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Les Nouvelles de Birmanie

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Les Nouvelles de Birmanie Powered By Docstoc
					                                 Les Nouvelles de Birmanie
                                                                                                       M A I   2 0 1 0
Info Birmanie
74, rue Notre Dame des


                                 Edito
Champs
75006 Paris


SOMMAIRE :
                                 Le 13 avril dernier marquait la célébration de la fête de l’eau en Birmanie. Un mois
 Actualités                     plus tard, une sévère pénurie d’eau touche le pays : avec des températures records
                                 atteignant les 45°, de nombreux points d’eau dans des régions telles que Rangoon
L’appel contre              la
                                 et Mandalay ont été complètement asséchés. Victimes de déshydratation et de
dissolution de la LND
                                 malaises cardiaques, plusieurs centaines de personnes ont péri… sous l’œil froid
rejeté; la junte manipule le     des autorités : aucun état d’urgence humanitaire n’a été décrété ; aucun système
processus électoral; un          national d’aide en approvisionnement d’eau n’a été mis en place malgré les dires
prisonnier politique est         des médias pro-junte. En réalité, le régime tente de s’attribuer les efforts des
décédé en prison, un autre       quelques organisations non gouvernementales birmanes et occidentales qui
est en besoin urgent de          tentent d’approvisionner en eau des populations démunies.
soins; le risque de conflit
fait fuir les populations des
                                 Outre la canicule, c’est le système défaillant d’alimentation en énergie qui rend la
                                 situation ingérable. En effet, le recours aux pompes électriques est nécessaire pour
régions frontalières;
                                 accéder aux réserves d’eau et assurer un approvisionnement adéquat. Ce problème
pressions sur Total pour
                                 systémique ne date pas d’hier, mais la canicule l’a mis en exergue.
plus de      transparence; les
sanctions américaines            Pourtant, les caisses de l’Etat sont loin d’être vides… En octobre 2009, Total a
renouvelées; rencontre           précisé avoir versé au régime militaire birman la modique somme de 254 millions
ministérielle UE-ASEAN           de dollars en 2008 au titre de la participation de l’entreprise dans le contrat
                                 Yadana. Info Birmanie s’est rendu le 21 mai à l’Assemblée générale des
 Eclairage                      actionnaires de Total pour interroger les dirigeants de l’entreprise sur ses
Capitalisme, népotisme et        initiatives de « transparence ». Total a répondu que ces efforts de transparence
carences d’énergie en
                                 étaient du ressort des autorités du pays, s’empressant de préciser que le groupe
                                 versait l’argent au « gouvernement » birman et non pas à la « junte »…
Birmanie
                                 L’hypocrisie de Total ne fait pas seulement écho à celle des généraux, elle la
 Regard sur...                  cautionne. Alors que l’entreprise multinationale n’est soumise à aucune contrainte
Le Care Villa Camp à Mae         contractuelle quant à la publication détaillée des sommes versées au régime
La, pour aider les victimes      militaire, elle s’obstine à dissimuler ces chiffres… Ce refus de transparence laisse à
de mines anti-personnelles.      penser que les montants en question sont probablement bien supérieurs aux
                                 sommes officiellement annoncées, ce qui accréditerait la thèse selon laquelle Total
 Un pays, des peuples           continue aujourd’hui d’être le premier sponsor financier de la dictature. Au vu de
                                 la situation humanitaire tragique endurée par la population birmane, on est loin
Les Môns
                                 de la contribution « positive » que Total ‘vend’ à ses actionnaires pour justifier le
                                 maintien de ses activités en Birmanie.
 Evènements

