Titres des résumés des mémoires soutenues
sous ma direction : 2006-2011 (UPJV, UP)
Voir aussi : http://www.polycopenligne.com/site/recherche/revues-de-la-litterature/
(parties théoriques de mémoires avec bibliographie)
2006-2007 (pp. 1-5)
- Le cancer du sein : Souffrance physique et maux psychiques. Etude de l’influence de la
mastectomie totale sur l’image du corps et sur la qualité de vie de cinq femmes atteintes
du cancer du sein
- Femmes sous emprise : répétition et/ou réparation ?
- La permanence de la faille narcissique chez des alcooliques abstinents
- Narcissisme, stress et coping chez les femmes présentant des traits de personnalité
hystérique
- Evénements de vie, Interaction familiale et Passage à l’acte : Etude exploratoire auprès
de quatre sujets incarcérés. Impact des facteurs sociaux et familiaux
- Vécu traumatique de l’interruption volontaire de grossesse. Impact de l’IVG sur les
femmes au niveau psychique
2007-2008 (pp. 6-12)
- L’anxiété, les stratégies de coping et les facteurs de résilience chez les personnes
âgées dans les six premiers mois de leur entrée en maison de retraite
- Vieillissement, maladie d’Alzheimer et dépression
- Infertilité féminine et troubles anxio-dépressifs
- L’impact des événements de vie chez l’enfant placé. L’expérience traumatique dans un
contexte de maltraitance familiale
- Les jeux vidéo violents et l’agressivité, l’exemple de World Of Warcraft
- Impact du psoriasis sur la qualité de vie : une étude clinique exploratoire
- Evénements de vie et addiction : Impacts, facteurs de prédisposition et transmission
transgénérationnelle. Etude exploratoire auprès de trois sujets (poly) toxicomanes
2008-2009 (pp. 13-17)
- Les jeux vidéo violents et l’agressivité : l’exemple de Counter-Strike
- Consommations festives de drogues et troubles de l'humeur chez les jeunes adultes
- Image du corps et amaigrissement chez des personnes obèses consultant pour une
perte de poids
- La dépression chez le sujet âgé vivant en institution : importance et répercussion de
l’estime de soi
- Les effets de l’art thérapie sur la dépression du sujet âgé
2009-2010 (pp. 18-22)
- Dépression et stratégies de coping chez les patients accidentés vasculaires cérébraux
- Image du corps et amputation chez des personnes âgées hospitalisées en unité de cure
médicale
- Addiction aux jeux vidéo en ligne et troubles anxieux et dépressifs chez des
adolescents scolarisés de 14 à 17 ans
- La rencontre : lieu de quel partage ?
0
2010-2011 (pp. 23-29)
- Analyse de l’échange entre les soignants et les parents d’adultes psychotiques
- Démence précoce et dépression chez la personne âgée : pertes, séparations et
deuils1
- Alcoolisme et fonction paternelle : le choix du conjoint chez la femme ayant un
père alcoolique
- « Addiction et clinique de la précarité » : l’usage du toxique comme tentative de
survie psychique
- Etat émotionnel et stratégies d’ajustement chez des sujets âgés
institutionnalisés.
-
1
Université de Provence
1
Résumés de mémoires soutenus sous la direction
du Pr Lydia Fernandez 2006-2007 (UPJV)
Titre : Le cancer du sein : Souffrance physique et maux
psychiques. Etude de l’influence de la mastectomie totale sur
l’image du corps et sur la qualité de vie de cinq femmes atteintes
du cancer du sein
Objectifs : Cette recherche a pour but de démontrer que l’atteinte de l’intégrité
corporelle, suite à une mastectomie totale, a un impact, non seulement sur la dimension
physique du sujet, mais aussi sur les dimensions psychologiques et socioculturelles,
risquant ainsi d’altérer sa qualité de vie.
Nous avons donc formulé l’hypothèse selon laquelle l’atteinte de l’image du corps a un
retentissement psychique sur sa qualité de vie. Des affects anxieux et dépressifs sont
présents lorsque l’image du corps et la qualité de vie sont perturbés.
Méthode : La population étudiée se compose de cinq sujets de sexe féminin âgés de 51
à 79 ans, étant atteints d’un cancer du sein et ayant subi une mastectomie totale sans
reconstruction. Notre étude est effectuée durant le temps d’hospitalisation des sujets.
Nous avons choisi d’étudier quatre types d’outils pour tester nos hypothèses :
1. Un entretien semi directif suivi d’une analyse de discours.
2. Le questionnaire d’image du corps (QIC).
3. Le hospital anxiety and depression scale (HADS).
4. Le questionnaire d’état de santé (SF-36).
Résultats : Les hypothèses opérationnelles ont été, en partie, confirmées : les sujets
étudiés ayant subis une mastectomie totale présentent une atteinte de l’image du corps
et une symptomatologie anxieuse et dépressive. Cependant, la qualité de vie de ces
sujets ne semble pas être altérée par les répercussions de la pathologie cancéreuse.
Conclusion : Le faible nombre de sujets étudiés peut être déploré, car il ne permet pas
de généraliser les résultats. Une recherche plus poussée nous aurait permis de mieux
cerner la notion de qualité de vie, et notamment l’aspect selon lequel cette qualité de vie
serait réévaluée en fonction de nouveaux systèmes de valeurs, qui ne se centre pas
seulement sur le moment que nous avons observé (l’hospitalisation). De plus, un travail
sur le long terme pourrait permettre une meilleure appréciation du vécu psychologique
de la maladie cancéreuse.
Mots clés : Cancer du sein Ŕ Mastectomie Ŕ Image du corps Ŕ Qualité de vie Ŕ Travail de
la maladie
2
Titre : Femmes sous emprise : répétition et/ou réparation ?
(pas de résumé disponible)
3
Titre : La permanence de la faille narcissique chez des alcooliques
abstinents
Objectif de la recherche et hypothèse :
L’objectif principal de cette recherche est d’étudier la faille narcissique chez
l’alcoolique abstinent. En nous appuyant sur le fait que la faille narcissique de
l’alcoolique se dévoilait dans la situation projective, nous nous sommes demandé
dans quelle mesure elle apparaitrait chez l’abstinent. Nous avons alors émis
l’hypothèse que la faille narcissique de l’abstinent était repérable dans la
situation projective ainsi que dans les entretiens.
Méthodologie :
Population :
Elle est composée de trois alcooliques abstinents du groupe de parole des
Alcooliques Anonymes d’Amiens, d’une moyenne d’âge de cinquante ans.
Outils :
Nous situant dans une optique psychanalytique, nous avons choisi d’étudier le
narcissisme des sujets par les entretiens cliniques, et deux tests projectifs : le
Rorschach et le T.A.T.
Nous avons alors tenté de repérer dans les entretiens, des éléments témoignant
d’une inadéquation de la relation aux premiers objets et d’une relation d’objet de
type anaclitique. Au Rorschach et au T.A.T., nous cherchions des signes d’une
utilisation de défenses narcissiques et une faillite de l’investissement narcissique.
Résultats :
Les entretiens ont mis en évidence chez nos trois sujets une relation d’objet
anaclitique repérable notamment dans leur vie amoureuse et chez deux sujets
des carences affectives remontant à la prime enfance. Ceci, associé à l’angoisse
manifestée face à l’image maternelle au Rorschach, nous indique une défaillance
de la relation aux objets précoces. Le croisement des résultats des Rorschach et
des T.A.T. montre un faible investissement de la représentation de soi et une
absence de relation, signes d’une faillite de l’investissement narcissique. Il
montre également un gel des mouvements pulsionnels traduisant une utilisation
de défenses narcissiques pour deux de nos sujets.
