Les modérateurs du
Vieillissement Cognitif…
El Yagoubi Radouane
Université de Provence
Quelques chiffres :
Personnes âgées de plus de 65 ans :
• 1850 : 6,5 % de la population totale
• 1981 : 14 % de la population totale
• 2010 : 20 % de la population totale
Vieillissement : processus qui atteint tous les
individus sur le plan organique et psychique
Le vieillissement cognitif s’exprime par une
diminution de performances a diverses epreuves
censees evaluer le fonctionnement cognitif, au fur et
a mesure de l’avancee en age.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Les effets du vieillissement
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Les effets du vieillissement
Le vieillissement cognitif ne se reduit pas a une somme de
declins ineluctables (cf. capacites preservees)
Importante heterogeneite au niveau des changements
cognitifs :
- entre les differentes fonctions
- au sein d’une meme fonction
- entre les individus
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Rappel sur le Vieillissement C.
Etude longitudinale: l’evolution des performances
d’un même groupe de participants est étudiée sur
une période prolongée.
Etude transversale: consiste à étudier, à un
moment donné, les performances ou les habiletés
cognitives chez des adultes d’âge différent.
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Effet du V.C. sur quelques
grandes fonctions:
Mémoire
Attention
Fonctions exécutives
Raisonement
Langage
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MEMOIRE
→ Performances en memoire declinent avec
l’age
MAIS tous les aspects de la memoire ne
sont pas modifies par le vieillissement
Attention, les changements au niveau de la
memoire avec l’age n’entrainent pas de
gene dans la vie quotidienne (sinon
vieillissement pathologique).
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Mémoire(s) (Tulving, 1995)
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Mémoire de travail
L’administrateur central est plus sensible au
vieillissement que la boucle phonologique et le
registre visuo-spatial:
Les différences liées à l’âge sont plus importantes dans les
tâches doubles, qui nécessitent à la fois le stockage et le
traitement de l’information.
Il y aurait donc baisse des ressources de l’administrateur
central.
Les effets de l’âge sur l’efficacité de la mémoire de travail
seraient également liés à la vitesse à laquelle sont effectuées
des opérations simples de traitement.
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Mémoire épisodique
= stockage a long terme d’episodes personnellement vecus
dans un contexte spatio-temporel particulier
Les sujets âgés montrent des déficits dans les tâches de
récupération contrôlée de l’info.
Par contre, amélioration des performances lorsqu’une aide
est fournie.
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Mémoire épisodique
Effet de l’age different selon le type de tache proposee:
Epreuves de rappel libre: permettent generalement de mettre en
evidence des differences entre personnes agees et jeunes
Epreuves de rappel indice: moindre effet de l’age par rapport au
rappel libre
Epreuves de reconnaissance: la plupart du temps faible effet de
l’age, voire pas d’effet d’age
→ Craik & McDowd, 1987; Rabinowitz, 1984; Smith, 1977
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Mémoire épisodique
Hypothèses :
• 1 - L’hypothèse d’un déficit d’élaboration au niveau de
l’encodage: diminution des ressources attentionnelles,
ou des capacités centrales de traitement
• 2 - l’hypothèse d ’un déficit d’encodage du contexte: les
sujets âgés encoderaient moins bien que les jeunes les
informations contextuelles associées à l’information-
cible
• 3 - l’hypothèse d ’un déficit de récupération: selon
Craik, les sujets âgés éprouveraient des difficultés à
mettre en oeuvre des stratégies efficaces de
récupération.
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Mémoire prospective
Memoire prospective = capacite a effectuer, a un moment approprie
dans le futur, une action prevue (implique la formation d’une
intention)
→ Importance majeure dans le fonctionnement quotidien
→ Effet du vieillissement en memoire prospective d’autant
plus marque que la tache distractrice que doit realiser la
personne est demandante en ressources attentionnelles
MAIS, dans la vie quotidienne les personnes agees (PA)
peuvent etre superieures aux jeunes pour des epreuves
de memoire prospective (Thomson, 1999)
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Mémoire sémantique
Acquisition et retention de connaissances generales sur le monde (exemple :
connaissances scolaires, ≪ Qui est Agatha Christie? ≫, ≪ Est-ce que les
chiens ont des ailes? ≫, etc.…).
Memoire semantique globalement preservee dans le vieillissement.
Exemple: epreuve d’amorcage semantique: 2 stimuli presentes de
maniere sequentielle dont la relation entre les 2 est manipulee:
le second mot est relie au premier (docteur –infirmiere)
les deux mots ne sont pas relies (docteur – livre)
Effet d’amorcage se manifeste par une facilitation du traitement du
second mot de la paire lorsque le premier mot lui est semantiquement
relie.
→ vieillissement: effet d’amorcage conceptuel observe comme chez
des sujets jeunes (Laver & Burke, 1993)
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Mémoire procédurale
= Apprentissage des habiletes perceptivo-motrices ou habiletes
cognitives ( regles, strategies de resolution de problemes).
→ Memoire procedurale globalement preservee
dans le vieillissement normal
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Systèmes de représentation perceptive
= Acquisition et maintien de connaissances relatives
a la forme et la structure des mots, des objets, des
visages, etc. (mais pas des proprietes semantiques
de ces stimuli)
→ Globalement preserves dans le vieillissement
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En résumé pour la mémoire,
Des changements au niveau des capacites mnesiques sont
observees chez les PA
- Diminution des ressources de traitement en memoire de travail
- Diminution des performances en memoire episodique
- Memoire semantique globalement preservee dans le
vieillissement.
MAIS capacites equivalentes pour la memoire semantique, memoi
procedurale et systemes de representation perceptive.
Ces observations sont discutees comme des dissociations entre
memoire explicite vs. implicite (Schachter et al., 1992) ou processu
controles vs.automatiques (Jennings et Jacoby, 1993).
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ATTENTION
Les troubles de l'attention pourraient être à l'origine de
nombreux déficits cognitifs observés dans le vieillissement
normal.
Au cours du vieillissement, c'est la capacité de sélectionner de
façon partagée, donc l'attention sélective partagée qui semble
être le plus affectée.
Les sujets âgés montrent également une diminution de l’alerte,
de la vigilance, de l’attention soutenue.
Deux types d'interprétations ont été proposés pour rendre
compte des différences liées à l’âge:
– Selon Craik (1982), elles seraient dues à une réduction des
capacités attentionnelles
– Selon Salthouse (1982), elles seraient dues à une réduction
de la vitesse d'exécution.
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Fonctions exécutives
Les sujets âgés ont souvent des performances
inférieures à celles des sujets jeunes dans les
tâche nécessitant un contrôle exécutif (WCST,
effet Stroop,Tour de Hanoï).
Hypothèses : 2 théories
Prefrontal Cortex Function Theory of Aging
(West, 1996 ; Raz, 2000).
Ralentissement de la vitesse de traitement
(Salthouse et Babcok, 1991).
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RAISONNEMENT
Activités cognitives de haut niveau,
dans lesquelles d’autres fonctions
cognitives interviennent: encodage,
MdT, MLT, inférence, décision.
Ces fonctions sont affectées par le
vieillissement.
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LANGAGE
Le système phonologique semble le mieux
préservé, il demeure intact jusqu'à la fin de la
vie des sujets. La syntaxe ne semble pas non
plus se modifier avec l'âge.
Pour ce qui concerne le lexique, les
performances à certaines tâches semblent
diminuées avec l'âge. Dans les tâches de
dénomination d'images, des études ont montré
un effet de l’âge pénalisant les tranches d’âge
supérieures à 70 ans.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
En Résumé,
Le concept de diminution de ressources de
traitement: vieillissement s’interprete mieux
en terme de modif ressources de traitement
disponibles qu’en terme d’alteration de
mecanisme cognitif specifique.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Les effets du vieillissement
Le vieillissement cognitif ne se reduit pas a une somme de
declins ineluctables (cf. capacites preservees)
Importante heterogeneite au niveau des changements
cognitifs :
- entre les differentes fonctions
- au sein d’une meme fonction
- entre les individus
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
En Résumé,
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
En Résumé,
Plusieurs études récentes suggèrent que le
portrait défaitiste d'un vieillissement cognitif
inévitable et précoce dépeint dans la littérature,
et qui correspond à notre stéréotype du
vieillissement, puisse cacher la contribution
d'autres facteurs qui amplifient l'impact du
vieillissement sur la cognition. Il existerait donc
des modérateurs du vieillissement cognitif.
