Embed
Email

Reseaux mobiles GSM en Afrique de l'quest - Situation actuelle - Etat des accords actuels de roaming 2G - Mise en ceuvre

Document Sample
Reseaux mobiles GSM en Afrique de l'quest - Situation actuelle - Etat des accords actuels de roaming 2G - Mise en ceuvre
UNION INTERNATIONALE DES TELECOMMUNICATIONS

Bureau de Développement des Télécommunications (BDT)









RAPPORT DE MISSION

Par

Dié Roger SANOU, Expert principal de l’UIT









UIT/Dakar, Août 2005

!! " " ## $ %" " !" "

& " ! " ' $ "

& ! " "&



( & & ) "* + *,*

,! ! " - ! " "

!! & &

. &! $ ! & # ! & /

"0 ! & " & !!



& & ! "& "% & '" "

"'

&& " ! & .* " !) % !

&' " )(& "&









Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest 2

Ce rapport présente l’état des lieux des réseaux mobiles GSM en Afrique de l’Ouest de

même que l’état des accords de roaming entre les différents opérateurs de la Communauté ;

une démarche d’implémentation du roaming dans l’espace CEDEAO pour les réseaux de

futures générations est ensuite proposée, suivie de recommandations pour de mise en œuvre.





A. Secteur des télécommunications en Afrique de l’ouest

Un bref aperçu sur le secteur fait apparaître que :

i. Sur le plan technologique et des services de télécommunications, des mutations sont en

cours et se caractérisent par l’introduction de nouvelles technologies et services.

ii. Sur le plan institutionnel, une libéralisation du secteur qui se traduit par la séparation des

activités d’exploitation et de réglementation de télécommunications avec l’arrivée dans le

Secteur d’opérateurs privés notamment dans le domaine du mobile.

iii. en matière d’infrastructures communautaires, quatre projets d’envergure régional,

africaine ou inter continental qui visent à améliorer l’inter connectivité entre les Etats.





B. Situation des réseaux GSM dans l’espace de la Communauté

B.1 Aspects généraux et techniques

L’exploitation des premiers réseaux GSM dans l’espace de la Communauté remonte à

1996 avec cinq (5) réseaux dans quatre (4) pays. A la fin 2004, quarante deux (42) réseaux

mobiles GSM sont opérationnels dans les quinze pays de la communauté et se repartissent

inégalement dans les différents pays (de un réseau mobile à cinq réseaux mobiles dans un

pays).

Les réseaux déployés sont en majorité type mono bande (GSM 900), mais pour des

besoins de capacité et de qualité certains opérateurs ont déployé des réseaux bi bandes (GSM

900/1800).









Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest 3

B.2 Aspects commerciaux

i. Structure du marché

La structure du marché est composée de deux types de clientèle :

- une clientèle dite postpaid ou clientèle d’affaire qui souscrit à un abonnement et règle

par échéance régulière les différentes charges d’utilisation des services de

télécommunications ;

- une clientèle dite prépaid qui après acquisition d’un kit de connexion utilise des cartes

de recharges de diverses valeurs pour alimenter au fur et à mesure leur crédit (compte)

d’utilisation des services de télécommunications.

Les conditions d’usages des cartes de recharges proposées varient en fonction de leur

valeur et d’un réseau à l’autre.





ii. Offres de services et charges d’utilisation

L’offre de service est fonction de la structuration de la clientèle qui présente souvent des

options pour une segmentation plus fine. L’étude comparative révèle une diversité très

remarquable des frais d’accès (postpaid) d’un réseau à l’autre, même au sein d’un même

pays. La variation des extrêmes est exactement de 14362% ! Il en est de même du coût

d’acquisition des kits de connexion (prépaid) avec une variation des extrêmes de 700% !

Les charges d’utilisation, fonction aussi de la structuration de la clientèle dépendent

également de plusieurs paramètres dont surtout la destination : intra réseau, inter réseaux,

international et vers le fixe.

Dans un même pays, l’étude montre une grande diversité de pratiques tarifaires des

opérateurs pour un même type de communication, les extrêmes atteignant 75% pour les

communications intra réseau, 157,14% pour les communications inter réseau, et 350%

pour les communications vers le fixe.

Les tarifs intra réseau étant généralement les faibles, l’étude comparative révèle des

variations par rapport aux communications respectivement inter réseaux et vers le fixe

atteignant respectivement 67% et 131% dans certains réseaux.

La disparité de tarification est observée également pour les communications

internationales pour lesquelles certains opérateurs appliquent plusieurs zones de

tarifications.









Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest ii

B.2 Evolution du parc

Le mobile fut une opportunité pour les pays de la CEDEAO de vulgarisation rapide des

services de téléphonie. En fin 2004, le parc du mobile représente 84% du parc des abonnés

aux services téléphonique (fixe et mobile).

Entre 2000 et 2004, le parc du mobile à connu un taux d’accroissement exceptionnel dans

les différents pays : un minimum de 166% et un maximum de 6071%, la moyenne étant de

819% pour l’ensemble des pays de la Communauté.

Le taux de pénétration du mobile varie entre 1,2 et 14,2 pour 100 habitants, avec une

moyenne de 5,2 pour l’ensemble des pays de la CEDEAO.

Il est à signaler la grande prédominance chez tous les opérateurs de la clientèle prépaid

(dans un rapport souvent de 98%) par rapport à la clientèle postpaid.





C. Etat des accords de roaming

En vue d’étendre la connectivité de leurs réseaux, les opérateurs de télécommunication

mobiles proposent à leur clientèle en déplacement en dehors de leurs propres zones de

couverture le service de roaming (ou d’itinérance)





C.1 Variantes du service

La plupart des opérateurs de l’Afrique de l’Ouest proposent surtout le roaming

international qui est la possibilité offerte à un client en déplacement à l’étranger d’accéder

automatiquement aux services mobiles en utilisant l’infrastructure d’un autre opérateur dans

ce pays.

Les opérateurs TELECEL proposent un service multi SIM pour leur réseau, donnant

autant de numéros différents par carte SIM et par pays.





C.2 Situation

A la date du 31 juillet, deux cent soixante huit (268) accords de roaming entre les

opérateurs de l’Afrique de l’Ouest ont été signés par vingt trois (23) opérateurs sur les

quarante deux (42) que comptent l’espace de la Communauté.

L’ensemble des opérateurs de trois pays de la Communauté n’a de partenaire de roaming

au sein de l’espace de la Communauté.

Sept (7) opérateurs dans six (6) pays de la Communauté, en plus du roaming classique

offre le roaming par satellite avec la société Thuraya Satellite Telecommunications Co.





Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest iii

C.3 Offres et conditions d’accès

L’émergence du roaming prépaid en plus du roaming postpaid pour couvrir l’ensemble de

la clientèle.

Les conditions d’accès sont fonction du type de clientèle : frais de caution assez élevé

(variant de 377,29 à 1508,40 USD TTC selon l’opérateur) pour la clientèle postpaid et frais

d’activation pour la clientèle prépaid (variation de 18,87 à 47,16 USD TTC selon l’opérateur)





C.4 Tarification

Elle est fonction des appels émis et également des appels reçus. A l’exception d’un

nombre infime d’opérateur, la majorité des opérateurs ne fournissent pas suffisamment

d’informations de tarification sur ce service, se contentant d’indiquer le plus souvent qu’elle

est tributaire de l’opérateur étranger.





D. Démarches pour une mise en œuvre du roaming dans l’espace de la

communauté

i. Pour les réseaux 2.5G et 3G, l’architecture du roaming préconisée est l’implémentation du

roaming HPLMN qui présente une plus grande sécurité, garantit une meilleure qualité de

service et en outre permet un meilleur suivi de l’activité des clients en roaming.

ii. Pour assurer l’interconnexion entre les réseaux, la solution à long terme prenant en

compte les facteurs de sécurité, de coût et de complexité d’implémentation, est la mise en

œuvre d’un réseau de roaming GPRS ou GRX en lieu et place des connexions directes

entre les différents réseaux.

iii. Bien plus qu’un service, le roaming devra être perçu comme un facteur d’intégration de la

population de l’espace de la CEDEAO, permettant à tout abonné de n’importe quel réseau

d’un pays donné, en déplacement dans n’importe quel autre pays de la Communauté,

d’accéder pleinement au services mobiles à travers au moins un réseau de ce pays.

La mise en œuvre du roaming communautaire devra permettre l’accessibilité de ce service

au plus grand nombre, assurer le profit aux opérateurs tout en garantissant et en

promouvant la compétitivité entre ces opérateurs.

iv. Prenant en compte ces objectifs, le modèle d’implémentation préconisé pour l’espace

CEDEAO est le modèle dit centralisé correspondant à une vision de mise en œuvre d’un

roaming international basé sur des traités inter gouvernementaux.







Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest iv

v. Pour sa mise en œuvre, il peut être envisagé la création d’une structure inter Etatique qui

sera amené à jouer trois rôles auprès des différents opérateurs (Roaming «broker»,

chambre de compensation et opérateur GRX) et de représentativité de la CEDEAO au sein

des instances internationales.





E. Recommandations

Pour la mise en oeuvre du projet, les aspects suivants peuvent être considérés :

i. La définition d’un cadre d’échange regroupant les différents acteurs (opérateurs, Autorités

de réglementation des différents pays) et partenaires (Institutions techniques, secteur

privé) afin de s’imprégner des enjeux de la mise en œuvre d’un tel projet ;

ii. La réalisation progressive du projet en deux phases : une première phase à mettre en

œuvre dans l’immédiat pour prendre en charge le roaming existant des réseaux 2G ; la

phase suivante sera caractérisée par une mise à niveau et une évolution architecturale des

infrastructures internationales et de la plate forme de roaming pour tenir compte de

l’évolution des réseaux mobiles vers la 2.5G et/ou 3G.

iii. Le nécessaire compromis à réaliser entre les opérateurs et les régulateurs en vue d’une

harmonisation des technologies 3G dans l’espace de la Communauté afin de préserver

l’interopérabilité des réseaux et l’inter fonctionnement des terminaux sur ces réseaux ; en

outre une réflexion sur les conditions d’octrois des licences 3G devra être menée.

iv. La définition d’une nouvelle approche de la réglementation basée sur une démarche

communautaire telle que préconisée par le projet d’harmonisation du marché des TIC en

Afrique de l’Ouest exécuté par l’UIT sur financement de l’Union Européenne

v. La constitution d’une base de données structurées et fiables car la réalisation d’un tel

projet ne se fera qu’à partir d’une analyse exhaustive de l’existant sous ses différents

aspects de réglementation, des réseaux et des services mobiles dans les pays de la

Communauté.









Synthèse rapport réseaux mobiles et roaming en Afrique de l’Ouest v

Table des matières





INTRODUCTION............................................................................................................................... 11

1. MISSION..................................................................................................................................... 12

1.1 PRESENTATION ...................................................................................................................... 12

1.2 DEROULEMENT ...................................................................................................................... 12

2. SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS EN AFRIQUE DE L’OUEST ..................... 13

2.1 ENVIRONNEMENT TECHNOLOGIQUE ET SERVICES.................................................................... 13

2.2 ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL......................................................................................... 13

2.3 PROJETS D’INFRASTRUCTURES COMMUNAUTAIRES.................................................................. 14

3. RESEAUX MOBILES GSM EN AFRIQUE DE L’OUEST .................................................. 15

3.1 ASPECTS GENERAUX............................................................................................................... 15

3.1.1 Situation des opérateurs..................................................................................................... 15

3.1.2 Technologies ..................................................................................................................... 16

3.1.3 Interconnexion des réseaux................................................................................................ 17

3.1.4 Couverture ........................................................................................................................ 17

3.1.5 Qualité de service des réseaux ............................................................................................ 17

3.2 MARCHE DES RESEAUX MOBILES ............................................................................................ 18

3.2.1 Caractéristiques................................................................................................................. 18

3.2.2 Structure ........................................................................................................................... 18

3.2.2.1 Clientèle postpaid.................................................................................................................. 18

3.2.2.2 Clientèle prépaid................................................................................................................... 18

3.2.2.3 Cartes de recharges............................................................................................................... 19

3.2.3 Services............................................................................................................................. 21

3.2.3.1 Différents types de services.................................................................................................... 21

3.2.3.2 Quelques services à valeurs ajoutées ...................................................................................... 21

3.2.4 Tarifs ................................................................................................................................ 22

3.2.4.1 Offres et options.................................................................................................................... 22

3.2.4.1.1 Comparaison des coûts des abonnements postpaid................................................................. 22

3.2.4.1.2 Comparaison des coûts d’acquisition de kits prépaid ............................................................. 24

3.2.4.1.3 Comparaison des coûts de services ........................................................................................ 25

3.2.4.2 Charges d’utilisation ............................................................................................................. 26

3.2.4.2.1 Structuration ........................................................................................................................ 27

3.2.4.2.2 Comparaison de différents tarifs ........................................................................................... 27

3.2.4.2.3 Analyse des différents tarifs .................................................................................................. 28

3.2.4.2.4 Un service à valeur ajoutée, le SMS ...................................................................................... 30

3.2.4.2.5 Cas des communications internationales ............................................................................... 32

3.3 PARC DES ABONNES AU RESEAU GSM ..................................................................................... 33

3.3.1 Evolution du parc .............................................................................................................. 33

3.3.2 Taux d’accroissement par pays........................................................................................... 36

3.3.3 Taux de pénétration........................................................................................................... 38

4. ROAMING EN AFRIQUE DE L’OUEST ............................................................................... 40

4.1 DIFFERENTS TYPES DE ROAMING ............................................................................................ 40

4.1.1 Définition.......................................................................................................................... 40

4.1.2 Cas des opérateurs de l’Afrique de l’Ouest .......................................................................... 41

4.1.3 Cas du « roaming » des réseaux Telecel.............................................................................. 41

4.2 ACCORDS DE ROAMING .......................................................................................................... 41

4.3 ACTEURS EN PRESENCE .......................................................................................................... 42

4.4 ETAT DES ACCORDS DE ROAMING............................................................................................ 42

4.5 MARCHE................................................................................................................................ 44

4.6 TARIFS .................................................................................................................................. 44

4.6.1 Tarif de souscription .......................................................................................................... 44

4.6.1.1 Offre roaming postpaid.................................................................................................. 44

