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OCA_C_03_05

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OCA_C_03_05
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11/11/2011
language:
French
pages:
22
Qualité alimentaire de

la viande

Observatoire de la consommation alimentaire

© CRIOC

Un aliment sain et naturel

 Les consommateurs éprouvent un problème de perception de

l’alimentation.

 Ils regrettent de ne pas savoir davantage comment les aliments sont produits et

leur provenance. A l’exception des jeunes consommateurs (trices) qui déclarent ne

pas éprouver le besoin d’être davantage informées.

 Les aliments sont devenus une entité très abstraite.

 Conséquence, le consommateur se déclare pour la plupart à la recherche d’aliments

« naturels », c’est-à-dire « sain », et exprime une préoccupation fondamentale en

matière alimentaire : « manger sain ».

 La santé alimentaire : un concept peu signifiant et peu transparent.

 Le domaine de la santé alimentaire est opaque. Les PRA se déclarent incapables de

savoir si un produit est réellement « sain », car elles ignorent pratiquement tout des

modes de production et se déclarent peu confiantes dans les modes de contrôle de

qualité.

L’évaluation : de l’abstraction

à l’aspect et à l’emballage

 La fraîcheur est le critère qui permet de percevoir ce qui relève de la

santé. Ne maîtrisant ni le concept d’aliment sain, ni les modes de

production, ni l’origine des aliments et doutant des systèmes de contrôle

de qualité, le consommateur se fie dès lors à :

 L’apparence.

 Des indications sur l’emballage (date de péremption).

 La confiance qu’il entretient avec le producteur qui se traduit à travers expérience

et proximité (marché et commerçant spécialisé (boucher, légumier, fromager…)).

 Aux labels de qualité surtout quant la perception de la distance psychologique entre

le consommateur et le producteur est importante.





Apparence Emballage

Produit

Aliment ? Fraîcheur

sain ?

Lien producteur Label de qualité

Qualité alimentaire

 2 grandes tendances en matière d’attentes de qualité alimentaire :

 Les attentes vis-à-vis du plaisir (goût, texture, saveur, onctuosité, etc.). Le

consommateur s’estime compétent pour apprécier ces qualités gustatives générales

et veut donner son avis.

 Les attentes vis-à-vis de la santé (« pas nocif » ou « bon pour la santé ») pour

lesquelles le consommateur s’estime incompétent et mal informé.

Qualités Qualités

gustatives organoleptiques





Qualité

alimentaire

Apparence Emballage

Produit

Fraîcheur

sain ?

Lien producteur Label de qualité

Qualité de la viande

Les qualités attendues de la viande sont principalement :

 La fraîcheur

 Les consommateurs se focalisent en général sur l’aspect de la viande,

faute de pouvoir croire en l’efficacité du contrôle ou être capable de

mesurer les caractéristiques organoleptiques des aliments proposés.

 La qualité nutritionnelle

 Les produits de la filière viande sont essentiels pour la santé. La viande

apporte, aux yeux des consommateurs, des éléments fondamentaux à

l’équilibre.

 La crédibilité du contrôle

 Un label doit donner confiance dans des procédures de contrôle

transparentes. Les consommateurs ne savent pas s’ils peuvent faire

confiance aux conditions de production et aux moyens de contrôle.

 Un label doit garantir les qualités du produit et la sécurité alimentaire.

Qualité supérieure ou

différenciée

Les consommateurs attendent principalement que

 Les critères de qualité de base soient satisfaits à savoir santé - conditions

de production - crédibilité contrôle (conditions minimales de perception

d’une qualité différenciée).

 Des critères complémentaires peuvent être offerts en matière de qualités

nutritives, prix, environnement, conditions de production, origine (lieu de

production et lieu de vente), bien-être animal, sécurité alimentaire et

conditions de travail.

 Le label de qualité supérieure ou différenciée doit apporter la garantie

que les qualités hygiéniques de base de la production et le respect de la

santé soient respectées, tout en proposant des produits à des prix

abordables.

 Le label est apprécié principalement par les PRA qui effectuent surtout

leurs courses en grandes surfaces, pour les critères qu’elles ne peuvent pas

vérifier par eux-mêmes (hygiène, santé).