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Modérateurs du vieillissement
cognitif
NIVEAU DE SCOLARITE
STYLE DE VIE, ACTIVITES PROF
EXPERTISE
ENTRAINEMENT COGNITIF
CONDITION PHYSIQUE
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I. NIVEAU DE SCOLARITE
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hypothèse
La scolarité (une expérience
d’apprentissage précoce) influence le
vieillissement cognitif
un engagement continu dans des
activités intellectuelles soutenues
protégerait contre le déclin cognitif
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Effet de la scolarité : les études
longitudinales
Résultats :
Niveau
Age
scolaire
L’exemple du MMSE…
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Le MMSE
Avantages :
– Court
– Très répandus donc des résultats comparables
– Des données normatives disponibles
Inconvénients :
– Évaluation globale
– Ne remplace pas un diagnostic clinique
– Aucun diagnostic de la pathologie
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L’étude de Lyketsos, Chen &
Anthony (1999)
1488 participants âgés de 18 à 70 ans
pendant 11.5 ans (2 tests)
MMSE noté sur 30 points
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
3,5
3
déclin au
2,5 MMSE
2
1,5
1
0,5
0
moyenne 18-30 ans 41-50 ans 61-70 ans 71 ans et
plus
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
0-8 9-11 12 13-15 16 et +
Les aînés les plus scolarisés ont tendance à
montrer un déclin cognitif moindre
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Déclin cognitif niveau
scolaire ?
Scolarité
t=5.6
Indice Changement cognitif
cardio-respiratoire t=2.2 sur 2,5 années
Activité physique t=2.5
Albert et coll. (1995)
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Différents domaines cognitifs
Critique : tests utilisés par les
psychologues = tests trop proches
d’activités scolaires
Utilisation 2 types d’épreuves :
Intelligence dite fluide (e.g.,
comparaison de symboles)
Intelligence dite cristallisée (e.g., test
d’information)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Christensen & coll. (1997)
Personnes âgés de 70 à 79 ans suivies pendant
3.6 années, 3 groupes :
– 0-9 ans de scolarité
– 10-13 ans
– 14 ans et plus
Tests d’intelligence fluide et cristallisée
X
Intelligence fluide niveau de scolarité
Intelligence cristallisée niveau de scolarité
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Le niveau d’éducation : les études
transversales
Etudes longitudinales : essentielles pour étudier l’impact de
la scolarité sur le vieillissement
MAIS ne permettent pas une analyse détaillée des processus
cognitifs influencés ou non par la scolarité
Les études transversales permettent de comprendre les
effets spécifiques de la scolarité sur les différentes
fonctions cognitives
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Niveau de scolarité et
vieillissement attentionnel
Bruyer & coll (1995) :
– 2 groupes : jeunes et âgés
– 3 niveaux de scolarité : faible, moyen,
élevé
– Epreuve de stroop : 3 tâches
Tâche 1 : Lecture
Tâche 2 : dénomination bleu
vert
rouge
vert
bleu
rouge
Tâche 3 : interférence
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Résultats
JEUNES : niveau de scolarité n’affecte
pas la perf à l’épreuve du stroop (sf. faible
désaventage du groupe faiblement scolarisé ds
l’épreuve de lecture)
AGES : haut niveau scolaire semble
protéger les participants de l’effet du
vieillissement dans la tâche de
dénomination et d’interférence (cf.
différence J/A moins importante)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Mais…
Calcule d’un indice individuel
d’interférence
Plus de différences entre les
différents groupes d’âgés
Faible niveau de scolarité ralentissement ds toutes
X
les tâches du stroop
Les différences liées au niveau scolaire seraient plus
marquées chez les participants
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Mémoire : effet protecteur de la
scolarité
Mathy & Van der Linden (1995) : épreuve de rappel d’histoire
Nb d'items rappelés (tâche
5
4,5
4 Jeunes
3,5 Agés
rappel)
3
2,5
2
1,5
1
0,5
0
Bas Haut
Scolarité
Effet de la scolarité sur le rappel mais pas sur épreuve de
reconnaissance
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Effet de la scolarité sur la mémoire
dépendant du matériel utilisé
Tâche de mémoire verbale à CT :
participant faible niveau scolaire ont
performances réduites indépendamment
de leur âge
jeunes âgés
7
nb de chiffres 6
correctement 5
rappelés
4
3
1 2 3 4 5
niveau d'étude
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Effets différents en mémoire
Education
vieillissement
Complexité de
la tâche
MCT MLT
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Bherer, Belleville & Peretz (2001)
– Tâche de MCT : Brown-Peterson
3 tâches interférentes
articulatoire (bla)
2 Tâche d’additions (+1)
31 - Tâche ss interférence
-
JBH
rappel
PFQ
DGB
MDZ
VJP
SLF
37
54
26
69
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Résultats
Effet niveau scolaire
Age pas d’effet direct, scolarité + important
Interaction complexité x niveau scolaire
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Conclusion
Scolarité a un impact sur la cognition
Mais cet impact n’est pas le mm selon
le domaine étudié
Interaction difficulté du test x scolarité
dans un mm domaine
2 hypothèses
- compensation
- réserve neuronale
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’hypothèse de la compensation
(Christensen et al. 1997)
Postulat : les connaissances acquises
compensent le déclin cognitif associé à l’âge
déclin spécifique à certaines tâches mettant
en œuvre des connaissances générales
• 2 explications :
– ces tests font réf à des connaissances
apprises en milieu scolaire ou s’apparentent à
des épreuves utilisées en milieu scolaire
– Permettent l’aménagement de stratégies
différentes entre les individus
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’hypothèse de la réserve cérébrale
(Stern, 2003)
Postulat : les expériences complexes et
stimulantes acquises au fil des années
de scolarisation engendrent une réserve
neuronale prémunissant les individus
des effets de l’âge
Comment? Des réseaux neuronaux plus
élaborés (+ de connexions synaptiques)
Corroborée par des données
anatomiques?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
PARTIE 2
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Patrons de relation entre la scolarité
et le vieillissement cognitif
Parallélisme
La protection
La confluence ascendante
La confluence descendante
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
1. Parrallélisme
13
Scolarité
12 Basse
Haute
11
10
9
8
7
6
16 - 30 66 - 85
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
2. Protection
13
Scolarité
12 Basse
Haute
11
10
9
8
7
6
16 - 30 66 - 85
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
3. Confluence ascendante
13
Scolarité
12 Basse
Haute
11
10
9
8
7
6
16 - 30 66 - 85
La performance des groupes de niveaux de scolarité différents tend à se rapprocher
dans le temps du fait d’une amélioration du groupe faiblement scolarisé.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
1. Confluence descendante
13
Scolarité
12 Basse
Haute
11
10
9
8
7
6
16 - 30 66 - 85
La performance des groupes de niveaux de scolarité différents tend à se rapprocher
dans le temps du fait d’un déclin du groupe hautement scolarisé.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
En Résumé
Le niveau d’éducation permet de prédire le déclin cognitif dans les études
longitudinales. La performance des personnes hautement scolarisées aux test
mesurant l’état mental général semble préservée des effets de l’avancement en âge.
Dans les études transversales, les personnes hautement scolarisées montrent parfois
des performances qui se rapprochent de celles des jeunes adultes suggérant que la
scolarité peut servir de facteur de protection contre le vieillissement cognitif, à tout le
moins dans certains domaines cognitifs.
Le niveau scolaire n’a pas d’effet systématique sur la performance aux test d’attention
et lorsqu’il a un impact, son influence n’interagit pas avec l’âge.
Le niveau de scolarité a un effet général aux tâche de mémoire. De plus, le rôle de la
scolarité est plus important pour les tâches plus complexes.
Il existe au moins quatre patrons de relation entre la scolarité et le vieillissement
cognitif: le parallélisme, la protection, la confluence ascendante et descendante.
Deux types d’hypothèses ont été proposés pour expliquer le rôle de la scolarité dans le
vieillissement cognitif:
Hypothèse de compensation: les connaissances acquises permettraient de
compenser le déclin cognitif associé à l’âge dans certaines fonctions cognitives.