Ces résultats indiquent que, tout comme chez l’alcoolique, la faille narcissique est
présente et manifeste chez l’abstinent, expliquant les défauts d’identification
dont ils font preuve.
Mots-clefs : Alcoolisme, Abstinence, Faille narcissique, Situation projective.
4
Titre : Narcissisme, stress et coping chez les femmes présentant
des traits de personnalité hystérique
Objectif : L’objectif de cette recherche est de montrer que les stratégies
d’ajustement au stress sont influencées par la qualité du narcissisme.
Ainsi, nous avons formulé l’hypothèse générale selon laquelle des fragilités
narcissiques entraînent des difficultés au niveau de la gestion du stress
chez les femmes présentant des traits de personnalité hystérique.
Méthode : Notre population est composée de trois sujets de sexe
féminin, âgés de 35 à 50 ans, présentant des traits de personnalité
hystérique. Afin de vérifier nos hypothèses opérationnelles, nous avons eu
recours à plusieurs outils : le Questionnaire de Disposition Narcissique, le
Thematic Aperception Test, l’Echelle Toulousaine de Stress et le COPE.
Résultats : Les résultats confirment notre hypothèse générale ainsi que
nos hypothèses opérationnelles. Ainsi, les femmes ayant des traits de
personnalité hystérique présentent des fragilités narcissiques. De plus,
lors de situations stressantes, celles-ci sont envahies par un stress majeur
et répondent à ce stress par l’utilisation de stratégies de coping mal
adaptatives.
Conclusion : Les données recueillies permettent de confirmer notre
hypothèse générale à savoir que des fragilités narcissiques entraînent des
difficultés au niveau de la gestion du stress chez les femmes présentant
des traits de personnalité hystérique. Cependant, cette conclusion doit
être nuancée par les limites que comporte notre recherche.
Mots clés : narcissisme, stress, stratégies de coping, traits de
personnalité hystérique.
5
Titre : Evénements de vie, Interaction familiale et Passage à
l’acte : Etude exploratoire auprès de quatre sujets incarcérés.
Impact des facteurs sociaux et familiaux
Objectif : L’objectif de cette recherche réside dans le fait de mettre en lien les événements de vie
vécus par les sujets, leur histoire familiale et leur entrée dans la délinquance.
Pour ce faire, nous avons pu émettre une première hypothèse selon laquelle certains événements
de vie familiaux et/ou sociaux tels que le décès d’un proche, un problème d’alcool dans la famille,
un déménagement, une consommation de stupéfiants, une transgression des lois et des problèmes
d’ordre financier, pourraient être des facteurs prédisposants aux comportements délinquants.
En outre, nous avons formulé une seconde hypothèse en rapport avec un événement de vie social
tel l’emprisonnement qui serait le résultat de comportements hors-la-loi.
Méthodologie :
La population est composée de quatre sujets masculins incarcérés pour différents motifs
(agressions physiques, bagarres, vols, outrage à agents, trafic de stupéfiants) ; ils ont entre 24 et
26 ans.
Les outils utilisés sont au nombre de deux :
Le questionnaire d’événements de vie (Life Events Difficulties Schedule) élaborée par
Amiel-Lebigre, permettant d’évaluer l’impact des événements vécus dans la vie de ces
sujets. Il s’agit d’un entretien semi-directif composé de 53 items regroupant des
événements de vie , sociaux, familiaux et économiques.
Le Family Apperception Test (F.A.T) est un test projectif composé de 21 planches relatant
des scènes familiales. Le sujet a pour consigne d’élaborer une histoire à partir de chacune
des planches. La finalité de ce test réside dans le fait de mettre en avant les processus et
la structure de la famille ainsi que les interactions au sein de celle-ci.
Résultats :
Les résultats vont dans le sens de nos hypothèses. Les analyses qualitative et quantitative des
données cliniques nous permettent d’interpréter le passage à l’acte comme la résultante de
facteurs de vie sociaux et familiaux.
Conclusion :
Toutefois, nos résultats font apparaître trois limites :
Méthodologique : le Family Apperception Test beaucoup de planches qui ont mis certains
sujets dans une situation d’impatience et d’embarras. Ils ont trouvé la passation longue et
pesante. Aussi, les données recueillies sont parfois trop maigres par rapport aux exigences
de la cotation et cela même après l’enquête effectuée.
Théorique : les travaux de recherches théoriques et empiriques francophones concernant
les événements de vie des délinquants et leur « background » familial sont très pauvres.
Nous nous sommes alors penchés sur les nombreuses recherches anglophones menées au
Canada et aux Etats-Unis, essentiellement par des criminologues.
Pratique : la taille de l’échantillon reste assez faible (N=4) pour pouvoir prétendre à une
généralisation des résultats à l’ensemble des délinquants. Toutefois, la population est assez
hétérogène car les quatre sujets ont été incarcérés pour des chefs d’inculpations différents.
Mots-clés : Famille Ŕ Evénements de vie Ŕ Délinquance Ŕ Passage à l’acte Ŕ Facteurs familiaux Ŕ
Facteurs sociaux.
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Titre : Vécu traumatique de l’interruption volontaire de grossesse
Sous-titre : Impact de l’IVG sur les femmes au niveau psychique
Ce mémoire a pour but de voir si l’IVG correspond à un
traumatisme, et plus précisément, il a pour objet de montrer quels genres
de conséquences l’IVG peut entraîner sur le psychisme des femmes.
L’étude consiste à comparer l’état émotionnel dans lequel se trouve la
femme avant l’IVG et après celle-ci. Elle est composée de 5 femmes dont
l’âge est égal ou supérieur à 18 ans a été pris. Ces femmes ont effectué
une IVG par aspiration sous anesthésie générale au Centre de Planification
et d’Education Familiale.
L'étude consiste à faire une investigation psychologique. Après avoir eu un
entretien pré-ivg (prévu par la loi) avec ces femmes, un test d’anxiété-
état (échelle d’auto-évaluation, forme Y-A de Spielberger) leur a été
administré avant et après l’intervention, et enfin un questionnaire oral leur
a été posé en hétéropassation le jour de l’IVG (quelques heures après).
Les résultats démontrent que sur 5 femmes, 3 femmes éprouvent plus
d’anxiété après l’IVG qu’avant celle-ci ; les femmes ont eu des sentiments
négatifs juste après l’intervention (tristesse, culpabilité, honte, colère…) ;
et 4 d’entre elles ont fait part de leur désir d’enfant.
Ainsi, l’IVG semble être, pour l’échantillon étudié, une source d’angoisse,
un traumatisme et une forme de résistance à la contraception dès l’instant
que le désir d’enfant est présent de manière consciente ou inconsciente.
Cependant, ces résultats ne peuvent permettre de faire des
généralisations et d’aboutir à des conclusions définitives. (259 mots)
Mots-clés : IVG-traumatisme-conséquences psychiques-anxiété-angoisse
7
Résumés de mémoires soutenus sous la direction
du Pr Lydia Fernandez 2007-2008 (UPJV)
Titre : L’anxiété, les stratégies de coping et les facteurs de
résiliences chez les personnes âgées dans les six premiers mois de
leur entrée en maison de retraite
Objectif : L’objet de ce travail consiste à examiner les effets des stratégies de coping et
des facteurs de résilience sur l’anxiété des personnes âgées entrant en maison de
retraite. Dans ce cadre nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle les personnes
âgées ayant un niveau d’anxiété haut ont un nombre insuffisant de facteur de résilience
et ont un coping centré sur l’émotion alors que les personnes qui ont un nombre suffisant
de facteurs de résilience et des stratégies centrées sur le problème ont un niveau
d’anxiété bas à l’entrée en maison de retraite.
