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					Colloque: Les interrelations
 Parodonto-Orthodontiques




                Pr: Benkamouche
                   Dr:Boudjellel
                   Dr: Boudinar
                  Présenté par:
               Dr: Benlamoudi A/F
                                          PLAN
INTRODUCTION:
1. RAPPELS :
  1.1 PHYSIOLOGIE DU DESMODONTE.
   1.2 PHYSIOLOGIE DE L’OS ALVEOLAIRE.
   1.3 RAPPELS DE TYPOLOGIE PARODONTALE.
   1.4 ETIOPATHOGENIE DE LA MALADIE PARODONTALE :
   1.5 L’EQUILIBRE DENTO-FACIAL : COULOIR DENTAIRE.
2. EXIGENCE DE L’ORTHODONTIE FACE A LA PARODONTOLOGIE :
  2.1 EXAMEN CLINIQUE PREORTHDONTIQUE :
  2.2 PATIENT AYANT UN PARODONTE SAIN :
    A) Avant traitement orthodontique :
       A1) La motivation:
       A2) Les corrections chirurgicales préorthdontiques:
       A3) Ancrages implantaires en orthodontie:
     B) au cours de traitement orthodontique
       B1) Renforcement de La motivation:
       B2) Fibrotomie supracrestale:
       B3) Ajustement occlusal:
  2.3 PATIENT PRÉSENTANT UNE PARODONTOPATHIE :
        A) patient présentant une gingivite :
        B) patient présentant une parodontite :
3. EXIGENCE DE LA PARODONTOLOGIE FACE A L’ORTHODONTIE :
3. 1. HISTOPHSIOLOGIE DU DEPLACEMENT DENTAIRE :
     A) Migration dentaire physiologique remaniement osseux :
        A1) Déplacement verticale:
        A2)Migration mésiale :
     B) Déplacement dentaire provoqué :
        B1) Effet des forces orthodontiques sur le parodonte superficiel
        B2) Effet des forces orthodontiques sur le parodonte profond
3.2. REPONSES DES TISSUS PARODONTAUX AUX DIFFÉRENTS TYPES DE
   DÉPLACEMENT DENTAIRE :
    A) Cas des dents présentant un appareil d’ancrage de hauteur normale :
      A1) Dans le cas d’une ingression dentaire,
      A2) Dans le cas d’une égression,
      A3) Dans le cas d’une translation:
      A4) Dans le cas d’une version:
    B) Cas des dents présentant un appareil d’ancrage de hauteur réduite :
    C) Effets Des Forces Orthodontiques Sur Un Parodonte Malade:
    D)Systèmes Orthodontiques Et Écologie Buccale:
3.3 CHOIX DU MOMENT DU TRAITEMENT ORTHODONTIQUE :
3.4- FACTEURS DONT IL FAUT TENIR COMPTE EN THERAPEUTIQUE
   ORTHODONTIQUE :
3.5. CLASSIFICATION DES THERAPEUTIQUES ORTHODONTIQUES :
    A) L’orthodontie majeure :
    B) L’orthodontie mineure :
 3.6 ORTHODONTIE PARODONTALE :
  A) Définition :
  B) buts :
  C) Rôle du traitement orthodontique :
      C1) Rétablissement d’un alignement dentaire assurant l’Hygiène :
          Le repositionnement de la dent dans l’os :
          Suppression des proximités radiculaires :
      C2) Rétablissement d’une fonction occlusal équilibrée :
      C3) TRT orthodontique des manifestations des parodontolyses :
      C4) Rétablissement d’une fonction neuro-musculaire équilibrée.
      C5) Rétablissement des restaurations prothétiques.
  D) Procédé orthodontique utilisé au cours du traitement parodontal :
          Correction des migrations pathologiques :
          Correction des dents en malposition :
         Correction de la béance antérieur :
 3.7 - LA CONTENTION :
 3.8- PHASE DE MAINTENANCE :
 3.9- PROBLEMES PARODONTAUX ASSOCIES DU TRAITEMENT
 ORTHODONTAQUE
 3.10- PREVENTODONTIE :
CONCLUSION :
INTRODUCTION:

  Bien qu’apparemment fort lointaines l’une de l’autre la parodontologie

et l’orthodontie soient deux disciplines de l’odontologie, qui peuvent se

rendre mutuellement et quotidiennement de très grands services,

concernant à la fois le dépistage, la prévention et les traitements

impliqués par chacune de ces disciplines.

 Nous examinerons successivement les apports de la parodontologie à

l'orthodontie, puis les apports de l'orthodontie à la parodontologie,

chez l’enfant et l'adulte présentant des problèmes parodontaux.
1. RAPPELS :

1.1 PHYSIOLOGIE DU DESMODONTE

• Le desmodonte assure l’ancrage de la
dent dans l’alvéole.
• La présence des cellules indifférenciées
qui se transformeront en ostéoblastes et en
cémentoblastes ce qui permet les
remaniements osseux.
• L’innervation du desmodonte assure la
protection pour le parodonte au moyen de
mécanorécepteurs.
• Le ligament joue un rôle amortisseurs des
forces occlusales. Car il est compressible.
                                                    Représentation chématique de l’orientation
 • Lors de l’application d’une force sur          mésio-distale des différents groupes de fibres
                                                         de ligament parodontal d’une dent
 l’organe dentaire . Il reçoit les informations                   multiradiculaire :
 au niveau des mécano-récepteurs et peut          LAD : 1. 2. 3. 4. 5
                                                  F.D.G = fibres dento-gingivales.
 ainsi les transmettre à l’ensemble du            F.T.= fibres transseptales.
 système biologique, donc aux cellules
Les cellules indifférenciées du desmodonte        F.A.G.= fibres alvéolo-gingivales
 impliquées dans le remaniement.
1. RAPPELS :

1.2 PHYSIOLOGIE DE L’OS ALVEOLAIRE

    L’os alvéolaire est en perpétuel remaniement sous l’influence de l’éruption,
l’occlusion, et des traitemets orthodontiques éventuels selon la
séquence suivante:
Activation  Résorption  Inversion  Apposition  Quiescence
   Il assure aussi la fixation des fibres ligamentaires et constitue un soutien
pour le tissu gingival

. Lors du déplacement dentaire
orthodontique, les forces appliquées
provoquent une dissolution de la partie
minérale par le biais des ostéoclastes
ainsi qu’une digestion de la matrice
collagénique. Cette dégradation du
collagène fait intervenir des enzymes
protéolytiques, en particulier les
métallo-protéinases matricielles
sécrétées par les ostéoblastes.
  1.3 RAPPELS DE TYPOLOGIE PARODONTALE:
  La normalité parodontale, tant clinique qu’histologique et physiologique, est un
  facteur important qui intervient dans la réponse aux forces orthodontiques : il
  s’agit de l’épaisseur des tissus parodontaux tant superficiels que profonds. Ce
  facteur a donné naissance à des propositions de classification typologique.

