Concept et approche de la SPO
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Concepts et approches de la science politique
1. Qu’est-ce que la politique ?
1.1 Quelques définitions : conception étroite et conception large de la politique
Il pourrait y avoir des dizaines de réponses à la question qu’est-ce que la poli-
tique, nous en avons tous une conception différente et il peut y en avoir plu-
sieurs.
«Ce qui a trait au gouvernement et aux affaires de la cité [polis] »
Il y a un gouvernement, ce qui implique un pouvoir susceptible d’organiser les re-
lations humaines et sociales d’un groupe donné.
« Allocation autoritaire des valeurs » (Easton, 1971).
Est politique tout acte qui implique une allocation de certaines valeurs.
Ex : éducation, le gouvernement détermine son imposition de manière autoritaire
Gouvernement : organe autoritaire qui détermine les affaires de la cité.
« The making, preserving and amending of general social rules”
(Heywood, p.4).
Le fait de faire, préserver et de modifier en général les règles sociales.
On parle des règles qui gèrent l’ensemble social pas celles des situations particu-
laires.
Ce n’est pas une référence à un organe politique, mais une situation générale de
changement de loi sous l’impulsion sociale qui vise à modifier les règles sociales.
Ex : mouvements sociaux.
« Actes qui tendent à organiser et à diriger la vie en société »
(Lagroye, p.25)
Les définitions 1 et 2 sont étroites quant à 3 et 4 elles sont au sens large.
1. analyser la politique depuis les acteurs politiques
2. partir de l’acteur pour déterminer l’action politique. Critère : l’intention de
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l’acte vise à gérer les lois.
On ne fait pas le même objet en partant par chaque définition. On aura pas la
même réalité sociale.
Question égalité homme-femme pendant des années la question ne se posait
seulement dans la sphère privée. Elle est arrivée au niveau politique dès
l’arrivée des suffragettes.
1960 : Les enjeux personnels sont des enjeux politiques ( The personal is poli-
tical ). L’objet devient politique, ce qui donne lieu à des recherches sur son
impact. Avant cela, le problème était social mais pas politique.
Le politologue partit de la définition 1 n’aurait pas vu ce problème. Le socio-
logue politique partit de la définition 4 aurait vu l’enjeu du côté politique.
1.2 La politique dite en français…
La politique : « L’ensemble des efforts que l’on fait en vue de participer au pou-
voir ou d’influer sur la répartition du pouvoir, soit entre les Etats, soit entre les
divers groupes à l’intérieur d’un même Etat » (Max Weber, Le savant et le poli-
tique).
L’ensemble des efforts émane d’une volonté. Le procédé qui permet aux acteurs
d’accéder au pouvoir. C’est l’ensemble des processus qui a lieu dans l’espace appe-
lé le politique.
Le politique : « champ social dominé par des conflits d’intérêt régulés par un
pouvoir lui-même monopolisateur de la coercition légitime » (Philippe Braud).
C’est un domaine de la vie sociale (comme le juridique, l’économique, etc.)
Espace dans lequel la politique a lieu.
Blocher remet en question la politique mais pas le politique.
Les politiques : les mesures politiques prises par les autorités publiques ayant
une portée publique et générale. Ensemble présumé cohérent de réponses à des
questions posées dans un secteur de l’activité sociale (politique agricole, politique
de la santé, politique défense, politique de la culture, etc.)
Ce sont les mesures politiques prises par les autorités publiques.
Les politiques émanent du politique et c’est le résultat de la politique.
Ex : politique de santé : politique de santé sociale.
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Mis en œuvre par l’Etat pour donner un certain nombre de valeurs à la société.
Ils donnent réponses à un problème donné.
Ex : débat sur le congé maternité. Pourquoi les femmes ont coulé le projet et
pourquoi a-t-il coulé ?
Il n’est pas passé dû au fait que les suisses-allemands et les suisses-romands
n’avaient pas la même vision.
Suisse-Allemands : La maternité est une question privée, l’individu le prend en
charge mais pas l’Etat.
Suisse-Romands : La maternité est un bien publique, il a un intérêt coial, la socié-
té doit accepté le coût de ce bien, l’Etat doit s’en charger.
Il n’y a pas une seule manière de voir la politique, ce que donne des problèmes
pour trouver des solutions.
Quand les partis politique sont à égal pourcentage, il y a un débat constant. Les
activités sociales de l’Etat ( cf déf les politiques ) sont souvent contestées.
Ex : les néo-libéraux : ils effectuent une remise en question d’envisager juste-
ment la société et de revenir dans l’idée que les problèmes sociaux relèvent de
l’individu ( chômage ). Ils ne sont pas fatalistes simplement que le chômage est
dû au manque de volonté, alors il faut arrêter de donner de l’argent pour qu’ils
trouvent un travail.
Cela remet en question la manière des politiques faites ce qui donnent des objets
de conflits.
Blocher : article 261 bis, qui consiste à punir tout discours racial ou négation-
niste. Lors du vote, presque toutes les forces politiques le soutenaient. Il a pour-
tant été adopté à 53.47%. Le conseil fédéral organisa un débat. Un petite prise
de position enclenche une procédure politique qui engage les institutions poli-
tiques et les défenseurs politiques.
Ce qui détermine le changement de règles c’est les forces politiques par les ac-
teurs politiques. Mais ce n’est pas toujours l’Etat, le gouvernement, le parlement
qui ont le plus d’influence. Les médias jouent un grand rôle et ont une relation
compliquée avec la politique.
1.3 La politique dite en anglais…
Politics : processus de conquête et d’exercice du pouvoir, lutte pour l’exercice du
pouvoir.
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Polity : le cadre institutionnel et l’ensemble d’acteurs dans lequel et par qui
prend forme l’activité politique.
Policy : les produits de l’action gouvernementale, donc les programmes, décisions
et actions imputables aux autorités politiques (par exemple : politique sociale,
politique de la santé, etc.).
1.4 Qu’est-ce que l’action politique ?
La politique comme activité sociale constante de la condition humaine : pro-
cessus d’organisation d’un ordre social
Où il y a un groupe, il y a politique. Si les règles sociales édictées pour permettre
de vivre ensemble persistent, l’organisation de l’ordre social peut être modifié.
Cela signifie pas qu’il y a une ligne entre le désordre et l’ordre qui expliquerait
l’ordre parfait ( téléologie ). On ne passe pas nécessairement du pire au meilleur.
Il n’y a pas une finalité de la politique afin qu’elle soit vertueuse. Mais il y en a
plusieurs.
La dynamique d’organisation de la vie collective entre conflit et coopération
: politique comme procédure de négociation et de résolution des conflits
L’organisation de la vie collective se partage par deux logiques, le conflit et
l’organisation. Cela donne une négociation, un résolution grâce à la politique.
Ex : Liban, il y avait la solution politique pacifiste et ils ont choisi la solution mili-
taire.
« La guerre est la manière de faire de la politique autrement »
L’idée de la négociation n’appartient à aucun groupe social homogène. Chacun à
une vision de la vie différente. L’organisation de la vie sociale implique la possibi-
lité de la négociation. Quand nous ne sommes pas content d’une décision, on ac-
cepte dû à ce qu’on a appris, la conciliation, la coopération.
La politique est l’activité qui gère les intérêts discordants. La volonté populaire
est un leurre !
Elle part d’idée de conflits inéluctables à la négociation des parts. On s’y rallie
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même si on est pas d’accord. La politique détermine le processus et la procédure
pour trouver des solutions. Il y a différents critères établissant la procédure.
Ex : religion
La politique comme activité publique (par opposition à l’activité privée)
Son objet est vise à la portée de la collectivité publique.
Ex : Un député qui gifle sa fille dans sa sphère privée, ceci n’entre pas dans le
cadre de l’activité publique. Mais s’il dépose un projet contre l’école laxiste, son
discours devient alors publique et il vise à essayer de modifier la compréhension
sociale.
Il n’y a pas d’objet intrinsèquement politique, mais tous les objets peuvent le
devenir.
La question fondamentale est de savoir si toutes les qualifications d’une action
est politique ou non.
Il faut définir les concepts de l’action ( définir la politique ), la manière d’agir.
Ex : le nombre, l’endroit, les tracs
Définition du concept : Idée que l’on a. Toutes définitions a besoin d’un concept
de base.
La politique comme exercice du pouvoir
2. Qu’est-ce que la science politique ?
« Science d’une catégorie particulière de réalités sociales considérées comme
politiques » (Daniel Gaxie)
L’épistémologue regarde quelle manière est préférable de prendre en partant de
critères pour expliquer un fait.
La science politique est la science de l’objet politique.
2.1 La démarche scientifique et la rupture épistémologique
2.1.1 Qu’est-ce que la science ?
Du latin scientia : ‘connaissance acquise par l’étude’
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La rigueur scientifique est « l’exigence de donner la raison de tout ce qu’elle af-
firme, c’est à dire de toute proposition qu’elle énonce » (Agazzi).
Aucune proposition n’est juste, si elle n’est pas expliquée. Pour qu’une théorie
soit fondée, il faut qu’elle soit vérifiée, il faut la remettre en question et expli-
qué pourquoi. Il faut la soumettre à des observations de la réalité.
Démarche de connaissance qui a ‘une prétention à la constitution d’un savoir ob-
jectif qui soumet sa validité à la critique rationnelle’ (Berthelot)
2.1.2 Les critères de scientificité
La neutralité par rapport aux valeurs (objectivité) ;
IMPORTANT : Le principe d’objectivité ! Il ne se base pas sur les émo-
tions. Une théorie doit être soumise à une critique rationnelle.
Je ne suis pas l’objet que j’étudie : rigueur scientifique. Il faut mettre de
la distance entre moi et l’objet. Il faut être rigoureux pour être objectif.
Dans le cas d’un camikaze palestiniens, on donnera de l’empathie à son acte
de se faire sauter dans un bus. Mais cette empathie ne doit pas entraver
notre « jugement », car on risque de ne pas être objectif. Il faut laisser
de côté nos émotions pour pouvoir donner des explications à son action qui
peut en avoir plusieurs.
La question est qui a raison ? Est-ce celui qui agit par fanatisme pour sa
patrie pour s famille ?
Choisir une explication, c’est choisir une opinion et cela n’est pas scienti-
fique.
Etablissement, observation des relations entre les phénomènes ;
Il faut éviter les jugements de valeur, cela sort du discours scientifique.
Les questions morales sortent du discours scientifique ( est-ce bien ou
mal ? ). Parce qu’il est impossible d’avoir des connaissances certaines sur
un enjeu moral, car ce n’est pas objectif. Il faut analyser l’objet.
La recherche des causes et la volonté d’expliquer les phénomènes par
des théories
La politique de Blocher est-elle bonne ou mauvaise ? C’est un jugement de
valeur. Nous ne sommes pas objectifs face à la politique.
La question est de savoir pourquoi la politique de Blocher a changé depuis
1990 et depuis son entrée au conseil fédéral.
Il faut chercher les causes en prenant des théories et en les appliquant à
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la réalité et ainsi essayer d’expliquer les modifications et pourquoi elles se
produisent.
Un langage clair, rigoureux, précis, argumenté
Par exemple la notion de camikaze : elle va au-delà du type de cas que l’on
veut analyser pour analyser ce qui se passe en Palestine. Est-ce que la na-
tion nous aidera à analyser ?
Il faut être clair et précis sur les concepts.
Par exemple le mot moche peut avoir plusieurs sens. Si on ne précise pas,
on ne se comprendra pas. Sans un langage clair et précis, il n’est pas pos-
sible d’avoir une discussion analytique. Il faut délimiter les critères, poser
des bases et être sur d’être sur la même longueur d’onde avec son interlo-
cuteur.
Ex le mot démocratie : cela peut être soit un système fédéraliste, soit une
république, soit une monarchie constitutionnelle. Si on aime le mot démo-
cratie, on donne une petite référence mais pas assez grande pour que se
soit clair aux yeux d’un interlocuteur marocain.
Il faut passer du statut de l’opinion à l’argument au sens scientifique.
2.1.3 La rupture épistémologique
Contre le sens commun : l’ensemble d’éléments qui s’impose par des faits ac-
ceptés lorsque l’on vit en société. ( ex : noir inférieur à blanc ).
Le sens commun peut être une idéologie spirituelle qui donne le choc des
civilisations.
Le sens commun est aussi l’état des connaissances sociales qu’on intègre et
qui sont véhiculés par le discours ambiant. Il faut les soumettre à la con-
naissance des faits. Ce n’est pas une étude scientifique.
Contre le savoir dogmatique : Il ne faut pas se fier au savoir que peut véhi-
culer l’église ou tout autre élément basé sur des dogmes. Avec cela on
n’est pas objectif.
Contre les valeurs socialement valorisées et l’ethnocentrisme
Tout les idées produites par l’occident ne sont pas forcément les meil-
leurs. Il faut être ouvert aux autres éléments que peut nous apporter une
autre civilisation. La démocratie est le meilleur système politique ? Mais
par rapport à quoi ?
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Question : Comment extrapoler les préjugées aux arguments scienti-
fiques ?
Idée et qu’il y ait une correspondance entre le fait scientifique donc la
théorie et la réalité.
2.1.4 Les différences entre les sciences de la nature et les sciences humaines.
La relation entre sujet et objet
La question de la relation est entre celui qui cherche et sur l’objet qu’il
analyse.
L’idéal est de voir la chose objectivement sans sentiment mais c’est un
leurre de pouvoir croire que faire abstraction de ses émotions est facile.
Il faut mettre une distance entre l’objet et celui qui l’analyse.
Ex : En Suisse, on aimerait améliorer l’intégration des musulmans, on va
avoir droit à une réflexion plus ou moins objective. Il est beaucoup facile
de dire qu’il faut être objectif que de le faire.
Selon les positivistes, on peut y arriver, selon l’épistémologue non.
Plus nous sommes objectifs, plus nous pouvons arriver à une connaissance
fiable qui ne transmet pas d’opinion.
On juge un argument sur ce qui est et non sur celui qui le dit. Si un argu-
ment est clair, il y a un rapport de causalité possible. Mettre de côté ses
émotions est beaucoup plus dur dans les sciences sociales que dans les
sens techniques.
Il faut se poser la question sur quelle base notre opinion est basée. Est-
elle suffisante ? Une position mérite d’être défendue mais comment y ar-
river ?
Hundigton : « choc des civilisations », son livre est sorti en 1994, depuis
2001, il est devenu la bible sur quoi se repose la politique des USA sur la
relation ami-ennemi. Pour avoir plus d’influence, il se base sur une légitimi-
té académique qui se cache derrière une légitimité scientifique.
Avant de prendre position sur par exemple un livre, il faut le lire. Il ne
faut pas se fier aux opinions de M. et Mme tout le monde.
Il faut avoir de l’esprit critique !
Il y a deux possibilités, soit d’être spectateur, soit d’être un acteur et es-
sayer de se donner les moyens de l’être.
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Pour être critique et si être critique se veut scientifique, il se veut d’avoir
les moyens scientifiques : 1. se défaire des préjugés et 2. prendre du recul
et avoir les théories.
Les sciences « dures » et les sciences « molles »
Dans le cadre des sciences naturelles, on voit une séparation claire entre l
’objet et le sujet ainsi que les phénomènes théoriques sont reproductibles.