Méthodologie : La population est composée de 4 sujets de 68 à 86 ans (3 femmes et 1
homme, moyenne d’âge de 77 ans), vivant depuis moins de 6 mois en institution. Les
outils utilisés sont au nombre de trois :
L’échelle d’évaluation de l’anxiété STAI-YB de Spielberg et ses
collaborateurs (1983).
L’échelle d’évaluation des stratégies de coping (WCC version française) de
Cousson (1996).
Le questionnaire des facteurs de résilience construit par nous même.
Résultats : Les résultats mis en évidence ne valident pas la totalité de notre hypothèse
générale. Ils laissent cependant apparaître que les personnes âgées entrant en maison
de retraite qui n’ont pas un coping centré sur le problème et qui possèdent un nombre
insuffisant de facteurs de résilience ont un niveau d’anxiété haut. Nos résultats ne sont
pas généralisables à l’ensemble de la population des personnes âgées entrant en maison
de retraite.
Conclusion : Ces résultats font apparaître deux types de limites :
La validé externe :
1. La faiblesse de la taille de l’échantillon (N=4).
2. Les personnes âgées sont toutes de la même maison de retraite.
3. La fidélité : le questionnaire des facteurs de résilience n’a jamais été
validé par des mesures scientifiques et on ne sait pas s’il est fidèle.
Théorique : Des travaux de recherche théoriques et empiriques doivent
être menés dans ce domaine peu exploré en psychologie.
Mots clefs : Résilience, facteur de résilience, vieillesse, vieillissement, personne âgée,
stratégies de coping et anxiété.
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Titre : Vieillissement, maladie d’Alzheimer et dépression
L’objectif de notre recherche est de démontrer qu’il existe un effet de la
maladie d’Alzheimer sur la dépression. Dans ce cadre, nous avons formulé
l’hypothèse selon laquelle la maladie d’Alzheimer à une incidence sur l’état
émotionnel des personnes âgées.
Méthodologie : La population est composée de 6 sujets de 59 à 85 ans
(cinq femmes et un homme). Les outils utilisés sont au nombre de trois :
Le CES-D permet de quantifier l’intensité actuelle de la
symptomatologie dépressive et particulièrement celle de l'humeur
dépressive actuelle.
Le test de l’arbre, est un test projectif qui consiste en l’élaboration
d’un dessin d’arbre.
Le MMSE : (Mini Mental State Examination) permet d’apprécier le
déficit intellectuel des sujets. Ces questionnaires ont été suivis d’un
entretien semi-directif.
Résultats : Les résultats mis en évidence ne valident pas la totalité de
nos hypothèses. Ils laissent cependant apparaître que plus les troubles
cognitifs des personnes âgées atteintes d’Alzheimer sont importants plus
les sujets Alzheimer seront dépressifs
Conclusion : Ces résultats font apparaître deux types de limites :
Méthodologique : Notre recherche pose le problème de :
1) la faiblesse de l’échantillon (N=6)
2) Les limites liées à la littérature actuelle
Théorique : Des travaux de recherche théoriques et empiriques
doivent être menés dans ce domaine peu exploré en psychopathologie.
Mots-clés : Vieillissement, Dépression, maladie d’Alzheimer, Personne
âgée.
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Titre : Infertilité féminine et troubles anxio-dépressifs
Objectifs :
L’infertilité, quelle soit d’origine organique ou idiopathique, en perturbant
l’accomplissement du désir d’enfant est source d’une réelle souffrance
chez la femme qui se sent alors, honteuse, inférieure, non conforme à une
norme. Cette souffrance psychologique suite à l’annonce de l’infertilité
entraine des épisodes anxieux et dépressifs.
Méthode :
Afin de vérifier cet objectif, nous avons rencontré, au CECOS (Centre
d’Etude de Conservation des Œufs et du Sperme Humain) à A. quatre
femmes sans enfant, souffrant d’infertilité dont les causes sont diverses.
Ces femmes ne recourent pas toutes à la PMA pour l’instant. Afin de
« mesurer » la souffrance de ces femmes infertiles, nous avons utilisé les
outils suivants : Un entretien semi-directif et une échelle d’anxiété et de
dépression (HAD).
Résultats :
Hypothèse 1 : L’infertilité féminine entraine une souffrance
psychologique et joue un rôle sur l’intégrité propre de la femme. Cette
hypothèse est confirmée.
Hypothèse 2 : Les femmes infertiles sont sujettes à des épisodes
anxieux et dépressifs. Cette hypothèse est confirmée.
Conclusion :
Il y a de nombreuses années, l’infertilité était considérée comme un
crime. Aujourd’hui la femme infertile se sent toujours différente des
femmes qui peuvent procréer naturellement. Même si les femmes
infertiles ont pour la plupart recours à la PMA pour accomplir leur désir
d’enfant, on remarque de véritables blessures narcissiques chez ces
femmes.
Mots clés : Infertilité ; Dépression ; Anxiété ; Féminité ; Narcissisme ;
Deuil.
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Titre : L’impact des événements de vie chez l’enfant placé
Sous-titre : L’expérience traumatique dans un contexte de
maltraitance familiale
L’objet de cette recherche est de déterminer les effets des événements
traumatiques vécus au sein de la famille sur le développement de la
personnalité de l’enfant placé.
Nous avons pour cela formulé deux hypothèses générales : la capacité à penser,
à symboliser et à entrer en relation avec l’autre sont en lien avec l’histoire
traumatique de l’enfant placé et les événements de vie traumatiques vécus par
l’enfant au sein de sa famille ont un impact sur la représentation de soi.
La population de cette étude est composée de deux garçons et une fille,
âgés de huit à dix ans, placés au Foyer Départemental de l’Enfance de Saint-
Pierre (La Réunion) suite à des maltraitances familiales, d’abus physiques et de
négligences.
Afin de vérifier nos hypothèses opérationnelles, nous avons eu recours à
plusieurs outils de recherche, un entretien semi-directif, le test du dessin du
bonhomme et le test du dessin de la famille. Nous avons également procédé à
l’anamnèse et l’analyse psychopathologique de ces enfants.
Les résultats confirment nos hypothèses opérationnelles. Ainsi, l’enfant
placé a des difficultés à verbaliser, à mentaliser, à se représenter son vécu
traumatique. Le positionnement défensif entrave les capacités de mentalisation.
Ensuite, la capacité relationnelle est inscrite dans l’expérience traumatique et
plus particulièrement dans les liens relationnels précoces.
Enfin, la représentation de soi de l’enfant est fragilisée par son histoire
familiale en lien avec un important sentiment d’insécurité et une angoisse de
perte, d’abandon.
Cependant, ces résultats doivent être relativiser par les limites que
comporte notre recherche.
Mots-clés : traumatisme psychique - famille maltraitante Ŕ enfant placé Ŕ
représentation de soi Ŕ relation à l’autre.
11
Titre : Les jeux vidéo violents et l’agressivité, l’exemple de World
Of Warcraft
Objectif : L’objectif de ce travail est de démontrer qu’il existe dans le jeu vidéo
violent World Of Warcraft, une agressivité. Les modalités de cette agressivité lui
font prendre deux formes, une forme explicite et directe venant du jeu lui-même
et une forme latente et implicite issue du comportement des joueurs. L’intérêt de
cette étude réside dans les clés qu’elle propose afin d’appréhender l’univers des
jeux vidéo en général et le monde de World Of Warcraft. Ainsi nous avons
formulé l’hypothèse selon laquelle, les joueurs de World Of Warcraf sont
continuellement soumis à deux formes d’agressivité, la première concerne
l’agression par les images et des scenarii violents, la seconde forme tend à
soumettre les joueurs à une certaine agressivité latente due au comportement
des autres joueurs.