POUGATCH propose de distinguer quatre types
du parodonte:
– le parodonte épais et/ou normal :

impliquant un os alvéolaire présentant une
partie osseuse trabéculaire sur la quasi-
totalité de sa hauteur, tant au niveau
interproximal que vestibulaire et lingual ou
palatin. Cet os est protégé par une gencive
de hauteur et d’épaisseur importantes.
– le parodonte fin :
l’os alvéolaire présente sur une partie importante
de sa hauteur, le plus souvent sur ses faces externes
(vestibulaire et linguale ou palatine), une corticale
fine protégée par une gencive peu épaisse et peu
haute ;




                          – la dysharmonie dento-parodontale (DDP).
                           Du fait d’une éruption dentaire ectopique (DDP localisée) ou
                          de problèmes morphogénétiques (DDP généralisée), Cette
                          situation est associée à une insuffisance généralisée de la
                          hauteur et de l’épaisseur gingivale. les procès alvéolaires
                          présentent des déhiscences osseuses primitives sur de
                          nombreuses, voire toutes les faces vestibulaires et/ou linguales
                          et palatines.
1.4 ETIOPATHOGENIE DE LA MALADIE PARODONTALE :
l’expérimentation de Lôe et Theilade démontre une corrélation entre
l’accumulation de la plaque bactérienne et l’apparition d’une gingivite chez des
sujets sains. actuellement, on considère que les parodontites sont des affections
multifactorielles dans lesquelles interviennent essentiellement.

Facteurs bactériens :
Facteurs de risques locaux :
Facteurs de risque systémiques :
Facteurs de risque génétiques :

Conséquence de la maladie parodontale :

 La poche parodontale est l’un des principaux signes clinique des
parodontolyses, la formation progressive des poches entraîne la destruction
pathologique des tissus de soutien parodontaux. Secondairement d’autres
signes peuvent apparaître tel que: mobilité, migration, malposition dentaire
1.5 L’EQUILIBRE DENTO-FACIAL (couloir dentaire):

   L’équilibre dentaire dans le sens sagittal, transversal et vertical, dans la cavité
buccale est assuré par un équilibre entre les différents groupes musculaires
antagonistes, et symétriques:
  La direction de croissance et la hauteur d’évolution sont déterminées par les deux
groupes musculaires antagonistes.
   Les dents font leur éruption dans le « canal musculaire» formé par la langue côté
interne, et les lèvres les joues côté externe où les forces antagonistes s’annulent, et
elles sont soumises aux forces des muscles orofaciaux. Les pressions sont
transmises aux ligaments qui adaptent leur activité ostéogénique.
2. EXIGENCES DE L’ORTHODONTIE FACE
        A LA PARODONTOLOGIE :
2. EXIGENCES DE L’ORTHODONTIE FACE A LA PARODONTOLOGIE :


     L'orthodontie est une discipline de la médecine-dentaire qui se consacre au

diagnostic, à la prévention, à l'interception et à la correction des malpositions des

dents et des maxillaires. L’orthodontie utilise la croissance naturelle des os pour

harmoniser la face du patient,

Un traitement parodontal pré et post orthodontique est indiqué selon:

• le cas clinique considéré,

• la nature du traitement orthodontique envisagé,

•   l’âge et l’état du parodonte.
2.1) EXAMEN CLINIQUE PRÉ-ORTHDONTIQUE :

• Examen général:
   Antécédents médicaux héréditaires et personnels.
   Aspect général et degré de maturation du patient.
   Environnement psycho-socio-culturel.
• Examen exo-buccal:
Étude générale de face et du profil,son harmonie et sa typologie

• Examen endo-buccal:
  État bucco-dentaire.          Examen parodontal
  Examen dentaire intra-arcade.
  Examen dentaire inter-arcade (occlusion).
• Examen fonctionnel.

• Examen complémentaire: photographie, moulage, radiographie.
2.2) PATIENT AYANT UN PARODONTE SAIN :

Les thérapeutiques parodontales vont confronter les traitements
orthodontiques à trois niveaux :
– En facilitant ces traitements ;
– En prévenant les complications parodontales per- et postorthodontiques
-- En corrigeant ces mêmes complications.

A) Avant Traitement Orthodontique :

 A1) La motivation:
  Un enseignement de l’hygiène et un renforcement de la motivation seront
   effectués; avant tous traitements orthodontique car la mise en place de
   l’appareillage nécessite un parodonte sain ou assaini.
 Avant la motivation




Après la motivation
A2) Les corrections chirurgicales:
  La chirurgie parodontale, par certaines de ses techniques, peut permettre
une amélioration des mouvements orthodontiques en levant certains
obstacles tissulaires mucogingivaux (fibres, hyperplasies, freins), en
agissant au niveau osseux et/ou en créant des ancrages implantaires.
•   Freinectomie:
   Une mal insertion du frein en hauteur ou en épaisseur n’interfère pas
directement dans l’étiologie des récessions gingivale, un déplacement
orthodontique inapproprié dans ce type de situation anatomique, peut
constituer ce facteur déclenchant.
  L’ablation du frein médian avant un traitement orthodontique est indiquée
lorsque celui-ci est situé en intrapapillaire, épais et le test de traction
gingivale positif (élargissement du sulcus). En présence d’un diastème
Interincisif.
NB : Il faudra en général attendre l’éruption des canines et les dents de 12
ans avant de poser l’indication chirurgicale. Certain auteurs préconisent, à
la place de la frénectomie qui risque d’entraîner une récession papillaire
interdentaire dans certains cas, d’utiliser la technique de frénotomie moins
traumatisante au niveau tissulaire.
A. Préopératoire.               B. Postopératoire (8ème mois).

          Frénectomie chez un garçon de 10 ans.
           Remarquer la tendance à la fermeture
                 spontanée du diastème.
•   Correction des hyperplasies gingivales:

       Les hyperplasies généralisées, d’origine médicamenteuse ou
    génétique se caractérisent histologiquement par une très grande
    densité collagénique. Celle-ci fait souvent obstacle, d’abord à
    l’éruption dentaire, ensuite à tout mouvement orthodontique.

      Le parodontiste est donc appelé à intervenir afin de lever cet obstacle
    tissulaire. L’intervention de choix, dans ce cas, est l’intervention à
    lambeau apicalisé avec une incision à biseau interne, plus ou moins
    décolletée en fonction de l’épaisseur gingivale. Ces hyperplasies
    présentent une tendance certaine à la récidive et des réinterventions
    sont parfois nécessaires.
    •   Correction des hyperplasies gingivales

Fibromatose gingivale généralisée entraînant un blocage presque généralisé de
l’éruption de l’ensemble des dents permanentes chez un garçon de 11 ans.




          A                            B                            C

   A. Vue préopératoire.
   B. Vue postopératoire à 14 jours, lambeaux apicalisés.
   C. Résultats postopératoires à 6 mois.
• Correction des défauts gingivaux dans les sites d’extraction :
(papillectomie)

  le remaniement gingival lent provoque la formation de plis gingivaux
interdentaires après fermeture des espaces d’extraction.

  Toutefois, ces plis subissent un remaniement lent et disparaissent dans 80 % des
cas dans un délai de 2 ans .

