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					Éphémérides G.L. - Semaine du 2 au 8 mars 2009



RESUME : En RDC, le rapport de clôture de l’opération conjointe au
Nord-Kivu, qui fait l’objet de différentes analyses de presse, a été signé,
mais les pillages, les violences et les raids des FDLR, qui ont repris certaines
de leurs anciennes positions, se sont poursuivis dans le Lubero et dans le
Masisi (RDC_5) (RDC_2) (RDC_8) (RDC_10). On observe cependant un
lent mouvement de retour chez elles des populations civiles, tandis que 800
enfants soldats sont sortis des groupes armés (RDC_7) (RDC_9). En ce qui
concerne l’ex-général Nkunda, qui n’a toujours pas été extradé ou remis
aux autorités congolaises, son avocat et son épouse protestent contre la base
illégale de sa détention au Rwanda (RDC_11).

Au Sud-Kivu, où a été lancée l’opération de désengagement et d’intégration
des groupes armés (Maï-Maï) (RDC_3) (RDC_11_1), on craint
l’augmentation des violences avec l’extension de nouvelles opérations
militaires (RDC_4). Alors que le sous-secrétaire général des Nations unies
entend renforcer la présence de la MONUC dans toutes les régions du nord
et de l’est du pays et appuyer les FARDC contre les FDLR et la LRA
(RDC_1), le gouvernement congolais a décliné l’offre de Kigali de monter
de nouvelles opérations conjointes au Kivu (RDC_6) (RWA_4) tout en
soulignant qu’il y a beaucoup de domaines dans lesquels les deux pays
pourraient collaborer (RDC_29).

En Province Orientale, les attaques de la LRA se poursuivent dans le
territoire de Dungu où le mouvement rebelle a toutefois libéré une trentaine
d’otages (RDC_13) (RDC_14). Un commandant du mouvement a été
capturé dans le Parc de la Garamba (RDC_16), tandis que l’on observe une
présence de petites bandes de la LRA dans la province voisine de
l’Equateur (RDC_15). Les présidents Museveni et Kabila se sont rencontrés
dans une ville frontalière avec l’Ouganda pour évaluer l’opération
conjointe ougando-congolaise lancée en fin 2008 et qui pourrait se clôturer
fin mars au lieu du début de ce mois, a annoncé le président congolais
lequel       a fait état d’une normalisation politique et économique des
relations entre les deux pays (RDC_12) (RDC_20_1) (RDC_28) : ils ont
aussi discuté de la question des ressources minières frontalières (RDC_33).

Dans le domaine politique, la crise qui secoue l’Assemblée nationale et en
particulier la démission de son bureau et de son président fait toujours des
vagues : la Voix des Sans Voix dénonce les pressions exercées sur Vital
Kamerhe tandis que 2.000 étudiants ont remis au président Kabila un
mémorandum pour réclamer une table ronde pour résoudra cette crise et
que la président d’un parti et un député de l’opposition demande la
dissolution de l’AMP (RDC_17) (RDC_18) (RDC_20). Le président de la
République a refusé de se prononcer sur cette affaire en déclarant que « les
hommes passent et les institutions restent » (RDC_20_1). Par ailleurs, le
Premier ministre a déposé un plan de stabilisation et de reconstruction de
l’est du pays qui prévaut le retour de l’autorité de l’Etat, de
l’administration locale et de l’armée dans cette partie du pays (RDC_19).

Dans le domaine de la justice et des droits humains, l’ONU et le Trésor
américain ont prononcé des sanctions (gels des avoirs et interdiction de
séjour à l’étranger) à l’encontre de quatre chefs du FDLR résidant à
l’extérieur du Congo (RDC_22) (RDC_23). Tandis que le procès de J.P.
bemba se poursuit à La Haye, le secrétaire général de son parti affirme que
l’intéressé aurait été reconnu comme non responsable personnellement
dans les crimes contre l’humanité alors qu’à la CPI, on déclare que Bemba
est toujours inculpé pour des faits qui devront être requalifiés (RDC_24).
Par ailleurs, le chef Maï-Maï katangais, Gédéon Mutanga, a été condamné
à mort par le tribunal militaire de Kipushi (RDC_25). Enfin, Amnesty
International dénonce l’arrestation et la tenue au secret d’un fonctionnaire
à la retraite qui occupait un poste influent sous le régime Mobutu
(RDC_21).

En matière économique, la Chine confirme qu’elle dépensera bien 9
milliards $ dans le secteur des mines et des infrastructures et qu’elle ne
pliera pas aux injonctions du FMI (RDC_27). Par ailleurs, un député
katangais affirme que l’Etat congolais est responsable de la situation
critique de la SNCC qui serait sacrifiée au profit du transport privé par
camion (RDC_26).

Dans le domaine des relations extérieures, une nouvelle crise se profile
entre l’Angola et la RDC avec l’occupation par l’armée angolaise de deux
agglomérations frontalières dans le territoire de Mbanza-Ngungu (Bas
Congo) (RDC_30) (RDC_32) (RDC_34) : ces troupes refusent de quitter ces
agglomérations tant que les experts des deux pays ne se sont pas prononcés
sur ce litige frontalier (RDC_35). Enfin, l’ambassadeur des Etats-Unis
annonce un programme d’assistance de 700 millions $ dans le domaine de
l’éducation, de la santé, de l’aide alimentaire et de la formation des FARDC
(RDC_31).

Au Burundi, le président de la République a révisé pour la troisième fois un
décret sur la commission électorale indépendant suite aux pressions de
l’Assemblée nationale et du Sénat pour sa modification (BUR_1). Par
ailleurs, une ONG burundaise signale que plus de 1.500 femmes ont été
victimes de violences sexuelles dans le pays (BUR_2). Enfin, une
manifestation contre le vote du Sénat qui ne condamne pas l’homosexualité
a été organisée par la ligue des jeunes du parti au pouvoir, le CNDD
(BUR_3).

Au Rwanda, dans le contexte des prochaines élections de 2010, le
gouvernement a refusé d’agréer un nouveau parti politique d’opposition
qui ne remplirait pas les conditions d’enregistrement prévu par la loi
(RWA_1). À l’Assemblée nationale, les députés ont levé l’immunité d’une
parlementaire condamnée par un tribunal gacaca (RWA_2). Par ailleurs,
de nombreux habitants des quartiers populaires de Kigali ont été
expropriés par l’Etat et se plaignent de l’insuffisance des indemnisations
(RWA_3). Enfin, la Banque mondiale a décidé de consentir 172 millions $
supplémentaires pour permettre au Rwanda de faire face à la crise
financière internationale (RWA_2_2).


BURUNDI

Vie politique…

(BUR_1) AFP – 2/3

Le président burundais Pierre Nkurunziza a révisé pour la troisième fois un décret créant une
Commission électorale nationale indépendante (Ceni) en vue du scrutin de 2010, répondant à
une demande de son opposition, selon le texte du décret obtenu mardi par l'AFP.

Les deux premiers décrets, signés en juin et décembre 2008, avaient provoqué un tollé et été
rejetés par l'opposition qui les accusaient de mettre en place une Ceni aux ordres de l'exécutif.
Le texte initial donnait ainsi au chef de l'Etat la possibilité de démettre un membre "accusé de
tout acte de nature à perturber les élections".

"Nous sommes satisfaits car le président a tenu compte de nos propositions en signant le
nouveau décret portant création, organisation et fonctionnement de la Ceni", a déclaré mardi à
l'AFP Frédéric Banvuginyunvira, vice-président du Frodebu, principal parti d'opposition. "On
a un nouveau décret qui garantit l'indépendance de cette commission par rapport à l'exécutif
(...). Cette fois, le Burundi est en train de jeter les bases pour des élections justes et
indépendantes en 2010", a-t-il estimé.

 "C'est une grande victoire pour l'opposition et pour la démocratie au Burundi car le président
Nkurunziza (...) a été malheureusement obligé de négocier en constatant qu'il ne pouvait pas
imposer sa loi à l'Assemblée nationale et au Sénat", a commenté à l'AFP un cadre de la
présidence, sous couvert d'anonymat.

Justice, Droits de l’homme…
(BUR_2) Panapress – 3/3

Le centre "Seruka" (sortir de l’ombre, en langue nationale, le kirundi) a rendu public, lundi, à
une semaine de la commémoration de la Journée internationale de la femme, un rapport
faisant état de 1.575 victimes de violences sexuelles recensées en 2008, soit une moyenne de
131 cas par mois. Ces pratiques seraient en augmentation de 10 p.c. par rapport à la moyenne
de 119 cas enregistrés par mois sur l’année 2007, précise-t-on du côté de l’unique centre
spécialisé dans la prise en charge médicale et psychologique des personnes victimes de
violences sexuelles au Burundi.

Depuis septembre 2003, date de son ouverture, jusqu’en décembre 2008, le centre a accueilli
plus de 7.000 personnes victimes de violences sexuelles, fait encore savoir le rapport de
"Seruka". Concernant le profil des victimes, 97 p.c. sont des femmes et des filles mineures,
peut-on toujours lire dans le rapport. Pour la même année 2008, le centre a également
accueilli 54 victimes masculines de violences sexuelles dont 6 d’entre eux étaient des
hommes mariés.

Au sujet des relations entre la victime et l’agresseur, le centre fait, en outre, savoir que
presque les 2/3 des agresseurs sont des civils connus de la victime, comme certains membres
de la famille, les voisins, les domestiques ou encore les enseignants. Le nombre d’agresseurs
en uniforme a, par contre, diminué avec le retour progressif au calme dans le pays, trouve
encore "Seruka".