Méthodologie : La population est composée de trois sujets, de 25 à 35 ans,
deux hommes et une femme, qui jouent tous beaucoup à World Of Warcraft en
termes de temps de jeu. Ces trois personnes représentent chacun un intérêt
particulier pour l’étude que nous voulons mener ici, l’un a de fortes
responsabilités dans le jeu, un autre y dispose d’un titre particulier et enfin, la
dernière personne présente en plus de l’intérêt d’être une femme, l’intérêt de
jouer beaucoup malgré un emploi à temps plein. Afin de procéder à une
évaluation de l’agressivité qui anime ces personnes lorsqu’elles jouent et de la
perception que ces joueurs ont de l’agressivité dans World Of Warcraft, nous
avons utilisé un entretien semi-directif.
Résultats : Les résultats confirment notre hypothèse générale à savoir qu’il
existe bien une forme double d’agressivité dans World Of Warcraft. Une forme
inhérente au jeu et une forme plus implicite, générée et entretenue par les
joueurs. Cette seconde forme d’agressivité se retrouve sous la forme d’une
dénonciation de l’autre comme persécuteur. Le joueur, lui, se décrit toujours
comme non agressif.
Conclusion : Les données recueillies permettent donc de valider notre
hypothèse générale à savoir qu’une forme d’agressivité est inhérente au jeu et
une autre au comportement des joueurs. Cependant cette conclusion doit être
nuancée par les limites que comportent notre recherche soit une petite taille
d’échantillon et le peu de représentation du sexe féminin.
Mots-clés : Jeux vidéo- Jeux vidéo violents-World Of Warcraft- agressivité-
violence inhérente aux jeux vidéo-entretien semi-directif.
12
Titre : Impact du psoriasis sur la qualité de vie : une étude clinique
exploratoire
Objectifs : L’objectif de ce travail consiste à relever l’impact du psoriasis sur la
qualité de vie des patients, leur vécu de la maladie, leur ressenti physique,
psychologique, social, émotionnel et corporel. L’intérêt de cette recherche est
d’améliorer la compréhension des changements qui s’opèrent au niveau de
l’image corporelle ainsi qu’au niveau de la qualité de vie, chez des sujets atteints
de psoriasis. Dans ce cadre, nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle le
psoriasis entraîne des répercussions dans la vie quotidienne des patients ainsi
qu’une altération de l’image qu’ils ont de leur corps, cette altération paraissant
être influencée par le rapport au regard, à l’autre.
Méthodologie : La population est composée de quatre sujets, une femme et
trois hommes, souffrant de psoriasis d’une moyenne d’âge de 67 ans.
Les outils utilisés sont au nombre de quatre :
- Une grille d’entretien semi directif basée sur le psoriasis, la qualité de vie et
l’image du corps.
- Le questionnaire QualiPso permettant de mesurer l’impact du psoriasis sur la
qualité de vie à travers un score PASI ainsi que les répercutions de ce psoriasis
au niveau social, au niveau des traitements, de l’état physique et émotionnel.
- Le questionnaire BIQ qui permet d’évaluer la qualité de l’image du corps.
- Un dessin du bonhomme qui sera analysé dans le but de nous informer sur la
représentation que les sujets ont d’eux-mêmes.
Résultats : Les résultats vont dans le sens de nos attentes, il existe bien un
impact du psoriasis sur la qualité de vie ainsi que sur l’image corporelle de nos
patients. En effet, on a pu observer que le psoriasis avait bien de nombreuses
répercussions que se soit sur la plan physique, psychologique, social, émotionnel
et corporel ce qui engendre des bouleversements dans la qualité de vie des
personnes atteintes de cette maladie. Les troubles, retentissent sur l’image du
corps et paraissent entraîner des blessures narcissiques auxquelles le sujet doit
s’adapter. Un impact très élevé de ses répercutions peut conduire à un état de
dépression.
Conclusion : Les résultats font apparaître deux types de limites :
- Méthodologique : Le fait d’effectuer toute la passation de nos tests en une
seule fois pouvait sembler long à nos patients (environ une heure par
patient).Ainsi, nous pouvons supposer une baisse de leur attention à la fin de la
passation ce qui pourrait justifier le refus de deux d’entre eux pour le dessin du
bonhomme, le dernier test demandé.
- Pratique : La taille de l’échantillon est trop faible (N=4), et la population est
trop homogène, ils ont à peu près tous le même âge ce qui ne représente pas un
échantillon de tout âges confondus. De plus, notre recherche n’a pas fait l’objet
d’une analyse statistique et n’a donc pas pu être validée scientifiquement.
Mots-clés :
Psoriasis Ŕ image du corps Ŕ qualité de vie Ŕ dessin du bonhomme
13
Titre : Evénements de vie et addiction : Impacts, facteurs de
prédisposition et transmission transgénérationnelle. Etude
exploratoire auprès de trois sujets (poly) toxicomanes
Objectifs et hypothèses :
L’objectif de cette recherche est de révéler l’impact des événements de vie personnels
survenus avant l’entrée dans la toxicomanie, ainsi que les événements de vie familiaux, dont ces
facteurs transmis transgénérationnellement, seraient prédisposants à l’addiction.
Dans ce cadre, nous avons posé l’hypothèse selon laquelle les sujets rapportent des
événements de vie d’impact négatif voire traumatique avant leur entrée dans la toxicomanie. De
même, nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle des événements de vie familiaux seraient
prédisposants à la toxicomanie. Ces facteurs de prédisposition familiaux seraient transmis
transgénérationnellement, ce qui fait l’objet de notre troisième hypothèse.
Population :
L’échantillon se constitue de trois sujets (poly) toxicomanes âgés de 23 à 27 ans.
Méthodologie :
Les outils utilisés sont au nombre de trois :
- Le questionnaire des produits consommés et leur fréquence de consommation.
- Le questionnaire des événements de vie ou Life Events and difficulties Schedule d’Amiel-
Lebigre (1984) qui permet de percevoir l’impact des événements de vie du sujet, sous la
forme d’un entretien semi-directif.
- Le génogramme constitué autour d’un entretien semi-directif inspiré de la grille de Mc
Goldrick et Gerson (1997), qui facilite le recueil des facteurs familiaux et rend-compte de la
transmission transgénérationnelle. Le génogramme est la représentation graphique de la
famille et des liens inter-relationnels, dont l’activité facilite l’échange avec le sujet.
Résultats :
Les résultats obtenus vont dans le sens de nos attentes. Les événements de vie d’impact
négatif voire traumatique en lien avec les événements de vie familiaux transmis
transgénérationnellement prédisposent à l’entrée dans la toxicomanie.
Conclusion :
L’addiction peut résulter d’événements de vie personnels et familiaux transmis
transgénérationnellement. Cependant, les résultats sont à relativiser du fait des limites de notre
étude :
- Au niveau théorique, les travaux de recherche concernant les événements de vie
personnels et les facteurs de prédisposition familiaux transmis transgénérationnellement
sont en nombre limité.
- Sur le plan pratique, l’échantillon restreint (N = 3) n’est pas représentatif de l’ensemble de
la population toxicomane tout comme l’homogénéité des profils étudiés, du fait de l’âge et
de l’expérience dans la toxicomanie, trop proches d’un sujet à l’autre.