 Passons à l’action!
                                                                                                        Bonne lecture,
 Nous soutenir, nous
 rejoindre                                                                                  L’équipe d’Info Birmanie
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Elections
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                                                    Actualités
L’appel d’Aung San Suu Kyi contre la dissolution de la LND rejeté par la Cour Suprême
Le 6 mai, la Cour Suprême a rejeté les requêtes déposées contre Than Shwe au nom d’Aung San Suu Kyi et de la LND,
demandant l’annulation d’une disposition de la loi électorale qui oblige le parti à se séparer de son chef de file afin de pouvoir
participer aux premières élections organisées depuis vingt ans dans le pays. La LND avait annoncé le 29 mars qu'elle refusait
d'exclure Aung San Suu Kyi de ses instances et boycotterait les élections législatives. Le rejet de cet ultime recours en justice
signe ainsi la dissolution officielle du premier parti de l’opposition.
La commission électorale autorise le SNDP à participer aux élections
Le 3 mai, la commission électorale a donné l’autorisation au Shan Nationalities Democratic Party (SNDP) de participer aux
prochaines élections législatives. Au total, seuls 8 des 39 partis qui ont fait une demande d’enregistrement auprès des
autorités ont reçu pour l’instant l’autorisation de participer aux élections.
L’art des généraux de manipuler le processus électoral
En vue des élections de cette année, la junte multiplie les petites manoeuvres pour s’assurer la victoire. Avant la dissolution
de la LND, les généraux tentaient de discréditer leur principal rival en accusant le parti d’avoir fomenté les récents attentats à
la bombe. Ce mois-ci, le premier ministre Thein Sein et 25 autres leaders de la junte ont démissionné de leurs postes
gouvernementaux afin d’intégrer l’Union Solidarity and Development Party (USDP). Ce parti nouvellement formé
permettrait aux représentants de la junte de se présenter aux prochaines élections sous couverture civile.
De plus, l’organisation pro-junte chargée de faire campagne pour l’USDP - la Union Solidarity and Development
Association (USDA) – tente d’acheter des votes auprès du peuple birman. Dernier exemple en dates avec les Rohingyas
d’Arakan alors même que les autorités ne leur reconnaissent aucun droit, ne les considérant pas comme des citoyens
birmans. A l’instar du référendum constitutionnel de 2008, les Rohingyas se voient aujourd’hui promettre des cartes
d’identités temporaires leur permettant de voter et de se déplacer librement dans l’Etat d’Arakan.
Prisonniers politiques
Décès de Ko Kyaw Soe, prisonnier politique
Le 19 mai 2010 est décédé Ko Kyaw Soe, âgé de 39 ans et détenu à la prison de Myingyan. Membre du réseau de défense et de
         promotion des droits de l’homme (HRDP), il a été arrêté en septembre 2007 et condamné à 10 ans d’emprisonnement.
         Il est le 144ème prisonnier politique à décéder en prison en raison de l’absence d’accès aux soins, de malnutrition et de
         mauvais traitements.
         Appel rejeté pour un journaliste de la DVB condamnée à 27 ans de prison
         Le 5 avril dernier, Hla Hla Win, vidéo reporter pour la Democratic Voice of Burma (organisation à but non-lucratif
basée à Oslo, qui produit des programmes de radio et de télévision libre à destination de la Birmanie), a été condamné à 27
ans de prison : 20 ans pour avoir violé les lois draconiennes « Electronics Act » et « Video Act » , et 7 ans pour avoir violé
l’« Import-Export Act » (conduite de moto sans licence). Le 28 avril, la cour a rejeté l’appel de son avocat, qui a d’ores et déjà
annoncé son intention de l’interjeter, sa cliente n’ayant selon ses propres mots commis aucun acte illégal.
L’activiste et prisonnier politique Mya Aye dans un état de santé jugé critique
Mya Aye, 44 ans et membre du groupe étudiant « Génération 88 » et détenu à la prison de Taunggyi, souffre d’une angine de
poitrine, nécessitant un traitement médical urgent. Il souffre également d’hypertension, d’insuffisances cardiaques et de
problèmes gastriques. Des examens médicaux, réalisables uniquement à Rangoon, lui sont indispensables. Jusqu’ici rien n’a
été fait ; une autre crise angineuse sans accès aux soins médicaux d’urgence serait dramatique. Ses conditions de détention
aggravent parallèlement son état de santé : détenu avec des condamnés à mort, on lui refuse tout exercice. Il n’y a ni toilettes
ni eau courante dans sa cellule. Mya Aye a participé activement au soulèvement démocratique de 1988 ; arrêté en 1989, il a été
condamné à 8 ans de prison, puis a été relâché en 1996. En août 2007, il fut à nouveau arrêté, avec d’autres membres du
groupe, après avoir pacifiquement manifesté contre l’augmentation des prix. Exigez des soins pour Mya Aye, signez la
pétition : http://www.burmacampaign.org.uk/index.php/campaigns/actions/free-political-prisoners/political-prisoners-action
L’opposition
Décès de Soe Myint, figure historique de la Ligue nationale pour la Démocratie
Thakhin Soe Myint, politicien birman et membre de la LND, est mort le 21 mai à l’âge de 87 ans des suites d’une cardiopathie.
Soe Myint a été commandant de régiment dans l’armée menée par le héros national, le Général Aung San, pour
l’indépendance du pays. Son engagement politique s’est poursuivi au-delà de la victoire arrachée aux Britanniques en 1948 :
Soe Myint fut membre du Parti Socialiste, puis, après sa dissolution dans les années 1950, s’est rangé aux côtés du groupe
sympathisant communiste. En 1988, Soe Myint a confirmé son rôle majeur sur la scène politique birmane en rejoignant la
LND menée par Aung San Suu Kyi. Il a été élu membre du parlement à l’occasion des élections de 1990. Quelques semaines
avant son décès, il a contribué avec d’autres leaders de la LND à la prise de position officielle du parti, officialisant le refus de
participer aux élections de 2010.



