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Toi

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views:
7
posted:
10/31/2011
language:
French
pages:
103
Auteur : CLD

Titre : Pour toi et à cause de toi

Résumé : La vie de Sam change du jour au lendemain à cause de Jack, certains la prennent

pour une folle. Ce changement amènera différents problèmes.

Genre : Romance bien sur, du hors mission. PG13

Disclaimer : Juste pour m’amuser, rien n’est à moi sauf les personnages très secondaires

(Carla, Carole, Nick, Andrew….)

Message : Comme toujours, il n’y a pas d’aventure dans mes fics, c’est pas mon style et je

laisse ça à ceux qui savent le faire.



Pour situer, Janet est morte (je crois qu’il y aura peu de fics que je ferais ou se sera le cas)

Peter est là, en fait c’est après la 7ème saison mais avant la 8ème vous me suivez ?

Comme souvent mes idées germent de façon bizarre, l’idée d’une scène ou une simple phrase

et me voilà partie dans une histoire. J’ai pas suivi mon idée de départ, j’ai changé en cours

de route. Le caractère des personnages est différent de la série et il y a des choses qui

risquent de vous donnez envie de me frapper, pitié non c’est juste mon imagination

débordante…Je voulais juste voir un autre côté des personnalités avec défauts et qualités.



Je tiens à remercier ceux qui lisent et laissent des commentaires pour mes fics. J’en profite

aussi pour citer quelques-uns de mes auteurs préférés : Hito, Sganzy, Hélios…il y en a

d’autres mais je ne peux pas les citer tous, merci à eux de nous faire de si belles histoires…

Bon, ça suffit, cette fois j’ai fini alors…



Bonne lecture





Quelque part sur une planète.



Le vortex était ouvert, quatre silhouettes couraient vers celui ci



Jack : Daniel passez, Teal’c suivez le !!!ordonna le Colonel



Les deux hommes obéirent, l’ombre d’un vaisseau ennemi envahi la plaine où se trouvaient

encore Sam et Jack. Ils se cachèrent derrière le DHD



Jack : Ils n’y arriveront pas seul, j’y retourne Carter passez

Sam : Je vais avec vous

Jack : Non ! Partez, je vais juste les aider à fuir

Sam : Nous ne savons même pas s’ils sont amicaux

Jack (durement): C’est un ordre Major

Sam : Mais, je ne peux pas vous laisser seul dit elle d’une voix tremblante

Jack (criant): Carter, bon sang !

Sam (secouant négativement la tête): Je regrette murmura t’elle

Jack (plus doux): Je vous rejoins

Sam : Mais…

Jack : Je vous promets de revenir, allez y maintenant

Sam : Non

Jack (s’approchant) : Je vous le promets, s’il vous plait partez lui dit il doucement

Sam : Faites attention à vous supplia t’elle en lui donnant le GDO

Jack : Maintenant ! hurla t’il en la poussant sans pour autant lui éviter la blessure

Salle d’embarquement



Teal’c, Daniel, le Général et des soldats armés étaient fixés sur la flaque bleue, tous étaient

anxieux. Soudain dans un bruit assourdissant Sam fut projetée dans la salle, elle cria de fermer

l’iris avant de perdre connaissance.



Infirmerie



Sam entendit des bruits autour d’elle, des murmures, elle reconnut la voix de Daniel et ouvrit

les yeux.



Daniel : Sam ?

Sam (faible): Daniel, Teal’c ?

Teal’c : Nous sommes là, nous n’avons rien

Hammond : Major comment vous sentez-vous ?

Sam : Courbaturée

Doc : Vous avez une blessure à l’épaule mais rien de grave et aussi quelques contusions

Hammond : Major, où est le Colonel ?

Sam (baissant les yeux): Il est resté les aider

Daniel : Quoi ? Mais pourquoi ?

Hammond : Aider qui ? Je veux un débriefing dans une demi-heure



Débriefing



Tous étaient assis autour de la table Daniel, commença l’explication.



Daniel : Quand nous sommes arrivés, il n’y avait quasiment rien puis nous avons trouvé un

vaisseau, nous nous sommes approchés et nous nous sommes fait encercler par des …des gens

enfin un peu bizarres, les Eschrans

Hammond : Bizarre ?

Teal’c : Daniel Jackson parle de leur apparence, ceux ci n’avaient ni oreilles ni nez, juste des

trous. Leurs bras étaient très longs et touchaient terre, ils étaient en plus tous très grand, le

plus petit mesurant au moins 2m

Hammond : Que s’est il passé ?

Daniel : Nous leur avons dit que nous étions pacifiques et finalement ils nous ont cru. C’est à

ce moment là qu’ils nous ont expliqué que leur vaisseau était en panne et qu’ils ne savaient

pas le réparer.

Teal’c : Ils ont ajouté que leurs ennemis étaient à leurs recherches.

Daniel : Nous avons discuté longuement avec eux. Et nous avons décidé de les aider

Hammond : Le Colonel était d’accord ?

Sam : Oui, il leur fait confiance

Hammond : Pas vous apparemment

Sam : Je sais pas, mais le Colonel a discuté un moment avec leur chef et il semblait sur de lui.

Teal’c : Le Major a raison, même si comme elle, je restais sur mes gardes.

Hammond : Et ensuite ?

Daniel : Sam a réparé, puis un vaisseau est arrivé tirant sur nous. Nos nouveaux amis ont

reconnu leurs ennemis, comme ils n’étaient pas sur de pouvoir décoller rapidement, ils nous

ont dits de fuir que c’était plus prudent… Jack a ordonné le départ, nous nous sommes fait

tirer dessus et puis j’ai réussi à ouvrir le vortex, Jack m’a dit de passer avec Teal’c

Hammond : Major ?

Sam : Le colonel pensait que les Eschrans, n’arriveraient pas à partir assez vite alors il a dit

qu’il retournait les aider et m’a dit de rentrer, j’ai refusé mais il a insisté, disant qu’il

reviendrait, j’ai encore tenté de l’en dissuader mais il n’a rien écouté alors j’ai obéi

Hammond : Vous pensez qu’il a réussi à fuir ?

Sam : Il est peut être encore la bas

Hammond : La Porte ne s’ouvre plus de l’autre côté

Daniel : Il a du partir avec eux

Sam : Daniel a raison, ils peuvent le déposer sur une autre planète avec une porte ou le

ramener mais ça risque de prendre quelques jours

Hammond : Nous attendrons un peu alors, mais il faut se préparer à toutes éventualités

Sam : Il est vivant monsieur !

Hammond : Je l’espère dit il en partant

Sam : Moi je le sais dit elle tout bas



Daniel et Teal’c regardèrent leur amie avec un mélange de tristesse et d’espoir. Puis

finalement ils décidèrent qu’elle avait raison, le Colonel était en vie.

Sam se leva et se rendit dans son labo en réfléchissant, elle était sûre d’elle, Jack était vivant,

il avait réussi à fuir avec les Eschrans, après tout il leur faisait confiance et puis elle savait que

si O’Neill avait confiance en quelqu’un, elle aussi devait le faire.

Elle se mit à travailler tentant de s’occuper l’esprit pour éviter de se ronger les sangs pour

Jack…



Durant trois jours elle ne quitta quasiment pas son labo, Daniel et Teal’c eux aussi

travaillaient d’arrache pieds, cependant eux perdaient espoir.



Salle de briefing



Sam arriva et vit Daniel, Teal’c et le Général en pleine conversation apparemment ils étaient

là depuis un moment.



Sam (le saluant) : Mon Général, je suis désolée d’être en retard

Hammond : Vous ne l’êtes pas Major

Sam : Il y a un problème ?

Hammond : Cela fait 3 jours que nous sommes sans nouvelles du Colonel O’Neill et nous en

discutions

Sam : J’ai fait quelques simulations, j’ai cherché la planète la plus proche où les Eschrans

seraient susceptibles de déposer le Colonel et j’ai trouvé, il s’agit de P5C365

Hammond : J’en prends note mais je suis obligé de déclarer le Colonel O’Neill disparu en

mission

Sam : Quoi ?

Daniel : Disparu Sam, pas mort

Sam : Mais mon Général...

Hammond (la coupant) : Major, je n’ai pas le choix, il faut que je justifie son absence, les

choses se savent vite en haut lieu

Sam : Général d’après mes calculs le vaisseau Eschrans doit mettre minimum une semaine

avant d’arriver sur P5C365, en supposant qu’ils aient retrouvé leur vitesse maximale, laissons

leur encore du temps

Hammond : Je suis désolé, le Colonel est porté disparu, Major comme l’a dit le Docteur

Jackson cela ne veut pas dire que nous le déclarons mort

Sam : Je sais mon Général

Hammond : Bien, SG1 reprendra les missions quand votre blessure vous le permettra Major,

vous aurez le commandement de SG1, en attendant vous avez tous 1 semaine congés.

Rompez !



Sam sorti assez vite de la salle, elle se dirigea dans les vestiaires communs de SG1 et s’assit

sur le banc, elle savait très bien ce que signifiait « porté disparu » on ne chercherait plus.

Daniel entra avec Teal’c



Daniel : Sam, le Général ne peut pas faire autrement

Sam : Je sais mais c’est le condamné de faire ça

Teal’c : Vous devriez rentrer chez vous vous reposer Major

Daniel : Teal’c a raison rentrez, allez passer un peu de temps avec Peter, vous avez un

mariage à préparer

Sam : Peter est en mission

Daniel : Rentrez quand même chez vous

Sam : Vous non plus vous ne croyez pas qu’il s’en est sorti, n’est ce pas ?

Daniel : Je préfère m’y préparer Sam, je sais que c’est dur mais ça paraît tellement

improbable

Teal’c : Le Colonel O’Neill était quelqu’un de courageux mais…

Sam (en colère) : Etait. Alors pour vous il est vraiment mort, c’est pas possible, vous baissez

les bras, vous savez tous qu’il s’en sort toujours

Daniel : J’ai toujours un peu d’espoir Sam mais il faut vous y préparer, sinon cela sera plus

dur au cas où

Sam : Il n’est pas mort, vous m’entendez, Jack O’Neill est vivant ! S’il était mort, je le saurais

non ? je sais qu’il est en vie, je le sens

Daniel (triste): Nous aimerions tant vous croire

Sam : Et bien moi je ne perds pas espoir, il est la haut quelque part vous verrez qu’il

reviendra, je le sais et puis…

Teal’c : Et puis ?

Sam (baissant la tête): Il…il me l’a promis

Daniel : Il vous a promis quoi ?

Sam : Qu’il nous rejoindrait, il m’a promis de revenir



Daniel et Teal’c ne savaient pas quoi répondre à ça, Sam pleurait, et elle voulait y croire. Les

deux hommes se laissaient un peu convaincre, et si elle disait vrai, Jack et Sam possédaient un

étrange lien, il y avait peut-être une sorte de 6ème sens qui faisait qu’ils étaient toujours un

peu reliés. Pourtant cela semblait impossible, tous deux savaient aussi que Jack lui avait

sûrement fait cette promesse pour qu’elle passe la Porte.

Daniel se rapprocha de Sam et voulu la prendre dans ses bras.



Sam (reculant) : Laissez-moi tranquille, sortez, je veux être seule.

Daniel : Si vous avez besoin, vous savez où nous trouver dit il en sortant suivi de Teal’c…



Sam pleura encore un instant et se leva pour se changer, elle avait besoin de sortir de la Base.

Quand elle referma son casier, elle vit le nom de son supérieur sur le placard d’à coté, du bout

des doigts elle le frôla. Lentement, elle ouvrit la porte et vit son blouson de cuir, elle le

caressa. Prit d’une subite envie, elle glissa une main dans la poche et sorti des clés, s’étaient

celles de chez lui. Sans réfléchir, elle les mit dans sa poche, referma le casier de Jack et quitta

le vestiaire.

Daniel n’avait pas vraiment envie de rentrer chez lui, il proposa à Teal’c de sortir de la Base

et d’aller boire un verre en ville. Le jaffa accepta sachant que son ami avait besoin de

compagnie. Pour Teal’c, le Colonel ne pouvait pas avoir survécu et quand bien même il avait

réussi à s’enfuir, les Eschrans de lui inspiraient pas confiance, il se demandait même pourquoi

O’Neill d’habitude si méfiant, ne s’était pas méfié d’eux.

Daniel lui avait confiance en ce peuple, mais en discutant avec un de ses représentants, il avait

comprit que le vaisseau même réparé, ne pourrait pas lutter contre celui de leur ennemi pour

la simple raison que leur engin n’était pas un vaisseau de combat mais une sorte de transport

de loisir. C’est pour cette raison que Daniel pensait Jack mort, il s’était bien sur gardé

d’expliquer tout ça au Général, car au fond de lui il espérait que Sam ai raison…



Sam rentra chez elle, en arrivant, elle écouta ses messages, la plupart étaient de Peter, mais

elle n’avait pas envie de lui parler pour l’instant. Elle fit un peu de ménage, autant qu’elle le

put malgré son épaule douloureuse, elle attrapa sa veste pour la ranger et fit tomber le

trousseau de clés de Jack. Elle l’observa pendant un moment puis les posa sur sa table et

s’affala dans le canapé. Au bout de quelques minutes, elle se releva monta dans sa chambre et

mit quelques affaires dans un sac. Elle redescendit, prit les clés de son supérieur et s’en alla.



Ca faisait maintenant dix minutes que sa voiture était arrêtée devant chez lui mais elle n’était

pas sortie, se demandant ce qu’elle faisait ici, pourquoi elle avait ce besoin d’être dans son

environnement. Elle savait que c’était une mauvaise idée, qu’entrer signifier violer son

intimité mais plus sa raison disait non, plus tout son corps hurlait d’entrer. Alors, elle se

décida à sortir de sa voiture et d’avancer jusqu’à la porte d’entrée. Au passage elle ramassa les

journaux sur la pelouse. Enfin elle mit la clé dans la serrure et tourna, puis elle ouvrit la porte.

Elle prit une grosse inspiration avant d’entrer, comme si elle pénétrait dans un sanctuaire, elle

était déjà venue mais cette fois c’était différent, Jack n’était pas là et elle avait besoin de le

sentir près d’elle, ne serait ce que dans des objets, elle voulait sentir sa présence pour se

donner le courage de résister aux autres qui le disaient mort.



Sam fit le tour de la salle frôlant certains objets, souriant au désordre, humant le parfum d’une

chemise laissée sur une chaise…Alors elle se détendit et prit place dans le canapé, elle s’y

endormit…



Ce sont les premiers rayons du soleil qui la réveillèrent le lendemain, elle regarda autour

d’elle, contente d’être chez lui, regrettant son absence. Elle alla chercher son sac dans sa

voiture et revint prendre un long bain. Quand elle eut fini de se préparer, elle décida de faire

un brin de ménage, Jack était du genre bordélique.



La sonnette d’entrée retentie, elle alla répondre naturellement et se retrouva devant un facteur,

celui ci lui donna un recommandé, qu’elle signa sans problèmes. Quand elle vit sur

l’enveloppe que c’était un rappel de facturation elle grimaça, Jack n’était pas rentré chez lui

depuis un moment et il n’avait sans doute pas pu régler certaines choses. Elle alla ouvrir la

boite aux lettres et tria le courrier, jetant les publicités. Elle posa le tout sur une table,

s’asseyant devant en réfléchissant à la conduite à tenir. Finalement elle se décida à ouvrir ce

qui ne semblait pas personnel, c’est à dire les factures.



Sans se poser d’autres questions, elle fit les chèques pour régler les montants d’électricité,

téléphone, gaz et tout ce qui était utiles. Elle sortit les poster et faire quelques courses.

Elle avait décidé de rester chez Jack quelques jours.

Lendemain



Sam était en train de lire le journal en dînant tranquillement, ayant un peu froid, elle avait

revêtu la chemise de Jack par-dessus son t-shirt. Quelqu’un sonna à la porte, Sam se leva et

ouvrit.

Devant elle se tenait une femme d’environ 40 ans, brune les cheveux relevés d’un chignon

sévère, des petites lunettes qui la rendant encore plus austère, un tailleur gris sinistre. Elle

avait tout d’une vieille institutrice aigrie, du genre de celle qui terrifiait les enfants. Derrière

cette femme, une fillette d’environ 10 ans était là, tête baissée.



Femme : Bonsoir madame

Sam : Bonsoir, puis-je vous aider ?

Femme : Suis-je bien chez Jonathan O’Neill ?

Sam : Oui

Femme : Je suis Julia Steveson de l’aide à l’enfance, j’aimerai voir Monsieur O’Neill

Sam : Entrez (fermant derrière eux) Je suis désolée, il est absent pour quelques jours, si je

peux faire quelque chose



La femme la dévisagea, regarda autour d’elle puis revint sur Sam, s’arrêtant sur les doigts du

Major pour voir une bague. Rassurée de voir qu’il s’agissait sûrement de la fiancée elle

continua



Julia : Je présume que je peux vous expliquer madame ?

Sam : Pardon, Samantha Carter

Julia : Je vous présente Carla O’Neill (à l’enfant) approche, dis bonjour ! dit elle sévèrement



Le cœur de Sam fit une embardée, serait-ce la fille de Jack, après tout elle lui ressemblait,

surtout le regard noisette, les cheveux châtain clair probablement de la même couleur que

Jack dans sa jeunesse.



Sam (s’approchant) : Bonjour Carla, tu peux m’appeler Sam

Carla : Bonjour dit elle timidement

Julia : Parle plus fort, on t’entend pas

Sam : Laissez, Carla tu veux boire une limonade ?

Carla : Je veux bien merci

Sam (la servant) : Tiens, installe-toi dans le canapé, tu peux regarder la télé, je discute avec

Melle Steveson

Julia : Je suis ici avec de mauvaises nouvelles malheureusement

Sam : Je vous en prie asseyez-vous, j’écoute

Julia : La mère de la petite vient de mourir

Sam : Pauvre enfant, je comprends cet air triste

Julia : Oui, vous connaissez peut-être le frère de votre fiancé ?

Sam : Mon fiancé (comprenant le mal entendu) euh non, je crois qu’ils étaient en froid

Julia : C’est ce que j’ai appris. Voilà, Mickael le père de la petite a été placé en garde a vue, il

est suspecté du meurtre de sa femme

Sam (horrifiée): Vous voulez dire que c’est lui qui…

Julia : Oui, nous avons gardé Carla une nuit et nous avons trouvé dans les effets personnels

de sa mère une note mentionnant qu’en cas de problème, Jonathan O’Neill était le tuteur légal

de leur fille, c’est pour cela que je suis ici, je lui amène l’enfant

Sam : Mais il est absent

Julia : Je vais pour cette raison remettre Carla au foyer jusqu'à son retour



Sam aperçu alors le visage paniqué de la nièce de Jack, elle ne pouvait pas laisser faire ça



Sam : Vous ne pouvez pas me la laisser ?

Julia : Ce n’est pas très légal

Sam : Vous pouvez prendre des informations sur moi, je peux téléphoner à mon patron, le

Général Hammond, il vous dira que je suis digne de confiance

Julia : Vous êtes la fiancée de monsieur O’Neill ?

Sam : Oui répondit elle sans réfléchir

Julia : Je crois que cela ne posera pas de problèmes et puis ça m’évitera de la ramener au

foyer.

Sam : Je suis sûre qu’elle sera bien ici et Jack ne devrait plus tarder

Julia : Bien, je vous appellerai demain pour vous confirmer si elle peut rester avec vous, elle

peut rester là cette nuit.

Sam : Merci



La femme se leva, donna différents papiers à Sam, les affaires de Carla et s’en alla,

apparemment soulagée de s’être débarrassée de l’enfant.



Sam (doucement): Carla, je peux te parler ?

Carla : T’es la fiancée de tonton Jack ?

Sam : C’est de ça que je voulais te parler. Ecoute, ton oncle est mon ami, je ne suis pas sa

fiancée, mais j’ai eu l’impression que tu ne voulais pas retourner au foyer alors j’ai préféré te

garder, il l’aurait voulu

Carla : Merci, ils sont méchants la bas

Sam : Ne t’inquiète pas, tu n’y retourneras pas, j’y veillerai



Sam offrit un dîner à la petite fille, celle ci était très silencieuse, en la regardant, Sam voyait

en elle la même tristesse qu’elle avait éprouvée à la mort de sa mère. La fillette semblant

épuisée, Sam la conduisit dans une chambre et la coucha, elles apprendraient à faire

connaissance le lendemain.

Elle soupira, sachant qu’elle avait peut-être agit sans réfléchir, Carla était la nièce de Jack et

Sam n’avait pas voulu la laisser mais cela risquait de poser des problèmes. Qu’importe la

petite resterait avec elle jusqu’au retour de Jack, Sam préférait subir les reproches du Général

ou de Jack plutôt que de laisser l’enfant dans un foyer.



Le lendemain à la première heure Sam emmena Carla à la Base en cours de route elle

expliqua à l’enfant comment elles allaient s’organiser, elle lui parla de Daniel, Teal’c, Peter,

de son oncle Jack, du Général...tout ce qu’elle devait savoir sans pour autant lui dire la vérité

sur leur travail. Elle lui expliqua aussi que Jack était en mission et que pour l’instant personne

n’avait de nouvelles mais qu’elle était confiante, Jack reviendrait.



Sam déposa Carla dans le bureau de Daniel en lui disant simplement qu’elle était la nièce de

Jack, puis elle alla voir le Général.



Bureau du Général

Sam lui raconta la visite de Julia Steveson, l’arrivée de Carla et la situation, le Général était

furieux



Hammond : Vous êtes totalement irresponsable Major, vous vous rendez compte de la

situation ?

Sam : Oui, je ne pouvais pas la laisser dans un foyer Monsieur, le Colonel ne voudrait pas

cela

Hammond : Bien sur que non, mais on ne sait même pas s’il reviendra

Sam (sûre): Il reviendra Mon Général

Hammond : Nous en savons rien, comment allez vous faire avec l’enfant ?

Sam : Carla, elle s’appelle Carla

Hammond : Si vous voulez mais ça ne change rien, que ferez vous si le Colonel est mort

Sam : Carla restera avec moi jusqu'à son retour, s’il le faut, je suis prête à partir

Hammond : Je ne vous demande pas de démissionner Major, mais enfin vous êtes une femme

sensée. Le Colonel est peut-être mort et vous prenez en garde sa nièce, comment allez vous

vous en sortir ?

Sam : Je suis très capable de m’occuper d’une enfant Mon Général, de toute façon ma

décision est prise

Hammond : Merci j’avais compris

Sam : Et le Colonel va rentrer

Hammond (soupirant) : Bon, je vais voir ce que je peux faire pour vous aider, en attendant

vous êtes toujours en congés.

Sam : Merci Mon Général. Je vais devoir quitter Colorado Springs quelques jours

Hammond : Je peux en savoir la raison ?

Sam : Oui, j’accompagne Carla a l’enterrement de sa mère demain

Hammond : Bien entendu, mais donnez de vos nouvelles je vous rappelle que vous êtes

toujours blessée au bras

Sam : Oui Monsieur. Bien vous pouvez y aller et Major, j’espère que vos décisions à venir

seront plus réfléchies

Sam : Au revoir Mon Général.



Hammond la regarda s’en aller et se laissa choir dans son grand fauteuil. Il comprenait très

bien que Sam refuse de laisser la nièce de Jack seule mais il savait que cela aller compliquer

la situation. Hammond lui n’avait que très peu d’espoir sur la survie de son second. Il

attendait encore un peu, Carter avait fait des pronostiques sur la durée du trajet de retour s’il

devait revenir, alors il laissait le temps passer. Le Général s’inquiétait aussi pour Sam, la mort

du Docteur Fraiser, l’absence de son père étaient encore très dur pour elle, et la disparition de

Jack semblait l’accabler encore davantage. Il savait très bien que ces 2 la étaient très liés,

peut-être même un peu trop pour des militaires, mais ils étaient restés toujours très

professionnels et le Général ne voulait en aucun cas dissoudre SG1 alors il les avait laisser

faire espérant que s’ils décidaient d’enfreindre la loi de non-fraternisation, ils viendraient leur

en parler, il tenterait de trouver une solution, bien qu’il savait que l’un d’en eux devrait

renoncer à l’armée.



Sam retourna auprès de Carla, elle raconta tout à Daniel et Teal’c qui les avait rejoint. Puis

elle ramena l’enfant chez elle, ils discutèrent beaucoup, Sam était très surprise de voir l’enfant

maître de ses émotions, « une vraie O’Neill » pensa t ‘elle pensant qu’elle ressemblait

beaucoup à Jack. Dans l’avion qui les emmenait à Chicago, Sam et Carla mirent ensemble un

scénario pour éviter les problèmes.

Carla : Je ne gafferais pas, tu es Sam la fiancée de Jack, il est en mission et injoignable pour

quelques temps

Sam : C’est bien ça

Carla : Merci de faire tout ça pour moi, tu ne me connais pas après tout

Sam : Je sais mais nous sommes amies maintenant, je sais aussi que c’est difficile de perdre

sa mère

Carla : J’essai de pas pleurer mais parfois c’est dur

Sam : Si tu as envie de pleurer fais le, tu verras ça fait du bien

Carla : Tu as beaucoup pleuré ta maman ?

Sam : Oui ça m’arrive encore parfois. Au début j’étais comme toi, après avoir pleuré le 1er

jour, j’ai plus rien dit pendant longtemps et puis un jour le chagrin et revenu très fort. C’est

pour cela que si tu es très triste il ne faut pas s’empêcher de pleurer, sinon c’est encore plus

difficile.

Carla : Merci d’être là pour moi

Sam : C’est normal

Carla : J’ai pas envie de voir certaine personne la bas

Sam : Comme qui ?

Carla : Une tante de ma mère et son mari, ils sont horribles et ne m’aiment pas.

Sam : Et dans la famille O’Neill ?

Carla : Il ne reste que Mickael mon père, Oncle Jack et le frère de grand-père O’Neill. Je

l’adore, il est très gentil mais il est vieux et malade. C’est lui qui a élevé Jack et mon père

quand mes grands-parents sont morts.

Sam : Je vois, je vais moi aussi essayer de ne pas faire de gaffes



Personnes ne vint les voir pendant l’enterrement, Carla tenait la main de Sam en pleurant en

silence, il y avait peu de monde. Sam identifia facilement les membres de la famille décrit par

la fillette. En effet sa tante et son oncle ne semblaient pas très ouverts, ils n’étaient même pas

venus parler à leur nièce se contentant de la toiser ainsi que Sam, dont ils auraient bien aimé

savoir qui elle était. Sam, vit aussi un vieil homme en fauteuil roulant, elle devina qu’il

s’agissait de l’oncle de Jack. Il paraissait usé mais il avait un air sympathique, lui non plus ne

semblait pas être le bienvenu. A la fin de l’enterrement Carla alla l’embrasser, l’homme

l’étreignit en pleurant. Timidement Sam s’approcha.



Sam : Bonjour Monsieur

Homme : Bonjour mademoiselle

Carla : C’est Samantha, la fiancée d’oncle Jack

Homme : Oui bien sur, Jack m’a parlé de vous, j’ai même du voir une photo, sans l’uniforme

je ne vous avais pas reconnu. J’ignorais aussi que Jack était fiancé »

sam : C’est très récent Monsieur

Homme : Appelez-moi Joe, mademoiselle la fiancée de Jack

Sam : Merci, appelez-moi Sam alors. Désirez-vous de l’aide pour vous déplacer ?

Joe : Oui, c’est gentil, les autres seraient capables de me laisser en plant ici et dite moi où se

trouve mon neveu favori ?



Sam l’amena jusqu'à la maison de la défunte pour le traditionnel repas d’adieu. Personne ne

vint leur parler. Sam avait été classée pestiférée en s’approchant du vieux Joe O’Neill. Le

vieil homme fit d’ailleurs une petite remarque ce qui lui valu un sourire de Sam.

La dame de l’assistance Julia Steveson vint parler à Sam, et lui confia définitivement Carla en

attendant le retour de Jack.

En fin de journée, Sam ramena Joe dans la maison de retraite où il vivait et promis de venir le

voir le lendemain pendant que Carla allait voir des amies pour leur dire au revoir.



Lendemain maison de retraite.



Sam cherchait la chambre de Joe, elle entendit des voix venant du bout du couloir, elle

reconnu l’homme



Joe : Je vous signale que j’ai encore des dents, je veux un bon gros steak frites pas de la soupe

Femme : Vous n’avez pas le droit, votre régime..

Joe (la coupant) : Mon régime, vous plaisantez, je vais mourir d’ici quelque mois alors,

mourir de ça ou d’autre chose

Femme (autoritaire): Je suis désolée mais non

Sam (frappant à la porte) : Bonjour

Femme : Bonjour, je peux vous aider ?

Joe : C’est ma nièce, sortez, allez terroriser d’autres patients espèce de dictateur ! Hurla t’il à

l’infirmière.

Femme : A plus tard monsieur O’Neill

Joe : Ouais c’est ça, entrez Sam enfin un visage agréable

Sam : Vous allez bien ?

Joe : Ca peut aller, mis à part mon repas vous avez vu cette horreur

Sam (regardant) : En effet pas très attrayant mais c’est pour votre santé, non ?

Joe : Si seulement, voyez vous je suis très malade, les médecins les plus optimistes me

donnent 6 mois

Sam : Je suis désolée

Joe : Pas moi, j’ai bien vécu et puis je retrouverais ma femme. J’ai été heureux je n’ai pas eu

d’enfants mais Jack et Mickael les ont remplacés.

Sam : Je comprends

Joe : Et dire que tout le monde disait que Jack finirait mal, aujourd’hui c’est Mickael qui est

en prison, il est devenu un monstre

Sam : Ca doit être difficile pour vous

Joe : J’aimais ce petit, je ne comprends pas comment il a pu devenir cet homme, cet assassin,

sa femme Anna était pourtant une fille bien. Et la pauvre Carla

Sam : C’est une petite fille merveilleuse

Joe : C’est vrai, je suis content qu’elle puisse vivre avec Jack et vous. Je suis aussi heureux de

voir que Jack a retrouvé le bonheur auprès d’une jeune femme si charmante que vous

Sam (rougissant) : Merci

Joe : Il m’a si souvent parlé de vous, depuis qu’il vous connaît j’entends souvent votre

prénom

Sam : C’est vrai ?

Joe : Bien sur, je me souviens qu’il m’a écrit un peu après votre rencontre, il disait : « Tu te

rends comptes, je me retrouve avec un scientifique dans mon équipe, d’accord elle est

militaire mais quand même et si tu l’entendais parler, une vraie tornade, un joli brun de

femme cependant »

Sam : C’est vrai que notre rencontre fut houleuse mais je ne changerais ça pour rien au monde

Joe : Lui non plus je pense. J’ai su tout de suite que vous lui plaisiez, sûrement avant que lui

même ne rende compte.

Sam : Ah oui ?

Joe : Jack me parle rarement de sa vie privée ou de ses amis mais votre nom revenait dans

chacune de ses lettres ou de nos conversations. Et cette lueur dans les yeux quand il prononce

votre prénom la même que vous en ce moment. Je vois que vous l’aimez autant qu’il vous

aime. Même s’il ne l’a jamais avoué ouvertement, je peux vous jurer qu’il vous aime plus que

tout, je le connais bien et je le sais, vous êtes son bonheur.

Sam : Sans lui ma vie n’a aucun sens dit elle dans un murmure



L’homme lui fit un sourire tendre, voyant l’amour que Sam portait à son neveu.

Sam elle, venait de s’avouer une chose non pas qu’elle ignorait mais qu’elle avait mis de côté.

Elle soupira, pensant à Peter qu’elle allait épouser, de toutes manières elle aimerait toujours

Jack mais c’était impossible entre eux alors elle se faisait une raison et Pete était un homme

bien elle était bien avec lui. Son visage devint un peu plus triste et l’homme s’en aperçut.



Joe (lui prenant la main) : Il va revenir, ne vous inquiétez pas, en ce moment même il doit

penser à vous

Sam : Je sais qu’il va rentrer mais…

Joe : Il vous manque

Sam (baissant la tête): Oui, beaucoup.



Sam soupira, elle parlait de Jack, son supérieur, son amour impossible avec l’oncle de celui ci,

un inconnu…Elle secoua la tête devant l’ironie. Sam lâcha la main de Joe attrapa l’assiette de

celui ci et alla la vider dans les toilettes. Elle regarda l’heure et lui sourit.



Sam : Vous vous sentez en forme pour une balade ?

Joe (souriant): Avec vous oui ?

Sam : Bien, je vais vous aider et on s’en va

Infirmière (revenant) : Ou allez-vous ?

Sam : J’emmène mon oncle se promener

Infirmière : Et votre soupe ?

Joe (avec une grimace): Dégoûtante

Sam : Je lui ai donné, il a tout avalé

Joe : Bon, je peux sortir avec ma nièce ou c’est la prison ?

Infirmière : Allez-y

Sam : Merci, a plus tard dit elle en poussant le fauteuil roulant

Joe : Où m’emmenez-vous ?

Sam : Dans un petit restaurant à côté, ils font de très bons steaks

Joe (amusé) : Et mon régime ?

Sam : A votre âge les régimes ne servent qu’à gâcher la vie, s’en vouloir vous offenser

Joe : Ce n’est pas le cas, je vous adore si j’avais 30 ans de moins je vous demanderais en

mariage dit il en riant.



Sam l’invita et ils discutèrent un long moment, l’homme lui parlait de la jeunesse de Jack et

lui demandait de raconter un peu du Jack Colonel. Ils passèrent une excellent après midi, Joe

adorait Sam, la magie Carter avait encore opéré sur un O’Neill. Après l’avoir raccompagné,

Sam dû lui dire au revoir, pas très ravie de le laisser dans cet endroit où il ne recevait aucune

visite. L’homme la remercia de sa sollicitude mais décréta qu’il voulait mourir à Chicago pour

être enterré avec sa femme.



Sam et Carla étaient de retour à Colorado Springs, à présent leurs vies allaient être assez

différentes. Profitant de ses derniers jours de congés, Sam l’emmena choisir deux nouvelles

chambres. En effet Sam avait décidé que Carla aurait une chambre chez elle et une chez Jack

où elles iraient parfois pour quelques jours. Cela permettait de cette façon à Sam de faire

tourner un peu la maison sans la laisser à l’abandon le temps de l’absence de Jack.

Elle avait aussi parlé au téléphone à Peter, et lui avait appris qu’elle avait en garde une petite

fille pour quelques temps. Celui ci n’avait fait aucun problèmes mais ne pouvait pas venir la

rencontrer pour l’instant.

Pendant ce temps le Général Hammond avait prit quelques dispositions pour Carla.



Cela faisait maintenant plus de 15 jours que le Colonel O’Neill était absent.



Daniel, Teal’c et le Général discutaient en attendant Sam.



Hammond : Je ne suis pas sur que cela soit une bonne idée

Daniel : Avec tout mon respect Général, si on retire Carla à Sam maintenant, elle ne tiendra

pas le choc.

Teal’c : Daniel Jackson a raison, grâce à cette petite fille, le Major Carter gardera les pieds

sur Terre, elle risquerait de s’effondrait si on la lui retirait

Hammond : Je sais mais elle risque d’être totalement débordée.

Daniel : Nous l’aiderons et puis au moins elle n’aura pas le temps de s’apitoyer



Sam arriva. Elle les salua et prit place.



Hammond : Bien puisque vous êtes tous là. Major, j’ai des documents à vous remettre,

j’aimerai que vous les signiez, tenez lui dit il en lui donnant un dossier

Sam (après avoir lu) : Mon Général, il s’agit là, d’une adoption pour Carla

Hammond : En quelque sorte, grâce à ces documents vous serez sa tutrice légale

Sam : Elle a déjà un tuteur Monsieur

Hammond : Certes, mais le Colonel étant absent, il faut que quelqu’un puisse prendre des

décisions concernant l’enfant, si elle venait à se blesser, l’hôpital ne ferait rien sans l’accord

du tuteur légal par exemple

Sam : Sans doute mais…

Daniel (la coupant) : Sam, il le faut pour Carla, vous avez eu beaucoup de mal à la faire

admettre à l’école de la ville, il a fallu pour cela recourir à une méthode pas très légale

Sam : Je sais, j’ai imité la signature du Colonel mais avec votre accord Général

Hammond : C’est exact mais il faut faire tout dans les règles à présent.

Sam : Bien puisque vous insistez mais je tiens à modifier un détail

Hammond : Lequel ?

Sam : A la place de Tuteurs Jonathan O’Neill ou Samantha Carter, je tiens à remplacer le

« ou » par « et » afin que cela soit clair, le Colonel garde de cette façon ses droits.

Daniel : Ca ne change rien

Sam : Bien sur que si, j’ai lu même les petits caractères, si je signais ça tel quel cela voudrait

dire que je suis prioritaire sur le Colonel et je ne suis pas d’accord

Hammond (soupirant) : Ok, allez y, c’est d’accord (pensant) J’aurais dû me douter qu’elle le

verrait.

Sam (signant) : Voilà, tenez mon Général

Hammond : Merci dit il avec une mine fermée

Sam : Peut-on partir mon Général ?

Hammond : Pas encore, je suis désolé d’avoir fait cela de cette manière mais c’était la seule

solution pour que vous acceptiez de signer.

Sam : Je ne comprends pas

Daniel : Ca fait 17 jours Sam

Sam : Oui et alors ?

Hammond : Je suis obligé de déclaré le Colonel mort en mission

Sam (se levant) : Quoi, non, attendez, ce n’est pas possible, vous savez qu’il va revenir, vous

ne pouvez pas faire ça

Hammond : Reprenez-vous Major, vous savez qu’il est impossible qu’il ait survécu et le

Docteur Jackson m’a informé que le vaisseau était juste un transport de loisir sans défenses,

même s’il s’est enfui avec les Eschrans, ils n’avaient aucunes chances

Daniel : Je suis désolé Sam, mais je pense aussi que Jack est mort dit il les larmes aux yeux

Sam : Teal’c, dites quelques chose

Teal’c : Je suis navré, je le pense aussi

Sam : Mais enfin, vous le condamné de cette façon, même avec les codes il ne pourra pas

revenir

Daniel : Sam, Jack est mort

Sam (criant): Vous vous trompez tous !

Hammond : Ca suffit, c’est dur pour nous tous, le Colonel est un ami pour tout le monde ici.

Après demain nous ferons une cérémonie d’adieu en salle d’embarquement. Major j’aimerai

que vous fassiez un discours

Sam (calme): Est ce un ordre Mon Général ?

Hammond : Bien sur que non

Sam : Dans ce cas, je refuse, je n’assisterai pas à ça. affirma t’elle d’une voix blanche

Daniel : Sam, vous ne pouvez pas faire ça, il faut honorer sa mémoire

Sam (au bord des larmes): Faites le, moi non, je sais qu’il est en vie. Tant que je n’aurais pas

la preuve de sa mort, je refuse d’assister à une cérémonie d’adieu

Teal’c : Major, vous le regretterez.

Sam : Jamais, mais vous oui !

Hammond : Bien, je n’ai pas le droit à vous obliger d’y assister bien que j’espère que vous

changerez d’avis. En attendant, les missions SG1 sont suspendues, Major j’aimerai que vous

alliez à l’infirmerie

Sam : Puis-je en connaître la raison Monsieur ?

Hammond : Votre état de santé m’inquiète, je veux ensuite que vous consultiez le Docteur

Mackenzie

Sam : Vous pensez que je suis folle ?

Daniel : Juste que vous êtes à bout

Sam : C’est pas croyable lâcha t’elle avec un rire amer

Hammond : Major ! Cette fois c’est un ordre, je veux bien passer pour l’insubordination,

juste cette fois, mais il est hors de question que vous repartiez en mission sans l’accord du

psychologue

Sam (froide): A vos ordres Général !

Hammond : Rompez dit il en partant

Sam (reprochant) Vous pourriez au moins me faire confiance tous les 2

Teal’c : J’ai confiance en vous Major, mais je pense que sur ce point vous n’êtes pas

objective, vos sentiments pour le Colonel…

Sam (s’énervant): Le Colonel est mon ami comme pour vous Teal’c. Je reste totalement

objective, je sais que la fuite a dû être laborieuse, peut être est il blessé ou encore en train de

fuir mais je sais aussi qu’il est en vie !

