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S�curit� des syst�mes informatiques r�partis Lionel Brunie ...

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S�curit� des syst�mes informatiques r�partis Lionel Brunie ...
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11/15/2011
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French
pages:
83
Sécurité des systèmes

informatiques répartis

Lionel Brunie

Institut National des Sciences Appliquées de Lyon

Lionel.Brunie@insa-lyon.fr





http://liris.cnrs.fr/lionel.brunie/version-francaise/cours-securite.html

Plan

• Problématique et concepts de base



• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes », ,

« piratage » sécurité des systèmes informatiques



• Eléments méthodologiques



• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats, authentification



• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic, testeurs de

réseaux



• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN…



• Discussion



• Conclusion

Objectifs du cours

• A l ’issue de ce cours, vous ne « saurez »… presque rien :-(



• Mais vous aurez des idées sur… presque tout :-)



• Objectifs du cours :

– Introduction/sensibilisation à la problématique de la sécurité

– panorama des différentes composantes de cette problématique

– identification et maîtrise des concepts et techniques de base





• La vie après ce cours

– (ré-)étudier les « grands » algorithmes de cryptage et protocoles d’authentification/PKI/…

– en attendant la suite du cours sur les attaques réseaux, étudier quelques documents de

recommandation pour administrateurs

– étudier les technologies de sécurisation réseau : IPsec, VLAN, VPN…

– étudier des méthodes d’analyse de risques

– why not ? Procédures de tolérance aux catastrophes, survivabilité, gestion de la confiance,

mécanismes de réputation, « security patterns », marché des PKI, etc.

Plan

• Problématique et principes de base

• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes »,

sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Problématique

• L’entreprise évolue dans un milieu « hostile » :

– concurrence économique – espionnage économique

– gestion de ressources humaines (« traîtres » internes – ingénierie sociale)

– vandalisme (« pirates »)

– catastrophes climatiques : inondations, feux, tempêtes, tremblements de

Terre…

– environnement politique : actes de guerre, actes terroristes

– non-fiabilité des systèmes et logiciels informatiques

– …





• Mise en place indispensable d’une politique de prise

en compte des risques et de sécurisation du SI

Conséquences des risques

• Panne/Arrêt

• Diminution de la qualité de service

• Perturbation interne de l’entreprise

• Perte d’image

• Retard de la mise sur le marché d’un produit

• Fuite de technologie

• ...

Prise en compte des risques

• Evaluation des risques et de leur impact



• Evaluation des coûts de prise en charge



• 3 approches

– ne rien faire : protection trop chère pour le risque encouru

– s’assurer (prendre une police d’assurance)

– se protéger (attacher sa ceinture)

Classification des

données/risques

• Données vitales : logiciels clefs, plans de reprise, données

« maîtresses », données d’E/S critiques…



• Données essentielles : logs, historiques…



• Données importantes : documentations, données de test…



• Données utiles… quoique

Quelques principes de base (I)

• Mettre en place une politique globale de gestion des risques



• Séparer les fonctions



• Minimiser les privilèges



• Centraliser les changements



• Cerner les IHM - Contrôler et filtrer les E/S



• Mettre en place des plans de sauvegarde et de reprise

Quelques principes de base (II)

• Cibler les éléments vitaux/essentiels



• Utiliser des techniques de conception et de programmation

standardisées



• Monitorer l’ensemble des éléments de l’entreprise :

systèmes informatiques, réseaux, personnel (traçabilité)



• Informer et former les personnels

Plan

• Problématique et principes de base

• Types de risques : intelligence économique,

« catastrophes », sécurité des systèmes

informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Intelligence économique : la

nouvelle frontière de l’espionnage



• C’est la réalité



• Système informatique : protection classique



• Cibler les données stratégiques



• Point central : les ressources humaines



• Et si ca arrive ?

Tolérance aux catastrophes

• Plan de sauvegarde / plan de reprise

• Tout-tout-tout planifier !



