 septembre 2009), le Pape a invité les
Evêques à concentrer tous leurs efforts « pour éveiller de nouvelles vocations sacerdotales, et pour trouver les
pasteurs indispensables à vos Diocèses, en vous aidant réciproquement, afin que tous puissent disposer de prêtres
mieux formés et plus nombreux pour soutenir la vie de foi et la mission apostolique des fidèles ».
Enfin, le Saint-Père a souligné le fait que tous ceux aussi qui ont reçus les Ordres Sacrés étaient « appelés à vivre
avec cohérence et en plénitude, la grâce et les engagement de leur Baptême… La célébration quotidienne du
Sacrifice de l‟Autel, et la prière journalière de la Liturgie des Heures, doivent toujours être accompagnées par le
témoignage d‟une existence qui se fait don à Dieu et aux autres et devient ainsi une orientation pour les fidèles ».
Le Saint Curé d‟Ars continue à être un modèle actuel pour tous les prêtres, « en particulier en vivant dans le
célibat, comme exigence de don total de soi, expression de cette charité pastorale que le Concile Vatican II
présente comme centre unificateur du fait d‟être prêtres, et d‟agir en prêtres ». Parmi « tous ceux qui cherchent à
imiter Jésus-Christ, chacun se faisant non seulement prêtre mais aussi victime et oblation, comme Jésus », le
Saint-Père a cité, avec Saint Jean-Marie Vianney, fra Antônio de Sant'Anna Galvão, qui a vécu à São Paolo du


                                                                                                                   18
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Brésil, canonisé le 11 avril 2007, qui fut « un fervent adorateur de l‟Eucharistie… en vivant dans une attitude
constante d‟adoration ».
Pour terminer, le Saint-Père a déclaré : « Ils sont déjà visibles les nombreux signes d‟espérance pour l‟avenir de
vos Eglises Particulières », et invoqua la Sainte Vierge afin qu‟elle intercède pour tout le Peuple de Dieu du
Brésil, « afin que les Pasteurs et les fidèles puissent, avec courage et avec joie, annoncer ouvertement le Mystère
de l‟Evangile ». (S.L.)
(Agence Fides, 18 septembre 2009)


19 septembre 2009 Ŕ Rencontre avec les Patriarches et les Archevêques Majeurs Orientaux

VATICAN - A l‟occasion de la Rencontre avec les Patriarches et les Archevêques Majeurs Orientaux, le
Pape Benoît XVI annonce l‟Assemblée Spéciale du Synode des Evêques des Evêques pour le Moyen-Orient,
du 10 au 24 octobre 2010

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ Quand on parle de paix, la pensée va, en premier lieu, dans les régions du
Moyen-Orient. Je saisis donc l‟occasion pour donner l‟annonce de l‟Assemblée Spéciale du Synode des Evêques
pour le Moyen-Orient, convoquée par Moi, et qui se tiendra du 10 au 24 septembre, sur le thème „L‟Eglise
Catholique au Moyen-Orient : communion et témoignage : La multitude de ceux qui étaient devenus croyants
avait un seul cœur et une „seule âme‟ (Actes 4, 32) ». Telles sont les paroles par lesquelles le Pape Benoît XVI a
annoncé la prochaine Assemblée Spéciale du Synode des Evêques, lors de sa Rencontre avec les Patriarches et
Archevêques Majeurs Orientaux, le 19 septembre.
« Nous rendons grâces à Dieu pour cette Réunion à caractère informel, a déclaré le Saint-Père, qui nous permet
d‟écouter la voix des Eglises que vous servez avec une abnégation admirable, et de renforcer les liens de
communion qui les relient au Siège Apostolique ». Le Saint-Père a rappelé la première étape de son « pèlerinage
idéal au cœur de l‟Orient Chrétien », le 24 avril 2005, au Tombeau de Saint Pierre, au début de son Pontificat,
dont cette rencontre est « une autre étape significative et qu‟il est dans mes intentions de poursuivre », en
répondant aux différentes sollicitations « d‟un contact plus fréquent avec l‟Evêque de Rome » pour rendre
toujours plus solide la communion des Eglises Orientales avec le Successeur de Pierre, et examiner ensemble les
questions d‟importance particulière.
« Je ressens comme étant un devoir primordial, de promouvoir caractère synodal si cher à l‟ecclésiologie
orientale, saluée et fort appréciée par le Concile Œcuménique Vatican II. Citant le Décret Conciliaire «
Orientalium Ecclesiarum », et l‟Exhortation Apostolique « Lumen » de Jean Paul II, le Saint-Père a renouvelé le
souhait que les Eglises Orientales Catholiques « fleurissent », pour réaliser « avec une nouvelle vigueur
apostolique, la mission qui leur est confiée… de promouvoir l‟unité de tous les chrétiens, les chrétiens orientaux
surtout, selon le Décret sur l‟œcuménisme… » (Orientalium Ecclesiarum, 1). Puis il a poursuivi en ces termes:
“L‟horizon oecuménique est souvent relié à l‟horizon interreligieux. Dans ces deux domaines, c‟est l‟Eglise tout
entière qui a besoin de l‟expérience de cohabitation que vos Eglises ont mûrie depuis le premier millénaire
chrétien ».
Un Communiqué de la Salle de Presse du Saint-Siège, fait savoir que le Pape Benoît XVI, accueillant le désir
exprimé en différentes circonstances par les Patriarches et les Archevêques Majeurs Catholiques, les a convoqués
à une Rencontre qui s‟est tenue le 19 septembre 2009, à la Résidence d‟été de Castel Gandolfo. Etaient présents
avec le Saint-Père, le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d‟Etat, le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la
Congrégation pour les Eglises Orientales avec plusieurs collaborateurs, et les « Chefs et Pères » de toutes les
Eglises Orientales Catholiques en communion avec l‟Evêque de Rome. Le Saint-Père a ouvert la Réunion par la
prière, et a adressé aux Prélats des paroles de bienvenue. Puis, tous les Patriarches et les Archevêques Majeurs ont
pris la parole, ont remercié Sa Sainteté pour cette initiative, et ont souligné les deux aspects de la fidélité qui les
distingue : le lien avec le patrimoine de l‟Orient Chrétien, et le lien avec le Successeur de Pierre, comme Pasteur
Universel, avec son charisme d‟unité dans la vérité et dans la l‟amour.
Puis, ils ont présenté des questions particulières, et d‟autres problèmes plus généraux, comme le phénomène des
migrations, en manifestant une grande attention pour le contexte œcuménique et interreligieux dans lequel leurs
Eglises vivent. Pour terminer, le Saint-Père a synthétisé les interventions, en apportant des orientations
opportunes. Puis il a donné à toutes les Eglises Orientales Sa Bénédiction Apostolique.
En préparation à la Rencontre avec le Pape, le vendredi 18 dans l‟après-midi, les Patriarches et les Archevêques
Majeurs ont participé à une réunion avec la Cardinal Secrétaire d‟Etat, à laquelle a assisté également le Cardinal
Leonardo Sandri avec des collaborateurs de la Congrégation pour les Eglises Orientales. (S.L.)
(Agence Fides, 21 septembre 2009)

19
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST




20 septembre 2009 Ŕ Angélus

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI à l‟Angélus: « Pour faire des œuvres de paix, il faut être des
hommes de paix, en se mettant à l‟école de la „Sagesse qui vient d‟En-Haut‟, pour en assimiler les qualités
et en produire les effets ». - Le Saint-Père exprime sa grande peine pour l‟attentat en Afghanistan

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ La “vraie sagesse” décrite par Saint Jacques dans la lecture du Dimanche
(3,16-4,3), a été commentée par le Saint-Père dans son discours avant la récitation de l‟Angélus de ce dimanche
20 septembre à Castel Gandolfo. Alors que la fausse sagesse » est « terrestre, matérielle et diabolique » et qu‟elle
reconnaît par le fait qu‟elle provoque des jalousies, des disputes, des désordres et toutes sortes de mauvaises
actions (cf. 3,16), au contraire, « la sagesse qui vient d‟En-Haut est avant tout pure, et puis pacifique, douce,
conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, impartiale et sincère » (3, 17).
Le Saint-Père a exposé les « sept qualités », selon l‟usage biblique, qui distinguent la sagesse authentique et ses
effets positifs : « Comme qualité première et principale, mise presque comme prémisse des autres, Saint Jacques
cite la „pureté‟, c‟est-à-dire la sainteté, le reflet transparent, pour ainsi dire, de Dieu dans l‟esprit humain… Elle
est pacifique, douce et conciliante ; elle n‟utilise pas la partialité, et elle recourt moins encore aux mensonges ;
elle est indulgente et généreuse, elle se reconnaît par les fruits de bien qu‟elle suscite en abondance.
Le Saint-Père a invité ensuite à contempler, de temps en temps, « la beauté de cette sagesse », et à « puiser à la
source non polluée de l‟Amour de Dieu, la sagesse du cœur ». Cela vaut pour tous, a rappelé le Saint-Père, « en
premier lieu pour celui qui est appelé à être promoteur, et „tisserand‟ de paix dans les communautés religieuses et
civiles, dans les rapports sociaux et politiques, et dans les relations internationales. De nos jours, peut-être aussi
en raison de certaines dynamiques propres des sociétés de masse, on constate fréquemment un manque de respect
de la vérité et de la parole donnée, en même temps qu‟une tendance répandue à l‟agressivité, à la haine et à la
vengeance… Mais, pour faire des œuvres de paix, il faut être des hommes de paix, en se mettant à l‟école de la
„Sagesse qui vient d‟En-Haut‟, pour en assimiler les qualités et en produire les effets. Si chacun, dans son propre
milieu, réussissait à rejeter le mensonge et la violence dans ses intentions, dans ses paroles et dans ses actions, en
cultivant avec soin des sentiments de respect, de compréhension et d‟estime envers les autres, cela ne résoudrait
peut-être pas tous les problèmes de la vie quotidienne, mais on pourrait les affronter de manière plus sereine et
plus efficace ».

Après la récitation de l‟Angélus, le Saint-Père a exprimé en ces termes sa peine face à l‟attenta en Afghanistan : «
En raison des nombreuses situations de conflit qui existent dans le monde, nous parviennent, presque
quotidiennement, des nouvelles tragiques de victimes chez les militaires et chez les civils. Ce sont des faits
auxquels nous ne pouvons jamais nous habituer, et qui suscitent une profonde réprobation, ainsi que le trouble
dans les sociétés qui ont à cœur le bien de la paix et de la cohabitation civile. En ces jours, la nouvelle du très
grave attentat en Afghanistan contre des militaires italiens a causé en moi une peine profonde. Je m‟unis par la
prière à la souffrance des familles et des communautés civiles et militaires, et, en même temps, je pense avec des
sentiments égaux de participation aux autres contingents internationaux qui, récemment aussi, ont eu des
victimes, et qui travaillent pour promouvoir la paix et le développement des institutions, si nécessaires à la
coexistence humaine. A tous, je donne l‟assurance de mon souvenir auprès du Seigneur, avec une pensée
particulière pour els chères populations civiles. Et pour tous, j‟invite à élever notre prière vers Dieu. Je désire ici
renouveler aussi mes encouragements pour la promotion de la solidarité entre les Nations pour s‟opposer à la
logique de la violence et de la mort, pour aider à la justice, à la réconciliation, à la paix, et pour soutenir le
développement des peuples en partant de l‟amour et de la compréhension réciproque, comme je l‟ai récemment
écrit dans mon Encyclique „Caritas in Veritate‟(n. 72) ».

Le Saint-Père a rappelé enfin que, du 26 au 28 septembre, il fera u Voyage Apostolique en République Tchèque :
« Sur les pas de mon prédécesseur bien-aimé Jean Paul II qui a visité ce Pays par trois fois ; moi aussi je rendrai
hommage aux témoins héroïques de l‟Evangile, anciens et récents, et j‟encouragerais à aller tous de l‟avant dans
la charité et dans la vérité » ; (S.L.)
(Agence Fides, 21 septembre 2009)




                                                                                                                    20
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

21 septembre 2009 Ŕ Audience aux Evêques participant au Congrès pour les Prélats récemment nommés

VATICAN - Discours du Pape Benoît XVI aux Evêques récemment nommés : « Le temps que le prêtre et
l‟Evêque consacrent à Dieu dans la prière, est toujours celui qui est le mieux employé, parce que la prière
est l‟âme de l‟activité pastorale… et la source inépuisable de la ferveur missionnaire »

Castel Gandolfo (Agence Fides) Ŕ « Une des tâches essentielles de l‟Evêque est d‟aider les prêtres, par
l‟exemple et par le soutien fraternel, à suivre fidèlement leur vocation, et à travailler avec enthousiasme et avec
amour dans la vigne du Seigneur » : c‟est ce qu‟a recommandé le Pape Benoît XVI , le 21 septembre, aux
Evêques qu‟il a reçus en audience, et qui ont été consacrées Evêques dans les douze derniers mois : ils
participaient à la Rencontre organisée par les Congrégations pour les Evêques et pour les Eglises Orientales.
Rappelant le contexte de l‟Année Sacerdotale en cours de célébration, et la Lettre qu‟il a envoyée à tous les
prêtres, le Saint-Père a déclaré : « L‟imitation du Bon Pasteur est, pour chaque Pasteur, pour chaque prêtre, la
voie obligée de leur propre sanctification, et la condition essentielle pour exercer de manière responsable leur
ministère pastoral. Si cela vaut pour les prêtres, cela vaut plus encore pour nous, chers Frères Evêques ».
Le Saint-Père a rappelé le geste du prêtre qui place ses propres mains dans celles de l‟Evêque dans le rite de
l‟Ordination Sacerdotale. Et il a rappelé à ce propos, l‟observation contenue dans l‟Exhortation post-synodale «
Pastores Gregis » de Jean Paul II : « Le nouveau prêtre choisit de se confier à l‟Evêque et, de son côté, l‟Evêque
s‟engage à conserver ces mains (cf. n° 47). A bien y regarder, ce geste est une tâche solennelle qui se présente
pour l‟Evêque comme une responsabilité paternelle à garder et à promouvoir l‟identité sacerdotale des prêtres qui
sont confiés à ses propres soins pastoraux, une identité que nous voyons aujourd‟hui, malheureusement, mise à
dure épreuve par la sécularisation croissante ».
« L‟Evêque, d‟une manière particulière, est appelé à nourrir la vie spirituelle chez les prêtres, pour aider chez eux
l‟harmonie entre la prière et l‟apostolat… La mission d‟un prêtre, et, à plus forte raison, celle d‟un Evêque,
comporte aujourd‟hui une somme de travail qui tend à l‟absorber continuellement et totalement. Les difficultés
augmentent, et les tâches ne cessent de se multiplier, parce que l‟on est placé aussi face à des réalités nouvelles et
à des exigences pastorales accrues. Toutefois, l‟attention aux problèmes de chaque jour, et les initiatives qui
tendent à conduire les hommes sur la voie de Dieu, ne doivent jamais nous distraire de l‟union intime et
personnelle avec le Christ. Le fait d‟être à la disposition des gens ne doit pas diminuer ou voiler notre
disponibilité envers le Seigneur. Le temps que le prêtre et l‟Evêque consacrent à Dieu dans la prière, est toujours
celui qui est le mieux employé, parce que la prière est l‟âme de l‟activité pastorale, la „sève‟ qui lui donne sa
force, elle est le soutien dans les moments d‟incertitude et de découragement, et la source inépuisable de la
ferveur missionnaire et de l‟amour fraternel envers tous ».
« Au centre de la vie sacerdotale, a rappelé ensuite le Saint-Père, il y a l‟Eucharistie… Que la Célébration
Eucharistique, a-t-il souhaité ensuite, éclaire donc toutes votre journée et celle de vos prêtres, en imprimant sa
grâce et son influence spirituelle sur les moments tristes et joyeux, agités ou reposants, d‟action et de
contemplation. Une manière privilégiée de prolonger dans la journée l‟action mystérieuse et sanctifiante de
l‟Eucharistie, est la récitation avec piété de la Liturgie des Heures, mais aussi l‟Adoration Eucharistique, la Lectio
Divina, et la prière contemplative du Chapelet. Le Saint Curé d‟Ars nous enseigne combien sont précieuses
l‟identification du prêtre au Sacrifice Eucharistique et l‟éducation des fidèles à la Présence Eucharistique et à la
Communion. Par la Parole et par les Sacrements Ŕ je l‟ai rappelé dans la Lettre aux Prêtres Ŕ Saint Jean Marie
Vianney a édifié son peuple ». (S.L.)
(Agence Fides, 22 septembre 2009)


21 septembre 2009 Ŕ Télégramme de condoléances pour les victimes de l‟attentat à Kaboul

VATICAN - Télégramme de condoléances du Saint-Père, pour les militaires italiens victimes de l‟attentat à
Kaboul

Rome (Agence Fides) Ŕ Le Pape Benoît XVI a envoyé un télégramme de condoléances pour les militaires
italiens, victimes de l‟attentat terroriste de Kaboul en Afghanistan, à Son Excellence Mgr Vincenzo Pelvi, Vicaire
aux Armées pour l‟Italie. Le télégramme, signé par le Cardinal Tarcisio Bertone, Secrétaire d‟Etat a été lu ce
lundi matin, au début de la Cérémonie des Funérailles dan la Basilique de Sant Paul Hors-les Murs. La Messe
était présidée par Mgr Pelvi. Voici le texte du télégramme :
« Profondément peiné par le tragique attentat terroriste à Kaboul au cours duquel six militaire italiens ont perdu la
vie ainsi que de nombreux civils, le Souverain Pontife exprime ses profondes condoléances à Votre Excellence,

21
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

aux familles et aux communautés respectives, mais aussi à l‟Eglise aux Armées et à la Nation Italienne tout
entière. En s‟unissant spirituellement à la célébration des funérailles, Sa Sainteté invoque l‟intercession
maternelle de la Très Sainte Vierge Marie, Regina Pacis, afin que Dieu, Source inépuisable d‟espérance et de
force dans le bien, soutienne tous ceux qui s‟engagent chaque jour à construire dans le monde la solidarité, la
réconciliation et la paix, et Il envoie de grand cœur à tous les participants à la sainte liturgie, une Bénédiction
Apostolique de réconfort, avec une pensée particulière pour les militaires blessés. Cardinal Tarcisio Bertone,
Secrétaire d‟Etat ». (S.L.)
(Agence Fides, 21 septembre 2009)


22 septembre 2009 Ŕ Message Vidée au Sommet de l‟ONU sur les changements climatiques

VATICAN - Message Vidéo du Pape Benoît XVI au Sommet de l‟ONU sur les changements climatiques : «
L‟environnement naturel est donné par Dieu pour tous, et son usage comprend notre responsabilité
personnelle envers l‟humanité tout entière, en particulier en particulier envers les pauvres et les
générations futures ».

Rome (Agence Fides) Ŕ Le Message Vidéo envoyé aux membres du Sommet de l‟ONU sur les changements
climatiques, et qui s‟est tenu le 22 septembre à New-York, reprend les paroles prononcées par le Pape Benoît
XVI sur cette question, lors de l‟audience du mercredi 26 août.
Invitant à réfléchir sur le rapport existant entre « le Créateur et nous, comme gardiens de sa création », le Pape
déclara alors : « La terre est un don précieux du Créateur, qui en a dessiné les ordres intrinsèques, en nous
donnant ainsi les signes d‟orientation auxquels nous tenir en tant qu‟administrateurs de sa création. C‟est
précisément à partir de cette conscience, que l‟Eglise considère les questions liées à l‟environnement et à la
sauvegarde, comme étant liées de manière intime avec le thème du développement intégral ». Puis le Saint-Père a
rappelé l‟Encyclique « Caritas in Veritate » où il déclare « la nécessité morale urgente d‟une solidarité nouvelle »
(n° 49), car « l‟environnement naturel est donné par Dieu pour tous, et son usage comprend notre responsabilité
personnelle envers l‟humanité tout entière, en particulier en particulier envers les pauvres et les générations
futures ».
« Combien il est important alors, poursuit le Message, que la communauté internationale et chaque gouvernement
sachent donner les signes justes aux propres citoyens pour s‟opposer de manière efficace aux modalités
d‟utilisation de l‟environnement qui leur seraient néfastes ! Les coûts économiques et sociaux, qui découlent de
l‟utilisation des ressources économiques de l‟environnement, reconnus de manière transparente, sont supportés
par ceux qui en bénéficient, et non par d‟autres populations ou par les générations futures. La protection de
l‟environnement, la protection des ressources et du climat requièrent que les responsables internationaux agissent
en commun dans le respect de la loi et de la solidarité, surtout vis-à-vis des régions les plus faibles de la terre (cf.
Caritas in Veritate, 50). Ensemble, nous pouvons construire un développement humain intégral en faveur des
peuples, présents et à venir, un développement qui s‟inspire aux valeurs de la charité. Pour arriver à cela, il est
indispensable de convertir le modèle actuel de développement global en vue d‟une prise en charge plus grande et
partagée de responsabilité à l‟égard de la création : c‟est ce que demandent non seulement les urgences de
l‟environnement, mais aussi le scandale de la faim et de la misère ».
Enfin, le Saint-Père encourage tous les membres du Sommet de l‟ONU à participer à la discussion « de manière
constructive et avec un courage généreux », étant donné que nous sommes tous appelés « à exercer une gestion
responsable de la Création, à nous servir des ressources de telle manière que chaque individu et la communauté
puissent vivre avec dignité » et puissent ainsi développer « l‟alliance entre l‟homme et l‟environnement, qui doit
refléter l‟Amour Créateur de Dieu ». (S.L.).
(Agence Fides, 25 septembre 2009)


23 septembre 2009 Ŕ Audience générale

VATICAN - Catéchèse du Pape Benoît XVI lors de l‟audience générale hebdomadaire: « Que l‟amour pour
la vérité constante et la soif constante de Dieu, qui ont marqué l‟existence tout entière de Saint Anselme
soient un encouragement pour chaque chrétien à rechercher sans se lasser une union toujours plus intime
avec le Christ »



                                                                                                                     22
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Rome (Agence Fides) Ŕ « Moine de vie spirituelle intense, excellent éducateur des jeunes, théologien ayant une
capacité spéculative extraordinaire, homme de gouvernement sage et défenseur intransigeant de la „libertas
Ecclesiae‟, de la liberté de l‟Eglise » : C‟est en ces termes que le Pape Benoît XVI a présenté Saint Anselme
d‟Aoste, « dont nous célébrons cette année le neuvième centenaire de la mort », et auquel il a consacré sa
catéchèse en ce mercredi 23 septembre, à l‟occasion de l‟audience générale hebdomadaire.
Saint Anselme est né en 1033 (ou au début de 1034) à Aoste, premier-né d‟une famille noble. Sa Mère s‟occupa
avec soin de sa formation humaine et religieuse, et elle le confia ensuite aux Bénédictins d‟un Prieuré d‟Aoste. A
l‟âge de 15 ans, après un songe au cours duquel il comprit qu‟il était appelé par Dieu à une mission importante,
Anselme demanda d‟entrer dans l‟Ordre Bénédictin, mais rencontra toutefois la ferme opposition de son Père.
Après une grave maladie et la disparition prématurée de sa Mère, Anselme traversa une période de crise dans sa
vie morale ; il partit de chez lui et commença à voyager en France à la recherche d‟expériences nouvelles. En
Normandie, il arriva à l‟Abbaye Bénédictine du Bec, où le Prieur, Lanfranco da Pavia, le convainquit de
reprendre les études. Sa vocation bénédictine se réveilla, et à 27 ans, il entra chez les Bénédictins, et fut ordonné
prêtre. Quand Lanfranco devint Abbé de Caen en 1063, Anselme fut nommé Prieur du Monastère du Bec, et
Maître de l‟Ecole Claustrale, en révélant ainsi des dons d‟éducateur raffiné. « Il était très exigeant avec lui-même
et avec les autres pour l‟observance monastique, rappela le Saint-Père ; mais, au lieu d‟imposer la discipline, il
s‟employa à la faire suivre par la persuasion ». Au mois de février 1070, il fut élu Abbé du Monastère.
Quant Lanfranco da Pavia, Abbé de Caen, devint Archevêque de Cantorbéry, il demanda à Anselme d‟instruire
les moines, et de l‟aider dans la situation difficile où se trouvait sa communauté ecclésiale, après l‟invasion des
Normands en 1066. Ainsi, Anselme « gagna la sympathie et l‟estime », au point que, à la mort de Lanfranco, il
fut choisi pour lui succéder au siège Archiépiscopal de Cantorbéry. Il fut consacré Evêque au mois de décembre
1093.
« Anselme s‟engagea immédiatement dans une lutte énergique pour la liberté de l‟Eglise, en soutenant avec
courage l‟indépendance du pouvoir spirituel par rapport au pouvoir temporel. Il défendit l‟Eglise contre les
ingérences indues des autorités politiques… en trouvant encouragement et appui dans le Pontife Romain, envers
lequel Anselme fit toujours preuve d‟une adhésion courageuse et cordiale. Cette fidélité lui coûta, en 1103,
l‟amertume de l‟exil de son Siège de Cantorbéry ». C‟est seulement en 1106 qu‟Anselme put retourner en
Angleterre, accueilli avec joie par le clergé et par le peuple. Les dernières années de sa vie, il se consacra à la
formation morale du clergé, et à la recherche intellectuelle sur des arguments théologiques. Il mourut le 21 avril
1109.
Le Saint-Père souligna ensuite « l‟âme mystique de ce grand Saint de l‟époque médiévale, fondateur de la
théologie scholastique, auquel la tradition chrétienne a donné le titre de „Docteur Magnifique‟ parce qu‟il cultiva
un désir intense d‟approfondir les Mystères divins, dans la pleine conscience, toutefois, que le chemin de
recherche de Dieu n‟est jamais terminé, du moins sur cette terre… Il affirme clairement que celui qui veut faire
de la théologie ne peut compter seulement sur son intelligence, mais doit cultiver en même temps une profonde
expérience de foi. L‟activité du théologien, selon saint Anselme, se développe ainsi en trois étapes : la foi, don
gratuit de Dieu, à accueillir avec humilité ; l‟expérience, qui consiste à incarne la Parole de Dieu dans sa propre
existence chrétienne ; et enfin, la connaissance vraie qui n‟est jamais le fruit de purs raisonnements, mais bien
plutôt d‟une intuition contemplative ».
Le Saint-Père a terminé sa catéchèse par ce souhait : « Que l‟amour pour la vérité constante et la soif constante de
Dieu, qui ont marqué l‟existence tout entière de Saint Anselme, soient un encouragement pour chaque chrétien à
rechercher sans se lasser une union toujours plus intime avec le Christ, Voie, Vérité et Vie. En outre, que le zèle
plein de courage qui a marqué son action pastorale, et qui lui a causé parfois des incompréhensions, des
amertumes et même l‟exil, serve d‟encouragement pour les Pasteurs, pour les personnes consacrées et pour tous
les fidèles à aimer l‟Eglise du Christ, à prier, à travailler et à souffrir pour Elle, sans jamais L‟abandonner ou La
trahir ». (S.L.)
(Agence Fides, 24 septembre 2009)


26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Cérémonie de bienvenue

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (1) - Cérémonie de bienvenue
: « Je fais appel à tous les citoyens de la République pour qu‟ils redécouvrent les traditions chrétiennes qui
ont façonné leur culture et j‟invite la communauté chrétienne à continuer à faire entendre sa voix tandis
que la nation affronte les défis du nouveau millénaire ».