En ce qui concerne la méthodologie, certaines passations se sont déroulées au domicile des
sujets leur permettant de s’adonner à leur addiction, ce qui a pu biaiser certains résultats. La
passation du génogramme, de par sa complexité des conventions graphiques n’est pas abordable
par tous.
Mots clés :
Evénements de vie, facteurs familiaux, transmission transgénérationnelle.
14
Résumés de mémoires soutenus sous la direction
du Pr Lydia Fernandez 2008-2009 (UPJV)
Titre : Les jeux vidéo violents et l’agressivité : l’exemple de
Counter-Strike
Objectif :
L’objectif de cette étude est de montrer qu’il existe un lien entre les jeux
vidéo violents et l’agressivité. L’exposition prolongée au jeu Counter-
Strike et à la violence qui y est contenue entraînerait une sorte de
banalisation des actes agressifs émis et subis. Une agressivité latente
causée par le jeu serait détectable chez des joueurs grâce au test de
Rorschach. Face à ces constats, nous avons formulé l’hypothèse suivante :
Le jeu Counter-Strike entraîne des pulsions de mort débouchant sur une
agressivité latente chez les joueurs mais aussi une banalisation des actes
agressifs émis par les joueurs.
Méthodologie : La population étudiée est composée de 3 hommes de 18
à 23 ans qui sont des gros joueurs de Counter-Strike (temps de jeu
élevé : en moyenne 4 heures par jour).
Les joueurs devaient jouer à Counter-Strike avant la passation du test.
Les outils utilises sont les suivants :
- Le Rorschach pour évaluer l’agressivité latente des joueurs
- un entretien semi-directif pour évaluer la banalisation des actes
agressifs.
Résultats : La banalisation des actes agressifs mise en évidence par
l’entretien semi-directif. L’agressivité latente est également mise en
évidence au Rorschach.
Conclusion : Dans les nouvelles perspectives de recherche, pour
comprendre tous les mécanismes sociaux et psychologiques qui sont en
jeu dans ce phénomène en plein essor, il semble intéressant d’étudier :
- la fonction d’imitation des jeux vidéo violents au niveau des relations
que le joueur entretient avec l’Autre dans le monde réel.
- la représentation du soi (personnage joué par le joueur, reflet du moi ou
opposé ?).
- la différenciation de genre (motivations, manières d’aborder le jeu, les
liens entre le personnage et le joueur, etc.).
Mots-clés : Jeux vidéo violents Ŕ Counter-Strike Ŕ Agressivité -
Rorschach.
15
Titre : Consommations festives de drogues et troubles de l'humeur
chez les jeunes adultes
Objectif:
L'objectif de cette étude est l'impact psychopathologique d'une consommation
festive mais régulière d'ecstasy, d'amphétamines, de cocaïne et/ou de cannabis.
L'étude s'intéressera plus particulièrement aux troubles bipolaires consécutifs
aux variations de l'humeur suite à une prise de substances psychotropes. Pour
cela, nous avons posé l'hypothèse selon laquelle les consommations de drogues
dans un cadre festif entraînent des symptômes identiques à ceux du trouble
bipolaire énoncés dans le DSM-IV.
Méthode:
La population de la recherche est composée de quatre consommateurs assidus
des méga-dancings belges dont la moyenne d'âge est de 25 ans et 3 mois.
Plusieurs outils ont été utilisés :
-Observation participante
-Entretien non-directif
-L'entretien directif : M.I.N.I.5.0.0 = Le Mini International Neuropsychiatric
Interview.
Résultats:
Les résultats obtenus au M.I.N.I.5.0.0. et les données cliniques recueillies lors de
l'entretien non-directif ne permettent pas de valider l’ensemble de nos
hypothèses. Les résultats montrent, cependant, que pour que deux sujets sur
quatre, suite à la prise de drogue dans un contexte festif mais régulier, les
critères sont actuellement réunis, sauf pour la durée, pour un diagnostic
d’Episode maniaque, hypomaniaque, mixte ou dépressif majeur. Les symptômes
ont de plus, entraîné une souffrance cliniquement significative ou une altération
du fonctionnement social, professionnel, ou dans d’autres domaines important.
Le sujet 3 présente un épisode hypomaniaque et le sujet 4 un épisode maniaque.
L'état maniaque est diagnostiqué le plus souvent comme symptôme consécutif
de la prise de drogue festive. Dans l'ensemble, les sujets interrogés ne souffrent
pas cliniquement d'un trouble de l'humeur.
Conclusion:
Il serait intéressant de savoir :
- si les affections thymiques reconnues sont le fruit des consommations
festives ou la conséquence de prédispositions et d'événements de vie
propices à ces troubles.
- - d'organiser une prise en charge psychologique en amont des adolescents
pour prévenir d'un éventuel recueil dans les drogues comme ça a été le
cas pour deux sujets sur quatre.
Mots clés: consommations festives - drogues - troubles bipolaires - méga-
dancings belges.
16
Titre : Image du corps et amaigrissement chez des personnes
obèses consultant pour une perte de poids
Objectifs et hypothèse:
Nous nous intéressons aux modifications corporelles de l’image du corps
et du rapport au corps durant l’amaigrissement des personnes obèses.
Pour cela, nous avons évoqué l’obésité (définition, conséquences sur la
santé, prise en charge, composante psychologique). Puis nous avons vu
que l’art connut une évolution de la représentation corporelle et évoqué le
type morphologique. Ensuite le concept multifactoriel de l‘image du corps
a été vu. Puis l’image du corps dans l’obésité impliquant entre autre
insatisfaction, stéréotypes, discrimination a été évoquée. Ce cheminement
nous a amenés à poser l’hypothèse générale suivante : la perte de poids
chez une personne obèse a une incidence sur l’image du corps.
Méthodologie :
Notre choix s’est orienté vers deux patientes du Pôle de prévention et
d’éducation du patient d’A. Nous avons utilisé des outils complémentaires
(modalités orales et écrites), présentés lors d’une rencontre, à savoir un
entretien semi-directif divisé en trois parties, la première sur le corps
actuel, la seconde sur le corps souhaité ou idéal et la dernière sur
l’éventualité de changements déjà apparus, le tout dans le but d’explorer
de façon qualitative le vécu corporel et cerner l’évolution physique
attendue après la perte de poids. Le second outil fut un test de dessin
dérivé de celui de Goodenough offrant les renseignements nécessaires sur
le rapport au corps actuel et suite à la perte de poids grâce aux consignes
suivantes : « dessinez votre corps le mieux que vous pouvez » et
« dessinez votre corps après la perte de poids le mieux que vous
pouvez ». Une grille de dépouillement inspirée du plan de dépouillement
d’Osterrieth et al (1976) a été utilisée. Toutes les données seront mises
en parallèle. Les dossiers des patients ont également été utilisés.
Résultats :
Suite à notre investigation nous notons qu’une perte pondérale entraîne
des changements comportementaux en matière d’habillement, de soin
corporel et de parure mais également une diminution de la souffrance
ressentie lors du surpoids. Nous remarquons également que la perte
pondérale s’accompagne d’une crainte de perdre son identité et que le
corps souhaité est proche du corps actuel étant donné qu’une perte
pondérale a déjà eu lieu.
Mots clés : obésité, image du corps, amaigrissement, changements.
17
Titre : La dépression chez le sujet âgé vivant en institution :
importance et répercussion de l’estime de soi
Objectif :
L’objectif de cette recherche est de montrer que la fragilité de l’estime
de soi du sujet âgé et l’entrée en institution sont responsables de la
dépression du sujet âgé.