Hypothèse de réserve cérébrale: la stimulation cognitive soutenue pendant les
années scolaires aurait permis le développement d’une réserve cérébrale qui
protège l’individu contre les effets délétères du vieillissement biologique sur le
système nerveux.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Niveau d’étude et style de vie sont corrélés…
qu’en est-il de l’impact du style de vie…
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Style de vie
Rôle de la stimulation cognitive soutenue sur le
vieillissement cognitif:
- Type d’emploi: Emploi stimulant (flexibilité mentale) vs. peu stimulant
- Degré d’implication dans les activités de détente stimulantes sur le
plan cognitif
Plan:
– Quantification du style de vie
– Résultats des études longitudinales :
• Rôle du type d’emploi
• Rôle des activités de loisirs
– Résultats des études transversales:
• Rôle du type d’emploi
• Rôle des activités de loisirs
– Hypothèses concernant l’effet bénéfique des activités
stimulantes sur la cognition des personnes âgées.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Questionnaire de Wilson, Barness & Bennett, 2003
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Style de vie, activités professionnelles et
vieillissement -- Etudes longitudinales
– Le rôle du type d’emploi:
Schooler & al. (1999) :
– 233 participants âgés de 41 à 83 ans
– 2 groupes : emploi complexe et emploi moins
complexe
– 3 tests de mesures intellectuelles sur test cognitifs
standardisés, mémoire, habiletés verbales et visuo-
spatiales …: 1964, 1975, 1994/1995
Emploi complexe: nécessite un jugement indépendant et prise de décision
Emploi moins complexe: implique davantage de situation connues et répétitives
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Complexité Complexité
de l’emploi de l’emploi
.17 .42 .27 n.s.
Flexibilité Flexibilité
intellectuelle intellectuelle
1974 1995
La complexité de l’emploi influence positivement le
fonctionnement intellectuel et cette relation augmente
avec l’âge
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
B – le rôle des activités de détente et des loisirs
Hulstch, Hertzog, Small et Dixon (1999) :
– 250 participants testés 3 fois (sur 6 ans)
– Mesure du niveau d’activité (60 activités) et du style
de vie (questionnaires d’autoévaluation, fréquence
sur une échelle à 9 points)
– Mesure du fonctionnement cognitif (mémoire,
langage, vitesse, attention…)
– Mémoire de travail: Retenir un mot clé dans chaque
phrase d’une série de phrases (3, 4, 5, et 6 phrases).
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats :
– Résultats: baisse des performances sur une période de 6 ans (sf
pour les tests du vocabulaire et de rappel d’histoire).
– Relation signif entre performances cognitives et engagement
dans de nouvelles activités intellectuellement stimulante.
– Engagement dans de nouvelles activités tend à diminuer chez
les participants au cours des 6 ans de l’étude.
– modèle :
Nouvelles Changement
activités de nouvelles
activités
.21 .37
Rappel de faits
- Mémoire .41 à Rappel de mots,
Âge
.32 de travail .89 Langage,
Fluidité verbale,
Connaissances
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Critiques :
– Difficulté à interpréter si les personnes âgées
demeurent actives (s’impliquent dans de nouvelles
activités) car leur performances cognitives le leur
permettent OU si le fait de s’impliquer dans de
nouvelles activités leur permet d’améliorer leurs
performances
– Une forte proportion de l’échantillon testé était
hautement scolarisée (plus de 16 ans d’études)
difficulté de généralisation de ces résultats à une
population moins bien scolarisée
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Lien entre niveau scolaire et style
de vie ?
Éducation en bas âge pourrait être associée
d’une façon ou d’une autre au niveau d’activités
intellectuelles au cours de la vie
Meilleur niveau scolaire meilleur emploi
accès à certaines activités culturelles
Participation à des activités stimulantes permet-
elle aux personnes de se prémunir des effets du
vieillissement même si elles n’ont pas suivi une
formation scolaire très poussée. A l’inverse y a-
t-il un effet plateau dans la stimulation chez des
personnes à haut niveau scolaire?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Kliegel, Zimprich & Rott (2004)
Deux hypothèses:
– Scolarité et style de vie pourraient avoir des effets
indépendants dur le déclin cognitif.
– Scolarité et style de vie sont associés: le niveau
scolarité aurait un effet indirect sur le déclin cognitif.
– Population: centenaires
– Questionnaire sur le style de vie à l’âge de 80 ans
(apprentissage d’une nouvelle langue, voyages …)
– Test cognitif: MMSE
– Résultats en faveur de l’hypothèse 2: un quart de
l’effet de du niveau de scolarité s’explique par le
niveau d’engagement dans les activités stimulantes.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Kliegel, Zimprich & Rott (2004)
Niveau
d’engagement
dans des
activités
stimulantes
Éducation Statut cognitif
formelle en à un âge
bas âge avancé
L’activité intellectuelle protège-t-elle aussi contre les atteintes
pathologiques (e.g., maladie d’Alzheimer)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Wilson et coll. (2002)
Suivi de 801 membres du clergé aux USA sur
une période de 4.5 ans
Plusieurs questionnaires afin de quantifier
leurs niveaux d’engagement dans des activités
stimulantes et leurs compétences dans
plusieurs domaines cognitifs (mémoire de
travail, mémoire sémantique…)
Le style de vie protège contre l’apparition de
symptômes d’un déclin pathologique
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusions des études longitudinales
Le style de vie et l’engagement dans des
activités stimulantes intellectuellement
préservent des effets délétères du
vieillissement (au moins sur certaines fonctions
cognitives)
L’effet bénéfique de la stimulation cognitive
soutenue serait en partie dépendant de l’effet
du niveau d’étude
MAIS étude longitudinale limitées pour comprendre la nature
de la relation entre les activités stimulantes et le déclin cognitif
d’un point de vue cognitif. Pas de précision d’un point de vue
des processus cognitif.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Style de vie, activités professionnelles et
vieillissement -- Etudes transversales
A – le rôle du type d’emploi
Principe : comparaison des
performances de différents groupes
(occupant différents emplois) sur
diverses mesures cognitives.
Utilisation de tests plus précis que
dans les études longitudinales.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Shimamura et al. (1995)
Plusieurs tâches de mémoire + vitesse de
traitement
72 professeurs d’université, 3 groupes
– Âge moyen 38 ans
– Âge moyen 52 ans
– Âge moyen 65 ans
+ groupe contrôle de jeunes adultes étudiants
âge moyen : 20 ans et 14 ans de scolarité
+ groupe contrôle âgés (âge moyen : 67 ans et
16 ans de scolarité)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats : tâche vitesse de traitement
a) Contrôles b) Professeurs
Jeunes
800 800
Âgés
Temps de réponse (ms)
Temps de réponse (ms)
600 600
400 400
200 200
1 2 4 1 2 4
Nombre de choix de réponse Nombre de choix de réponse
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats : tâche de rappel
a) Contrôles b) Professeurs Jeunes
Âgés
100
Pourcentage de réponses correctes
100
Pourcentage de réponses correctes
90 90
80 80
70 70
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
1 2 4 1 2 4
Nombre d'essais Nombre d'essais
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats tâche d’auto-ordonnancement
a) Contrôles b) Professeurs Jeunes
Âgés
5 5
4
4
Nombre d'erreurs
Nombre d'erreurs
3
3
2
2
1
0 1
1 2 1 2
Nombre de blocs Nombre de blocs
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats : tâche de rappel d’histoire
a) Contrôles b) Professeurs Jeunes
Âgés
80 80
70 70
Pourcentage de rappel
Pourcentage de rappel
60 60
50 50
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
Scientifiques Anthropologiques WAIS Scientifiques Anthropologiques WAIS
Histoires Histoires
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion sur le type d’emploi
Peut avoir un impact sur les performances
cognitives des âgés
Mais différent selon la sphère cognitive
étudiée
– Interprétation 1 : le type d’emploi
n’affecte pas certains facteurs généraux
(e.g., vitesse de TTT) ms d’autres aspects
comme la MdT
– Interprétation 2 : un effet de la tâche,
certaines sont plus proches des activités
courantes des professeurs meilleur
maintien des performances
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
B – les activités de loisir et de détente
Salthouse, Berish & Miles (2002)
204 personnes de 20 à 91 ans
Questionnaire personnel sur les
fréquences de participation à des
activités stimulantes
+ Analyse de la demande cognitive pour
chaque activité
Batterie de tests de la WAIS
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Âge seul
0.5 Âge - Act.Cog.
0.4
Proportion de variance liée à l'âge
0.3
0.2
0.1
0
Visuo-spatial Intel. N-Verbale Mémoire Intel. Verbale
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Pourquoi pas de relation ?
Niveau d’activité = questionnaire
d’auto-évaluation de la fréquence
d’activités stimulantes
Utilisation de scores composites
reflétant 4 sphères cognitives
Ne tiennent pas compte des
activités cognitives pratiquées plus
tôt dans la vie de l’individu
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Wilson et al. (2003)
141 personnes âge moyen 83.4 ans
Mesure de la performance dans 5
domaines cognitifs (mémoire
épisodique, de travail, sémantique,
vitesse perceptive et les habiletés
visuo-spatiale).