En 2008, le délai de 72 heures a été respecté par la plupart des victimes qui se sont présentées
au centre pour recevoir la prophylaxie post-exposition complète, surtout les anti-rétroviraux
(ARV) contre la transmission du VIH/SIDA, mais aussi la pilule du lendemain, les vaccins
contre l’hépatite B et le tétanos ainsi que le traitement contre les Infections sexuellement
transmissibles. S’agissant des grossesses dues au viol, le centre a enregistré 44 victimes, ce
qui représente 2,5 % des cas notifiés en 2008.

D’après les recherches de "Seruka", les violences sexuelles sont aujourd’hui encore au
Burundi un sujet tabou à cause d’une tradition fermée sur les sujets d’ordre sexuel. Les
victimes ne dénoncent pas souvent le crime et refusent de porter plainte par peur du rejet ou
de la stigmatisation, par manque de preuves et par crainte de faire face à un système qui reste
indifférent aux violences sexuelles.

Du côté des pouvoirs publics, le sénateur, Jean-Marie Rugira et président du réseau des
parlementaires en population et développement, pour sa part, s’est félicité du nouveau code
pénal burundais qui a durci les sanctions allant de 20 à 30 ans d’emprisonnement suivant la
gravité du crime de viol.

(BUR_3) APA – 7/3

La Ligue des jeunes du parti CNNDD-FDD, au pouvoir au Burundi, a organisé vendredi à
Bujumbura une marche pour manifester leur mécontentement vis-à-vis de la position du Sénat
burundais qui vient de rejeter le code pénale criminalisant l’homosexualité, a-t-on constaté sur
place.
Les manifestants, hommes, femmes, jeunes et écoliers, certains aux couleurs du parti au
pouvoir, se disent indignés par le comportement des élus du peuple qu’ils accusent de ne pas
tenir compte de la volonté du peuple.

Jean Marie Ndayisenga, un des manifestants, s’est dit scandalisé d’entendre que
l’homosexualité se pratique à Bujumbura, estimant que cela va à l’encontre de la volonté
divine et de la coutume burundaise.

« Que ces autorités qui soutiennent cette malédiction soient limogées, a dit un autre
manifestant ».

À côté, un autre groupe de manifestants scandait : « Que les bailleurs qui nous soutiennent ne
nous obligent pas à pécher. Qu’ils nous laissent mourir s’ils conditionnent leurs aides par ce
sacrilège. Dieu a créé Adam et Eve pour qu’ils se reproduisent et remplissent la terre, rien que
ça. Ces gens qui soutiennent cette pratique veulent nous amener le déluge comme celui qui,
selon la Bible, a emporté Sodome et Gomorrhe.

Le projet de loi criminalisant l’homosexualité se trouvent actuellement sur la table d’une
commission mixte composée par les sénateurs et les députés, car les deux institutions ne se
sont pas entendues sur cette question. Après le vote de cette loi, le Sénat avait indiqué, dans
un point de presse, que sa position ne signifiait pas qu’il soutenait l’homosexualité.

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Xinhua – 3/3

Le sous-secrétaire général des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix,
Edmond Mulet, a annoncé mardi à Kinshasa que la MONUC entend renforcer sa présence
dans le nord et l'est du pays en transférant ses éléments vers ces deux régions.

Le responsable onusien a indiqué que ce mouvement des troupes vise notamment à appuyer
les Forces armées de la RDC (FARDC) dans les opérations de traque des rebelles de l'Armée
de résistance du Seigneur (LRA) et des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda
(FDLR). Il a reconnu le succès récolté par l'opération militaire conjointe menée par les
armées congolaise et rwandaise contre les rebelles rwandais, les FDLR et les interahamwe
dont la capacité de nuisance a été fortement réduite.

M. Mulet séjourne actuellement en RDC à la tête d'une équipe chargée d'évaluer l'action de la
MONUC et de présenter un rapport au Conseil de sécurité de l'ONU fin mars.

   -   Kivu

(RDC_2) BBC- 1/3

In eastern DRC, however, a spokesman for the UN peacekeeping mission said on Sunday he
had reports that the FDLR rebels had retaken several positions in the area.
But Congolese Information Minister Lambert Mende Omalanga said the rebels were carrying
out raids rather than moving back. "We didn't hear report that they are retaking the places.
What our reports are saying is that they are conducting hit-and-run operations," the minister
told the BBC's Focus on Africa programme. "They [the rebels] don't remain in a place. When
they come they loot, they frighten people and they take what they want to take and they go
back because our boys are around."

The latest reports about the FDLR attacks will inevitably raise fears among Congolese
civilians that their armed forces are failing to stand up to the rebels, the BBC's Mark Doyle
reports from eastern DRC.

(RDC_3) AFP – 2/3

Le ministre de la Défense, Charles Mwando Nsimba, a lancé "l'opération de désengagement
et d'intégration" des groupes armés du Sud-Kivu, lors d'une cérémonie samedi soir dans la
capitale provinciale Bukavu.

Les combattants qui ne s'inscriront pas dans ce processus "seront considérés comme des
bandits" et "mis hors d'état de nuire", a averti le gouverneur de la province, Louis Léonce
Muderhwa. Ces groupes "se sont donné 34 jours pour achever le désengagement et
l'intégration" de leurs hommes aux forces de l'ordre, a indiqué à l'AFP l'abbé Apollinaire
Malu Malu, coordinateur du programme Amani pour le retour de la paix dans l'est.

Douze milices, notamment plusieurs groupes Maï-Maï, ont signé mercredi soir à Bukavu un
accord de "cessation des hostilités". Une milice réputée parmi les plus importantes du Sud-
Kivu, les Forces républicaines fédéralistes (FRF), qui n'avait pas signé cet accord, compterait
toutefois prochainement y souscrire, selon un responsable du programme Amani.

Selon les autorités provinciales, les groupes du Sud-Kivu revendiquent quelque 60.000
éléments.

Plusieurs groupes Maï-Maï du Nord-Kivu, notamment le principal mouvement des Patriotes
résistants congolais (Pareco), avaient décrété en janvier l'arrêt des "hostilités" contre la
rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), après que des
commandants dissidents du CNDP eurent annoncé "la fin de la guerre" et leur ralliement au
gouvernement.

(RDC_4) AFP – 2/3

Les violences contre les civils risquent de s'accroître dans les prochaines semaines dans l'est
de la RDC, avec l'extension des opérations contre les rebelles hutu rwandais, a averti samedi
l'organisation humanitaire Oxfam. "Les civils sont exposés à un risque immense de violences
dans les prochaines semaines", prévient Oxfam dans un communiqué transmis à l'AFP à
Kinshasa.

L'offensive contre les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda
(FDLR) menée pendant plus d'un mois dans le Nord-Kivu (est) par les armées congolaise et
rwandaise "devrait maintenant s'étendre au Sud-Kivu, et de nouvelles représailles et
souffrances pour les civils sont à craindre", poursuit-elle.
Après le départ cette semaine des troupes rwandaises, la RDC a annoncé qu'elle continuerait à
traquer les FDLR, estimés à environ 6.500 et réfugiés dans l'est congolais depuis le génocide
au Rwanda de 1994, auquel certains ont participé.

"Malheureusement certains ont l'impression que grâce à l'offensive, la menace sur les civils a
été allégée, mais ce n'est pas le cas. Les prochains mois risquent d'être encore plus dangereux
pour les civils", souligne le responsable d'Oxfam dans le pays, Marcel Stoessel.

L'organisation appelle la communauté internationale à s'impliquer davantage pour répondre à
la "tragédie humaine" en RDC, alors que les 3.000 Casques bleus supplémentaires autorisés
par le Conseil de sécurité de l'ONU fin 2008 "ne sont pas encore arrivés". "Le gouvernement
congolais doit faire beaucoup plus" pour protéger les civils et mieux informer la Mission de
l'ONU en RDC (Monuc) pour lui permettre de remplir aussi cette tâche, estime encore
Oxfam.

(RDC_5) Radio Okapi – 3/3

La signature du rapport final des opérations conjointes entre les armées rwandaise et
congolaise est intervenue lundi après-midi à Goma. Cette signature intervient 6 jours après la
fin des opérations contre les combattants hutus rwandais des FDLR au Nord-Kivu. Une
cérémonie officielle a eu lieu à cet effet.

Il s’agit de la dernière phase des opérations conjointes FARDC – RDF, matérialisée par la
signature d’un rapport final qui sera remis au chef de l’Etat Paul Kagame et Joseph Kabila,
ainsi qu’à l’Etat major des deux pays. Déjà, le Rwanda et la RDC se disent satisfaits du
déroulement des opérations conjointes au Nord-Kivu.

Le général de Brigade Jérôme Ngenda Imana, représentant l’état-major de l’armée rwandaise,
a déclaré que son pays considère comme terminée sa mission à l’Est de la RDC. Il ajoute que
le Rwanda n’a plus de raison de retourner au Congo. Ces opérations conjointes pourraient-
elles également s’étendre au Sud-Kivu ? « Il appartient désormais aux chefs d’Etat rwandais
et congolais d’en décider », affirme le commandant militaire.

À l’issue de la signature du rapport final des opérations conjointes, les 4 officiers rwandais
restés au Congo pour finaliser ce rapport ont quitté le sol congolais à partir de la frontière
congolo-rwandaise entre Gisenyi et Goma. Ils ont été accueillis en territoire rwandais par le
chef d’Etat major de l’armée rwandaise, James Kabarebe.