                                                                              LES    NOUVELLES           DE    BIRMANIE
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                                                      Actualités
  Humanitaire
  L’inaction des autorités face aux températures record et pénuries d’eau
  Ces dernières semaines, des températures atteignant les 45 degrés celsius - un record en 30 ans - ont causé la mort de
  plusieurs centaines de personnes dans les districts de Rangoon et Mandalay. Selon un travailleur social, environ 200
  personnes meurent chaque jour dans le principal hôpital public de Mandalay. Ces températures extrêmes ont asséché
  plusieurs points d’eau dans de nombreux villages, donnant lieu à une pénurie d’eau potable. Plusieurs communautés ont
  reçu un approvisionnement d’urgence de la part de bénévoles et organisations non-gouvernementales. Cependant, selon
  certaines sources, l’organisation pro-junte the Union Solidarity and Development Association (USDA) aurait ordonné à
  ces ONG de marquer leurs véhicules d’un drapeau USDA, leur interdisant d’approvisionner ces populations en eau si elles
  refusaient d’obtempérer.
  Bilan sur la réponse post-Nargis : plus de fonds sont nécessaires pour la reconstruction
  Début mai, l’ONU a déclaré que plusieurs centaines de millions de dollars d’aide internationale étaient encore nécessaires
  pour la reconstruction suite au cyclone Nargis de 2008. Selon Bishow Parajuli, le coordinateur humanitaire de l’ONU en
  Birmanie : « deux ans après la catastrophe, de nombreuses carences menacent de ralentir et même d’interrompre les efforts
  de reconstruction sur le long terme. Seulement 180 des 690 millions de dollars nécessaires à la mise en œuvre du plan de
  reconstruction sur 3 ans ont été reçus. » Selon de récentes évaluations de l’ONU, environ 100.000 familles ont encore
  besoin d’aide pour reconstruire leurs maisons et 180.000 font face à de graves pénuries d’eau et ont besoin de soutien pour
  développer à nouveau une activité agricole ou retrouver du travail.
  Sécurité
  Explosion de 2 bombes dans le Nord Kachin, pas de mort ni de blessé
  Aucune personne n’a été blessée le 5 mai à Myitkyina, capitale de l’Etat Kachin, lors de l’explosion de deux bombes près
  d’une caserne de police située en centre-ville. L’attentat, de faible intensité, n’a causé ni dégâts ni morts ou blessés et n’a
  pas été revendiqué. Il y a plusieurs semaines s’était déjà produite dans la région une série d’explosions sur le site de
  barrages de Myitsone, le long de l’Irrawaddy, qui au total avait tué quatre ouvriers chinois et blessés douze autres.
  Le risque de guerre civile fait fuir les populations des régions frontalières
  Depuis le 22 avril, date de fin de l’ultimatum lancé aux groupes armés pour se transformer en gardes frontaliers, des
  centaines d’habitants de l’Etat Shan, d’origines Shan, Lahu, chinoise et thaïlandaise, mais aussi des familles de soldats de
  l’UWSA (groupe armé de l'ethnie Wa), se sont dirigés vers la frontière birmano-thaie. Ceci pour fuir un
  embrasement de la région qu’ils jugent inévitable puisque l’armée Wa refuse de respecter cette injonction officielle du
  gouvernement.
  Dans l’Etat Wa, il a été observé un déploiement le long de sa frontière sud-ouest avec la Birmanie par l’armée populaire de
  libération chinoise d'environ 5.000 soldats mais aussi d'unités de défense aériennes. Déploiement qui avait déjà eu lieu en
  février dernier pour prévenir tout déclenchement de conflit armé dans cette région birmane instable. Plus au nord, dans
  l’Etat Kachin, des flux significatifs de populations vers la province chinoise du Yunnan ont été notés, en prévision de
  l'ouverture de combats entre la KIO et l’armée birmane.
  Ce climat de fortes tensions entraine également une recrudescence du recrutement par les troupes birmanes de porteurs au
  sein des populations de ces régions, notamment dans les Etats Shan Nord et Kachin. Recrutements qui ne font que
  renforcer au sein des habitants le besoin de fuir.
  Economie
  Forte pression sur les compagnies pétrolières pour plus de transparence
  Un projet de loi introduit au Sénat américain en septembre 2009 par un groupe bi-partisan pourrait, si elle est
  votée, exiger des sociétés pétrolières, gazières et minières qui sont enregistrées auprès de la Commission sur les
  transactions en Bourse et en devise (SEC) à divulguer publiquement les revenus qu’elles paient aux gouvernements
  étrangers pour leurs investissements. Ayant pour objectif de réduire la corruption et l'insécurité dans le secteur, cette loi
  intitulée « Sécurité énergétique par la transparence » vise toutes les industries enregistrées à la SEC, qu'elles soient
  américaines ou non. Aussi les compagnies chinoise, indienne, française et sud-coréenne ayant investi en Birmanie seront
  elles-aussi concernées.
  C’est dans ce contexte qu’une campagne mondiale appelant Chevron, Total et la compagnie étatique thaïlandaise
  de pétrole à publier tous les montants payés à la junte birmane depuis les 18 dernières années a été lancée le 27 avril
  dernier par plus de 160 associations, syndicats et fonds d’investissement, mais également par des leaders politiques, comme
  l’ancien Premier ministre norvégien ou l‘ancienne présidente d'Irlande, Mary Robinson.