Ce critère est plus difficile à appliquer aux sciences dites « molles »
comme les sciences sociales, car nous sommes dans l’obligation d’analyser
l’objet d’un autre et nous faisons de l’empathie.
Dans le cadre des sciences sociales, nous sommes presque dans
l’impossibilité de reproduire les phénomènes sociaux. Nous avons un pro-
blème de quantification de l’objet dans la statistique, car il faut un nombre
d’observation très grande et le contexte social n’est pas le même dans
toutes les situations.
Le statut épistémologique des sciences sociales est moins fort que celui
des sciences naturelles. Les sciences sociales ne produisent que très ra-
rement des connaissances strictes. Les critères de vérité sont très flous
et sont sujets à de grande discussion. Mais le fait de dire qu’une théorie
n’est pas vraie ne veut pas dire qu’elle est fausse.
La connaissance est un cycle de théories qui se cumulent et ceci est conti-
nuel du fait de nouveaux recherches et résultats.
Il est très compliqué d’avoir des résultats exacts en science sociale car le
contexte se modifie et qu’on arrive pas à le garder et surtout nous
n’arrivons pas à le maîtriser.
2.2 Les objets de la science politique
Science politique : discours plus ou moins homogène
Sciences politiques : pas homogène. Il y a différentes manières de concevoir la
science politique en restant dans des critères tels que la description, la défini-
tion, la délimitation. Il faut recourir à des théories.
Par les approches différentes, le regard permet de détecter le phénomène qui se
crée autour d’un objet, mais il devient complexe de le verbaliser.
Qu’est-ce que les objets politiques ? : l’idée est de donner des frontières à la
science politique.
Il y a des objets évidents comme le gouvernement, le pouvoir, l’Etat.
Les objets politiques peuvent exclure des groupes politiques ou des enjeux. Le
gouvernement ne peut pas déterminé ce qui est politique ou non.
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La vision est restrictive, car il y a des éléments qui ont une définition politique,
mais ils ne sont pas encore pris en compte par la politique.
2.2.1 Des objets mouvants et instables ( « rien n’est intrinsèquement politique ;
tout peut le devenir ».
La politique n’est pas un objet et un objet n’est pas intrinsèquement politique.
Ex : homosexualité n’était pas un objet politique. Elle devient politique lorsque
certaines forces politiques veulent régler la dimension de cet objet dans une so-
ciété organisée. On peut transférer d’objets en objets politiques qui deviennent
fondamentales. Le pacs est devenu un objet politique important. Il a été régler
du point de vue juridique et il devient progressivement moins politique.
L’écologie, il y a 30 ans étaient un objet totalement déconnecté de toutes consi-
dérations politiques, il n’y avait aucune législation et au fur et à mesure elle a été
de plus en plus prise au sérieux suite à la prise de conscience politique. On va la
transformation des Verts qui sont devenus de plus en plus forts et ils participent
à la politique en présentant des éléments en faveur de l’écologie.
Les objets politiques peuvent avoir de l’importance dans certains contextes.
Il y a une certaine hiérarchisation mais elle n’est pas immobile.
Avant 1960, l’Etat ne se souciait pas de la vie domestique, des inégalités hommes
femmes. Le mouvement féministe a fait intervenir ces objets ( différence des
femmes dans la vie sociale ). La considération était basée sur la position qui ex-
cluait la politique. Si cet enjeu était traité politiquement ( selon les groupements
féministes ), le rôle dominateur de l’homme sur la femme se réduirait.
On voit des arguments, des théories, des concepts moraux différents dans
chaque camp.
La question est de savoir comment quelque chose qui n’est pas en soi politique
peut le devenir ?
Pourquoi 75% des femmes travaillent à plein temps et France et seulement 25%
en Suisse ?
Parce que le système en France a mis en place des allocations familiales, des
crèches, l’école est à 3 ans. Les femmes-mères peuvent faire les deux.
Le vote pour l’harmonisation des allocations familiales du 26.11.06 veut se rap-
procher du système français.
Par exemple l’objet de la maternité est définissable politiquement, mais il n’est
pas défini pareil par tout le monde. Si nous n’avons plus d’enfant qui tiendra
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l’AVS en place ?
Du même constat, on voit qu’il y a plusieurs visions politiques différentes et vont
constituer le sens de l’objet. ( point 2.2.2 )
Le fait de ne pas aimer ne justifie pas le fait de ne pas comprendre. Il faut une
théorie pour comprendre. Il faut un regard avec du recul, ce qui va permettre de
dire pourquoi il est important ou pas.
2.2.3 Existe-t-il une autonomie des objets politiques ?
oui et non
Oui : des objets différents peuvent être démontrés pas politiquement.
Non : quelque soit l’objet, il faut quelque chose dans son explication pour qu’il soit
politique.
Il faut essayer d’expliquer ce qui fait sa dimension politique.
Il n’y a pas de science politique sans théorie.
Il faut avoir des critères pour dire si un objet est politique ou non, s’il y a plu-
sieurs répercussions autour d’un objet.
2.3 La science politique en tant que discipline
2.3.1 La « discipline » en tant que champ de recherche : elle correspond à une
manière de se positionner face à un objet. Pour la science politique, c’est la ma-
nière de se positionner face au pouvoir, à l’état.
2.3.2 La « discipline » par la méthode : elle consiste en la manière d’interroger
quelque chose.
« Ensemble de démarches raisonnées et rationnelles permettant de parvenir à un
but »
2.3.3 La « discipline » par les chercheurs
« La démarche scientifique implique de la part des chercheurs une certaine dis-
cipline intellectuelle, en particulier la cohérence logique et des observations em-
piriques adéquates » (Marsh et Stoker).
Ce n’est plus le champ de recherche.
Il est nécessaire d’appliquer une discipline pour étudier un objet et ainsi se dé-
brouiller avec la discipline en tant que champ de recherche et avec la discipline
par la méthode.
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Il faut intégré la norme d’une discipline quelque soient le degré de résultat, de
différents objets.
Nous sommes censés créer une discipline de pensée pour donner des arguments
pour justifier notre choix.
La discipline intellectuelle n’est pas figée.
- Il faut essayer d’être cohérent entre le but, la manière d’y arriver et ce
qu’on apprend. Etre cohérent avec un statut valable pour aboutir à des ar-
guments.
Il faut avoir la capacité de développer des arguments critiques.
- La discipline intellectuelle ne vise pas à enlever toutes les opinions,
croyances, simplement elles auront plus de poids quand on aura appris à les
transposer en arguments.
- La discipline intellectuelle n’est pas l’ensemble des connaissances acquises,
d’autres disciplines doivent intervenir.
Si on a pas de cohérence logique, alors on aura du mal a intégré les théories.
CF document science vs sens commun, les points se rapportent à ceux du docu-
ment.
- La vision ultime du scientifique est d’expliquer les causes.
- Il n’y a pas de connaissance dogmatique, la science remet en question les
éléments systématiquement.
- L’idée qui se cache derrière la recherche scientifique est d’avoir des termes
précis pour que d’autres scientifiques puissent refaire les recherches et
voir si ils aboutissent au même résultat.
Utilisation rigoureuse et précise du langage
Idem pour les concepts et les approches. C’est ici que la capacité
d’abstraction rentre en jeu.
Le résultat des recherches paraît simple , mais comment y sommes-nous ar-
rivés ? Par un raisonnement beaucoup plus complexe.
- Le jugement de fait vise à savoir une réalité. Le jugement de valeur est la
manière de savoir si c’est bon ou mauvais.
2.3.4 La science politique, une discipline autonome ?
D’où vient la science politique ? A partir de 1960 on voit apparaître des re-
cherches quantitatives.
Avant on faisait des réflexions politiques sur la pensée politique. Machiavel,
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Montesquieu, Aristote ont forgé les premiers concepts politiques. Jusqu’à Marx
le discours était très axé sur la pensée normative. Leur idée était de réfléchir à
la forme la plus juste, légitime de gouvernement. Leur but était moins celui
d’expliquer comment le système fonctionne.
Cette tradition de pensée politique est restée en vigueur mais elle reste ambi-
guë. Elle cherche et est basée sur le régime meilleur que les autres.
Avant il n’y avait pas de discours sur la liberté des peuples. C’était de la ré-
flexion sur le meilleur modèle qui impliquait beaucoup de jugement de valeur.
Pourquoi nous continuons avec ? Pour avoir des critères pour juger le gouverne-
ment. En science politique, il y plein de questions qui utilisent les jugements de
valeurs. Il faut trouver un équilibre entre le jugement de fait et le jugement de
valeur.
3. Le caractère « contesté » des concepts politiques : la tension entre
« faits » et « valeurs »
Débat, controverse et désaccord sont au cœur de la politique. La science poli-
tique n’est pas une discipline homogène, mais elle est traversée par des concep-
tions épistémologiques différentes.
Les concepts politiques sont essentiellement contestés par Gallie en 1960.
Souvent ils ont une double dimension :
- Ils dénotent la réalité sociale
- Ils ont une dimension normative, on discute sur la légitimité morale.
1. ‘Etre’ contre ‘Devoir être’, ce qui implique des débats sur les valeur des
faits. Les concepts sont souvent contestés. Le débat se crée entre la poli-
tique et la science à cause de la tension qu’il y a en science politique de
dire ce qui est. Le débat va rendre un idéal controversé. Derrière un ob-
jet, se cachent des opinions, les concepts sont discutés sur leurs normes,
on discute sur leur sens. Le désaccord politique se base sur les visions dif-
férentes d’un concept.
L’analyste essaie de comprendre pourquoi il y a plusieurs manières
d’expliquer l’Etat, pourquoi il y a des variations dans les années qui suivent.
2. Les limites du positivisme scientifique
Le prince du positivisme ne vaut rien, mais il faut savoir pourquoi il ne vaut
rien. Cela ne signifie pas que tout est bon, on fait des fois n’importe quoi.
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3. Comment savoir si notre produit intellectuel peut être qualifié de ‘scienti-
fique’ ?
Par la méthodologie : par la mesure des concepts.
Partie 2 : 4. La science politique comme science du pouvoir : qu’est-ce que
le pouvoir ?
Qu’est-ce que le pouvoir ? L’élément clé de la science politique basée sur le rap-
port du pouvoir.
Le pouvoir est la référence à un Etat, à l’exécutif, au législatif.
Une institution détient le pouvoir de faire quelque chose.
Avoir le pouvoir : certains acteurs ont les ressources, leurs compétences leur
permettent d’utiliser le pouvoir, mais ils ne l’utilisent pas forcément.
Avoir le pouvoir sur quelqu’un est une vision de la relation, on a le pouvoir en soi.
Le pouvoir existe quand il y a un acteur a et un acteur b, si b est amené à faire
quelque chose qu’il ne ferait pas sans a.
La raison de savoir pourquoi n’est pas notre problème, nous constations le chan-
gement d’attitude.
Il y a différents concepts de pouvoir : persuasion, contrainte, l’injonction.
Exemple le pouvoir d’influence : c’est plus un souhait, mais on a pas le pouvoir
d’obliger ( les médias ont ce pouvoir ). Il n’a pas d’autorité.
Le pouvoir d’injonction est un ordre ( policier a une autorité ).
Ces deux pouvoirs n’ont pas les mêmes propriétés quand on parle du pouvoir so-
cial.
Les lieux se fondent sur des rapports de pouvoir. Les actions visent à la conquête
( règle majoritaire ) et elles visent aussi à des changements au niveau de l’Etat.
La relation du pouvoir implique un asymétrie entre un acteur sur un autre qui
peut provoquer des échanges inégaux ( ex : grèves ).
4.1 Quelques distinctions conceptuelles
Avoir du pouvoir sur quelqu’un implique une relation. Un acteur a la force de pou-
voir de part sa position de l’utiliser ou non.
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Le pouvoir institutionnel peut nous sanctionner : institutions judiciaires
Le pouvoir potentiel n’est pas forcément utilisé et le pouvoir effectif est le pas-
sage à l’acte.
Tous ces pouvoirs existent dans un contexte sociologique.
Cf feuille « quelques remarques supplémentaires autour du pouvoir »
L’injonction ainsi que l’influence ne sont pas éminemment politique. Elles peuvent
se traduire par des sanctions de fait ( inégalité parent-enfants ), par des sanc-
tions juridiques ( codification des principes ) ou par des sanctions morales ( ex-
clusion de groupe ).
Mais qui sont les acteurs politiques ?
La différence entre le pouvoir d’injonction et le pouvoir d’influence est que X ne
détient pas le pouvoir de sanctionner ( influence ) immédiatement. X utilise de la
persuasion pour pousser Y dans sa volonté.
Ex : la direction d’une banque veut influencer sur ses employés, elles les influen-
cent à suivre les règles pas vraiment édictées pour avoir une promotion.
4.2 Du pouvoir au pouvoir politique
Pourvoir comme action directe ou décision : analysable
Pouvoir comme contrôle de l’agenda politique
L’agenda politique est le calendrier qui déteint les thèmes abordés publi-
quement. Au fil du temps, un enjeu qui apparaît sur le calendrier deviendra
un objet politique.
Le pouvoir peut aussi être dans l’inaction qui est une forme d’action se-
lon les plans que l’on se fait. Ex : quand on va voter on attend le résultat.
Pouvoir comme contrôle
Vision beaucoup plus psychologique. On agit sur notre univers symbolique
qui contient des acteurs. L’acte de pouvoir fait en sore que le travail du
pouvoir de A vise à déterminer le discours qui poussera B à accepter le
vouloir de A.
L’acte de pouvoir est dans l’intérêt qui arrange A.
Ex : les médias ont de l’influence, il peut y avoir un matraquage poli-
tique ou médiatique.
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L’idée est de se construire un univers symbolique de contenu qui détermine
le vouloir des individus. Construire des options qui vont d’elles-mêmes sans
qu’on se pose de questions sur elle.
4.3 Qu’est-ce que la domination légitime ? La typologie de Max Weber
Puissance ( pouvoir d’injonction ) contre domination ( forme de pouvoir que
les individus sont susceptibles d’accepter ).
Le principe d’acceptation est la légitimité.
Pourquoi obéit-on au pouvoir ? De l’injonction de fait à la règle de droit….
La domination légitime ( on arrive à déterminer l’injonction de pouvoir et à
considérer la légitimité, donc la domination devient acceptable ).
- La légitimité charismatique : Le discours auquel on adhère tenu par
un meneur de masse.
Ex Blocher : il tient sa légitimité dû au fait qu’il est patron et il sait
de quoi il parle.
- La légitimité traditionnelle ( histoire, religion )
Ex : on soumet notre liberté au Pape.
- La légitimité rationnelle ( elle découle de la bureaucratie, de l’Etat ).
Idée du droit qui domine, on se soumet à la légitimité rationnelle et
tout le monde est traité sur le même pied d’égalité.
Pour Weber, la légitimité est sociologique. Ce n’est pas un jugement
normatif, on ne dit pas si oui ou non quelque chose est bon. Weber
croit de façon idéologique à la légitimité rationnelle.
Ces trois types d’idéaux sont des concepts généraux qui ne se retrou-
vent pas seuls dans la réalité.
Ce qui est important pour Weber c’est qu’on y croit. La croyance des ac-
teurs est importante pour que cela dure que la source de la domination
reste légitime.