Plusieurs cas de pillages et attaques des FDLR contre les paysans sont enregistrés depuis la
semaine passée dans ce territoire. Bon Samaritain, une association locale de défense des droits
de l’Homme signale que le dernier cas a eu lieu la nuit dernière. Le village de Kaheri, à
environ 40 kilomètres au sud-ouest de Lubero sur l’axe Kasuho, a été attaqué par ces
combattants.

Dans la nuit de dimanche aux environs de 21 heures locales, l'unique poste de santé et
plusieurs maisons des habitants de Kaheri ont été pillées par ces combattants. Dans la foulée,
ils ont aussi attaqué la position des FARDC sur place, indique les responsables de l’ONG Bon
Samaritain basé à Lubero. Quatre FDLR et un FARDC ont été tués dans ce combat. Trois
civils, dont deux femmes de militaire, ont été blessés, indique des sources de la sécurité sur
place.
Les autorités administratives à Lubero disent n’avoir pas encore ce rapport. Selon la même
ONG, un camion de commerçants a été brûlé par les mêmes combattants samedi à Bwatsinge,
au Nord de Kirumba et le village Kivako, dans ce secteur a été pillé le même jour. Et pour le
chef de cité de Lubero, une femme a été tuée le même samedi par ces combattants à Katamya,
entre Bingi et Muhanga, toujours à l’ouest de Kirumba. Actuellement indiquent toutes ces
sources, les combattants FDLR errent encore plus activement dans ce secteur depuis la fin des
opérations conjointes. Ce qui, selon eux, vient de créer un autre mouvement de déplacement
des populations de ce secteur vers des endroits relativement mieux sécurisés.

Sur l’historique de l’opération conjointe, les motifs de l’arrestation de Nkunda, la situation
dans son ancien « fief » et le rôle qu’aurait joué l’administration dans le lancement de
l’opération conjointe, lire les interprétations du « Soir » sous :
http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/03/02/la-genese-dune-operation-a-hauts-
risques-decrite-par-le-general-numbi/
http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/03/02/nkundahistoire-d-une-trahison/
http://blogs.lesoir.be/colette-braeckman/2009/03/02/a-la-recherche-de-la-paixdansle-fiefde-
nkunda/
http://www.lesoir.be/actualite/monde/le-premier-succes-diplomatiqu-2009-03-06-
694413.shtml

(RDC_6) Voice of America – 3/3

Le gouvernement congolais décline, pour l’heure, l’offre de Kigali de mener de nouvelles
opérations militaires conjointes contre les rebelles hutus des Forces démocratiques de
libération du Rwanda (FDLR) dans l’Est de la RDC. L’offre avait été faite dimanche par le
président Paul Kagame au terme de ses entretiens avec le secrétaire général de l’ONU, Ban
Ki-Moon.

« Nous avions convenu avec le Rwanda que nous ferions des opérations conjointes qu'au
Nord-Kivu », a fait savoir le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Tambwe
Mwamba. Selon le chef de la diplomatie congolaise, les troupes nationales « sont
parfaitement capables de pouvoir faire la suite. » M. Mwamba a, par ailleurs, expliqué que
son pays souhaite mettre la MONUC à contribution en application de la Résolution 1856. «
Nous sommes en train d'étudier un plan commun entre la Monuc et nos troupes pour
poursuivre l'opération », a-t-il déclaré.

(RDC_7) MONUC – Point de presse – 4/3

Plus de 800 enfants associés aux forces et groupes armés ont été sortis des groupes armés par
la MONUC. Il s’agit de 839 garçons et 41 filles démobilisés dans le Nord Kivu, durant la
période allant du 30 janvier au 2 mars 2009. C’est ce qu’a rapporté le porte-parole de la
MONUC au cours du point de presse du mercredi 4 mars 2009. La grande majorité de ces
enfants est congolaise mais il y a aussi 31 Rwandais, 2 Burundais et 2 Ougandais. Tous ces
enfants ont été remis à des Organisations non- gouvernementales pour leur prise en charge et
éventuellement leur réinsertion dans leurs familles.

La séparation des enfants des groupes et forces armés étant l’une des priorités de la MONUC
dans le cadre de son appui au processus d’intégration accélérée des groupes armés au sein des
Forces Armées de la RDC (FARDC), vivement remercié les autorités congolaises pour les
efforts qu’elles déploient pour faciliter l’accélération de cette opération essentielle, avait
déclaré le porte-parole de la MONUC au point de presse du 11 février dernier. La MONUC
avait également, à cette occasion, appelé tous les acteurs concernés pour qu’ils continuent à
appuyer pleinement ces efforts, afin d’éviter que des enfants ne soient envoyés au front, et de
permettre à tous les mineurs associés aux groupes armés de pouvoir réintégrer la vie civile au
plus vite.

Au cours du même point de presse de la MONUC, le Bureau de coordination des Affaires
humanitaires des Nations unies (OCHA) a pour sa part signalé que des exactions contre les
civils continuaient et que celles contre les humanitaires sont en augmentation dans plusieurs
parties du Nord Kivu.

« Les attaques physiques et les pillages sont signalés dans les zones peu accessibles aux
humanitaires, notamment dans les localités de Kiribizi et Miragi. Ils sont perpétrés par
différents groupes armés participant aux hostilités dans la région », a déclaré Maurizio
Giuliano de OCHA. En ce qui concerne les attaques contre les humanitaires, OCHA rapporte
que 5 cas ont été signalés au mois de janvier, 13 en février et déjà 4 en ce début du mois de
mars.

Ces exactions sont commises par des individus armés et incluent des agressions à mains
armées, des tracasseries et pillages des biens humanitaires. Une situation qui constitue, selon
OCHA, un obstacle au travail des humanitaires en faveur des populations les plus vulnérables.

Par ailleurs, OCHA signale les retours des populations déplacées dans plusieurs localités de la
province du Nord Kivu, comme dans la localité de Karuba (au sud du territoire de Masisi) où
une bonne partie de la population déplacée est de retour, grâce à l’amélioration des conditions
sécuritaires. Ces retours favorisent également la reprise des activités agricoles dans ces zones
qui commencent progressivement à reprendre une vie normale.

Cependant, dans les camps gérés par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), les déplacés
préfèrent souvent attendre l’assistance pour retourner chez eux, souligne OCHA, ajoutant que
277 ménages sont partis des camps de Kibati vers des localités de Kisigira, Rugari et
Rutshuru.

(RDC_8) Radio Okapi – 5/3

La population de Remeka, à environ 70 kilomètres au Nord ouest de Goma, en groupement
Ufamandu, territoire de Masisi, vit dans une incertitude sécuritaire grandissante. Selon elle,
depuis le retrait de la force conjointe FARDC - Armée rwandaise la semaine passée, on
enregistre presque chaque jour, aux alentours de ce village, des cas d’exactions commises par
les combattants FDLR qui rodent en groupes dispersés dans la région.

C'est le constat fait ce mercredi par une équipe mixte Monuc - agences humanitaire des
Nations Unies en mission d’évaluation dans cette localité. La situation est plus que tendue
dans le village Buhongo, ä environ 4 kilomètres à l’Ouest de Remeka. Samedi dernier, cette
localité a été attaquée par les FDLR. 3 personnes ont été tuées, un enfant âgé de 11 ans est
porté disparu et au moins 18 cases ont été brûlées, selon les populations de Remeka. Pour ces
habitants, depuis la mi-février, on compte au moins 5 villages déjà brûlés par les combattants
FDLR dans les deux groupements d’Ufamandu, sans compter le nombre de personnes
blessées et des femmes violées dans ce secteur.
Les combattants de groupe Maï-Maï Kifua fua, qui tentaient de sécuriser la population avec
peu de moyen, ont quitté la zone depuis environ 2 jours à destination de la brousse, sans
autres explications. Les rares éléments de la police affectés sur place sont aussi partis, il y a
plus d’une semaine. Du coup, la population civile reste sans sécurité.

Tous le témoignages recueillis signalent que depuis dimanche dernier, le 3/4 des villages de
Ufamandu I et II se sont vidés de leurs habitants. La plupart ont pris la direction de Minova
dans le Sud Kivu, et le nombre infime d’habitants qui résistent encore dans le milieu ne passe
plus la nuit dans leur maison.

(RDC_9) IRIN – 6/3

Civilians are slowly returning to their homes in the North Kivu region of eastern Democratic
Republic of Congo (DRC), despite continuing violence and displacement due to militia
activities, sources said. "While we are seeing tentative returns in some areas, we are also
seeing new displacement due to ongoing rape, killings and looting," Bob Kitchen, country
director for the International Rescue Committee (IRC), said in Goma.

The IRC said it had recently registered more than 14,000 returnees from Uganda in Ishasha
and Nyakakoma towns. Many of the returnees, however, found their homes looted and empty,
spokeswoman Emily Meehan said.

The returnees were also experiencing congestion in camps and among relatives who had
temporarily housed them. "One household assisted by the IRC had 11 people living in a 3 sqm
room," Meehan added.

(RDC_10) Radio Okapi – 6/3

Les affrontements entre les FARDC et les FDLR de mercredi à Kinyaongo, village situé à
plus de 10 kilomètres de Nyabiondo, en territoire de Masisi, ont provoqué un important
mouvement des déplacements des populations. Selon plusieurs sources concordantes, deux
villages ont été incendiés et plusieurs centaines de personnes ont fui vers les localités voisines
de Ngungu et Nyakigano.

D’après les sources des ONG des droits de l’homme de la place, ces affrontements avaient
commencé à Kinyaongo, lorsque les éléments FDLR, ont investi la cité. Certains habitants se
sont dirigés vers Ngungu et d'autres vers Katoyi. Ces informations sont confirmées par la
police de Masisi.