4.6.1.2 Offre roaming Prépaid................................................................................................... 45

4.6.2 Coûts des appels ................................................................................................................ 45





7

4.6.2.1 Tarifs roaming postpaid................................................................................................. 45

4.6.2.2 Tarifs roaming prépayés ................................................................................................ 46

5. DEMARCHES POUR UNE MISE EN ŒUVRE DU ROAMING......................................... 47

5.1 PRELIMINAIRES TECHNIQUES ................................................................................................. 47

5.1.1 Choix technologique .......................................................................................................... 47

5.1.2 Infrastructure inter Etatique .............................................................................................. 47

5.2 ARCHITECTURES DE ROAMING DES RESEAUX FUTURS .............................................................. 48

5.3 DIFFERENTES ALTERNATIVES D’INTERCONNEXIONS ................................................................ 48

5.3.1 Connexions directes........................................................................................................... 49

5.3.2 Réseau de roaming GPRS .................................................................................................. 49

5.4 SCENARIOS DE MISE EN ŒUVRE............................................................................................... 50

5.4.1 Objectifs............................................................................................................................ 50

5.4.2 Modèle bilatéral................................................................................................................. 50

5.4.3 Modèle de regroupement.................................................................................................... 50

5.4.4 Modèle par « intermédiaire »............................................................................................. 50

5.4.5 Le modèle centralisé .......................................................................................................... 51

5.4.6 Avantages et inconvénients de chaque modèle..................................................................... 51

5.5 PROPOSITION D’UN MODELE POUR L’AFRIQUE DE L’OUEST ..................................................... 52

5.5.1 Justifications de la proposition ........................................................................................... 52

5.5.2 Proposition de création d’une structure inter Etatique......................................................... 52

5.5.3 Architecture technique en tant que FSG ............................................................................. 53

6. RECOMMANDATIONS ........................................................................................................... 54

6.1.1Phases de réalisation ......................................................................................................... 54

6.1.2Définition d’un cadre d’échanges....................................................................................... 55

6.1.3Domaine technique............................................................................................................ 55

6.1.4Domaine réglementaire...................................................................................................... 55

6.1.5Observatoire des réseaux mobiles ....................................................................................... 56

CONCLUSION ...................................................................................................................................... 57

ANNEXES............................................................................. ERROR! BOOKMARK NOT DEFINED.

ANNEXE 1 : LISTE DES DIFFERENTS OPERATEURS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST ............... 59

ANNEXE 2 : CARTES DE RECHARGES ET CARACTERISTIQUES D’USAGE ........................... 60

ANNEXE 3 : PARTENAIRES DE ROAMING PAR OPERATEUR ET PAR PAYS ................................ 61

QUESTIONNAIRES........................................................................................................................... 62

..................................................................................................................................... 63

................................................................................................................................ 64









8

Liste des tableaux



TABLEAU 1 : FRAIS D’ABONNEMENT POSTPAID POUR LES PARTICULIERS .............................................................. 23

TABLEAU 2: COUT D’ACQUISITION D’UN KIT PREPAID ........................................................................................... 24

TABLEAU 3 : QUELQUES SERVICES SUPPLEMENTAIRES ET LEURS CONDITIONS D’UTILISATION .............................. 26

TABLEAU 4: TARIF APPEL DU MOBILE VERS LES PAYS DE LA CEDEAO................................................................. 32

TABLEAU 5 : EVOLUTION DU PARC DES ABONNES MOBILES DE 2000 A 2004 ......................................................... 33

TABLEAU 6 : ANNEE DE DEPASSEMENT DU PARC MOBILE PAR RAPPORT AU PARC DU FIXE..................................... 35

TABLEAU 7 : TARIFS D’ACCES AU SERVICE ROAMING POSTPAID ............................................................................ 44

TABLEAU 8: TARIFS D’ACCES AU SERVICE ROAMING PREPAID ............................................................................... 45

TABLEAU 9 : RESEAU SPACEFON GHANA. TARIFS/MN APPLIQUES AUX « ROAMERS » POUR LEURS APPELS EN

INTERNATIONAL ............................................................................................................................................ 46

TABLEAU 10: RESEAU SPACEFON GHANA .TARIFS/MN APPLIQUES AUX « ROAMERS » POUR LEUR APPELS EN

NATIONAL ..................................................................................................................................................... 46

TABLEAU 11 : TARIFS ROAMING PRÉPAID .............................................................................................................. 46

TABLEAU 12: COMPARAISON DE DIFFERENTS MODELES DE ROAMING ................................................................... 51









9

Liste des figures







FIGURE 1 NOMBRE D’OPERATEURS PAR PAYS ........................................................................................................ 15

FIGURE 2 EVOLUTION DU NOMBRE D’OPERATEURS ............................................................................................... 16

FIGURE 3 CONDITIONS D’USAGE D’UNE CARTE DE RECHARGE DE 9,43 USD (5 000 F CFA).................................. 20

FIGURE 4 COMPARAISON DES FRAIS D’ABONNEMENT POSTPAID ............................................................................ 23

FIGURE 5 COMPARAISON DES KITS PREPAID........................................................................................................... 25

FIGURE 6 POURCENTAGE COÛT RÉEL -CRÉDIT INITIAL D’UN KIT PRÉPAID .............................................................. 25

FIGURE 7 TARIFS DES COMMUNICATIONS/ MN POUR ABONNES PREPAID ORDINAIRES ........................................... 27

FIGURE 8 COMPARAISON DES TARIFS D’APPELS INTRA RESEAU / AUTRES TYPES D’APPELS .................................... 28

FIGURE 9 COMPARAISON DES TARIFS/MN DES COMMUNICATIONS INTRA RESEAU EN HEURE PLEINE ...................... 29

FIGURE 10 COMPARAISON DES TARIFS/MN DES COMMUNICATIONS INTER RESEAUX EN HEURE PLEINE .................. 29

FIGURE 11 COMPARAISON DES TARIFS/MN DE COMMUNICATIONS VERS LE FIXE EN HEURE PLEINE ........................ 30

FIGURE 12 COMPARAISON DES TARIFS DU SMS..................................................................................................... 31

FIGURE 13 EVOLUTION DU PARC DES ABONNES MOBILES ...................................................................................... 34

FIGURE 14 : EVOLUTIONS COMPAREES DES PARCS DU FIXE ET MOBILE .................................................................. 35

FIGURE 15 : EVOLUTIONS COMPAREES (EN %) DES PARCS FIXE ET MOBILE ........................................................... 36

FIGURE 16 : ACCROISSEMENT DU PARC PAR PAYS ENTRE 2000 ET 2004 ................................................................ 37

FIGURE 17 : CAS DU SENEGAL : PARC ABONNES POSTPAID ET PREPAID ................................................................. 38

FIGURE 18 : TAUX DE PENETRATION DU MOBILE ................................................................................................... 38

FIGURE 19 : TAUX DE PENETRATION DU FIXE ET DU MOBILE .................................................................................. 39

FIGURE 20 : NOMBRE DE PARTENAIRES ET PAYS DE ROAMING PAR OPERATEUR .................................................... 43

FIGURE 21 ARCHITECTURE DU FSG REGIONAL ...................................................................................................... 53









10

INTRODUCTION

Ce rapport est organisé en 5 sections. Après la présentation de la mission à travers ses

termes de références et son déroulement à la section 1, suit la section 2 qui donne un bref

aperçu du secteur des télécommunications en Afrique de l’Ouest en faisant le point sur

l’environnement technologique et institutionnel au sein de la Communauté, de même que sur

l’existant et les projets en matière d’infrastructures inter Etatique nécessaires à

l’interconnexion des réseaux des différents pays de la Communauté.

La section 3 donne l’état des lieux des réseaux GSM dans l’espace de la Communauté dans

ses aspects techniques et commerciaux à travers des analyses comparatives de l’évolution des

réseaux dans les différents pays, du marché et de sa structuration, des différentes offres de

services et leurs coûts.

La section 4 présente l’état des accords de roaming entre les différents opérateurs de la

Communauté. Après une présentation des différents types de roaming, un point sur l’état des

accords par réseau est effectué suivi d’une analyse comparative des services proposés ainsi

que leurs coûts.

La section 5 propose une démarche de mise en œuvre du roaming dans l’espace CEDEAO

pour les réseaux de futures générations. Après une description des différentes architectures de

roaming pour ces types de réseaux suivie d’une présentation des différentes alternatives

d’interconnexion, il est procédé ensuite à une analyse des scénarios de mise en œuvre. Un

modèle de roaming adapté au contexte de la Communauté est ensuite proposé après

justification.

Les recommandations au niveau de la section 6 concernent aussi bien les aspects

techniques que réglementaires et insiste sur la nécessité de la constitution d’une base de

données fiable sur les réseaux existants.









11

1. MISSION

1.1 Présentation

Les termes de référence de la mission ont été ainsi définis :



Sous l’autorité du Directeur du BDT et en collaboration avec les

fonctionnaires du Bureau de zone de l’UIT à Dakar, l’expert

accomplira les tâches suivantes :



1. Analyser la situation actuelle des réseaux mobiles en

Afrique de l’ouest, dans ses aspects techniques et

commerciaux abonnés prépaid, abonnés d’affaires, etc ;



2. Faire le point des accords de roaming en vigueur et

déterminer leurs points de convergence.



3. Proposer une démarche de mise en œuvre du roaming dans

le contexte de la transition des réseaux GSM actuels vers le

GPRS puis le 3G.



4. Accomplir toute autre tache que pourrait lui confier l’UIT.



5. Rédiger un rapport de mission à soumettre à l’UIT.







1.2 Déroulement

La mission s’est déroulée en deux phases :

un séjour de dix jours à Lomé au Centre régional de Maintenance des

Télécommunications (CMTL) du 03 au 14 juillet 2005. L’expérience de cette structure

a été très déterminante dans le cadrage de la mission et le séjour a été également mis à

profit pour la recherche et la collecte d’informations.

un travail à domicile de onze jours reparti sur trois semaines à l’issue desquels le

rapport a été élaboré.









12

2. SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS EN AFRIQUE DE L’OUEST

La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est une entité

géographique composée de quinze Etats à savoir : Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte

d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Ghana, Libéria, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal,

Siéra Leone, Togo. Le traité révisé de 1993 de la Communauté vise l’accélération de

l’intégration économique et l’amélioration de la coopération politique entre les états membres

[1]. Les technologies de l’information et de la communication apparaissent dans ce contexte,

comme un outil par excellence de rapprochement entre les populations et comme un puissant

vecteur de développement et de croissance économique. La situation de l’environnement

technologique et institutionnel du secteur des télécommunications au sein de la Communauté

se présente comme ci après :





2.1 Environnement technologique et services

A l’image des mutations technologiques en cours dans le secteur des télécommunications,

le développement des infrastructures de télécommunication de la Communauté se traduit par

l’introduction de nouvelles technologies et de nouveaux services notamment :

les fibres optiques comme support de transmission dans les réseaux urbains, inter

urbains et leurs prolongements inter Etats.

la technologie SDH (Synchronous Digital Hierachy) plus souple que le PDH

(Plesiochronous Digital Hierachy) sur ces réseaux ;

l’Internet accessible dans tous les pays ;

les services mobiles notamment GSM dans tous les pays,

les services de données larges bandes RNIS, Wi-Fi, ADSL dans certains pays;

l’usage des technologies hertziennes dans les réseaux d’accès locaux comme

alternative à la paire de cuivre pour le raccordement des abonnés fixes.





2.2 Environnement institutionnel

L’environnement institutionnel dans le secteur des télécommunications peut être ainsi

résumé :

séparation de la gestion des activités des postes et des télécommunications au niveau

de tous les pays de la Communauté à l’exception du Bénin ;

libéralisation du secteur des télécommunications et installation des organes de

régulation dans les pays à l’exception de quelques uns ;







13

octroi de licences de téléphonie cellulaires GSM dans tous les pays, avec au moins

deux licences par pays, à l’exception du Cap Vert (un seul opérateur)

ouverture du capital de l’opérateur national à des partenaires stratégiques dans six

pays : Cap Vert, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Sénégal, Guinée Bissau, Niger ;

processus de privatisation de certains opérateurs historiques en cours (Burkina Faso,

Mali) ;





2.3 Projets d’infrastructures communautaires

Au nombre des projets d’infrastructures qui concerne les pays de l’Afrique de l’Ouest, on

peut citer :

« SAT3/WASC/SAFE » qui a consisté en la pose d’un câble sous marin de fibres

optiques reliant Dakar à Cape Town en longeant les côtes atlantiques des pays de

l’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Sud. L’objectif visé était l’interconnexion entre

les pays de la côte ouest de l’Afrique et l’Europe et l’Amérique du Sud d’une part, et

l’Asie du sud-est d’autre part.

« RASCOM » qui vise la mise en place d’un système de télécommunication par

satellite couvrant l’ensemble des pays africains ;

« INTELCOM II » initié par la CEDEAO avec pour ambition de créer un

« backbone » de l’infrastructure sous régionale de l’information. Ce programme est

une suite du programme INTELCOM I réalisé en 1986 ;

« Le Programme de Télécommunications du Liptako Gourma » qui a démarré

depuis les années 1980 et dont l’objectif est d’améliorer l’inter connectivité directe

entre les états membres et de moderniser les réseaux des pays concernés.









14

3. RESEAUX MOBILES GSM EN AFRIQUE DE L’OUEST

3.1 Aspects généraux

3.1.1 Situation des opérateurs

L’exploitation des premiers réseaux GSM (Global System for Mobile Communications)

dans l’espace Ouest Africain remonte à 1996 avec la mise en service de cinq réseaux :

Burkina Faso (ONATEL), Côte d’Ivoire (Orange CI, Loteny Telecoms), Ghana (Scancom

Ltd), Sénégal (SONATEL). A cette date, à l’exception de la Côte d’Ivoire où une seconde

licence d’exploitation était octroyée à un opérateur privé, ces premiers réseaux étaient tous

exploités par l’opérateur historique du pays.

L’annexe 1 présente la liste des opérateurs de réseaux cellulaires GSM au 31 décembre

2004 dans les différents pays de la Communauté.

On dénombre quarante deux opérateurs ; la figure 1 ci-dessous présente le nombre de

licences accordées par pays.



