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Semaine

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Semaine Powered By Docstoc
					Éphémérides G.L. – Semaine du 3 au 9 mars 2008



RESUME : En RDC, la situation sécuritaire paraît s’être amélioré au Kivu
cette semaine. Au Nord Kivu, après des combats entre une faction du
FDLR et les Maï-Maï du PARECO, un calme relatif règne dans le territoire
de Lubero, (RDC_4) où une vingtaine de rebelles rwandais et du PARECO
se sont rendus à la MONUC (RDC_12). Quatre groupes Maï-Maï,
prétendant être exclu du programme AMANI -- qui sera désormais
coordonné par le président de la conférence de Goma, l’abbé Malu Malu
(RDC_8) -- et dénonçant des violations du cessez-le-feu, se sont retirés des
négociations sur le suivi de la conférence de Goma (RDC_10). Toutefois,
Laurent Nkunda a quant à lui accepté le retour à la table de négociation à
la suite d’une rencontre avec les facilitateurs internationaux (RDC_6). En
fin de semaine, le coordinateur rencontrait la plupart des belligérants pour
finaliser les propositions de désignation des différents représentants des
groupes armés à la commission mixte de suivi de l’accord de paix de Goma
(RDC_13bis). Toujours au Nord Kivu, signalons qu’un séminaire de
formation sur la promotion du retour des rebelles hutu dans leur pays a
lieu à Goma (RDC_5) où s’est tenue une manifestation d’étudiants contre
les vols et les pillages commis par des éléments de l’armée nationale
(RDC_13).

Au Sud Kivu, des informations font état de ce que le FDLR contrôle près de
Bunyakiri une dizaine de localités qu’il administre et où il exerce une
justice répressive (RDC_11). Au Maniema, deux officiers Maï-Maï, accusés
d’entretenir l’insécurité, ont été arrêtés (RDC_7).

Toujours pour ce qui regarde les Kivu, le nouvel ambassadeur de l’UE
réaffirme la détermination de l’UE de s’impliquer dans la déclaration de
Nairobi et dans l’ « acte d’engagement » de la conférence de Goma
(RDC_3). On signalera par ailleurs un nouvel état des lieux du HCR sur les
réfugiés et les déplacés du Kivu (RDC_2) ainsi qu ‘un rapport de l’ONG
IPIS sur les conflits au Kivu (RDC_9).

Les incidents violents dans le Bas Congo, où le chef de la secte BDK
dénonce les « bombardements contre la population civile » (RDC_16) ont
également retenu l’attention cette semaine. La tension continue à régner à
Luozi (RDC_14) (RDC_15). Les forces de police, accusées de
dysfonctionner, ont été renforcées (RDC_17), tandis que le gouvernement
central est décidé à poursuivre en justice les auteurs « directs et indirects »
des violences (RDC_18). En fin de semaine, le siège du BDK à Matadi a été
partiellement détruit par la police et il y a eu mort d’homme (RDC_18bis).

En ce qui concerne la réforme des services de sécurité, on notera que 36
officiers supérieurs ont été formés par des instructeurs américains à
Kinshasa (RDC_1).

Dans le domaine politique, les ministres de l’enseignement ont présenté des
statistiques positives sur l’état de la scolarisation en RDC depuis les années
80 (RDC_19). En province, une table ronde des ministres provinciaux du
plan s’est tenue à Lubumbashi (RDC_20). Au Sud Kivu, la cour d’appel de
Bukavu a déclaré irrecevables 3 recours introduits par des candidats au
poste de gouverneur (RDC_21). Par ailleurs le coordinateur de l’aide
humanitaire, Ross Mountain, s’est rendu à Mbandaka où le gouverneur lui
a état de la situation très sombre dans laquelle vit la population (RDC_22).

Dans le domaine de la justice et des droits de l’homme, la MONUC a remis
un chef de guerre de l’Ituri aux FARDC (RDC_24), tandis qu’un autre chef
de guerre, Kawa Panga, bien qu’acquitté par la cour d’appel de Kisangani,
est maintenu en prison, deux autres mandats d’arrêt étant maintenu contre
lui (RDC_27). Toujours pour ce qui regarde l’Ituri, les députés et les
sénateurs ont demandé à la MONUC d’user de son influence pour que
cessent les poursuites contre tous les chefs de milices (RDC_26). Par
ailleurs, le chef de la délégation de la Commission européenne annonce que
20 millions d’euros seront octroyés pour la réforme de la justice en RDC
(RDC_28). De son côté, la MONUC dénonce dans un rapport spécial les
graves violations du droit dans le procès du journaliste assassiné, Serge
Maheshe (RDC_29). Enfin, on signalera la publication du rapport de la
division des droits de l’homme de la MONUC pour le mois de janvier
(RDC_23), ainsi que d’un rapport de l’ONG Reporters Sans Frontières sur
la presse en RDC (RDC_25).

Sur le plan économique et financier, les opérateurs économiques de Kindu
ont décidé de ne plus payer de taxes au service provincial de l’économie,
qualifié par eux de service « mafieux » (RDC_30). Au Katanga, des
affrontements sérieux ont eu lieu dans une carrière proche de Likasi entre
la police et des « creuseurs » artisanaux que l’on voulait expulser et qui ont
été autorisés par le gouvernement provincial, lequel exige une enquête, à
réinvestir leur carrière peu après (RDC_32) (RDC_33) (RDC_33bis). Enfin,
il est question de relancer la 3ème phase du projet d’Inga qui pourrait être
opérationnel d’ici 2021 (RDC_31).
Dans le domaine social, au Katanga, les ONG déplorent l’abandon de
l’agriculture au profit des activités minières (RDC_34). En outre, une
manifestation a eu lieu à l’aéroport de Kavumu (Sud-Kivu) pour la reprise
du trafic aérien des Antonov cloués au sol pour non-conformité (RDC_35).

En matière de coopération internationale, un rapport de la cour des
comptes américaine souligne que le programme d’aide des Etats Unis à la
RDC est loin d’atteindre ses objectifs (RDC_36).

Au Burundi, alors que l’Union Africaine s’inquiète de la récurrence des
affrontements entre l’armée et les rebelles dans ce pays (BUR_2), une
délégation du FNL est attendue à Bujumbura pour reprendre les
négociations en vue d’un cessez-le-feu et pose ses conditions (BUR_1). Sur
le plan politique, un organisme chargé de lutter contre la corruption
importante dans ce pays a été lancé (BUR_3). Sur plan des conditions de
vie, une mission conjointe des Nations unies observe une amélioration de la
situation alimentaire (BUR_4).

En Ouganda, alors que le gouvernement annonce un accord en vue avec la
LRA, des représentants de ce mouvement sont attendus à la CPI : le
procureur de la cour exclut toute rencontre avec eux (OUG_1).

Au Rwanda, le président Kagame, désormais conseillé par l’ancien Premier
ministre britannique, Tony Blair, a procédé à un important remaniement
gouvernemental (RWA_1). Sur le plan de la justice, un accord a été signé
entre les N.U. et le gouvernement en vertu duquel les condamnés du TPIR
pourraient purger leurs peines dans les prisons rwandaises (RWA_2),
tandis que les lois sur les gacaca pourraient à nouveau être modifiées, les
non-planificateurs du génocide pouvant être condamnés à exécuter des
travaux d’intérêt général (RWA_4). Enfin, on signalera que les députés ont
demandé des poursuites pour « génocide » contre le juge espagnol qui a
lancé 40 mandats d’arrêt contre des officiers de l’armée rwandaise
(RWA_3).

BURUNDI

Sécurité, Armée…

(BUR_1) AFP – 2/3

Une délégation des rebelles des Forces nationales de libération (FNL) est attendue à
Bujumbura avant fin mars pour reprendre l'application de l'accord de cessez-le-feu signé en
2006 avec le gouvernement burundais, a annoncé dimanche le porte-parole de la présidence.
Le porte-parole, Léonidas Hatungimana, a fait cette annonce dimanche peu après une
rencontre entre le président burundais Pierre Nkurunziza et le médiateur dans le conflit
burundais, le Sud-Africain Charles Nqakula, arrivé à Bujumbura en provenance de Dar es-
Salaam (Tanzanie).

M. Nqakula s'est rendu pour une visite d'une journée dans la capitale burundaise "pour faire
un rapport au président Nkurunziza à propos des entretiens qu'il a eus hier (samedi) avec les
leaders du Palipehutu-FNL", a-t-il précisé. "Les résultats (de ces entretiens) sont
encourageants puisque le Palipehutu-FNL a déjà pris la décision de reprendre la mise en
application de l'accord de cessez-le-feu", a déclaré M. Hatungimana. "Sa délégation devrait
revenir à Bujumbura d'ici la fin mars pour que le MCVS puisse reprendre ses travaux le 1er
avril. Ils ont également convenu que le leader du Palipehutu-FNL, Agathon Rwasa, devra être
ici (Bujumbura) le 1er mai", a-t-il dit.

La mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu de septembre 2006 est au point mort depuis le
départ en juillet 2007 de la délégation rebelle de Bujumbura et du mécanisme conjoint de
vérification et de suivi (MCVS), organe chargé de son application. Le MCVS est composé
notamment de délégués du gouvernement, des FNL, de l'Union africaine (UA) et de l'ONU.

Le porte-parole des FNL, Pasteur Habimana, a confirmé l'existence de ce calendrier, mais a
insisté sur les conditions préalables posées par la rébellion. "Hier (samedi), nous avons
discuté avec le médiateur Charles Nqakula sur ce calendrier, mais nous demandons que le
Parlement burundais adopte une loi d'amnistie pour nos membres et que la sécurité de notre
délégation qui va se rendre à Bujumbura soit garantie", a expliqué à l'AFP M. Habimana, joint
par téléphone à Dar es-Salaam. "Nous demandons également que l'on paie une dette de
700.000 dollars que nous avons contractée pour nourrir nos combattants depuis la signature de
l'accord il y a une année et huit mois", a-t-il ajouté. "Si tout cela nous est accordé, il n'y aura
plus de problèmes pour une reprise des travaux", a lancé le porte-parole.

(BUR_2) AFP – 3/3

L'Union africaine (UA), qui entretient une force de maintien de paix au Burundi, s'est dite
dimanche "inquiète" face à la recrudescence des affrontements entre l'armée burundaise et les
rebelles des Forces nationales de libération (FNL), appelant à un "maximum de retenue".