Une des activités des forces politiques est d’agir sur ces croyances.
La forme moderne de la domination légtime
16
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Etat : « communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire détermi-
né, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la vio-
lence physique légitime » (Max Weber)
- L’activité de l’Etat se fonde sur le consentement des gouvernés à un
ordre légal, rationnel et impersonnel.
- Lien entre légalité et légitimité
Ex : les pratiques racistes étaient juridiques, une loi discriminait les
Noirs de toutes formes juridiques, mais au point de vue philoso-
phique ce n’est pas légitime.
Légalité et légitimité sont très différentes, au point de vue éthique
( philosophique ). Mais au niveau sociologique, elles sont sur le même
plan. Il faut faire la différence.
- Rôle central de la bureaucratie ( application de règles imperson-
nelles, fonctionnaires compétas recrutés de manière objective, con-
trôlée des activités par le principe hiérarchique, savoir spécialisé,
etc.)
Nous consentons de manière rationnelle et impersonnelle ( au poli-
cier par ex. )
Ces trois formes de légitimité sont des types idéaux.
Types idéaux : caricature qui contient des éléments fondamentaux d’un phéno-
mène.
Dans des enjeux politiques, il peut y avoir plusieurs formes de légitimité.
Ex : enjeu du voile en France. On a deux légitimités qui s’opposent. Celle des
femmes musulmanes qui légitime cela sur un point religieux et celui de l’Etat qui
suit sa logique rationnelle et qui ne veut pas entrer en matière.
Les formes de légitimité sont importantes pour trancher sur des enjeux.
4.4 L’approche marxiste du pouvoir
Pourquoi s’intéresser à Marx : car sans ces éléments on ne peut pas comprendre
la politique d’aujourd’hui. Et on peut se rendre compte pourquoi certains de ses
arguments restent encore aujourd’hui.
Le marxisme était la vison la plus répandue au 19ème siècle et elle perdure encore
aujourd’hui.
Marx a une vision très globale sur le devenir social. Son ambition est de créer le
socialisme scientifique.
17
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Thèses générales :
« Le pouvoir politique est, au sens propre, le pouvoir organisé d’une classe en vue
de l’oppression d’une autre » (Karl Marx, Le manifeste du parti communiste,1848)
Définition de ce qu’est le pouvoir, il est organisé par l’Etat et sa fonction est
d’oppressé une classe. Marx reproduit le rapport de domination bourgeois-
prolétaires.
« [L’Etat est] l’Etat de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de
vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante
et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée
» (F. Engels, L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat, 1884)
L’Etat est un système politique qui détermine l’Etat. La politique n’est pas neutre,
elle est un instrument de la domination d’une classe sur une autre.
On voit apparaître l’idée théorique du reflet : les institutions politiques reflè-
tent le mode de structuration du politique. La domination économique deviendra
politique.
« Dans la production sociale de leur existence, les hommes entrent en des rap-
ports déterminée, indépendants de leur volonté, développement donné de leurs
forces productives matérielles. L’ensemble de ces rapports de production forme
la structure économique de la société, la base concrète sur laquelle s’élève une
superstructure juridique et politique et à laquelle correspondent des formes de
conscience sociale déterminées. Le mode de production de la vie matérielle con-
ditionne le processus de vie social, politique et intellectuel dans son ensemble »
(K. Marx, Préface à De la contribution à la critique de l’économie politique, 1859)
L’idée de Marx : matérialisme historique, connaître et expliquer l’histoire avec
des changements matériaux. Le moteur de l’histoire est la lutte des classes. Les
classes sont autour du système économique et ce n’est pas une idée. C’est une
suite d’éléments économiques.
Marx dit que le système économique détermine la politique, la justice et le social.
On part de l’infrastructure ( économie ) à la superstructure ( politique ) pour que
l’économie puisse perpétuer sa domination qui est déterminer par le travail de
discours politiques. Et cela forme la conscience politique.
18
Concept et approche de la SPO
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La révolution prolétarienne élimine la lutte des classes. Derrière cette révolu-
tion, il y a un plus grand monde au service du plus grand nombre de personnes.
L’utopie communiste est d’avoir une société sans classe sociale.
Les rapports économiques dans lesquels les individus entrent sont indépendants
de la volonté des individus. Selon Marx, la volonté n’existe pas, l’idée des Lu-
mières selon laquelle la volonté des individus détermine leur place est fausse.
C’est le système économique qui influence leur volonté de choix par une vision
structuraliste qui découle des rapports de production.
Ce qui détermine ces rapports, c’est le système économique que le définit et
c’est le moteur de l’histoire.
Il n’y a pas une seule position sociale, tout est en fonction du système écono-
mique.
Nous sommes arrivés au point où l’économie n’est pas fixée, elle se modifie, les
manières de produire changent.
Les discours abstraits de l’Etat donnent l’impression de protégé l’individu, mais
selon Marx c’est faux. La volonté de l’individu est dû à la superstructure.
Le choix selon sa volonté est un idéal. L’idée de trouver sa place est illogique se-
lon Marx. Il faut donc démonter ce moteur d’infrastructure pour avoir le pouvoir
de volonté. S’il n’y a plus de domination économique, les individus pourront exer-
cer leur volonté.
Le contexte de l’époque
Marx est confronté à des contradictions : Le savoir faire économique augmente
et il y a une paupérisation des individus. Pourtant tout le monde devrait pouvoir
bénéficier du savoir faire économique. Le constat de Marx est que la majorité
des individus est pauvre.
Développement de l’économie capitaliste, croissance de la productivité (in-
dustrialisation, etc.)
Naissance d’un large prolétariat industriel, donc à la contradiction entre la
progression des richesses et la misère croissante du plus grand nombre
Achèvement des Etat comme siège central du pouvoir
Emergence de la lutte des classes, polarisation des dynamiques sociales et
économiques en deux blocs distincts
4.4.1 Les influences « intellectuelles » les plus importantes
Ces sont les physiocrates, les économistes français et les anglais.
19
Concept et approche de la SPO
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Les économistes anglais du XVIIIème (Smith, Ricardo)
Les sciences de la nature
Hegel et la mise en lumière des contradictions par l’approche dialectique
Les socialistes français du XIXème (Proudhon, Saint- Simon, Fourier)
Les socialistes français sont des utopistes : ils se trompaient de cible. Il
avait une vision humaniste et de la charité, l’aide sociale était faite de
dons à la religion et l’Etat. C’est toujours le pouvoir de la superstructure
qui domine, donc on a encore des modes de production.
Marx se propose de développer un socialisme scientifique visant à déterminer la
nature des changements historiques et sociaux ; pas de proposer une critique
éthique du capitalisme naissant.
Marx chercher les moteurs de l’histoire et la révolution est une détermination
historique.
4.4.2 Les bases philosophiques et sicentifiques
4.4.2.1 Le matérialisme historique
L’évolution de la société résulte de l’évolution des conditions matérielles
de la vie. L’histoire s’écrit avec le matérialisme et non avec les idées.
Lutte des classes comme ‘moteur de l’histoire’
Le déterminisme : l’irréversibilité du processus historique
« Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est
au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience »
Les rapports de production, composés par trois éléments : les conditions na-
turelles, les techniques, et la division du travail social. Ce sont les forces
productives. Le développement technique augmente la productivité.
La division du travail implique la propriété privée et l’inégalité des travaux.
Les classes sociales apparaissent.
Le mode de production : forces productives et rapports de production
Les forces productives sont les techniques, l’industrie et les rapports de
production sont les manières techniques qui sont socialement et économi-
quement organisée : la séparation bourgeoise – prolétaires.
La contradiction va se crée entre les forces de production et les rapports
de production ce qui enclenchera la révolution.
Les forces productives se développent au cours de l’histoire
L’histoire se caractérise par une succession de modes de production : mode
patriarcal de production, esclavage, économie féodale, capitalisme.
Il y a une contradiction entre les forces de production et les rapports de
20
Concept et approche de la SPO
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production : c’est le ressort du mouvement historique (R. Aron). C’est la
lutte de l’homme contre l’homme, l’exploitation de l’homme par l’homme.
Les forces de production augmentent, le bien-être augmente et le bien-être
social reste stable pour la bourgeoisie.
La révolution sociale comme conséquence des contradictions au sein du
mode de production
L’histoire est une suite de mode de production remis en question. Pour
Marx, il y a cinq modes de production : asiatique, antique, féodal, capital,
communiste.
Le passe du féodal au capital est une victoire bourgeoise sur la monarchie.
Pour le bourgeois, la fonction du capitalisme est que les bourgeois ont be-
soin de plus en plus de possibilité d’avoir de la main d’œuvre, ce qui donne
comme résultat une hausse du prolétariat.
4.4.2.2 Le matérialisme dialectique
La dialectique est l’observation de la réalité et la recherche des mouvements et
des changements. La pensée est en mouvement.
La critique de l’idéalisme hégélien (« on a assez contemplé le monde, ce qui
compte c’est de le transformer »)
La réalité en tant que processus, mouvement, en perpétuel devenir par le
dépassement des contradictions
Thèse – antithèse- synthèse
Thèse : l’être existe
Antithèse : le monde sensible existe -> négation des idées. Ex le développe-
ment des droits de l’homme a été fait dans un contexte historique avec des
éléments d’idée. Mais les idées découlent des contextes historiques et pas
le contraire.
Synthèse est contre la thèse, c’est la manière d’appréhender le change-
ment. L’Etat est une entité pas de même nature que la thèse et que
l’antithèse, mais il utilise certains de leurs éléments.
L’idée s’est produite dans un monde historique, par exemple en France. Le monde
n’est pas une idée, une table est une table.
Pour comprendre le monde, il faut essayer de voir ce qu’il y a entre les deux :
synthèse.
Par exemple : la graine meurt pour donner l’arbre ( négation de l’idée ) et l’arbre
donne un fruit. Le fruit garde une partie de la graine et de l’arbre, mais il a une
autre entité.
La graine est l’idée qui gouverne le monde. L’arbre est la négation de l’idée, la na-
21
Concept et approche de la SPO
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ture du monde sensible n’est pas une idée et le fruit est l’Etat pour Egel. L’Etat
incarne l’idée et il essaie de protéger les hommes. L’Etat agit dans le monde sen-
sible, il parle d’individus concrets. L’Etat est porteur d’idée et il est porteur
d’une action concrète.
Le but est d’avoir un nouveau discours basé sur les éléments de deux discours et
ce nouveau discours est un troisième discours.
La dialectique de Marx
Thèse : bourgeois et prolétaire.
Antithèse : le capitalisme est l’antithèse entre l’artisan et le féodalisme.
L’artisan est devenu un bourgeois qui va devenir capitaliste, ce qui enclenche le
dernier mouvement révolutionnaire qui brisera la lutte des classes.
La victoire du prolétariat va briser la lutte des classes. Il n’y aura plus de prolé-
tariat, mais un socialisme individuel est cela est la synthèse qui donne le commu-
nisme.
4.4.3 Le pouvoir politique et l’Etat
Le pouvoir appartient à la classe qui domine économiquement une société à
un moment historique donné
Stabilisation des contradictions du mode de production et cela découle de
l’histoire.
L’infrastructure (fondation réelle) et la superstructure (expression du
mode de production, donc des rapports de propriété) : la théorie du reflet
L’autonomie du politique n’est qu’une illusion
Le politique n’est pas autonome, il émane de l’infrastructure.
L’Etat est l’instrument de domination de la classe dominante
Les moyens de la domination : l’idéologie, la morale, les droits, la religion
Les moyens de la domination émanent de la superstructure. La religion est
l’opium du peuple, car elle l’aide à survivre dans sa condition.
La révolution : le remplacement de la démocratie bourgeoise par la démo-
cratie socialiste
Marx n’est pas clair dans la manière d’arriver à la révolution. Dans le Mani-
feste, elle est inéluctable et dans la vieillesse de Marx, il se rétracte et il
dit qu’il faut la mettre en marche.
Le prolétariat devra mener une dictature, occuper l’Etat avec les outils mis
en place par le capitalisme pour amener la révolution. La phase de la dicta-
ture va gentiment changer le mode de production qui amènera à la dispari-
tion de la lutte des classes. L’Etat dépérira progressivement et il s’occupera
plus que de la gestion du bien publique, mais il ne protégera plus un mode de
production.
22
Concept et approche de la SPO
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Le problème c’est que ça n’a pas marché, l’URSS est au contraire monté en
puissance, l’Etat s’est renforcé.
La révolution aurait dû s’amorcer en Grande-Bretagne.
Le communisme : le dépérissement de l’Etat dans la société sans classes
Le destin de l’Etat est de dépérir et dans sa disparition, il perdra ses fonc-
tions.
4.4.4 De Marx aux marxistes : la critique de la subordination complète du poli-
tique à l’économique : théorie du reflet entre l’infrastructure contre la supers-
tructure.
V. I. Lénine (1870-1924) (Que faire ?, 1902 ; L’Etat et la révolution, 1917)
Lénine reprend la pensé de Marx. Mais il dit que la révolution ne va pas ve-
nir toute seule, il faut créer un environnement pour qu’elle se développe et
qu’elle résiste.
o La dictature du prolétariat
o L’avant-garde du prolétariat : il est nécessaire de développer un or-
gane ( parti ) pour éduquer la masse productive pour que la révolu-
tion se fasse en leur faveur. Il faut un volontarisme pour enclencher
la révolution.
o Etat transitoire entre socialisme (travail) et communisme (besoin)
Le socialisme est la phase de dictature du prolétariat et le commu-
nisme est basé sur les besoins de chacun.
o Gramsci (1891-1937), fondateur du parti communiste en Italie.
o Réintroduction du sujet dans l’analyse marxiste
On ne peut pas exclure l’acteur ( prêtres ) de la pensée marxiste.
L’absence de mouvement révolutionnaire est dû à un vecteur idéolo-
tique qui ne pousse pas à la révolution. Si les ouvriers ne jouent pas
eux-mêmes au jeu que mène les bourgeois, alors il ne se passera
rien. Il faut mettre en place des discours qui visent à la révolution.
o L’autonomie et le rôle de la superstructure
o L’hégémonie : « pouvoir de classe ressenti comme nécessaire par
l’ensemble de la société » (« L’Etat est une hégémonie cuirassée de
coercition ») ; domination par l’idéologie
Les discours dominant sont la seule manière pour y arriver.
L’hégémonie à deux grandes fonctions : elle domine la coercition (
armée ), organe répressif et la mise en place d’une idéologie hégé-
monique qui est un consentement des sujets à être dominés.
o Le rôle des intellectuels organiques
L’intellectuel à le rôle d’ouvrir les yeux des ouvriers ( ce qui n’existe
23
Concept et approche de la SPO
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pas dans la théorie de Marx ) qui les invite à se méfier du pouvoir
hégémonique bourgeois. Le parti communiste doit se doter
d’intellectuels qui feront des discours contre la bourgeoisie et on
verra une mobilisation de discours anti-hégémonique.
o L. Althusser (1918-1990)
o L’appareil répressif d’Etat (le pouvoir d’Etat)
L’appareil répressif est le maintien de l’ordre par coercition (
police, armée ).
o Les appareils idéologiques d’Etat (familial, juridique, poli-
tique, scolaire, religieux, culturel, etc.)