Nom bre d'opérateurs par pays

0 1 2 3 4 5 6



Cap Vert

Côte D'Ivoire

Gambie

Guinée Bissau

Mali

Sénégal

Togo

Burkina Faso

Ghana

Guinée

Niger

Bénin

Libéria

Nigéria

Sierra Leone







Figure 1 Nombre d’opérateurs par pays









15

L’évolution du nombre de réseaux est représentée sur la figure 2 ; timide durant les quatre

premières années (1996-1999), elle connaîtra ensuite une explosion en 2000 (+8) et en 2001

(+9). Cela s’explique d’une part par l’adoption de la norme GSM pour la fourniture des

services mobiles par des pays comme le Bénin, le Mali, le Niger et le Nigeria qui avaient au

départ opté pour d’autres types de technologies (AMPS ou ETACS) ; d’autre part, la

libéralisation du secteur dans nombre de pays autorise l’octroi de plusieurs licences (Burkina

Faso, Gambie, Guinée, Sierra Leone).





Evolution du nom bre d'opérateurs par an

10

9

8

opérateurs









7

6

5

Nombre d'









4

3

2

1

0

1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004

Années







Figure 2 Evolution du nombre d’opérateurs



3.1.2 Technologies

La norme utilisée est essentiellement la norme GSM (Global System for Mobile

Communications). Cette technologie permet d’assurer les transmissions grâce à des

émetteurs/récepteurs hertziens disposés dans tous le pays et desservant des zones appelées

cellules. Le réseau assure automatiquement la permanence de la communication tout en

conservant sa qualité lors du passage d’une cellule à une autre.

Deux variantes de la norme sont définies : la norme GSM 900 opérant dans les 900 MHz

avec 124 canaux de communications repartis sur une largeur de bande de fréquences

comprises entre 890 MHz et 960 MHz. Quand à la norme GSM 1800, elle opère dans la

bande de 1800 MHz avec 374 canaux de communications répartis sur une largeur de bande de

fréquence entre 1710 MHz et 1880 MHz.

La norme GSM permet, en plus de la téléphonie le transfert des données informatiques, de

messages écrits ou de fax à des débits n’excédant pas 9,6 Kbps.

Dans l’espace de la Communauté trente neuf (39) réseaux sur les quarante deux (42) sont de

normes GSM 900.









16

Pour répondre aux besoins de capacité de connexions sans cesse croissant notamment dans

les zones urbaines denses et aussi pour améliorer la qualité de service, certains opérateurs

utilisent des réseaux bi-bandes GSM 900/1800 MHz. Il s’agit de Bell Benin Communications

du Bénin, TelMob du Burkina Faso, Celcom Telecommunications du Libéria, Comium Sierra

Leone et Datatel du Libéria et de tous les réseaux du Nigéria ( Globacom Ltd, MTN Nigeria

Communications, Nigéra Mobile telecommunications, Vee Networks Limited du Nigéria).





3.1.3 Interconnexion des réseaux

Les différents réseaux inter fonctionnent pour assurer l’accessibilité de tout numéro à

partir de n’importe quel réseau fixe ou mobile, national ou international.

Les règles, conditions et types d’interconnexions sont déterminés par les régulateurs. [2]

A l’exception du Mali ou le principe d’une concurrence sur tous les segments du marché a

été retenu comme option de libéralisation dès 2000, les autres pays ont au départ eu une

démarche plus restrictive avec le maintien d’une période d’exclusivité sur l’accès à

l’international [3]. Exemple : Sénégal jusqu’en 2003, Burkina Faso jusqu’en fin 2005, Guinée

Bissau jusqu’en 2010, Cap vert jusqu’en 2020.





3.1.4 Couverture

L’attribution des licences de radiotéléphonies pour l’exploitation des réseaux GSM se fait

en fixant des obligations de couverture dans les cahiers de charges. Pour certains pays, ces

obligations de couverture sont libellées en termes de nombre de localités à desservir et pour

d’autre, en termes de population à couvrir [3].

Compte tenu des répartitions de densité de population hétérogènes, d’autres types de

technologies (notamment satellitaire) sont certainement à envisager pour une couverture

complète des différents territoires.





3.1.5 Qualité de service des réseaux

L’analyse des données sur la qualité de service des réseaux ne semble pas être pour le

moment une préoccupation majeure notamment des régulateurs. Les réseaux étant pour la

plupart en pleine expansion, les indicateurs pris en compte actuellement pour ceux d’entre eux

qui ont mis en place un observatoire [3] des télécommunications concernent essentiellement

les tarifs et l’évolution du nombre d’abonnés. Il serait néanmoins important que les différentes

Autorités de Régulation des Télécommunications intègrent aussi les résultats d’audit

périodique de la qualité de service des réseaux mobiles.







17

3.2 Marché des réseaux mobiles

3.2.1 Caractéristiques

Les différents pays de la Communauté pourraient être classés selon le degré d’ouverture du

marché en plusieurs groupes:

les pays où le réseau est exploité en situation monopolistique (Cap Vert) ;

les pays où le marché est partagé par deux opérateurs (Gambie, Guinée Bissau, Mali,

Sénégal, Togo) ;

les pays ayant trois opérateurs (Burkina Faso, Côte d’Ivoire1, Ghana, Guinée, Libéria,

Sierra Leone, Niger) ;

Les pays ayant plus de trois opérateurs (Bénin, Nigeria).





3.2.2 Structure

Le marché exploité par les différents opérateurs se compose de deux types de clientèles : la

clientèle au post payement (postpaid) et la clientèle au pré payement (prépaid).





3.2.2.1 Clientèle postpaid

Ce type d’abonnés, constitué généralement de clientèle du milieu des affaires souscrit à un

abonnement pour l’usage des services mobiles. Les éléments constitutifs du coût de

l’abonnement est fonction des opérateurs et peuvent être composés des frais suivants : frais de

souscription ou de connexion, caution, charge fixe mensuelle (redevance ou abonnement au

service). L’abonné s’acquitte ensuite des charges d’utilisation des différents services selon

une échéance donnée (souvent mensuelle). La pérennisation de l’abonnement est garantie par

le payement des différentes charges mensuelles.





3.2.2.2 Clientèle prépaid

Pour ce type de clientèle, l’abonnement au réseau se résume à l’acquisition d’un kit de

connexion donnant droit à un compte et un certain nombre de services mobiles. Les charges

d’utilisation sont déduites en temps réel du compte que l’usager est ténu d’approvisionner en

conséquence au fur et à mesure.









1

En réalité en Côte d’Ivoire, trois licences d’exploitations de réseaux GSM sont accordées. Les

activités du troisième opérateur à savoir Cora de Comstar sont pour le moment suspendues.





18

3.2.2.3 Cartes de recharges

L’approvisionnement du compte se fait grâce à des cartes de recharges ou cartes à gratter

qui découvre un code. Les cartes sont de coûts variables.





Validité du crédit, validité du compte

Les différents opérateurs définissent un certain nombre de phases ou d’états de

fonctionnement d’un abonné au pré payement avec plus ou moins de variantes :





Phase 1 : fonctionnement normale

Le compte est approvisionné (par un crédit initial à l’acquisition, ou par un crédit

provenant d’une carte de recharge). La validité du crédit est la période du temps durant lequel

le crédit doit être consommé. Au delà de cette période, le crédit même s’il n’est pas épuisé est

perdu. L’accès aux différents services en émission et en réception est possible avant

expiration du délai et sous réserve d’avoir suffisamment du crédit.

La durée de validité du crédit est souvent fonction du type de carte de recharge, avec une

plus longue durée pour la carte la plus coûteuse. Pour bénéficier donc des différents services,

l’usager doit approvisionner régulièrement son compte, se qui prolonge du même coup cette

durée.





Phase 2 : période de grâce

A l’expiration de la période de validité du crédit, une période dite de grâce intervient

durant laquelle l’usager peut seulement recevoir (des appels ou des SMS). A l’émission, seuls

certains services gratuits lui sont autorisés par son réseau. Durant cette période, l’usager peut

toujours approvisionner son compte avec une carte de recharge et revenir donc en phase 1.





Phase 3 : période de suspension

La période de suspension intervient après la période de grâce, si durant cette dernière

période l’usager n’a pas approvisionné son compte. Durant la période de suspension, aucune

communication n’est possible à partir du mobile si ce n’est avec le service clientèle.





Phase 4 : résiliation du compte

La résiliation du compte intervient le jour suivant l’expiration de la période de suspension.

Le numéro est perdu et pour bénéficier à nouveau des services, un réabonnement est en

principe nécessaire.





19

L’annexe 2 récapitule les différents types de cartes de recharges commercialisés par les

opérateurs des différents pays.

Après recharge de la carte, tous imposent un délai pour consommer le crédit. Ce délai plus

où moins long selon les opérateurs est aussi fonction du coût de la carte qui varie de 1,89

USD (1 000 F.CFA) à 189 USD (100 000 F. CFA). La carte de 9,43 USD (5 000 F CFA)

semble être assez commune chez les opérateurs des différents pays. La figure 3 ci dessous

donne les conditions d’usages de ce type de carte chez différents opérateurs.



Conditions d'usage d'une carte de récharge de 9,43 USD (5 000 FCFA)

jours

0 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 110 120 130 140 150



Telecel Benin



Togocel Togo



Alizé Sénégal



Telmob Burkina



Ikatel Mali



Celtel Burkina



Orange RCI



Celtel Niger



Sentel Sénégal



Scancom Ghana



Scancom Sentel Celtel Orange Celtel Telmob Alizé Togocel Telecel

Ikatel Mali

Ghana Sénégal Niger RCI Burkina Burkina Sénégal Togo Benin



suspension 90 0 0 0 0 0 10 0 0 0

délai grâce 10 60 0 0 0 60 15 0 15 30

validité credit 45 60 90 90 90 30 60 60 45 30







Figure 3 Conditions d’usage d’une carte de recharge de 9,43 USD (5 000 F CFA)



Après recharge, le temps de connexion d’un abonné sur le réseau varie de 60 jours (Telecel

Bénin, Togocel Togo et Alizé Sénégal) à 145 jours (Scancom Ghana). Seul Telmob Burkina

Faso et Scancom du Ghana donne un délai supplémentaire au client après la période de grâce.

En réalité, certains opérateurs (notamment au Burkina Faso) rechignent de plus en plus à

procéder à la résiliation des comptes de leurs clients, préférant réactiver ceux qui l’ont été lors

des opérations de marketing.









20

3.2.3 Services

Dans les pays où opèrent plusieurs opérateurs, la variété des offres de services constitue un

important critère de différenciation des réseaux et donc un facteur essentiel pour l’attraction

de nouveaux clients ou tout simplement pour la fidélisation de l’ancienne clientèle.

Les différentes promotions que font les opérateurs ne seront pas abordées ici, tant

l’imagination dans ce domaine est riche et les offres régulières et variées. Notons tout

simplement qu’elles couvrent aussi bien les facilités d’abonnement à des coûts avantageux

que l’usage de services à des tarifs réduits et/ou modulés selon les jours, les heures etc.





3.2.3.1 Différents types de services

Les différents opérateurs essaient de se démarquer par les services qu’ils proposent en plus

du simple service vocal. Sans être exhaustif, il convient de citer :

les services conforts tels l’identification du numéro, le double appel, le renvoi

d’appels, l’indication d’appels en instance, la liste rouge etc.

les services de maîtrise des dépenses tels que la facturation détaillée, la consultation de

la facture, le report des minutes, la restriction d’appels

les services d’assistances tel que le service clients, etc.

Selon le type d’abonnement, certains services peuvent être associés, les autres faisant

l’objet d’un abonnement explicite et payant dans ce cas.





3.2.3.2 Quelques services à valeurs ajoutées

Quelques services à valeurs ajoutées sont en pleine croissance de nos jours parmi lesquels

le SMS, le fax et le roaming peuvent être cités.





Le SMS

Le SMS (pour Short Message Service ou service de messages courts) est un service intégré

envoyer et de recevoir des messages textuels (de

qui permet aux usagers d’un réseau GSM d'

aide de leur téléphone mobile. En raison de son coût

160 caractères maximum) à l'

relativement faible (25 F CFA soit 0,047 USD dans certains réseaux), le SMS constitue l’un

des services les plus populaires (après la téléphonie), permettant ainsi aux opérateurs

d’optimiser l’usage de leur réseau.









21

Les services SMS sont actuellement déployés de plusieurs manières par les opérateurs. En

plus du SMS classique de mobile à mobile, il existe le SMS de l’Internet à mobile (Orange

Côte d’Ivoire), les alertes SMS programmés (donnant des informations sur divers produits ou

services comme les pharmacies de gardes par exemple avec Telecel Côte d’Ivoire et Telmob

Burkina Faso) etc.





Le Fax et les données

effectuer le transfert à distance

C’est le service qui permet, à partir de certains mobiles, d'

de données telles que les messages électroniques (e-mail) ou les télécopies (fax). Ce service

est proposé par Telmob au Burkina Faso, Alizé au Sénégal, Togocel au Togo.





Le roaming

Ce service permet à un opérateur d’étendre la connectivité de ses abonnés au réseau d’un

autre opérateur généralement dans un autre pays. Il est actuellement en plein essor et les

chapitres suivants lui sont consacrés.





3.2.4 Tarifs

3.2.4.1 Offres et options

Les offres de connexion proposées par les opérateurs peuvent être classifiées en deux

catégories correspondant au type de clientèle :

abonnement postpaid pour les grands utilisateurs des services mobiles, adapté surtout

à la clientèle du monde des affaires et professionnelle ;

abonnement prépaid pour les utilisateurs moyens et occasionnels des services mobiles,

adapté à la clientèle grand public.

Certains opérateurs proposent pour chacune de ces catégories, des options pour une

segmentation plus fine de la clientèle. C’est ainsi que pour l’abonnement pospaid par

exemple, certains opérateurs comme Alizé (Sénégal), Telecel (Burkina Faso), Ikatel (Mali)

distinguent l’abonnement individuel ou particulier de l’abonnement entreprise ou de groupe.





3.2.4.1.1 Comparaison des coûts des abonnements postpaid

Le tableau 1 ci-dessous donne une idée des frais d’abonnement postpaid pour les

particuliers dans certains pays (en USD).