"La mission de l'UA au Burundi (MIAB) suit avec inquiétude les affrontements auxquels se
livrent actuellement la Force de défense nationale (armée burundaise) et les éléments du
Palipehutu-FNL, en violation de l'accord de cessez-le-feu" (de septembre 2006), selon un
communiqué de presse de la MIAB. "Ces actes de guerre inconsidérés, inopportuns et
dangereux sont de nature à saper les efforts considérables que le médiateur (sud-africain
Charles Nqakula) et la communauté internationale développent en ce moment même pour
renforcer le processus de paix au Burundi", souligne le texte.

Les incidents se sont multipliés depuis quelques semaines au Burundi. Quatre policiers ont été
blessés à Bujumbura dans la nuit de samedi à dimanche au cours d'une attaque attribuée aux
FNL, selon la police. Dix-sept rebelles des FNL, un soldat et un civil, ont été tués dans la ville
de Gatumba (ouest, proche de la frontière avec la RDC) dans la nuit de vendredi à samedi, au
cours des "plus violents" affrontements depuis la signature de l'accord de cessez-le-feu, selon
l'armée. Au cours des deux dernières semaines, une dizaine de soldats et policiers et le même
nombre de rebelles ont été tués dans différents accrochages, selon l'armée.
Vie politique…

(BUR_3) Burundi Réalités 3/3

L'Observatoire de Lutte contre la corruption et les malversations économiques (OLUCOME)
appuyé par le gouvernement canadien a lancé officiellement, le lundi 3 mars 2008 au Cercle
St Michel situé au centre de la ville de Bujumbura, un projet "contribution à la bonne
gouvernance économique locale à travers la lutte contre la corruption. C'est le ministre à la
présidence, chargé de la bonne gouvernance, de la prévarication, de l'Inspection Générale de
l'Etat et de l'Administration Locale, M. Martin Nivyabandi qui a procédé au lancement des
activités de ce projet dont le financement durera douze mois.Dans son discours, il a souligné
que différents partenaires tant nationaux qu'internationaux engagés dans la lutte contre la
corruption et les diverses malversations économiques commencent à prendre des initiatives
pour appuyer le gouvernement dans cette tâche d'une importance capitale et l'OLUCOME est
parmi ceux-là.

Lire la suite sous :
http://www.burundirealite.org/news_view.cfm?ID=2335&LANG=F

Conditions sociales…

(BUR_4) Reliefweb – 6/3

L'état de la sécurité alimentaire au Burundi a connu une légère amélioration au cours de
l'année 2007, bien que d'importants défis subsistent. Selon le rapport de la mission conjointe
MINAGRIE/FAO/PAM/UNCEF/OCHA conduite en janvier pour l'évaluation des récoltes de
la saison 2008A, les productions vivrières pour cette saison sont en hausse de 2% par rapport
à la saison 2007A. Mais il subsiste un déficit de 486.000 tonnes équivalence céréale pour
lequel le PAM contribuera à concurrence de 77.000 tonnes de vivres. Suite à l'action
concertée du gouvernement, de la FAO et des partenaires oeuvrant dans le secteur, on note i)
une réapparition progressive du manioc ; ii) la relance à grande échelle du maraîchage comme
source d'alimentation et de revenu pour les ménages vulnérables ; iii) une augmentation de la
production de banane ; iv) l'augmentation de la production de patate douce. En revanche le
niveau de revenu des ménages diminue de façon drastique. D'autre part, différents
programmes sont en cours en vue de la diversification de l'assistance aux populations
vulnérables, avec des projets spécifiques diversifiés visant le relèvement durable des activités
agricoles et para-agricoles. Cependant, le contexte post-crise fragile que connaît le pays ne
facilite pas la mise en place de programmes de plus long terme capables de résoudre les
problèmes structurels affectant la sécurité alimentaire.

La situation nutritionnelle s'est également améliorée de façon générale tout au long de l'année
2007 et surtout durant le dernier trimestre. Comparé aux années antérieures, les services
nutritionnels n'ont pas connu d'augmentation des cas d'amission. Les premiers résultats de
l'enquête nutritionnelle réalisée en août 2007 par l'UNICEF en collaboration avec le Ministère
de la Santé Publique et de Lutte contre le SIDA montrent une amélioration sensible aux
niveaux des taux de malnutrition chronique et d'insuffisance pondérale qui étaient en 2005 de
52,5 % et 39,2 % respectivement contre 46,0% et 35,2% en 2007.

En dépit de ce qui précède, les défis restent majeurs. Certes les productions vivrières pour
2008 sont en hausse de 2% par rapport à la saison 2007. Mais avec un accroissement de la
population de 33%, de 6 millions à plus de 8 millions d'habitants depuis 1988, la production
annuelle moyenne par habitant a chuté de 41%. Analysée par type de cultures, cette baisse est
de 28% pour les céréales, 74% pour les légumineuses, 29% pour les racines et tubercules, et
15% pour les bananes et plantains. Il en résulte que 34% de la population ne consomment que
1,400 kilo-calories par jour et 50% des ménages adoptent une consommation alimentaire
inadéquate en termes de qualité, de quantité et de diversité. Même en période de récolte, la
dépendance des ménages aux marchés reste élevée avec 40% des aliments achetés. À ce
contexte déjà difficile s'ajoute les chocs climatiques récurrents, sachant que plus de 91% de la
population burundaise dépend de l'agriculture. Par ailleurs, les taux de malnutrition chronique
et d'insuffisance pondérale restent très élevés au regard des autres pays subsahariens.

Dès lors, un appui conséquent et durable des donateurs pour rétablir un niveau de production
agricole acceptable et pour couvrir les besoins immédiats des personnes les plus vulnérables
demeure crucial. Ces efforts, que nous saluons, contribuent et contribueront également à créer
un environnement propice au processus de retour des réfugiés burundais et à la mise en
oeuvre des programmes de réintégration en cours.


OUGANDA

Justice, Droits de l’homme…

(OUG_1) AFP – 4/3

Des représentants de la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) sont
attendus prochainement à la Cour pénale internationale (CPI), qui a lancé des mandats d'arrêt
pour crimes de guerre et contre l'humanité contre quatre de ses responsables dont son chef.

Le procureur Luis Moreno Ocampo a d'emblée exclu toute rencontre avec la LRA. Le
procureur "n'a pas rencontré et ne va pas rencontrer de représentant de la LRA", a indiqué son
bureau dans un communiqué.

La CPI, basée à La Haye, attendait pour mardi cette visite des représentants de la LRA. "Ils ne
viennent finalement pas aujourd'hui", a déclaré à l'AFP une porte-parole de la CPI Jelena
Vukasinovic, sans pouvoir donner de date pour cette visite. De source diplomatique on
évoquait la venue d'une délégation vendredi. "Ils se sont annoncés mais nous ignorons s'ils
viendront vraiment et qui ils sont", avait indiqué dans la matinée Mme Vukasinovic.

Cette mission interviendrait alors que vendredi le gouvernement ougandais a annoncé avoir
signé avec la LRA un accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale des
rebelles, dernière étape avant la signature d'un accord de paix définitif qui mettrait fin à plus
de vingt ans de guerre civile dans le nord de l'Ouganda.

Le bureau du procureur est "au courant d'informations selon lesquelles (le chef de la LRA)
Joseph Kony aurait mandaté un des représentants" qui disent prévoir de "rencontrer le
procureur". "Si les responsables de la LRA visés par des mandats d'arrêt veulent contester les
accusations du procureur contre Joseph Kony et trois autres commandants, ils peuvent le faire
en déposant une motion auprès des juges", poursuit le procureur, soulignant que ses services
ne sont "pas concernés par le processus".
M. Moreno Ocampo réaffirme la solidité de son dossier et dit sa "préoccupation" face aux
récentes attaques perpétrées par la LRA au sud-Soudan, "en particulier le grand nombre
d'enlèvements et de meurtres", et par les mouvements d'un grand nombre de rebelles de la
LRA en République centrafricaine.

Les quatre responsables rebelles sont accusés d'avoir violé et mutilé des civils, enrôlé des
enfants soldats et massacré des milliers de personnes au cours de deux décennies de rébellion.

Les pourparlers de paix entre Kampala et la LRA ont commencé en juillet 2006. Le 23 février
2008, les deux parties ont signé un cessez-le-feu permanent.


RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Radio Okapi – 4/3

36 officiers terminent leur formation de commandement de bataillon. La clôture de cette
formation a eu lieu ce mardi au Groupement des écoles supérieures militaires à Kinshasa.
C’est la 9e session de formation du genre qui a duré 8 semaines, rapporte radio Okapi. Cette
session a regroupé des officiers supérieurs et subalternes de s Forces armées de la RDC. Elle a
été assurée par des instructeurs américains.

Selon le directeur du GESM (Groupement des écoles supérieures militaires) plus de 600
officiers de l’armée congolaise ont déjà été formés par ces mêmes instructeurs américains. La
formation a consisté, d’après le rapport présenté par le colonel Saunder, chef d’équipe de
formateurs, à des procédés de planning d’état-major bataillon, aux opérations militaires et
d’information, aux notions de survie de renseignement et aux manœuvres militaires.

Pour l’ambassadeur des Etats-Unis en RDC, cette nouvelle session est le témoignage de
bonnes relations entre son pays et la RDC. Il a invité les bénéficiaires de cette formation
d’être des officiers efficients et des véritables leaders, ainsi que de faire preuve de
professionnalisme et d’un moral haut. Les lauréats doivent rester dévoués au gouvernement et
au peuple congolais pour défendre la cause de la paix, la souveraineté et l’intégrité du peuple,
surtout des femmes et des enfants, a ajouté le diplomate américain. Pour le même
ambassadeur, l’armée doit protéger ceux qui ne peuvent pas se protéger eux-mêmes, car ceux
qui s’attaquent aux faibles n’ont pas droit au respect mais seulement à une noble justice.

De son côté, le vice ministre de la Défense a indiqué que cette session s’inscrit dans le cadre
de la réforme des FARDC. Les stagiaires de la prochaine session, a-t-il fait savoir, seront
recrutés sur base du concours, conformément aux recommandations de la table ronde sur les
services de sécurité.

(RDC_2) Reliefweb – 7/3

Que fait et compte réaliser le HCR en 2008 en faveur des réfugiés et déplacés internes
congolais ? Un état des lieux a été présenté hier au cours d'un déjeuner de presse par Mme
Francesca Fontanini, chargée des relations extérieures du HCR et son assistant, M Simon
Englebert Lubuku.
Du premier janvier au 5 mars 2008, le HCR a facilité le retour des réfugiés congolais de trois
d'asile, notamment la république du Congo, la Tanzanie et la Zambie. Depuis 2004, 152.251
réfugiés congolais sont rentrés en RDC. En 2007, plus de 55.000 Congolais ont été rapatriés.
Depuis janvier 2008, au moins 3.450 réfugiés ont regagné le pays, notamment à l'Equateur
avec 38.875 à Buburu, en provenance du Congo-Brazzaville et 573 pour le Sud-Kivu, en
provenance de la Tanzanie.

