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POLITIQUE - omac-afrique.org

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10/27/2011
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French
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21
RWANDA

La revue hebdomadaire de la presse

rwandaise

N° 292 du 11 au 17 Août 2007









Les Points Focaux

Éditorial

La perte du pouvoir d’achat : une misère dans le panier de la

ménagère !

Quand on lit le seul quotidien de Kigali, THE NEW TIMES ; il vous apparaît que beaucoup de

crimes de corruption se commettent par les hauts dirigeants de ce pays. Ainsi, ministre, Secrétaire

d’Etat, Secrétaire Général ; toute la chaîne dirigeante du ministère du commerce est soupçonnée de

tremper dans les malversations financières liées aux passations de marchés fantomatiques. Le

quotidien du 7 Août rapporte que le ministre du commerce PROTAIS MITALI et son Secrétaire

d’Etat à l’Industrie et Promotion des Investissements, VINCENT KAREGA sont interrogés par les

services de la Police Criminelle à ce sujet. Ces hauts fonctionnaires dudit ministère sont-ils occupés

apr leurs intérêts égocentriques au point qu’ils oublient de dynamiser la perception de la politique

sectorielle de leur ministère. En effet ce ministère du commerce subit l’ombrage du géant ministère

des Finances et de la Planification Economique. Ne devrait-il pas poser des infrastructures

industrielles pour les produits d’une agriculture qui aurait dû elle aussi être promue ? Et, a-t-il une

mission de régulation des prix des produits de première nécessité ? Pour les importations, ce

ministère sait-il que depuis 2006, le tarif zéro est appliqué aux produits des industries des pays de la

East African Community ; que malgré cela les prix de ces produits sont toujours aussi élevés que

dans le temps s’ils ne se sont pas haussés davantage ?

Les produits importés d’Uganda (une farine de maïs MAGANJO empaquetée dans un emballage de

5Kg, le ciment HIMA, les boissons alcoolisées, le pain coupé…), du Kenya (les pâtes dentifrices, les

bombons et les biscuits…) coûtent aujourd’hui plus cher qu’en 2006 où il a été décidé de rabattre à

zéro les taxes d’importation. La loi de tarif zéro a-t-elle été votée par le Parlement en cachette ? Ou

alors, a-t-on interdit aux organes médiatiques de faire la publicité de cet heureux événement ?

Pourquoi les associations de défense des droits du consommateur se taisent-elles face à cette

exploitation forcenée du commerçant sur le consommateur ? Pensez-vous ? Le pain coupé de 700 gr

produit à Mbarara/Uganda (à quelques 300 Km de Kigali) entre à Kigali sans taxe d’entrée. A

Mbarara et à Kabare (ville ugandaise à la frontière avec le Rwanda à 60 Km de Kigali), ce pain coûte

1200 Sh ugandais (soit environ 400 Frw). Rendu à Kigali, il coûte 800 Frw soit le double. La bière

légère Nile des brasseries de Kampala coûte 1800 Sh (environ 600). Ugandais le long des routes

Kampala-Kabare. Passée la frontière de Gatuna, elle coûte 800 Frw. Si elle parcourt les 60 Km pour

se consommer à Kigali, elle vous coûtera 1000 Frw. Et pourtant, elle ne se sera pas acquittée des

frais d’importation car ils ont, officiellement, été supprimés. Cette insupportable hantise du

commerçant rwandais de vouloir faire du surprofit tue tout le pouvoir d’achat du consommateur au

moment où le Ministère du commerce qui devait faire de la régulation et du contrôle des prix se tait

comme complice. Les syndicats rwandais murmurent entre les dents quand un agent est renvoyé ici

ou là ou quand les syndicalistes subissent les dures conditions de travail avec de médiocres salaires.

Il manque dans ce pays des syndicats des consommateurs qui devraient lutter et agiter les

consommateurs contre l’arbitraire des commerçants qui entretiennent des relations de complicité

active avec le gouvernement FPR actuel.

Les sentiments génocidaires viennent compliquer la situation !

Hier (ce samedi 11 Août), dans a grande salle et dans les jardins de l’Université UNILAK de

Kicukiro/Kigali, plus de deux mille BANYAMULENGE ont commémoré le génocide perpétré

contre les réfugiés BANYAMULENGE du camp de KATUMBA au Burundi en 2004. Les esprits

étaient surchauffés en cette circonstance. Selon le sentiment général, les Batutsi sont la cible des

Bahutu et des autres tribus de la région. Toutes ces tribus voisines veulent exterminer les Batutsi. Ce

raisonnement est diaboliquement machiavélique. Il montre une tendance à l’anti démocratie donc au





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triomphe du capitalisme de monopole particulièrement au Rwanda et dans la région des Grands Lacs.

C’est simple ! Erigeons un régime protégeant le Mututsi ! L’idée cachée derrière tout ceci est que

tout arbitraire en matière d’économie ne se détectera pas parce que les esprits seront entrain de

s’épier pour leur survie physique. Voilà ce qui se passe dans les plateaux de MULENGE et de

MASISI où les charniers humains se créent de plus en plus alors qu’à côté, c’est la ruée des

prospecteurs d’or dans les mines de KILOMOTO et les champs pétrolifères de Semliki dans le lac

Albert. La logique du capitalisme sauvage est souvent cruelle. Elle part du fait que pour que le

capitalisme sauvage puisse prospérer, il doit y avoir un brin d’insécurité accompagné de sang qui se

répand de temps en temps et d’une bonne dose d’incertitude et de crainte du lendemain pour le faible

citoyen.



NDJ



Chef de Publication : NDAYISHIMIYE Jovin

Assisté de Niyibizi Boniface



Prix au numéro : USA $ 10.00 ou l’équivalent en FRW



Abonnement annuel : USA $ 500.00

Compte : Banque de Kigali N° 040- 0043044-09

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Adresse : B.P.2938 KIGALI – RWANDA

Tél. 0844 69 61

0877 77 28

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Ces journalistes soucieux de l’alternance politique au Rwanda

UMUCO (7-12 Août) se pose la question cruciale dans son titre : ‘‘Sera-t-il possible de remplacer

Kagame (Paul, Président de la République) au poste de Président de la République ?’’. D’autres

titres relatifs à cette question émaillent la presse de la semaine. Ainsi le tout jeune mensuel

IMPAMO (02-30 Août),- il est à sa 4ème parution- attaque le PSD (Parti Social Démocrate,

deuxième en importance après le Front Patriotique Rwandais/FPR au pouvoir) sous le titre : ‘‘Le

PSD, parti d’intellectuels n’ayant pas de vision d’arriver au pouvoir’’. Le même journal dirige

maintenant ses feux contre le FPR : ‘‘Le FPR a libéré les Rwandais et il a ligoté les Partis

politiques’’. Et puis c’est cet hebdomadaire NEWSLINE (7-12 Août) qui assène : ‘‘Le Forum des

Formations Politiques Agréées dans le pays pourra-t-il être indépendant vis-à-vis du FPR ?’’