22

Redevance

Frais d’accès Caution

Pays OPERATEURS mensuelle

(USD TTC) (USD TTC)

(USD TTC)

CELTEL 377,29 11,13 282,97

Burkina Faso TELMOB 77,91 11,13 150,92/377,29*

TELECEL 28,30 18,86 94,32/282,97*

Ghana SPACEFON 6,17 1166

IKATEL 18,86 9,43 282,97

Mali

MALITEL 207,51 9,43 94,32/188,65*

Niger CELTEL 9,43 18,86 282,97/565,94*

Nigeria VMOBILE 3,79 18,96

Sénégal ALIZE 47,16 14,84 377,29

Sierra Leone CELTEL 548,38

Togo TOGOCEL 122,62 9,43 282,97

Sources données : sites Web des différents opérateurs [4]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005

* Caution fonction de l’option nationale ou internationale



Tableau 1 : Frais d’abonnement postpaid pour les particuliers



Les frais d’abonnements ou d’accès inclus aussi bien la souscription, la mise en service, les

frais de timbre etc.

La figure 4 ci-dessous présente une comparaison des ces différents frais par opérateur.



Frais d'abonnement postpaid

$550,00

$500,00

$450,00

$400,00

$350,00 accés

Frais d' Redevance mensuelle

$300,00

$250,00

$200,00

$150,00

$100,00

$50,00

$0,00



ria hana N iger ali rkina gal rki na Togo l Ma

li

rkin

a

eon

e

ige el M u éné u l alite ltel Bu i erra L

le N com G celt el

obi can Ikat ecel B lizé S mob B ogoce M e

Vm Tel A Tel T C tel S

S C el





Figure 4 Comparaison des frais d’abonnement postpaid



La situation présentée est disparate d’un pays à l’autre et dans un même pays diffère selon

les opérateurs. Sur les onze opérateurs à travers les huit pays, quatre opérateurs ont des frais

d’abonnement supérieur ou égal cent (100 USD) dollars.









23

La moyenne de la redevance pour les onze opérateurs est de 13,18 USD. La caution ou

dépôt de garantie est exigé chez la majorité des opérateurs.





3.2.4.1.2 Comparaison des coûts d’acquisition de kits prépaid

Le tableau 2 ci-dessous donne les coûts d’acquisition d’un kit prépaid de certains

opérateurs au niveau de différents pays :



Frais d’accès

OPERATEURS Avantages

(en USD)

PAYS

Bénin TELECEL 45,28 Dont 9,43 USD de communications offertes

CELTEL 6,66 Dont 1,89 USD de communications offertes

Burkina Faso TELMOB 14,15 Dont 9,43 USD de communications offertes

TELECEL 9,43 Dont 5,66 USD de communications offertes

Mali IKATEL 18,87 Dont 4,72 USD de communications offertes

SENTEL 14,15 Dont 9,43 USD de communications offertes

Sénégal

ALIZE 18,87 Dont 14,15 USD de communications offertes

Togo TOGOCEL 9,43



Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 2: Coût d’acquisition d’un kit prépaid

Une comparaison de ces différents coûts est faite au niveau de la figure 5 ci-dessous. Les

coûts à ce niveau sont également très variables et vont de 3000 F CFA soit 5,66 USD pour

Celtel Burkina à 24 000 FCA soit 45,28 USD pour Telecel Bénin. Mais il y a lieu de

mentionner que les offres promotionnelles sont assez fréquentes sur ce segment du marché et

durant ces périodes, les coûts sus mentionnés sont parfois plus bas.



USD coût abonnement Prépaid

$50,00

$45,00

coût réel crédit initial

$40,00 $ 9,43



$35,00

$30,00

$25,00

$20,00 $35,84

$ 4,72

$15,00

4,1

$1 5

$10,00 $ 9,43 $ 9,43

$ 5,66 $14,15

$5,00 $1,89 $9,43

$3,77 $3,77 $4,72 $4,72 $4,72

$0,00

a a o a al al ali éni

n

rkin rkin Tog rkin nég nég lM

tel

Bu el Bu cel Bu Sé Sé ate el B

l ec To go ob nt el

Aliz

é Ik

Te lec

Ce Tel Tel

m Se









24

Figure 5 Comparaison des kits prépaid





L’acquisition d’un kit de connexion donne donc souvent droit à un crédit initial. La figure

6 ci-dessous montre le pourcentage offert comme crédit initial chez les différents opérateurs

sus mentionnés.



Coût de revient abonnement prépaid

100% 0%

21% 25%

33%



60%

67% 67%

75%



50% 100% % du coût réel % Offert (crédit initial)

79% 75%

67%



40%

33% 33%

25%



0%



go nin ali ina ina a éga

l al

l To Bé el M urk urk rkin én nég

oce cel Ika t lB lB b Bu lS Sé

To

g

Te

le lte lec

e

l mo nt e Aliz

é

Ce Te Te Se





Figure 6 Pourcentage coût réel -crédit initial d’un kit prépaid



3.2.4.1.3 Comparaison des coûts de services

Selon le type d’abonnement, les opérateurs proposent un certain nombre de services

associés à cet abonnement.





Services supplémentaires

Le tableau 3 ci-dessous donne les conditions d’utilisation de quelques services les plus

couramment proposés pour les abonnements postpaid pour les particuliers. Les coûts sont

exprimés en USD.









25

Services Boite Identification Masquage Double Renvoi Conférence Changement

vocale de l’appelant du numéro appel d’appel SIM





Telecel

Bénin Gratuit Gratuit 9,43 Gratuit Gratuit Gratuit X

Celtel

Burkina Gratuit Gratuit 56,59 Gratuit Gratuit X 9,43

Telmob

Burkina Gratuit Gratuit 11,13 Gratuit Gratuit X 9,43

Telecel

Burkina Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit 9,43

Malitel

Mali Gratuit Gratuit 5,66 5,66 5,66 7,55 28,30

Celtel

Niger Gratuit Gratuit 28,30 Gratuit X X X

Telecel

RCI Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit Gratuit 18,86

Togocel

Togo Gratuit Gratuit 9,43/mois Gratuit Gratuit X X

Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005

X : service non proposé



Tableau 3 : Quelques services supplémentaires et leurs conditions d’utilisation



Le constat est qu’il y a une disparité de pratiques : un même service est facturé chez un

opérateur et est gratuit chez l’autre. Même pour les services généralement facturés, les coûts

sont très variables d’un opérateur à l’autre et d’un pays à l’autre.





3.2.4.2 Charges d’utilisation

Pour le coût des appels, la tarification appliquée est toujours fonction du type

d’abonnement postpaid ou prépaid ; pour les opérateurs qui proposent une segmentation plus

fine de la clientèle, elle est aussi fonction de l’option choisie.









26

3.2.4.2.1 Structuration

Selon le type d’abonnement (et de l’option choisie), le coût d’une communication dépend

de plusieurs paramètres.

du service (voix, SMS, etc.)

de la destination : intra réseau, inter réseau, vers le fixe (en local où en national, en

international)

de la position (roaming),

du jour : jours ordinaires, week-end et jours fériés ;

de l’heure : heure pleine, heure creuse, heure de nuit ;





3.2.4.2.2 Comparaison de différents tarifs

La figure 7 donne les tarifs par minute, selon les types d’appels (intra ou inter réseaux et

vers le fixe), des communications en heure pleine de quelques opérateurs dans différents pays.



USD TTC/mn Tarifs des communications /mn (prépaid ordinaire) en HP

$0,90

$0,80

$0,70

$0,60

$0,50

$0,40

$0,30

$0,20

$0,10

$0,00

Alizé Sentel Ikatel Telecel Telecel Spacetel Celtel Telmob Malitel Telecel Celtel

Sénégal Sénégal Mali Burkina Bénin Bénin Burkina Burkina Mali RCI Niger

Intra réseau $0,26 $0,28 $0,27 $0,30 $0,30 $0,28 $0,32 $0,46 $0,38 $0,47 $0,37

Inter réseau $0,26 $0,33 $0,29 $0,43 $0,43 $0,47 $0,53 $0,68 $0,50 $0,66 $0,50

vers fixe $0,19 $0,19 $0,29 $0,43 $0,43 $0,47 $0,47 $0,54 $0,55 $0,75 $0,85







Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Figure 7 Tarifs des communications/ mn pour abonnés prépaid ordinaires





C’est tarifs sont relatifs à un abonnement prépaid ordinaire, type d’abonnement qui est

commun dans tous ces réseaux et proposé au grand public.









27

En intra réseau, les réductions en heures creuses sont presque souvent consenties chez la

majorité des opérateurs ; mais cela n’est pas systématique pour les autres types de

communications.

La figure 8 ci-dessous montre la variation d’un appel intra réseau par rapport à un appel

inter réseau et la variation d’un appel intra réseau par rapport à un appel vers le fixe pour un

même opérateur :



comparaison appel intra réseau / autres types d'appels

131%



125%

tarif intra/inter réseau

105% tarif intra/fixe

85%

65% 67%

67%

65% 60%



46%

46% 44% 47% 48%

44% 43% 40%

45% 36%

31%

25% 17% 18%

7%7%

0%

5%



Se Al I Te Te Ce Sp Te Ma Te Ce

-15% nt iz é kate l lec lt e a lm l lec lt e

el Sé l M ecel el l B cet e ob itel el l

Sé né a li Bu Bé ur Ma RC Nig

-35% n

-29%é

ga ga rk nin kin l Bén Burk li I er

-33%

l l ina a in in a









Figure 8 Comparaison des tarifs d’appels intra réseau / autres types d’appels





D’un type d’appel à l’autre pour un même opérateur, les différences de coûts sont assez

significatives. De manière générale, un appel inter réseau est plus coûteux (+67 % chez

Spacetel Bénin), de même qu’un appel vers le fixe (+131% chez Celtel Niger). Notons une

exception pour ce dernier cas : au Sénégal, un appel du mobile vers le fixe est moins

coûteux !





3.2.4.2.3 Analyse des différents tarifs

L’analyse porte sur les tarifs relatifs aux différents types d’appels en heure pleine pour

différents opérateurs de l’Afrique de l’Ouest.





Appel intra réseau (prépaid ordinaire)

est

C' un appel émis par un abonné mobile à destination d’un autre abonné du même réseau.

La figure 9 ci-dessous donne les tarifs par minute, des communications intra réseau de

différents opérateurs.









28

Comparaison des tarifs de communications intra réseau

USD TTC/mn

$0,20 $0,25 $0,30 $0,35 $0,40 $0,45 $0,50



Alizé Sénégal

Ikatel Mali

Sentel Sénégal

Spacetel Bénin

Telecel Burkina

Telecel Bénin

Celtel Burkina

Celtel Niger

Malitel Mali

Telmob Burkina

Telecel RCI









Figure 9 Comparaison des tarifs/mn des communications intra réseau en heure pleine

Les coûts varient entre 0,26 USD par minute (140 F.CFA TTC) chez Alizé Sénégal à 0,47

USD par minute (250 F.CFA TTC) chez Telecel Côte d’Ivoire soit une variation de 75% pour

ce type de communication.





Appel inter réseaux (prépaid ordinaire)

C’est un appel émis par un abonné du réseau mobile vers un abonné d’un autre réseau

mobile dans le même pays.

La figure 10 ci-dessous présente les tarifs par minute, des communications inter réseaux

des différents opérateurs en heure pleine.



Comparaison des tarifs de communications inter réseaux en HP

USD TTC/mn

$0,20 $0,25 $0,30 $0,35 $0,40 $0,45 $0,50 $0,55 $0,60 $0,65 $0,70



Alizé Sénégal

Ikatel Mali

Sentel Sénégal

Telecel Burkina

Telecel Bénin

Spacetel Bénin

Celtel Niger

Malitel Mali

Celtel Burkina

Telecel RCI

Telmob Burkina







Figure 10 Comparaison des tarifs/mn des communications inter réseaux en heure pleine









29

Les coûts varient de 0,26 USD TTC par minute (140 F.CFA TTC) chez Alizé Sénégal à

0,68 USD TTC par minute (360 F.CFA TTC) chez Telmob Burkina Faso soit une variation de

157,14% pour ce type de communication.





Appel vers le fixe

est

C' l’appel émis par un abonné d’un réseau mobile vers un abonné du réseau fixe dans le

même pays. La figure 11 ci-dessous donne les tarifs par minute, des communications vers le

fixe des différents opérateurs.



Comparaison des tarifs de communications vers le fixe en HP

USD TTC/mn

$0,15 $0,25 $0,35 $0,45 $0,55 $0,65 $0,75 $0,85



Alizé Sénégal

Sentel Sénégal

Ikatel Mali

Telecel Burkina

Telecel Bénin

Spacetel Bénin

Celtel Burkina

Telmob Burkina

Malitel Mali

Telecel RCI

Celtel Niger









Figure 11 Comparaison des tarifs/mn de communications vers le fixe en heure pleine



Pour un appel classique en inter urbain, les coûts varient de 0,19 USD TTC par minute

(100 F.CFA TTC) chez Alizé et Sentel Sénégal à 0,85 USD TTC par minute (450 F.CFA

TTC) chez Celtel Niger soit une variation de 350% pour ce type de communication.





3.2.4.2.4 Un service à valeur ajoutée, le SMS

La figure 12 ci dessous donne le coût d’envoi d’un SMS chez différents opérateurs.









30

Coût des SMS

USD TTC/SMS

$0,02 $0,07 $0,12 $0,17 $0,22 $0,27





Telecel Burkina



Celtel burkina





Telmob Burkina



Celtel Niger



Alizé Sénégal



Sentel Sénégal





Telecel RCI



Ikatel Mali





Ikatel Telecel Sentel Alizé Celtel Telmob Celtel Telecel

Mali RCI Sénégal Sénégal Niger Burkina burkina Burkina



Intra réseau $0,14 $0,09 $0,09 $0,09 $0,07 $0,06 $0,06 $0,05

Inter réseau $0,14 $0,09 $0,14 $0,13 $0,23 $0,09 $0,06 $0,05

International $0,25 $0,28 $0,18 $0,14 $0,13 $0,05







Figure 12 Comparaison des tarifs du SMS



Les coûts de ce service sont également très variables d’un pays à l’autre :

pour les SMS intra réseau : variation de 0,05 USD HT par SMS (25 F CFA HT) dans

le réseau Telecel au Burkina Faso à 0,14 USD HT par SMS (75 F CFA HT) dans le

réseau Ikatel Mali soit une différence de 275% ;

si certains opérateurs gardent le même tarif pour les SMS inter réseaux et

internationaux, la variation à la hausse est assez significative chez d’autres opérateurs.