   Au cours du traitement orthodontique comprenant la fermetures des espaces
d’extraction on a observer des récidives et réapparition de diastème qui est due à
l’invagination gingivale suite à la migration les dents lors du mouvement de
fermeture, la chirurgie parodontale type papillectomie permet d’éviter ces récidives.
Pli gingival dans un site d’extraction de molaire.
• Traitement des dents incluses:
L’un des buts de l’orthodontie est de ménager sur l’arcade l’espace
nécessaire pour la remise en place des dents incluses. dans les bonnes
conditions parodontales.
Des interventions à lambeaux déplacés apicalement permettent l’obtention
de ces résultats.
         Avant TRT                                Après TRT
   Deux situations cliniques sont à envisager pour un traitement
chirurgico-orthodontique des inclusions dentaires :

– La dent incluse est à distance de la ligne mucogingivale:
   Dans les cas (inclusion médiane,Inclusion haute au maxillaire, basse à la
mandibule), une première étape chirurgicale n’implique que la fixation de l’ancrage et
du fil de traction par le biais d’un lambeau d’accès. Ensuite, la dent est tractée à une
deuxième situation, correspondant à une position de la pointe cuspidienne ou du bord
libre incisif à la proximité de la ligne mucogingivale ;



   Canine mandibulaire en inclusion
   médiane, à distance de la
   ligne mucogingivale d’éruption
   normale. La chirurgie de fixation
   de l’ancrage a été réalisée.
la dent incluse est à proximité de la ligne mucogingivale :

     Dans ce cas, le dégagement coronaire peut être assuré de façon permanente
par l’aménagement chirurgical des tissus.
Cette approche intègre les techniques de chirurgie mucogingivale en apportant de
la gencive au collet de la dent traitée. Cet apport gingival est assuré, en fonction
du site donneur disponible, selon plusieurs techniques :

– présence de tissu kératinisé coronairement à la dent incluse : lambeau apicalisé
simple ou avec translation latérale ;

– tissu gingival peu abondant mais papilles interdentaires proximales larges et
épaisses : lambeau bipapillaire (double papille) positionné apicalement ;

– inexistence d’un site donneur à proximité de la dent incluse : apport d’une greffe
épithélioconjonctive d’origine palatine.

Un mois après la chirurgie d’apport, la traction orthodontique peut être activée.
    Dégagement d’une dent incluse à proximité de la ligne mucogingivale :




choix du protocole mucogingival.

En orange, site de prélèvement.
A. Situation préopératoire.
B. Lambeau positionné apicalement.
C. Lambeau latéroapical.
D. Lambeau bipapillaire apicalisé.
E. Greffe gingivale (absence de site
donneur proximal ou coronaire).
            Cas clinique de dégagement de canine incluse .




A. Préopératoire.
B. Lambeau apicalisé suturé.
C. Situation postopératoire 4 mois après:
la dent évolue avec son parodonte
vestibulaire.
• Chirurgie osseuse de facilitation : corticotomie orthodontique, distraction
osseuse:
C’est une préparation osseuse dans le but de faciliter ou d’accélérer les
mouvements orthodontiques en préparant l’os alvéolaire cortical, ou cortical et
spongieux,
   Corticotomie :
   Consiste en la création, après réclinaison d’un lambeau mucopériosté, des
gorges osseuses vestibulaires et linguales à travers l’os cortical. Ces gouttières,
situées en interdentaire, débutent 1,5 mm sous la crête interdentaire et sont
reliées, 2 à 3 mm apicalement aux apex, par une gouttière horizontale. Les zones
d’extraction des prémolaires sont complètement décorticalisées. Les lambeaux
sont immédiatement resuturés et l’appareillage orthodontique activé avec des
forces relativement intenses.
Cette technique permet une réduction importante (50 %) de la durée de
l’orthodontie sans dommage au niveau parodontal.
1.Lambeau récliné.
2. gorge horizontale.
3. os alvéolaire.
4. gorge interdentaire.




         Corticotomie orthodontique. Schéma des gorges créées
                    chirurgicalement dans l’os cortical
 L’autre technique de chirurgie osseuse concerne l’os cortical et l’os spongieux. Il
s’agit de la:

distraction osseuse:
    Après section totale de la corticale osseuse, l’os spongieux est fracturé. Les
deux fragments osseux sont strictement immobilisés par des fixateurs externes,
(vis orthopédiques) ou internes ( implants), pendant 5 à 7 jours, le temps
d’obtenir un début d’organisation du caillot.
Puis, un système d’étirement posé entre les fixations est activé de 1 mm en deux
ou trois fois par jour, jusqu’à l’obtention de l’allongement souhaité. Une contention
de longue durée est ensuite réalisée jusqu’à ossification complète de
l’allongement obtenu.
                               3       3               1. Corticale
                                   4
                   1                                   2. Os spongieux
                       2
                                                       3. vis orthopédiques
                                                       4. système d’étirement

        NB: l’accroissements mandibulaires en longueur ou en largeur
        allant jusqu’à 20 mm, et au maxillaire allant jusqu’à 40 mm
 A3) Ancrages implantaires en orthodontie:

   L’implant ostéo-intégré n’ayant pas de desmodonte est comparable à une dent

ankylosée, et ne peut être déplacé par l’application d’une force orthodontique. Il

peut donc être considéré comme un mode d’ancrage orthodontique idéal puisque

ne peut pas subir des déplacements secondaires.
                Ancrages implantaires en orthodontie:




Deux vis sont placées côte à
côte entre les                        Radiographie de contrôle en cours de
                                           Fin de traitement,
racines, avec un fil-ressort          traitement.
pour tracter la
13 incluse.
B) Au Cours De Traitement Orthodontique:

B1) Renforcement de la motivation:

 Un enseignement de l’hygiène et un renforcement de la motivation seront

effectués; car la mise en place des divers appareillages entraîne toujours

une augmentation des risques d’inflammation.
L’entretien de l’appareillage orthodontique
L’entretien de l’appareillage orthodontique
L’entretien de l’appareillage orthodontique
  B2) Fibrotomie supracrestale:
     La section chirurgicale des fibres entourant la dent ayant subi une
  rotation orthodontique, par une incision intrasulculaire circonférentielle,
  atteignant la crête osseuse, diminue le risque de récidive
  cette fibrotomie est indiquée chaque fois que les fibres supracrestales ont
  été largement déplacées.



Fibrotomie supracrestale
Trace des incisions en
A: coupe axiale.
B: vue occlusale.
1. Incision vestibulaire ;
2. Incision palatine ou linguale ;
3.fibres collagéniques étirées (en bleu).


                        Fibrotomie supracrestale :
                               Vue clinique
Indications:

• La FCS est principalement effectuée 2 à 3 mois après correction complète
d'une rotation ou d'un encombrement dentaire, ce qui correspond au temps
nécessaire pour obtenir une nouvelle orientation des fibres desmodontales. La
contention est ensuite maintenue durant 3 à 4 semaines.

• Lors des déplacements vestibulaires des dents antérieurs notamment à la
mandibule.

• Après correction des chevauchements incisivo-canins.

• Après mise en place de dents incluses et correction des transpositions.

• Enfin de l'éruption provoquée, de racines partiellement délabrées ou
fracturées dans le but d'effectuer une reconstruction prothétique. Elle permet
d'éviter l'égression du parodonte en même temps que la dent.
B3) Ajustement occlusal:

   Il faudra contrôler l’équilibre occlusal au cours du traitement orthodontique,

car les mouvements orthodontiques provoquent l’apparition des trauma-occlusaux

qu’il faudra les éliminer tout au long du traitement.

  Une fois le traitement orthodontique actif est terminer un meulage sélectif permet

de parfaire les résultas obtenues.
2.3) PATIENT PRÉSENTANT UNE PARODONTOPATHIE :

A) Patient Présentant Une Gingivite :
La gingivite étant une atteinte réversible, on va s’efforcer dans un premier
temps de traiter celle-ci afin d’obtenir un tissu gingival sain et un traitement
orthodontique pourra alors être effectue sans délai.
En cas de gingivite persistante l’avis d’un médecin spécialisé devra
précéder la mise en œuvre du traitement orthodontique afin d’écarter une
localisation parodontale de certaines affection générales.