 LES    NOUVELLES          DE   BIRMANIE
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Nations unies et Communauté internationale
                                                      Actualités
Consensus des principaux partis politiques britanniques sur une position ferme vis-à-vis de la Birmanie

Durant la campagne électorale précédant les élections législatives qui ont eu lieu en mai Royaume-Uni, Burma Campaign UK a
interrogé les 3 principaux partis politiques du pays sur leur position vis-à-vis de la Birmanie. Le Labour Party, le Conservative
Party et le Liberal Party ont tous trois affirmé leur soutien à une politique de sanctions économiques ciblées, un embargo
mondial sur les armes et une commission d’enquête pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Kurt Campbell rencontre Suu Kyi et des leaders de la LND

L’entrevue à huis-clos, d’une heure environ, entre le secrétaire adjoint américain pour l'Asie de l'Est et le Pacifique et
l’opposante birmane s’est déroulée peu après l’annonce de la dissolution de la Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). Mais
aussi peu après l’appel du Sénat américain lancé à l’administration Obama de réviser sa politique d’engagement à l’égard de la
junte birmane faute d’effets concrets. Aucune déclaration sur le contenu-même des échanges n’a eu lieu ensuite.
Auparavant, Kurt Campbell avait discuté avec d’ex-cadres du parti d’Aung Suu Kyi, dont Win Tin, qui a insisté pour que « le
résultat des prochaines élections ne soit pas reconnu au niveau international ». Lors de sa déclaration publique, l’émissaire
américain ne s’est pas exprimé directement sur cet appel. Il a été certes fortement critique sur l'organisation des élections par
les autorités birmanes, mais sans être pour autant concret sur les sanctions qui seront prises par le gouvernement américain si la
junte ne prenait pas de "mesures immédiates pour ouvrir le processus" à l'opposition.
Lors de ce séjour en Birmanie, Kurt Campbell a pu également s'entretenir avec trois membres du gouvernement birman, ainsi
que des cadres des trois nouveau partis politiques qui devraient participer aux prochaines élections générales : le « Parti
démocratique » (DP), le « Parti national unitaire » (NUP) pro-junte et enfin le « Parti de la solidarité et du développement de
l'Union » (USDP), dirigé par le Premier ministre.
Renouvellement des sanctions US

En dépit de sa politique d’engagement diplomatique, le gouvernement américain a officiellement renouvelé ses sanctions à
l’égard de la junte militaire birmane pour une année supplémentaire. Le 14 mai, Barack Obama informait le Congrès de sa
décision, soutenant que « les actions et politiques mises en œuvre par le régime birman continuent de représenter une
menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale et à la politique étrangère des Etats-Unis. » Le gouvernement
américain impose des sanctions au régime birman depuis 1997, les renouvelant et les modifiant chaque année, s’opposant ainsi
clairement à l’absence de réformes démocratiques et la répression de masse que la junte exerce à l’encontre des opposants
politiques et des groupes ethniques. Les Etats-Unis sont l’un des critiques les plus virulents du régime birman et avaient rompu
toute relation diplomatique avec la junte jusqu'à l’an dernier, lorsque le gouvernement d’Obama a annoncé la mise en place
d’une politique d’engagement, tout en maintenant les sanctions existantes. Les Etats-Unis ont fermement critiqué le régime
pour avoir exclu Aung San Suu Kyi et son parti des élections prévues cette année.
Rencontre ministérielle entre l’UE et l’Asean

Une rencontre ministérielle s’est tenue à Madrid avec les ministres des pays européens ainsi que leurs homologues de
l’Asean. Ce rendez-vous politique a été l’occasion pour les ministres d’appeler les dirigeants birmans à assurer des élections
« crédibles, transparentes, démocratiques et inclusives ». Le communiqué commun des deux organisations régionales a rappelé
que la libération de « tous ceux maintenus en détention contribuerait à rendre cette élection plus inclusive et faciliterait une
transition politique pacifique ».
Le fait que le dossier birman ait été abordé est un point positif ; néanmoins plusieurs organisations de soutien à la Birmanie
regrettent le vocabulaire utilisé dans la déclaration conjointe : ainsi nulle mention des « prisonniers politiques », sont
uniquement mentionnées les personnes « maintenues en détention » : le régime birman insiste régulièrement sur le fait qu’il n’y
a en Birmanie aucun prisonnier politique ; de même est-il regrettable que l’UE et l’Asean encouragent le régime birman à
« continuer sa coopération de façon soutenue avec la communauté internationale » : continuer… ou plutôt initier !
Alors que l’Union européenne envisage d’envoyer une « mission exploratoire » en Birmanie, Info Birmanie tient à rappeler qu’il
est du devoir des Etats européens et asiatiques de presser les autorités birmanes de conduire dès à présent des réformes
tangibles et de mettre en place les nombreuses recommandations faites par l’ONU.