Le jeune journaliste de NEWSLINE veut voir un climat politique assaini par le fait que le FPR au

pouvoir ne doit pas jouer les Tarzan dans l’arène politique rwandaise face aux brimborions de partis

qu’il a daigné agréer depuis 1994 :



« Récemment, le Parlement rwandais a amendé la loi gouvernant les formations politiques, leur

permettant d’opérer jusqu’à la base communautaire. Certains politiciens ont salué cet événement

spécialement parce que durant ces 13 ans du régime dirigé par le FPR, ce puissant parti a

monopolisé les activités politiques au niveau de cette base communautaire au moment où il était

permis aux autres partis de n’ouvrir leurs permanences de parti qu’au niveau provincial (…)

Cependant, des politiciens de carrière n’ont pas pris cet événement comme un nouveau vent de

changement sachant bien la face cachée de la politique rwandaise et les tricheries du FPR. L’un

d’eux nous confie que le FPR a drapé un doux voile à la situation parce qu’il est conscient qu’aucun

des autres partis politiques en place n’a de capacités financières pour descendre dans les villages

(IMIDUGUDU) sensibiliser les citoyens de la base à leurs idéologies politiques et de les recruter

(…) Selon lui et bien d’autres qui partagent les mêmes analyses, la loi amendée n’apporte aucun

changement profond dans le paysage politique du pays. Au contraire, cela est vu comme une

nouvelle manœuvre du FPR de prouver à la face du monde que la démocratie est entrain de prendre

couleur dans le pays ».



Ah ! Non ! Il n’y a pas lieu d’accorder foi au jeune journaliste. Par contre j’incriminerais les

adhérents à tel ou tel parti qui ne versent pas des contributions suffisantes à leurs partis afin de

descendre dans les entités où ils avaient été autorisés d’aller et de dynamiser les consciences de leurs

adhérents de par diverses activités politiques telles que les mutualités, les town meetings et bien

d’autres fundraisings et conférences de fixation des idéologies de partis dans les consciences

déterminées de leurs adhérents.

D’autres flèches des journalistes indépendants montrent des déraillements du parti au pouvoir décidé

à s’accaparer de tous les postes clés du gouvernail. C’est le cas du tout nouveau IMPAMO qui titre :

‘‘le FPR a libéré les Rwandais et il a muselé les autres partis politiques’’. Il accompagne ce titre

d’un ‘‘ Faustin Twagiramungu (premier ancien Premier Ministre sous le gouvernement FPR) a

réglé le sort à KINANI (surnom que s’était donné le général président Juvénal Habyarimana) et

Kagame lui a réglé son destin’’.



Le jeune journaliste balance très bien son opinion. Il montre les points positifs qui ont commencé à

poindre avec l’investiture du nouveau gouvernement FPR avec fin 1994 dont « l’élimination de la

mauvaise gouvernance érigée depuis la pénétration du colonialisme belge (…) ; l’élimination de

l’équilibre ethnique et régionale dans les établissements d’enseignement secondaire et supérieur et





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la libéralisation de l’enseignement en lieu et place de l’enseignement élitiste (sous les deux anciens

gouvernements Habyarimana et Grégoire Kayibanda) donc fournissant des lauréats à compte goutte

(…) ; l’arsenal juridique qui se construit au jour le jour par le Parlement, la liberté du citoyen

d’élire domicile dans un lieu de son choix… ».



Ici et là, le journaliste montre des hauts mais aussi des bas dans le style de gouvernance du FPR.

Rien n’est parfait dans le meilleur des mondes, semble-t-il dire. Il distribue des torts quand il en vient

à l’état des activités des politiciens rwandais :



« … le FPR a libéré les Rwandais sur beaucoup d’aspects. Tout le monde peut le constater, y

compris la Communauté internationale. Cependant, ce même FPR n’a jamais fait un retour en

arrière pour réfléchir au rôle que ces partis ont joué dans la libération du pays. Un des professeurs

d’université nous a déclaré que les membres des partis qui opéraient sous l’ancien régime ont joué

un rôle capital pour redresser le pays qui était au bord du gouffre. Parmi eux, il faut citer Faustin

Twagiramungu qui était alors le président du MDR (Mouvement Démocratique Républicain) qui a

joué un rôle important dans le détrônement du KINANI. Ce qui fait que son rôle joué est terni, c’est

qu’il était déterminé de faire renaître l’idée de la majorité ethnique, qu’ainsi il voulait raviver le

parti de papa et maman (entendez ici le MDR) au lieu de promouvoir les intérêts de tous les citoyens

rwandais. Il l’a montré quand, pressenti pour composer son gouvernement en tant que Premier

ministre en 1994, il s’est transporté à ARUSHA (ville tanzanienne où s’étaient déroulés les

pourparlers entre le FPR encore dans la guérilla et le gouvernement Habyarimana) pour y façonner

la liste de son gouvernement. Il lui avait été donné 48 heures pour rentrer à KIGALI pour y

composer son gouvernement sans quoi on allait désigner un autre Premier ministre. Par après, pour

mauvaise cohabitation, il a été démis de ses fonctions car il accusait le gouvernement qu’il dirigeait

de pratiquer de la torture. La dissolution du MDR accusé de véhiculer l’idéologie ségrégationniste

est vue par certains observateurs, surtout les Occidentaux, comme une tentative de musellement des

partis (…) Le Forum (de Concertation des Formations Politiques Agréées dans le pays) est vu par

certains observateurs comme une institution qui muselle les partis politiques rwandais car ils ne sont

plus que des fantômes. C’est le cas du PSR (Parti Socialiste Rwandais) de (Jean Baptiste)

Rucibigango qui se propose de lutter pour les droits des travailleurs alors que le président de ce

parti est un chômeur. Le PDI (Parti de la Démocratie Idéale), le PPC (Parti pour le Progrès et la

Concorde), PSP (Parti de la Solidarité et du Progrès) et l’UDPR (Union Démocratique du Peuple

Rwandais) sont des petits partis qui ne savent pas où se positionner car auquel cas le FPR leur

demanderait de voler de leurs propres ailes lors de rendez-vous électoraux, ils ne sauront quoi faire.

Le PSD (Parti Socio Démocrate) et le PL (Parti Libéral) sont les seuls partis dans lesquels l’opinion

publique fondait ses espoirs comme quoi ils pourraient alimenter un débat contradictoire constructif

contre le FPR. Il s’est finalement avéré que ces partis n’ont pas de poids politique par le fait qu’ils

sont pauvres et qu’ils ne sont pas sûrs d’eux-mêmes… ».



Tout en espérant que le journaliste ne va pas incriminer le FPR pour leur pauvreté ou le manque

d’assurance d’eux-mêmes, il fallait qu’il donne une direction correcte de son opinion.

Dans ces conditions, il sera difficile à Kagame et à son parti le FPR de ne pas jouer les dictateurs car

ils savent secouer leurs membres pour le versement de leurs contributions nécessaires pour mener les

multiples activités de parti jusqu’au fin fond des campagnes rurales.

UMUCO (7-14 Août) entre d’une plume mal assurée dans la danse des feux croisés en direction du

vautour politique qu’est le FPR. Sous le titre : ‘‘Le FPR a interdit aux partis de percevoir des

cadeaux, il les a autorisés à entreprendre des activités lucratives dont il a le monopole’’, le jeune





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Bonaventure Bizumuremyi fait fausse route un tout petit peu. Il n’accepte pas les coups bas que le

FPR, rutilant de santé financière, fait aux autres partis très pauvrement dotés de capacité de travail. Il

l’accuse de faire du commerce pour fructifier son patrimoine et pouvoir gagner davantage un capital

de confiance dans le chef de ses membres. Les rumeurs colportées par les journalistes peuvent être

correctes. Cependant aucune de la kyrielle de firmes qui sont prétendument supposées appartenir au

FPR n’est enregistrée en son nom dans les greffes des tribunaux du pays. Cela atteste donc un parti

qui est fort si l’on peut croire que le patrimoine d’une institution peut être inscrit au nom d’un

individu membre en qui l’institution- le parti- place confiance enfin de mieux tricher et avoir les

mains propres aux yeux de l’opinion publique. Encore une fois, on se demanderait pourquoi les

autres partis politiques rwandais ne sont pas caractérisés par cette cohésion et mutuelle confiance des

personnalités peuplant le pré carré de l’Etat major du parti, constatées au sein du FPR.



