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08_07_emigration-colonisation

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10/21/2011
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6
XIXè SIECLE. LE TEMPS DE L’EMIGRATION ET DE LA

COLONISATION



LE TEMPS DE L’EMIGRATION

EMIGRATION

LE TEMPS DE LA COLONISATION

LES EXPLORATIONS

L’ESCLAVAGE ET SON ABOLITION

LES JUSTIFICATIONS DE LA COLONISATION

L’EXPLOITATION DES COLONIES









EMIGRATION



Les émigrés



« Je me tenais devant la passerelle. Le navire accosta, et le défilé commença. Italiens, Slovaques,

Russes, Hollandais, Arméniens, Juifs, Allemands, Roumains, Hongrois, Grecs, des jeunes gens, des

vieillards, des enfants, des femmes. Tous sont encombrés de paquets mal ficelés, de caisses sans

couvercles, de valises bondées, de ballots éventrés qu’ils portent à la main, sur leur dos ou sur leur

tête. C’est une foule grouillante d’ouvriers, ouvrières, paysans, domestiques, qui portent avec eux

toute leur fortune dans ces paquets, des gens rejetés par la malchance loin de leurs ingrates patries. »



D’après Jules Huret, En Amérique, 1905.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 46.



En route pour le Far West



« Il y a très longtemps, Papa, Maman, Marie, Laura et Carrie quittèrent la maison où ils vivaient. Ils

montèrent dans un chariot bâché et s’en allèrent vivre au loin en pays indien. Papa vendit la petite

maison. Il vendit aussi la vache et le veau. Tous les objets de la petite maison avaient été empilés dans

le chariot, à l’exception des lits, des tables et des chaises : Papa en fabriquerait d’autres à l’arrivée. Ils

roulèrent longtemps. Le bourg, derrière eux, devint tout petit et finit par n’être plus qu’un point. Il n’y

eut plus autour d’eux qu’une immense étendue où régnait le silence. Ils roulèrent à travers les plaines,

là où il n’y a plus de chemin. Les chevaux avaient de l’herbe jusqu’au poitrail. Un jour, Papa cria

« Ho ! ». Le chariot s’arrêté. « Nous y voilà, dit-il. C’est ici que nous construirons notre maison. »



D’après l’autobiographie de Laura Ingalls Wilder, La Petite Maison dans la prairie, 1932.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 47.



Les voyages imaginaires. Jules Verne (1)



« A la quarantième seconde, rien ! A la cinquantième encore, rien ! A la cinquante-cinquième, on

entendit comme un tonnerre au dehors, des applaudissements, des hourras. A la cinquante-septième

seconde, la porte s’ouvrit, et la pendule n’avait pas sonné la soixantième seconde que Philéas Fogg

apparaissait. Ainsi donc, Philéas Fogg avait gagné son pari. Il avait accompli en quatre-vingt jours ce

voyage autour du monde ! Il avait employé pour ce faire tous les moyens de transport, paquebots,

chemin de fer, voitures, yachts, navires de commerce, traîneaux, éléphants. »





1

D’après Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours, 1873.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 49.



Les voyages imaginaires. Jules Verne (2)



« Cette nuit même, la palpitante nouvelle si impatiemment attendue éclata comme un coup de foudre

et, l’élançant à travers l’Océan, elle courut sur tous les fils télégraphiques du globe : « le projectile

lancé par la Columbiad le 12 décembre, à huit heures quarante-sept minutes du soir, est passé à côté de

la Lune et est devenu le satellite de la Lune. » Grâce au courage et au dévouement de trois hommes,

cette entreprise, assez futile en apparence, d’envoyer un boulet à la Lune venait d’avoir un résultat

immense, et dont les conséquences sont incalculables. »



D’après J. Verne, De la Terre à la Lune, 1865.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 49.



La dure réalité de l’époque (2)



« Ils sont là, 3 000 arrivants, chacun un papier vert à la main et un numéro épinglé à la poitrine. On les

bouscule, on les presse, ils ne disent pas un mot, comme hébétés par les quinze jours de mer. La

première formalité à remplir est celle de la visite des médecins. Quand ils se présentent à l’entrée de la

salle, deux médecins-inspecteurs les reçoivent, et très vite les dévisagent. On ne laissera pénétrer en

Amérique que ceux qui peuvent vivre sans avoir recours à la charité publique. Puis les émigrants

arrivent devant des inspecteurs chargés de les interroger sur leur état civil, leur passé, leurs moyens

d’existence et leurs projets. Ceux qui ont été mis de côté, soit par les médecins, soit par le contrôleur,

sont conduits devant une commission d’enquête. Ils doivent répondre à un véritable interrogatoire.