 B) Patient Présentant Une Parodontite :
Il est impératif d’assainir les poches parodontales avant d’effectuer le
traitement orthodontique.
Après phase initiale on assurera le curetage des divers foyers
inflammatoires ainsi qu’un polissage radiculaire.
 C’est après cicatrisation des sites opérés et réévaluation parodontale, que
le traitement orthodontique pourra être effectué.
 Néanmoins dans certains cas d’encombrement dentaire sévères, le
traitement orthodontique pourra être réalisé après suppression de
l’inflammation, mais avant la thérapeutique chirurgicale.
3.EXIGENCE DE LA PARODONTOLOGIE
      FACE A L’ORTHODONTIE :
3. EXIGENCE DE LA PARODONTOLOGIE FACE A L’ORTHODONTIE :



   Le traitement orthodontique peut aider la parodontologie avec deux manières :

D’une manière directe par action directe sur le parodonte superficiel et profond.

D’une manière indirecte ou préventive en empêchant installation et l’aggravation

de la maladie parodontale.
  3.1 HISTOPHSIOLOGIE DU DEPLACEMENT DENTAIRE :
  Le renouvellement continue de l’os alvéolaire rend possible le déplacement
spontané des dents et explique le fait que l’on peut obtenir un déplacement
dentaire chez l’adulte.
  A) Migration Dentaire Physiologique « Remaniement Osseux »:
      Le remaniement physiologique de l’os alvéolaire se traduit par une
migration physiologique des dents, cette migration est un processus continu
pendant toute la vie rythmique et se ralentissant avec le vieillissement.
 A2) Migration mésiale :
     A1)Déplacement vertical:
      Les dents (zone mouvements éruptif et
 Face mésialeont desde résorption)
      a:
 Onpost éruptif, permettant à la dent d’atteindre
     son plan d’occlusion avec des
  des foyes de résorptionet s’adapter à la
 ostéoclastes, des maxillaires.
     croissance
     ce d’inversion,
 foyes déplacement se fait avec:
     • d’apposition sont comblés au
 foyes Une apposition cémentaire par niveau
 l’ostéoide. et sur les fourches radiculaires et
     apicale
     • distale (zone d’apposition) :
 FaceApposition osseuse sur les crêtes
 Apposition du tissu osseux fasciculé
     alvéolaires.
 (nouveau os).
                                                    M          D
B) Déplacement Dentaire Provoqué :

   L’application d’une force sur une dent
entraîne par réaction hydraulique un
déplacement dentaire, ce déplacement
entraîne un rétrécissement et une pression,
du côté du déplacement et un
élargissement et une tension, du côté
opposé.
- Du côté de pression :

activité osteoclastique

- Du côté de tension :

activité ostéoblastique.
Réactions histologiques du côté pression:

   La résorption osseuse est modulée par l’intensité de la force appliquée. Si la
force est légère, continue, répartie uniformément sur la surface radiculaire, la
résorption osseuse est directe.
   Dans le cas de forces lourdes, produisant un écrasement important du
ligament alvéolodentaire, on constate un ralentissement très important de la
vascularisation dans la zone de compression et l’apparition du phénomène de
hyalinisation.

   Dans un premier temps, aucun déplacement dentaire n’est observé, la dent
est bloquée dans son alvéole, puis un déplacement brutal est constaté: le
phénomène de résorption osseuse s’accomplit à partir des espaces médullaires
intra-osseux et l’os alvéolaire est détruit par l’intérieur, ce qui provoque
l’effondrement de la table osseuse desmodontale et le déplacement brutal de la
dent.

  L’analyse expérimentale des effets des forces selon leur intensité, leur rythme
d’application indique que les forces légères sont préférables pour assurer un
déplacement dentaire idéal.
Réactions histologiques du côté tension:

   De ce côté se produit une apposition osseuse. Les fibres desmodontales sont
étirées, produisant un élargissement du ligament; les vaisseaux sont largement
ouverts, les fibres ligamentaires et les cellules sont allongées dans le sens de la
traction. En bordure osseuse, l’os fasciculé montre des ostéoblastes actifs et
une apposition de tissu ostéoïde. En outre, l’activité mitotique des fibroblastes
est augmentée dans la zone de tension.

  Ce tissu ostéoïde de transition sert de matrice organique sur laquelle se
déposera ultérieurement la substance minérale osseuse
 Cette apposition assure le maintien de la largeur desmodontale malgré le
déplacement provoqué. En quelque sorte, la dent se déplace avec son alvéole.
B1) Effets des forces orthodontiques sur le parodonte superficiel
Si classiquement on estime que les forces occlusales n’ont aucun effet sur le
parodonte superficiel. en ce qui concerne les forces orthodontiques, plusieurs
points sont à souligner au niveau des tissus gingivaux :

– la position de la ligne mucogingivale demeure constante tout au long de la
vie après achèvement de la croissance


  Un mouvement de version vers la ligne mucogingivale va comprimer la
 gencive et diminuer la hauteur gingivale, et un mouvement inverse va étirer la
 gencive et augmenter sa hauteur.

  L’absence totale de gencive au collet d’une dent ne sera pas compensée
 par un mouvement orthodontique ;

  Yamaguchi et col; ont par ailleurs démontré une diminution du flux sanguin
 gingival sous l’effet des forces orthodontiques, sans toutefois en déduire de
 conséquences cliniques.
B2) Effets des forces orthodontiques sur le parodonte profond:

Depuis les travaux de Schwarz et surtout de Reitan
L’effet des forces orthodontiques sur le parodonte profond, est largement connu. De
façon schématique, on peut distinguer cet effet en fonction :
– de l’intensité de la force (légère ou lourde) ;
– de la direction de la force par rapport à la paroi alvéolaire ou lame cribriforme (force
de pression ou force de tension).

 En ce qui concerne les forces de pression, leur effet varie selon l’importance de la
compression des capillaires sanguins et lymphatiques desmodontaux, ainsi que de la
flexion osseuse secondaire. Lorsque la compression vasculaire n’entraîne pas d’arrêt
circulatoire, on parle de force légère.

Lorsqu’il y a ischémie sur une zone du desmodonte, on parle de force lourde ou
intense.
    PROFITT, en 1993, synthétise la chronologie des effets de ces forces de
    pression :
•   Dans les 2 à 3 secondes qui suivent l’application d’une force légère, la
    substance fondamentale du desmodonte, incompressible, va transmettre
    la pression à l’os alvéolaire. et la dent migre vers la lame cribriforme.

•   Au bout de 3 à 5 secondes, les capillaires sanguins sont partiellement
    comprimés du côté de la pression et se dilatent du côté de la tension. Les
    fibres desmodontales et les cellules se déforment dans les deux zones.

•   Dans les minutes suivantes, la circulation sanguine est ralentie et l’apport
    tissulaire en oxygène est modifié.

•   Au bout de quelques heures, le métabolisme tissulaire est modifié, et des
    différenciations cellulaires débutent dans le desmodonte.

•   Toutefois, il faut attendre jusqu’à 2 jours pour que les ostéoclastes
    apparaissent au niveau de la lame cribriforme de la zone de pression.
    Parallèlement, mais avec un certain délai, les ostéoblastes vont apposer
    de l’os au côté de pression, ainsi que dans les zones de tension. Le
    déplacement orthodontique commence donc dans un délai de 2 jours
    après application d’une force légère.
  En cas de 3 à 5 jours, la résorption osseuse débute en périphérie
 Au boutd’application d’une force lourde, nettement supérieure à
  la pression capillaire, le déplacement dentaire immédiat
et dans les espaces trabéculaires ou sous-périostés, selon va
  entraîner osseuse adjacente à la entraînant la mort et la
l’épaisseur un collapsus capillaire. zone nécrosée.
  disparition des diverses cellules présentes dans la zone
  comprimée, arrêtant tout remaniement tissulaire à ce niveau.
       Ce n’est qu’après 1 à 2 semaines que l’ostéoclasie de la
lame cribriforme, comprimée, permet le déplacement dentaire.