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                                                          Eclairage
Ce mois ci: Capitalisme, népotisme et carences d’énergie en Birmanie

Des entreprises proches de la junte retardent certains projets de construction.
C’est un secret de Polichinelle qu’en Birmanie la clé du succès dans les affaires est d’avoir des liens étroits avec les
généraux au pouvoir. On sait, en revanche, moins bien à quel point ce népotisme chronique affecte la vie du Birman moyen.
Récemment, les habitudes de la junte qui consistent à accorder des contrats lucratifs aux entreprises proches du    régime
ont été critiquées, ces dernières ayant échoué à améliorer l’électrification de Rangoon. Les généraux ont déclaré que le
projet de construction d’un pipeline du Golfe de Martaban jusqu’à l’ancienne capitale a été retardé pour cause de contrôles
de qualité. Ce projet, qui est estimé à environ 500 millions de dollars, est porté par la compagnie IGE Co Ltd, dirigée par
Nay Aung et Pyi Aung, tous deux fils du ministre de l’industrie, Aung Thaung. Cette entreprise est un gros fournisseur de
sous-stations et de transformateurs électriques ainsi que de pétrole et de gaz.
Quelques heures d’électricité par jour, voire rien
Avec l’élection qui arrive cette année, le régime avait promis d’accroître l’alimentation en énergie d’ici fin avril. Pour cette
raison, le ministre de l’énergie, Lun Thi, a poussé IGE à conclure le contrat pour le projet de construction du pipeline
seulement un mois avant la date limite de sa réalisation finale. Maintenant accusée de mauvais contrôles de qualité durant
le chantier, l’entreprise IGE accuse Lun Thi d’être responsable des problèmes auxquels elle doit faire face.
Les retards ne pouvaient arriver à un pire moment. En effet, la Birmanie doit actuellement affronter sa plus forte vague de
chaleur depuis des années, mettant à rude épreuve les ressources limitées de la capitale comme l’eau, pour laquelle le
recours aux pompes électriques est nécessaire pour y accéder et assurer un approvisionnement adéquate.
« C’est comme vivre en enfer », confie un membre d’une ONG. « La chaleur est intense et nous ne pouvons faire fonctionner notre air
conditionné et nos pompes à eau à cause du manque d’électricité. »
Les problèmes d’énergie à Rangoon n’ont rien de nouveau. Ces vingt dernières années, les gens qui vivent dans les plus
grandes villes de Birmanie ont dû se débrouiller avec quelques heures d’électricité par jour, pendant que les ruraux avaient
un accès encore plus restreint, voire inexistant.
Alors que le régime birman tente de trouver du soutien pour l’élection prochaine, la plupart des Birmans disent qu’ils sont
plus intéressés par l’amélioration de leurs conditions de vie. C’est pourquoi les généraux impliqués dans le projet du
pipeline ont récemment fait la promesse d’achever les 288 km (longueur du pipeline) prochainement, selon Weekly
Eleven, un journal privé publié à Rangoon.


Droits de radiodiffusion exclusifs pour un proche du régime
Pendant ce temps, la pratique de l’octroi de contrats mirobolants aux « copains » des
généraux continue. Le régime a récemment accordé des droits de diffusion exclusifs pour la
coupe du monde de football en Afrique du Sud à la compagnie Yangon Entertainment,
propriété de Zaw Min Aye, le fils du numéro 5 de la junte, le lieutenant Gen Tin Aye. Cela
signifie que tous les journaux spécialisés dans le sport devront demander la permission à
Yangon Entertainment pour couvrir un match pendant la coupe du monde.
D’ailleurs, en tant qu’acteur clé dans l’industrie du divertissement, Zaw Min Aye dirige
notamment une firme d’import-export avec en prime une concession pour importer des
voitures ainsi que des technologies de l’information.
L’entreprise Pyae Swan Yee Co, dirigée elle aussi par Zaw Min Aye est une des plus riches
du pays. Elle serait impliquée dans le marché des services, des composants             électriques,
de l’imprimerie et de l’édition. Zaw est aussi le propriétaire de l’hebdomadaire Ecovision,
basé à Rangoon ainsi que du nouveau journal Messenger.
                                            Article original paru dans The Irrawaddy, le 19 mai 2010