A l’aide d’un questionnaire création
d’un score de fréquence d’activités
Existe-t-il une relation entre l’activité
cognitive soutenue pendant de
longues années et les performances
d’une personne ?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
- Activités cognitive (= score liés au style de vie)
- Le niveau scolaire n’a pas le même effet que le style de vie
- la relation entre la cognition et le style de vie serait en partie
indépendante de la relation entre déclin cognitif et scolarité.
2 Mémoire
Vitesse
Scores de performance standardisés
1,5
1
0,5
0
-0,5
-1
-1,5
-2
2 3 4 5 10 15 20
Score d'activité cognitive Années de scolarité
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusions sur les activités de loisirs
Des résultats contradictoires
La relation entre niveau d’activité
cognitive provenant des activités de
détentes et le déclin cognitif est plus
difficilement mise en évidence que la
relation entre le vieillissement cognitif et
le niveau de scolarité ou le type d’emploi
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Hypothèses concernant l’effet bénéfique des
activités stimulantes sur la cognition
Hypothèse de réserve cognitive ou de la compensation
(mises en place de stratégies compensatoires liés à
l’accumulation des connaissances).
Hypothèse de la réserve neuronale
MAIS
Problème de la causalité : difficulté d’établir un lien de
cause à effet entre stimulation cognitive et
performance cognitive
Manque de contrôle sur les activités stimulantes (nbre
d’heures, niveau de perf..)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Etudes intéressantes pour explorer le lien entre activités
stimulantes et le maintien des fonctions cognitives au
cours du vieillissement.
MAIS
Elle informent peu sur le potentiel latent du cerveau
vieillissant.
Utilité de contrôler les activités stimulantes en laboratoire
afin d’explorer la plasticité du cerveau vieillissant.
Permet de mieux spécifier le lien causal entre activités
stimulantes et maintien des capacités cognitives au cours
du vieillissement.
Etude de l’effet d’expertise sur le
vieillissement cognitif
Fin partie 2
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Expertise…
Les connaissances sont mieux organisées
Plus accessible
Analyse de l’information plus rapide
Action complexe devient routinière
Une partie des processus deviennent plus automatique
Permet l’utilisation de stratégies plus adaptées
les performances sont plus rapide, plus exact.
L’expertise est tâche dépendante (difficilement
transférable..!..)
L’expertise nécessite une pratique intense durant plusieurs
années.
L’expertise immunise contre le déclin lié à l’âge?????
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Une activité continue d’apprentissage :
l’étude de l’expertise
Intérêts :
– Expertise se développe tôt dans la vie d’un individu
mais nécessite des activités de maintien des acquis
permet d’étudier l’effet d’un apprentissage tôt dans
la vie d’un adulte mais aussi l’effet de la pratique
intensive tout au long de la vie
– Etude comparative J/A experts permet d’étudier
l’impact d’une activité intellectuelle de haut niveau
sur des aspects précis du vieillissement
– Étudier chez une mm pers l’effet du vieillissement sur
des fonctions normalement sollicitées et d’autres
pratiquées intensivement
– Experts = modèle du vieillissement réussi (pas de
déclin dans leur domaine d’expertise)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Une activité continue d’apprentissage :
l’étude de l’expertise
Intérêts :
– Une des rares activités qui n’est pas
affecté par le vieillissement cognitif (il
n’est pas rare qu’elle se développe et
se raffine).
– Ors, les processus cognitifs
soutenant l’expertise (ex. jeu d’échec)
telles que la mémoire, l’attention, la
recherche visuelle…déclinent au
cours du vieillissement normal.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
2 hypothèses (Salthouse, 1984)
Hypothèse de préservation sélective: une expertise
acquise pendant une proportion importante de la vie
d’un individu peut contribuer à réduire le déclin cognitif
associé à l’âge touchant les processus cognitifs
élémentaires, comme les processus perceptifs et
moteurs, l’attention ou la mémoire. Hypothèse selon
laquelle une fonction cognitive doit être sollicitée pour
favoriser son maintien.
Hypothèse de compensation: Selon cette hypothèse
l’expertise permet de développer des stratégies,
générales ou spécifiques à un domaine de la cognition,
et que ces stratégies aideront à compenser le déclin
cognitif associé à l’âge sur les habiletés cognitives
complexes ou les fonctions cognitives élémentaires
touchées par le vieillissement.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
2 prédictions (Salthouse, 1984)
Même déficit associé à l’âge (les non experts)
sur les composantes cognitives experts
utiliseraient des stratégies compensatoire
(ex: utilisation de la mémoire de travail à long
terme) avantage spécifique sur les tâches
liées à l’expertise.
Expertise = apprentissage long (entrainement
sur des mécanismes élémentaires) experts
meilleures performances ds les tâches liées à
leur domaine d’expertise mais ds des tâches
sollicitant les mêmes processus
fondamentaux.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Les dactylographes : compensation stratégique et
préservation de la vitesse d’exécution (Salthouse, 1984)
Dactylographes
Mesures :
– Vitesse de frappe
– Tâche de temps de réponses
– Vitesse de traitement de l’information
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
650 Jeunes Âgés
600
550
500
Délais de réponses (en ms) 450
400
350
300
250
200
150
100
Vitesse inter-frappe Temps de réaction au choix
Qu’est ce qui permet aux participants âgés d’être aussi
rapides en dactylographie alors que leur vitesse de
réponse à une tâche de temps de réaction est si
ralentie?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Bosman (1993, 1994) : vitesse d’exécution
Dactylographes : 21 à 71 ans
Divers niveaux d’expertise de 24 à
100 mots/mn
Mesure
– Taper un court paragraphe
– Taper une touche ou deux touches
successivement
– Tâche de temps de réaction
– Tâche de tapping
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats
Des résultats similaires :
– Vitesse de tapping augmente avec l’expertise et
diminue avec l’âge
– Effet du vieillissement sur les perf aux tests de
vitesse psychomotrice variait en fonction du niveau
d’expertise
Des résultats contradictoires :
– Effet du vieillissement variait en fonction de
l’expertise aux tests de vitesse psychomotrice
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats
1800 jeunes
Âge-moyen
1600
Âgés
Temps de réaction (en ms)
1400
1200
1000
800
600
400
200
0
faible Elevé
L’expertise favorise la préservation de certaines
composantes cognitives associées à une tâche
psychomotrice (tâche de temps de réponse)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Interprétations
Salthouse : Utilisation d’une stratégie
compensatoire par les experts consistant à
visualiser et anticiper les frappes qui devront
être produites pour mieux les préparer et les
exécuter rapidement (hypo de compensation)
pas d’amélioration dans la vitesse
psychomotrice
Bosman : les composantes cognitives
impliquées dans l’exécution rapide d’une
réponse psychomotrice sont préservées par
l’expertise (hypo de préservation sélective)
maintient de la vitesse psychomotrice
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’accumulation des connaissances : le cas des
joueurs d’échecs (Charness, 1981).
Ce chercheur a évalué l’influence de l’expertise de
joueurs d’échecs sur différentes composantes cognitives
impliquées dans la tâche: mémorisation, stratégies,
reconnaissance…
Testé si l’expertise a un effet sur les performances
cognitives en fonction de l’âge des participants.
Participants âgés de 16 a 64 ans
Jouaient en moyenne depuis 23 ans
Jouaient en moyenne 6,3 heures par semaine.
Il y avait autant de jeunes experts que d’experts âgés
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’accumulation des connaissances : le cas des
joueurs d’échecs (Charness, 1981).
Tâche 1 : Test Stratégie: déterminer pour 4
scénarios le meilleur mouvement pour
une pièce donnée (réflexion à voix
haute, temps limité à 10mn).
Tâche 2 : Test de rappel : rappeler la
position des pièces des 4 scénarios sur
des échiquiers vides
Tâche 3 : Test de reconnaissance :
identifier les 4 scénarios à travers
d’autres scénarios.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats
Tâche 1 :
– + un joueur est expérimenté + il met
de temps à choisir son mouvement
– + un joueur est âgé + il trouve le
mouvement rapidement
– La qualité du mouvement était
meilleure chez les joueurs plus
expérimentés.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Résultats
Tâche de rappel :
– + les participants étaient âgés – bon était le rappel
– + l’expertise était développée, meilleur était le rappel
– Un temps d’analyse plus long favorisait le rappel
Comment les sujet âgés arrivent à maintenir le même
niveau de jeu que les jeunes si leur performances en
mémoire est moins bonnes?
