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Guerre de 1870-1871

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Guerre de 1870-1871
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11/15/2011
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French
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11
PRÉSENTATION





Ce diaporama sur la guerre de 1870-1871 s'inscrit dans le cadre du

programme de Première générale ; il constitue une étude de cas pour la

seconde partie d'Histoire en ES/L « La France du milieu du XIXème

siècle à 1914 », plus particulièrement pour la sous-partie « De la

Deuxième République à 1879 » .

Il peut également servir aux élèves de la série S pour le thème "La

France de 1900 à 1939".

Ce travail est à la disposition des collègues ; ils peuvent, s'ils le

souhaitent, ajouter des documents d'époque, des informations

supplémentaires voire des précisions



F.Tuaillon Septembre 2004









La guerre de 1870-1871 : un conflit entre deux nations .

La guerre de 1870-1871 : Un conflit entre deux nations.





- Une guerre inévitable.





- La défaite française : Défaites impériales

Tentatives républicaines.





- Les changements politiques en France et en Allemagne.





- Le refus de la défaite : La Commune et l’esprit de Revanche.





- Grandeur allemande et rancœur française.

Une guerre souhaitée par les deux adversaires.

L’expression populaire « ça tombe comme à Gravelotte » s’entend encore parfois dans les

campagnes françaises pour qualifier une pluie drue ; elle provient du souvenir lointain d’une terrible bataille à

l’ouest de Metz du 16 au 18 août 1870, avec notamment de meurtriers combats de cavalerie, où des charges de

cuirassiers furent hachées par les balles et les tirs d’artillerie. Cette bataille est un des premiers engagements de

la guerre qui oppose, depuis juillet 1870, les Etats allemands coalisés autour de la Prusse, et bientôt fédérés dans

un second Reich, à la France impériale puis républicaine.



Les antagonismes sont anciens entre Français et Allemands et il suffit du prétexte de la dépèche

de Bad Ems, qui relate l’entretien d’un proche du roi de Prusse avec l’ambassadeur de France à propos de la

confirmation, mais sans engagement écrit du roi, du retrait de la candidature au trône d’Espagne du prince

Léopold de Hoenzollern-Sigmaringen, pour que Napoléon III déclare la guerre, poussé par son entourage et

soutenu par le Corps législatif. En effet, le chancelier du royaume de Prusse Otto von Bismack, qui veut un

ennemi commun pour rassembler tous les Allemands dans un Etat puissant dirigé par la Prusse, tronque la

version remise au journaux. Le sens en devient alors offensant pour l’honneur national français, ce qui pousse à

la réaction guerrière. 0r, la Prusse qui dirige la Confédération de l’Allemagne du Nord est liée militairement

aux Etats germaniques du sud.



Le conflit éclate officiellement le 19 juillet 1870 et il dure jusqu’à l’armistice qui entre en vigueur

le 26 janvier 1871 ; mais en fait les combats continuent dans l’Est de la France au début de février 1871, et les

événements de la Commune de Paris se déroulent fin mai, donc bien après la signature le 10 mai du traité de

paix de Francfort. D’ailleurs tout le territoire n’est finalement libéré qu’en septembre 1873, mais sans le nord

de la Lorraine et l’Alsace.



Présenter dans son détail la guerre franco-prussienne de 1870-1871 a été tenté dans des ouvrages

de référence ; ici la grille de lecture du conflit est celle liée aux changements politiques et aux conséquences

nationales de la guerre. Trois parties peuvent permettre de comprendre l’essentiel de ce premier affrontement

entre les deux nations ; la première présente les faits militaires ; la seconde s’attache aux changements

politiques amenés par la guerre dans les deux camps ; enfin la troisième partie porte sur le refus de la défaite du

côté français, refus exprimé par la Commune de Paris, par l’idée de revanche et la volonté de récupérer les

provinces perdues.

Retour

La défaite militaire de la France impériale.