Par ailleurs, les organisations humanitaires œuvrant dans le Nord Kivu, éprouvent des
difficultés pour assister des milliers des familles en déplacement massif, suite à l’insécurité
dans le groupement Ufamandu, au sud du territoire de Masisi. Selon Patrick Lavandhomme,
coordinateur de Ocha/Nord-Kivu, cette difficulté est liée à l’enclavement de ce milieu, qui n’a
aucune voie d’accès. Il demande de ce fait, au gouvernement congolais, de prendre des
mesures nécessaires pour sécuriser ce milieu de façon à réduire cette catastrophe humanitaire.
Pour rappel, presque trois quarts des villages du groupement Ufamandu, environ 70
kilomètres au nord-ouest de Goma, se sont vidé de leurs habitants depuis la fin de la semaine
passée.
(RDC_11) CNDP – Communiqué de presse – 6/3

Le Général major Laurent Nkunda est détenu sans base légale. Sa requête de mise en liberté
provisoire, présentée devant les juridictions civiles du Rwanda est reçue par le tribunal de
grande instance de Kigali, mais le tribunal militaire refuse de la recevoir.

Lire la suite du communiqué de l’avocat de la défense et de l’épouse de L. Nkunda sous :
http://cndp-congo.org/index-
fr.php?subaction=showfull&id=1236364923&archive=&start_from=&ucat=6&

(RDC_11_1) Radio Okapi – 7/3

Une rencontre s'est tenue vendredi au bureau de la Monuc/Bukavu autour de la finalisation du
plan de désengagement des groupes armés du Sud-Kivu. Tous les membres concernés par ce
plan, à savoir la MONUC, le PNUD, le PNDDR, la SMI, l'EUSEC, l'EUPOL, les FARDC et
tous les représentants des groupes armés, excepté les FRF de Minembwe, ont pris part à ces
assises.

Au cours de cette réunion, il a été question d'expliquer aux participants comment appliquer le
nouveau plan de l'intégration accélérée et celui de l'intégration classique pour les désengagés
qui choisiront la vie militaire.

Le secrétaire permanent du programme Amani au Sud-Kivu, Célestin Bamwisho, nous aide à
comprendre le concept d'intégration accélérée : « l’intégration accélérée concerne les
combattants des groupes armés qui ont des armes, et qui présentent une aptitude physique
capable d’intégrer l’armée. Il y a une structure militaire intégrée chargée de les contrôler
avant de les intégrer dans les FARDC. Ils seront dotés d’uniforme FARDC et vont intégrer
directement l’un ou l’autre bataillon proche du centre de regroupement. »

Le concept d’intégration classique consistera, pour les militaires non-sélectionnés pour le
concept accéléré, à accomplir certains tests avant d’être conduits dans un centre de brassage.

   -    Province Orientale

(RDC_12) AFP – 2/3

Les soldats ougandais déployés en RDC depuis fin 2008 pour traquer avec Kinshasa la
rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) pourraient entamer "début
mars" leur retrait initialement prévu fin février, a-t-on appris samedi de source officielle. Le
départ des troupes "va se faire peut-être début mars", a déclaré à l'AFP le porte-parole du
gouvernement congolais, Lambert Mende. Le 20 février, M. Mende avait annoncé ce retrait
pour "fin février".

"Un rendez-vous est prévu, probablement à la frontière entre les deux pays, entre les
présidents congolais Joseph Kabila et ougandais Yoweri Museveni pour adopter un
calendrier", a souligné samedi le porte-parole, sans préciser la date ni le lieu de la rencontre.
Selon lui, les deux chefs d'Etat pourraient également décider de la tenue d'une "cérémonie"
comme celle qui a marqué mercredi le départ des troupes rwandaises de l'est de la RDC, après
plus d'un mois d'opération conjointe avec Kinshasa contre les rebelles hutu rwandais.
Cette rencontre entre MM. Kabila et Museveni ayant été "décalée", le départ des soldats de
Kampala a été lui aussi reporté, a-t-il expliqué.

Le porte-parole a refusé d'indiquer le nombre de soldats ougandais déployés depuis mi-
décembre pour cette opération baptisée "Coup de tonnerre".

La rébellion "a été presque liquidée. Il n'y a pas plus de 200 éléments encore actifs autour de
(leur chef Joseph) Kony, à l'extrême nord du parc de la Garamba", près de la frontière du Sud-
Soudan, a affirmé M. Mende. "Aucun village" n'a été attaqué depuis plus de deux semaines,
a-t-il assuré, alors que les rebelles avaient multiplié les tueries depuis fin décembre.

(RDC_13) Radio Okapi – 3/3

Samedi dernier, les rebelles de la LRA ont tué un habitant de Dungu centre sur la route qui
mène vers Ariwara, avant de mettre à sac la chefferie Malingindo, à 150 kilomètres au nord
de cette cité. La société civile locale redoute l’intensification de ces exactions après le départ
des troupes ougandaises du territoire de Dungu.

L’assassinat de cet habitant de Dungu centre a eu lieu à 100 kilomètres de la cité, alors qu’il
se rendait à Faradje en compagnie de deux personnes. Tous voyageaient à vélo et
transportaient des marchandises. Selon les rescapés, rapporte le président intérimaire de la
société civile, les marchandises ont été emportées par les assaillants.

Ce même samedi, la chefferie de Malingindo, toujours en territoire de Dungu, a
systématiquement été pillée par les LRA. Des cases ont été incendiées et des biens emportés.
Quant à la population, elle s’est réfugiée dans la forêt près du poste d’Etat de Doruma. Les
pertes en vies humaines n’ont pu être évaluées étant donné que la chefferie reste inaccessible
suite à l’insécurité créée par ces insurgés ougandais.

Au cours de la réunion de lundi à Dungu-centre, le comité de soutien aux déplacés a informé
de la reconstitution des rebelles LRA dans la localité de Djabir, à 10 kilomètres au nord de
Faradje. Une reconstitution qui, selon le comité de soutien, engendrerait des conséquences
désastreuses sur la population avec la fin des opérations de la coalition des armées congolaise
et ougandaise. La société civile de Dungu appelle le gouvernement congolais à la vigilance.

(RDC_14) Radio Okapi – 3/3

Les 35 personnes du territoire de Dungu enlevées en février dernier par des combattants de la
rébellion ougandaise de la LRA dans la localité de Kapili, à 75 kilomètres au nord de Dungu,
sont de retour.

Selon le président de la société civile de ce territoire, ces personnes, des fidèles de l’Eglise
protestante de la communauté CCA, avaient été enlevées alors qu’elles assistaient à un culte.
Parmi elles, 7 enfants. Leur retour a été facilité par les FARDC. La source précise que les
adultes sont installés à Dungu même par le HCR tandis que les enfants sont encore intégrés
dans des familles d’accueil par l’entremise de l’ONG internationale COOP.

(RDC_15) Radio Okapi – 4/3
Des informations parvenues à la police nationale de Gbadolite font état de la présence des
éléments de la LRA dans le secteur de Wapinda, en territoire de Yakoma.

Ces éléments qui auraient fui l'opération conjointe des armées congolaise et ougandaise dans
la province Orientale se seraient repliés à Wapinda, une localité de la province de l'Equateur
frontalière avec le territoire de Bondo en province Orientale. C'est ce qui explique le
déplacement du commandant du bataillon de la police d'intervention rapide à Yakoma où il
est allé installer des postes d'unités d'information.

(RDC_16) Belga - AFP – 4/3

Un commandant de la rébellion de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) a été capturé par
l'armée ougandaise dans le nord-est de la RDC, a annoncé mercredi à l'AFP le porte-parole de
l'armée Felix Kulayigye.

Thomas Kwoyelo, régulièrement présenté comme le quatrième plus haut commandant de la
rébellion, a été blessé et capturé mardi à l'issue de combats dans la localité d'Ukwa, dans le
parc national de la Garamba, près de la frontière du Sud-Soudan. "Nous nous sommes
retrouvés au contact des rebelles hier (mardi). Thomas a été blessé et il est à présent en
détention. Nous avons également arrêté une partie des combattants qui étaient à ses côtés,
d'autres ont pris la fuite", a expliqué Felix Kulayigye.

Vie politique…

(RDC_17) Radio Okapi – 2/3

La Voix des Sans Voix (VSV) dénonce la pression exercée sur le président de l’Assemblée
nationale en vue d’obtenir sa démission du bureau. Une pression qui provient de l’Alliance
pour la majorité présidentielle, indique le chargé d’enquête et d’investigation de cette ONG.
Ce que l’AMP nie cependant. Quant à l’Udemo, elle invite l'AMP à une concertation sur la
question.