23
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Prague (Agence Fides) Ŕ Le 13° Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque a commencé
à l‟Aéroport international Stará Ruzyně de Prague, où il est arrivé le samedi 26 septembre à 11 heures 30.
Accueilli par les Autorités politiques, civiles et religieuses, le Saint-Père a écouté le salut de bienvenue du
Président M. Václav Klaus, puis il a prononcé un discours dans lequel il a souligné combien « la culture tchèque
était profondément pénétrée par le christianisme ».
« Même si toute la culture européenne a été profondément modelée par son héritage chrétien, ce fait est
particulièrement vrai en cette terre tchèque, car c‟est grâce au travail missionnaire des saints Cyrille et Méthode,
au neuvième siècle, que l‟ancienne langue slavonne a été transcrite pour la première fois. Apôtres des peuples
slaves et fondateurs de leur culture, ils sont vénérés à juste titre comme Patrons de l‟Europe. Il est aussi utile de
rappeler que ces deux grands saints, de tradition byzantine, rencontrèrent ici des missionnaires provenant de
l‟Occident latin. Tout au long de son histoire, ce territoire situé au cœur du continent européen, au carrefour du
nord et du sud, de l‟est et de l‟ouest, a été un point de rencontre pour différents peuples, traditions et cultures.
Sans aucun doute, cela a provoqué quelquefois des frictions, toutefois, cette rencontre s‟est démontrée fructueuse
à long terme. D‟où le rôle significatif que le territoire tchèque a joué dans l‟histoire intellectuelle, culturelle et
religieuse de l‟Europe, de temps en temps comme champ de bataille, mais le plus souvent en tant que pont ».
Puis, le Saint-Père a rappelé le tout proche anniversaire de la « Révolution de Velours » qui « mit fin
pacifiquement, à une période d‟épreuve particulière pour votre Pays, période durant laquelle la circulation des
idées et des courants culturels était sévèrement contrôlée ». Durant ces quarante années de répression politique ;
le Gouvernement tenta de manière « impitoyable » de « réduire au silence l‟Église ». Le Saint-Père rappela alors
la mémoire des nombreux martyrs de cette Nation, « dont la fidélité au Christ a témoigné plus fortement et de
façon plus éloquente que la voix de leurs bourreaux ».
Le Pape Benoît XVI a rendu en particulier un hommage au Cardinal Josef Béran, Archevêque de Prague, et à son
successeur le Cardinal František Tomášek, « pour leur invincible témoignage chrétien face à la persécution. Avec
de braves et innombrables prêtres, religieux et laïcs, hommes et femmes, ils ont maintenu vivante la flamme de la
foi dans ce Pays. Maintenant que la liberté religieuse a été rétablie, je fais appel à tous les citoyens de la
République pour qu‟ils redécouvrent les traditions chrétiennes qui ont façonné leur culture et j‟invite la
communauté chrétienne à continuer à faire entendre sa voix tandis que la nation affronte les défis du nouveau
millénaire. „Sans Dieu, l‟homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est‟ (Caritas in
veritate, 78). La vérité de l‟Évangile est indispensable pour une société saine, car elle ouvre à l‟espérance et nous
permet de découvrir notre dignité inaliénable d‟enfants de Dieu ».
Le Saint-Père rappela enfin que le drapeau présidentiel qui flottait au vent sur le Château de Prague avait comme
devise « Pravda Vìtĕzì - La Vérité triomphe », et déclara : « Je souhaite sincèrement que la lumière de la foi
continue à guider cette nation, bénie abondamment au cours de son histoire par le témoignage de grands saints et
martyrs ». Puis il cita l‟exemple de Johann Gregor Mendel, « Abbé augustin de Moravie, dont les recherches
d‟avant-garde furent à la base de la génétique moderne », pour souligner que le progrès authentique de l‟humanité
se fonde sur « cette alliance de la sagesse de la foi et de l‟intuition de la raison ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)


26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ A l‟église de Sainte Marie de la Victoire

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (2) - Visite à l'«Enfant Jésus
de Prague» (Eglise Sainte Marie de la Victoire de Prague) : « Chaque être humain est fils de Dieu et donc,
chacun de nos frères est, comme tel, à accueillir et à respecter. Puisse notre société comprendre cette réalité
!»

Prague (Agence Fides) Ŕ Après la cérémonie de bienvenue, ce même matin du 26 septembre, le Saint-Père s‟est
rendu à l‟église de Sainte Marie de la Victoire, dans laquelle est vénérée la statue de « l‟Enfant Jésus de Prague »
, et où se trouvaient les familles et leurs enfants. Après un moment de prière dans la Chapelle de l‟Enfant Jésus,
où est exposé le Très Saint-Sacrement, le Saint-Père a placé une couronne d‟or sur la statue ; et, après le salut du
Président de la Conférence Episcopale Tchèque, S.Exc. Mgr Jan Graubner, Archevêque de Olomouc, il prononça
un bref discours.
« L‟image de l‟Enfant-Jésus fait immédiatement penser au mystère de l‟Incarnation, au Dieu tout-puissant qui
s‟est fait homme et a vécu pendant 30 ans dans l‟humble famille de Nazareth, confié par la Providence à la garde
pleine d‟attention de Marie et de Joseph. Ma pensée va vers vos familles et vers toutes les familles du monde, à
leurs joies et à leurs difficultés… Unissant la prière à notre réflexion, nous demandons à l‟Enfant-Jésus le don de
l‟unité et de la concorde pour toutes les familles. Nous pensons spécialement aux jeunes familles qui doivent faire

                                                                                                                   24
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

tant d‟efforts pour assurer à leurs enfants la sécurité et un avenir digne. Nous prions pour les familles en
difficulté, éprouvées par la maladie et par la souffrance, pour celles qui traversent une crise, qui sont séparées ou
meurtries par la mésentente et l‟infidélité… ».
« La statue de l‟Enfant-Jésus, reflet de la tendresse de son enfance, nous fait en outre percevoir la proximité de
Dieu et de son amour. Nous comprenons combien nous sommes précieux à ses yeux, parce que, particulièrement
grâce à Lui, nous sommes devenus à notre tour fils de Dieu. Chaque être humain est fils de Dieu et donc, chacun
de nos frères est, comme tel, à accueillir et à respecter. Puisse notre société comprendre cette réalité ! Chaque
personne humaine serait alors considérée non pour ce qu‟elle a mais pour ce qu‟elle est, puisque dans le visage de
chaque être humain, sans distinction de race ni de culture, resplendit l‟image de Dieu ».
Contemplant dans le Saint Enfant de Prague « la beauté de l‟enfance et la préférence que le Christ-Jésus a
toujours manifestée envers les plus petits, » Le Saint-Père s‟exclama : « Combien d‟enfants, au contraire, ne sont
pas aimés, ni accueillis, ni respectés ! Combien sont victimes de la violence et de toutes formes d‟exploitation de
la part de personnes sans scrupules ! Puissent être réservés à ces petits le respect et l‟attention qui leur est dû : les
enfants sont l‟avenir et l‟espérance de l‟humanité ! ».
Enfin, s‟adressant aux enfants présents, il les a invités à suivre l‟exemple de l‟Enfant Jésus : « Vous qui êtes les
préférés Ŕdu cœur- de l‟Enfant-Jésus, sachez rendre son amour, et, en suivant son exemple, soyez obéissants,
délicats et affectueux. Apprenez à être, comme Lui, le réconfort de vos parents. Soyez de vrais amis de Jésus et
recourrez toujours à Lui dans la confiance. Priez-le pour vous-mêmes, pour vos parents, pour votre famille, pour
vos maitres et pour vos amis, et priez-le aussi pour moi ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)


26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec le Président de la
République, avec les autorités et avec le Corps Diplomatique

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (3) - Rencontre avec les
autorités politiques et civiles et avec le corps diplomatique (Palais présidentiel de Prague) : « Depuis le
temps des saints Cyrille et Méthode et des premiers missionnaires, la foi des chrétiens a, dans les faits, joué
un rôle décisif dans la formation de l‟héritage spirituel et culturel de ce pays. Cela doit être encore le cas
pour le présent et dans le futur ».

Prague (Agence Fides) Ŕ Le 26 septembre dans l‟après-midi, le Pape Benoît XVI s‟est rendu au Château de
Prague, pour une visite de courtoisie au Président de la République Tchèque, et pour la rencontre avec les
Autorités et le Corps Diplomatique. Après l‟entretien privé avec le Président de la République, le Saint-Père a
rencontré les Autorités politiques et civiles, le Corps Diplomatique, les Recteurs des Universités, les représentants
de l‟Eglise Catholique, les représentants de la société civile, du monde de l‟entreprise et du monde culturel du
Pays. Le Saint-Père a rappelé que sa visite pastorale en République Thèque, coïncidait « avec le 20e anniversaire
de la chute des régimes totalitaires de l‟Europe centrale et de l‟Est, et de la « Révolution de velours » qui a
restauré la démocratie dans ce pays. L‟euphorie qui s‟est ensuivie s‟est exprimée en termes de liberté. Deux
décennies après les profonds changements politiques qui ont balayé ce continent, le processus de guérison et de
reconstruction se poursuit, dans le contexte plus large de l‟unification européenne et d‟un monde toujours plus
mondialisé ».
Puis, le Saint-Père a poursuivi en ces termes : « Aujourd‟hui, tout particulièrement chez les jeunes, la question de
la nature de la liberté qui a été gagnée refait surface également. Dans quel but cette liberté est-elle exercée ?
Quelles sont ses véritables critères d‟authenticité ?... Chaque génération a le devoir de s‟engager à nouveau dans
la difficile tâche d‟ordonner de façon juste les affaires humaines, cherchant à comprendre le juste usage de la
liberté humaine… La vraie liberté présuppose la recherche de la vérité Ŕ du vrai bien Ŕ et, de là, trouve
précisément son accomplissement en connaissant et en faisant ce qui est opportun et juste ».
« Pour les chrétiens, la vérité a un nom : Dieu. Et la bonté a son visage : Jésus Christ. Depuis le temps des saints
Cyrille et Méthode et des premiers missionnaires, la foi des chrétiens a, dans les faits, joué un rôle décisif dans la
formation de l‟héritage spirituel et culturel de ce pays. Cela doit être encore le cas pour le présent et dans le futur
».
« Le riche patrimoine de valeurs spirituelles et culturelles, chacune trouvant son expression dans l‟autre, n‟a pas
seulement forgé l‟identité nationale, mais lui a aussi fourni la vision nécessaire pour exercer un rôle de cohésion
au cœur de l‟Europe. Pendant des siècles, ce territoire a été un lieu de rencontre entre différents peuples,
traditions et cultures ».


25
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Le Pays a connu « des chapitres douloureux, et il porte les cicatrices d‟événements tragiques nés de
l‟incompréhension, de la guerre et de la persécution. Mais il est aussi vrai, que ses racines chrétiennes ont
alimenté un remarquable esprit de pardon, de réconciliation et de coopération qui a rendu capable le peuple de
cette terre de trouver la liberté et d‟inaugurer un nouveau commencement, une nouvelle synthèse, un renouveau
d‟espérance. N‟est-ce pas de cet esprit dont l‟Europe contemporaine a besoin ? ».
« L‟Europe est plus qu‟un continent. C‟est une maison ! Et la liberté trouve son sens le plus profond dans une
patrie spirituelle. Avec un respect entier pour la distinction entre le domaine politique et celui de la religion Ŕ qui
garantit la liberté des citoyens d‟exprimer leur croyance religieuse et de vivre conformité avec elle Ŕ je souhaite
souligner le rôle irremplaçable du Christianisme pour la formation de la conscience de chaque génération et la
promotion d‟un consensus éthique de base qui est utile à toute personne qui appelle ce continent „ma maison‟ ! » .
Le Saint-Père déclara ensuite « La fidélité aux peuples que vous servez et que vous représentez exige une fidélité
à la vérité qui, seule, est la garantie de la liberté et du développement humain intégral… La sensibilité à la vérité
universelle ne devrait jamais être éclipsée par des intérêts particuliers, aussi importants qu‟ils puissent être ; cela
ne conduirait qu‟à de nouveaux exemples d‟éclatement ou de discrimination social dont ces mêmes intérêts ou
des groupes de pression seraient disposés à profiter. En fait, loin de menacer l‟acceptation des différences et la
pluralité culturelle, la recherche de la vérité rend possible un consensus, elle permet au débat publique de
demeurer rationnel, honnête et responsable, et elle assure une unité que les vagues notions d‟intégration ne
peuvent tout simplement pas offrir.
Le Saint-Père parla des « joyaux architecturaux » qui ornent la ville de Prague : « Leur beauté exprime la foi ; ils
sont une épiphanie de Dieu qui, justement, nous laisse méditer les glorieuses merveilles auxquelles nous,
créatures, pouvons aspirer quand nous donnons forme aux aspirations esthétiques et noétiques de notre être le
plus intime. Comme cela serait tragique si quelqu‟un devait voir de telles beautés, tout en ignorant le mystère
transcendant qu‟elles indiquent. La rencontre créatrice entre la tradition classique et l‟Évangile a donné naissance
à une vision de l‟homme et de la société attentive à la présence de Dieu parmi nous. En formant le patrimoine
culturel de ce continent, celle-ci a montré que la raison ne finit pas avec ce que voient les yeux, mais qu‟elle est
plutôt tournée vers ce qui se trouve au-delà, ce à quoi nous aspirons profondément : l‟Esprit, pourrions-nous dire,
de la Création… L‟Europe, dans la fidélité à ses racines chrétiennes, possède une vocation particulière à
confirmer cette vision transcendante à travers ses initiatives pour servir le bien commun des personnes, des
communautés et des nations ».
Le Saint-Père a insisté sur l‟importance de la formation des jeunes Européens, en encourageant vivement « les
parents et les responsables de communauté qui attendent des autorités qu‟elles promeuvent les valeurs qui
intègrent les dimensions intellectuelle, humaine et spirituelle d‟une éducation profonde digne des aspirations de
notre jeunesse ».
Le Pape Benoît XVI a terminé son discours en citant la devise du Drapeau du Président de la République Tchèque
: « Veritas vincit », et a déclaré : « En définitive, la vérité l‟emporte, non par la force, mais par la persuasion, par
l‟héroïque témoignage d‟hommes et de femmes dont les principes sont fermes, par le dialogue sincère qui dépasse
l‟intérêt propre pour considérer les exigences du bien commun ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)


26 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Vêpres à la Cathédrale Saint Guy

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (4) - Célébration des Vêpres
dans la Cathédrale des Saints Guy, Venceslas et Adalbert de Prague, « Puisse le Seigneur vous donner
d‟être comme le sel dont parle l‟Evangile et qui donne saveur à la vie, pour être des ouvriers fidèles dans la
vigne du Seigneur »

Prague (Agence Fides) Ŕ Ce samedi 26 septembre, à 18 heures, le Pape Benoît XVI a célébré les Vêpres, en
présence des Evêques, des prêtres, des religieux et des religieuses, des séminaristes, et des membres des
mouvements laïcs ainsi que des représentants du volontariat catholique du Pays. La cérémonie s‟est déroulée dans
la Cathédrale des Saints Guy, Venceslas et Adalbert de Prague : « Chers frères et sœurs, puisse le Seigneur vous
donner d‟être comme le sel dont parle l‟Evangile et qui donne saveur à la vie, pour être des ouvriers fidèles dans
la vigne du Seigneur. Il revient, en premier lieu, à vous, chers Evêques et prêtres, de travailler inlassablement
pour le bien de ceux qui sont confiés à vos soins. Inspirez-vous toujours de l‟image évangélique du Bon Pasteur,
qui connaît ses brebis, les appelle par leur nom, les conduit dans des lieux sûrs, et est disposé à se donner lui-
même pour elles ».


                                                                                                                     26
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

« Chères personnes consacrées, par la profession des conseils évangéliques vous rappelez le primat que Dieu doit
avoir dans la vie de tout être humain, et, vivant en fraternité, vous témoignez combien la pratique du
commandement de l‟amour est enrichissante (cf. Jn 13, 34). Fidèles à votre vocation, vous aiderez ainsi les
hommes et les femmes de notre temps à regarder vers en haut, à se laisser fasciner par Dieu et par l‟Évangile de
son Fils (cf. Vita consecrata, n. 104). Et à vous, chers jeunes, qui êtes dans les séminaires ou dans des maisons de
formation, préoccupez-vous d‟acquérir une solide préparation culturelle, spirituelle et pastorale. En cette Année
sacerdotale que j‟ai proclamée pour commémorer le cent cinquantième anniversaire de la mort du saint Curé
d‟Ars, que la figure de ce pasteur totalement donné à Dieu et aux âmes, pleinement conscient que justement son
ministère, animé par la prière, était son chemin de sanctification, soit exemplaire pour vous ».
« La beauté de cet édifice millénaire est en effet un témoignage vivant de la riche histoire de foi et de tradition
chrétienne de votre peuple ; une histoire illuminée, en particulier, a rappelé le Saint-Père, par la fidélité de ceux
qui ont scellé leur adhésion au Christ et à l‟Église par le martyre. Je pense aux figures des saints Venceslas,
Adalbert et Jean Népomucène, pierres milliaires du chemin de votre Église, à qui se joignent les exemples du
jeune saint Guy, qui préféra le martyre plutôt que de trahir le Christ, du moine saint Procope et de sainte
Ludmilla. Je pense à ce qui, au siècle dernier, a marqué l‟existence de deux Archevêques de cette Église locale,
les Cardinaux Josef Béran et František Tomášek, ainsi que de nombreux Evêques, prêtres, religieux, religieuses et
fidèles qui ont résisté avec une fermeté héroïque à la persécution communiste, jusqu‟au sacrifice de leur vie. D‟où
ces courageux amis du Christ ont-ils tiré leur force sinon de l‟Evangile ?... L‟héroïsme des témoins de la foi
rappelle que c‟est seulement de la connaissance personnelle et du lien profond avec le Christ qu‟il est possible de
tirer l‟énergie spirituelle pour réaliser pleinement la vocation chrétienne. Seul l‟amour du Christ rend efficace
l‟action apostolique, surtout au moment de la difficulté et de l‟épreuve. Aimer le Christ et les frères doit être la
caractéristique de tout baptisé et de toute communauté ».
Le Saint-Père a invité à faire resplendir l‟amour dans chaque paroisse et dans chaque communauté, dans les
différentes Associations et dans les différents Mouvements, et à alimenter cet amour du Christ « par la prière et
par l‟écoute de Sa Parole pour être « des artisans d‟unité e de paix dans chaque milieu ».
Face aux difficultés à vivre et à témoigner de l‟Evangile, dans une société toujours blessée par l‟idéologie athée,
et souvent « fascinée par la mentalité moderne d‟une consommation hédoniste, avec une dangereuse crise des
valeurs humaines et religieuses et la dérive d‟un relativisme éthique et culturel », le Saint-Père a lancé l‟appel à «
un engagement renouvelé de la part de toutes les composantes ecclésiales pour renforcer les valeurs spirituelles et
morales dans la vie de la société actuelle… Que votre activité pastorale embrasse le domaine de l‟éducation des
générations nouvelles. Les écoles catholiques promeuvent le respect dû à l‟homme ; une attention particulière est
aussi donnée à la pastorale des jeunes même en-dehors du contexte scolaire, sans pour autant délaisser les autres
catégories de fidèles. Le Christ est pour tous ! ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)


27 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Messe à Brno

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (5) - Messe à l‟aéroport
Tuřany de Brno « Seul le Christ peut être notre espérance certaine. C‟est là l‟annonce que nous, chrétiens,
sommes appelés à répandre chaque jour, par notre témoignage ».

Prague (Agence Fides) Ŕ Le dimanche 27 septembre, le Pape Benoît XVI a présidé la Messe solennelle
concélébrée, sur l‟esplanade de l‟Aéroport Tuřany de Brno. Au début de l‟homélie, le Saint-Père a salué tors les
présents, et en particulier le Maire de la Ville de Brno, le Président de la Région de la Moravie, « terre riche en
histoire, en activités culturelles, en industries et en commerce « , ainsi que « les pèlerins provenant de toute la
région de la Moravie et des diocèses de la Slovaquie, de la Pologne, de l‟Autriche et de l‟Allemagne ».
« Chers amis, a poursuivi le Saint-Père grâce au caractère que revêt l‟Assemblée liturgique d‟aujourd‟hui, j‟ai
partagé volontiers le choix, dont vient de parler votre Évêque, d‟harmoniser les lectures bibliques de la Messe
avec le thème de l‟espérance : j‟ai partagé ce choix en pensant aussi bien au peuple de ce cher Pays, qu‟à
l‟Europe et à l‟humanité entière, qui est assoiffée de quelque chose sur lequel elle puisse baser solidement son
propre avenir. Dans ma seconde Encyclique Ŕ Spe salvi -, j‟ai souligné que l‟unique espérance « certaine » et «
fiable » (cf. n. 1) se fonde sur Dieu. L‟expérience de l‟histoire montre à quelles absurdités parvient l‟homme
quand il exclut Dieu de l‟horizon de ses choix et de ses actions, et qu‟il n‟est pas facile de construire une société
inspirée par les valeurs du bien, de la justice et de la fraternité, parce que l‟être humain est libre et que sa liberté
demeure fragile. La liberté doit alors toujours constamment être conquise pour le bien et la recherche non facile
d‟« ordonnancements droits pour les choses humaines » est une tâche qui incombe à toutes les générations ».

27
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Commentant les lectures du Dimanche, le Saint-Père a rappelé « l‟annonce du salut, ancienne et toujours
nouvelle, que l‟Église proclame de génération en génération : Christ crucifié et ressuscité, Espérance de
l‟humanité !... Votre pays, comme d‟autres nations, connaît une situation culturelle qui représente souvent un
défit radical pour la foi et, donc, aussi pour l‟espérance. En effet, à l‟époque moderne, la foi aussi bien que
l‟espérance ont été « déplacées », car elles ont été reléguées sur le plan privé et ultra-terrestre, tandis qu‟a été
affirmée dans la vie concrète et publique la confiance dans le progrès scientifique et économique… Les
développements techniques et l‟amélioration des structures sociales sont importants et certainement nécessaires,
mais ils ne suffisent pas à garantir le bien-être moral de la société (cf. ibid., 24). L‟homme a besoin d‟être libéré
des contraintes matérielles, mais il doit être sauvé, et ce plus profondément, des maux qui troublent son esprit. Et
qui peut le sauver, si ce n‟est Dieu, qui est Amour et qui a révélé, en Jésus Christ, son visage de Père Tout-
Puissant et miséricordieux ? Notre ferme espérance repose donc dans le Christ : en Lui, Dieu nous a aimés
jusqu‟au bout et il nous a donné la vie en abondance. (cf. Jn 10, 10), vie que toute personne, parfois même
inconsciemment, désire ardemment posséder ».
Le Saint-Père a rappelé ensuite tous ceux qui, « au cours des siècles passés beaucoup ont souffert pour rester
fidèles à l‟Évangile et n‟ont pas perdu l‟espérance » et aujourd‟hui encore, « dans la société actuelle, où de
nombreuses formes de pauvreté sont le fruit de l‟isolement, du non-amour des autres, du refus de Dieu et d‟une
fermeture initiale tragique de l‟homme qui pense pouvoir se suffire à lui-même, ou bien n‟être qu‟un fait
insignifiant et passager… Seul le Christ peut être notre espérance certaine. C‟est là l‟annonce que nous, chrétiens,
sommes appelés à répandre chaque jour, par notre témoignage ».

Angélus:
Au terme de la Messe, le Pape a présenté la prière de l‟Angélus, et a souligné la joie de se trouver « au cœur de la
Moravie, région fraternellement unie à la Bohème, sur cette terre qui, il y a de nombreux siècles, reçut le don de
la foi grâce au génie missionnaire des saints Cyrille et Méthode ».
Puis il a rappelé ses nombreux « sanctuaires mariaux qu‟une foule de pèlerins visite durant toute l‟année », et
l‟importance de conserver les traditions populaires qui plongent leurs racines dans le passé. « Il nous arrive de
constater, parfois avec une certaine nostalgie, que le rythme de la vie moderne tend à effacer les traces d‟un passé
riche de foi. Il est important, au contraire de ne pas perdre de vue l‟idéal que les usages traditionnels expriment et
par dessus-tout, de maintenir le patrimoine spirituel hérité de vos ancêtres pour le préserver, bien plus, pour faire
en sorte qu‟il réponde aux défis du temps présent ».