Le niveau de préparation des belligérants penche largement en faveur des Prussiens et de leurs

alliés. Leurs effectifs, un demi-million d’hommes, sont deux fois plus nombreux que ceux des Français, et

l’armement est supérieur côté allemand, avec une artillerie fournie qui dispose de canons à chargement par la

culasse. Seuls les fusils « chassepot » qui équipent l’armée française l’emportent en portée et en précision sur les

« dreyse » prussiens.

A cette supériorité technologique de l’armement, s’ajoute un commandement allemand qui prend

des initiatives sur le terrain en fonction de la situation, alors que les chefs français, et en premier lieu l’empereur,

subissent les événements.

L’utilisation des moyens logistiques modernes assurent également la suprématie allemande dans la

guerre ; les chemins de fer facilitent les transports de troupes et le ravitaillement des armées, et le télégraphe

permet la transmission rapide des communications militaires.

Les combats débutent en août 1870 dans le nord de l’Alsace et de la Lorraine avec les batailles de

Woerth et Spicheren le 6 août, après une brève incursion française en Sarre ; les armées françaises cèdent du

terrain et retraitent malgré la bravoure des soldats. Les combats se poursuivent avec les batailles sous Metz, celles

de Borny, Saint-Privat et Mars-la-Tour à la mi-août, qui correspondent à l’encerclement progressif de la place

forte messine où se retrouvent bloquées les troupes du maréchal Bazaine. Toutes ces batailles sont très meurtrières

du fait de l’inadaptation des techniques de combat face au progrès de l’armement ; les charges de cavalerie ou les

attaques d’infanterie à découvert sont brisées par la puissance de feu adverse. La violence des combats s’explique

par l’utilisation massive d’une artillerie mobile, ce qui permet la concentration ponctuelle d’une forte puissance

de feu. De même les fusils sont bien plus efficaces, et des fantassins retranchés peuvent stopper les charges, à

condition de disposer de suffisamment de munitions.

Quant au gros de l’armée française, qui est commandé par le maréchal de Mac-Mahon et que suit

un Napoléon III usé, il marche depuis le camp de Châlons vers le nord ; mais ces troupes se retrouvent encerclées

à Sedan et sont contraintes de capituler le 2 septembre 1870.





Retour

Les succès allemands d’août-septembre 1870.









Manche

Belgique





Sedan Luxembourg

Etats allemands



M etz Sarrebruck



Marne Bitche

Paris



Châlons sur M arne Meuse Strasbourg

Nancy

Seine

Moselle









Saône

Rhin

Belfort

Loire



Doubs Besançon

N 0 100 km Suisse





Les principaux mouvements Villes repères.

des armées allemandes.

Camps et places fortes.

Les déplacements Retour

de Napoléon III.

Batailles principales.

Les tentatives républicaines.





A partir du 4 septembre 1870, c’est le gouvernement de la Défense nationale qui reprend la

guerre à son compte ; la défaite est impériale, la victoire doit être républicaine. Mais, malgré les efforts des

nouveaux dirigeants républicains, dans et hors de Paris encerclée à partir du 19 septembre, ni les armées

de la Loire qui combattent dans l’Orléanais durant l’automne et l’hiver 1870-1871, ni celles de l’Est ou du

Nord, n’arrivent à faire reculer les armées allemandes, malgré quelques victoires à la Pyrrhus. Quant aux

combats des partisans qui montrent la volonté de lutter de nombreux Français même hors du cadre de

l’armée, ils entraînent une dure répression de la part des Allemands sur les populations civiles.



Sur la Loire, les combats se déroulent principalement en novembre et décembre 1871 et ont

pour enjeu le contrôle de l’accès à Paris, but des Armées de la Loire. Mais l’armistice de janvier met fin à

une lutte faite de coups de main plus que de grandes batailles.



Dans l’Est également, les soldats français s’inclinent avec la retraite des forces du général

Bourbaki défaites devant Belfort. Pourtant, malgré la rigueur hivernale, la marche vers la citadelle

assiégée avait débuté par la victoire de Villersexel du 9 janvier 1871. Mais l’Armée de l’Est n’a pu rompre

l’encerclement et est venue se briser sur les défenses allemandes, établies autour d’Héricourt, le 14 janvier.