Outre les réfugiés, le HCR s'occupe des déplacés internes qui se chiffrent à 1.317.879
personnes, principalement dans les provinces de l'Est. Au Nord-Kivu où vivent plus de
800.000 déplacés, le HCR gère 4 sites (Mugunga I et II, Bulengo et Buhimba. Au Sud-Kivu,
il y a 266.140 déplacés internes, en Ituri, on dénombre 152.369 déplacés et 31.348 au
Katanga.

Lire l’article complet sous :
http://www.reliefweb.int/rw/RWB.NSF/db900SID/RMOI-7CH3JJ?OpenDocument


   -   Kivu

(RDC_3) Radio Okapi – 2/3

M. Richard Zink, nouvel ambassadeur de l’Union européenne en RDC est arrivé samedi à
Bukavu, dans la province du Sud-Kivu. Il s’est entretenu avec le gouverneur intérimaire de la
place, rapporte radio Okapi.

À cette occasion, le diplomate européen a réaffirmé la détermination de l’Union européenne
(UE) de s’impliquer dans l’application et le suivi de l’acte d’engagement de la Conférence de
Goma ainsi que de l’exécution du communiqué conjoint de Nairobi concernant les groupes
armés actifs sur le sol congolais. S’adressant à la presse, Richard Zink a noté que sa première
mission dans l’Est de la RDC qu’il dont la première étape était Goma, a pour but de
s’imprégner des réalités sur le terrain du processus de pacification engagé dans cette partie du
pays.

Le gouverneur intérimaire du Sud-Kivu, actuellement vice-gouverneur sortant, M. Bernard
Watunakanza, a pour sa part sollicité auprès de l’Union européenne une plus grande pression
pour mettre fin à la présence des groupes armés étrangers sur le territoire congolais dont les
FDLR et Interhamwe.

(RDC_4) Radio Okapi – 3/3

Un calme relatif s’est observé depuis ce dimanche dans les villages de Mwbavinya, Bisekera
et Kanyati en territoire de Lubero au nord de Goma après 3 jours des combats entre les
FDLR-Rude et les Maï-Maï du Pareco. Selon les habitants de Kanyabayonga, certaines
familles ont continué a quitté ces villages ce dimanche en direction de Kaina et Luofu. Même
situation en territoire de Masisi après les combats de ce week-end entre le CNDP et le Pareco
dans les villages Kahanga, Kaniro et Lukofu, a constaté radio Okapi.

Selon les habitants de Luofu, un calme apparent est observé depuis dimanche matin dans le
secteur Mbwavinyo, mais l’arrivée des familles déplacées en provenance de ce milieu a semé
la panique au sein de la population qui craint un éventuel combat Luofu également. Quant aux
familles déplacées, elles sont jusque-là dispersées dans d’autres villages voisins.

Toujours selon les habitants de Luofu, les FDLR-Rude contrôlent certains villages dans ce
secteur notamment Mbwavinya, Mashuta, Luhanga et Ikasiki en territoire de Lubero.

Du côté de Masisi, les tirs ont cessé ce dimanche dans les villages de Kaniro et Kahanga mais
les habitants ne sont pas rassurés. Les sources policières sur place indiquent que les forces du
CNDP et du Pareco sont toujours positionnées à différents endroits aux environs de villages
où ils se sont battus.

Jusque-là, le bilan de ces affrontements n’est pas encore connu et les responsables de tous ces
groupes armés sont restés injoignables.

(RDC_5) Conférence sur la paix au Kivu – Communiqué de presse – 4/3

Administrateurs des territoires, Maires des villes, bourgmestres des communes, Chefs
coutumiers et autres acteurs de la Société civile du Nord-Kivu ont été réunis une semaine
durant à Goma dans un séminaire de formation basée sur la sensibilisation des groupes armés
étrangers à retourner volontairement dans leur pays d’origine. D’après le Gouverneur du
Nord-Kivu, Julien Paluku, cette campagne vise une plus grande sensibilisation des masses
populaires à la promotion du retour massif des réfugiés rwandais dans leur patrie.

Cette campagne fait suite à l’accord signé à Nairobi et qui avait conduit à la ferme volonté des
Etats des Grands Lacs à promouvoir le retour de la paix dans la région. Le séminaire du
gouvernorat du Nord-Kivu a permis de mettre en œuvre des mécanismes concrets sur le retour
volontaire des réfugiés Rwandais encore présents sur le sol congolais en Province du Nord
Kivu ainsi que celui des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) en
refuge en RDC.

 La campagne va concerner tous les 6 territoires qui composent le Nord Kivu, les 3 villes
(Goma, Beni et Butembo), les entités coutumières (chefferies et collectivités) et l’ensemble de
la Société civile dans laquelle les Eglises et le parlement provincial font partie intégrante.

Des mécanismes de sensibilisation des forces négatives Rwandaises FDLR qui doutent de
retourner au Rwanda ont été étudiées ainsi que les modalités de mise en marche de certaines
recommandations issues de la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le Développement des
provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu tenue à Goma du 06 au 23 janvier 2008, affinées.

Les diverses localisations des FDLR dans la Province du Nord Kivu ont été cartographiées et
les dangers de la présence de ces troupes sur le sol de la province partagé par tous les
gestionnaires de l’administration de cette contrée de la RDC.

Le président de l’Assemblé provinciale du Nord Kivu, monsieur Léon Barihanga Rutuye a
développé à l’attention des séminaristes de Goma les techniques de sensibilisation de ces
forces en insistant sur l’importance d’éviter les accrocs contre les populations congolaises
longtemps prises en otage par ces forces étrangères.

Les administrateurs et maires des Villes ont quant à eux présenté à l’assistance le niveau de
souffrances qui accablent leurs administrés à la base du fait de la présence très prolongée des
forces négatives Rwandaises qui, selon eux, se sont même fait des sous-entités qu’ils
administrent à l’intérieur de la province en bafouant l’autorité légalement établi.

Ensemble, ils ont dégagés des stratégies capables de convaincre les FDLR de vite saisir
l’occasion de retour au bercail, sans pression aucune car après la date de 15 mars, il sera
envisagé un retour sous la contrainte.

(RDC_6) AFP – 4/3

Le mouvement du chef rebelle congolais Laurent Nkunda a décidé de reprendre sa
participation aux réunions de suivi du cessez-le-feu dans l'est de la RDC après son retrait le
22 février, a annoncé mardi un participant de l'Union européenne.

"La facilitation internationale s'est rendue hier (lundi) à Kirolirwe pour rencontrer le président
du CNDP (Congrès national pour la Défense du Peuple). À l’issue de cette rencontre, il
(Laurent Nkunda) s'est engagé à reprendre sa participation aux travaux de la mise en oeuvre
des « actes d'engagement » signés le 23 janvier à Goma" en faveur de la paix au Nord et au
Sud-Kivu, a déclaré un conseiller politique à l'Union européenne en RDC, Jean-Michel
Dumont, à l'AFP. La délégation, dont M. Dumont est membre, était composée des
représentants de l'ONU, de l'UE et des Etats-Unis.

Le CNDP avait retiré sa délégation de toutes les réunions relatives au processus de paix
auquel tous les groupes armés locaux du Nord et du Sud-Kivu s'étaient engagés le 23 janvier,
après que l'ONU eut fait part de son implication dans des massacres contre des civils à
Kalonge (Nord-Kivu) et dans les villages alentours entre le 16 et le 20 janvier.

Le camp de Nkunda n'était pas joignable mardi dans la matinée.

Selon une source onusienne, une autre rencontre devrait avoir lieu mardi à Kirolirwe, quartier
général de Nkunda, entre le CNDP et des membres de la Facilitation. Cette localité est située
à plus de 50 km au nord-ouest de Goma.

Voir l’interview du gouverneur du Nord-Kivu à propos du retour du CNDP à la table des
négociations sous :
http://www.amanileo.org/index.php?option=com_content&task=view&id=121&Itemid=1

(RDC_7) Radio Okapi – 4/3

Deux officiers Maï-Maï, Bukuyu et Mila ont été arrêtés lundi par les éléments FARDC à 15
kilomètres de Lubutu sur la route Walikale.

Selon l’administrateur de Lubutu, Michel Mukaba, ces deux officiers en attente de leur
transfert à Kindu n’avaient pas encore intégré l’armée nationale et seraient à l’origine de
l’insécurité dans la région, notamment dans le parc de la Maïko, rapporte radio Okapi.

(RDC_8) Conférence sur la paix au Kivu – Communiqué de presse – 4/3

Près d’un mois après l’issue des travaux de la Conférence sur la Paix, la Sécurité et le
Développement des Provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu, le Chef de l’Etat vient de
renouveler sa confiance à l’abbé président Apollinaire Muholongu MaluMalu pour
coordonner le programme AMANI.

Il ne pouvait en être autrement. Méticuleux et respecté à travers le monde pour avoir réussi le
pari de faire aboutir le long processus de l’organisation du premier referendum constitutionnel
à l’échelle nationale et de l’élection présidentielle sans oublier le vote des députés nationaux,
des députés provinciaux ainsi qu’au choix des sénateurs et des gouverneurs des provinces, le
prélat de Butembo a joué un rôle non négligeable tout au long des travaux de Goma.

Lire la suite sous :
http://www.amanileo.org/index.php?option=com_content&task=view&id=120&Itemid=1

(RDC_9) Mapping Conflict Motives : Eastern DRC – IPIS Paper – 4/3

The eastern DRC is still plagued by violent conflict. The centre of the conflict is the ‘Petit
Nord’ region where two large armed groups, a coalition of smaller bands of armed men and
the government army are all involved in a persisting battle causing enormous human
suffering. In the neighbouring regions of the ‘Grand Nord’ and northern South-Kivu open
warfare no longer takes place, but there is still a considerable presence of armed groups
causing security problems.