• Le responsable informatique n’est qu’un des maillons : la gestion de

catastrophes dépend directement de la DG



• Sauvegarde des données

• Sauvegarde des logiciels



• Procédures de reprise/informatique

– site de secours

– données de secours

– procédure de reprise

– rôle des personnes

– simulations grandeur réelle

« Piratage »

• Contrairement aux idées reçues, les « attaques »

viennent très majoritairement de l’« intérieur »



• Attaques « pures » vs spam



• Déplacement du piratage « pour le fun » vers du

piratage organisé voire mafieux



• Ex : « location de botnets »

Sécurité des systèmes informatiques :

propriétés OSI (I)



• Authentification

– authentification de l’entité homologue

– authentification de l’origine des données





• Contrôle d’accès / droits (autorisations)



• Confidentialité des données

– en mode connecté

– en mode non-connecté

– sur des champs spécifiques

– flux de données (observation)

Sécurité des systèmes informatiques :

propriétés OSI (II)



• Intégrité des données

– mode non-connecté (contrôle des données) / mode connecté

(données + ordre messages)

– avec reprise/sans reprise

– globale/par champ







• Non-répudiation (traçabilité)

– avec preuve de l’origine

– avec preuve de la remise

Plan

• Problématique et principes de base

• Types de risques : intelligence économique,

« catastrophes », sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Système de management de la

sécurité de l’information (SMSI)

• Un SMSI est un ensemble d’éléments permettant à un organisme d’établir une

politique et des objectifs en matière de sécurité de l’information, d’appliquer

cette politique, d’atteindre ces objectifs et de le contrôler



• Le SMSI inclut donc au minimum :

– documentations

– méthode d’analyse des risques

– processus de sécurité mis en œuvre

– responsabilités

– ressources

– monitoring des activités liées à la sécurité

– liste documentée des évolutions apportées



• Exemples de norme : ISO 27002 (ex 17799 – bonnes pratiques), 13335

(management sécurité), 15408 (évaluation/certification sécurité)…



• Modèle PDCA : Plan-Do-Check-Act (roue de Deming) : planifier-mettre en

œuvre-surveiller-améliorer

Echelle de risque



Exemple : nucléaire









Source : DCSSI

Echelle de risque dans les SI









Source : DCSSI

Règles de défense (DCSSI)

Méthodologies

• Objectifs principaux :

– Disponibilité

– Intégrité

– Confidentialité

– Preuve





• Politique de sécurité



• Méthodes d’analyse de risques. Exemples :

– EBIOS : Expression des Besoins et Identification des Objectifs

de Sécurité (DCSSI)

– Mehari (CLUSIF)

Elaboration d’une politique de sécurité

d’un SI (PSSI) (DCSSI)

• CONVENTIONS D'ÉCRITURE



• PHASE 0 : PRÉALABLES

• Tâche 1 : organisation projet

• Tâche 2 : constitution du référentiel



• PHASE 1 : ÉLABORATION DES ÉLÉMENTS STRATÉGIQUES

• Tâche 1 : définition du périmètre de la PSSI

• Tâche 2 : détermination des enjeux et orientations stratégiques

• Tâche 3 : prise en compte des aspects légaux et réglementaires

• Tâche 4 : élaboration d'une échelle de besoins

• Tâche 5 : expression des besoins de sécurité

• Tâche 6 : identification des origines des menaces



• PHASE 2 : SÉLECTION DES PRINCIPES ET RÉDACTION DES RÈGLES

• Tâche 1 : choix des principes de sécurité

• Tâche 2 : élaboration des règles de sécurité

• Tâche 3 : élaboration des notes de synthèse



• PHASE 3 : FINALISATION

• Tâche 1 : finalisation et validation de la PSSI

• Tâche 2 : élaboration et validation du plan d’action

Analyse de risques : EBIOS (I)



Origines des

attaques

Vulnérabilités

Impacts

Entités



Eléments





Objectifs de sécurité





Exigences fonctionnelles Exigences d’assurance

EBIOS (II)