Le reste des troupes de Bourbaki tente ensuite de se réfugier en Suisse par les passes enneigées du massif

jurassien ; de nombreux soldats y parviennent au tout début de février.



Les dernières places-fortes cessent finalement leur défense ; c’est le cas de Belfort le 16

février 1871, alors que le cessez-le-feu dans l’Est date du 13 février.









Retour

Les tentatives désespérées des armées républicaines de

novembre 1870 à février 1871.





Armée du Nord

Faidherbe

Belgique





Luxembourg



Rouen



Metz Empire

allemand

Paris





Strasbourg

Frédéric-

Charles

Le Mans



Langre



Werder

Orléans

Manteuffel Belfort

Tours

Armées de

la Loire Bourges Armée de l’Est Dijon

Besançon

N

Chanzy Bourbaki Suisse

0 100 km

Garibaldi Pontarlier





Les principaux mouvements Villes repères.

Principaux

des armées allemandes.

sièges.

Camps et places fortes.

Les principales tentatives Batailles principales. Retour

des armées républicaines. Territoire envahi à la

Quelques combats

fin novembre 1870.

Bourbaki Principaux chefs militaires des volontaires et

francs-tireurs.

Les changements politiques chez les belligérants.



La lutte contre la France a coalisé la Confédération de l’Allemagne du Nord dirigée par la Prusse et

les Etats allemands catholiques du sud. Les victoires entraînent l’adhésion à l’idée de formation d’un Etat allemand

autour de la Prusse. Ce sont les vues nationales de Bismarck qui triomphent lors de la proclamation du Second

Empire allemand le 18 janvier 1871 dans la galerie des glaces du château de Versailles où se trouvent les dirigeants

alors occupés au siège de Paris. C’est la solution petite-Allemagne qui l’emporte, c'est-à-dire celle qui écarte

l’Autriche de l’unité.

Le roi de Prusse devient « empereur allemand », et le chancelier de Prusse, Bismarck, chancelier du

Reich. Deux chambres représentent les Etats et les populations de la fédération, le Bundesrat ou conseil fédéral,

avec des représentants des 25 Etats qui est dominé par la Prusse et ses 17 voix, loin devant la Bavière, le second des

Etats, qui compte seulement 6 représentants, et le Reichstag ou chambre des députés, composé de députés élus par

les populations masculines de l’Empire.





En France, la défaite et la capture de l’empereur Napoléon III à Sedan entraînent la proclamation de

la République le 4 septembre 1870. Un gouvernement de la Défense nationale se met en place, décidé à poursuivre

la guerre, mais la situation militaire française ne s’améliore pas. Les dirigeants français restés à Paris demandent

alors un armistice ; il est accordé le 26 janvier par les Allemands et il prévoit l’élection de députés, car Bismarck

souhaite négocier la paix avec un pouvoir représentatif issu des urnes. L’élection le 8 février 1871 d’une Assemblée

nationale constituante conservatrice, voire réactionnaire, à majorité monarchiste, accélère la fin du conflit.

Adolphe Thiers, orléaniste, chef du gouvernement français depuis le 17 février, engage le 21 du même

mois des négociations de paix qui sont signées le 26. Ces accords aboutissent au traité de paix de Francfort du 10

mai 1871. Mais les conditions acceptées par les gouvernants français apparaissent aux yeux de beaucoup comme un

véritable Diktat.









Retour

Le refus de la défaite chez les Français.



Le prix à payer pour l’arrêt des combats est trop élevé ; c’est ce que pensent les Parisiens invaincus

qui voient pourtant défiler dans leurs murs les troupes ennemies. De plus, les erreurs de Thiers, qui veut

notamment désarmer la cité, provoquent la mise en place d’une « commune », c'est-à-dire un « gouvernement

communautaire pour le bien de tous », le 18 mars 1871. D’autres villes sont également touchées par ce mouvement

libertaire (Lyon, Grenoble, Nîmes, Saint-Etienne, Toulouse,…) mais le gouvernement reprend rapidement le

contrôle en province. A Paris, après l’entrée des troupes dirigées depuis Versailles où le gouvernement s’est installé

depuis le début de la Commune, la République sociale est durement réprimée. Les Versaillais entrent dans la ville le

21 mai, et, à partir du lendemain, de terribles combats de rue s’engagent, accompagnés d’exécutions sommaires ;

ils se terminent par l’exécution de fédérés ou communards au cimetière du père Lachaise le 28 mai.