Daniel : C’est impossible Sam, je sais qu’il vous a fait une promesse mais vous savez au fond

de vous qu’il a dit ça pour que vous partiez

Sam : Vous le connaissez mal !

Teal’c : Major, rappelez-vous aussi que vous n’aviez pas totalement confiance en ce peuple

Sam : J’avais tort, si lui leur faisait confiance, nous le devions aussi. De plus, s’il est allé leur

porter secours au péril de sa vie c’est qu’il y avait une bonne raison, il n’aurait pas agit de la

sorte sinon. Je ne sais pas ce que lui a dit leur chef mais cela l’a convaincu de leur faire

confiance.

Daniel : Je suis désolé Sam mais je ne peux pas vous suivre sur ce terrain, Jack est mort, plus

tôt vous l’accepterez mieux ce sera pour vous

Sam : Et vous vous devriez accepter que j’ai raison.

Teal’c : Qu’allez vous dire à Carla ?

Sam : La vérité bien entendu, votre opinion et la mienne

Daniel : Vous ne pensez pas que c’est trop dur à comprendre pour elle

Sam : Pas du tout, Carla est plus mature que vous le pensez. Maintenant je dois y aller…



Sam alla à l’infirmerie et prit un rendez-vous avec le Docteur Mackenzie, ensuite elle alla

chercher Carla à l’école et lui expliqua la situation.

La petite fille pleurait à présent.



Sam : Ecoute-moi, je sais que c’est difficile, mais je dois avouer que moi je crois qu’il est

encore vivant

Carla : Mais je croyais

Sam : Tout le monde dit qu’il est mort, ils en sont convaincus mais moi je crois le contraire.

Cependant je ne veux te donner aucuns espoirs, tu dois croire ce qui te semble logique.

Officiellement ton oncle ne reviendra plus

Carla : J’ai peur mais je crois en toi Sam, si tu dis que tu le sens encore vivant, c’est que tu as

raison. Merci de ne pas me mentir

Sam : Je suis désolée, tout cela doit être difficile à comprendre pour toi

Carla : Un peu, mais j’ai compris l’essentiel. Qui va s’occuper de moi à présent ?

Sam : Moi, je suis ta tutrice, le Général Hammond a fait les démarches nécessaires

Carla : C’est vrai je peux rester avec toi ?

Sam : Oui



Carla lui sauta au cou, contente de ne pas être séparée de Sam qu’elle adorait.



Deux jours plus tard.



La porte d’entrée de chez Sam s’ouvrit, Cassandra franchit le seuil laissant ses bagages dans

le couloir.



Cassy : Sam, tu es là ?

Sam (arrivant) : Cassy, que fais-tu ici, tu ne devrais pas être à l’université ?

Cassy : Mais je suis là pour l’enterrement de Jack dit elle en pleurant

Sam : Oh, je vois qui t’a prévenu ?

Cassy : Daniel dit elle en se blottissant dans les bras de Sam.

Sam : Viens entre ma puce, je vais te présenter Carla la nièce du Colonel.

Carla : Bonjour

Sam : Carla je te présente Cassandra, je t’ai parlé d’elle, Cassy voici Carla

Cassy : Bonjour Carla, je suis désolée pour ton oncle, j’aimais beaucoup Jack il était comme

un père pour moi dit elle en éclatant en sanglots.

Sam : Ca va aller ma grande dit elle en la serrant dans ses bras

Cassy : Comment tu fais pour rester aussi calme Sam, Jack est pour toi…

Sam (la coupant) : Daniel ne t’a pas dit alors ?

Cassy : Dis quoi ?

Sam : Je crois qu’il est toujours en vie

Cassy : C’est insensé Sam, Daniel m’a raconté, c’est impossible

Sam : Non, je le sens, je n’y peux rien.

Carla : Sam m’a expliqué, je lui fais confiance, Oncle Jack doit être quelque part il va revenir

Cassy : Je ne sais pas quoi vous dire mais moi je peux pas y croire

Sam : C’est pas grave, je comprends

Cassy : Je vais me préparer et nous pourrons partir à la Base

Sam : Sans moi Cassy, je ne veux pas y aller

Cassy : Tu es folle, Jack

Sam (la coupant): Pour moi il n’est pas mort, je refuse d’assister à des adieux

Cassy : Très bien, mais tu risques de le regretter

Sam : J’en prends le risque.

Cassy : Tu veux que je t’emmène Carla enfin si tu veux Sam ?

Sam : Elle fait ce qu’elle désire

Carla : Je n’irai pas

Sam : Tu le peux si tu veux, fais ce que tu crois juste

Carla : D’accord, je crois que tu as raison donc je n’y vais pas



Daniel et Teal’c en tenues de cérémonie, ne cessaient de regarder vers l’entrée, espérant voir

Sam arriver. La porte s’ouvrit sur Cassandra, les yeux rougis, elle se précipita dans leurs bras.



Daniel : Bonjour ma chérie

Teal’c : Bonjour Cassandra

Cassy : Je n’arrive pas à y croire, si tôt après maman

Daniel : Je sais. Sam n’est pas avec toi ?

Cassy : Non, elle ne veut pas venir, Carla non plus elle croit Sam

Daniel : Je m’inquiète pour elle

Teal’c : Moi aussi, après le décès du Docteur Fraiser et la disparition de Jacob Carter, la mort

du Colonel O’Neill est très dur pour elle, je pense que c’est pour cette raison qu’elle ne veut

pas y croire.

Cassy : Sans doute.



La cérémonie fut émouvante, tout le monde remarqua l’absence de Sam et cela fit parler. Les

jours suivants, celle ci eu le droit à des regards de travers mais s’en moquait.

Cassy était repartie pour ses études. Sam avait un rythme de vie très intense mais ne se

plaignait pas. Le Docteur Mackenzie l’avait déclaré apte aux missions mais elle devait le

consulter régulièrement. Le Général Hammond ralenti cependant les sorties de SG1 dont Sam

avait le commandement à présent. Il la laissait de cette manière plus tranquille pour s’occuper

de Carla et lui se sentait plus rassuré.



Peter avait fait la connaissance de Carla, la petite fille ne l’appréciait pas trop mais ne disait

absolument rien, tant que Sam semblait heureuse tout était pour le mieux.

Les jours, les semaines passaient et Sam ne démordait pas, Jack était pour elle vivant.



Ce jour là Peter arriva le matin



Peter (l’embrassant) : Salut ma chérie

Sam : Bonjour Peter, que fais-tu là ?

Peter : Nous avions prévu de passer la journée ensemble

Sam (se mordant la lèvre, gênée): J’avais oublié, Carla n’a pas école aujourd’hui et je lui ai

promis de l’emmener visiter le parc naturel

Peter (sur un ton de reproche): Et nous ?

Sam (souriant): Viens avec nous

Peter (en colère): Sam, c’est toujours comme ça, nous n’avons plus de temps juste tous les 2

Sam : Je sais, je te promets que la prochaine fois

Peter : Tu dis toujours ça.

Sam (s’énervant): Ne sois pas jaloux d’une enfant !

Peter : Y’ a de quoi, tu consacres ton temps à elle et ton travail.

Sam : Tu le savais, je ne t’ai rien caché

Peter : Tu ne m’as pas demandé mon avis non plus sur son installation ici

Sam : Je n’avais pas à le faire, je sais prendre mes décisions seule !

Peter : Tu oublies que nous allons nous marier dans quelques mois, j’ai mon mot à dire. Sam,

comprends-moi, je veux des enfants mais à nous

Sam : Et Carla ?

Peter : Tu devrais peut-être l’envoyer en pension, elle viendrait pendant les vacances

Sam : Tu plaisantes ?

Peter : Pas du tout

Sam : Le Colonel ne voudrait jamais ça

Peter (agacé): Arrête Sam, je sais qu’il est mort Daniel m’a prévenu

Sam (haussant les épaules): Il croit ce qu’il veut

Peter : Mais enfin, il n’y a que toi qui crois qu’il est vivant soit réaliste ton précieux supérieur

est MORT !

Sam (le giflant) : Parle de lui avec respect

Peter : Regarde-toi Sam, tu es complètement hystérique. Qu’était il pour toi ?

Sam : Il est mon ami

Peter : J’en sais rien, tu es…je sais pas c’est bizarre

Sam : Crois ce que tu veux mais Carla restera ici jusqu'à son retour, il faudra t’y faire

Peter (énervé): Je ne suis pas d’accord, j’en ai marre de toujours passer après tout le reste

Sam : Que veux tu dire ?

Peter : Tu le sais, dans quelques temps nous prendrons les décisions ensemble et Carla fait

partie des choses à décider

Sam (froide): Carla n’est pas un objet. Alors pour elle c’est la pension, c’est ça, je dois choisir

entre toi et elle ?

Peter : Ne dis pas de bêtise, tu la verras quand tu veux mais nous devons penser à nous, nous

allons avoir notre propre famille

Sam (glaciale): Non Peter, va t ‘en dit elle en lui rendant sa bague

Peter : Qu’est ce que ça veut dire ?

Sam : Tu le sais, c’est fini, comment j’ai pu me tromper à ce point sur toi, j’ai failli faire une

grave erreur, sors de chez moi, je t’enverrai tes affaires

Peter : Tu le regretteras Sam

Sam (ouvrant la porte) : Tout le monde me dit ça en ce moment et bien tant pis pour moi

Peter : Tu as besoin de moi

Sam : Tu te trompes, je n’ai besoin de personne, toi encore moins, y’a longtemps que je le

savais, je refusais simplement d’y croire

Peter : Je t’aime, rappelle-moi quand tu auras repris tes esprits

Sam : Reste pas à coté du téléphone. Peter ? (il se retourne) Tu oublis ça



Sam lui envoya un paquet, des feuilles s’envolèrent, il ramassa une et vit les faire-part de leur

mariage. Il releva la tête et Sam claqua la porte. Ce n’est qu’à cet instant qu’il comprit qu’elle

venait de le sortir de sa vie. Elle avait été si froide, si impénétrable, impossible de savoir ce

qu’elle ressentait vraiment.

Il se redressa et tomba nez à nez avec Daniel et Teal’c. Il les salua et s’en alla. Les deux

hommes se regardèrent et haussèrent les épaules en signe d’incompréhension. Teal’c ramassa

un des faire-parts et ils comprirent. Ils sonnèrent à la porte



Sam : Fiche-moi la paix Peter dit elle en ouvrant brusquement

Daniel : Bonjour Sam

Sam : Oh, c’est vous. Salut, venez, entrez

Teal’c : Major, que s’est il passé avec Peter Shanahan ?

Sam : Rien, je viens de rompre

Daniel : Pourquoi ?

Sam : C’est personnel, ça vous dit de venir avec Carla et moi au Parc naturel ?

Teal’c : Volontiers

Sam : Bien, elle va descendre, je vais finir de me préparer faites comme chez vous



Carla descendit peu après et alla leur dire bonjour



Daniel : Tu sais ce qu’il s’est passé avec Peter ?

Carla : J’étais dans ma chambre

Teal’c : Oui mais tu as entendu, n’est ce pas ?

Carla (rougissant) : C’est vrai

Daniel : C’est si privé ?

Carla : Peter ne voulait pas de moi alors Sam lui a dit de partir

Daniel (se tapant la tête du plat de la main): Quel con ce mec ! oups pardon Carla

Carla : J’ai déjà entendu pire dit elle avec un petit sourire

Teal’c : En tout cas, vous avez raison Daniel Jackson, chez moi on dirait que c’est un

Krinefac

Daniel : Je sais

Carla : C’est quoi ?

Daniel : Je préfère ne pas traduire.

Teal’c : J’aurais aimé qu’elle le quitte avant la mort de O’Neill, tous les 2 étaient faits l’un

pour l’autre, il est parti sans lui avoir parlé

Daniel : Je sais, moi aussi j’aurais préféré mais depuis sa mort, je m’étais dit que Sam devait

faire sa vie avec Peter, il avait l’air bien

Sam (arrivant) : Ben il en avait que l’air. Messieurs je sais ce que vous pensez mais je vous

saurais gré de ne pas faire d’élucubrations, le Colonel et moi nous ne sommes que 2 excellents

amis.

Carla : Pourtant vous feriez un beau couple. Quand il reviendra, je lui dirais !



Daniel et Teal’c soupirèrent en voyant que Sam et Carla espéraient toujours.



Leurs vies se faisaient entre les missions, la Base, Carla…Daniel et Teal’c aidaient beaucoup

Sam dont l’emploi dut temps était surchargé. Elle s’occupait en plus de la maison de Jack y

passant parfois quelques jours. De plus à chaque vacances Cassandra était là elle aussi. Mais

Sam s’en contre fichait, elle aimait sa vie.

Elle allait aussi de temps en temps voir Joe, l’oncle de Jack, ils étaient devenus très

complices. Cependant l’homme décéda quelques mois plus tard, Sam en fut très peinée. Elle

fit les démarches nécessaires pour les obsèques.

SGC



Sam était couchée, Carla était avec elle, le Général avait fait aménager une chambre plus

grande pour que Carla puisse venir parfois. Cela faisait 9 mois que Jack n’était plus là et Sam

persistait à croire qu’il était vivant, le Docteur Mackenzie continuait de la recevoir. Il la savait

saine d’esprit, son seul souci était qu’elle refusait la mort de son supérieur.



Salle de briefing



Daniel, Teal’c, le docteur Black et le Général discutaient d’une découverte faite pas une autre

équipe.



Hammond : SG1 ira demain, vous pourrez y faire des recherches, il faudra prévenir le Major

demain matin

Daniel (inquiet): Elle est assez fatiguée en ce moment

Doc : C’est normal mais elle va bien, cette mission sera calme pour elle

Teal’c : C’est exact



Une grande lumière rouge envahi soudain toute la pièce. Quand celle ci disparue, Jack était là

devant eux un sourire aux lèvres. Les soldats dans la pièce braquèrent leurs armes



Jack : Quel accueil, salut les gars !

Daniel : Jack ? dit il la bouche ouverte

Jack : Bravo Daniel, toujours aussi perspicace

Hammond : Gardes arrêtez-le !

Jack (levant les mains): Oh la mais qu’est ce qui vous arrive ?

Teal’c : Nous ne sommes pas sûrs que vous êtes celui que vous prétendez

Jack : Je ne prétends rien moi, je suis Jack, le Colonel O’Neill, d’accord un peu sale mais

quand même

Doc : Je vais faire des tests pour en être sûre

Hammond : Soldats ne le quittaient pas des yeux

Jack : On se calme, où est Carter, elle, elle vous dira que je ne mens pas

Daniel : Elle n’est pas là, je vous en prie si vous êtes celui que vous dites obéissez.



Jack soupira et se plia, ils allèrent à l’infirmerie pour tous les examens nécessaires. Ils

attendaient tous avec impatience faisant les cents pas dans le couloir. Le Docteur les fit entrer.



Doc : C’est bien notre Colonel O’Neill dit elle avec un sourire

Jack : J’y crois pas, je m’absente une petite semaine et vous ne me reconnaissez pas

Daniel : Pardon, une semaine ?

Teal’c : O’Neill cela fait plus de 9 mois que vous n’êtes plus ici, on vous a déclaré mort 15

jours après notre rencontre avec les Eschrans

Jack (les yeux écarquillés): Quoi ? 9 mois, c’est du délire

Hammond : C’est pourtant vrai

Jack : Ils m’avaient dit que le temps ne passait pas de la même façon mais quand même 9

mois, waouh ça en fait du sommeil en retard

Hammond : Nous aimerions comprendre

Jack : C’est normal mais où est Carter ? Si j’ai disparu depuis si longtemps pourquoi n’est

elle pas là pour me souhaiter la bienvenue ?

Daniel (se parlant à lui-même): Elle avait raison, nous nous sommes plantés murmura t’il en

secouant la tête

Jack (inquiet): Je ne comprends pas, dites-moi si elle va bien ?

Daniel : Elle va bien, elle est dans ses quartiers, elle dort

Jack : (Regardant l’heure) : Il est à peine 22h, et elle dort ? C’est quoi le problème ? demanda

t’il en s’énervant un peu

Hammond : Le major est très fatiguée en ce moment mais elle est en bonne santé.

Daniel : Jack, ça n’a pas été facile pour elle, vous comprenez, il n’y a qu’elle qui croyait que

vous étiez vivant

Jack : Vous auriez dû la croire, elle ne se trompe jamais. Je peux sortir, je voudrais la rassurer

avec votre permission Général dit il se rendant compte que son attitude n’était pas très

militaire

Hammond : Oui mais il faut que l’on vous annonce une mauvaise nouvelle avant

Jack : Quoi, il lui est arrivé quelque chose ?

Daniel : Non, quand vous avait disparu, les premiers jours, Sam est allée chez vous pour voir

si tout allait bien, une femme s’y est présentée avec une petite fille

Jack (agacé): Ne tournez pas autour du pot

Daniel : Pardon. La femme amenait Carla votre nièce, je suis désolé de vous annoncer cela

mais Anna votre belle sœur est décédée

Jack (sous le choc): Anna…Et Mickael…c’est lui n’est ce pas ?

Teal’c : Nous l’ignorons, il est en prison pour le meurtre de sa femme mais n’a pas encore été

jugé

Jack : Je sais que c’est lui, ce fumier…(réfléchissant) et Carla, il faut que je la retrouve

Hammond : Elle est ici

Jack : Quoi ?

Sam : Sam l’a gardé, la femme des services sociaux la prise pour votre fiancée Sam n’a rien

dit pour éviter que Carla aille en foyer.

Jack (étonné): Waouh et après ?

Hammond : J’ai fait les démarches pour qu’elle devienne sa tutrice. Carla est restée avec elle

Jack : Il faut que j’aille la voir

Daniel : Elle est dans les anciens locaux de repos

Jack : Merci, j’y vais

Daniel : Nous vous accompagnons

Teal’c (retenant Daniel) : Ce ne sera pas nécessaire

Daniel : Mais je veux voir sa tête quand elle le verra

Teal’c : Daniel Jackson notre présence serait de trop

Daniel : Oh… oui vous avez raison

Hammond : Je vais passer quelques coups de téléphone



Jack alla prendre une douche avant, histoire d’être plus convenable, il avait hâte de voir sa

nièce mais aussi Sam, le regard implorant qu’elle avait eu au moment où elle avait comprit

qu’il ne passerait pas la Porte des étoiles avec elle, l’avait bouleversé. Bien sur, il avait tenté

de la rassurer et lui avait fait une promesse qu’il voulait tenir. Sam lui avait manqué, une

semaine s’était écoulée pour lui et elle lui avait manqué. Il frappa doucement à la porte mais

n’obtenu aucune réponse, il ouvrit alors lentement. Il ne put s’empêcher de sourire, Sam était

allongée de côté et Carla lui faisait face dans la même position. Jack referma la porte et

alluma la petite lumière du fond pour ne pas les réveiller brutalement. Il soupira, Carla avait

perdu sa mère et son père en était probablement la cause. Il adorait sa nièce, il avait tout fait

pour qu’elle soit heureuse mais son frère refusait sa visite.

Jack s’approcha et s’assis sur le bord du lit près de Carla. La petite se tourna et ouvrit

légèrement les yeux. Elle sursauta



Carla (hésitante) : Oncle Jack ?

Jack (tout bas) : Bonjour ma princesse

Carla (les larmes aux yeux) : Tu es revenu, Sam avait raison dit elle en se jetant dans ses bras

Jack : Oui, elle a toujours raison, chut, tu vas la réveiller

Carla : Non, elle a pris un médicament pour dormir, elle en avait besoin, elle est épuisée

Jack : Je sais. Je suis si triste pour ta mère, j’aurais dû être là

Carla : Elle me manque, mais ne t’inquiètes pas Sam s’est bien occupée de moi, elle est

géniale.

Jack : C’est vrai. Tu m’as manqué Carla

Carla : Toi aussi, personne ne croyait Sam, elle savait que tu allais rentrer, elle le savait

Jack : Je lui avais promis

Carla : Je suis si contente dit elle en lui faisant un câlin.



La petite resta un moment dans ses bras pleurant de joie, elle finit par se rendormir Jack la

suivi de peu.



Au petit matin, Jack la sentit remuer et s’éveilla difficilement tant il était fatigué



Carla : Bonjour

Jack : Bonjour princesse

Carla : Je vais aller me laver et puis déjeuner, c’est le sergent Siler qui m’emmène à l’école

ce matin

Jack : Ah oui ?

Carla : Je vais déjeuner avec Daniel et Teal’c avant. Je fais presque toujours ça quand on

vient dormir ici

Jack : Pourquoi ?

Carla : Parce qu’en général si on dort à la Base, c’est parce que Sam est très fatiguée, alors

les autres s’occupent de moi. T’inquiètes, j’ai l’habitude, normalement elle est réveillée pour

me dire au revoir.

Jack : D’accord, je vais me lever aussi

Carla : Non, reste, il est 6h30 et Sam sera contente de te voir au réveil

Jack : Pas dans son lit mon ange

Carla : Arrête, vous ne faites rien de mal et puis elle sera trop contente pour y songer. En plus

tu as l’air encore très fatigué

Jack (cédant facilement): D’accord t’as gagné à tout à l’heure



Carla se dépêcha de sortir sans bruit, satisfaite de les laisser à deux. Jack observa Sam, elle

paraissait si sereine, il mourrait d’envie de la prendre dans ses bras. Neuf mois, il s’était

écoulé neuf mois et pendant ce temps là elle n’avait jamais cessé d’y croire, s’occupant de sa

nièce. Réfléchissant, Jack se rendit compte qu’ils étaient en décembre, son visage s’assombrit,

Sam devait se marier le mois suivant. Il soupira, cela le rendait triste mais tant qu’elle était

heureuse… Il ne tarda pas à se rendormir.



Une heure après le réveil sonna, d’un geste rapide Jack l’éteignit. Sam ouvrit les yeux



Sam : Bonjour mon Colonel murmura t’elle dans un demi-sommeil puis refermant les yeux

Jack (souriant) : Bonjour Carter

Sam (ouvrant les yeux en grand) : Mon Colonel ?



Sam le regardait surprise, elle avança la main pour le toucher afin de voir s’il n’était pas une

hallucination. Quand ses doigts entrèrent en contact avec le visage de Jack, ses yeux

s’embuèrent.



Jack : Salut Dorothée

Sam (se redressant) : Ca y’est vous êtes rentré, depuis quand, que s’est il passé, où étiez

vous ?

Jack : Doucement respirez Carter. Je suis arrivé hier soir, j’ai eu le droit à un drôle d’accueil.

Le reste vous le saurez au débriefing de 10 h.

Sam : Vous auriez dû me réveiller

Jack : Non, j’ai cru comprendre que vous aviez besoin de dormir, j’ai discuté avec Carla

Sam : Mon Dieu Carla, oui c’est vrai elle est avec les autres. Mon Colonel, votre belle sœur…

Jack : Je sais, Daniel m’a dit.

Sam : Je suis désolée

Jack : Je sais, merci de vous êtes occupée de Carla

Sam : Elle est adorable.

Jack : Elle me ressemble alors

Sam (souriant) : Vous ne changez pas !

Jack (souriant): Ca m’avait manqué

Sam : De quoi ?

Jack : Votre sourire Carter

Sam : Votre humour aussi Monsieur.



Ils se levèrent en même temps, Jack la regarda de haut en bas et elle rougit. Sam ne portait

qu’un t-shirt.



Jack : Je vais vous laisser vous préparer, je vais aller dans mes quartiers prendre mes affaires

Sam (gênée): C’est à dire…

Jack : Oui ?

Sam : Vous n’avez plus de quartier

Jack : Quoi ? ah oui, neuf mois, c’est logique. Ca veut dire que je n’ai plus rien, tout a été

vendu

Sam : Calmez-vous, aidez-moi à descendre la cantine de l’armoire, vos affaires y sont

Jack : Mes affaires ?

Sam (timidement): J’ai vidé vos quartiers, comme je savais que vous alliez revenir, j’ai tout

gardé

Jack : Que ferais-je sans vous ?

Sam : Vous vous baladeriez nu sûrement.

Jack : Merci Carter

Sam : Vous avez toujours votre maison aussi, j’ai fait en sorte qu’elle ne soit pas vendue

Jack (surpris): C’est vrai ?

Sam : Oui, j’ai des tas de choses à vous dire, ça risque d’être long.

Jack : Allez vous préparer avant, j’y vais de mon côté on se retrouve au mess sinon on va

manquer le départ de Carla



Chacun de leur côté allèrent sous la douche, Sam avait encore du mal à réaliser. Une fois

prête, elle se dirigea vers le mess, Jack était déjà là attablé avec les autres. Quand Sam entra,

il y eu un grand silence. Elle fit un petit sourire ironique et la tête haute alla chercher un

plateau.



Jack : Qu’est ce qu’il se passe, pourquoi tout le monde la regarde comme ça ?

Daniel : Parce que depuis votre mort, les gens la prennent pour une folle. Ils disaient qu’elle

avait perdu la tête et que c’est pour cela qu’elle vous croyait vivant. Elle a eu la vie dure.

Jack : Et vous comment l’avez vous traitée ?

Daniel : Jamais je n’ai pensé qu’elle avait perdu la tête, ni le Général puisqu’elle partait en

missions

Teal’c : C’est pareil pour moi, je pensais simplement qu’elle avait reçu un gros choc.

Carla : Elle va avoir le droit à des excuses publiques j’espère

Jack : J’en doute

Sam (arrivant) : Bonjour à tous

Les autres : Bonjour

Daniel : Sam, je vous dois des excuses, vous aviez raison

Teal’c : Recevez mes excuses aussi, nous aurions dû vous faire confiance

Sam : Ce n’est rien, j’admets que j’ai pu paraître bizarre mais vous êtes pardonné tous les 2.

Carla : Alors Sam, contente de leur rabattre leurs caquets à tous ces militaires prétentieux

Sam : Pas autant que j’aurais de plaisir avec Mackenzie ma puce

Jack : Mackenzie ?

Daniel : Sam devait le voir une fois par semaine

Jack : Je vois

Teal’c : Il n’est pas encore au courant Major, vous lui annoncerez

Sam (souriant): Mais avec joie

Carla : Je dois y aller, Siler va m’attendre.

Sam : Bonne journée, à la maison ce soir

Carla : ok dit elle en l’embrassant

Jack : A tout à l’heure princesse



Après le petit déjeuner, Sam se dirigea vers le bureau du Docteur Mackenzie pendant que

Jack s’installait dans des nouveaux quartiers, Teal’c et Daniel l’aidaient.

Sam entra dans le bureau du psychologue celui ci lui fit signe de s’asseoir.



Mac : Bonjour Major, comment allez-vous aujourd’hui ?

Sam (souriante): Je suis en pleine forme

Mac : Bien, comment se passe l’ambiance dans la Base ?

Sam : Toujours pareil, seul mon équipe et le Général ne me prennent pas pour une illuminée.

Mac : Et que ressentez-vous ?

Sam : Je sais que j’aurais le dernier mot, ils verront quand ils auront le Colonel O’Neill

devant eux

Mac (soupirant): Je croyais que vous aviez enfin admit sa mort

Sam : Pas du tout, j’ai accepté que les autres ne me croient pas. Et j’ai accepté de vous

écouter, j’évite d’en parler c’est tout

Mac : Mais vous le pensez toujours en vie ?

Sam : C’est exact. Je lui ai parlé ce matin

Mac (inquiet) : A qui ?

Sam : Au Colonel O’Neill

Mac : C’est à dire ?

Sam : C’est à dire que nous avons eu une conversation, je lui ai expliqué ce qu’il se passait

Mac : Et qu’a t’il dit ?

Sam : Il m’a remercié

Mac : Avez vous conscience que tout ceci est de votre imagination ?

Sam : Avez vous conscience que cela ne l’ai pas. Bon, je n’ai plus rien à vous dire. Au revoir

Docteur.



Mackenzie la regarda incrédule, il la croyait sur la voie de guérison et son état empirait

maintenant, il fallait qu’il avertisse le Général au plus vite.



Bureau du Général



Le psychologue venait d’arriver, il vit Sam déjà dans le bureau



Mac : Major, je ne savais pas que vous seriez là

Hammond : Je l’ai fait venir, si vous devez me parler d’elle, elle doit être présente. Asseyez

vous je vous écoute.

Mac : Bien, je dois dire que je suis très inquiet, le Major Carter semblait avoir enfin admit la

disparition du Colonel O’Neill

Sam (le coupant) : J’ai toujours admit sa disparition Docteur, c’est sa mort que je n’admets

pas.

Hammond : Major, vous n’avez pas…

Sam (souriant): Non, mon Général, je n’ai rien dit. Si vous permettez Général j’aimerai savoir

les conclusions

Hammond : D’accord dit il se disant qu’elle méritait bien cette petite vengeance personnelle

Mac : Donc, je disais que j’étais inquiet. Le Major prétend avoir discuté avec le Colonel et

celui ci lui aurait répondu. Je crois qu’il faudrait qu’elle suive une psychothérapie et qu’elle

soit immédiatement traitée pour Schizophrénie

Hammond : Docteur, vous y allez un peu fort, elle est sous pression mais quand même, il y a

de quoi

Mac (insistant): Elle parle à un mort qui lui répondrait mon Général

Sam : Et si je vous dis qu’à cet instant je vois le Colonel O’Neill derrière vous en train de

nous faire signe bonjour à travers la vitre

Mac : Vous voyez Général, elle perd la raison

Sam : Docteur, il faut vraiment vous ouvrir à toutes possibilités. (souriant) Alors mon Colonel

vos nouveaux quartiers ?

Jack (entrant en souriant) : Gris, très gris

Mac (sursautant) : Co…Colonel O’Neill, c’est vous ?

Sam (sarcastique): Voyons docteur, vous frisez la schizophrénie là

Hammond (se retenant de rire): Ca va maintenant Major. Docteur, le Colonel O’Neill est

rentré hier soir et il va bien comme vous pouvez le constater

Jack : Salut Doc, alors comme ça mon second est bon à interner ? Remarquez, je comprends

toutes ses théories bizarres et ce langage incompréhensible qu’elle utilise dit il ironique



Sam lui fit un magnifique sourire, Jack en fut ravi, il était content qu’elle obtienne sa

vendetta. Le Général heureux de constater Jack en vie et la bonne santé mentale de Sam ne dit

rien. Il était tout sourire aussi.



Mac : D’accord, je crois que les séances ne seront plus nécessaire Major, je vous dois des

excuses, j’aurais dû vous croire tout du moins ce matin

Sam : Excuses acceptées. Merci de votre aide Docteur

Mac : Puis-je vous poser une question ?

Sam : Allez-y

Mac : Comment saviez vous ?

Sam : Je ne sais pas, je le savais c’est tout. Tant que je n’ai pas la preuve de la mort d’un de

mes amis, je ne peux y croire, notre univers recèle de drôle de choses, vous devriez l’avoir

compris depuis le temps que vous êtes au SGC.

Mac : Je ne m’y ferais jamais. Je vous laisse, au revoir dit il en partant

Jack : Alors Carter, contente de revenir dans le monde des gens sains d’esprits ?

Sam : Oui, en effet

Hammond : Je dois avouer Major que je me suis trompé aussi, mais comprenez que c’était

quasiment impossible.

Sam : Je sais, je vous suis reconnaissante de ne pas m’avoir écartée du projet et de m’avoir

aidé pour Carla

Hammond : C’est naturel. Bon maintenant au briefing, j’ai hâte de connaître votre aventure

Colonel.



Salle de briefing



Quand Daniel et Teal’c arrivèrent, ils eurent un petit sourire, Jack et Sam étaient assis l’un à

côté de l’autre et riaient ensembles, comme avant, sous le regard bienveillant du Général qui

riait également.



Hammond : Nous allons pouvoir commencer, nous vous écoutons Colonel O’Neill

Jack : En fait, il n’y a pas grand chose à dire. Quand je suis retourné à leur vaisseau, ils

avaient un problème à le manipuler, leur pilote venait de mourir. Vu la simplicité de

commande, j’ai pris le « volant ». Nous avons dû slalomer pour éviter les tirs et nous avons

réussi à sortir de l’atmosphère de la planète.

Daniel : Et après, ce n’était qu’un vaisseau de tourisme et il n’avait presque plus de

puissance.

Jack : Je sais, pour accélérer, j’ai profité de la déflagration quand ils ont fait exploser la

planète. Je me suis mis dans le bon axe et dès que j’ai senti le souffle j’ai poussé à fonds les

manettes

Teal’c : Vous avez du abîmer le vaisseau

Jack : Non, ils ont un système de…

Sam : Réflexion de matière mon Colonel

Jack : Ouais, c’est ça, le vaisseau est capable d’engranger toute énergie et de s’en servir

Daniel : Vous m’épatez là, je sais que vous êtes un excellent pilote mais là c’est très

technique

Jack : Carter l’avait expliqué un peu avant dans la journée

Hammond/Daniel : Vous l’écoutez ? demandèrent-ils surprit

Jack : Bien sur, elle m’a même décrit comment s’en servir

Teal’c : Et vous avez compris ?

Jack : Ca devient insultants messieurs. Oui, j’avais compris, elle a utilisé un langage simplifié

et clair

Daniel : Je ne savais pas que ça vous intéressait, Jack

Sam : Voyons Daniel, ce système est génial, tout pilote serait intéressé, c’est simplement

incroyable

Jack : Pratique et efficace

Sam : Et après pourquoi ne pas être rentré plus tôt ?

Jack : Les Eschrans devaient absolument retourner sur leur planète et ne voulaient surtout pas

nous nuire. S’ils m’avaient ramené aussitôt, leurs ennemis risquaient de découvrir notre

planète et de nous faire la guerre, nous ne pourrions pas nous défendre.

Daniel : Vous pouviez emprunter une porte

Jack : La plus proche était à trois jours de vol, je me doutais que le Général allait annuler mes

codes. Donc, je les ai suivis. Ca n’a pas duré longtemps, ils ont déposé quelques objets et une

heure après nous sommes repartis à bord d’un vaisseau plus pratique et surtout armé. Hier

nous sommes arrivés en orbite autour de la Terre et me voilà, pour moi toute cette histoire n’a

duré qu’une semaine

Sam : La distorsion de temps doit être phénoménale

Hammond : Pouvons nous considérer les Eschrans comme nos alliés ?

Jack : Oui mais leur planète est très loin de la notre, ils n’ont pas de Porte, ils ont décidé de

s’en fabriquer une ils nous contacteront ensuite, je leur ai laissé le GDO avec un ancien code

SG1.

Sam (étonnée): Ils vont fabriquer une Porte ?

Hammond : Ils sont très avancés alors

Jack : Oui en effet. Pour me remercier, ils voulaient m’offrir un vaisseau, style bi-place, furtif

et tout plein d’autres trucs que j’ai pas encore compris, eux s’en servent comme vaisseau

d’escorte.

Sam : Vous avez accepté ?

Jack : Bien sur, mais il y avait un souci à cause de l’habitacle

Sam : A cause de notre morphologie très différente nous ne pouvions pas le piloter

Jack : Exact Major !

Hammond : C’est vraiment dommage

Jack : Pas tant que ça, ils m’ont donné leur plan de construction en disant que Carter pourrait

certainement adapter le vaisseau aux terriens

Sam (surprise): Moi ?

Jack : Ils disent que vous êtes suffisamment intelligente pour ça, et je suis d’accord.

Sam : Je leur ai à peine parlé

Jack : Je vous ai pas dit, ils sont télépathes

Daniel : Télépathes ?

Jack : Un peu, ils peuvent lire certaines de nos pensées et nous envoyer des messages

Hammond : Ils peuvent alors nous influencer ?

Jack : Et non, ils ne peuvent pas nous forcer à faire quelques chose contre notre volonté.

Teal’c : C’est très intéressant, les avoir pour alliés sera bénéfique

Jack : Le seul problème, c’est que pour l’instant sans Porte ils mettraient du temps à venir

Sam : Donc, en considérant le temps de votre retour, ils vont mettre environs 9 de nos mois à

rentrer, ensuite, ils vont devoir construire une porte ce qui risque d’être long

Jack : Ils ont commencé déjà sur le trajet, mais d’après eux 3 jours suffiront, j’ignore

cependant si c’est trois de nos jours ou des leurs

Sam : Donc, nous ne les reverrons plus avant plus d’un an

Jack : Exact. Ils m’ont donné un objet, une sorte d’ordinateur afin que l’on étudie leur culture

si on le désire, les plans du vaisseau se trouvent aussi dedans.

Hammond : Docteur Jackson et Major Carter, je crois que vous allez avoir de quoi vous

amuser.

Daniel : Je suis impatient.

Hammond : Je m’en doute, mais ça attendra, je vous laisse le reste de la semaine, on se revoit

lundi vous êtes en congé à partir de 15h.

Jack : Chouette !

Hammond : J’espère que ce temps vous suffira pour reprendre vos marques Colonel. Major,

vous le tenez au courant de tout ce qu’il s’est passé.

Sam : A vos ordres mon Général.

Hammond : Rompez ! dit il en partant

Daniel : A propos Sam, le Docteur Black veut vous voir, vous n’y êtes pas allée ce matin

Sam : J’avais oublié avec tout ça, j’y vais de ce pas, merci. Colonel, on se voit après ?

Jack : Allez-y, j’ai encore quelques trucs à faire après je vous suis tout ouie.

Sam (avec un sourire): A tout à l’heure

Jack : Carter est malade ?

Daniel : Non, elle est juste sous surveillance médicale, le stress, la pression enfin vous

comprenez

Jack : Je crois

Teal’c : Le Major n’a pas été épargnée depuis votre départ. Certains soldats la regardaient de

haut, d’autres ne voulaient pas travailler avec elle disant qu’ils ne pouvaient pas avoir

confiance.

Jack : C’est ridicule et c’est de ma faute en plus

Daniel : Vous n’y êtes pour rien et Sam a toujours gardé la tête haute

Teal’c : Malgré tout, elle risque de craquer à un moment

Jack : J’imagine

Daniel : Il faut faire attention ces prochains jours, je crois qu’elle n’a pas encore réalisé que

c’était fini, que tout aller redevenir normal, qu’elle peut relâcher la pression.

Teal’c : Si vous pouviez imaginer la masse de travail qu’elle supporte depuis 9 mois

Jack : Je veux bien vous croire, j’aimerai que vous me racontiez plus en détail ce que lui ont

fait subir les autres, venez, on va dans mes quartiers



Tous les trois discutèrent pendant un long moment, Jack était parfois déçu du comportement

de certains, il se promit une vengeance.

Vers 15 heures Sam arriva en civile et frappa à la porte de Jack, il lui ouvrit en souriant.



Sam : Voilà, je suis prête Monsieur, nous pouvons partir

Jack : Parfait, j’ai hâte de savoir ce qu’il s’est passé, les derniers mois. Au fait, que pensez

vous de mes nouveaux quartiers ?

Sam (souriant) : Gris, très gris, tenez vous aviez oublié ceci dit elle en lui remettant plusieurs

posters.

Jack : Ma déco personnelle, ah c’est bien ça !

Sam : J’ignorais que vous vous intéressiez aux motos mon Colonel dit elle malicieuse en lui

faisant voir un des posters

Jack : Belle mécanique non ? dit il gêné



En effet, sur la dite moto, se tenait une femme, très dénudée et à la plastique généreuse. Jack

ne savait plus où se mettre, Sam se mit à rire



Sam (espiègle): J’ai une préférence pour les Dieux du Stade moi dit elle avec un clin d’œil



Jack sourit et ils s’en allèrent, direction chez Sam.



En chemin, ils ne parlèrent pas, Jack regardait discrètement Sam, elle avait changé, la fatigue,

le stress se lisait sur son visage mais malgré tout elle semblait heureuse même si la petite

lueur de tristesse qu’elle avait dans les yeux depuis qu’ils se connaissaient, était toujours

présente.

Elle s’arrêta devant un petit magasin mais ne descendit pas, Jack allait demander ce qu’il se

passait quand il vit un jeune homme arriver avec une caisse. Sam lui sourit et ouvrit son

coffre. Elle donna de l’argent à l’individu et redémarra.