Après la récitation de l‟Angélus, le Saint-Père a adressé son salut dans leurs langues respectives, aux nombreux
fidèles provenant de la Moravie, et aussi des Diocèses voisins de Slovaquie, de Pologne, d‟Autriche et
d‟Allemagne. (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)


27 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec le Conseil
Œcuménique des Eglises de la République Tchèque

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (6) - Rencontre avec le monde
académique (Salle de Vladislav du Château de Prague) : « Une compréhension de la raison qui est sourde
au divin et qui relègue les religions au rang des sous-cultures, est incapable d‟entrer dans le dialogue des
cultures dont notre monde a un besoin si urgent »

Prague (Agence Fides) Ŕ Le dimanche 27 septembre à 18 heures, le Pape Benoît XVI a rencontré le Monde
Académique au Château de Prague. Parmi les personnes présentes, se trouvaient les Recteurs Magnifiques des
Université de la République Tchèque, une représentation des professeurs et des étudiants et des membres des
Institutions culturelles de l‟Etat et de l‟Eglise Catholique. Le Président de la République était lui aussi présent à
cette rencontre.
« Le rôle des institutions académiques, a déclaré le Saint-Père, soutenant et alimentant les valeurs culturelles et
spirituelles de la société, enrichit le patrimoine intellectuel de la nation et renforce les fondements de son
développement futur… Je m‟adresse à vous comme quelqu‟un qui a été professeur, attentif au respect de la liberté
académique et à la responsabilité dans l‟exercice de la raison… Alors que certains prétendent que les questions
soulevées par la religion, la foi et l‟éthique n‟ont pas leur place dans les frontières de la raison collective, ce point
de vue n‟est en aucune façon axiomatique. La liberté qui sous-tend l‟exercice de la raison Ŕ que ce soit dans
l‟université ou dans l‟Église Ŕ a une fin : elle est destinée à la recherche de la vérité, et comme telle elle exprime

                                                                                                                      28
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

une dimension du Christianisme qui, dans les faits, est à l‟origine de l‟Université. En effet, la soif de
connaissance qui est en l‟homme pousse chaque génération à élargir le concept de raison et à se désaltérer à la
source bienfaisante de la foi. C‟est là précisément le riche héritage de la sagesse classique, assimilé et placé au
service de l‟Évangile, que les premiers missionnaires chrétiens portèrent à cette région et établirent comme le
fondement de l‟unité spirituelle et culturelle qui demeure jusqu‟à aujourd‟hui ».
« L‟autonomie propre de l‟université, a souligné le Saint-Père, ou de toute institution culturelle, trouve son sens
dans le fait d‟être redevable devant l‟autorité de la vérité. Cette autonomie peut toutefois être prise en défaut de
différentes manières. La grande tradition éducative, ouverte à la transcendance, qui est à la base des universités à
travers l‟Europe, a été dans ce pays, et dans d‟autres, systématiquement subvertie par l‟idéologie réductrice du
matérialisme, la répression de la religion et la négation de l‟esprit humain ».Toutefois, « L‟aspiration à la liberté
et à la vérité est une part inaliénable de notre commune humanité. Elle ne peut être éliminée et, comme l‟Histoire
l‟a montré, lorsqu‟elle est déniée, c‟est au péril de l‟humanité même. C‟est à cette aspiration que la foi religieuse,
les différentes formes de l‟art, la philosophie, la théologie et les autres disciplines scientifiques, chacune avec ses
propres méthodes, cherchent à répondre, à la fois sur le plan de la réflexion ordonnée que sur celui d‟une saine
praxis.
Puis, s‟adressant aux Recteurs et aux Professeurs, la Saint-Père a rappelé leur « responsabilité d‟éclairer l‟esprit et
le cœur des jeunes d‟aujourd‟hui. Cette tâche importante n‟est bien sûr pas nouvelle… une fois que l‟intelligence
des jeunes a été éveillée à la plénitude et à l‟unité de la vérité, ils savourent la découverte que la question de leur
apprentissage du savoir s‟ouvre sur la grande aventure de ce qu‟ils doivent être et de ce qu‟ils doivent faire ».
« L‟idée d‟une éducation inclusive, fondée sur l‟unité de la connaissance basée sur la vérité, doit être retrouvée.
Cela est nécessaire pour contrecarrer la tendance, si manifeste dans la société contemporaine, à la fragmentation
du savoir… Qu‟arrivera-t-il si notre culture se construit seulement sur des arguments en vogue, avec une
référence ténue à une authentique et historique tradition intellectuelle, ou bien sur les points de vue qui sont très
largement promus et profondément ancrés ? Qu‟arrivera-t-il si dans son souci de préserver un sécularisme radical,
elle se détache elle-même des racines qui lui donnent vie ? Nos sociétés ne deviendront pas plus raisonnables,
plus tolérantes ou plus capables de s‟adapter, mais au contraire plus fragiles et moins inclusives, et elles auront
toujours plus de difficultés à reconnaître ce qui est vrai, noble et bon ».
Pour terminer, le Saint-Père est revenu sur la nécessité de dépasser la fracture entre science et religion, qui fut une
préoccupation centrale du Pape Jean Paul II : « Une compréhension de la raison qui est sourde au divin et qui
relègue les religions au rang des sous-cultures, est incapable d‟entrer dans le dialogue des cultures dont notre
monde a un besoin si urgent… La confiance en la capacité humaine de rechercher la vérité, de la trouver et de
vivre selon elle a conduit à la fondation des grandes universités européennes. Nous devons réaffirmer cela avec
force aujourd'hui pour donner courage aux énergies intellectuelles qui sont nécessaires en vue de travailler pour
un avenir vraiment digne de l‟homme, un avenir où il puisse s‟épanouir ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)

27 septembre Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Rencontre avec les Institutions culturelles de
l‟Etat et de l‟Eglise Catholique

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (6) - Rencontre avec le monde
académique (Salle de Vladislav du Château de Prague) : « Une compréhension de la raison qui est sourde
au divin et qui relègue les religions au rang des sous-cultures, est incapable d‟entrer dans le dialogue des
cultures dont notre monde a un besoin si urgent »

Prague (Agence Fides) Ŕ Le dimanche 27 septembre à 18 heures, le Pape Benoît XVI a rencontré le Monde
Académique au Château de Prague. Parmi les personnes présentes, se trouvaient les Recteurs Magnifiques des
Université de la République Tchèque, une représentation des professeurs et des étudiants et des membres des
Institutions culturelles de l‟Etat et de l‟Eglise Catholique. Le Président de la République était lui aussi présent à
cette rencontre.
« Le rôle des institutions académiques, a déclaré le Saint-Père, soutenant et alimentant les valeurs culturelles et
spirituelles de la société, enrichit le patrimoine intellectuel de la nation et renforce les fondements de son
développement futur… Je m‟adresse à vous comme quelqu‟un qui a été professeur, attentif au respect de la liberté
académique et à la responsabilité dans l‟exercice de la raison… Alors que certains prétendent que les questions
soulevées par la religion, la foi et l‟éthique n‟ont pas leur place dans les frontières de la raison collective, ce point
de vue n‟est en aucune façon axiomatique. La liberté qui sous-tend l‟exercice de la raison Ŕ que ce soit dans
l‟université ou dans l‟Église Ŕ a une fin : elle est destinée à la recherche de la vérité, et comme telle elle exprime
une dimension du Christianisme qui, dans les faits, est à l‟origine de l‟Université. En effet, la soif de

29
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

connaissance qui est en l‟homme pousse chaque génération à élargir le concept de raison et à se désaltérer à la
source bienfaisante de la foi. C‟est là précisément le riche héritage de la sagesse classique, assimilé et placé au
service de l‟Évangile, que les premiers missionnaires chrétiens portèrent à cette région et établirent comme le
fondement de l‟unité spirituelle et culturelle qui demeure jusqu‟à aujourd‟hui ».
« L‟autonomie propre de l‟université, a souligné le Saint-Père, ou de toute institution culturelle, trouve son sens
dans le fait d‟être redevable devant l‟autorité de la vérité. Cette autonomie peut toutefois être prise en défaut de
différentes manières. La grande tradition éducative, ouverte à la transcendance, qui est à la base des universités à
travers l‟Europe, a été dans ce pays, et dans d‟autres, systématiquement subvertie par l‟idéologie réductrice du
matérialisme, la répression de la religion et la négation de l‟esprit humain ».Toutefois, « L‟aspiration à la liberté
et à la vérité est une part inaliénable de notre commune humanité. Elle ne peut être éliminée et, comme l‟Histoire
l‟a montré, lorsqu‟elle est déniée, c‟est au péril de l‟humanité même. C‟est à cette aspiration que la foi religieuse,
les différentes formes de l‟art, la philosophie, la théologie et les autres disciplines scientifiques, chacune avec ses
propres méthodes, cherchent à répondre, à la fois sur le plan de la réflexion ordonnée que sur celui d‟une saine
praxis.
Puis, s‟adressant aux Recteurs et aux Professeurs, la Saint-Père a rappelé leur « responsabilité d‟éclairer l‟esprit et
le cœur des jeunes d‟aujourd‟hui. Cette tâche importante n‟est bien sûr pas nouvelle… une fois que l‟intelligence
des jeunes a été éveillée à la plénitude et à l‟unité de la vérité, ils savourent la découverte que la question de leur
apprentissage du savoir s‟ouvre sur la grande aventure de ce qu‟ils doivent être et de ce qu‟ils doivent faire ».
« L‟idée d‟une éducation inclusive, fondée sur l‟unité de la connaissance basée sur la vérité, doit être retrouvée.
Cela est nécessaire pour contrecarrer la tendance, si manifeste dans la société contemporaine, à la fragmentation
du savoir… Qu‟arrivera-t-il si notre culture se construit seulement sur des arguments en vogue, avec une
référence ténue à une authentique et historique tradition intellectuelle, ou bien sur les points de vue qui sont très
largement promus et profondément ancrés ? Qu‟arrivera-t-il si dans son souci de préserver un sécularisme radical,
elle se détache elle-même des racines qui lui donnent vie ? Nos sociétés ne deviendront pas plus raisonnables,
plus tolérantes ou plus capables de s‟adapter, mais au contraire plus fragiles et moins inclusives, et elles auront
toujours plus de difficultés à reconnaître ce qui est vrai, noble et bon ».
Pour terminer, le Saint-Père est revenu sur la nécessité de dépasser la fracture entre science et religion, qui fut une
préoccupation centrale du Pape Jean Paul II : « Une compréhension de la raison qui est sourde au divin et qui
relègue les religions au rang des sous-cultures, est incapable d‟entrer dans le dialogue des cultures dont notre
monde a un besoin si urgent… La confiance en la capacité humaine de rechercher la vérité, de la trouver et de
vivre selon elle a conduit à la fondation des grandes universités européennes. Nous devons réaffirmer cela avec
force aujourd'hui pour donner courage aux énergies intellectuelles qui sont nécessaires en vue de travailler pour
un avenir vraiment digne de l‟homme, un avenir où il puisse s‟épanouir ». (S.L.)
(Agence Fides, 28 septembre 2009)

28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République TchèqueŔ Messe à Melnik

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (7) - Messe en la fête
liturgique de Saint Venceslas, Patron de la Nation (Esplanade de la rue Melnik à Stará Boleslav) : « Saint
Venceslas… eut le courage de préférer le royaume du ciel à la fascination de celui de la terre. Son regard ne
se détacha jamais de Jésus Christ, qui souffrit pour nous, nous laissant un exemple, pour que nous en
suivions les traces»

Prague (Agence Fides) Ŕ Le lundi 28 septembre au matin, le Pape Benoît XVI s‟est rendu à l‟église de Saint
Venceslas, Patron de la Nation (Esplanade de la rue Melnik) à Stará Boleslav. Après un moment d‟adoration du
Très Saint-Sacrement, il s‟est rendu dans la crypte située près du Mausolée de la Nation Tchèque, où sont
exposées les reliques du Saint. Puis il s‟est rendu sur l‟esplanade rue de Melnik pour la célébration de la Sainte
Messe.
« Ce matin le souvenir glorieux du martyre saint Venceslas, dont j‟ai pu vénérer la relique, avant la messe, dans la
Basilique qui lui est dédiée, nous réunit autour de l‟autel. Il a versé son sang sur votre terre et son aigle que vous
avez choisi comme écusson de la visite d‟aujourd‟hui Ŕ votre Cardinal Archevêque l‟a rappelé il y a peu Ŕ
constitue l‟emblème historique de la noble Nation tchèque. Ce grand saint que vous aimez appeler „éternel‟
Prince des Tchèques, nous invite à suivre toujours et fidèlement le Christ, il nous invite à être des saints. Lui-
même est un modèle de sainteté pour tous, spécialement pour tous ceux qui conduisent le destin des
communautés et des peuples. Mais nous nous demandons : de nos jours la sainteté est-elle encore actuelle ? Ou
n‟est-ce pas plutôt un sujet peu attirant et peu important ? Ne recherche-t-on pas davantage aujourd‟hui le succès
et la gloire des hommes ? Cependant, combien dure et combien vaut le succès terrestre ?”.

                                                                                                                    30
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Partant du siècle passé qui « a vu tomber de nombreux puissants, qui paraissaient arrivés à des hauteurs presque
inaccessibles », le Saint-Père a poursuivi en ces termes : « Celui qui a nié et continue à nier Dieu et, en
conséquence, ne respecte pas l‟homme, semble avoir une vie facile et accéder au succès matériel. Mais il suffit de
gratter la surface pour constater que, dans ces personnes, il y a de la tristesse et de l‟insatisfaction. Seul celui qui
conserve dans son cœur la sainte „crainte de Dieu‟ a aussi confiance en l‟homme et consacre son existence à
construire un monde plus juste et plus fraternel. Aujourd‟hui on a besoin de personnes qui soient „croyantes‟ et
„crédibles‟, prêtes à répandre dans tous les milieux de la société ces principes et ces idéaux chrétiens dont
s‟inspire leur action. C‟est cela la sainteté, vocation universelle de tous les baptisés, qui pousse à accomplir son
devoir avec fidélité et courage, regardant non pas son propre intérêt égoïste, mais le bien commun, et recherchant
à tout moment la volonté divine.
Après avoir cité le passage de l‟Evangile de la Messe où Jésus propose à ses disciples la voie « étroite » de la
sainteté, le Saint-Père a fait le commentaire suivant : « C‟est certainement un langage dur, difficile à accepter et à
mettre en pratique, mais le témoignage des saints et des saintes assure que c‟est possible pour tous, si on a foi
dans le Christ et si on s‟en remet à lui. Leur exemple encourage celui qui se dit chrétien à être crédible, c‟est-à-
dire cohérent avec les principes et la foi qu‟il professe. Il ne suffit pas en effet d‟apparaître bons et honnêtes ; il
faut l‟être réellement. Bon et honnête est celui qui ne couvre pas de son moi la lumière de Dieu, ne se met pas en
avant lui-même, mais laisse Dieu transparaître… C‟est cela la leçon de vie de saint Venceslas, qui eut le courage
de préférer le royaume du ciel à la fascination de celui de la terre. Son regard ne se détacha jamais de Jésus
Christ, qui souffrit pour nous, nous laissant un exemple, pour que nous en suivions les traces ».
« En disciple docile du Seigneur, rappela le Saint-Père, le jeune souverain Venceslas demeura fidèle aux
enseignements évangéliques que lui avait donnés sa sainte grand-mère, la martyre Ludmila… Il mit tout en œuvre
pour propager la foi chrétienne… il faisait du bien à tous les pauvres, vêtait ceux qui étaient nus, nourrissait les
affamés, recueillait les voyageurs, selon la parole de l‟Evangile. Il ne souffrait pas qu‟on fasse du tort aux veuves,
il aimait tous les hommes, qu‟ils soient pauvres ou riches ».
« Venceslas est mort martyr pour le Christ. Il est intéressant de noter que son frère Boleslas réussit, en le tuant, à
s‟emparer du trône de Prague, mais la couronne que par la suite ses successeurs se mettaient sur la tête ne portait
pas son nom. Elle portait le nom de Venceslas, en témoignage que „le trône du roi qui juge les pauvres dans la
vérité restera solide pour l‟éternité‟ (cf. l‟Office des lectures de ce jour). Ce fait fut jugé comme une merveilleuse
intervention de Dieu, qui n‟abandonne pas ses fidèles : „l‟innocent vaincu vainc le cruel vainqueur de la même
façon que le Christ sur la croix‟ (cf. La légende de saint Venceslas), et le sang du martyr n‟a appelé ni haine ni
vengeance, mais le pardon et la paix ».
Le Saint-Père a terminé l‟homélie en invitant les fidèles à prier pour que, comme Saint Wenceslas, « nous aussi
nous marchions d‟un pas alerte vers la sainteté. C‟est certainement difficile, parce que la foi est toujours exposée
à de multiples défis, mais quand on se laisse attirer par Dieu qui est Vérité, le chemin se fait décidé, parce qu‟on
fait l‟expérience de la force de son amour. Que l‟intercession de saint Venceslas et des autres saints protecteurs
des terres tchèques nous obtienne cette grâce ». (S.L.)
(Agence Fides, 29 septembre 2009)


28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Rencontre avec les jeunes pèlerins

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (8) - Message aux jeunes sur
l'esplanade de la rue Melnik à Stará Boleslav : « Le Pape vous demande de vivre avec joie et enthousiasme
votre foi ; de grandir dans l‟unité entre vous et avec le Christ »

Prague (Agence Fides) Ŕ Au terme de la Messe célébrée sur l‟esplanade de la rue Melnik à Stará Boleslav, le
Saint-Père s‟est adressé aux jeunes qui, le soir précédent, avaient fait un pèlerinage sur le lieu du martyre de Saint
Wenceslas, et qui avaient passé la nuit sur l‟esplanade, en attendant la célébration de la Sainte Messe présidée par
le Saint-Père.
« Chers amis, leur déclara le Saint-Père, il n‟est pas difficile de constater que chaque jeune sent en lui une
aspiration au bonheur, parfois mélangée à un sentiment de préoccupation ; aspiration qu‟exploite souvent
cependant, de façon fausse et aliénante, la société de consommation actuelle. Il faut au contraire tenir
sérieusement compte de ce désir ardent du bonheur qui exige une réponse vraie et exhaustive. En effet, c‟est à
votre âge que l‟on fait les premiers grands choix, capables d‟orienter notre vie vers le bien ou vers le mal.
Malheureusement, les jeunes de votre âge qui se laissent séduire par les apparences trompeuses de paradis
artificiels pour se retrouver ensuite dans une triste solitude, sont assez nombreux ».


31
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

« Je vous invite tous, poursuivit le Saint-Père, à approfondir l‟expérience de saint Augustin, qui disait que le cœur
de tout être est inquiet tant qu‟il n‟a pas trouvé ce qu‟il cherche réellement. Et il a découvert que seul Jésus Christ
était la réponse satisfaisante à son désir, et à celui de tout homme, d‟une vie heureuse, pleine de sens et de valeurs
(cf. Les Confessions I, 1, 1). Comme il l‟a fait avec lui, le Seigneur vient à la rencontre de chacun de vous. Il
frappe à la porte de votre liberté et ne demande qu‟à être accueilli comme un ami. Il veut vous rendre heureux,
vous remplir d‟humanité et de dignité. La foi chrétienne est la rencontre avec le Christ, Personne vivante qui
donne à notre vie une nouvelle perspective et, en conséquence, la direction décisive… le Seigneur appelle chacun
par son nom et à chacun il veut confier une mission spécifique dans l‟Église et dans la société ».
Puis le Souverain Pontife a invité les jeunes à prendre conscience que le Baptême nous aavait rendus enfants de
Dieu, et donc, membres de son Corps qui est l‟Eglise : « Jésus vous renouvelle constamment son invitation à être
ses disciples et ses témoins. Il appelle un grand nombre d‟entre vous au mariage et la préparation à ce sacrement
constitue un véritable parcours vocationnel. Prenez alors sérieusement en considération l‟appel de Dieu à
construire une famille chrétienne et appliquez-vous durant le temps de votre jeunesse à construire avec
responsabilité votre avenir. La société a besoin de familles chrétiennes, de familles saintes ! ».
Puis, le Saint-Père, en cette Année Sacerdotale, a lancé un appel aux jeunes à suivre Jésus dans le Sacerdoce
ministériel, et à répondre à son invitation : « Si, par contre, le Seigneur vous appelle à le suivre dans le sacerdoce
ministériel ou dans la vie consacrée, n‟hésitez pas à répondre à son invitation. En particulier, en cette Année
Sacerdotale, j‟en appelle à vous, chers jeunes : soyez attentifs et disponibles à l‟appel de Jésus afin d‟offrir votre
vie au service de Dieu et de son peuple. L‟Église, dans votre pays aussi, a besoin de nombreux et saints prêtres et
de personnes entièrement consacrées au Christ, Espérance du monde ».
Le Saint-Père a rappelé alors l‟expérience des Journées Mondiales de la Jeunesse : « Chers jeunes, vous êtes
l‟espérance de l‟Église ! Elle attend de vous que vous deveniez des messagers de l‟espérance, comme cela est
arrivé l‟année dernière, en Australie, à l‟occasion de la Journée Mondiale de la Jeunesse, grande manifestation de
foi propre aux jeunes, que j‟ai pu vivre personnellement et à laquelle certains d‟entre vous ont participé. Vous
pourrez venir en plus grand nombre à Madrid, au mois d‟août 2011. Je vous invite dès à présent à cette grande
rencontre des jeunes avec le Christ dans l‟Église ».
Pour terminer, le Saint-Père donna cette consigne aux jeunes : « Le Pape vous demande de vivre avec joie et
enthousiasme votre foi ; de grandir dans l‟unité entre vous et avec le Christ ; de prier et d‟être assidus dans la
pratique des Sacrements, en particulier de l‟Eucharistie et de la Confession ; de veiller à votre formation
chrétienne en restant toujours dociles aux enseignements de vos Pasteurs. Que, par son exemple et son
intercession, saint Venceslas vous guide sur ce chemin et que la Vierge Marie, Mère de Jésus et notre Mère, vous
protège toujours ! ». (S.L.)
(Agence Fides, 29 septembre 2009)

28 septembre 2009 Ŕ Voyage Apostolique en République Tchèque Ŕ Cérémonie de prise de congé

VATICAN - Voyage Apostolique du Pape Benoît XVI en République Tchèque (9) - Cérémonie de congé à
l‟aéroport international Stará Ruzyně de Prague : « L‟Église de votre pays a été vraiment bénie par un
nombre extraordinaire d‟apôtres et de martyrs, ainsi que de saints contemplatifs »

Prague (Agence Fides) Ŕ Le lundi 28 septembre à 1è heures 15, à l‟aéroport Stará Ruzyně de Prague, eut lieu la
cérémonie de congé, au moment de quitter la République Tchèque. Après le discours du Président de la
République, le Saint-Père a exprimé ses remerciements en ces termes :
« En vous saluant avant de partir, je désire vous remercier pour votre généreuse hospitalité durant mon bref séjour
dans votre beau pays ». Puis il a déclaré : « Je garderai précieusement le souvenir des moments de prière que j‟ai
vécus avec vous les Évêques, les prêtres et les fidèles de ce pays. Il a été particulièrement émouvant pour moi de
célébrer ce matin la Messe à Stará Boleslav, lieu du martyr du jeune duc Venceslas, et de vénérer sa tombe
samedi soir, dans la grande cathédrale qui domine le paysage de Prague. Hier, en Moravie, où les saints Cyrille et
Méthode ont commencé leur mission apostolique, j‟ai pu prier et rendre grâce pour les origines du Christianisme
dans cette région, et dans tous les territoires slaves. L‟Église de votre pays a été vraiment bénie par un nombre
extraordinaire d‟apôtres et de martyrs, ainsi que de saints contemplatifs, parmi lesquels je veux rappeler sainte
Agnès de Prague dont la canonisation providentielle, il y a vingt ans seulement, annonça la libération de ce pays
de l‟oppression de l‟athéisme ».
Le Saint-Père, dans son discours, a souligné l‟importance du dialogue oecuménique : « Ma rencontre d‟hier avec
les représentants des autres communautés chrétiennes a encore souligné pour moi l‟importance du dialogue
œcuménique dans cette contrée, qui souffrit particulièrement des conséquences de la division religieuse à
l‟époque de la Guerre de Trente ans. ». Il a souligné aussi le rôle important de la communauté académique dans la

                                                                                                                    32
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

construction de la société : Elle « a un rôle important à jouer par sa recherche sans concession de la vérité. J‟ai été
heureux hier de pouvoir passer un moment avec les représentants des universités de ce pays, et de leur exprimer
mon estime pour la noble vocation à laquelle ils ont consacré leur vie ».
« Plus que tout, a-t-il ajouté enfin, j‟ai eu la grande joie de rencontrer les jeunes, de les encourager à bâtir sur les
meilleures traditions du passé de cette nation, en particulier sur son héritage chrétien ».
Et, avant le départ, il adressa son salut à tous, en ces termes : « Monsieur le Président, chers amis, je vous
remercie encore une fois et je vous promets que je me souviendrai de vous dans mes prières et que je vous porte
dans mon cœur. Que Dieu bénisse la République Tchèque ! Que le saint Enfant de Prague continue à vous
inspirer et à vous guider, ainsi que toutes les familles de votre Pays. Que Dieu vous bénisse tous ! ». S.L.)
(Agence Fides, 29 septembre 2009)


29 septembre 2009 Ŕ Message Vidéo à la Retraite Sacerdotale Internationale à Ars

VATICAN - Message vidéo aux participants à la Retraite Sacerdotale Internationale : « Le prêtre, homme
de la Parole divine et du sacré certes, doit aujourd‟hui plus que jamais être un homme de la joie et de
l‟espérance.