– Utilisation de chunks par les experts: groupement de
pièces ayant un objectif pour un joueur: les sujets
expérimentés rappelés moins de chunk mais ceux-ci
contenaient plus de pièces
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion
Les meilleurs joueurs d’échecs encodent la
disposition spatiale des pièces des différents
scénarios rencontrés de façon plus élaborée
L’expertise permet de maintenir de bonnes
performances malgré un déclin cognitif lié à
l’âge grâce à une stratégie de sélection plus
efficace permettant d’isoler plus facilement les
scénarios important réduisant ainsi la quantité
d’informations à traiter et à mémoriser.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Performances en MdT : les joueurs de bridge
(Clarkson-Smith & Hartley, 1990)
Joueurs de bridge (50 participants
âgées de 55 à 91 ans)
Plusieurs tests cognitifs évaluant :
– la MdT
– Le raisonnement verbal et non verbal
Jouer au bridge permet t-il de maintenir certaines
habiletés cognitives spécifiques du jeu de bridge?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Joueurs Joueurs
50 24
Performances aux tests de mémoire de travail 45 Non joueurs 22 Non joueurs
Performances aux tests de raisonnement
40 20
18
35
16
30
14
25
12
20
10
15
8
10 6
5 4
Groupe de lettres Empan de lecture Empan de chiffres Analogies Matrices Séries de chiffres
Mémoire de travail Raisonnement
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion
Ces résultats suggèrent que devenir expert
d’une activité qui sollicite différents processus
cognitifs pouvant être sensible aux effets du
vieillissement peut favoriser le maintien de ces
processus.
Cette étude se distingue donc des résultats de
Charness en ce qu’elle suggère que le maintien
des performances liées à une activité pratiquée
de façon intensive se généraliserait à des test
cognitifs qui sollicitent les même processus
cognitif.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’expertise professionnelle : effet
modérateur sur l’attention partagée
Tsang & Shanner (1998) :
performances attention partagée
meilleures pr les pilotes?
Maintenue avec l’âge pour les
anciens pilotes?
Tâches d’attention et de double-
tâche (manipulation de la similitude
entre les deux tâches)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
L’expertise professionnelle : effet
modérateur sur l’attention partagée
90 participants (20 à 79 ans)
Pilotes vs. Contrôles
Tâches d’attention
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Performances à la tâche de poursuite effectuée seule Jeunes
Âge-moyen
0,5
Âgés
Performances à la tâche de poursuite
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Pilotes Contrôles
Niveau d'expertise
Diminution des performances à la tâche de poursuite en condition de double-tâche
Diminution des performances en condition de double-
0,5 Jeunes
Âge-moyen
0,4
Âgés
0,3
tâche
0,2
0,1
0
Pilotes Contrôles
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Niveau d'expertise
L’expertise professionnelle : effet
modérateur sur l’attention partagée
Les performances diminuaient en
fonction de l’âge.
Les pilotes avaient généralement
de meilleures performances que
les contrôles dans la plupart des
conditions simple ou double.
En prenant en comptes le
ralentissement cognitif général,
les performances des pilotes ne
déclinaient pas en attention
partagée
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Modération spécifique au domaine
d’expertise
Morrow et al. (1992, 1994, 2001)
Tâches :
– répéter une trajectoire de vol qu’ils
viennent d’entendre
– Répondre à des questions associées
au trajet
– Rappeler le plan de vol
3 groupes de participants : jeunes,
age moyen, âgés
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
100 Jeunes 100 Jeunes
Âge-moyen Âge-moyen
Performances à la tâche de répétition
Performances à la tâche de rappel
80 Âgés 80 Âgés
60 60
40 40
20 20
0 0
Pilotes Contrôles Pilotes Contrôles
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Modération spécifique au domaine
d’expertise
Meilleures performances chez les
pilotes.
Pas d’interaction expertise X l’âge
Effet de l’âge aussi chez les pilotes
L’étude de nouvelle variable permet
de montrer un effet de maintien
chez les experts:
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
60 Jeunes 70 Jeunes
Nombre d'erreurs plausibles lors de la répétition
Âge-moyen Âge-moyen
50
Âgés 60 Âgés
Exactitude des réponses
40
50
30
40
20
30
10
0 20
Pilotes Contrôles Pilotes Contrôles
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Modération spécifique au domaine
d’expertise
Préservation des performances
cognitives des pilotes:
– Seulement les tâches les plus similaires aux
tâches de communication qu’ils doivent
effectuées dans leur travail
Le contexte semble jouer un rôle
primordial dans les performances.
Hypothèse de préservation d’autant plus
valide que le contexte le permet.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Expertise et vieillissement cognitif
Taylor et al. (2005) : étude sur des
pilotes de différents niveaux
Tâche :
– Idem Morrow (tâche de
communication)
– Tâches cognitives mesurant la MdT, la
VTI et le contrôle attentionnel
Situation de vol simulé
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Jeunes
3
Nombre d'items exécutés par message
Âgés
2,5
2
1,5
1
Niveau 1 Niveau 2 Niveau 3
Niveaux d'expertise
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusions
Niveau important de l’expertise sur
des tâches associées au domaine
d’expertise
Mais pas vraiment d’amélioration
avec l’expertise dans des tâches
non liées au domaine d’expertise
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet de la pratique délibérée de la
musique sur la vitesse d’exécution
Krampe et Ericsson (1996) :
comparaison de musiciens
(amateurs ou professionnels)
jeunes et âgés
Tâches :
– jouer une série de notes (manipulation
de la difficulté de la tâche)
– Tests de vitesse psychomotrice,
temps de réaction, tapping
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Jeunes
2,8
Moyenne (Log) des latences inter-frappes (ms)
2,7 Âgés
2,6
2,5
2,4
2,3
2,2
2,1
2
Une main 2 mains en 2 mains Une main 2 mains en 2 mains
miroir différentes miroir différentes
Amateurs Experts
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Amateurs
2,4
Moyenne (Log) des latences inter-frappes (ms)
Experts
2,3
2,2
2,1
2
1,9
1,8
Main gauche ou droite Alternance
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
un effet de la mémoire?
Jeunes
2,8
Moyenne (Log) des latences inter-frappes (ms)
2,7 Âgés
2,6
2,5
2,4
2,3
2,2
2,1
2
Une main 2 mains en 2 mains Une main 2 mains en 2 mains
miroir différentes miroir différentes
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B” Experts
Amateurs
Hypothèse de préservation sélective?
Jeunes
3
2,9 Âgés
Temps par item en logarithme (ms)
2,8
2,7
2,6
2,5
2,4
2,3
2,2
2,1
2
Amateurs Experts Amateurs Experts
Tests de vitesse Tâches musicales
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion : l’impact de l’expertise
Effet bénéfique de l’expertise sur la vitalité cognitive des
personnes âgées. Cette interaction dépend de plusieurs
facteurs:
– Est spécifique au domaine d’expertise
– Résulte d’un phénomène de compensation (via
l’acquisition de nouvelles stratégies, anticipation pour
les dactylographes et connaissances générales du
domaine d’expertise chez les joueurs d’échec).
– Entraîne la mobilisation de processus différents chez
les experts et les novices. (ex: diff d’encodage chez
les joueurs d’échecs).
– Comme effet protecteur dépend de la pratique
délibérée (i.e., engagement ds des activités de
maintien et de développement des habiletés liées aux
tâches du domaine d’expertise).
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion : l’impact de l’expertise
Modèle de Baltes et al., 1999: permet de rendre
compte des relations entre vieillissement et
expertise: en vieillissant le sujet fait un
compromis entre maximisation des gains et
minimisation des pertes:
– Modèle SOC « sélection optimisation et
compensation »:
• la sélection permet de réduire le répertoire des habiletés
ou du nombre d’infos à traiter.
• L’optimisation désigne le fait que le participant âgé
tentera d’optimiser les conditions de performance (ex
pianiste va changer le rythme de jeu…)
• La compensation implique l’utilisation de nouvelles
stratégies…
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion : limites des études
portant sur l’expertise
Biais de sélection: les études transversales ne
permettent pas d’être sur que les experts âgés
étaient particulièrement très doués dans leur
domaines (plus que les jeunes) ainsi le fait de
ne pas trouver de diff serait du à cette habileté
supérieure à la base.