Sam : J’ai envoyé une liste de course par mail, je récupère mes achats

Jack : Pratique comme système

Sam : Surtout quand j’ai peu de temps. Je suis désolée, je sais que vous aimeriez sans doute

rentrer chez vous, mais ça fait une semaine que j’ai pas mis les pieds chez moi, j’ai des tas de

trucs à faire, je vous raconterais ce que vous voulez savoir en même temps

Jack : Pas de problèmes, je comprends.

Sam : Bien, merci, il est 15h30, Carla sera à la maison vers 18h, ça laisse un peu de temps

pour tout préparer

Jack : Largement

Sam : Vous verrez que non.



Ils arrivèrent enfin à destination. Jack s’occupa des courses pendant que Sam récupérait le

courrier dans sa boite aux lettres. Elle lui ouvrit la porte, lui fit signe de s’installer et lui

apporta une bière.

Jack lui sourit et des yeux fit le tour du salon, tout été décoré pour Noël, il y avait un sapin

multicolore, des chaussettes accrochées à la cheminée, des dessins ornaient les vitres, et par

endroit du gui suspendu au plafond, Jack sourit. C’était étrange, il avait quitté la Terre un peu

avant le début du printemps et là ils étaient en décembre à quelques jours à peine de Noël.

Jack continua d’observer les lieux, il vit des nouvelles photos, Sam avec Carla, son équipe

avec Carla, Carla et Cassandra. Sam, Carla et l’oncle Joe. Sam avait suivi son regard, elle

soupira

Elle vint s’asseoir à ses côtés.



Sam : Je n’ai pas que de bonnes nouvelles malheureusement

Jack : C’est à dire ?

Sam : Je ne sais pas comment vous dire ça sans être trop directe mais j’ai pas le choix. Il y a

un mois, votre oncle Joe est décédé

Jack (choqué): Il est mort, ils avaient dit 6 mois

Sam : Ils avaient torts, il est resté parmi nous 8 mois encore dit elle émue

Jack : Oh, je n’arrive pas encore à me dire que j’ai été absent 9 mois.

Sam : Il a laissé une valise pour vous



Sam alla chercher l’objet et le déposa devant Jack. Elle lui fit un petit sourire

d’encouragement et le laissa seul.



Jack ouvrit lentement la valise, dedans il y avait des photos, des petites boites, des objets que

son oncle voulait qu’il ait. Jack découvrit une enveloppe et l’ouvrit.



Cher Jack



Si tu lis cette lettre, c’est que je suis mort avant ton retour, ne t’en fait pas, je ne t’en veux

pas, ce n’est pas de ta faute. Si je prends le temps de t’écrire, ce qui n’est pas dans mes

habitudes, c’est pour te dire au revoir et te raconter mes derniers mois.

Sache qu’ils ont été merveilleux. C’est malheureusement lors d’un évènement tragique, que

j’ai rencontré Samantha, elle avait amené Carla aux obsèques d’Anna. Inutile de te préciser

que la famille présente la regardé de haut mais je crois qu’elle s’en foutait royalement, elle

est venue naturellement se présenter à moi et m’a aidé dans mes déplacements toute la

journée. Nous étions les parias du jour.

Tu sais quoi ? Elle m’a plu tout de suite, j’ai été surpris quand Carla m’a dit qu’elle était ta

fiancée, je l’ignorais mais j’en ai été ravi, tu me parlais si souvent d’elle. Samantha m’a

expliqué ton absence, si tu avais pu voir l’inquiétude dans ses yeux…Cette petite t’aime

beaucoup.

A ma grande surprise le lendemain de l’enterrement d’Anna, Samantha est venue me rendre

visite à la maison des vieux, elle m’a emmené manger un bon gros steak et je l’en remercie

encore. Nous avons beaucoup discuté, j’ai vu dans ses yeux les mêmes étincelles que dans les

tiens quand tu me parlais d’elle. Je sais, tu as toujours nié mais aujourd’hui tu ne le peux

plus. Une chose est sure, tu lui as manqué. Elle m’a proposé de venir m’installer à Colorado

Springs mais j’ai refusé, tu en connais les raisons. Mais j’ai apprécié. Depuis ce jour,

Samantha est venue me voir assez souvent, parfois seule parfois avec Carla. Elle téléphone

fréquemment aussi. Nous discutons pendant des heures, je crois que si j’avais eu une fille,

c’est elle que j’aurais choisie, elle est formidable. Je suis si content que tu ais retrouvé le

bonheur à ses côtés, tu le mérites Jack, crois-moi.

Hier, elle était là près de moi et elle m’a expliqué beaucoup de chose sur votre travail, tu sais

de quoi je parle, ne lui en veut pas de toute façon là où je vais je ne le dirais à personne et qui

croirait un vieux bonhomme comme moi ! Elle t’admire et moi aussi, je suis si fier de toi Jack,

je sais que tu es en vie, si Samantha le dit, je la crois, elle le sent au fond d’elle et ça me suffit

amplement.



J’ai été très déçu par ton frère, comment un petit garçon adorable a pu devenir ce monstre.

Ou me suis-je planté Jack ? Samantha (encore elle) me dit que j’ai rien à me reprocher, que

j’ai ouvert le chemin à deux enfants mais qu’eux seuls ont choisi une direction. C’est pour ça

qu’elle m’a raconté votre travail, pour me prouver que je n’avais fait aucunes erreurs, que toi

tu avais choisi le chemin le plus noble, la protection des autres à ton péril parfois.



Je pars heureux et rassuré Jack, Carla a trouvé un foyer chaleureux et aimant. Toi tu n’es

plus seul, c’était ma plus grande crainte, mais Samantha est là pour toi et le sera toujours, je

le sais. Fais attention, à toi à elle, à Carla…



Maintenant regarde dans la valise, il y a 2 écrins. Le premier, le long, donne-le

immédiatement à Samantha, c’est un bracelet ayant appartenu à ma mère, je n’ai pas eu de

fille mais je considère Samantha comme telle, donne-lui, de moi elle aurait refusé.

Dans le deuxième, tu trouveras une bague, c’était celle de ta mère. Je sais que tu lui as déjà

offert une bague de fiançailles mais donne lui celle ci. Je sais que j’aurais dû te la donner

pour ton mariage avec Sara mais bien que je l’aimais, je n’ai pas pu, j’ignore pourquoi même

si j’en ai une idée maintenant. Tu ne trouveras pas mieux que Samantha, il y a tant de choses

qui émanent de vous quand vous évoqué l’autre…Vous êtes fait l’un pour l’autre, c’est aussi

simple.



Tu sais quand ton frère et toi êtes venus vous installer avec Martha et moi, j’étais un peu

effrayé, mais je n’ai jamais regretté. Je vous ai toujours considéré comme mes enfants,

aujourd’hui encore. Je sais que j’ai parfois été sévère avec toi mais en voyant quel homme

admirable tu es devenu, je me dis que j’ai bien fait de te secouer les puces et de t’obliger à

entrer dans l’armée. Si j’avais su j’en aurais fait autant avec Mickael.

Contre le passé y’a rien à faire, j’ai entendu ça une fois, c’est malheureusement vrai, tu le

sais également. Tu as été un père fantastique n’en doute jamais même si la culpabilité te

ronge encore. Charlie sera toujours présent pour toi mais donne-toi la possibilité de former

une nouvelle famille, n’ai pas peur. Mon regret sera de ne pas assister à ton mariage avec

Sam et à la naissance de vos futurs enfants…qui sait peut –être que de la haut je verrais.

Si c’est le cas, je te surveille, voir si tu traites comme il se doit Samantha, je viendrais te

hanter si tu la faisais pleurer. Mais bon, j’en doute, j’ai confiance en toi. Je meurs l’esprit

rassuré et soulagé.



Bien, je crois que j’ai tout dit, je suis très fier de toi Jack et je t’aime mon fils. Sois heureux !



Ton oncle Joe

01/11/04



Jack relu la lettre plusieurs fois, les larmes aux yeux, il savait que comme lui son oncle n’était

pas du genre à afficher si clairement ses sentiments et cela le touchait beaucoup. Il était

heureux aussi que lui et Sam aient fait connaissance et se soient aussi bien entendus.

Jack s’enfonça un peu dans le canapé et bascula la tête en arrière pour s’y appuyer,

réfléchissant. Anna et son oncle étaient morts pendant son absence, il ne restait que Carla, il y

avait bien son frère mais il y avait longtemps qu’ils ne s’entendaient plus et après ce qu’il

venait de faire à sa femme…

Il repensa aux mots de Joe, si le pauvre homme savait que Sam n’était pas sa fiancée mais

celle de quelqu’un d’autre. S’il savait qu’il avait fait tout foirer, il y a bien longtemps. Jack

savait que Sam aurait fait son bonheur mais lui aurait-il fait le sien ? D’après Joe, oui mais il

ignorait toutes les données. Sam allait se marier à un autre sans que Jack puisse y redire

quoique ce soit.



***Jack



Si seulement je n’avais pas était absent si longtemps, il aurait pu se passer tant de chose…Et

si Joe avait raison, et si Sam m’aimait, peut être que je peux encore faire quelque chose.

Arrête de te faire des illusions Jack, elle va se marier avec un type bien, tu devrais être

heureux de son bonheur. Je ne vais pas quand même semer le trouble dans son esprit alors que

je ne peux rien lui promettre moi. Peter lui peut lui offrir ce qu’elle attend, une vraie vie de

couple, une famille.

Tant qu’elle est heureuse, tant mieux et puis, je dois me contenter de son amitié et d’après ce

que je peux constater celle ci est grande***



Entendant du bruit dans le couloir, il appela



Jack : Carter, où êtes vous ?

Sam : J’arrive dit elle en entrant un chiffon à la main

Jack : Je me demandais ce que vous faisiez

Sam : Un peu de ménage comme vous voyez. Ca va ?

Jack : Ca ira, merci, vous pouvez venir vous asseoir, je dois vous donner quelque chose

Sam : (s’asseyant à côté) : Quoi donc ?

Jack : Vous avez dû voir qu’il y avait de nombreuses choses dans cette valise

Sam : Non, quand je suis allée à la maison de retraite pour récupérer les effets de votre oncle,

il y avait votre nom sur la valise, je ne l’ai pas ouverte, j’ai pensé que c’était personnel

Jack : Merci, Joe me laisse quelques objets. Il y a un petit quelque chose pour vous

Sam : Ce n’est pas utile

Jack : Regardez d’abord dit il en lui donnant le bracelet

Sam : C’est très joli, mais je ne peux pas accepter

Jack : Vous savez cela n’a de valeur que sentimentalement

Sam : Justement, gardez-le

Jack : Il savait que vous refuseriez. Joe d’après ce qu’il m’a écrit vous considérait un peu

comme sa fille et voulait que vous ailliez ce bijou

Sam (mal à l’aise) : Mon Colonel, comprenez-moi, j’aimais beaucoup votre oncle, il était

d’une grande gentillesse mais je n’ai pas été très honnête avec lui

Jack : C’est à dire ?

Sam : Quand nous nous sommes rencontrés, Carla m’a présenté comme étant …votre amie

Jack : Vous l’êtes

Sam (gênée): Votre petite amie, votre fiancée pour être plus exacte, je suis désolée, c’était

pour qu’elle puisse rester avec moi sans problèmes.

Jack : Je sais, Joe parle de vous en tant que ma future femme

Sam (rouge) : J’aurais dû lui dire, j’ai essayé plusieurs fois mais…il

Jack : Il était heureux que je ne sois plus seul

Sam : Oui, il avait l’air tellement

Jack : Rassuré ?

Sam : Je sais que je ne devais pas lui mentir

Jack : Ce n’est pas grave, il est mort heureux. Cependant cela n’empêche rien, il vous aimait

beaucoup, même si vous lui aviez dit la vérité son opinion sur vous n’aurait pas changé, je

vous en prie acceptez ce présent de sa part, cela lui aurait fait plaisir

Sam : D’accord, ça me touche énormément, je sais que je le connaissais peu, mais nous nous

sommes entendus tout de suite

Jack : J’ai cru comprendre, vous avez charmé mon tonton, il ne tarit pas d’éloges sur vous

Sam : Il m’a fait rire, je sais d’où vient votre caractère vous lui ressemblez tant. Il est peut-

être plus bavard

Jack : Joe, bavard ? C’est une plaisanterie, il était pire que moi.

Sam : A bon, pourtant nous avons discuté longuement. Il était fier de vous mon Colonel

Jack : Merci de lui avoir adouci ses derniers jours et de l’avoir réconforté, vous avez raison, il

n’a commis aucune erreur mon frère est le seul responsable de ce qu’il a fait.

Sam : Je crois qu’il avait compris

Jack : Vous savez, quand on nous a confiés à Joe et sa femme, j’avais à peine 6 ans et

Mickael 4. Mon oncle et ma tante étaient jeunes mariés lui avait 26 ans et elle 20 mais ils se

sont occupés de nous. Martha ne pouvait pas avoir d’enfant, ils nous ont donné tout leur

amour. Je regrette de leur avoir mené la vie dure parfois. Mickael lui était si calme, si gentil.

Je ne sais pas s’il a des souvenirs de nos parents moi j’en ai si peu, c’est peut être ça qui a

joué sur notre avenir. Finalement alors que tout le monde me voyait finir en prison, c’est lui

qui a choisi cette voie

Sam : Vous n’êtes pas responsable non plus.

Jack : Je sais mais j’aurais dû réussir à convaincre Anna de le quitter

Sam : Personne ne le pouvait à part elle

Jack : Je vous ennui avec mes histoires

Sam : Pas du tout.

Jack : Merci. Il y a encore des mauvaises nouvelles ?

Sam : Non, pas que je sache, le reste est somme tout banal. Je vais vous faire un résumé

pendant que je continu mon ménage, si ça ne vous ennui pas

Jack : Non, je peux vous aider ?

Sam : Ca ira, écoutez moi et posez toutes les questions que vous le désirez.



Sam se leva et commença à faire les poussières en racontant les 9 derniers mois. D’abord les

diverses actualités du pays et de la planète, du moins ce qu’elle avait retenu. Ils riaient parfois.

Ensuite elle commença à raconter les missions les plus marquantes et les dernières

découvertes. Elle finit sur différentes choses sur Carla et Cassandra.



Jack : Il s’en est passé des trucs. Je voudrais savoir comment vous avez réussi à tout faire :

Les missions, la Base, Cassy, Carla, le quotidien et la préparation de votre mariage



Sam le regarda un instant, déstabilisée, personne ne l’avait averti de sa rupture avec Peter,

elle ne savait pas quoi lui dire. Elle ne voulait pas qu’il puisse croire qu’elle attendait quelque

chose de lui, même si c’était le cas. Elle aurait tant voulu qu’il la prenne dans ses bras pour lui

dire qu’il l’aimait et qu’elle lui avait manqué. Mais voilà, lui n’était resté absent qu’une

semaine et quand bien même lui aurait-elle manqué ? L’aimait t’il ? Et surtout, rien avait

changé, Jack était son supérieur et la loi de non-fraternisation était toujours existante. Elle

préféra éviter le sujet Peter.



Sam : Vous savez tout est une question d’organisation et puis j’ai été aidé par Daniel et

Teal’c. Le Général m’a facilité beaucoup de choses aussi. Carla est très compréhensive, elle

m’aide au quotidien, Cassandra elle, ne vient que pour les vacances et s’occupe de tas de

choses.

Jack : Je vois, je vois aussi que vous n’arrêtez quasiment pas une seconde.

Sam : J’admets que ce n’est pas toujours facile, que je suis fatiguée mais je trouve que je

m’en suis bien sortie

Jack : C’est vrai, maintenant je suis là et je vais pouvoir vous soulager de quelques soucis,

notamment, ceux crées à la Base

Sam : Laissez tomber.



Sam continua ce qu’elle faisait et refusa l’aide de Jack. En fait, elle avait tellement prit

l’habitude de tout faire, qu’elle ne se rendait pas compte que les choses allaient changer.

Jack fini par s’endormir en regardant la télé, il s’était lui aussi aperçu qu’elle le mettait à

l’écart inconsciemment, il ne lui en voulait pas, sans doute n’avait-elle pas encore réalisé

qu’elle n’avait plus besoin de courir à droite à gauche. Il ne dit rien, comme Daniel et Teal’c

l’avaient dit, tôt ou tard elle allait relâcher la pression. Il voyait que ça risquait d’arriver plus

tôt que prévu, quand il lui avait demandé comment elle s’en sortait, il avait semblait à Jack

qu’elle engrangeait à peine l’information, elle n’aurait plus à faire tout ça.



Quand il ouvrit les yeux un peu plus tard, il vit Sam replier une table à repasser, elle lui sourit.



Jack : Salut, je suis désolé de m’être endormi, je vois que vous n’avez pas chômé dit il en

désignant le tas de linge repassé

Sam : Ce n’est rien, votre organisme a besoin de réapprendre à vivre avec notre espace temps.

Carla est rentrée, elle fait ses devoirs, elle va bientôt descendre

Jack : Il est déjà si tard ?

Sam : 18h30

Carla (arrivant) : Coucou la marmotte

Jack : Coucou ma princesse, alors comment vas-tu depuis ce matin ?

Carla : Très bien. J’ai fini mes devoirs Sam, j’avais presque rien

Sam : Ok, alors…

Carla: Au bain!

Sam : T’as tout compris

Carla : a tout de suite

Jack : Elle a beaucoup changé, on dirait qu’elle a prit de l’âge très vite

Sam : Je sais, trop vite même, la perte de sa mère de cette façon l’y a contrainte et je dois

avouer que je suis obligée de lui donner des responsabilités qu’elle ne devrait pas avoir à son

âge.

Jack : C’est parfait, je suis certain que vous avez fait le mieux pour elle

Sam : Je l’espère.

Jack : Donnez-moi cette table et dites-moi où la ranger, ensuite laissez moi vous aider un peu

Sam : Ok, la table dans la buanderie et vous allez mettre les assiettes pour le repas alors

Jack : A vos ordres Major !



Jack dressa la table pour le dîner pendant que Sam faisait la cuisine. Il la vit regarder l’heure

plusieurs fois comme si tout était minuté et il savait que c’était probablement le cas.

Un peu après Carla redescendit, dans un pyjama rose avec une serviette entourant ses

cheveux. Elle s’installa sur une chaise posant un cahier sur la table et attendit. Sam vint se

placer derrière et commença à la coiffer en l’écoutant réciter une poésie.

Jack les regardait subjugué par la scène, on aurait dit une mère et sa fille, le tableau était

touchant. Jamais il n’avait vu Sam dans une telle situation, cela la rendait encore plus belle à

ses yeux. Alors il resta à les écouter, à regarder Sam tresser les cheveux de sa nièce…



Finalement ils dînèrent tranquillement, Carla racontant qu’elle s’était fait de nouveaux amis

même si les anciens lui manquaient. Elle parlait de l’école et de ses activités à l’extérieur.

Après que tout le monde ait fini de manger, Carla commença à débarrasser la table



Sam : Laisse ma puce, je m’en occupe, nous avons traîné aujourd’hui ça va commencer, vas y

Carla : Merci dit elle en allant dans le salon

Sam : Vous devriez aller la rejoindre, c’est l’heure des Simpson, elle n’en rate pas un.

Jack : Je vais vous aider

Sam : Non, allez y je mets tout dans le lave-vaisselle et je vous rejoins



Jack s’exécuta. Sam, elle, rangea tout et prépara du café. Puis alla s’asseoir avec eux. Elle

soupira et posa les yeux sur Carla assise sur les genoux de Jack. Ils riaient tous les deux. Sam

senti un frisson, une drôle de sensation, une sorte de poids venait de la quitter. Mais au lieu de

la soulager, elle se sentait mal, une envie de pleurer s’insinuait. Elle se mit à respirer

lentement, pour se reprendre et ne pas se laisser aller. Elle ne se rendit pas compte que la série

était finie et que Carla lui parlait



Carla : Ca va ?

Sam (émergeant): Hein, tu disais ?

Carla : Je disais que j’allais me coucher

Sam : Oui, bien sur bonne nuit excuse moi je réfléchissais

Carla (avec une bise): Dors bien, à demain

Sam : A demain

Carla : Dis Jack tu viens voir ma chambre ?

Jack : J’arrive sourit il en se levant



Sam fut soulagée qu’il s’éloigne un peu. Elle tenta de se secouer, ne comprenant pas ce qui lui

arrivait. Elle se leva, fit quelques pas les jambes en coton, puis se concentra pour éviter

d’éclater en sanglots.

Jack l’observa un instant avant de se faire voir, il la voyait lutter, petit à petit le cerveau de la

jeune femme assimilait les nouvelles données, Sam paraissait au bord de l’explosion mais se

contenait encore.

Jack : Très jolie chambre, elle dit que vous avez tapissé toutes les 2

Sam : Oui dit elle simplement de peur qu’il n’entende les tremblements de sa voix

Jack : Beau travail

Sam : Un café ?

Jack : Oui merci mais laissez, je vais le chercher, asseyez vous et détendez-vous





***Sam



Détendez-vous, il en a de bonne lui ! J’ai mal partout, j’ai l’impression de trembler de toute

part, si je me détends, je ne pourrais pas empêcher que cela se voie. Mais qu’est ce qu’il

m’arrive, j’ai froid, j’ai une envie quasiment incontrôlable de pleurer, mes jambes me portent

à peine, sans compter les efforts que je dois faire pour calmer ce tremblement, je suis si

fatiguée en plus***



Jack réapparu avec deux cafés. Il lui tendit une tasse et vit celle de Sam trembler, il la regarda

et la posa sur la table basse



Jack : Je ne sais pas si la caféine est une bonne chose pour vous

Sam : Je suis juste

Jack (la coupant): Stressée ? demanda t’il

Sam : Sans doute

Jack : Calmez-vous Sam, ça va aller

Sam : Pardon, que voulez vous dire ?

Jack : Juste qu’il est temps de relâcher la pression, laisser vous aller

Sam : Je ne comprends pas affirma t’elle tandis que sa voix la trahissait déjà

Jack : Vous croyez que je suis aveugle, j’ai discuté avec Daniel et Teal’c, je sais que les

derniers mois ont été durs, sûrement plus que je ne peux l’imaginer mais maintenant c’est fini.

Plus besoin de tout prendre sur vous Carter. Regardez-vous, j’ai l’impression que vous allez

vous effondrer.

Sam : Je vais bien Colonel

Jack : Je suis votre ami, je ne dis pas ça pour vous ennuyer, je sais cependant que vous êtes

en train de vous faire plus de mal c’est tout.

Sam (s’énervant): Je vous dis que ça va dit elle sans contrôler les tremblements de son corps

maintenant

Jack : Ne vous crispez pas, c’est pire

Sam : Qu’est ce que …demanda t’elle en se levant



Sam commençait à avoir peur, tout son corps la faisait souffrir atrocement, elle fit à peine 2

pas et dû s’asseoir par terre. Jack la rejoignit et s’assit à ses côtés, il lui parla doucement



Jack : Laisser vous aller, ne résistez pas, plus vous serez crispée plus se sera douloureux, et

ne vous inquiétez pas, ce sont juste vos nerfs qui lâchent. Fallait bien que ça arrive même à

vous. Je vous offre un scoop, Samantha Carter est humaine et a des limites. Allez Dorothée,

faites confiance à tonton Jack, ça va passer



Sam émit un petit rire nerveux qui se changea en pleurs. Jack la prit dans ses bras et elle cessa

de lutter. Son corps fut pris de grands tremblements, Jack la maintenait serrée pour qu’elle ne

se fasse pas mal, pendant ce temps, il continuait de lui parler doucement, la rassurant. Ils

restèrent longtemps au sol, puis quand son corps cessa de bouger, il desserra son étreinte sans

la lâcher pour autant. Elle continuait de pleurer mais en silence. Sam avait honte d’être dans

cette situation et ne comprenait pas que cela puisse lui arriver. Sa respiration devint plus lente

et elle se calma.



Jack : Comment vous sentez-vous ?

Sam (s’essuyant les yeux): Mal…vidée

Jack : C’est normal, je vais vous aider à vous relever, vous serez mieux dans le canapé

Sam : Merci dit elle en s’appuyant sur lui

Jack : Je vous en prie.

Sam : Je ne comprends pas

Jack : A bon, notre grande scientifique ne comprend pas, c’est pourtant simple. Je crois que

vous venez simplement de réaliser que je suis de retour. N’y voyez rien de présomptueux je

veux simplement dire, que ça y ‘est, vous n’avez plus besoin de tout assumer, de vous justifier

devant un psy, de tolérer les remarques de vos collègues et de tout ce qui a été dur. Je vous ai

vu à l’œuvre quelques heures, vous avez abattu un travail d’une semaine en une après midi,

combien de temps pensiez vous tenir ?

Sam : J’en sais rien

Jack : Vous auriez sans doute pu continuer longtemps comme ça mais tôt ou tard il fallait que

ça sorte. Vaut mieux que cela soit ici qu’en mission. Désolé d’avoir déclencher tout ça

Sam : Je m’en veux de vous avoir offert ce spectacle, je suis militaire et

Jack : Ta,ta,ta rien à voir. Et puis nous sommes amis non ? Ca peut arriver, ça m’étonne

même que cela ne soit pas arrivé avant avec tout ce que vous avez vécu depuis que vous êtes

au SGC

Sam : Je n’ai rien vu venir, je ne comprenais même pas ce qui m’arrivait, j’ai pourtant vu ça

de nombreuses fois

Jack : Quand on est concerné c’est différent, on pense être à l’abri, on se croit plus fort

Sam : Vous ?

Jack : Quelques temps après que je sois libéré de ma prison Irakienne

Sam : Merci d’avoir été là

Jack :Merci à vous, vous savez il est bon d’hurler parfois, voir de se défouler, ça aide. Le plus

dur est passé mais vous allez en ressentir les effets quelques jours, courbatures, grosse fatigue,

crise de larmes…

Sam : Je crois que je vais aller me coucher, je suis épuisée. dit elle alors qu’elle sentait de

nouveau ses yeux s’embuer

Jack : C’est ce qu’il y a de mieux à faire, dormir.

Sam (mal à l’aise): Je me sens si stupide, j’ai inondé votre t-shirt dit elle en étouffant un

sanglot

Jack (souriant) : C’est un vieux. (soupirant) Vous voulez que j’appelle Peter, il sera peut-être

d’un plus grand réconfort que moi

Sam : Non, je veux juste dormir dit elle en larmes



Jack l’aida à monter les marches, elle lui fit voir sa chambre et entra dans la sienne. Il constata

qu’elle avait mit des draps propres et laissé quelques serviettes de bain. Jack était soulagé

qu’elle se soit enfin déchargée de tout stress, il la savait forte, et qu’elle reprendrait vite le

dessus. Il devait avouer aussi que cela l’avait troublé de la voir si fragile, il avait honte d’être

content que Sam soit avec lui dans ce moment là et non avec ce Peter.

D’ailleurs où était-il cet imbécile ? Il n’avait pas l’air de l’aider beaucoup, d’accord il avait un

travail mais quand même, il donnait l’impression de l’épauler peu. S’il faisait la même chose

avec les enfants qu’ils risquaient d’avoir, Sam sacrifierait certainement sa carrière. Jack eu un

frisson de dégoût en imaginant Shanahan poser les mains sur Sam, lui faire des enfants…Il se

sentit en colère contre cet homme, non seulement il lui prenait Sam mais en plus il ne savait

pas la chance qu’il avait ?



***Jack

Ce type est un con, il ne pouvait pas venir bosser ici et prendre soin d’elle ! Jack, t’es injuste,

il a accepté Carla sachant qu’il devrait certainement l’élever, puisque j’étais censé être mort.

Tu n’es qu’un jaloux Jack O’Neill !!!***



Lendemain



Au réveil, Jack sentit une bonne odeur lui chatouiller les narines, il se leva et fila sous la

douche.

Peu après il descendit les marches pour se rendre à la cuisine d’où il entendait de la musique.



Il entrouvrit la porte et stoppa net. A cet instant, si on lui avait demandait ce qu’il désirait, il

aurait juste répondu : ça.

Dans la cuisine, Sam était en train de faire des pan cakes, autour d’elle Carla une spatule à la

main lui servant de micro, chantait à tue tête la chanson qui passait à la radio. Jack cru

reconnaître Shania Twain. Sans se faire voir, il regarda, incrédule, Sam rire et se déhancher

sans lâcher la crêpière. Il sourit en voyant Carla tendre son micro improvisé à Sam et celle

dernière prononcer un provocant : « men, i feel like a woman ». Jack cru défaillir. Les deux

« femmes » sourirent continuant de chanter en dansant. Elle stoppèrent à la fin de la chanson

en riant, Carla retourna s’asseoir essoufflée et commença à déjeuner, Sam fredonnait toujours.



Jack s’imagina voir sa famille. Il se voyait un matin entrer dans la cuisine, caresser les

cheveux de sa fille et déposer un baiser sur son front, puis s’approcher de sa femme glisser les

bras autour de sa taille et l’embrasser délicatement dans le cou. Et enfin, s’asseoir, satisfait de

son bonheur. Il sourit. Quand il sortit de ce merveilleux rêve, il était assis à table devant Carla

qui le regardait avec un sourire aux lèvres et Sam l’observait surprise et rougissante.

Il déglutit, il l’avait fait, ce n’était pas son imagination, il venait de faire ce à quoi il pensait. Il

ferma les yeux une seconde, embarrassé. La petite fille se retenait de rire



Carla : Bonjour Jack, tu as l’air en forme aujourd’hui dit elle moqueuse

Sam : Carla, mange Mme Brown va arriver pour t’emmener à l’école

Carla : Oups fit elle en riant

Sam : Vous désirez quelque chose d’autre mon Colonel demanda t’elle

Jack : Ca ira merci dit il sans la regarder



Le petit déjeuner se passa en silence, Jack se sentait ridicule et Sam embarrassée mais

heureuse. Elle se demandait ce qui lui avait prit. Un klaxon se fit entendre et Carla se leva

pour partir



Carla : C’est pour moi, j’y vais dit elle en embrassant Sam et Jack

Sam : Ce soir chez ton oncle, ok ?

Carla : Ok, soyez sages dit elle en riant.



Ils rougirent tous les deux.



Jack : Je suis désolé

Sam : Oh vous savez Carla entre dans sa période ado

Jack : Ce n’est pas de ça dont je parle

Sam : C’est pas grave, j’ai juste été surprise

Jack : Moi aussi

Sam :???

Jack : Je crois que je suis encore un peu largué. Quand je vous ai vu toutes les deux vous

amuser dans la cuisine, pendant une seconde…

Sam : Pendant une seconde ?

Jack : Je me suis vu avec une famille…dit il tout bas

Sam : Je vois

Jack : Le reste c’est venu naturellement, par réflexe

Sam : Ne vous justifiez pas, y ‘a pas mort d’homme. C’était étrange mais pas désagréable dit

elle moqueuse enfin surtout pour cacher qu’elle avait adoré

Jack : Riez Carter, c’est ça dit il feignant d’être vexé

Sam : En tout cas, vous n’êtes pas si loin du compte, Carla est de votre famille et moi je suis

votre amie, avec SG1 on forme une sorte de famille, non ?

Jack : C’est vrai

Sam (souriant): Allez dépêchez-vous, on va chez vous, vous allez pouvoir enfin rentrer dans

votre maison et retrouver un peu de calme avant la tempête

Jack : Vous me faites peur

Sam : Rassurez-vous Carla est sage. Dès ce soir elle s’installera chez vous

Jack : Si vite, enfin ce n’est pas que je ne veuille pas mais elle risque d’être dépaysée.

Sam : Non, elle le savait que dès votre retour elle vivrait avec vous. Et puis nous passions

parfois quelques jours la bas.

Jack : Carter, je ne sais pas si je saurais m’y prendre avec elle

Sam : Bien sur que si, vous êtes toujours parfait avec les enfants

Jack : Oui mais c’est une fille dit il comme sur le ton d’une confidence

Sam (souriant) : Et alors ? avec Cassy ça va très bien

Jack : Cassandra ne vit pas avec moi, comment je vais faire, en plus elle est bientôt à

l’adolescence, je sais pas comment ça marche les filles à cet âge

Sam (riant): Ca parle de garçons, de fringues, de maquillage et le reste c’est comme pour tous

les jeunes

Jack : Et si elle me demande des trucs de filles, vous savez, il va falloir peut-être lui acheter,

un… dit il rougissant en faisant voir la poitrine de Sam

Sam (moqueuse): Un soutien gorge mon Colonel, c’est le terme technique

Jack : Arrêtez de vous moquer, je ne m’y connais pas pour ce genre de chose

Sam (espiègle): Ah oui, vous me surprenez, pourtant j’aurais cru

Jack : Très drôle Carter, ce n’est pas vraiment la même chose, franchement vous me voyez

entrer dans un magasin pour lui acheter des sous-vêtements

Sam : Ah les hommes ! Ne vous en faites pas, il n’y aura aucun problèmes j’en suis sûre et

puis je ne compte pas sortir de la vie de Carla, je l’adore cette petite. Pour les sujets

« féminins » je serais là.

Jack : Tant mieux, y’ a des choses dont je me sens incapable de parler

Sam (riant) : Je ne vous avais jamais vu si anxieux



Quelques minutes plus tard, ils étaient en voiture pour se rendre chez Jack. Il observait Sam

du coin de l’œil, elle avait encore l’air sur le point de pleurer, il savait que ça risquait d’arriver

souvent pendant quelques jours.



Jack : Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?

Sam : Bien

Jack : Mais encore

Sam : Ecoutez, je vais bien, je ne me sens pas à l’aise avec ce qu’il s’est passé hier

Jack : C’est ridicule. Tout ce que je vous demande, c’est si ça va, si vous vous sentez libéré

d’un poids, si

Sam (le coupant) : Si quoi, si je pleure toutes les 5 minutes pour un rien, quoique pour un rien

c’est pas exact. C’est vrai ce matin j’ai éclaté en sanglots parce que ma bombe de laque est

vide, sans compter la mort du petit chien dans le dessin animé…Non vraiment je suis en super

forme dit elle sur un ton plus sec qu’elle ne le voulait

Jack (riant) : Excusez-moi, je sais que ce n’est pas marrant mais…

Sam : Mais quoi ? dit elle n’arrivant pas à se fâcher et éclatant de rire à son tour.

Jack : J’aime mieux vous voir rire.

Sam : Je n’ai pas à m’en prendre à vous, je suis désolée, je sais que vous voulez m’aider mais

j’aime pas me sentir faible

Jack : Vous ne l’êtes pas. Et ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas, les amis sont là

pour ça, dans les bons et les mauvais moments

Sam : Merci et pour répondre, oui je me sens plus légère, il me faut juste un peu de temps

pour récupérer.



Quand ils descendirent de voiture, Sam fit comme à son habitude, elle ramassa le courrier,

salua un voisin et entra, Jack était surpris



Jack : Le voisin ne me dit jamais bonjour à moi

Sam : Oh, pardon, vous êtes chez vous, j’ai pas à rentrer comme ça et à faire comme à la

maison

Jack : Ne dites pas n’importe quoi, vous êtes chez vous ici (gênée) enfin vous voyez

Sam : Oui, merci, tenez votre courrier



Jack observa sa salle et son salon, rien avait changé ou presque. Quelques objets marquaient

juste la présence d’une petite fille et d’une femme dans la maison mais rien de bien important.

Il vit dans le fond, le sapin artificiel et les décorations à côtés.



Sam : Nous n’avons pas encore décoré, Cassy voulait être là, la vérité est que nous pensions

faire Noël chez vous

Jack : Ne changez rien, cela sera parfait.

Sam : Merci, vous permettez que j’aille déposer ces trucs dans la chambre de Carla

Jack : Vous n’avez pas à demander, allez-y



Sam le laissa donc seul, il se balada dans sa maison, y vit les mêmes photos que Sam avait

rajoutées chez elle, il se sentait enfin de retour. En visitant, il vit un meuble qu’il n’avait pas

avant, il l’ouvrit, dedans il vit différents dossiers classés. Il en prit un et lu. Voyant le contenu,

il ouvrit les autres de plus en plus surpris. Tout était très bien classé, Jack soupira attrapa une

feuille et s’installa à table. Sam réapparu une heure après.



Sam : Je me suis permise de faire un peu de ménage la haut

Jack : Asseyez-vous s’il vous plait

Sam : Un problème ?

Jack : Non, c’est tout ça. Sam, vous avez tout géré ici aussi, j’avais vraiment pas pensé à ça.

Les factures, les réparations, tout quoi

Sam : Il fallait le faire et faire tourner votre maison aussi

Jack : Je viens de regarder mes comptes, vous faites un virement tous les mois d’une partie de

votre salaire sur mon compte

Sam : Je vous rappelle que vous n’avez pas été payé pendant les 9 derniers mois, il fallait

alimenter votre compte pour les prélèvements

Jack : Comment avez vous fait ?

Sam : Je dépense peu et j’ai des économies.

Jack : Je ne sais pas quoi vous dire. Je vous rembourserais le tout

Sam : Vous savez, j’ai utilisé l’électricité, le téléphone

Jack : Ca ne se discute pas Carter ! Et mon chalet ?

Sam : J’y suis allée 2 fois mais en coup de vent. J’ai vu le garde forestier pour qu’il surveille,

il devait m’appeler en cas de problèmes. Il l’a fait une fois, un problème de toiture et de

générateur abîmés par une tempête. Je me suis occupée de la partie électrique mais j’ai préféré

appeler un couvreur pour le reste

Jack : Je ne sais pas comment vous remercier, quand vous avez dit que vous vous occupiez de

mes affaires, j’avais pas vu ça comme ça

Sam : Le principal est que vous soyez revenu tout va rentrer dans l’ordre. Tenez, tout ceci est

le courrier que vous avez reçu et que je n’ai pas ouvert, c’est personnel.

Jack : Merci. Je vous offre un verre ?

Sam : Un jus de fruit

Jack : Je ne sais pas si

Sam : Dans le frigo

Jack : Ok, tenez, je vous apporte un verre (ouvrant un placard) enfin si j’en trouve

Sam (grimaçant) : Oui, je les ai déplacés pour que Carla puisse les atteindre, j’ai fait très peu

de changements ici mais il fallait qu’elle puisse se débrouiller.

Jack : Bien sur, c’est pas grave

Sam : J’ai aussi arrangé la petite chambre pour elle

Jack : Vous avez bien fait.

Sam : Je suis désolée d’empiéter sur votre territoire mon Colonel

Jack : Ce n’est pas le cas, j’ai rien à dire tout ce que vous avez fait est pour moi…



Toute la journée, Jack se mit au courant de ses affaires personnelles, il sortit faire des courses

aussi avec Sam et passa tout son temps avec elle, discutant de chose et d’autre notamment,

l’organisation qu’elle avait mise au point avec Carla. Jack était admiratif, Sam avait réussi

avec intelligence à tout faire sans vraiment se laisser dépasser. Pas étonnant qu’elle ait les

nerfs qui lâchent, elle n’a aucun répit pensa t’il.

Ils dînèrent ensemble tous les trois chez Jack. Sam l’aida à ranger et s’apprêtait à partir.



Sam : Bon, je crois qu’il est l’heure que j’y aille

Jack : Il n’est pas très tard et nous sommes vendredi vous pouvez rester encore un peu si vous

le désirez

Sam : C’est gentil mais je dois rentrer, ne vous inquiétez pas et puis on se voit demain Cassy

doit arriver en début d’après midi, nous décorerons la maison tous ensembles

Jack : C’est vrai et puis vous avez le droit à un peu d’intimité, bonne nuit

Sam : Bonne nuit Mon Colonel dit elle en partant



Jack soupira, oui c’était vendredi soir et il avait totalement oublié qu’en général son fiancé

Peter arrivait vers 22 h les vendredis soirs pour passer le week end avec elle. Jack grimaça,

serait-il là pour le sapin ? Non, Sam lui aurait dit sinon. Une autre idée malsaine lui vint à

l’esprit, Peter avait-il dormi ici, avait il fait l’amour avec Sam dans cette maison, dans son lit.

Il secoua la tête refusant d’y penser encore, en plus Sam avait dit qu’elle occupait une

chambre d’amis quand elle venait.