Méthode :
Notre population se compose de 6 sujets de sexe féminin âgés de 75 à
85 ans, divisés en deux groupes de trois sujets. Trois des sujets sont
dépressifs et les trois autres ne le sont pas. Donc ont été constitué un
groupe expérimental et un groupe contrôle. Afin de vérifier nos
hypothèses opérationnelles, nous avons eu recours à l’utilisation de
plusieurs outils : l’Echelle Toulousaine de l’Estime de Soi pour Personne
Agée, le test du dessin de l’arbre et son questionnaire du dessin d’arbre
achevé et enfin l’échelle d’évaluation de la dépression CES-D.
Résultats :
Les résultats obtenus ne confirment qu’en partie notre hypothèse
générale et nos hypothèses opérationnelles. Seuls deux sujets
présentent des résultats confirmant nos hypothèses.
Conclusion :
Les données recueillies ne permettent pas de confirmer notre
hypothèse à savoir que la fragilité de l’estime de soi du sujet âgé et
l’entrée en institution sont responsables de la dépression du sujet âgé.
Toutefois, certains résultats vont dans le sens des hypothèses.
Néanmoins, les limites et discussions proposées apportent de nouvelles
interrogations.
Mots clés : Dépression, estime de soi, sujet âgé, institutionnalisation.
18
Titre : Les effets de l’art thérapie sur la dépression du sujet âgé
Objectifs et hypothèse :
L’objectif principal de cette recherche est d’étudier l’impact des séances d’art
thérapie chez les patients âgé dépressifs. En nous appuyant sur le fait que les
sujets dépressifs souffrent d’une faible estime de soi, d’un isolement important,
et d’une perte identitaire, nous nous sommes demandé dans quelle mesure l’art
thérapie pourrait avoir un effet bénéfique sur eux.
Méthodologie :
Population : Elle est composée de trois femmes âgées dépressives ayant un
résultat de MMS situé dans la même tranche, sous traitement médicamenteux et
pratiquant l’art thérapie à l’hôpital Bretonneau de paris à l’hôpital de jour.
Outils : Nous situant dans une optique psychanalytique, nous avons choisi
d’étudier l’impact de l’art thérapie sur la dépression des sujets par les entretiens
cliniques, et un test projectif : le test de l’arbre et une échelle d’auto évaluation
de la dépression la CES-D.
Nous avons alors tenté de repérer dans les entretiens, des éléments témoignant
d’un lien positif entre la pratique de l’art thérapie en groupe ceci améliorant l’état
dépressifs des patients. Pour cela nous avons pris soin d’analyser dans le
discours certain effet possible de l’art thérapie une réduction de l’isolement et
une revalorisation des liens sociaux, une renarcissisation et un maintien de leur
identité.des sujets. L’échelle d’auto évaluation de la dépression et le test de
l’arbre , nous permis de vérifier que ces sujets étaient bien dépressifs, et nous
permis d’apprendre un peu leurs personnalités.
Résultats :
Les entretiens ont mis en évidence chez nos trois sujets une relation
transférentielle importante avec l’art thérapeute, permettant la mise en place de
la renarcissisation. Ceci, associé à une réduction de l’anxiété face à autrui et
ainsi une réduction de l’isolement et une revalorisation de la communication ceci
permettant la mise en place de liens sociaux. Pour ce qui est du maintien de
l’identité. En ce qui concerne le maintien de l’identité deux sur trois de nos sujets
se sentent à nouveau capable de projet personnel, autonome, et unique.
Les résultats de notre étude indiquent que l’art thérapie a des effets bénéfiques
sur la dépression des sujets âgés.
Mots-clés : dépression, art thérapie, renarcissisation, identité, liens sociaux.
19
Résumés de mémoires soutenus sous la direction
du Pr Lydia Fernandez 2009-2010 (UPJV)
Titre : Dépression et stratégies de coping chez les patients
accidentés vasculaires cérébraux
Objectif : L’objectif de cette recherche est de montrer que la dépression
post-AVC est influencée par certaines stratégies d’ajustement au stress.
Ainsi, nous avons formulé l’hypothèse générale selon laquelle les
stratégies de coping utilisées par un patient accidenté vasculaire cérébral
favorisent l’apparition d’un état dépressif durant la période de
rééducation.
Méthode : Notre population est composée de trois sujets de sexe féminin
et masculin, âgés de 40 à 71 ans présentant une dépression post-AVC.
Afin de vérifier nos hypothèses opérationnelles, nous avons eu recours à
plusieurs outils : l’entretien non-directif, l’échelle de dépression CES-D
Center for Epidemiologique Studies Depression Scale, l’échelle de coping
Ways of Coping Check List (WCC) et le test projectif de l’arbre.
Résultats : Les résultats confirment notre hypothèse générale ainsi que
nos hypothèses opérationnelles. Ainsi l’utilisation de certaines stratégies
de coping, notamment centrées sur l’émotion, favorisent l’apparition d’une
dépression post-AVC.
Conclusion : Les données recueillies permettent de confirmer notre
hypothèse générale. Ces résultats font apparaître des limites d’ordre
méthodologique, notamment l’absence du groupe contrôle et la taille de
l’échantillon trop faible.
Mots clés : Accident vasculaire cérébral, stratégies de coping, dépression,
rééducation.
20
Titre : Image du corps et amputation chez des personnes âgées
hospitalisées en unité de cure médicale
Objectif de la recherche et hypothèses
L’objectif de cette recherche est de montrer l’impact de l’amputation sur
l’image du corps de la personne âgée en unité de cure médicale. En
prenant en compte le fait que les personnes âgées ont à subir les effets du
temps sur le corps physique, mais aussi psychique à cette période de la
vie, nous avons émis les hypothèses suivantes : tout d’abord, l’image du
corps de la personne âgée amputée est déficitaire, altérée, mais malgré
l’amputation, le schéma corporel est préservé. Nous posons également
l’hypothèse qu’un lien entre la qualité de la perception de l’image du corps
varie selon le degré de mobilité physique du sujet âgé.
Méthodologie :
La population de la recherche se compose de quatre sujets, deux femmes
et de hommes, âgés de 61 à 99 ans.
Pour tester ces hypothèses nous avons utilisés plusieurs outils : l’entretien
semi directif, le questionnaire de l’image du corps (QIC), le dessin du
bonhomme ainsi que le dessin de l’arbre, accompagné du questionnaire du
dessin d’arbre achevé (QDAA).
Résultats :
Les résultats obtenus après analyse montrent une image du corps
déficitaire, altérée chez la personne âgée amputée. On constate un
schéma corporel globalement préservé même s’il peut subir des
transformations, ainsi qu’un effet du degré de mobilité physique des
sujets sur leur image du corps, la mobilité physique contribue à une image
du corps valorisée.
Mots clés : Image du corps Ŕ Personne âgée Ŕ Amputation Ŕ Dessin
projectif
21
Titre : Addiction aux jeux vidéo en ligne et troubles anxieux et
dépressifs chez des adolescents scolarisés de 14 à 17 ans
Objectifs et hypothèses :
L’objectif de cette recherche est d’étudier l’impact de l’addiction aux jeux
vidéo en ligne par rapport aux troubles anxieux et dépressifs auprès des
adolescents.
Nous avons émis l’hypothèse que les adolescents addicts aux jeux vidéo
en ligne sont plus fréquemment sujets à ces troubles. Par ailleurs, nous
nous sommes également intéressés aux retentissements sociaux de
l’addiction sur leur vie quotidienne.