Par exemple : Celtel Niger (+208% pour les SMS inter réseaux), Telmob Burkina

(+150% en international), Sentel Sénégal (+200% en international) ;

une certaine homogénéité est tout de même constatée au niveau d’un même pays pour

le coût des SMS intra réseau (cas du Burkina Faso pour Telmob et Celtel).









31

3.2.4.2.5 Cas des communications internationales

Le tableau 4 ci-dessous donne une idée du tarif des appels du mobile vers les pays de la

CEDEAO.

Opérateur Tarifs HP (en USD TTC/mn) Observations

Celtel Burkina 0,53 / 0,72 / 1,34 Trois zones de facturation

Telmob Burkina 0,81 / 1,15 / 3,40 Trois zones de facturation

Malitel Mali 0,55

Ikatel Mali 0,28/0,47 Deux zones de facturation

Celtel Niger 0,91 / 0,94 / 1,89 Trois zones de facturation

Sentel Sénégal 0,57

Alizé Sénégal 0,57

Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

HP : Heure pleine

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 4: Tarif appel du mobile vers les pays de la CEDEAO





Deux constats essentiellement s’imposent :

la disparité au niveau de la tarification d’un opérateur à l’autre : variation de 0,28 USD

TTC par minute (150 F.CFA) chez Ikatel Mali à 3,40 USD TTC par minute (1800

FCFA) chez Telmob Burkina Faso soit plus de 1100%.

la non homogénéité des zones de tarification : en effet pour certains opérateurs les

pays de l’Afrique de l’Ouest sont repartis sur plusieurs zones de tarifications, avec des

coûts très variable d’une zone à l’autre.

En fait, la majorité des opérateurs se contentent d’indiquer que les coûts des

communications internationales sont fonction des coûts d’accès à l’international ; étant

donnée que l’interconnexion des réseaux mobiles dans la plupart des pays se fait à travers le

réseau fixe, il serait donc nécessaire d’analyser au préalable les coûts des interconnexions de

même que les coûts d’accès à l’international pour une meilleure appréciation des coûts des

appels des mobiles vers l’international.









32

3.3 Parc des abonnés au réseau GSM

3.3.1 Evolution du parc

Le tableau 5 et la figure 13 ci dessous montrent l’évolution régulière et soutenue du parc

des mobiles pour l’ensemble des pays de la CEDEAO.





Année :

Pays 2000 2001 2002 2003 2004

Bénin 42 632 125 000 218 800 236 200 254 984

Burkina Faso 25 500 34 787 41 571 93 691 151 000

Cap Vert 25 117 31 500 42 500 53 300 66 844

Cote d'Ivoire 472 952 730 445 1 027 058 1 239 131 1 674 332

Gambie 60 528 77 800 100 000 128 535 165 212

Ghana 108 881 193 800 449 400 799 900 1 423 765

Guinée 45 359 55 700 90 800 111 500 136 919

Guinée Bissau - - - - -

Libéria - - - - -

Mali 6 585 15 950 51 794 252 451 406 384

Niger - 2 100 19 780 76 600 -

Nigeria 204 210 400 000 1 607 900 3 149 500 6 169 134

Sénégal 251 395 390 646 553 449 782 423 1 121 314

Sierra Léone 10 800 26 900 67 000 67 000 134 000

Togo 55 869 81 654 165 138 243 613 333 380

Total 1 309 829 2 166 282 4 435 190 7 233 844 12 037 268

Source données : Centre régional de Maintenance des Télécommunications de Lomé (CMTL), Togo



Tableau 5 : Evolution du parc des abonnés mobiles de 2000 à 2004





Les données sur la Gambie, la Guinée Bissau, le Libéria et le Niger étant incomplètes, ces

pays ne seront donc pas considérés dans les différentes analyses.

De 1 309 829 abonnés en 2000, le parc de l’ensemble des pays de la Communauté atteint

12 037 268 abonnés en 2004 soit un accroissement de 819%, avec près de la moitié du parc au

Nigeria.

En 2004, quatre pays ont un parc d’abonnés mobiles supérieur au million soit le Nigeria, la

Côte d’Ivoire, le Ghana, et le Sénégal.









33

Evolution du parc des abonnés mobiles des pays de la CEDEAO

Milliers

Bénin

6 005

Burkina Faso

5 505

Cap Vert

5 005



4 505 Ivoire

Cote d'



4 005 Gambie



3 505 Ghana



3 005 Guinée



2 505 Mali

2 005

Nigéria

1 505

Sénégal

1 005

Sierra Léone

505

Togo

5

2000 2001 2002 2003 2004 Années









Figure 13 Evolution du parc des abonnés mobiles





Le mobile fut une opportunité pour les pays de la Communauté de vulgariser très

rapidement l’accès aux services de téléphonie. Dans les 11 pays de la Communauté dont nous

avons les données, à l’exception du Cap Vert, le parc des abonnés mobiles dépasse en 2003

celui du fixe. Si dans certain pays, cela est intervenu au bout de sept ans (cas du Burkina

Faso), dans d’autre pays le dépassement est intervenu en l’espace d’une année seulement (cas

du Bénin et de la Sierra Leone).

L’ouverture du secteur à la concurrence est un facteur de dynamisme du marché. Cas du

Sénégal : deuxième réseau mobile en 1999 et dépassement en 2000 du parc du fixe. Cas

également du Burkina Faso : deux réseaux en exploitation en 2000 et 2001 et dépassement du

parc du fixe en 2003.









34

Le tableau 6 ci-dessous présente pour certains pays, l’année où le parc du mobile a dépassé

celui du fixe.

Date de lancement Année de dépassement

Pays du premier réseau du parc mobile par

rapport au fixe

Côte d’Ivoire 1996 2000

Guinée 1997 2000

Sénégal 1996 2000

Togo 1997 2000

Bénin 2000 2001

Sierra Leone 2000 2001

Ghana 1996 2002

Nigeria 2001 2002

Burkina Faso 1996 2003

Mali 2000 2003



Tableau 6 : Année de dépassement du parc mobile par rapport au parc du fixe





Tel que le présente la figure 14 ci-dessous, pour l’ensemble des pays de la Communauté, le

parc des abonnés mobiles dépasse celui du fixe en 2001.



Evolutions comparées des parcs du fixe et du mobile

Milliers

2

1 037



11 000





9 000



7 234

7 000





5 000

4 435



3 000

2166 2 155 2 268

1 746 1 915

1 31

15110

1 000

2000 2001 2002 2003 2004 années

Total fixe Total mobile







Figure 14 : Evolutions comparées des parcs du fixe et mobile









35

Ainsi donc en 2004, les abonnés mobiles représentent 84% du parc de l’ensemble des

abonnés au téléphone dans l’espace de la Communauté (cf. figure 15 ci-dessous).



Evolution en pourcentage du parc des abonnés

100%









46%

55%

70%

77%

84%



50%









54%

45%

30%

23%

16%



0%

2000 2001 2002 2003 2004

Parc fixe Parc mobiles







Figure 15 : Evolutions comparées (en %) des parcs fixe et mobile



3.3.2 Taux d’accroissement par pays

L’accroissement du parc par pays entre 2000 et 2004 est très significatif (cf. figure 16 ci-

dessous). Le taux d’accroissement le plus faible à 166% est obtenu au Cap Vert, tandis que le

plus élevé est obtenu au Mali avec un taux de 6071% !



Variation du parc mobile entre 2000 et 2004

6300% 6071%

6000%

5700%

5400%

5100%

4800%

4500%

4200%

3900%

3600%

3300%

2921%

3000%

Moyenne des pays de la CEDEAO à 819%

2700%

2400%

2100%

1800%

1500% 1208%

1 %

1 41

1200%

900%

600% 492% 497% 498%

254% 346%

300% 166% 173% 202%

0%

Cap Gambie Guinée Cote Sénégal Burkina Togo Bénin Sierra Ghana Nigéria Mali

Vert Ivoire

d' Faso Léone









36

Figure 16 : Accroissement du parc par pays entre 2000 et 2004



Cet accroissement exponentiel peut s’expliquer par plusieurs facteurs combinés :

la libéralisation du marché dès le départ dans un pays par l’octroi de plusieurs licences

d’exploitation, ce qui rend plus dynamique le marché. C’est le cas du Bénin (3

licences en 2000), de la Côte d’Ivoire (2 licences en 1996), du Nigeria (3 licences en

2001).

l’ouverture du marché à la concurrence marqué par l’arrivée d’un ou de plusieurs

autres opérateurs sur le marché. C’est le cas du Burkina Faso (1999), du Sénégal

(1999), du Mali (2003) de la Sierra Leone (2001 et 2004).

l’innovation dans les offres des opérateurs notamment le mode d’abonnement au pré

payement. Ce dernier point apparaît comme majeur dans la croissance du parc mobile.

En effet, l’offre d’abonnement au pré payement a créé un réel engouement au sein de

la population : de part son faible coût, donnant ainsi accès aux services de

télécommunication au plus grand nombre, elle paraît en outre mieux adaptée aux

habitudes de consommation des populations.

A titre d’exemple, la répartition du parc du Sénégal est ci-dessous présentée sur la

figure 17 :

Depuis 2000, il est constaté que le nombre des abonnés postpaid est très infime par

rapport aux abonnés prépaid et qu’en plus leur proportion par rapport au nombre total

d’abonnés diminue d’année en année.



Parc mobile du Sénégal: pourcentage des différents types de

clientèle





100%



80%

92% 95% 96% 97% 98%



60%



40%



20%



0%

2000 2001 2002 2003 2004

Clients Pospaid 20185 20413 21899 23043 21996

Clients Prépaid 231210 370233 531550 759380 1099318





Source A.R.T Sénégal









37

Figure 17 : Cas du Sénégal : parc abonnés postpaid et prépaid





3.3.3 Taux de pénétration

Le taux de pénétration du mobile est variable d’un pays à l’autre (cf. figure 18 ci-dessous).

En 2004, le plus faible taux est enregistré au Burkina Faso avec 1,2 mobiles pour 100

habitants, tandis que le plus fort taux est enregistré au Cap Vert avec 14,2 mobiles pour 100

habitants. La moyenne des pays de l’Afrique de l’Ouest est à 5,2 mobiles pour 100 habitants.

Six pays sont en dessous de cette moyenne à savoir le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, le

Mali, le Nigeria et la Sierra Leone.







Taux pénétration du mobile pour 100 habitants

16,0

Bénin



Burkina Faso

14,0

Cap Vert



12,0 Ivoire

Cote d'



Gambie

10,0

Ghana



Guinée

8,0

Mali



6,0 Nigéria



Sénégal

4,0

Sierra Léone



Togo

2,0

Pays

CEDEAO

0,0

Années

2000 2001 2002 2003 2004





Figure 18 : Taux de pénétration du mobile









38

A titre de comparaison, il est représenté dans la figure 19 ci-dessous le taux de pénétration

du mobile et du fixe pour l’ensemble des pays de la Communauté. La Gambie n’est pas

représentée car les données sur le parc des abonnés du fixe ne sont pas disponibles. Cinq pays

(Burkina Faso, Guinée, Mali, Nigeria et Sierra Leone) ont un taux de pénétration inférieur à la

moyenne de la Communauté qui est de 6,2 en 2004.







Taux de pénétration du fixe et du mobile pour 100 habitants

35,0

Bénin



Burkina Faso

30,0

Cap Vert



Ivoire

Cote d'

25,0

Ghana



Guinée

20,0

Guinée

Bissau

Mali

15,0

Nigéria



10,0 Sénégal



Sierra Léone



5,0 Togo



Pays CEDEAO



0,0

Années

2000 2001 2002 2003 2004







Figure 19 : Taux de pénétration du fixe et du mobile









39

4. ROAMING EN AFRIQUE DE L’OUEST

En vue d’étendre la connectivité de leurs réseaux, les opérateurs de télécommunication

mobiles proposent à leur clientèle en déplacement en dehors de leurs propres zones de

couverture le service de roaming (ou d’itinérance). Le roaming est une fonctionnalité de la

norme GSM qui offre la possibilité à un abonné de recevoir le service d’un réseau autre que le

sien, ce qui permet d’élargir la zone de service du point de vue de l’usager. Le client

(« roamer ») dans le réseau «visité », tout en conservant son numéro d’origine peut de ce fait

automatiquement émettre ou recevoir des appels, envoyer où recevoir des données, accéder à

d’autres services mobiles à valeur ajoutée (messages textes, services GPRS etc.).





4.1 Différents types de roaming

4.1.1 Définition

Le roaming dans les réseaux mobiles peut être classifié en quatre catégories [5]:

A. le roaming international

C’est la possibilité offerte à un client en déplacement à l’étranger d’accéder aux services

mobiles en utilisant l’infrastructure d’un autre opérateur dans ce pays.

Le client peut ainsi automatiquement communiquer avec un correspondant : de son pays

d’origine, du pays dans lequel il se trouve où d’un pays tiers.





B. Le roaming inter régional

C’est la possibilité d’utiliser les services d’un autre opérateur dans le même pays au cas

où les deux opérateurs n’ont pas la même zone de couverture. Ce type de roaming peut

être mis en oeuvre lors du déploiement du réseau d’un nouvel opérateur (dont le réseau ne

couvre pas encore tout le territoire), où dans le cas où il est assigné à chaque opérateur une

zone de couverture bien définie dans le pays.





C. Le roaming national

C’est la possibilité offerte aux clients d’utiliser les services mobiles de l’un où l’autre

opérateur dans le même pays.





D. Le roaming inter technologies

C’est le roaming mis en œuvre entre les réseaux de diverses technologies comme les

réseaux 2G, 2.5G, 3G, WLAN etc.





40

4.1.2 Cas des opérateurs de l’Afrique de l’Ouest

Les réseaux des différents opérateurs étant de technologie 2G, le roaming inter

technologies n’est pas pour le moment à l’ordre du jour. Elle fera l’objet de la section 6 de

notre étude.