Cette guerre civile a fait des milliers de victimes, auxquelles s’ajoutent les nombreuses

condamnations à mort ; les communards sont aussi condamnés massivement à la déportation ou à des peines

d’emprisonnement. Le mouvement social français est alors décapité. Cette répression féroce provoque pour

longtemps l’hostilité du mouvement ouvrier pour le régime, mais la République apparaît alors capable de

maintenir l’ordre au yeux d’une majorité de Français, notamment des ruraux.





Le traité de Francfort qui officialise la paix entre la France et l’Allemagne est ressenti côté français

comme excessif. D’abord, une énorme indemnité de guerre de cinq milliards de francs-or doit être versée par la

France à l’Allemagne, et l’évacuation des vingt-et-un départements du Nord et de L’Est, occupés entièrement ou en

partie, est liée à son versement.

Mais c’est surtout l’annexion par le Reich allemand de l’Alsace, sans Belfort, et du nord de la

Lorraine, rattachement opéré contre la volonté des habitants de ces territoires français, qui entraîne le plus de

rancœur. C’est une atteinte à l’intégrité du territoire national français d’une part, et à la nation elle-même d’autre

part, avec la perte de centaines de milliers de citoyens. Evidemment les conceptions de la nation divergent dans les

deux camps pour justifier ou contester l’annexion, les Allemands privilégiant la germanité des populations

annexées, alors que les Français mettent l’accent sur la volonté des Alsaciens-Lorrains. Cette atteinte au sentiment

national alimente désormais l’esprit de revanche, terreau du nationalisme français.







Retour

L’annexion de l’Alsace-Lorraine au traité de Francfort du 10 mai 1871.









Belgique



Seine

Ardennes Luxembourg

inférieure

Empire allemand

Seine et Meuse

Oise Metz

Calvados Eure Paris Nord Lorraine

Meurthe et Moselle

Orne

Eure et Loir Seine et Marne Nancy

Strasbourg



Alsace

Sarthe Aube Vosges

Loiret

Mulhouse

Yonne

Loir et Belfort

Indre et Cher

Loire Côte d’Or

Suisse

N

0 100 km







Territoires annexés par l’Allemagne au traité de

Francfort du 10 mai 1871. Yonne Départements évacués les premiers par les

Allemands.

Retour

Territoire occupé par les Allemands pour garantir le Vosges Départements évacués les derniers par les

Allemands.

paiement de l’indemnité de guerre.

Grandeur allemande et rancœur française.







Premier véritable conflit de type national entre la France et l’Allemagne, la

guerre de 1870-1871 bouleverse la géopolitique européenne issue du traité de Vienne de 1815,

avec la création d’un Etat allemand puissant au cœur de l’Europe, Second Reich qui fête dans

le faste le « jour de Sedan ». En France, la Seconde République s’est mise en place et, malgré la

défaite finale, le nouveau régime est appelé à durer, alors qu’il est né de l’échec militaire

impérial.

Cette guerre révèle d’autre part la puissance meurtrière de l’armement moderne

qui augmente la brutalité du feu, et elle montre également la nécessité pour les militaires de

dominer les nouveaux moyens de communication.





Le traité de paix qui clôt l’affrontement est loin d’apaiser les tensions et il

contient les germes d’une autre confrontation ; en effet, la perte de l’Alsace-Lorraine alimente

désormais l’esprit de revanche chez les Français, en pleine période de renforcement du

sentiment national chez les peuples d’Europe. D’ailleurs Gambetta, un des membres les plus en

vue du gouvernement de la Défense nationale, estimait que la volonté de récupérer les provinces

perdues constituait un fondement caché de la IIIème République.





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