Méthodologie
La population étudiée correspond à trois sujets de sexe masculin
appartenant à la tranche d’âge des 14 à 17 ans, tous scolarisés et
hébergés au sein de leur famille.
Nous avons uniquement retenu, en tant que critère d’inclusion, les
adolescents dont la pratique des jeux vidéo en ligne représentait au
quotidien un minimum de 4 heures. Afin de s’assurer de leur addiction,
nous avons utilisé les tests suivants :
Le questionnaire d’addiction à Internet (IAT) permettant d’évaluer le
degré de dépendance du sujet à Internet (Young, 1998)
Le questionnaire d’évaluation de dépendance aux jeux vidéo (PVP)
(Salguero et Moran, 2002)
Nous avons ensuite cherché à établir si les adolescents addicts aux jeux
vidéo en ligne sont plus fréquemment sujets aux troubles anxieux et
dépressifs, à cet effet nous avons utilisé les tests suivants :
Le questionnaire d’évaluation de l’anxiété pathologique (BAI) (Beck,
1998 et al.)
Le questionnaire d’évaluation de la symptomatologie de la
dépression (CES-D) (Radloff, 1977)
Pour compléter l’analyse réalisée par les tests psychométriques et dans le
cadre de la méthodologie que nous avons retenue, nous avons opté pour
la réalisation d’entretiens de type semi-directif.
22
Titre : La rencontre : lieu de quel partage ?
Objectif de la recherche et hypothèse : Cette recherche tend à
éclairer la dimension de la rencontre au sein de la relation thérapeutique
particulièrement auprès de personnes de structure psychotique. Elle met
en perspective par rapport à ce thème, le courant de psychiatrie se
référant à la psychothérapie institutionnelle, et, celui du travail
thérapeutique de réseau se référant à l’Approche contextuelle. Nous nous
sommes demandé comment prendre en compte les troubles du
narcissisme originaire inhérents aux psychoses dans le cadre de la
rencontre, et la façon dont la mise en œuvre de rencontres en lien avec la
dimension du hasard apporte des effets positifs dans le processus de soin.
Méthodologie :
- population : il s’agit d’un jeune-homme d’une trentaine d’années, de
structure psychotique sur le mode schizophrénique, hospitalisé au long
cours dans un service de psychiatrie.
- outils : les modalités de déroulement de rencontres informelles dans le
cadre cité et, le recueil de données à partir de la participation du jeune
patient à plusieurs ateliers proposés au décours de la période de soin
mentionnée.
Résultats : Nous avons constaté que les troubles d’émergence ont pu
être minimisés par la prise en compte d’un repositionnement
transférentiel, permettant un meilleur établissement de contact et, qu’une
levée partielle des phénomènes d’apragmatisme et de repli autistique peut
être mise en lien avec la participation aux différents ateliers suivis par le
jeune-homme, pendant les deux périodes de temps citées.
Conclusion : L’appui sur un cas unique dans un contexte de soin ne
suivant qu’une part des éléments mis à jour par la psychothérapie
institutionnelle peut être déploré comme une limite pour l’étude des
données. Pourtant, il apparaît qu’à partir de la prise en compte des
rencontres, dans ce contexte-ci, les résultats cliniques montrent un
étayage de la fonction imaginaire. Prenant acte de l’importance accordée à
l’éthique par ces deux courants thérapeutiques, l’extension des soins vers
les entretiens thérapeutiques familiaux signe la double visée éthique, à
partir du transfert et à partir de la dimension d’ouverture au dialogue.
Mots-clés : Rencontre, Psychothérapie institutionnelle, Psychose,
Ethique.
23
Résumés de mémoires soutenus sous la direction
du Pr Lydia Fernandez 2010-2011 (UPJV, UP)
Titre : Analyse de l’échange entre les soignants et les parents
d’adultes psychotiques
Objectifs
Cette recherche a pour but de mettre en évidence un manque
d’échange entre les soignants et les parents d’adultes psychotiques qui
conduit les parents à éprouver des sentiments négatifs envers les
soignants de leur enfant voire à critiquer leur pratique.
Pour cela différentes hypothèses sont formulées. Les psychotiques
adultes sont dépendants de leurs parents. Malgré cela certaines familles
n’ont pas l’occasion d’échanger avec les soignants de leur enfant. Les
familles de jeunes adultes psychotiques qui n’échangent pas avec les
soignants de leur enfant ne se sentent pas étayées ni écoutées et
éprouvent des sentiments négatifs envers eux.
Méthode
La population se compose de trois familles d’adultes (entre 25 et 33
ans) diagnostiqués psychotiques depuis plus de cinq ans. Ces jeunes
adultes sont régulièrement pris en charge par des soignants dans
différents hôpitaux psychiatriques.
Des entretiens semi-directifs enregistrés sont réalisés avec les deux
parents à partir d’une grille d’entretien.
Résultats
Les résultats de la recherche vont dans le sens des hypothèses. Les
adultes psychotiques sont effectivement dépendants de leurs parents. Ces
derniers regrettent le manque d’échange et d’écoute des soignants à leur
égard et éprouvent des sentiments négatifs envers le corps médical.
Conclusion
Des recherches futures pourraient évaluer les conséquences des
sentiments négatifs des parents sur les soins de leur enfant. Cela
favoriserait une pratique ayant une autre appréciation du vécu
psychologique de parents d’adultes psychotiques.
Mots clés : psychose, adultes, parents, soignants, famille, échange
24
Titre : Démence et dépression du sujet âgé : pertes, séparations et
deuils.
Objectif : Notre recherche à pour objectif de montrer l’incidence de la
dépression du sujet âgé sur la démence, et l’impact des événements de
vie (comme les pertes, les séparations ou les deuils) sur la dépression du
sujet âgé.
Dans ce cadre, nous avons formulé l’hypothèse selon laquelle la
dépression ou les antécédents de dépression chez le sujet âgé est un
facteur de risque quant à la survenue d'un état de type démentiel.
Méthodologie : La population est composée de 3 femmes âgées de 78 à
97 ans hospitalisées en EPHAD : Marignane résidence et La Calèche.
Les outils utilisés sont au nombre de quatre :
Un entretien semi-directif pour permettre de recueillir des éléments
d’anamnèse et favoriser la mise en confiance de la personne âgée.
Nous avons élaboré une grille d’entretien semi-directif, afin d’aborder
différents thèmes : maladies; séparations; pertes, deuils.
Le test de l’arbre, pour permettre une approche de la personnalité
souffrante.
La GDS (Geriatric Depression Scale), permet de quantifier l’intensité
actuelle de la symptomatologie dépressive et particulièrement celle
de l'humeur dépressive actuelle.
Le MMSE (Mini Mental State Examination) est utilisé pour évaluer le
fonctionnement global cognitif (capacités mnésiques par exemple).
Résultats : Les résultats mis en évidence, sont que les personnes
atteintes de démence, ont une tendance dépressive les amenant à
éprouver un sentiment d'insuffisance, d'insécurité, une perte d'élan vital,
une baisse de l'estime de soi et un repli sur soi.
Conclusion : Ces résultats font apparaître un type de limite :
Méthodologique : Notre recherche pose le problème de :
1) La faiblesse de l’échantillon (N=3)
2) L’existence de déficits : déficit mnésique par exemple
Mots-clés : Démence, perte, séparation, deuil, dépression.
25
Titre : Alcoolisme et fonction paternelle : le choix du conjoint chez
la femme ayant un père alcoolique
Objectif : Cette recherche a pour but d’étudier l’existence d’une influence
paternelle chez la femme lors du choix d’un conjoint alcoolique. Dans ce
cadre, nous avons formulés cinq hypothèses :
La femme vivant avec une personne alcoolique rencontre des
difficultés dans ses relations conjugales.