S’ils se trouvent sans argent ni relation en Amérique, et si, avec cela, ils sont vieux ou malades, on les

renvoie d’où ils viennent. Mais un homme jeune, bien portant, avec une profession n’est jamais refusé,

même s’il n’a pas d’argent et ne connaît personne. »



D’après Jules Huret, En Amérique, 1905.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 49.



LE TEMPS DE LA COLONISATION

LES EXPLORATIONS



Les explorations. Au Cameroun en 1860



« Un jour, j’ai tenté de trouver seul mon chemin dans le désert. Je partis seul avec une bouteille d’eau

et quelques biscuits. Au début, tout alla bien. Mais bientôt, complètement épuisé, je vis que je m’étais

trompé de direction. Le soleil était de plus en plus haut, il faisait une chaleur horrible et, tourmenté par

la soif, je bus d’un trait toute l’eau qui me restait. Mes forces m’avaient abandonné et je pouvais à

peine me tenir sur mes jambes. Je me couchai et perdis connaissance. Le lendemain, j’avais si soif que

je me mis à boire mon propre sans pour me désaltérer. Vers le soir, je vis soudain un homme qui

venait. Je lui criai « de l’eau, de l’eau ». Ce fut avec une joie sans nom que je l’entendis me répondre.

Il me fit boire de l’eau et m’installa sur son chameau pour me ramener au camp. »



D’après le récit de voyage d’H. Barth au Cameroun, 1860.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 48.







2

Les explorations. En Afrique en 1912



« Pour circuler sur ces chemins à peine frayés, il faut être un acrobate. A chaque pas surgit un

obstacle : tantôt des arbres abattus par la vieillesse ou étouffés par l’excès de vie qui les entoure, tantôt

des lianes semblables à des bras tendus en travers du sentier, tantôt des fondrières aux abords de

ruisseaux invisibles dont on entend le murmure derrière la muraille de verdure qui vous enserre de

tous côtés. On escalade les troncs les plus petits ; sous les gros, on se glisse, on rampe. Les mains

plongent dans la pourriture de feuilles, de débris végétaux, d’où sortent des myriades d’êtres

grouillants, fourmis, araignées, vermines… »



D’après le récit de voyage du colonel Baratier en Afrique, 1912.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 48.



Les explorations. Au Gabon en 1877



« Le lendemain, vers deux heures de l’après-midi, alors que je me trouvais à l’avant de ma pirogue,

nous arrivons à la hauteur d’un village. Tous les sauvages sont sur la rive, peints et en armes. Je force

mes hommes à amener le bateau vers la terre. Aussitôt accosté, je saute à terre, sans armes, et,

profitant de l’effet de surprise, je cours vers le chef dont je relève le fusil braqué sur moi, en lui

disant : « Tu vois bien que je suis sans armes et que je viens en ami. » Il se décide à me tendre la main,

tout en tremblant très fort. Mon interprète s’évertue à répéter mes phrases à tout le monde et le docteur

vient se placer à côté de moi. Le chef me dit alors : « Puisque tu dis que les Blancs sont les amis des

Noirs, viens dans mon village. »



D’après le récit de voyage d’A. Marche au Gabon, 1877.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 48.



L’ESCLAVAGE ET SON ABOLITION



Victor Hugo, acteur de son temps. Contre l’esclavage



« Quoi ! Etre une nation libre et avoir sous ses pieds une race esclave ! Quoi ! Etre chez soi la lumière

et hors de chez soi la nuit ! Citoyen ici, négrier (marchand d’esclaves) là ! Faire une révolution qui

aurait un côté de gloire et un côté de honte ! Quoi ! Après la royauté chassée, l’esclavage resterait ? Il

y aurait près de vous un homme qui serait à vous, un homme qui serait votre chose ! Vous auriez sur la

tête un bonnet de liberté pour vous et à la main une chaîne pour lui ! »



D’après Victor Hugo, Seconde Lettre à l’Espagne, 1868.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, Magellan, 2004, p. 37.



Abolition de l’esclavage



« Le gouvernement provisoire, considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine,

qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : « Liberté, égalité, fraternité », décrète :

Article premier : « L’esclavage est entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises

[…] »

Fait à Paris, en Conseil du gouvernement, le 27 avril 1848.



Les membres du gouvernement provisoire.



In Hachette, Les Savoirs de l’Ecole. Histoire. Cycle 3, 2002, p. 160.