Rome (Agence Fides) Ŕ « Le prêtre, homme de la Parole divine et du sacré certes, doit aujourd‟hui plus que
jamais être un homme de la joie et de l‟espérance. À des hommes qui ne peuvent plus concevoir que Dieu soit pur
Amour, il affirmera toujours que la vie vaut la peine d‟être vécue et que le Christ lui donne tout son sens parce
qu‟Il aime les hommes, tous les hommes ». « C‟est bien là que réside l‟un des défis majeurs de notre temps »,
déclare le Pape Benoît XVI dans son Message vidéo, transmis lors de la Retraite Sacerdotale Internationale qui se
tient du 27 septembre au 3 octobre à Ars, sur le thème suivant : La joie d‟être prêtre : consacré pour le salut du
monde ».
« En cette Année sacerdotale, nous sommes tous appelés à explorer et redécouvrir la grandeur du Sacrement qui
nous a configurés à jamais au Christ Souverain Prêtre et qui nous a tous „sanctifiés dans la vérité‟. Choisi d‟entre
les hommes, le prêtre reste l‟un d‟eux et il est appelé à les servir en leur donnant la vie de Dieu… Notre vocation
sacerdotale est un trésor que nous portons dans des vases d‟argile. Saint Paul a exprimé avec bonheur l‟infinie
distance qui existe entre notre vocation et la pauvreté des réponses que nous pouvons donner à Dieu ».
« Il y a, de ce point de vue, un lien secret qui unit l‟année paulinienne à l‟année du prêtre. Nous gardons présente
à nos oreilles et à l‟intime de notre cœur l‟exclamation émouvante et confiante de l‟Apôtre qui a dit : « Lorsque je
suis faible, c‟est alors que je suis fort » [2 Corinthiens 12, 10]. La conscience de cette faiblesse ouvre à l‟intimité
de Dieu qui, donne force et joie. Plus le prêtre persévère dans l‟amitié de Dieu, plus il continuera l‟œuvre du
Rédempteur sur la terre. Le prêtre n‟est pas pour lui, il est pour tous.
« La religion du Curé d‟Ars, souligne le Saint-Père, est une religion du bonheur, non une recherche morbide de la
mortification, comme on l‟a cru parfois ». Aussi. Le prêtre « doit être aujourd‟hui plus que jamais une homme de
la joie et de l‟espérance ».
Puis le Saint-Père salua « avec une affection particulière une affection toute particulière ceux d‟entre vous qui ont
la charge pastorale de plusieurs clochers et qui se dépensent sans compter pour maintenir une vie sacramentelle
dans leurs différentes communautés ». Après avoir exprimé la « reconnaissance immense » de l‟Eglise à leur
égard, le Souverain Pontife leur déclare : « Ne perdez pas courage, mais continuez à prier et à faire prier pour que
de nombreux jeunes acceptent de répondre à l‟appel du Christ qui ne cesse de vouloir faire grandir le nombre de
ses apôtres pour moissonner ses champs ».
Puis le Saint-Père invite les prêtres à réfléchir sur la grandeur de leur ministère : « Chers prêtres, pensez aussi à
l‟extrême diversité des ministères que vous exercez au service de l‟Eglise. Pensez au grand nombre de messes
que vous avez célébrées ou célébrerez, en rendant chaque fois le Christ réellement présent sur l‟autel. Pensez aux
innombrables absolutions que vous avez données et donnerez, en permettant à un pécheur de se laisser relever.
Vous percevez alors la fécondité infinie du sacrement de l‟Ordre. Vos mains, vos lèvres, sont devenues, l‟espace
d‟un instant, les mains et les lèvres de Dieu. Vous portez le Christ en vous ; vous êtes, par grâce, entrés dans la
sainte Trinité. Comme le disait le saint Curé : « Si on avait la foi, on verrait Dieu caché dans le prêtre comme une
lumière derrière un verre, comme un vin mêlé avec de l‟eau ». Cette considération doit amener à harmoniser les
relations entre prêtres afin de réaliser cette communauté sacerdotale à laquelle exhortait saint Pierre pour bâtir le
corps du Christ et vous construire dans l'amour ».
Le Saint-Père souligne aussi une autre caractéristique du prêtre : « Le prêtre est l‟homme de l‟avenir… La messe
est ce point unique de jonction entre les moyens et la Fin, puisqu‟elle nous donne déjà de contempler, sous
l‟humble apparence du pain et du vin, le Corps et le Sang de Celui que nous adorerons dans l‟éternité. Les

33
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

phrases simples et denses du saint Curé sur l‟Eucharistie nous aident à mieux percevoir la richesse de ce moment
unique de la journée où nous vivons un face à face vivifiant pour nous-mêmes et pour chacun des fidèles. „On ne
comprendra, écrivait-il, le bonheur qu‟il y a de dire la messe que dans le ciel ! »‟. C‟est pourquoi je vous
encourage à fortifier votre foi et celles des fidèles dans le Sacrement que vous célébrez et qui est la source de la
vraie joie. Le saint d‟Ars s‟écriait : „Le prêtre doit avoir la même joie (que les apôtres) en voyant Notre Seigneur
qu‟il tient entre ses mains‟ ».
Pour terminer, le Saint-Père déclare avec insistance : « „Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au
cœur de l‟Église !‟ [Homélie de la Messe du 13 septembre 2008 à l‟Esplanade des Invalides, Paris]. Vivants
témoins de la puissance de Dieu à l‟œuvre dans la faiblesse des hommes, consacrés pour le salut du monde, vous
demeurez, mes chers frères, choisis par le Christ lui-même afin d‟être, grâce à Lui, sel de la terre et lumière du
monde. Puissiez-vous durant cette retraite spirituelle, expérimenter de manière profonde l'Intime indicible [18]
pour être parfaitement unis au Christ afin d'annoncer son Amour autour de vous et d'être entièrement engagés au
service de la sanctification de tous les membres du Peuple de Dieu ». (S.L.)
(Agence Fides, 30 septembre 2009)


30 septembre 2009 Ŕ Audience générale

VATICAN - Lors de l‟audience générale hebdomadaire, le Pape Benoît XVI rappelle son Voyage
Apostolique en République Tchèque : « Ce fut un vrai pèlerinage, et, en même temps, une Mission dans le
cœur de l‟Europe »

Rome (Agence Fides) - « Ce fut un vrai pèlerinage, et, en même temps, une Mission dans le cœur de l‟Europe :
un pèlerinage, parce que la Bohème et la Moravie sont une terre de foi et de sainteté depuis plus d‟un millénaire ;
Mission, parce que l‟Europe a besoin de retrouver en Dieu et dans son Amour le fondement solide de l‟espérance
».
C‟est ce qu‟a déclaré le Pape Benoît XVI, dans son discours à l‟occasion de l‟audience générale hebdomadaire de
ce mercredi 30 septembre, Place Saint-Pierre, en rappelant les différentes étapes de son Voyage Apostolique en
République Tchèque.
« L‟Amour du Christ est notre force », a été la devise du voyage, « C‟est une affirmation qui rappelle la foi de
nombreux témoins héroïques du passé lointain et proche, je pense en particulier au siècle dernier, mais qui veut
surtout interpréter la certitude des chrétiens d‟aujourd‟hui. Oui, notre force est l‟Amour du Christ ! C‟est une
force qui inspire et anime les vraies révolutions, pacifiques et libératrices, et qui nous soutient dans les moments
de crise, en nous permettant de nous relever quand la liberté, retrouvée avec peine, risque de perdre, elle-même,
sa propre vérité ».
Le Saint-Père a rappelé ensuite l‟accueil cordial du Président de la République et de la conférence Episcopale, et
a remercié toutes les autorités civiles et militaires, et tous ceux qui, d‟une manière ou d‟une autre, ont coopéré au
succès de cette visite. Puis il a parlé de la première étape de son voyage, dans l‟église Sainte Marie des Victoires,
où l‟on vénère l‟Enfant Jésus de Prague. « Devant „l‟Enfant de Prague‟ j‟ai prié pour tous les enfants, pour les
parents, pour l‟avenir de la famille. La vraie victoire, que nous demandons aujourd‟hui à Marie, est la victoire de
l‟Amour et de la Vie dans la famille et dans la société ! ».
Au Château de Prague, « en m‟adressant aux Autorités politiques et civiles, ainsi qu‟au Corps Diplomatique, j‟ai
voulu rappeler le lien indissoluble qui doit toujours exister entre la liberté et la vérité. Il ne faut pas avoir peur de
la vérité, parce qu‟elle est amie de l‟homme et de sa liberté… Celui qui exerce des responsabilités dans le
domaine politique et éducatif, doit savoir puiser à la lumière de cette vérité qui est le reflet de la Sagesse Eternelle
du Créateur ; et il est appelé à en donner un témoignage personnel par sa propre vie ».
Dans la splendide Cathédrale de Prague, il y eut la célébration des Vêpres avec les prêtres, les religieux, les
séminaristes, et une représentation des laïcs engagés dans les Associations et dans les Mouvements ecclésiaux. «
Pour les Communautés de l‟Europe centre-orientale, c‟est un moment difficile, a déclaré le Saint-Père : aux
conséquences du long hiver du totalitarisme athée, s‟ajoutent les effets nocifs d‟un certain sécularisme et
consumisme occidental. C‟est pourquoi j‟ai encouragé les gens à puiser des énergies toujours nouvelles dans le
Seigneur Ressuscité, pour pouvoir être le levain évangélique dans la société, et s‟engager, comme cela se produit
déjà, dans des activités caritatives , et plus encore, dans les activités éducatives et scolaires ».
Le vibrant message d‟espérance, « fondé sur la foi dans le Christ », a résonné aussi dans les deux grandes
Cérémonies à Brno, chef-lieu de la Moravie, et à Stará Boleslav, lieu du martyre de Saint Venceslas, Patron
principal de la Nation. « La Moravie fait penser immédiatement aux Saint Cyrille et Méthode, évangélisateurs des
Peuples Slaves, et donc à la force inépuisable de l‟Evangile qui, comme un fleuve d‟eaux purifiantes, traverse

                                                                                                                      34
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

l‟histoire et les continents, en apportant partout la vie et le salut ». Le Saint-Père a cité ensuite le témoignage de
Saint Venceslas, jeune Roi de Bohème, qui se distingua par son témoignage chrétien exemplaire, et mit le
Royaume des Cieux avant la fascination du pouvoir terrestre. « Aux nombreux jeunes présents à la Messe de
Saint Venceslas, qui provenaient même des Nations voisines, j‟ai adressé l‟invitation à reconnaître dans le Christ
l‟ami le plus vrai, qui satisfait les aspirations les plus profondes du cœur humain.
Le Saint-Père a rappelé enfin la Rencontre Oecuménique, et la Rencontre avec la Communauté Académique. La
République Tchèque a connu dans son histoire « de durs conflits entre Chrétiens », toutefois « l‟effort pour
progresser vers une unité plus pleine et plus visible entre nous, qui croyons au Christ, rend plus fort et plus
efficace l‟engagement commun pour la redécouverte des racines chrétiennes de l‟Europe. Ce dernier aspect que
mon bien-aimé prédécesseur Jean Paul II avait tant à cœur, a été abordé aussi lors de la Rencontre avec les
Recteurs des Universités, avec les représentants des professeurs et des étudiants et d‟autres personnalités de
renom dans le milieu culturel. Dans ce contexte, j‟ai voulu insister sur le rôle de l‟Institution Universitaire, une
des structures portantes de l‟Europe… L‟Université des études est un milieu vital pour la société, une garantie de
liberté et de développement, comme le montre le fait que c‟est de ces cercles universitaires précisément, que prit
naissance à Prague ce que l‟on appelle „La Révolution de Velours‟. Vingt ans après cet événement historique, j‟ai
proposé de nouveau l‟idée de la formation humaine intégrale, fondée sur l‟unité de la connaissance enracinée
dans la vérité, pour s‟opposer à une nouvelle dictature, celle du relativisme à la domination de la technique ».
Le Saint-Père termina son discours par cette exhortation : « A mes frères et sœurs de République Tchèque, je
renouvelle un message d‟espérance, et une invitation au courage du bien, pour construire le présent le lendemain
de l‟Europe ». (S.L.)
(Agence Fides, 1°octobre 2009)



    VERBA PONTIFICIS


Année Sacerdotale
        « Il n'est pas facile de résumer l'ample doctrine philosophique, théologique et mystique que nous a laissée
saint Bonaventure. En cette année sacerdotale, je voudrais inviter en particulier les prêtres à se mettre à l'école de
ce grand docteur de l'Eglise, pour en approfondir l'enseignement de sagesse enracinée dans le Christ ».
(Rencontre avec la population sur la place Sant’Agostino (Bagnoregio, 6 septembre 20091).

         « Ainsi, la première vertu cardinale du prêtre ministre de Jésus Christ consiste à se laisser façonner par la
vérité que le Christ nous montre. De cette manière, nous devenons des hommes vraiment raisonnables, qui jugent
à partir de l'ensemble et non à partir de détails au hasard. Ne nous laissons pas guider par la petite fenêtre de notre
astuce personnelle, mais par la grande fenêtre, que le Christ nous a ouverte sur la vérité tout entière, regardons le
monde et les hommes et reconnaissons ainsi ce qui compte vraiment dans la vie ». (12 septembre 2009: Chapelle
papale pour l'ordination épiscopale de cinq nouveaux prélats)


Consécration religieuse
        « Chères personnes consacrées, par la profession des conseils évangéliques vous rappelez le primat que
Dieu doit avoir dans la vie de tout être humain, et, vivant en fraternité, vous témoignez combien la pratique du
commandement de l‟amour est enrichissante (cf. Jean 13, 34). Fidèles à votre vocation, vous aiderez ainsi les
hommes et les femmes de notre temps à regarder vers en haut, à se laisser fasciner par Dieu et par l‟Évangile de
son Fils (cf. Vita Consecrata, n. 104) ». (Célébration des Vêpres avec les prêtres, les religieux, les religieuses, les
séminaristes et les mouvements laïcs (Cathédrale Saint-Guy de Prague, 26 septembre 2009).


Oecuménisme
         « Quant à moi, je ressens comme mon devoir particulier de promouvoir cette synodalité si chère à
l'ecclésiologie orientale et saluée avec gratitude par le Concile œcuménique Vatican II. Je partage pleinement
l'estime que l'assemblée conciliaire a réservée à vos Eglises dans le décret Orientalium Ecclesiarum, et que mon
vénéré prédécesseur Jean-Paul II a réaffirmée en particulier dans l'exhortation apostolique Orientale Lumen, ainsi
que le souhait que les Eglises orientales catholiques "soient florissantes" pour accomplir "avec une vigueur
apostolique renouvelée la mission qui leur incombe... de promouvoir l'unité de tous les chrétiens, en particulier

35
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

orientaux, selon le décret sur l'œcuménisme" (Orientalium Ecclesiarum, 1). L'horizon œcuménique est souvent lié
à l'horizon interreligieux. Dans ces deux domaines, c'est toute l'Eglise qui a besoin de l'expérience de coexistence
que vos Eglises ont mûrie dès le premier millénaire chrétien. » (Rencontre avec les patriarches et les archevêques
majeures des Eglises catholiques orientales 19 septembre 2009)


Eucharistie
« [Saint Odon] écrivait: "Dieu, le Créateur de tout, a pris le pain, en disant qu'il était son Corps et qu'il l'aurait offert pour le
monde et il a distribué le vin, en l'appelant son sang"; or, "c'est une loi de nature que la transformation ait lieu selon le
commandement du Créateur", et voilà donc qu'"immédiatement, la nature change sa condition habituelle: sans retard, le pain
devient chair, et le vin devient sang" » (Audience générale del 2 septembre 2009).


Enfance
         Dans l‟Enfant-Jésus de Prague, nous contemplons la beauté de l‟enfance et la préférence que le Christ-
Jésus a toujours manifestée envers les plus petits, comme nous le lisons dans l‟Évangile (cf Mc 10, 13-16).
Combien d‟enfants, au contraire, ne sont pas aimés, ni accueillis, ni respectés ! Combien sont victimes de la
violence et de toutes formes d‟exploitation de la part de personnes sans scrupules ! Puissent être réservés à ces
petits le respect et l‟attention qui leur est dû : les enfants sont l‟avenir et l‟espérance de l‟humanité ! » (Visite à
l'«Enfant Jésus de Prague» (Eglise Sainte Marie de la Victoire de Prague, 26 septembre 2009)


Liberté
         « L‟aspiration à la liberté et à la vérité est une part inaliénable de notre commune humanité. Elle ne peut
être éliminée et, comme l‟Histoire l‟a montré, lorsqu‟elle est déniée, c‟est au péril de l‟humanité même. C‟est à
cette aspiration que la foi religieuse, les différentes formes de l‟art, la philosophie, la théologie et les autres
disciplines scientifiques, chacune avec ses propres méthodes, cherchent à répondre, à la fois sur le plan de la
réflexion ordonnée que sur celui d‟une saine praxis ». (Rencontre avec la communauté académique, Salon
Vladislavskỷ du Château de Prague, 27 septembre 2009))


Mission
        « Le consacré doit être empli de l'Esprit de Dieu et vivre à partir de Lui. Il doit apporter aux pauvres
l'annonce joyeuse, la liberté véritable et l'espérance qui fait vivre l'homme et le guérit. Il doit établir le Sacerdoce
du Christ au milieu des hommes, le Sacerdoce à la façon de Melchisédech, c'est-à-dire le royaume de la justice et
de la paix ». (12 septembre 2009: Chapelle papale pour l'ordination épiscopale de cinq nouveaux prélats)

         « L‟Eglise Universelle, sans limites et sans frontières, se sent responsable de l‟annonce de l‟Evangile vis-
à-vis de peuples entiers (cf. Evangelii Nuntiandi, 53). Germe d‟espérance par vocation, Elle doit continuer le
service du Christ pour le monde. Sa Mission et son service ne sont pas à la mesure des besoins matériels ou même
spirituels qui s‟achèvent dans le cadre de l‟existence temporelle, mais d‟un salut transcendant qui se réalise dans
le Royaume de Dieu (cf. Evangelii Nuntiandi, 27) ». (Journée Mondiale des Missions 2009)


Sagesse
       « La science nous dit beaucoup de choses et nous est utile sous beaucoup d'aspects, mais la sagesse est la
connaissance de l'essentiel - connaissance du but de notre existence et de la façon dont nous devons vivre pour
que la vie soit un juste succès ». (30 août 2009: Célébration eucharistique pour les anciens étudiants du
"Ratzinger Schülerkreis",)


Problèmes actuels
         « L‟expérience de l‟histoire montre à quelles absurdités parvient l‟homme quand il exclut Dieu de
l‟horizon de ses choix et de ses actions, et qu‟il n‟est pas facile de construire une société inspirée par les valeurs
du bien, de la justice et de la fraternité, parce que l‟être humain est libre et que sa liberté demeure fragile. La
liberté doit alors toujours constamment être conquise pour le bien et la recherche non facile d‟« ordonnancements


                                                                                                                                  36
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

droits pour les choses humaines » est une tâche qui incombe à toutes les générations (cf. ibid., 24-25) ». (Messe à
l‟aéroport Tuřany de Brno (27 septembre 2009)


Vertus théologales
         « La foi est donc un perfectionnement de nos capacités cognitives et une participation à la connaissance
que Dieu a de lui-même dans le monde; nous ressentons l'espérance comme une préparation à la rencontre avec le
Seigneur, qui marquera le plein accomplissement de cette amitié qui nous lie d'ores et déjà à Lui. Et dans la
charité, il nous introduit dans la vie divine, nous faisant considérer comme frères tous les hommes selon la
volonté du Père céleste commun ». (Rencontre avec la population sur la place Sant’Agostino (Bagnoregio, 6
septembre 2009



    QUAESTIONES


Année Sacerdotale Ŕ AMÉRIQUE/COSTA RICA - Année Sacerdotale: l‟Archidiocèse de San José célèbre
une “Semaine de prière pour la sanctification des prêtres”
San José (Agence Fides) Ŕ Depuis le dimanche 6 septembre se déroule en ce moment dans l‟Archidiocèse de San
José de Costa Rica une “Semaine de prière pour la sanctification des prêtres”. L‟initiative s‟intègre dans le
domaine de l‟Année Sacerdotale proclamée par le Saint Père Benoît XVI, et elle se terminera dimanche prochain,
13 septembre, avec la Journée du Séminaire. Jeudi 10 septembre, dans toutes les églises paroissiales et dans les
communautés religieuses de l‟Archidiocèse, une Heure Sainte de prière pour la sanctification des prêtres sera
célébrée. A ce propos, le Vicaire Épiscopal pour la Vie du Clergé, Don Eliécer Figueroa, a rappelé qu‟ “il est
important de présenter nos suppliques ferventes à Jésus Eucharistie, en priant pour la sanctification des prêtres
mais aussi, avec beaucoup plus d‟intensité, pour la persévérance de ceux qui vivent déjà un chemin de formation
au séminaire”. Don Figueroa a donc exhorté à prier pour toutes les familles “afin que de celles-ci surgissent de
nouvelles vocations sacerdotales et religieuses”. Durant le week-end, au cours des Saintes Messes célébrées dans
toues les paroisses, une collecte spéciale sera réalisée pour les besoins du Séminaire. (GT) (Agence Fides
9/9/2009)


AMÉRIQUE/PÉROU - Lettre de l‟Archevêque de Lima au clergé pour l‟Année Sacerdotale: “vivre notre
vocation avec la joie qui naît de se savoir fils de Dieu en Christ”

Lima (Agence Fides) Ŕ “La joie est le trait distinctif qui doit se manifester dans toute notre vie: quand nous
prédiquons, quand nous célébrons la Sainte Messe, quand nous travaillons au bureau, quand nous administrons le
Sacrement de la Réconciliation”. C‟est le Card. Juan Luis Cipriani Thorne, Archevêque de Lima, qui l‟affirme
dans sa lettre au clergé daté su 21 septembre, fête de Saint Matthieu, apôtre et évangéliste, écrite pour l‟Année
Sacerdotale. Citant au début l‟exhortation de l‟Apôtre Paul aux Philippiens (4,4-7) “Soyez toujours joyeux dans le
Seigneur, je vous le répète: soyez joyeux!”, le Cardinal invite les prêtres, spécialement en cette Année, à “vivre
notre vocation avec la joie qui naît de se savoir fils de Dieu en Christ. De façon toute spéciale, à travers le
sacrement de l‟Ordre, nous participons à l‟unique Sacerdoce du Christ. Cette joie jaillit aussi du cœur limpide et
plein d‟amour du Christ, qui agit en chacun de nous, prêtres”. Le Cardinal Cipriani rappelle que souvent les
fidèles s‟approchent avec plus de dévotion et de confiance des prêtres lorsqu‟ils les voient sereins et joyeux,
transmettant la paix que le Christ a déposée dans leurs cœurs. “Au contraire, lorsque nous nous présentons avec
un visage coléreux et dans une attitude d‟inconfort, ou avec un ton de voix énervé ou contrarié, les fidèles diront :
ce prêtre n‟est pas content de son ministère, ne le dérangeons pas et cherchons-en un autre”. L‟Archevêque de
Lima invite donc à chercher dans les profondeurs de leur cœur les raisons qui peuvent empêcher cette joie, pour
les corriger ou les confesser, et il ajoute : “En cette Année Sacerdotale, prenez des résolutions de conversion
personnelle sérieuse et durable, et soyez convaincus que l‟amour de Dieu pour vous est infiniment
miséricordieux, et il vous cherche sans cesse pour vous donner sa paix et sa joie”. Avant de conclure sa Lettre, le
Cardinal Archevêque de Lima rappelle que “la meilleure promotion vocationnelle est un prêtre heureux” et il
invite tout le clergé à travailler sérieusement en cette Année Sacerdotale, sur le chemin vers la sainteté, afin que
“resplendisse la lumière de l‟appel pour tant de jeunes”. (S.L.) (Agence Fides 23/9/2009 )


37
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST



Année Sacerdotale Ŕ ASIE/CHINE - Le diocèse de Nin Xia a célébré solennellement le Congrès de l‟Année
sacerdotale avec la présence de son évêque âgé de 98 ans

Yin Chuan (Agence Fides) Ŕ La célébration de l‟Année sacerdotale, en communion avec l‟Église universelle et
en suivant les indications du pape Benoît XVI, continue à être toujours plus suivie en profondeur par toute la
communauté catholique de la Chine continentale. L‟Agence Fides a reçu la nouvelle que le diocèse de Ning Xia,
dans le nord ouest du continent, a célébré le Congrès de l‟Année sacerdotale durant la fête de la bienheureuse
Vierge Marie Reine, le 12 août. Ce fut le rassemblement le plus nombreux du diocèse, avec la présence de son
évêque de 98 ans, Mgr Liu Jing Shan. Dans son discours, Mgr Giuseppe Li Jing, coadjuteur diocésain a souligné
le choix de la date : “nous demandons l‟intercession maternelle de la Madone pour les prêtres, pour les fidèles et
pour le diocèse”. En outre, il a présenté la vie de saint Jean-Marie Vianney, en recommandant trois points à tous :
“les fidèles doivent prendre soin des prêtres (et non pas seulement les prêtres des fidèles) ; le prêtre doit se donner
tout entier pour être un bon prêtre, avec l‟aide du Seigneur et de tous ; le prêtre doit aussi être un bon pasteur” ;
Dans son discours, le coadjuteur a sollicité aussi les prêtres à ne négliger leur foi ni celle des fidèles, en
particulier en ce qui concerne le sacrement de la réconciliation qui est fondamental. (NZ) (Agence Fides
09/09/2009


Année Sacerdotale Ŕ EUROPE/POLOGNE - “Fidèles à Marie et à Son Fils Jésus”: la Procession mariale
de l‟Archidiocèse de Czestochowa au Sanctuaire de Jasna Góra pour l‟Année sacerdotale

Czestochowa (Agence Fides) Ŕ “Fidélité à Marie et à Son Fils” a été le thème principal de la célébration des
vêpres et de la procession mariale organisée par l‟Archidiocèse de Czestochowa au Sanctuaire de la Vierge noire
de Jasna Gñra, à l‟occasion de l‟Année Sacerdotale. La procession mariale avec l‟image de Marie, Vierge de
Czestochowa, patronne de la ville, a été organisée le 25 août, de la cathédrale de la Sainte Famille de Nazareth à
Czestochowa à Jasna Góra.
Selon les informations envoyées à l‟Agence Fides, la célébration a été présidée par Mgr Stanislaw Nowak,
Archevêque métropolitain de Czestochowa, qui dans son homélie lors des Vêpres solennelles, a affirmé entre
autres: « Nous devons être fidèles à Marie Mère de Jésus et nous devons être fidèles à Jésus. Pendant l‟Année
Sacerdotale nous prions aussi pour les prêtres et pour les nouvelles vocations ». A la procession mariale ont
participé les fidèles de toutes les paroisses de l‟Archidiocèse, les prêtres, les religieux et religieuses, les
séminaristes, les membres des mouvements ecclésiaux. (MF/SL) (Agence Fides 1/9/2009)


Année Sacerdotale Ŕ EUROPE/ESPAGNE - Prêtres et catéchistes de Grenade se rencontrent pour réfléchir
sur “Vocation et Catéchèse”, en syntonie avec l‟Année Sacerdotale

Grenade (Agence Fides) Ŕ “Vocation et catéchèse” est le thème de la IX Rencontre interdiocésaine des prêtres et
catéchistes de la Province Ecclésiastique de Grenade, prévue à partir d‟aujourd‟hui, vendredi 25 septembre,
jusqu‟à dimanche prochain, 27 septembre. Comme on le lit dans un communiqué envoyé à l‟Agence Fides, les
travaux auront lieu au Grand Séminaire “San Cecilio” et seront débutés à 19h par un moment de prière. Il est
prévu ensuite l‟intervention de l‟Archevêque de Grenade, Mgr Francisco Javier Martìnez Fernandez, centrée sur
le thème de l‟Année Sacerdotale, à laquelle la rencontre porte une attention particulière. Parmi les rapporteurs, il
y aura le Délégué de la Catéchèse de Grenade, don Juan Carlos Navarro, qui parlera sur “La catéchèse comme
proposition vocationnelle” ; le Délégué de la Catéchèse du diocèse de Carthagène, don Miguel Angel Gil, qui
parlera sur “La catéchèse et la vocation universelle à la sainteté” ; la Vice-chancelier de l‟Archidiocèse de
Grenade, Sœur Teresa Rodrìguez, présentera les “Trois vocations chrétiennes”. Pour le samedi 26 est prévue une
Adoration Eucharistique Solennelle et la récitation des Vêpres, tandis que la rencontre se conclura dimanche 27
avec le rapport sur le thème “le catéchiste, accompagnateur vocationnel”, confié au Sous-délégué pour la
Catéchèse de Carthagène, don José Antonio Rodríguez, avec la présentation de la nouvelle édition de la Première
Étape de l‟Itinéraire Catéchétique, par don Antñn Martìnez Riquelme, Évêque de Carthagène. La Sainte Messe
terminera la rencontre. (GT) (Agence Fides 25/9/2009)