Il en est de même du roaming national qui requiert une complexité plus grande des réseaux

nécessitant par exemple la portabilité des numéros.

Le roaming inter régional n’a pas non plus été mis en œuvre dans la forme que l’opérateur

existant palie au manque de couverture du nouvel opérateur. C’est plutôt le principe de

l’interconnexion des réseaux qui est utilisé dans un même pays, le nouvel opérateur étant ténu

par les cahiers de charges de couvrir l’ensemble du pays selon des échéances données. Une

autre forme du roaming inter régional est le roaming par satellite qui permet ainsi à un

opérateur d’assurer la couverture des zones difficiles d’accès ou faiblement peuplé. Cette

forme de roaming est utilisé actuellement par sept opérateurs dans six pays : Côte d’Ivoire

(Orange CI), Gambie (Africell), Ghana (Scancom), Niger (Celtel), Nigéria (MTN et

Vmobile), Sierra Leone (Celtel).

Le roaming international est donc le type de roaming le plus couramment mis en œuvre par

les différents opérateurs en vu d’offrir les services mobiles à leur clients en déplacement dans

un autre pays de la Communauté.

4.1.3 Cas du « roaming » des réseaux Telecel

Les réseaux Telecel, présent dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso,

Côte d’Ivoire, Niger et Togo) et aussi au Gabon propose un service « roaming » à sa clientèle

appelé @Sim. L’abonnement consiste en deux ou plusieurs cartes SIM : un pour le réseau

d’origine et les autres pour les réseaux des pays où l’on désire se rendre. C’est donc un

service multi SIM, donnant autant de numéros différents par carte SIM et par pays, à la

différence du roaming classique où l’abonné conserve son numéro unique d’origine.

4.2 Accords de roaming

Avant la mise en œuvre du roaming, des accords doivent être signés entre opérateurs de

différents pays désirant offrir le service de roaming à leur clientèle.

Le cadre des ces accords est défini par l’Association GSM et comprend les aspects

généraux (STIRA : Standard Terms of Roaming Agreements) et de facturation inter

opérateurs (IOT : Inter Operator Tarrif) des différents services qui seront offerts. Ces

directives concernent uniquement les opérateurs ayant une licence d’exploitation et membres

de l’Association GSM. [6][7]







41

4.3 Acteurs en présence

Dans leur forme la plus simplifié, les accords de roaming peuvent être établis de manière

bilatérale entre opérateurs. Mais divers autres acteurs peuvent intervenir dans le processus :





Les « Roaming brokers »

Ils permettent aux abonnés d’un opérateur de réseau mobile d’avoir le service de roaming

dans un ou plusieurs réseaux mobiles qui n’ont pas de relations contractuelles directes entre

eux. Ils jouent donc le rôle d’interface entre les différents opérateurs, en gérant et coordonnant

l’implémentation du roaming au niveau de chaque réseau qui n’a de ce fait qu’un seul lien

contractuel avec le « roaming broker ». Le service de base proposé est l’accès au réseau

international de signalisation N°7.





Les chambres de compensation « Clearinghouse »

Elles jouent le rôle d’interfaces entre les différents opérateurs et permettent l’échange des

données de facturation et comptable entre les différents partenaires de roaming. Leurs services

comportent généralement :

la validation des données de roaming aux formats standard compatibles avec les

recommandations de l’Association GSM ;

le transfert des données d’appels ;

la gestion financière;

la gestion des fraudes ;

etc.

Un même acteur peut fournir des prestations qui couvrent ces deux domaines d’activités.

Pour la mise en œuvre du roaming international, les différents opérateurs de l’Afrique de

l’Ouest ont recours aux prestations de ces différents intervenants afin d’accéder aux

ressources internationales (signalisation, circuits) et pour les aspects de gestion de leur trafic

roaming. Cela leur permet en outre d’élargir leurs champs d’actions et d’augmenter

rapidement leurs partenaires de roaming.





4.4 Etat des accords de roaming

L’annexe 3 donne l’état des accords de roaming conclus entre les différents opérateurs de

la Communauté [8].







42

La figure 20 ci-dessous en donne le détail et précise pour chaque opérateur, le nombre de

ses partenaires de roaming ainsi que le nombre de pays de la Communauté où s’étendent ces

accords.



Nombre de partenaires et pays de roaming par opérateur

20

19

18

17

16

15

14

13

12

11

10

9

8

7

6

5

4

3

2

1

0

ac ig li









a

Te G a rt









I

C ent lec a









M ig i

Te el B ana









l G ogo









l

at ie









ng r

na Bu a









l B na

Te ltel nin









te CI

To a L l









n



l









S ina

Af ce ne

M ce l i e









an N a

te el S ms









el ia









le ga









C

Sp le N Ma

ga









m Ma









ra g e

S T e in









m e ri

Ve









kin









lo Ma eni







Sc TN eri

b





et er









R

b









C el R

a

go eo

rk









Te éné

am

é









izé urk

o











O l Ni

co i g

m





le Gh









ri c l T









el G h

lM ur

ob B









ob el









e

-B

ce ap









co e l

lS é









N

ba lit









c

am C









Vm Ik

ha ob









rr









el

ll









el









te

G el





le









ie









i

c

i

ov









Al

C

vm









G







el

C









G









Nombre partenaires Nombre pays + roaming avec satellite









Figure 20 : Nombre de partenaires et pays de roaming par opérateur



Vingt trois (23) opérateurs sur les quarante deux (42) opérateurs de la Communauté

ont des accords de roaming avec au moins un autre opérateur de la Communauté.

Dans sept pays de la Communauté, tous les opérateurs représentant quinze (15) ont

des accords de roaming avec d’autres pays de la Communauté.

Dans trois pays de la Communauté (Guinée, Guinée Bissau et Libéria), aucun

opérateur n’a d’accord de roaming avec aucun autre opérateur d’un autre pays de la

Communauté.

Sept (7) opérateurs dans six (6) pays de la Communauté, en plus du roaming classique

offre le roaming par satellite avec la société Thuraya Satellite Telecommunications

Co.

CVMOVEL au Cap Vert détient le nombre minimum d’accords de roaming (2) et

Orange CI en Côte d’Ivoire en détient le maximum (20).









43

Il n’a pas été en fait possible de déterminer à partir des accords, la nature du roaming :

bilatéral où unilatéral. Dans ce dernier cas, les clients d’un réseau n’ont pas le service

roaming dans l’autre réseau.





4.5 Marché

Le service du roaming était au départ destiné à la clientèle postpaid. Mais vu la grande

proportion de la clientèle prépaid dans les réseaux des différents opérateurs, ce type de

clientèle ne pouvait pas être longtemps marginalisé.

La multiplicité des technologies prépaid peut poser le problème d’inter fonctionnement de

certains services à valeur ajoutée, notamment le SMS qui n’est pas parfois fonctionnel en

roaming. Pour le service du roaming prépaid certains opérateurs utilisent le système du « call

back », les commandes se faisant par le système USSD (Unstructured Supplementary Service

Data). C’est le cas de Telmob Burkina Faso, Scancom Ghana, Areeba Bénin.





4.6 Tarifs

4.6.1 Tarif de souscription

4.6.1.1 Offre roaming postpaid

Le tableau 7 ci-dessous donne les différentes conditions d’accès à l’offre postpaid de

divers opérateurs pour le service roaming. Sept (7) opérateurs ont pu être répertoriés.

Les coûts sont exprimés en USD TTC.

Opérateur Caution Activation Observations

(USD TTC) (USD TTC)

Vmobile Nigeria 379,18 15,17

Togocel Togo 565,94 17,81

Orange CI 943,24 Redevance mensuelle 9,43

Telecel CI 943,24

Telmob Burkina Faso 565,94

Alizé Sénégal 377,29

Spacefon Ghana 1508,40 Redevance mensuelle 15,08

Celtel Burkina Faso 377,29

Telecel Burkina Faso 471,62

Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 7 : Tarifs d’accès au service roaming postpaid









44

Pour l’offre roaming postpaid, tous les opérateurs demandent une caution variant de 377,29

USD TTC à 1508,40 USD TTC. Deux opérateurs seulement réclament des frais dit

d’activation du service et deux autres exigent une redevance mensuelle.





4.6.1.2 Offre roaming Prépaid

Le tableau 8 ci-dessous donne les différentes conditions d’accès à l’offre prépaid de divers

opérateurs pour le service roaming. Quatre opérateurs ont pu être répertoriés. Les coûts sont

exprimés en USD TTC.

Opérateurs Activation (USD TTC) Observations

Spacetel Bénin 47,16 Compte valable une année

Telmob Burkina Faso 37,73

Spacefon Ghana 40,21

Réseaux Telecel (Bénin, Burkina 18,87 Offre @Sim

Faso, Côte d’Ivoire, Niger, Togo)

Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 8: Tarifs d’accès au service roaming prépaid





4.6.2 Coûts des appels

La tarification est effectuée sur la base :

des appels émis vers le pays d’origine

des appels reçus en roaming

des appels internationaux effectués





4.6.2.1 Tarifs roaming postpaid

Le client reçoit la facture de son réseau d’abonnement. Mais pourtant, la plupart des

opérateurs ne sont guères diserts sur les différentes tarifications appliquées et se contentent

d’indiquer que les coûts sont fonction de l’opérateur du pays dans lequel le client est en

roaming.

Spacefon Ghana fait exception à cette règle. Son site donne dans les moindres détails les

différents tarifs de communications roaming dans les différents pays, et mieux la tarification

appliquée aux abonnés des autres opérateurs en roaming dans son réseau. Dans les tableaux 9

et 10 ci-dessous les tarifs appliqués aux abonnés en roaming dans le réseau Spacefon

Ghana sont reproduits à titre d’exemples. Les coûts sont exprimés en USD TTC par minute :









45

Destination Heure pleine Heure creuse Week end

Pays de la CEDEAO 0.69 0.59 0.54

USA, Canada et Europe 0. 84 0. 74 0. 69

Autres pays 0. 84 0. 74 0. 66

Océans 2.73 2.63 2.57

Satellites 2.13 2.02 1.97

Source des données : site Web de l’opérateur [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 9 : Réseau Spacefon Ghana. Tarifs/mn appliqués aux « roamers » pour leurs

appels en international





Destination Heure pleine Heure creuse Week end

Roamer à Areeba 0.31 0.21 0.15

Roamer à GT and Westel 0.41 0.31 0.26

Roamer vers autres réseaux 0.42 0.32 0.27

SMS – MO 0.10 0.10 0.10

Source des données : site Web de l’opérateur [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005



Tableau 10: Réseau Spacefon Ghana .Tarifs/mn appliqués aux « roamers » pour leur

appels en national





4.6.2.2 Tarifs roaming prépayés

Le tableau 11 ci-dessous donne le coût d’une minute de communication de quatre

opérateurs. Le coût est exprimé en USD TTC.





Toutes Satellite Autres Appels

Opérateurs destinations Thuraya satellites entrants

Telmob Burkina Faso 0,75 0,75

Spacetel Bénin 1 2 3 0,5

Spacefon Ghana 1 2 3 0,5

Vmobile 1 6 6 0,4

Sources données : sites Web des différents opérateurs [5]

1 USD = 530,09 F.CFA à la date du 15 Août 2005





Tableau 11 : Tarifs roaming prépaid









46

5. DEMARCHES POUR UNE MISE EN ŒUVRE DU ROAMING

Bien plus que les télécommunications classiques, les télécommunications mobiles à travers

le roaming constituent un outil idéal d’intégration de populations. La mise en œuvre du

roaming dans l’espace CEDEAO permettra à tout abonné de n’importe quel réseau d’un pays

donné, en déplacement dans n’importe quel autre pays de la Communauté, d’accéder

pleinement au services mobiles à travers au moins un réseau de ce pays. Abolissant ainsi les

frontières, ce service répond donc parfaitement au vœu tant exprimé par les dirigeants de la

CEDEAO à savoir la libre circulation des personnes et des biens au sein de la Communauté.

Mais dans le contexte actuel de mutation des réseaux GSM vers la 2.5G et 3G, quelle

démarche de mise en œuvre du roaming adoptée dans l’espace communautaire, avec pour

souci principal son accessibilité au plus grand nombre à des coûts compétitifs ?





5.1 Préliminaires techniques

5.1.1 Choix technologique

L’inadaptation des systèmes 2G en général à transmettre des données de débit élevé

constitue sa principale limitation. Les évolutions vers les systèmes 2.5G (GPRS pour la

technologie GSM) procèdent donc de la nécessité d’avoir des débits plus importants avec en

plus pour les systèmes 3G la possibilité d’obtenir la compatibilité à l’échelle mondiale entre

les différents systèmes et enfin, d’assurer des services multimédia [9]. Mais dans les faits,

cette compatibilité à l’échelle mondiale n’est pas une réalité en ce sens que la norme IMT-

2000 de l’UIT est définie pour cinq bandes de fréquences et trois technologies à savoir le

EDGE, le W-CDMA, et le CDMA2000 1XEV. Afin de préserver une plus grande

l’interopérabilité des différents réseaux et l’inter fonctionnement des équipements terminaux

sur les réseaux comme c’est le cas aujourd’hui dans les différents pays qui ont tous adopté le

GSM, l’harmonisation des technologies pour les réseaux 3G dans l’espace de la Communauté

pourrait être envisagée.





5.1.2 Infrastructure inter Etatique

La mise en œuvre du roaming CEDEAO suppose l’existence d’une infrastructure

d’interconnexion inter Etatique fiable (capacité et disponibilité), pour le transport des

différentes informations (signalisation, voix, données) entre les réseaux des différents pays de

la Communauté. Les chaînons manquant pour les interconnexions directes des différentes

capitales sont à compléter, à l’image des liaisons par fibre optique existantes ou planifiées.







47

5.2 Architectures de roaming des réseaux futurs

Compte tenu de la nature du réseau de transport des technologies 2.5G et 3G basée sur la

commutation de paquets, de nouveaux aspects de roaming doivent être considérés par rapport

au roaming classique entre réseaux 2G de nature basée sur la commutation de circuits.