Il s’installa devant la télé une bière à la main tentant de penser à autre chose que Sam.



Sam n’avait qu’une envie rentrer chez elle pour dormir. Elle savait qu’elle pouvait rester chez

Jack mais elle préférait qu’il commence dès maintenant à s’occuper de Carla. Elle sentit les

larmes couler de nouveau, Carla allait lui manquer même si elle pouvait la voir souvent.

L’enfant avait prit beaucoup de place dans sa vie. Quand Sam se coucha, elle pleurait

toujours, se demandant combien de temps encore ses nerfs lui joueraient des tours. Emportées

par la fatigue elle s’endormit rapidement.



Le bruit du téléphone la réveilla, elle jeta un coup d’œil au réveil qui indiquait 1h53. Elle

grogna et décrocha en râlant.



Sam (dans le gaz) : Carter

Jack : Excusez-moi de vous réveiller Carter mais

Sam : Mon Colonel, un souci, Carla va bien ?

Jack : C’est pour cela que je vous appelle, elle s’est réveillée en hurlant et je n’arrive pas à la

calmer, elle vous réclame, je ne sais plus quoi faire, ça fait plus d’une heure qu’elle est dans

cet état

Sam : J’arrive.



Sam raccrocha et se leva, ne se sentant pas le courage de s’habiller, elle enfila un long

manteau qu’elle ferma et mit les premières chaussures à mettre sans efforts. Elle attrapa son

sac, ses clés et s’en alla.



Chez Jack



Jack avait tout tenté, les mots, le lait chaud, essayé de la faire rire mais rien y faisait elle

voulait Sam, elle hurlait le nom de Sam ou appelait sa mère. Il avait fini par appeler son

Major au secours, pensant qu’elle allait le prendre pour un incapable.

Il fut soulagé en entendant sa voiture se garer dans l’allée. Il dévala les escaliers pour aller

ouvrir. Sam entra, fit un petit signe de tête posa son sac dans l’entrée et sans un mot elle

monta voir la petite fille. Jack la suivit embarrassé. La jeune femme s’assit sur le lit de Carla,

la petite fille, la voyant se blotti dans ses bras en sanglotant de plus belle. Se sentant de trop,

Jack les laissa à deux.



Sam retira son manteau pour être plus à l’aise et s’installa de nouveau près de la fillette. Elle

la berça un long moment, lui parlant d’une voix douce ou fredonnant. L’enfant fini par

s’endormir.



La voyant enfin apaisée Sam la recoucha doucement et quitta la chambre.



Jack était resté en bas à attendre, anxieux. Il entendit les pas de Sam retentir dans les marches

et leva la tête. Sa bouche s’ouvrit et ses yeux s’agrandirent.

Il suivit le tracé de ses chaussures à talons haut, remontant sur ses jambes nues, détaillant une

nuisette bleu nuit qui dévoilait un décolleté avantageux, puis arriva au visage de Sam qui

paraissait ne rien remarquer.

Sam : Elle s’est endormie (fronçant les sourcils) mon Colonel ? eh oh, ça va ?

Jack (retrouvant ses esprits): Euh…oui, très…très bien et vous ? bégaya t’il essayant de ne

pas trop regarder la poitrine nue de Sam sous le fin tissu.

Sam : Vous êtes bizarre

Jack : Vous n’avez pas froid Carter ?

Sam (réalisant sa tenue) : Oh mon dieu, j’ai oublié mon manteau

Jack : On dirait

Sam (rouge): Je suis partie un peu précipitamment

Jack : Je comprends, (retirant sa chemise à carreau sous lequel il avait t-shirt )tenez, mettez

ça, vous allez avoir froid dit il voulant surtout qu’elle s’habille plus car son esprit dérivait sur

des pensées pas très chastes

Sam (enfilant la chemise): Merci

Jack : Un café, un chocolat, un thé ?

Sam : Chocolat merci

Jack : Allez vous asseoir j’apporte ça.



Jack s’activa essayant de ne plus penser à la tenue de Sam, la voir porter sa chemise lui avait

soumis d’autres images pas si sages non plus. Il souffla pour se détendre puis il la rejoignit au

salon.



Jack : Tenez.

Sam : Merci

Jack : Je suis vraiment navré de vous avoir dérangé

Sam : C’est pas grave, j’aurais du vous dire qu’elle faisait parfois des cauchemars, j’ai oublié,

ça faisait un moment que cela ne lui était pas arrivé.

Jack : C’est à dire ?

Sam : Au début, c’était toutes les nuits, la première fois j’ai paniqué tout comme vous et puis

j’ai réussi à la calmer. C’est moins fréquent maintenant juste quand elle subit un stress.

Jack : Son installation avec moi doit lui peser plus qu’on le pensait votre absence aussi, elle

n’est pas habituée à moi

Sam : On parlera de ça avec elle demain.

Jack (fixant sa tasse): J’espère que votre fiancé ne va pas m’en vouloir de vous avoir arraché

à lui.



Sam le regarda et soupira, elle baissa la tête gênée.



Sam : Peter n’est pas là

Jack : En mission ?

Sam : Je veux dire, il n’est plus là (le voyant ne pas comprendre) Nous nous sommes séparés

Jack (surpris): Oh, y’ a longtemps, qu’est ce qui s’est passé, pourquoi ne pas l’avoir dit ?

Sam : Il y a environ 7 mois, je ne sais pas pourquoi j’ai rien dit mais j’ai pas envie de parler

de ça

Jack : Je comprends, je suis indiscret, c’est personnel.

Sam : N’en parlons plus. Carla ne vous a pas dit quel était son cauchemar ?

Jack : Non, elle appelait sa mère et quand elle s’est réveillée, elle vous a réclamé. Pourquoi ?

Sam : Elle n’a jamais voulu me raconter

Jack : Elle n’a pas dû avoir la vie facile, mon frère était violent avec Anna et il est spécial.

Sam : Je sais soupira t’elle

Jack : Vous savez ?

Sam : Je l’ai vu, je suis allée le voir en prison

Jack : Mais pourquoi ?

Sam : A cause de Carla. Nous avons reçu une lettre de l’avocat de votre frère, il voulait que

son client puisse avoir la visite de sa fille. J’en ai discuté avec Carla et elle a refusé en bloc,

elle avait l’air si effrayé que je n’ai pas insisté. J’ai contacté mon avocat qui m’a conseillé de

voir votre frère pour qu’il renonce aux visites. Alors j’y suis allée.

Jack : Il ne s’est pas montré incorrecte, bien sur que si, je le connais...



Flash back



Mickael O’Neill était étendu dans son lit, jetant des boules de papier dans une poubelle, quand

un garde vint le prévenir d’une visite.



Garde : Debout O’Neill, y’a un major de l’armée de l’air pour toi

Mickael : Mon frère aurait-il encore fait des siennes ?



Le détenu se leva et on lui mit les menottes pour l’amener jusqu’à la salle prévue pour les

visites. Il entra et fut surprit de voir une femme de dos et en civile. Quand la lourde porte se

referma, Sam se retourna le visage neutre.



Mickael : Dites donc l’armée semble plus attrayante que je le pensais

Sam : Bonjour monsieur O’Neill, je suis le Major Samantha Carter

Mickael : J’y suis, c’est vous la moitié de mon frangin, on m’a dit que vous vus occupiez de

la petite avec lui.

Sam : C’est exact, c’est d’elle dont je suis venue vous parler.

Mickael (s’asseyant) : Sacrée Jack toujours autant de goût pour les gonzesses

Sam (restant calme) : Nous avons reçu une lettre de Maitre Nelson au sujet du droit de visite

de Carla

Mickael : Je suis au courant et alors ?

Sam : Carla n’a pas très envie de vous voir, nous aimerions que vous renonciez à la faire

venir

Mickael : Jack m’envoie sa jolie fiancée pour dire ça, il veut que vous jouiez de votre charme,

je vous en prie faites !

Sam : Jack est en mission, il ne sait pas que je suis ici mais j’ai autorité sur votre fille

actuellement

Mickael : Vous savez, je suis peut-être pas aussi boy scout que lui mais je sais y faire, je suis

sûr que je saurais vous satisfaire

Sam : J’en doute Monsieur. Lisez ces documents s’il vous plait et dites-moi si vous êtes

d’accord

Mickael (après avoir lu) : En plus des visites vous me demandez de renoncer à mon autorité

parentale sur Carla, c’est ça ?

Sam : Je crois que cela serait le mieux pour elle

Mickael : Et si je refuse ?

Sam : Vous refusez ?

Mickael : Je ne sais pas, peut être que si tu es suffisamment convaincante dit il en lui

caressant le visage

Sam N’y songez même pas dit elle en le forçant à se rasseoir durement puis faisant un signe

au gardien qu’elle n’avait pas besoin d’aide

Mickael : Ok, Jack aime les femmes de caractère, tu dois être un sacré coup toi ! dit souriant

en se frottant les doigts

Sam : Refusez-vous d’abandonner l’autorité parentale de Carla ?

Mickael : Je m’en fous de Carla, c’est une idée de mon avocat pour attendrir le jury, vous

savez le pauvre papa qui voit sa fille en prison…

Sam : Ca ne vous fait rien que votre fille ne veuille pas vous voir ?

Mickael : Je m’en tape de cette gosse (signant les documents) Vous voulez un scoop chère

belle sœur, Carla n’est pas ma fille mais celle de votre fiancé dit il mauvais et partant.



Sam resta interdite pendant quelques secondes, puis nia mentalement ce qu’il venait de dire



Fin du flash back



Sam repensait à cette visite à la prison, elle raconta un peu à Jack sans toutefois lui parler de

toutes les allusions perverses de son frère.



Jack : Il est cinglé, Carla n’est pas ma fille, jamais sa mère et moi

Sam : Je sais, écoutez, je n’étais pas d’accord mais l’avocat de votre frère a fait demander une

analyse génétique.

Jack : Il croyait s’en sortir comme ça en disant qu’il avait tué Anna par jalousie

Sam : Sans doute

Jack : Et les résultats ?

Sam : Vous le savez très bien, Mickael est le père de Carla

Jack : Mais vous le saviez vous ? demanda t’il sèchement

Sam (vexée): Vous croyez vraiment que j’ai douté de vous un instant, jamais j’ai pensé que

vous aviez pu coucher avec la femme de votre frère, en plus vous étiez toujours marié à

l’époque, alors non j’ai jamais douté. Comment pouvez vous croire ça ?! Et même si c’était la

réalité, cela ne me regarde absolument pas et j’aurais quand même fait ce que j’ai fait ces

derniers mois.

Jack : Pardon, je sais très bien que vous avez confiance en moi et que vous n’avez pas douté.

Je suis en colère, c’est tout. Vous savez, c’est moi qui ai présenté Anna à Mickael, c’était une

amie, le jour où ils se sont rencontré, ça a été le coup de foudre

Sam : Je comprends mieux

Jack : Ils étaient heureux, Mickael a commencé à frapper Anna après la naissance de Carla,

bien sur elle ne m’a rien dit tout de suite, je m’en suis aperçu longtemps après, je lui ai dit de

le quitter mais elle n’a rien voulu entendre. Je me suis engueulé avec mon frère, on s’est

même battu puis il a fait en sorte que je ne vienne plus les voir. J’ai réussi à voir Carla et

Anna de temps en temps mais discrètement

Sam : Rien n’est de votre faute, Anna l’aimait et avait peur.

Jack : Je sais. Excusez-moi encore de m’être emporté.

Sam : N’en parlons plus

Jack : Et Mickael, que vous a t’il dit, le connaissant, il a dû vous faire des remarques

déplacées

Sam : J’ai connu pire. Le principal c’est qu’il a renoncé à tous ses droits sur Carla.

Jack : Merci, j’ai l’impression de passer mon temps à vous remercier vous avez fait tellement

Sam : C’est normal, vous auriez pareil non ?

Jack : Sans doutes. Vous restez cette nuit ?

Sam : Je ne sais pas

Jack : La chambre d’amis est toujours disponible et puis vous n’allez pas rentrer si tard vous

dormez debout. En plus vous avez des affaires ici pour demain, manquez vous deviez revenir

Sam : Ok, je reste. Dans ce cas, si cela ne vous dérange pas… ?

Jack : Allez dormir, je vous suis… enfin moi dans ma chambre et vous dans la votre

Sam : J’avais compris. Bonne nuit dit elle souriant en montant les escaliers.

Jack : Bonne nuit Carter.



Jack avait un sourire jusqu’aux oreilles, Sam était sous son toit.



***Jack



Elle a rompu avec Peter, elle a rompu avec Peter, elle a rompu avec Peter…Du calme Jack,

c’est pas bon pour ton vieux cœur et c’est pas gentil d’être content de son malheur. Mais

quand même elle a rompu avec Peter...Je me demande bien ce qui a pu se passer, je m’en

fous, tant qu’il ne lui a pas fait de mal, je m’en fous. Elle a rompu avec Peter. Inspire, expire,

inspire…bon d’accord, elle n’est plus avec l’autre mais ça veut pas dire que j’ai mes chances,

Jack il va falloir la jouer fine. Ne pas trop la bousculer, elle n’est pas très en forme en ce

moment. Donc subtilité et patience Jack. S’arranger pour passer du temps avec elle et voir si

elle est intéressée. J’oubli un léger détail, l’article 621b alinéa C. Pas grave, je trouverais une

solution. Assez cogitez mon vieux, au dodo, demain est un autre jour.

Elle a rompu avec Peter…yahoooo !!!***



Cette nuit là Jack s’endormi avec un grand sourire tandis que dans la chambre d’a côté Sam

rêvait de son Colonel, le visage enfoui dans sa chemise, s’enivrant de son odeur qui lui avait

tant manqué.



Lendemain



Sam fut réveillé par les rayons du soleil, elle s’étira lentement et soupira de bien être en

respirant le parfum de Jack sur le vêtement. Elle se leva et d’un pas énergique alla à la salle de

bain. Elle déposa ses vêtements sur une chaise, ôta sa nuisette et prit une serviette. Elle ouvrit

le rideau de douche et sursauta. Devant, Jack nu comme un ver en train de s’essuyer après

s’être lavé. Elle réagit aussitôt en cachant sa propre nudité avec la serviette, Jack dans un

réflexe plus lent dissimula son intimité. Sam se retourna rouge pivoine et s’entoura de la

serviette pendant que Jack mettait la sienne autour de sa taille



Sam (bégayant): je savais pas que…je suis vraiment désolée, …pardon …j’aurais du

frapper…

Jack : J’aurais du fermer à clé aussi

Sam : Je suis confuse

Jack : Ca va Carter remettez-vous-en sinon, je vais finir par croire que c’est la première fois

que vous voyez un homme nu dit il amusé

Sam : Vous êtes pas un homme répondit elle sans réfléchir

Jack (écarquillant les yeux): Je vous demande pardon ?

Sam (le regardant) : Si, c’est pas ce que je voulais dire, bien sur que vous êtes un homme,

c’est même certain (rougissant plus) enfin….je veux juste dire que vous êtes mon supérieur et

que je suis en train de m’enliser encore plus et que nous avons l’air ridicule avec nos

serviettes, excusez-moi encore, je sors

Jack : Une minute, prenez la douche, j’ai fini. Vous savez depuis que l’on travaille ensemble

c’est étonnant que ça n’arrive que maintenant, avec les vestiaires communs et les

campements…oh et merci de reconnaître que je suis un homme dit avec un clin d’œil



Sam lui envoya un regard noir entra dans la douche et tira le rideau violemment, Jack souriait.

Son sourire se changea vite, il sentit la chaleur dans creux de ses reins, quand il vit la serviette

de Sam se poser sur la barre qui retenait le rideau. Il lui suffisait de tendre le bras et il pouvait

la toucher. L’image de Sam sous l’eau qui venait de se mettre à couler, provoqua en lui un

désir fou. Il secoua la tête et alla vers le lavabo, il se passa de l’eau fraîche sur le visage.

Quelques minutes plus tard, apaisé, il s’habilla, jetant un coup d’œil sur une chaise, il vit les

vêtements de Sam, enfin surtout les sous-vêtements en dentelles noires et les bas. Il ferma les

yeux, s’interdisant de se l’imaginer plus dans cette tenue.



Sam après avoir tiré le rideau souffla, Jack l’avait déstabilisée, l’image de son supérieur nu,

de son torse musclé, de son ventre ferme et plat, de son…Sam grogna et ouvrit le robinet,

l’eau glacée tomba sur son corps la faisant sursauter. Elle se délecta de cette fraîcheur, il lui

fallait au moins ça pour oublier Jack et le désir qu’il avait fait naître en elle.





***Sam



Calme-toi ma fille, on dirait une adolescente toute émoustillée. (avec un grand sourire) Il est

parfait, il n’a rien a envier à des petits jeunes, son corps est superbe, musclé mais pas trop,

ferme, bronzé…Bon sang ! (soupirant)Si j’avais pu juste toucher sa peau sentir la texture sous

mes doigts, me coller contre lui…Waouhhh, Sam tu deviens folle, heureusement que tu ne

t’es pas extasié comme ça devant lui, c’est vrai j’aurais l’air ridicule à le regarder bavant

comme une gamine devant une sucrerie…Mais quelle sucrerie….On respire Sam, tu es en

train de devenir cinglée, mais qu’est ce qui m’arrive ? Serait ce la chasteté forcée depuis que

Peter n’est plus là qui me rendrait plus fébrile ? C’est ça, je suis en manque. Peut-être mais

toujours est il que même si ce n’était pas le cas, le voir lui, Le Colonel, Jack devant moi, nu si

…enfin qui ça ne tenterait pas ? Pas moi c’est sur. Allais ma vieille reprends toi !***



Sam finit donc de se laver en préférant garder l’eau froide. Elle remit la serviette autour d’elle

après s’être épongé les cheveux et ouvrit le rideau pour sortir. Elle s’arrêta, Jack était toujours

là. Il portait uniquement un jeans et il était penché sur le lavabo, lui offrant une vue sur son

fessier. Sam se mordit la lèvre.



Sam : Mon Colonel, je croyais que vous étiez sorti

Jack : Il faut que je me rase avant, j’ai pensé que cela ne vous gênerait pas

Sam : Euh, non…vous êtes chez vous

Jack : Merci, bonne douche ? demanda t’il en suivant quelques petites goutte d’eau glisser sur

le cou et les épaules de Sam

Sam : Oui parfaite dit elle en rougissant face au regard de son supérieur

Jack (se rasant): Au fait, comment vous vous êtes fait cette cicatrice en forme de lune

Sam : Une nouvelle arme goa’uld, il y a quelques jours

Jack : Ah, douloureux ?

Sam : Plus maintenant, la marque est presque partie comme vous avez pu…



Sam réalisa seulement à cet instant que la cicatrice se trouvait dans un endroit assez intime de

son corps. Elle leva les yeux sur Jack, tout à coup gênée et le vit avec un petit sourire de

victoire. Il la provoquait, il allait lui payer

Elle ouvrit la porte d’un grand placard, attrapa la chaise et la posa devant elle. Ainsi cachée,

elle allait pouvoir s’habiller.

Jack surveillait grâce au miroir, bien sur il ne voyait rien, mais son imagination allait bon

train. Il vit tout d’abord la serviette atterrir sur la chaise, ensuite une main de Sam attraper, le

slip de dentelle, le soutien gorge puis les bas. Son cœur manqua un battement quand il vit le

pied de Sam se poser sur la chaise et les mains remonter lentement le bas sur sa jambe. Il

pouvait voir jusqu’au genoux mais la suite était imagée dans sa tête. Sam réitéra le geste avec

l’autre jambe, puis il vit son ombre enfiler une robe.

Jack était au bord du malaise cardiaque



***Jack



Pauvre imbécile, d’habitude voir une femme s’habiller ne te mettrais pas dans cet état. Elle

me rend fou, elle se rend compte au moins de ce qu’elle fait, non bien sur que non. Grrr***



Jack appliqua une serviette humide sur le visage et respira lentement, histoire de faire taire

son corps. Calmé, il sortit son visage du tissu et sursauta en voyant Sam à quelques

centimètres de lui. Elle se coiffait devant le miroir, elle lui fit un petit sourire délicieusement

innocent et commença à se maquiller légèrement. Jack la regardait sans un mot, découvrant

une Sam moulée dans une robe en maille chenille noire, un peu décolleté et à manches

longues, très simple en fait mais parfaite.



Sam le regarda de nouveau.



Sam : Voilà, j’ai fini je vous laisse tranquille, oh et faite attention, c’est une vilaine coupure là

dit elle avec un sourire malicieux en lui montrant sa joue.



Elle sortit un air de victoire sur le visage. Jack se tapa la tête sur le miroir, elle l’avait eu, elle

avait joué avec lui et il s’était laissé avoir comme un bleu.

Il finit de se préparer et descendit à la cuisine.



Sam était là un papier à la main, et l’air embarrassée.



Jack : C’est quoi ?

Sam : Carla, elle est déjà partie à son cours de patinage. Je n’ai même pas entendu Mme

Tchang venir la chercher.

Jack : Ah et qu’est ce qu’elle dit ?

Sam : Lisez



Sam, Jack



Je vais comme prévu à la patinoire, j’ai déjeuné et je me suis bien couverte, rassure-toi Sam.

J’ai attendu pour vous dire au revoir mais vous aviez l’air très occupé dans la salle de bain,

j’ai pas voulu vous déranger. Amusez-vous bien !!! ; )))

Bisous Carla



Jack : Quelle chipie, elle entre vraiment dans une sale période

Sam : Je ne vous le fais pas dire. Bon, puisque Carla est partie, je vais y aller, je reviendrai

tout à l’heure, Cassandra vient ici directement. N’oubliez pas que Carla mange à la patinoire

avec ses amies, elle sera là vers 14h

Jack : Ok, bon ben si vous devez partir

Sam : J’ai des courses à faire.

Jack : Ca me fait penser que j’ai fait aucun achats pour Noël

Sam : Bon courage, il y a du monde, plus beaucoup de choix et peu de temps

Jack : Vous allez bien venir m’aider, n’est ce pas ? dit il avec un sourire charmeur

Sam Et mes courses ?

Jack : En même temps

Sam (soupirant) : D’accord, mais c’est juste parce que c’est bientôt Noël

Jack : Montrez-moi le chemin Dorothée



C’est donc à deux qu’ils allèrent faire les boutiques, Sam était surprise de la patience de Jack

dans les magasins. Il ne râlait pas quand Sam traînait un peu, il était toujours souriant,

donnant son opinion, parfois des petits conseils. Sam était ravi et se disait qu’il était vraiment

génial, Peter lui râlait avant même d’entrer dans le magasin.

Vers midi, ils s’arrêtèrent dans un petit snack et déjeunèrent tranquillement avant de rentrer.



Jack lui n’en revenait pas, il avait aimé faire les courses avec elle, comme beaucoup de

femmes elle aimait fouiller et faire chaque boutique mais cela lui avait plu, voir son sourire

satisfait, la regarder rougir quand il lui faisait un compliment du genre « cette couleur vous va

mieux, elle met en valeur vos yeux » Bref, la matinée fut excellente. En plus il avait trouvé

tous les cadeaux sauf celui de Sam naturellement. Après être passé au supermarché et

déjeuné, ils rentrèrent.



Sam se mit aussitôt à la cuisine, elle avait promis aux filles des petits gâteaux. Jack était de

plus en plus étonné de découvrir une Sam « femme d’intérieur ». Il fit les paquets en

attendant.



Comme prévu, Carla rentra à 14h, Sam et Jack discutèrent longtemps avec elle de son dernier

cauchemar essayant de la rassurer mais aussi d’en savoir plus. Mais elle ne dit rien.



Sam entendit la voiture de Cassandra arriver, elle demanda à Jack de se cacher, Cassandra ne

savait pas encore qu’il était de retour. La jeune fille entra.



Cassy (criant): Sam, Carla, je suis là

Sam (arrivant) : Bonjour ma chérie, comment tu vas ?

Cassy : Bien, un peu fatiguée donc contente d’être en vacances. Où est Carla ?

Sam : Elle est la haut, elle fait une sieste elle a mal dormi la nuit dernière

Cassy : Ca va toi, tu air l’air je sais pas heureuse, tu as un sourire…

Sam (feignant la surprise): Un sourire ?

Cassy : Un de ceux que je n’avais pas vus depuis longtemps

Sam : J’ai une surprise pour toi

Cassy (impatiente): C’est quoi ? (sentant des mains sur ses yeux) Daniel ?

Jack (murmurant) : Est ce que je ressemble à un intello à lunettes ?

Cassy (se retournant) : Jack ? C’est pas possible…non, tu…C’est bien toi demanda t’elle les

larmes aux yeux

Jack : Le seul, le vrai

Cassy (lui sautant au cou) : C’est pas vrai, tu m’as tellement manqué, je croyais que tu…si tu

savais, oh Jack j’ai cru ne jamais te revoir

Jack (la serrant) : Je suis là maintenant, regarde-moi un peu, dis donc tu es de plus en plus

jolie, les garçons doivent se battrent pour toi

Cassy : Un peu, mais tu seras toujours mon préféré

Jack : Tant mieux

Cassy : Sam, pardonne-moi, j’aurais dû te croire mais

Sam : Je sais

Cassy (de nouveau dans les bras de Jack) : C’était dur, si tôt après maman en plus

Jack : Je suis désolé de t’avoir fait de la peine

Cassy : Non, tu es là, c’est le principal, je comprends mieux ce sourire Sam

Sam : Nous sommes tous soulagés de le revoir

Cassy : Allais raconte moi demanda t’elle en l’entraînant dans le canapé



Jack lui raconta le peu qu’il pouvait, Cassandra était très attentive, écoutant la moindre chose,

trop heureuse de retrouver Jack. Plusieurs fois, elle l’avait touché pour être sur qu’il était bien

réel.

En fin d’après midi, ils étaient tous les quatre réunis pour faire le sapin et décorer la maison.

Ils étaient contents d’être ensemble et de partager ce bonheur, avoir Jack pour Noël était le

plus beau des cadeaux.

Jack alla leur préparer des chocolats chauds pour accompagner les gâteaux de Sam.

Sam finissait d’accrocher une guirlande au plafond, quand elle vit que Cassandra et Carla

étaient derrière le sapin en train de chuchoter, l’air triste.



Sam (s’approchant) : Vous allez bien les filles ?

Cassy : Oui, t’en fait pas

Carla : Oui, nous parlions des vacances dit elle en réfrénant des larmes.

Cassy : Arrête de t’inquiéter tout le temps dit elle d’une voix qui cachait aussi des pleurs

Sam : Asseyez-vous dans le canapé. Dites-moi réellement ce qui ne va pas

Cassy : Rien de grave Sam, c’est juste, non laisse tomber, j

Sam (soupirant) : C’est le premier Noël sans votre mère, je sais que c’est dur.

Carla (pleurant) : Pardon Sam, on ne devrait pas

Sam : Et pourquoi ?

Cassy : Tu t’occupes si bien de nous

Carla : Je ne veux pas que tu crois que je ne te suis pas contente d’être avec toi

Sam : Rien ne remplacera votre mère à l’une ou à l’autre, c’est normal de penser à elles,

surtout dans des moments pareils, je ne vous en veux pas. Je pense à la mienne aussi

Carla : C’est vrai ?

Sam : Bien sur, dans chaque moment difficile, ou quand je suis heureuse, les jours de fêtes, à

chaque instant je pense à elle, même si son absence est plus dure à Noël. C’est le premier

Noël sans vos mères, c’est logique d’être triste et de penser à elles.

Carla : Elle me manque dit elle en pleurant.

Sam : Je sais ma puce murmura t’elle en posant la tête de l’enfant sur ses genoux.



Jack était juste à côté en train de les écouter mais ne voulait surtout pas les interrompre alors

il attendait, attentif. Cassy posa sa tête sur l’épaule de Sam pleurant à son tour.



Sam : Ne vous cachez pas pour les pleurer, je préférerais qu’elles soient près de vous, inutile

de vouloir m’épargner.

Carla : On ne voulait pas te faire de la peine

Sam : Tout le monde pleure quelqu’un en cette période. Ma mère me manque, Janet aussi et

d’autres personnes également

Cassy : Tu crois que Jack pense à son fils

Sam : Bien sur, tous les jours

Carla : Je ne me souviens pas de Charly, j’étais trop petite quand il est mort, mais j’ai une

photo avec lui, oncle Jack était si souriant

Sam : C’est terrible de perdre son enfant, même s’il ne le montre pas, le Colonel pleure aussi

son fils.

Cassy : c’est vrai que j’ai jamais vu Jack pleurer

Sam : Je vais vous dire un secret les filles, les hommes n’aiment pas pleurer, ils pensent tous

se montrer faible en le faisant

Cassy : Ils sont idiots

Sam (souriant): Exact, je pense que c’est une force parfois. Mais en général ils se cachent, ils

préfèrent consoler plutôt que se faire consoler. Et je crois que l’homme qui vit dans cette

maison est de loin un des plus pudique en matière émotionnelle. Mais il est comme tout le

monde, il a ses peines et ses joies.

Carla : On a tous quelqu’un qui nous manque

Sam : C’est vrai

Cassy : Jacob doit te manquer aussi Sam ?

Sam : Oui, j’espère le revoir bientôt.

Cassy : Et Marc ?

Sam : Il ne veut toujours pas me parler

Carla : Ne t’en fait pas, on est là nous

Sam : C’est gentil. Vous savez quand je suis triste en pensant à ma mère, je repense à des

moments heureux. Par exemple tous les ans après avoir fait le sapin, on s’asseyait près de la

cheminée avec du pop corn et elle nous lisait un conte de Noël.

Carla : Nous on faisait le sapin en cachette, papa n’aimait pas ça, c’était la dispute assurée

quand il rentrait mais maman s’en moquait. Elle achetait aussi des chocolats qu’elle cachait

dedans parce que mon père ne voulait pas de sucrerie. Avant d’aller à l’école tous les matins,

elle m’en donnait un.

Cassy : Tu te rappelles mon premier Noël Sam ?

Sam : Oui, tu ne savais pas pourquoi il y avait un arbre dans la maison

Cassy : C’était incroyable, j’étais triste que ma mère ne voit pas ça mais Janet m’a

réconforté. Tu te souviens aussi de cette chanson, qu’elle m’a apprise

Sam : Noël blanc

Cassy : Oui, tous les ans on chantait devant le sapin mais c’est celle ci ma préférée.

Sam (chantant doucement) :



Oh, quand j’entends chanter

Noël

J’aime à revoir mes joies d’enfants

Le sapin scintillant

La neige d’argent

Noël mon doux rêve blanc



Oh quand j’entends sonner

Au ciel

L’heure ou le bon vieillard descend

Je revois tes yeux clairs, maman

Et je songe

A d’autres Noël blancs…



Les trois filles continuaient à fredonner les larmes aux yeux, Jack lui écoutait, ému parce qu’il

avait entendu. Il laissa passer encore quelques secondes puis entra dans le salon en souriant.



Jack : Ces demoiselles sont servies.

Carla : Ca a l’air bon

Jack : Ca l’est, c’est moi qui l’ai fait

Cassy : Avec les mains Sam

Jack (faussement vexé): Les gâteaux oui mais pas le chocolat

Carla : Merci oncle Jack dit elle en avalant une gorgée

Cassy : Regarde Carla on a oublié les anges dans le sapin dit elle en entraînant l’enfant pour

finir la déco

Jack (lui donnant un mug): Tenez un chocolat Carter

Sam : Merci

Jack : Non, merci à vous dit il avec un sourire triste et reconnaissant



Sam ne lui répondit pas, elle comprit qu’il les avait entendus, elle lui fit un sourire de

réconfort, et dégusta sa boisson chaude.

Après avoir mangé, Jack proposa une vidéo, ils choisirent un film sur Noël et s’installèrent

tranquillement. Jack et Sam dans le canapé et les filles assises par Terre.



Jack : Elles s’entendent bien

Sam : Oui, Cassy se comporte en véritable grande sœur

Jack : J’ai entendu votre conversation tout à l’heure

Sam : A quel sujet ?

Jack : La famille

Sam : Oh, désolée si je vous…

Jack (la coupant) : Non, ce n’est pas ça. Vous n’avez toujours pas de nouvelles de Jacob ?

Sam : Pas la moindre, j’espère qu’il va bien

Jack : J’en suis sur. Et…hésita t’il

Sam : Et ?

Jack : J’ai cru entendre que vous et votre frère…enfin qu’il ne veut pas vous parler

Sam : C’est vrai, on s’est disputé

Jack : Oh, fit il simplement voulant en savoir plus mais n’osant pas demander

Sam (comprenant) : Marc s’est mêlé de ma rupture avec Peter

Jack : Il se calmera et puis peut-être que ça va s’arranger avec Peter

Sam : Certainement pas ! dit elle encore en colère

Cassy/Carla : Chut !

Jack : Je ne voulais pas être indiscret

Sam : Je crois que nous devrions nous taire et regarder ce film



Jack soupira, il l’observait discrètement, dans ses yeux on lisait un mélange d’amertume et de

tristesse. Cependant Jack était rassuré, Peter ne reviendrait pas dans sa vie.



Quand le film, stoppa, Carla dormait par terre et Sam s’était assoupie dans le canapé.

Jack porta Carla jusque dans sa chambre et redescendit. Cassy rangeait les verres.



Jack : Elle dort profondément elle ne s’est même pas réveillée

Cassy : Sam a l’air de bien dormir aussi

Jack : Ne la réveille pas, prend la chambre d’amis, je vais apporter une couverture à Sam.

Cassy (regardant Sam tendrement) : Elle a tant fait ces derniers mois. Je m’en veux, y’a

longtemps que j’ai l’âge de me prendre en main toute seule et je viens toujours squatter chez

elle pendant les vacances

Jack : Tout le monde aime être choyé et puis tu n’as pas encore 20 ans, c’est normal, je

soupçonne même Carter d’aimer te dorloter

Cassy : Je sais, elle a toujours été là.

Jack : Je ne sais pas si moi j’arriverais à être aussi efficace qu’elle avec Carla

Cassy : Mais si et puis Sam sera là pour aider et tu peux aussi compter sur moi

Jack : Merci ma puce.

Cassy : Je vais me coucher alors, à demain

Jack : Bonne nuit.



Jack déposa une couverture sur Sam, elle se réveilla légèrement



Sam : J’arrive Carla

Jack : Chut, dormez Carla va bien



Sam se rendormit aussi vite.









Les jours s’écoulèrent vite ensuite, SG1, Carla et Cassandra avaient fêté Noël ensemble et

s’étaient bien amusé. Après les vacances Cassy était retourné à la fac.

L’équipe n’avait pas encore repris les missions, Jack devait d’abord se mettre au courant des

dernières choses et le Général avait décidé que SG1 aurait un rythme un peu moins soutenu

encore pendant quelques temps. Personne ne trouva rien à redire, Sg1 était devenu en sorte

l’équipe que l’on appelait pour les missions importantes, faisant moins de routine. Sam

pouvait donc travailler plus dans son labo et Daniel également. Le Général Hammond avait

aussi sous-entendu que le Colonel prendrait bientôt sa place. Quant à Teal’c, en dehors des

missions, il était devenu instructeur, il formait les nouvelles recrues aux combats.



A côté de ça, Sam aidait beaucoup Jack, au début s’était surtout pour qu’il se remette dans le

bain puis une routine s’était installée.

Jack se débrouillait très bien, Carla s’était vite faite à ce nouveau changement, de toutes façon

Sam n’était jamais loin. Celle ci s’occupait encore beaucoup des courses, d’un peu de ménage

et autres chez Jack. Ce dernier sans vraiment s’en rendre compte, s’était accommodé à cette

vie, Sam toujours aux petits soins, Sam présente quand il était dépassé.

Elle était contente de pouvoir l’aider et d’être toujours présente pour Carla, elle ne voyait pas

ça comme une corvée et appréciait de passer du temps avec eux deux. Donc après le travail en

fin de journée, elle allait chez Jack, faisait un peu de rangement, Jack étant bordélique,

s’occupait des devoirs de Carla au besoin et surtout faisait la cuisine, la petite fille n’aimant

pas celle de Jack. Et donc après avoir mangé avec eux, elle rentrait chez elle.

Parfois Carla allait aussi dormir chez Sam, ou faire les boutiques avec elle. Ils menaient tous

les trois une nouvelle vie bien rodée.



Le Général au début était un peu soucieux de voir ses deux hommes se rapprocher autant mais

à la Base rien ne paraissait, ils étaient très professionnels et il devait admettre que Sam avait

tous les droits sur Carla étant sa tutrice avec Jack et George savait que s’était un peu de sa

faute. Il les laissait donc faire.

Daniel trouvait de quoi les taquiner un peu plus, seul Teal’c ne disait rien, il était attentif

parfois soucieux mais il se taisait.



Jack leur proposa un voyage à Chicago il n’avait pas encore était sur les tombes de sa belle

Sœur ni de son oncle et voulait le faire, naturellement il préférait que Sam soit présente. Carla

elle avait été ravie de pouvoir aller voir ses amis. Lors du retour, Jack était d’humeur morose,

il avait l’impression d’avoir perdu des précieux mois. Sam essaya de l’apaiser, il l’en

remercia. Ce soir là Carla alla dormir chez elle, Jack avait besoin de se changer les idées. Il

sortit boire un verre en ville.



Jack était accoudée au comptoir, une bière à la main réfléchissant en regardant d’un œil un

match diffusé à la télé. Une jeune femme vint s’installer près de lui et entama la conversation.

Jack lui offrit un verre et fit connaissance avec elle, quand il entendit un bruit derrière lui. Du

verre venait d’être brisé, un homme apparemment ivre menaçait un autre encore plus ivre.

Jack en reconnu un, il se leva et alla les séparer avant que le patron n’appelle la police. Il

força l’homme à s’asseoir avec lui et s’excusa auprès de la femme, celle ci lui laissa une carte

de visite avec son numéro personnel, il la rangea et s’occupa de son compagnon.



… : On se connaît hein ? demanda l’homme saoul

Jack : Pas vraiment, vous devriez cesser de boire, vous ne tenez plus debout.

… : Ca y’est vous êtes le grand Colonel O’Neill, vous n’êtes pas mort, c’est qu’elle avait

raison notre chère petite Sam

Jack : Peter, vous devriez parler moins fort

Peter (mettant le doigt sur la bouche) : Chuttt, secret je sais, vous billez pas Colonel

Jack : Vous êtes complètement ivre, demain vous allez sentir vos cheveux pousser dans le

crane

Peter : C’est vrai, j’suis rond, vous savez quel jour on est hein ?

Jack : le 22 janvier

Peter : Bravo, vous avez gagné ce super et fonctionnel verre de bière

Jack : Quel est le problème ?

Peter : Aujourd’hui je devais me marier avec la femme la plus sublime au monde et je l’ai

perdue parce que je suis un con, ne dites pas le contraire c’est ce que vous pensez, et vous

avez raison, je suis un con. Elle n’a même pas voulu me parler tout à l’heure, je suis allé la

voir et elle m’a demandé de me casser

Jack : Si vous y êtes allé dans cet état…

Peter : C’est pas une raison, à cette heure nous devrions faire la fête et une nuit de noce

devait suivre…Vous vous rendez compte nous devrions être tous les 2 en train de faire

l’amour…j’aimais être dans ses bras, Sam est une sacrée femme, elle ferait perdre pied à tout

le monde

Jack (s’énervant) : Taisez-vous Peter, vous devriez éviter de parler de ce genre de choses

Peter : Quoi, j’ai pas le droit de me lamenter parce que je ne pourrais plus jamais la toucher,

l’embrasser. Je devrais être l’homme le plus heureux du monde aujourd’hui et je suis là dans

un bar en train de discuter avec un mec que je connais pas et que je déteste. Alors, oui je suis

bourré et je crois que c’est très bien comme ça. Maintenant Colonel laissez moi rentrer

Jack : Vous n’allez pas conduire ?

Peter : Et pourquoi pas

Jack : A quel hôtel êtes vous, je vous ramène

Peter : Pas d’hôtel, je croyais passer la nuit avec la femme de ma vie, j’aurais jamais dû…si

j’avais su que ça ferait si mal…j’aurais jamais du partir dit il commençant à pleurer



Jack se sentait terriblement gêné. Il écoutait Peter se lamenter et se demandait pourquoi il

avait quitté Sam, car c’est ce que lui avait comprit. Peter aurait rompu avec Sam et quand il a

voulu faire machine arrière, elle a refusé le dialogue.