• ÉTAPE 1 – ÉTUDE DU CONTEXTE

– ACTIVITÉ 1.1 – ÉTUDE DE L'ORGANISME

– ACTIVITÉ 1.2 – ÉTUDE DU SYSTÈME-CIBLE

– ACTIVITÉ 1.3 – DÉTERMINATION DE LA CIBLE DE L'ÉTUDE DE SÉCURITÉ



• ÉTAPE 2 – EXPRESSION DES BESOINS DE SÉCURITÉ

– ACTIVITÉ 2.1 – RÉALISATION DES FICHES DE BESOINS

– ACTIVITÉ 2.2 – SYNTHÈSE DES BESOINS DE SÉCURITÉ



• ÉTAPE 3 – ÉTUDE DES MENACES

– ACTIVITÉ 3.1 – ÉTUDE DES ORIGINES DES MENACES

– ACTIVITÉ 3.2 – ÉTUDE DES VULNÉRABILITÉS

– ACTIVITÉ 3.3 – FORMALISATION DES MENACES



• ÉTAPE 4 – IDENTIFICATION DES OBJECTIFS DE SÉCURITÉ

– ACTIVITÉ 4.1 – CONFRONTATION DES MENACES AUX BESOINS

– ACTIVITÉ 4.2 – FORMALISATION DES OBJECTIFS DE SÉCURITÉ

– ACTIVITÉ 4.3 – DÉTERMINATION DES NIVEAUX DE SÉCURITÉ



• ÉTAPE 5 – DÉTERMINATION DES EXIGENCES DE SÉCURITÉ

– ACTIVITÉ 5.1 – DÉTERMINATION DES EXIGENCES DE SÉCURITÉ

FONCTIONNELLES

– ACTIVITÉ 5.2 – DÉTERMINATION DES EXIGENCES DE SÉCURITÉ

D'ASSURANCE

Plan

• Problématique et principes de base

• Types de risques : intelligence économique,

« catastrophes », sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature,

certificats, authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Techniques de base



• Chiffrement



• Authentification



• Signature numérique



• Contrôle d’accès

Chiffrement (I)

• Cryptographie (écriture cachée)  Stéganographie (écriture couverte)



• Stéganographie : tête des esclaves, Lord Bacon (codage binaire de

caractères cachés), tatouage images (filigranes)



• Cryptographie : depuis l’Antiquité (César (alphabet décalé))



• Techniques de base

– décalages

– substitutions mono(poly)alphabétiques

– transpositions (permutations) arbitraires

– chiffrement par blocs de bits



• Cf. cours Marine Minier

• Cf. présentation Stefan Katzenbeisser “Large-Scale Secure Forensic

Watermarking -- Challenges and Solutions” (colloque MDPS’ 2008)

(et son livre “Information hiding : techniques for steganography and digital

watermarking”)

Un peu de culture (I)...

– George SAND :

– Je suis très émue de vous dire que j'ai

bien compris l'autre soir que vous aviez

toujours une envie folle de me faire

danser. Je garde le souvenir de votre

baiser et je voudrais bien que ce soit

là une preuve que je puisse être aimée

par vous. Je suis prête à vous montrer mon

affection toute désintéressée et sans cal-

cul, et si vous voulez me voir aussi

vous dévoiler sans artifice mon âme

toute nue, venez me faire une visite.

Nous causerons en amis, franchement.

Je vous prouverai que je suis la femme

sincère, capable de vous offrir l'affection

la plus profonde comme la plus étroite

en amitié, en un mot la meilleure preuve

que vous puissiez rêver, puisque votre

âme est libre. Pensez que la solitude oú j'ha-

bite est bien longue, bien dure et souvent

difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme

grosse. Accourrez donc vite et venez me la

faire oublier par l'amour où je veux me

mettre.

Un peu de culture (II)...



– Réponse d'Alfred de MUSSET :

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage

Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?

Vous avez capturé les sentiments d'un cœur

Que pour vous adorer forma le Créateur.

Je vous chéris, amour, et ma plume en délire

Couche sur le papier ce que je n'ose dire.

Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots

Vous saurez quel remède apporter à mes maux.





– Réponse finale de George SAND :

Cette insigne faveur que votre cœur réclame

Nuit à ma renommée et répugne mon âme.





• Voir aussi Sade...

Encore un peu de culture (Bacon)…



• C'est l'essaim des Djinns qui passe,

Et tourbillonne en sifflant.

Les ifs, que leur vol fracasse,

Craquent comme un pin brûlant.

Leur troupeau lourd et rapide,

Volant dans l'espace vide,

Semble un nuage livide

Qui porte un éclair au flanc.

Victor Hugo

Chiffrement (II)

• Chiffrement à clef secrète. Ex : le Data Encryption

Standard (DES) (IBM, 1975) :



– permutations classiques

– permutations avec expansion

– permutations avec réduction

– substitutions

– additions modulo 2 (OU exclusif)

Chiffrement (III)



• Chiffrement à clef publique/clef privée :

l ’algorithme de Rivest, Shamir et Adleman (RSA)

– problèmes arithmétiques NP-difficiles

– génération de 2 clefs : une clef publique et une clef privée :

• l’expéditeur code le message avec la clef publique du destinataire

• le message codé ne peut être décodé que si l’on dispose de la clef privée

• ou : codage clef privée expéditeur + clef publique destinataire ; puis double

décodage

• déduction de la clef privée à partir de la clef publique irréalisable dans un

temps acceptable

• Application :challenge-réponse

– RSA : fonction puissance et arithmétique finie (factorisation de grands

nombres)

Chiffrement (IV)







Authentification

et

confidentialité









From Chassande-Daroux

Echange de données à l’aide de clefs publiques

1) F demande la Clé Publique de D

2) S envoie la Clé Publique de D à F

Serveur d’authentification

Annuaire 3) F génère un nombre aléatoire, IdF, et

lance un « challenge » à D :

(Clefs Publiques de F & D…) « Décrypte mon message M1(IdF)

crypté avec ta clef publique et renvoie

IdF pour me le prouver ! »



4) D décrypte M1 et demande à S la Clé

S Publique de F



1 5) S envoie la Clé Publique de F à D

4

2 5 6) A son tour D lance un « challenge » à F:

« Décrypte mon message M2(IdF, IdD)

crypté avec ta clef pub. et renvoie IdD ! »

3 M1 7) F décrypte M2 et renvoie M3(IdD) à D

6 M2 pour lui montrer qu’il y est arrivé

7 M3

8) F et D peuvent maintenant dialoguer,

éventuellement en créant une Clé de

8

F D session privée à partir de (IdF, IdD)

From Chassande-Daroux

Echange de données à l’aide d’une clef secrète (I)

Protocole de Needham – Schroeder

1) F demande une Clef de Session pour

(simplifié) pouvoir parler avec D

2) S envoie à F le message M1 crypté par

Serveur d’authentification – la Clef Secrète de F :

Annuaire

M1 = [CSFD ; (CSFD)CPD]CPF

(Clés Secrètes de F & D)

où CPF (resp. CPD) = clef secrète (privée) de F (resp. D)

et CSFD = clef de session



3) F décrypte M1 et lance un «challenge» à D:

« Décrypte le message M2=[(CSFD)CPD] et

1 S renvoie un Id crypté par CSFD »





2 M1 4) D décrypte M2 et lance un «challenge» à F:

« Décrypte mon message M3=[(Id)CSFD] et

3 M2 renvoie Id-1 »



4 M3 5) F décrypte M3 et renvoie M4=[(Id-1)CSFD]

5 M4

6) F et D, sûrs l’un de l’autre, peuvent

6

désormais s’envoyer des messages avec

F From Chassande-Daroux D la Clef de Session CSFD

Echange de données à l’aide d’une clef secrète (II)

Protocole de Needham – Schroeder



Serveur d’authentification –

Annuaire

(Clés Secrètes de F & D) Attention : protocole sensible aux attaques

de type « Rejeu » : si la clef de session est

compromise, un attaquant peut « rejouer »

le challenge sans que D ne puisse s’en

rendre compte.