« Le FPR procède comme s’il a piégé les autres partis politiques tendant à leur interdire de

percevoir des cadeaux quels qu’ils soient. Ceci s’est alors fait avec l’objectif d’émousser la force de

ces partis qui proviendrait du partenariat qu’ils peuvent tisser avec les partis de l’extérieur ;

lesquels pourraient leur apporter soutien ou même des dons qui viendraient des ONGs

internationales. Le FPR, lui, quand il l’a fait, il avait déjà fait son épargne car il savait qu’il

détenait le pouvoir appuyé par son institution militaire. Et puis, actuellement, il s’est mis à la

recherche de l’argent en faisant du commerce. C’est dans cet ordre d’idée qu’il a fondé des sociétés

commerciales et a monopolisé les marchés les plus florissants au pays à tel point l’argent du

contribuable rwandais est repris par le FPR par le biais des passations de marchés publics pour les

services dont il a le monopole ».

Le journaliste cite le groupe TRISTAR



« qui vient de donner naissance à des sociétés commerciales qui ont formé plusieurs filiales…

quelques-unes de ces entreprises du FPR ont fait de très gros profits qui l’aideront lors des

campagnes électorales prochaines et qui serviront à distribuer des dividendes à ses chambellans ».



Et qui a dit qu’il n’y a pas de liberté de presse au pays quand les médias usent constamment d’une

plume libertine ? Car à vrai dire, s’il s’avérait vrai que le puissant FPR fructifie ses gros milliards

dans des entreprises qu’il a fondées, tout ceci est fait de façon assez subtile et difficilement

détectable. Nos impétueux journalistes ont-ils détecté si, dans les tribunaux de commerce, les textes

de statuts fondant ces entreprises sont inscrits au nom du FPR ? Nos journalistes doivent faire des

investigations très poussées pour faire tomber les masques et la perfidie du FPR qui fausserait le jeu

du libéralisme économique, sans quoi ils pourront être poursuivis en justice et se faire ruiner car de

nos jours, les organes de répression du FPR et du gouvernement rwandais ont du mal à perpétrer des

violences corporelles sur les intervenants dans les médias. Mais s’il faut revenir au journaliste

d’UMUCO qui plaint l’inactivité des autres partis, pourquoi ne les soudoie-t-il ? L’animal politique

FPR s’accommoderait d’une situation de jeunes moutons politiciens qui moutonnent, sous l’aisselle

du FPR, en se dirigeant vers la salle aux trésors et en sortent faisant la danse du dromadaire :



« Quoi donc ? Le Forum de Concertation des Formations Politiques se comporte comme une

institution chargée de contrôler et de museler les partis politiques avec sa fameuse formule de prise

de décisions par consensus alors qu’en vérité les séances de ce Forum ne sont que des rendez-vous

pour les autres partis politiques à venir prendre et recevoir les instructions transmises par le FPR.

Les partis devraient acquérir l’indépendance politique pour qu’ils puissent faire de leurs idéologies

et programmes politiques la base de propagande et de sensibilisation de la masse de leurs





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adhérents. Les partis doivent se sentir libres pour que leurs activités soient conformes avec leurs

principes politiques et ainsi qu’ils puissent mettre en application les aspirations de leurs adhérents

et les promesses qu’ils auront faites à leurs électeurs lors des campagnes électorales ».



Le journaliste devait attaquer les représentants légaux des autres partis qui sont plus mous que le

nourrisson qui vagit au lieu d’attaquer le FPR qui se complaît dans cette situation car en effet la

liberté d’action suit l’indépendance d’esprit dans les dispositions mentales des êtres humains.

Dans son article où il s’intéresse à celui qui serait pressenti pour prendre la relève de Kagame (Paul,

actuel président de la République rwandaise) « au cas où il termine pacifiquement son mandat »,

UMUCO nous donne son pauvre et non scientifique sondage d’opinion, et dans l’ordre, il montre

que les sondages donnent des personnalités FPR comme Patrick Mazimpaka, commissaire politique

FPR du temps de sa guérilla puis ministre et maintenant vice président de la Commission pilotant

l’Union Africaine. Puis vient, Théoneste Mutsindashyaka rendu célèbre par son passage à la Mairie

de la Ville de Kigali et actuel gouverneur de la province de l’Est. Et des militaires viennent à la

traîne. Une façon de dire que les Rwandais commencent à se fatiguer du style de gouvernance

politique des anciens militaires qui donnent des ordres à des caserniers. Dans le camp des autres

partis, les sondages du jeune journaliste tombent sur Marc Rugenera (PSD), ancien super ministre

des finances avant de tomber en disgrâce et échouer à la tête d’une société d’assurances privée la

SORAS (Société d’Assurance et de Réassurance).



Les sondages « montrent qu’au sein du PL (Parti Libéral), aucun candidat n’est présidentiable et

que même les autres partis n’affichent aucune motivation de lutter pour la direction du pays. Par

contre, il a été clair qu’ils n’ont à l’esprit que le fait d’occuper n’importe quel poste dans

l’Administration du pays ».



Non, dit le journal UMUCO, ce travail est vraiment scientifique :



« Ce sondage, nous l’avons fait sur plus de 3000 individus de divers horizons intellectuels et

professionnels. Les résultats que nous publions concernent les personnalités qui ont recueilli plus de

90% de sondages ».



Motivant le travail dans son introduction, le journaliste montre que le FPR fait du racolage

d’idéologies politiques, qu’il va de la droite vers la gauche…



« … les (principaux) partis américains, les républicains et les Démocrates ont des lignes

idéologiques clairs de même que les principes qu’ils promeuvent à la veille des élections

présidentielles. Mais au Rwanda, les choses sont autres. Le FPR n’a aucun programme clair. Rien

n’a été conçu pour fidéliser ses adhérents et les sécuriser, eux et tous les citoyens rwandais, pour un

avenir qu’ils veulent certain ».



Pour lui, le FPR occupe tout l’espace politique et ne laisse pas les autres partis s’exprimer.

Ah ! Ce monsieur se fait dur. Pourtant, chaque parti a le droit à initier ses propres médias d’après

l’article 20 de la loi régissant les partis politiques. Et pourtant aucun d’entre eux ne le fait. Le PSD,

de la bouche de son président, déclare que l’intention est là.