L’image paternelle qu’a la conjointe, de son propre père,
influence le choix d’un conjoint alcoolique.
L’image paternelle est peu valorisée par la conjointe.
Le père est peu ou pas présent dans le discours de la conjointe.
Le père et la mère n’occupent pas les mêmes places dans la
famille.
Méthodologie : La population est composée de quatre femmes âgées de
50 à 64 ans rencontrant des difficultés conjugales à la suite de l’alcoolisme
de leurs conjoints. Les outils utilisés sont au nombre de deux :
Entretien clinique semi-structuré, se présentant sous la forme
d’un guide d’entretien, comprenant des questions de la sphère conjugale,
familiale et amicale.
Le test du dessin de la famille (Corman, 1990)
Résultats : Les résultats permettent d’affirmer que lors du choix d’un
conjoint, il existe bien une influence de la figure paternelle.
Conclusion : Nos résultats font apparaître quelques limites et intérêts :
Limites méthodologiques : cette recherche pose la question du
nombre limité de sujets qui ont accepté de participer à l’étude ; la rareté
des travaux peuvent nuire à l’analyse des résultats cliniques ;
Intérêts cliniques : cette recherche permet de pointer les
difficultés quotidiennes liées au vécu de la famille de l’alcoolique et insiste
aussi sur l’absence d’information concernant les lieux d’entraide existants.
Elle est destinée enfin à sensibiliser les psychologues cliniciens et les
chercheurs à travailler plus dans ce domaine.
Mots-clés : alcoolisme, femme, conjoint, fonction paternelle, famille.
26
Titre : « Addiction et clinique de la précarité » : l’usage du toxique
comme tentative de survie psychique
Objectif de la recherche : Parmi les personnes en situation de précarité
que nous avons rencontrées, beaucoup d’entre-elles ont souvent recours
aux toxiques (Declerck, 2001). Ainsi, ce constat nous a conduit à nous
interroger quant à la place de l’addiction dans cette clinique de la
précarité, se plaçant alors du côté du sujet et de la survie psychique.
Qu’en est-il du recours à l’objet d’addiction ? Devons-nous y voir le reflet
de fonctionnements singuliers ? Ou est-ce l’œuvre de remaniements
psychiques convoqués par la rue ?
Une immersion dans une clinique de l’extrême, à la hauteur de
l’éprouvante réalité précaire du sujet est alors nécessaire pour
comprendre en quoi il ne semble pouvoir se passer du toxique.
Hypothèse : Les personnes « précaires » addictées ou polyaddictées
utilisent les objets d’addiction comme automédication psychique.
Population : Elle est constituée de trois hommes âgés de 37 à 53 ans,
rencontrés en accueil de jour pour les sans abris et les plus démunis, ainsi
qu’en résidence thérapeutique.
Outils : L’entretien non-directif ou semi-directif permet de rendre compte
du parcours de vie de chaque sujet et du sens qu’il y attribue. L’étude de
cas aide à analyser et interpréter le matériel recueilli, selon les axes
théoriques choisis.
Résultats : A l’issue du travail d’analyse et d’interprétation du matériel
clinique recueilli lors des entretiens, il semble que les résultats aillent dans
le sens de l’hypothèse. Les personnes « précaires » auraient ainsi recours
à l’objet d’addiction à défaut de pouvoir contenir leur souffrance
autrement, dans une sorte d’automédication, que la considération du
parcours de vie permet d’approcher davantage.
Conclusion : La précarité, convoquée par la réalité, par les ruptures
d’étayage, par la psyché et par la détresse psychique qu’elle exprime,
amène le sujet à utiliser l’objet d’addiction comme véritable objet de
survie psychique. Autrement dit, à l’image de ce qu’il est contraint de
vivre dans le présent et au vu de son parcours de vie, l’objet d’addiction
semble être l’unique pansement à disposition du sujet en mal de lien.
Mots clés : Précarité - Etayage - Détresse psychique - Addiction - Survie
psychique
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Titre : Etat émotionnel et stratégies d’ajustement chez des sujets
âgés institutionnalisés.
Objectif : L’objectif de cette recherche est de montrer que le stress et
l’anxiété chez le sujet âgé institutionnalisé influencent le recours à
certaines stratégies de coping et l’utilisation de la résilience.
Méthodologie : La population est composée de trois sujets de 69 à 72
ans (2 femmes et 1 homme, moyenne d’âge de 70 ans). La durée
moyenne en résidence est de quatorze mois. Afin de vérifier nos
hypothèses opérationnelles, nous avons eu recours à l’utilisation de
plusieurs outils : Un entretien semi-directif, le Mini Mental State
Examination (MMSE), l’échelle de stress (PSS) de Cohen et al. (1983),
l’échelle d’évaluation de l’anxiété STAI-YA/YB de Spielberg et ses
collaborateurs (1983), l’échelle d’évaluation des stratégies de coping
(WCC version française) de Cousson (1996), et enfin le test des Sept
Histoires pour Personnes Agées (SHIPA) de Bouisson (2005).
Résultats : Les résultats mis en évidence valident notre hypothèse
générale ainsi que nos hypothèses opérationnelles. Ainsi, les résultats
laissent apparaître que les personnes âgées ayant recours à un coping
centré sur le problème et à la résilience ont un niveau d’anxiété bas.
Tandis que les personnes âgées qui ont recours à un coping centré sur la
gestion des émotions ou la recherche de soutien social et peu de facteurs
de résilience ont un niveau d’anxiété et de stress élevé.
Conclusion : Les données recueillies permettent de confirmer notre
hypothèse générale à savoir que l’effet du stress et de l’anxiété
influencent le recours à certaines stratégies de coping et de résilience.
Cette conclusion doit être nuancée par les limites que comporte notre
recherche.
Mots clés : anxiété-stress-coping-résilience-sujets âgés.
28
Titre : Approche de l’image du corps chez des fumeurs ou ex-
fumeurs atteints d’un cancer pulmonaire par les dessins d’arbre et
du bonhomme.
Objectif : L’objectif de cette recherche est de montrer que le cancer du
poumon a un effet sur l’image du corps de sujets fumeurs ou ex-fumeurs.
Méthodologie : La population est composée de deux sujets âgés de 55 et
59 ans (deux hommes, moyenne d’âge 57 ans) présentant respectivement
un tabagisme actif et sevré. Afin de vérifier nos hypothèses
opérationnelles, nous avons eu recours à l’utilisation de plusieurs outils :
l’entretien non directif, le dessin de l’arbre, le dessin du bonhomme
accompagné d’un entretien semi directif.
Résultats : Les résultats mis en évidence valident notre hypothèse
générale ainsi que nos hypothèses opérationnelles. Ainsi, l’image du corps
des sujets fumeurs ou ex-fumeurs atteints d’un cancer du poumon est
altérée. Cette altération résulte, en partie, des effets secondaires des
traitements et/ou de leurs séquelles. Chez les sujets fumeurs atteints de
cancer du poumon, la présence d’événements de vie difficiles entretient,
en partie, la poursuite de la consommation tabagique.
Conclusion : Les données recueillies permettent de confirmer notre
hypothèse générale à savoir que le cancer du poumon a un effet sur
l’image du corps de sujets fumeurs ou ex-fumeurs. Cette conclusion doit
être nuancée par les limites que comporte notre recherche.
Mots clés : Image du corps Ŕ Tabac Ŕ Cancer du poumon Ŕ Dessin de
l’arbre - Dessin du bonhomme
29