                                                                                                                    38
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Droits de l‟homme - AMERIQUE/ARGENTINE - Le Cardinal Bergoglio pour l‟anniversaire de la
Convention internationale des Droits des travailleurs immigrés: “Cela vaut la peine de lutter pour qu‟il n‟y
ait plus d‟esclavage”

Buenos Aires (Agence Fides) Ŕ « Cela vaut la peine de lutter pour qu‟il n‟y ait plus d‟esclavage, et de „crier‟
pour que cette machine infernale d‟exclusion et de marginalisation ne fonctionne plus ». C‟est ce qu‟a affirmé le
Cardinal Jorge M. Bergoglio, Archevêque de Buenos Aires et Primat de l‟Argentine, pendant la messe célébrée le
4 septembre sur la Plaza Costituciñn, à l‟occasion de l‟Anniversaire de la Convention internationale des Droits
des travailleurs immigrés sur le thème « Avec espérance, dénonciation et engagement, pour une société juste,
libre et digne pour tous ». Le Cardinal a exprimé sa proximité et sa solidarité envers toutes ces personnes qui
souffrent de situations d‟esclavages ou qui subissent une marginalisation en ville. « Nous devons lutter tous unis
» pour pouvoir entreprendre le chemin qui conduit à la justice. « Crions avec force et sans peur. Non à
l‟esclavage, non aux enfants, hommes et femmes considérés comme du matériel de déchet », a ajouté
l‟Archevêque de Buenos Aires. « Ils veulent nous enlever la force, nous voler notre dignité » d‟où la nécessité de
rester unis « pour qu‟il y ait moins d‟esclaves ». Parmi les causes qui favorisent l‟esclavage dans le pays, il y a
sans aucun doute, selon le Cardinal, la diffusion de la corruption. On assiste malheureusement à une ville qui « ne
s‟aperçoit pas qu‟elle vend ses enfants eux-mêmes, les exclut et les rend esclaves », en somme qui « les écarte et
qui les traite comme des marchandises ».
Au cours de la célébration offerte pour toutes les personnes rachetées du réseau de la prostitution, pour les
victimes de l‟exploitation par le travail et pour tous ceux qui ont été contraints de travailler dans la clandestinité,
pendant l‟offertoire plusieurs personnes ont porté à l‟autel un sac confectionné par des couturières issues du
travail souterrain, et des photographies de femmes disparues, victimes d‟organisations criminelles.
Pour la seconde année consécutive, la messe présidée par le Card. Bergoglio a été organisée par les Sœurs
Oblates du Très Saint Rédempteur, par les paroisses du décanat de Boca-Barracas-Cositución et par le
Département de migration de l‟Archevêque de Buenos Aires. A la célébration étaient présents, entre autres, la
coopérative « La Alameda » et le Mouvement de Travailleurs exclus (MTE), des organisations engagées dans la
dénonciation de cas d‟exploitation et de traite des personnes. (GT) (Agence Fides 7/9/2009)


Droits de l‟homme Ŕ AMERIQUE/COSTA RICA - L‟Eglise s‟oppose au projet de loi « pour un état laïc » :
« une démocratie sans valeurs… se convertit facilement en une dictature et finit par trahir son peuple »

San José (Agence Fides) Ŕ « Une démocratie sans valeurs... se convertit facilement en une dictature et finit par
trahir son peuple ». C‟est ce qu‟on lit dans un message signé par le Cardinal Hugo Barrantes Ureða, Archevêque
de San José de Costa Rica et président de la Conférence épiscopale du Costa Rica, relatif au projet de loi n°17511
avancé par le « Mouvement pour un état laïc en Costa Rica ». Selon les promoteurs, le projet naît dans le but de
sauvegarder la liberté religieuse des citoyens, par la modification des articles 74 et 104 de la Constitution
politique.
Pour les évêques, au contraire, il s‟agit d‟une « fausse intention », car la « rédaction actuelle de l‟article 75 et
l‟interprétation juridique de la Cour constitutionnelle » garantissent déjà largement la liberté religieuse du peuple,
« en pleine harmonie avec le règlement international et la Doctrine sociale de l‟Eglise ».
Les membres du Mouvement pour un état laïc sont manifestement des « adversaires de l‟Evangile et de l‟éthique
chrétienne qu‟enseigne l‟Eglise » et nourrissent un « intérêt particulier marqué » qui certainement « est un
obstacle à la recherche du bien commun authentique », en plus de les discréditer comme « défenseurs supposés de
la liberté religieuse », dénoncent les signataires.
Selon les membres de la Conférence épiscopale du Costa Rica, la propositon, outre « ne pas refléter la volonté de
la majorité des électeurs », entend modifier la Constitution politique, qui « comme fruit de notre identité
nationale, a permis historiquement une collaboration saine, respectueuse et équilibrée entre l‟Eglise et l‟Etat en ce
qui concerne le développement intégral de notre pays ». En même temps, « la suppression du nom de Dieu du
serment constitutionnel montre clairement un douloureux sécularisme, totalement opposé au concept de juste
autonomie de la communauté politique et de l‟Eglise », et comme l‟affirme le Saint-Père Benoît XVI, sans Dieu
la vie publique « s‟appauvrit de motivations et la politique prend un aspect oppressif et agressif ».
C‟est pourquoi « notre opposition au projet susdit a son fondement dans la défense des principes et des valeurs
qui favorisent une authentique démocratie, et non dans la recherche de prétendus privilèges, car « une démocratie
sans valeurs… se convertit facilement en une dictature et finit par trahir le peuple » conclut le Message du CEC.
(GT) (Agence Fides 28/9/2009)


39
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST


Droits de l‟homme Ŕ ASIE/PAKISTAN - Pétition pour abolir la “Loi sur le blasphème”

Islamabad (Agence Fides) Ŕ Les chrétiens au Pakistan se mobilisent contre la loi controversée sur le blasphème:
la Commission “Justice et Paix”, au sein de la Conférence épiscopale du Pakistan, a en effet organisé une pétition
populaire, réunissant des signatures à présenter au gouvernement pour demander l‟abolition de la loi. Il s‟agit,
dans le détail, des articles 295, b), c) et 298 a), b), c) du Code de droit pénal pakistanais, qui déterminent les
mesures sur le blasphème, souvent utilisées pour frapper les minorités religieuses comme les chrétiens et les
ahmadi.
Le Code condamne « tous ceux qui par des paroles ou par des écrits, des gestes ou des représentations visibles,
avec des insinuations directes ou indirectes, insultent le nom sacré du Prophète ». Les peines relatives prévoient la
prison dure, jusqu‟à la prison à vie et à la peine de mort. L‟initiative de la pétition populaire a été lancée ces
derniers jours, après les nouvelles violences subies par les chrétiens à Kasur, Gojra et dans d‟autres lieux du pays.
En particulier, note un communiqué de Son Exc. Mgr Lawrence Saldanha, Président de la Conférence épiscopale,
“les épisodes de Gojra sont un exemple emblématique d‟abus de la loi sur le blasphème et de ses conséquences:
elle a été utilisée pour justifier des violences et des agressions”.
La communauté chrétienne au Pakistan et les autres communautés religieuses, qui souvent subissent les abus de la
loi sur le blasphème, demandent depuis quelque temps la modification ou l‟abolition de la mesure. Le président
Pervez Musharraf avait déjà tenté de réformer la loi en 2000, mais n‟avait pas réussi, à cause de la pression de
groupe fondamentalistes et des partis religieux. L‟Eglise s‟est toujours opposée à la loi qualifiée par Mgr
Saldanha d‟“injuste et discriminatoire”. C‟est pourquoi il en a demandé officiellement l‟abrogation, par différents
appels publics, au nom d‟un principe de justice, d‟équité, de respect des droits de l‟homme pour tous les chrétiens
pakistanais, quelque soit leur religion.
Les associations pour les droits de l‟homme dénoncent que les conditions des minorités chrétiennes sont pires ces
derniers mois, et que la loi sur le blasphème est souvent instrumentalisée pour se débarrasser d‟adversaires,
d‟ennemis, de personnes gênantes, notamment appartenant aux minorités religieuses.Selon les données réunies
par la Commission « Justice et paix », l‟abus de cette loi conduit de nombreuses personnes à être privées de leur
liberté et même à risquer pour leur vie. De 1986 à 2009, 964 personnes ont été accusées de blasphème, et dans de
nombreux cas le tribunal a vérifié que les accusations étaient fausses et infondées. (PA) (Agence Fides 1/9/2009)


Famille Ŕ AMERIQUE/ARGENTINE - Pour l‟Archevêque de Rosario, “comparer les unions de fait au
mariage signifie minimiser sa valeur et celle de la famille”

Rosario (Agence Fides) Ŕ “Comparer les unions de fait au mariage signifie minimiser sa valeur et celle de la
famille”. Ce sont les mots prononcés par l‟Archevêque de Rosario, Mgr José Luis Mollaghan, intervenu ces
derniers jours au sujet du projet de loi sur les couples de fait, en discussion dans la province. Comme on
l‟apprend du communiqué envoyé à l‟Agence Fides par l‟Archevêque de Rosario, Mgr Mollaghan a invité,
comme Pasteur, à « réfléchir sur le bien commun et en particulier sur l‟inestimable richesse du mariage et de la
famille ». Tout d‟abord Ŕa-t-il dit Ŕ il faut « préciser les concepts, car la confusion empêche de connaître la
signification des couples de fait, autant dans le présent que dans une perspective future ». Pour l‟Archevêque il
n‟est pas possible d‟« accepter une semblable reconnaissance sans un fondement éthique et culturel qui le justifie
». Ce type de relations stables, même s‟ils expriment des liens qui ressemblent au mariage, « naturellement ne le
sont pas et ne peuvent l‟être ». C‟est pourquoi « comparer les couples de fait à la richesse du mariage, qui est une
union stable entre un homme et une femme, avec des valeurs éthiques intégrés dans la culture », signifie « en
minimiser la valeur, de même que celle de la famille », outre créer un déséquilibre pour les enfants.
Une législation semblable Ŕ lit-on encore dans le communiqué- « ne peut faire abstraction d‟un lien profond avec
la morale, car le bien doit être un composant de toute la loi ». En ce sens, « une vraie loi n‟est pas suffisante si
elle exprime seulement la volonté du législateur ou d‟une majorité, mais il est nécessaire qu‟elle ait une
dimension axiologique et qu‟elle conduise au vrai bien ». (GT) (Agence Fides 15/9/2009)


Famille Ŕ AMERIQUE/COSTA RICA - Le Président de la Conférence épiscopale sur le projet de loi sur les
unions homosexuelles: l‟Eglise voit dans la famille “une valeur très importante, qui doit être défendue
contre tout ce qui met en danger sa solidité et qui porte préjudice à son existence »



                                                                                                                  40
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

San José (Agence Fides) Ŕ Comparer l‟union de personnes du même sexe au mariage représente un acte
inconstitutionnel. C‟est ce qu‟affirme Mgr Hugo Barrantes Hureða, Archevêque de San José et Président de la
Conférence épiscopale du Costa Rica, au sujet du projet de loi “des sociétés de vie en commun”. Intervenant le 3
septembre devant la Commission pour les droits de l‟homme de l‟Assemblée législative, le prélat a rappelé que «
protéger la nature intrinsèque de l‟institution familiale » représente une obligation pour l‟Etat, et qu‟« aucune
union entre personnes de même sexe ne peut se fonder sur un consentement matrimonial plein ».
Pendant son intervention, Mgr Barrantes Hureña a fait référence à plusieurs textes fondamentaux, parmi lesquels
la Déclaration universelle des droits de l‟homme, la Convention américaine sur les droits de l‟homme, la
Convention sur les droits des enfants, et la Constitution politique du pays. Analysant le thème à partir de la
perspective des droits de l‟homme, l‟Archevêque de San José a réaffirmé que cinq des principaux traités sur ce
thème « s‟occupent de la nature juridique de l‟institution familiale, et tous le font d‟une manière pleinement
coïncidente », concluant que « la famille est l‟élément naturel et fondamental de l‟Etat ». C‟est pourquoi la
famille elle-même « doit recevoir la plus grande protection possible de l‟Etat, en particulier au moment de sa
constitution et pendant tout le processus de croissance et de formation des enfants ».
Se référant au projet de loi « des sociétés de vie en commun », le président de la Conférence épiscopale du Costa
Rica a noté que, bien que dans le préambule on parle d‟« unions entre personnes du même sexe différentes du
mariage », la totalité du projet « reflète le contraire », à savoir la volonté cachée de « comparer ces unions au
mariage, autant dans les droits que dans les devoirs, et non seulement pour des questions d‟ordre patrimonial mais
aussi dans le cas de droits personnels ». De toute façon, tel qu‟il est envisagé, le projet « est manifestement
contraire » à la Constitution du pays, qui considère le mariage comme « base essentielle de la famille », pour cela
destinataire d‟une protection spéciale de la part de l‟Etat.
Concluant son intervention, Mgr Hugo Barrantes a réaffirmé que l‟Eglise voyait dans la famille « une valeur très
importante, qui doit être défendue contre tout ce qui met en danger sa solidité et porte préjudice à son existence »,
et a exhorté les participants, à remplir « avec sincérité, rectitude, charité et force » la mission qui leur a été
confiée par le peuple, en légiférant « sur la base de principes éthiques et en faveur du bien commun ». (GT)
(Agence Fides 8/9/2009)


Jeunes Ŕ ASIE/CHINE - Naissance d‟une Association catholique jeune dans la zone rurale du diocèse de
Jin Zhong, pour encourager les jeunes à être “sel de la terre et lumière du monde”

Yu Ci (Agence Fides) Ŕ L‟Association catholique jeune “Sel de la terre et lumière du monde” qui accueille les
jeunes catholiques dans le district de Qi Xian, dans le diocèse de Jin Zhong (aujourd‟hui Yu Ci), est née
officiellement le 23 août par une Messe solennelle. “Enrichir et donner une qualité à la vie de foi des jeunes”, tel
est le motif qui a inspiré le curé, don Zhu Tuan Cheng, ainsi que les travailleurs laïcs pour promouvoir la
naissance de l‟association. Selon le principe “Aimer le Seigneur et son prochain, soutenir les opprimés”, la
communauté catholique locale veut “fortifier le sens des responsabilités au regard de l‟avenir de l‟Église et de la
société ; approfondir la foi des jeunes ; promouvoir la collaboration entre jeunes ; renforcer la participation des
jeunes à la vie paroissiale”. Ainsi se construit l‟avenir de l‟Église. Selon le programme qu‟elle s‟est donné,
l‟Association organise principalement deux grands moments de formation durant l‟année, en période estivale et
en période hivernale, pour se trouver en phase avec les exigences scolaires. Par ailleurs, chaque petit groupe peut
organiser différentes activités selon ses propres exigences et ses possibilités, et accueillir aussi les jeunes non
catholiques qui désirent y prendre part. Le diocèse de Yu Ci (aujourd‟hui Ji Zhong) a été séparée de
l‟archidiocèse de Tai Yan (chef-lieu de la province du Shan Xi), le 7 juin 1931, et il est devenu Préfecture
Apostolique en 1932, Vicariat Apostolique en 1944, et diocèse en 1946 (avec comme premier évêque, le
dominicain italien Emenegildo Focaccia), l‟année de l‟institution de la Hiérarchie en Chine. Aujourd‟hui, le
diocèse compte plus de 20 000 fidèles, une trentaine de prêtres, 29 séminaristes et une trentaine de religieuses de
la congrégation diocésaine de l‟Assomption. Par ailleurs, le diocèse gère aussi une clinique qui offre des soins
aussi bien selon l‟usage occidental que selon les traditions chinoises. (NZ) (Agence Fides 03/09/2009)


Migrations Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - Journée Nationale du Migrant sur le thème “Migrants, en
construisant l‟unité entre les peuples et culture” : “L‟immigré ne doit pas être vu comme une menace mais
bien comme une richesse”

La Paz (Agence Fides) Ŕ “Migrants, en construisant l‟unité entre les peuples et les cultures”, tel est le thème
choisi pour la célébration de la Journée Nationale du Migrant, qui aura lieu en Bolivie dimanche prochain, 6

41
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

septembre. A cette occasion, la Pastorale de la Mobilité Humaine (PMH) du pays est en train de célébrer diverses
activités en syntonie avec le thème. Le coordinateur national de la PMH de la Bolivie, Don Mario Videla, a
exhorté tout le monde à “se rappeler que l‟important, en tant que chrétien, est de ne pas limiter la créativité, parce
que cela signifierait limiter la volonté de Dieu”. Il vaut mieux “accepter tout ce qui l‟entoure, de manière
naturelle, à commencer par la diversité de nos frères et par la diversité des credo pour construire ensemble
l‟unité”. Enfin, il a rappelé que “l‟immigré ne doit pas être vu comme une menace, mais bien comme une richesse
qui, comme le signale le thème de cette année, contribue à l‟unité entre les peuples et la culture, qui à leur tour se
renouvelle, croissent et se renforcent”. Don Videla a également fait référence à ce qui arrive dans la région de
Pando où, à la suite de l‟approbation de la nouvelle Constitution, on rapatrie les citoyens brésiliens qui s‟étaient
déjà installés là avec leur famille, qui ont des enfants et qui se sentent désormais boliviens : “au nom du principe
de supériorité nationale, on les chasse de leurs terres”. Il s‟agit de familles “qui n‟étaient pas préparées à cet
événement, et cela génère de nombreuses tensions entre les frères”, a signalé le Coordinateur national de la PMH.
Comme activité préparatoire de la Journée Nationale du Migrant, mercredi 2 septembre, dans la basilique mineure
de Marie Auxiliatrice à la Paz, Mgr Gonzalo del Castillo, Ordinaire de Castrense, a célébré la messe et partagé
l‟expérience missionnaire qu‟il a eue avec la communauté bolivienne enracinée en Argentine. Dans l‟après-midi
du 3 septembre, en revanche, à l‟Université Salésienne de la Paz, s‟est déroulé le séminaire-laboratoire :
“Immigration et famille”. La sainte messe de dimanche 6 septembre, Journée Nationale du Migrant, sera présidée
par l‟évêque de la Paz, Mgr Edmundo Abastoflor, en la basilique de Saint François. (GT) (Agence Fides 4/9/2009

Migrations Ŕ AMÉRIQUE/COLOMBIE - Semaine du Migrant 2009 sur le thème “En construisant la
dignité dans la diversité culturelle” et “Donner un témoignage fraternel au service des frères immigrés et
des sans logis”

Bogotà (Agence Fides) Ŕ “En construisant la dignité dans la diversité culturelle”, tel sera le slogan de la Semaine
du Migrant 2009, qui aura lieu en Colombie du 13 au 20 septembre. L‟événement est coordonné par la section de
Mobilité Humaine du Secrétariat National de la Pastorale Sociale (SNPS/Caritas colombienne), qui pour
l‟occasion a élaboré un guide approprié pour les célébrations dans les différentes communautés. Parmi les
objectifs de la semaine, la volonté d‟ “accroître notre travail pastoral d‟accueil, d‟attention humanitaire, de
proximité et de soutien” aux plus nécessiteux, lit-on dans le matériel diffusé par la Pastorale de la Mobilité
humaine de la région métropolitaine de Bogotà, envoyé à Fides. En se rappelant, l‟Année Paulinienne à peine
achevée, on souligne que “l‟attitude de l‟Apôtre des Gentils nous appelle à accompagner les différentes situation
sociales et culturelles à travers notre action pastorale d‟accueil, pour donner un témoignage fraternel au service de
nos frères immigrés et sans logis”. Les différents initiatives prévues au cours de la semaine, dans le but de
“réveiller la conscience et l‟engagement social de la communauté à l‟égard des immigrés et des dépeuplés, en
tenant en considération leurs diversités culturelles”, s‟articulent en conférences sur le thème de l‟immigration
dans une perspective de différence ; un pèlerinage ; des programmes sur le thème des moyens de communication ;
une heure sainte pour les immigrés ; une fête des peuples dans le but de favoriser l‟intégration multiethnique ; la
sainte messe avec des intentions particulières dans les paroisses, durant la Journée Nationale du Migrant, le 20
septembre ; une collecte en faveur des dépeuplés. (GT) (Agence Fides 11/9/2009)


Migrations Ŕ ASIE/THAILANDE - “Non à la fermeture des centres et des écoles catholiques pour les
enfants immigrés”: la société civile thaïlandaise

Bangkok (Agence Fides) Ŕ La communauté catholique thaïlandaise a, parmi ses principales activités dans le
domaine de la solidarité, celle de l‟accueil, de l‟assistance, du soin de la scolarisation des enfants des familles
d‟immigrés qui arrivent en Thaïlande depuis les pays voisins où la situation politique est difficile, comme au
Myanmar, au Laos, au Cambodge. Les enfants sont souvent victime du trafic d‟êtres humains, organisé de
manière criminelle, et trouvent dans les structures catholiques encore un peu de salut, un lieu où ils peuvent
reconquérir leur dignité et où ils peuvent croître au niveau humain, culturel et spirituel. Selon ce qu‟apprend
l‟Agence Fides de l‟Eglise thaïlandaise, Wanchat Wongchaichana, le nouveau gouverneur de la province de
Ranong, en Thaïlande méridionale Ŕ un territoire qui s‟étend le long du côté sud-occidental du Myanmar Ŕ a
annoncé sa position de fermer tous les centres et toutes les écoles qui s‟occupent des enfants d‟immigrés, pour
s‟opposer au phénomène de l‟immigration clandestine : dans la province, il y en a bien 96, dont la plupart sont
gérés par des instituts religieux catholiques. L‟annonce a généré une protestation massive de la part de la société
civile locale, dirigée par des organisations pour les droits humains, les associations et les mouvements d‟église, et
par les religieux actifs dans le service aux immigrés. Le Jesuit Refugee Service, organisation très impliquée dans

                                                                                                                   42
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

la zone, a avertit que cette mesure pourrait avoir comme effet une augmentation du trafic des mineurs, du nombre
d‟enfants soldats et de la prostitution des mineurs, avec un énorme dommage à la communauté civile de Ranong.
Dans les centres gérés par les Jésuites, il y a plus de 800 enfants birmans, surtout de l‟ethnie Mon, entre 5 et 14
ans. Tous espèrent que l‟annonce du gouverneur ne soit pas l‟objet d‟une loi : la lutte clandestine ne peut se
répercuter sur la vie d‟un enfant. (PA) (Agence Fides 17/09/2009)


Migrations Ŕ EUROPE/ITALIE - L‟Archevêque Marchetto: « Là où l‟étranger devient hôte et est accueilli,
la possibilité de voir l‟autre comme un ennemi diminue progressivement»

Recoaro Terme (Agence Fides) - “Les causes qui souvent contraignent les migrants à quitter leur pays et à
chercher de meilleures opportunités ailleurs sont la pauvreté, l‟impossibilité de trouver un emploi adéquat et
digne, plus ou moins stable, dans le pays d‟origine, ou la fuite suite à des catastrophes naturelles, des conflits, des
guerres et des persécutions à caractère politique ou religieux, ou à des violations des droits de l‟homme”. C‟est ce
qu‟a réaffirmé l‟Archevêque Agostino Marchetto, Secrétaire du Conseil pontifical de la Pastorale pour les
migrants et les itinérants, en intervenant le 12 septembre sur le thème “immigrants: aspects économiques, sociaux
et religieux”, au Congrès Rezzara di Recoaro Terme.
Mgr Marchetto a rappelé que les migrations internationales « doivent être considérées aussi dans la perspective
des programmes intentionnels pour le développement et des stratégies nationales relatives. En effet, les remises
d‟argent des travailleurs migrants ont apporté une grande contribution à l‟économie en général, mais
particulièrement à celle des pays en voie de développement, dont proviennent beaucoup ». Puis il a mis en
évidence la nécessité que « les pays de destination effectuent un „recrutement éthique‟ et coopèrent dans la
formation des professionnels qui sont nécessaires dans les pays de provenance des immigrés », il est par ailleurs
important « que les gouvernements des pays d‟origine renforcent les liens avec leurs citoyens qui se trouvent à
l‟étranger » car ils contribuent au développement de leur terre natale « non seulement par les remises mais aussi
par l‟importation dans la patrie de leur savoir faire et des nouvelles technologies connues, s‟ils y retournent ».
Exhortant à ne pas considérer le phénomène migratoire seulement pour ses côtés négatifs, même si certes ils
existent, Mgr Marchetto a rappelé que « l‟immigration irrégulière a toujours existé, mais a souvent été tolérée car
elle fournissait une réserve de force de travail tendant peu à peu à améliorer la position des migrants réguliers et à
les insérer de façon stable dans le monde du travail. Aujourd‟hui le phénomène a cependant atteint la phase
d‟urgence sociale, car suite à l‟augmentation de leur nombre, il y a sur le marché une œuvre de main d‟œuvre qui
dépasse largement les exigences de l‟économie, qui dans de nombreux cas ne réussit pas même à absorber l‟offre
locale. Naît ainsi le soupçon que l‟étranger retire des emplois aux autochtones, quand ce sont souvent eux-mêmes
qui ne veulent pas s‟engager dans des types d‟activité et de travail déterminés, qu‟il considèrent comme « sales »
ou « humiliants ». Ce phénomène doit donc être prévenu « d‟une part par une lutte contre ceux qui exploitent
l‟expatriation des irréguliers, et de l‟autre part une coopération internationale, destinée à promouvoir la stabilité
politique et à supprimer les causes endémiques du sous-développement ».
La situation d‟irrégularité, cependant, a mis en évidence Mgr Marchetto, ne diminue pas la dignité du migrant,
même quand il est irrégulier : ses droits inaliénables « ne peuvent être violés ni ignorés », des droits les plus
élémentaires aux droits civils et politiques et aux droits du travail. Pour l‟immigré cependant, « c‟est un devoir de
respecter l‟identité et les lois du pays de destination, de s‟engager pour un juste intégration (et non assimilation)
dans celui-ci et d‟en apprendre la langue. Il faut avoir de l‟estime et du respect pour le pays accueillant, jusqu‟à
en arriver à l‟aimer et à le défendre ».
Puis le Secrétaire du Conseil pontifical de la pastorale des migrants et des itinérants s‟est arrêté sur deux mots
actuellement beaucoup utilisés, pas toujours à propos : dialogue et tolérance. Le dialogue n‟est pas « une simple
conversation », mais est surtout « confrontation, interaction, capacité à écouter et à entrer dans la vision de
l‟autre, disponibilité à l‟accueillir, sans superficialité et sans perdre son identité. Le dialogue ne se réduit pas non
plus à quelque chose d‟intellectuel, mais doit surtout impliquer la vie vécue, et doit plutôt être exprimé par un
simple geste de respect, de salut, de solidarité, de fraternité ». « Comme le dialogue, la tolérance est aussi un mot
un peu érodé par l‟usage, mais encore très important. Par exemple se diffuse aujourd‟hui, de fait, l‟image de
l‟Islam comme « monolithe intolérant », une religion de conquête, alors que la majorité des musulmans se sent et
se proclame tolérante. Cette opposition risque de compromettre les efforts de dialogue et de provoquer une
réaction qui peut devenir explosive. D‟une part on laisse de la place au racisme, de l‟autre on pousse au repli sur
soi. Les deux religions, celle chrétienne et celle musulmane, ont au contraire à leur base une tradition
d‟hospitalité et d‟accueil, „mutatis mutandis‟ ».
“Là où l‟étranger devient hôte et est accueilli, se réduit progressivement la possibilité de voir l‟autre comme un
ennemi” a poursuivi l‟Archevêque, qui a souligné que « accueillir l‟étranger, pour le vrai chrétien, signifie