L’Association GSM a défini deux architectures possibles de roaming entre les réseaux 2.5G

est-à-dire les réseaux GPRS (General Packet Radio Service) [10][11]. A noter que ces

c'

architectures sont aussi valables également pour les réseaux 3G.

le roaming ISP (Internet Service Provider)

Dans ce type de roaming, c’est le réseau visité qui fourni le service GPRS, y compris la

connexion à l’Internet.

le roaming HPLMN (Home Public Land Mobile Network)

Dans ce type de roaming, c’est plutôt le réseau d’origine qui fourni le service GPRS, le

réseau visité ne fourni que la connectivité par l’interface air et se contente d’acheminer le

trafic vers le nœud de la passerelle GPRS du réseau d’origine.

L’implémentation du roaming ISP semble être moins coûteuse, mais en revanche ce type

de roaming présente des limitations en terme de sécurité et de qualité de service.

La tendance est donc à l’implémentation du roaming HPLMN qui présente une plus grande

sécurité, garantit une meilleure qualité de service et en outre permet un meilleur suivi de

l’activité des clients en roaming. Il ne sera donc question que de ce type de roaming

désormais. En revanche, pour ce type de roaming, des composants supplémentaires sont à

prévoir de même qu’un backbone inter-PLMN doit être créé entre les différents réseaux

mobiles impliqués pour le transport du trafic de roaming et des données nécessaires à l’inter

fonctionnement de ces réseaux.





5.3 Différentes alternatives d’interconnexions

S’agissant des possibilités d’interconnexion des réseaux 2.5 où 3G (connexions inter-

PLMN), deux options existent [12]:

les connexions directes entre les PLMN ;

la connexion à travers un réseau de roaming GPRS. En rappel, le réseau de roaming

GPRS demeure au passage à la 3G.









48

5.3.1 Connexions directes

Les connexions directes entre opérateurs peuvent être réalisées de trois manières :

par encapsulation à travers le réseau public IP (mais problèmes de sécurité !) ;

par des liaisons louées directes (beaucoup sécurisées, mais problèmes de coût !) ;

par des VPN (Private Virtual Network) (mais complexité si grand nombre !).

De fait, la mise en œuvre d’une liaison d’interconnexion directe entre deux opérateurs doit

être considérée comme une solution alternative à court terme compte tenu soit de la sécurité,

soit du coût et de la complexité d’implémentation au fur et à mesure que le nombre de

partenaires de roaming augmente de même que les utilisateurs du service.





5.3.2 Réseau de roaming GPRS

Pour une solution à long terme donc, l’option du réseau de roaming GPRS (encore appelé

GRX : GPRS Roaming Exchange) est la mieux acceptée par les opérateurs. Au minimum, un

GRX est constitué d’un router, d’une connexion vers un réseau GPRS ou 3G et d’une

connexion vers un autre nœud GRX.

Les GRX fournissent donc des connectivités IP dédiées entre les différents réseaux GPRS

et 3G pour router le trafic roaming vers le réseau d’origine. Le réseau GRX offre une grande

sécurité et une meilleure qualité de service car il est uniquement dédié au transport du trafic

roaming des opérateurs mobiles.

L’implication d’autres acteurs dans la mise en œuvre du roaming 2.5G ou 3G à savoir les

opérateurs GRX qui peuvent être d’autres opérateurs mobiles (par exemple France Telecom,

Telecom Itali, T-Systems etc.), des fournisseurs d’accès Internet (Cable&Wireless, Equant,

Infonet etc.), des chambres de compensation (Comfone etc.).

Il existe à ce jour trois points d’interconnexions des opérateurs GRX dans le monde : deux

points à Amsterdam [13] et un point à Singapour.









49

5.4 Scénarios de mise en œuvre

5.4.1 Objectifs

La forme de roaming pour les réseaux mobiles futurs à mettre en œuvre dans l’espace de la

Communauté devra répondre à un certain nombre d’objectifs :

facteur d’intégration, ce service devra être accessible au plus grand nombre

est-à-dire d’une part adapté à la structure de la clientèle actuelle

d’utilisateurs c'

composé d’abonnés postpaid et surtout d’abonnés prépaid à plus de 96% dans certains

réseaux ; d’autre part, son coût devra être à la porté du pouvoir d’achat de cette

majorité ;

est-à-dire que les charges induites lors de la mise

être profitable pour les opérateurs : c'

en œuvre de même que les charges d’exploitation doivent être réduites ;

préserver et même favoriser la compétitivité dans le domaine.

Dans le cas de l’espace CEDEAO, quatre modèles de mise en œuvre seront analysés à

savoir : le modèle bilatéral, le modèle de regroupement, le modèle par intermédiaire, et enfin

le modèle centralisé





5.4.2 Modèle bilatéral

Dans ce type de modèle [14], l’initiative est laissée à chaque opérateur de l’espace de la

Communauté de conclure des accords de roaming avec un autre opérateur dans l’espace de la

Communauté, y compris aussi les ressources de transport. Les accords sont établis au rythme

et au gré de l’opérateur selon la rentabilité par exemple des échanges avec tel ou tel opérateur

dans tel pays.





5.4.3 Modèle de regroupement

Dans le modèle de regroupement [14], des alliances entre opérateurs de la Communauté

sont formées. Chaque famille d’opérateurs mobiles forme un opérateur GRX. On aura donc

dans l’espace de la Communauté plusieurs opérateurs GRX.





5.4.4 Modèle par « intermédiaire »

Nous appelons ce modèle par des intermédiaires le modèle dans lequel les différents

accords de roaming entre les différents opérateurs sont conclus par l’intermédiaire d’autres

acteurs en dehors de l’espace de la Communauté : cela peut être des opérateurs GRX, des

Chambres de compensation etc., intervenant sur le plan international.







50

5.4.5 Le modèle centralisé

Dans le modèle centralisé [14], l’opérateur GRX est une structure dont le but premier n’est

pas le profit. Ce type de modèle correspond à la vision pour la mise en œuvre d’un roaming

international basé sur des traités inter gouvernementaux.





5.4.6 Avantages et inconvénients de chaque modèle

Le tableau 12 ci-dessous montre les avantages et les inconvénients de chaque modèle selon

plusieurs critères du point de vue de l’opérateur.





Modèle Bilatéral Regroupement Intermédiaire Centralisé Commentaires

Nombre de contrat de

roaming à conclure Elevé Moyen Petit Petit

Rapidité de mise en œuvre Rapide car un seul

Lent Moyen Rapide Rapide point de connexion

Complexité de mise en Faible car un seul

œuvre Elevé Elevé Moyen Faible point de connexion

Complexité du contrat Faible car accord en

Elevé Moyen Faible Faible avec une seule entité

Coût de l’accord Elevé Moyen Moyen Faible Faible car les coûts

sont repartis

Structure de gestion Distribuée Distribuée Centralisée Centralisée

Contrôle sur les partenaires Aucun moyen si

Grand Moyen Aucun Grand intermédiaire

Contrôle du tarif par Contrôle du coût par

régulateur Non Non Non Oui les régulateurs

Faible profit car

Profit Moyen Grand Grand Faible contrôle du coût

Compétition sur les non si offres

fonctionnalités du roaming Non Oui Oui Non/oui standards proposées

aux opérateurs

Contrôle des standards de

spécifications GSM GSM MoU Opérateurs Inter

MoU gouvernemental



Tableau 12: Comparaison de différents modèles de roaming









51

5.5 Proposition d’un modèle pour l’Afrique de l’Ouest

5.5.1 Justifications de la proposition

Le modèle centralisé parait mieux répondre aux objectifs du roaming tels que définis

précédemment pour l’Afrique de l’Ouest. En effet, ce modèle permet d’une part un contrôle

du coût des services par les différents régulateurs. D’autre part, sa mise en œuvre est moins

coûteuse pour les opérateurs qui se repartissent les charges ; ensuite le coût d’utilisation

pourrait être basé uniquement sur les transactions et l’usage des ressources ce qui réduit les

différents coûts donc augmente le profit pour les opérateurs.

Enfin, un des avantages et non des moindres est le développement de l’infrastructure inter

Etatique que ce modèle entraînera. Des liens directes entre au moins les différentes capitales

devront être créé pour le transport des différents signaux (signalisation, voix, données) entre

les réseaux. Cet aspect à fait l’objet d’une étude sur les besoins en infrastructures large bande

en Afrique de l’Ouest, réalisée par l’UIT/BDT en 2005.





5.5.2 Proposition de création d’une structure inter Etatique

Pour la mise en œuvre du roaming au sein de l’espace CEDEAO, une structure inter

Etatique pourrait être créé et qui jouera à l’endroit des différents opérateurs de la

Communauté les rôles suivants :

Roaming Broker ;

Chambre de compensation ;

Opérateur GRX ;

Elle pourra également jouer les rôles de partenariat avec les structures équivalentes dans le

monde et de représentativité au niveau des organismes de normalisations (exemple

Association GSM) où des spécificités propres à la Communauté seront portées et défendues.









52

5.5.3 Architecture technique en tant que FSG

L’architecture technique proposée ici pour la structure en tant que fournisseur de service

GRX (FSG) est conforme à celui de l’Association GSM [12].



Opérateur A

Réseau 2.5G ou 3G Central Exchange Point



Layer 1

connexion Switch

Opérateur C

Réseau 2.5G ou 3G GRX

Layer 2

connexion

Opérateur B

Réseau 2.5G ou 3G

Layer 3

connexion









Figure 21 Architecture du FSG régional



Les opérateurs n’ont pas de lien international direct les uns avec les autres. Tous les trafics

de roaming sont centralisés au Point d’Echange Central (Central Exchange Point) puis repartis

conformément aux accords de roaming bilatéraux conclus entre opérateurs. Le Point

d’Echange Central offre au choix, des connexions dédiées de couche 1, 2 ou 3 aux opérateurs.

Le Point d’Echange Central consiste en un ou une série de commutateurs et un ou plusieurs

GRX. Le commutateur fournit juste la connectivité aux opérateurs et il n’a aucun contrôle sur

les décisions de routage, fonctions dévolues aux routeurs des opérateurs. La connectivité vers

les opérateurs de la Communauté est assurée par le routeur de l’opérateur et vers les autres

opérateurs en dehors de l’espace de la Communauté par le routeur au niveau du GRX. Le

GRX est lui-même connecté à d’autres GRX, faisant ainsi partie du backbone mondial de

roaming GRX.

Les avantages de cette architecture sont les suivantes :

chaque opérateur n’a qu’un seul point de connexion avec le point d’échange central

pour son trafic roaming quel que soit la provenance (d’un opérateur de la

Communauté ou pas) ;

le niveau de connectivité à mettre en œuvre par l’opérateur (qualité et capacité) est

fonction des besoins (volumes et types de trafic)









53

de plus, les décisions de routage sont sous le seul contrôle de l’opérateur et non du

commutateur ou de l’opérateur GRX.









6. RECOMMANDATIONS

Pour la mise en œuvre du projet, les aspects ci-dessous pourront être considérés :

6.1.1 Phases de réalisation

La création d’une structure inter Etatique pour le roaming régional devra s’inscrire dans

une vision à court et à long terme. En effet, il serait souhaitable que la réalisation du projet

s’effectue suivant une approche progressive en deux phases, pour tenir compte de la situation

actuelle des réseaux mobiles de la Communauté et ensuite de leur évolution.

Phase 1

Compte tenu de la technologie utilisée et du niveau de déploiement des réseaux mobiles

dans les différents Etats, une structure inter Etatique devrait être rapidement créée afin de

prendre en charge le roaming 2G des réseaux existants. Les principales missions de cette

structure pourraient être :

l’implémentation d’une plate forme de roaming international pour réseaux 2G ;

la mise en œuvre et la gestion de ressources internationales pour le roaming ;

l’implémentation et la gestion des accords de roaming 2G entre opérateurs ;

la gestion des données de facturation et comptable du trafic de roaming ;

l’offre de service roaming aux opérateurs ;

la représentation et la défense des intérêts des pays de la Communauté au sein des

instances internationales notamment l’Association GSM.

Les prestations de services ne devraient pas se limiter uniquement aux seuls opérateurs de

l’Afrique de l’Ouest.

Phase 2

Cette phase sera caractérisée essentiellement par une mise à niveau et une évolution

architecturale des infrastructures internationales et de la plate forme de roaming pour tenir

compte de l’évolution des réseaux mobiles vers la 2.5G et/ou 3G. Un réseau intégré, « tout

IP » et multiservices devra être dans ce cas mis en œuvre pour assurer tout type de roaming

(inter technologie, régional, national) et offrir aux opérateurs mobiles tous les services de

roaming 2.5G et 3G.







54

6.1.2 Définition d’un cadre d’échanges

Ce cadre pourrait réunir différents acteurs impliqués dans la réalisation du projet de même

que les partenaires à savoir :

les différents régulateurs organisés au sein de l’ARTAO (Association des Régulateurs

des Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest) et les différents opérateurs de la

Communauté afin de s’imprégner des enjeux de la mise en œuvre du roaming au sein

de la Communauté;

les partenaires de financement tels que la BOAD et le secteur privé de l’espace de la

Communauté qui devront être fortement impliqués ;

les partenaires institutionnels telle que l’UIT pour l’expertise technique.





6.1.3 Domaine technique

Dans le domaine technique, les aspects suivants pourront être considérés :

Une priorité accrue devrait être accordée au développement de l’infrastructure inter

Etatique considérée comme un préalable à l’interconnexion des différents réseaux de

la Communauté ;

l’interopérabilité des différents réseaux et l’inter fonctionnement des terminaux sur ces

réseaux dans l’espace de la Communauté doivent être préservés. Les régulateurs et les

opérateurs devraient trouver un compromis en vue d’une harmonisation des

technologies 3G dans l’espace communautaire ouest africain.





6.1.4 Domaine réglementaire

Sur le plan de la réglementation, les dispositions suivantes pourront être prises :

une nouvelle approche de la régulation du secteur des télécommunications devra être

définie dans un cadre communautaire tel que préconisé par le projet d’harmonisation

du marché des TIC en Afrique de l’Ouest exécuté par l’UIT sur financement de

l’Union Européenne avec pour objectifs :

- d’harmoniser les différentes lois de réglementation dans l’espace de la

Communauté ;

- de répondre aux évolutions technologiques ;

- de prendre en compte le développement de nouveaux marchés ;

- de promouvoir la concurrence dans l’espace communautaire;









55

une réflexion pourra d’ores et déjà être entreprise sur les conditions d’attribution des

licences 3G et leurs implications sur:

- l’architecture des réseaux nationaux ;

- la disponibilité du spectre ;

- la compétitivité des opérateurs sur le plan national et régional ;

- les coûts des services ;





6.1.5 Observatoire des réseaux mobiles

L’idée d’un observatoire des TIC dont le service mobile est une composante importante,

se justifie très amplement par les enjeux sans cesse évolutifs de la société de l’information en

cours de construction. Un observatoire sous régional permettrait de structurer les données de

base du secteur, assorti d’analyses prospectives susceptibles d’éclairer la décision de

développement et d’intégration des réseaux.