     Dans les zones de tension, les phénomènes d’apposition
osseuse se produisent de façon lente et moins régulière
  De point de vue parodontal, l’utilisation des forces légères, sauf
cas particulier, sera préférée comme permettant une meilleure
adaptation des structures parodontales profondes et minimisant la
création de facteurs anatomiques de risque (récession, déhiscences
osseuses).
    3.2 RÉPONSE DES TISSUS AUX DIFFÉRENTS TYPES DE DÉPLACEMENT
    DENTAIRE :
    A) Cas Des Dents Présentant Un Appareil D’ancrage De Hauteur Normale:
  A1) Dans le cas d’une translation:(déplacement dentaire radiculaire
A3) Dans le cas d’une ingression dentaire, selon l’anatomie en masse).(racine
  conique pression sur toute une face de une force de pression l’autre.
  il y a uneou cylindroconique), nous avon, la racine et tension sur dans la totalité ou
  la partie apicale, et au niveau de la furcation ce qui entraîne des phénomènes
A4) Dans le cas d’une version:
  prédominants d’ostéolyse.
 nous avons, autour de l’hypomochlion, pression cervicale du côté de la force et
  A2) Dans l’autre. Les égression, nous tension sont symétriquement opposés.
apicale de le cas d’une phénomènes de avons des forces de tension dans tout le
C’est le type de déplacement qui présente le plus de récidive après traitement, trois
  desmodonte, entraînant des phénomènes d’apposition osseuse et d’extension
éléments apparaissent essentiels : la forme de racine en section, le nombre de
  gingivale.
racine de la dent, l’axe rotation autour duquel se fait le mouvement.


   Forces orthodontiques.
   Zones de pression en rouge.
   Zones de tension en vert.
   A. Ingression.
   B. Égression.
   C. Translation.
   D. Version ; H : hypomochlion.
B) Cas Des Dents Présentant Un Appareil D’ancrage De Hauteur Réduite :

       Il est compréhensible que a traitement orthodontique chez
      Une équipe des chercheurs le étudié, la réponse du parodonte
   réduit aux forces orthodontiques. Il en ressort que les dents
    l’adulte n’occupe qu’une place secondaire dans le traitement
    global être maladie parodontale. Beaucoup d’expérimentation
   peuventde la déplacées sans effet iatrogène dans un parodonte
    clinique ont permis de des forces légères. Ce qui signifie que
   réduit, mais sain, avec déduire clairement qu’un parodonte sain
    de hauteur réduite est capable parodontolyses pourront être
   les malpositions associées aux de s’adapter aux stimulations de
    nature thérapeutique (mouvement esthétique, après guérison
   traitées, dans un but fonctionnel etorthodontique) de la même
   parodontale. parodonte de hauteur normale.
    façon qu’un
    Il faut noter d’ailleurs que dans certains cas, le traitement
   parodontal peut à lui seul entraîner une correction spontanée de
   certaines migrations dentaires.


             Radiographie:
    Orthodontie sur parodonte réduit.
C) Effets Des Forces Orthodontiques Sur Un Parodonte Malade:

  L’expérience clinique montre, la coexistence relativement fréquente des
phénomènes pathologiques parodontaux, et les thérapeutiques orthodontiques.

   Il s’agit le plus souvent de gingivopathies, mais dans certains cas, de
parodontites. Ceci conduit à rechercher un rôle étiologique éventuel de
l’orthodontie dans ces manifestations pathologiques.

Un certain nombre d’études montrent:
 En présence de la plaque bactérienne, un traitement orthodontique est
susceptible de transformer une gingivite en parodontite, et/ou d’aggraver une
parodontite préexistante, ceci étant fonction:

 De la typologie parodontale (parodonte fin ou DDP)
 Du type d’ancrage (rétention bactérienne),
 Du type de force utilisée.
 Du sens du mouvement orthodontique (l’ingression et la version étant plus
pathogènes que l’égression).
D)Systèmes Orthodontiques Et Écologie Buccale:

  L’insertion d’appareillages orthodontiques dans la cavité buccale entraîne, des
zones de rétention bactérienne supplémentaires. C’est ainsi qu’il a été démontré
qu’un appareillage amovible augmente le nombre des agents mycotiques
(Candida albicans).

   L’accroissement des bactéries sulculaires anaérobies tel que l’Actinobacillus
actinomycetemcomitans a été constaté.chez des adolescents traités
orthodontiquement comparés à un groupe témoin, à indice de plaque égal.

  Les systèmes orthodontiques constituent donc bien un facteur de risque
supplémentaire au niveau parodontal.
Ce risque, lié à l’augmentation des micro-organismes, pourrait être exacerbé
par la cytotoxicité de certains alliages utilisés pour les appareillages
orthodontiques.
3.3 CHOIX DU MOMENT DU TRT ORTHODONTIQUE :
  Pour que le déplacement dentaire se réalise dans des conditions physiologiques
optimales, il faut qu’il puisse s’effectuer dans un environnement aussi sain que
possible; c’est à dire dans un tissu exempté d’inflammation. (après la phase de
préparation initiale).
    Tout traitement orthodontique chez l'adulte doit être entrepris après une mise
au point parodontale car un traitement orthodontique réalisé sur un terrain
parodontal non «réassaini», en phase active de la maladie parodontale, va
entraîner une explosion de la destruction parodontale.
  •  Diagnostic parodontal
  •  Traitement parodontal étiologique visant à contrôler
    l'inflammation
      – Le contrôle de plaque
      – La thérapeutique initiale.
  • Réévaluation                          • La phase chirurgicale.
  • Traitement orthodontique.             • Traitement orthodontique
  • Équilibration occlusale finale        • Équilibration occlusale finale
  •   La contention                          •   La contention
  •   La maintenance                         •   La maintenance
  3.4- FACTEURS DONT IL FAUT TENIR COMPTE EN THERAPEUTIQUE
  ORTHODONTIQUE :
• Vu la fragilité et la vulnérabilité ; éviter les traumatismes et préserver l’attache
épithéliale.
il convient de bien préciser les conditions mécaniques de fonctionnement afin
d’équilibrer les forces fonctionnelles et thérapeutiques.

• Il faut annuler ou réduire les influences dues à des maladies générales ou à des
thérapeutiques générales à retentissement gingival.

• Il faut annuler ou réduire les influences traumatisantes indirectes dues aux
forces occlusales

• Il faut éviter les traumatises directs du rebord marginal du parodonte.

• Améliorer la mauvaise architecture dento-gingivale

• Éviter les faux équilibres même transitoires dans l’appareil stomatognathique

• Solliciter les mouvements dentaires par la correction orthodontique sans risque
de déclencher des processus de destruction irréversibles.
3.5- CLASSIFICATION DES THÉRAPEUTIQUES ORTHODONTIQUES :
On distingue deux sortes de thérapeutiques orthodontiques.