43
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

accueillir Dieu lui-même ». Mgr Marchetto a relevé que « même le monde islamique a une tradition d‟hospitalité
qui se manifeste dans le Coran. La tradition à l‟ouverture est donc à la base aussi de la religion islamique, qui
cependant connaît aujourd‟hui des franges, parfois malheureusement très consistantes, extrémistes et violentes ».
Enfin, le souvenir du 11 septembre « a mis en évidence de grandes contradictions dans le rôle des religions dans
la construction de la paix » et « la nécessité d‟un saut de qualité dans la rencontre interreligieuse : nous sommes
tous invités à écouter et à nous mettre en jeu pour l‟autre ». Au terme de son intervention, Mgr Marchetto a
observé: “la recherche d‟un équilibre satisfaisant entre un code commun de cohabitation et l‟exigence de la
multiplicité culturelle pose des problèmes délicats et de solution difficile... Parfois ces peurs prennent le chemin
de l‟anéantissement ou de la négation de l‟identité de l‟autre, voulant plutôt l‟assimiler à la culture dominante ;
d‟autres fois, la peur conduit à l‟adoption de principes d‟assistance pure, qui humilient ceux qui en bénéficient
parce qu‟ils blessent l‟estime qu‟ils ont d‟eux-mêmes. La mission à remplir est alors de jeter sur la table du débat
la proposition d‟une voie capable de conjurer Charybde et Scylla, c'est-à-dire l‟impérialisme culturel, qui conduit
à l‟assimilation des cultures différentes à celle dominante, et le relativisme culturel, qui conduit à une
balkanisation de la société ». (S.L.) (Agence Fides 15/9/2009)


Mission Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - “Nous ne pouvons pas avoir peur d‟être catholiques et chrétiens”:
lancement de la Mission Permanente dans la Prélature de Corocoro

La Paz (Agence Fides) Ŕ La semaine dernière, les 12 et 13 septembre, la Prélature territoriale de Corocoro
(dépendant de La Paz, Bolivie) a lancé la Mission Permanente continentale. Durant la Sainte Messe de lancement
de la mission, Mgr Toribio Ticona, Évêque de la Prélature, a rappelé aux présents que depuis le jour de leur
baptême, “nous nous sommes convertis en prophètes du Seigneur et nous sommes appelés à annoncer la Bonne
Nouvelle sans honte ni crainte”. Pour cela, “nous ne pouvons pas craindre d‟être catholiques et chrétiens”, surtout
si “notre foi se fonde dans la vie de la Très Sainte Trinité, qui est Père, Fils et Saint Esprit”. Le chemin à
parcourir Ŕ a ajouté l‟Évêque durant l‟homélie - “ne peut pas se réduite aux seules paroles, et la mission ne finit
pas aujourd‟hui, mais au contraire elle commence avec ces sandales, symbole des chaussures du Pêcheur”. Les
sandales, en effet, dont le symbole que Mgr Ticona a choisi pour le lancement de la Mission, avec le texte de la
Bible et le Tryptique de la Mission, seront envoyés dans toutes les paroisses. (GT) (Agence Fides 16/9/2009


Mission Ŕ ASIE/INDE - Le Congrès Missionnaire Indien approche : présentation del‟hymne et
inauguration du nouveau site web de l‟évènement

Mumbai (Agence Fides) Ŕ “Le Congrès Missionnaire Indien est, d‟un côté, la célébration des 2000 ans du
christianisme en Inde, mais aussi un rappel très actuel à renouveler notre foi” : c‟est ce qu‟affirme, dans une note
envoyée à l‟Agence Fides, Son Éminence le Card. Oswald Gracias, Président de la Conférence Épiscopale de
l‟Inde, en parlant de l‟ouverture prochaine des travaux du Congrès Missionnaire Indien, qui aura lieu à Mumbai
du 14 au 18 octobre 2009. Avec l‟approche de l‟événement clou de la communauté catholique indienne de 2009,
c‟est aussi l‟annonce de l‟hymne qui sera le pilier sonore du Congrès, intitulé “let your light shine” ; et, surtout, le
nouveau site internet www.indianmissioncongress.com a été présenté ; on pourra y suivre constamment les
travaux du Congrès et y trouver toutes les informations utiles. Le Cardinal Gracias rappelle que “ça a toujours été
une volonté du Pape Jean-Paul II, confirmée ensuite par le Pape Benoît XVI, que d‟organiser ces Congrès
Missionnaires Continentaux et ensuite nationaux, qui sont vus comme des opportunités pour renouveler la tâche
de la mission à tous les niveaux. Le but est d‟approfondir la foi de chaque fidèle, de reconnaître son propre droit
et devoir vis-à-vis de l‟œuvre missionnaire, de sensibiliser le peuple de Dieu sur les besoins des missions et sur la
nécessité de proclamer le Christ au monde entier”. Le Congrès a été préparé dans les mois derniers par un travail
d‟équipe dans tous les diocèses, qui se sont efforcés de rédiger les réflexions, les suggestions et les projets à
inclure dans le document préparatoire du Congrès, qui délimitera les défis et les propositions pour la mission dans
la grande nation indienne.
L‟événement a été lancé sur l‟exemple du Congrès Missionnaire Asiatique et entend actualiser et conceptualiser
les indications et les défis qui ont émergé lors du grand événement célébré par les Églises du continent asiatique
en Thaïlande en 2006. “L‟évangélisation n‟est pas une des tâches de l‟Église, mais c‟est l‟unique tâche”,
affirment les organisateurs, en soulignant comment le Congrès pourra augmenter la sensibilisation missionnaire
dans l‟Église indienne. Là-bas se réuniront des Évêques, des délégués, des théologiens, des diocèses des trois rites
présents en Inde : Latin, Syro-malabare et Syro-malankare. (PA) (Agence Fides 10/9/2009)


                                                                                                                     44
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST


Mission Ŕ ASIE/TAIWAN - La communauté catholique de l‟île commence la neuvaine à sainte Thérèse de
l‟Enfant Jésus, pour se préparer à la fête de la Sainte Patronne des Missions

Tai Pei (Agence Fides) Ŕ La communauté catholique de Taiwan se prépare de manière intense à vivre la fête de
la Patronne des Missions, Sainte Thérèse de l‟Enfant Jésus, le 1er octobre, qui est le mois de la mission, et qui
aura son point culminant avec la Journée Mondiale de la Mission. Hier, 23 septembre, a commencé la neuvaine à
la Sainte Patronne dans les 7 diocèses de l‟île, avec des intentions particulières de prière pour chaque jour et
également des initiatives à relais. Mons. Zeng Qing Dao, Recteur magnifique de l‟Université Catholique de Fu
Ren, a présidé la prière du premier jour, 23 septembre, dédiée à la paix dans le monde et à la prospérité.
Aujourd‟hui, 24 septembre, l‟évêque du diocèse de Hsinchu présidera la prière dédiée à la construction de
l‟Église locale. Demain, 25 septembre, un prêtre de Tai Pei guidera la prière pour la sanctification de la famille
catholique. L‟évêque de Kiayi et un missionnaire savérien guideront la prière dédiée aux personnes âgées et aux
malades, le 26. En revanche, ce sera un prêtre de l‟archidiocèse de Tai Pei qui présidera la prière dédiée aux
travailleurs le 27 septembre. Le Vicaire général de Tai Pei priera pour toutes les personnes en difficulté, le 28,
tandis que l‟évêque de Tai Chung présidera la célébration du 29 septembre “pour que les jeunes puissent se
donner au Christ avec courage”. Le 30 septembre, ce sera le Secrétaire Général de la Conférence épiscopale
régionale de Taiwan qui guidera la célébration dédiée à l‟annonce de l‟Évangile. Enfin, Mgr Hong Shan Chuan,
archevêque de tai Pei et Président de la Conférence épiscopale régionale, présidera le 1er octobre la messe
solennelle en l‟honneur de la Sainte Patronne des Missions et Docteur de l‟Église, sainte Thérèse de l‟Enfant
Jésus. (NZ) (Agence Fides 24/09/2009)

Mission Ŕ EUROPE/ITALIE - “Mettre Dieu et la Mission au premier plan” : les travaux du 17ème
Chapitre Général des Missionnaires Comboniens

Rome (Agence Fides) Ŕ Le 17ème Chapitre Général des Missionnaires Comboniens s‟ouvrira officiellement par
une concélébration eucharistique, dimanche prochain, 6 septembre. Toutefois, déjà depuis le 31 août, les 72
capitulants et les 11 observateurs qui y prendront part sont arrivés à Rome, du monde entier, pour vivre cette
semaine de rencontre, dans la prière, dans le partage de réflexion et d‟expérience. A ce 17ème chapitre général, il
y aura 72 capitulants. Les membres de droit sont au nombre de 28 : 23 supérieurs de Province ou de Délégations,
et 5 membres du Conseil Général. Les délégués choisis à la base sont en revanche 44, 35 prêtres et 9 frères.
Durant cette semaine, interviendront le Recteur Magnifique des Salésiens, le Père Pascual Chavez Villanueva, sur
le thème “Spiritualité et Mission” ; le Supérieur général des Jésuites, le Père Adolfo Nicolas ; Son Exc. Mgr
Agostino Gardin, Secrétaire de la Congrégation pour les Instituts de Vie Consacrée et les Société de Vie
Apostolique ; Mère Adele Brambilla, Supérieure Générale de la Mission Combonienne. La semaine de
préparation se conclura avec des rencontres avec les trois derniers Supérieurs Généraux des Missionnaires
Comboniens (le Père Francesco Pierli, le Père David Glenday, le Père Augusto Ferriera), et avec deux experts (le
Père bolivien Marcos Recolons de Arguer et le Père tchadien Jean Roger Ndombi, membres du Conseil Général
des Jésuites et respectivement coordinateurs pour l‟Amérique Latine et l‟Afrique).
Fondé en 1867, par saint Daniele Comboni (1831-1881), canonisé par Jean-Paul II le 5 octobre 2003, à la fin du
précédent Chapitre Général, les Missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus (MCCI) sont aujourd‟hui environ 1
702 (18 évêques, 1 252 prêtres, 266 frères religieux et 173 étudiants en dernière année de préparation), et sont
présents dans 182 diocèses de 42 nations d‟Afrique, d‟Asie, d‟Amérique Latine, d‟Europe et d‟Amérique du
Nord. Ils œuvrent dans les contextes les plus divers de la mission : première évangélisation, périphérie des
mégalopoles, formations des ouvriers pastoraux, promotion des indios et des afro-américains, animation des
vocations, sans compter leur forte présence dans le domaine des mass-médias.
L‟actuel Supérieur Général, le Père Teresino Serra, concluait la lettre officielle de lancement du Chapitre par ces
mots : “Le Chapitre Général sera une grâce si il est un événement pde Pentecôte. Nous devons donc laisser tout
l‟espace à l‟Esprit Saint pour qu‟il nous illumine, nous parle et nous guide”.
Les sujets et les problèmes que les Capitulants devront affronter sont, en fait, exigeants et se résument à deux
demandes substantielles : Que signifie être missionnaire aujourd‟hui ? Quel apport l‟Église Missionnaire attend-
elle des Comboniens et de leur charisme spécifique ? La société d‟aujourd‟hui n‟est pas seulement religieusement
pluraliste, incertaine et confuse, mais elle vit l‟expérience religieuse dans des contextes de guerre, de violence, de
migrations, de tensions sociales, économiques et politiques. “Que la prière en préparation au Chapitre ouvre ses
portes à cet Esprit de Dieu pour qu‟il inspire, qu‟il illumine et qu‟il confirme la mission de Daniele Comboni”,
concluait le Père Teresino dans sa lettre : “Pleins de l‟Esprit Saint (Actes 2,4), comme les Apôtres de la
Pentecôte, nous saurons toujours mettre Dieu et la mission au premier plan”. (S.L.) (Agence Fides 2/9/2009)

45
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST




Mission - AMÉRIQUE/ARGENTINE - A San Martin le IIème Congrès Missionnaire Diocésain sur le
thème “Église de San Martin, tu es disciple missionnaire : Proclame !” marquera le début de la Mission
continentale dans le diocèse

Buenos Aires (Agence Fides) Ŕ Les derniers préparatifs s‟activent dans le diocèse argentin de San Martin en vue
du IIème Congrès Missionnaire diocésain qui se déroulera samedi 26 et dimanche 27 septembre au Collège du
Sacré-Coeur. Comme on le lit dans une note envoyée à l‟Agence Fides, la rencontre a pour thème “Église de San
Martin, tu es disciple missionnaire : Proclame !” et elle est destinée “à tous ceux qui sentent que Jésus les appelle
à le connaître”. Les thématiques autour desquelles le Congrès sera centré sont “Disciple”, “Missionnaire” et
“Défis de l‟annonce”, en plus de la présentation des conclusions du III Congrès Missionnaire Américain (CAM
3). C‟est Mgr Guillermo Rodrìguez Melgarejo, Évêque de Sant Martin, qui ouvrira les travaux, après quoi suivra
la salutation de don Osvaldo Leone, Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires de l‟Argentine.
Dans l‟après-midi du dimanche 27 septembre, en conclusion du Congrès, sera célébrée une Sainte Messe d‟envoi,
avec la quelle sera donné le départ de la Mission Continentale dans le diocèse. A ce sujet, les doyens du diocèse
ont diffusé ces derniers jours quelques instructions de l‟Évêque sur la Mission Continentale, qui a entre autres
caractéristiques “celle d‟éduquer les communautés paroissiales dans l‟optique d‟une mission permanente”. “Dans
le cas du baptême, il n‟est pas réaliste de supposer que les parents et les parrains se chargent de manière efficace
de l‟éducation chrétienne de leurs enfants”, il est donc nécessaire que chaque communauté paroissiale “se charge
de maintenir une relation personnelle et assidue avec les familles”, qui désirent recevoir celui-ci et les autres
sacrements. “Dans la mesure où la conscience missionnaire va grandissante dans chaque communauté paroissiale,
on comprendra que le seul mois d‟octobre n‟est pas suffisant pour la mission, mais qu‟on devra passer à une
mission à caractère permanent, afin que les liens avec les familles se renforcent, dans un esprit de respect et de
croissance pédagogique” souligne Mgr Rodrìguez Melgarejo. (GT) (Agence Fides 23/9/2009)


Mission Continentale Ŕ AMERIQUE/PEROU - Rencontre Continentale de Pastorale Sociale : “Pour
répondre à partir de notre essence d‟Eglise aux défis de notre époque, dans le contexte de la Mission
Continentale”

Lima (Agence Fides) Ŕ “Réfléchir à la lumière d‟Aparecida sur la vision et la mission de la Pastorale
Sociale/Caritas dans le continent, pour répondre, à partir de notre essence d‟Eglise, aux défis de notre époque,
dans le contexte de la Mission Continentale”. Tel est l‟objectif de la Rencontre entre les Présidents et les
Directeurs de la Pastorale Sociale/Caritas de l‟Amérique Latine et des Caraïbes et de la Caritas de l‟Amérique du
Nord, en cours depuis le 14 septembre jusqu‟au 19 septembre, au Centre de spiritualité “Hermaise Paget” des
Sœurs du Sacré Cœur de Lima. La rencontre, organisée par le Département de la Justice et de la Solidarité
(DEJUSOL) du Conseil Episcopal Latino-américain (CELAM) et par le Secrétariat de la Caritas Latino-
américaine et des Caraïbes (SELACC) a été inauguré par une messe solennelle présidée par le Cardinal
JulioTerrazas Sandoval, archevêque de Santa Cruz de la Sierra (Bolivie), et président du Département de la
Justice et de la Solidarité du CELAM. L‟initiative Ŕ lit-on dans un communiqué adressé à Fides par le
Département de la Justice et de la Solidarité Ŕ tient compte du contexte présent dans lequel vit l‟Eglise de
l‟Amérique Latine et des Caraïbes et elle entend réfléchir, “à la lumière d‟Aparecida et avec la clef de la Mission
Continentale, sur les thèmes actuels de la société, de la politique, de l‟économie, de la culture et de la religion qui
concernent notre peuple et qui à leur tour réclame un effort décisif des Disciples Missionnaires de Jésus-Christ”.
Le but principal est celui de mettre en valeur “les actions de la Pastorale Sociale” pour rendre effective “l‟option
préférentielle pour les pauvres, à travers un effort actif pour l‟inauguration du Règne de la Vie, où il y a un espace
pour tous”. (GT) (Agence Fides 16/9/2009)


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMERIQUE/ARGENTINE- Pendant le mois de l‟Enfance et de
l‟Adolescence missionnaire, commémoration des 160 ans de présence de l‟Œuvre Pontificale en Argentine;
« chez les enfants et adolescents les plus démunis, nous pouvons reconnaître le visage de Jésus »

Buenos Aires (Agence Fides) Ŕ Comme chaque année, les Œuvres Missionnaires Pontificales de l‟Argentine ont
célébré dans tout le pays, pendant tout le mois d‟août, le « Mois de l‟enfance et de l‟adolescence missionnaires-


                                                                                                                    46
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

EAM ». La Journée missionnaire nationale a eu lieu dimanche 23 août, sur le thème « 160 ans d‟amitié avec
Jésus… semant la Vie en Argentine ».
L‟anniversaire de cette année a revêtu une « valeur singulière » lit-on dans le message écrit à l‟occasion par le
Directeur national des OPM de l‟Argentine, le P. Osvaldo Leone, envoyé à l‟Agence Fides, car 160 ans de
l‟histoire de l‟Œuvre Pontificale de la Sainte enfance ont été commémorés, transformée ensuite en EAM. La
Journée a proposé « aux enfants et adolescents de tous les diocèses un programme de vie fondé sur la prière, sur
le sacrifice et sur des gestes concrets de solidarité, comme chemin de formation des disciples missionnaires de
Jésus » et pour le devenir « dans une relation d‟amitié avec les enfants et les adolescents du monde entier ».
« Nous savons bien que cet engagement de mission et de solidarité ne se limite pas à quelques semaines ou
seulement au mois de l‟EAM Ŕa écrit le P. Leone, mais qu‟il s‟étend à toute la vie ». C‟est pourquoi il faut encore
une fois ouvrir les âmes à « répondre généreusement aux innombrables demandes d‟aide qui nous arrivent des
pays plus pauvres que le nôtre ».
Heureusement, « il existe de très belles histoires de jeunes qui, pour aider leurs amis, ont partagé la douleur et les
souffrances de nombreux autres jeunes comme eux ; pour les libérer de l‟obligation de lutter, ils ont renoncé à un
jeu ou à un divertissement coûteux ; et pour permettre le financement des livres de catéchisme ou de la
construction d‟écoles dans des zones de mission ils se sont engagés à réaliser plusieurs formes de loterie », a
encore écrit le Directeur national. Tous sont donc appelés à « participer à ce miracle » et c‟est justement « chez
les enfants et chez les adolescents les plus démunis » -lit-on encore dans le texte- que « nous pouvons reconnaître
le visage de Jésus », comme l‟ont vécu les « grands missionnaires tels que saint François Xavier, Matteo Ricci,
Charles de Foucauld, Mère Térésa de Calcutta, et tant d‟autres ».
« Les besoins des enfants du monde sont si nombreux et complexes Ŕajoute le P. Leone- qu‟aucune renonciation
et aucun geste de solidarité, si grand qu‟il soit, ne suffirait à les combler. Le soutien de Dieu est nécessaire ». A
ce propos, le Directeur national des OPM a rappelé que les membres de l‟EAM ont pris l‟engagement quotidien
de réciter un Ave Maria, car ils reconnaissent que « l‟efficacité de la mission se trouve avant tout dans la prière »
; il les invite à persévérer « dans cette belle pratique par un engagement renouvelé ».
En conclusion du message, est évoquée la pratique du Rosaire missionnaire, avec la dizaine « blanche » pour
l‟Europe, « pour qu‟elle soit capable de retrouver la force évangélisatrice qui a engendré tant d‟Eglises » ; la
dizaine « jaune » pour l‟Asie, « pour qu‟elle fourmille de vie et de jeunesse » ; la dizaine « verte » pour l‟Afrique,
« éprouvée par la souffrance mais disponible à l‟annonce » ; la dizaine « rouge » pour l‟Amérique, « promesse de
nouvelles forces missionnaires », et la dizaine « bleue » pour l‟Océanie, « qui attend une plus grande diffusion de
l‟Evangile ».
A l‟occasion du 160e anniversaire de l‟Œuvre pontificale de l‟Enfance et de l‟Adolescence missionnaire en
Argentine, le Saint-Père Benoît XVI a fait parvenir à tous les membres sa bénédiction apostolique, par un
message signé par le Secrétaire d‟Etat, le Cardinal Tarcisio Bertone. S‟adressant aux enfants, aux adolescents et
aux animateurs de l‟EAM, dans lequel le Souverain Pontife « les recommande avec ferveur dans sa prière,
demandant à Dieu que cet évènement représente une forte stimulation pour que grandisse leur ardeur
évangélisatrice et qu‟ils soient de plus en plus des disciples authentiques de Jésus-Christ ». En donnant avec
affection sa bénédiction apostolique, « riche de copieux dons célestes », le Pape conclut « en invoquant
l‟intercession maternelle de Notre-Dame de Luján ». (GT) (Agence Fides 1/9/2009)


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/CANADA - Les Œuvres Pontificales Missionnaires du
Canada lancent “World Mission TV” en vue de la Journée Missionnaire du mois d‟octobre

Toronto (Agence Fides) Ŕ “Mission Today” est le magasine publié par l‟œuvre Pontificale pour la Propagande de
la Foi à Toronto (Canada), qui est dédié à la mission universelle de l‟Église ; il a récemment dédié certains de ses
services à l‟importance de l‟Évangélisation au moyen des moyens modernes de communication. En continuité
avec ce thème, d‟après ce qu‟a communiqué à l‟Agence Fides le Directeur national des Œuvres Pontificales
Missionnaires à Toronto au Canda, Marie Deans, le bureau des Œuvres Pontificales Missionnaires de Toronto a
lancé la “World Mission TV”. L‟initiative rentre dans le plan de mise à jour du site des OPM, qui sera effectif à
partir de ce mois de septembre, mais il peut déjà être regardé sur internet, sur Youtube. World Mission TV est née
pour augmenter la prise de conscience de l‟importance de la Journée Mondiale Missionnaire, qui est célébrée lors
de l‟avant-dernier dimanche d‟octobre, lorsque les catholiques du monde entier sont appelés de manière spéciale
à s‟unir dans la prière et dans l‟aide économique pour soutenir l‟activité missionnaire de l‟Église. Chaque vidéo-
journal jette un regard réaliste sur la monde missionnaire. Les défis et les retards s‟alternent avec de moments
d‟inspiration et de progrès, de manière à ce que le téléspectateur puisse suivre chaque activité missionnaire
profondément ancrée dans la foi. Les histoires missionnaires de l‟Indonésie, de la Thaïlande, du Pakistan, des

47
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Philippines, du Malawi, du Pérou et du Nigéria sont précédées de deux interventions introductives, qui illustrent
le Background du travail missionnaire au Canada et dans l‟Église universelle. Des indications pour chaque
service seront disponibles pour les enseignants qui désirent les utiliser avec et pour leurs étudiants. (A.R.)
(Agence Fides 3/9/2009)


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ EUROPE/GRANDE-BRETAGNE - Célébration présidée par le
Président de la Conférence Épiscopale pour la nouvelle dénomination, “Mission”, des Œuvres Pontificales
Missionnaires anglaises

Londres (Agence Fides) Ŕ Mercredi 9 septembre, dans la cathédrale de Westminster, l‟archevêque de
Westminster et le Président de la Conférence Épiscopale d‟Angleterre et du pays de Galles, Mgr Vincent
Nochols, présidera une concélébration eucharistique à l‟occasion de la nouvelle dénomination, “Mission”,
adoptée par les Œuvres Pontificales Missionnaires anglaises (cf. Fides 9/6/2009). Selon les informations envoyées
à Fides par la Direction nationale des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), il y aura à cette célébration les
représentants des centaines de milliers de personnes qui tout au long des années ont généreusement soutenu les
Œuvres Pontificales Missionnaires dans son aide aux missions. Elles sont nombreuses les occasions, où la
générosité des catholiques d‟Angleterre et du pays de Galles ont pu, à travers les Œuvres Pontificales, aujourd‟hui
Mission, toucher la vie de personnes qu‟ils ne connaîtront jamais. Dans le monde entier, et surtout avec la rapide
expansion de l‟Église d‟Afrique et d‟Asie, ces jeunes Églises qui se trouvent souvent à devoir affronter des
difficultés notables, ont besoin d‟une aide urgente. A travers les prêtres, les religieux et religieuses, les laïcs, la
Mission soutient 194 855 écoles, 5 246 hôpitaux, 17 350 dispensaires, 577 centres pour soigner la lèpre et 80 560
projets sociaux et pastoraux. C‟est l‟unique organisation de l‟Église qui soutient toutes les 1 069 circonscriptions
ecclésiastiques missionnaires, dans le monde entier, afin de les aider à croître et à se développer. Mons. John
Dale, Directeur national des OPM (maintenant Mission) en Angleterre et en pays de Galles, a souligné le
changement de dénomination par ces paroles : “Mission, du latin envoyer hors de, est une parole simple,
facilement reconnaissable, qui exprime bien l‟engagement pour la mission confiée par Dieu à son Église”. Ce
changement de dénomination a été bien accueilli aussi par les évêques d‟Angleterre et du pays de Galles. Le logo
présente une Croix au centre du service rendu à l‟Évangile. La nouvelle devise Ŕ “Sharing faith, giving life” (en
partageant la foi, en donnant la vie) Ŕ exprime l‟effort vital de la Mission au service de l‟Église, surtout là où
l‟Église est jeune ou pauvre”. (A.R.) (Agence Fides 4/9/2009


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ OCEANIE/AUSTRALIE - Les Œuvres Pontificales Missionnaires se
lancent dans l‟évangélisation des jeunes en partenariat avec les Ecoles catholiques

Canberra (Agence Fides) Ŕ C‟est un “partenariat stratégique” qui a été instauré entre “Catholic Mission
Australia” (comme sont appelées dans le Nouveau continent les Œuvres Pontificales Missionnaires) et la
Conférence de Pastorale des jeunes des Ecoles catholiques, un organisme qui réunit des enseignants, des
animateurs et des étudiants des instituts scolaires catholiques disséminés sur le sol australien. « Le lien et l‟accord
pour agir ensemble fait partie de notre rôle premier, celui de sensibiliser et de former les fidèles catholiques
australiens à la mission » a souligné le laïc Martin Teulan, Directeur national des OPM australiennes.
Dans une récente assemblée tenue à Canberra, plus de 140 éducateurs et opérateurs de Pastorale des jeunes des
Ecoles catholiques se sont réunis et confrontés pour un temps de formation et de programmation des nouvelles
activités.
La présence des OPM a garanti l‟insertion de méthodes, d‟évènements, de thématiques liées à l‟évangélisation
dans les programmes de Pastorale des jeunes, destinés aux élèves des écoles catholiques de tout ordre et niveau.
Ces évènements et programmes seront conduits par l‟intermédiaire de modalités et de langages typiques des
jeunes, comme des représentations théâtrales, des vidéoclips, des initiatives musicales qui rendent les jeunes
protagonistes de l‟évangélisation, surtout envers leurs camarades du même âge. L‟initiative s‟insère dans le cadre
du nouveau projet global de Pastorale des jeunes présenté et diffusé par l‟Eglise australienne (cf. Fides
27/7/2009). Les nouvelles lignes directrices dans le secteur ont été réunies dans le texte intitulé “Consacrés et
envoyés. Une vision australienne pour la Pastorale des jeunes », publié pendant le rassemblement annuel des
mouvements et des associations australiennes de laïcs, qui se tiendra chaque année le jour anniversaire de
l‟arrivée du Pape Benoît XVI à Sydney. Le grand évènement des JMJ de Sydney a offert de nouveaux éléments et
stimulations pour la rédaction du texte, qui parle de « jeunesse comme don à partager et non comme problème à
résoudre ».