3

L’abolition de l’esclavage



« Le gouvernement, considérant que l’esclavage porte atteinte à la dignité humaine et est une violation

flagrante de la devise républicaine, Liberté, Egalité, Fraternité, décrète :

Art. 1. L’esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et les possessions françaises ; tout

châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

Art. 8. Même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d’acheter ou de vendre des

esclaves. Toute infraction entraînera la perte de la citoyenneté française. »



Extraits du décret d’abolition de l’esclavage, 1848.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 38.



Portrait de Victor Schoelcher



« Depuis cinquante-quatre ans que je le connais, il n’a pas plus changé d’opinion que de costume.

Depuis cinquante-quatre ans, il a la même redingote noire boutonnée jusqu’en haut, le même collet

rabattu sur le même col en satin noir, les mêmes manchettes, le même chapeau à larges bords, comme

il a les mêmes idées politiques, les mêmes idées de morale. »



Ernest Legouvé, Soixante ans de souvenirs, Paris, 1887.



In Istra, Multilivre CM2, 2004, p. 35.



Le malheur d’être esclave



« L’esclave vit dans l’abrutissement, au sein d’une déplorable promiscuité, avec un tel oubli de sa

nature, qu’il ignore même son âge. Ses enfants, ses enfants ! ne sont pas à lui, il ne peut exercer

aucune autorité paternelle : ils sont les esclaves du maître avant d’être ses fils. Celui-ci, dès qu’ils ont

atteint l’âge de quatorze ans, peut les lui arracher, les donner, les vendre, en disposer à sa fantaisie, les

jeter sur le marché public comme des veaux. Lors même que l’esclave a fini sa tâche, il ne lui est pas

permis d’user de son temps et de sa personne en toute liberté. Il est encore obligé de faire ce que le

maître lui ordonne, sous peine du fouet, de la prison, de la barre. L’esclave des colonies, en effet, n’est

pas seulement attaché à la terre, il l’est aussi au maître, qui peut disposer de lui à tout instant, qui peut

entrer dans son domicile, le jour, la nuit, à toute heure. L’esclave reste privé du droit le plus naturel, le

droit de se déplacer. Il ne peut aller où il veut, et son maître peut le mener où il ne veut pas aller.

L’esclave n’a point une minute qui soit véritablement à lui. »



Victor Schoelcher, Des colonies françaises. Abolition immédiate de l’esclavage, Paris, 1842.



In Istra, Multilivre CM2, 2004, p. 35.



La dure réalité de l’époque (1)



« Elle alla vers un tiroir, fit un paquet de vêtements pour son enfant. Elle eut de la peine à faire lever le

petit dormeur. Ouvrant la porte de sa chambre, elle sortit sans bruit. C’est une nuit étincelante, froide,

étoilée. Au bout de quelques minutes, elle arriva à la case de l’oncle tom.

« Je m’enfuis, père Tom, emportant mon fils ; monsieur l’a vendu.

- Vendu…

- Oui, vendu ! J’ai entendu Monsieur dire à Madame qu’il avait vendu mon Harry… et toi aussi, Tom !

Pourquoi ne t’en vas-tu pas aussi ? Veux-tu attendre qu’on te porte de l’autre côté de la rivière, où l’on

fait mourir les nègres de fatigue et de faim ? Je vais essayer de gagner le Canada. »



Harriet Beecher Stowe, La Case de l’oncle Tom, 1851.





4

In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 49.





LES JUSTIFICATIONS DE LA COLONISATION



« La supériorité de la race blanche »



« Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles.

Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »



Jules Ferry, Débats parlementaires, juillet 1885.



In Bordas, Terres d’Histoire. Histoire. Cycle 3 CM, 1997, p. 107.



Les motivations coloniales



« Les colonies sont, pour les pays riches, un placement de capitaux avantageux. Mais il y a un côté plus

important : la question coloniale, c’est, pour les pays voués par la nature même de leur industrie à une grande

exportation, la question même des débouchés. Une marine comme la nôtre ne peut se passer, sur la surface des

mers, d’abris solides, de défenses, de centres de ravitaillement. Il faut que notre pays se mette en mesure de faire

ce que font tous les autres, et, puisque la politique d’expansion coloniale est le mobile général qui emporte toutes

les puissances européennes, il faut qu’il en prenne son parti. »



D’après un discours de Jules Ferry à la Chambre des députés, 1885.



In Hatier, Histoire. Cycle 3, 2000, p. 170.