Il faut considérer tous les appareils idéologiques. Ex la fa-
mille est contrôlée par l’Etat et il domine par idéologie sur
les gens avec la mariage qui est une distribution des revenus.
Le matérialisme historique passe à côté de quelque chose s’il
n’utilise pas ces appareils.
Contrairement à l’appareil répressif, les AIE sont plu-
riels
Les AIE sont des violences symboliques.
Les AIE relèvent plutôt du domaine privé
Ils ne fonctionnent pas à la violence, mais à l’idéologie, à
la force symbolique;
L’idéologie est une ‘représentation’ du rapport (imagi-
naire) des individus à leurs conditions matérielles
d’existence ; elle a, pour Althusser (et contrairement à
Marx), une base réelle.
L’idéologie donne le sens de ce qu’on fait sur terre.
L’idée est que les individus doivent donner un sens à
leur position sociale et ce sens vient de la culture, du
discours idéologique.
Ex : le programme du parti politique.
But ultime des AIE : assurer le maintien des rapports de
production et la reproduction de l’idéologie dominante
24
Concept et approche de la SPO
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Gramsci et Althusser parlent du rôle de la superstructure sur la démocratie et
se posent la question de savoir si le citoyen est vraiment libre.
Et s’il n’est pas libre, la démocratie a-t-elle un sens ?
4.5 Les approches élitistes et pluralistes du pouvoir
Thèse générale : Le pouvoir appartient à une élite, dotée d’une certaine unité,
qu’aucune structure - ni juridique, ni politique - ne peut véritablement dessaisir.
L’idée qui se trouve derrière la vision élitiste du pouvoir est qu’il existe une sépa-
ration entre la catégorie des personnes qui dirigera la société et celle qui s’y
soumettra.
Elitiste : histoire donnée par le phénomène d’élite. L’histoire est une suite d’élite.
4.5.1 L’élitisme classique de la sociologie italienne
A. L’approche psychologique de Pareto ( 1848-1923 ) : Traité de sociologie
générale
L’approche de Pareto : il introduit des approches psychologiques de l’élite.
L’élite est l’ensemble de « gens qui ont un degré remar-
quable des qualités d’intelligence, de caractère,
d’adresse, de capacité de tout genre »
Il y a une différence naturelle entre les gens qui ont des
talents. La société est l’ensemble des meilleurs.
Division naturelle entre élite et masse
La division naturelle n’est pas produite par un acte de vo-
lonté implicite. Il est préférable qu’au niveau politique
l’élite soit au gouvernement.
L’homogénéité de l’élite (cohésion, conscience de soi, etc.)
L’homogénéité de l’élite se retrouve dans le fait que les
individus se reconnaissent, qu’ils partagent un savoir faire
commun.
La supériorité naturelle de l’élite sur la masse (énergie,
capacités, virilité, etc.) : le caractère d’une société est le
caractère de son élite.
Le caractère social est le caractère de l’élite ( groupe,
leader d’une société donnée ).
La critique à l’approche marxiste : la thèse de la circula-
25
Concept et approche de la SPO
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tion des élites, ou l’explication de l’histoire comme le
remplacement continuel d’une élite par une autre («
L’histoire est un cimetière d’aristocraties »)
La thèse de la circulation des élites existe pour éviter
qu’elle ne s’étouffe. Il faut un remplacement d’une élite
par une autre.
La séparation entre l’élite et la masse est naturelle.
La vision normative propose comment le système devrait fonctionner.
B. L’approche organisationnelle de Mosca (1857-1941)
L’inéluctabilité de la coupure entre l’élite dirigeante et
les gouvernés
La condition même est qu’il y ait une séparation entre
l’élite et la masse, elle est nécessaire et inéluctable.
Ce besoin d’organisation impose l’élitisme.
Le pouvoir est toujours dans les mains de la classe diri-
geante, unie autour de liens de parenté, de culture et
d’intérêts. Sa force découle de son organisation (« [...]
plus la communauté politique est grande, plus la minorité
gouvernante sera petite par rapport à elle, et plus il sera
difficile à la majorité d’organiser sa résistance à la mino-
rité »).
Plus la communauté politique explose, plus il y aura de dif-
férences entre la minorité et la majorité.
La « formule politique » comme justification du pouvoir et
de la légitimité des actes
La « formule politique » que l’élite va asseoir sa légitimi-
té, ne se fait pas au niveau du talent, mais elle se fait par
le fait que la minorité va asseoir son pouvoir avec la légi-
timité de la minorité à dominer.
Sociétés mobiles (la circulation des élites s’opère) et so-
ciétés immobiles
La société mobile est l’élite qui circule, qui est élue. La
société arrive à gérer la circulation.
La société immobile est dans l’intérêt de l’élite qui bloque
les nouveaux venus, ce qui amène la société à sa perte.
Ex : révolution française.
L’histoire est animée par les idées et les intérêts des
élites au pouvoir
Le même phénomène historique peut être vu de diffé-
26
Concept et approche de la SPO
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rentes manières selon la théorie choisie.
C. L’approche organisationnelle de Michels
Selon lui, il existe une coupure entre les dirigeants et les dirigés.
Le gouvernement direct des masses se heurte à des im-
possibilités techniques: toute organisation a pour effet
de diviser tout parti ou syndicat [...] en une minorité diri-
geante et une majorité dirigée.
La démocratie ne se conçoit pas sans organisation
La ‘loi d’airain de l’oligarchie’ : l’irréversibilité du phéno-
mène élitiste (« Qui dit organisation, dit oligarchie »)
Toute organisation se constitue en oligarchie.
Ce qui pose problème vis-à-vis du sens du modèle de la démocratie, ce sont
les critères sur le système démocratique posé.
Qu’est-ce qui se cache derrière le phénomène élitiste vis-à-vis de
la souveraineté populaire ?
Présupposés : talent et démocratie
4.5.2 Elitisme démocratique
Empirique basé sur une enquête politologique sur l’élite aux USA.
A. La sociologie des élites de Mills ( 1916-1962 )
L’élite au pouvoir comme détentrice de certains rôles stratégiques
Une élite unifiée composée par 3 cercles :
o Militaire (les seigneurs de la guerre)
o Industriel (les chefs d’industrie)
o Politique (les dirigeants politiques)
Le triangle du pouvoir : la compénétration des 3 cercles et la solida-
rité interne qui en découle ; la circulation des élites entre les 3
secteurs, ce qui confère l’unité de l’élite au pouvoir.
Très forte circulation des élites. Il est impossible de trouver une
seule décision importante de la maison blanche pas prise par un non-
membre de l’élite. Les décisions émanent du politique mais elles
sont soutenues par les militaires et les industries.
Qu’est-ce qui unit ces leader ?
Les lieux de formation des élites ( Harward, Princeton ), ils forment
des réseaux sociaux pour circuler d’une élite à une autre.
27
Concept et approche de la SPO
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La cohérence de l’élite, par les intérêts communs et la solidarité
personnelle (passage d’un cercle à un autre, affinités psycholo-
giques, formation, origines sociales, etc.)
L’unité d’élite est basée sur la cohérence interne : formation, affi-
nités psychologiques.
Il existe une certaine vision : l’élite va mettre en place les discours
de ce qui est bon pour la société.
L’élite au pouvoir comme oligarchie non élue : le déplacement du
pouvoir du législatif (Congrès) vers l’exécutif (Président et conseil-
lers).
L’idée de la démocratie, de la liberté, de la souveraineté est un
leurre. L’élite est une oligarchie non-élue qui prend des décisions.
Le peuple n’a pas de pouvoir.
Pour Marx le passage historique est la lutte des classes.
Pour les élitistes : normatif, l’élite = bien ( Pareto ), le talent
L’élite est organisationnelle pour Moska. La société doit être gérée et l’élite
exerce cette fonction.
Pour Mills, elle est empirique. Il n’y a pas une élite. Si on prend le cas des USA en
1950, il dégage l’idée qu’il existe une élite en 3 parties, leur solidarité fait
l’existence d’un noyaux informel de personnes qui ne sont pas soumis à une élec-
tion.
Princeton : réseaux sociaux, milieux, identification
La reproduction de l’élite : reproduction sociale et culturelle, ils se feront enga-
gé à une bonne place. Les banques investissent dans les étudiants.
L’existence de ces passages est en hausse. Les richesses et les inégalités sont
aussi en hausse. Cette vision ne pose pas de problème.
Mais chez nous, le résultat amène à se poser des questions sur la démocratie.
La grande différence entre Pareto, Moska, Mills est une thèse moniste des élites
face aux pluralistes.
Est-ce que l’élite est une et homogène ? L’élite domine la masse.
L’élitisme est sous deux formes, normative et socio-politique.
Il y a une tension entre les trois premiers penseurs et Mills, pour lui, le véritable
pouvoir du peuple n’existe pas.
La suite logique est l’organisation du pouvoir dans la démocrate, ce qui impose la
condition d’avoir une élite -> légitimation d’avoir des élites dans les partis pour
28
Concept et approche de la SPO
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trouver un électorat.
La question qui se pose est de savoir qui va représenter le peuple. Le CN repré-
sente le peuple et le CE représente les cantons.
Le principe de base est que le peuple élit ses représentants, car s’il l’on est cinq
millions ce n’est pas possible. On a donc un système intermédiaire qui sont les
partis politiques.
En termes de pouvoir politique, nous n’avons pas le même pouvoir politique qu’un
président de parti.
La volonté populaire est d’être représenter par des élus au niveau politique. On
parle alors de représentation miroir.
Le problème est que la représentation est médiatisée par les forces politiques,
les partis. On n’a pas le choix de mettre quelqu’un sur une liste électorale.
A partir de quel moment la représentation de l’élite prend le relais de la volonté
populaire et à quelle moment cette représentation devient un statut individuel ?
La logique de Mills : critique constante du manque de représentation du peuple et
cela devient illégitime.
Schumpeter : passage à pluralité, le pouvoir du peuple est déterminé par l’élite.
Phénomène élitiste : possibilité à tout le monde d’accéder à l’élite.
Dans le démocratie le seul pouvoir du peuple est de donner le pouvoir aux repré-
sentants pour les représenter.
Le problème est de savoir si la représentation respecte la volonté des représen-
tés et il y a des revendications des partis sur cette volonté.
Le peuple a peu d’emprise sur les décisions et il y a plusieurs élites en compéti-
tion.
Weber : la légitimation que le peuple va donner aux gouvernants est la légitimité
de gouverner. Cette légitimation est donnée par le bote même si on est pas tou-
jours d’accord avec les décisions prises par nos représentants, on accepte, car
l’élite sait « mieux » que l’électeur.
4.5.3 La critique de l’élitisme et du marxisme : l’approche pluraliste
Thèse générale : il n’existe pas une élite, mais des élites qui coopèrent et/ou se
confrontent, selon un système de contr poids et avec une ouverture sur la base.
Pluraliste : Il n’y a pas qu’une élite dominante, mais plusieurs. Le phénomène éli-
tiste existe, aucune élite n’arrive à imposer son opinion sur un sujet. Les compé-
tences sont constituées entre les élites. Mais ils ne nient pas l’existence de
29
Concept et approche de la SPO
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l’élite. Il nie le fait d’avoir une élite dirigeante.
A. Dahl : Qui gouvernent ?
Il observe sur le terrain comme les décisions sont prises. Il écrivit son
livre cinq ans après Mills et se pose la question de savoir si Mills à raison
ou tort.
Sa vision est plus optimiste que Schumpeter.
La démarche épistémologique : Critique empirique de la perspective
élitiste de Mills (behaviourisme, analyse des décisions)
Il mesure l’ampleur du pouvoir de la décision de A sur B qui va le
pousser à exécuter cette décision.
Il fait ces observations au conseil municipal de New-Haeven ( lieu de
l’université de Yale ).
L’école des behaviouristes avait l’ambition que la démarche scienti-
fique ait les mêmes normes pour les sciences sociales. Que l’on ait
une science expérimentale pour savoir si le comportement de A peut
changer celui de B.
Pas un centre de décision, mais une pluralité de centres de décision
: il y a donc une multiplicité de centres de pouvoir, aucun desquels
n’est dominant (polyarchie)
Le constat est qu’il n’y a pas une élite dominante qui prend les déci-
sions, ça ne marche pas.
Polyarchie : lieux du pouvoir qui impolque qu’aucun groupe n’est en
mesure de devenir un groupe dominant sur tous les objets en dis-
cussion.
Il cherchait à observer quelque chose, sans opinion et que se soit
fiable.
Pluralisme social et grande diversité d’associations, ce qui implique
une dispersion du pouvoir
La diversité du pouvoir est une logique de la démocratie.
Le pluralisme caractérise le mieux ce qu’on que la démocratie de-
vrait être.
Le fait de disposer d’une ressource ne signifie pas les posséder
toutes
Ex : l’argent ne suffit pas pour avoir tous les dossiers, on a pas un
impact sur toutes les décisions.
Les décisions comme résultat de négociations (bargaining) entre les
différents groupes ; l’Etat joue le rôle d’arbitre
Les négociations sont des compromis qui font naître les conflits
d’intérêts.
Le conflit d’intérêts est endémique dans les démocraties libérales
30
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
B. Raymond Aron : « Catégories dirigeantes ou classe dirigeante » ( 1965 )
Selon lui, il n’y a pas d’élite homogène.
Aucune classe dominante unitaire ne contrôle l’ensemble des déci-
sions : il existe une pluralité des catégories dirigeantes
Le pouvoir s’exerce par la relation entre les catégories dirigeantes.
Les mouvements de démocratisation (avènement des classes ‘moyennes’)
empêchent la reproduction d’une classe unifiée
La démocratie implique le contrôle de l’élite dirigeante à d’autres facteurs.
Constat : dans chaque société les gens s’intéresse à la politique et d’autres
non. Ce hiatus fait en sorte qu’une force élite va lutter pour avoir le pou-
voir avec ses compétences.
Cette « élite », les gens en faisant partie peuvent changer et avoir plus ou
mois de pouvoir.
Ex : l’église.
Il y a beaucoup de considérations dans l’histoire sociale qui font que ces
catégories peuvent changer.
Il y a des catégories dirigeantes ayant une influence sur le gouvernement
de la société
o Le personnel politique
o La haute administration
o Détenteurs du pouvoir spirituel
o Leaders syndicaux ( vont empêcher qu’une élite unique s’impose )
Il faut regarder le poids de ces acteurs dans les décisions.
Pluralisme social et politique comme garant de l’absence du monopole du
pouvoir dans les mains d’une classe dirigeante
Il y a un aspect normatif entre ce qui doit être et ce qui devrait être.
Derrière le modèle pluraliste : il y a beaucoup de conception normative de ce
que devrait être la démocratie.
Il y a une va et vient entre l’analytique ( comment les choses fonctionnent ) et
le normatif qui est toujours existant.
Pour éviter une dispute autour de la démocratie : focalisation sur des ap-
proches dominantes en sciences politiques :
31
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
- Systémisme
- Fonctionnalisme
Ces deux approches émergente dès les années 1950, durant la décolonisa-
tion.
4.6 L’approche fonctionnaliste
Thèse : il existe des fonctions politiques de base qui contribuent à assurer la
reproduction d’un système politique donné.
On ne parle plus d’action ou de classe dominant, dominé.
Cette approche vise à expliquer et comprendre la fonction exercée par les diffé-
rentes actions de la philosophie sociopolitique.