Read the entire report under
http://www.ipisresearch.be/fck/file/20080304%20Mapping%20Conflict%20Motives.pdf

(RDC_10) Radio Okapi – 5/3

Dans un communiqué du mardi 04 mars, des groupes Maï-Maï dénoncent les violations du
cessez-le-feu et le renforcement des troupes du CNDP dans certaines localités. Ce qui
constitue selon eux, une menace sérieuse du processus de paix, rapporte radio Okapi

Les groupes Maï-Maï Kasidiens, le Vurondo et le Kifuafua, signataires de l'acte d'engagement
pour la paix dans le Kivu, viennent de suspendre leur participation aux travaux de suivi de la
conférence sur la paix. Ils se disent victimes d'exclusion dans la gestion du programme
Amani. D’autre part, ils accusent le facilitateur du gouvernement chargé de la mise en place
des organes de suivi de la conférence d'être partial dans sa collaboration avec des groupes
armés signataires de l'acte d'engagement.

Selon le porte-parole de ce groupe Maï-Maï, Didier Bitaki, leur retour sur la scène du
processus de paix est conditionné au règlement de toutes ces questions précitées. Ils exigent
aussi la libération sans condition de tous les Maï-Maï détenus arbitrairement dans plusieurs
cachots, du pays. Toute fois, ces Maï-Maï se disent disposés à maintenir les contacts avec la
facilitation internationale.

Didier Bitaki, porte-parole des groupes Maï-Maï : « Nous sommes derrière le gouvernement.
Nous acceptons toutes les humiliations dont nous faisons l’objet pour que le gouvernement
soit respecté. On ne veut pas le fragiliser davantage. Nous ne disons pas que nous faisons la
guerre contre le gouvernement. Nous avons des armes, on aurait déjà commencé. Mais on ne
veut pas le faire. Nous voulons que le peuple congolais soit respecté à partir de notre
engagement. Si ce n’est pas fait, nous allons retourner dans le maquis et y rester. Le
gouvernement a été élu par le peuple congolais, et le peuple congolais suppose les Maï-Maï.
Mais si ce gouvernement continue dans les erreurs, nous allons retourner dans le maquis pour
sécuriser la population, parce que ça ne va pas permettre le rétablissement de l’autorité de
l’Etat. Mais nous demandons plutôt aux responsables de respecter les Maï-Maï en tant que
défenseurs de ce territoire. »

Le CNDP et le facilitateur du gouvernement pour la mise en place des organes de suivi de la
conférence, le général Didier Etumba, sont restés injoignables.

(RDC_11) Radio Okapi – 6/3

Plusieurs sources sur place indiquent que depuis la fin de l'année dernière, des combattants
hutus rwandais des FDLR tiennent l'administration dans une dizaine de localités de Bunyakiri,
dans la province du Sud-Kivu. Ces derniers auraient installé une armée, une police et des
tribunaux qui siègent et infligent des peines aux populations, rapporte radio Okapi.

Cette situation a été présentée à une délégation de la Monuc qui a séjourné dans cette région
pendant deux jours. Parmi les localités sous contrôle FDLR, figurent Ekingi, Ramba, Manga,
Katshiri et d’autres encore.

Un activiste des droits de l’homme de Bunyakiri témoigne : « Un réfugié ne peut pas se
permettre d’ériger des tribunaux sur le territoire d’accueil. Dans ces entités-là, les populations
subissent toutes sortes violations de droits de l’homme : travaux forcés, notamment dans les
champs de ces réfugiés. Les rares militaires congolais visibles n’osent même pas mettre le
pied dans ces localités ».

Le chef de poste d’encadrement administratif de Bunyakiri reconnaît ces faits. La situation est
très préoccupante, déclare-t-il. « Nous ne contrôlons pas administrativement les zones
occupées par les FDLR pour des raisons de sécurité. Notre administration civile est absente
dans ces zones, notre police aussi ainsi que nos forces militaires ».

Contacté sur cette question, le commandant militaire du groupe de combat de Bunyakiri
atteste la complexité de la situation. Selon lui, il est difficile que les éléments FARDC
demeurent en permanence dans toutes ces localités vu la grandeur de la région.

(RDC_12) Radio Okapi – 7/3

21 éléments armés dont des Rwandais se sont rendus jeudi aux Casques bleus de la MONUC
dans la base de Kanyabayonga et à Luofu, au sud de Lubero.

Parmi ces combattants qui viennent de divers groupes armés on compte, 12 du Pareco dont 5
mineurs, 4 des FDLR-RUDI, dont 1 mineur et 5 autres combattants des FDLR, qui se sont
tous rendus dans la région de Rutshuru. Par ailleurs, le programme DDRRR a noté avec
satisfaction que pour le mois de février, 60 combattants rwandais et 40 de leurs dépendants
ont été rapatriés, rapporte radio Okapi.

Par ailleurs, 7 enfants associés aux forces et groupes armés de la région de Kanyabayonga ont
été conduits jeudi à Beni par la section protection de l'enfant de la Monuc. Celle-ci va se
charger de leur prise en charge et de leurs réintégrations dans la vie civile. 13 au total, dont 6
sont en attente d’être transférés vendredi. Ces enfants proviennent des groupes armés Maï-
Maï et FDLR, nommés « Rudi ».
(RDC_13) Radio Okapi – 7/3

Les étudiants de Goma ont occupé la rue de l’université ce vendredi pour la 2e journée
consécutive. En dépit de la présence de la force de la police dans le campus, les étudiants sont
sortis massivement pour réclamer à la police les objets, les ordinateurs et l’argent qu’ils les
accusent d’avoir pillé, rapporte radio Okapi.

Une centaine d’étudiants en colère sont encore descendus ce matin dans la rue. Ils ont brûlé
des pneus et barricadé la route qui mène vers le gouvernorat de province. Cette nouvelle
manifestation a perturbé la circulation et les activités de la ville de Goma pendant près de
5heures.

Les étudiants affirment que leur action est de dénoncer les actes des pillages commis par les
policiers déployés jeudi lors de leur manifestation de la veille. Ils accusent la police
d’intervention rapide d'avoir pillé le bureau de l’institut supérieur de tourisme et d'avoir
endommagé leur bibliothèque. Ils réclament également leurs téléphones et argents emportés
par la police. Un calme apparent est observé sur le campus de cette université à l'heure qu'il
est. Toutefois, le bilan de cette manifestation reste encore inconnu.

Quant à l’inspecteur provincial de la police a.i, il déclare qu’il attend les plaintes de ceux qui
ont perdu leurs biens.

(RDC_13bis) Radio Okapi – 9/3

Le coordonnateur national du programme Amani rencontre les délégués des groupes armés du
Nord et Sud Kivu ce dimanche au quartier général de la Monuc à Goma. Selon l’abbé Malu
Malu, il s’agit de finaliser les propositions de désignation faite par les différents groupes
armés de leurs délégués dans la commission mixte paix et sécurité, rapporte radio Okapi.

Tous les groupes armés du Sud Kivu sont majoritairement représentés à cette rencontre, à
l’exception du FRF. Pour des raisons liées à l'éloignement géographique, ce groupe n'a pu
venir à Goma.

Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda est représenté par
son porte-parole René Abandi, son porte-parole militaire, le major séraphin Mirindi, Me
Mwiti et Bertrand Bisimwa.Du côté des Maï-Maï, on note la présence des délégués des Maï-
Maï du Rwenzori, les Simba, le Pareco et ceux de l’UJPS.

Cette rencontre clôture la session préparatoire de la commission technique mixte paix et
sécurité, commencée juste après la conférence de Goma. Elle a été interrompue plusieurs fois
par différents retraits des groupes armés. À l’issue de cette rencontre, le coordonnateur
national du Programme Amani devrait réunir les différentes listes des candidats des groupes
armés qui vont animer la commission technique mixte paix et sécurité pour les deux
provinces. L'objectif est de permettre au président de la République de nommer les différents
animateurs de la commission, afin qu’elle soit opérationnelle sur terrain.

   -   Bas Congo

(RDC_14) Radio Okapi – 3/3
Ce lundi, une accalmie est observée dans la cité de Luozi. La population de ce coin du Bas-
Congo vaque à ses occupations, sur fond d’une forte présence policière dans cette cité et sa
périphérie. Un pasteur de la place qui a requis l’anonymat a confirmé la reprise des activités à
Luozi. Les gens ont repris le chemin des champs, le marché est ouvert et les bureaux
fonctionnent. D’après la même source, une partie de policiers est restée à Luozi, une autre a
pris le chemin de Nkundi, et une autre encore est montée à Kikenge. Le même pasteur a
également signalé des cas d’extorsion attribués aux policiers. Il raconte : « Ils ont pris
quelques téléphones et de l’argent aux gens qu’ils menaçaient. Tellement que les adeptes se
sont infiltrés dans la masse, c’était difficile de distinguer qui était BDK, qui ne l’était pas. La
chasse a continué, même hier, on est allé arrêter un adepte de BDK qui faisait un peu des
miracles ».

Au sujet de l’attitude de la population locale par rapport au BDK, la même source explique : «
Au début, quand ils ont commencé leurs revendications, par exemple, lorsqu’ils passaient au
marché dire aux gens de ne pas payer inutilement les taxes, passer à la frontière demander aux
gens de traverser sans payer l’argent, la population était contente de ce genre d’actes. Mais
lorsque cette population a constaté que les BDK ont commencé à fouetter les gens, à brûler
les gens, à constituer partout des tribunaux et même à interdire aux enfants d’aller à l’école,
elle s’est inquiétée ».

Le bilan des derniers affrontements entre la police et les adeptes de BDK reste toujours
difficile à établir dans le territoire de Luozi, principal théâtre de l'opération. D’après des
sources concordantes, la police aurait quitté l’axe Kinkenge-Kimbunzi et elle avancerait vers
l’axe Mongo Luala qui constitue le fief originel de Bundu Dia kongo (secteur natal de Ne
Muanda Nsemi) rapporte radio Okapi.

À Nkundi, un grand centre agricole à la suite des adeptes de Bundu Dia kongo dans ce centre,
la population aurait brûlé plusieurs maisons appartenant aux adeptes. Selon toujours ces
sources, les BDK seraient partis se regrouper à Nfininga, un village situé à la frontière entre la
RDC et le Congo-Brazzaville, faits confirmé par l’inspecteur provincial de la police. Pour le
général Raus Chalwe, la population s’est prise en charge. Et d’ajouter que la police est en
train de remettre en place tous les symboles et de l'autorité de l'Etat.

D’autres sources affirment qu’à Mbanza Muembe, secteur situé à 70 kilomètres de Luozi, les
activités sont restées paralysées le lundi. C’est ainsi que prise de panique, la population de ce
secteur se serait réfugiée dans les forets environnants. À Kinkungu village, dans le
groupement de Gombe Mbeya, les adeptes de Bundu Dia kongo auraient tabassé le chef du
groupement parce que ce dernier avait hissé le drapeau, avant de prendre fuite.Enfin à
Mbandakani, à 45 kilomètres de Luozi, selon certaines sources, les échauffourées auraient fait
des morts et des blessés, information non encore confirmée par une source officielle.