Sous le titre : ‘‘Le PSD, un parti d’intellectuels qui n’a pas d’ambition de prendre le pouvoir par le

biais des élections’’, le journal IMPAMO infirme la démarche frondeur d’UMUCO :







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« Depuis sa création, le PSD a la particularité d’avoir parmi ses adhérents, des intellectuels qui

voient loin et savent s’acclimater avec les temps (événements). Ils savent aussi jouer de la

réconciliation entre rwandais en vilipendant l’idéologie du génocide (…) Un observateur de la

politique du pays a déclaré au journal que le PSD a un secret le différenciant des autres partis

politiques qui ont fonctionné même avant 1994. Ce secret tient au fait que le PSD sait interroger les

événements afin de savoir comment poser des gestes politiques conformes. Cependant il a critiqué ce

parti (…) Pour lui il ne voit pas pourquoi ces intellectuels n’entreprendraient pas une politique

sociale ayant un système d’idées constructives tout en visant le pouvoir par le biais du jeu électoral

afin que ces idées soient mises en application, une fois arrivé au pouvoir ».



Le journaliste cite toute une litanie de docteurs qui occupent ou ont occupé des postes importants

dans l’arène politique de ce pays : les docteurs Vincent Biruta du Sénat actuel, Alexandre

Lyambabaje ( 2ème Vice Président du parti, ancien Ministre du Commerce et actuel Professeur

d’université), Jean Damascène Ntawukuliryayo (Secrétaire général du parti et ministre de la Santé),

Abel Dushimimana (ancien Ministre de la Santé), le sénateur Augustin Iyamuremye, l’ingénieur

commercial Marc Rugenera (1er Vice Président du parti et ancien Ministre des Finances et

Planification Economique), le Professeur Gatara, la femme Gouverneur de la province de l’Ouest

Pénéloppe Kantarama et Maître Bernard Ntaganda.

Mais au fait comment ce PSD d’intellos prendrait-t-il le pouvoir du moment qu’il ne sait pas prendre

une position tranchée sur les défis de l’heure comme l’oppression exercée par la classe des

commerçants importateurs des produits des industries de la East African Community au point que de

cause à effet la flambée des prix se répercute sur nos denrées alimentaires produits par les faibles

cultivateurs rwandais non suffisamment encadrés par le régime en place?



Comme on est loin de la pratique politique ougandaise !

SUNDAY VISION (12 AOUT) sous le titre ‘‘Besigye (Kizza, colonel retraité et leader du FDC/

Forum for Democratic Change) attaque le DP (Democratic Party)’’ montre que le pluralisme

politique en Ouganda a fait des pas de géant contrairement au Rwanda politique où la dictature d’un

parti (le FPR) ou d’un seul homme (Paul Kagame) fait beaucoup d’aigris :



« Intervenant au meeting de la campagne des élections partielles dans Kalungu East, Masaka

Province, Dr Kizza Besigye a accusé le DP d’être de connivence avec les agents du gouvernement

dans la vente des espaces publics et des places de marchés populaires de Kampala (à des privés). –

‘‘Quelques-uns de nos collègues ont changé (de camp). A cause de leur cupidité, ils s’activent de

vendre des parcelles et des places de marché de citoyens pauvres’’, a-t-il déclaré à ses supporters ce

Vendredi au Bugomola Trading Center. Après avoir gagné des postes dans le leadership de

Kampala City, a fait observer Besigye, les personnalités DP qui ont travaillé avec la FDC pour

lutter contre le NRM ont changé de camp »,



écrit THE NEW VISION rapportant que sur les 31 sièges de Kampala City Council, le DP en a

remporté 16 lors des dernières élections. Vivement cette pratique de l’opposition positive que cultive

la classe politique ougandaise !









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Quid de l’apport des médias kenyans dans le rappel à la bonne gouvernance

démocratique ?

Sous le titre ‘‘Bâillonner les médias c’est tuer la Démocratie’’, THE EAST AFRICAN (13-19

Août) écrit :



« Durant plusieurs décades, le Kenya a émergé comme l’un des pays les plus prometteurs pour

l’émergence de la culture de la démocratie sur le continent africain. Ses média, par leur attitude

d’interroger vigoureusement et impartialement les problèmes de gouvernance dont la corruption, ont

joué un rôle clé pour faire de ce pays une société plus transparente et responsable »



La situation des média au Rwanda est plutôt pire d’après notre confrère d’UMUSANZU (9-18

Août) . Il parle de la révision de la loi sur la presse en débat au parlement rwandais :



«… la chambre des députés du Parlement rwandais en collaboration avec d’autres politiciens qui ne

souhaitent pas que leurs agissements ne soient portés au public trouvent qu’il faut durement aiguiser

une arme de répression à l’encontre des médias. Cette arme n’est autre que la loi frappant fortement

tout journaliste de sorte qu’il ne pensera plus à écrire sur les autorités. (…) Ce projet de révision de

la loi sur la presse n’a pas été conçu dans le but de protéger les dirigeants. Au contraire, il a été

rédigé avec l’objectif de faire des injustices aux journalistes, surtout au passage libellé comme suit :

« Aucun média écrit ou électronique ou illustratif n’est autorisé d’écrire, rapporter oralement ou

prendre une photo de tel ou tel dirigeant depuis le niveau du Président de la république aux niveaux

d’autres hautes personnalités dont les sénateurs et les députés … Une la loi votée, dit-on, aucun

journaliste ne fera plus des reportages et autres enquêtes sur les honorables qui occupent les

fonctions politico-administratives et sur les institutions qu’ils dirigent… »



Ah ! Ça alors !!! Vive la dictature généralisée. Blackout total !!!

ND.J









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Pétrole et guerres



L’insécurité dans la région se comprend très mal dans la région des Grands Lacs

Le ton est lancé par SUNDAY MONITOR (12 Août) sous le titre ‘‘Les troupes congolaises

occupent le territoire ougandais : Kinshasa craint un regain de la rébellion’’. Ça sent le pétrole

dans l’air !



« Les forces armées congolaises ont occupé toute l’île contestée Rukwanzi du lac Albert…

Rukwanzi, une île au nord du comté de Ntoroko dans le district de Bundiburyo située dans le sud du

Lac Arbert a connu des échanges de tirs entre les troupes congolaises et ougandaises ce 3 Août

2007. Au cours de cette escarmouche un prospecteur de pétrole anglais a trouvé la mort. Cecil Nefdt

travaillait pour la Heritage Oil, l’une des deux compagnies de prospection de l’or dans l’endroit.

(…) Les ministres de la défense des deux pays n’ont pas pu se mettre d’accord sur qui des deux pays

(Ouganda ou RDC) a des droits sur cette île. (…) Il y a de cela 4 semaines, Runkwazi était habitée

par 1000 personnes, principalement des pêcheurs congolais. Le nombre s’est, depuis lors, accru

suite au renforcement de la présence des militaires congolais qui y ont déployé un détachement

militaire. Ils prétendent que cette présence militaire y est depuis 1993. (…) Au-delà des tensions

liées aux prospections de pétrole à la frontière entre les deux pays, des sources proches de l’agence

de renseignement extérieur congolais font état des inquiétudes exprimées par Kinshasa à propos du

fait que l’ancien Vice-Président Jean Pierre Bemba pourrait réengager une rébellion à partir de

l’Ouganda ».

Plus loin, le journal rapporte que les forces ougandaises qui veillent à la sécurité de l’équipe de

prospecteurs de pétrole de cet endroit ne sont qu’une compagnie de sécurité privée. Bien plus, le

quotidien ougandais révèle qu’un accord bilatéral signé en 1990 entre les deux gouvernements

prévoyait, et court toujours, une exploration conjointe des réserves pétrolières de cet endroit mais

que les prospecteurs anglais se sont rendu en vain voilà 5 ans à Kinshasa pour obtenir une

autorisation des autorités kinoises.