Il est rare et difficile d’atteindre un niveau
d’expert (ceux qui y arrivent serait-il pas une
population particulière? Exeptionnellement
performant et non représentatif de la population
de leur âge.)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Relation entre activité et modifications du
SNC : les chauffeurs de taxi
Maguire (1998) a montré en utilisant la TEP que
l'hippocampe droit était impliqué dans l'apprentissage
topologique d'environnements urbains virtuels
complexes et dans le rappel mnésique de trajectoires
complexes au sein d'une ville ;
Il existerait une relation entre le nombre d'année de prati-
que des chauffeurs de taxi londoniens et des
modifications structurales du SNC : le volume de
l'hippocampe antérieur diminue alors que celui de
l'hippocampe postérieur augmente ;
ceci suggère un phénomène de spécialisation cérébrale ;
ces résultats restent encore fragiles et mériteraient d'être
répliqués ;
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Fin partie 3
El ’hippocampe
13 : queue de l Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B” 18 : tête de l ’hippocampe
L’entraînement cognitif et le
vieillissement
Intérêts des études sur l’entraînement cognitif :
– Ces études nous permettent de mieux
connaître les processus cognitifs, ou les
mécanismes élémentaires qu’ils impliquent
montrant un potentiel résiduel d’apprentissage
– Les résultats de ces études nous permettent de
documenter l’amplitude du potentiel
d’apprentissage (=réserve cognitive) et
d’évaluer si cette amplitude diminue avec
l’avancée en âge
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effets sur l’attention
Effet bénéfique de l’entraînement sur l’attention
sélective et l’attention soutenue des personnes âgées
effet similaire chez les adultes jeunes et âgés : la
seule pratique intensive d’une activité pourrait
permettre de contrer l’effet du vieillissement normal
sur l’attention
La pratique améliore les performances en switching
amenant les personnes âgées à combler leurs déficits
par rapport aux jeunes
Les bénéfices en attention divisée st + importants
quand le participant apprend une stratégie plus
efficace ou parce qu’il reçoit des informations sur ses
performances lui permettant d’ajuster ses stratégies
Les études d’entraînement attentionnel montrent que
l’entraînement améliore les performances ms comme
cette amélioration est équivalente pr les J et les A cela
ne permet pas de contrecarrer les différences liées à
l’âge
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Ho et Scialfa (2002) : étude sur
l’attention sélective
Configuration cible-distracteur Nouvelle configuration
pour 4 session consécutives cible-distracteur (transfert)
d'entraînement lors de la 5ième session
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Âgés Cible absente
2450 Âgés Cible présente
2250 Jeunes Cible absente
Jeunes Cible présente
Temps de réaction (en ms)
2050
1850
1650
1450
1250
1050
850
650
450
250
1 8 16 1 8 16
6 items 24 items
Nombre d'items présentés lors des session 1, 8 et 16
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Le temps de réponse augmente progressivement avec
l’augmentation du nombre de distracteurs et que les
réponses sont plus lentes lorsque la cible est absente
que lorsqu’elle est présente.
les participants âgés sont toujours plus conservateurs,
montrant un plus grand effet du nombre d’items quand la
cible est absente.
Toutefois, cette différence ne change pas en fonction de
la pratique (16 sessions de pratique).
les deux groupes de participants s’améliorent au même
rythme tant au niveau de la vitesse de recherche que de
l’exactitude de leurs réponses.
Les jeunes et les âgés arrivent à apprendre au même
rythme.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Apprentissage, automisation et
attention sélective
Jenkins & Hoyer (2000)
Tâche d’énumération (nombre de cible présenté à
l’écran, « lettres & lettres avec distracteurs»).
But: mesurer le rythme d’apprentissage
80
pourcentage de participants atteignant
70
60
l'asymptote
50
jeunes
40
âgés
30
20
10
0
4 5 6 7 8 9 10
sessions
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Apprentissage, automisation et
attention sélective
Les personnes âgées comme les jeunes peuvent
améliorer leur performance en attention sélective
après une une pratique intensive.
Il existe des différences liées à l’âge dans le rythme
d’apprentissage puisque les âgés ont besoin de plus
de pratique pour atteindre un niveau de performance
comparable aux jeunes et pour que la détection
devienne automatique. De plus, une proportion plus
importante de personnes âgées n’a pas atteint un
niveau asymptotique de performance.
Les mécanismes à la base de l’apprentissage
d’habileté sont les mêmes chez les âgés et les
jeunes puisque la détection devient automatique
chez les âgés comme chez les jeunes.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet de la pratique sur l’inhibition
Tâche de stroop
Les personnes âgées montrent un effet d’interférence
accru à la tâche de stroop.
Davidson, Zacks & Williams (2003), effet de la pratique
intensive peut réduire l’effet d’interférence chez les
jeunes et les ainés?
24 personnes âgées et 24 jeunes
Cond de contrôle: donner la couleur de X (6 blocs)
Cond d’interférence: donner la couleur de mots
représentant une couleur différente (6 blocs)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet de la pratique sur l’inhibition
950
jeunes
900
âgés
850
800
750
700
650
600
550
500
450
bloc 1 bloc 6 bloc 1 bloc 6
condition contrôle Interférence
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet de la pratique sur l’inhibition
La pratique a un effet bénéfique sur
l’interférence (effet bénéfique plus important
dans la cond interférente).
L’inhibition peut être améliorée chez les âgées
et chez les jeunes.
Les performances s’amélioraient au même
rythme chez les jeunes et les âgées.
Toutefois l’amélioration équivalente chez les
deux groupes signifie que le déficit d’inhibition
lié à l’âge n’était pas atténué par la pratique
soutenue.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Parasuraman & Giambri (1991) :
effet sur l’attention soutenue
20 X 20 mm 17 X 17 mm
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Jeunes
100 Âge moyen
Âgés
Taux de détections correctes de la cible
95
90
85
80
75
70
65
60
55
50
45
Bloc 1 Bloc 2 Bloc 3 Bloc 1 Bloc 2 Bloc 3
Pratique modeste Pratique intensive
6 et 7 sessions 19 et 20 sessions
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
la pratique a peu d’effet sur le déficit lié
à l’âge dans la tâche de vigilance.
Chez les jeunes, la diminution de la
vigilance observée au cours d’une
session avec peu de pratique disparaît
après 20 sessions de pratique.
Toutefois, chez les âgés, on observe
toujours une diminution de la vigilance
en fonction des blocs, même après 20
sessions de pratique.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Kramer & al (1999) : effet sur le
switching inter-tâche
33333
TÂCHE 1 : TÂCHE 2 :
compter le donner l’identité
nombre de du chiffre
chiffres présenté
5 Inf ou sup à 5?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Dans cette tâche, les participants vont répondre
plus lentement aux premiers essais suivant la
consigne de changement de règle. Après
quelques essais dans une nouvelle tâche, la
performance se stabilise.
Le ralentissement observé aux premiers essais
après une consigne de changement de tâche
est en général beaucoup plus prononcé chez
les personnes âgées que les jeunes, ce qui
suggère que le vieillissement amène un déficit
des capacités d’alternance attentionnelle.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
20 jeunes adultes et 20 personnes âgées
Tâche d’alternance inter-tâches
le participant devait indiquer si le
nombre de chiffres, ou la valeur qu’il
représente, était inférieur ou supérieur à
5.
Les participants ont pratiqué la tâche au
cours de trois sessions d’une durée
d’une heure à une heure trente.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
180
Jeunes Âgés
Pourcentage de ralentissement à l'essai switch
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Première session Troisième session
Ces données tiennent compte du ralentissement observé pour chaque personne
puisqu’il s’agit d’une proportion de ralentissement dû au switching
( (TR essai switch – TR essai précédant le switch) / TR précédant le switch * 100).
Ces résultats montrent plusieurs phénomènes intéressants.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Même lorsqu’on tient compte du ralentissement
global dû au vieillissement, les personnes
âgées montrent un ralentissement plus marqué
dans les essais nécessitant d’initier une
nouvelle tâche.
La pratique permet aux personnes âgées de
compenser leur déficit initial dans la tâche
d’alternance. En effet, on peut voir que la
proportion de ralentissement provoqué par
l’essai switch est équivalente entre les jeunes
et les âgés après 3 sessions de pratique.
Ces résultats suggèrent que le déficit des
personnes âgées au switching peut être
compensé par l’entraînement.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Bherer & Belleville (2004) : utilisation de stratégie
(liée à la consigne) en attention préparatoire
les participants préparent mieux une réponse
pour un événement plus certain, donc qui a une
forte probabilité d’occurrence, au détriment des
événements incertains
Dans une condition où trois intervalles
temporels ont la même probabilité d’apparition
(e.g., 33% de chances que le délai soit de 1
seconde, 33%, que ce soit 3 secondes et 33%
que ce soit 5 secondes) les jeunes et les aînés
tendent à mieux se préparer pour les intervalles
plus longs, car la probabilité conditionnelle
(probabilité qu’un événement survienne compte
tenu qu’un autre événement est survenu ou
non) augmente avec le passage du temps lors
d’un essai donné.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Bherer & Belleville (2004) : utilisation de stratégie
(liée à la consigne) en attention préparatoire
Signal
préparatoire :
début de l’essai * Temps
Délai :
1, 3, 5 sec
Apparition de la
cible
Réponse du participant
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
450 Jeunes
Âgés
Temps de réaction à la cible (en ms)
425
400
375
350
325
300
275
250
225
200
1 sec. 5 sec. 1 sec. 5 sec. 1 sec. 5 sec. 1 sec. 5 sec.