Jack l’emmena chez lui, ne sachant pas quoi en faire et se refusant à le laisser. Dans la voiture

Peter n’arrêtait pas de répéter « Sam m’a dit qu’elle ne m’aimait pas » ou « Elle dit que je ne

lui manque pas » ou « Elle m’a hurlé de sortir de sa vie ».

Peter s’endormit sur le canapé de Jack.

Le lendemain



Sam comme tous les dimanches, arrivait chez Jack vers 10 heures. D’habitude à trois ils

allaient se promener, voir un film, manger à l’extérieur. Elle ouvrit la porte avec le double que

Jack lui avait donné.

En entrant une odeur d’alcool lui parvint aux narines, elle grimaça se demandant pourquoi

Jack avait bu de la sorte et se sentit soulagée que Carla ne soit pas là. Elle alla directement

dans la cuisine faire un café et revint au salon ouvrir les volets.

Jack avait entendu sa voiture, il se dépêchait de se préparer avant qu’elle ne voie Peter.

Sam se dirigea vers le canapé et souleva la couverture qui couvrait l’homme, elle recula d’un

bond en voyant Peter. Sans ménagement elle le secoua.



Sam : Debout !!!

Peter (dans le gaz) : Sam, c’est toi mon amour demanda t’il en lui attrapant le bras

Sam (se dégageant) : Lâche moi et lève-toi immédiatement

Peter (s’asseyant) : Crie pas, j’ai mal à la tête, je suis où ?

Sam : Chez le Colonel O’Neill

Peter : Oh, pardon dit il en se levant vite

Sam : Les toilettes sont à gauche cria t’elle

Jack (arrivant) : Il a l’air malade

Sam : Qu’est ce qu’il fait là ? Il n’est pas venu vous ennuyer ?

Jack : Non, je l’ai rencontré dans un bar hier

Sam (levant les yeux): Je vois, vous avez bu ensemble

Jack : Pas du tout, il était complètement saoul, il a failli se battre, je l’ai aidé et comme je ne

voulais pas qu’il conduise, je l’ai ramené ici.

Sam ; Vous n’auriez pas du, je m’en vais, Carla est partie avec Daniel

Jack : Attendez, ne partez pas, vous devriez lui parler, il ne va pas bien

Sam (élevant la voix): Mais je m’en fous

Jack : Vous êtes dure avec lui, je ne vous dis pas de vous remettre avec lui, juste de lui parler,

il est malheureux vous savez. Faite un effort

Sam : Un effort, c’est une plaisanterie ? Je ne veux plus le voir.

Peter (revenant) : Sam, s’il te plait

Sam : Laisse moi dit elle en partant

Peter : Qu’est ce qui s’est passé hier, je me souviens plus ?

Jack : Plus tard, allez la voir dit il a contre cœur



Peter se passa de l’eau sur le visage et alla la rejoindre, elle était assise dans le parc en face.

Jack regardait par la fenêtre et les voyait se disputer, Sam semblait furieuse, elle le gifla lui

cria quelque chose et Peter s’en alla. Sam partit dans la direction opposée, visiblement

secouée. Jack prit le blouson de la jeune femme et alla la voir.

Doucement, il s’approcha et déposa le manteau sur ses épaules.



Sam : Vous n’auriez pas du vous en mêler murmura t’elle en essuyant ses larmes du revers de

la manche

Jack : Je ne pouvais pas le laisser dans cet état prendre le volant

Sam : Vous n’auriez pas du le ramener chez vous dit elle toujours de dos et tête basse.

Jack : Je suis désolé, je ne voulais pas vous mettre dans l’embarra. J’ai pensé que vous

pouviez lui parler. Il m’a dit qu’il était venu vous voir hier et que vous l’aviez jeté dehors

Sam : C’est bien un flic, il oubli des détails

Jack : Des détails ?

Sam (s’asseyant sur un banc) Il est venu ayant bu déjà, il voulait reprendre une relation,

s’excuser comme si…Il a mentionné le jour de notre mariage, cherchant à m’attendrir sans

doute, je lui ai demandé de partir ce qu’il n’a semble t’il pas comprit.

Jack (fronçant les sourcils): Il vous a fait mal ? demanda t’il inquiet et prêt à aller tuer Peter

Sam : Pas volontairement, je suis tombée quand je me suis dégagée…Pete me tenait le visage

fortement, il m’avait embrassé et je voulais pas qu’il me touche c’est tout. Je l’ai repoussé et

quand il a voulu me prendre dans ses bras, il m’a fait tomber

Jack : Je ne savais pas, pardon, vous n’avez rien ?

Sam : Juste un bleu à l’épaule. C’est pour ça que j’ai dû être ferme avec lui, il disait que

j’avais besoin de lui. Alors j’ai du lui dire que je ne l’aimais pas et que je voulais ne plus le

revoir. Je sais que je n’aurais pas dû lui dire de cette façon

Jack (la coupant): C’est lui qui est en tort, il n’avait pas à vous toucher, s’il n’accepte pas que

vous ne l’aimiez plus, c’est son problème

Sam : J’ai eu peur que Carla arrive, je ne voulais pas qu’elle assiste à ça

Jack : Elle était où ?

Sam : Dans sa chambre.

Jack : Venez rentrons

Sam : Que vous a dit Peter hier ?

Jack : Des choses et d’autres, que c’était la date de votre mariage, que vous étiez sensé faire

la fête…

Sam : C’est tout ?

Jack : Qu’il vous aimait et que vous lui manquiez



Sam eu un petit rire amer, lui ne lui manquait pas, à vrai dire, elle était soulagée depuis leur

rupture. Jamais elle n’aurait du accepter sa demande en mariage, elle avait espéré, qu’elle

oublierait Jack, qu’elle serait heureuse avec Peter mais elle avait perdu. La disparition de Jack

la conforta dans ce qu’elle savait déjà. Elle ne pourrait jamais être heureuse qu’avec Jack

O’Neill. Toutes relations étaient vouées à l’échec et elle ne pouvait rien vivre avec Jack..



Ils retournèrent donc vers la maison de Jack.



Sam : Je vais rentrer chez moi

Jack : On pourrait quand même suivre le programme que l’on avait prévu

Sam : Je serais de très mauvaise compagnie aujourd’hui

Jack : Allons, vous changer les idées vous ferez du bien.

Sam : Non, merci c’est gentil, j’ai envie de rentrer

Jack : Vous auriez pu me dire par téléphone que Carla partait finalement avec Daniel, si vous

êtes venue c’était bien pour une raison

Sam : J’apportais les affaires de Carla. Ne m’en veuillez pas, mais je préfère rentrer, on se

voit demain

Jack ; D’accord, appelez-moi au cas ou dit il déçu

Sam : Merci, au revoir dit elle en montant dans sa voiture.



Jack la regarda partir déçu mais aussi un peu fâché, il ne comprenait pas pourquoi elle refusait

de rester avec lui.



***Jack

Et voilà, encore envolée…C’est pas vrai, je reconnais que d’avoir logé Peter n’était pas la

meilleure idée du monde mais quand même. Je sais pas ce qui s’est passé entre eux mais elle

lui en veut. Elle aurait pu rester avec moi. Je sais très bien qu’elle est présente le plus souvent

pour Carla mais j’espérais que c’était aussi pour ma compagnie, apparemment je me suis

trompé. J’en ai marre de tout ça, je ne la comprends pas parfois, non souvent en fait !***



Jack enfonça ses mains dans les poches de son blouson et rentra dans sa maison. Dans ses

poches, il trouva un petit papier, une carte, dessus le nom de la fille qu’il avait rencontré la

veille, Carole et son numéro de téléphone. Il jeta le papier négligemment sur la table basse,

retira son blouson et s’installa devant la télé.





Le traintrain quotidien revint, Sam aidant Jack, les missions, les sorties. SG1 s’était également

beaucoup rapproché, Teal’c était aussi très attentifs à Sam sans pour autant le montrer. Daniel

aimait taquiner Sam et Jack et emmener Carla visiter des musées, lui parler histoire et la petite

adorait ça.

Sam était parfois triste, elle s’était rapprochée de Jack mais elle le sentait assez distant, en fait

non, leur relation était semblable à celle d’avant sa disparition. Le jeu du chat et de la souris,

plus fréquent, certes mais éternel. A chaque fois qu’il y avait une situation ambiguë entre eux,

Jack s’en sortait avec humour, plaisantait là ou Sam aurait aimé qu’il soit sérieux

Jack lui se sentait souvent frustré de voir Sam si proche et en même temps si loin de lui. Il

avait l’impression d’être assez explicite pourtant mais elle semblait fuir à chaque fois.

Bref, il y avait une grande incompréhension à ce sujet.



Supermarché



Jack, Sam et Carla faisaient des courses, c’était un moment qu’ils appréciaient, ils

s’amusaient toujours beaucoup. Ils étaient dans un rayon en train de remplir le caddie. Sam

s’éloigna un peu pour prendre un article. C’est alors qu’une jeune femme s’approcha.



Femme : Jack ?

Jack (se tournant vers elle) : Carole ? dit il gêné

Carole : C’est bien un endroit ou je ne pensais pas te voir

Sam (arrivant) : J’ai pris deux boites dit elle en mettant le tout dans le chariot avant de voir la

femme.

Carole (choquée): J’y crois pas, t’es marié

Carla (prenant la main de Sam) : Qui c’est ?

Jack : Attends

Carole (criant): Attendre quoi, tu plaisantes, pour qui tu me prends, t’es marié, t’as une

gamine. Je comprends mieux pourquoi tu n’es pas resté hier espèce de…dit elle en le giflant



La femme regarda Sam en soupirant, s’excusa et s’en alla furieuse. Sam respira un grand

coup.



Sam : Je vais chercher les céréales dit elle en partant.



Jack était la main sur la joue, tout c’était passé très vite, il n’avait pas vraiment réagi. Il baissa

la tête et vit Carla le fixer.



Carla (les larmes aux yeux): Je croyais que tu aimais Sam

Jack (soupirant): Carla s’il te plait

Carla (en colère): Quoi, c’est vrai, donc hier pendant que Sam me gardait, tu t’amusais avec

cette femme

Jack (élevant la voix): Je n’ai pas à discuter de ça avec toi. Et Sam est une amie

Carla : Bien sur, tu n’as rien à te reprocher

Jack : Exact !

Carla : Pourquoi tu as menti alors, sois disant que tu sortais avec un ami d’enfance, si tu avais

l’esprit tranquille, tu aurais dit la vérité que tu sortais avec ta petite amie. A la place

d’inventer un bobard.

Jack : De toutes façon t’es un peu trop jeune pour comprendre

Carla : Comprendre quoi, que tu couches avec cette fille, j’ai 11 ans mais je ne suis pas

naïve !!!

Jack : Ca ne te regarde pas

Carla : Je vais voir où est Sam dit elle en partant furieuse



Jack soupira, il savait que Carla n’avait pas entièrement tort, il avait menti parce qu’il ne

voulait pas que Sam le sache. Oh il n’y avait rien de sérieux avec cette fille mais…



Sam avait été secouée parce qu’elle avait entendu, Jack voyait quelqu’un et lui avait menti.

Elle avait envie de pleurer, elle attrapa un vêtement et entra dans une cabine d’essayage. Une

fois à l’intérieur, elle se laissa aller et pu pleurer à l’abri des regards.



***Sam

Je comprends mieux, cette distance entre nous, il ne ressent absolument rien pour moi, je ne

suis qu’un jeu. J’aurais du m’en apercevoir quand il a voulu que je parle à Peter. Quelle idiote

! Ce jeu de provocation entre nous n’est rien d’autre qu’un véritable jeu, une mascarade. Oh il

y a peut-être une attirance physique, une curiosité mais rien de plus pour lui.

Allez, reprends-toi, il va te prendre pour une folle et te rire au nez, comment j’ai pu croire

qu’il m’aimait…***



Elle resta un bon quart d’heure puis essuya son visage. De son sac à main elle sortit du

maquillage et entreprit de se recomposer un visage, personne ne devait voir son état. Ceci fait,

elle bidouilla son portable et sortit enfin de la cabine. Elle attrapa un paquet de céréales et

tenta de retrouver Jack et Carla.



C’est lui qui la retrouva, il l’observa mais le visage de la jeune femme était fermé aucune

émotions quelconques apparaissaient. Sam lui fit un sourire qu’elle voulait naturel.



Sam : J’ai pris au chocolat pour changer, où est Carla ?

Jack : Elle vous cherche

Sam : Dans ce cas, elle doit être à l’entrée du magasin à gauche

Jack : Comment vous savez ?

Sam : C’est un truc pour se retrouver, n’importe ou si on se perd de vu on se retrouve au point

d’arrivé à gauche. Je vais la chercher, allez en caisse



Jack la vit partir de nouveau ne sachant pas ce qu’elle ressentait et sans avoir pu s’expliquer.



Peu après ils étaient à trois sur le parking en train de charger la voiture quand le portable de

Sam sonna.

Sam : Carter…ah salut comment tu vas ?….En pleine forme….Oui….Pourquoi pas…Je vais

me libérer, pas de problème, j’ai hâte de te revoir, …les soirées entres filles me manquent…à

plus !

Carla : C’était qui ?

Sam : Mon amie Katleen, elle arrive tout à l’heure. Nous allons passer le week end ensembles

Carla : Je peux venir ?

Sam : Pas cette fois ma puce, Mon Colonel, pour aujourd’hui et demain, je dois annuler, elle

vient rarement et j’aimerai profiter de sa présence

Jack : Bien sur, je comprends

Carla : Je peux t’emprunter ton téléphone Sam ?

Sam : Oui tiens pourquoi

Carla : J’appelle Daniel et Teal’c, finalement je vais avec eux, j’ai pas envie de rester avec lui

Sam : Carla, ne parle pas comme ça

Carla : Pardon, mais ça change rien

Jack : Fais comme tu veux



L’enfant téléphona donc et organisa son week end avec les garçons qui avaient prévu d’aller

voir Cassandra.

Sam elle rentra chez elle remerciant la technologie moderne. En effet personne ne l’avait

appelé, elle avait juste programmé son téléphone pour qu’il sonne. Elle n’avait pas envie de

voir Jack après ce qu’elle venait d’apprendre. Au moins chez elle, elle pourrait déprimer

tranquillement, cela éviterait qu’elle craque devant tout le monde.

Jack se retrouva donc seul.



Le lundi suivant, Daniel, Teal’c, Cassandra et Carla arrivèrent à la Base, c’était les vacances

scolaires et Carla allait passer du temps au SGC. Quant à Cassandra, elle venait prendre son

poste en tant que stagiaire à l’infirmerie. Son premier stage obligatoire, mais elle était

contente, le Général avait accédé à sa demande, officiellement elle était à l’hôpital militaire

mais officieusement elle restait à la Base et aidait le personnel médical.



Carla resta en salle de repos ou dans les quartiers de Sam mais évita Jack toute la matinée.

Elle avait durant le week end expliqué la situation aux autres. Ils n’étaient vraiment pas

contents.



Vestiaires communs



Teal’c, Daniel et Sam étaient en train de discuter et de se raconter leur week-end, Sam raconta

qu’elle s’était bien amusée avec l’une de ses amies. Peu après Jack arriva, en ouvrant la porte,

il s’arrêta, les yeux grands ouverts devant le spectacle. En effet, Sam le t-shirt remonté dans

son dos, et le pantalon un peu desserré tournait le dos à Daniel et Teal’c qui semblaient

captivés par le corps de la jeune femme. Il vit même Daniel passer la main sur la peau de Sam



Teal’c : Puis-je major ?

Sam : Allez y dit elle en souriant, laissant Teal’c la toucher dans le bas de dos

Daniel : J’aime bien

Jack : On peut savoir ce que vous faîtes !



Les trois autres relevèrent la tête, Teal’c arqua un sourcil et Daniel fit un sourire satisfait à

Jack. Quant à Sam elle repositionna son t-shirt sans gêne

Sam : Bonjour Colonel

Jack : Vous faisiez quoi là ?

Daniel (ironique) : On faisait connaissance

Sam (riant): Daniel !

Teal’c : Le Major nous faisait voir un tatouage qu’elle a fait ce week end

Jack : Vous vous êtes fait tatouer Carter ?

Sam : Si on veut, c’est éphémère

Jack : Oh, ça m’étonne de vous qu’est ce que ça représente ? demanda t’il espérant qu’elle lui

montre

Sam (mettant sa veste) : Une goutte d’eau un peu en dessous de la taille et au milieu du dos

dit elle en partant

Teal’c : Je trouve ça joli affirma t’il en partant

Daniel (en rajoutant une couche) : Très…sensuelle même sexy



Ils laissèrent Jack au milieu de la pièce abasourdi.



SG1 parti en mission, Jack regardait souvent Sam, essayant de deviner le dessin sur sa peau

blanche, se surprenant à trouver ça attirant, il aurait aimé partir à la découverte de cette goutte

d’eau.

Mais la mission était étrange, Daniel et Teal’c ne lui parlaient quasiment pas et Sam avait un

ton très militaire. Cette sortie de la Base lui sembla bien terne.



Quand plusieurs heures plus tard, ils se retrouvèrent de nouveau dans les vestiaires communs

avec son équipe, il se sentit mal à l’aise. Il voulut détendre l’atmosphère



Jack : Alors Carter votre amie va bien ?

Sam : Très bien oui, j’étais contente de la voir.

Jack : Tant mieux

Sam : Je vais voir Cassy et Carla en salle de repos à plus tard dit elle en partant

Daniel : Et vous ce week-end ?

Jack :Calme

Daniel (sec): Pas même un rendez-vous galant ?

Jack : Daniel, venez en au fait !

Daniel : Ok, comment avez-vous pu être aussi idiot !

Jack : Je ne comprends pas

Teal’c : Carla nous a raconté votre altercation avec une dénommée Carole

Jack : Je vois, désolé mais ce ne sont pas vos affaires

Daniel : Alors vous vous débarrassé de Carla pour aller jouer les play boy

Jack : Carla était avec Carter

Daniel : Justement et Sam ?

Jack : Quoi Sam ?

Daniel : Arrêtez Jack, qu’a t’elle pu ressentir à votre avis ?

Jack : J’en sais rien, elle s’en fout et elle n’est pas concernée

Daniel : Oui vous avez pourtant omis de lui dire que vous aviez une petite amie

Jack : Carole n’est pas ma petite amie !

Daniel : Mais oui bien sur, pourquoi n’avoir rien dit à Sam ?

Jack : Mêlez-vous de vos affaires !

Daniel : Bien sur c’est plus simple pour vous, Sam passe son temps à s’occuper de vous, à

vous rendre la vie facile et agréable, vous ne vouliez pas perdre ça.(sarcastique) Cool, une

fille pour le ménage et une pour le plaisir

Jack : Vous délirez Daniel, enfin Teal’c dites lui qu’il dit n’importe quoi

Teal’c : Je ne comprends pas non plus O’Neill, je pensais que le Major Carter comptez pour

vous

Jack : Mais ça suffit ! Carole je la connais à peine, c’est juste…enfin vous voyez, je n’ai

aucun sentiments pour elle.

Daniel : Elle semblait l’ignorer alors

Jack : Bien sur que non, elle savait à quoi s’en tenir, elle n’a juste pas apprécié de voir que

j’étais marié et que j’ai un enfant, tout du moins c’est ce qu’elle croit. Carole n’est pas du

genre à être l’autre femme, c’est tout !

Daniel : Ok, mais pour la discrétion, ce n’est pas malin

Jack : Je sais mais bon Carter s’en fout, elle n’a rien dit

Daniel : Vous êtes vraiment idiot, qu’aurait-elle dû faire, vous casser un pot de mayonnaise

sur la tête et vous faire une scène…C’est de Sam dont on parle

Teal’c : Vous devriez aller lui parler, elle croit que s’est sérieux entre vous et cette femme

Jack : Vous en avez parlé ?

Daniel : Vaguement, Sam a coupé court en disant que vous aviez le droit d’avoir une petite

amie qu’elle n’avait rien à dire, que cela ne la regarde pas

Jack : Ben vous voyez !

Daniel : Je vous en prie, elle a dû être blessée en plus vous lui aviez menti

Jack : Quoi que vouliez vous que je dise, tiens j’ai rendez-vous avec une femme mais c’est

pas sérieux nous couchons juste ensembles. De toutes façons je n’ai pas de compte à lui

rendre.

Daniel : Faites comme vous voulez

Jack : A plus tard messieurs

Daniel (énervé): Quelle tête de mule !

Teal’c : Il ira lui parler

Daniel : Vous croyez ?

Teal’c : Oui, le Major passera l’éponge comme d’habitude.

Daniel : Vous êtes optimiste

Teal’c : Pas vraiment, depuis que O’Neill est rentré, je m’inquiète pour elle, je trouve leur

relation encore plus étrange, le Major Carter risque d’en souffrir tôt ou tard et lui aussi.

Daniel : Que voulez vous dire ?

Teal’c : Que cette histoire n’est qu’une alerte de ce qui pourrait arriver, ça risque de mal finir

s’ils ne mettent pas leurs sentiments à plat tous les 2



Les trois hommes se retrouvèrent en salle de repos, pour se détendre un peu. Près d’eux Sam,

Carla et Cassy discutaient en riant. Ils écoutèrent discrètement quand Carla fit une remarque à

Cassy



Carla : Pour sur qu’elle adore son stage, il y a des avantages, comme le Lieutenant Kyles

Cassy (rougissant) : Mais enfin de quoi tu parles ?

Carla : Je vous ai vu (imitant le lieutenant) Attendez Cassandra, c’est trop lourd pour vous je

vais vous aider (imitant Cassy ): Oh merci Andrew, vous êtes gentil

Sam : Arrête Carla, tu la gênes

Carla : N’empêche qu’elle l’aime bien, si tu les voyais tous les deux, on dirait deux idiots

Sam : Il est comment je vois pas qui c’est ?

Cassy : Mais si, c’est lui qui a réussi à attraper le drôle d’animal ce matin, d’ailleurs c’est

pour ça qu’il était à l’infirmerie, je lui ai fait un pansement

Carla : On y croit tous !

Sam (amusée) Carla ! Je vois, il est mignon

Cassy : Et très sympa avoua t’elle rougissant

Sam : Oh, mais dis-moi, il a en effet l’air de te plaire

Cassy : Il m’a invité à dîner mercredi soir, j’ai dit oui

Sam : Je vois, fais attention à toi

Cassy : Mais oui, ne t’inquiète pas je me souviens de tes recommandations, pas de baisers au

premier rendez vous et le reste le faire patienter un peu histoire de voir s’il est vraiment

intéressé par autre chose que ça

Sam (souriant): Tu es une grande fille Cassandra, tu fais ce que tu veux

Cassy : En tout cas, je suis bien contente de ne pas être militaire cela aurait été frustrant.

(voyant le sourire triste de Sam)Désolée Sam, je ne voulais pas

Sam : Je ne vois pas pourquoi

Carla : En tout cas moi, je ne serais jamais amoureuse

Cassy : On verra ça

Carla : Mais je sais ce que je dis, les hommes sont tous les mêmes, ils savent que faire pleurer

Sam : Tu te trompes, tu verras, tu n’y échapperas pas

Carla : Si, ça sert à rien d’aimer puisqu’il te fera mal quoi qu’il arrive

Sam : Je ne vais pas te dire que tu n’en souffriras jamais, mais saches qu’aimer quelqu’un est

une chose magnifique, douloureuse parfois mais magnifique

Carla : Ca rend malheureux.

Sam : Quand tu es amoureuse, tu te sens vivre Carla, c’est un sentiment très fort et important.

Ne te mure pas déjà à ton âge, laisse le temps faire ma puce. A trop vouloir se protéger de

l’amour on passe à côté du bonheur

Carla : C’est pour ça que tu n’es pas mariée Sam ?

Cassy : Carla !

Sam : Je ne suis en effet pas un exemple à suivre mais crois moi je le regrette parfois de

n’avoir pas su m’ouvrir aux autres

Carla : Tu regrettes pour Peter ?

Sam : Non, au contraire, si j’avais connu sa vraie nature avant... Carla tu es encore jeune, tu

as le temps de te poser toutes ces questions, j’imagine que tu n’as pas eu d’exemple du

bonheur mais en grandissant, tu devras faire ta vie sans prendre modèle.

Cassy : Je te jure de te rappeler cette conversation quand tu viendras me voir pour un conseil

au sujet des garçons ria t’elle pour détendre l’atmosphère

Carla : Ah oui, comment avoir l’air débile face à un garçon dit elle en lui tirant la langue

Sam (amusée): Je vous laisse les filles, soyez sages



Sam sorti assez vite de la salle de repos, elle se demandait comment elle pouvait tenir un tel

discours alors qu’elle pensait comme Carla. Amour = Souffrance. Elle se dirigea vers son labo

d’une bien sombre humeur.



Labo de Sam



Elle travaillait sur son réacteur depuis à peu près une heure, sa concentration commençait à

diminuer aussi décida t’elle de s’accorder une pause. Elle s’assit devant son ordinateur, puis

après avoir réfléchi quelques minutes commença à pianoter. Attentive à son travail elle

sursauta en entendant sa porte se refermer. Jack venait d’entrer, des papiers à la main.



Jack : Je ne dérange pas ?

Sam : Non mon Colonel dit elle gênée ne voulant pas qu’il voit son écran.

Jack : Que faites-vous ?

Sam : Des calculs et vous quelques chose à me montrer ? demanda t’elle pour éviter le sujet

Jack (mal à l’aise) : Oh ça, c’est…

Sam : C’est ?

Jack : Je sais, je n’aurais pas dû soupira t’il en lui donnant les feuilles

Sam (écarquillant les yeux): C’est le dossier du Lieutenant Kyles !

Jack : J’ai entendu ce que Carla et Cassy disaient, je voulais être sûr qu’il était bien pour

Cassandra…Je sais, vous trouvez ça minable

Sam : Un peu mais bon dit elle en tournant l’écran vers Jack

Jack : Oh, je vois, vous lisez son dossier aussi

Sam : Je voulais juste m’assurer…

Jack (souriant): Qu’il est sérieux

Sam : Mouais, si Cassy apprends ça, elle va nous en vouloir

Jack : Je sais. En tout cas il donne l’impression d’être très bien ce petit

Sam : En effet, un peu effronté et perturbateur mais un très bon soldat

Jack : Il me fait penser…

Sam (le coupant) : A vous ?

Jack : Un peu en moins séduisant naturellement

Sam : En plus jeune dit elle moqueuse

Jack : Aussi, merci de me le rappeler

Sam : Il est aussi joli garçon, j’espère que ce n’est pas un coureur. (secouant la tête)Et puis il

la juste invité à dîner, on en fait peut être un peu trop là

Jack : Vous avez raison, mais je l’ai à l’œil

Sam : Vaut mieux, s’il ne se comporte pas bien avec Cassandra…

Jack (regardant ses pieds): Je voudrais m’excuser Carter

Sam : A propos ? demanda t’elle surprise

Jack : De ce qu’il s’est passé au supermarché

Sam : Oh dit elle simplement étonnée qu’il change aussi vite de conversation

Jack : Ouais, enfin je

Sam (le coupant) : Je ne me suis pas vraiment sentie à l’aise vous vous en doutez mais, ça ne

me regarde pas, j’étais juste là au mauvais moment, je regrette si je vous ai porté préjudice

Jack : Non pas du tout

Sam : J’espère que vous avez pu la rassurer en lui disant que nous n’étions qu’amis et que

Carla est votre nièce

Jack : Je ne l’ai pas fait

Sam : Vous devriez le faire, à sa place je prendrais ça très mal

Jack : Vous savez ce qui l’a mise en pétard c’est qu’elle n’a pas l’intention de jouer le rôle de

briseuse de couple mais pour le reste elle a toujours su que ce n’était pas bien sérieux dit il de

plus en plus mal à l’aise

Sam (gênée): Oh, c’était juste…

Jack : Je vous choque ?

Sam : Non, je sais ce qu’est ce genre de relation

Jack : Je vous demande pardon ? dit il sonné

Sam (amusée): Quoi, c’est vous qui êtes choqué. Je vous en prie Colonel, ma vie est peut être

un désert mais si je devais attendre d’avoir une relation sérieuse…

Jack (encore plus choqué) : Moi qui vous voyez sage

Sam (parlant à elle-même) : Je le suis depuis de trop long mois murmura t’elle

Jack : Vous dites ?

Sam : Oh, rien. N’en parlons plus, la prochaine fois je remettrais tout de suite les pendules à

l’heure avec votre « relation »

Jack : Très drôle Carter

Jack se sentait soulagé, il était aussi un peu mal à l’aise imaginant que Sam pouvait elle aussi

connaître ce style d’aventure. Il grimaça mais un sourire apparu sur son visage, d’après ce

qu’elle avait murmuré, depuis Peter, c’était le calme plat pour elle, faut dire qu’elle n’avait

pas une seconde à elle pensa t’il. Peut-être que finalement, c’est lui qu’elle attendait.

Sam elle était contente que cette fille et lui ne soient pas vraiment ensemble. D’accord savoir

qu’il avait couché avec elle ne l’enchantait pas mais il n’était pas amoureux d’une autre et vu

son air gêné peut être l’aimait il encore, elle.



Jack : Vous venez dîner au mess ?

Sam : Avec plaisir

Jack (avec un grand geste): Après vous mademoiselle

Sam (souriant): Merci

Jack (doucement) : Dites moi Carter, j’ai le droit de voir votre tatouage ? demanda t’il avec

un air malicieux

Sam (coquine): Peut-être mais lequel ?

Jack :C’est gentil (réalisant) Comment ça lequel ? Vous en avez plusieurs ?



Sam pressa le pas en riant, le Colonel resta sans bouger quelques secondes puis la rejoignit en

courant. Il la regarda un sourire débile sur les lèvres essayant d’imaginer où les autres

pouvaient se cacher sur son corps.



Et la routine se réinstalla, Cassandra prit la décision d’habiter dans son ancienne maison où

elle vivait avec Janet, elle pensait qu’il était temps qu’elle y retourne. Donc quand elle n’était

pas à la fac elle avait maintenant son indépendance. Sam soupçonnait aussi que c’était pour

avoir plus d’intimité avec son nouveau petit ami, Andrew Kyles.



Entre Sam et Jack peu de choses évoluaient, il y avait des tensions plus fréquentes mais rien

de bien grave. Jack semblait selon Daniel se reposer beaucoup sur Sam en ce qui concernait

Carla et les problèmes d’intendance.

Parfois sans raisons apparente, Jack était plus sévère avec elle pendant les missions, mais Sam

ne s’en offusquait pas, même si parfois sa froideur lui donnait envie de pleurer. Quand parfois

il s’absentait en lui laissant Carla, elle l’imaginait toujours avec une autre, dans ses cas là, les

jours suivants elle se réfugiait dans le travail, adoptant un comportement un peu froid que

Jack ne comprenait pas.

Quant à lui, depuis la mésaventure avec Carole, il se tenait à carreau, il sortait pour se changer

les idées mais évitait les rencontres d’un soir. Il comprenait mal l’attitude de Sam, pourquoi

elle mettait de la distance entre eux parfois. Ca le rendait fou de la voir évoluer autour de lui

tel un conjoint sans pour autant en avoir les avantages.



Un jour il reçu une lettre, lui demandant de se rendre à Chicago pour rencontrer l’avocat de

son frère, bien qu’il ne voulait pas il y était contraint. Il demanda donc à Sam de s’occuper de

Carla 2 jours entiers. Ce qu’elle ne refusa pas, elle resta chez lui.



Chez Jack



Sam était en train de finir la vaisselle, Carla et elle venaient de finir de dîner. Pendant que la

petite fille lisait dans le salon, Sam commença un peu de ménage, histoire de soulager Jack.

Au bout d’un moment, Carla alla la voir



Carla : Je peux t’aider Sam ?

Sam : J’ai presque fini, range les magasines sur la table si tu veux

Carla : Je peux faire les poussières

Sam : Non, tu pourrais casser quelque chose

Carla : Bon d’accord dit elle déçue.



Sam sourit, pour Carla le ménage était un jeu, elle comprendrait bien vite que c’était tout sauf

amusant. Quelques minutes plus tard, Sam entendit un bruit sourd de casse, elle se précipita

dans le salon et vit Carla debout les larmes aux yeux



Carla : J’ai pas fait exprès, je voulais juste jouer avec le plumeau pour faire comme toi

Sam : Calme-toi, c’est quoi ?



Sam se pencha et pâlit, par terre, brisé en trois morceaux, était un moulage en plâtre des mains

de Charly. Elle ferma les yeux trente secondes puis se repris



Sam : Oh Carla, je t’avais dit de ne jamais y toucher

Carla : J’ai pas fait exprès, je te jure

Sam : Je sais, va dans ta chambre, nous en parlerons plus tard, je vais voir ce que je peux faire

Carla : Oncle Jack va être très en colère après moi

Sam : On lui expliquera, allais file



Sam se baissa et caressa du bout des doigts le plâtre vert, se demandant comment allait réagir

Jack.



Pendant ce temps là Jack était sur le chemin du retour et de très mauvaise humeur. Il avait pu

parler à son frère et cela avait viré à la dispute, surtout quand Mickael avait mentionné Sam



Flasback



Mickael : Dis donc frérot, ta gonzesse, c’est un sacré petit lot, tu as toujours eu le chic pour te

dégoter des bombes

Jack : Un peu de respect si tu ne veux pas mon poing dans la figure

Mickael : Ne joue pas les innocents, je te connais Jack…Celle là est géniale, une beauté

froide, un caractère trempé, un corps somptueux, dis-moi au lit c’est comment ?

Jack : La ferme !

Mickael : Je suis sur que c’est un volcan. En plus elle a la peau si douce dit il avec un sourire

mauvais

Jack : Qu’est ce que tu veux dire ?

Mickael : Tu le sais très bien, elle est venue ici, j’ai pu l’approcher, la caresser

Jack : Si tu l’avais touché, elle t’aurait brisé

Mickael : Oh mais j’ai eu quelques problèmes avec mes doigts mais ça en valait la peine. Si

tu ne me crois pas vérifie, après son passage, je suis allé à l’infirmerie

Fin flashback



Jack était furieux, non seulement l’avocat avait essayé de lui faire dire n’importe quoi pour

discréditer Anna mais en plus savoir que Mickael avait posé la main sur Sam le rendait

malade. Sam ne lui avait rien dit et ça l’exaspérait encore davantage, imaginer ce qui avait pu

se passer le faisait devenir fou. Jack arriva donc chez lui dans cet état d’esprit, en colère.

Quand il pénétra dans sa maison, il sentit tout d’abord l’odeur de propre, ensuite celle d’un

gâteau que Sam avait dû faire. Pendant une seconde il se sentit apaisé puis il vit Sam

accroupie dans le salon, il s’approcha, et sentit la fureur gronder en voyant le moulage de son

fils au sol.

Sam se releva embarrassée.



Sam : Bonsoir, écoutez…

Jack (la coupant) : Qu’est ce que vous avez encore fait ?

Sam : C’est un accident, j’étais

Jack : Un accident ? Vous vous foutez de moi, vous savez ce que ça représente pour moi…

De quoi vous êtes vous encore mêlée, il a encore fallu que vous vous occupiez de ce qui ne

vous regarde pas. Qu’est ce que vous n’avez pas compris (tapant du doigt sur le crane de

Sam) il suffisait de surveiller Carla ! Mais non, il a fallu que vous en rajoutiez. Il est temps

que vous compreniez que j’en ai assez Carter, je ne retrouve plus mes affaires, vous changez

la disposition dans mes placards, vous jouez les nutritionnistes…fichez-moi la paix une bonne

fois pour toute. Occupez-vous de votre vie et laissez nous tranquille, sortez, trouvez-vous un

mec et essayez de le garder pour une fois, ayez votre propre vie au lieu de pourrir celle des

autres.

Sam (blanche): Comment pouvez vous…

Jack (la coupant): Tout ce que vous touchez vous le brisez, je suis un grand garçon, je n’ai

pas besoin de vous

Sam (tenant un morceau du plâtre) : C’est un accident

Jack (la saisissant pas le bras) : Comme à chaque fois que vous êtes dans les parages, vous

détruisez tout. Occupez-vous de vos affaires et arrêtez de me gâcher la vie hurla t’il



Sam était pétrifiée, tant par la colère que par la douleur. Jack la tenait fermement par le bras,

la secouant. Au moment où Sam se dégagea et se recula sèchement en le poussant, Jack qui

voulait s’avancer vers elle sentit quelque chose contre ses jambes. Carla venait de lui bondir

dessus en criant



Carla (suppliant) : Lui fait pas mal, s’il te plait, la tape pas implora t’elle en larme

Jack (surpris): Je ne vais pas

Carla : Menteur ! Papa disait pareil, et il continuait à faire mal à maman, arrête laisse Sam

tranquille dit elle en se précipitant dans les jambes de Sam

Jack : Jamais, je

Carla : C’est ce qu’il a dit et après il l’a frappé…(secouée par les pleurs) maman est tombée,

il y avait du sang partout… Elle bougeait plus. Ne fait pas ça, c’est moi qui ai cassé le plâtre

de Charly, Sam m’avait dit de pas toucher sanglota l’enfant



Jack ne savait plus quoi dire ou faire, il ignorait que Carla était présente lors de la mort de sa

mère, il était debout incapable de faire un geste, comprenant aussi qu’il avait eu un

comportement irrationnel envers Sam.

C’est elle qui repris son sang froid, elle se baissa à la hauteur de l’enfant et la força à la

regarder.



Sam : Calme-toi ma puce, ça va aller. Ton oncle est en colère et triste mais jamais il ne me

frappera, tu me crois ?

Carla : Je sais pas

Sam : Tu sais très bien qu’il est gentil, qu’il t’aime beaucoup, jamais il ne me fera de mal

PHYSIQUEMENT insista t’elle

Carla : J’ai eu peur

Sam (la serrant contre elle) : Je comprends, rassure-toi. Va l’embrasser et demande-lui pardon

pour la casse, il ne t’en veut pas. Vas-y



Carla s’approcha en hésitant de Jack, puis finalement se colla à lui en lui demandant pardon,

Jack se baissa et s’excusa aussi.



Sam : Vous devriez aller la mettre coucher et discuter tous les deux

Jack : J’y vais

Carla : Pardon Sam d’avoir désobéi

Sam : C’est oublié. Rappelle-toi que je t’aime ma chérie.



Jack monta sa nièce et parla un peu avec elle, la rassurant, la prévenant qu’il allait se faire

pardonner par Sam, regrettant de lui avoir fait peur, que jamais il ne cognerait sur Sam ou une

autre femme…



Quand il redescendit une demi-heure plus tard, Sam était dos à lui en train de regarder par la

fenêtre. Il ne savait pas quoi dire, honteux de son comportement.



Jack : Elle s’est endormie

Sam (se retournant) : Tant mieux

Jack : Je ne savais pas qu’elle avait assisté au meurtre de sa mère

Sam : Moi non plus

Jack : Je suis désolé Carter

Sam : Moi aussi dit elle en mettant un objet dans la main de l’homme



Puis elle prit sa veste et sortit de la maison. Jack ouvrit la main et y vit la clé de sa maison

qu’elle venait de lui rendre. Il sentit son cœur de serrer, cette clé était symbolique pour lui,

quand il lui avait donné, c’était sous évocation du côté pratique mais c’était aussi pour qu’elle

comprenne qu’elle était chez elle. C’est à cet instant qu’il comprit que Sam savait que c’était

un symbole important, en lui rendant, elle lui signifiait qu’elle sortait de sa vie.

Il couru à sa suite.



Jack : Sam attendez !!!cria t’il dans la rue



Peine perdue, elle ne s’était même pas retournée et était montée en voiture démarrant sans

attendre.

Il voulut la suivre pour lui parler mais il ne pouvait pas laisser Carla seule, il se résigna, après

tout elle avait sans doute besoin de se calmer aussi. Il rentra dans la maison et s’effondra dans

le canapé en passant une main sur le visage. Sur la table basse était posé le moulage, Sam

l’avait recollé, bien sur on voyait la fissure mais il était entier. Jack attrapa le téléphone et

composa le numéro de Sam.