(RDC_15) Radio Okapi – 4/3

Aux dernières nouvelles, la société civile affirme que les habitants de Sekebanza sont restés
enfermés dans leurs maisons ce matin. Des coups de feu ont été entendus ce mardi matin dans
cette cité située à 82 Km de Matadi, indique radio Okapi.

Toujours selon la société civile sur place, lundi les Bundu dia Kongo se sont affronté avec les
éléments de la police arrivés le même jour dans cette cité. La même source parle d'une moto
de la police brûlée, des maisons des agents de l'Etat saccagées dont, celle du commandant
police de cette cité.

La situation sécuritaire au Bas-Congo était au centre d’un entretien entre le ministre congolais
de l’Intérieur, et les ambassadeurs chefs des missions diplomatiques accrédités en RDC. Le
lundi, Denis Kalume a informé le corps diplomatique de la gestion transparente des
événements survenus à Luozi dans le Bas-Congo.

Le ministre d’Etat, affirme que le gouvernement est en train de rétablir l’ordre par la
sécurisation des personnes et leurs biens. Et du côté du corps diplomatique, l’ambassadeur du
royaume de Belgique en RDC a déclaré soutenir le rétablissement de l’autorité de l’Etat à
travers le dialogue.

En réaction à la situation qui prévaut dans leur district, les notables Kongo, originaires de
Luozi résidant à Kinshasa ont fait publier mardi une déclaration dans la quelle, ils se disent
consternés par les tristes événements qui se déroulent dans leur territoire et condamnent la
violence d'où qu'elle vienne. Par conséquent, Ils invitent toutes les parties à trouver des
solutions par la voie du dialogue aux problèmes qui sont à la base de ces nouveaux
affrontements.

"On doit stopper cette utilisation disproportionnée de violence. Il faut déjà entamer les
concertations de tous les cotés, on doit demander à tous les camps de se ressaisir. Le fait aussi
qu’il y ait au moins des emplois qui se créent parce que beaucoup de ces gens qui ne sont pas
employés et qui souffrent de la misère peuvent être tentés facilement aux idées culturelles
plus au moins radicales. Il faut à tout prix qu’il y ait une bonne gouvernance. C’est-à-dire une
concertation avec les gens par dialogue pour résoudre le problème, et non pas des
arrachements et l’utilisation de la violence", a préconisé le professeur Ernest Wamba dia
Wamba.

(RDC_16) Radio Okapi – 5/3

Le chef de Bundu Dia Kongo dénonce le "bombardement" de la population civile par les
forces gouvernementales dans le Bas-Congo. Le député de Luozi se dit surtout déçu du
silence de la communauté nationale sur les violences perpétrées dans cette partie du pays,
rapporte radio Okapi

Ne Mwanda Nsemi, chef du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, regrette que les
populations d'autres provinces ne réagissent pas face à ces violences. « Les Congolais des
autres provinces nous démontrent qu’ils sont nos frères, et que quand nous avons des
difficultés, ils nous soutiennent. Si nos compatriotes des autres provinces soutiennent ce
gouvernement qui nous massacrent, pour nous, la conclusion c’est qu’on ne nous aime pas !
Comment voulez-vous qu’un gouvernement utilise des armes de guerre pour bombarder des
civils sans arme, et les Congolais sont là à danser, à boire, et à chanter dans le vent, au lieu de
protester et de condamner. Nous demandons seulement que ceux qui commettent des
injustices envers nous cessent, et que le gâteau congolais soit partagé équitablement, pour que
chaque Congolais puisse trouver son compte. »

(RDC_17) Radio Okapi – 6/3
Un renfort des éléments de la police a été envoyé jeudi matin à Kibunzi dans le secteur de
Mbanza Muembe, à plus de 100 km de Luozi. Ce renfort est consécutif à la demande du chef
de ce groupement adressé à l’autorité, qui vit dans la peur des représailles de BDK depuis le
week-end dernier. C’est l’inspecteur provincial de la police Raus Chalwe qui a annoncé la
nouvelle, rapporte radio Okapi.

(RDC_18) AFP – 6/3

Le gouvernement de la RDC a décidé de poursuivre en justice les "auteurs" des récentes
violences qui ont fait en une semaine au moins 25 morts au Bas-Congo, a-t-on annoncé de
source officielle jeudi au lendemain d'un conseil des ministres à Kinshasa.

"Le conseil (des ministres) a décidé des poursuites judiciaires à l'encontre de tous les auteurs
directs et indirects de ces troubles qui ont causé mort d'hommes et dégâts matériels
importants", indique le porte-parole du gouvernement, Emile Bongeli, dans un communiqué
sur cette réunion présidée par le chef de l'Etat, Joseph Kabila. "La justice tant civile que
militaire est à pied d'oeuvre".

Tout en déplorant des pertes en vies humaines, le gouvernement demande au ministre d'Etat
chargé de l'Intérieur de "poursuivre la mission de pacification et de restauration de l'autorité
de l'Etat" à Luozi et à Seke-Banza, territoires situés au nord-est et nord-ouest de la capitale
provinciale Matadi où se sont concentrées les violences.

(RDC_18bis) AFP – 9/3

Deux personnes ont été tuées samedi lors de l'assaut de la police contre le siège du
mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo (BDK) à Matadi où le calme était revenu
dimanche, a déclaré à l'AFP le maire de la ville.

"Je me suis rendu à l'hôpital général. Il y a un bébé de deux ans à la morgue. J'ai aussi vu un
membre de BDK mort dans leur siège qui est maintenant occupé par la police. Il y a aussi eu
six blessés", a déclaré Jean-Marc Nzeyidio, maire de Matadi, capitale de la province du Bas-
Congo. L'élu a confirmé à l'AFP la destruction partielle du siège de BDK, un enclos contenant
des huttes de paille et une maison de brique dont la clôture "a été incendiée". "La situation est
calme ce matin (dimanche). Les gens sortent, se rendent à l'église. Je veux dire aux habitants
que la ville de Matadi n'est pas en guerre. La population doit vaquer librement à ses
occupations", a-t-il ajouté.

De son côté, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) s'est déclarée "grandement préoccupée
par les nouvelles violences qui ont opposé (...) des éléments de la police nationale congolaise
et le Bundu Dia Kongo", dans un communiqué reçu dimanche à l'AFP. "Ces affrontements
dans le quartier Belvédère de Matadi ont coûté la vie à plusieurs personnes et causé des dégâts
matériels importants", souligne la mission de l'ONU, qui dit "surveiller la situation de près".

La Monuc, qui a récemment renforcé sa présence au Bas-Congo avec le déploiement de plus
de 200 militaires et policiers, "appelle toutes les parties au calme et à la retenue en vue de
minimiser l'impact sur la population civile".
Selon des sources locales congolaises et des sources diplomatiques s'exprimant sous couvert
d'anonymat, le bilan provisoire de cet assaut de la police oscillerait entre quatre et six morts,
et plusieurs blessés.

Vie politique…

   -   Vie politique nationale

(RDC_19) Radio Okapi – 5/3

Les ministères de l’Enseignement primaire secondaire et professionnel, de l’Enseignement
supérieur et universitaire et des Affaires sociales ont présenté mardi 4 mars 2008 les
statistiques sur l’état de la scolarisation en RDC, rapporte radio Okapi.

Après une enquête menée de juillet à septembre 2007 sur toute l’étendue du territoire
national, il ressort que la RDC a évolué positivement depuis les dernières enquêtes de 1981.

La notion du genre a même largement été intégrée dans le recrutement des élèves.

Cependant, le faible taux de 80% d’écart entre les candidats qui finissent les humanités et
ceux qui entrent à l’université reste un défi à relever.


   -   Vie politique provinciale

(RDC_20) Radio Okapi – 3/3

Ouverture ce lundi à Lubumbashi de la table ronde des ministres provinciaux du plan.
Pendant trois jours, les délégués des 11 provinces vont ensemble réfléchir sur la collaboration
à mettre en place entre ces ministères et les divisions provinciales du plan, ainsi que sur les
stratégies de développement et de réduction de la pauvreté, rapporte radio Okapi.

D’après les points inscrits à l’ordre du jour de cette table ronde, les ministres provinciaux ont
tous présenté l’état des lieux de leur province respective. S’agissant de la province de
l’Equateur, le ministre provincial a relevé le problème des infrastructures routières qui sont
dans un état de délabrement avancé et celui du Kasaï Oriental, a épinglé le taux élevé de la
pauvreté de sa population qui est due à l’enclavement de la province, un problème également
récurrent dans toutes les autres provinces.

En outre, les discussions vont aussi tourner autour d’une bonne planification dans différents
domaines pour la croissance et la réduction de la pauvreté dans le cadre du document
stratégique pour la lutte contre pauvreté (DSRP). À l’issue des travaux, un réseau sera mis en
place afin de coordonner les efforts entre les ministres de plan des gouvernements
provinciaux et celui du gouvernement central. Il faut, par ailleurs, signaler que le ministre du
plan Olivier Kamitatu prend également part à ces travaux.

(RDC_21) Radio Okapi – 3/3

La cour d'appel de Bukavu juge irrecevables les 3 recours introduits la semaine dernière par
des candidats au poste de gouverneur. Le verdict est tombé ce lundi. Il s'agit de Bulambo
Kilosho, Cizungu Wenceslas et Bisimwa Balaluka. La cour siégeant en matière de
contentieux électoral vient de se prononcer sur ces cas contre la décision de la CEI sur
l'invalidation des candidatures au poste de gouverneur de la province.

(RDC_22) MONUC – 3/3

Le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général de l’ONU et Coordonnateur
humanitaire du Système des Nations Unies pour la RDC, Ross Mountain, a effectué, le 1er
mars 2008, une visite de travail à Mbandaka. But : évaluer la situation humanitaire de la
Province de l’Equateur; mais aussi pour rencontrer les autorités, ONG ainsi que les
représentants des Agences des Nations Unies locales pour échanger sur la situation générale
de la Province et évoquer la perspective des prochaines élections locales.

Monsieur Mountain était accompagné d’une forte délégation de quelque huit personnes,
notamment du nouveau Directeur-Pays du PNUD en RDC et de son Assistante personnelle
chargée des Elections.

Après une rencontre en tête-à-tête avec le Chef de Bureau de la MONUC pour l’Equateur,
Guirane Ndiaye, le Représentant Spécial Adjoint s’est entretenu avec des ONG locales, le
personnel de la MONUC, avant d’être reçu par José Makila, Gouverneur de la Province de
l’Equateur qu’entourait pour la circonstance le Gouvernement provincial.