Olivier Kungwa, chargé d’enquête et d’investigation de la VSV explique : « Vous vous
rendez compte que, uniquement parce que Vital Kamerhe avait fait une déclaration
concernant l’entrée non déclarée des troupes rwandaises au Congo, qu’il est devenu à ce jour
une victime de son parti politique. Et en plus, c’est aujourd’hui tout le bureau de l’Assemblée
nationale qui a démissionné. Et pire encore, c’est au moment où l’Assemblée nationale est en
vacances parlementaires. Est-ce que vous trouvez cela normal ? [La pression], ça ne peut
venir que des responsables de l’AMP, ces gens qui ne veulent pas que Vital Kamerhe
continuent à exercer au niveau de l’Assemblée nationale. »

L’Alliance pour la Majorité Présidentielle nie exercer une quelconque pression sur le
président de l’Assemblée nationale. Selon le membre du bureau exécutif de l’AMP,
Koyagialo Ngbase Te Gerengbo, elle a plutôt demandé au PPRD de l’éclairer sur la crise qui
prévaut à l’Assemblée nationale : « Nous avons demandé au PPRD, parti auquel appartient le
président Kamerhe, de clarifier la situation. Si nous demandons au PPRD de clarifier la
situation, ça n’a aucun rapport avec une hypothétique pression que l’AMP serait en train
d’exercer sur le président Kamerhe. Nous aimerions savoir, quelle est, en ce qui concerne le
PPRD, la position de son représentant. Le PPRD nous rendra certainement compte dans les
heures à venir, parce que nous avons rendu public les communiqués, si je ne me trompe pas,
le jeudi. »

Par ailleurs, l’Union des démocrates Mobutistes (Udemo), parti membre de l’AMP, invite
l'AMP à une concertation sur la question de démission des membres du bureau de
l'Assemblée Nationale.

D’un autre côté, le Cojeski, collectif des organisations des jeunes solidaires du Congo-
Kinshasa, invite les députés nationaux à mettre de côté leurs clivages politiques pour agir en
hommes libres et responsables.

(RDC_18) Radio Okapi – 3/3

Près de 2 mille étudiants de Kinshasa propose la tenue d’une table politique pour résoudre la
crise à l’Assemblée nationale. Ils l'ont fait savoir à travers un mémorandum adressé au chef
de l’Etat le week-end dernier. Regroupés au sein de leur association, le Cercle des jeunes pour
le bien-être de la RDC (CJBR), ils demandent à l’Alliance de la majorité présidentielle,
l’AMP, d’expliquer à l’opinion publique les causes de la démission exigée au bureau de
l’Assemblée nationale.

Le coordonnateur du CJBR, Junior Mosese Ngoya, étudiant à l'Unikin donne ici lecture d’un
extrait du mémo des étudiants : « Les rédacteurs de ce mémorandum mettent en garde toute
personne qui voudrait voir les acquis des élections libres et démocratiques mourir par cupidité
et avidité. Nous disons non au clivage ethnique qui se profile à l’horizon. Soutenons le
principe de l’intangibilité des frontières héritées de la conférence de Berlin. Soutenons toute
action démocratique visant à rétablir la paix, la sécurité et la prospérité sur l’ensemble du
territoire national. Recommandons ce qui suit aux étudiants, à l’élite du pays et à la jeunesse
congolaise : soyez vigilants. Aux institutions républicaines : respectez l’esprit et la lettre de la
constitution de la République à travers une table ronde. S’asseoir ensemble et trouver une
solution ».

(RDC_19) Radio Okapi – 4/3

Le Premier ministre a présenté mardi ä Kinshasa le plan de stabilisation et de reconstruction
de l’Est de la RDC. Selon Adolphe Muzito, ce plan vise la stabilisation de l’Est du pays, par
l’amélioration de l’environnement sécuritaire et de la situation humanitaire.

Ce plan vise tout d’abord à accélérer et étendre l’autorité de l’Etat dans les zones libérées, à
travers le déploiement de la police, le redéploiement du système administratif et judiciaire et
le renforcement des capacités opérationnelles des FARDC dans les provinces instables de
l’Est, soient le Nord Kivu, le Sud Kivu, la Province Orientale et le Maniema.

Ce plan doit ensuite répondre aux besoins humanitaires énormes dans les zones citées. Sur ce
plan, le gouvernement vise, entre autres, la facilitation du retour volontaire des réfugiés et des
déplacés internes dans leurs milieux d’origine, et la protection des civils.

Enfin, le plan vise la stabilisation et   la relance économique. Ce dernier volet attend d’être
finalisé. Pour sa mise en application,    l’Etat a besoin des ressources nécessaires évaluées en
plusieurs millions des dollars. À titre   d’exemple, pour le volet humanitaire, les besoins sont
estimés à près de 500 millions de          dollars. Le gouvernement prévoit une participation
importante, mais il compte aussi sur ses partenaires, entre autres la Monuc et certains
gouvernements.

Présent à la cérémonie, le chef de la Monuc a salué le plan adopté, réitérant l’engagement de
la communauté internationale à aider la RDC.

(RDC_20) Radio Okapi – 5/3

Le président de la Convention chrétienne pour la démocratie, CCD, et député national Jean-
Pierre Lisanga Bonganga exige la dissolution de l’AMP (Alliance pour la majorité
présidentielle). Dans une déclaration faite à la presse mercredi au Palais du peuple, le
président de la CCD affirme avoir déjà saisi son avocat conseil pour déposer une plainte à la
Cour suprême de justice contre l’AMP. La CDD reproche à la famille politique du président
Joseph Kabila ce qu’elle qualifie de "violations graves" de la constitution, de "forcer" les
membres du bureau de l’Assemblée nationale à la démission.

Le député Lisanga Bonganga motive sa démarche par les démissions auxquelles l’AMP
contraint les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Selon lui, l’AMP a violé la
constitution et doit être dissoute : « La CCD annonce à l’opinion tant nationale
qu’internationale, que d’ors et déjà, notre parti a saisi notre conseil pour déposer une plainte à
la Cour suprême de la justice pour violation grave et répétée de la constitution par l’AMP »

Face à ce que le MLC (Mouvement de la Libération du Congo, parti du sénateur Jean-Pierre
Bemba) qualifie de désordre entre le PPRD et l’AMP, il faut attendre la rentrée parlementaire
du 16 mars prochain pour trancher. Néanmoins, le secrétaire général de ce parti affirme que le
MLC prend acte de la déclaration de l’honorable Lisanga. « Si l’honorable Lisanga a fait une
déclaration, nous prenons acte de cette déclaration. Bien entendu, il y a une rentrée
parlementaire le 15 ou le 16 mars prochain. Le MLC prendra toutes ses responsabilités », a
souligné François Mwamba.

Du côté de l’AMP, on affiche la sérénité. Selon le secrétaire exécutif de cette plate-forme
politique, Lisanga n’est pas à sa première aventure. Il encourage ce député à aller jusqu’à la
fin de sa logique. «J’ai plutôt comme impression qu’il ne le fait pas pour la consommation
dans l’opinion parce que ce n’est pas la première fois qu’il menace d’aller en justice, mais
j’aimerais bien le voir armé. Et j’attends l’assignation pour comparaître au nom de l’AMP, a
déclaré Koyagialo Gbasete Geremgbo. Gilbert Kiakwama de la Convention des Démocrates
chrétiens, parle, pour sa part, de la surenchère politique.

(RDC_20_1) (RDC_20_1) Radio Okapi – 8/3

« Les hommes passent, mais les institutions restent », a déclaré le président de la République,
Joseph Kabila, au sujet des démissions observées au bureau de l’Assemblée nationale. « Il n’y
a aucun commentaire à ajouter à ce sujet », a-t-il renchéri.

Au cours de ce point de presse, Joseph Kabila est revenu sur sa dernière rencontre avec son
homologue ougandais Yoweri Museveni. « Les relations avec l’Ouganda s’améliorent au fil
des jours », déclare-t-il. « Et très incessamment, la reprise des relations va se concrétiser avec
la réouverture des ambassades dans les deux capitales respectives ». « Entre Kampala et
Kinshasa, la reprise des relations n’est pas seulement politique, mais aussi économique »,
ajoute le président congolais. Kampala va fournir du courant électrique aux trois villes
congolaises de Beni, Butembo et Lubero. Sur le plan militaire, le président rappelle que
l’armée ougandaise est au côté des FARDC dans l’attaque des rebelles de Joseph Kony.

Joseph Kabila précise cependant que, d’ici fin mars, l’armée ougandaise va se retirer et
l’opération va se poursuivre avec les FARDC, comme c’est le cas avec la traque des FDLR
dans le Sud Kivu.

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_21) Amnesty International – 2/3

Bernardin Mbandi, un fonctionnaire à la retraire qui occupait un poste influent pendant le
mandat du président Mobutu (1965-1997), a été arrêté le 22 janvier à son domicile de
Kinshasa, la capitale. Il est détenu au secret depuis lors, une situation qui l’expose au risque
de subir des actes de torture ou d’autres mauvais traitements.

 Il a été arrêté par deux membres de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et il est
actuellement détenu au siège de cet organe, à Kinshasa. L’ANR, placée sous l’autorité des
services présidentiels, n’est habilitée à enquêter que sur les infractions portant atteinte à la
sûreté de l’État. Pourtant, elle déborde régulièrement de ses attributions en procédant à des
arrestations arbitraires de sympathisants de l’opposition, de militants de la société civile et de
journalistes, ainsi que de personnes soupçonnées d’infractions pénales sans aucun lien avec la
sûreté de l’État. Des avocats, des groupes nationaux de défense des droits humains et des
observateurs des droits humains mandatés par les Nations unies se voient régulièrement
refuser tout contact avec les personnes détenues par l’ANR.

 Bernardin Mbandi souffre d’asthme, mais il n’a pas pu être examiné par un médecin ni
recevoir son traitement. Des membres de sa famille ont été autorisés à lui apporter de la
nourriture au siège de l’ANR deux fois par semaine, mais n’ont pas obtenu le droit de le voir.
Au lieu de cela, des agents ont remis à ses proches une note manuscrite dans laquelle il les
remerciait pour la nourriture.

 Amnesty International ignore les raisons de l’arrestation de Bernardin Mbandi, mais celle-ci
pourrait être le fruit de rivalités politiques et communautaires affectant le Bandundu, sa
province d’origine, où il conserve une certaine influence en tant qu’ancien haut fonctionnaire
du gouvernement.