1 S

Solution : estampille ou Id unique (« nonce »)

2 M1



3 M2

4 M3

5 M4

6

F From Chassande-Daroux D

Signature numérique et certificats

• Les certificats sont délivrés par des autorités de certification

• Champs de base d’un certificat :

– clef publique du propriétaire

– nom propriétaire

– TTL (date limite de validité)

– nom de l’autorité

– n° de série du certificat

– signature de l’autorité de certification (et algo de signature utilisé)



• Document haché (empreinte (SHA, Whirlpool…)) puis encrypté avec la

clef privée du propriétaire-signataire => signature



• Authentification : comparaison des empreintes



• Certificat d’un acteur réseau : nom, clef publique pour l’échange de clefs,

clef publique pour la signature, n°, infos autres, TTL, signature de

l’autorité



• Standard UIT : X509

• Infrastructures de clefs publiques (PKI) ; PGP/GPG

PKI – (Mauvais !)Exemple









Rqs : préférable

AC pas sur Internet !









Source : sécuritéinfo

IGC - PKI

• Entité Finale (EE : End Entity)



• Autorité/opérateur de Certification (AC ou CA) - Service de validation

– Délivre et signe des certificats

– Joue le rôle de tiers de confiance

– Opérateur de certification : travaille par délégation de l’AC

– Service de validation : vérification des certificats, via, par ex., la publication de listes

de révocation (CRL : Cert. Revoc. List))



• Autorité d'Enregistrement (AE ou RA)

– Réception et traitement des demandes de création, renouvellement, révocation de

certificats



• Autorité de Dépôt (Repository) /Annuaire de publication

– Affichage des certificats et des listes de révocation



• Autorité de Séquestre

– Archivage des couples de clefs privée/publique (cf. perte clef privée => données

cryptées perdues)

– Sécurité nationale : obligations légales



• Certification croisée/hiérarchique

Authentification : Kerberos

• DES based



• Init : connexion (mdp ou non), récupération clef de session Kg et ticket

(avec TTL) (encrypté avec mdp) ; envoi d’une copie de la clef de session au

Ticket granting server (TGS) (cryptage clef partagée par Kerberos et TGS)



• Accès service : requête au TGS (ticket, nom du service, paramètres

service) cryptée clef de session Kg ; si OK, retour par le TGS d ’un ticket de

service encrypté avec une clef partagée Kp par le TGS avec le serveur +

clef de session spécifique Ks ; le tout est crypté par la clef de session

globale Kg ; enfin, envoi par l’utilisateur au service du ticket de service

(contenant Ks) encrypté par Kp + authentificateur (estampille...) crypté avec

Ks



• Envoi des données : cryptage avec Ks.



• Rq : il existe beaucoup de variantes !!!

Protocole Kerberos simplifié

« Kerberos » : Serveur de clefs

Ktgs : clef partagée Kerberos/TGS

Kg : clef de session entre client et TGS

1- connexion (mdp)

client Kerberos TGS

2- [Kg]mdp 2- [Kg]Ktgs

5- [ticket]Kp

+ [auth]Ks

3- [req]Kg



4 - [[ticket]Kp + Ks]Kg

Serveur

ticket : contient Ks

Ks : clef de session client/serveur

6- récupération Ks Kp : clef partagée TGS/serveur

vérif auth

Protocole Kerberos (un peu moins) simplifié



« Kerberos » : Serveur de clefs ticket1 : contient Kg

Kc : clef partagée Kerberos/client ticket2 : contient Ks

Ktgs : clef partagée Kerberos/TGS Ks : clef de session client/serveur

Kg : clef de session entre client et TGS Kp : clef partagée TGS/serveur



1- connexion (mdp) + req

client Kerberos TGS

2- [Kg+ [ticket1]Ktgs]Kc

5- [ticket2]Kp

+ [auth]Ks

3- [ticket1]Ktgs



4 - [[ticket2]Kp + Ks]Kg

Serveur

6- récupération Ks

vérif auth

Plan

• Problématique et principes de base

• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes »,

sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification



• Outils pour la sécurité : pare-feux,

analyseurs de trafic, testeurs de

réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Firewalls : usage

• Data encryption

• Access control : usage restriction on some protocols/ports/services

• Authentication : only authorized users and hosts (machines)