Des sources proches des officiels ougandais citent un ministre qui n’exclut pas que les troupes

ougandaises pourraient ré envahir le Congo.



Le flou du tracé des frontières Rwanda-Burundi

UMUSANZU (9-18 Août) trouve lui aussi que ‘‘Les frontières entre le Burundi et le Rwanda

pourraient causer des problèmes entre les deux pays’’. Selon le journal, les problèmes de

délimitation des frontières entre les deux pays



« commencent le long du lac RWERU jusqu’à la forêt de NYUNGWE. Pour ce qui est de la rivière

AKANYARU qui, généralement départage la frontière entre les deux pays, il arrive qu’elle se crée

deux bras à la faveur des crues de fortes pluies. Un petit îlot s’est créé qui est revendiqué par les

Barundis aux fins d’étendre leur territoire. D’anciennes cartes physiques de 1936 et des lois de 1958

ont été consultées. Elles ont tranché que cet îlot est Rwandais. Une commission a été mise sur pied

au Ministère des Affaires Etrangères pour faire le suivi de cette question en Belgique, ancienne

puissance colonisatrice, mais la Commission n’a pas encore repris ses travaux à cause de différents

handicaps (…) Le litige frontalier est aussi évoqué pour l’îlot de MAZANE dans le lac RWERU. Cet





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îlot a fait l’objet de vives altercations des habitants riverains de ce lac à cause de la fertilité de cet

îlot qui reçoit tout le limon charrié par les eaux du lac… Il a été décidé la mise sur pied d’une

commission bipartite Rwanda/Burundi chargée d’éclaircir les délimitations frontalières entre les

deux pays pour cet îlot et même tout le long de la rivière AKAGERA mais les travaux de ladite

Commission ne sont pas encore publiés. Syfia Grands-Lacs avait publié que ce contentieux vieux de

10 ans s’est ravivé en Août 1995 quand les troupes burundaises ont détruit 78 huttes de cultivateurs

rwandais qui leur servaient d’abri contre les intempéries de la nature. Ces tensions ont refait

surface en Juin 2006 quand 3 Rwandais avaient été enlevés par les militaires burundais sous

prétexte qu’ils étaient entrés illégalement dans le territoire burundais… par après une zone neutre

avait été délimitée… ».



Pauvres deux petits pays qui auraient dû en former un pour plus de … !!!



Or contre Renseignements !

Passons aux choses sérieuses : ‘‘Le Rwanda et la France soupçonnés de créer le

chaos au Congo Démocratique’’, titre UMUCO (7-14 Août).



L’opinion est libre :

« Quand Joseph Kabila a succédé à son père, aidé par les gouvernements angolais, zimbabwéens et

namibien ; il ne s’est pas pressé de se réconcilier avec le Rwanda. Par contre, il s’est ligué avec les

INTERAHAMWE (Principaux auteurs particulièrement actifs dans le génocide des Batutsi rwandais

de 1994) et les FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda) pour qu’elles se

réorganisent. Ceci est parmi les causes qui ont fait que les troupes régulières rwandaises n’ont pas

quitté définitivement le Congo parce qu’il y est resté des groupes armés qu’on affirmait avoir été

fondés et appuyés par le Rwanda. C’est ainsi que la France est prise pour ennemi numéro un par le

Rwanda qui joue son jeu par le truchement de la MONUC (Mission des Nations Unies pour le

Congo). Elle est bien installée au Congo où il se dit qu’elle apporte un soutien en armes et

équipement militaire à la réorganisation des FDLR. Il y a peu, la BBC et la VOA ont diffusé des

informations faisant état de combats au Congo. Ces combats qui font rage au Sud Kivu opposent les

forces des mutins Général NKUNDA et le Colonel MUTEBUTSI aux troupes du gouvernement

congolais alliées aux INTERAHAMWE et les FDLR. (…) Du fait du mauvais état des relations entre

le Rwanda et la France jusqu’au point de rompre les relations diplomatiques entre les deux pays, la

France a toujours été accusée d’être derrière les stratagèmes faisant en sorte que la MONUC

collabore avec les FDLR quand bien même les renseignements militaires avancent que cette

collaboration est faite par des Casques Bleus ressortissants d’autres nationalités. Cette action de

troquer les renseignements militaires aux FDLR pour ce qui est de la situation au Rwanda contre

l’or des FDLR, ce sont les Casques Bleus de la MONUC qui la fait ».



Le journaliste ne peut rien avancer d’autre si ce n’est :



« C’est ici que part une certaine opinion publique pour dire qu’elle est fatiguée par le gâchis

provoquée par la guerre au Congo. Cette opinion avance que le Rwanda et la France sont derrière

ce désordre parce qu’actuellement il est confirmé que la France a des relations privilégiées avec la

RDC ».





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Le programme NETWORK AFRICA de la BBC de ce 15 Août rapporte que les opérations

militaires conduites, il y a peu, contre les FDLR, par les brigades des Forces Armées Congolaises

mixées avec les éléments du général mutin Laurent Nkunda ont été stoppées officiellement dans le

cadre de l’action humanitaire. Il est dit que ces opérations ont fait plusieurs déplacés de guerre.

Réagissant à la question du journaliste à ce propos, le ministre rwandais des Affaires Etrangères a

montré son mécontentement mais il a ajouté :



« Non ! Je doute qu’il soit question de retourner au Congo pour cela. Nous avons demandé qu’il

soit monté une opération où nos hommes de troupes soient sous le commandement des officiers

militaires congolais afin de terminer cette question qui cause insécurité non seulement des frontières

rwandais mais aussi des citoyens congolais des provinces orientales (Nord et Sud Kivu).

Malheureusement, les autorités congolaises n’ont pas approuvé cette formule. Je vais entreprendre

bientôt une visite à Kinshasa. Nous continuerons à chercher des solutions par voie de dialogue à

travers des cadres compris de commun accord tels que la TRIPARTITE PLUS, la CEPGL et la

Conférence sur la Sécurité des Pays des Grands Lacs ».



La Police fait toujours parler d’elle

Le ton est lancé par UMUSANZU avec ‘‘Au sein de la Police Nationale, rien ne va pour le mieux»

Mais aussi UMUCO qui attaque : ‘‘ Kagame (Paul, Président de la république) mesure l’étendue

de la force de son pouvoir en retirant de ses chambellans le droit sur les latifundia qu’ils se sont

forcément octroyés’’



« Avec la prise du pouvoir du FPR en Juillet 1994, il s’en est suivi la fête de la victoire par tous les

moyens possibles. L’un des faits qui a causé beaucoup d’injustices notoires est le mode de

gouvernance de l’ancienne province de Kibungo. Autre fait extrêmement pitoyable fut le moment du

retour de l’exil ougandais des Rwandais. Ceux-ci ont pris la décision de se créer leur propre

province qui s’est finalement donnée le nom d’UMUTARA. Après la formation de cette province, le

gouvernement a décrété qu’une bonne grande part du parc AKAGERA soit exploitée par les fermiers

et éleveurs. Ce qui a envenimé la situation, c’est qu’il n’y a pas eu des stratégies fermes de

distribution des terres de cette nouvelle province qui venait de se créer et qui était prise pour une

province élue… Les terres se sont appropriées par des personnalités selon leur force et puissance au

sein du parti FPR. Les militaires hauts gradés (les généraux) et leurs proches parentés ont pris la

part du lion. Puis ont suivi les hauts et moyens dirigeants. Ensuite, les commerçants puissants au

sein du FPR. Tous ont pris ces latifundia dans le sens de se féliciter de la victoire de leur FPR. Ce

train train a continué jusqu’à ce qu’il est apparu que d’anciens paysans de la place se sont vus

retirer le droit de propriété de leurs lopins de terre. Ceci s’est particulièrement advenu aux

déplacés de l’ancienne province de RUHENGERI qui étaient venus peupler cette contrée sous le

régime HABYARIMANA », écrit UMUCO.