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  Ce mois ci: CARE Villa Camp, un refuge pour les victimes de mines anti-personnelles dans le camp de
  réfugié de Mae La, en Thaïlande

  « Dans mon village, je n’avais jamais vu un homme aveugle ou amputé d’un membre, aussi quand j’ai perdu la vue je me suis senti comme un raté
  et j’ai perdu tout espoir », dit Has Ka Tarai, 15 ans, réfugié au camp de Mae La en Thaïlande. Alors qu’il était âgé de 12 ans, les
  forces militaires birmanes ont brûlé son village, isolé au cœur de l’Etat Karen. Avec sa mère, il a fui dans la jungle pendant
  plusieurs jours avant de revenir. Sur le chemin du retour, tout excité de rentrer à la maison, il est tombé par terre et a
  touché une mine anti-personnelle avec son couteau avec lequel il avait l’habitude de jouer. Il se souvient avoir ressenti une
  douleur au niveau des yeux comme si quelqu’un tentait de retirer ses yeux de leur orbite. Il se souvient aussi du hurlement
  et des pleurs de sa mère. Il est alors devenu aveugle et presque sourd.
  Le garçon a été soigné deux mois plus tard quand est
  arrivé dans son village une équipe médicale des Free
  Burma Rangers. Après lui avoir prodigué les premiers
  soins et en raison de la gravité de ses blessures,
  l’association l’a amené à la « Care Villa Camp », une
  clinique créée en 2000 par une association karen, qui
  soigne les victimes de mines anti-personnelles du camp
  de réfugiés de Mae La.
  L’armée birmane dépose un grand nombre de mines anti-
  personnelles en dehors des villages qu’ils ont
  précédemment détruit afin de décourager les habitants
  de retourner chez eux. Les victimes de mines perdent
  soit un membre soit la vue et deviennent incapables de
  réaliser seuls les gestes simples du quotidien. Ils ne
  trouvent pas auprès de leurs proches et amis une aide
  adaptée. Aussi, certains plongent dans une dépression violente, se sentant un vrai poids pour leur entourage, et se
  suicident.
                                                                La clinique s’occupe actuellement de 18 hommes et 1 femme. Les
                                                                conditions de vie y étaient très dures jusque la donation d’une ONG
                                                                néerlandaise qui a offert des lits, réparé le toit et développé un
                                                                programme d’insertion autour de l’agriculture et de travaux manuels
                                                                et artistiques (chorale, musique et yoga). Ainsi, Has Ka Tarai chante
                                                                et joue chaque jour de la guitare, ce qui lui a    redonné « force et
                                                                espoir ».
                                                                Pa Ko, 32 ans, ancien soldat de la Karen National Liberation Army
                                                                (KNLA) et lui-même victime d’une mine anti-personnelle ne
                                                                condamne pourtant pas l’utilisation de cette arme. Selon lui la
                                                                KNLA en a besoin pour sa survie, faute d’armes en suffisance. De son
                                                                côté, la LND a fermement condamné leur utilisation en raison du
                                                                 nombre croissant de victimes qu’elles font au sein des civils, et a
 Photo: Alex Ellgee/The Irrawaddy
                                                                 appelé le SPDC et tous les mouvements ethniques à ne plus les
                                                                 utiliser. Pour Pa Ko, seules la liberté, la paix et la justice dans l’Etat
  Karen entraîneront leur disparition.