Jack : Sam ? Je suis désolé, s’il vous plait rappelez-moi dès que vous êtes rentrée.



Dans sa voiture Sam essayait encore de se contenir, ne voulant pas craquer avant d’être chez

elle. Jack lui avait dit des choses dures, il l’avait vraiment blessée. Elle comprenait qu’il

puisse être en colère mais tous les reproches qui lui avait fait était réels et cela ne datait pas

d’aujourd’hui. Sentant son corps trembler et ses yeux s’embuer, elle s’arrêta dans une rue, le

temps de retrouver un peu son calme. La voiture stoppée, Sam la tête appuyée contre le volant

ne réussit plus à se maîtriser et éclata en sanglots.

Elle voulait être forte mais alors qu’elle pensait s’apaiser, les pleurs redoublèrent, alors elle

attendit, le visage enfoui dans ses bras. C’est à ce moment là qu’elle entendit un bruit contre

sa vitre, sursautant, elle releva la tête pour voir un homme la regarder. Par réflexe, elle ferma

immédiatement sa porte. L’étranger lui fit alors un signe de main voulant la rassurer puis

plaqua contre la vitre un insigne de Police.

S’essuyant les yeux, elle attrapa ses papiers, coupa son moteur et ouvrit son carreau.



Sam : Bonsoir

Homme (inquiet): Bonsoir, vous allez bien ?

Sam : Oui, j’avais besoin de m’arrêter quelques minutes, tenez mes papiers

Homme : Non, je ne suis pas en service, je vous ai vu en sortant de chez moi, j’ai cru que

vous aviez un malaise alors je suis venu vérifier, si je vous ai fait voir ma plaque c’est pour

vous rassurer.

Sam : Oh, je comprends merci, je vais bien

Homme :Voulez que j’appelle quelqu’un pour vous ramener ?

Sam : Non, je n’habite pas très loin

Homme : D’accord, faites attention à vous. Au revoir (s’éloignant puis revenant sur ses pas)

Dites, j’allais boire un verre, ça vous tente ?

Sam : Vous m’invitez… à boire en plus demanda t’elle surprise

Homme : C’est à 100 mètres pas besoin de voiture…Laissez tomber, vous avez raison on ne

se connaît pas, je ne sais pas pourquoi je vous ai proposé ça. Bye dit il en partant



L’homme secoua la tête se demandant ce qui lui avait pris d’inviter une parfaite inconnue.

Quand en sortant de chez lui, il avait vu le véhicule arrêté et la conductrice la tête sur le

volant, il ne s’attendait pas à tomber sur une jeune femme comme elle. Malgré son visage

ravagé par les larmes, il la trouva belle avec un regard d’un bleu magnifique. Il se traita

d’idiot et se dit qu’il avait dû lui faire peur.



Sam soupira en regardant le policier s’éloigner, elle remit le moteur en route et prit une

inspiration mais ses mains tremblaient toujours. Sans réfléchir, elle coupa le contact attrapa

son sac et sorti de sa voiture, elle ferma les portes et pressa le pas pour rattraper l’homme.



Sam : Attendez…cria t’elle

Homme (se retournant) : Vous avez changé d’avis ?

Sam : Vous avez raison, j’ai besoin de me détendre

Homme : Suivez-moi alors et ne craignez rien nous allons dans un endroit public, le

Riverside

Sam (grimaçant): Oh, bar à flics

Homme (souriant): Vous connaissez?

Sam : De réputation mais je n’y ai jamais mit les pieds

Homme : Des problèmes avec les autorités plaisanta t’il

Sam : Non pas du tout. Dites-moi ça vous arrive souvent d’inviter une femme de cette façon

inspecteur Nicolas Macafferty

Nick : Vous connaissez mon nom ?

Sam : Je vous signale que vous avez collé votre plaque sur ma vitre

Nick : C’est vrai (ouvrant la porte du bar) Entrez

Homme : Hey, Nick on parlait de toi justement (voyant Sam) Oh mais tu es en charmante

compagnie dit il étonné

Nick : Toi pas par contre ria t’il en montrant un de leur collègue

Homme 2 : Mademoiselle, enchanté, dites moi ce que vous faites avec cet idiot ?

Sam : Ce que je ne fais pas avec vous dit elle avec un sourire malicieux

Nick : Arrêtez de l’ennuyer,(à Sam) Venez on va s’asseoir la bas



Le bar était assez chaleureux et fréquenté que par des policiers quasiment, Sam connaissait de

réputation Peter lui en ayant déjà parlé. L’humeur de l’endroit était sympathique, il y avait

billards, flippers et autres jeux puis dans le fond une petite piste ou dansaient quelques

personnes. Sam détailla plus l’homme qui l’avait invité. Environ 38 ans, 1m85, carrure

athlétique, les cheveux noirs coiffés style « pétard », des yeux verts. Physiquement très

plaisant.

Il lui fit voir un box où ils prirent place.



Nick : Excusez les, ils sont un peu lourds par moment mais très gentils

Sam : Je n’en doute pas.

Nick : Au fait, je ne sais toujours pas comment vous vous appelez.

Sam : Samantha

Nick : Juste Samantha ?

Sam: Vous êtes officier de police, vous avez dû voir ma plaque d’immatriculation, demain

vous saurez le reste.

Nick (souriant): C’est possible. Alors Samantha, vous acceptez souvent de suivre des

inconnus ?

Sam : D’après vous ?

Nick : Je ne pense pas. Quel est l’idiot qui vous a mit dans cet état ?

Sam : Qui vous dit que c’est un homme ?

Nick : Quand une femme pleure en général c’est à cause d’un homme, surtout ce genre de

sanglots

Sam : Je n’ai pas très envie d’en parler

Serveuse : Je vous sers quoi ?

Nick : Une bière, Samantha ?demanda t’il en donnant de l’argent à la serveuse

Sam : Un cola light merci

Serveuse : Je vous amène ça de suite

Nick : Un soda, je pensais que vous auriez aimé quelques chose de plus fort

Sam : Vaut mieux pas, sinon je risquerais de ne plus m’arrêter

Nick : C’est plus sage alors. Vous faites quoi dans la vie ? (la voyant grimacer) Pas envie d’en

parler non plus, c’est pas facile avec vous, vous en savez plus sur moi que moi sur vous

Sam : Devinez

Nick : je sais pas, ce n’est pas évident

Sam : Alors moi je commence. Vous êtes inspecteur de Police, apprécié apparemment, plutôt

sympa. Vous êtes célibataire, sûrement divorcé. Et vous êtes fan des Giants

Nick : Impressionnant, qui vous dit que je suis célibataire ?

Sam : Simple, vu l’heure tardive à laquelle vous sortez prendre un verre, il n’y a pas de

femme qui vous attend. De plus à votre annulaire gauche il reste la marque d’une alliance que

vous avait dû porter…sans oublier le préservatif dans le portefeuille et l’étonnement de vos

amis à vous voir accompagnés, ce qui doit vouloir dire que vous amenez rarement des

femmes ici

Nick : Waouhhh, vous êtes très observatrice. Cependant, je ne suis pas divorcé mais veuf

Sam : Pardon

Nick : Vous ne saviez pas et puis si Jenny était encore vivante nous serions divorcés

aujourd’hui.

Sam : C’est jamais facile de perdre une personne que l’on aime

Nick : Jenny est morte il y a 9 mois dans un accident de voiture, je crois que je me sens

coupable de ça

Sam : Pourquoi vous conduisiez ?

Nick : Non, j’étais même pas là, ce soir là je suis rentré et on s’est disputé, je venais de lui

donner des papiers pour le divorce, Jenny m’avait plusieurs fois menacé de divorcer mais je

crois maintenant qu’elle espérait plus me faire peur. Moi, je savais que c’était la seule solution

nous nous faisions souffrir et puis je crois que je ne l’aimais plus, j’avais juste une grande

tendresse pour elle. Bref, elle a prit la voiture et elle est partie en pleurant, elle a perdu le

contrôle du véhicule et a percuté un arbre, elle est morte sur le coup

Sam : Je suis vraiment désolée. Je comprends pourquoi vous m’avez invité, vous ne vouliez

pas que je reprenne le volant parce que…

Nick (la coupant): Parce que ma femme était dans un état semblable et que cela l’a tué.

Sam : Vous n’avez pas de reproches à vous faire, ce n’est pas de votre faute

Nick (changeant de sujet): J’ai trouvé vous devez être psy, parce que je suis en train de vous

raconter ma vie sans vous connaître et que vous devinez les gens

Sam : c’est parce qu’il est plus facile de parler à des inconnus

Nick : J’ai raison ou pas ?

Sam : Vous verrez bien



Ils discutèrent longtemps, Sam tentait d’oublier tout et Nick l’amusait, il était gentil et attentif.

Alors que dans le bar il ne restait presque plus personne, Nick invita Sam à danser, elle le

suivit sur la piste. Ils se tenaient à une distante amicale continuant de bavarder de tout et de

rien puis sans aucune raison apparente Sam sentit de nouveau l’envie de pleurer, il la

rapprocha d’elle, la voyant triste et Sam combla le vide entre eux posant la tête sur son épaule

pour pleurer. Il la serra un peu plus fort pour la réconforter



Nick (lui caressant les cheveux) : C’est un idiot



Sam se laissait aller, ne pas connaître cet homme, lui permettait d’être elle-même sans avoir

besoin de tout contrôler, en plus elle l’appréciait. Elle se recula un peu et lui fit un maigre

sourire auquel il répondit. A la surprise de l’inspecteur, Sam l’embrassa, il se laissa faire. Puis

Sam l’embrassa plus passionnément.



Nick (reculant): Non, vous ne devriez pas, ce n’est pas votre genre

Sam (surprise): De quoi parlez-vous ?

Nick : D’une aventure d’un soir je parle

Sam : Vous m’accordez trop de sagesse, et puis si j’en ai envie ?

Nick : Vous le regretteriez, vous êtes triste c’est tout

Sam : Je sais mais je n’ai pas envie d’être seule cette nuit, si ce n’est pas vous…

Nick : Je ne vais pas dire que cela ne me tente pas mais, je vous aime bien, nous pourrions

être amis et j’ai pas envie de profiter de la situation

Sam : Vous ne profitez de rien, (reposant la tête sur son épaule) : emmenez-moi ailleurs, j’ai

besoin de me sentir vivante.



Il la regarda, si fragile, si perdue, non il ne voulait pas lui faire ça pourtant quand elle

l’embrassa de nouveau, d’un baiser si sensuel, il ne résista plus. Il lui prit la main, récupéra

leurs affaires et l’emmena chez lui.



Il ne vivait pas très loin, juste à l’endroit où Sam avait laissé sa voiture. Une fois devant sa

maison il lui suggéra encore de rentrer chez elle mais Sam refusa, il la fit donc rentrer, lui

proposant un verre, elle ne l’écouta pas et s’approcha de lui dans une démarche féline, à cet

instant, il ne réfléchissait plus, il avança et l’embrassa avidement.



Lendemain



Sam s’éveilla doucement, en ouvrant les yeux, elle vit le regard vert et perçant de Nick la

sonder.



Nick : Bonjour

Sam : Bonjour, il est quelle heure ?

Nick : Presque 8h

Sam (surprise): C’est vrai, je ne pensais pas dormir si tard

Nick : Tu croyais que j’allais te mettre dehors après avoir fait l’amour avec toi ?

Sam : Oui

Nick (souriant): Et bien non, tu as dit que tu voulais ne pas être seule cette nuit, je t ‘ai gardé.

Sam : Merci

Nick (lui caressant le bras) : C’est lui t’a fait ça demanda t’il inquiet en frôlant l’hématome de

son bras

Sam : Ce n’est pas ce que tu crois, je n’ai pas un petit ami ou un mari violent. dit elle en se

souvenant que le bleu était quand même dû à JAck

Nick : Je préfère mais si c’est le cas je peux faire quelques chose

Sam : Il n’y a rien à craindre et encore merci d’être là

Nick : C’est normal, par contre il va falloir que j’y aille, je dois aller travailler

Sam : Je comprends moi aussi, je te laisse

Nick : Attends, je m’en vais tout de suite, je prendrais ma douche au boulot, prend ton temps

tu n’auras qu’à claquer la porte en partant

Sam (souriant): Je pourrais être une voleuse

Nick : J’ai ta plaque d’immatriculation, n’oublie pas. Dit il en se levant et s’habillant

Sam : Merci, c’est gentil

Nick : On va se revoir?

Sam : Je ne sais pas, j’ai pas envie d’une relation suivie

Nick : Moi non plus, mais j’aime discuter avec toi. On peut se voir en tant qu’amis

Sam : On verra

Nick : Je te laisse mon numéro et rassure toi je ne vais pas te demander en mariage.(Hésitant)

Samantha, fais attention à toi. Je ne sais pas si tu as l’intention de faire beaucoup de rencontre

d’un soir et ça ne me regarde pas mais soit prudente, il y a des malades. Ne les amènes jamais

chez toi et évite d’aller chez eux, un endroit neutre est préférable

Sam : Ne t’en fais pas, je sais me défendre mais merci de t’inquiéter

Nick : A bientôt et n’hésite pas à m’appeler si tu as besoin d’une oreille attentive dit il en

l’embrassant sur le front

Sam : Promis.



Une fois qu’il fut parti, Sam ne s’attarda pas elle devait être à la Base dans la demi-heure. Elle

se leva ramassa ses vêtements éparpillés sur le sol s’habilla et quitta la maison.

Elle alla directement à la Base, la première chose qu’elle fit, fut de prendre une bonne douche

puis elle alla au mess pour déjeuner. Avant de pénétrer dans la cantine elle prit une grande

inspiration, d’habitude Jack était là à cette heure, elle savait que le voir allait être dur car si

pendant quelques heures elle s’était étourdie, tout continuait. Elle entra et prit un plateau, Jack

n’était pas là, à vrai dire, il n’y avait que peu de monde, elle s’installa alors seule à une table.

Dix minutes plus tard Daniel et Teal’c arrivaient.

Daniel : Bonjour Sam

Teal’c : Major Carter

Sam: Salut les gars

Daniel : Vous avez une petite mine aujourd’hui

Sam : Un peu de fatigue, rien de bien grave

Teal’c : Comment s’est passé ce week end avec Carla ?

Sam : Très bien et vous qu’avez vous fait ?

Daniel : Je suis allé voir un ami

Teal’c : Et moi voir Rya’c, il vous salut

Sam : Personne n’a vu Cassy ?

Daniel : Elle est arrivée vers 7h, elle a passé le week end avec Andrew je crois

Sam : Ils sont mignons tous les deux

Daniel : Au fait, vous avez vu Jack, il n’est pas encore arrivé ?

Sam : Non ! Je vous laisse messieurs j’ai du travail



Sam s’éloigna rapidement, elle n’avait pas envie d’évoquer le sujet « Jack ».



Labo de Sam



Une fois arrivée, elle se mit à respirer lentement, il fallait qu’elle garde le contrôle. Elle

regarda sa paillasse se disant que de travailler lui occuperait l’esprit.

Une heure plus tard environ sa porte s’ouvrit timidement, Sam ne bougea pas se concentrant

sur son réacteur un peu plus, elle savait que c’était Jack et ne se sentait pas prête à l’affronter.

Jack voyant qu’elle ne relevait pas la tête, frappa à la porte. Sam soupira et se redressa le

visage fermé et froid. D’une attitude très militaire elle se mit au garde à vous le regard dur.

Jack en fut surprit et blessé, elle ne se mettait jamais au garde à vous devant lui, du moins en

dehors du contexte cérémonieux. Il lui fit un signe pour qu’elle se mette au repos et

s’approcha.



Jack (d’une voix douce) : Bonjour Carter

Sam : Bonjour Colonel O’Neill, que puis-je faire pour vous ?

Jack : S’il vous plait, je voudrais juste vous parler Sam



Jack en utilisant son prénom voulait l’apaiser ce fut le contraire, il la vit se raidir et faire un

pas en arrière à peine visible. Sam avait envie de lui mettre la main en pleine figure de lui

cracher sa colère au visage mais elle n’en fit rien sachant que si elle faisait ça, il gagnait

encore et qu’en un instant il pouvait tourner ça à son avantage. Elle serra les dents et d’une

voix que Jack n’avait jamais perçue aussi glaciale elle lui répondit.



Sam : Colonel O’Neill, dans l’armée on appelle les gens par leur grade et non par leur

prénom, appelez-moi Major s’il vous plait.

Jack : Très bien Major, mais ce que j’ai à vous dire est personnel.

Sam : Dans ce cas je me dois de vous rappeler que vous êtes mon supérieur, si toutefois et je

dis bien toutefois il y a eu autre chose que des rapports professionnels entre nous, c’est

terminé. Aussi toutes conversations ne concernant pas notre travail ne m’intéressent pas

Monsieur.

Jack : Carter, s’il vous plait je suis désolé, c’est ça que vous voulez entendre et bien je le suis,

croyez-moi, jamais je n’ai voulu…

Sam (le coupant) : Vous avez était très clair Colonel. Vous êtes mon supérieur et je suis votre

second point à la ligne

Jack : Et Carla ?

Sam : Elle peut me voir quand elle le désire, je serais toujours là pour elle. Si vous autorisez

que je la voie de temps en temps bien sur

Jack : Vous êtes sa tutrice. Sam, j’avais tort, si vous

Sam (froide): J’ai du travail Colonel

Jack (se résignant): Très bien, à plus tard Major



Jack s’en alla déçu. Jamais il n’avait Sam aussi froide et intransigeante, il savait que c’était de

sa faute et décida de laisser un peu de temps passer pour la colère de la femme disparaisse.



Sam se laissa choir sur sa chaise, elle avait mal, bien sur elle aurait pu l’écouter, il se serait

excusé et elle aurait accepté. Mais cette fois elle refusait, il lui avait fait trop de mal et elle ne

voulait pas reprendre là où ils en étaient avant la dispute. Hors de question, c’était trop facile,

il la blesse, s’excuse, elle cède et c’est reparti jusqu'à la prochaine. Et bien non, cette fois

c’était bel et bien fini. Il n’y avait rien entre eux, et il n’y aurait jamais rien. Elle l’aimait

certes mais ce n’était pas réciproque, oui il la désirait mais comme un fantasme rien de plus.

Elle ne se laisserait plus prendre, cela allait être difficile mais il fallait qu’elle l’oubli. Sa

meilleure arme rester avec lui en équipe, le voir chaque jour et réussir à rester distante, petit à

petit elle cesserait d’avoir le cœur qui s’emballe près de lui. Partir n’arrangerait rien au

contraire, il fallait vaincre le mal par le mal !



Personne ne vit Sam sortir de son labo de la journée, elle préférait rester seule. Cependant en

fin d’après midi un soldat ramenait Carla. Celle ci se précipita directement dans le labo de

Sam.



Carla (entrant) : Sam cria t’elle en se jetant sur elle

Sam : Bonjour ma puce

Carla : Tu vas bien ?

Sam : Oui et toi ?

Carla : Fatiguée. Jack était content que t’es réparé le moulage de Charly, il te l’a dit ?

Sam : Non

Carla (baissant la tête): Excuse-moi, c’est de ma faute si vous vous êtes disputés, je voulais

pas. Tu aurais dû lui dire que c’était moi

Sam (lui relevant le menton): Ca ne servait à rien. Oubli, c’est fini

Carla : Ce soir on pourra faire un gâteau au chocolat, tu sais le préféré de Jack, c’est pour que

je lui demande pardon

Sam (la mettant sur le bureau): Assieds-toi là, ce soir je ne viendrais pas chez ton oncle

Carla : T’as du travail ?

Sam : Ce n’est pas ça. Tu sais que je t’adore et que si tu as besoin de moi je suis toujours là

mais il est préférable que je n’aille plus chez le Colonel

Carla : Pourquoi vous vous êtes pas réconciliés ?

Sam : C’est plus compliqué. On se verra toujours mais moins

Carla (baissant la tête): C’est de ma faute

Sam : Non, ton oncle était sûrement déjà en colère contre moi avant, c’est juste qu’il a choisi

ce moment là pour me dire ce qu’il pensait.

Carla : Toi aussi tu lui en veux

Sam : Je ne vais te mentir, oui je lui en veux. Ca n’empêchera pas que l’on se verra, quand tu

seras avec Cassy Daniel ou Teal’c

Carla : Mais tu veux plus voir Jack

Sam : Pas en dehors de la Base

Carla : D’accord, je pourrais t’appeler ?

Sam : Quand tu veux dit elle les larmes aux yeux

Carla : Il a était méchant, je le déteste dit elle en pleurant

Sam : Il ne faut pas dire ça. dit elle en prenant la petite des ses bras



Quand Carla sortit du bureau de Sam elle fila directement dans celui de Daniel en pleurs.

L’archéologue tenta de la consoler avec l’aide de Teal’c mais c’était difficile, ils apprirent

juste que Sam et Jack s’étaient disputés et que Jack, selon la petite fille, avait était très

méchants.



Une fois Carla partie, ils allèrent voir Jack et le coincèrent dans les vestiaires



Daniel : Alors Jack vous allez bien ?

Jack : Euh oui pourquoi êtes vous là tous les 2 avec cette tête ?

Teal’c : Nous venons de discuter avec Carla

Jack : Elle vous a encore embêté ?

Daniel : Non, elle pleurait parce que Sam lui a dit qu’elles se verraient moins qu’avant

Jack : Oh !

Daniel : Oui oh ! Qu’est ce qu’il s’est passé avec Sam ?

Jack : …

Daniel : Que lui avait vous dit ?

Jack : Vous le savez très bien

Teal’c : Carla nous a simplement dits que vous vous étiez disputés et que vous avez été

méchant avec le Major

Jack : Je sais, j’en suis désolé

Daniel : Allez parler avec elle alors

Jack : Elle ne veut pas me voir et refuse de m’écouter

Daniel : Qu’est ce que vous lui avez dit pour qu’elle en soit là, Sam est toujours prête à

pardonner

Jack : Pas cette fois, je suis allé trop loin

Teal’c : C’est à dire



Jack soupira, il savait que c’est deux amis ne le lâcheraient pas, en plus il voulait leur avis

peut être sauraient t’ils comment il devait agir avec Sam. Il raconta tout, la dispute et son

pourquoi et tout ce qui lui avait reproché mot pour mot, s’en souvenant sans difficultés tout

comme il garderait toujours le souvenir du visage de Sam se décomposant petit à petit.



Daniel (criant) : Espèce d’imbécile !!!

Jack : Ca va Daniel, calmez-vous !

Daniel : Qu’elle se trouve un mec et qu’elle essai de le garder, vous êtes vraiment minable

Jack

Teal’c : Je ne comprends pas votre attitude O’Neill

Jack : Moi non plus, j’ai dit ça comme ça

Daniel (imitant Jack): J’ai dit ça comme ça. Non mais je rêve, vous savez pourquoi Sam n’est

pas la femme de Peter à cet instant ?

Jack : J’en sais rien moi pourquoi il l’a quitté cet imbécile

Teal’c : C’est le Major qui a rompu

Jack (étonné): Je ne savais pas

Daniel : Tout comme vous ignoriez qu’elle l’a mis dehors parce qu’il ne voulait pas de Carla.

Peter lui a demandé de choisir, et elle l’a fait en le mettant à la porte.

Jack : J’ai vraiment été en dessous de tout

Daniel : Sam a pendant plusieurs mois fait beaucoup pour Carla et vous alors qu’on lui disait

que jamais vous ne reviendriez. Et vous vous la traitez comme la dernière des dernières. Vous

aviez raison Teal’c, Sam allait en souffrir tôt ou tard

Jack : Qu’est ce que vous voulez dire ?

Teal’c : Je savais que ça allait finir comme ça, cela fait trop longtemps que les non dits entre

vous existent. Le rapprochement opéré depuis votre retour à encore alourdi la chose, vous êtes

incapable d’en parler tous les 2 alors que vous auriez dû le faire. L’histoire avec Carole n’a

pas amélioré les choses non plus

Jack : Je ne sais plus quoi faire. Elle serait plus heureuse sans moi

Daniel (soupirant): Si seulement c’était vrai. Laisser lui un peu de temps et trouvez le bon

moment pour lui parler nous vous aiderons.







Daniel tenta de discuter avec Sam mais celle ci refusa d’en entendre plus. Ils la laissèrent

donc tranquille pour le moment. Les quelques jours suivants furent éprouvants, SG1 avait fait

une mission dans une ambiance lourde. Pourtant on ne pouvait rien reprocher, Sam suivait les

ordres de Jack au pied de la lettre, lui répondait calmement et restait très professionnelles, trop

en fait ce qui navrait ses coéquipiers.

Pour Sam s’était autre chose jouer les indifférentes toute la journée n’était pas chose facile,

elle avait beau se secouer, elle déprimait un peu.

C’est pourquoi un soir elle alla au Riverside, espérant trouver Nick.



Sam entra dans le bar, plusieurs hommes levèrent la tête pour voir la nouvelle arrivante,

certains la trouvant à leurs goûts la détaillèrent davantage. Il y avait très peu de femmes et

Sam n’était pas de celles qu’on ne remarque pas, en plus, elle avait revêtue une jupe noir au

dessus des genoux, un petit haut bleu près du corps et une veste de cuir. Ignorant les regards,

elle défit son écharpe et parcouru des yeux la salle, elle sourit, Nick était là, il lui souriait en

s’approchant.



Nick : Messieurs si vous vous concentriez sur vos verres (à Sam) Major Samantha Carter, je

ne pensais pas te revoir.

Sam : J’en étais pas sûre moi-même inspecteur

Nick : Allais viens t’asseoir.

Sam : Alors déçu de ce que tu as découvert sur moi ?

Nick (souriant): Surpris, pas déçu. Jamais j’ai pensé que tu étais militaire doublée d’une

grande scientifique. Je comprends mieux

Sam : Tu comprends mieux quoi ?

Nick : Ta force physique, je dois dire que je l’ai ressenti l’autre nuit, particulièrement dans tes

jambes lui dit il pour la taquiner

Sam (rougissant) : Très drôle

Nick : Dis-moi Samantha ça va mieux ?

Sam : Mes amis m’appelle Sam.

Nick : Ok, Sam. C’est pas encore la forme n’est ce pas? Tu ne t’es pas réconcilier avec ton

petit ami ou tu t’en veux de l’avoir trompé ?

Sam : Il n’est pas mon petit ami ne l’a jamais été et ne le sera jamais.

Nick :Il doit être important si tu t’es mis dans cet état

Sam : Il l’est malheureusement, il me faut du temps pour passer à autre chose et le voir tous

les jours n’est pas forcément évident

Nick : Donc tu travailles avec lui ? Depuis longtemps ?

Sam : Huit ans mais c’est très compliqué

Nick : Je m’en doute, je présume que comme chez nous vous avez une loi qui interdit les

relations entre officiers

Sam : En effet mais il n’y a pas que ça. Nous étions très proches quand même malgré qu’il ne

se soit jamais rien passé entre nous.

Nick : Je suis désolé pour toi, ça s’arrangera peut être.

Sam : Parle-moi d’autre chose, qu’as-tu fais cette semaine à part répondre aux avances d’une

inconnue



Ils bavardèrent un long moment puis Sam rentra sagement chez elle, avoir pu discuter avec

quelqu’un extérieur à tout lui avait fait du bien.



Les jours passaient, Sam sortait tous les soirs ce qui ne passait pas inaperçu. Jack lui était de

plus en plus fatigué, il devait admettre qu’il n’avait pas l’organisation de Sam, il était

totalement dépassé.



Mess



Sam arriva et vit Daniel et Cassy en pleine discussion, ces deux derniers parlaient d’elle

depuis un moment s’inquiétant de ce qu’elle pouvait faire le soir.



Sam : Salut

Cassy : Bonjour Sam

Daniel : Vous allez bien ?

Sam : Je suis en pleine forme.

Cassy : Je suis allée chercher Carla hier chez Jack nous sommes allées à la patinoire

Sam : C’est bien, comment va t’elle ?

Cassy : Tu lui manques

Sam :La prochaine fois appelle moi je vous rejoindrais la bas

Cassy : Tu verrais la maison de Jack, c’est d’un désordre, quand je suis arrivée, il repassait

des vêtements de Carla, tout le dessin d’un t-shirt collait au fer à repasser.

Daniel (riant): On sait tous que Jack n’est pas une fée du logis

Cassy : Et puis il a une profusion de surgelés, Carla dit que ta cuisine lui manque

Sam (agacée): Vous ne pouvez pas parler d’autre chose

Daniel : D’accord, vous sortez beaucoup en ce moment

Sam : C’est un crime ?

Daniel : Non, je me demande si vous avez rencontré quelqu’un

Sam : Non, je m’amuse Daniel,

Cassy : Je t’ai appelé une nuit cette semaine, tu étais absente

Sam : Et alors, j’ai passé l’âge de la permission de minuit

Daniel : Sam, c’est juste que

Sam : Vous voulez savoir quoi ?

Cassy : Si tu change de lit tous les soirs ? dit elle avec aplomb

Sam (s’énervant): De quoi je me mêle, je n’ai pas de conseils à recevoir d’une gamine

Daniel : Vous trouvez que c’est raisonnable de faire ça ?

Sam : Alors parce que je suis une femme, je n’ai pas le droit de voir qui je veux. Rassurez-

vous, j’en change pas tous les soirs, je m’accorde du repos les jours impairs dit elle en se

levant furieuse

Cassy (la regardant partir) : Je crois qu’on l’a mise en colère

Daniel : Ouais

Cassy : Tu crois qu’elle, enfin tu vois

Daniel : Je sais pas, il y a probablement un peu de vrai la dedans.



Daniel releva la tête et vit Jack, il était là assis derrière et personne ne l’avait vu. Jack était

resté discret, écoutant la conversation apprenant de cette façon les sorties de Sam. La douleur

qu’il avait ressentie l’avait assommé, il était incapable de bouger.

Cassy alla vers lui, lui mit la main sur l’épaule.



Cassy : Elle a juste voulu nous choquer Jack



Il se leva et s’en alla sans un mot. Oui elle avait du vouloir les choquer mais il se souvenait

aussi que Sam lui avait fait comprendre une fois, qu’elle avait déjà eu ce genre d’aventure

d’une nuit. Il se dirigea directement en salle de sport se défouler.



Sam retourna dans son labo furieuse que Daniel et Cassy lui fassent une leçon de moral. Oui

elle sortait tous les soirs, oui elle rencontrait des hommes mais si elle avait été honnête, elle

leur aurait dit qu’il n’y en avait qu’un qui partageait son lit parfois. Nick, elle repensa à lui.

Leur histoire était étrange mais rassurante. Ils se voyaient très souvent, elle allait le voir,

parfois ils discutaient simplement parfois elle passait la nuit avec lui quand elle se sentait

seule.

Elle l’appréciait, c’était quelqu’un de très gentil, d’attentif, ils étaient amis. Bien sur il y a

avait aussi une relation charnelle entre eux mais pas de sentiments amoureux. Juste un besoin

de contacts physiques pour l’un comme pour l’autre à présent. Lui au début ne voulait pas

profiter de Sam puis elle l’avait convaincu qu’elle ne regrettait rien. Alors aussi étrange que

cela puisse paraître, ils étaient des amis mais ne niaient pas leur attirance physique. Chacun

par sa présence aidait l’autre.



Jack avait quitté la Base de bonne heure ce jour là, il était rentré pour pouvoir être un peu

seul, il avait un instant oublié que Carla était présente. Il l’adorait mais était totalement

dépassé par toutes les obligations qu’il avait à présent. De plus sa nièce était devenue moins

facile à vivre, lui reprochant souvent l’absence de Sam. Ils étaient souvent en conflit. Ce soir,

elle râlait parce qu’il avait oublié que le lendemain c’était son tour d’emmener ses amies et

elle au cours de danse. C’est le genre de choses qu’il oubliait, pourtant le calendrier était

formel et l’arrangement avec les autres mamans clair. Il se disputait avec Carla quand on

sonna à la porte.



Jack (ouvrant) : Oui, c’est pourquoi demanda t’il sèchement à la femme devant lui

Femme : Bonjour, vous êtes Jack O’Neill ?

Jack : Oui

Femme : Je suis Rosemary Sims, je viens pour le ménage et le repassage

Jack (surpris): Pardon, je comprends pas ?

Rose : J’ai reçu un appel me signifiant que je devais venir ici 2 fois par semaine pour votre

ménage et repassage

Jack : Je ne suis pas au courant, il doit y avoir erreur

Carla (arrivant) : Rosy cria t’elle en se précipitant sur la femme

Rose (avec un grand sourire): Carla, je ne savais pas que tu habitais ici

Jack : Carla tu connais cette dame, c’est toi qui l’a appelé ?

Carla : Non, Rosy venait parfois chez Sam pour l’aider quand elle était blessée et qu’elle ne

pouvait pas faire le ménage. Elle m’a gardé une fois ou deux

Jack : Je vois, entrez Madame et excusez-moi de l’accueil

Rose : Merci, dois-je comprendre que vous m’engagez ?

Jack (regardant sa maison) : Oui, vous pouvez constater que ce n’est pas du luxe

Rose (souriant) : Ne vous en faite pas, je vais tout arranger. Je viendrais comme convenu pour

m’occuper de tout ça. Par contre, je ne fais pas la cuisine

Jack : Ca ira, vous m’aiderez beaucoup déjà.

Rose : Bien, je vais commencer alors. Au fait vous pouvez m’appeler Rose dit elle en souriant



La femme commença à tout ranger, Jack ne s’attendait pas à ça et devait avouer qu’il était

content de bénéficier d’une aide.



Jack : Je me demande qui l’a fait venir, Cassy peut être

Carla : Je suis sûre que c’est Sam, il n’y a qu’elle qui l’a connaît. Elle a du vouloir t’aider

encore une fois

Jack : Je la remercierais

Carla : Si elle accepte de te parler dit elle sèchement

Jack : T’as raison, attends, viens, je vais l’appeler, je lui laisserais un message, elle sera

obligée de l’entendre.





Sam rentrait chez elle, en arrivant, elle fut surprise de voir Nick devant chez elle, s’était bien

la première fois qu’il venait. Il était assis sur les marches, la tête cachée dans ses bras pliés sur

ses genoux. Elle s’avança et lui passa une main dans les cheveux. Il la regarda et Sam vit de la

détresse. Elle le prit par la main pour qu’il se lève et l’emmena à l’intérieur.



Nick (d’une voix morne): Je suis désolé d’être venue chez toi mais

Sam : Ca va, tu en as le droit, ce n’est pas à sens unique, si tu as besoin de parler je suis là.

Viens t’asseoir et raconte

Nick : Jeff est mort

Sam : Ton coéquipier ?

Nick : Oui, il y a eu une fusillade, Jeff n’a pas eu le temps de réagir, il était en train de

s’occuper d’une gamine de 15 ans qui était blessée quand il a reçu une balle.

Sam : Mon dieu, je suis vraiment désolée, je ne sais pas quoi te dire, je sais ce que tu ressens

Nick : On avait baissé la garde, quand la voiture a cessé de tirer on s’est précipité sur les

blessés et on a pas vu la deuxième voiture arriver, ils ont recommencé à tirer sur nous. Jeff a

été touché en plein visage.

Sam : Toi, tu n’as rien ?

Nick : Ce n’est pas important

Sam : Si bien sur que si, retire ta veste



Sam n’avait même pas remarqué qu’il portait une veste marquée Police sur lui. Quand elle lui

retira, elle vit du sang sur sa chemise. Elle lui ôta délicatement, le gilet par balle l’avait

protégé, il n’y avait qu’une éraflure au bras gauche. Elle alla chercher ce qu’il fallait et

désinfecta la plaie.



Sam : Une balle a dû te frôler

Nick : J’aurais dû y rester

Sam : Ne dis pas n’importe quoi, tu crois que ton ami Jeff le voudrait. Crois moi je sais ce

que l’on peut ressentir, la culpabilité et l’envie de tout casser mais ça ne sert qu’à nous faire

mal davantage



Il ne répondit pas, Sam le fit s’approcher d’elle et lui mit la tête sur ses genoux lui caressant

les cheveux pour l’apaiser. Ils restèrent longtemps comme ça. Jamais elle ne l’avait vu si

abattu, en général, c’était toujours elle qui allait le voir en période de déprime. Cela lui

paraissait aussi étrange, elle connaissait que très peu d’hommes acceptant d’être réconfortés et

montrant sa tristesse. Son père et Jack étant les premiers sur la liste, Sam n’était donc pas

habituée à ça. Mais au lieu de la gêner, elle se sentait mieux, non elle n’était pas la cause de la

froideur des hommes qui l’entouraient. C’est pendant qu’elle était sur le canapé, qu’elle

entendit le téléphone puis le répondeur se mettre en route. C’était Jack.



Jack (par téléphone) : Bonsoir Major, je ne veux pas vous déranger, juste vous remercier pour

Rose, c’est très gentil à vous. Bonne soirée à demain.



Nick releva la tête



Nick : Je devrais te laisser, tu as sans doute des choses plus intéressantes à faire.

Sam : Pas du tout, tu vas dîner avec moi.

Nick : Je n’ai pas très faim

Sam : On ne discute pas tu en as besoin. Après mangé, tu iras prendre une douche et tu me

laisseras tes vêtements ils ont besoin d’être lavés



Nick se laissa dorloter. Sam lui proposa de dormir chez elle. Sam mit ses habits dans la

machine puis dans le sèche linge. Elle lui avait donné un jeans et un t-shirt que Peter avait

laissé.

Quand elle monta pour voir s’il n’avait besoin de rien, elle le trouva endormi sur son lit, une

serviette lui enroulant la taille. Sam sourit, lui mit une couverture et s’absenta quelques

minutes. Puis elle se glissa à ses côtés et éteignit la lumière. L’homme sentant sa présence,

passa un bras autour d’elle et chercha sa chaleur. Sam se blotti tout contre lui et s’endormit

peu après





Lendemain



Il était comme dans un brouillard, revenant peu à peu à la réalité, son meilleur ami était mort.

Peu à peu les sensations revinrent, il sentait un corps chaud à ses côtés, ouvrant finalement les

yeux avec peine, il vit de magnifiques yeux bleus le regarder, inquiet et doux ce regard le

réconforta. D’ailleurs c’est pour cela qu’il était venu la voir, Sam cette fille qu’il ne

connaissait pas il y a encore quelques semaines avait prit une grande importance dans sa vie.

Elle était sa bouffée d’oxygène, celle qui pouvait, l’écouter, le comprendre sans jamais le

juger. Il adorait cette femme, forte, fragile douce et belle. Oui il l’adorait mais n’était pas

amoureux, il la désirait parfois comme à cet instant, mais il savait qu’il ne pourrait pas

l’aimer. Elle était en quelque sorte une muse, une icône. Samantha était son amie, sa

confidente. Il sourit devant la mine interrogatrice de la jeune femme. Puis s’approchant plus il

l’embrassa, elle répondit à ce baiser appréciant apparemment elle aussi cette étreinte matinale,

celle qui lui ferait tout oublier le temps d’une danse charnelle de leurs deux corps, juste

pendant un moment de plaisir qui une fois disparu, les ferait redescendre dans la triste réalité.

Aucun mot n’avait encore étaient échangé, quand leurs corps se séparèrent, à la fois épuisés et

consolés. Ils s’observèrent.



Nick (murmurant): Bonjour

Sam (pareil): Bonjour

Nick : Merci d’avoir été là cette nuit

Sam : C’est normal. dit elle pensive

Nick : Qu’est ce qu’il y a ?

Sam : C’est peut-être ça l’amour finalement

Nick (ne comprenant pas): Ca quoi ?

Sam : Ce que nous vivons, l’amitié, la présence pour l’autre, se donner l’un à l’autre

Nick : Non, c’est pas ça, c’est ce dont se contentent souvent les couples mais l’amour c’est

pas ça, tu le sais.