Oui, mais ce titre ? Le journal le justifie au début de son texte :

« Au moment où les élections générales de 2007 approchent et qu’en plus on dénombre beaucoup de

réfugiés rapatriés de force de la Tanzanie, le Président de la République et du FPR a pris la

décision de prendre les terres accaparées par les membres du FPR. Cette décision peut être prise







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comme une tentative de mesurer l’étendue de son pouvoir au sein de son parti le FPR et de son

régime. S’il avait été pressenti comme faible, il aurait pu être déposé par les latifundiaires »



Pour ce qui est de la police ainsi que le chante UMUSANZU, il est question de népotisme,

favoritisme et …



« Il est toujours fait état de désertion de certains officiers de la Police Nationale au moment où les

quota souhaités des effectifs de ladite police sont loin d’être atteints car il est, chaque année,

procédé au recrutement des membres de cette police. (…) les causes de cette désertion sont le fait

d’être emprisonné sans raison, le harcèlement et des punitions sévères mais aussi et surtout le fait

que l’administration de la police ne comprend pas les problèmes des policiers de grades inférieurs.

Il se dit que les hauts dirigeants de cette police rwandaise sont eux qui détruisent cette institution

par le fait qu’ils sous-estiment le petit policier… ».

Bah ! Les froids calculs, les stratégies obstinément appliquées ! Ainsi va le capitalisme sous la

couture de ses forces de sécurité.





ND.J









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ARTEL devient New ARTEL et le gouvernement se charge de soigner ce canard

boiteux !



African Rural Telecommunications (ARTEL) avait promis de faibles coûts de consommation en

matière de télécommunication, dans les zones rurales, et le projet avait été inauguré en fanfares par

le Président de la république, au mois d’octobre 2002. Aujourd’hui, le résultat est plutôt mitigé (

c’est un euphémisme !), le rêve a tourné en cauchemar pour l’entreprise qui n’a pas pu survivre trop

longtemps, juste cinq ans de tergiversation. Et puis comme aucun autre investisseur n’a osé se porter

au secours d’ARTEL, alors le gouvernement a décidé de le faire en se portant acquéreur de 99% des

parts de l’entreprise. Ce qui irrite en peu les confrères du journal Umuseso qui se demandent

pourquoi le gouvernement rwandais bat désormais tous les records dans la collecte de tous les

canards boiteux de la scène économique locale ! Hier c’était TERRACOM, aujourd’hui c’est

ARTEL et à qui le tour demain ? Une chose est certaine, les propriétaires de MTN Rwanda peuvent

dormir tranquille, ils n’auront pas, de si tôt, des rivaux aussi puissants qu’eux.



« Les informations de sources sûres, qui nous parviennent, disent que la société African Rural

Télécommunications (ARTEL) vient de changer de nom pour devenir ‘New ARTEL’, et vient d’être

rachetée par l’Etat. En effet, ce dernier détient désormais 99% des parts de la société et RITA a pris

le reste, soit 1%. Le Secrétaire d’Etat à l’énergie et télécommunications, Eng. Albert Butare, dans

un entretien qu’il a accordé au journal Umuseso, a avoué que la société ARTEL a été rachetée aux

privés par le gouvernement, ce qui est contraire à ce qui avait été dit lors de l’inauguration du

projet le 23 octobre 2002. A l’époque, il avait été dit que c’est Rwandatél, la société israélienne

GILAT et les autres qui y avaient investi 3 millions de dollars. Il est difficile de comprendre comment

une entreprise dans laquelle Rwandatél, une société publique avait investi, devient une devient

privée. Il y a quelques mois Umuseso et The News line vous ont révélé comment ARTEL, une société

supposée être privée avait connu d’énormes pertes… »,



explique The News Line qui regrette qu’en dépit du fait que le discours official dit que l’Etat

rwandais s’est retiré définitivement du domaine commercial, il y revient, par des voies plus ou moins

détournées.



« …La question qui se pose après ce rachat d’ARTEL, devenu New ARTEL, par l’Etat rwandais,

c’est de savoir comment ce dernier entend gérer une société anonyme…ainsi, on se rend compte que

l’Etat revient plus dans le commerce qu’il ne se retire. Le fait qu’ARTEL a été racheté par l’Etat

après avoir subi d’énormes pertes est une preuve de plus que ce dernier investit encore dans un

commerce improductif alors même qu’il avait vendu ses entreprises pour la même raison… »



Où sont passés les centres de négoce jadis prospères ?



Le journal Impamo (qui n’en est qu’à sa quatrième parution) pleure la disparition des centres de

négoce qui, dans les années 80, faisaient vibrer les campagnes rwandaises. Oui, la guerre du début

des années 90 et le génocide qui s’en est suivi ont détruit la vie économique des campagnes et les

centres commerciaux ont du mal à se relever. Les richesses se concentrent, de plus en plus dans les

zones urbaines, et les milieux ruraux n’en bénéficient pas, constate le confrère du journal.









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Page 16 ECONOMIE



« …D’habitude, cette période qui va d’août à septembre c’est la saison de récolte de café. Dans le

temps, c’était aussi une bonne période pour un paysan qui pouvait ainsi vendre son café et pouvoir

subvenir à ses besoins et ceux de sa famille. Et c’est cette saison des récoltes qui faisait vivre les

centre de négoce à la campagne. Les commerçants pouvaient facilement venir à Kigali pour

s’approvisionner. Ce qui veut dire que l’argent circulait facilement du paysan au commerçant. Mais,

actuellement, les grossistes du quartier Mateus se plaignent, comme les paysans, et pour cause,

parce que l’argent n’arrive plus jusque dans les campagnes. Les spécialistes disent que quand la vie

économique va bien, cela veut dire que c’est la campagne qui fait vivre la ville, au lieu d’être le

contraire, comme c’est le cas au Rwanda où les milieux ruraux sont un énorme fardeau pour le

gouvernement… »



Le journal poursuit en disant qu’il faut fournir encore plus d’efforts dans le secteur agricole (en

promouvant essentiellement les cultures d’exportation) si l’on veut rendre le sourire au paysan

rwandais. Or, comme le révèle The News Line de la semaine 5 au 12 août, le Rwanda dépense trois

fois plus pour sa défense que pour le développement de l’agriculture. Ce qui, à l’en croire

toujours n’est pas de nature à plaire aux analystes du Programme des Nations-Unies pour le

Développement (PNUD).



Et les dépenses militaires sont-elles encore si impressionnantes ?