• Monitoring for further auditing

• Packet filtering

• Compliance with the specified protocols

• Virus detection

• Isolation of the internal network from the Internet

• Connection proxies (masking of the internal network)

• Application proxies (masking of the « real » software)

Firewalls : basics

• All packets exchanged between the internal and the external

domains go through the FW that acts as a gatekeeper



– external hosts « see » the FW only



– internal and external hosts do not communicate directly



– the FW can take very sophisticated decisions based on the protocol

implemented by the messages



– the FW is the single access point => authentication + monitoring site

Firewalls : architecture (I)



servers









Exterior router Interior router Internal network

Outside world Firewall









DMZ

DeMilitarized Zone

Firewalls : architecture (I-bis)

servers









Exterior screening Interior Internal network

Outside world router screening router









DMZ

Screening router : includes a FW

Firewalls : architecture (II) :

merging exterior and interior

FW

servers





DMZ









Exterior/Interior Internal network

Outside world Firewall

Firewalls : architecture (III) :

merging exterior FW and

servers







External Firewall

+ Internal Firewall

Outside world Internal network

servers









DMZ

Bof…

Firewalls : architecture (IV) :

managing multiple

subnetworks

servers









Firewall

Internal

subnetwork A



Exterior Interior

Outside world

Firewall Firewall



Firewall

Backbone

Internal

DMZ subnetwork B

Firewalls : architecture (IV-bis) :

managing multiple subnetworks

servers



DMZ

Firewall

Internal

subnetwork A



Exterior/Interior

Outside world

Firewall



Firewall

Backbone

Internal

subnetwork B

Firewalls : architecture (V) :

managing multiple exterior FW

E.g. supplier

network Exterior

Firewall A









Exterior

Firewall B

Interior Firewall

Internal network





Internet servers





DMZ

Firewalls : architecture (VI) :

managing multiple DMZ

E.g. supplier

network DMZ A





Exterior Interior

Firewall A Firewall A

Servers A







DMZ B

Internal

network



Exterior Interior

Firewall B Firewall B

Servers B

Internet

Firewalls : architecture (VI-bis) :

managing multiple DMZ

E.g. supplier Servers A

network

DMZ A





Exterior/Interior

Firewall A





Servers B

DMZ B Internal

network



Exterior/Interior

Firewall B

Internet

Firewalls : architecture (VII) :

internal FW

servers



Internal network









Exterior Interior

Outside world Firewall Firewall Sensitive

area

Firewall





DMZ

Sensitive

area

Firewalls : architecture (VII-bis) :

internal FW

servers







DMZ Internal network









Exterior/Interior

Outside world Firewall Sensitive

area

Firewall









Sensitive

area

Firewalls : some

recommendations

• Bastion hosts



– better to put the bastions in a DMZ than in an internal network

– disable non-required services

– do not allow user accounts

– fix all OS bugs

– safeguard the logs

– run a security audit

– do secure backups





• Avoid to put in the same area entities which

have very different security requirements

Using proxies (I)

• Proxies can be used to « hide » the real servers



• Interior => Exterior traffic

– Give the internal user the illusion that she/he accesses to the exterior

server

– But intercept the traffic to/from the server, analyze the packets (check

the compliance with the protocol, search for keywords, etc.), log the

requests





• Exterior => Interior traffic

– Give the external user the illusion that she/he accesses to the interior

server

– But intercept the traffic to the server, analyze the packets (check the

compliance with the protocol, search for keywords, etc.), log the

requests

Using proxies (II)

• Advantage

– knowledge of the service/protocol => efficiency and « intelligent »

filtering

– Ex : session tracking, stateful connection





• Disadvantages

– one proxy per service !