LES   NOUVELLES            DE    BIRMANIE
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                                         Un pays, des peuples
Ce mois ci: Les Môns
                     Les Môns de Birmanie figurent parmi les sept minorités ethniques les plus importantes du pays, ayant
                     donné leur nom à l'Etat où ils vivent principalement. Leur Etat est une longue bande de terre
                     comprise entre le golfe de Martaban à l'ouest et l'Etat Karen à l'est, ainsi qu'entre les divisions de Pégu
                     au Nord et celles de Tenasserim au Sud. Avec environ 1 200 000 personnes, ils représentent 2,25 % de la
                     population de la Birmanie. Ils se répartissent entre leur Etat, les divisions de Tenasserim, de l'Irrawady,
                     et de Rangoon.
                     Les Môns appartiennent à la famille linguistique môn-khmère. Ils descendent d'une brillante civilisation
                     originaire de l'ouest de la Chine et arrivée au 6ème siècle dans les deltas de la Chao Phraya (une région où
                     les Môns de Thaïlande restent d'ailleurs présents), puis ayant migré vers les deltas de        l'Irrawaddy, de
                     la Sittang et de la Salouen, où ils propagèrent la riziculture. Au contact de la civilisation indienne, les
                     Môns ont acquis le bouddhisme Theravada ainsi que l'écriture Pâli. Au 9ème siècle, leur capitale était
                     Suddamavati, l'actuelle Thaton.
                     A cette même époque, le royaume birman de Pagan (l'actuelle Bagan) prospérait et étendait sa
                     domination vers le sud. Le roi Anawrahta de Pagan demanda au souverain Môn des textes liturgiques en
                     pâli, et essuya un refus. Il y répondit par la mise à sac de Thaton, et la déportation de 30 000
                     prisonniers Môns à Bagan. Cet événement fut capital dans l'histoire de l'empire birman, car parmi les
prisonniers se         trouvaient beaucoup de moines Bouddhistes de l'école Theravada qui répandirent leur culture et y
convertirent les       Birmans. Les Birmans adoptèrent alors l'alphabet Môn et remplacèrent le Sanskrit par le Pâli comme
langue de littérature sacrée. Durant les siècles suivants, et après la chute de l'empire de Bagan, le royaume Môn rétablit à
plusieurs      reprises sa domination sur l'empire birman mais pour des durées souvent courtes. Au milieu du 18ème siècle, le
royaume Môn fut définitivement écrasé par le roi birman Alaungpaya.
En janvier 1948, la proclamation d'Indépendance de l'Union de Birmanie, était censée donner une autonomie à l'Etat Môn.
Mais le premier ministre U Nu s'opposa aux revendications séparatistes des Môns, il déploya l'armée birmane dans tout
l'Etat, et le Môn People's Front (MPF) organisa la résistance armée. En 1958, U Nu changea de position et lorsqu’il promit de
créer un état Môn autonome, la majeure partie du MPF se rendit. Les quelques chefs du MPF qui refusèrent de croire aux
promesses d'U Nu créèrent alors le New Môn State Party (NMSP). U Nu permit à la culture Môn de                    revivre et le rêve
d'un Etat Môn Autonome sembla crédible. Mais en 1962, le coup d'Etat du General Ne Win anéantit tout espoir.
En 1995, le NMSP signa un accord de cessez-le-feu avec le gouvernement birman, accord aujourd'hui menacé par l'ultimatum
lancé par le régime birman pour que les groupes ethniques armés se transforment en garde-frontière
sous le commandement de l'armée birmane. La junte avait donné comme nouvel ultimatum la date
du 22 avril 2010. Le NMSP a décliné la proposition de la junte et a depuis fermé tous ses bureaux. Au
jour du 29 avril 2010, seuls deux membres du parti restent présents à Moulmein, capitale de l'Etat
Môn. Les bureaux du NMSP avaient été ouverts suite au cessez-le-feu de 1995 pour faciliter les
échanges avec le gouvernement. Ces bureaux étaient aussi censés avoir le droit de commercer, et
avaient notamment lourdement investi dans le secteur du bois. Mais ce droit de commercer leur fut
rapidement révoqué par le régime birman. Aussi les membres du NMSP pensent ne plus rien avoir à
perdre en fermant leurs bureaux.
Les 700 soldats du NMSP ont face à eux une armée birmane lourdement implantée avec notamment
le commandement Sud Est de l'Armée à Moulmein, un centre de commandement des opérations
militaires à Ye, et de nombreuses unités militaires réparties entre Moulmein, Mudon, Ye (au sud de
Moulmein) mais aussi près du Col des Trois Pagodes (frontière Thaïlande/Birmanie)
Le 25 avril 2010, craignant de futurs affrontements, plus de 400 villageois du district de Ye auraient fui à Halochanee, sur la
frontière Thaïlande/Birmanie. Halochanee est une zone constituée de cinq sites de réinstallation Môns. Les réfugiés Môns
qui étaient rentrés en Birmanie après le cessez-le-feu de 1995 n'avaient jamais regagné leur lieu d'origine mais s'étaient
temporairement installés sur ces 5 sites frontaliers. Non seulement ils y sont encore, mais ils sont chaque année plus
nombreux. En Août 2008, le Thai Burma Border Consortium chiffrait la population de Holachonee à 9400                   habitants.