«Environ 10% de l’aide au développement annuelle destinée au Rwanda va à la défense et aux

activités de maintien de l’ordre public comme le révèle le récent rapport sur le Développement

Humain de l’an 2007. Le rapport précise que les 50 millions de $ sont trois fois plus que le budget

alloué à l’agriculture…Ces grosses dépenses destinées à la défense ont été critiquées par des experts

du développement, qui affirment qu’elles (ces dépenses donc) vont à l’encontre des objectifs du

millénaire. En 2005, par exemple, le Rwanda a alloué 14% de l’aide au développement à la défense

et à l’ordre public, alors même que 4% seulement étaient destinés à l’agriculture. Or, 99% de

Rwandais vivent de l’agriculture. ‘ Même si personne ne peut contester l’importance de la sécurité

pour un pays qui sort d’un génocide, mais dépenser 50 millions de $ tirés des fonds alloués à

l’aide au développement à la défense, ne cadre pas avec les objectifs du millénaire’, indique le

rapport… »,



rapporte The News Line. Une chose est certaine, l’agriculture reste le maillon faible de la stratégie

économique du parti au pouvoir. Demandez à ses planificateurs économiques, ils vous parleront de

l’élevage, des nouvelles technologies d’information et rien d’autre ; comme si l’agriculture de

subsistance pratiquée depuis des décennies par les Rwandais était un sujet embarrassant pour eux !



L’hebdomadaire Umuco, a, pour sa part, un conseil à donner à l’Auditeur Général. Le journal

explique que Mme Evelyne Kamagaju ferait mieux de ne pas trop s’intéresser seulement aux livres

de comptes des services de l’Etat, qu’elle devrait aussi jeter un regard critique dans ceux des projets

financés par les bailleurs de fonds étrangers. Le journal révèle que certains de ces projets sont

devenus des chasses gardées de certaines personnalités qui font la pluie et le beau temps au détriment

des millions de bénéficiaires potentiels.



« …Il s’est avéré que l’auditeur ne s’intéresse qu’aux livres de compte. Mais, c’est aussi vrai que les

détournements constatés dans ces livres ne représentent même pas 5% de ceux susceptibles d’être

découverts. Laissez-moi poser la question à l’auditeur général : pourquoi les rapports que vous





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Page 17 ECONOMIE



présentez régulièrement au parlement ne précisent pas comment les projets financés par des crédits

contractés auprès des financiers internationaux sont gérés ? Laissez-moi citer certains de ces projets

pour que, dans l’avenir, l’auditeur général puisse nous dire à combien s’élèvent ces crédits, quels

projets ont pu être financés, la durée d’exécution de leurs activités, l’excédent budgétaire de chacun

d’eux et tout ce qui est en rapport avec son travail. Voici quelques-uns uns de ses projets de

développement : RSSP, PADBL, PERDCIU, PREPAF, PEAMR, GLOBAL FUND. On pourrait en

citer d’autres qui ont bénéficié des financements de la Banque Mondiale, du Fonds Monétaire

International et de la Banque Africaine de Développement… »



Décidément cette dame est plus accommodante que le précédent rigoureux auditeur général qui a été

écarté pour des raisons jusqu’ici inconnues. Elle ne met pas son nez dans les chasses gardées

soigneusement pillées.









N.B.









LES POINTS FOCAUX N°292 Semaine du 11 au 17 Août 2007

PAGE 18 JUSTICE ET DROITS HUMAINS







Rwigara Assinapol ou l’histoire d’une mystérieuse réapparition

L’histoire commence tout à fait normalement, comme tout autre fait divers : un éboulement de

terrain sur un chantier de construction, non loin du centre-ville. Bilan : trois morts et des blessés

légers. La nouvelle se répand à la vitesse de l’éclair dans la soirée et toute la ville est au courant.

Oui, des morts il y en avait eu, mais était-ce la première fois que de tels accidents avaient lieu dans la

capitale ou ailleurs dans le pays. Non, pas vraiment. Les choses vont ensuite évoluer très rapidement.

On apprend que l’initiateur de ce projet de construction de cet immeuble à plusieurs n’est autre que

le riche Rwigara Assinapol- propriétaire également d’une usine de tabac, d’une minoterie et bien

d’autres affaires assez florissantes dans le pays- qu’il est en fuite et pris en chasse par la police qui le

recherche comme un vrai criminel. Alors même que l’épouse de Rwigara ne cesse d’accuser la

police de le détenir dans un lieu secret, cette dernière nie avoir mis la main sur Assinapol et indique

plutôt que celui-ci a eu le temps de se faire la belle. Mais pour quelle raison, puisque en tant que

propriétaire du terrain il n’était pas directement responsable de ces décès ?...



Autre coup de théâtre, à la fin de la semaine dernière, les médias locaux étaient tous d’accord que

deux Généraux étaient en prison à cause de l’affaire Rwaigara. De spéculations en spéculations-

cachant peut-être aussi quelques vérités, car ici, la rumeur est une bonne source d’information !- la

presse privée en arrive à quelques conclusions. Pour Umuseso « Le riche Rwigara a disparu ».

Quant au journal Rushyashya, il reste convaincu que « Assinapol Rwigara est détenu dans un lieu

tenu secret » et affirme que l’homme, est originaire de Kibuye comme d’autres frondeurs de sa

région natale qui ont, eux, ont dû quitter le pays en catimini, à la fin des années 1990, et qu’il a de

mauvais antécédents avec le régime. « La police nationale a enlevé Rwigara Assinapol ! », écrit en

manchette l’hebdomadaire Umuco qui, plus loin, renchérit, toujours en titre : « Le Général

Rusagara en prison et Rwigara en danger ! ».



Un ‘‘happy end’’, du moins pour l’instant, aura lieu dans la journée de ce jeudi 16 octobre quand on

apprend, par les médias internationaux, que Rwigara s’est « volontairement » présenté au bureau du

procureur général, puis conduit à la police.



Chronique d’une affaire qui tient en haleine, depuis un mois, le public rwandais, habitué à ne

recevoir l’information plus ou moins équilibrée que par le biais des médias privés, qui plus est à

compte goutte- or, ces mêmes organes de presses indépendants sont souvent mal informés.



« Depuis le 27 juillet 2007, un des hommes d’affaires les plus riches de la capitale, propriétaire de

l’usine de tabac, Premier Tobacco Company (P.T .C), Rwigara Assinapol, est détenu dans un lieu

secret et pour des raisons jusque là inconnues. Les informations qui parviennent au journal

Rushyshya indiquent que c’est à cette date, vers midi, que les forces de police ont encerclé la

résidence d’un autre homme d’affaires de sa famille, à Kabusunzu où il a été arrêté. Il participait,

avec les autres, au deuil dans cette famille, et ils en ont profité pour l’arrêter, comme un criminel,

sans mandat d’arrêt. A l’origine de cette arrestation, il y a l’accident qui a eu lieu sur son chantier

de construction, à Kiyovu, et qui a emporté trois vies humaines…La rumeur s’est propagée partout

disant que Rwigara Assinapol avait disparu, d’autres affirmant même qu’il avait fui le pays, comme

il a l’habitude de le faire quand il a des problèmes avec le pouvoir. D’autres s’interrogent encore les

raisons de cette fuite, alors même que chacun de ses chantiers est confié à un groupe de techniciens





LES POINTS FOCAUX N°292 Semaine du 11 au 17 Août 2007

PAGE 19 JUSTICE ET DROITS HUMAINS



qui s’en chargent. Rappelons ici que les deux ingénieurs chargés du chantier de Kiyovu, qui avait

été arrêtés après l’accident, ont été libérés sur ordre du tribunal de première instance de

Nyarugenge, ce 27/7/ 2007. Le tribunal a trouvé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes de leur

inculpation. Le tribunal a exigé d’amples investigations pour savoir la cause de cet accident… »,

rapporte Rushyashya.