– may require modifications of the client

– do not exist for all services

Static Network Address

Translation (NAT) (I)



xxx.xxx.xxx.xxx yyy.yyy.yyy.yyy









From Arkoon Inc. tutorial

Static Network Address

Translation (NAT) (II)

• The FW maintains an address translation table



• The FW transforms, the address yyy.yyy.yyy.yyy in

xxx.xxx.xxx.xxx in the field « destination address » at the

network ingoing door



• The FW transforms, the address xxx.xxx.xxx.xxx in

yyy.yyy.yyy.yyy in the field « source address » at the

network outgoing door



• This operation is transparent for both the exterior and the

interior hosts

Applications

• Web server, mail….(traffic to Internet)

• Application server (hidden behind a FW)

• Host known/authenticated outside with a

specific address

• …

PAT : Port Address Translation (I)









From Arkoon Inc. tutorial

PAT : Port Address Translation (II)



• Connections are open from an exterior host

• Translation table



• Use of lesser public addresses

• Flexible management of server ports

PAT : Port Address Translation (III)



FW, @IP 'P'

U->P:80

U->IP1:80



IP1:80->U P:80->U

Web server

Web server U->P:81

@IP1, port 80

U->IP2:80 user, @IP'U'

P:81->U

IP2:80->U





Web server

@IP2, port 80 Translation Table @IP « P »

port 80 → @IP1 : port 80

port 81 → @IP2 : port 80

From Arkoon Inc. tutorial

Masking (I)









From Arkoon Inc. tutorial

Masking (II)



• Connections are open by internal hosts

• Dynamic connection table (IP address + source

port number)



• One single address is known outside (the FW

address)

• Spare IP addresses

FW, @IP 'M'







Arkoon, @IP 'M'

1:1025->W M:10000->W

W->M:10000

W->1:1025

M:10001->W

user

2:1025->W

@IP1 W->M:10001

Web server

W->2:1025 @IP'W'

M:10000->W2

2:1026->W2



W2->2:1026 W2->M:10000

user

@IP2

Translation table @IP « M » Web server

@IP 'W2'

1:1025(10000)->W

2:1025(10001)->W

2:1026(10000)->W2 From Arkoon Inc. tutorial

Hacking… and security tools (I)

• Network auditing (probing)



– Checks if the network presents security weaknesses (accessible ports,

badly configured services, etc.)





• Network/Host Intrusion Detection Systems (NIDS/HIDS)



– NIDS can be put before the FW, on the DMZ, on the internal network

– NIDS are based on intrusion signatures and statistics (abnormal

behavior)

– HIDS on sensitive hosts e.g. bastions, application servers

Hacking… and security tools (II)

• Sniffers : traffic snooping

• Packet filtering tools

• Proxy service tools

• Firewall toolkits



• Reference sites : CERT (CMU), COAST (Perdue Univ.),

UREC (French, CNRS), CRU (French, MEN)…

Plan

• Problématique et concepts de base

• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes »,

sécurité des systèmes informatiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Eléments méthodologiques

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Réseaux virtuels (VLAN)

• Limiter les domaines de diffusion - Gestion de la bande passante

• Garantir la sécurité ; isolation

• Permettre la mobilité des utilisateurs

• Idée : créer des réseaux logiques

• VLAN = niveau 2 OSI (couche liaison)

– ensemble d’adresses MAC (niveau 2) : MAC address based VLAN

– ensemble de ports physiques (commutateurs (« switches »))/segments

(« trunks » : liaisons entre commutateurs/routeurs) : port-based VLAN

– possibilité de filtrage de protocoles : protocol based VLAN

– sous-réseau fondé sur des règles (ex : login)

• IP subnet = sous-réseau protocolaire (IP) (niveau 3)

• Souvent identification VLAN – IP subnet

• « Tagging » : modification de l’en-tête des paquets (norme 802.1Q)

IPsec(ure)

• Internet Security protocol, intégré à IPv6

• Objectifs : sécuriser les trames IP :