A) L’orthodontie Mineure:
   Elle s’applique à des malpositions souvent consécutives à la maladie
parodontale, et qui peuvent être traitées par l’omnipraticien. Il s’agit de
mouvements limités, en mettant en cause la morphologie générale des
arcades.
Cette correction mineure met en œuvre des techniques simples.
L’omnipraticien devrait se limiter à la correction des versions vestibulaires des
incisives, et resserrement des diastèmes due à l’édentation adjacente.
B) L’orthodontie Majeure :
    Elle s’applique aux cas difficiles intéressant l’ensemble des deux arcades.
Dans ces cas de mal occlusion primitive grave,Les dents se trouvent être
déplacées par rapport aux bases osseuses et s’accompagne souvent de
troubles fonctionnels, cette thérapeutique complexe doit être confiée aux
spécialistes en ODF qualifiés.
 C) Les systèmes orthodontiques:
    Les systèmes amovibles :
Ils sont indiqués pour des modifications mineures tels le redressement d’un
axe dentaire ou un léger chevauchement. Ils se présentent sous la forme de
gouttières en résine transparente qui épousent la forme des dents et du
palais et vont pousser les dents dans leur position idéale d’alignement.
Les systèmes fixes ou systèmes multiattaches :

Ils sont indiqués en cas de mal occlusion grave chez les adultes; tels que
un chevauchement important. Ils se présentent sous forme des attaches
collées aux dents.
 3.6- ORTHODONTIE PARODONTALE :

 A) Définition:
B) Buts :

    L’orthodontie
Fonctionnels : parodontale se pratique sur le parodonte affaiblie;
• Restituer une capacité fonctionnelle correcte de la denture
     Elle requiert des méthodes rapides et des déplacements limités, suivi d’une
• Rétablir une architecture gingivale
• Redistribuer les forces occlusales selon les fixe. Une orthodontie speciale
     immobilisation immédiate par contention directions compatibles avec la
     permet de répondre à des besoins plus harmonieusement possible sur
résistance du support et à les répartir le d’amélioration de l’architecture gingivo-
     dentaire la denture.
l’ensemble dedans des zones d’encombrement dentaire difficile à nettoyer.

  le traitement
Esthétique : devra donc être conduit en respectant les principes qui tiennent
   Rétablir l’esthétique au niveau antérieur, car les migrations dentaires posent un
       compte de ces conditions locales particulières.
problème esthétique mal accepté par les patients.
  - L’intensité de la force orthodontique
Prothétique :
       Mode d’action des forces orthodontique,
  - Le remplacement des dents extraites depuis longtemps est souvent rendu
délicat par l’inclinaison des piliers d’ancrage, la réalisation de la prothèse sera
facilitée par le redressement de l’axe des dents sans pour autant mutiler
excessivement les dents piliers.
C) Rôle Du Traitement Orthodontique :

    Le traitement orthodontique peut aider la parodontologie de deux manières :
D’une manière directe par action directe sur le parodonte superficiel et profond
D’une manière indirecte ou préventive en empêchant installation et
l’aggravation de la maladie parodontale.

C1) Rétablissement d’un alignement dentaire assurant l’Hygiène :
     • Le repositionnement de la dent dans l’os :
     • Suppression des proximités radiculaires :

C2) Rétablissement d’une fonction occlusal équilibrée :

C3) TRT orthodontique des manifestations des parodontolyses :

C4) Rétablissement d’une fonction neuro-musculaire équilibrée.

C5) Rétablissement des restaurations prothétiques.
C1) Rétablissement d’un alignement dentaire assurant l’Hygiène :
   La correction des encombrements incisifs primitifs ou récidivés, permet une
amélioration des conditions d’hygiène, et une meilleure maîtrise de
l’inflammation.

Le repositionnement de la dent dans l’os :
 Il faut que la dent et l’os alvéolaire qui l’entoure soient situés dans la zone
d’équilibre entre les Muscles jugaux et labiaux et linguaux afin d’éviter les
pressions trop intenses. (prévention des récessions gingivales).

Suppression des proximités radiculaires :
   Pendant longtemps, il a été considéré qu’un parodonte interproximal étroit
(septum osseux) était plus susceptible de parodontolyse qu’un parodonte large.
Cette conception, due essentiellement aux difficultés thérapeutiques dans les
cas de proximité radiculaire, est battue en brèche par les études récentes qui
démontrent que plus les septa osseux sont larges, plus l’atteinte parodontale
est sévère. Cette constatation sera pondérée en fonction de la susceptibilité
individuelle aux parodontolyses et un remaniement préventif des
encombrements, donc des proximités radiculaires dans certains cas, sont
préférées.
Cas clinique de suppression d’une proximités radiculaires




Avant traitement                        Après traitement
        Cas clinique de suppression d’une proximités radiculaires




Avant traitement




Au cours de
traitement
C2) Traitement orthodontique des manifestations des parodontolyses:


• Correction des migrations et malpositions secondaires aux parodontites:

   Les parodontites sévères se traduisent souvent par des migrations dentaires:

-Vestibuloversions et diastèmes secondaires dans le secteur maxillaire antérieur.

-Égression incisive mandibulaire.

- Des mésio- ou distoversions entraînant souvent une perte de calage molaire. En
cas de pertes dentaires dans les secteurs postérieurs;

   Ces conséquences des affections parodontales seront corrigées
orthodontiquement après maîtrise de l’infection et feront partie d’une planification
thérapeutique globale
•Traitement orthodontique de lésions parodontales:

  Un certain nombre de lésions parodontales peut être corrigé par l’application de
forces orthodontiques légères entraînant les structures parodontales avec la dent
déplacée. Les forces de tension déclenchent des phénomènes d’apposition
osseuse et un allongement de la hauteur gingivale à partir de la ligne
mucogingivale.
Ces phénomènes permettent donc un traitement orthodontique des lésions ou de
situations cliniques particulières :

   - corrections de lésions infraosseuses non traitables chirurgicalement.
   - correction de récessions gingivales localisées : par égression.
    - récupération de dents fracturées ou cariées sous-gingivales.
    - création de sites implantables.
    - traitement des furcations.
    - diminution de l’alvéolyse horizontale par ingression orthodontique.
corrections de lésions infraosseuses non traitables chirurgicalement
      (hémisepta, lésions à un mur osseux) par égression lente.




          Correction d’un hémiseptum osseux par égression
               orthodontique lente sur dent dépulpée.
correction de récessions gingivales localisées : par égression.




Correction d’une récession gingivale localisée par égression lente
En gris, structure dentaire fortement cariée s’opposant aux greffes de
recouvrement.
– récupération de dents fracturées ou cariées sous-gingivales :
l’égression lente entraînant le parodonte avec sa dent, une chirurgie
correctrice gingivale et osseuse sera le plus souvent nécessaire afin de
réaligner les tissus égressés avec les structures proximales




   Égression lente de la dent n° 22 fracturée.
   Le parodonte a suivi la racine. Une chirurgie de réalignement tissulaire
   par soustraction est nécessaire par rapport aux dents proximales.
Vue clinique d’une égression dentaire
                                       Vue clinique d’une égressions dentaire
                                                     esthétique




Les différents artifices d’égression
               Cas clinique d’égression d’une PM inférieur




    Vue
 clinique




    Vue
radiologique
    Cas clinique d’égression de la 21:




                                         2
1




             3
Cas clinique d’égression de la 21:




4




                                     5
– création de sites implantables :
Dans les zones présentant une parodontolyse sévère. L’égression
orthodontique lente des dents concernées; permet une augmentation
osseuse et gingivale




  Création de site implantable par égression orthodontique lente. L’os
  alvéolaire et la gencive suivant la traction orthodontique de la dent à
  extraire, un site implantable est ainsi reformé.
  La différence entre une égression lente et rapide:
L'égression orthodontique est une technique conservatrice élégante peu
utilisée malgré ses nombreuses indications en pratique courante et ses
principes à la portée de l'omnipraticien.

l'égression orthodontique rapide: permet un allongement de la couronne
clinique, tout en préservant un contour gingivo-osseux harmonieux.(la dent se
déplace seule sans déplacement osseux).