La question coloniale



« Messieurs, la question coloniale, c’est, pour les pays voués par la nature même de leur industrie à une grande

exportation, comme la nôtre, la question même des débouchés.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’une marine comme la nôtre ne peut se passer d’abris solides, de centres de

ravitaillement […]. A l’heure qu’il est, un navire de guerre ne peut pas porter plus de quatorze jours de charbon.

Et c’est pour cela qu’il nous fallait la Tunisie : c’est pour cela qu’il nous fallait Saïgon et la Cochinchine ; c’est

pour cela qu’il nous faut Madagascar […].

Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement que les races supérieures ont un droit vis-

à-vis des races inférieures […]. Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir

pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »



Jules Ferry, Discours à la Chambre des députés (extrait), 28 juillet 1885.



In Nathan, Gulliver. Histoire. Cycle 3, 1997, p. 172.



Les motivations coloniales



« Messieurs, la Providence nous a dicté l’obligation de connaître la Terre et d’en faire la conquête. […] Ce n’est

pas seulement dans un intérêt de curiosité que l’on a fait successivement des explorations et des découvertes

géographiques. La découverte de l’Amérique, les explorations persévérantes dans l’intérieur de l’Afrique (…)

ont eu, outre un but scientifique, un but politique. »



Allocution du président de la Société de Géographie de Paris au Congrès international de 1875.



In Hachette, A monde ouvert. Histoire. Cycle 3 niveau 2, 1996, p. 102.



Une leçon d’histoire, dans un manuel scolaire de la fin du XIXè siècle



« La France est le plus beau pays du monde. Les Romains attaquèrent les Gaulois qui se battaient bien, mais les

Romains étant les plus civilisés furent les plus forts et ils prirent la Gaule. Les Gaulois, les Romains et les Francs







5

étaient intelligents, travailleurs et courageux. Si les Kabyles et les Arabes écoutent les Français, ils seront

heureux, ils seront meilleurs et ils seront regardés comme les enfants de la grande Nation française. »



C.R. Jouve, Leçons d’histoire et de civilisation (CE des écoles indigènes et CP des écoles françaises de l’Algérie

et de l’Orient), 1893.



In Nathan, Gulliver. Histoire. Cycle 3, 1997, p. 176.





L’EXPLOITATION DES COLONIES



Les conditions de travail dans les colonies



« Chaque matin à 5 heures, le travail commence et dure sans interruption jusqu’au coucher du soleil. Nulle part

le repos de midi et du dimanche complet n’est accordé au travailleur. On le force à passer 13 heures soit aux

champs soit à l’usine, sans prendre ni repos ni nourriture. Et après l’appel du soir à 7 heures, que lui donne-t-on

pour sa ration de la journée ? 1 200 grammes de riz en paille qu’il est obligé de piler, de vanner et de faire cuire

avant de le manger. »



D’après A. Gevrey, Essai sur les Comores, 1870.



In Hatier, Histoire. Cycle 3, 2000, p. 171.



Des intérêts variés



« La France est une des premières nations colonisatrices : son empire colonial, immense, occupe le

deuxième rang dans le monde après celui de l’Angleterre. Les conquêtes de la France ont eu une très

grande utilité pour notre patrie : au point de vue économique, les colonies achètent à la métropole ses

produits industriels et lui fournissent les matières premières (sucre de canne, riz, coton, laine,

caoutchouc, ivoire) ; elles favorisent la marine marchande ; au point de vue militaire, elles offrent à

notre flotte de guerre des lieux de refuge et des points d’appui. »



Extrait d’un manuel de géographie du cours moyen, 1902.



In Hatier, Histoire Géographie CM2, 2004, p. 51.







Les Kanaks à l’Exposition coloniale de 1931



« Des indigènes, les Kanaks, originaires de Nouvelle-Calédonie, embarquent le 15 janvier 1931 sur

un paquebot, pour être présentés à l’Exposition coloniale qui a lieu la même année à Vincennes, près

de Paris.

Nous avons longé la Seine en camion, et on nous a parqués derrière des grilles, dans un village kanak

reconstitué au milieu du zoo de Vincennes, entre la fosse aux lions et le marigot des crocodiles […].

Au cours des jours qui ont suivi, des hommes sont venus nous dresser, comme si nous étions des

animaux sauvages. Il fallait faire du feu dans des huttes mal conçues dont le toit laissait passer l’eau

qui ne cessait de tomber. Nous devions creuser d’énormes troncs d’arbres, plus durs que la pierre, pour

construire des pirogues tandis que les femmes étaient obligées de danser le pilou-pilou à heures

fixes. »



Extrait de Cannibale de D. Daeninckx, Verdier, 1998.



In Magnard, Histoire Cycle 3, 2004, p. 152.









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