Témoignages

 Qualités nutritives

 « Le poulet en général il vient de France, ils sont meilleurs, élevés au grain, ils

goûtent pas le carton et il perdent pas la moitié à la cuisson »

 « Viande fraîche qui a du goût, qui est tendre en bouche, pas grasse »

 « Je n’aime pas spécialement la viande, mais j’ai des problèmes de fer alors

j’en mange, du coup je fais attention à la qualité, j’achète souvent du Blanc

Bleu Belge, et c’est vrai que je ne suis jamais déçue »

 « Fraîcheur et saveur »

Témoignages

 Le Prix

« Le juste prix, abordable par le plus grand nombre »

 « Prix corrects, on n’a qu’à subsidier ceux qui respectent les animaux

et font correctement leur travail et pas les autres »

 Environnement

 « C’est respecter l’environnement »



 Conditions de production

 « Nourrir les animaux avec ce qu’ils ont besoin, pas donner de la

viande à des herbivores par exemple, respecter leur chaîne

alimentaire »

 « La production artisanale c’est important, à la ferme, ou façon grand-

mère »

 « La marque c’est un garantie de qualité, que c’est fait selon certaines

conditions avec des méthodes sûres »

Témoignages

 Origine

 « Ca m’est un peu égal, mais la viande d’Angleterre je n’en achète plus, je me

méfie, Irish beef et tout ça, c’est pas pour moi »

 « Chez le boucher je suis sûre que c’est frais et puis il me connaît, on peut discuter

il ne va pas me donner de la crasse »

 « Indiquer l’origine, de quel pays ça vient, la date où ça a été emballé… »

 Bien-être animal

 « C’est des conditions d’hygiène qu’il faut respecter, les cochons par exemple ils

ne sont pas sales, il suffit de changer leur paille régulièrement »

 « Élevage en plein air, pas des poules en batterie qui étouffent et nourrir les bêtes

avec des aliments naturels »

 « Nourrir correctement le bétail et pas affamer les veaux pour qu’ils ne soient pas

trop gras »

 « C’est pas uniquement une question de qualité, c’est moral, les bêtes stressées

produisent une moins bonne viande mais ce n’est pas que ça, il faut respecter

l’animal, c’est un être vivant »

Témoignages

 Sécurité alimentaire

 « Il faudrait qu’il n’y ait pas d’OGM »

 Conditions de travail

 « C’est donner des subsides à ceux qui produisent correctement pour qu’ils soient

payés décemment »

Caractéristiques du contrôle

La crédibilité du contrôle repose sur les concepts de :

 Traçabilité (de l’éleveur au magasin);

 Transparence des procédures;

 Information des consommateurs;

 Indépendance des contrôleurs vis-à-vis des contrôlés et rigueur

scientifique (c’est-à-dire, aux yeux des consommateurs, « universitaire » ).

Témoignages

 Contrôle

 « Il faut un contrôle fiable, depuis la naissance de la bête jusqu’à l’abattage. »

 « Un contrôle efficace dans lequel j’aurais confiance ? Je ne sais pas, un

organisme indépendant des universités par exemple… Qui exerce un contrôle de

façon ponctuel, mais sévère »

 « Il faut un contrôle infaillible, incorruptible, indépendant, des vétérinaires, des

chimistes des scientifiques »

 « On ne va pas se mettre à lire les étiquettes en détail (=), c’est pas notre boulot,

les contrôleurs doivent avoir la rigueur et la vigilance, il faut vérifier l’aspect

sanitaire de l’élevage, de l’abattage et intervenir immédiatement »

 « Il faut un contrôle sérieux (!), fait par des scientifiques, c’est important surtout

pour des produits de base comme le lait »

 Information du consommateur

 « Il faudrait pouvoir lire sur l’étiquette d’où ça vient et par où c’est passé »

Identification de la qualité

différenciée wallonne

 En général, les consommateurs associent la production alimentaire

wallonne avec une certaine qualité mais le terme « wallon » n’est pas un

indice de proximité suffisant pour garantir la qualité.

 Ce sont essentiellement des produits de marque ou des spécialités qui sont

associés à des produits de qualité wallons et c’est la viande en terme de

produit de base qui est spontanément associée au produit wallon de

qualité.

 Si une gamme de produits était vendue sous l’appellation « qualité

différenciée wallonne » les PRA wallons déclarent qu’elles achèteraient

ces produits pour les essayer et pour faire vivre leur région.

 Les PRA bruxellois manifestent spontanément davantage d’intérêt pour

des produits de qualité d’origine wallonne, en particulier pour l’aspect

naturel des produits de base (viande, œufs, légumes) et l’aspect artisanal

des produits transformés (fromages, charcuteries, bières) et déclarent

qu’elles essayeraient des produits labellisés de qualité wallonne.

Association de la qualité

différenciée à la Wallonie

 Les PRA néerlandophones sont très favorables à l’idée d’acheter des

produits alimentaires reconnus de qualité wallonne. Elles estiment que les

produits de Wallonie sont plus sains et préparés avec plus de soin et de

savoir-faire dans des entités artisanales.

 L’attente prioritaire vis-à-vis d’un label « wallon » de qualité différenciée

se situe essentiellement au niveau de la réassurance au niveau de la santé,

c'est-à-dire de la garantie des modes de production respectant des

critères d’hygiène, de la garantie de l’utilisation de produits sains.

 Cette réassurance peut se traduire par le sérieux des contrôles exercés sur

les conditions de production par un organisme indépendant. Ainsi, le label

devrait être attribué, selon les consommateurs, sur base de cahiers de

charges précis et diffusés au public par un organisme regroupant des

experts, des scientifiques (Universités), des ONG et les consommateurs

eux-mêmes.