La mise en œuvre d’un tel projet devra se faire au vu d’une analyse exhaustive de

l’existant sous ses différents aspects de réglementation, des réseaux et des services mobiles

dans les pays de la Communauté. Pour cela, il est indispensable de disposer des données

fiables, ce qui est loin d’être le cas actuellement comme l’atteste les difficultés rencontrées

durant la présente étude.

Afin de jeter les bases d’une collecte de données structurées, deux séries de questionnaires

ont été élaborées à l’intention des opérateurs et des autorités de régulation des pays de la

Communauté. L’UIT, en collaboration avec la CEDEAO et l’UEMOA, pourrait assurer la

coordination de la mise en œuvre de ces questionnaires ainsi que leur ventilation pour la

collecte des données de base.









56

Conclusion

Les réseaux mobiles GSM dans l’espace CEDEAO ont connu une forte croissance

soutenue ces quatre dernières années, avec des taux de pénétration largement supérieurs à

ceux de la téléphonie fixe dans l’ensemble des pays de la Communauté.

La libéralisation du secteur des télécommunications et l’adaptation de l’offre à la demande en

sont les principales raisons, laissant de ce fait entrevoir toujours une tendance à la croissance

au vu des besoins encore à satisfaire. Mais pour autant, les services proposés de même que les

pratiques tarifaires sont d’une très grande disparité d’un opérateur à l’autre et d’un pays à

l’autre au sein de la Communauté.

Dans le contexte de mutation des réseaux vers la 2.5G et la 3G, le roaming, bien plus qu’un

service, apparaît comme un facteur d’intégration économique et social pour les pays de la

CEDEAO. D’où la nécessité d’une étroite collaboration entre les acteurs des différents pays

de la Communauté et de la définition d’une approche commune de la réglementation des

télécommunications pour la mise en œuvre du roaming au niveau régional.

La mise en œuvre du roaming communautaire est indispensable pour la promotion des

échanges intra sous régionaux et au développement d’un réseau et des services mobiles

intégrés dans l’espace CEDEAO.









57

ANNEXE 1 : LISTE DES DIFFERENTS OPERATEURS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST





ANNEXE 2 : CARTES DE RECHARGES ET CARACTERISTIQUES D’USAGE





ANNEXE 3 : PARTENAIRES DE ROAMING PAR OPERATEUR ET PAR PAYS





ANNEXE 4 : QUESTIONNAIRES









58

ANNEXE 1 : LISTE DES DIFFERENTS OPERATEURS DE L’AFRIQUE DE L’OUEST







Pays OPERATEURS Date de lancement Technologie

Bell Benin Communications (BBCOM) Nov. 2002 GSM900/1800

Office Postes Télécommunications Bénin Mai 2000 GSM 900

BENIN

Spacetel-Benin(Areeba) Juin 2000 GSM 900

Telecel Benin Ltd Juil. 2000 GSM 900

Celtel Burkina Faso Jan. 2001 GSM 900

BURKINA FASO Onatel-TelMob Dec. 1996 GSM 900/1800

Telecel Burkina Faso Dec. 2000 GSM 900

CAP VERT Cap Verde Telecom(CVMOVEL) Dec. 1997 GSM 900

Loteny Telecom (Telecel) Oct. 1996 GSM 900

IVOIRE

COTE D'

Orange CI Oct. 1996 GSM 900

Africell (Gambia) Ltd Oct. 2001 GSM 900

GAMBIE

Gambia Telecommunications Cellular Company (Gamcell) Mai 2001 GSM 900

Ghana Telecommunications Company Ltd Sep. 2000 GSM 900

GHANA Millicom Ghana limited (MOBITEL) Juil. 2002 GSM 900

Scancom Ltd (Spacefon areeba) Nov. 1996 GSM 900

Sotelgui sa (LAGUI) Dec. 1997 GSM 900

GUINEE Spacetel Guinee Sep. 1997 GSM 900

Telecel Guinee SARL Jan. 2000 GSM 900

Guinetel GSM 900

GUINEE BISSAU

Spacetel Guinee-Bissau SA Dec. 2003 GSM 900

Atlantic Wireless (Liberia) Inc (LIBERCELL) Mar. 2004 GSM 900

Celcom telecommunications, Inc Sep. 2004 GSM 900/1800

LIBERIA

Commium Services BVI Août 2004 GSM 900

Lonestar Communications corporation (Lonestar cell) Mai 2001 GSM 900

IKATEL SA Fév. 2003 GSM 900

MALI

Malitel sa Oct. 2000 GSM 900

Celtel Niger Sep. 2001 GSM 900

NIGER Sahel-Com (SahelCom) Août 2002 GSM 900

Telecel Niger SA Dec. 2003 GSM 900

Globacom Ltd. (Glo Mobile) Juil. 2003 GSM 900/1800

MTN Nigeria Communications Ltd Août 2001 GSM 900/1800

NIGERIA

Nigerian Mobiles Telecommunications Ltd (M-TEL) Oct. 2001 GSM 900/1800

Vee networks limited (Vmobile Nigeria) Août 2001 GSM 900/1800

SENTEL GSM SA Avr. 1999 GSM 900

SENEGAL

Sonatel (Alize) Juil. 1996 GSM 900

Celtel (SL) Ltd Avr. 2000 GSM 900

Commium Sierra leone INC Oct. 2004 GSM 900/1800

SIERRA LEONE Datatel GSM GSM 900/1800

LINTEL Ltd Oct. 2004 GSM 900

Millicom SL Mai 2001 GSM 900

Telecel Togo Dec. 1999 GSM 900

TOGO

Togo Telecom (Togocel) Sep. 1997 GSM 900

Source : Association GSM [15]









59

ANNEXE 2 : CARTES DE RECHARGES ET CARACTERISTIQUES D’USAGE

Les différents types de cartes de recharges et leurs caractéristiques d’usage chez différents opérateurs de l’Afrique de l’Ouest



Types de cartes (en USD TTC) 1,89 2,83 3,77 4,72 7,55 9,43 14,15 18,86 28,30 37,73 47,16 56,59 94,32 113,19 150,92 188,65

Pays OPERATEURS

Spacetel-Benin(Areeba) / / 90 / / 90 / / 90 / /90

Telecel Benin Ltd 30 / 30 / 30 / 30 / 60 / 60 / 60 / 60 / 60 / 60 /

Celtel Burkina Faso / / 90 / / 90 / / 90 / / 90 / / 90

BURKINA FASO Onatel-TelMob 20/10/5 60/15/10 60/20/15 90/25/15 90/25/15

Telecel Burkina Faso

CAP VERT Cap Verde Telecom(CVMOVEL)

Loteny Telecom (TELECEL)

IVOIRE

COTE D'

Orange CI / /90 / / 90 / / 90 / /90 / / 90 / /90

Africell (Gambia) Ltd

GAMBIE

Gambia Telecommunications Cellular Company

Ghana Telecommunications Company Ltd

GHANA Millicom Ghana limited (MOBITEL)

Scancom Ltd (Spacefon areeba) 45 /10/ 90 45 /10 /90 60 /10 /90 60 /10 /90

Sotelgui sa (LAGUI)

GUINEE Spacetel Guinee

Telecel Guinee SARL

Guinetel

GUINEE BISSAU

Spacetel Guinee-Bissau SA

Atlantic Wireless (Liberia) Inc (LIBERCELL)

Celcom telecommunications, Inc

LIBERIA

Commium Services BVI

Lonestar Communications corporation (Lonestar cell)

IKATEL SA 5 / 14/ 5 /14 / 15/ 30 / 30/ 60 / 60/90 / 60/120 /

MALI

Malitel sa

Celtel Niger / / 90 / / 90 / / 90 / / 90 / / 90 / / 90

NIGER Sahel-Com (SahelCom)

Telecel Niger SA

Globacom Ltd. (Glo Mobile)

MTN Nigeria Communications Ltd

NIGERIA

Nigerian Mobiles telecommunications Ltd (M-TEL)

Vee networks limited (Vmobile Nigeria) 7 / 90 / 17 / 90 / 27 / 90 / 67 / 90 / 367/ 90 /

SENTEL GSM SA 10 / / 10 / 30/ 60 / 60 60/ 60 / 60 /60 /

SENEGAL

Sonatel (Alize) 15/ / 60/ / 60/ / 90/ /

Celtel (SL) Ltd

Comium Sierra leone INC

SIERRA LEONE Datatel GSM

LINTEL(Sierra leone) Ltd

Millicom SL

Telecel Togo

TOGO

Togo Telecom (Togocel) 45 / 15 / 60/ 60 / 60 / 90 /

Sources données : site Web des opérateurs [5]

1 USD = 530,09 FCFA à la date du 15 août 2005

X/Y/Z : Délai de validité du crédit (en jours) / Délai de grâce (en jours) / Délai de suspension (en jours) ; la résiliation interviendra à la fin de X+Y+Z jours

X/ / : Pas de suspension ni de résiliation, seul le crédit non consommé est perdu à la fin de X jours.

X/ Y/ : Crédit perdu à la fin de X jours et délai de grâce de Y jours ; le compte sera résilié à la fin de X+ Y jours

/ /Z : Crédit perdu et compte résilié à la fin de Z jours

ANNEXE 3 : PARTENAIRES DE ROAMING PAR OPERATEUR ET PAR PAYS

ANNEXE 4

QUESTIONNAIRES



Les deux séries de questionnaires sont destinées aux opérateurs et aux régulateurs des pays de

l’Afrique de l’Ouest.

2.5G : Réseaux mobiles de génération intermédiaires comme le GPRS

2G : Réseaux mobiles de deuxième génération comme le GSM

3G : Réseaux mobiles de troisième génération comme l’UMTS

ADSL : Asynchronous Digital Subscriber Line

AMPS : Advanced Mobile Phone Service

ARTAO : Association des Régulateurs des Télécommunications de l’Afrique de l’Ouest

BDT : Bureau de Développement des Télécommunications

BOAD : Banque Ouest Africaine de Développement

CDMA : Code Division Multiple Access

CEDEAO : Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest

CMTL : Centre régional de Maintenance des Télécommunications

EDGE : Enhanced Data rates for Global Evolution

ETACS : Extended Total Access Communications System

GPRS : General Packet Radio Service

GRX : GPRS Roaming Exchange

GSM : Global System for Mobile Communications

HPLMN : Home Public Land Mobile Network

IOT : Inter Operator Tarrif

IP : Internet Protocol

ISP : Internet Service Provider

PDH : Plesiochronous Digital Hierachy

PLMN : Public Land Mobile Network

RNIS : Réseau Numérique à Intégration de Services

SDH : Synchronous Digital Hierachy

SIM : Subscriber Identity Module

SMS : Short Message Service

STIRA : Standard Terms of Roaming Agreements

TIC : Technologies de l’Information et des Communications

UEMOA : Union Economique et Monétaire Ouest Africain

UIT : Union International des Télécommunications

UMTS : Universal Mobile Telecommunications System

USSD : Unstructured Supplementary Service Data

VPN : Private Virtual Network

W-CDMA : Wide Code Division Multiple Access

Wi-Fi : Wireless Fidelity

WLAN : Wireless Local Area Network

[1 ] http://www.ecowas.int/



[2] Sites de quelques Autorités de Régulation des Télécommunications des pays de la

CEDEAO :

http://www.art-telecom-senegal.org/

http://www.artel.bf/

http://www.artp.tg

http://www.atci.ci/

www.ncc.gov.ng

www.opt.bj



[3] Aude Curot, Laura Ziliani, Stefan Lindemann

Mémoire de fin de semestre, IEP de Paris, 1 juin 2003

Quels sont les acteurs en place dans un projet de développement des télécommunications

en Afrique ?



[4] Site de quelques opérateurs des pays de la CEDEAO :

http://www.telecel-benin.com/

http://www.vmobile-nigeria.com/

http://www.areeba.com.bj/

http://www.onatel.bf/telmob/

http://www.telecelfaso.bf/

http://www.orange.ci/

http://www.malitel.com.ml/

http://www.bf.celtel.com/fr/

http://www.sentel.sn/

http://www.alize.sn/

http://www.ikatel.net/

http://www.togocel.tg/

http://www.telecel.tg/



[5] International Roaming:

A Way Forward

Final version of a paper presented at

IBC’s 9th Annual Conference

”Communications and EC Competition Law”

Brussels, 14-15 October 2004



[6] http://www.gsmworld.com/using/billing/potential.shtml



[7] Game analysis: Roaming agreements

Olli-Pekka Pohjola

Nokia Research Center



[8] http://www.gsmworld.com/roaming/gsminfo/index.shtml

[9] UMTS : Les origines, l’architecture, la norme. (Page 12)

Pierre Lescuyer, Dunod, Paris, 2001



[10] GSM Association

PRD IR.33 GPRS Roaming Guidelines

Version 3.2.0

3 April 2003



[11] GSM Association

IR.50 2G/2.5G/3G roaming

Version 3.1.1

April 2004



[12] GSM Association

IR.34 Inter-PLMN Backbone guidelines

Version 3.5.2

August 2004



[13] AMX-IX homepage, URL: http://www.amsix.net/memlist/index.html



[14] Roaming Dynamics in GPRS and Beyond: Options and Strategies

Olli-Pekka Pohjola, Nokia Research Center, Finland

K.R.Renjish Kumar, Networking Laboratory, Helsinki University of Technology, Finland

Heikki Hämmäinen, Networking Laboratory, Helsinki University of Technology, Finland



[15] http://www.gsmworld.com/


Related docs
Other docs by giovanniviza
By registering with docstoc.com you agree to our
privacy policy

You are almost ready to download!

You are almost ready to download!