Bloc 1 Bloc 4 Bloc 1 Bloc 4
Condition contrôle Condition expérimentale
Blocs pré et post-entraînement chez les participants entraînés et contrôles
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Les âgés montrent une diminution du temps de
réponse entre le délai de 1 et de 5 secondes
plus marquée (effet de préparation) que les
jeunes, comme s’ils ignoraient l’intervalle de 1
seconde (interaction Age X Intervalle).
L’effet de préparation est équivalent entre les
jeunes et les âgés. En d’autres termes, tous les
participants âgés ont acquis un meilleur
contrôle de leur attention préparatoire après
l’entraînement.
Les participants qui ne font que pratiquer la
tâche (panneau de gauche) ne développent pas
une stratégie efficace leur permettant de
compenser le déficit associé à l’âge
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet sur la mémoire
Les performances en mémoire
épisodique peuvent être
significativement améliorées chez
les personnes âgées
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Tableau 1. Liste des procédés mnémotechniques.
Procédés Tâches
Techniques d’imagerie
Méthode de la table de rappel Associer une série de nombres, sur la base de leur
ressemblance physique (e.g., 1 est associé à un
poteau). Ensuite les items à rappeler sont
associés à ces images.
Méthode d’imagerie interactive Former une image mentale reliant les différents
items à retenir entre eux
Méthode du mot clé Associer un mot à retenir à un mot concret facile à
imager
Méthode d’association visage- Associer une image à une caractéristique physique
nom distinctive d’une personne
Méthode des lieux Associer une série d’items à différents lieux dans un
parcours mental
Stratégies d’organisation
Organisation hiérarchique Organiser les items à retenir selon une structure
hiérarchique, des plus englobant aux plus
particuliers
Groupement Organiser les items à retenir selon l’appartenance à
une catégorie
Génération d’histoire Générer une histoire pour associer les items à
retenir
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Klieg et al. (1989) : entraînement à la
méthode des lieux
Jeunes
30
28 Âgés
26
Nombre de mots rappelés
24
22
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Pré-test Post-test Pré-test Post-test Pré-test Post-test
5 secondes 10 secondes 20 secondes
Temps de présentation des mots
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Klieg et al. (1989) : entraînement à la
méthode des lieux
Ces résultats indiquent que les jeunes ont de
meilleures performances en rappel et que la
différence liée à l’âge tend à augmenter avec
l’entraînement mnémonique.
Toutefois, les jeunes et les âgés montrent une
nette amélioration de la performance en
fonction de l’entraînement, peu importe la
durée de présentation des mots.
l’un des intérêts de cette étude réside dans le
fait que l’entraînement a tout de même permis
d’améliorer les performances des âgés.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Yesavage & Rose (1983) : entrainement à
la stratégie association visage-nom
1
Pré-test
0,9
Post-test
Proportion de noms rappelés
0,8
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
Jeunes Âge-moyen Âgés
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Yesavage & Rose (1983) : entrainement à
la stratégie association visage-nom
La performance des jeunes est toujours meilleure que
celles des participants d’âge moyen ou des personnes
âgées.
Tous les participants montrent un net effet
d’entraînement puisque les performances s’améliorent
significativement dans tous les groupes.
L’amélioration était équivalente entre les groupes, c’est-
à-dire que peu importe leur âge, les participants de
l’étude de Yesavage et Rose (1983) bénéficiaient de
l’entraînement.
Ces résultats signifient également que l’entraînement en
mémoire n’a pas permis aux participants plus âgés de
compenser leur déficit en mémoire épisodique.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Entraînement et tests psychométriques
Un effet bénéfique de l’entraînement sur ce
type de test pour les personnes âgées
Exemple : Schaie & Willis (1986) : étude
longitudinale :
Test 1 : tests d’intelligence
Test 2 : 14 ans après, tests d’intelligence :
répartition des participants dans des groupes
d’entraînement en fonction de la diminution de
leurs performances dans les tâches testées.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Schaie & Willis (1986)
70
Hommes
Femmes
60
Pourcentage de participants
50
40
30
20
Raisonnement Tâche spatiale
Pourcentage de participant ayant obtenus des performances
Supérieures ou égales à leurs performances initiales (14
Années avant leurs entraînement)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Schaie & Willis (1986)
L’entraînement a conduit à une amélioration
significative des performances après
entraînement.
Les effets de l’entraînement étaient spécifiques,
c’est-à-dire que les participants s’amélioraient
au test mesurant l’habileté pour laquelle ils ont
été entraînés.
L’entraînement a permis à une forte proportion
de participants de revenir au niveau de
performance initial au début de l’étude, donc de
combler en quelque sorte un déclin qui a été
observé sur une période de 14 années.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion
Les participants âgés bénéficient largement de
l’entraînement cognitif.
Les PA montrent la même amélioration que les PJ après
entraînement.
Dans quelques études l’effet d’entraînement et plus
important chez les PA.
Une étude longitudinale a permis de montrer que les PA
peuvent renverser les effets du déclin des perf aux tests
psychomotrices.
La plasticité cognitive persiste avec l’avancée en âge.
Les PA bénéficient d’un potentiel d’apprentissage latent.
Toutefois, dans la plupart des sphères cognitives,
l’amélioration des performances est comparable à celles
des PJ et donc les différences liées à l’âge persistent
après l’entraînement.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Maintien de la plasticité cognitive ?
La plasticité cognitive semble persister
avec l’âge : les PA bénéficient d’un
potentiel d’apprentissage
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet des conditions physiques sur le
vieillissement
Plusieurs études ont permis de constater que
la santé physique a un impact direct sur la
cognition et que son rôle devient de plus en
plus important à mesure que l’on vieillit.
La condition physique modulateur du
vieillissement cognitif?
Entraînement physique chez les individus
sédentaires peut avoir un bénéfice quantifiable
sur la performance cognitive?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet des conditions physiques sur le
vieillissement
Is se pourrait qu’une partie des détériorations
physiologiques observée au cours du V. soit le résultat
de l’inactivité physique.
Des études longitudinales et épidémiologiques ont
montré qu’un niveau élevé d’activité physique est
associé à une meilleure longévité et à une réduction des
risques de maladies cardiovasculaires, de diabète,
l’hypertension, et même certains types de cancer.
Une meilleure activité physique s’accompagne d’une
meilleure sociabilisation, « mieux être général ».
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet des conditions physiques sur le
vieillissement
Plusieurs centres sportifs offrent des services
spécialement adaptés pour les personnes
âgées.
L’impact de la condition physique s’observe t-
il de la même manière dans toutes les sphères
cognitives?
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Comment mesure t-on la condition
physique?
Existence de plusieurs questionnaires
– Ex: SU.VI.MAX de Vuillemin et al.
2000 a pour objectif de quantifier
le niveau d’activité physique
pratiqué au cours des douze
derniers mois (questionnaire le
plus complet en langue française).
– Yale Physical Activity Survey
(1993), il permet de sonder une
grande variété d’activtés en
passant par les tâches
domestiques, activités
sportives…et inclut l’évaluation
de l’intensité (légère, modérée et
vigoureuse).
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Comment mesure t-on la condition
physique?
Existence de plusieurs
questionnaires (ex. p°363-364)
– MAIS : mesures auto-
rapportées : biais de
désirabilité sociale
– Utilisation de mesures
directes comme : le volume
maximal d’O2 (VO2max)
absorbé par une pers lors
d’un effort physique
soutenu
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Comment mesure t-on la condition
physique?
Le VO2 max représente la capacité
fonctionnelle du corps humain à
extraire l’oxygène de l’air ambiant et
de l’acheminer à l’organisme pour
répondre aux demandes métaboliques.
Importance du VO2 pour le
fonctionnement du cerveau (cf.
méthode IRMf).
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Déclin lié au VO2max
% de déclin Actifs
24 Sédentaires
22
Déclin moyen du VO2max par décennie
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Transversales Longitudinales
Plan d'étude
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Déclin lié au VO2max
les résultats tendent à montrer que le déclin associé à
l’âge est bel et bien de 10% par décennie et que le rythme
de déclin est le même chez les personnes sédentaires
que chez les gens actifs.