On ne regarde pas la forme sociale et politique des phénomènes. Ce qui est im-
portant c’est à quoi à ça sert.
Fonction : contribution, faits d’un élément par rapport à un ensemble.
Ex : pourquoi la police existe ?
Elle sert à faire respecter les lois, à punir, à gérer les rapports entre les
individus, prévention comportementale…
On arrive à ces conclusions par deux démarches : déductive et inductive (
que l’on tire de notre expérience ).
Question empirique : est-ce que la police a les mêmes fonctions dans les diffé-
rents pays ?
But de la fonction est de dissocié la forme et la structure.
1. On compare l’objet ( police ).
2. On compare la structure : recherche d’acteurs qui font res-
pecter l’ordre, et des acteurs ne sont pas la police comme
les sécuritas, l’armée, les syndicats qui maintienne l’ordre au
deuxième sens du terme.
Il y a donc des formes très diversifiées.
Le système va mettre en place des fonctions pour maintenir l’ordre, s’il n’en a pas
alors il s’effondrera.
Les fonctionnalistes ont cherché la fonction de l’ordre politique. Qu’est-ce qui
fait que l’ordre social tienne en place. Ils recherchent la fonction de l’ordre poli-
tique.
32
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Qu’est-ce que le fonctionnalisme : une approche qui vise à déterminer une fonc-
tion, un structure, des actions au sein d’un système.
Ex : la police a une fonction du système pour maintenir l’ordre.
a. L’attrait de l’analogie organiciste ( Spencer 1820-1903 )
Thèse : on peut comparer la société à un organisme vivant. Un organe
existe car il a des fonctions.
Sociétés comme organismes vivants : à l’époque la logique positi-
viste, fruit du constat. La tendance est mélangée à la sociologie
avec la politique avec la métaphore du corps.
Multiplication des ‘structures’ et ‘fonctions’ sociales
La complexité de la société implique la mise en place d’une structure
sociale ( assouvissement d’avoir un équilibre ) pour garantir une
fonction de gérance du système.
Réalité comme totalité intégrée
Idée : la dynamique sociale et l’histoire sont données par les fonc-
tions de structure qui permettent de gérer le système.
Equilibre, homéostasie
Le point d’équilibre n’est pas donné une fois pour toute, il peut
changer, mais il reste équilibré.
b. Le fonctionnalisme absolu de Malinowski ( 1884-1942 )
Il décrivit la pratique et les coutumes d’une tribu et eu des conclusions
analytiques.
Une institution donnée exerce une fonction par rapport à la société
toute entière (unité fonctionnelle de la société)
Les institutions sont certains groupes ou la mariage.
Tout acte politique a une impacte et une fonction par rapport à la
société. Tous ces actes ont une fonction importante pour l’équilibre
de la société.
Totalité sociale à étudier en fonction de l’agencement de ses élé-
ments (fonctionnalisme universel)
Les éléments du tout constituent le tout.
33
Concept et approche de la SPO
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Chaque élément apporte une contribution nécessaire à l’ensemble ou
répond à un besoin social (postulat de la nécessité fonctionnelle)
Toute pratique peut être expliquée en fonction d’une manière qui
s’inscrit dans le tout. Il n’y a rien qui n’ait pas de sens dans la socié-
té. Tout acte observable est produit par une fonction.
Ex : les quatre boutons de la veste ont la fonction de façonné la
veste. Rien n’est anodin pour lui.
La question de la nécessité de la fonction est remise en question par Mer-
ton.
c. Le fonctionnalisme relatif de Merton ( Eléments de théorie et de méthode
sociologique, 1965 )
Deux distinctions :
- Sarkozy a envoyé la police et les immams qui ont une action
différente tout en pouvant remplir la même fonction.
- CF : il peut appliquer les lois, mais il peut aussi les élaborer.
Il a donc une double fonction.
Les exigences et les équivalents fonctionnels
On peut avoir une même action qui remplit plusieurs fonctions et
une fonction peut être remplie par plusieurs acteurs.
(1 élément peut avoir plusieurs fonctions ; 1 fonction peut être
remplie par plusieurs éléments)
Les dysfonctions
Au contraire d’une fonction, le comportement peut être disfonc-
tionnel.
Les fonctions ‘manifestes’ et les fonctions ‘latentes’
Latente : fonction ni comprise, ni voulue. On reproduit un compor-
tement inconscient qui reproduit l’ordre social ( principes ).
Ex : une ado veut mettre une bûche dans la cheminée, son père
l’empêche formellement.
Fonction manifeste : éviter qu’elle se brûle.
Fonction latente : garder l’ado sous son contrôle, montrer sa hié-
rarchie de l’ordre.
Ex : manger du caviar
Fonction manifeste : payer cher pour avoir l’excellence.
34
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Fonction latente : affirmation de sa richesse, de sa puissance.
cela nous oblige à réfléchir sur certains actes pour
voir ce qui se cache derrière.
d. Un exemple politique : Almond et Powell
Comparative Politics, 1966
Cet écrit nous explique comment comprendre différent pays qui ont des
formes différentes suite à la décolonisation.
La recherche de critères : ex des crops circles 1. on cherche à quoi ça
serte et 2. on remonte vers l’acteur.
Les fonctionnalistes ont été chercher les structures de base.
Ex : cette théorie naît durant la décolonisation.
Comment un nouveau système politique peut fonctionner ?
Ils font une approche comparative entre deux pays.
Thèse de la modernisation : rapport clair entre le développement et l’économie et
la stabilisation de l’Etat.
Ils avaient besoin de critères et ils les ont déterminer en les observants.
Critique comparative : chercher au niveau des fonctions.
Thèses :
« Les mêmes fonctions sont remplies dans tous les systèmes politiques, bien que
ces fonctions puissent être plus au moins remplies selon les systèmes et par des
types différents de structures »
« Si le fonctions sont présentes, alors les structures doivent exister »
« Le système politique n’inclut pas seulement les institutions gouvernementales,
mais toutes les structures dans leurs aspects politiques »
On peut réduire le système politique au gouvernement qui exécute les lois, mais il
y a aussi d’autres facteurs cruciaux.
De l’universalité des capacités de la structure politique....
Capacité de régulation des comportements
Régulation : tout système politique doit garantir allégeance du
peuple, ce qui implique une socialisation.
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Concept et approche de la SPO
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Capacité ‘extractive’
Tout système politique a besoin d’extraire des ressources du sol, de
la société ( ressources économiques : fonctionnaires ). Il va cher-
cher les ressources pour fonctionner chez le peuple. Le système est
donc dans l’obligation des redistribuer les ressources.
Capacité ‘distributive’
L’intervention dans la société pour régler les problèmes sociaux.
Capacité ‘responsive’
Le système doit être capable d’anticiper les problèmes pour les gé-
rer. Une situation empirique est différente mais la fonction est la
même : définir la fonction.
Malgré les différences de chaque système, tous les systèmes doivent avoir ces
quatre capacités, sinon ce n’est pas viable.
Ils vont chercher la fonction pour trouver les structures dans lesquelles ces ca-
pacités vont, puis ils chercheront l’acteur pour comparer les régimes très diffé-
rents. Les positivistes vont au dehors de la forme, il n’y a pas de dominant, domi-
né. La question est de savoir comme la société joue un rôle pour le tout, mais il ne
dise pas si l’action est bien ou mal.
...à l’universalité des fonctions politiques
o Fonctions de conversion
Transformer la complexité sociale et la traduire dans quelque chose
de gouvernementale.
o Expression des intérêts
Les acteurs doivent relayer l’expression des intérêts ( qui doi-
vent être agrégés ) sociaux au système politique, aux partis poli-
tiques.
o Agrégation des intérêts le nombre d’intérêts doit être gérable
o Elaboration des règles l’anarchie n’est pas possible pour un sys-
tème politique.
o Exécution des règles
o Fonction judiciaire
o Communication politique
Tout gouvernement doit être en mesure de communiquer ses ac-
tions au peuple.
o Fonctions de maintien et d’adaptation
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Concept et approche de la SPO
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o Recrutement politique ( personne capable )
o Socialisation politique (assimilation, intériorisation des normes)
La multifonctionnalité des institutions politiques
Le système politique importe plus pour ce qu’il fait que ce qu’il est
Analyse systémique politique par rapport à la dynamique qui fait que le système
politique est dans sa société.
Ex : En France, le débat électoral sur le sous-développement de la justice ( fonc-
tion ).
Intuition : que la fonction de faire respecter les règles existe pour retenir les
délinquants. Les manifestations en règle peuvent être différentes, mais pas la
justice -> clivage politique.
o Quelques critiques au fonctionnalisme
Les fonctionnalistes veulent expliquer l’équilibre du système et
ils sont critiquer par la vison conservatrices.
o Vision statique (et conservatrice)
Ils préfèrent le statu quo plutôt que le changement.
o Difficulté à expliquer le conflit et le changement
Ex : la révolution française est la réaction normal pour atteindre un
nouvel ordre.
o Faible force explicative
Quoiqu’ils disent les fonctionnalistes ont un faible force explicative,
car ils expliquent le système par les fonctions de base. Ils
n’expliquent pas pourquoi ces fonctions et pas d’autres.
4.7 L’approche systémique
Thèse générale: tout système comporte en soi sa propre finalité : il s’agit de son
maintient ou sa propre reproduction malgré les influences de son environnement.
Idée : considérer la société comme un système.
On rompt avec la vison sociale des observations de la société.
Dans la société, tout a sa propre finalité (but), on se maintient malgré l’influence
du dehors.
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Concept et approche de la SPO
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Métaphore du corps humain : son but est la survie, la société est en équilibre et
le système sert à maintenir la société.
Ex : antibiotiques ne plus d’effet, car on s’y habitue.
La base du système vient des la science naturelle.
Cette base a besoin de scientificité ( dans les années 1940-50 ), de sociologie et
de science politique pour avoir plus d’objectivisme.
Influence de la biologie (L. von Bertalanffy, Théorie générale des systèmes,
1956)
o Le système est un ensemble d’éléments en interaction ;
La totalité des éléments n’est pas reproductible à leur somme.
L’interaction entre divers organes de la société donne le système.
o Le système implique l’interdépendance des parties qui le consti-
tuent : le changement d’une partie affecte l’ensemble du système ;
Les éléments du système sont dépendants pour garantir la survie.
Si un élément change, cela implique un déséquilibre sur le système
et il y a une remise en question du but de sa reproduction.
o La totalité des éléments n’est pas réductible à leur somme ;
o Le système implique une frontière avec son environnement ;
La frontière entre le système et son environnement est que si elle
n’existe pas, le système est dilué dans son environnement.
o Le système est exposé aux influences de son environnement ;
L’environnement est en dynamique avec le système.
o Systèmes clos vs systèmes ouverts
Un exemple d’éléments non systémiques.
Le système politique suisse et le système politique italien ont tous les deux des
tribunaux, un gouvernement et un parlement.
Si le système est ces trois éléments, alors les deux systèmes sont les même.
La dynamique qui les compose :
Italie : 1948-1960 : soixante changement au gouvernement
Suisse : 1958 : stabilité politique stationnaire.
La différence est à rechercher au niveau de la dynamique, dans son environne-
ment.
4.7.1 L’approche de David Easton (The Political System, An Inquiry into the
State of Political Science, 1953; System Analysis of Political Life, 1965)
38
Concept et approche de la SPO
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Thèse sur le pouvoir :
La politique est « l’allocation autoritaire de valeurs » et le système politique «
[est] l’ensemble des interactions par lesquelles s’effectue l’allocation autoritaire
de valeurs »
Idée : derrière les idées et les actions, il y a des décisions qui se fondent par la
coercition. Ce qui implique des allocations autoritaires sur la société civile de ma-
nière stable.
Question centrale:
« Comment les systèmes réussissent-ils à persister dans un monde où règnent à
la fois la stabilité et le changement ? »
The black box est le système politique dans son environnement. Tout ce qui n’est
pas le système est dans son environnement.
39
Concept et approche de la SPO
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La dynamique du système en trois facteurs :
1. Tout ce qui est adressé au système ( imputs ).
- ce que l’environnement exige du système. Une surcharge du
système politique entraîne un stress vis-à-vis des de-
mandes.
- Le support ( tout ce qui appuie le fonctionnement du sys-
tème ) de l’environnement au système.
2. Outputs : décisions qui vont enclenchés de nouveaux imputs. Car
c’est un flux constant.
3. Les décisions et les actions du système politique : sondages et des
réactions qui peuvent stressé le système politique.
L’élément dynamique fondamental est donné par la rétroaction, après les déci-
sions le problème n’est pas totalement régler.
Cela va engendrer de nouvelles questions et cela va créer de nouvelles demandes
pour aboutir aux buts. Il y a deux formes de demandes, celle qui supportent les
outputs et celles qui stressent le système en demandant le contraire.
Par exemple, les perdants du milliard de cohésion ( 53% ok contre 47% ). Le fait
que le peuple refuse un objet donne lieu à de nouvelles négociations politiques :
système continu.
Pour les systèmistes : le contexte politique en relation avec le contexte social
doit être stable.
Comment les frontières tiennent-elles sur pied ?
Révolution, changement de régime : le système n’est pas en mesure de gérer les
relations avec l’environnement, il est dans l’incapacité de gérer les demandes ou
le manque de soutien. C’est pour cela qui l’administration est un filtre.
Schéma un peu plus perfectionné :
Pour que les demandes soient gérables pour le système, il faut filtrer les imputs
( population, partis, mouvements sociaux,… ).
Il y a une surcharge qualitative : le système n’est pas en mesure de régler la
complexité de la demande face à l’idéologie.
Il y a aussi une surcharge quantitative : si l’Etat est confronté à beaucoup de
grèves.
40
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Pour éviter ces surcharges : il y a une mise en place de fonctions qui essayeront
de réduire la surcharge et la complexité qualitative.
4.7.1.1 Concepts-clé
Inputs
o Exigences (demandes) (stress pour le système)
3 fonctions de gestion des exigences :
a) L’expression des exigences
Qui les exprime ? Les délégués, les syndicats qui les communiquent à l’Etat. Et ils
transposent les exigences dans un langage qui l’Etat peut gérer.
b) La régulation des exigences :
Régulation structurelle des exigences
Régulation culturelle des exigences
Ex en France qui est un Etat laïque et qui interdit le port du voile.
c) La réduction des exigences
41
Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Soutiens
A la communauté politique (identité, cohésion, taxes), au régime (règles du jeu),
aux autorités
L’Etat s’occupe de ce qu’il y a dans la boîte.
Outputs
Décision (force du droit)
Actions (politiques publiques)
Les décisions sont prises politiquement.
Mais il n’y a pas forcément accord entre les décisions et les actions, ce qui en-
clenche de nouveaux inputs.
Le système dit que si l’Etat remplit ces fonctions, il fonctionnera.
o Rétroaction [feed-back]
o Outputs comme sources de nouveaux inputs (flux continu et dyna-
mique)
o Positive
o Négative
o Boîte noire
Le système politique est formé des trois pouvoirs et de l’administration.
o Environnement
Tout ce qui n’est pas le système politique.