– Confidentialité des données et protection partielle contre l'analyse du trafic

– Intégrité des données

– Authentification des données et contrôle d'accès continu

– Protection contre le rejeu

• Principes : ajout de champs d’authentification dans l’en-tête IP, cryptage

des données, hachage d’intégrité

• 2 modes :

– Transport : sécurité de bout en bout (jusqu’aux hôtes)

– Tunnel : sécurité entre les 2 domaines

• Avantage : sécurisation niveau réseau (couche OSI 3)

• Inconvénients : coût, interfaces complexes avec les autres protocoles

• IPsec peur être utilisé pour créer des VPN

Virtual Private Network (VPN) (I)

• Interconnection of disseminated LANs



• LANs are interconnected by « tunnels »



• Data encryption, integrity, authentication



• IPsec, PPTP (Point to point Tunneling Protocol),

SSL/TLS…



• Packets are encrypted when they leave a LAN and

decrypted when they enter a LAN

Virtual Private Network (VPN) (II)

• Mobility

– Users connected by modem/ISP can be granted an access to the VPN

(VPN client on their host + dynamic assignment of a VPN domain IP

address)



• Advantages

– transparency

– security

– cost

– availability of Internet



• Disadvantage

– all LANs must be secured (global security)

Plan

• Problématique et concepts de base

• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes »,

sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, Ipsecure, VPN



• Discussion

• Conclusion

Politique de sécurité : finalités

(recommandations du SCSSI)





• Sensibiliser aux risques pesant sur les systèmes d'information et

aux moyens disponibles pour s'en prémunir

• Créer une structure chargée d'élaborer, de mettre en œuvre des

règles, consignes et procédures cohérentes pour assurer la sécurité

des systèmes informatiques

• Promouvoir la coopération entre les différents services et unités de

l'établissement pour l'élaboration et la mise en œuvre des règles,

consignes et procédures définies

• Susciter la confiance dans le système d'information de

l'établissement

• Faciliter la mise au point et l'usage du système d'information pour

tous les utilisateurs autorisés de l'établissement

Rien ne sert… (CRU)

• de se payer un super coffre-fort pour protéger quelques pacotilles

et de laisser l'accès libre à une cave emplies de grands crus

classés !

 on se trompe d'objectif

 on se sait pas ce qu'il faut réellement protéger





• de construire des remparts à la Vauban pour se protéger de

l'aviation !

 cela montre que l'on ne sait pas d'où peuvent venir les attaques





• d'utiliser un marteau pilon pour écraser une mouche !

 disproportion des moyens avec ce qu'il faut protéger

 la sécurité doit avoir un coût raisonnable

Rien ne sert… (suite)

• d'acheter une super porte blindée et d'oublier de fermer la fenêtre !

 la sécurité est une chaîne : si un maillon est faible tout casse

 une cohérence doit être assurée

 et surtout la sécurité doit être vue globalement





• d'employer un (et un seul) « gourou prêchant des formules secrètes

» et de contraindre les enfants à assister aux offices

 la sécurité doit être simple et comprise (un minimum) par tous

 la convivialité ne doit pas trop en souffrir

 suffisamment de liberté (ouverture) doit être accordée.

Some practical

recommendations

Plan

• Problématique et concepts de base

• Types de risques : intelligence économique, « catastrophes »,

sécurité des systèmes informatiques

• Eléments méthodologiques

• Techniques de base : chiffrement, signature, certificats,

authentification

• Outils pour la sécurité : pare-feux, analyseurs de trafic,

testeurs de réseaux

• Sécurisation des réseaux : VLAN, IPsecure, VPN

• Discussion

• Conclusion

Conclusion

• Sécurité = bon sens + sensibilisation + un peu de

technique

• Il existe des outils puissants mais aussi beaucoup de

trous de sécurité

• IP secure, VLAN, VPN, IDS, pare-feux, etc.

• Le facteur humain est central

• Nécessité d’une prise en compte globale au niveau de

l’entreprise


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