Prix, intention d’achat et

qualité différenciée

Le prix « psychologique » est un frein réel à l’achat car :

 Le fait qu’un consommateur évoque un critère de qualité supérieur ne

signifie pas pour autant qu’il est prêt à acheter ces produits.

 Même si ce produit existe et est disponible dans son lieu d’achat et que le

consommateur estime que le produit répond mieux à ses attentes par

rapport à ses besoins quotidiens, il peut cependant envisager de ne pas

l’acheter.

 Les produits de qualité supérieure sont perçus comme trop chers. Si le

niveau de prix d’un produit est indicatif de sa qualité aux yeux de la

plupart des consommateurs, au plus il est cher au plus l’intérêt pour un

produit alimentaire et son intention d’achat au quotidien diminue.

 Toutefois, si le prix est le frein majeur, aucun consommateur ne peut

évaluer le prix des produits alimentaires qu’il achète avec précision.

Témoignages

 Perception du prix

 « Chaque pays à sa spécialité, le jambon italien les fromages italiens c’est pas les

mêmes que le français, c’est en fonction du goût »

 « Savoir que l’animal est bien traité c’est important, c’est une question d’éthique,

ce sont des êtres vivants, on les mange mais on leur doit du respect et la qualité de

la viande ne peut en être que meilleure »

Prix, intention d’achat et

qualité différenciée

Toutefois, le prix n’est pas un argument insurmontable.

 Lorsque les consommateurs évoquent le prix comme frein à l’achat de

certains produits, ce n’est pas tant le prix dans l’absolu qui constitue le

blocage décisif, mais la priorité qu’ils attribuent à leurs achats. En effet, si

ils ne sont pas prêts à acheter un jus de fruit de qualité supérieure qu’ils

préfèrent, ils n’hésitent pour la plupart pas à acheter le morceau de

fromage qu’ils désirent, même s’ils le trouvent plus cher.

 L’arbitrage est possible. Les consommateurs estiment que des produits de

qualité supérieure existent et les achètent s’ils en ont une envie prioritaire,

par contre ils peuvent se contenter de produits moins chers si leurs

priorités sont ailleurs.

Secteur, intention d’achat et

qualité différenciée

La qualité différenciée est liée au type de produit et de filière.

 Les consommateurs exigent une qualité de base - un socle minimum - et

peuvent souhaiter un supplément de qualité pour certains produits

spécifiques selon leurs priorités, mais ils ne l’exigent pas pour l’ensemble

de leurs achats alimentaires.

 Une qualité supérieure ou « différenciée » (aucun répondant ne sait ce qui

signifie « qualité différenciée ») est principalement attendue pour les

produits des filières viande et fruits et légumes.

 Un contrôle indépendant et des conditions de production qui tiennent

comptent des règles d’hygiène (compréhensibles pour le consommateur)

constituent des facteurs susceptibles, aux yeux des consommateurs, de

traduire le concept de qualité différenciée.

Synthèse

La mise en place d’une marque de qualité différenciée

s’inscrit dans la réponse à différentes attentes des

consommateurs :

 Attente n°1 : Garantir un seuil minimal non négociable - une

qualité de base - de manière à rassurer le consommateur.

 Attente n°2 : Faire percevoir l’existence de critères minimaux de

différenciation : santé - conditions de production - crédibilité

contrôle.

 Attente n°3 : Proposer un prix de vente acceptable pour le

consommateur. Le niveau de prix doit répondre aux perceptions du

consommateur et s’inscrire dans son souvenir de prix.

 Attente n°4 : Garantir un système de contrôle réalisé par un

organisme indépendant.

Synthèse

 Attente n°5 : Garantir des conditions de production qui tiennent

compte des règles d’hygiène.

 Attente n°6 : Garantir le goût et la saveur des produits, en

permettant au consommateur d’exprimer sa perception

 Attente n°7 : Utiliser de manière complémentaire la référence

« wallonne » comme élément incitatif à l’achat tant par la

perception de qualité qui y est associée que par la volonté de

« faire vivre sa région ».

 Attente n°8 : Renforcer la crédibilité d’EQWALIS par une

procédure transparente, l’utilisation de cahier de charges précis,

accessibles au consommateur et adoptés par un organisme qui

regroupe experts, scientifiques et consommateurs.

Synthèse

Des attentes spécifiques sont exprimées pour la

viande :

 Attentes spécifiques : santé et contrôle.

 Éléments de valeur ajoutée : bien-être animal et mode de

production (animal élevé sans stress, en plein air avec des aliments

sains).

Éditeur responsable :

Marc Vandercammen

CRIOC

Rue des Chevaliers 18 - 1050 Bruxelles

Tél.: 02/547.06.11 - Fax: 02/547.06.01

www.crioc.be



© CRIOC

Reproduction autorisée à des fins non-commerciales

moyennant mention des sources


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