(RDC_22) Reuters – 4/3

A U.N. sanctions committee has decided to impose travel bans and asset freezes on four
leaders of a Rwandan Hutu rebel group active in eastern Democratic Republic of Congo,
France's U.N. mission said on Tuesday. The four leaders of the FDLR rebels will face the
U.N. sanctions in line with Security Council resolution 1857 for undermining the fragile
peace process in eastern Congo, where fighting caused more than half a million people to flee
late last year.

The sanctions committee's decision was based on a recommendation submitted by France,
Britain, Belgium and the United States, the French mission said in a statement.
"This designation bears testimony to the international community's determination to fight
against those who oppose the disarmament of rebel groups in the Democratic Republic of
Congo," it said. "It is also important to emphasize that for the first time ... three of these
leaders are sanctioned for the recruitment of children and for sexual violence committed by
groups that they commanded."

The four Rwandan Hutu leaders are Callixte Mbarushimana, Stanislas Nzeyimana, Pacifique
Ntawunguka and Leopold Mujyambere.

(RDC_23) Reuters – 4/3

The U.S. Treasury on Wednesday levied sanctions against five leaders of a Rwandan Hutu
insurgency group in the Democratic Republic of Congo. "These individuals bear heavy
responsibility for the instability and enduring conflict in the eastern DRC," said Adam Szubin,
director of the Treasury's Office of Foreign Assets Control.

The move bans Americans from dealing with the five blacklisted men and freezes any assets
they have under U.S. jurisdiction, the Treasury said. The five are Sylvestre Mudacumura,
Callixte Mbarushimana, Pacifique Ntawunguka, Leopold Mujyambere, and Stanislas
Nzeyimana, all of whom the Treasury identified as military or political leaders of the Forces
Democratiques de Liberation du Rwanda (FDLR). "We are taking action in concert with the
U.N. Security Council to disrupt their activities and to stem the violence in the Democratic
Republic of the Congo," Szubin said.

(RDC_24) Radio Okapi – 5/3

« Pas de responsabilité personnelle du sénateur Jean-Pierre Bemba dans les crimes contre
l’humanité et crimes de guerre commis en Centrafrique » C'est ce qu'a annoncé le secrétaire
général du Mouvement de libération du Congo, MLC, ce jeudi à Kinshasa. François Mwamba
dit se référer à une décision prise par la Cour pénale internationale le mardi 3 mars dernier".

Toutefois, dans une communication faite à la presse, François Mwamba précise que le
sénateur devra encore rester en prison jusqu’au 24 juin prochain : « La Cour n’a pas pu établir
la responsabilité personnelle du sénateur Jean-Pierre Bemba dans les crimes contre l’humanité
et crimes de guerre commis en République Centrafricaine. Le procureur Moreno devra, selon
la même décision, disqualifier les faits pour ne retenir, le cas échéant, que la responsabilité en
tant que chef militaire ».

Pour le secrétaire général du MLC, en toute logique, lorsque les faits allégués ne sont pas
confirmés à l’encontre d’un prévenu, celui-ci doit être libéré. Le procureur Moreno obtient
par contre de revenir à la charge avec de prétendus nouveaux éléments. Malheureusement,
poursuit François Mwamba, suite à cette énième manœuvre du procureur, le sénateur Jean-
Pierre Bemba va rester en prison jusqu’au 24 juin 2009, nouvelle date limite à laquelle les
juges auront à nouveau à se prononcer sur la présence ou sur l’absence d’éléments suffisants
pour justifier l’organisation d’un procès.

Du côté de la cour pénale internationale, l'on précise qu'il s'agit d'un report de la décision
finale de la cour sur la confirmation des charges retenues contre Jean- Pierre Bemba. Selon
Pascal Turlan, conseiller en coopération internationale du bureau du procureur de la CPI, la
chambre III a demandé au procureur de reconsidérer le mode de responsabilité de Jean Pierre
Bemba dans les charges retenues contre lui.

« La Cour ne s’est pas prononcée sur les faits, elle s’est prononcée en disant au procureur que
le mode de responsabilité retenu par celui-ci pouvait être éventuellement changé », a déclaré
M. Turlan. Ce dernier a ajouté que la Cour a demandé au procureur de considérer si Jean-
Pierre Bemba ne pouvait être retenu comme responsable des crimes commis par ses troupes
dans le territoire centrafricain et par ses subordonnés, mais en tant que chef militaire et
autorité hiérarchique de ses troupes.

Est-ce qu’en d’autres termes cela veut dire que Jean-Pierre Bemba n’est pas responsable des
faits qui lui sont reprochés ? À cette question, le conseiller en coopération internationale du
bureau du procureur de la CPI répond : « Pas du tout. La Cour a indiqué qu’elle devrait
reporter sa décision sur la question de la confirmation des charges. Vous savez que la
responsabilité d’une personne accusée n’est finalement décidée qu’au terme de toute la
procédure. C’est alors qu’il a y eu un procès devant la chambre 9. On n’en est aujourd’hui
qu’à la phase de la confirmation des charges. Et avant de confirmer les éléments de preuve
proposés par le procureur, la Cour lui a demandé de regarder s’il ne pouvait pas renvoyer un
document indiquant que M. Jean-Pierre Bemba est responsable en tant que supérieur
hiérarchique ou chef militaire des crimes commis par ses troupes. C’est ce qu’elle a demandé
au procureur de faire d’ici au 30 mars.»

Le procureur devra répondre d'ici le 30 mars prochain et la chambre III rendra sa décision 60
jours plus tard, à partir du 24 avril 2009.

(RDC_25) Radio Okapi – 6/3

Le verdict est tombé jeudi au tribunal militaire, garnison du Haut Katanga à Kipushi. Gédéon
Mutanga est condamné en première instance pour des crimes de guerre, crime contre
l’humanité, mouvement insurrectionnel et terrorisme. 5 autres prévenus, dans ces mêmes
affaires Gédéon, ont été acquittés. Ce procès qui a débuté depuis le 7 Août 2007 a connu plus
de 64 audiences et plusieurs procédures.

C'est au bout de trois heures de lecture du jugement que le sort de Kyungu Mutanga alias
Gédéon était rendu public. Cet ex-seigneur de guerre est reconnu comme, auteur de plusieurs
exactions dont les viols et les assassinats commis dans ce qu'on appelle depuis un certain
temps « Triangle de la mort » à savoir les villages des territoires de Pweto, Manono et
Mitwaba. Cela à partir du mois de mai 2004 jusqu’en 2006, année de sa reddition à la Monuc
avant d'être remis à la justice congolaise. C’était à Mitwaba dans le Nord-Katanga

Gédéon écope ainsi d'une condamnation à mort pour crime contre l'humanité, mouvement
insurrectionnel terrorisme. Sa femme, elle, est condamnée à 7 ans de servitude pénale
principale. Son ancien lieutenant Kasereka, lui, purgera 10 ans de prison pour les mêmes faits.

Des 26 prévenus poursuivis par le tribunal militaire garnison de Kipushi, seuls 5 sont
acquittés. Parmi eux, un couple de féticheurs, le cuisinier, dont les responsabilités n’ont pas
été établies. La RDC, pour sa part, est condamnée à payer plusieurs millions de dollars. Et
pour cause, les Maï-Maï de Gédéon ont été des alliés des FARDC d’après le tribunal militaire.
Ces sommes sont à payer à 75 familles de victimes reconnues par cette juridiction.
Ce verdict a donc été accueilli favorablement par les familles de victimes présentes dans la
salle. Quant à Gédéon et ses avocats, ils ont séance tenante interjeté appel, la RDC et le
ministère public y compris.

Économie, Finances…

(RDC_26) Radio Okapi – 3/3

« L'Etat congolais est responsable de la situation critique que traverse la SNCC, Société
nationale des chemins de fer du Congo », a déclaré le week-end dernier à Lubumbashi le
député provincial Urbain Kisula Ngoy devant la presse. Selon lui, cette société d'Etat dont
l’activité vitale demeure le transport des minerais, est sacrifiée au profit des grands camions
des privées qui assurent ce transport. Cet élu du Katanga regrette de voir l'Etat Congolais
négliger le chemin de fer au profit de la route qui est du reste abîmée par ces camions à grand
tonnage.

« À cause des décisions du pouvoir, le gouvernement, les populations sont délaissées. Il avait
été prévu que l’Union minière produise les minerais, que ces minerais soient transportés par la
SNCC. Comment pouvons-nous comprendre que l’Etat propriétaire de ces deux sociétés,
sacrifie le transport par le chemin de fer au profit de la route ? C’est là que se trouve la
maladie de la SNCC », a indiqué le député provincial Kisula.

Pour lui, ceux qui détiennent ces camions qui transportent des minerais ne sont pas
nécessairement des Congolais. « On peut restructurer la SNCC comme on veut, mais si le
transport des minerais n’est pas assuré par les chemins de fer, ça ne servira à rien », a-t-il
martelé.

En réaction, le directeur de cabinet du ministre provincial des infrastructures au Katanga
reconnaît que cette prérogative était reconnue à la SNCC. Mais Laurent Kahozi ajoute que les
difficultés que connaît cette société ont poussé les opérateurs miniers à opter pour le transport
routier. Laurent Kahozi précise aussi qu'il n y a aucune loi dans notre pays qui interdit le
transport des minerais par route : « De tout le temps, le transport, surtout le transport minier,
le transport des matières lourdes, a été effectué par la SNCC. C’est à la suite de cette baisse de
performance que le transport routier a pris de l’ampleur au point de s’imposer sur le transport
ferroviaire. Je pense qu’il faut souligner que le transport routier dans notre pays est libéralisé.
Il n’est pas interdit à un citoyen, à un opérateur qui désire créer une société de transport, de
prendre cette initiative. Il n’y a aucune loi qui interdit de payer le transport par route et qu’il
soit opéré par un privé ».