Mais selon les définitions, les outputs peuvent être différents en fonction
des acteurs politiques choisis -> la réalité concrète.
o Surcharge (quantitative et qualitative)
4.7.1.2 Les forces de l’approche
o Rupture avec l’empirisme, rupture avec les observations de la réalité sans
savoir pourquoi on l’observe. Maintenant c’est le regard théorique qui or-
ganise les observations.
o Théorie parcimonieuse du fonctionnement du pouvoir
Elles sont parcimonieuses car elles se basent sur peu de concepts.
o Valeur heuristique
Heuristique : démarche de connaissance
42
Concept et approche de la SPO
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Les valeurs sont des bonnes théories qui permettent d’avoir de bonnes
nouvelles connaissances.
4.7.1.3 Les limites et les critiques
o Equilibre et régulation vs conflit et changement
Pour les systèmistes et les fonctionnalistes : le conflit manifeste le nouvel
équilibre. Ce qui est une approche conservatrice.
o Peu d’attention pour le politique (boîte noire)
C’est une sous-théorie, car on décrit ce qui se passe autour.
o Environnement désincarné
o Approche conservatrice et téléologique
5. Qu’est-ce que l’Etat ?
La définition de Max Weber : « Entreprise politique de caractère institutionnel
dont la direction administrative revendique avec succès dans l’application des
règlements, le monopole de la contraint Economie et société)
Les différences de conception de l’Etat entre ce qu’il doit être et ce qu’il devrait
être sont les critiques autour desquelles se positionnent les partis.
5.1 Quelques caractéristiques de l’Etat moderne :
a) Il est territorialisé, souverain (vers l’intérieur et l’extérieur) et exerce son
autorité sur une population (agrégation des individus assujettis au droit de
l’Etat).
La population est soumise à la domination de l’Etat. Les citoyens ont un lien for-
mel avec l’Etat.
b) Il incarne la sphère publique (vs. sphère privée).
La sphère privée implique la sphère non étatique. La société civile est un en-
semble d’acteurs qui s’organisent et qui ne sont pas contrôlés par l’Etat et qui
construisent des modalités pour exister et devenir.
Ce qui est important est de faire la différence entre le lieu où sont prises les
décisions et celui où elles sont appliquées.
c) Il fonde ses actes sur une légitimation formelle et symbolique.
43
Concept et approche de la SPO
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Légitimation formelle : procédure, droit, normes.
d) Il est un instrument de domination (M. Weber : « monopole de la violence légi-
time ») et de coercition par l’exercice d’une autorité impersonnelle.
L’Etat n’incarne pas les intérêts de groupes de personnes, mais en théorie de la
collectivité.
e) Il est permanent (contrairement au gouvernement).
L’Etat n’est pas égal au gouvernement. L’Etat est une institution tandis que le
gouvernement est un acteur constitutif de l’Etat. La nature de l’Etat peut chan-
ger et les acteurs peuvent changer.
f) Il est composé de différentes branches (exécutif, législatif, le judiciaire,
l’administration, institutions centrale et/ou locales, etc.)
Il n’y a pas un seul modèle d’Etat.
Ex : Etat unitaire et centralisé en France.
Un Etat unitaire et décentralisé : essence législative et exécutive pour
les régions et les départements.
Un Etat fédéral où les acteurs sont plus complexes à gérer que dans un Etat
unitaire.
Ce sont toutes ces organisations différentes de l’Etat qui vont déterminer les
normes collectives, les droits et les devoirs.
Ce qui est symbolisé avec l’Etat, c’est la légitimité et la manière d’envisager la
relation avec l’Etat et les autres systèmes.
5.2 Les origines de l’Etat : quelques éléments
a) La marche vers la différenciation politique
Dans la différenciation politique, on cherche la base de l’Etat ainsi que la diffé-
rence entre l’Etat et le reste.
Spécialisation des agents
On a dû mettre en place des agents pour préserver l’Etat. Par exemple,
l’armée.
Centralisation de la coercition (droit et administration)
On assiste à une spécialisation de l’administration et une centralisation
progressive de la coercition.
44
Concept et approche de la SPO
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Différenciation de la sphère religieuse et économique
Fin du patrimonialisme
On assiste à la fin de l’idée qui repose sur les possibilités du patrimoine.
Extraction et distribution des ressources
Institutionnalisation (dissociation entre la personne et la fonction publique ;
continuité de l’Etat)
La personne qui occupe la fonction publique peut changer, mais la fonction
publique reste la même.
La bureaucratie moderne (compétence, hiérarchie, impersonnelle, applica-
tion rationnelle des règles, etc.)
b) La modernisation politique ( Hanspeter Kriesi)
a. Formation de l’Etat
Consolidation territoriale et intégration dans le système des Etats
L’Etat exerce son pouvoir sur un territoire donné.
Différenciation entre le politique, l’économie, l’armée et l’Eglise
Centralisation et expansion de l’administration
Il y a une expansion, car il y a une multiplication des tâches administra-
tives.
Contrôle accru des moyens de coercition
Pacification interne
L’idée est que l’Etat est le seul à organiser et exercer la violence légitime
pour pacifier. L’Etat doit surveiller la population.
b. Intégration de la population (citoyenneté)
Surveillance accrue
Pour pouvoir anticiper la réaction aux problèmes.
Intensification des obligations des citoyens (comme payer les impôts ).
Extension des droits des citoyens
Avec le point précédent, ce point est en parallèle. Le citoyen à partir du
18ème siècle à des droits politiques, des droits civiles et droits sociaux à
partir du 20ème. (protection face au chômage, maladie, éducation, AVS)
Le statu du citoyen affirme la relation ( qui donne une obligation ) de
l’individu face à l’Etat.
5.3 Les types d’Etat : la distinction entre Etats forts et Etats faibles (cri-
45
Concept et approche de la SPO
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tiquée mais facilement compréhensible)
Le critère explicatif : La lutte de l’Etat contre la résistance des pouvoirs tradi-
tionnels
Ces deux types sont des types idéaux différents au niveau de la force de leurs
frontières symboliques. Ces idéaux sont constitués en fonction de toutes les re-
présentations symboliques dont l’Etat se sert pour déterminer les termes du
consentement des frontières entre les Etats.
La frontière symbolique ne se détermine pas par ce qu’elle devrait être, mais par
la frontière entre l’Etat et la société civile.
Etats forts : différenciés, centralisés, forte autonomie par rapport à la société
civile (ex : France)
La France est le seul Etat qui corresponde l’Etat fort.
Plus l’Etat est fort, plus il existe un décalage entre l’Etat et la société civile.
Plus la lutte de différenciation de l’activité étatique contre les autres système a
été dure, plus il voudra se « débrouiller » seul.
Etats faibles : autorégulation par la société civile, décentralisés (ex : fédéra-
listes), imbrication entre Etat et société civile (ex : Grande-Bretagne et Etats-
Unis)
Les frontières de l’Etat sont beaucoup plus poreuses avec la société civile qui
peut plus intervenir par rapport à l’Etat.
Ex : En France, plus il y a des grèves, plus l’Etat sera centralisé et plus les ac-
teurs de la société civile voudront s’imposer pour que l’Etat les écoute. En
France, on représente l’intérêt général mais pas l’intérêt individuel. Les fonc-
tionnaires sont des professionnels.
L’Etat faible laisse les acteurs de la société civile intégrer l’Etat pour prendre
des décisions.
Ex : En Suisse tous les projets importants de loi font appel à la consiliation des
acteurs de la société civile. Les conseillers aux Etats et au National font partie
intégrante de la société civile et sont une « milice » politique.
Les Etats faibles sont fédéralistes. La spécificité en Suisse est que chaque dé-
puté représente les intérêts de son canton.
Ex : la double majorité, la voix d’un Uranais compte trente fois plus que celle d’un
Zurichois, car Uri vaut un tout comme Zürich.
Conclusion : Quelques théories normatives sur l’Etat
46
Concept et approche de la SPO
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Les individus sont libres, alors pourquoi créent-ils l’Etat qui est une restriction
de leur liberté.
Pourquoi et comment les individus vont renoncer à une partie de leur liberté qu’ils
vont déléguer à l’Etat pour intervenir dans la société civiles ?
Le contrat social est une transposition de la philosophie et de l’argumentation de
toute l’activité de l’Etat. Le contrat social vise à établir les raisons individuelles
de perdre une partie de leur liberté.
Avec les partis, on peut remonter à une matrice conceptuelle pour penser l’Etat.
Hobbes : concept de survie Homo homini lupus. Un pouvoir fort est nécessaire
pour éviter que les hommes s’entretuent.
Locke : protéger les droits de propriété. L’individu veut maximiser son bonheur
en étant propriétaire. L’Etat intervient pour faire respecter le droit de proprié-
té qui est le fondement de sa légitimité. L’homme soumet une partie de sa liberté
pour une vie sociale possible.
Rousseau : entrer dans la volonté générale en participant à définir les normes
auxquelles elle sera soumise pour être libre. Si la définition n’est pas faite alors
il y aura une aliénation. La fonction par rapport à l’intérêt général implique que
l’individu doit se rallier à la volonté du plus grand nombre.
Les quatre catégories suivantes cherchent le but ultime de l’Etat, il n’y a pas
qu’une seule idée.
Libérale et pluraliste (Etat ‘arbitre’)
L’Etat en tant qu’arbitre puis sa légitimité symbolique dans l’arbitrage des
relations sociales. L’Etat n’intervient pas dans la société civile. C’est une
vision restreinte de l’Etat. Un lieu de procédure et de négociation est né-
cessaire, mais moins l’Etat intervient, plus il aura un rôle d’arbitre, plus il
tire sa légitimité.
Marxiste et communiste (Etat ‘du Peuple’)
L’Etat tire sa légitimité de certains qui vont pour tout le peuple. L’Etat est
au service du peuple. L’Etat est très présent dans la société.
Social-démocrate (Etat de ‘justice sociale’)
C’est la forme d’Etat la plus répandue en Europe. L’Etat est là pour garan-
tir un minimum de justice sociale. Pour les chômeurs, les malades et les
vieux, l’Etat garantit l’égalité minimum des individus -> politique des redis-
tributions des revenus, payer sa caisse maladie. Collectivité des res-
sources qui sont des objets de redistribution qui améliorent le tissu social.
L’Etat est beaucoup plus présent dans la société civile. On ne peut pas être
libre si on a pas un minimum de ressources.
47
Concept et approche de la SPO
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Nouvelle droite (Etat ‘minimal’)
Nozick : légitimer l’Etat pour garantir les droits populaires. L’Etat
n’intervient pas dans le prélèvement fiscal pour la justice social, ce qui se-
rait illégitime.
L’Etat gère deux à trois éléments minimum et ne se mêle pas de la redis-
tribution.
Rawls irait dans la troisième catégorie, mais ce n’est pas forcément juste. Il faut
ponctionner les riches pour donner aux pauvres.
Il prône plus liberté et un Etat minimal qui donne une responsabilité individuelle.
Ainsi les individus deviendront riches tout en étant des individus sans Etat.
Ex assurance maternité : Romands, l’Etat doit s’en occuper. Les Suisses-
Allemands ne voulaient pas que l’Etat intervienne, c’est un choix privé et indivi-
duel.
Ce qui a fait changé d’avis est la représentation de l’Etat. Toute entorse à l’Etat
minimal est illégitime.
L’Etat minimal ne veut pas d’une école publique.
Les deux conceptions différentes de l’Etat se traduisent dans les arguments des
acteurs ( dont la vision de l’Etat est très différente ).
5.4 L’Etat comme acteur politique : fonctions, ressources, modes d’action
1) Trois fonctions de l’Etat
Extractive (ressources matérielles, cognitives, etc.)
Distributive (régulation des relations sociales, distribution des ressources
matérielles et/ou symboliques, etc.) Imput…
Responsive (anticipation des conflits, gestion des conflits, négociation, etc.)
Ex : anticiper une explosion nucléaire et prévoir le sauvetage en cas
d’explosion.
Cf fonctionnaliste.
Implication de l’Etat dans la société
2) Les relations entre Etat et société : les politiques publiques
Définitions
« Une politique publique se présente sous la forme d’un programme d’action gou-
vernementale dans un secteur de la société ou un espace géographique » (Y. Mény
et J.-C. Thoenig, Politiques publiques, 1989).
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Concept et approche de la SPO
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La politique publique est l’intervention de l’Etat dans un secteur particulier de la
société ou d’un contexte donné, délimité ( territoire ).
« Ensemble, supposé cohérent, d’intentions, de décisions, de justifications qui,
articulées entre elles, expriment une volonté globale s’inscrivant dans le temps
et mobilisant des moyens coordonnés » (P. Braud).
Les politiques publiques sont supposées être cohérentes. Si l’Etat veut régler un
problème ( grippe aviaire ), il doit d’abord l’identifier, ceci fait, il devra mettre
en place un manière de contenir le problème ( Tamiflu, pas banal, il faut un bud-
get et il y a peut-être une relation avec les lobbys ). L’Etat doit donner une justi-
fication de son action dans son choix d’action.
Exemples : politique de la santé, politique du logement, politique de l’emploi, poli-
tique du chômage, politique d’intégration, etc. Ce sont les secteurs où l’Etat in-
tervient pour régler des problèmes.
« L’Etat en action » (B. Jobert et P. Muller, L’Etat en action, 1987) : régula-
tion et légitimité
- Enjeux traditionnels et nouveaux enjeux (environnement, pandé-
mies, ressources non reproductibles, découvertes scientifiques,
etc.)
Enjeux traditionnels : la politique étrangère et la politique écono-
mique.
Enjeux nouveaux : ceux qui ne sont pas nécessairement prévus
( ex : pétrole pour les ressources non reproductibles )
- Le rôle de l’Etat et de l’administration : préparation, élaboration et
application des politiques publiques
Comment aborder le problème ?
- La mobilisation des nombreux acteurs (experts, administration,
etc.) [P. Braud]
Les acteurs doivent trouver une solution au problème. Il peut y avoir
le phénomène politique des lobbys qui rentre en jeu.
- La régulation des problèmes et dynamiques sociales (ce qui implique
« une image de la réalité sur laquelle on veut intervenir ») et la légi-
timité de l’action étatique
L’intervention directe de l’Etat implique qu’il fasse une représenta-
tion du problème.
Les images peuvent changer ( au fil des différentes administrations
américaines, le problème du sida a été de différentes façons ).
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Concept et approche de la SPO
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Ex : la grippe aviaire, le problème est simple. Mais des problèmes
sont moins simple comme l’avortement, l’intégration des étrangers.
La représentation du problème ne se fait pas de manière univoque.
L’image du problème est mise en place par des rapports de force
entre les acteurs, plus les jugements symboliques sur la raison de
l’intervention ou non de l’Etat. -> des conflits et des débats poli-
tiques sur la nature du constat. Tout ça doit faire partie intégrante
dans la détermination des problèmes.
La grippe aviaire est un fait. La modification du virus, une raison, un
choix est une opinion. L’intervention de l’Etat est réglée par un pro-
gramme d’action imposé par les rapports de force politique.
- Un moment décisif de la construction d’une politique publique :
l’inscription sur l’agenda politique et la phase préparatoire
Un élément va figurer sur le scripte de l’orientation de l’Etat, il va
réfléchir sur son intervention.
- Mesures d’exécution juridique et/ou matérielle
Les mesures d’exécution juridique doivent avoir une légitimité et
matérielle, le pays doit disposer d’assez de ressources.