Sam : Oui, mais c’est tellement plus simple, regarde-nous, nous nous entendons bien,

intellectuellement, physiquement, nous ne nous faisons pas souffrir mutuellement…

Nick : C’est vrai notre amitié spéciale est ce dont nous avons besoin en ce moment. Mais le

cœur qui s’emballe, les mains moites, le corps qui vibre en présence de l’être aimé est

incomparable. Oui, ça fait souffrir mais, c’est ce qu’il y a de vrai, de beau, se contenter se

sentir bien n’est pas une solution finale. Il faut, qu’il y ai la passion, dans tout, l’amour, la

haine, la colère, tout doit être décuplé par les sentiments et ça, ça n’arrive que si l’on aime

vraiment.

Sam : Il me manque, c’est débile, je fais tout pour m’éloigner de lui mais je n’arrête de penser

à lui tout le temps et j’en ai assez, ça fait trop mal

Nick : Je sais. Tu devrais peut-être l’écouter, il ne t’a pas forcément menti quand il t’a dit

qu’il était désolé, laisse-lui une chance

Sam : Oui, il était sûrement sincère mais je peux plus vivre comme ça, au gré de ses humeurs,

il me fait me sentir vivante par un regard mais me détruit jour après jour depuis de trop

nombreuses années. Cette fois, j’ai été plus que blessée, je ne peux même trouver de mot pour

t’expliquer ce que j’ai ressenti. Il ne m’aime pas, pas plus qu’une amie il faut que je l’accepte

et pour ça il faut que je le garde à distance, quand enfin, j’arriverais à le considérer

uniquement comme un ami, alors je pourrais pardonner. Mais devoir encore me poser des

questions à savoir si ce qu’il a dit, ce qu’il a fait n’a pas un sens caché me tue, cet espoir qu’il

puisse m’aimer, je dois l’oublier.

Nick (lui caressant la joue): J’aimerai pouvoir claquer des doigts pour que tu sois heureuse

Sam : Merci. Je suis désolée, c’est toi qui as besoin de réconfort pas moi, mes soucis sont

bien futiles

Nick : Ca me fait du bien de te parler de quoique ce soit. En venant ici, j’ai eu ce que je

voulais, ta présence, ton réconfort.

Sam (se blottissant contre lui): Je serais toujours là pour t’écouter.

Nick : Moi aussi. dit il en la serrant contre lui, l’embrassant sur le front



Quelques heures plus tard, l’homme repartit pour aller travailler, Sam fit de même, le cœur

plus léger d’avoir pu consoler un ami, de lui avoir était utile.



Quelques jours plus tard



Les jours suivants avaient été rudes, SG1 avait passé du temps sur une autre planète et il y

avait eu quelques problèmes, une attaque dont il avait réussi à sortir vainqueur mais aussi une

dispute entre les membres de l’équipe.

Sam avait fait une réflexion à Jack et celui ci s’était emballé.

Flashback



Après l’attaque, SG1 aidait les habitants à réparer leurs maisons. Une jeune femme semblait

très intéressée par Jack et le suivait partout. Ils avaient disparu tous les deux une bonne heure.

Sam cherchait son supérieur, pour avoir l’autorisation de demander des matériaux au SGC.

Quand elle vit Jack revenir avec la jeune femme elle ne put s’empêcher une réflexion.



Sam (sèche): Ca fait une heure que je vous cherche

Jack (dur): Monsieur, ça fait une heure que je vous cherche monsieur !

Sam (haussant les épaules): Si vous le voulez Colonel, mais pendant que vous faisiez

« connaissance », nous nous cherchions des solutions

Jack (s’énervant): Parlez-moi sur un autre ton Major. Et puis je n’ai aucun compte à vous

rendre sur mes relations avec cette jeune femme

Sam (ironique) : Elle s’appelle Myriena, vous pourriez au moins avoir la décence de retenir

Jack (élevant la voix): Carter, je fais ce que je veux, je ne me mêle pas de vos sorties

nocturnes moi alors fichez-moi la paix ça ne vous regarde pas

Sam (calme et tranchante): Oh mais que si ça me regarde. Vous êtes en mission Colonel

O’Neill, ce genre de chose n’est pas admis. Mes sorties nocturnes comme vous les appelez

sont en dehors de mes heures de services. Et moi je ne couche pas avec des extraterrestres

mais avec des terriens. Kynthia ne vous a donc rien appris Colonel ?

Jack (criant): Ca suffit Major ou je vais finir par faire un rapport sur votre insubordination

Sam : Faites, je me verrais dans l’obligation de dire que mon supérieur ne peut pas garder les

mains dans les poches pendant son travail

Jack (méchant): Elle au moins est moins froide que vous

Sam (avec un sourire froid): C’est peut-être que vous ne savez pas comment vous y prendre

Teal’c : Il suffit maintenant, vous vous donnez en spectacle ! aboya il d’une voix ferme



Les deux soldats se regardaient les yeux brillants de colère mais de honte aussi. Jack s’en

voulait terriblement mais elle l’avait agacée au plus haut point.

Sam elle ne comprenait pas ce qui lui avait prit, pourquoi c’était elle emportée de la sorte, elle

aurait mieux fait de continuer de l’ignorer.

Maintenant, ils étaient l’un en face de l’autre, muets depuis que Teal’c était intervenu.

Quelques personnes autour d’eux regardaient la scène, médusés. Daniel lui n’en revenait pas,

jamais ils ne s’étaient comportés comme ça en mission. Il fallait vraiment qu’ils prennent des

vacances tous les deux.



A la grande surprise de trois membres de SG1, Jack prit la parole



Jack : Je suis désolé Carter, je n’aurais pas dû m’énerver vous n’aviez rien dit de mal

Sam : J’aurais dû être plus respectueux Monsieur

Daniel : Bien, calmez vous c’est oublié, le stress nous a rendu un peu nerveux. Jack, pouvons

nous appeler la Base pour le ravitaillement ?

Jack : Bien sur, allez-y Daniel. Teal’c allez donc aider Myriena, son père n’y arrivera pas seul

et je dois aller voir le doyen

Teal’c : J’y vais

Jack : Major, il semble que la pompe à eau soit à réparer, il aurait besoin de votre aide d’un

point de vu technique

Sam : A vos ordres.

Fin flashback



Tout c’était terminé de cette façon, Sam et Jack étaient redevenus très professionnels et n’en

n’avaient plus reparlé. Il entendait encore Sam lui dire, qu’elle couchait avec des terriens,

qu’il ne savait pas s’y prendre avec elle. Il l’avait cherché, après tout quand elle lui avait dit

qu’elle le cherchait depuis une heure, elle avait été froide mais pas irrespectueuse. Mais lui ça

l’avait fait enrager. En plus Sam croyait qu’il avait couché avec cette gamine. Certainement

pas, elle devait avoir à peine deux de plus que Cassandra et il n’avait définitivement pas

oublié l’expérience Kynthia. Il s’était juré que l’on ne l’y reprendrait pas comme ça, même

s’il y avait eu Laira, elle s’était autre chose, il croyait vivre sur Edora jusqu’à la fin.



Sam n’était guère mieux, elle sentait idiote. Elle se reprochait de n’avoir pas pu se maîtriser

en mission, cela aurait pu avoir de grave conséquences.



Quelques jours plus tard



Sam venait de finir ses courses, elle sortait du supermarché, les bras chargés de sacs, quand

elle entendit un cri puis elle sentit des bras autour d’elle qui la firent lâcher ses achats.



Sam : Carla ?

Carla (souriant): Sam, je suis contente de te voir ! Oups pardon pour les sacs

Sam (avec un grand sourire): C’est pas grave, qu’est ce que tu fais là ?

Carla : Je viens faire des courses avec Jack, demain je pars une semaine en vacances avec

l’école alors il me faut des trucs

Jack (arrivant) : Bonjour Major, désolé pour…

Sam : Ce n’est rien dit elle en commençant à ranger sans le regarder.

Carla : Dis Sam tu viendras me dire au revoir au car, il s’en va demain à 20h devant mon

école

Sam : Je ne sais pas ma chérie. Tu m’enverras une petite carte ?

Carla : Oui

Sam : Ok, tiens, un peu d’argent de poche

Carla : Ce n’est pas la peine

Sam : Ca me fait plaisir, prend ma puce

Carla (triste): Tu me manques

Sam : Toi aussi. Tu sais quoi quand tu reviens, on se verra toutes les deux on ira faire les

magasins et se promener, si ton oncle est d’accord ?

Jack : Pas de problèmes

Carla : Super, merci Sam.

Sam : Fais-moi un bisou, je dois y aller

Carla : Je t’aime

Sam : Moi aussi je t’aime fais attention à toi

Jack (ramassant un paquet) : N’oubliez pas ça dit il sur un ton dur en lui rendant une boite de

préservatifs

Sam (la mettant dans son sac à main) : Oh non, j’oublie jamais. Bye ma puce.



Sam monta dans sa voiture et s’en alla, de rage Jack shoota dans le caddie sous les yeux

surpris de Carla. Tout ça le mettait en colère. Peter il l’avait accepté parce que Sam semblait

heureuse mais là, elle faisait n’importe quoi, ce genre de relations ok une fois ça arrive mais là

pour Sam ça devenait malsain pensait-il croyant qu’elle rencontrait beaucoup d’hommes

différents. Même s’il savait que ce n’était pas son genre il ne pouvait cesser de l’imaginer des

types la touchant.



Ce jour là Sam était allé directement voir Nick, elle avait pleuré longtemps dans ses bras lui

racontant sa semaine avec Jack, la dispute sans toutefois rentrer dans les détails. Il l’avait

réconforté puis elle s’était endormie dans le canapé tranquillement.

Le lendemain, Sam était allée assister au départ de Carla, se tenant à l’écart mais la petite fille

l’avait vu et était venue l’embrasser avant de monter dans le car lui faire signe au revoir.



Lendemain Labo de Sam



Sam était assise devant son ordinateur les yeux dans le vide, Daniel qui passait la vit et entra

inquiet.



Daniel : Sam, ça va ?

Sam : Daniel ?…euh oui ne vous en faite pas

Daniel : Pourtant vous avez l’air triste

Sam : Je vais démissionner Daniel dit elle surprise elle-même de cette décision soudaine

Daniel (paniquant): Quoi ? Non ! Mais pourquoi ?

Sam (s’effondrant sur son siège): J’en peux plus tout simplement

Daniel (s’approchant) : Ne faites pas de bêtises Sam, parlez lui ou tout du moins écoutez-le

Sam : De qui parlez-vous ?

Daniel : De Jack, ne faites pas l’innocente, je sais que le problème c’est Jack

Sam (baissant les yeux): Je croyais pouvoir continuer avec lui mais je n’y arrive pas

Daniel : Je vous en prie réfléchissez encore avant de prendre une telle décision, s’il vous plait

Sam : Ca servirait à quoi ?

Daniel : Attendez encore, juste un petit peu parce que j’ai l’impression que cette décision est

soudaine

Sam :C’est le cas.

Daniel : Je ne veux pas vous juger Sam vous êtes mon amie, mais ce n’est pas en sortant

comme vous le faites, en vous étourdissant avec d’autres hommes que vous parviendrez à

analyser tout ça.

Sam : Daniel dit elle lasse

Daniel : Je sais, ça ne me regarde pas mais je m’inquiète sérieusement à ce sujet (plaisantant

pour la détendre) Faites comme toutes les femmes, gavez-vous de glace au chocolat en

regardant des films romantiques, assise dans votre canapé en peignoir

Sam (souriant) : Mais je le fais aussi

Daniel : Les jours impairs ?

Sam (soupirant): Daniel, je ne change pas de mecs tous les soirs, je sors c’est vrai mais je

rentre seule

Daniel : Donc pas d’amants d’une nuit, personne ?

Sam : Pas d’aventure d’une nuit non, mais il y a quelqu’un

Daniel (surpris): C’est sérieux ?

Sam : Spécial est le mot qui convient, je l’ai rencontré le soir où je me suis disputée avec le

Colonel et j’ai passé la nuit avec lui.

Daniel : Je vois

Sam (triturant un stylo): Je ne crois pas non. Depuis ce temps là Nick et moi nous nous

voyons souvent, une sorte d’amitié s’est installé entre nous

Daniel (plissant les sourcils): Une sorte d’amitié ?

Sam : Parfois platonique parfois non.

Daniel : Ce n’est pas très sain tout ça

Sam : Peut-être mais lui et moi on est d’accord là dessus, il n’y pas de sentiments amoureux

entre nous mais…

Daniel : Un besoin d’affection ? demanda t’il timidement

Sam : On peut dire ça.

Daniel : Bien, ça me rassure enfin je crois, mais le fait que vous ne vous vous « amusiez » pas

trop me soulage. Merci de me raconter

Sam : Je ne pensais pas le faire. Ca fait du bien de pouvoir vous parler de ça.

Daniel : Comptez sur moi, si vous avez besoin je suis là n’importe quand (avec un clin d’œil)

en tout bien tout honneur par contre

Sam : Naturellement vous c’est différent vous êtes comme mon frère

Daniel : Réfléchissez surtout. J’ai pas envie de vous perdre dit il en la prenant dans ses bras.



Sam se blotti contre lui, se laissant bercer par les bras de son meilleur ami. Ils restèrent un

petit moment comme ça. C’est l’image que vit Jack en entrant dans le labo. Un nœud à

l’estomac, il s’en alla sans bruit.





***Jack



Arrête de te faire un film Jack, ils sont amis, c’est normal qu’ils se prennent dans les bras l’un

de l’autre. Enfin, Daniel la trouvait sexy la dernière fois, et là il avait l’air….et si Daniel et

Sam…Non, non, non ! Je vois mal Daniel profiter de la situation et avoir une aventure avec

elle… C’est complètement idiot. Je deviens fou***





Le soir O’Malley



Daniel, Jack et Teal’c avaient décidé de sortir, ils avaient invité Sam mais celle ci refusa

disant qu’elle sortait déjà.

Ils étaient attablés depuis un moment, Jack avait bu plus que de raison et ses amis

s’inquiétaient. Cependant, comme Daniel était le chauffeur de la soirée, ils ne firent aucune

remarques.



Daniel : Vous avez l’air bien fatigué depuis quelques temps Jack

Jack (ivre): Fatigué ? Je suis lessivé vous voulez dire, je m’en sors pas. Le petit déjeuner, la

préparation des affaires de Carla, ses devoirs, l’emmener à gauche à droite, les courses, les

repas, le travail…Je suis complètement HS, en plus elle pleure tout le temps, elle réclame

Sam, et fait des cauchemars toutes les nuits depuis que Sam est partie. Alors oui je suis

fatigué, j’en peux plus.

Daniel : Sam ?

Jack: Ben quoi c’est comme ça qu’elle s’appelle notre wonderwoman. Hein ?…comment elle

faisait, dites-moi parce que moi j’y arrive pas ?

Teal’c : Le Major Carter est une femme très organisée, très méticuleuse. Nous vous aiderons

davantage

Jack : Vous faites déjà ce que vous faisiez pendant mon absence et ça change rien, je n’arrive

pas à suivre, Carla est malheureuse en plus.

Daniel : Vous devriez essayer de reparler avec Sam

Jack (avalant un verre et en commandant un autre) : Elle veut plus m’écouter. J’ai tout fait

foirer Et puis, je ne vais pas l’appeler parce que je m’en sors pas, si elle doit revenir c’est

parce que je veux autre chose.

Teal’c : Que voulez-vous exactement O’Neill ? Il serait temps de vous le demander

sérieusement parce que vous vous faites souffrir tous les deux

Jack : Vous savez très bien ce que je veux

Daniel : En fait pas vraiment, vous n’êtes pas clair, vous voulez qu’elle vous aide, qu’elle ait

la garde de Carla, retrouver votre amitié…

Jack (buvant un autre verre) : Je veux la voir chanter et danser dans ma cuisine le matin, je

qu’elle s’endorme près de moi le soir et qu’elle se réveille dans mes bras. Je veux l’entendre

rire, la bercer quand elle est triste, la rendre heureuse, la voir sourire. Je veux qu’elle se

pelotonne contre moi pour regarder un film dans le canapé, je veux qu’elle m’engueule parce

que j’ai pas refermé le tube de dentifrice, ou parce que j’ai pas sorti la poubelle. Je veux voir

tous ces trucs multicolores et parfumés dont elle se sert dans ma salle de bain. Voilà ce que je

veux Daniel !

Daniel (un sourire jusqu’aux oreilles) : C’est à elle que vous devriez dire ça Jack lui dit il

doucement

Jack : Vous avez encore raison, j’y vais dit il en se levant en titubant

Daniel (le retenant): Pas dans cet état Jack, elle va vous fermer la porte au nez sinon.

Teal’c : Allez la voir demain O’Neill et dites lui ce que vous venez de nous dire à l’instant

Daniel : Quoique pour les poubelles, je ne sois pas sûr dit il en riant.



Peu après, soutenant Jack à deux ils le ramenèrent chez lui, totalement saoul. Ils espéraient

qu’il se souvienne de tout ce qui leur avait avoué.



Teal’c : Il s’en souviendra, O’Neill est préparé à toute influence chimique sur son cerveau.

Même si cela l’a fait parler un peu de trop, il s’en souviendra

Daniel : Vous avez raison, même ivre, Jack sait encore contrôler ce qu’il fait du moins si ça

concerne son travail parce que je doute qu’il ait avoué ça à jeun

Teal’c : Moi aussi. J’espère juste que le Major accepte de l’écouter.

Daniel : Ca je m’arrangerais pour qu’elle le fasse (son portable sonne) : Jackson…bonsoir,

non pas du tout…ok, j’arrive ne bougez pas

Teal’c : Un problème ?

Daniel : Non, c’est Sam, je crois qu’elle a besoin de parler. Vous restez avec Jack il vous

accompagnera à la Base demain.

Teal’c : Bien sur

Daniel : Ok, ne lui dite pas que je suis avec Sam, moi j’essaierais de la convaincre de discuter

avec lui.

Teal’c : A demain Daniel Jackson



Le lendemain



SG1 était sur une planète désertée. Daniel était occupé à traduire le texte d’un temple pouvant

avoir appartenu aux anciens. Sam elle, étudiait une machine inconnue pendant Jack et Teal’c

visitaient les environs.

Jack avait une tête de papier mâché, Sam était très pâle et Daniel semblait très fatigué. Seule

Teal’c était égal à lui-même.

Après leur inspection, Jack et Teal’c revinrent près de Daniel. Celui ci posa la question qui lui

brûlait les lèvres.

Daniel : Vous vous souvenez de ce que vous nous avez dit hier ?

Jack : A propos ?

Daniel : De Sam et de ce que vous voulez

Jack : Je vois pas …

Daniel (s’énervant): Ah non ! Vous n’allez pas recommencer

Teal’c : Il vous charrie Daniel Jackson

Daniel (tout penaud) : C’est vrai ?

Jack (souriant): Possible

Daniel : Vous allez lui parler alors ?

Jack : Je ne vois pas ce que cela changerait

Teal’c : Beaucoup je pense

Jack : Enfin regardez la, vous avez vu sa tête elle a encore dû passer la nuit je ne sais où. Elle

s’en fout royalement de tout ça, je passerais pour un idiot

Daniel (continuant son travail) : Elle a passé la nuit avec moi



Daniel ne comprit pas ce qui lui arrivait, il se sentit soulever de terre. Jack le tenait fermement

par le col et l’avait plaqué contre le mur, le visage tordu par la colère. Daniel ne l’avait jamais

vu dans une telle fureur.



Jack (furieux): Comment avez vous osez…comment avez vous pu la toucher ?

Daniel (comprenant l’ambiguïté de ses dernières paroles) : Sam et moi on

Jack : J’ai compris

Teal’c(le coupant) : Lâchez le O’Neill

Jack : Ce traite a

Daniel (le coupant) : calmez-vous, Sam a dormi chez moi, j’ai bien dit dormi

Jack (se calmant un peu) : Dormi ?

Daniel : Quoi d’autre ! Sam est comme une sœur jamais je…en plus vous êtes mon ami

Jack….Sam est venue me parler hier, elle n’allait pas très bien, elle s’est endormie voilà. Elle

a dormi sagement dans le canapé et moi dans mon lit… la porte fermée… séparés par

plusieurs mètres…

Jack (le lâchant) : Je suis désolé Daniel, je ne sais pas ce qu’il m’a pris

Teal’c : La jalousie

Jack (ironique) : Merci Teal’c, j’y vois plus clair

Teal’c : A votre service.

Daniel : Allez lui parler Jack après votre service ce soir.

Jack : Je dois y réfléchir

Teal’c : Vous réfléchissez trop si vous voulez mon avis Colonel.



Sam n’avait rien vu de ce qui venait de se dérouler, trop occupée à son travail. La veille sur le

conseil de Nick, elle avait contacté Daniel pour lui parler. Nick se sentant incapable de l’aider

dans ses choix professionnels vu qu’il ignorait ce qu’elle faisait réellement. Il se doutait quand

même que c’était dangereux grâce à différent bleus qu’elle avait régulièrement sur le corps.

Sam et Daniel avaient discuté une bonne partie de la nuit. Elle voulait toujours démissionner

mais n’était plus aussi sûre. A présent elle se demandait si elle devait demander un

changement d’équipe ou de rester dans son labo. Aucune décision n’avait été prise mais elle

se sentait mieux.



En fin de journée, Sam était épuisée mais surtout encore plus déprimée. Elle ne savait plus du

tout quoi faire. Elle s’habilla en civile et sortit du SGC, décidée à aller voir Nick, celui ci lui

avait laissé un mail lui disant qu’il serait au Riverside.

Couloir du SGC :



Deux soldats discutaient en riant, ils parlaient du Major Carter et n’avaient pas vu SG1 près

d’eux.



Soldat1 : Je viens de voir Carter en civile, décidément c’est une bombe

Soldat2 (impatient): Vas y raconte comment elle est habillée ?

Soldat1 : Une jupe courte bordeaux qui danse autour d’elle à chaque pas. Un petit haut noir

moulant et décolleté, laissant deviner sa jolie poitrine…C’est indescriptible elle est trop... dit

il un sourire idiot sur les lèvres

Soldat2 (soupirant béatement) : J’en doute pas. Je me demande qui à la chance de partager

son lit

Soldat1 : Et moi je me demande si O’Neill et elle…

Soldat2 : Je ne sais pas, en tout cas c’est plutôt froid entre eux en ce moment

Soldat1 : De toutes façons nous on a aucune chance alors…



Ils virent peu après SG1 les dépasser, ils déglutirent se demandant s’ils avaient entendu leur

conversation. Vu le regard lancé par le Colonel, la grimace de Daniel et le sourcil levé de

Teal’c, oui ! Avant de tourner dans le couloir Jack se retourna



Jack : Messieurs, vu que vous avez l’air intéressé par la mode, vous vous occuperez du

lavage et du repassage des treillis et uniformes de la Base pendant un mois. Si je vous entends

encore colporter des rumeurs de ce genre vous finirez en Alaska en train de nettoyer les

chiottes à la brosse à dent !

Soldats1/2 : A vos ordres Colonel.



Un peu plus loin Daniel et Teal’c regardaient Jack en souriant.



Jack (grognant): Quoi ?

Daniel : Ce n’est pas vraiment des rumeurs

Jack : Si, il ne s’est jamais rien passé entre Carter et moi

Teal’c : A vous d’y remédier O’Neill, vous devriez aller la voir maintenant

Jack : Très amusant. En plus je vous signale qu’elle est sortie

Daniel : Je crois savoir où elle peut être.

Jack : Tant mieux dit il feignant l’indifférence

Daniel : Allez voir au Riverside sur Felton street





Jack les laissa et retourna dans ses quartiers. Au bout d’un moment, il s’habilla en civil et sorti

précipitamment.



Sam venait d’arriver, elle discutait avec Nick en riant. Ce soir leur humeur était plutôt

taquine, provocatrice. Ils étaient assis sur une banquette très près l’un de l’autre, se frôlant.



Nick : Tu sais j’aimerai bien un petit combat entre nous voir si tu pourrais me mettre au sol

Sam : Mais très facilement inspecteur, tu ne tiendrais pas 2 minutes.

Nick (malicieux) : C’est vrai que tu as une forme physique hors du commun

Sam (avec un clin d’œil): Et tu n’as rien vu encore

Nick (l’embrassant dans le cou): Mais je ne demande qu’à voir

Sam : T’es sur que c’est un combat que tu veux lui demanda t’elle malicieusement en lui

caressant le bras

Nick (murmurant à son oreille): Oui, au corps à corps dit il en continuant de l’embrasser dans

le cou

Sam (lascive): Nous devrions rentrer alors



Il lui fit un sourire rempli de désir et la pris par la main pour sortir. Sam étant venue en retard

avait laissé sa voiture sur le parking au lieu de devant chez Nick. Ils sortirent donc par

derrière.



Jack entra dans le bar, il ne connaissait pas du tous les lieux, du regard il fit le tour de la pièce

puis avança jusqu’au comptoir.



Jack : Bonsoir, excusez moi je cherche une amie : Grande, blonde, les yeux bleus. Elle doit

porter une jupe bordeaux et un haut noir

Homme : Qu’est ce que tu lui veux ?

Jack : Elle a un truc à moi, elle m’a dit qu’elle passait ici alors

Homme : Elle vient de sortir par derrière, elle doit encore être sur le parking

Jack : Merci



Jack fonça jusqu'à l’endroit indiqué, le parking était peu éclairé mais il entendit sa voix. Il

tourna la tête et vit Sam appuyée de dos contre sa voiture et un homme collé à elle

l’embrassant un peu trop passionnément, les mains se baladant sur son corps. Prit d’un accès

de rage et de jalousie il s’approcha d’eux et agrippa l’homme le tirant en arrière pour lui coller

son poing en pleine figure.

Sur le coup de la surprise Nick vacilla, puis reprenant vite ses esprits se défendit. Sam n’avait

rien vu venir, elle avait juste senti Nick se détacher d’elle violemment. Et là devant ses yeux,

il se battait avec Jack



Jack : Espèce d’ordure, ne la touche pas

Sam (criant) : Ca suffit ! Arrêtez



Mais alerté par les premiers bruits des clients du café étaient déjà sorti. Voyant leur collègue

en difficulté, ils attrapèrent Jack pour le frapper. Sam ne voulant pas le laisser se faire passer à

tabac frappa un des hommes. C’était le chaos. Bientôt Jack et Sam furent maîtrisés par les

autres en surnombre et se retrouvèrent au sol les menottes dans le dos. Sam vit Nick allongé

par terre et sonné



Sam (inquiète): Nick ? Réponds-moi ça va ?

Jack (furieux) : Tiens vous connaissez son nom ! demanda t’il méchamment

Homme : On vous emmène au poste. Carl emmène Nick à l’hôpital.



Environ 20 minutes après, Sam et Jack étaient assis devant un bureau où un policier les

interrogeait.



Policier : Vos noms ?

Jack (sarcastique): Tom et Jerry !

Sam : Jerry c’est moi

Policier: Je répète vos noms!

Jack : Nous avons le droit à un coup de téléphone

Policier : Vos noms avant

Sam : Vous avez nos affaires cherchez si vous savez lire.

Policier2 (lisant des papiers d’identités): Jonathan O’Neill et Samantha Carter, on cherche des

infos sur eux.

Policier : Vous savez que frapper un flic ça coûte cher

Jack (haussant les épaules): Je ne savais même pas qu’il était flic

Sam : Et ça n’a rien à voir. Demandez-le à Nick, il vous confirmera

Policier : Pour l’instant il n’est pas là. Profession ?

Jack : On veut téléphoner.

Policier : Vous n’avez rien à exiger.

Sam : Je crois bien que si, d’ailleurs vous n’avez pas le droit de nous garder ici

Policier (sec): Et puis quoi encore

Jack : Elle a raison, vous ne nous avez pas lus nos droits avant de nous passer les menottes.

Policier : Ca ne change rien, vous téléphonerez plus tard

Sam : Ecoutez, il vaudrait mieux pour vous que l’on puisse téléphoner ou je porte plainte

Policier (moqueur) : Et pour quel motif ?

Sam :Je vous signale juste que c’est un homme qui m’a fouillé. Et ce n’est pas très légal tout

ça, alors si vous voulez éviter que je fasse un scandale parce que votre collègue pervers m’a

touché

Chef (arrivant) : Laisse la téléphoner !



On lui retira ses menottes et Sam put passer un coup de téléphone à Daniel, elle n’osait pas

affronter le général tout de suite. Ceci fait, elle raccrocha, moins de 5 minutes après le

Général rappelait.



Chef : Placez les en cellules tous les deux uniquement, on vient les chercher et donnez-moi

tout ce que vous avez sur eux



Sam et Jack le regardèrent le visage triomphant. Car même s’ils étaient en froid, leur esprit

d’équipe avait encore fonctionné.

Ils furent donc enfermés tous les deux attendant qu’on vienne les chercher.



Sam : On peut savoir ce qui vous a pris !

Jack : Excusez-moi, mais j’ai cru que ce type vous agressait

Sam (souriant avec défi): Pas du tout, j’étais consentante

Jack (furieux) : En tout cas je vois où vous faites votre recrutement. Il faut donc être flics

pour coucher avec vous



Sam le gifla tellement fort qu’il eu l’impression que les cloches sonnaient autour de lui. Il se

massa la joue en la fixant. Il allait lui répondre quand la voix de Daniel les interrompit.



Daniel : On vous ramène, dépêchez-vous le Général est hors de lui.

Jack : Ca va, on arrive.



Un peu avant de sortir Jack entendit deux personnes parler



Homme 1 : hey regarde, c’est pas la petite amie de Nick ?

Homme 2 : Oui en effet, je l’ai souvent vu avec lui

Homme1 : Je ne savais pas qu’elle était dans l’armée

Cela troubla Jack. Sam aurait-elle rencontré quelqu’un et entamée une relation sérieuse ?



SGC



Bureau du Général Hammond



Il était rouge de colère, Jack aurait juré qu’il voyait de la fumée sortir par ses oreilles



Hammond : Mes deux principaux officiers embarqués par la Police pour avoir provoqué une

bagarre et frappé sur des flics, non mais je rêve

Sam : Mon Général, le Colonel ignorait qu’il s’agissait de Policiers

Jack : Et le Major n’a fait que m’aider

Hammond : Ce n’est pas une raison. Pourquoi vous en êtes vous prit à cet homme ?

Jack :…

Sam (gênée): Il croyait qu’il m’agressait monsieur

Hammond : Et ce n’était pas le cas ?

Jack (baissant les yeux): Non Monsieur

Hammond : Très bien, j’en ai assez de votre comportement à tous les 2 en ce moment. Un

mois sans solde et vous passerez la nuit en cellules tous les deux ensembles

Sam : Mais

Hammond : Il n’y a pas de mais. Je ne sais pas ce qu’il se passe mais vous devez régler ça

immédiatement. Teal’c, Daniel virez-les-moi de la et enfermés les, je ne veux plus les voir

Teal’c : Bien Général. O’Neill, Major veuillez me suivre.





Avant de fermer la porte de la cellule, Daniel regarda Jack et avec un petit sourire



Daniel : Jack, vous devriez en profiter pour dire à Sam ce que vous nous avez expliqué hier.



Puis il ferma la porte satisfait de son petit effet. Teal’c lui fit un signe approbateur et ils

allèrent en salle de surveillance vidéo. En arrivant, ils furent surprit de trouver le Général.



Daniel : Général Hammond, un problème ?

Hammond : Non je me demandais ce qu’il se passait, je voulais les observer 5 minutes.

Daniel : Je vois dit il embarrassé

Hammond : Sauriez vous ce qui leur arrive ?

Teal’c : Une histoire de poubelle et de dentifrice Général Hammond

Hammond (plissant les yeux): Je vous demande pardon ?

Daniel : C’est à dire, on ne sait jamais vraiment avec ces deux là

Teal’c : Le Colonel O’Neill désire que le Major Carter lui reproche de ne pas sortir la

poubelle ou de ne pas refermer le tube de dentifrice si j’ai bien tout compris

Hammond : Je comprends mieux. Bien, tenez-moi au courant et laissez la porte de leur

cellule ouverte qu’ils puissent sortirent quand ils le désirent mais ne dites rien.

Daniel : Oui Général



Le Général Hammond s’en alla, Daniel regarda Teal’c avec de grands yeux.



Daniel : Vous vous rendez compte que votre incompréhension de notre langue a failli faire

avoir des ennuis à Sam et Jack ?

Teal’c : J’ai très bien compris ce qu’a voulu dire O’Neill, il veut partager sa vie avec le Major

Daniel : Pourquoi avoir dit ça au Général alors en jouant les innocents ?

Teal’c : Pour savoir ce qu’il allait en dire, je me doutais qu’il ne ferait pas de problèmes.

Daniel (surpris): Ah oui ? Maintenant c’est à eux de jouer alors





Cellule



Sam marchait de long en large et Jack était assis les yeux fixés sur un point invisible.



Sam (sèche): Qu’aviez vous à me dire ?

Jack (froid): Rien d’intéressant

Sam : Que faisiez vous dans ce parking ?

Jack (ironique): J’ai vu de la lumière et je me suis arrêté

Sam (agacée): Vous ne changerez jamais

Jack : Que voulez vous dire ?

Sam : De l’humour quand vous ne savez pas comment vous en sortir

Jack : Moi je ne fuis pas au moins

Sam : Je ne fuis pas, je sais m’effacer quand je ne suis pas la bienvenue

Jack (montant le ton): Et tout ce cirque depuis mon retour de Chicago, c’est quoi si ce n’est

pas une fuite ?

Sam (pareil): Chacun à sa place voilà ce que c’est Colonel

Jack : Vous n’avez même pas essayé de m’écouter quand j’ai voulu vous parler de notre

dispute

Sam : Je ne me suis pas disputée moi, j’ai écouté vos reproches nuances !

Jack (se levant) : J’avais tort et j’étais en colère vous savez très bien que je ne voulais pas ça

dit il en s’approchant énervé

Sam (élevant la voix): Comment je saurais ? On ne sait jamais rien avec vous.

Jack : Dans ce cas fallait m’écouter

Sam : Pourquoi tout a été dit, que voulez-vous encore rajouter ?

Jack (hurlant): Vous m’agacez Carter

Sam : Et bien nous sommes deux alors

Jack (de plus en plus énervé): Vous…vous…

Sam (moqueuse) : Je ?

Jack : Oh et puis merde ! dit il en l’embrassant brusquement.



Sam fut surprise de l’attaque, se raidissant, elle le repoussa et le gifla



Jack (la main sur la joue): Ca fait deux fois ! râla t’il en colère

Sam (énervée): Et ça pourrait faire trois, qu’est ce qui vous prend ?

Jack : Vous êtes idiote ou quoi ?

Sam : Arrêtez de m’insulter et dites moi ce que vous avez à me dire que l’on sorte d’ici une

bonne fois pour toutes Colonel !

Jack : Pourquoi faire, vous ne m’écouterez pas

Sam : Allez-y, je suis toute ouie, dite moi parce que je ne sais vraiment pas ce que voulez de

moi !

Jack : Vous voulez vraiment savoir ce que je veux, vous êtes prête à entendre ?

Sam Oui !

Jack : Très bien alors voilà ce que j’attends de vous : Je veux tous les matins me réveiller

avec vous, vous entendre chanter dans ma cuisine, vous voir me sourire et vous entendre rire.

Je veux pouvoir vous consoler, effacer vos tracas, je veux pouvoir m’asseoir à côté de vous

après une dure journée et juste rester à vous regarder et vous embrasser. Je veux vous

entendre râler parce que j’ai oublié de sortir la poubelle ou oublier de rabattre la lunette des

toilettes. Je vous m’endormir à vos côtés, épuisé après qu’on ait fait l’amour. Je veux vous

faire un enfant. Voilà c’est ça que je désire.



Sam le regardait la bouche ouverte, la respiration saccadée, ne pouvant faire aucun gestes, ses

yeux coulaient à présent sans qu’elle ne retienne la moindre larme



Jack (doucement) : Je vous en prie dite moi quelque chose ou frappez-moi encore mais je ne

supporte pas ce silence

Sam : Vous m’avez fait si mal murmura t’elle

Jack (soupirant) : Je sais

Sam : Pourquoi ?

Jack : J’en sais rien, j’en pouvais plus, j’avais passé 2 jours horribles et Mickael qui s’était

vanté de vous avoir touché, j’étais furieux, je sais que ma réaction a été trop violente.

Sam : Votre frère m’a juste effleuré le visage. Mais il n’y avait pas que ça ?

Jack : C’est exact, comme je vous l’ai dit j’en pouvais plus. J’en avais assez de vous voir tous

les jours prendre soin de Carla et moi, d’agir comme une épouse sans en avoir les avantages.

J’en avais marre de vous voir repartir tous les soirs alors que j’avais envie de votre présence,

de ne plus vous voir partir. Mais vous restiez toujours si distante, vous ne recherchiez pas ma

présence, vous étiez là uniquement pour m’aider comme une amie alors que ce n’est pas ça

que je voulais. J’ai cherché ce que vous vous désiriez sans y parvenir, ne sachant plus quoi

faire pour vous retenir. Je n’ai jamais trouvé ce que vous vouliez.

Sam : Je voulais que vous me demandiez de rester tout simplement.

Jack : Je pensais que vous l’aviez compris

Sam (élevant la voix): Comment à chaque fois que l’on était dans une situation qui pouvait

amener à cette conclusion, vous préfériez faire de l’humour pour minimiser. Qu’est ce que je

devais penser ? Vous m’avez poussé à parler à Peter, vous vouliez que je me remette avec lui.

Et Carole, comment je devais analyser ça. Comment j’aurais pu deviner ce que vous venez de

me dire alors que j’avais l’impression que votre vie de célibataire est ce que vous vouliez ?

Jack :J’avais pas réalisé. Jamais j’ai voulu que vous vous remettiez avec Peter. Avec Carole

j’ai fait une erreur encore sur le coup d’une colère. Mais rien a changé pour moi, je veux

toujours la même chose

Sam (pleurant) : C’est trop tard, j’ai…Il s’est passé tellement de choses depuis, je ne crois pas

que vous puissiez encore avoir du respect pour moi après que

Jack (la coupant) : Je m’en fous d’hier, c’est aujourd’hui et demain qui est important

Sam : Je ne sais plus dit elle en se dirigeant vers la porte



Chacun des deux avaient vu Daniel venir ouvrir la porte, ils avaient donc choisi d’entendre et

d’écouter ce que chacun avait à dire. Mais cette fois Sam voulait sortir, elle avait besoin de

réfléchir.

Tremblante, elle mit la main sur la poignée et ouvrit. Jack s’approcha restant derrière elle.



Jack (lui murmurant à l’oreille) : Restez. Je vous en prie ne partez pas, restez, j’ai besoin de

vous Sam.



Sam ne répondit pas et se retourna posant la tête sur Jack tout en continuant de pleurer. Il la

serra fortement dans ses bras.



Jack : Restez

Sam affirma de la tête et se laissa bercer. Il referma la porte. Jack la fit approcher d’un des lits

et la fit s’asseoir. Il la regarda et lui caressa la joue.



Sam : J’ai besoin d’y réfléchir Jack

Jack (déçu): D’accord. Dormez un peu vous êtes épuisée.



Ils s’allongèrent Sam restant dans ses bras et ils s’endormirent. Jack ne sachant pas si elle

allait revenir vers lui.



Dans la salle de surveillance vidéo, Daniel et Teal’c avaient écouté une partie de la

conversation.



Daniel : Il n’avait pas parlé de lui faire un enfant hier ?

Teal’c : C’est exact Daniel Jackson

Daniel: Je me demande ce qu’il va se passer

Teal’c : Je crois que nous devons cesser de les espionner et leur ouvrir la porte

Daniel : Mais ça devient intéressant, je veux savoir ce que va dire Sam après ça

Teal’c : Non, venez laissons les dit il en traînant le jeune homme par le bras.



Daniel et Teal’c ne surent donc pas ce qu’il s’était passé après que Jack ait mentionné vouloir

faire un bébé avec Sam.



Lendemain



Jack ouvrit les yeux en premier. Sam allongée contre lui dormait toujours et il l’observait,

détaillant chaque traits de son visage. Son maquillage avait coulé en même temps que ses

larmes mais il ne pouvait s’empêcher de la trouver belle. Il déposa un petit baiser sur son front

qui la fit remuer légèrement.