Pour le ministre (national) des transports à Kinshasa, une étude est menée avec les syndicats
des travailleurs de la SNCC pour relancer l'outil de production de cette société avec un
financement de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Ce qui, selon lui,
favorisera sa relève.

(RDC_27) Bloomberg – 3/3

China plans to spend $9 billion on mining and infrastructure in the Democratic Republic of
Congo and won’t bow to a demand from the International Monetary Fund to alter the accord,
the Chinese ambassador to the country said.
The IMF’s demands are “blackmail,” Wu Zexian, China’s ambassador to the country, said in
a Feb. 25 interview in the eastern Congolese city of Goma. “The contract will not change.”

China, the world’s largest user of industrial metals, agreed in January 2008 to help rebuild the
war-torn central African country in return for control of 10 million metric tons of copper and
600,000 tons of cobalt. Since then, commodity prices have plunged, closing mines and
smelters, and leaving Congo seeking $667 million to help fund its budget. The country has
$11.5 billion of foreign debt.

“It is a very important deal because very few, if any, investors are willing to make such a big
investment in Congo at this point, considering the economic situation and the military
situation,” said Timothy Armitage, an economist at research company Global Insight in
London who covers sub-Saharan Africa.

Samir Jahjah, the IMF representative in Congo, didn’t return calls to his office in the capital,
Kinshasa, seeking comment. No one was immediately available for comment at the IMF’s
headquarters in Washington. Congo’s Communications Minister Lambert Mende didn’t
answer phone calls seeking comment. Finance Minister Athanase Matenda, Deputy Finance
Minister Cesar Lubamba and Infrastructure Minister Pierre Lumbi couldn’t be reached for
comment.

Relations extérieures

(RDC_28) AFP – 2/3

Les présidents congolais Joseph Kabila et ougandais Yoweri Museveni se réuniront mercredi
pour "évaluer" leur opération lancée fin 2008 contre les rebelles ougandais dans le nord-est de
la RDC, a déclaré lundi le gouvernement de Kinshasa.

"La rencontre entre les présidents congolais et ougandais aura lieu mercredi à Kasindi (ville
congolaise située à la frontière avec l'Ouganda). Ils vont évaluer l'opération entre l'armée
congolaise et l'armée ougandaise et l'état des relations bilatérales entre les deux pays", a
affirmé à l'AFP le porte-parole du gouvernement de RDC, Lambert Mende. "Il faut attendre le
résultat de l'évaluation de l'opération pour savoir s'il va aboutir au retrait des soldats
ougandais ou à la prolongation de l'opération", a ajouté M. Mende, interrogé sur l'éventualité
d'une prolongation.

(RDC_29) Radio Okapi – 3/3

Le ministre congolais de l’information et medias a déclaré lundi qu’ « il y a beaucoup de
domaines dans lesquels la RDC et le Rwanda peuvent collaborer ». Il réagissait ainsi aux
propos du président rwandais. Paul Kagame a indiqué, au cours d’une conférence de presse au
Rwanda, que si les deux pays en convenaient, de nouvelles occasions de coopération
conjointes sont envisageables dans l’avenir, et pas nécessairement dans le cadre des
opérations contre les FDLR.

Lambert Mende explique : « Il y a le domaine de l’intégration économique. C’est que, lorsque
vous allez à Goma, vous ne savez où commence Gisenyi, ni ou s termine Goma. Donc, c’est
une interpénétration que l’on peut difficilement géré sans prendre des mesures d’intégration
comme on le fait dans le cadre de la CPGL que nous avons décidé de relancer. Nous avons
décidé de normaliser nos relations diplomatiques. Nous sommes deux peuples condamnés à
vivre côte à côte. Quel que soit le passé de conflits qui nous ont opposé les uns les autres,
c’est ce que nous avons décidé. Nous avons, par exemple, des ressources communes en
termes de gaz méthane sous le lac Kivu. Nous allons les exploiter ensemble. Et je pense que
c’est comme ça que nous pouvons aujourd’hui résoudre le seul grand défi auquel nous devons
nous confronter, celui du sous-développement, de la pauvreté, aujourd’hui démultiplié par la
crise financière internationale. »

(RDC_30) Radio Okapi – 3/3

Sava Ina et Kuzi (en territoire de Mbanza-Ngungu) sont occupés par des militaires angolais
depuis une semaine. Ces derniers auraient même hissé le drapeau angolais dans ces villages.
Le ministre provincial de l’intérieur du Bas Congo confirme l’information, mais assure
qu’une délégation du conseil de sécurité du district des Cataractes est en mission dans ces
deux villages frontaliers avec l’Angola.

Tout a commencé vendredi dernier, selon les sources. Tôt le matin, les militaires des forces
armées angolaises ont fait une incursion dans le village Sava Ina. Ils ont arrêté le policier
congolais qui s’apprêtaient à hisser le drapeau national, et l’ont emmené, avec son étendard, à
45 kilomètres de la frontière. En territoire congolais, ils ont brûlé des maisons, saccagé des
bureaux de l’Etat et se sont installés, après avoir chassé tous les villageois. Environ un millier
de personnes ont trouvé refuge dans la forêt, selon des sources proches de la société civile
locale.

Les mêmes sources affirment que samedi dernier, deux hélicoptères de l’armée angolaise ont
sillonné nuitamment le village Kuzi, avant que les militaire angolais ne l’occupe le lendemain
matin. Le nombre de ces militaires reste inconnu. Selon les mêmes sources, la population
restée dans le village ne sait plus vaquer à ses occupations. Écoles et bureaux de
l’administration publique sont restés fermés.

Pour le ministre provincial de l’Intérieur, toutes les dispositions appropriées ont été prises.
David Kuku Dimayeye explique qu’une délégation a été dépêchée sur place pour s’enquérir
de la situation.

Les deux villages occupés par les Angolais sont situés dans le secteur Gombe Sud, en
territoire de Mbanza Ngungu, à plus 200 kilomètres à l’Est de Matadi.

(RDC_31) Xinhua – 3/3

L'ambassadeur des Etats-Unis en RDC, William J. Garvelink, a révélé mardi à Kinshasa que
son pays a arrêté en faveur de la RDC, un programme d'assistance évalué à 700 millions de
dollars pour l'année 2009. M. Garvelink a précisé que les secteurs concernés par cette
assistance sont notamment l'éducation, la santé et l'aide alimentaire, avant de réaffirmer
l'engagement des Etats-Unis auprès de la Banque mondiale pour soutenir la RDC à faire face
à la crise financière internationale.

Le diplomate américain a déclaré par ailleurs que son pays a jugé positives les opérations
conjointes menées par les militaires des armées rwandaise et congolaise, faisant savoir que les
Etats- Unis tiennent à voir la RDC se doter d'une armée républicaine.
Les Américains vont apporter leur contribution en assurant la formation des éléments des
Forces armées de la RDC (FARDC)

(RDC_32) Radio Okapi – 4/3

Le vice-gouverneur de la province du Bas Congo confirme la présence des militaires angolais
dans les villages de Sava Ina et Kuzi dans le Bas-Congo. Toutefois Deo Nkusu affirme qu’il
s’agit des éléments incontrôlés de l’armée angolaise et que des contacts sont pris avec les
autorités angolaises pour résoudre définitivement ce problème qui se répète au niveau de la
borne 24 qui sépare la RDC et l’Angola.

Le vice-gouverneur Deo Nkusu explique : « Certains de nos amis angolais pensent que la
frontière d’aujourd’hui, de ce côté-là, à Gombe Sud, n’est pas à sa juste place. La ligne n’est
pas bonne. Or, nous avons déjà eu à traiter ce problème en 2004. Je venais d’être nommé
vice-gouverneur et avec mon collègue de la province du Zaïre (NDL : à ne pas confondre
avec l’ancienne appellation de la RDC. Zaïre ici, est une province de l’Angola), on avait
trouvé un accord. Et les Angolais rentraient chez eux. Voilà que 5 ans après, ils sont revenus.
Apparemment, ce ne sont que des éléments incontrôlés qui sont en train de se livrer à cette
sale besogne »

Selon le vice-gouverneur, les collaborateurs au niveau de la province du Bas Congo et ceux
de la province du Zaïre en Angola, sont en train de travailler pour mettre fin à cette situation.

(RDC_33) AFP – 5/3

Les présidents congolais Joseph Kabila et ougandais Yoweri Museveni ont signé mercredi des
accords sécuritaires et économiques lors d'un mini-sommet dans l'est de la RDC, a rapporté
Radio Okapi, parrainée par l'ONU. MM. Kabila et Museveni se sont rencontrés à Kasindi,
ville située à la frontière avec l'Ouganda, après une réunion de deux jours des experts des
deux pays, a ajouté la radio onusienne.

Les accords signés portent sur l'élimination des groupes armés et la gestion des ressources
minières frontalières, selon l'ambassadeur itinérant du président Kabila, Séraphin Ngwej, cité
par Radio Okapi.

(RDC_34) Radio Okapi – 6/3

Les troupes angolaises à Sava Ina et Kuzi, deux localités du territoire de Mbanza-Ngungu,
dans la province du Bas Congo continuent à renforcer leur présence. Selon un notable de la
place interrogé vendredi par Radio Okapi, des biens et du matériel [militaire?] de ces troupes
débarquent à tout moment dans ces villages.