                                                                                                                    48
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Rappelant que les jeunes forment une partie importante de la communauté catholique australienne, le nouveau
projet de Pastorale des jeunes est un ensemble de stratégies éducatives pour promouvoir la rencontre entre les
jeunes et Jésus-Christ. (PA) (Agence Fides 8/9/2009)


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/ÉTATS-UNIS - Le Rosaire missionnaire devant le Saint
Sacrement, récité par 4 000 jeunes pour célébrer la Journée de l‟Enfance Missionnaire et l‟Année
Sacerdotale

Washington (Agence Fides) Ŕ Plus de 4 000 jeunes et étudiants sont attendus à la basilique nationale de
l‟Immaculée Conception à Washington, pour participer à une heure d‟Adoration eucharistique des enfants du
monde entier, vendredi prochain, 2 octobre, premier vendredi du mois d‟octobre et Journée de l‟Enfance
Missionnaire. L‟information a été envoyée à Fides par l‟Œuvre pontificale de l‟Enfance Missionnaire des États-
Unis d‟Amérique et par l‟Apostolat Mondial de Fatima de St Paul/Minneapolis, qui organisent la rencontre.
L‟événement sera transmis en direct sur le canal catholique EWTN (Eternal Word Television Network), débutant
à 10h, et transmis dans 140 pays. Les jeunes réciteront le Rosaire Missionnaire en communion avec ceux de leur
âge dans le monde entier, devant le Saint Sacrement. Cette “Heure Sainte des Jeunes” du monde entier, qui en est
à sa 7ème édition, constitue une opportunité pour les enfants de “se réunir devant le Saint Sacrement, pour prier
pour leur famille et, en cette Année Sacerdotale, il y aura des intentions spéciales de prière préparées par les
jeunes eux-mêmes, pour les prêtres du monde entier”, informe le communiqué de l‟Apostolat Mondial de Fatima.
Pour présider la rencontre de prière, il y aura l‟archevêque de New Orleans, Mgr Gregory Aymond. Il y aura aussi
le Directeur national de Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM) aux États-Unis, Mgr John Kozar, lequel a
réalisé une vidéo pour promouvoir l‟événement, disponible sur le site You Tube des OPM. Les OPM des États-
Unis souhaitent que les enfants du monde puissent se retrouver ensemble et prendre part à cette Heure d‟adoration
le premier vendredi d‟octobre, journée de l‟Enfance Missionnaire. (AR) (Agence Fides 30/9/2009)


AFRIQUE/ZAMBIE - L‟Enfance Missionnaire célèbre le 10ème anniversaire de sa présence dans deux
diocèses de Zambie, Lusaka et Monze

Lusaka (Agence Fides) Ŕ Le 12 septembre 2009, l‟Archidiocèse de Lusaka a célébré le 10° anniversaire de
l‟Enfance Missionnaire dans l‟Archidiocèse qui, à son tour, célèbre son Jubilée d‟or, 5à années de vie dédiée à la
transmission du don de la foi. “Nous avons célébré avec joie, reconnaissance et espérance le don que nous avons
reçu et que nous continuons à partager: le don de notre foi” dit à l‟Agence Fides le P. Bernard Makadani Zulu,
Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires de Zambie. “Des milliers d‟enfants ont participé à la
manifestation. Les enfants ont rempli la Cathédrale de l‟Enfant Jésus qui contient 6 mille places assises” dit le P.
Bernard. “L‟anniversaire a été l‟occasion pour les enfants de renouveler leur effort. Ils représentent en effet le
trésor de l‟Église. Ils aiment l‟Église, l‟accompagnent, indiquent la route de la générosité joyeuse, ils mettent en
elle leur confiance et accueillent l‟ouverture de nouvelles voies d‟évangélisation face à ceux qui n‟ont pas reçu la
Bonne Nouvelle”. Le diocèse de Monze a lui aussi célébré le 10° anniversaire de l‟Enfance Missionnaire entre le
24 et le 28 août. Le thème choisi pour la réflexion était “Faits prochains”. “A Monze également la participation a
été importante” dit à Fides le Directeur National des OPM de Zambie. “Ca a été gratifiant de voir les enfants
endosser l‟habit représentant les couleurs du rosaire missionnaire qui symbolisent les différents continents, blanc
pour l‟Europe, rouge pour l‟Amérique, vert pour l‟Afrique, bleu pour l‟Océanie, et jaune pour l‟Asie. Le rosaire
missionnaire est un instrument très important pour la conscience missionnaire et l‟animation. A travers le rosaire,
les enfants s‟unissent aux enfants de Dieu du monde entier, des millions de personnes qui subissent
quotidiennement les dégâts de la pauvreté, de la douleur et de l‟injustice, les innombrables personnes vers qui
l‟Église se tourne à travers ses missionnaires”. “Avec Marie, ils prient pour que la Bonne Nouvelle de Jésus
puisse ^tre proclamée et devienne vivante partout et pour tous. Tandis qu‟ils prient un mystère du rosaire pour un
continent particulier, les enfants embrassent dans la foi et dans la solidarité tous ses peuples. Le Rosaire
Missionnaire rappelle aux enfants qu‟ils ne sont pas en train de faire un chemin tout seuls”. Le Directeur National
des OPM de Zambie rappelle l‟esprit qui anime ceux qui adhèrent à l‟Enfance Missionnaire. “Nous travaillons
tous ensemble pour aider les enfants à maintenir vivant l‟Évangile et à le répandre. Les enfants doivent être des
missionnaires à la maison, parmi leurs amis, à l‟école, en restant toujours prêts et ouverts aux horizons du monde
entier”. La cure pastorale des enfants s‟articule de deux manières, poursuit le P. Bernard. “Le premier est
l‟éducation missionnaire et le second est la promotion de la coopération missionnaire avec les enfants du monde
entier. A travers ces services, les enfants deviennent des acteurs de la pastorale missionnaires, recevant

49
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

l‟éducation missionnaire et acquérant l‟esprit missionnaire”. “Je suis heureux de faire partie de la Sainte Enfance.
Heureux d‟être une missionnaire avec eux ! Heureux car l‟avenir est lumineux, il est dans leurs mains ! Dans 50
autres années, nous aurons certainement une nouvelle Église encore plus missionnaire et encore plus enracinée
dans la vie de ces enfants. La foi des enfants enrichit la famille de Dieu, avec leur joie et leur créativité. En effet,
l‟Église les embrasse avec reconnaissance. Que Dieu bénisse tous les enfants missionnaires, leurs animateurs et
tous ceux qui les soutiennent et prient pour eux” conclut le P. Bernard. (L.M.) (Agence Fides 17/9/2009


Oeuvres Pontificales Missionnaires Ŕ AMÉRIQUE/BOLIVIE - “On ne peut pas parler de formation
missionnaire s‟il n‟y a pas d‟espace pour une rencontre avec Jésus Christ”: rencontre de formation pour 80
animateurs missionnaires et III Rencontre des Secrétaires de l‟Enfance et de l‟Adolescence Missionnaire
du Cono Sur

Santa Cruz (Agence Fides) Ŕ “On ne peut pas parler de formation missionnaire s‟il n‟y a pas d‟espace pour une
rencontre avec Jésus Christ” : c‟est la conclusion à laquelle est arrivée la réunion des membres de l‟École des
Animateurs Missionnaire (ESAM Ŕ I), qui a eu lieu du 10 eu 13 septembre au Vicariat Apostolique de Camiri, en
Bolivie. Comme l‟a fait savoir Sœur Cilenia Rojas, coordinatrice des Œuvres Pontificales Missionnaires, Environ
80 participants ont réfléchi sur l‟état des missions au niveau mondial, sur leur rôle d‟animateurs et sur les actions
à entreprendre. L‟initiative, organisée par Mgr Leonardo Bernacchi et par Sœur Angelina Valdez, a aussi favorisé
“la réflexion sur la base trinitaire de la mission, à travers un exposé des fondements ecclésiologiques : le pourquoi
de la mission et où elle naît”. Un autre thème discuté a été celui des Œuvres Pontificales Missionnaires, et en
particulier de l‟Œuvre Pontificale de l‟Enfance Missionnaire. Au sujet de ce dernier point, les travaux se sont
concentrés sur le plan de la méthodologie, “laquelle rejoint directement la personne et forme de façon intégrale
les animateurs missionnaires”. Enfin, les participants ont affronté l‟aspect de la spiritualité, considéré comme “un
thème clé” pour leur formation.
Dans le même temps, depuis hier, jeudi 24 septembre et jusqu‟à dimanche 27, à la Maison des retraites Nazareth
à Santa Cruz (archidiocèse de Santa Cruz de la Sierra), se déroule la III Rencontre des Secrétaires de l‟Enfance et
de l‟Adolescence Missionnaire (IAM) du Cono Sur sur le thème “Laissez les enfants et les adolescents venir à
moi”. Les travaux ont débutés par la Saint Messe présidée par le Cardinal Julio Tarrazas, Archevêque de Santa
Cruz et Président de la Conférence Épiscopale Bolivienne, lequel, durant l‟homélie, a invité les enfants et les
jeunes à avoir une vraie rencontre avec le Christ pour le reconnaître dans leur vie. Il a également rappelé que “le
véritable disciple n‟est pas celui qui apprend la leçon par cœur, mais celui qui rencontre le Christ dans sa vie”. Se
tournant vers les Secrétaires de l‟IAM du Cono Sur, le Cardinal les a invités à ne pas se laisser mener par les
concepts, mais à “vivre la rencontre comme une expérience qui unit notre Église en annonçant les Seigneur”. Il a
donc invité les personnes présentes à “regarder au-delà de ce qu‟elles ont appris et préparé pour vivre cette
rencontre”. D‟après Sœur Cilenia Rojas, ce rendez-vous veut être un moment de partage d‟expériences et de
réflexion sur l‟activité de l‟Enfance Missionnaire, et en particulier de l‟Adolescence Missionnaire, pour laquelle il
y a “une grande inquiétude”. La première journée de travail a vu la présentation de l‟Œuvre Pontificale de
l‟Enfance Missionnaire en Bolivie par le Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires (OPM), le P.
Eugenio Scarpellini ; sont aussi prévus des moments pour écouter les témoignages des animateurs et des
missionnaires adolescents. Dans sa note envoyée à Fides, Sœur Cilenia Rojas fait savoir que la rencontre
“manifeste le sentiment de communion et de coresponsabilité présentes dans la région”. En effet, “les Églises
locales qui font partie du Cono Sur ont exprimé plusieurs fois leur joie pour le travail missionnaire développé en
Bolivie”. (GT) (Agence Fides 25/9/2009)


Violence Ŕ AFRIQUE/SOUDAN - “On ne peut pas affirmer que la guerre du Darfur est terminée” dit
l‟Administrateur Apostolique d‟El Obeid après les déclarations du commandant sortant de la force de paix
internationale

Khartoum (Agence Fides)- La déclaration du général Martin Luther Agwai, commandant sortant de la force de
paix mixte Nations-Unies Ŕ Union Africaine au Darfour (MINUAD), a suscité une forte perplexité, car selon lui,
la guerre au Darfour est virtuellement terminée. “Aujourd‟hui, je ne dis pas qu‟une guerre est en cours au
Darfour. Du_ point de vue militaire il n‟y a pas grand‟ chose. Ce que nous avons devant nous, c‟est au plus des
problèmes de sécurité : banditisme, des personnes qui cherchent à résoudre des disputes pour les contrôles de
l‟eau et de la terre, à un niveau local. Mais la guerre véritable, en tant que telle, je pense qu‟elle est terminée” a
affirmé le général nigérien, peu avant le passage des charges à son successeur, les général rwandais Patrick

                                                                                                                     50
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

Nyamvumba. Différents travailleurs humanitaires qui œuvrent dans la région occidentale du Soudan ont
cependant critiqué la prise de position du général, en soulignant que la situation humanitaire du Darfour reste
extrêmement grave, à cause aussi des attaques contre les convois d‟aides envoyés par la communauté
internationale.
Mgr Antonio Menegazzo, Administrateur Apostolique d‟El-Obeid, le diocèse soudanais dans lequel se trouve le
Darfour, s‟est lui aussi dit surpris de la déclaration de l‟ex-commandant de la MINUAD. “les parties en conflit
sont encore en train de chercher à rejoindre un accord de cessez-le-feu. On ne peut pas dire que la guerre est finie.
J‟ai vraiment été surpris d‟entendre la déclaration du Général Agwai” a affirmé Mgr Menegazzo à l‟Agence ENI.
“Il est vrai que la situation dans la région est meilleure qu‟avant, et il n‟y a quasiment aucun combat en ce
moment, mais la guerre peut reprendre à n‟importe quel moment” a ajouté l‟Administrateur Apostolique d‟El-
Obeid, qui a souligné que les Janjaweed (les milices pro-gouvernementales responsables des atrocités contre la
population civile) “sont encore là et personne ne cherche à les arrêter”.
Il y a encore environ 2 millions et 700 000 habitants du Darfour qui vivent dans des camps de réfugiés (sur une
population d‟environ 5 millions). Les organisations humanitaires internationales dénoncent la grave insécurité
provoquée par la diffusion du banditisme, qui empêche aux convois d‟aides d‟atteindre les différentes localités de
la région.
Sur le plan politique, la rébellion locale est divisée en plus d‟une vingtaine de groupes et elle a perdu une bonne
part de sa capacité militaire. Les États Unis participent à une initiative diplomatique ainsi que l‟Égypte et la
Lybie, pour unifier les 9 plus importants groupes de guérilla dans le but de créer un interlocuteur crédible avec
lequel le gouvernement soudanais puisse négocier la paix. La négociation avec le gouvernement de Khartoum est
cependant conditionnée par le mandat d‟arrêt émis par la Cour Pénale Internationale contre le Président soudanais
Omar Al Bashir, accusé pour crimes contre l‟humanité commis au Darfour. (L.M.) (Agence Fides 3/9/2009)


Violence Ŕ AFRIQUE/OUGANDA - L‟Ouganda s‟interroge sur son avenir après les violences de la semaine
dernière

Kampala (Agence Fides) Ŕ Plus de 200 personnes ont comparu devant le tribunal de Kampala, en Ouganda, avec
l‟accusation d‟avoir participé aux violents affrontements de la semaine dernière, dans lesquels au moins une
vingtaine de personnes ont perdu la vie, tandis que des centaines d‟autres ont été blessées (cf. Fides 14/9/2009).
Plus de 400 personnes seront jugées les jours prochains.
Les affrontements sont nés quand la police a empêché un représentant du royaume de Buganda de se rendre dans
le village de Kayunga, dans un district au Nord-est de Kampala, pour commencer les préparatifs en vue d‟une
visite du souverain.
La situation semble être revenue au calme, mais les commentateurs locaux craignent les répercussions que cette
flambée de violence pourrait avoir sur les élections présidentielles de 2011. Le journal local « The Monitor »
souligne que le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, a un rapport complexe avec les 4 royaumes
traditionnels, et en particulier avec celui du Buganda (un territoire de 23.000 km2 dans l‟Ouganda central). Les
royaumes traditionnels avaient été abolis par le président Obote en 1966, mais avaient été restaurés (avec des
fonctions en grande partie symboliques) par Museveni au début des années 90. Cette décision avait fait gagner de
larges consensus au président parmi la population du royaume de Buganda, si bien qu‟aux élections de 2001,
comme le rappelle The Monitor, Musevani obtint 72% des votes dans les zones rurales du Buganda, contre 52%
dans les circonscriptions urbaines de Kampala, Wakiso et Mukono. Au total, le président obtint 62% des votes
(plus de trois millions) dans les circonscriptions électorales qui comprenaient le Buganda. Des résultats
semblables furent enregistrés dans les élections précédentes (1996) et dans les suivantes (2006). Selon le journal
ougandais, il existe donc une « relation symbiotique » entre le président et le Buganda, qui dure depuis 28 ans.
Museveni a lutté pendant cinq ans dans une région comprise dans le royaume de Buganda, avant de réussir à
conquérir le pouvoir. Une bonne partie des soldats de son mouvement de guérilla (National Resistance Army)
était d‟ethnie Buganda, dont 52 clans forment le royaume du Buganda, et qui est la principale ethnie du pays
(environ 17% de la population).
Cette relation s‟est détériorée il y a deux ans quand sont devenues pressantes les demandes du royaume de
Buganda de transformer l‟Ouganda en une fédération (« Federo ») dans laquelle les royaumes traditionnels
détiennent les pouvoirs réels et pas seulement symboliques.
En arrière plan d‟autres questions demeurent, comme par exemple l‟exploitation des ressources pétrolières
ougandaises, commencée depuis peu, qui se trouvent dans les environs du Lac Albert, dans un territoire situé en
grande partie dans le royaume de Bunyoro. Ce royaume est destiné à devenir l‟épicentre de l‟économie


51
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

ougandaise, une situation qui si elle est mal gérée risque cependant de créer de nouvelles tensions. (L.M.)
(Agence Fides 15/9/2009)


Violence Ŕ AMERIQUE/BRESIL - Don Ruggero Ruvoletto, missionnaire fidei donum italien, tué au
presbytère de sa paroisse à Manaus

Manaus (Agence Fides) - Don Ruggero Ruvoletto, missionnaire fidei donum italien de 52 ans, a été tué aux
alentours de 7 heures du matin heure locale, samedi 19 septembre, dans sa paroisse consacrée au “Sagrado
Corazon de Maria” dans le quartier Sainte Etelvina, à la périphérie de Manaus (Brésil). Selon les informations
diffusées par le diocèse de Padoue, d‟où était originaire don Ruggero, le diacre de la paroisse, ayant entendu les
coups de feu, est accouru et a trouvé le corps sans vie de don Ruggero, agenouillé près du lit, la tête inclinée,
touché à la nuque par un projectile. D‟après des témoignages recueillis sur place, il semble qu‟une cinquantaine
de Real (environ dix-neuf euros) aient été volés, laissant beaucoup d‟autre argent dans l‟habitation.
Don Ruggero Rivoletto était né à Galta di Vigonovo le 23 mars 1957, dans la province de Venise, du diocèse de
Padoue. Il avait été ordonné prêtre en 1982 par Mgr Filippo Franceschi, dont il fut secrétaire pendant tout son
épiscopat (1982-1988). Après avoir étudié l‟ecclésiologie à Rome, il était rentré dans son diocèse en août 1994,
où il s‟occupa pendant un an environ de pastorale sociale et du travail, puis fut nommé directeur du Centre
missionnaire diocésain, charge qu‟il recouvrit de 1995 à 2003. Le 6 juillet 2003 il partit pour le Brésil, comme
missionnaire fidei donum, dans le diocèse d‟Itaguaí à Mangaratiba. L‟année suivante il participa à un projet de
présence missionnaire à la périphérie de Manaus, voulu par les diocèses locaux. Un lieu de frontière entre la ville
et la forêt, où la criminalité est particulièrement agressive. Don Ruggero avait lui-même récemment participé à
une manifestation pour demander plus de sécurité. Le missionnaire vivait avec un diacre, un prêtre et une petite
communauté de sœurs.
« C‟était un bon prêtre. Très aimé de la communauté » a dit à la presse le père Danival de Oliveira, de
l‟archidiocèse de Manaus. A peine a-t-on su la nouvelle que des centaines de personnes se sont réunies à la
paroisse, où elles sont restées longtemps. Des célébrations de requiem et des temps de prière et de réflexion se
sont déroulés autant à Manaus que dans le diocèse de Padoue, où est attendu le retour du corps du prêtre. (S.L.)
(Agence Fides 21/9/2009)


Violence Ŕ ASIE/PAKISTAN - Une autre victime de la loi sur le blasphème. Le Président de la Conférence
Épiscopale du Pakistan à Fides : “Abolissons-la, le Premiers Ministre est d‟accord”

Lahore (Agence Fides) Ŕ “C‟est une loi injuste que nous demandons au gouvernement de révoquer. C‟est la
mesure en dernier recours qui est responsable des derniers épisodes de violence contre les chrétiens pakistanais.
Pour cette raison nous avons lancé, via la Commission Justice et Paix, une pétition et un recueil de signatures, que
nous présenterons au Premier Ministre Raza Gilani. Après le massacre de Gojra, il nous a déjà manifesté qu‟il
semblait favorable à l‟abolition, pour protéger l‟harmonie religieuse dans le pays. Nous espérons donc que
quelque chose se passera. Mais il est vrai également que la majorité des musulmans conservateurs soutient
fortement cette loi et est opposée à son abolition” : c‟est ce qu‟a expliqué, dans un colloque avec l‟Agence Fides,
Son Exc. Mgr Lawrence Saldanha, Président de la Conférence Épiscopale du Pakistan, en commentant la
situation violente et les intimidations que les chrétiens vivent actuellement au Pakistan. Le dernier, un épisode
grave qui concerne le jeune chrétien Robert Fanish, accusé et arrêté pour blasphème, tué en prison dans ce qui a
été défini “une authentique exécution extrajudiciaire”. La police carcérale qui l‟avait arrêté a parlé de “suicide en
cellule”, mais la communauté chrétienne décrit le fait comme un “homicide programmé” et accuse
l‟administration locale de vouloir couvrir les coupables. La Commission “Justice et Paix” au sein de la
Conférence Épiscopale a parlé de “négligence de la part de la police et du gouvernement”, refusant d‟accepter la
thèse du suicide. Dans un communiqué envoyé à Fides, la Commission demande “une enquête immédiate pour
identifier les responsables, avec l‟accusation d‟homicide”. “Cette loi sur le blasphème, sans cesse
instrumentalisée, est une véritable catastrophe pour les minorités religieuses”, remarque la Commission. “Dans
les dernières semaines, sur les base de fausses accusations et de circonstances semblables, des bâtiments chrétiens
ont été attaqués à Karachi et dans la région du Punjab. Nous rappelons avec force la demande d‟abolie la
mesure”, affirme le communiqué. D‟après les dernières données fournies à Fides par l‟Église pakistanaise, dans
les 25 dernières années il y a eu environ 1000 cas de personnes accusées injustement de blasphème, parmi
lesquels de nombreux chrétiens et des membres d‟autres minorités religieuses, mais aussi des musulmans. Au
moins 30 personnes sont mortes et des centaines ont beaucoup souffert à cause des incarcérations injustes, des

                                                                                                                  52
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

émarginations, de la perte des propriétés, suite aux fausses accusations de blasphème. Par “loi sur le blasphème”
on entend, dans le détail, les articles 295, alinéas b), c) et 298 alinéas a), b), c) du Code Pénal Pakistanais. Le
Code condamne “ceux qui par des paroles ou des écrits, par des gestes ou des représentations visibles, par des
insinuations directes ou indirectes, insultent le nom sacré du Prophète”. Les peines relatives prévoient
l‟emprisonnement, jusqu‟à la peine de mort. (PA) (Agence Fides 16/09/2009


Vocation Ŕ ASIE/CHINE - Les religieuses de différentes congrégations diocésaines chinoises ont prononcé
leurs voeux ces jours-ci, la veille de la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Gui Zhou (Agence Fides) Ŕ En vue de la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie, le 8 septembre,
plusieurs Congrégations féminines diocésaines chinoises ont célébré solennellement la profession des vœux.
Selon les informations parvenues à l‟Agence Fides, cinq religieuses de la Congrégation de la Sainte Famille du
diocèse de Gui Zhou ont prononcé leurs vœux perpétuels dimanche 30 août. Plus de mille fidèles ainsi que 40
religieuses de la même congrégation ont participé à la liturgie, qui a été présidée par l‟évêque diocésain, Mgr
Andrea Wang Chong Yi et concélébrée par 20 prêtres. Comme il s‟agissait d‟une zone ethnique, étaient aussi
présents les fidèles d‟ethnie tibétaine, puis à la fin de la célébration les religieuses ont aussi reçu des fidèles
l‟HaDa, une bande blanche symbolisant l‟hommage dans la culture tibétaine.
Mgr Joseph Li Lian Gui a présidé ces derniers jours la profession des voeux perpétuels de 7 religieuses de la
Congrégation de la Sainte Espérance du diocèse de Xian Xian. Pendant la même cérémonie, 5 postulantes sont
entrées parmi les novices, 20 religieuses ont renouvelé leurs vœux temporels et d‟autres religieuses ont fêté leurs
trois ans de profession des vœux perpétuels. En outre la congrégation a invité exprès de nombreux prêtres à
partager ce moment comme signe de la célébration de l‟Année Sacerdotale. Selon les constitutions de la
congrégation, le processus de maturation de la vocation dure presque 10 ans, pour garantir que la vocation soit
authentique et convaincue. Malgré cette longue période, les vocations n‟ont jamais manqué, au contraire, elles
fleurissent, toujours plus abondantes. La congrégation conserve toujours la tradition d‟émettre la profession des
vœux pendant les jours proches de la fête mariale. (NZ) (Agence Fides 08/09/2009



VATICAN Ŕ « AVE MARIA » par Mgr Luciano Alimandi Ŕ Le cœur du témoin !