José Makila en a profité pour brosser un tableau plutôt sombre de la situation de sa Province,
où le taux de mortalité infantile reste l’un des plus élevés du pays. Et le Gouverneur de citer,
pêle-mêle, « la recrudescence de la coqueluche, la malnutrition, l’insécurité, avec notamment
le problème des quelques 18.000 démobilisés abandonnés à eux-mêmes, les violences
sexuelles, la misère, l’absence d’eau potable et d’électricité, sans oublier le manque
d’infrastructures de communications - routes et ponts - qui asphyxie l’économie locale ».

Lire la suite sous :
http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=16806

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_23) Division des Droits de l’homme – Rapport janvier 2008 - MONUC – 3/3

Au moins 30 civils auraient été tués par les éléments du CNDP dans le voisinage de Kalonge,
Territoire de Masisi, Province du Nord-Kivu, entre le 16 et le 20 janvier 2008 ; A Kinshasa,
Mme Aimée Kabila Mulenga, fille de Laurent Désiré Kabila a été abattue par deux hommes -
l’un portant un uniforme militaire - à sa résidence.

Par ailleurs, le procès Gédéon a continué devant le Tribunal Militaire de Kipushi, Province du
Katanga ; Au Bas-Congo, des incidents entre des membres du BDK et des officiers PNC ont
causé la mort de six civils et plus de trente blessés ; Des éléments FARDC et de la PNC ont
été responsables d’un grand nombre de violations du droit à la vie et à l’intégrité physique, y
compris le viol.

Lire le rapport complet sous :
http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=16804
(RDC_24) Radio Okapi – 3/3

La Monuc a rendu officiellement le week-end dernier le Major Freddy Machine, et ses 6
autres compagnons aux autorités militaires de la Zone opérationnelle des Forces armées de
l’Ituri. Cet ancien milicien du Front des Nationalistes et Intégrationnistes, FNI, est demeuré
dans la dissidence jusqu'au mois dernier, malgré sa nomination au rang d’officier au sein des
FARDC en octobre 2006

Il s’est rendu au quartier général de la Monuc à Kpandroma il y a deux semaines pour
déclarer la fin de sa dissidence. Selon l’officier de liaison Monuc-FARDC à Bunia, Freddy
Machine se trouve au centre de pré-brassage de Rwamapara en attendant son départ vers un
centre de brassage à travers le pays.

(RDC_25) Reporters sans frontières – Rapport 2008 – 3/3

L’immense territoire congolais compte des centaines de journaux, ainsi que des dizaines de
radios et télévisions privées. Les tensions politiques sont très vives et les médias, dépendants
souvent des partis en lice pour le pouvoir et d’hommes d’affaires peu scrupuleux, sont les
cibles de nombreux règlements de comptes, parfois meurtriers.

Lire la suite sous :
http://www.rsf.org/article.php3?id_article=25373&Valider=OK

(RDC_26) Radio Okapi – 4/3

Les députés et sénateurs en vacances parlementaires demandent à la Monuc d’user de son
influence sur la Cour Pénale Internationale, CPI, pour que cesse provisoirement toute
poursuite judiciaire contre les seigneurs de guerre de l’Ituri. Ils l’ont signifié lundi au
Représentant spécial du secrétaire général des nations Unies, Allan Doss, au cours de sa visite
à Bunia. Ces députés ont soutenu leur démarche en déclarant que le transfert du colonel
Mathieu Ngujolo, ancien leader du FNI, n’a pas facilité la poursuite du processus de
pacification en Ituri, rapporte radio Okapi.

Le sénateur Bura Pulunyo: "Après l’arrestation de Ngujolo, vous avez vu que du côté
d’Irumu, il y avait des problèmes, jusqu’à maintenant il y a des problèmes. Nous craignons
que de tels problèmes puissent s’étendre. Pour la paix, je crois que ce qui se passe
actuellement du côté d’Irumu, il faut l’éviter.Aujourd’hui on peut avoir un Ngujolo qui est
parti, peut-être qu’on risque de créer un 2ème Ngujolo. Voilà pourquoi, j’ai du demander au
représentant spécial du secrétaire général des nations unies, de pouvoir intervenir auprès de la
CPI, pour que les arrestations qui vont se faire aujourd’hui ou demain ici, se fasse après un
certain temps. En les faisant maintenant, on risque d’avoir, un résultat contraire. Nous ne
disons pas qu’il ne faut pas arrêter Ngujolo, chacun doit répondre de ses actes. Mais je crois
qu’il faut chercher le moment approprié pour le faire ".

Face à cette demande, le responsable de la Monuc a tenu à préciser que la Cour pénale
internationale a un mandant différent et parallèle à celui de son organisation. Selon Allan
Doss, la CPI mène toutes ses actions en toute indépendance : "Pour nous Monuc ou les
Nations Unies, la cour pénale internationale est une institution totalement indépendante et
autonome, qui ne relève pas du tout de moi. Leurs décisions, leurs procès, tout ça se fait par
eux-mêmes. Surtout le processus d’inculpation, d’arrestation, c’est décidé par eux-mêmes.La
cour a son mandat, il y a un accord entre le gouvernement de la RDC et la cour. L’action qui a
été prise était en conformité avec cet accord, dans les statuts et le mandat de la cour pénale.
Notre rôle n’est qu’un simple rôle de logistique. Les décisions, sur qui peut être poursuivi, les
procès et les jugements, tout ça relève directement de la cour pénale et non pas de la Monuc ".

Pour le chargé de communication du Bureau sur terrain de la CPI à Kinshasa, les actions
judiciaires menées par son institution a également pour objectif de pacifier la RDC en
poursuivant les criminels.

(RDC_27) Radio Okapi – 6/3

Yves Kawa Panga Mandro, ancien chef milicien de l’Ituri est toujours en détenu dans une
base de la Monuc à Bunia bien qu’ayant été acquitté par la cour d'appel de Kisangani. Selon
le porte-parole de la Mission des Nations Unies au Congo, la Monuc continue à garder Yves
Kawa à la demande des autorités militaires et judiciaires congolaises. Deux mandats d'arrêt
pèsent encore sur lui, a t il indiqué à radio Okapi.

Kemal Saiki a déclaré : « Pour ce qui est de son maintien en détention à l’heure actuelle,
celui-ci est effectué à la demande des autorités judiciaires militaires congolaises qui nous ont
informé de l’existence de deux mandats d’arrêt contre monsieur Kawa et qu’à ce titre, elles
ont requis l’assistance à la Monuc de leur prêter assistance en maintenant ce dernier en
détention. Ce qui entre parfaitement dans le cadre du mandat de la mission, il s’agit d’un
maintien en détention qui est légal et légalement justifié. Maintenant, pour tout autre
considération, je crois que aussi bien les avocats de monsieur Kawa ou les médias pourraient
s’adresser à l’auditorat militaire et le cas échéant lui demander les mandats d’arrêts remis, car
ce sont des documents publics ».

(RDC_28) AFP – 7/3

Le chef de délégation de la Commission européenne en RDC, Richard Zink, a estimé à
environ 20 millions d'euros pour cinq ans l'enveloppe de l'UE destinée à la réforme de la
justice congolaise, dans un communiqué reçu vendredi à l'AFP.

M. Zink a fait cette annonce jeudi lors d'une réunion du Comité mixte de justice (CMJ)
regroupant les ministères impliqués dans la réforme ainsi que des ambassadeurs européens à
Kinshasa.

Le projet avait été approuvé fin janvier au cours d'une réunion du CMJ, a relevé pour sa part
le ministre congolais de la Justice et Droits humains, Symphorien Mutombo Bakafwa Nsenda,
qui a présidé la réunion. M. Bakafwa a affirmé que les projets de lois attendus pour accélérer
ce processus, qui doit aboutir à la mise en place d'une Cour constitutionnelle, d'un Conseil
d'Etat et d'une Cour de cassation, ont été approuvés au niveau ministériel.

Il a également indiqué qu'un nouveau code pénitentiaire était en voie de finalisation. Ces
projets de lois organiques vont par la suite être envoyés au Parlement pour leur adoption.

La Commission européenne appuie également une restructuration au niveau des ressources
humaines dans la police, un projet d'un montant de 10 millions d'euros entièrement financé
par des fonds européens.
(RDC_29) AFP – 7/3

La Monuc a dénoncé de "graves violations" du droit et l'"absence de volonté (...) d'établir la
vérité" au cours du procès de quatre civils pour l'assassinat du journaliste congolais Serge
Maheshe, dans un rapport.

Dans ce texte de 32 pages daté de fin janvier et transmis vendredi à
l'AFP, le Bureau de l'ONU pour les droits de l'Homme détaille chaque étape d'un procès en
première instance bâclé en deux mois et demi, au cours duquel les droits de la défense et des
parties civiles ont été bafoués. L'audience en appel s'est ouverte le mois dernier.

Le 28 août 2007, le Tribunal militaire de garnison (TMG) de Bukavu a condamné à mort pour
assassinat Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo, deux civils qui avaient reconnu avoir
tué le journaliste de la radio Okapi Serge Maheshe (31 ans), dans la soirée du 13 juin à
Bukavu. Sur la base des dénonciations des tueurs présumés, le tribunal a aussi condamné à la
peine capitale Serge Mohima et Alain Mulumbi Shamavu, deux amis du journaliste et témoins
oculaires du crime, accusés d'en être les commanditaires.

"La Monuc a constaté de nombreuses et graves violations des garanties fondamentales au
droit à un procès équitable", dit le rapport. "Non seulement il n'y a pas eu de véritable enquête
pénale", mais "ni le ministère public, ni le TMG n'ont véritablement cherché à établir la
vérité et à rendre justice à la victime et à ses proches". Les enquêteurs onusiens soulignent
que le parquet militaire, après avoir inculpé deux militaires au lendemain du crime, a "de
manière assez surprenante" abandonné totalement cette piste, sur la base des accusations
proférées contre les amis de Maheshe par deux nouveaux suspects civils, Bisimwa et
Rwezangabo. Ces derniers sont revenus en septembre sur leurs déclarations et ont blanchi les
deux témoins, affirmant avoir subi des pressions de magistrats militaires.

Le rapport remet aussi en cause la compétence du tribunal militaire, alors que tous les
suspects jugés étaient des civils et recommande le transfert de l'affaire à une juridiction civile.