La même source signale cependant que les militaires angolais ont autorisé depuis ce jour les
habitants des localités occupées à vaquer librement à leurs occupations. À condition qu'ils
acceptent de se faire fouiller à chaque entrée et à chaque sortie.

Les services publics et la population locale qui ont fui à l’entrée des troupes angolaises se
sont réfugiés à plus de 30 kilomètres, dans les villages de Kiandu, Nkeka et Mbanza-Kuzi. De
son côté, l’ONG catholique Caritas développement Matadi signale que les militaires assaillant
se livreraient aux viols de femmes et de filles. Une cinquantaine de femmes et enfants,
victimes de ces actes seraient hospitalisés au centre de santé de Nkeka.

(RDC_35) Radio Okapi – 7/3

Le drapeau angolais continue à flotter dans les villages Sava Ina et Kuzi, à plus de 200
kilomètres de Matadi. Les troupes angolaises occupent ces villages depuis une semaine. Selon
la société civile de Mbanza Ngungu, les occupants angolais ont déclaré vendredi à la
population qu’ils ne partiront que quand les experts auront statué sur ce cas.

Le responsable de la société civile de Mbanza Ngungu rapporte qu’un officier de la police
angolaise venu du village Mingadi est arrivé vendredi soir à Kuzi, en RDC. Ce policier a
déclaré à la population locale que le problème réside du côté du gouvernement congolais : «
L’accord partiel signé entre la province du Bas Congo et celle de Do Zaïre ne peut en aucun
cas nous demander de quitter les positions que nous occupons pour le moment », a indiqué cet
officier angolais. « Notre départ ne peut être sanctionné que par la rencontre des experts des
deux pays. Et c’est en ce moment là qu’il va se dégager la décision de notre retrait définitif du
sol congolais », conclut-il.

En ce qui concerne le village Sava Ina, la société civile de Mbanza Ngungu estime que le
problème de ce coin devrait être traité par les deux provinces angolaises de Do Zaïre et de
Wij. Lors de son déplacement dans le territoire angolais, la délégation congolaise s’est arrêtée
à Mbanza Kongo, au lieu d’arriver jusqu’à Wij, regrette la société civile. En somme, elle
déplore la lenteur affichée par les autorités dans le traitement de ce dossier.


RWANDA

Vie politique…

(RWA_1) AFP – 6/3

Le gouvernement rwandais a refusé d'agréer une nouvelle formation politique d'opposition, le
Parti social idéal (PSI), lui reprochant de "ne pas remplir les conditions" d'enregistrement
prévues par la loi, une décision vivement dénoncée par le fondateur du PSI.

La décision a été prise mercredi en Conseil des ministres, selon un communiqué officiel
consulté vendredi sur le site internet du gouvernement rwandais. "Le Conseil des ministres a
approuvé l'arrêté ministériel refusant l'enregistrement du parti politique qui avait été fondé par
Mr Bernard Ntaganda, parce qu'il (le parti) ne remplit pas les conditions prévues par la loi
organique sur les partis et les acteurs politiques", indique ce communiqué.

Bernard Ntaganda, avocat rwandais, avait lancé son parti en janvier, qu'il présente comme un
parti d'opposition. Il était, avant cette date, membre du Parti social démocrate (PSD), dont il
critiquait la direction.

Réagissant auprès de l'AFP, M. Ntaganda a affirmé qu'il allait portait plainte contre cette
décision. "Il y a des personnalités qui s'interposent à titre individuel pour le refus de
l'agrément de notre parti", a-t-il accusé. "Si le Rwanda est un pays démocratique qui prêche
pour la pluralisme politique, pourquoi chercher des motifs injustifiés pour refuser l'agrément
de notre parti", s'est-il interrogé.

Selon M. Ntaganda, le gouvernement reproche à son parti son appellation, qui se confond
avec l'ONG américaine PSI (Population Services International), et le fait que trois membres
fondateurs du parti ne disposaient pas de pièces d'identité valides.

Neuf partis politiques, dont le Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion tutsi
actuellement au pouvoir) du président Paul Kagame, sont actuellement agréés au Rwanda.
L'opposition politique rwandaise, qui comprend une douzaine de partis, est cantonnée à
l'étranger depuis la fin du génocide de 1994 au Rwanda, auquel la rébellion du FPR avait mis
fin en prenant le pouvoir.

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_2) AFP – 4/3

Les députés rwandais ont voté mercredi à l'unanimité la levée de l'immunité parlementaire de
leur collègue Béatrice Nirere, condamnée par un tribunal populaire gacaca pour implication
dans le génocide de 1994 au Rwanda, a-t-on appris de source officielle.

La Chambre des députés a décidé de lever l'immunité contre la députée Béatrice Nirere, issue
du FPR (Front Patriotique Rwandais, ex-rébellion tutsi actuellement au pouvoir), a annoncé
mercredi à l'AFP le vice-président de cette Chambre, Polisi Denis.

Mme Nirere a été condamnée dimanche à la réclusion criminelle à perpétuité par un tribunal
gacaca pour encouragement à commettre le génocide. Elle était notamment accusée d'avoir
distribué des armes à des jeunes ayant été impliqués dans le génocide et pour avoir
commandité des attaques d'Interahamwe (miliciens extrémistes hutus) à un barrage routier
installé pendant le génocide dans un quartier périphérique de la capitale Kigali.

Mme Nirere a été élue député aux législatives de septembre 2008. Pendant le génocide, elle
était sous-préfète à Byumba (est du Rwanda) mais s'était repliée sur Kigali en raison des
combats faisant rage dans sa région d'affectation. Après la prise de pouvoir par le FPR en
juillet 1994 qui a mis fin au génocide, elle s'était réfugiée en République démocratique du
Congo (RDC, ex-Zaïre). À son retour d'exil, elle avait intégré le FPR.

Économie, Finances…

(RWA_2_2) Reuters – 7/3

The World Bank said on Saturday it would donate an extra $172 million to Rwanda by June,
to deflect knock-on effects of the financial crisis in advanced economies.

Johannes Zutt, Rwanda's World Bank country director, said most developing countries had
been spared from "first order effects" of the global credit crunch. The World Bank is
increasing access to concessional finances globally, with Rwanda receiving roughly 30
percent more than normal this year. "What we are starting to see in many countries in Africa,
including Rwanda, is second order effects such as lower trade, lower investment, lower
overseas development assistance, lower remittances (and) lower tourism receipts," he said.
Zutt told reporters Rwanda faced a liquidity crisis, making it difficult for banks to provide
funds for local businesses. He said it was also important for small economies, like Rwanda, to
open their markets and integrate trade with other countries, like in the East African Common
Market.

Integration will increase competition and ultimately make African companies more
competitive on the global stage, he said. "It's extremely important for these countries to
develop competitive industries that can reach markets outside of their borders," he said.
"Ultimately the way these economies are going to develop is by creating an investment
climate for the private sector that will allow the private sector to grow, create jobs and bring
prosperity to the citizens of these countries."

Rwanda recorded 11.2 percent growth last year, largely from increased agricultural output.
The economy is being rebuilt through investment in agriculture, coffee, tea, mining, tourism
and ICT,

Conditions sociales…

(RWA_3) Syfia – Grands Lacs – 26/3

Depuis juin 2008, de nombreux habitants des quartiers populaires de Kigali, au Rwanda, sont
expropriés par l'État : leurs maisons doivent laisser la place à des immeubles modernes. Les
propriétaires dépossédés estiment être insuffisamment indemnisés pour pouvoir se reloger.

Lire la suite sous :
http://syfia-grands-
lacs.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=1303&PHPSESSID=34ee1bea94
68bc0f1c196c06aadf9022

Relations extérieures

(RWA_4) AFP – 1/3

Le Rwanda est prêt à participer à d'autres opérations conjointes avec l'armée congolaise
contre les rebelles hutus rwandais dans l'est de la RDC, a déclaré dimanche le président Paul
Kagame.

"La communauté internationale avait exprimé son scepticisme à propos du succès de
l'opération rwando-congolaise, certains cercles des Nations unies prédisant une catastrophe
humanitaire massive due à l'opération militaire. Cela n'a pas été le cas", a déclaré M. Kagame
à la presse à l'issue d'un entretien avec le secrétaire général des Nations unies. "Les Nations
unies ont finalement apporté leur soutien aux opérations conjointes, ont globalement jugé
positif leur impact et se sont engagées à continuer d'appuyer les FARDC dans leurs actions
futures contre les FDLR. Le Rwanda est prêt à participer à toute opération future de ce
genre", a ajouté M. Kagame.

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, actuellement en tournée dans
plusieurs pays africains, s'est de nouveau félicité de la collaboration entre la RDC et le
Rwanda. "La première étape dans le processus du rétablissement de la paix, c'était de voir le
Rwanda et la RDC travailler ensemble sur des questions touchant les deux pays", a jugé M.
Ban.

Kinshasa et Kigali, qui se sont affrontés à deux reprises depuis 1996, avaient créé la surprise
en lançant cette campagne contre les rebelles hutu, estimés à environ 6.500 hommes et
réfugiés en RDC depuis le génocide contre la minorité tutsi au Rwanda en 1994, auquel
certains ont participé.

L'opération avait eu pour premier résultat l'arrestation le 22 janvier au Rwanda de Laurent
Nkunda, chef de la rébellion congolaise du Congrès national pour la défense du peuple
(CNDP). "Nous travaillons avec la RDC pour voir comment nous pouvons traiter ce cas au
regard d'une possible extradition", a indiqué à ce sujet M. Kagame.

				
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