Jack (murmurant) : Si tu savais comme je t’aime



Sam avait senti le baiser mais n’avait pas envie de bouger, ne sachant pas quoi faire, elle avait

besoin encore de réfléchir. Quand elle l’entendit murmurer, elle eut l’impression de manquer

d’air. Jack lui disait qu’il l’aimait, même s’il pensait qu’elle dormait encore il l’avait dit.

Elle fut interrompue dans ses pensées par le haut-parleur



LE MAJOR CARTER ET LE COLONEL O’NEILL SONT ATTENDUS DANS LE

BUREAU DU GENERAL



Sam ouvrit alors les yeux et vit Jack la regarder, à la fois souriant, inquiet et tendu.



Sam : Bonjour

Jack : Bonjour, vous allez bien ?

Sam : Mal à la tête, nous devrions y aller

Jack : Vous avez raison



Jack lui donna un mouchoir pour qu’elle s’essuie le visage et lui souri. Sam se débarrassa des

traces de mascara, et le remercia poliment.

Bureau du Général Hammond



Le Général les attendait ne sachant pas trop comment agir avec eux.



Hammond : Entrez !

Jack/Sam : Bonjour Général dirent ils au garde à vous

Hammond : Repos. J’ai reçu un appel, l’inspecteur Macafferty n’a déposé aucunes plaintes et

n’a rien de grave

Sam :Je suis contente de l’apprendre

hammond : Bien, cela ne vous enlève pas vos responsabilités. Deux officiers tels que vous et

travaillant sur un projet aussi secret doivent éviter de faire des vagues

Jack : Nous le savons Monsieur, j’en prends l’entière responsabilité le Major Carter n’y est

pour rien

Hammond : Pour rien ? Elle a cassé le nez d’un policier

Sam : Il n’était pas en service Monsieur et ce n’était que dans l’intention d’éviter qu’il blesse

le Colonel

Hammond : Donc votre supérieur avec lequel vous êtes en froid depuis un moment frappe

votre petit ami et vous prenez sa défense ?

Sam : Pas tout à fait, quand le Colonel a cogné l’inspecteur Macafferty, je leur ai crié

d’arrêter. Ils se battaient tous les deux et je ne comptais pas intervenir physiquement. J’ai

réagi quand j’ai vu d’autres personnes voulant agresser le Colonel, je ne pouvais pas les

laisser faire, bien qu’étant en désaccord avec lui, nous sommes une équipe.

Hammond : Colonel autre chose à ajouter ?

Jack : Non mon Général

Hammond : Dans ce cas vous allez à l’infirmerie tous les deux voir si vous avez bien été

soigné au poste de Police et ensuite la sanction s’applique. Un mois sans solde

Jack : Un mois chez nous ?

Hammond : Je ne vous ferais pas ce plaisir. Seulement cette semaine puisque vous êtes

sensés être en repos ensuite vous êtes consigné à la Base

Sam/Jack : A vos ordres !



C’est dans un silence complet qu’ils se rendirent à l’infirmerie. Sam n’avait rien à part

quelques bleus sans importance mais elle n’avait pas été frappée. Jack lui avait une vilaine

coupure à la lèvre, un hématome à la joue et quelques contusions sur le corps.

Sam quitta l’infirmerie en le laissant se faire soigner.

Quand Jack en sortit, la chercha pour lui parler mais elle était déjà partie.

Quittant la Base, il récupéra sa voiture qu’un soldat lui avait ramenée du Riverside et il se

rendit chez elle mais Sam n’y était pas



Sam avait demandé un taxi, sa voiture à elle était restée sur le parking, elle alla donc la

récupérer et rendit visite à Nick.

Elle frappa à sa porte un peu nerveuse. Nick ouvrit et s’effaça pour la laisser passer.



Sam (mal à l’aise): Bonjour

Nick : Salut

Sam (lui passant la main sur l’œil tuméfié) : Je suis désolée, ça va ?

Nick (souriant): J’en ai vu d’autres et ce n’est pas ta faute. C’est lui alors ?

Sam : Oui

Nick : Il cogne dur en tout cas sinon lui ça va ? Je n’aurais pas dû répliquer

Sam : Il va bien, et tu avais le droit de te défendre en plus tu ne savais pas qui c’était

Nick : J’ai cru d’abord à un voleur, je n’ai réalisé que quand il m’a interdit de te toucher

Sam : Lui et moi on a discuté en cellule

Nick : Et ?

Sam (timidement): Je crois qu’il m’aime

Nick (souriant) : Tu crois, tu plaisantes Sam, ce type est fou de toi, j’ai cru qu’il allait me tuer

Sam (soupirant): Je sais plus quoi faire. dit elle en se laissant choir dans un fauteuil

Nick (s’accroupissant face à elle): Bien sur que si. Va le retrouver vous vous aimez, il ne faut

plus se poser de questions Samantha, c’est lui qui te rendra heureuse

Sam : Je sais mais j’ai peur

Nick : Oui mais avoue que c’est excitant tout ça. Tu le sens ton cœur battre, les mains moites

et le corps qui tremble avec lui

Sam : Comme jamais !

Nick : Tant mieux. (lui caressant la joue)Je crois que nous deux on ne se verra plus

maintenant

Sam (lui prenant la main): On reste amis tout de même, au besoin je suis là pour t’écouter

Nick : Moi aussi.

Sam (timidement) : Tu sais même si notre relation était étrange et sans être…

Nick : Amoureux ?

Sam : Ouais. Ce que je veux dire, c’est que je voyais que toi, je n’ai eu aucun autre amant

depuis que nous nous sommes rencontrés

Nick : Moi non plus Sam. Alors aussi bizarre que cela puisse paraître nous formions une sorte

de couple

Sam (souriant) : Je crois en effet.

Nick : Nous voilà remisés à la case Ex donc dit il en riant

Sam (riant): C’est vrai. (tendrement) Donne-moi de tes nouvelles

Nick : Toi aussi et prends soin de toi et de ton « homme ». Lui dit il en la serrant dans ses

bras amicalement.



Jack était rentré chez lui, affalé dans le canapé, il se posait un tas de questions. Sam l’avait

encore fui, il lui avait sans doutes fait peur. Et puis il y avait cet inspecteur Macafferty, elle

l’aimait peut-être. Si c’est le cas pourquoi avait elle besoin de réfléchir. Peut-être pour juste

retrouver leur amitié, Sam et Jack amis et collègues comme avant mais sans avenir commun.

On sonna à sa porte, Jack grogna, Daniel voulait sûrement vouloir savoir ce qu’il s’était passé.

Il se leva et ouvrit brusquement la porte prêt à lui aboyer dessus. Mais devant lui était Sam,

tête baissée. Il restait à la regarder surpris



Sam (doucement) : Je peux entrer ?

Jack : Oui, pardon, venez.

Sam : Je crois que nous devons parler

Jack (gêné): Ca serait bien oui.

Sam : je voudrais d’abord m’excuser si j’ai dépassé les limites en me mêlant de votre vie

Jack : Ce n’est pas le cas, vous vouliez juste m’aider, j’étais en colère mais pas vraiment

après vous.

Sam : Je sais que j’ai quand même empiétée sur votre vie, je crois qu’après avoir attendu 9

mois votre retour en me débrouillant toute seule et en m’occupant de vos affaires, j’ai

continué alors que je n’avais plus à le faire

Jack : Vous n’aviez pas tort, sans vous c’est le chaos, je suis vraiment pas doué pour

l’organisation.

Sam : Et je ne pensais pas un mot sur ce que je vous ai dit sur P2h542. Vous êtes toujours

professionnel

Jack : Je n’aurais pas dû m’énerver et il ne s’est rien passé avec Myriena, nous avons juste

discuté et je lui ai dit que j’avais l’âge d’être son père.

Sam : Je vois.

Jack : C’est à moi de m’excuser je n’aurais pas dû intervenir hier soir, c’est juste que…ça me

rendait fou de savoir que vous… « sortiez » si souvent

Sam : Je sais ce que vous pensez, pour vous dire la vérité je n’ai pas eu de relation d’un soir,

j’ai juste voulu choquer Daniel

Jack (soulagé) : C’est vrai ?

Sam : Oui mais j’ai fait une rencontre, Nick et moi on se voit depuis un moment en fait

Jack : Je présume que c’est lui que j’ai frappé

Sam : Oui. C’est quelqu’un de bien, je viens d’aller le voir en récupérant ma voiture.



Jack eu l’impression qu’on lui plantait un couteau dans le coeur, il ferma les yeux un instant

et se dirigea vers la cuisine. Sam le suivit. Il posa deux verres sur la table et servi du jus

d’orange, sans regarder Sam.



Jack : Vous l’aimez ? demanda t’il tout bas.



Sam s’approcha, lui releva doucement la tête et déposa un petit baiser sur ses lèvres.



Sam : Ca répond à votre question ?



Jack sentit un poids s’envoler et la prit dans ses bras, l’enlaçant, la serrant de peur qu’elle

parte.



Jack : Vous restez alors ?

Sam : Oui je crois dit elle en sortant une bosse à dent de sa poche

Jack : Alors je ferais en sorte que vous ne partiez plus jamais

Sam : Moi aussi. Vous m’avez manqué Jack

Jack : Toi aussi Sam dit il en l’embrassant d’un baiser timide tout d’abord puis passionné.



A bout de souffle, ils se séparèrent restant dans les bras l’un de l’autre. Puis Jack la regarda,

lui remis une mèche de cheveu en place en lui souriant tendrement.



Jack : On a quelques jours rien que pour nous 2, Carla rentre vendredi, elle sera contente.

Sam : Je crois. Tu es sur de toi Jack, tu sais que je ne suis pas facile à vivre, on devrait peut

être rester encore chacun chez soi un moment

Jack : Non, je te veux avec moi. Dès que l’on retourne à la Base, nous irons voir le Général,

au besoin je démissionne mais il hors de question que tu restes loin de moi

Sam(émue): D’accord mais c’est moi qui démissionnerais

Jack : Non, tu aimes trop ton travail

Sam : Moins que je t’aime toi

Jack Tu viens bien de dire que tu m’aimes, j’ai pas rêvé ?

Sam : Non, tu n’as pas rêvé dit elle en déposant un baiser sur ses lèvres

Jack : Waouhhh ! Je suis l’homme le plus heureux et le plus chanceux du monde alors

Sam : Je te rappellerai ça à l’occasion dit elle avec un sourire

Jack : Je n’en doute pas. Bien, alors nous dirons au Général que c’est nous 2 ou rien. Soit on

reste soit on part mais ensembles

Sam : Exactement

Après avoir échangé quelques baisers, ils décidèrent de se calmer, le temps de réaliser toute

les nouvelles données de leur relation.



Ils discutèrent et sortirent un peu durant la journée profitant de cette nouvelle complicité entre

eux. Ils mirent au point les changements qu’allait impliquer leur vie commune en riant. Ils

passèrent une excellente journée.

En début de soirée, Jack fit couler un bain pour Sam et la laissa seule tendit qu’il leur

préparait un dîner romantique.

Quand Sam redescendit, elle portait un petit peignoir en satin bleu nuit, elle fut surprise de

voir la lumière tamisée et d’entendre une douce musique



Jack (lui faisant un baise main): Bonsoir mademoiselle

Sam : Tu as fais tout ça pour moi ? demanda t’elle en voyant la table garnie de chandelles

Jack : En notre honneur et pour fêter notre vie nouvelle

Sam : Merci, je suis très touchée, je vais mettre une jolie robe pour toi, je venais prendre mon

sac.

Jack : Non, tu es parfaite comme ça moi je ne compte pas me changer de toute façon

Sam : Ok, tu as raison j’adore te voir moulé dans un jeans et cette petite chemise te va à ravir

Jack (souriant): Assied toi, j’apporte un peu de vin



Ils dînèrent tout en parlant, échangeant de longs regards amoureux, se frôlant les mains ou les

jambes. S’amusant des réactions de l’autre, Jack faisant rougir Sam parfois, elle le provoquant

de temps en temps. La tension entre eux était montée d’un cran tout comme la chaleur. Leur

jeu de séduction n’était plus dissimulé, ils se faisaient simplement patienter encore un peu.



Sam le fixa les yeux malicieux, un sourire charmeur. Elle se leva doucement prenant garde à

chacun de ses mouvements, sa lenteur la rendait très sensuelle pour Jack qui ne cessait de la

regarder. Sam se plaça à côté de lui, l’effleurant, elle s’inclina légèrement laissant percevoir

ainsi un peu sa poitrine sous le satin. Jack frissonna bien qu’il ai de plus en plus chaud. Elle

lui fit un autre sourire ravageur, se penchant encore plus vers lui et au moment où Jack

comblait la distance entre leurs lèvres, elle détourna la tête pour recevoir un bisou sur la joue

puis riant doucement elle attrapa l’assiette de Jack et débarrassa le table. Elle se dirigea vers la

cuisine lui faisant un clin d’œil moqueur.



Jack soupira et s’affala plus dans sa chaise, elle jouait avec lui et dieu qu’il adorait ça. Ne se

laissant pas démonter, il se leva attrapa les verres et la rejoignit dans la cuisine.



Sam était face à l’évier et déposait la vaisselle dedans. Il se colla à elle, passant un bras de

chaque côté de son corps pour poser les verres. Il ne bougeait plus, lui soufflant légèrement

dans le cou, se pressant encore un peu plus à elle. Le cœur de Sam battait à tout rompre, sentir

son souffle contre sa peau la mettait dans un état pas possible. Elle se tourna pour être face à

lui, Jack pris appuya ses mains sur l’évier de chaque côté de Sam et se mordit les lèvres tout

en observant celles de Sam avec envie et avidité. Elle en fit autant, humidifiant ses lèvres, une

envie folle de se faire dévorer par lui. Il s’approcha le regard chaud et plein de désir tandis

qu’elle entrouvrait un peu sa bouche, prête à l’accueillir Jack lui fit un gros bisou claquant sur

le nez et s’écarta un sourire vainqueur.

Sam grogna frustrée et lui balança le torchon sur la tête. Jack s’éloigna en fredonnant fier de

lui. Même si cela l’avait mit dans un état de surexcitation lui aussi, il avait prit sa revanche.

Il continua de débarrasser la table tout sourire, il croisa Sam revenant de la cuisine et vit

qu’elle ne le quittait pas des yeux, elle respirait lentement mais son visage reflétait le désir.

Jack lâcha alors la corbeille à pain vide qu’il tenait et fondit sur elle, l’embrassant avec

avidité, Sam répondait de la même manière. Bientôt leurs mains commencèrent à bouger dans

tous les sens, Jack la fit reculer jusqu’à la porte d’entrée contre laquelle il la plaqua. Sans la

quitter des lèvres, ses mains passèrent sous le satin pour rencontrer sa peau nue. Elle

tressaillit, déboutonnant la chemise de Jack pour caresser son torse chaud, sentant son cœur

battre démesurément comme le sien. Ils sursautèrent en même temps en entendant qu’on

sonnait à la porte. Ils s’arrêtèrent essoufflés et Jack jeta un coup d’œil discret.



Jack : C’est Daniel dit il d’une voix rauque

Sam : Il veut sûrement savoir ce qu’il s’est passé entre nous murmura t’elle en l’embrassant

dans le cou.

Jack : Mmm, tais-toi alors parce que je n’ai pas l’intention de lui ouvrir dit il en ouvrant le

peignoir pour la regarder

Sam : Tant mieux dit elle en lui retirant la ceinture pour passer la main dans son pantalon afin

d’atteindre ses fesses.



Il la regarda, le désir lui brûlant et lui assombrissant les yeux. De nouveaux il l’embrassa avec

passion ignorant les coups de sonnettes répétées. Sam en profita pour faire glisser son

pantalon ainsi que son boxer le long de ses jambes. D’un mouvement, Jack s’en débarrassa,

puis passa les mains sous les cuisses de Sam en la soulevant. Elle l’entoura de ses jambes,

s’agrippant à lui, gémissant au contact de leurs deux corps. D’un pas empressé, il la conduisit

jusqu’à la chambre. Elle se détacha alors de lui un petit sourire malicieux et le poussa pour

qu’il tombe sur le lit. Jack émit un petit rire et elle se positionna sur lui.



Il ferma les yeux basculant légèrement la tête en arrière se délectant de sa douce torture,

sentant les lèvres de Sam se promener sur son corps, le mordillant de temps en temps le

faisant gémir. Ouvrant les yeux il prit le visage de Sam entre ses mains l’embrassa et passa

sur elle pour à son tour partir à la découverte de son corps, de sa peau. Il s’enivrait de sa

douceur, de son goût de son parfum…Lui arrachant quelques gémissement sous ses caresses.

Elle n’en pouvait plus, elle se sentait transportée, jamais elle n’avait eu autant envie d’un

homme qu’à ce moment là, il fallait qu’il vienne.



Sam (dans un souffle): Jack supplia t’elle



Jack l’embrassa et la fit sienne, répondant à son invitation avec bonheur. Il sentit les cuisses

de Sam se resserrer autour de lui le ballet commença, une danse lascive, ralentissant ou

accélérant au grès de leur envie. A chaque fois qu’il la sentait se cambrer sous lui Jack avait

l’impression de se perdre dans une douce folie. Leurs sens s’étaient décuplés, chaque

caresses, chaque baisers, chaque frôlements ou chaque souffles leurs paraissaient enivrants.

Elle se cambra une dernière fois ne pouvant retenir un cri tout comme Jack, ce fut comme une

explosion, un moment magique inoubliable, un plaisir partagé et indescriptible.



Leurs corps se détendirent un peu, Jack se laissa retomber sur elle retenant son poids sur ses

avants bras. Sam l’étreignit cachant son visage dans le cou de son amant. Ils restèrent comme

ça encore un moment, Jack toujours en elle, Sam toujours accrochée à lui, attendant de

retrouver leur lucidité et leur souffle.

Quand il se séparèrent, Jack se laissa retomber sur le lit, se passant une main sur son visage en

poussant un soupir de satisfaction, elle déposa un petit baiser sur les lèvres, et se lova contre

lui un sourire extatique aux lèvres. Il l’entoura d’un bras protecteur et la serra davantage lui

caressant le dos. Jack remonta la couverture sur eux et ils restèrent dans le silence, se

contentant d’écouter la respiration de l’autre. Ils s’endormirent dans cette position, sereins et

heureux.



Le lendemain



Jack était éveillé, il la regardait dormir. Elle était si belle à cet instant, le visage détendu, un

petit sourire aux lèvres, une sorte de bien être émanait d’elle. Il caressa sa nuque délicatement

déposant un baiser dans ses cheveux blonds. Elle se réveilla et releva la tête pour le voir. Il lui

sourit se noyant dans ses yeux bleus. Le visage de Sam s’éclaira d’un « spécial Jack » qui lui

fit bondir le cœur, il l’embrassa tendrement.



Jack (les lèvres contre celles de Sam) : Je t’aime



Sam le serra très fort et l’embrassa avec passion. De nouveau leur corps se mélangèrent…



Un peu plus tard dans la matinée, alors qu’ils étaient encore au lit, la sonnette de la porte

d’entrée retentie.



Jack : Je pari que c’est encore Daniel, je reconnais sa façon de sonner

Sam (l’embrassant): Ok, attends j’y vais.



Sam se leva et partit en direction de la porte, ramassant la chemise de Jack elle l’enfila puis

d’un geste brusque, ouvrit la porte



Sam : Vous avez votre réponse Daniel demanda t’elle tout sourire

Daniel (surpris): Sam…euh…ben…oui…je crois bégaya t’il rougissant

Jack (arrivant en caleçon) : Alors petit scarabée, toujours aussi curieux demanda t’il en

entourant Sam de ses bras

Daniel (cherchant une excuse) : Teal’c est là aussi

Sam : Ah oui, dans la voiture dit elle en lui faisant signe

Jack : Ecoutez Daniel si vous voulez en savoir plus, revenez avec des croissants, ok ? bien à

tout à l’heure dit il en claquant la porte

Sam : Jack ! T’exagères

Jack : J’ai faim ça creuse les efforts physiques

Sam : Après tout tu n’as pas tort, bon ben moi je file sous la douche

Jack : Je viens avec toi, sinon tu ne trouveras pas le robinet

Sam (riant) : Que ferais-je sans toi ?



Après une bonne douche à deux, ils s’habillèrent et attendirent Daniel qui arriva vite avec

Teal’c et des croissants. Les voyant tous les 2 les cheveux mouillés, il sourit



Daniel : La douche était bonne ?

Sam (souriant): Parfaite Daniel

Teal’c : Colonel, Major Bonjour

Jack: Bonjour Teal’c, alors ces croissants?

Daniel : Là

Sam : Ok, je vous sers du café (entendant frapper à la porte) Je me demande qui ça peut bien

être encore ?

Jack : On verra (ouvrant) Cassy ?

Cassy (souriant) : Salut Jack, comment ça va ?

Jack : Bien

Cassy (entrant) : Salut tout le monde

Sam : Bonjour Cassy, tu ne devais pas passer la journée avec Andrew ?

Cassy : Si mais quand Daniel a téléphoné en disant que tu étais à moitié nue chez Jack j’ai

voulu savoir s’il n’était pas sous influence extraterrestre.

Sam : Daniel !

Daniel (honteux): Je l’ai appelé sur le trajet de la boulangerie

Jack : Incapable de tenir sa langue

Sam : Et puis je n’étais pas nue d’abord

Cassy : Mais il avait raison, vous deux vous vous êtes réconciliés et plus encore

Daniel : Oh oui plus encore !

Jack/Sam : Daniel !

Daniel: Quoi, ce n’est pas un secret pour Cassy

Teal’c : Je pense qu’ils préfèrent lui dire eux même

Sam : Exact, merci Teal’c. Alors oui Cassy, nous nous sommes réconciliés et plus encore,

nous sommes un couple

Cassy : C’est génial, j’étais si inquiète pour vous deux.

Sam : Fallait pas

Cassy : Quand même avec ce que tu as dit la dernière fois !

Sam : Nous en reparlerons toutes les deux ok ?

Cassy : Ok, voilà une bonne nouvelle, Andy ne doit rien comprendre, je me suis levée et je

suis partie comme une folle dès l’appel de Daniel

Jack : Andrew était déjà là ?

Sam (souriant): Je pense que le terme est : il était encore là ?

Daniel/Jack : Quoi ?

Teal’c : Le major veut dire que Andrew Kyles a passé la nuit chez Cassandra

Daniel : Dans la chambre d’ami ?

Cassy (rougissant): Non

Jack : Sur le canapé alors ?

Sam : Arrêtez messieurs vous la mettez mal à l’aise, Cassy est une grande fille et n’a pas de

compte à vous rendre

Cassy : Merci Sam. dit elle rouge écarlate

Jack : En tout cas il a intérêts de se tenir correctement sinon, je lui mènerais la vie impossible

Daniel : Je suis bien d’accord

Sam : Il est très bien ce jeune homme

Cassy : Encore merci Sam

Sam : De rien mais ils ont raison

Cassy : Ca va, arrêtez de jouer les parents sur-protecteurs, Teal’c dit quelque chose

Teal’c : Andrew Kyles est un jeune homme charmant que je n’hésiterais pas à démembrer s’il

te faisait mal Cassandra.

Cassy : J’y crois pas dit elle en laissant tomber sa tête contre la table

Jack : Bien dit Teal’c

Teal’c Merci O’Neill, je ferais de même avec vous si vous deviez faire souffrir le Major

Carter



Tout le monde éclata de rire, sauf Jack qui avait l’air inquiet.

Ils déjeunèrent tous ensembles, Sam et Jack sans trop entrer dans les détails racontèrent qu’ils

avaient décidé de vivre ensemble. Leurs amis étaient ravis pour eux.



Les jours qui suivirent furent merveilleux pour Sam et Jack, ils passaient chaque minutes

ensembles, se découvrant mutuellement. Sam voyait un Jack attentionné, tendre, un amant

doux et prévenant. Jack fut surpris de la voir si peu sérieuse, décontractée et très féminine, il

découvrit aussi une maîtresse, coquine, sensuelle, câline. Jusqu’au retour de Carla ils vivaient

quasiment d’amour et d’eau fraîche.



Aujourd’hui Carla devait rentrer, Jack alla la chercher seul pour lui faire une surprise. En

arrivant au car, il eu un accueil assez froid de la fillette mais l’ignora et la ramena chez lui.

En ouvrant la porte, Carla sentit une bonne odeur de cuisine



Carla : Je croyais que Rosy ne faisait pas la cuisine ?

Jack : C’est vrai

Carla : Cassy est là ?

Jack : Non

Sam (arrivant) : Bonjour ma puce dit elle tout bas

Carla (se retournant) : Sam ?

Sam : C’est moi dit elle en s’approchant

Carla (lui sautant dans les bras) : Je suis si contente…vous êtes plus fâchés…on va se revoir

comme avant…hein ?

Jack : Doucement Carla, une chose à la fois.

Carla : Pardon. On va pouvoir faire comme avant ou pas ?

Sam : D’abord oui nous sommes réconciliés et on va se voir souvent…mais pas comme avant

Carla (soupirant): C’était trop beau

Jack : Sam va venir habiter avec nous

Carla (surprise): Ici, avec toi et moi ?

Sam : Oui, si tu es d’accord

Carla : Oui (réfléchissant) Attendez, dois-je en conclure que la chambre d’amis va être

occupée ou que Jack te réchauffera les pieds ? demanda t’elle espiègle

Sam (souriante): La deuxième solution dit elle en rougissant

Carla (bondissant sur Jack) : Super !!! Je suis si contente, j’étais tellement triste…et

là…waouhhh !! Je suis heureuse pour vous

Sam : Merci



Carla était très heureuse de ce changement, elle raconta aussi ses vacances et à trois ils

passèrent un merveilleux week-end.



Cependant il fallait rentrer à la Base, Sam et Jack allaient être consignés pour trois semaines,

Carla viendrait que de temps en temps, elle passerait les nuits soit chez Cassandra ou chez

Daniel.

Sam était très nerveuse en faisant son sac pour partir travailler.



Jack : Ca va aller, détends-toi, c’est pas la mort d’être consignés

Sam : Ca ne m’inquiète pas, c’est la réaction du Général quand on lui dira qui me préoccupe

Jack : Ca ira, il risque d’être un peu furieux mais ça ira au pire nous sommes en retraite d’ici

quelques heures

Sam : Ouais, tu as raison, allons-y !

Jack : Attends, je voulais te donner quelque chose

Sam : C’est quoi ?

Jack : Regarde dit il en lui donnant une petite boite en bois.

Sam : Un coffret à bijoux, merci il est très joli

Jack : Regarde dedans

Sam (ouvrant) : C’est…

Jack : Une bague…elle appartenait à ma mère qui la tenait de sa mère etc…je veux que tu

l’ais

Sam : Jack, c’est gentil mais

Jack : Pas de mais, elle est pour toi et puis elle doit revenir à la fiancée de l’aîné de la famille

dit il en lui glissant au doigt

Sam : Je ne sais pas quoi dire, j’aime beaucoup et je suis très touchée, (réalisant) fiancée ?

Jack (timide): Enfin, si tu veux, je sais que c’est encore tôt mais les longues fiançailles c’est

courant non ?

Sam (lui sautant au cou): Bien sur que je veux

Jack (l’embrassant): Elle te va à ravir, oncle Joe avait raison elle est faite pour toi

Sam : Merci Jack…mais ça me fait bizarre de porter une bague

Jack : Ayant appartenu à ma mère ?

Sam : Non, que tu as offert… dit elle sans finir tête baissée

Jack : A Sara ?

Sam: Oui murmura t’elle

Jack : Sara ne l’a jamais porté, et ne l’a jamais vu. C’est mon oncle qui l’avait, il savait

qu’elle reviendrait à ma future femme mais apparemment Sara ne l’a pas convaincu, toi si. Il

me l’a rendu avec le reste de ses affaires. Il m’a expliqué qu’elle était pour toi, parce que nous

étions destinés l’un à l’autre

Sam (les larmes aux yeux) : Je suis fière de la porter Jack. Joe a su lire en moi si facilement,

je t’aime tellement

Jack :Moi aussi je t’aime mon ange dit il en l’embrassant tendrement…



A regret, ils durent se séparer pour aller au SGC, pendant le trajet Sam regardait sa main

pensive. Non, elle ne rêvait pas, Jack et elle était fiancés, ils allaient être heureux ensemble.

Elle se mit à sourire, le visage rayonnant. Jack qui l’observait du coin de l’œil, lui saisit la

main et déposa un baiser dessus, il garda leurs doigts entrelacés jusqu’à la Base.



Avant d’aller voir le Général, ils allèrent directement à l’infirmerie comme il était de coutume

en revenant de vacances. En entrant, ils stoppèrent en voyant le Lieutenant Andrew Kyles,

équipé pour partir en mission, embrassant Cassandra. Ils restèrent silencieux.



Cassy : Je t’en prie fais attention à toi

Andy : C’est qu’une mission de routine, tu verras, tu n’auras pas le temps de voir que je suis

absent

Cassy (les larmes aux yeux): Je sais que c’est ta première sortie off world et que tu es content,

mais moi j’ai peur, il se passe tellement de chose de l’autre côté

Andy : Je serais prudent dit il en la serrant dans ses bras



C’est à cet instant qu’il vit Sam et Jack, il s’écarta de Cassandra en rougissant et se mit au

garde à vous. Jack lui fit un signe de repos et fit mine de s’intéresser à autre chose avec Sam.

Oh, qu’ils sont beaux ses nouveaux draps blancs…

Le lieutenant fit un petit clin d’œil à Cassandra lui mimant un baiser discret et sorti en saluant

Sam et Jack.

Sam : Ca va Cassy ?

Cassy : J’ai peur pour lui

Jack : Ne t’inquiète pas ça va bien se passer, il est dans la meilleure équipe…après SG1 bien

entendu

Cassy : Je sais mais c’est plus fort que moi, tant qu’il n’était pas en équipe SG, je ne me

faisais pas de soucis mais là c’est différent

Sam : C’est pas facile mais il va vite revenir tu verras

Cassy : Tu ne peux rien me promettre et tu le sais. Comment vous faites tous les deux pour

supporter le danger de la personne que vous aimez ?

Jack : S’il n’y avait que moi Sam serait enfermée à double tour dans la chambre…Ce que je

veux dire c’est que ce n’est pas évident à gérer, mais j’ai confiance et même si nous avons

parfois peur, nous nous protégeons mutuellement

Sam : Il a raison, j’ai une appréhension à chaque fois que l’on passe la Porte des Etoiles mais

j’essai de l’oublier si je veux vivre. L’avantage que l’on a, c’est que nous sommes tous les

deux, on veille l’un sur l’autre et même sur Daniel et Teal’c. Calme-toi, ne pense pas sans

cesse au danger sinon tu vas devenir folle

Cassy : Je sais que tu as raison, mais je n’y peux rien maman ne partait pas souvent et elle est

morte de l’autre côté

Sam : Je sais

Cassy : Je crois que je préfèrerais qu’Andy fasse parti de SG1

Jack : On peut toujours essayer de l’échanger contre Daniel

Cassy (souriant) : Tu t’ennuierais

Jack : Certainement pas

Sam : C’est ça

Cassy : SG3 va rentrer, il faut que je prépare le matériel pour leurs examens

Sam : D’accord, ça te plait ce travail ?

Cassy : Tu sais, je me contente de prendre la température, la tension, quelques petits

pansements… mais j’adore ça

Jack : Tant mieux moi du moment que tu ne me fais pas de piqûres…

Cassy (souriant): Pas encore, j’y vais à tout à l’heure dit elle en partant

Sam : Elle est très amoureuse

Jack : J’ai vu, c’est la première fois que je ne la vois plus comme une petite fille de 12 ans

Sam : C’est une jeune femme maintenant, Janet serait fière d’elle.



Bureau du Général Hammond



Jack et Sam étaient assis devant le Général, celui ci les fixait l’air sévère.



Hammond : Bon, j’espère que vous avez enfin réussi à vous calmer tous les deux ?

Sam/Jack : Oui monsieur

Hammond : Comment d’aussi bons éléments que vous peuvent se mettre dans une telle

situation, surtout vous Major, le Colonel me surprend peu mais vous…enfin, faites vous

oublier de moi pendant quelques temps

Jack : Nous sommes désolés Général, cela ne se reproduira plus, le Major est moi avons mis

les choses au point

Hammond : Tant mieux parce que SG1 se met suffisamment dans de sales draps sans que

vous vous y mettiez. J’espère que vous allez éviter les problèmes maintenant

Jack : Ben, c’est à dire

Hammond : Quoi encore ?

Jack : Sam et moi on voulait vous dire

Hammond : Sam ?

Sam : Ce que le Colonel essai de vous dire, c’est qu’en nous réconciliant

Jack : Regardez dit il en faisant voir la main de Sam

Hammond : C’est ce que je crois ?

Jack : Qu’est ce que vous croyez ?

Hammond : Colonel !

Sam : Mon Général, Jack et moi nous voulons être ensembles,

Hammond : C’est donc ce que je crois,

Jack : Oui

Hammond : Vous vous rendez compte ! Décidément vous n’en loupez pas une tous les deux

Sam : Nous voulions juste vous informer et vous demander votre avis

Jack : Nous connaissons le règlement, nous sommes prêts à démissionner

Hammond : Le pire c’est que je ne suis pas surpris. J’ai toujours su que vous étiez plus

proches que de simples amis. Quand vous avez disparu Jack, j’ai vu la réaction de Sam et

pour moi il n’y avait pas de doutes. Quand vous êtes revenu et que j’ai vu que vous étiez

encore plus proches qu’avant, je me suis inquiété mais j’ai laissé faire après tout vous

n’enfreigniez aucunes règles et j’avais pas de preuve…Mais ce n’était qu’une question de

temps, avec cette histoire de bagarre, je savais que tout aller se jouer.

Jack : Que doit on faire selon vous ?

Hammond : votre relation est interdite par le règlement de l’armée. L’un de vous devrait

démissionner

Sam : Je comprends mais ce n’est pas l’un ou l’autre, c’est nous ou rien monsieur

Hammond : Si vous me laissiez finir. Major, vous vous souvenez de ce papier que vous avez

signé concernant le tutorat puis l’adoption de Carla ?

Sam : Oui bien sur

Hammond : Vous vous souvenez aussi d’avoir changer un petit mot pour devenir sa tutrice

Sam : Oui, je ne voulais pas que Jack perde ses droits sur elle, j’ai fait la même chose pour

l’adoption, j’ai dû insister car en étant mort, il ne pouvait pas adopter

Hammond : C’est exact, je me suis renseigné, vous êtes les parents officiels de Carla et

jusque là cela n’a posé aucuns problèmes

Jack : Ses parents officiels, donc nous sommes reconnus en tant que couple ?

Hammond : C’est exact, le Président a accordé l’adoption, il ne voyait pas la moindre

objection, puisqu’il vous croyait mort.

Sam : Il peut changer d’avis

Hammond : Je ne crois pas, pas sans se discréditer, pour éviter les problèmes on a fait en

sorte que l’adoption se passe comme si Jack était en vie donc…

Jack : Donc, nous pouvons vivre ensembles, nous marier, faire des enfants, avoir un chien et

tout et tout

Hammond : Ca vous voyez avec votre fiancée Colonel mais je crois que rien ne s’y oppose

Sam : Merci Général, merci beaucoup

Hammond : Mais j’y suis pour rien si vous n’aviez pas changé ce petit mot dans les papiers

pour Carla cela serait différent

Jack : C’est génial

Hammond : Il va sans dire qu’à la Base, je veux de la discrétion

Jack : C’est mon second prénom

Hammond : Je crains le pire alors. Bien vous pouvez disposer

Sam : A vos ordres et encore merci

Jack (sérieux) : Oui merci pour tout Général

Hammond : Je vous en prie (souriant) Au fait, n’oubliez pas que vous êtes consignés et que

les visites dans les quartiers sont interdites Colonel

Jack : Quoi ? Mais c’est pas juste

Sam : Arrête de râler, viens sortons à plus tard Général



Jack se laissa entraîner vers la sortie en râlant, le Général souriait, il savait qu’il allait sans

doute encore avoir du fil à retordre avec ces deux là mais il était heureux pour eux.



Jack (boudeur): Sam, trois semaines, tu te rends comptes ?!

Sam : Oui, je sais

Jack : Comment tu fais pour rester aussi calme, déjà qu’on doit se conduire en pro toute la

journée, que je ne peux pas m’approcher trop de toi si en plus je ne peux pas venir te rendre

une petite visite dans tes quartiers

Sam : C’est pas grave

Jack : Non mais trois semaines c’est dur comme punition. Trois semaines à jouer au Colonel

et son fidèle second, c’est de la torture. Et toi ça te fait ni chaud ni froid ?

Sam : Mon Colonel, le Général a dit que les visites étaient interdites dans les quartiers moi je

connais d’autres endroits dans la Base sans caméras et ou l’on peut être tranquille

Jack (faussement choqué) : Major, oseriez vous outrepasser les consignes de discrétions ?

Sam (espiègle): Non, nous serons discrets c’est tout

Jack : Vous êtes une diablesse Major, moi qui vous prenez pour une jeune femme sage et

vertueuse

Sam (riant): Mais bien sur…



Pendant trois semaines de consignes, Sam et Jack se voyaient en cachette dans des endroits

plus ou moins saugrenue. Tout cela les amusait beaucoup et avait un côté excitant. Bien sur le

reste de la journée et pendant les missions ils étaient très professionnels comme toujours.

Dès la fin de la sanction, ils rentrèrent chez eux et Sam s’y installa vraiment, faisant venir

presque toutes ses affaires. Elle ne se sépara pas de sa maison mais la laissa pour Teal’c qui

avait reçu l’autorisation de vivre en ville.



Carla avait enfin une vie de famille normale avec l’image d’un couple heureux et s’aimant

malgré quelques petites chamailleries sans importance. Son père avait était condamné à 20

ans de prison et elle était soulagée.



Pendant que Daniel gardait Carla, durant la consigne de ses amis, il rencontra l’institutrice de

celle ci, une certaine Valérie Fontaine, une française passionnée d’histoire…Ils se

fréquentaient depuis ce temps là.



Andy le petit ami de Cassandra, rentra sans dommage au grand soulagement de la jeune fille.

Bien sur il repartirait en mission mais elle avait décidé de vivre au jour le jour à ce sujet.

Cassy continuait ses études et revenait maintenant le plus souvent possible pour le voir, ils

étaient devenus inséparables. Il avait même eu le droit a un dîner « familiale » avec SG1, ce

qui l’avait rendu nerveux mais tout c’était très bien passé, il avait été accepté facilement.



Sam et Jack avaient décidé de se marier l’année suivante, un mariage simple en petit comité.

Mark le frère de Sam allait venir, il en voulait encore un peu à sa sœur pour Peter mais après

un appel de Jack, il avait décidé de reprendre contact avec elle. Jacob ne donnait toujours pas

de nouvelles, chacun espérait qu’il serait là au mariage.

Nick et Sam se revirent moins souvent mais de temps en temps, ils discutaient plutôt par

téléphone ou par mail. Il était content que Sam soit enfin heureuse, lui-même venait de

rencontrer une infirmière celle qui l’avait soigné après que Jack l’ai frappé.

Les Eschrans allaient bientôt donner de leurs nouvelles et le SGC allait avoir un précieux

alliés.



Personne ne savait de quoi l’avenir était fait, mais une chose était sûre, ils étaient tous très

heureux à présents.



Epilogue :



Sam : Jack, tu as oublié la poubelle ! cria t’elle à son mari tandis qu’elle donnait le biberon à

leur fils

Jack (souriant) : Tu sais que je t’aime toi dit il en l’embrassant



Et en sifflotant, il sortit mettre la poubelle dehors. Oui, c’était ça leur vie. Ils vivaient un

grand bonheur.



Fin





Encore une fois c’était long, j’espère que ça vous a plu. Ca n’a rien à voir avec l’histoire que

je voulais au départ mais tant pis. Ce n’est sûrement pas ce que j’ai fait de mieux mais j’ai

pris plaisir à le faire.

Merci de me lire et laissez-moi un commentaire s’il vous plait.



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