Pour les confères d’Umuco et Umuseso, il faut peut-être aller chercher ailleurs les raisons de

l’acharnement des forces de sécurité contre Rwigara Assinapol.



« … il y a lieu de dire que la police et la mairie de Kigali ont voulu changer l’image de cette affaire.

Ce qui était au départ un simple accident, est devenu une chasse à l’homme menée contre Rwigara

Assinapol, avant même que l’enquête ne soit lancée…certains disent qu’il y a quelque chose qui se

cache derrière ce drame, car, disent-ils, alors même l’équipe de secouristes tentait de sauver les

blessés sur le chantier, la police de Kibuye, où le concerné participait à la séance d’une juridiction

gacaca, a reçu l’ordre de l’arrêter, avant qu’une enquête ne soit diligentée ! Ce qui veut dire que

la police avait, a priori, des comptes à régler avec Rwigara Assinapol…d’autres encore se

demandent pourquoi de tels accidents se déroulent régulièrement dans la ville de Kigali sans que

leurs auteurs ne soient poursuivis… »



Et puis, comment expliquer les arrestations du Général à la retraite, Sam Kaka, dont l’immunité

parlementaire a été levée, dans la précipitation, par le bureau du parlement, étant donné que nos

« heureux » députés sont en vacances ; et l’autre Général, encore en activité, Frank Rusagara ! De

sources officieuses, ils auraient aidé le fugitif à passer à travers les mailles du filet tendu par la

police. Comment et dans quel dessein ? Telles sont les questions que ne manqueront pas de poser les

défenseurs de ces hauts gradés de l’armée qui, comme certains de leurs compagnons d’armes,

risquent de tomber en disgrâce.



« Les informations de sources sûres indiquent que le Général de Brigade, Frank Rusagara, a été

arrêté et serait détenu dans la prison destinée aux officiers supérieurs de Kanombe. Il y a rejoint le

colonel Karegeya. La raison de son emprisonnement est qu’il a osé dire aux forces de police de ne

pas arrêter Rwigara Assinapol en pleine cérémonie de deuil au domicile d’Uzzia Iyamuremye. Et

voilà que le simple conseil visant le respect de la culture rwandaise lui a valu un

emprisonnement… La force employée par la police dans cette affaire rappelle la dure époque qu’ont

traversé les ressortissants de Kibuye, les années passées. On se rappellera ici l’assassinat d’Assiel

Kabera, qui était conseiller à la présidence de la république, qui a été abattu à l’entrée des bureaux

du Président et l’exil de Sebarenzi et les autres…»



Qu’est-ce qui se cache donc derrière cette chasse à l’homme- remarquez que ses comptes en banques

ont été gelés et que son usine est fermée !- et cette mystérieuse réapparition qui ne fait qu’accroître le

flou qui entoure cette affaire ? Umuseso évoque des jalousies et autres rivalités dans les milieux

d’affaires locaux dont Assinopl serait victime ; le journal parle également d’un nième épisode l’

‘‘opération Kibuye’’ visant à faire taire la fronde qui viendrait de cette partie du Rwanda. Laquelle

‘‘ Opération’’, affirme les confrères du journal, aurait commencé par l’élimination physique d’Assiel

Kabera il y a 7 ans.









LES POINTS FOCAUX N°292 Semaine du 11 au 17 Août 2007

PAGE 20 JUSTICE ET DROITS HUMAINS





Qui a tué Assiel Kabera et où en est l’enquête ?

C’est là la question que pose, une fois encore, la famille de feu l’ex conseiller du Président Pasteur

Bizimungu, dans une lettre envoyée au Président Kagame, et dont le journal Umuseso dit détenir une

copie. Sept ans après l’assassinat de Kabera, les conclusions de l’enquête sur cet acte ignoble n’ont

pas encore été rendues publiques, d’où ce titre de l’éditorial du même hebdomadaire : « La

disparition de hauts fonctionnaires de l’Etat ne doit pas être un secret d’Etat ».



« Sept ans et plus viennent de s’écouler et la famille d’Assiel Kabera attend encore les conclusions

de l’enquête sur l’assassinat de celui qui était conseiller du Président Pasteur Bizimungu. Cet

homme, originaire de Kibuye, a été tué quelques jours seulement après la démission de l’ex

président de l’assemblée nationale de transition, Sebarenzi, et au moment où la rumeur disait que

les ressortissants de Kibuye avaient de mauvaises intentions pour le pays…Comme l’avait promis le

président Kagame à la famille d’Assiel Kabera, le 07 mars 2000, dans un communiqué, la vérité

devrait être connue au sujet de ceux qui ont tué Kabera, et les coupables punis…Seulement, la

vérité doit éclater au sujet de tous ceux qui sont morts dans de telles circonstances sauvages ou

portés disparus afin que ces affaires ne soient plus classées ‘secret d’Etat’… »



Ainsi, celui qui était alors Ministre de la défense et Vice-Président, avait promis de tout faire pour

découvrir et châtier les coupables.



« …Assiel Kabera a été tué par trois personnes dans la soirée du 03 mars 2000, alors qu’il venait

d’arriver chez lui à bord de son véhicule. Il a été dit aussi que ces trois meurtriers portaient

l’uniforme militaire. Ils ont pu accomplir leur tâche dans un laps de temps record comme de vrais

professionnels. Enfin, dans leur fuite, ils ont pu reprendre leur véhicule immatriculé au Congo-

Kinshasa…La première chose que la famille d’Assiel Kabera, dans sa lettre, rappelle à Kagame,

c’est l’audience qu’il leur a accordée après sa mort. Ils disent : ‘…excellence monsieur le président

de la république, vous vous rappelez la réunion qui s’est tenue dans votre bureau à Kacyiru, avec les

frères de feu Assiel Kabera que sont le Dr.Kayijaho Josué et Niyibizi Osée en présence d’Aloysie

Inyumba, alors secrétaire exécutive de la Commission d’Unité et de réconciliation nationale. Dans

la même lettre, ils rappellent au président Kagame les propos qu’il a tenus, à cette occasion :

‘…L’assissinat d’Assiel Kabera est l’aboutissement d’un plan d’un groupe de la ‘mafia’ composé

de civils et de militaires agissant pour son propre compte’. La famille rappelle aussi que le

président Kagame, en personne, avait déclaré qu’il n’acceptera pas que le pays soit dirigé par ces

bandits (de la mafia)…La lettre précise également que les informations fournies par les ONG de

défense des droits de l’homme, la presse locale et les médias étrangers ont toujours dit que cet

assassinat avait des mobiles politiques… »



Le journal Umuseso « rappelle » enfin qu’Assiel Kabera n’était qu’un rescapé du génocide, qui avait

miraculeusement échappé à la machette en 1994 et même avant. Malheureusement le destin en a

décidé autrement. Il n’a pas pu survivre longtemps. Six ans c’est trop court dans la vie d’un homme à

l’âge mûr. L’âge auquel on rêve de réaliser des choses, des choses importantes pour sa famille et

pour la nation ! Que Dieu ait son âme et surtout que justice soit rendue !



N.B







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