Voir le rapport d’observation de la Division des droits de l’homme de la MONUC sous :
http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=16829

Économie, Finances…

(RDC_30) Radio Okapi – 3/3

Au cours de leur assemblée générale tenue dimanche dernier, les opérateurs économiques de
la ville de Kindu ont décidé de ne plus verser des taxes dues au trésor public, taxes
habituellement perçues par le service provincial de l’économie et la Direction générale des
recettes administratives et domaniales, DGRAD, jusqu’à ce que lumière soit faite. Ces
derniers estiment qu’il s’agit plutôt là des tracasseries et de vol que pratiquent ces services,
rapporte radio Okapi.

Dans ce mouvement de boycott, les commerçants dénoncent la politique maffieuse qui serait
organisée par le service provincial de l’économie et celui de la DGRAD. Selon le président
urbain de la Fédération des entreprises du Congo, FEC-Kindu, celui-ci ne comprend pas
comment pour une même infraction commise par deux opérateurs économiques, il y a des
pénalisations différentes. Ainsi qualifie-t-il la décision de la politique de deux poids deux
mesures.

De leur côté, les services incriminés ont rejeté toutes les allégations portées contre eux. Ainsi
pour ASSANI AMANI, directeur de la DGRAD, les opérateurs économiques de Kindu n’ont
pas la culture fiscale, a-t-il déclaré. Pour lui, la DGRAD n’est pas un service taxateur, mais
recouvre les recettes taxées par les services compétents dont celui de l’économie. Pour le cas
présent qui concerne le service de l’économie, il s’agit des amandes transactionnelles
reconnues par la loi et qui peuvent être taxées au triple ou au quintuple selon le cas. Ce n’est
donc pas une tracasserie ni moins un vol, a-t-il conclu.

(RDC_31) APA – 3/3

L’agrandissement du complexe hydroélectrique d’Inga, dans la province du Bas-Congo,
pourrait, grâce à la construction du barrage hydroélectrique Inga 3 d’ici 2021, produire
suffisamment d’électricité pour alimenter toute l’Afrique australe.

Selon une étude de préfaisabilité financée depuis 2002 par l’Agence Canadienne pour le
développement international (ACDI) et la SNC-Lavalin à hauteur de 1 781 233 dollars
canadiens, soit plus de 773 millions de FCFA, les travaux de construction du barrage
hydroélectrique d’Inga 3 pourraient débuter dès 2009.

Une étude présentée récemment au ministère congolais de l’Energie indique que les travaux
se dérouleront en deux phases, la première s’étalera de 2009 à 2018 et la seconde de 2014 à
2021. Ce barrage aura une puissance installée de 4320 MW contre un total de 1770 MW pour
Inga 1 et 2, les deux premiers barrages déjà opérationnels sur les chutes éponymes, a indiqué
une source proche du ministère de l’énergie.

Selon une étude antérieure réalisée par la Société nationale d’électricité (SNEL) de la RDC, la
réalisation de la première phase du projet devrait déjà permettre de répondre aux besoins en
électricité de l’Afrique australe via le couloir ouest qui passe par l’Angola et la Namibie, de
l’Afrique du nord, via la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et le
Soudan jusqu’en Egypte, et de l’Afrique de l’Ouest via l’Angola et la République du Congo
jusqu’au Nigeria, dans le cadre des autoroutes de l’énergie au départ d’Inga.

La RDC dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 100.000 MW, dont 44.000
MW sont concentrés sur le site d’Inga et plus de 56.000 MW disséminés à travers le pays.

(RDC_32) AFP – 6/3

De violents affrontements ont opposé jeudi la police et des centaines de mineurs artisanaux
venus protester à Likasi contre leur expulsion d'une carrière voisine de cette cité minière du
Katanga, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris auprès de
l'ONU.

"Selon le président des « creuseurs », ces violences ont fait un mort et au moins 32 blessés
parmi les "creuseurs »", a déclaré à l'AFP Léocadio Salmeron, porte-parole de la Mission de
l'ONU en RDC (Monuc) au Katanga. "Ce matin, une opération de police a été déclenchée
pour expulser tous les +creuseurs+ de la carrière de Kamatanda, à environ 7 km de Likasi",
une cité située à 120 km de la capitale provinciale Lubumbashi, a expliqué M. Salmeron.
"Des centaines de +creuseurs+ sont descendus dans les rues de Likasi pour protester contre
cette expulsion, armés de pierres et de bâtons. Des heurts ont éclaté avec la police, qui a
ouvert le feu (à balles réelles)", a-t-il ajouté.

En fin d'après-midi, la situation était revenue à la normale, mais restait "très tendue" à Likasi.
"Les creuseurs se sont dispersés et la police a quadrillé la ville. Mais il y a encore de la
tension", a ajouté M. Salmeron, soulignant qu'un regain de violence était possible car les
mineurs étaient toujours déterminés à retourner occuper la carrière de Kamatanda d'où ils
extraient principalement du cuivre.

L'intervention de la police a été d'autant plus mal accueillie dans cette mine que le gouverneur
de la province, Moïse Katumbi, avait assuré les mineurs qu'ils ne seraient pas immédiatement
expulsés, même si la carrière devait être prochainement remise à un exploitant industriel.

Des centaines de milliers de mineurs artisanaux illégaux travaillent dans les mines et carrières
du Katanga, une région qui recèle plus de 30% des réserves mondiales estimées de cobalt et
10% de cuivre. Ces "creuseurs" occupent généralement d'anciennes carrières situées sur des
concessions de la société nationale congolaise Gécamines. Les minerais sont achetés, via des
négociants congolais, par des sociétés ou des particuliers, notamment des hommes d'affaires
chinois et indopakistanais, à des prix variables selon leur teneur en cuivre et en cobalt.

Selon l'ONG Global Witness, les mineurs artisanaux gagnent "2 ou 3 dollars par jour", en
mettant en jeu leur vie dans des galeries peu étayées où les éboulements sont fréquents.

"Des milliers de mineurs travaillent dans la mine de Kamatanda. Si aucun compromis n'est
trouvé, le conflit peut devenir très violent", a indiqué à l'AFP un observateur international
basé au Katanga, soulignant que les creuseurs n'avaient "rien à perdre".

La mine de Kamatanda pourrait être accordée à une société minière chinoise, en accord avec
Kinshasa, qui a multiplié ces derniers mois les accords de partenariat avec Pékin.

(RDC_33) AFP – 7/3

Des milliers de mineurs artisanaux ont réinvesti vendredi une carrière dont ils avaient été
violemment expulsés la veille près de Likasi, a-t-on appris auprès de témoins. "La situation
est relativement calme ce matin (vendredi). Des députés de la ville sont venus parler aux
« creuseurs » hier soir et leur ont dit de retourner à la carrière", a déclaré à l'AFP Paul
Kisimba, membre de la Plate-forme pour les droits de l'Homme de Likasi (Padholik).

Il a confirmé qu'un "enfant de 15 ans" avait été "tué par balle" jeudi, au cours de la répression
par la police d'une marche des mineurs à Likasi, cité située à 120 km au nord-ouest de la
capitale provinciale Lubumbashi. "Des discussions ont été engagées entre la famille de la
victime, un élève qui n'avait rien à voir avec les mineurs (...), et les autorités. Tout le monde
cherche l'apaisement", a-t-il ajouté.

(RDC_33bis) Radio Okapi – 8/3

Un conseil de sécurité s’est tenu ce vendredi au gouvernorat de la province du Katanga,
réunissant les membres du conseil de sécurité, les représentants des creuseurs artisanaux et les
députés élus de Likasi. Il ressort de cette rencontre que les creuseurs doivent continuer à
travailler dans cette carrière, rapporte radio Okapi.

Le calme est enfin revenu à Kamatanda 2 jours après les échauffourées entre les creuseurs de
Kamatanda et les éléments de la police nationale. Le bilan faisait état d’un mort et plusieurs
blessés de part et d’autres. D’après le président des exploitants miniers et artisanaux de
Likasi, tous les creuseurs ont été autorisés ce vendredi à regagner la carrière de Kamatanda
située à 7 kilomètres de la ville.

Le Gouverneur Moise Katumbi Champwe a exigé, au cours du conseil tenu vendredi, qu’une
enquête soit ouverte pour que les coupables soient déférés devant la justice. « Pour Likasi, il y
a eu une personne décédée. Le gouverneur n’était même pas au courant que la police est allée
chasser les creuseurs. J’avais demandé à ce que les creuseurs restent sur place. J’ai demandé à
ce qu’on puisse poursuivre les assassins de ce jeune homme. Donc à partir du parquet, on va
ouvrir un dossier parce qu’on n’était même pas au courant. C’est pourquoi on était en réunion.
Il y a beaucoup de stratégies qu’on a arrêtées et qu’on ne peut pas dire ici. »

Certains députés ayant participé au conseil ont émis le vœu de voir que l’inspection de la
police change l’équipe de ces éléments en poste à la carrière de Kamatanda. Car, selon eux,
ces policiers sont les mêmes qui se sont affrontés aux creuseurs le jeudi dernier.


Conditions sociales, santé, grèves…

(RDC_34) Syfia Grands Lacs – 28/2

L’abandon par les paysans de l’agriculture au profit de l’exploitation des minerais entraîne la
famine dans les cités minières du Katanga, qui dépendent des importations de maïs de plus en
plus coûteuses des pays d’Afrique australe. Pour éviter le pire, des Ong tout comme les
autorités locales essayent de faire retourner les gens au travail de la terre…

Lire la suite sous :
http://syfia-grands-
lacs.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=901&PHPSESSID=2491265721
0b7a3f0ae75a4d21906d17

(RDC_35) Radio Okapi – 3/3

Près de 2 000 personnes ont manifesté ce lundi matin à Kavumu, à 35 kilomètres au nord de
Bukavu, au Sud-Kivu. Elles réclamaient la reprise de la navigation aérienne de 6 aéronefs
Antonov cloués au sol depuis plus de trois mois sur décision du ministère national des
Transports et voies de communications, rapporte radio Okapi.

Les manifestants étaient essentiellement des opérateurs économiques auxquels s’étaient
ajoutés quelques habitants de Bukavu. Ils avaient, tôt ce matin, érigé trois barrières sur les
principales voies menant vers l’aéroport de Kavumu. Sur leurs calicots on pouvait lire : « La
situation économique du Sud-Kivu dépend de la navigation aérienne des Antonov 28
longtemps cloués au sol. La décision du gouvernement est partielle, car elle ne s’applique pas
ailleurs. Sauf au Sud-Kivu. » Le bilan de la manifestation fait état de deux blessés parmi les
agents de l’ordre et de l’annulation de tous les vols Monuc programmés ce lundi. Le
gouverneur intérimaire a dépêché une mission sur place pour s’enquérir de la situation. Il a
ouvert une enquête.