 L'égression orthodontique lente: permet le nivellement de certaines poches
infra-osseuses ou l'extraction orthodontique d'un pilier condamné, en
préservant un maximum de parodonte au niveau de la future crête prothétique
ou du futur site implantaire.(déplacement de la dent avec son parodonte)
           Protocole de l’égressions:

   La traction se fait en 4 à 6 semaines en fonction de l'importance de l'égression à
réaliser.
  Après un temps de latence de quelques jours (période de hyalinisation),
l'égression se produit au rythme de 1 mm par semaine.
ensuite, la dent se met brusquement en mouvement. Les contrôles (réactivation
éventuelle du système) se font environ tous les 15 jours.

   Après égression orthodontique et avant d'entreprendre la reconstitution dentaire,
il est nécessaire de respecter environ quatre à six semaines de «contention» afin
d'éviter une réingression partielle de la dent («récidive»).

Ce temps correspond à la période de cicatrisation et de maturation de la gencive
après remodelage gingivo-osseux. Cette contention se fait en remplaçant
l'élastique par une simple ligature métallique.
Avantages:
• En cas de lésion dentaire proximale, l'égression préserve la papille et le
   septum osseux interdentaire,
• En cas de lésion dentaire palatine, l'égression évite le défaut gingival en
   marche d'escalier, occasionné par la chirurgie seule.
• En cas de lésion dentaire vestibulaire, l'égression supprime le déficit
   esthétique
Inconvénients :
1. L'appareillage pose parfois un problème esthétique au niveau antérieur

2. La durée du traitement : 4 à 6 semaines d'activation et 4 à 6 semaines
    de contention,

3. Une chirurgie parodontale mineure est fréquemment nécessaire après
    l'égression pour harmoniser le contour gingivo-osseux.
Traitement des furcations :

   les furcations de classe III mandibulaires peuvent être traitées par
hémisection, afin de transformer les deux racines d’une molaire en
équivalent de prémolaires. Toutefois, l’embrasure interradiculaire ne
permet pas toujours une morphologie prothétique optimale et un
minidéplacement orthodontique permet d’améliorer la situation.




                                            Traitement avec hémisection
Diminution de l’alvéolyse horizontale par ingression orthodontique.
Consiste a une ingression des dents dans l’os alvéolaire lysé, afin d’accroître
le support radiculaire et de diminuer ainsi les poches supraosseuses. Il est
indispensable d’utiliser des forces très légères pour minimiser le risque de
rhizalyses.




Application de l’ingression orthodontiqueau traitement des poches
supraosseuses
Cette technique, applicable surtout en cas de supraclusion, présente un risque
important de rhizalyse.
C3) Rétablissement d’une fonction occlusale équilibrée :
   Lorsque le trauma occlusal est associe à une inflammation, il accélèré
l’évolution de la poche, dans ce cas:
 L’orthodontie joue un rôle très important dans la suppression des facteurs
étiologiques, (elle a également sa place dans le traitement des lésions
marginales de la gencive dans les cas de supraclusion trop profonde).

C4) Rétablissement d’une fonction neuro musculaire équilibrée :
  Les hypotonies linguales ou labiales ainsi que les hypertonies provoquent des
déplacements dentaires et jouent le même rôle indirect que les surcharges
occlusales. L’orthodontie doit prévenir ou guérir ces problèmes chez l’adulte.

C5) Rétablissement des restaurations prothétiques :
  L’orthodontie a un rôle à jouer, en facilitant la réalisation de prothèse moins
iatrogène. Le redressement de piliers de bridges permet une reconstruction
prothétique.
         Le redressement orthodontique d’une molaire inférieure




                         Vue
                      clinique




    Vue
radiologique
        Le redressement orthodontique d’une molaire inférieure




    Vues
radiologique




                   Avant traitement             Au cours du traitement




                        Après traitement
D) Procédés Orthodontiques Utilisés Au Cours Du Traitement Parodontal :
   Les procédés orthodontiques destinés à restaurer des rapports fonctionnels
satisfaisants sont souvent nécessaires au cours du traitement parodontal.
L’opportunité d’une correction orthodontique dépend des facteurs suivants :
 - sévérité du problème occlusal.
 - le niveau de l’os résiduel
  - possibilité d’une aggravation de l’état parodontal et occlusal.
D1) Plaque de HAWLEY :
   Appareil amovible avec appuis muqueux et arc vestibulaire indiqué pour
surélevé l’occlusion plus souvent utilisé pour le maxillaire supérieur.
   L’appareil doit recouvrir les couronnes sur 1/3 de leur hauteur pour
corriger la migration pathologie des dents maxillaire antérieure on utilise
un arc vestibulaire métallique ou des élastiques que l’on rattache à des
crochets inclus dans de la résine acrylique au niveau de la face distale de
chaque canine.
D2) Correction des Migration d’une dent isolée :

   Résulte le plus souvent d’un trauma occlusal, deux cas sont envisagés :

• Sans surélevation l’occlusion (en utilise les ligatures en grassline).

  Le mouvement dentaire est effectué grâce à la contraction de la ligature.
En général quatre ou cinq applications de grassleine à 8 jours d’intervalle
suffisent pour réaligner le bloc incisif.

• Avec surélévation de l’occlusion. Il est préférable d’utiliser dans ce cas une
plaque de Hawley qui permet de recouvrir les molaires par deux plans de
surélévation libérant l’occlusion au niveau de la dent à déplacer.
Correction des Migration d’une dent isolée :




        Ligatures en grassline
D3) Vestibulo-version du bloc incisif :
     On peut utiliser :
-le grasseline :
-- la plaque de Hawley
- ligature en échelle dont le chef interne est éloigné de la face linguale des
dents en vestibulo-version, avec le serrage des échelons on ramène les
dents en normo position.

D4) Réalignement incisif :
Il est possible d’extraire une dent pour corriger un chevauchement à
condition que cela laisse un espace suffisant pour un réalignement correct
des dents restantes.
Lorsque c’est possible, il vaut mieux éviter l’extraction dentaire en meulant
judicieusement les faces proximales en enlèvera au maximum 0,25 mm
sur chaque face proximale. En suite on utilise le grasseline pour exercer
le mouvement orthodontique.
D5) Relation croisée :
 le traitement ce fait avec élastique transversal rattache un crochet posé
sur la face vestibulaire de la dent en version vestibulaire et sur la face
linguale de la dent antagoniste permet la restauration de l’alignement
correct l’occlusion.


D6) correction de la béance antérieur :

La béance antérieure peut nuire la santé parodontale par une:
 - gingivite chronique,
 - atrophie de l’os alvéolaire des dents antérieurs.
- trauma du parodonte des dents postérieur.

Les béances antérieurs légères peuvent être réduite par un meulage
judicieux des dents postérieurs sinon recours à un TRT orthodontique.
3.7 LA CONTENTION :

Après la réalisation du TRT orthodontique la contention va permettre au
   parodonte de se reconstituer.
La période de contention comprend classiquement deux phases :

A) une phase passive :
     qui comprend l’adaptation des tissus parodontaux (surtout le collagène) à
   leur nouvel environnement.

B) une phase active :
       constituer essentiellement par l’équilibration occlusale qui va réaliser
   l’intégration fonctionnelle des dents précédemment déplacées. La meilleur
   période pour la réalisé se situe 03 à 04 mois après le début de contention
   chez l’enfant.
La période de contention:

    D’après des observations réalisées chez des enfants soumis à un
traitement orthodontique, les fibres de Sharpey de l’os fasciculé nouvellement
formé, ainsi que les fibres principales du desmodonte, se réarrangeaient après
une période de contention de plusieurs mois. D’un autre côté, les fibres supra-
alvéolaires et transeptales ne se modifient que très lentement.