Toutefois, l’estimation du déclin du VO2max entre les
sédentaires et les personnes actives est compliquée:
– le déclin absolu est souvent plus marqué chez les
personnes très actives qui ont atteint un plus haut
niveau de condition physique avant de connaître un
déclin.
– les personnes actives sont massivement
représentées dans ce type d’étude probablement par
intérêt personnel, alors que les sédentaires sont
sous-représentés.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
Les études ont montré une relation entre la
condition physique (indice cardio-
respiratoire) et les performances cognitives
des personnes âgées
performances des personnes en bonne
santé physique décline moins (même sur de
courtes durées)
Une bonne condition physique favorise de
meilleures perf cognitives dans des épreuves
de temps de réponse, de mémoire de travail et
dans des tâches visuo-spatiales
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
Barnes et coll. (2003)
349 participants âgés de 65 ans à la fin de
l'étude, physiquement actifs, et ne montrant
aucun signe de maladie cardiovasculaire.
Les participants ont été divisés en trois groupes
selon le niveau initial de santé cardiorespiratoire,
indexée par le VO2 max évalué sur tapis roulant.
Le VO2 max (mL/kg*min-1) variait de 14.78 pour
les moins en forme à 23.45 et 33.4,
respectivement pour le groupe intermédiaire et le
groupe des participants les plus en forme.
Mesure du MMSE
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
Le déclin cognitif sur une période de
6 ans est moindre chez les gens en
meilleure forme physique. Alors que
le groupe le moins en forme montrait
un déclin moyen de .5 point au
MMSE, le groupe le plus en forme ne
montrait aucun signe de déclin
cognitif.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Barness et coll. (2003) :
batterie de test neuropsychologique
60
Groupe 1
Performances cognitives
50 Groupe 2
Groupe 3
40
30
20
10
0
MMSE
Immédiat
d'animaux
Stroop
Délai
Tracage
Substitution
Lettres
Mots
Global Attention/Vitesse Mémoire verbale Fluidité
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
Le déclin cognitif sur une période de
6 ans est moindre chez les gens en
meilleure forme physique. Les
participants plus en forme obtiennent
de meilleurs résultats à tous les test.
Les différences sont importantes
dans les tests d’attention et de
vitesse de traitement de
l’information.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Condition physique et état mental général
Yaffe et coll (2001)
5925 femmes de 65 ans et plus
pendant un période de 6 à 8 ans.
Performances cognitives à l’aide du MMSE
La condition physique des participantes était évaluée
au début de l’étude, entre 1986-1988, de deux façons :
– d’abord, on demandait aux participants d’estimer la
distance de marche parcourue par jour (en blocs de
maisons équivalents à une distance de 160 mètres), dans
le cadre d’une activité physique ou simplement dans
leurs routines quotidiennes.
– L’autre mesure de la condition physique était un
questionnaire (Paffenbarger Scale) visant à estimer le
nombre de kilojoules dépensés par semaines en fonction
de diverses activités.
Groupe divisé en quatre en fonction de leur niveau
d’activité.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Yaffe & coll. (2001)
200
Nb de blocs parcourus par semaine 180
160
140
120
100
80
60
40
20
0
Premier quartile Second quartile Troisième quartile Quatrième quartile
Quartile de la distribution du nombres de blocs marchés par semaine
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Yaffe & coll. (2001)
Pourcentage de participantes montrant un déclin de ≥ 3 au MMSE
30
28
26
24
22
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Premier quartile Second quartile Troisième quartile Quatrième quartile
Quartile de la distribution du nombres de blocs marchés par semaine
Ces résultats indiquent que les femmes moins actives sont
les plus nombreuses à connaître un déclin cognitif
significatif.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Spiruduso et coll. (1975) :
effet de la condition physique dans les tâches de temps de
réponse
4 groupes de sujets
– Jeunes sportifs
– Jeunes inactif
– Âgés sportif
– Âgés inactif
Tâche de temps de réponse
Lumière apparaît à gauche à droite ou au centre?
Temps de décision = temps pour initier la réponse
Temps de mouvement = temps de production de la
réponse
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Spiruduso et coll. (1975) :
effet de la condition physique dans les tâches de temps de
réponse
Temps de réponse
350
300
250 jeunes sportifs
jeunes inactif
âgés sportifs
200 agés inactifs
150
100
simple choix
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Spiruduso et coll. (1975) :
effet de la condition physique dans les tâches de temps de
réponse
Temps de mouvements
280
260
240
220
jeunes sportifs
200 jeunes inactif
180 âgés sportifs
agés inactifs
160
140
120
100
simple choix
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Clarkson-Smith & Hartley (1989) :
effet de la condition physique sur le raisonnement et la MdT
Participants actifs et sédentaires à diverses épreuves cognitive
RAISONNEMENT :
- Les chercheurs ont comparé les deux groupes au raisonnement verbal
avec le test des Analogies,
- au raisonnement non verbal à l’aide du test des Matrices de Raven (voir
Chapitre 2 pour une présentation)
- et au test des séries (complément de séries de lettres-chiffres).
MEMOIRE :
- un test dans lequel on présente deux séries de lettres, à raison d’une
lettre toutes les 1.5 secondes. Le participant doit ensuite comparer les
deux séries de lettres en mémoire de travail pour indiquer si une lettre
diffère entre les deux séries.
- l’empan de chiffres de la WAIS
- l’empan de lecture, dans lequel il faut retenir le dernier mot de chaque
phrase lue
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Clarkson-Smith & Hartley (1989) :
effet de la condition physique sur le raisonnement et la MdT
Performance aux différents tests 50 Actifs
45 Sédentaires
40
35
30
25
20
15
10
5
0
Analogies Raven Séries Comparaison de Empan de Empan de
lettres lecture chiffres
Raisonnement Mémoire de travail
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effets bénéfiques de l’entraînement
Un programme d’entraînement aérobie
d’une durée de qq mois seulement
serait suffisant pour améliorer certaines
fonctions cognitives : les tâches qui
sollicitent les fonctions exécutives et
les aspects contrôlés de l’attention
montrent les meilleurs gains de
performance
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Rikli et Edwards (1991) : amélioration des
performances aux tâches de vitesse et de
traitement de l’information
Femmes de 57 à 85 ans
Période de 3 ans
Marche rapide et danse aérobie
31 femmes groupe entraînement
17 groupe contrôle
3 évaluations: -pré-test
• pré-test
• 1 an après le début de l’entraînement
• Post-test: fin de l’entraînement
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Pré-test
380 Après 1 an
Post-test
360
340
Temps de réaction (ms)
320
300
280
260
240
220
TR simple TR choix
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Rikli et Edwards (1991) : amélioration des
performances aux tâches de vitesse et de
traitement de l’information
Pré-test Post-test
400
380
360
Temps de réaction (ms)
340
320
300
280
260
240
220
TR simple TR choix TR simple TR choix
Entraînement Contrôle
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Hawkins et al. (1992) : Entraînement et
attention
36 participants (63 à 82 ans)
Groupe entraînement aérobie et
groupe contrôle
Entraînement: exercice aquatique
aérobie
Tâche d’attention partagée
• Tâche visuelle (appuyer qd une lettre cible
apparaît)
• Seconde tâche (tâche de discrimination
auditive)
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Fabre et al. (2002) : Entraînement et
mémoire
1300
1200
1100
1000
900
Pré-test
800
Post-test
700
600
500
400
300
Tâche simple Attention partagée Tâche simple Attention partagée
Entraînement Contrôle
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Fabre et al. (2002) : Entraînement et
mémoire
32 participants âgés de 60 à 76 ans
participaient
- Un entraînement aérobie, ou
- Un entraînement mnésique
- Aux deux types d’entraînement
- Ils était assignés au groupe contrôle sans
traitement.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Fabre et al. (2002) : Entraînement et
mémoire
Pré-test Post-test
24
22
Performance aux tests de mémoire
20
18
16
14
12
10
8
6
4
2
0
Entraînement Contrôle Entraînement Contrôle Entraînement Contrôle Entraînement Contrôle
Paires de mots Empan de chiffres Mémoire logique Reproduction visuelle
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Effet sur le cerveau
L’effet de l’activité physique est
bénéfique sur la plasticité
neuronale (étude chez l’animal)
Le BDNF (facteur neurotrophique)
augmente chez le rat après un
exercice.
Effet sur les neurotransmetteurs
Meilleure vascularisation cérébrale
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”
Conclusion
Un programme d’entraînement de
quelques mois seulement serait
suffisant pour améliorer les
performances cognitives.
Une bonne condition physique
favorise de meilleures
performances cognitives surtout
dans les tâches de temps de
réponse et d’attention.
El Yagoubi Radouane – Vieillissement Cognitif “Partie B”