- Phase d’évaluation [P. Braud]
Les politiques publiques sont la relation entre l’Etat et le secteur public.
3) Les modes d’action de l’Etat
Modes d’action de l’Etat par rapport aux autres acteurs politiques
a. Le modèle pluraliste
(« Système de représentation des intérêts dans
lequel les unités constitutives sont organisées en
un nombre non spécifique de catégories
multiples, volontaires, en compétition entre elles
[...] qui ne sont pas autorisées de manière
particulière ou reconnue, subventionnées, créées
par l’Etat et qui n’exercent pas le monopole de
l’activité à l’intérieur de leur catégories
respectives » (P. Schmitter, 1979)
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Concept et approche de la SPO
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Un grand organe comme un syndicat ne représente pas tous les autres syndicats.
b. Le modèle néo-corporatiste
(« Système de représentation des intérêts dans
lequel les unités constitutives sont organisées en
un nombre limité de catégories uniques,
obligatoires, non compétitives [...] reconnues ou
autorisées (si ce n’est créées) par l’Etat qui leur
concède délibérément le monopole de la
représentation à l’intérieur de leur catégories
respectives » P. Schmitter, 1979)
L’Etat va définir des interlocuteurs dans les différents secteurs qui seront en
relation institutionnelle avec l’Etat qui n’est pas un lobby.
Ex : En Suisse, syndicat Unia va être consulté par l’Etat sur le droit de travail.
L’Etat est tenu de le consulter de manière institutionnelle.
C’est ce qui va déterminer les politiques publiques.
La relation entre type d’Etat (fort et faible) et la définition ainsi que la
mise en œuvre des politiques publiques
Les acteurs en ‘présence’ et leurs dynamiques : modèle pluraliste et modèle
néo-corporatiste
On en vient à se poser une question sur la démocratie. Jusqu’à quel point les poli-
tiques publiques interfèrent dans la démocratie. On consulte des lobby ou des
interlocuteurs, mais on ne consulte finalement pas le peuple en lui-même qui n’a
pas forcément choisi ces personnes.
Car, la définition de la démocratie est que le peuple choisit ces représentants.
6. Qu’est-ce que la démocratie ?
Demokratia (demos = peuple ; kratos = pouvoir)
Qui est le peuple et comment exercera-t-il son pouvoir ?
Le scepticisme historique à l’égard de la démocratie
La démocratie était assimilée à des petits Etats qui sont passés de la dé-
mocratie à la représentation politique.
Selon Aristote, la démocratie est dégénération de la république. Il a peur
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Concept et approche de la SPO
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que les classes défavorisées utilisent leur pouvoir pour augmenter leurs in-
térêts et ceci à persister jusqu’au 19ème.
La démocratie représentative, la démocratie directe et la démocratie par-
ticipative sont toutes les trois des visions différentes de la démocratie.
Plus il y a des concepts différents de la démocratie, plus ils engendreront
des luttes politiques structurelles. Dans chacun de ces visions, on cherche
la démocratie la plus légitime possible sauf que les procédures sont diffé-
rentes.
Il faut définir les modèles théoriques pour évaluer le niveau de la démo-
cratisation. Derrière les concepts démocratiques se cachent des concep-
tions empiriques ( les caractères de base que le système politique doit
avoir pour être considéré comme démocratique ) et les conceptions théo-
riques ( idéal de ce que devrait être la démocratie dans sa relation entre
le peuple et le pouvoir )
Locke, Hobbes sont encore dans les discours politiques d’aujourd’hui. Les
modèles structurent notre compréhension de l’idéal démocratique.
Ex : initiative pour que le peuple vote les naturalisations. (udc) On a une
tension entre les « populistes » qui voient le vote du peuple comme la légi-
timité supérieur et les constitutionalistes qui prônent que la légitimation
supérieure est la constitution. Ce sont deux idées totalement différentes.
Où sont les limites de l’expression du peuple ?
Abraham Lincoln (1864) : démocratie comme « gouvernement du peuple, par
le peuple, pour le peuple »
Formule vague
Concept polysémique, ‘essentiellement contesté’
La démocratie comme référence mobilisatrice et gage de légitimité
Les tensions entre faits et valeurs, ou entre la description et l’évaluation
des régimes démocratiques ainsi que de leur fonctionnement
Tension entre ce que sont les régimes et ce qu’ils devraient être.
6.1. Conceptions empiriques et conceptions théoriques de la démocratie
6.1.1. La démocratie comme procédure de décision
La démocratie minimale selon Norberto Bobbio
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Concept et approche de la SPO
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Démocratie comme méthode de prise de décision
Méthode de prise de décision : modèle institutionnel qui permet de
produire des outputs
Deux règles de base :
a) Tous, directement ou indirectement, participent aux déci-
sions, idée du suffrage universel
b) Après une libre discussion, la décision émane du choix de la majorité
Pourquoi la majorité ? pour l’égalité. Tous les systèmes démocra-
tiques doivent entrer dans ces critères.
La méthode démocratique selon Joseph Schumpeter (Capitalisme, socialisme
et démocratie, 1954)
« La méthode démocratique est le système institutionnel, aboutissant à
des décisions politiques, dans lequel les individus acquièrent le pouvoir de
statuer sur ces décisions à l’issue d’une lutte concurrentielle portant sur
les votes du Peuple »
Possibilité du peuple d’élire ces représentants qui pratiqueront la
politique et les représenteront -> inexistence du contrôle par le
peuple des décisions prises.
6.1.2. Les critères empiriques minimaux
généralement admis pour définir la démocratie
Suffrage universel ; égalité de droits politiques pour les citoyens/nes
Règle majoritaire, la discussion publique devra être tranchée à la majorité
Elections libres, compétitives ( plusieurs candidats ), correctes en termes
de procédure et organisées à échéances régulières
Plus d’un parti (multipartisme), un parti ne serait pas en mesure de repré-
senter la base électorale.
Principe représentatif
Ces cinq critères permettent de déterminer si un régime est polyarchique ou
démocratique.
Mais aussi...
Etat de droit (séparation des pouvoirs, constitution, etc.)
Doit-on octroyer aux minorités certaines formes de droit ?
Protections à l’égard des minorités (pour éviter la ‘tyrannie de la majorité’
selon Tocqueville)
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Concept et approche de la SPO
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Exercice effectif de la liberté politique
La liberté politique est-elle effective quand on a le droit de vote ou quand
on utilise ce droit de vote ?
Pluralité des sources d’information
Société civile libre, organisée et informée
Organisée par les partis, les associations et les mouvements par des res-
sources socio-culturelles comme des nouvelles classes
Possibilité d’une délibération publique et politique effective
La délibération publique est une confrontation d’arguments. Comment
l’obtenir ?
Ex : vote par sms, il n’y a pas d’interaction entre les arguments.
Doit-elle aussi réaliser des enjeux tels que... ?
Promotion de l’autonomie et de la liberté individuelles ?
Promotion de l’égalité ? sociale par exemple
Intégration sociale et absence de discrimination ?
La démocratie doit-elle intervenir dans l’embauche des femmes ? Est-ce
son travail de nous faire aimer les autres ?
Utilité et bonheur du plus grand nombre ?
Economie de marché et capitalisme ?
L’économie doit-elle s’occuper des heures d’ouverture des magasins ?
Etc. ?
Le débat est sur ces domaines d’intervention de l’Etat qui est la démocratie.
Où se trouvent des réponses à ces critères ? Ces critères sont plus philoso-
phiques et pas empiriques.
6.2 Les théories de la démocratie (la démocratie comme idéal)
6.2.1 Un modèle ou des modèles de démocratie ? Eléments tirés
de la typologie de David Held (Models of Democracy, 1987)
6.2.1. Les modèles classiques
6.2.1.1 Démocratie classique
Démocratie comme participation directe aux affaires publiques (liberté
positive) et aux fonctions législatives et judiciaires
Les individus sont libres dès qu’ils se soumettent aux lois qu’ils ont choisi.
L’assemblée des citoyens (ecclesia) détient le pouvoir souverain
Philosophie politique grecque : le pouvoir est légitime au peuple qui est
libre quand il participe à la polis.
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Le but légitime est l’intérêt collectif avec la liberté de participer au poli-
tique. Le lieu de décision est la volonté populaire et rien n’est supérieur.
Egalité politique comme liberté de gouverner et d’être gouverné
Elle permet à tous de participer avec beaucoup d’exclus, mais en y faisant
abstraction, les citoyens ont cett égalité pour participer.
Vertus civiques et responsabilité envers la République
La politique vise à la volonté générale. Celle-ci présuppose que l’individu ait
une faculté faire la distinction entre son intérêt personnel et l’intérêt
général. Il faut mettre son intérêt personnel à la deuxième place. Mais cet
intérêt général qui le définit et qu’est-ce que c’est ?
6.2.1.2 Démocratie ‘protectrice’ protéger les droits des individus face à
l’ingérence du pouvoir politique dans la société civile.
Démocratie comme limite à l’exercice de l’autorité politique (liberté néga-
tive)
Liberté négative . liberté de ne pas être empiété dans nos exercices indi-
viduels.
But légitime : ne pas être contraint à une politique plus proctectrice aux
droits fondamentaux grantient par l’Etat lui-même. Rien n’est supérieur à
la Constitution.
Constitution comme garante de la protection des citoyens à l’égard de
l’Etat
Ex : vote sur la naturalisation des étrangers par le peuple.
On voit deux visions de la politique contradictoires : liberté négative vs li-
berté positive.
Tension entre ce que le peuple a le droit de faire dans la constitution et
les concepts des libertés fondamentales.
Protection des droits naturels, notamment de la propriété privée (J.
Locke) et des droits fondamentaux
Droits naturels : on les a à la naissance.
Locke : droit de propriété dans le capitalisme.
Séparation et équilibre des pouvoirs (Montesquieu)
L’Etat est neutre, ce qui est fondamental pour la justice de l’Etat.
Autorité comme garant de l’ordre social et politique (T. Hobbes)
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Pour le républicains US : protéger les libertés fondamentales sans tyran-
nie de la majorité.
Utilitariste : Etat prend des décisions dans l’intérêt du plus grand nombre.
Base du terrorisme, car l’Etat est limité pour les traquer à causes des li-
bertés fondamentales.
Contenir la lutte entre les factions et éviter l’accumulation du pouvoir (J.
Madison) ; éviter la ‘tyrannie de la majorité’ (Tocqueville)
Etat minimal et arbitre de la lutte portant sur la poursuite des intérêts
privés et de l’utilité publique (J. Bentham)
Séparation entre sphère publique et sphère privée comme garant des li-
mites du pouvoir étatique
L’Etat a des droits dans la gestion d’affaires collectives. Etat doit être
neutre dans la vision qu’il incarne.
Ex : internet et le racisme. Article 161 bis. Mais les sites sont souvent hé-
bergés à l’étranger avec d’autres législations et à l’ONU les Américains
bloquent cette traque en proclamant l’amendement 1, l’individu à la possibi-
lité de tout dire.
Vision instrumentale de la démocratie (B. Barber)
Les individus ont des droits. La démocratie fait en sorte de protéger les
libertés individuelles et elle limite l’ingérence de l’Etat dans la société ci-
vile et les intérêts des individus.
Vision très minimaliste.
6.2.1.3 Démocratie ‘de développement’
Tant que les libertés individuelles sont protégées et que l’on promeut pas la mise
en pratique de la parcipation individuelle.
Démocratie et participation politique comme facteurs de développement
moral et social des individus
C’est par la participation politique que les individus sont autonomes.
On est libre si on contribute aux lois auxquelles on se soumet.
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Participer directement à la définition des lois qui gouvernent sa propre vie
: participation politique comme moyen d’atteindre la liberté (J.-J. Rous-
seau)
Ex école républicaine française, elle a apprend à être des citoyens et à
être libre. Il est donc nécessaire de participer politiquement.
Egalité politique et égalité économique comme préconditions de l’exercice
de la liberté politique
Ex : savoir lire pour être citoyen ? la question ne se pose plus, car l’Etat
social est mis en place. Les structures sont mises en place suite à un choix
politique.
USA, il n’y a pas de structure sociale. Ils sont cohérents avec la démocra-
tie protective. Ce n’est pas la collectivité qui doit donner ses ressources à
des paresseux contre toutes libertés à la base de la démocratie. Ils doi-
vent avoir des préconditions pour être libre.
La démocratie comme forme d’éducation : un mécanisme fondamental de
développement moral et de la raison individuelle (J. S. Mill)
Quel niveau d’éducation faut-il avoir pour être citoyen ?
Intégration politique des femmes (M. Wollstonecraft)
Vision forte de la démocratie : « politics as a way of living » (B. Barber)
Contre la démocratie instrumentale.
C’est une certaine vision du bien pour que l’individu soit libre.
6.2.2 Les modèles contemporains
6.2.2.1 Le modèle ‘dominant’ : la démocratie libérale
Elle trouve son origine dans la démocratie protective et elle s’est enrichit du
modèle de la démocratie de développement.
a) Démocratie représentative fondée sur des élections régulières et une éga-
lité politique formelle
b) Compétition politique et électorale dans un contexte de pluralisme moral
et social
c) Distinction entre Etat et société civile
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Concept et approche de la SPO
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Avec des limites dans le domaine de l’intervention de l’Etat dans la société
civile.
d) Protection des libertés fondamentales
Pour Rawls qui est un philosophe liberal, il part de la definition de la démocratie
libérale et il introduit une égalité sociale pour que ces critères aient un sens . Il
faut être libre, il faut avoir des options. Si on a une option on n’est pas libre.
Pour les avoir, il faut avoir les preconditions socials pour que se soit envisa-
geable.
Pour Nozick, la démocratie libéralle doit être la plus protectrice possible pour
protéger les libertés des individus.
6.2.2.2 Vers une nouvelle légitimité démocratique ?
Les alternatives (ou les correctifs) à la démocratie representative
La démocratie representative est un mal nécessaire. Elle est critiquée, car elle
permet d’avoir que quelques intérêts représentés. Et les autres ?
Il n’y a pas une seule manière d’élire les représentants :
- Majorité tout va à la plus grande force
- Proportionnelle, on partage selon le résultat. Ce qui est une chance pour
les petits partis.
Il y a un débat sur le comment trouver la manière juste de représenter.
La démocratie participative (démocratie directe et semi-directe) : la par-
ticipation active et directe des citoyens est nécessaire pour légitimer les
decisions démocratiques
Elargissement des droits de participations, élargissement des lieux de de-
liberations. Introduction de quotas. Améliorer les qualités de representa-
tion des intérêts et aussi les relations entre représentants et
représentés.
La démocratie radicale (ou la démocratie sociale) : les citoyens ont droit à
participer à toutes les décisions qui concernent leur vie
Inspiration marxiste : démocratiser la société.
La démocratie délibérative : la centralité du discours et du dialogue dans
le processus de définition de la volonté politique
Idée : améliorer la manière de délibérer dans les representations du
peuple.
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Concept et approche de la SPO
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La majorité n’est pas adaptée dans les decisions de la volonté générale.
C’est le rapport de force qui vat rancher. Les arguments pertinent priment
sur les moins pertinent.
Il faut remettre en question son jugement. CH se rapproche le plus de
cette idée.