   Chez l’adulte, la période de contention est généralement longue en raison
de l’aptitude réduite des tissus parodontaux à réagir aux stimuli mécaniques
  REITAN a montré que la plupart des récidives postorthodontiques
apparaissaient au cours des 5 premières heures qui suivaient le retrait de
l’appareil de contention.

   Certains auteurs recommandant une contention permanente chez les
patients atteints de parodontite et traités orthodontiquement dans le but d’éviter
les récidives fréquente chez l’adulte surtout si les tissus de soutien ont été
affaiblis par la maladie.
  La contention peut être réalisée à l’aide de dispositifs fixes ou amovibles.
         Différents types de systèmes de contention
  Contention Amovible.




                                                   (B)
           (A)

          Différents types de systèmes de contention amovible.
 (A) Plaque de Hawley
(B) L’arc vestibulaire métallique est remplacé par un élastique (dans ce
cas un élastique doux 3/8”) pour des raisons esthétiques
Différents types de système de contention temporaire ou semi permanente.




      (A)                                              (B)




                                                 (C)


   (A) contention avec élastique vestibulaire.
    (B) Arc lingual collé.
    (C) collage interproximal.
  Contention fixe permanente:


Vue clinique et radiologique:(la fin du traitement orthodontique):
        Préparation de l’attelle au labo et ajustage en bouche:




1                                         2




    3
                                           4
    Collage de l’attelle et finition:




5                                       6




               7
Vue vestibulaire et linguale de la contention fixe:




      8




       9
3.8 PHASE DE MAINTENANCE :

  La maintenance parodontale à vie est une condition primordiale pour le
maintien des résultats obtenue, elle permet une remotivation du patient,
surveillance parodontale le contrôle permanent de l’occlusion avec si
nécessaire des ajustements occlusaux.

   Elle doit être effectué par un détartrage minutieux à intervalle rapproches
(trimestriel) avec éventuellement utiliser d’antiseptiques locaux par irrigation.
3.9 PROBLÈMES PARODONTAUX ASSOCIES DU TRAITEMENT
ORTHODONTIQUE:

A) Rétention de plaque dentaire :
   Les appareils orthdontiques ont tendance à retenir la plaque et les débris
alimentaires irritant qui provoquent l’inflammation gingivale.
   Les patients doivent apprendre la méthode correcte d’hygiène buccale et
l’état du parodonte doit elles régulièrement contrôlé. L’irrigation par l’eau sous
pression est très utile pour faciliter l’HB des patients.

B) Irritation due aux bagues orthodontiques :
   Le TRT orthodontique commence souvent au stade de l’éruption des dents,
lorsque l’attache épithéliale est encore située sur l’émail, si les bandes
s’étendent dans les tissus gingivaux sous cette attache. La gencive se décolle
qui entraîne l’apparition des récessions gingivales.
C) Lésions tissulaires dus aux forces orhodontiques :
   Une force excessive peut provoquer la Nécrose du ligament parodontal et de
l’os alvéolaire adjacent que se cicatrise généralement bien,
toute fois la destruction du ligament parodontal au niveau de la crête de l’os
alvéolaire, peut entraîner une lésion irréparable. Si les fibres parodontales
situées sous l’attache EP sont détruites par les forces excessives, et si L’EP est
stimulé par les irritants locaux, qui empêchera les fibres parodontales de
réinclure au cours de la cicatrisation.

D) Abcès parodontal :
Le déplacement orthodontique d’une dent présentant une poche paroddontal, si
le mouvement effectue vers la paroi osseuse peut abouti à un abcès.

E) Appareil iatrogène :
   Un appareil amovible d’orthodontie incorrectement confectionné peut
engendrer une lésion gingivale.
F) Élastosyndesmotomie:

   Il s’agit d’une « parodontolyse expérimentale humaine involontaire »,
déclenchée par le glissement intrasulculaire, puis desmodontal, d’élastiques
orthodontiques destinés le plus souvent à refermer un diastème médian. Ces
lésions peuvent aboutir à l’expulsion des deux dents concernées, à la suite de
l’accumulation des élastiques en direction apicale.




Élastosyndesmotomie : lésions gingivales
 puis desmodontales dues à un élastique
            orthodontique.
    G) L’alvéolyse :
       On a prétendu que le traitement orthodontique pouvait exercer des
    effets défavorables sur les tissus gingivaux et parodontaux en
    accélérant ou en favorisant leur destruction à un ages plus avancé.

H) Rhizalyse :

       Elles apparaissent généralement:
-    À la périphérie des plaque de hyalinasation située au niveau des 1/3
     cervical et moyen de la racine, et sont rapidement comblées par un dépôt
     de cément cellulaire.
-    Au contraire, les résorptions radiculaires apicales sont de nature irréversible
     et aboutissent à un raccourcissement définitif de la racine, il s’établit ainsi
     un rapport couronne clinique / racine clinique défavorable.

     Les risque d’apparition de ces rhizalyses augmente lorsque :
•      des forces orthodontiques importante sont utilisées.
•      des mouvements radiculaires en masse de type continu e prolongés.
•      des mouvements d’ingression sont réalisés.
Ces rhizalyses sont d’étiologie multifactorielle:

   au niveau général, l’âge (plus fréquentes chez l’adulte), le
sexe (prédominance féminine), l’état général (obésité, problèmes hormonaux,
diabète, grossesse, allergies, retards de croissance par hypothyroïdie) et des
facteurs génétiques liés au groupe human leukocyte antigen (HLA).


   Au niveau local sont évoqués le rôle ou la présence de la forme des apex,
les pulpes larges, les traitements endodontiques, les traumatismes dentaires,
les parafonctions occlusales,
  Ceci paraît devoir être mis en rapport avec le type de déplacement dentaire
impliqué, l’ingression et les mouvements de torque étant les plus susceptibles
de déclencher des rhizalyses, ainsi qu’avec l’importance du déplacement a
réalisé. L’intensité et la durée d’application des forces jouent un rôle, bien que
ceci soit contesté.
      3. 10 PRÉVENTOD ONTIE:

La prévention des malpositions et des anomalies alvéolo-dentaire chez 50% des
enfants font appel à l’ODF, pour des raisons fonctionnelles ou esthétiques, la
préservation d’une occlusion normale passe par divers voies :

-privilégier la tétée au sein, le besoin de la fonction de succion est ainsi satisfait.
-La tétée orthothostatique permet la préhension du biberon en propulsant la
mandibule;
-Coucher le bébé sur le côté pour éviter la position ventrale qui favorise la respiration
buccale et la persistance de la retro-mandibulie néonatale.

-Surveiller le maintien de la ventilation nasale avec les voies respiratoires supérieurs

-Modifier les comportements alimentaires, introduire progressivement des aliments
de plus en plus durs pour développer la fonction masticatoire de l’enfant.

-Supprimer les mauvaises habitudes le plus tôt possible.

- Éduquer les parents à propos de la nocivité des sucrerie dont l’ingestion n’est pas
suivie de brossage
CONCLUSION :

   La parodontologie peut offrir des solutions aux problèmes que l’on

rencontre avant, pendant et après le traitement orthodontique ; de meme

l’orthodontie apporte des solutions intéressantes à la parodontologie.

Le travail d’équipe doit s’imposer si nous voulons faire bénéficié nos patients

des données acquises de la science.
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