Avant cette manifestation, les acteurs économiques du secteur aérien avaient adressé leur
cahier de charge aux autorités provinciales. Selon le chef de division de transports et voies de
communication, le ministère de tutelle a déjà entamé une série d’inspection des Antonov dans
d’autres provinces. Les opérateurs du transport aérien du Sud-Kivu devraient donc faire
preuve de patience, a-t-il dit.

Coopération internationale

(RDC_36) AFP – 7/3

Le programme américain d'aide à la RDC est loin d'atteindre ses objectifs, et doit faire l'objet
d'un meilleur suivi, selon un rapport du Government Accountability Office (GAO, équivalent
de la cour des comptes) américain publié jeudi.

Au cours des deux dernières années, les Etats-Unis ont alloué 400 millions de dollars à la
RDC, dans le cadre d'un programme d'aide mis en place par le Congrès américain, qui fixait
quinze objectifs de développement social et économique, de gestion des ressources naturelles,
de gouvernance et de sécurité, écrit le GAO. Or, "plusieurs défis majeurs - environnement
instable, faible gouvernance, mauvaise gestion des ressources naturelles et manque
d'infrastructures de base - ont freiné les efforts réalisés pour atteindre ces objectifs", souligne
le rapport.

Le GAO dénonce notamment "des forces de sécurité locales faibles et commettant des abus,
qui ont aggravé les problèmes humanitaires" et entravé les missions des ONG et des agences
américains sur place.

La cour des comptes américaine a donc recommandé au département d'Etat (ministère des
Affaires étrangères) d'améliorer son contrôle sur les efforts réalisés par les différentes
agences, afin de s'assurer que les fonds investis soient utilisés "de la façon la plus efficace qui
soit".

Lire le rapport sous :
http://www.gao.gov/docsearch/abstract.php?rptno=GAO-08-562T


RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) AFP – 8/3

Sept personnalités ont fait leur entrée dans le gouvernement rwandais à la faveur d'un
remaniement ministériel réalisé par le chef de l'Etat Paul Kagame, a-t-on appris samedi de
source officielle. Bernard Makuza est maintenu comme Premier ministre, mais cinq ministres
ont été remerciés à l'issue de ce remaniement, le plus important depuis plusieurs années, selon
un communiqué de la présidence parvenu samedi à l'AFP à Kigali.
Charles Murigande, un proche de Paul Kagame qui avait beaucoup oeuvré pour une reprise
des relations diplomatiques avec la France, quitte les Affaires étrangères, mais reste au
gouvernement en charge d'un nouveau portefeuille des Affaires gouvernementales. Rosemary
Museminali le remplace aux Affaires étrangères dans un gouvernement qui comprend
désormais 21 ministres et six secrétaires d'Etat, dont huit femmes.

Ce remaniement intervient alors que le président avait récemment exprimé son
mécontentement quant à l'efficacité de certains ministres et quelques jours après une visite de
l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair, qui s'est engagé bénévolement à être le
conseiller spécial de Kagame.

Les ministres qui étaient chargés respectivement de l'Information, du Travail, de l'Education,
des Infrastructures et de l'Agriculture ont été limogés et n'ont pas été nommés à une autre
fonction, indique le communiqué.

Un nouveau ministère de l'Intégration à la Communauté économique d'Afrique de l'Est a été
confié à Monique Mukamuliza, tandis qu'une autre femme, Louise Mushikiwabo, a été
nommée ministre de l'Information.

Ce remaniement était attendu depuis la fin 2007 mais avait été reporté plusieurs fois.
L'annonce de la présidence intervient quelques jours après un séminaire parlementaire au
cours duquel Paul Kagame avait promis des mesures répressives contre tout membre de son
équipe qui ne se conformerait pas à ces exigences.

Lors de sa visite le mois dernier, Tony Blair avait proposé certaines réformes au sein du
gouvernement rwandais, notamment la création de nouveaux ministères dont celui des
Affaires gouvernementales, qui a été confié à M. Murigande. Par ailleurs, certains
observateurs rwandais affirment que le remaniement fait partie des préparatifs du président
Kagame pour les prochaines élections législatives, prévues en 2008.

Le Front Patriotique Rwandais (FPR, parti au pouvoir du président) est doté de quatre
nouveaux postes au détriment d'autres partis politiques dans le gouvernement remanié.

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_2) AFP – 4/3

Le gouvernement rwandais et les Nations unies ont signé mardi à Kigali un accord en vertu
duquel des condamnés du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pourraient
purger leurs peines dans des prisons rwandaises. L'accord a été signé par le chef de la
diplomatie rwandaise Charles Murigande et le greffier en chef du TPIR, le Sénégalais Adama
Dieng, a rapporté à l'AFP Robert Masozera, chargé de la communication au ministère
rwandais des Affaires étrangères.

"La signature (de cet accord) aujourd'hui est une étape importante dans la coopération entre le
TPIR et le Rwanda", a souligné M. Dieng. "Après que nous ayons reconnu que le Rwanda
possède désormais des établissements pénitentiaires respectant les normes internationales, cet
accord est la dernière pierre de l'édifice juridique qui qualifie le Rwanda comme un des pays
pouvant être considérés comme approprié pour l'exécution de la peine de condamnés du
TPIR", a-t-il précisé.
Le Rwanda a construit dans le centre du pays une prison qui, selon des responsables du TPIR
l'ayant visitée, répond aux normes internationales de détention.

Dans une lettre de protestation adressée au président du TPIR, 30 des 56 détenus abrités par le
tribunal ont estimé que cet accord visait "à les livrer à une mort certaine ou, tout au moins, à
des traitements inhumains et dégradants et à la torture". "Nous sommes victimes d'un grand
complot visant à nous faire disparaître pour mieux asseoir le pouvoir du FPR", indique le
texte, accusant le TPIR de servir "d'instrument de ce complot ourdi par les dirigeants du FPR
avec le soutien de certaines grandes puissances".

De son côté, Me Gilles Saint Laurent, avocat principal de l'ancien chef d'état-major de
l'armée, le général Augustin Bizimungu, a jugé que cet accord avait "l'apparence d'un pacte de
mise à mort".

Ces détenus ont annoncé qu'ils entameraient une grève de la faim à partir de mardi. Il était
cependant impossible mardi de déterminer si elle était suivie ou non.

Sept pays (Mali, Bénin, Swaziland, France, Suède, Italie et Rwanda) ont signé cet accord avec
les Nations unies les autorisant à accueillir des condamnés du TPIR. Actuellement, six
condamnés purgent leur peine au Mali et un en Italie.

Le président du TPIR est le seul à pouvoir décider dans quel pays un condamné va purger sa
peine, en fonction de sa situation personnelle.

Sur la cinquantaine de personnes détenues par le TPIR à Arusha, 17 sont des condamnés
définitifs attendant d'être transférés de la Tanzanie vers d'autres pays.

(RWA_3) Angolapress – 5/3

Les députés rwandais ont demandé mardi au gouvernement de poursuivre pour "négation du
génocide" le juge espagnol Fernando Andreu Merelles qui a lancé en février des mandats
d`arrêts contre 40 militaires rwandais en les accusant notamment de génocide et terrorisme.

"Les députés ont demandé au gouvernement (rwandais) de poursuivre le juge espagnol pour
négation du génocide (de 1994) qui a pourtant été reconnu par les Nations unies", a rapporté
mercredi Radio Rwanda, organe officiel gouvernemental. "C`est une recommandation que les
députés ont faite après un débat (mardi) sur le dossier du juge espagnol", a précisé à l`AFP le
premier vice-président de la chambre des députés, Denis Polisi.

Lors de ce débat, le ministre de la Justice rwandais, Tharcisse Karugarama, "a indiqué que ces
mandats ne devraient en aucune façon inquiéter la population rwandaise parce qu`ils ont été
émis en violation de la loi", a rapporté la radio. "Le ministre a indiqué que le juge espagnol
est manipulé par les auteurs du génocide et d`autres qui les soutiennent", selon Radio
Rwanda.

(RWA_4) Fondation Hirondelle – 6/3

La loi sur les Gacacas, ces tribunaux semi-traditionnels rwandais qui sont sur le point de
solder le contentieux judiciaire sur le génocide, pourrait de nouveau être modifiée afin que les
présumés auteurs du génocide classés dans la 2ème catégorie (exécutants non-planificateurs)
ne soient passibles que de travaux d'intérêt Général (TIG), apprend-on à Kigali auprès d'un
des responsables d'Ibuka.

Selon ce représentant de la principale association de rescapés qui a préféré garder l'anonymat,
« la nouvelle révision en cours de la loi sur les juridictions Gacaca consacre une réduction
excessive des peines. Ainsi les tueurs de grand renom qui auront avoué leurs crimes et
demandé pardon seraient exclusivement condamnés aux TIG ».

Ce projet a été envisagé lors d'une rencontre, à huis clos, entre le Service National des
Juridiction Gacaca (SNJG) et les représentants d'Ibuka, tant nationaux que régionaux, qui
s'est tenue le 26 février denier à l'hôtel Alpha Palace de Kigali.

« Les débats sont contradictoires et l'amendement touche des points sensibles. Notamment le
jugement des auteurs de viol par les juridictions Gacaca, le jugement des planificateurs du
génocide au niveau national et préfectoral par les juridictions classiques, ceux des autres
niveaux devant être déférés devant les Gacaca. Mais qui seront-ils pour mériter de juger en
toute intimité des cas de viol ? Qui seront-ils et avec quelle intégrité pour juger des
planificateurs du génocide », s'est interrogé ce même responsable.

Ce projet d'amendement est à l'étude dans une commission du Parlement, après que son
opportunité ait été votée en plénière le 21 février dernier, indique une source officielle au sein
du Parlement. « Le dernier amendement de juillet 2007 plaçait les TIG en début d'exécution
de la peine, celui qui est envisagé le consacre comme peine exclusive. Nous nous en
remettons à la sagesse du législateur pour ne pas entériner ces amendements qui frisent le
sacre de l'impunité », confie le même responsable d'Ibuka à l'Agence.

Depuis la création de ces tribunaux en 2001, quatre amendements de la loi sur les Gacaca ont
été adoptés. Ces jugements qui auraient dû être terminées à la fin de l'année dernière se
poursuivent dans plusieurs régions. Près d'un million de personnes ont déjà été jugées pour
leur participation au génocide de 1994, qui a fait environ 800.000 victimes selon les Nations
Unies.

				
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posted:10/25/2011
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