Rome (Agence Fides) Ŕ Tout comme les disciples au temps de Jésus, nous avons nous aussi de la peine à croire et
à nous abandonner à sa Toute-Puissance ; nous ne nous adressons pas toujours à Lui avec cette foi sincère et
simple qui devrait caractériser l‟existence de celui qui croit vraiment au Christ. Tout en professant notre foi dans
la Divinité de Jésus-Christ, tout en sachant que pour Dieu rien n‟est impossible, nous sommes fréquemment
hésitants dans nos prières, et, dans nos rapports avec Jésus, nous « n‟osons » pas assez, comme si, entre Lui et
nous, il y avait un abîme
         Jésus, qui a un amour incommensurable envers nous, voudrait nous combler de Lui, en faisant surabonder
en nous Sa Vie Divine. Et nous, devant cet océan infini d‟amour, au lieu de nous y plonger et de nous y
immerger, nous sommes tentés de rester sur la plage, à creuser des trous, en nous contentant du peu d‟eau que
nous y trouvons.
         C‟est précisément comme au temps de Jésus : les gens écoutaient, passaient à ses côtés, voyaient ses
miracles, mais quand il s‟agissait de faire le pas décisif de la foi en Lui, alors, ils se retiraient, et peu étaient ceux
qui restaient et le suivaient.
         Jésus est venu pour donner à tous le véritable amour, le salut, la libération du mal et du péché ; mais, à
son offrande indicible, absolument gratuite, que de fois l‟homme oppose de la résistance !
         L‟Evangile nous montre qu‟il n‟y a aucun miracle que Jésus ait refusé de faire à ceux qui le lui
demandaient avec confiance, qu‟il n‟y a aucune main qui ne soit ouverte à Lui et qui soit restée vide, qu‟il n‟y a
aucun cœur qui ait cherché consolation en Lui et soit resté éploré, désolé… Jésus ne rejette personne, il accueille
tout le monde et, sans se lasser, il répète à chacun l‟invitation de toujours : « Venez à moi vous tous qui peinez et
ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mathieu 11, 28), « si quelqu‟un a soif, qu‟il vienne à moi, et
qu‟il boive celui qui croit en moi » (Jean 7, 37b-38a).
         Dimanche dernier, la Liturgie de la Parole a attiré notre attention sur l‟événement du sourd-muet guéri par
Jésus : Marc 7, 32-35 :
32. Et on lui amène un sourd, qui de plus parlait difficilement, et on le prie de lui imposer les mains.


53
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

33. Le prenant hors de la foule, à part, il lui mit ses doigts dans les oreilles et avec sa salive lui toucha la langue.
34. Puis, levant les yeux au ciel, il poussa un gémissement et lui dit : « Ephphatha », c'est-à-dire : « Ouvre-toi ! »
35. Et ses oreilles s'ouvrirent et aussitôt le lien de sa langue se dénoua et il parlait correctement.
         Il est intéressant aussi de constater que ce sourd-muet n‟est pas allé seul auprès de Jésus, mais qu‟il s‟est
laissé conduire : « Et on lui amène un sourd, qui de plus parlait difficilement, et on le prie de lui imposer les
mains »
         Combien de fois nous aurions besoin de l‟aide de disciples du Seigneur, qui nous aident à nager dans la
« mer de Jésus, à croire beaucoup plus dans la toute toute-puissance de sa grâce. C‟est un grand don de la
Providence divine que de rencontrer de tels cœurs, vraiment ouverts à la grâce de Dieu, qui, avec leur foi et leur
témoignage de vie, nous encouragent à aller à Jésus, qui nous « amènent » à Lui, en nous attirant par l‟attrait
fascinant d‟une vie toute dépensée pour Lui, d‟une joie qui ne connaît pas de joies égales. De cœurs généreux qui
intercèdent pour nous auprès du Père pour Lui demander ce que nous, nous n‟osons pas encore espérer.
         Qu‟il sera beau, un jour, au Ciel, de revoir les visages, transfigurés Là-haut, de ceux qui, sur la terre, nous
ont indiqué, même sans s‟en rendre compte, le Visage de Jésus ! Ce visage se cache derrière les nombreux
visages de ceux qui lui portent témoignage, bien souvent avec de petits signes de l‟amour : un sourire ou un
regard plein de compréhension, une parole ou un geste de charité, un silence discret ou un conseil désintéressé…
Même le plus petit don est chargé d‟éternité, quand on le fait en étant unis à Jésus !
         Elle est célèbre la phrase de Paul VI à propos de l‟importance des témoins : « L‟homme contemporain
écoute plus volontiers les témoins que les maîtres, ou, s‟il écoute les maîtres, il le fait parce qu‟ils sont des
témoins » (Evangelii Nuntiandi, 41). Le témoin, par son témoignage de vie, nous « transporte » vers Jésus. Par
exemple, combien de « saints » prédicateurs, par leur parole et par leur vie, ont guidé les âmes, ouvertes au
souffle de la grâce, pour rencontrer Jésus, et pour faire, de cette manière, une expérience de la Divine
Miséricorde !
         Nous devrions être grandement reconnaissant à Dieu pour chaque « témoin » du Christ que nous avons
rencontré sur notre chemin, depuis que, par le Baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. Dans sa bonté, il
ne nous laisse pas sans le soutien de telles âmes que, toutefois, nous devons avoir l‟humilité de savoir reconnaître
comme étant des instruments de la grâce, qui nous « conduisent » à Lui !
         Le sourd-muet, tout comme le paralytique (cf. Luc 5, 18-25), s‟est laissé conduire à Jésus par celui qui
avait confiance en Lui, par celui qui savait, par une intuition de foi, ou par une expérience directe, que si l‟on va
vers cet Homme, on ne reste pas les mains vides.
         Avant de mourir sur la Croix, le Seigneur Jésus nous a laissé comme notre propre Mère sa propre Mère
elle-même (cf. Jean 19, 25-27). Le 15 septembre, nous célèbrerons la fête de Notre-Dame des Sept Douleurs, et
ainsi, nous nous rappellerons et nous accueillerons de nouveau le don que Jésus nous fit en nous confiant à sa très
Sainte Mère. La Vierge Marie nous mène infailliblement à Jésus, et si vraiment, nous mettons notre confiance en
nous laissant guider par Elle, le désert fleurira autour de nous, à partir de nos cœurs !

                                             Sainte Marie Mère de Dieu,
                                            Gardez-moi un coeur d'enfant
                                        Pur et transparent comme une source.
                                            Obtenez-moi un coeur simple
                                          Qui ne savoure pas les tristesses,
                                          Un coeur magnifique à se donner,
                                               Tendre à la compassion,
                                             Un coeur fidèle et généreux
                                                Qui n'oublie aucun bien
                                          Et ne tienne rancune d'aucun mal.
                                         Faites-moi un coeur doux et humble
                                          Aimant sans demander de retour
                                       Joyeux de s'effacer dans un autre coeur
                                                Devant votre divin Fils,
                                           Un coeur grand et indomptable
                                           Qu'aucune ingratitude ne ferme,
                                          Qu'aucune indifférence ne lasse,
                                           Un coeur tourmenté de la gloire
                                                    De Jésus-Christ
                                                 Blessé de son amour

                                                                                                                      54
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

                                    Et dont la plaie ne guérisse qu'au ciel. Amen
                                                                                            (Léonce de Grandmaison)
(Agence Fides, 9 septembre 2009)


LES PAROLES DE LA DOCTRINE aux soins de don Nicolas Bux et don Salvatore Vitiello - L‟État n‟est
pas maître de la vie

Cité du Vatican (Agence Fides) Ŕ Avec la reprise des activités parlementaires italiennes, le débat sur le soi-
disant “testament biologique”, que nous préférons appeler “testament de vie” a repris. Avec celui-ci, on a mis de
nouveau en mouvement la balance des équilibres (ou des déséquilibre) entre ceux qui soutiennent que l‟actuel
projet de loi serait “trop clérical” et ceux qui, à l‟inverse, le retiennent équilibré et suffisamment respectueux de la
dignité humaine. Un présupposé, avant toute autre réflexion, doit être clarifié : légiférer sur la vie est toujours
quelque chose d‟extrêmement complexe et délicat, qui ne peut ni être soumis à des slogans politiques, ni aux
émotions sociales. De plus, on a été obligé de faire un tel travail normatif uniquement à cause des nouvelles
circonstances technico-scientifiques permises par la médecine et , surtout, par les “tempêtes de mort” qui
semblent s‟abattre sur notre pays. Des tempêtes qu‟il est urgent et de notre devoir de contenir. Tout État qui ne
veut pas devenir totalitaire, doit accepter d‟être au service de la personne et expression de la société, et donc
jamais au-dessus d‟elles, en aucun cas, et uniquement comme protecteur de l‟intégrité et de la dignité de chaque
être humain. L‟État n‟est pas maître de la vie, laquelle, pour les croyants, est un don du Créateur, et pour les non-
croyants est, et reste cependant, un mystère. La vie est “donnée” par un autre et personne n‟est à l‟origine ni
l‟auteur de sa propre vie. Dans ce sens, est établie son absolue indisponibilité à tout arbitre, dont en premier lieu
l‟État. L‟unique travail législatif légitime, dans ce sens, est celui qui tend à défendre la vie, à en préserver la
valeur absolue et indisponible, à en protéger la dignité, à en soutenir le développement, surtout là où on se
trouverait face à des expériences de “vie blessée” qui, même si elle n‟est pas capable de s‟exprimer pleinement,
n‟en reste pas moins une vie. Nous, et beaucoup avec nous, nous croyons qu‟avant de cesser de prendre soin de
qui en a le plus besoin, il y aurait beaucoup de choses que l‟homme devrait cesser de faire ! Une société qui veut
se dire civile a le devoir et le droit de demander à l‟État, qui en est l‟expression, de légiférer en tenant ferme le
principe de la “favor vitae”, par lequel la vie jouit, et doit jouir, de la “faveur de la loi” toujours et malgré tout.
Plutôt que de chercher à savoir comment permettre de tuer impunément les personnes souffrantes, la loi devrait
prévoir des structures adaptées pour accueillir de telles personnes, avec des financements généreux pour ceux qui
s‟occupent d‟elles, renonçant aussi à une profession et à sa propre existence : ce sont des pères et des mères,
époux et épouses, frères et sœurs qui passent leur vie auprès de personnes chères qui sont dans ce qu‟on appelle
un “état végétatif persistant” et qui sont, souvent, abandonnés par ce même État plus préoccupé de savoir
comment se “libérer” des problèmes, se complaisant dans une culture nihiliste, plutôt que de comment concourir
au moins à les accompagner, en accueillant et en soutenant également économiquement les nécessaires
implications. Celui qui sait véritablement prendre soin de l‟autre, de l‟autre souffrant et dans le besoin, mérite la
plus grande attention et sollicitude, non seulement sociale et légale, mais aussi culturelle, puisque c‟est en ces
personnes que vibrent les meilleures énergies de l‟humanité, et c‟est la meilleure partie de l‟homme : celle qui,
“en s‟oubliant soi-même”, dirait Saint Paul, est capable d‟aimer et de tout donner, dans le silence et dans la
fidélité. Que l‟État, chaque État, soit seulement et uniquement au service de la vie, qu‟il ne s‟en fasse jamais le
maître, même pour sa propre survie, car tout homme sain, entre l‟État et la vie, choisira toujours la vie. (Agence
Fides 10/9/2009)


VATICAN - Entretien avec le Cardinal Arinze, un des trois Présidents de la Deuxième Assemblée Spéciale
pour l‟Afrique du Synode des Evêques : « Montrer le visage du Christ dans les actes concrets de solidarité,
c‟est déjà en soi un facteur très important d‟évangélisation »

Rome (Agence Fides) Ŕ La Deuxième Assemblée Spéciale pour l‟Afrique du Synode des Evêques, se tiendra à
Rome du 4 au 25 octobre. Le Cardinal Francis Arinze, Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin et la
Discipline des Sacrements, est un des trois Présidents Délégués, nommés par le Pape Benoît XVI. Le Cardinal a
déjà été nommé à cette même charge pour la première Assemblée Spéciale pour l‟Afrique du Synode des Evêques
en 1994, et avait été nommé par Jean Paul II. Le Cardinal était alors Président du Conseil Pontifical pour le
Dialogue Interreligieux.



55
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

A la veille du Synode, l‟Agence Fides a demandé au Cardinal Arinze, originaire de l‟Archidiocèse d‟Onitsha au
Nigéria, dont il fut Archevêque avant d‟être appelé au Vatican, son avis sur les questions centrales, et sur la place
qu‟aura l‟évangélisation, par rapport aussi au synode de 1994.
« Le thème qui a été choisi Ŕ „L‟Eglise en Afrique au service de la réconciliation, de la justice et de la paix‟ Ŕ
indique l‟orientation générale qui a été donnée au Synode. La première Assemblée qui s‟est tenue en 1994, a
abordé une pluralité d‟aspects (proclamation et inculturation de la foi, justice et paix, dialogue interreligieux,
moyens de communication) ; cette deuxième Assemblée se concentrera sur un domaine particulier :
réconciliation, justice et paix. En proposant cette réflexion, l‟Eglise n‟entend pas monopoliser le débat public,
mais au contraire l‟aider, en y impliquant si possible tous ceux qui, à des titres divers Ŕ dans l‟économie, dans la
politique, dans la culture Ŕ ont un rôle à jouer. Mais les chrétiens, comme nous le rappelle le Pape Benoît XVI,
sont appelés à témoigner de leur foi dans la charité, à montrer le visage du Christ dans les actes concrets de
solidarité, et cela est déjà en soi un facteur très important d‟évangélisation. Jésus s‟est adressé avant tout aux
pauvres pour annoncer le Royaume de Dieu comme l‟avènement d‟un monde de justice, ou, comme nous le
dirions aujourd‟hui, de respect des droits de l‟homme. Je reviens d‟un voyage au Nigéria, et j‟ai eu l‟occasion de
constater l‟attente des différentes communautés chrétiennes, pour un encouragement dans ce sens. La société
civile, elle aussi, est concernée par le thème du Synode. Quant à la charge que m‟a confiée le Saint-Père, ce sera
pour moi un engagement en faveur de la liberté de discussion et de l‟initiative de chacun. Je souhaite que
l‟Assemblée sache tirer les meilleurs fruits de cette expérience » (AM/SL)
(Agence Fides, 30 septembre 2009)


VATICAN - Message du Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux pour la fin du Ramadan : «
Chrétiens et Musulmans : ensemble pour vaincre la pauvreté »

Rome (Agence Fides) Ŕ A l‟occasion de la fin du mois du Ramadan ((„Id al-Fitr, 1430 A.H./2009 A.D.), le
Conseil Pontifical pour le Dialogue Interreligieux a envoyé comme chaque année un Message de vœux aux
musulmans, signé par le Président du Conseil Pontifical, le Cardinal Jean-Louis Tauran, et par le Secrétaire,
l‟Archevêque Mgr Pier Luigi Celata. Le Thème du Message est le suivant : Chrétiens et Musulmans : ensemble
pour vaincre la pauvreté.
Voici le texte du Message :
« Chers Amis Musulmans,
1. À l‟occasion de la conclusion du mois du Ramadan, je désire adresser à vous tous mes vœux de paix et de joie
et, par ce Message, vous proposer une réflexion commune sur le thème : Chrétiens et Musulmans : Ensemble
pour vaincre la pauvreté.
2. Il faut sans doute nous réjouir de constater que ce Message du Conseil Pontifical pour le Dialogue
Interreligieux est devenu non seulement un usage, mais un rendez-vous attendu. Dans plusieurs pays, il est une
occasion de rencontre amicale entre de nombreux Chrétiens et Musulmans. Il n‟est pas rare, non plus, qu‟il
corresponde à un souci partagé, propice à des échanges confiants et ouverts. Tous ces éléments ne constituent-ils
pas d‟emblée des signes d‟amitié entre nous pour lesquels rendre grâce à Dieu ?
3. Pour en venir au thème de cette année, la personne humaine en situation d‟indigence est incontestablement au
cœur de préceptes qu‟à divers titres, nous chérissons. L‟attention, la compassion et l‟aide que tous, frères et sœurs
en humanité, nous pouvons offrir à celui qui est pauvre pour lui redonner sa place dans la société des hommes est
une preuve vivante de l‟Amour du Très-Haut, puisque c‟est l‟homme comme tel qu‟Il nous appelle à aimer et à
aider, sans distinction d‟appartenance.
Nous savons tous que la pauvreté humilie et qu‟elle engendre des souffrances intolérables ; elles sont souvent
source d‟isolement, de colère, voire de haine et de désir de vengeance. Ceci pourrait pousser à des actions
d‟hostilité par tous les moyens à disposition, cherchant à les justifier même par des considérations d‟ordre
religieux : s‟emparer, au nom d‟une prétendue « justice divine », de la richesse de l‟autre, y compris de sa paix et
de sa sécurité. C‟est pour cela que repousser les phénomènes d‟extrémisme et de violence implique
nécessairement la lutte contre la pauvreté à travers la promotion d‟un développement humain intégral que le pape
Paul VI définissait comme « le nouveau nom de la paix » (Lettre encyclique Populorum Progressio, 1975, n. 76).
Dans sa récente Lettre encyclique Caritas in Veritate sur le développement humain intégral dans la charité et dans
la vérité, le pape Benoît XVI, prenant en compte le contexte actuel de l‟engagement en faveur du développement,
met en lumière, entre autres, la nécessité d‟une « nouvelle synthèse humaniste » (n. 21) qui, sauvegardant
l‟ouverture de l‟homme à Dieu, lui redonne sa place « au centre et au sommet » de la terre (n. 57). Un véritable
développement, alors, ne pourra qu‟être ordonné à « tout homme et à tous les hommes » (Populorum Progressio,
n.                                                                                                                42).

                                                                                                                   56
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

4. Dans son homélie du 1er janvier dernier, lors de la Journée Mondiale de la Paix 2009, Sa Sainteté le pape
Benoît XVI distinguait deux types de pauvreté : une pauvreté à combattre et une pauvreté à embrasser.
La pauvreté à combattre est sous les yeux de tous : la faim, le manque d‟eau potable, la pénurie de soins
médicaux et de logements adéquats, la carence de systèmes éducatifs et culturels, l‟analphabétisme, sans toutefois
passer sous silence aussi l‟existence de nouvelles formes de pauvreté « par exemple dans les sociétés riches et
avancées, …des phénomènes de marginalisation, de pauvreté relationnelle, morale et spirituelle » (Message pour
la Journée Mondiale de la Paix 2009, n. 2).
La pauvreté à choisir est celle d‟un style de vie simple et essentiel qui évite le gaspillage et respecte
l‟environnement et tous les biens de la Création. Cette pauvreté est aussi, au moins pendant certaines périodes de
l‟année, celle de la frugalité et du jeûne. La pauvreté choisie prédispose à sortir de nous-mêmes et dilate le cœur.
5. Comme croyants, désirer la concertation pour chercher ensemble des solutions justes et durables au fléau de la
pauvreté signifie aussi réfléchir sur les graves problèmes de notre temps et, quand cela est possible, vivre un
engagement commun pour en venir à bout. En cela, il incombe que la référence aux aspects de la pauvreté liés à
la mondialisation de nos sociétés revête un sens spirituel et moral, car nous partageons la vocation à construire
une seule famille humaine dans laquelle tous Ŕ individus, peuples et nations Ŕ règlent leurs comportements sur les
principes de fraternité et de responsabilité.
6. Un regard attentif sur le phénomène complexe de la pauvreté nous conduit à en voir fondamentalement
l‟origine dans le manque de respect de la dignité innée de la personne humaine et nous appelle à une solidarité
globale, par exemple à travers l‟adoption d‟un « code éthique commun » (Jean-Paul II, Adresse à l‟Académie
Pontificale des Sciences Sociales, 27 avril 2001, n. 4) Ŕ dont les normes n‟auraient pas seulement un caractère
conventionnel, mais seraient enracinées dans la loi naturelle inscrite par le Créateur dans la conscience de tout
être humain (cf. Rm 2, 14-15).
7. Il semble que dans divers endroits du monde nous soyons passés de la tolérance à la rencontre, à partir d‟un
vécu commun et de soucis partagés. C‟est là un cap important qui a été franchi.
En mettant à la disposition de tous la richesse de la prière, du jeûne et de la charité des uns et des autres, n‟est-il
pas possible que le dialogue mobilise les forces vives de ceux qui sont en marche vers Dieu ? Le pauvre nous
interpelle, nous défie, mais surtout il nous invite à collaborer pour une noble cause : celle de vaincre sa pauvreté !
Bon et heureux „Id al-Fitr ! ».
         Jean-Louis Cardinal Tauran, Président
         Archevêque Pier Luigi Celata, Secrétaire
         (S.L.) (Agence Fides 11/9/2009)


VATICAN - Le Prix « Cardinal Van Thuân » attribué au Grand-Duc Henri de Luxembourg ; les Prix «
Van Thuân-Solidarité et Développement » attribués à une Association Missionnaire italienne, à un projet
pour les personnes détenues à Bogotá , à un Centre pour non-voyants en Thaïlande, et à des Initiatives
Educatives et Sociales pour les habitants des périphéries déshéritées en France

Rome (Agence Fides) Ŕ Son altesse Royale le Grand-Duc Henri de Luxembourg, Premier-né du Grand-Duc Jean
et de la Grande-Duchesse Joséphine Charlotte de Luxembourg, a été désigné comme Destinataire du premier Prix
qui porte le nom de Cardinal Van Thuân. La Fondation Saint Mathieu, créée en 2007 auprès du Conseil Pontifical
« Justice et Paix », « pour continuer, comme le déclarent les Statuts de sa fondation », à rappeler un témoin
évangélique éminent de la foi, de l‟espérance et de charité, et un partisan convaincu de la nécessité d‟approfondir
et de répandre la Doctrine Sociale de l‟Eglise, reconnaît que son témoignage chrétien est un héritage qui ne peut
être perdu et qu‟il faut le faire fructifier ». Pour cela, le Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil
Pontifical “Cor Unum”, a souligné, dans la présentation de la cérémonie de remise du Prix, ce mercredi 16
septembre au Palais Colonna à Rome, que « le Prix Van Thuân prenait tout son sens à partir de l‟héritage humain
et spirituel du Cardinal Van Thuân. Sa souffrance humaine pendant les treize années d‟une réclusion injuste dans
les prisons vietnamiennes, invite à être vigilants afin que les droits de l‟homme soit défendus et promus ; le
Cardinal Van Thuân, par son témoignage extraordinaire de foi, nous enseigne que, à travers la paix authentique,
le pardon sincère, et l‟espérance vivante et fidèle au Message évangélique, l‟on peut lutter pour la défense de la
dignité de l‟homme ».
Cette année, la statue de Saint Mathieu, Symbole du Prix, sera remise au Grand-Duc Henri de Luxembourg.
Marié depuis 28 ans avec Marie-Thérèse Mestre, père de cinq enfants, membre actif de la « Mentor Foudation »
créée sous le patronage de l‟Organisation Mondiale de la Santé pour interdire la consommation des drogues chez
les jeunes, fondateur avec son épouse de la « Fondation Grand-Duc Henri-Grande-Duchesse Maria Teresa », avec


57
FIDES SERVICE - FIDESDIENST - AGENCE FIDES - AGENZIA FIDES - AGENCIA FIDES - FIDES SERVICE Ŕ FIDESDIENST

des buts d‟assistance et de buts humanitaires, le Grand-Duc, en particulier « vit concrètement les principes
catholiques, en particulier la défense de la vie et de la liberté religieuse ».
La Fondation attribuera en même temps que ce Prix, le « Prix Van Thuân-Solidarité et Développement » qui «
s‟adresse à des Institutions, des Associations, des Organismes qui réalisent des projets humanitaires, et travaillent
dans des Pays en voie de développement pour la défense des droits de l‟homme, par la promotion et la diffusion
des principes évangéliques, en suivants les lignes maîtresses de la Doctrine Sociale de l‟Eglise ». A la différence
du Prix Van Thuân, le Prix Van Thuân-Solidarité et Développement « se caractérise par un soutien concret aux
Œuvres que les projets réalisent. La contribution en argent est un signe tangible de la proximité et de l‟attention
de la Fondation Saint Mathieu, afin que les projets humanitaires qui reçoivent le Prix, et qui sont choisis parmi de
nombreux candidats, atteignent le but bienfaisant fixé ».
Les quatre Destinataires de ce Prix sont : la COMIS, une Association Missionnaire pour l‟évangélisation et pour
la croissance des Pays en voie de développement, créée en 1989 dans la Paroisse Notre-Dame de Fatima à
Salerne. Le Projet ALAS de la Fondation « Caminos de Libertad » fondée en 1997 par l‟Archidiocèse de Bogotá
en Colombie Ŕ qui veut construire un Centre qui prévoit 10 logements avec une chapelle, des salles, des
laboratoires de formation pour la préparation au travail, des dispensaires, des consulteurs psychologiques pour les
détenus, les anciens détenus et pour leurs familles, avec une attention particulière envers les détenus étrangers et
leurs familles. Le « Skills Development Centre for the Blind », dirigé par Don Carlo Velardo, Prêtre Salésien, qui
a son siège à Pakkred, Nont‟Haburi, en Thaïlande, et qui aide les personnes non-voyantes (cf. Fides 19 mai 2006).
Enfin, « Le Rocher », une Association née de l‟intuition de Cyril Tisserand, un jeune homme courageux de la
Communauté de l‟Emmanuel, et qui a comme objectif de réaliser des actions éducatives et sociales au service de
population, des quartiers des villes de France où la délinquance, la marginalisation et la violence sont très
fréquentes. (M.T.
(Agence Fides, 16 septembre 2009)




                                                                                                                  58

				
DOCUMENT INFO
Shared By:
Categories:
Tags:
Stats:
views:13
posted:11/17/2011
language:French
pages:58