7. Quelles sont les forces politiques organisées en démocratie ?
7.1 Les partis politiques : buts, fonctions et dynamiques
7.1.1 Qu’est-ce qu’un parti politique ? Définitions
J. Lapalombara et M. Weiner (Political Parties and Political Development, 1966) :
« Un parti politique est une organisation durable, agencée du niveau national au
niveau local, visant à conquérir et à exercer le pouvoir et recherchant, à cette
fin, le soutien populaire ».
Ce n’est pas égal à un groupe de pression et il tire une partie de sa force sur la
base électorale.
Daniel-Louis Seiler (Les partis politiques, 1993), un parti est « une organisation
visant à mobiliser des individus dans une action collective menée contre d’autres,
pareillement mobilisés, afin d’accéder, seul ou en coalition, à l’exercice des fonc-
tions de gouvernement. Cette action et cette prétention à conduire la marche
des affaires publiques sont justifiées par une conception particulière de l’intérêt
général ».
Presque même définition que la première avec un élément en plus.
On peut avoir le pouvoir seul ou en coalition. Le but du parti est de proposer une
certaine vision de l’intérêt général. Il n’y a pas un seul intérêt venant d’une popu-
lation donnée.
P. Braud (Sociologie politique, 2002) : « Les partis sont des organisations, relati-
vement stables, qui mobilisent des soutiens en vue de participer directement au
pouvoir politique au niveau central et/ou local ».
7.1.2 Les fonctions des partis politiques
a) Les fonctions manifestes
La sélection et la relève du personnel politique
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Concept et approche de la SPO
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Il y a très d’indépendant qui ont le pouvoir sans passer par parti.
L’encadrement des élus
L’encadrement se fait par un discipline de vote, un soutien logistique
La formation de l’opinion publique
Encadrement du citoyen
Intégration sociale des individus par la mobilisation et la socialisation poli-
tique (D.-L. Seiler)
Légitimation des modes d’accès au pouvoir politique
Avoir ou ne pas avoir de représentant politique
b) Les fonctions latentes : exemples ( elles ne sont pas exhaustives )
La ‘machine partisane’ de R. Merton
Dans les partis politiques, il y a des gens importants qui constituent des
relations personnelles.
Ex : USA durant la campagne électorale
Conversion des inputs en outputs
Ils sont les premiers filtres des inputs.
Ex : Ségolène Royale et sa démocratie participative : elle va chercher les
inputs chez les individus et elle va réduire la complexité. Elle va définir
l’intérêt général. Elle renverse la logique de légitimité.
La fonction ‘tribunitienne’ du PCF (G. Lavau)
Fonction des partis politiques dont leur programme veut révolutionner le
système.
Ex : malgré cela le parti communiste français devenait le lieu ou les anti-
systèmes pouvaient s’exprimer et ainsi cela renforçait la légitimité du sys-
tème.
La fonction de légitimation-stabilisation (G. Lavau)
Stabilisation du système. Cette fonction de stabilisation est définie par
les politiques publiques.
Il n’y a pas forcément de stabilisation : les partis remettent en question la
structure du système. Ex : parti communiste français
Comment contribuent-ils à la stabilisation du système en intégrant des an-
ti-système. Ce qui renforce sa stabilité.
60
Concept et approche de la SPO
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7.1.3 Pourquoi les partis politiques ? Les clivages politiques : le modèle de S. Rok-
kan
Pourquoi les partis politiques ? Parce qu’ils représentent le peuple. Au niveau his-
torique, on voit des idéologies prendre à des moments historiques et pas à
d’autres.
La révolution nationale : (1) clivage entre Etat central et édificateur et mi-
norités linguistiques ou ethniques (centre-périphérie); (2) le clivage entre
l’Etat-nation, centralisateur, et les privilèges historiques de l’Eglise catho-
lique (Eglise-Etat)
(1) Le clivage entre la Corse et Paris n’est pas nouveau
(2) Clivage entre le centralisateur et la religion. Il y a ( mais maintenant il
la représente moins ) des partis qui tiraient leur légitimité de l’église
tel que le PDC.
La révolution industrielle : (3) le clivage entre les classes de propriétaires
ruraux et la classe des entrepreneurs industriels ; (4) le clivage entre pos-
sédants (ou bourgeoisie) et travailleurs
(3) problème avec le centralisateur. L’UDC émanaient des paysans à la
base.
Des nouveaux clivages ?
K. Von Beyme (Political parties in western democracies, 1985)
Bénéficiaires des prestations de l’Etat-providence et les opposants
Valeurs matérialistes et post-matérialistes
Les valeurs matérialistes : Distribution des richesses suite à la croissance
économique en hausse. Les discours légitimes d’un parti devait rentrer
dans la vision de la croissance économique. Cette richesse devait donner
aux citoyens les ressources matérielles par la croissance.
Les valeurs post-matérialistes : à partir de 1970, émergence de nouvelles
valeurs : autorité, hiérarchie, ordre social. Depuis 1968, il y a un passage
de la croissance économique à la qualité de vie. Nouvelles alternatives : so-
lidarité nord-sud, redistribution des revenus et écologie.
Passage des besoins de survie à une qualité de vie avec une nouvelle repré-
sentation sociale et de nouvelles visions.
Du clivage de la RI et de la RN, une matrice idéologique de huit familles de
61
Concept et approche de la SPO
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partis est née. Ces partis sont différents dans les pays centraux ou fédé-
ralistes. Mais ces deux clivages sont contesté suite à l’arrivée de nouveaux
clivages.
De cette matrice ont peu imaginé aisément l’opposition gauche-droite.
7.1.4 Les partis attrappe-tout (Catch-all parties, O. Kirschheimer)
Attrappe-tout : les bases idéologiques se réduisent ce qui maximise la possibilité
d’avoir des électeurs d’autres partis.
Ajustement pragmatique des conflits et de la démocratie consensuelle
Faible dimension idéologique
Volonté affirmée de capter le maximum de suffrages
La conquête du vote des indécis ou des citoyens peu intéressés à la politique
Ces indécis sont la cible essentielle. La base électorale est mouvante.
Stratégie : capter l’électorat centriste ou qui ne se sent pas intéressé par
la politique.
USA : le programme démocrate et républicain est presque le même, il faut
donc trouver de nouveaux phénomènes d’élection comme les potins.
7.1.5 Les systèmes de partis
Structure et ensemble de rapports relativement stables entre les différents
partis dans un système politique donné
A) La structure des systèmes compétitifs
Le parti est un acteur rationnel : sa stratégie le pousse à se positionner et à
avoir le plus grand électorat. Cette stratégie dépend de la popularité et du mo-
ment historique.
1. Systèmes multipartisans
Ce système détermine la possibilité de stabilisation du système, elle ne dépend
pas seulement du nombre mais aussi de l’idéologie. Ainsi les partis forment des
coalitions avec des plus petits partis qui lors d’une élection deviennent des pi-
vots. Pivots dans le sens que lorsqu’ils décident de se mettre en coalition, ils don-
nent la majorité à un grand parti de gauche ou droite. C’est pour cela que les
grands partis vont chercher un électorat dans le côté opposé de leur place sur la
ligne pour éviter de donner des voix à un parti qui deviendrait un pivot.
62
Concept et approche de la SPO
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Ex : Allemagne avant 1990, les partis avaient presque le même programme mais
pas avec la même idéologie, il fallait éviter de donner des voix à un pivot à
l’opposé de leur idéologie donc ils vont chercher des voix dans ces endroits. Si-
non ils seraient perdants.
Le facteur quantitatif est le nombre de partis, il y a un facteur de procédure et
un facteur de différentes idéologies des parties selon la culture politique des
parties. Ce qui donne un vision de l’Etat organisé avec des partis.
Ex de multipartisme en France : lors du deuxième tour de l’élection présiden-
tielle. Là aura lieu le vote utile. Durant les élections de 2002, la gauche a voté
pour Chirac pour garder une porte ouverte au niveau politique.
Intégral: plus de 3 ou 4 partis (ex : CH)
Modéré: 3 ou 4 partis (ex : D)
2. Systèmes bipartisan (ex : USA, UK, NZ, AUS)
3. Systèmes à parti dominant (ex : Inde, I)
Grande base électorale et ce parti dominant est le pivot des petits partis, il faut
composer avec ce grand parti pour être représenté et avoir la majorité.
B) M. Duverger : des relations entre régimes électoraux et systèmes de
partis
1. Scrutin majoritaire
Vote par circonscriptions qui ont un nombre de siège donner
Majoritaire à 1 tour -> système bipartisan (le gagnant rafle tout)
Fondée sur idée que la majorité relative est suffisante ( pas besoin de ma-
jorité absolue ). Les majorités politiques sont claires. Tous les sieges vont
au parti majoritaire, il y a donc peu de place pour les petits partis, faible
difference.
Majoritaire à 2 tours -> système multipartisan (modéré & interdépendant)
Premier tour : vote en fonction de nos idées, on vote pour le parti qu’on
soutient. On voie les rapports de force.
Deuxième tour : vote utile pour une des deux coalitions des deux plus
grands partis qui ont eu le pourcentage le plus haut au premier tour.
Mythe du rassemblement autour d’une force politique, vote utile.
2. Le scrutin proportionnel
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Concept et approche de la SPO
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Proportionnalité -> système multipartisan (intégral &indépendant)
Essayer de trouver un mode de scrutiny pour avoir l’image la plus conforme
des rapports de force dans la société.
On attribute les sièges en fonction des pourcentages de voix. Meilleure
representation de la minorité.
Suisse : la proportionnelle représente plus fidèlement des clivages (lan-
gues, religion ). Il y a beaucoup plus de parti.
C) Les dynamiques des systèmes de partis [G. Sartori. Parties and Party Sys-
tems: A Framework for Analysis, 1976]
Critères qualitatifs :
Nombre de partis (pluralisme ‘limité’ et pluralism ‘extrême’)
Distance idéologique entre les partis (pluralism ‘modéré’ et pluralisme ‘po-
larisé’)
Exigence de faire une coalition : c’est complexe s’il y a beaucoup de parti,
cela peut engendrer une destabilization de la coalition et du système ( de-
fection d’un parti par rapport à une coalition qui peut entraîner la perte de
vitesse d’un côté de la ligne )
Importance relative des partis par rapport à leur pouvoir de participer à
des coalitions gouvernementales
Le plus gros partis n’est pas forcément le plus fort
La Suisse a une grande stabilité dans son système : formule magique au CF
qui garantit qu’il n’y ait pas d’opposition, car les 80% du gouvernement sont
représentés au CF. Démocratie du consensus pour éviter les crises gou-
vernementales.
7.1.6. Force ou déclin des partis ? Eléments conclusifs
La ‘crise’ des partis (diminution du nombre d’adhérents, diminution de la
‘fidélité’ à un parti, etc.)
Le décalage entre la classe politique et les citoyens
Vision technocratique de la part des politiciens qui ne peuvent pas faire ce
qu’ils veulent avec la complexité sociale : ex delocalisation en Chine qui
donne naissance au chômage chez nous
Les problèmes de gouvernabilité (complexification de la réalité, globalisa-
tion, etc.) et d’efficacité
64
Concept et approche de la SPO
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Le déclin des partis en tant que médium de la mobilisation et de la
représentation des citoyens
On ne vote plus pour des partis mais des personnes.
Nouveaux enjeux, nouvelles sensibilités postmatérialistes et nouvelles
formes de participation politique
Il n’y a pas de place dans les partis traditionnels pour de nouveaux enjeux
et il y a un décalage face à la réalité social.
7.2 Les groupes d’intérêt : buts, fonctions et dynamiques
« Un groupe de pression peut se définir comme une organisation constituée pour
la défense d’intérêts et exerçant une pression sur les pouvoir publics afin
d’obtenir d’eux des décisions conformes à ces intérêts » (R.-G. Schwartzenberg,
Sociologie politique).
Les partis visent à conquérir le pouvoir et les groupes d’intérêt exercent des
pressions.
7.2.1 Quelques caractéristiques générales
La différence d’objectif avec les partis politiques : influence vs. conquête
du pouvoir
Structures associatives, volontaires, exprimant les intérêts sociaux de
leurs members
Syndicats, Emaüs.
7.2.2 Les types de groupes selon J. Meynaud (Les groups de pression,
1960)
Les groupes de pression sont non-permanents, ils sont dissolus après que leur
objectif a été attaint. Ex : étudiant vs CPE.
Groupes d’intérêt (syndicats patronaux, syndicats ouvriers, etc.) ou éco-
nomiques (Ex. en Suisse : Economie Suisse, Union Patronale Suisse, Usam,
UNIA, etc.)
Vise l’intérêt materiel
Groupes d’idées (groupes idéologiques et confessionnels, groupes à objec-
tif spécialisé, etc.) dont le but est de promouvoir des valeurs ou des prin-
cipes (Ex : Green Peace, Amnesty International, National Association for
the Advancement of Coloured People (NAACP), etc.)
7.2.3 Les ‘cibles’ des groupes
Pouvoirs publics (administration, gouvernement, etc.)
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Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Parlement
Opinion publique (média)
Tribunaux
Partis politiques (lobbying, représentation, etc.)
7.2.4 Les moyens de pression
La force économique et la force organisationnelle du groupe
Pression efficace sur les décideurs
La représentativité, capacité de mobilisation et importance des moyens
humains et matériels
Le pouvoir de recourir à des sanctions à l’égard du gouvernement
Initiative, referendum. Selon les forces des groupes de pression, le peuple
suivra ou non.
Sans menace, ils ne seraient pas écouté.
La sympathie auprès de l’opinion publique
Don Quichotte
Il est crucial de connaître opinion publique
Le réseau de contacts entre le groupe et des members influents des par-
tis ou de l’Etat
Actions de pression au niveau informel : consultation, rendez-vous, conseil
d’administration
7.2.5 Les relations entre les groupes et l’Etat
Voir la distinction entre le modèle pluraliste et le modèle néocorporatiste
présentée dans le transparent 9B
7.2.6 Les groupes d’intérêts : facteurs positifs ou negatives pour le fonc-
tionnement des régimes démocratiques ?
Au niveau des partis, le gouvernement est élu, il tire sa légitimité de la popula-
tion.
Le groupe d’intérêt, les personnes ne sont pas élues
a) Facteurs positifs
Augmentent la représentation d’enjeux ‘ignorés’ par les partis politiques ;
Elargissent les possibilités de mobilisation et de participation ;
Contrôlent l’activité du gouvernement et le processus de prise de décision
;
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Concept et approche de la SPO
Prof : Gianni
Contribuent à la stabilité politique en permettant la communication entre
l’Etat et la société civile
Les groupes d’intérêts sont les relais entre le système politique et son en-
vironnement.
b) Facteurs négatifs
Impliquent des formes d’inégalité politique, en permettant l’expression des
privilégiés ; pas égale à élection
Ils peuvent diviser plutôt que souder la communauté des citoyens, car ils
défendent des intérêts particuliers au lieu que l’intérêt public ;
Ils forment un pouvoir illégitime et non démocratique, car ils n’ont pas la
légitimité populaire ;
Ils peuvent rendre la société non gouvernable en bloquant les décisions po-
litiques publiques qui vont à l’encontre de leurs intérêts
Ex : Greenpeace : actions médiatiques qui sont des enjeux de lutte et cela
a un impact sur l’opinion publique.
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