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                                              Evènements
     Mercredi 9 juin à partir de 14h30: Conférence-Débat sur le tourisme à PARIS (75)
    Depuis 10 ans, Vacances Bleues– Voyager Autrement propose une façon de voyager            Pagode de Vincennes
    qui privilégie les rencontres et l’échange avec les habitants et les acteurs locaux 40, route de la Ceinture-du-
                                                                                                 Lac Dausmenil
    impliqués dans le développement de leur pays. A l’occasion des 10 ans de Voyager
                                                                                                  75012 PARIS
    Autrement, plusieurs débats sont organisés :
          Faut-il aller chez les dictateurs ? Animation Dominique Gerbaud (président de
           Reporters sans Frontières) avec la participation notamment de Mireille Boisson
           (Amnesty International), Isabelle Dubuis (Info Birmanie)…
          Le tourisme peut-il être responsable et solidaire? Animation Yves Hardy (journaliste) avec la participation
           de Maurice Freund (Point Afrique), Yves Godeau (Pt d’ATT-ATR), Julien Buot (coordinateur d’ATS),
           Marianne Didierjean (Co-fondatrice de Voyager autrement)
    Suivi d’un spectacle animé par les jeunes de l’école du cirque de Battambang (Cambodge)
    Dimanche 13 juin à 15 heures: Projection-débat de ‘BURMA VJ’ à PARIS (75)
    « LUTTES et UTOPIES: La caméra comme arme » : dans le cadre du Festival
    Itin’Errances proposé par l’association Les Yeux Dans Le Monde, un débat                        Espace En Cours
    thématique sur la Birmanie et l’Iran avec la projection de deux documentaires:
                                                                                            56, rue de la réunion 75020 PARIS
    ‘Burma VJ’ et ‘Cet endroit, c’est l’Iran’.
    Programme complet sur www.lesyeuxdanslemonde.org
    Samedi 19 juin: hommage à Aung San Suu Kyi à l’occasion de son 65ème anniversaire
    Le programme n’est pas encore arrêté, mais réservez d’ores et déjà la date ! Nous vous tiendrons informés dès que
    l’évènement sera organisé. Pour tous ceux qui souhaitent organiser dans leur ville une action de solidarité en faveur
    d’Aung San Suu Kyi durant le week-end du 19 juin, n’hésitez pas à nous contacter !
    Vendredi 18, samedi 19 et dimanche 20 juin: Projection-débat de ‘BURMA VJ’ à PARIS
    Dans le cadre du Festival Pocket Film – ‘caméras politiques’ , diffusion en boucle du documentaire ‘Burma VJ’ au
    Forum des Images (Forum des Halles, Paris 1er), dans la salle des collections.
    Samedi 26 juin et mardi 29 juin : Projection-débat de ‘BURMA VJ’ à NANTES (44)
    Dans le cadre du Festival International du Film des Droits de l’Homme à Nantes, 2 projections de ‘Burma VJ’ sont
    prévues: samedi 26 juin à 20h au cinéma KATORZA (3 rue Corneille) et mardi 29 juin à 22h, place Saint Croix,
    quartier Bouffay, en plein air. Du 28 au 30 juin se tiendra également à Nantes le 4è Forum mondial des Droits de
    l’Homme, en présence d’un activiste birman.




                                        à l’action
                               PassonsPétition pour des! élections                                            libres       en
                                                     Birmanie!
                                                     Soutenez le peuple birman dans sa lutte pour la démocratie en
                                                     dénonçant publiquement ces élections fantoches imposées par les
                                                     militaires et refusez d’en reconnaître les résultats, à moins que la
                                                     junte s’engage à prendre en compte les demandes de l’opposition
 démocrate.
                         Retrouvez notre pétition en ligne sur www.info-birmanie.org
                    Ou directement sur le lien http://infobirmanie.wufoo.com/forms/r7x3p9/
 Cette pétition entre dans le cadre d’une campagne mondiale contre les élections militaires de 2010 lancée par le
 mouvement des Dix Alliances pour la démocratie et les droits des minorités ethniques en Birmanie. Les Dix Alliances
 représentent une coalition très large et multiethnique d’organisations de la société politique et civile de l'intérieur et en
 exil travaillant pour la réconciliation nationale, la paix et la liberté en Birmanie.


                                                                            LES    NOUVELLES          DE    BIRMANIE
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                                                   Info Birmanie est une association loi 1901 à but non
                                                   lucratif. En étroite collaboration avec des membres de
                                                   l’opposition démocrate birmane en France et à l’étranger,
                                                   Info Birmanie entend promouvoir la paix, la
                                                   démocratie et les droits de l’homme en Birmanie.
                                                   Nos actions en France visent à :

        74, rue Notre Dame des Champs
                                                   Valoriser auprès du gouvernement français et l’Union
                                                      européenne le modèle politique alternatif porté par le
        75006 Paris
                                                      mouvement démocrate birman ;
        Tél: 01 46 33 41 62
        www.info-birmanie.org/                     Alerter les institutions françaises et européennes des
        Mail: infobirmanie@gmail.com                  violations des droits de l’homme perpétrées par le
                                                      régime birman ;
                                                   Sensibiliser la population française sur la situation
          « Usez de votre liberté                     politique, économique et sociale en Birmanie en
            pour promouvoir la                        organisant des manifestations publiques, des
                                                      conférences, des débats, des projections et des
                  nôtre »
                                                      évènements culturels.
             Aung San Suu kyi




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  salons ou             autres            collaboration avec       notre       la Birmanie et le mouvement
  manifestations publiques                coordinatrice                        démocratique birman dans la
  ainsi qu’à promouvoir nos                                                    newsletter, sur le site Internet
  campagnes et      pétitions ;                                                ou contribuer à d’autres
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